L'Étau Policier

C'est le titre de trois livres ( tomes 1, 2 et 3 ) relatant une grande enquête journalistique de plus de six années sur les activités illégales et clandestines de la police en civil du Québec, Canada. Dans ce monde de l'ombre et du silence, les droits et libertés ne valent rien. Les tactiques policières étant les mêmes partout, peu importe le pays où vous habitez, la police en civil ( municipale, régionale, provinciale et nationale ) procède ainsi.

Mon nom est Jacques Martel, journaliste québécois depuis près de 40 ans. J'ai effectué l'enquête et rédigé les trois livres. Je vous offre de lire gratuitement le tome 1 au complet .

ACTUALITÉS

Il est (Heure du Québec)

Par  Jacques Martel,  journaliste indépendant

Mardi 13 mai 2008

Tom Smith, président de Taser
cette arme n'est pas sans risques

13H02 –  Il l’a reconnu lors de l’enquête publique tenue en Colombie-Britannique (Canada) portant sur le décès du Polonais Robert Dziekanski. «Il y a une différence entre contribuer et causer (la mort) », a-t-il dit. «Est-ce que le Taser peut causer la mort ?», lui a demandé Me Vertlieb . «Il ne faut jamais dire jamais», a-t-il répondu.

Lisez l’article de La Presse Canadienne.

Amitié entre un ours polaire et un huskie

00H33 – Le photographe était sûr que son huskie se ferait bouffer. Colonne de gauche, écran bleu pâle, titre : Rêve de PAIX. Diapo réalisé à Churchill, Manitoba, Canada. Le village est dans le corridor migratoire qu’empruntent chaque automne des ours polaires pour aller chasser le phoque dans la Baie d’Hudson. Et en attendant que la glace prenne, ils circulent librement dans et en périphérie du village. Chaque photo est suivie d’un commentaire. Cliquez pour voir la suite.

PS : Début des années 1980, j’y suis allé faire un reportage sur ce port de mer pour le Téléjournal de Radio-Canada. Arrivé par avion au petit aéroport, taxi (j’y repère un resto), motel, entré dans la chambre y déposer ma valise, sorti par la porte latérale pour aller au resto. Longue marche sur une route déserte aussi large qu’une piste d’atterrissage de 747, luminaire aux 200 mètres, noirceur, poudrerie, resto. Retour au motel à pied. La réceptionniste me demande d’où je viens : « Du resto ». « Mais, monsieur, il y a des ours polaires, ici. » Oups ! Mon reportage portera finalement sur ce sujet. Le lendemain, je constate en effet qu’il y en a beaucoup. L’ai échappé belle, comme on dit.

Québec : deux manifs
dont les médias ont peu parlé

00H07 – Celles contre la brutalité policière et de la Journée internationale des travailleurs et travailleuses.

Photos de la manif du 1er mai, journée internationale des travailleurs et travailleuses, tenue dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal. Cliquez dessus pour les agrandir. Autres photos ici. Il y a des textes à lire sur les sites où je vous réfère. Vidéos de CTV et d’Urgence.tv sur l’événement.

Enfin, la manif contre la brutalité policière, tenue à Montréal, le 15 mars. Elle était organisée par le Collectif opposé à la brutalité policière (site du COBP). Vidéo de l’événement par Urgence.tv, qui est spécialisée dans les faits divers.

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
« Deux, ça suffit ! », que je me dis

Copyright

00H00 – Deux jours après, la Sûreté du Québec remet ça. L'action se déroule sur la 155, devant cette maison où habite le chien qui parfois me pourchasse. Sur la pelouse, à cent pieds de la route, un homme pratique son golf, le même que d'habitude. Je me dis qu'il va se tenir tranquille, son maître est là. Ben non, ça recommence. Fâché, je lui crie de surveiller son « maudit de chien ». « Hein ? » M'arrête, le lui répète, puis je dépose mon vélo sur l'accotement et lance quelques pierres à la bête.

Le jour suivant, l'homme vient à peine de descendre de sa camionnette, près de la maison, que le chien s'élance dans ma direction. Lui crie de le rappeler, semble n'avoir pas compris. Environ 400 pieds nous séparent, et, pendant qu'il marche vers moi, je m'arrête et lance des roches à l'animal. En colère, il me somme d'arrêter, accélère le pas visiblement pour s'en prendre à moi.

Je ne bouge pas, lui fais même signe de la main de s'en venir. La situation est si ridicule que je doute qu'il passe à l'acte, s'il est le moindrement intelligent. Quand il arrive, il chasse la bête, qui est à cinq pieds, menaçante, m'exhibant ses canines. Je tente de lui expliquer la situation, il ne veut rien savoir et s'en retourne. Peu après, il utilisera un autre scénario, celui du maître sortant de la maison et du chien qui en profite pour se faufiler et courir vers moi.

Autre tentative d'agression, quelque temps plus tard. Cependant, ce jour-là, j'ai trouvé une parade pour m'en prémunir. Au lieu de rouler dos au trafic, je roule sur l'autre versant de la route. Là, ce ne sera plus moi qui risquerai d'être frappé par un véhicule, mais son chien si jamais il décide de venir m'y rejoindre. Au loin, je vois monsieur sortir de la maison, oui encore lui, tenant quelque chose à la main. Voilà une autre apparition dans le paysage suffisamment synchro pour ne pas penser à la présence de caméras cachées.

J'entends le bruit d'un petit moteur. Un coupe-herbe ! Alors que le ciel, grisâtre d'un horizon à l'autre, est à l'orage et qu'une petite pluie fine tombe déjà. J'examine attentivement les lieux, pas de chien. J'ignore qu'il est dissimulé dans les joncs, en bordure de la route, et attend mon arrivée pour bondir. Cependant, il n'ira pas loin, n'osera pas la traverser.

Dans le petit village policier, j'ai découvert un tas de petits secrets des civils de la Sûreté du Québec et de leurs collabos. Exemples. Au cours de ma randonnée à vélo, quand sur mon passage des chiens me jappent après, que quelques portes claquent, que certains, dissimulés derrière leur maison, frappent un bon coup sur du métal, ce sont là des signes évidents que l'underground policier n'a pas du tout digéré les propos que j'ai tenus, ou l'attitude adoptée, la veille ou l'avant-veille. En ai même vu un, un peu en retrait dans l'entrée de sa cour, faire rugir sa tronçonneuse, l'extrémité de l'engin pointée dans ma direction. Sa conjointe, à ses côtés, elle aussi une collabo, avait enfilé son capuchon pour cacher son visage : trop tard, madame, j'ai eu le temps de vous identifier.

Les collabos collectent sur le terrain une myriade de petits détails sur la vie privée de tout un chacun, et n'ayant rien à voir avec la criminalité. C'est du renseignement qu'ils font. Sans le savoir, ils aident Big Brother et Big Sister dans leur tâche. Chaque fois que je pars en randonnée, je m'imagine les voir et les entendre quand je passe devant leur résidence. Le ou la groupie de la police téléphonant à un ou une autre groupie pour l'informer qu'il vient tout juste de me voir à sa fenêtre, de me surveiller à la sienne où je devrais passer dans quelques minutes : selon moi, la police, cachottière comme je la connais, ne les a sûrement pas informés de la présence des caméras extérieures. Bien sûr ce n'est quand même pas tout le village à la fenêtre, ils sont tout au plus une quarantaine environ, incluant des petits commerçants et de leurs employés.

Illustrons. Été 2001, rue Principale, je dévale une pente. Au moment pile où j'arrive devant une maison, la porte s'ouvre brusquement, un très gros chien beige, à la gueule proportionnelle, surgit tout à coup sur la galerie fermée et se met à japper après moi, semble vouloir en enjamber le garde-fou. Je sursaute, pense, inquiet, qu'il va se lancer à ma poursuite. Ne le voyant pas derrière, je m'immobilise plus bas, rebrousse chemin, prudemment, et vois une femme le faire entrer. Bien synchronisé.

En octobre, c'est un boxer qui en sort. Dans l'embrasure de la porte, j'entrevois quelque chose que je n'arrive pas à distinguer. L'intérieur de la maison est sombre. Est-ce l'œil bien rond et noir d'un adulte qui me fixe ou… la gueule d'un fusil qu'on pointe dans ma direction ? M'arrête un peu plus loin, le chien est déjà en bordure de la rue, ne semble pas agressif, ne jappe pas. « Deux, ça suffit ! », que je me dis. Le lendemain, je prends des photos, de l'autre versant de la rue. Ç'a été la fin de cette forme d'intimidation : ma caméra inquiète mes agresseurs. (La suite demain)

News du lundi 12 mai 2008---------------

La GRC censure le rapport
sur la mort de Robert Dziekanski

03H12 – Même le nom de la victime n’y figure pas, encore moins celui de l’agent de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui a utilisé le Taser, à l’aéroport de Vancouver. Lisez l’article de La Presse Canadienne dressant la liste des infos absentes.  

Prenez connaissance aussi de cet autre : en Ohio, un tribunal a ordonné le retrait de toute référence à l’arme Taser dans les résultats d’autopsie.

L’informatique en photos

00H40 – Monter son ordi en pièces détachées : 33 photos
Des technologies qui continuent d’effrayer
Les hackers et pirates informatiques vus par le cinéma
Les piratages qui ont marqué l’histoire informatique
Outils de hacking pour les experts
15 exensions de sécurité pour Firefox
Plugins de sécurité pour Internet Explorer

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
Dans la forêt, des coups de feu
m'accompagnent sur un bon kilomètre

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00H00 – Peu après, dans cette même partie boisée du Chemin de la Montagne, un VTT arrive derrière moi. Son conducteur ralentit, un civil que je reconnais sous son casque protecteur. Il m'avertit de ne pas faire le saut, que son chien s'en vient derrière : « C'est pour la chasse aux canards », me crie-t-il, avant d'accélérer et disparaître dans une courbe. Dans les secondes qui suivent, un beau labrador noir arrive au grand galop, à la poursuite de son maître. Ces chiens sont doux, n'en ai pas peur, d'autant que son attitude n'est pas agressive. Je crois l'épisode clos, n'y pense plus.

Mais le vois revenir sur ses pas, ventre à terre encore. Cinq minutes s'écoulent, puis c'est encore lui, langue pendante, commence à être un peu essoufflé. À la sortie d'une courbe, je l'aperçois, il marche au pas, nez au sol, va et vient d'un bord à l'autre du chemin, s'avance un peu dans la forêt, en ressort, avant de repartir de plus belle, cette fois dans ma direction. Ensuite, c'est le VTT. Le civil s'informe si j'ai vu son chien. Lui indique qu'il est à environ un quart de kilomètre plus haut. Il me remercie et part l'y rejoindre.

Au belvédère, je m'assieds pour griller une cigarette. Vroum, vroum, le VTT et le flic aux guidons ! Salutations d'usages. Le chien ne l'accompagne pas. Et quand j'arrive à la hauteur de son chalet, le prétendu chasseur de canards scie du bois à la tronçonneuse. Depuis le printemps 2001, je passe à cet endroit et fait le chemin inverse pour revenir chez mois une quarantaine de fois par mois. Immanquablement, monsieur se manifeste sur son terrain, effectuant de petits travaux ou sortant par hasard de son chalet. Parfois il me regarde, parfois me salue de la main, mais ne lui réponds pas. Autant de coïncidences supposent la présence de caméras. Provocation policière, rien d'autre. Les autres proprios de chalet, je les vois rarement.

Chasse aux canards, disait-il. Me reviens à la mémoire deux événements survenus moins d'un mois plus tôt. Sur le Chemin du Barrage qui sillonne la forêt, trois coups de feu suivis d'environ 2 autres de moindres calibres m'accompagnent sur un bon kilomètre. Ils proviennent probablement d'une voie parallèle, pas loin de là. À l'intersection du Chemin de la Montagne, tiens une civile s'adonne à la marche rapide, semble-t-il. Brève conversation, et chacun poursuit son chemin. Un autre bang résonne tout près… Oups !

Le surlendemain, même chemin, deux chasseurs sur un VTT, le passager a déposé son arme en travers de ses cuisses, la gueule du canon pointé à la hauteur de mes jambes. L'homme cache son visage, la tête tournée dans la direction opposée, est agrippé aux épaules du conducteur comme si le véhicule roulait à plein régime, alors que, au contraire, il se déplace au pas. Les deux occupants scrutent la forêt, à la recherche de… perdrix. Au cours de la même période quelqu'un m'y avait doublé au volant d'une voiture. Sa plaque d'immatriculation commençait par " 210 ABA… ". Une plaque-message, comme les autres qu'il m'arrive de voir.

Circuler à vélo sur la route régionale 155 exige plus de prudence que sur la rue Principale du village ou un chemin forestier. À surveiller surtout les gros camions tirant deux remorques d'une vingtaine de roues chacune et transportant des troncs d'arbres destinés aux scieries. À l'été 2002, un chien de grosseur moyenne, particulièrement hargneux, s'est lancé à quelques occasions à ma poursuite, près de l'intersection de la Route de l'Écluse. Rusé, il jappe seulement quand il n'est plus qu'à quelques pieds de ma cheville. Je sursaute, donne un coup de guidon vers le centre de la route pour éviter la morsure. C'est instinctif, pas le temps de penser au véhicule qui s'en vient peut-être derrière moi. Éminemment dangereux.

Après sa première agression, je m'en méfiais, gardais un œil vers la maison de ses maîtres, située à environ 500 pieds de la route, vérifiais s'il n'avait pas entrepris de traverser la grande pelouse, ventre à terre, pour venir m'attaquer. Cependant, les semaines s'écoulent sans récidive, ma vigilance s'assoupie jusqu'au jour où il me surprend de nouveau, je crampe ma roue. Le réalise l'instant d'après, suis en beau maudit. Heureusement, aucun véhicule derrière.

La fois suivante, une camionnette, venant en sens inverse, me précède de peu, emprunte l'entrée jusqu'à la maison, au fin fond du terrain, s'y stationne sur le côté, et son conducteur n'est pas sitôt descendu que le chien se rue dans ma direction. J'ai la conviction que l'homme l'a incité à m'attaquer : le même civil de la petite-maison-aux-écrans. S'en suit une accalmie de quelques jours.

Entre-temps, début septembre, Route de l'Écluse, suis la cible d'une autre tentative d'intimidation, cette fois de la part d'une civile. Elle a reculé sa camionnette bleue métallique, flambant neuve, dans l'entrée d'une vieille maison en rénovation. Elle est accroupie dans une petite remorque rouge, s'affairant à je ne sais quoi, et, au moment où j'arrive, l'entends dire « wa » (signal d'attaque ?). Aussitôt un gros chien noir, vraiment impressionnant, que je n'avais pas vu, surgit de l'arrière du véhicule en grognant et bondit dans ma direction. Pendant une fraction de seconde, je me dis que cette fois, ça y est, je vais y goûter. Mais il ne va pas loin, une laisse l'immobilise d'un coup sec, la cabre sur ses pattes arrières.

Le Lendemain, la camionnette bleue est stationnée le long de la façade de la maison. Sur le chemin du retour, madame est debout derrière la petite remorque, attachant un tissu… rouge à l'un des vieux madriers qui en débordent. M'arrête, le temps d'une photo. J'applique ici la technique d'Hirigoyen, dont j'ai parlé plus haut, et consistant à faire savoir à mes agresseurs que je ne les laisserai pas faire. (Marie-France Hirigoyen - Le harcèlement moral - Éditions Syros) Un peu plus loin, autre arrêt, car je présume qu'elle s'apprête à partir et va probablement emprunter la même route pavée. La voilà qui arrive, deux autres photos : de madame au volant, souriante, et de la plaque d'immatriculation.

À l'épicerie du village, je constate qu'on n'a pas apprécié. Un conseiller municipal, impliqué jusqu'aux oreilles dans la répression policière souterraine et illégale à l'encontre de citoyens du village, me salue d'un petit « bonjour monsieur », salutation sèche, formulée le bec arrondi et tout plissé : des citoyens votant pour lui ne le savent probablement pas qu'il participe à la répression dont ils sont la cible… Habituellement, il me tutoie, mais là il veut me signifier sa désapprobation. (La suite demain)

News du dimanche 11 mai 2008---------------

Monter son ordi en pièces détachées

15H51 – Pourquoi ? Ça coûte moins cher, vous commandez les pièces nécessaires à la puissance que vous souhaitez et êtes assuré que parmi les éléments il n’y en a pas d’usagés. Ensuite, lorsqu’il y a bris, vous pouvez effectuer vous-même certaines réparations et sauver ainsi de la main-d’œuvre.

Trois vidéos, trois étapes : le déballage, le montage des composants et le branchement. Après chaque une, cliquez sur SUIVANTE, plus bas. À la fin de l’audition de la troisième vidéo, cliquez sur VOIR LE GUIDE PRATIQUE EN 33 PHOTOS.

Petit conseil : ne jamais laisser votre ordi dans un atelier de réparation. Prenez rendez-vous avec le technicien afin d’y assister. Et si on refuse votre présence, allez ailleurs. Pourquoi ? Les ateliers sont souvent infiltrés par des cyberflics, hommes et femmes.

Testez gratuitement la vitesse de votre connexion Internet

Facebook : danger !

11H23 – Les données confidentielles que vous dévoilez à Facebook ne sont pas protégées. Donc accessibles à n’importe qui sachant comment les y trouver. Et ceux cherchant à savoir qui vous êtes ne sont pas tous bien intentionnés. Là, on parle de vols d’identités à des fins criminelles, notamment : pour les cyberflics, ce site est une mine d’or d’infos de toutes sortes à votre sujet.  

Pour avoir un bon aperçu des dangers plus que potentiels : un texte en français du Monde faisant état d’une enquête de la BBC (textes et vidéos en anglais) et une vidéo (09:34) en français. Le narrateur, qui n’est pas visible, explique, écran Facebook affiché, où vont vos données. Ses explications sont ponctuées de pauses afin de vous permettre de lire les infos sur l’écran.

Renseignez vous, c’est la meilleure façon de protéger votre vie privée.

Le Québec frappé
par l’effet boumerang des subprimes

02H57 – Pour le moment, c’est ce secteur qui est touché. Selon le quotidien Le Soleil, les reprises de maisons sont en hausse de 33%. Lisez l’article du journaliste Pierre Couture.

Des photos à perte de vue

02H12 – 27 diapos… Dans la page s’affichant, colonne de gauche, à la queue-leu-leu ; grande quantité d’autres disponibles ici.

Des films animés…

01H36 – …. vraiment superbes. Ils sont réalisés par Talantis Films. L’âge du cinéphile n’a pas d’importance, ici. Dans la page s’affichant, l’écran est plus bas. Après ce premier visionnement, revenez au sommet de la page, il y en a d’autres qui vous attendent. Suis pas mal certain que vous allez apprécier. En tout cas, moi, ça me fait bien rigoler : les deux dragons, en particulier.

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
J'avais gardé mon calme, mais n'en menais pas large

Copyright

00H00 – Au cours de ce même été 1999, un autre chien, dont la proprio demeure près de l'Hôtel de Ville, rue Principale, m'avait agressé à deux occasions, sans toutefois me mordre, alors que je me rendais à l'épicerie. À l'époque, je n'avais pas encore de vélo, me déplaçais à pied. Dans une situation semblable, on se sent pas mal plus vulnérable. La dernière attaque avait été pour le moins inquiétante. Contrairement à la précédente, il ne s'était pas contenté de me suivre derrière en jappant et grognant.

Là, il me faisait face, tentait de me faire rebrousser chemin. Il n'arrêtait pas de sauter à environ trois pieds devant moi, la gueule béante et baveuse, jappait, grognait, les canines toutes sorties. Effrayant, et assourdissant aussi, vraiment. J'avais gardé mon calme, mais n'en menais pas large, continué d'avancer lentement, sans le regarder. L'incident s'était déroulé à quelques pas de la porte d'entrée du domicile de sa maîtresse. Suis convaincu que madame ne l'aurait pas laissé en liberté si elle avait été absente. Par conséquent, qu'elle entendait ses jappements, mais n'était pas intervenue.

Une semaine après, il avait fallu que je retourne dans le centre du village, faire un autre marché à l'épicerie. À pied ! Malgré un ciel bleu sans nuage, j'avais apporté mon parapluie télescopique. Peu avant d'arriver au même endroit, le même chien agressif était apparu d'un coin de la maison, là où se trouve la porte latérale. Venait-on tout juste de le faire sortir ? Oui. Je crois qu'on savait que je m'en venais : utile la télésurveillance. Il avait amorcé son approche sournoise, les oreilles couchées, l'air menaçant, pour me refaire son numéro. J'avais alors pointé le parapluie dans sa direction, appuyé sur le bouton, et l'avais utilisé comme bouclier. Étonné, son agressivité s'était muée en curiosité.

C'est à ce moment-là que j'étais allé à l'Hôtel de Ville loger une première plainte auprès du secrétaire-trésorier de la municipalité. Lorsque, l'été de l'année suivante, j'y suis retourné pour une deuxième, celle-là contre la proprio du chien qui m'avait attaqué dans la grande côte, ce fonctionnaire municipal devait bien se souvenir de ma démarche précédente…

Sauf que là, il réalisait que le déclic s'était fait dans ma tête, réalisait aussi ma détermination d'aller au fond des choses, d'où le léger empourprement, son visible embarras… Suis convaincu qu'il était au courant que la Sûreté du Québec utilise des chiens pour empêcher des gens de circuler dans la village. Entorse au règlement municipal interdisant, sous peine d'amendes, qu'un chien circule librement dans les rues. Faudra l'amender d'un alinéa pour légaliser les activités canines clandestines de la Sûreté du Québec.

Examinons d'autres rencontres canines… Dix-neuf octobre 2001, Chemin de la Montagne, là où le gravier succède à l'asphalte, un chien noir se faufile dans les hautes herbes. Je ne le vois pas au complet, mais par contre je sais qu'il est gros et s'apprête à sortir du terrain d'un chalet pour me rejoindre. Le cri d'une femme le ramène à l'ordre, cette fois-ci… Une autre petite guéguerre souterraine de la Sûreté du Québec, par chien interposé, s'amorce.

Le lendemain, le chien part du fond du terrain pour se diriger rapidement vers moi d'un pas souple, sans courir. Deux hommes, l'un accroupi, examine le dessous du chalet, pendant que l'autre, debout à ses côtés, l'observe. Je leur crie de surveiller le chien. Bref coup d'œil dans ma direction de l'homme debout qui, au lieu de l'appeler, se détourne et concentre son attention sur ce que l'autre est en train de faire. S'écoulent quelques secondes avant qu'il ne siffle et que le chien ne s'immobilise. Dans l'intervalle, il a eu le temps de se rendre jusqu'à moi, à dix pieds, en plein milieu du chemin, me barrant le passage. Bête impressionnante, élancée, athlétique, oreilles taillées pointues, pas agressive, mais qui me toise pendant quelques secondes avant d'obéir à son maître.

Dimanche 21 octobre, Chemin de la Montagne. Je croise l'une des deux femmes de l'escouade cycliste citoyenne. Un peu plus loin, je fais ma halte habituelle au belvédère, endroit montagneux où je peux me remplir les yeux du panorama s'étendant à mes pieds, et griller une cigarette. Sa collègue surgit tout à coup, ne l'ai pas entendue venir, elle grimpe la côte à pied, vélo à son côté. Je redoute que le molosse me cause des difficultés, m'en confie à la collabo, qui me dit le trouver « ben tannant, ce chien-là ». L'a-t-elle vu quand elle est passée devant le chalet ? Non, elle n'a pas passé à cet endroit-là, elle vient d'un peu en aval, me dit-elle, d'une maison bleue, blanche, verte : vérification faite, aucune maison ou chalet n'est peint de ces couleurs dans le secteur.

Je connais bien madame, elle demeure près de chez moi, dans la petite rue débouchant sur la 155, en face de l'ex-petite-maison-aux-écrans : la conjointe du civil. Et le chalet où résident les proprios du chien est un passage obligé. Bref, un mensonge gros comme une maison. Puis elle me lance, cette formulation typiquement policière : « C'est beau ! », et part rejoindre sa copine.

Dans l'instant qui suit, une camionnette… rouge, couleur-message, se pointe le nez dans la courbe passant devant le belvédère où je suis assis sur une roche, et arrivant de la même direction que vient tout juste de prendre la collabo. Elle s'est pointée dans un silence intégral, comme la collabo plus tôt. L'homme au volant me salue de la tête, une femme l'accompagne. En voilà deux autres impliqués dans la pseudo police communautaire. Ils habitent la même maison que la patrouilleuse en scooter, dont j'ai parlé plus haut.

La passagère de la camionnette tourne la tête, s'étire le cou pour me regarder par la lunette arrière, puis la tourne dans l'autre direction, et jette un œil sur un chalet, situé à environ trois cents pieds en contrebas, sur le bord du Lac Bouchette. Une harpie qui espionne les citoyens, avec son chauffeur attitré, cheveux courts, bec pincé, regard sévère et plein de suspicion.

Le molosse occupe mes pensées. Dans un fossé, je déniche une branche cassée, l'émonde un peu, la place en travers des guidons, prêt à m'en servir. Quand j'arrive dans son secteur, il est là, trône au plein milieu du chemin, à environ 300 pieds du terrain de son maître. Dès que j'apparais dans son champ de vision, il aboie trois fois, toutefois sans trop de conviction. Il se permet néanmoins quelques bonds dans ma direction, mais suis suffisamment loin pour avoir le temps de grimper dans un arbre s'il décidait d'attaquer. Que faire ? C'est le seul point de passage, autrement je devrai reprendre mon itinéraire à l'inverse pour revenir chez moi, me taper près de vingt kilomètres. Heureusement, une camionnette arrive, je fais signe, explique au conducteur la situation, il accepte de me prendre à bord avec le vélo, me fait franchir le no men's land.

Lundi 22 octobre. Je rencontre, à son domicile, un conseiller municipal, impliqué dans la répression clandestine. Lui explique la problématique, incluant mon enquête sur la police en civil, dis ne pas vouloir me plaindre à l'Hôtel de Ville, une employée m'ayant informé qu'il faut composer le 911, que la Sûreté du Québec est chargée de faire respecter ce règlement. Il me coupe la parole : « Non, non, dit-il et fait-il de la tête, c'est pas de même que ça marche ». Il prend son cellulaire, rejoint, je crois, le nouveau secrétaire-trésorier de la municipalité, règle l'affaire en deux minutes. Le lendemain, au point de passage, pas de trace du molosse, seulement quatre personnes travaillant fort à rassembler les feuilles mortes sur le terrain. Après une journée de relâche à cause de la pluie, j'y repasserai de nouveau. Pas âme qui vive, ni chien, et la cheminée ne fume plus. Les lieux sont redevenus ce qu'ils sont la plupart du temps, inhabités. (La suite demain)

News du samedi 10 mai 2008--------------- 

Le vrai visage de la guerre

04H22 –  Les États-Unis (qui mène l’OTAN par le bout du nez), le Canada et la France, entre autres, font la guerre aux Talibans de l’Afghanistan : ceux-ci ne sont pas tous des terroristes. Ici, au Canada, le gouvernement conservateur de Stephen Harper tient des propos à ce point soporifiques qu’on en vient à croire que l’armée canadienne mène une guerre propre, propre. Sauf que ce genre de guerre n’existe pas.   

À la base aérienne de Bagram, en Afghanistan, la police militaire américaine était chargée de la sécurité des prisonniers, jusqu’au jour où le Renseignement militaire lui a demandé de les préparer à l’interrogatoire en les affaiblissant, humiliant, les cassant. Dans les vidéos que vous allez voir, des tortionnaires de l’armé américaine s’expriment.

L’un dira : « Obtenir des informations (des prisonniers), c’est tout ce qu’on nous demandait. » Un autre : « Quand on est dans des situations démentes, on pose des gestes déments. » Un troisième : « J’aurais dû suivre ma propre moral, au lieu de suivre les autres. Mais je ne voulais pas me désolidariser des collègues. » Après une pause : « Allez là-bas (en Irak et en Afghanistan), vous comprendrez. » Enfin ce commentaire qui en dit bien long sur ce qu’est une guerre : « Voir des copains mourir, ça peut inciter à dépasser les limites. » Bref, à la guerre personne ne se fait de cadeaux.

Titre : Un taxi pour l’enfer
Quelques uns des intervenants : Brian Cammack, caporal USA, Irak ; Eric Lahammer, renseignements militaires, USA, Irak ; Ken Davis, police militaire, US ; John Hutson, amiral ; Tony Lagournis, interrogateur, USA ; Lawrence Wilkerson, colonel, USA, Irak ; Dan McNeill, général, USA, Irak ; Tim Golden, New York Times ; Sergent Thomas Curtis, USA, Afghanistan ; Sergent Anthony Morden, USA, Afghanistan ; Soldat Willie Brand, USA, Afghanistan ; Soldat Damien Corsetti, USA, Afghanistan ; Capitaine Christopher Beiring ; Glendale Walls, caporal, afghanistan, USA, etc. D’ex-prisonniers témoignent aussi

Vidéo 1 (durée 19:31).
Vidéo 2 (durée 19:33)
Vidéo 3 (durée 19:46)
Vidéo 4 (durée 19:34)
Vidéo 5 (durée 19:31)
Vidéo 6 (durée 05:07)

J’ai beaucoup de problèmes techniques…

00H45 – … avec mon ordi. C’est immanquable : à chaque fois où le directeur général de la Sûreté du Québec, Normand Proulx, n’aime pas ce que j’écris, tout se met à mal fonctionner. Ça fait près de 10 ans que ça dure, alors je sais de quoi je parle.

Qu’est-ce qu’il n’a pas aimé, Proulx, cette fois-ci ? Probablement, et entre autres, ce sous-titre, voir plus bas : Le fonctionnaire qui jappait s'est adouci. Plus tard, il quittera ses fonctions ; et cet autre, à voir aussi plus bas : La Sûreté du Québec utilise à mon encontre des chiens dressés à l’attaque.

J’ai un millier de bonnes raisons de croire que le ou la cyberflic qui bousille mon ordi occupe un appartement mitoyen au mien. L’édifice où j’habite depuis près de 10 ans (DIX ANS), dans le petit village policier de Lac Bouchette, a toujours été occupé par des civils de la Sûreté du Québec.

Flashs sur la capitale du film

00:15 – Cannes 2008   Le jury de Cannes
19 ans de Palmes d’or
   24 heures  Attentat

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
Le fonctionnaire qui jappait s'est adouci
plus tard, il quittera ses fonctions

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00H00 – Milieu de juin 2000, un autre chien s'attaque à moi, alors que je grimpe à vélo la grande côte située à l'une des extrémités de la rue Principale. Elle est assez raide, j'avance lentement. À la hauteur d'une résidence, l'agressif arrive en trombe et bondit sur moi sans avertissement. Tout se passe à la vitesse de l'éclair. J'exécute en catastrophe un demi-tour pour éviter la charge, pas le temps de vérifier si un véhicule monte ou descend la côte, et entreprends illico la descente. S'il y avait eu un véhicule, il m'aurait frappé. Je suis furieux. La propriétaire de ce chien est l'une des deux femmes qui s'étaient amenées au journal D'un Lac à l'autre et avaient exigé que je leur cède une page et demie du numéro de décembre 1999. Pas la conjointe du civil, l'autre.

Dès le lendemain, je vais porter plainte à l'Hôtel de Ville. Explique à la préposée de la réception l'objet de ma visite. Elle me dit de composer le 911, que c'est la responsabilité de… la Sûreté du Québec. Pas question, que je rétorque. En ce cas, enchaîne-t-elle, adressez-vous au secrétaire-trésorier, m'indiquant de la main son bureau, juste à côté. Je le connais bien, ce type. À l'automne 1999, alors que j'étais responsable du journal local, je lui téléphonais pour compléter les infos du procès-verbal de la réunion du conseil municipal. À Chaque fois, j'étais vraiment étonné de la rudesse de sa voix, affûtée comme la lame d'un couteau. Il ne parlait pas, il jappait. Assez intimidant, merci ! 

Alors, j'entre dans son bureau, lui relate l'agression canine, précise que là, j'ai l'intention d'aller au fond des choses, car c'est la deuxième plainte contre un proprio de chien que je loge auprès de lui. Ma détermination le fait roussir un brin. Pendant que je l'observe, il farfouille maladroitement sur le dessus d'une pile de papier posée sur sa table de travail, silencieux, cherche à se donner une contenance, ne sait pas trop comment réagir. Pour être franc, je le sens coincé. Finalement, il me dit qu'il va téléphoner à la dame. L'homme qui jappait s'est adouci : un ou deux ans plus tard, il quittera ses fonctions.

Ma détermination n'est pas feinte. C'est que des flashes se bousculent dans ma tête et permettant de comprendre enfin ce qui se passe, car il se passe bel et bien de quoi. L'année précédente, à la fin de juin 1999, quand j'avais quitté Montréal pour m'installer définitivement au village, j'avais habité une semaine dans une résidence privée, dans l'attente d'un appart. J'y avais fait l'objet de déstabilisations policières, dans la cuisine parmi les casseroles. Ma logeuse, ainsi que je l'ai déjà relaté, hébergeait à l'occasion un civil : celui qui a fort probablement dupliqué les disquettes contenant ce livre. Un midi, alors que nous étions à la table, il avait pris place en face de moi et passé son temps à bouger de la tête en me dévisageant, de façon caricaturée. La reculait d'un coup sec ou la penchait sur le côté, la redressait, etc. Complice, ma logeuse m'avait servi un bol de soupe presque vide, l'équivalent de deux ou trois cuillérées.

J'avais alors réalisé que c'était un panier de crabes et souhaitais en savoir davantage. Alors dans les jours qui avaient suivi mon aménagement dans un appart, j'étais allé, à quelques occasions, rendre visite à mon ex-logeuse. Ainsi, cette fois où trois étrangers étaient en train de souper : une femme d'une quarantaine d'années, qui m'exhibait généreusement sa croupe, un jeune homme et une jeune fille. Elle m'avait présenté la femme comme étant la conjointe du propriétaire de la maison d'en face, celle de l'intersection, et propriétaire aussi de la petite scierie, m'avait-elle précisé. Ajoutant que madame était la mère du jeune homme, et la jeune fille, l'épouse de ce dernier, tous deux de passage dans le village. À une autre visite, autre tablée. Là, mon ex-logeuse m'avait présenté notamment l'époux de madame qui, m'avait-elle précisé, avait vendu sa petite scierie et s'apprêtait à emménager dans un village près d'Alma. 

Par la suite, on avait fait le nécessaire pour me signifier que mes visites n'y étaient pas appréciées. Les déstabilisations se multipliaient, dont certaines étaient appuyées par l'intervention d'un chien que je n'avais jamais vu, et visiblement dressé pour intimider une cible : mon ex-logeuse n'en avait pas. Nous étions dans la cuisine et quand je me levais de ma chaise, il se dirigeait vers moi, la démarche chaloupée, les yeux un peu fous, je craignais qu'il m'attaque. À une occasion, lui tournant le dos, il m'avait attrapé de ses dents par le fond de culotte et tiré, y faisant même un petit trou, sans me mordre cependant. Il appartenait, prétendait mon ex-logeuse, au jeune couple de passage dans la maison d'en face, qui appartient à l'ex-proprio de la petite scierie, me répétait-elle.

La petite scierie lui avait-elle vraiment appartenu ? Plus tard, un représentant syndical y travaillant me confiera : « Lui, je le connais, il reste jamais longtemps à la même place. » Tout était faux, dans ce scénario monté par la Sûreté du Québec : faux jeune couple, faux parents, faux proprio. Ils habitaient cette même maison située à l'intersection où le nom des rues avaient été intervertis, vous vous rappelez ? Celle derrière laquelle se trouvait la petite-maison-aux-écrans, la civils-femme-de-ménage ? Scénario confirmé du reste par des incidents…

Alors que je sortais de chez mon ex-logeuse, j'avais entendu le claquement d'une porte, levé la tête : de l'autre côté de la rue, sur la pelouse, la présumée épouse du jeune homme. Elle avait fait deux pas accélérés, comme si allait bondir dans ma direction, pendant que le même chien me gratifiait d'un aboiement. Un seul, précédé d'un roulement dans la gorge, et reconnaissable entre mille autres. À deux reprises, après le couché du soleil, l'entendrai passer en trombe sur la pierre concassée longeant le mur extérieur de mon appart et lâcher, juste devant la porte, son aboiement caractéristique. (La suite demain)

News du vendredi 9 mai 2008---------------

Cyclone, faune, paysages politiques et autres

00H10 – Cyclone en Birmanie – 19 photos
Bolivie – Cliquez sur la flèche, à droite
Les Andes   La Namibie  La Patagonie
Le Botswana
  Le Chili
Au plus près du tigre de Bengale – 30
Périple de la flamme olympique – 30
Les drôles de photos – 15
Mai 68 revient sur les murs – 24

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
La Sûreté du Québec utilise à mon encontre
des chiens dressés à l’attaque

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00H00 – Peut-on ajouter à la télésurveillance l'écoute téléphonique ? Je ne sais pas mais…  Jeudi 4 octobre 2001, midi trente, je vais téléphoner à la cabine de Bell, située à l'extérieur de la station d'essence de la 155, n'ayant pas le téléphone à mon domicile. Je l'utilise rarement plus d'une fois par mois, mais ces derniers temps j'ai quelques appels urgents à loger et souvent quelqu'un me précède de quelques minutes. Ça m'intrigue. À cause des synchronismes, bien sûr, mais aussi de leur attitude. Pendant qu'ils conversent au téléphone, ils sont tourné vers moi et me regarde, parfois ils sortent de la cabine en affichant un petit sourire.

Un homme descend d'un véhicule et y entre juste au moment où j'arrive. Habituellement, je me tiens à l'écart pour laisser l'usager converser en toute intimité. Cependant, ce jour-là, je veux essayer de savoir ce qui en est vraiment, alors je m'installe juste à côté des portes battantes de la cabine, l'oreille bien déployée. « Est-ce que le rassemblement est fait ? » demande-t-il à son interlocuteur à l'autre bout du fil : en matière d'écoute téléphonique, le mot « rassemblement » fait-il parti du jargon policier ?

Il se racle la gorge et, pendant une bonne minute, semble attendre que l'autre ait vérifié et répondu à sa question. Puis, il dit ne pouvoir parler longtemps, quelqu'un (moi) attend pour téléphoner et raccroche. En sortant, il me dit : « Je vous laisse le téléphone, il est tout chaud. » Je m'y installe, observe la wagonnette à bord de laquelle il monte. Sur le pare-choc avant, une plaque portant le numéro 00-000. Plaque-message ? Cherchait-on à me signifier que même mes conversations téléphoniques étaient sous écoute ? Jouait-on à me le faire croire ou l'étaient-elles vraiment ?

Abordons un autre volet de la répression clandestine et illégale des civils de la Sûreté du Québec à mon encontre. Pour le moins ahurissant, celui-là, réellement. Avant mon arrivée au journal local D'un Lac à l'autre et après mon départ de celui-ci, la Sûreté du Québec a tenté de m'empêcher de circuler à pied et à vélo dans le village en utilisant notamment des chiens dressés à l'attaque. Lorsque j'en étais l'éditeur délégué et le journaliste, elle ne pouvait utiliser ces méthodes à mon encontre, car il y avait risque que j'en fasse échos dans ses pages.

Pondérons tout de même : des chiens dressés à feindre l'agression physique. Dressage présumé puisque je n'ai jamais été mordu. Le problème est que vous ignorez qu'il n'y aura pas morsures et l'attaque est à ce point convaincante que vous pensez qu'ils vont vous manger tout rond. Il me faudra plus d'un an avant de comprendre que la répression policière se cachait derrière les violences canines. Répète-t-on le pour ne pas l'oublier : la meilleure répression est toujours celle que le citoyen ne voit pas. Pourquoi ? Les tactiques étant illégales, le citoyen pourrait intenter des poursuites si les flics portaient leur uniforme. Comme vous allez voir, l'affaire est sérieuse.

Début mai 2000, j'ai eu à composer avec un obstacle majeur, en bordure de la forêt, près de chez moi : un chien enragé d'une race bâtarde et aussi gros qu'un berger allemand. Je ne m'y attendais pas parce que ne l'y avais pas vu auparavant. Alors j'ai la frousse de ma vie quand il surgit soudainement de l'arrière d'une maison et fonce à vive allure sur moi, grognant, les canines sorties et cherchant à me mordre la cheville. Je réussis à l'esquiver en sprintant et composant du mieux que je peux avec nids de poules et cailloux. Fort heureusement, l'endroit est suivi d'une pente, que je dévale en moins de deux. Dans l'après-midi, me faut repasser devant la maison pour revenir chez moi. Cette fois, suis armé d'un branche d'un arbuste, alors quand il se rue sur moi, suis un peu mieux préparé à l'affronter.

N'empêche. J'ai peur des gros chiens agressifs. Impossible de téléphoner au proprio de l'animal. J'en ignore le nom, des gens de mon entourage également. C'est que cette maison, isolée et située au sommet d'une colline, est en rénovation, les samedis et dimanches. Le reste de la semaine, une parente, amie ou conjointe habite entre-temps dans une petite roulotte. Pas question d'aller frapper à sa porte pour m'enquérir du nom du proprio... Vais-je y retourner ou pas ? Finalement, je me dis que je vais tout même pas me priver des plaisirs de cette belle forêt, tout près de mon domicile, à cause d'un chien qui ne sait pas vivre.

Un matin, prenant mon courage à deux mains, je décide de lui faire face. Je tiens dans la main droite une branche d'aune, du même côté que la maison. Rusé, il m'attaque cette fois sur la gauche. Je crie au propriétaire d'appeler son maudit chien. En périphérie, j'entrevois une femme, près de la roulotte, qui l'appelle, mais d'une voix si faiblarde et peu convaincante qu'il ne l'entend même pas.

En fin d'après-midi, madame est debout devant la roulotte, presque au garde-à-vous, me souriant, sans chien aux alentours. Attitude et sourire caricaturés, pour bien me faire sentir qu'elle se foute carrément de ma gueule. Elle m'attendait, de toute évidence. À cause de la présence d'arbres et d'un bâtiment, son champ de vision est d'environ 500 pieds. M'a-t-elle aperçu au moment où elle s'adonnait à jeter un oeil à la fenêtre de la roulotte ? L'avait-on averti de mon arrivée ?

Après quelques jours de répit où j'ai pu circuler sans problème, il m'agresse à deux autres occasions. Lors de l'une d'elles, curieusement, il vient à ma rencontre alors que je commence à peine à gravir la colline et que la maison n'est pas encore visible. Il se contente d'abord de courir dans le champ bordant le chemin et de japper pour ensuite passer à l'offensive quand j'arrive à la hauteur de la maison. Il est 8 ou 9h00 du matin. De l'intérieure de la roulotte, me parvient la même voix faiblarde l'appelant. Cette fois, elle ensommeillée en plus. Un appel l'encourageant quasiment à poursuivre son attaque. Je réussis à lui échapper. Vers la fin de l'après-midi, quand j'emprunterai le chemin à l'inverse, mon agresseur n'y sera pas. Pendant un certain temps, j'aurai la paix. (La suite demain)

News du jeudi 8 mai 2008--------------- 

La débrouillardise n’a pas de limite

05H40 – Un groupe de musiciens britanniques voulait produire un clip, mais n’avait pas les sous pour en défrayer le coût. Comment faire ? Élémentaire, mon cher Watson. Il a utilisé des caméra de la télésurveillance : il y en aurait plus de 4 millions au Royaume-Uni. Ensuite, ainsi que le permet la loi sur la liberté d’information, il a réclamé les images. Et voici ce que cela a donné : The Get Out Clause - Paper

PSITT : Selon Mike Neville, responsable du bureau des images de Scotland Yard, les images provenant des 65 000 caméras londoniennes n’ont permis d’élucider que 3% des vols commis sur la voie publique. Lisez l’article ici.

Sur le site où de vous envoie, vous avez accès à deux courts reportages radio sur la télésurveillance + également au site gouvernemental du Royaume-Uni présentant la stratégie britannique de développement de la vidéosurveillance + enfin, au site de la ministre française de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, et à son programme relatif à l’Installation de la Commission nationale de la Vidéosurveillance.

Dernier clip du Groupe français Justice
belle propagande pour la police !

03H22 – Attention : je ne dis pas qu’il est de connivence avec la police. Explications. Le clip Stress a été tourné dans une banlieue française. On y voit un gang d’ados agressifs se livrant à plusieurs incivilités grossières à l’encontre de citoyens, en frappant même quelques uns, semant le désordre partout où il passe. Le punch, à la fin : l’un lance un cocktail-molotov à l’intérieur d’une auto.

On ne peut manquer de faire lien avec les émeutes survenues ces dernières années dans plusieurs de ces banlieues. Sur le web, j’ai retenu ce commentaire de quelqu’un qui a vu la vidéo : « Pourquoi souffler sur le feu » ?

Et la connivence involontaire ? Le Groupe électro Justice donne raison aux flics français. Sarkozy et Le Pen vont être contents, eux aussi. Personne ne pourrait tolérer ce genre de comportements. Du même coup, Justice affaiblit le message socio-économique des émeutiers. Remarquez, y’a pas de quoi en faire un drame, mais les faits sont là.

Ma préférence va
pour les photos et dessins engagés…

00H26 – … lorsque j’en trouve. Suis vraiment pas du genre " people ". C’est tant mieux ainsi. Car sur le web, y’a déjà beaucoup de journalistes s’intéressant aux petits faits divers. Il en faut, remarquez, mais il y en a trop. Être inoffensif est excellent pour la carrière.

Chronique de Tchétchénie – colonne du centre, lisez l’article,
plusieurs dessins suivent

Calepin de Fanch – De nombreux dessins d’actualité
Sur le bandeau de la page s’affichant, naviguez sur les années
de 2004 à 2008.

Visitez le site de Fanch Ar Ruz – BD et dessins politiques
Colonne de droite, cliquez sur les bandeaux

Cyberpresse – 8 photos

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
" Qu'est-ce qu'il fait ici, lui ? "

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00H00 – Venons en donc à la petite-maison-aux-écrans située à l'arrière de la résidence de la civile-femme-de-ménage. Pour diverses raisons, il y avait plus d'un an qu'elle titillait ma curiosité. Tout comme la belle résidence du coin de l'intersection, elle avait changé de main trois fois en l'espace d'un an et demi. Je soupçonnais ses résidents d'être le point central d'une activité particulière. Elle était suffisamment près de chez moi pour en épier les allés et venues de l'une des fenêtres de ma cuisine-salon.

J'y avais constaté un achalandage inhabituel de véhicules. Certains jours, quatre étaient stationnés dans l'entrée. Et de manière ordonnée (disciplinée), en deux lignes parallèles : deux au fond de l'entrée, les deux autres juste derrière. Formant un tout, comme quatre pièces d'un puzzle imbriquées les unes contre les autres. Va-et-vient de piétons aussi. Des résidents des maisons avoisinantes, dont la civile-femme-de-ménage et des locataires de l'immeuble où j'habite, dont l'homme-au-toutou. Trop de visiteurs pour une aussi petite maison d'un seul étage. Je m'interrogeais : y visionnait-on les images captées par les caméras extérieures (et intérieures ?) disséminées dans l'îlot où j'habite ?

Un soir de décembre 2000, j'ai pris une marche sur cette petite rue liée à la 155. Mon doute est confirmé dans les minutes qui suivent. Comme il fait noir et que le store vertical n'est pas fermé, j'aperçois un homme assis devant une télé, face à une fenêtre donnant sur la petite rue : un civil, que je connais bien et qui demeure ailleurs dans le village. J'ai la conviction qu'il m'a d'abord vu sur son écran, avant de tourner la tête pour adresser quelques mots à une femme, debout derrière le divan où il prenait place. Celle-ci s'est aussitôt penchée, comme si elle ramassait quelque chose sur le plancher, m'empêchant ainsi de voir son visage. Suis convaincu qu'il l'informait que je le fixais parce qu'ensuite, il m'a regardé, par dessus sa télé.

Sur le chemin du retour, l'homme-au-toutou apparaît dans le paysage. Il s'en vient dans ma direction, sur le même versant, je remarque son air sévère. Pas de salutations, ni de sa part ni de la mienne. Poussé par la curiosité, j'entreprends une deuxième fois le même trajet. Le vois revenir, il penche légèrement la tête sur le côté opposé. Lorsque je fais le chemin à l'inverse, il a disparu.

Le lendemain soir, je sors prendre ma marche. À la petite-maison-aux-écrans, même constat : cette fois, le même homme, encore devant sa télé, sait que je m'en viens car il fixe déjà la fenêtre au moment de mon passage. Quand je repasse, quelques minutes après, le store de la fenêtre a été fermé. De l'autre côté de la rue, de la fenêtre de la cuisine d'une résidence, j'aperçois une femme se plier en deux pour m'exhiber sa croupe : je connais le truc, on me l'a tellement fait à Montréal. Connais très bien aussi la dame : c'est l'une des deux membres de l'escouade cycliste. Je précise qu'en aucun moment ne me suis-je immobilisé devant la fenêtre. Cependant, marchant très lentement, à cause d'artères partiellement obstruées dans les jambes, j'ai amplement eu le temps d'en visionner suffisamment pour comprendre.

Le soir suivant, une femme y promène un gros chien beige, sans laisse. Connaissant les us et coutumes des civils et l'utilisation qu'ils font des chiens dressés à l'attaque, ainsi qu'on le verra plus loin, j'emprunte un autre trajet pour ne pas rencontrer le gros toutou, en marchant sur un petit bout de la 155. À mon retour, je vois la civile-femme-de-ménage, qui demeure à l'intersection, sortir de la petite-maison-aux-écrans. Sortie synchronisée ? Je vais à sa rencontre, nous causons une dizaine de minutes. Suis convaincu que c'est elle qui s'est penchée derrière le divan pour se dérober à mon regard.

Peu après, je nettoie mon entrée. Un inconnu descend du premier étage de l'immeuble et enlève la neige du toit de son véhicule. Ca fait boum-boum-boum, il insiste beaucoup trop. Je décide de faire de même avec ma pelle, m'acharne sur des plaques de glace qui ont adhéré à l'asphalte. Lui tient tête assez longtemps pour qu'il comprenne que j'ai décodé son message subliminal, et qu'il décroche. Et l'homme-au-toutou a recommencé son petit manège. Il amène son chien se soulager en face de ma porte d'entrée, à quelques pieds. Les civils sont des récidivistes impénitents.

Six mois plus tard, nous sommes à l'été 2001, d'autres indices viennent s'empiler sur ceux que je possède déjà. Tout commence par le tintement d'une cloche. Une dizaine de minutes s'écoulent, puis cette fois un bref coup de sirène retentit. Que se passe-t-il ? J'ouvre la porte, du seuil j'aperçois le camion à incendie de la municipalité stationné devant la petite-maison-aux-écrans. Pas de boyaux d'arrosage, ni flamme, ni fumée. Me demande aussi pourquoi la sirène ? Ça ne ressemble tellement pas à un incendie que j'en déduis qu'il va plutôt y avoir un petit défilé sur la rue Principale et, ainsi que cela est arrivé une fois, que le lieu sert de point de ralliement de véhicules.

Au printemps 2002, on entreprend la démolition de la petite-maison-aux-écrans qui, selon la rumeur, aurait été endommagée par le feu. Suis vraiment étonné. Ses résidents sont des voisins, seules une pelouse et la petite rue nous séparent. J'en suis même assez proche pour identifier qui y entre ou en sort. S'il y avait eu incendie, je le saurais. Grosse envie d'aller visiter le chantier de démolition. Elle est démontée planche par planche. Deux ouvriers s'y affairent, déposent les matériaux dans un container. Je patiente deux jours puis… « Est-ce qu'on peut visiter ? » Oui, me dit l'un des deux responsables des travaux. Ce n'est pas long que des civils s'amènent sur les lieux. Trois, pas d'un seul coup, les arrivées espacées de deux ou trois minutes. Légèrement en retrait, ils m'observent, silencieux, avec une curiosité manifeste, semblent se demander : " Qu'est-ce qu'il fait ici, lui ? "

Premier constat : aucune odeur de fumée à l'intérieur, pas d'endroits calcinés, pas de suie. Deuxième constat : une maison de trois petites pièces et seule la partie arrière est dotée d'une cave, où est installé le système de chauffage, me dit-on. L'équivalent d'un petit chalet. Constate aussi qu'on a commencé à enlever le revêtement des murs intérieurs. Près de la porte d'entrée, trois tubes, sorte de chemises fabriquées d'un matériau flexible, de couleur beige, dans lesquels on introduit plusieurs fils électriques. Identiques au fil à découvert, à la surface du sol, près de ma porte, et dont j'ai parlé plus tôt. Les tubes sont côte à côte, pendouillent, mais les fils n'y sont plus. Était-ce ceux qui reliaient les caméras aux écrans ? Un îlot compte plusieurs caméras, ce qui implique autant de fils pour acheminer images et sons jusqu'aux écrans. La petite-maison-aux-écrans était surveillée à l'extérieur par un chien qui assez souvent aboyait et hurlait. Quand il commençait, il n'arrêtait plus, ça pouvait durer des heures. (La suite demain)

News du mercredi 7 mai 2008---------------

Depuis 2002
83e soldat canadien tué en Afghanistan

02H05 – Curieusement, l’armée canadienne ne fait état que des morts, jamais de ceux ayant subit des blessures graves, qui les handicaperont lourdement jusqu’au dernier jour de leur vie. Si ce bilan était ajouté à celui des décès, le portrait de la situation serait beaucoup plus près de la réalité.

Le caporal Micheal Starker, la dernière victime en liste, était-il vraiment convaincu de l’importance de cette guerre ou y participait-il par soumission à l’autorité militaire ? J’aimerais qu’une maison de sondage réputée pose la question suivante, entre autres, à des Canadiens : seriez-vous prêt à risquer votre vie ou d’être gravement blessé en Afghanistan afin de défendre l'hégémonie américaine et de grosses compagnies pétrolières ?

Plusieurs albums de photos

00H14 – Actualités – 32 photos
Mai 68 vu par la préfecture de police de Paris – 12
Les enfants de GTA – 13
24 heures images – 5
Autre 24 heures images – 5
Participants à la traditionnelle parade « Jack in the green » dans les rues d'Hastings, Grande-Bretagne, le 5 mai 2008 – 30 photos (Dans la page s’affichant, un peu plus bas. Et à la fin de page, des liens donnant accès à d’autres photos.)

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
Le village est divisé en îlots de télésurveillance

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00H00 – Mon interprétation de ces événements, parmi d'autres que je vais étaler dans ces pages, est que dans ce petit village rurale, et je ne crois pas que ce soit spécifique à Lac Bouchette, on emploie les mêmes méthodes de quadrillage que dans la Cité policière, Montréal. Le village, au territoire immense (919 kilomètres carrés) et peu peuplé (1 370 citoyens), est fort probablement divisé en îlots, chacun comptant une maison privée où un civil surveille les allés et venus des citoyens sur des écrans.

Il est un fait bien réel que, selon le concept de la pseudo police communautaire, la police en civil doit créer des îlots de surveillance (de télésurveillance) partout, et s'y enraciner pendant des années afin de connaître en profondeur les us et coutumes de chaque citoyen. Cependant, comme il y a plusieurs îlots de télésurveillance, cela implique plusieurs caméras et écrans.

Pour cette raison, la télésurveillance ne peut être concentrée dans une seule maison privée. Le nombre d'écrans à visionner nécessiterait la concentration sur les lieux de plusieurs civils : sans compter le nombre de pieds de fil que cela impliquerait pour y acheminer les images. En résulterait un va-et-vient, et pas seulement à la fin d'un quart de travail. Des gens qui y entrent et en sortent, partant en patrouille au volant d'un véhicule banalisé ou en revenant. Tout cela risquerait d'attiser la curiosité des voisins et des passants.

Obligation donc que le préposé à la télésurveillance habite la maison ou l'appart de l'îlot où il est affecté, et soit le seul à y vivre, ou avec une fausse compagne, ou un faux compagnon. En ajoutant un enfant au faux couple, et faisant de madame une femme de ménage et de monsieur un chômeur ou un bs, on est certain de bluffer tout le monde.

La superficie des îlots varie selon la concentration de citoyens. Dans la partie urbanisée du village, le nombre de civils est forcément plus élevé que dans ses parties rurales et forestières. Bien que ces deux dernières sont autrement plus vastes que le secteur urbanisé, les caméras doivent être moins nombreuses, du fait qu'il y a moins de voies de circulation qu'au cœur du village. S'agit la plupart du temps de chemins de terre ponctués de rares embranchements. Quelques caméras installées en des points stratégiques suffisent pour suivre le cheminement de ceux les empruntant. Les civils préposés aux écrans doivent y être en nombre inférieur aussi.  

Dès que l'un de ceux affectés à un îlot aperçoit un citoyen ou un véhicule sur l'un de ses écrans, il fait rapport, et on dépêche immédiatement sur les lieux un collègue, au volant d'un véhicule ou à pied, dépendamment des lieux et circonstances. S'agiѳsant d'un village où tout le monde se connaît, il est par conséquent possible d'identifier citoyens et véhicules sur les écrans. La nature de l'intervention du patrouilleur variera selon la réputation dont jouit chaque piéton ou conducteur. Tout ce quadrillage n'exclut pas la présence d'un mini poste de police, d'où émaneraient les ordres, logé aussi dans un appart ou une maison privée.

J'ai souvent constaté, lorsque j'allais acheter du tabac ou des denrées à une certaine station de service située sur la 155 (compte tenu du nombre de civils y travaillant, suis porté à penser qu'elle serait même exploitée par la Sûreté du Québec), le soir après souper, qu'un véhicule, venant d'une direction opposée, m'y précédait de quelques minutes. À environ 500 pieds de là, je voyais le conducteur s'y stationner et entrer.

Quand j'arrivais, l'homme ou la femme jasait avec le ou la préposé à la clientèle, manifestement au courant de l'identité d'emprunt du civil. Il achetait rarement quelque chose et, quand il le faisait, il s'organisait pour quitter après moi. Sur le chemin du retour, l'y voyait en sortir. Avait-il vraiment effectué un achat ? J'en serais étonné. Comment savait-il que j'allais à cet endroit ? La police m'avait vu sur des écrans me préparer, sortir de chez moi et rouler sur la 155. Connaissant bien mes routines, elle savait que je m'y rendais et l'y avait dépêché. Tout ce qui précède permet de préparer le terrain à ce qui suit. (La suite demain)

News du mardi 6 mai 2008--------------- 

Si le Taser avait été
un médicament ou un appareil médical…

12H30 – … le nombre de personnes décédées après avoir reçu une décharge électrique aurait amené les autorités canadiennes à agir. C’est ce qu'affirme le Dr Matthew Stanbrook dans un article publié dans le Journal de l'Association médicale du Canada.

Chercheur et spécialiste en respiration à l’hôpital Toronto Western, il attire l’attention des autorités sur le fait que les messages au sujet du Taser sont contrôlés par ceux qui le fabriquent, le vendent ou l’utilisent. Le Dr Stanbrook souhaite que les données soient remises à des chercheurs indépendants qui pourront déterminer si l'utilisation du Taser a sauvé des vies ou non.

Lisez l’article au complet sur le site de Radio-Canada.

PS : Dans notre supposée démocratie, c’est la police qui mène, pas nos élus. La police, en uniforme et en civil, est plus puissante que la démocratie. Va-t-on finir par le comprendre et, surtout, la chevaucher bride à la main et éperons aux talons.

La vie de quartier

01H09 – Une petite galerie d’art dans un quartier, aussi nécessaire qu’un petit resto, un petit bar, une petite épicerie, un petit parc, etc. C’est là que se nouent les liens entre les citoyens, que se développent l’osmose et la démocratie. Comment est-ce encore possible de nos jours alors que les civils et leurs collabos ont littéralement charcuté le tissu social avec leurs maîtres mots panzers : prévention, criminalité, terrorisme ? Alors que la moitié des citoyens espionne l’autre moitié ?

Peut-on faire encore confiance à quelqu’un, sans qu’il rapporte tout à la police ? On ne parle de crimes ici, mais de renseignements personnels et intimes que la police ajoute à notre fichier, dans sa mégabanque informatisée. Ce n’est pas une vue de l’esprit, mais une réalité bien concrète, touchable du doigt.

 

 

 

Quatre vidéos, le titre : L’Art, la Vie, la Ville
Elles ont été tournées dans un quartier montréalais
N’oubliez pas d’utiliser le plein écran
Partie 1 (durée 10:00)
Partie 2 (10:04)
Partie 3 (15:00)
Partie 4 (12:22)

Photos du web

00H15 – Arrêt sur l’image – 5
Mai 68 – 19 (Les manifestants ont congédié De Gaulle)
Lecteurs de Libération – 50
L’Afrique vue du ciel, plus bas dans la page s’affichant
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L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
Je décide donc d'aller voir
ce qu'il y a l'autre côté de ce maudit miroir

Copyright

00H00 – Certains jours, j'en avais marre d'entendre ces pas s'acheminer vers le mur mitoyen et les longs silences qui s'ensuivaient, avec cette impression très nette d'être observé de l'autre côté du miroir. Est venu un moment où j'ai pensé l'enlever pour voir ce qu'il y a derrière. Cependant il était trop solidement fixé pour que j'y parvienne. L'idée m'a traversé l'esprit de le fracasser. J'hésitais. Les prendre en flagrant délit d'espionnage comportait un risque. Comment réagiraient-ils ? Les activités clandestines de la police, et davantage de ce genre que bien d'autres, doivent demeurer secrètes. J'en avais donc abandonné l'idée, jugeant aussi plus sage finalement qu'ils ignorent que j'étais au courant du petit jeux auquel ils se livraient.

Seulement voilà, les mois s'écoulent, et… ma petite crainte s'émousse. Je décide donc d'aller voir ce qu'il y a l'autre côté de ce maudit miroir. Je constate qu'il est fixé au mur à ses quatre coins. J'essaie de scier la colle d'un des coins, sans y parvenir. Pourtant, le couteau de cuisine que j'utilise est l'équivalent d'une petite scie. S'agit donc de métal. Le couteau coupe le bois, pas le métal. Ce qui me porte à croire que chacun des coins est peut-être boulonné derrière la feuille de gyproc. Comme je peux librement déplacer la longue lame partout ailleurs, j'essaie de repérer un obstacle quelconque : le rebord d'une petite ouverture dans le mur, sait-on jamais. Finalement, je laisse tomber. À l'aide d'une barre à clous j'y parviendrais, mais pas sans endommager sérieusement le mur. Mes tentatives n'ont duré que quelques minutes, celles qui suivent sont significatives…

J'entends des gens entrer dans l'appart et se diriger d'un pas rapide en direction du mur mitoyen. Je décèle une précipitation, une urgence. Un dialogue s'engage entre deux hommes, je prête oreille sans parvenir à comprendre distinctement. Je reconnais le timbre de voix particulier de celui qui avait dit « Y'é toujours tout seul ». Pendant que l'autre enlève quelque chose du mur mitoyen, des frottements contre la cloison l'indiquent clairement (un gros fil ?), il cherche à le convaincre à voix basse de je ne sais quoi, sans réussir puisque l'autre proteste d'une voix assez forte, au point où son interlocuteur semble lui dire de baisser le ton. Aussitôt, l'un d'eux met en marche le système de ventilation de la chambre de bain, et je n'entends plus que le bruit du moteur.

Voyons d'autres éléments étoffant mon propos. Un jour j'ai vu, entre le mur extérieur de l'appart de ce civil et la clôture du voisin, là où le terrain est recouvert de pierre concassée, à environ quinze de pieds à côté de ma porte, un tube beige et pliable dans lequel on introduit un ou plusieurs fils électriques, soit pour les grouper ensemble ou les protéger, et qui, je le présume, reliait cet appart à la maison voisine. J'ignore comme cela s'était produit, mais il était partiellement à découvert. Il a fallu quelques semaines avant que quelqu'un s'en aperçoive et le recouvre de pierre concassée. Par ailleurs, dans le sous-sol de l'édifice où je demeure, un enchevêtrement incroyable de fils de différentes grosseurs est fixés au plafond. Beaucoup trop pour les 10 locataires y habitant.

En outre, un soir de l'automne 2003, passant devant la fenêtre de l'appart du flic baraqué, celui qui menaçait de me donner un coup poing sur « l'aïeul », j'ai vu, dans la toute petite cuisine de ce deux et demi, la silhouette d'une femme assise dos à la fenêtre, devant un écran blanc, qui n'affichait aucune image : le baraqué y vivait seul… Silhouette et scintillement de l'écran bien visibles parce que la lumière était éteinte dans l'appart.

Une femme ? À cause de sa chevelure, abondante, et de sa main droite, doigts bien écartés, effilés comme ceux d'une femme, et index placé à la verticale devant l'écran. Je pense qu'elle venait d'appuyer sur une touche du clavier de son ordinateur pour faire disparaître ce qu'elle visionnait. Un ordinateur ? Sa tête était à un pied de l'écran, quand on regarde la télé, on s'en tient loin. De nos jours, les images captées par les caméras entrent directement dans l'ordi. Le lendemain, le store vertical était fermé, comme il l'est toujours du reste.

Il y a aussi les synchronismes constatés en d'innombrables occasions. Ils sont particulièrement convaincants. Avant même que je pointe le nez dehors, des civils savent que je m'apprête à quitter mon domicile. J'ai à peine déposé mon vélo à l'extérieur que simultanément j'entends une portière claquer, un moteur démarrer et un véhicule reculer ou faire un demi cercle pour emprunter la 155. Parfois, je les vois aussi. Quand ce n'est pas la camionnette d'un locataire habitant l'immeuble, c'est la voiture stationnée devant la maison de l'un de mes voisins. Mes sorties font la plus part du temps l'objet d'une mobilisation policière. Il arrive même que ce soit manifesté de telle sorte que je capte cinq sur cinq qu'on m'a à l'oeil. Que peu importe où j'irai et à qui je parlerai, ils le sauront, que je ne pourrai jamais leur échapper.

Provoquer délibérément des situations donne évidemment les mêmes résultats. Ainsi sortir de son domicile, l'été, vers 4h30 du matin, alors que le soleil commence à peine à se lever, suscite certaines réactions chez ceux qui me surveillent 24h sur 24h. J'en ai fait le constat un de ces petits matins où je voulais tester leur vigilance. Suis sorti, ai fait un demi tour de l'immeuble, me suis placé juste sur le coin de la façade, les yeux braqués sur la résidence qu'occupe un civil, située en retrait de la 155.

L'instant d'après, monsieur (le même qui disait : « Y'é toujours tout seul ») apparaissait dans sa grande baie vitrée. Ai refait le test à quelques reprises, et chaque fois monsieur ou le résident d'une autre maison s'y pointait. La présence de caméras est confirmée par bien d'autres faits. Dès l'automne 1999, je savais déjà qu'au village on s'adonnait à la télésurveillance. Le contraire m'eut étonné grandement, puisque c'est la norme maintenant dans notre société policée mur à mur. Cependant, il est impossible de les repérer.

Étoffons d'un autre… écran. Dimanche 6 janvier 2002… J'arrête à une station de service, sur la 155, acheter l'hebdo Progrès-Dimanche. En profite pour faire, à l'une des préposées au comptoir, un petit topo de ce que j'ai découvert dans le village. Me voyant soudainement sur l'écran fixé près du plafond, m'informe si tout ce que j'ai dit a été enregistré. Ne s'y attendant pas, elle se crispe un peu, m'adresse un très léger signe de tête affirmatif.

Remettez-vous la vidéocassette à la police ? Là, la réponse est moins claire. C'est que la demoiselle est de plus en plus tendue. Je n'insiste pas. A-t-elle dit oui, a-t-elle dit non ? J'opte pour noui. J'en aurais une autre à lui poser, mais ce serait la mettre dans l'embarras : image et son captés ici sont-ils transmis directement, en temps réel, dans une maison privée servant de centre de visionnement et d'écoute dans cet îlot ? D'après moi, affirmatif.

Environ dix minutes après, quand j'arrive devant l'édifice où je réside, j'assiste à un va-et-vient jamais vu. Une civile sort d'un appart, me regarde avec insistance et s'installe au volant de son auto, sans démarrer et partir. Arrive aussitôt une auto qui se parque le long de la façade de l'édifice, suivie l'instant d'après d'une camionnette qui s'immobilise en parallèle. Son conducteur baisse la vitre côté passager, se penche pour parler au type de l'auto.

Pendant ce temps, le passager de ce dernier suit mon déplacement, le cou tordu pour me voir arriver de l'arrière du véhicule et qui se détord pour suivre ma progression. Tournant le coin de l'édifice, le moteur de la camionnette du civil baraqué, stationnée le nez devant sa porte d'entrée, ronronne, sans personne à bord. Ronronne aussi le véhicule vide d'un voisin tout proche. Avertissement de faire attention à ce que je dis. (La suite demain)

Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.

News du lundi 5 mai 2008---------------

Une police cool…

11H12 – Moi, suis d’accord avec cette façon de faire. Alors, je vous présente la vidéo, non pas pour me moquer des deux flics qui en sont les héros, bien au contraire, mais pour les saluer cordialement au passage. Une police décontractée, parlez moi de ça, surtout que l’événement s’y prêtait bien : la course cycliste en France. La vidéo (09:58) date un peu (1998), elle n’en conserve pas moins toute sa convivialité.

L’heure de la pause-café

00H11 – 24 Heures – 31 photos
Qui sont les Hell’s Angels ? – 12
Des caricatures, en voulez-vous ? En voilà en quantité !
Utilisez l’ascenseur pour voir toutes celles figurant dans la page d’entrée, dont une du pape qui risque vraiment de vous étonner : qui l’eut cru ? En bas, cliquez sur PAGE SUIVANTE : 21 autres pages vous attendent, remplies de dessins politiques.

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
« Mais pourquoi voulez-vous savoir ça, vous ? »

Copyright

00H00 – Ce décor trompe-l'œil étant planté, explorons d'autres coulisses. Au cours de mes trois premières années au village, l'un des apparts voisins du mien servait de lieu de réunions à des civils. Pour faciliter la compréhension de ce qui va suivre, décrivons-en sommairement la configuration. S'agissant de deux apparts l'un à côté de l'autre, un mur mitoyen les sépare. D'un côté la chambre du locataire voisin, le civil, de l'autre ma cuisine, et mur contre lequel sont placés poêle, armoires, évier et frigo. Ce même mur mitoyen sépare aussi notre chambre de bain respective.

La minceur de la cloison me permettait de capter parfois des bribes de conversations. Certains soirs, le brouhaha m'indiquait qu'ils étaient quatre ou cinq, peut-être davantage. J'y ai souvent constaté la présence d'autant de véhicules stationnés en face de la porte d'entrée. Me suis même permis une couple de photos. Quelqu'un a dû voir la lumière de ma caméra flasher parce que peu après un flash illuminait la fenêtre de ma cuisine. Comment avait-il su que c'était moi ? J'avais agi dans la noirceur et sans témoin. Caméras extérieures ? Oui, mais invisibles, parce que déguisées en d'autres objets.

En collant l'oreille contre la cloison, j'attrapais un mot par-ci par-là, mais jamais assez cependant pour savoir de quoi ils discutaient exactement. Alors, j'ai très vite mis fin à cette activité. Malgré cela, au fil des semaines et des mois, des mots prononcés d'une voix plus forte s'étaient nettement détachés des autres, du brouhaha et des bruits de pas aussi. Peu à peu, ils ont pris l'habitude, quand ils discutaient entre eux, de mettre en marche le ventilateur de la chambre de bain, voisine de la mienne. Le ronron du moteur couvrait les éclats de voix, mais il leur arrivait de temps à autre de l'oublier...

Un jour, j'entends de l'autre côté du mur, là où est située la chambre, la voix d'un homme dire : « Y'é toujours tout seul. » J'ai la conviction qu'il parle de moi. Je reconnais aussi le timbre de voix particulier du civil habitant la maison située tout près, en retrait de la 155. Parfois, j'identifiais aussi celles de l'homme-au-toutou-qui-faisait-vous-savez-quoi et de quelques autres que je connaissais bien.

Je n'avais pas été sans remarquer également que souvent j'entendais quelqu'un entrer dans l'appart et des pas suffisamment audibles pour en suivre la progression jusqu'à la cloison mitoyenne. N'en étant pas les locataires, que faisaient-ils donc dans cette chambre ? Au-dessus de mon évier, il y avait un grand miroir, de deux pieds de large par près d'un pied et demi de haut. Le bruit de ces pas était assez éloquent, leur prѯgression suivie d'un silence une fois arrivés au pied du mur, pour penser que peut-être de l'autre coté du miroir m'épiait-on.

Il y avait d'autres indices. L'année précédente, début juillet 1999, à peu près une semaine avant que j'occupe cet édifice, j'avais visité cet appart voisin, sans autre motif que la simple curiosité, car j'avais remarqué qu'on y faisait des travaux. La porte étant ouverte, j'y étais entré et avais marché jusqu'au fond, là où se trouve la chambre. Mon arrivée imprévue avait visiblement surpris les deux " ouvriers " en train d'effectuer des travaux de plâtrage sur le mur mitoyen de mon futur appart. Ils avaient figé, m'observant sans dire un mot. J'avais trouvé leur attitude un peu étrange.

Au printemps 2001, il était de nouveau rénové. Deux rénovations en moins de deux ans, pendant que les autres apparts n'en subiront aucune. Facile, nicher une caméra derrière un miroir sans tain ou d'en effacer les traces quand le voisin, de l'autre côté, s'est rendu compte de quelque chose. Des flics ? Peu probable qu'on utilise de simples collabos pour effectuer ce genre de travaux éminemment clandestins.

Depuis le début de cette deuxième rénovation, on faisait beaucoup de vacarme. Mais bon, je me disais que ce n'était qu'un mauvais moment à passer. Jusqu'au jour où c'est devenu carrément infernal. L'impression d'être dans une caisse de résonance sur laquelle on s'acharnait à frapper frénétiquement sans discontinuer. Vacarme comparable à celui du forgeron frappant de sa masse une pièce de métal déposée sur l'enclume. Bruit assourdissant qui m'était destiné ? Plus que plausible. Je voulais savoir si les travaux dureraient encore longtemps. J'espérais aussi que le locataire, nouvellement arrivé, me permettrait de visiter les lieux et, surtout, d'accéder à la fameuse chambre. Toc, toc, toc dans la fenêtre de la porte, un jeune homme sympa m'ouvre, je m'identifie, explique la situation. Non, il n'en a plus que pour un jour ou deux, et oui, je peux jeter un œil.

Au fond, la porte de la chambre est ouverte. « Puis-je…? » « Certainement. » Murs impeccables, frais peints. Bureau et grand miroir adossés au mur mitoyen. Grande envie d'examiner le mur derrière le miroir, mais, manque de cran, n'ose pas. « Miroir fixé au bureau ou au mur ? » « Au bureau », me répond-il. Puis, après une pause, la voix légèrement irritée, un peu haut perchée : « Mais pourquoi voulez-vous savoir ça, vous ? » « Juste pour savoir », dis-je.

Il se rend compte de sa maladresse, tente de corriger l'impression qu'il me laisse, devient ultra gentil et quand je m'apprête à le quitter, serre chaleureusement la main à « Monsieur Martel ». À quelques occasions, j'ai constaté que le civil pris en quasi flagrant délit retombe vite sur ses pieds en agissant de la sorte. Cela embrouille votre sens critique, mais pas longtemps parce que quand le brouillard s'est dissipé, vous retrouvez votre lucidité pour découvrir la feinte.

Plus tard, à l'automne 1999, alors que je causais avec l'homme-au-toutou (du temps où il était le bienvenu chez moi…), tous deux assis à la table de la cuisine, j'avais perçu du coin de l'oeil une lueur, brève mais vive, jaillir du centre du miroir. Elle ne pouvait provenir de mes deux fenêtres, qui n'ont rien de panoramiques et dont les stores sont partiellement fermés. La lumière extérieure entrant dans l'appart se reflétant sur l'écran de mon ordinateur, je travaille un peu dans la pénombre, une lampe allumée sur le bureau. De toute façon, les fenêtres ne font pas face au miroir, mais aux murs latéraux. Je crois qu'on avait fait un test pour vérifier si j'étais conscient du double jeu du miroir. Comme j'avais feint de n'avoir rien vu et poursuivi la conversation sans trébucher sur les mots, on en avait probablement déduit qu'on pouvait continuer de m'observer sans risque.

Il y a aussi cet autres indice, parmi tant d'autres, tout aussi révélateur à mes yeux. Une nuit, un abcès à une dent m'avait empêché de dormir. C'était l'hiver et le froid vif l'avait titillé. Rien dans ma pharmacie pour neutraliser la douleur. Et à cette heure, le seul endroit où j'aurais pu en acheter était bien entendu fermé. Surprise ! Deux jours après, la réceptionniste-comptable du journal communautaire où je travaillais avait fait allusion à des maux de dents, sans spécifiquement parler du mien, mais d'un air suffisamment entendu pour que j'en saisisse l'à-propos. Tactique policière, ainsi qu'on l'a déjà vue, consistant à démontrer à celui que l'on cherche à intimider qu'on sait tout ce qu'il fait, même en pleine nuit quand il est seul chez lui. (La suite demain)

Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.

News du dimanche 4 mai 2008--------------- 

Des hommes et femmes ordinaires
peuvent-ils devenir des bourreaux ?

07H46 – Oui, mais ce n’est tout lѥ monde qui accepte. Le sujet devient bourreau (sur les plans physique ou psychologique) simplement en exécutant les ordres, par soumission à l’autorité : agents de la sécurité privée, policiers, soldats, agents secrets, etc. L’expérience du Dr Stanley Milgram, psychologue social, effectuée dans les années 1960 le démontrait.

Vidéo de l’expérience de Milgram, en anglais seulement, durée 04:25.
Intervenants : Dr. Stanley Milgram, psychologue social, et Dr. Thomas Blass, prof en psychologie sociale, UMBC.

Un film en français a été tourné à ce sujet, avec des acteurs. Ce qui permettra à ceux ne possédant pas la langue anglaise de savoir en quoi consistait l’expérience de Milgram. Durée de la vidéo 19:38.

Une série d’études récentes remet cependant en cause les conclusions Milgram. La soumission à l’aѵtorité n’est pas aussi facile à induire qu’on l’a dit... Lisez l’excellent papier de Jean-François Dortier : La banalité du mal revisitée.

Une vidéo tabou

01H05 – Je la dédie au gouvernement conservateur de Stephen Harper, un homme de droite qui n’arrête pas de serrer davantage les mâchoires de l’Étau Policier canadien. Sa tactique consiste à faire un tout petit pas à la fois. Il a aussi des problèmes avec le sexe : il veut censurer indirectement les films causant du désordre, notamment pornos. Dans la page s’affichant, la vidéo est un peu plus bas. Si vous n’y arrivez pas, because la censure, essayez ici : Cheating Couple Busted

Deux excellents journalistes québécois
reçoivent le prix de La Liberté de la presse !

00H45 – Il leur a été décerné par l’Association canadienne des journalistes lors de la Journée mondiale de la liberté de la presse, hier samedi 3 mai. Il s’agit de Gilles Toupin et Joël-Denis Bellavance, tous deux du quotidien La Presse. Lisez l’allocution de Toupin prononcée lors de la réception du prix.

Ce journaliste est un combattant, un vrai, ainsi que vous le verrez. J’ai beaucoup d’admiration pour les journalistes qui foncent dans le tas, sans se soucier de ce que pensera le pouvoir. Toupin, je vous assure de mon appui indéfectible. J'invite tous mes visiteurs à vous soutenir et à inciter d'autres à en faire autant.

L’abondance est encore au rendez-vous !

00H34 – Plusieurs photos de la Lune, tout simplement MAGNIFICO !
Dans la page s’affichant, colonne de gauche, un peu plus bas. Utilisez l’ascenseur et vous les verrez toutes.

Allez naviguer sur le site de la NASA,
Vous serez comblé : photos + vidéos.

Les caricatures de La Presse – 14
Photos et vidéos de La Presse

Les caricatures de Placide – 66 (pages d’1 à 6)
Ensuite, naviguez dans LES DOSSIERS DE PLACIDE, plus bas.

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
Un faux couple de civils et un enfant, celui de la civile

00H00 – Cet édifice où j'habite compte dix apparts. Les neuf autres sont occupés par des civils de la Sûreté du Québec. Évidemment, aucune auto-patrouille stationnée en face des apparts, surtout pas, mais des camionnettes, avec double bonbonnes pour la soudure à l'arrière, ou un canot, ou une petite cargaison de matériaux de construction. Pour mieux illusionner le commun des mortels. Quelques autos aussi, rien de luxueux. Il y a aussi des civils qui habitent près de l'édifice, sur ce même côté de la 155. Ils occupent cinq maisons : pour éviter que des citoyens d'ici ne les identifient, suis obligé de modifier un peu la cartographie du secteur. 

D'un côté de l'édifice, il y a celle située en retrait de la route, où un civil vit seul. De l'autre côté, à l'intersection, un faux couple de civils et un enfant, celui de la civile. À l'arrière de leur résidence, en bordure d'une rue débouchant sur la 155, une petite maison est utilisée à des fins de télésurveillance, activité que je décrirai dans quelques paragraphes et désignerai sous le nom de la petite-maison-aux-écrans. Juste en face de celle-ci, un flic, sa conjointe et un enfant. Dans cette rue, on y dénombre également deux autres maisons. Deux frères habitent l'une d'elles, collabos à tout crin, dont l'un jouant au cerveau lent : ke crois que l'un d'eux est flic, sans en être certain à cent pour cent. À quelques centaines de pieds de là, une vieille cambuse, le toit vallonné, sert de lieux de rencontres. Et de cinq.

Les civils ne sont pas tous doués pour le mensonge. Leurs histoires sont souvent mal ficelées. Suffisamment pour qu'on constate que le paquet contient autre chose que ce qu'ils prétendent. Entrons sur la pointe des pieds dans la maison située à l'intersection. Elle a toute une histoire récente derrière elle. En l'espace d'un an et demi, en l999 et 2000, elle a changé de main trois fois. À l'été 1999, quand je suis arrivé à Lac Bouchette, elle était à vendre, son proprio, qu'on prétendait - faussement, on le verra - également proprio de la petite scierie, quittait le village pour un autre, paraît-il près d'Alma.

Au début de l'hiver qui suit, une jeune femme accompagnée de son bambin vient chez-moi m'informer qu'en l'absence de mon proprio, qui hiberne dans le Sud, elle s'occupera des locat