News du vendredi 31 Octobre 2008
■ Des
fameuses... – ...de
belles
grandes photos. 29 en tout.
■ L'élu,
un gros zéro en matière policière – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Explicitons
davantage. Supposons que vous vous appelez Pierre Bourque,
horticulteur de profession. Les arbres, les arbuste et les fleurs,
vous leur avez consacré votre vie, ils ne recèlent plus aucun
secret pour vous. Au lieu de prendre votre retraite, vous décidez de
présenter votre candidature à la mairie de Montréal, poste que
vous remportez haut la main. Du jour au lendemain, vous héritez donc
de tous les dossiers dont un maire d'une grande cité doit s'occuper.
À titre de membre du Comité exécutif de la Communauté urbaine de
Montréal (infrastructure régionale qui existait à son arrivée à
la mairie), vous héritez aussi des dossiers de celle-ci, dont celui
de la police. Vous vous retrouvez avec une masse d'infos énorme à
digérer, et en perpétuelle actualisation.
Personne
ne pourrait l'absorber en quelques semaines ou mois, trop vaste, trop
ramifiée. Malgré toutes les heures que vous y mettrez chaque jour,
il vous faudra au moins une couple d'années pour en faire le tours.
Et encore, car chaque directeur de service en saura toujours
davantage que vous. Normal, chacun y beigne à journée longue, et
certains d'eux depuis des années. Le directeur auquel vous vous
adresserez vous communiquera les renseignements au fur et à mesure
de vos besoins. Sans omettre le directeur préconisant une solution à
un problème, mais en en minimisant les inconvénients ou les
dissimulant pour mieux vous la faire gober.
De
même en est-il du dossier de la police. Puisque vous ignorez tout de
ses tactiques, leurs conséquences physiques, psychologiques,
sociétales et économique, il y a beaucoup de questions pertinentes
que vous ne soulèverez jamais. N'en soyez pas offusqué, même les
journalistes n'en savent pas plus que vous, sauf ceux frayant dans
les milieux policiers depuis une couple de décennies. Ayez le
courage d'admettre qu'il est difficile, dans ce contexte, de saisir
la portée de certaines décisions que vous prendrez en la matière.
D'autant plus que les dirigeants des corps policiers ne dévoilent
jamais leurs petits secret. (Suite demain)
■ La
vidéo qui suit... – ...
porte comme titre : La
Pomme d'Adam (08:01). En passant, vous savez ce qui est arrivé
pour la première fois lorsqu'Adam a mangé la pomme? On dit que
c'était la première fois qu'une pomme était mangée par une poire.
News du jeudi 30 Octobre 2008
■ Canada
: Harper dit ce qu'il a tu... – ...lors
de la campagne électorale qui a pris fin le 14 octobre. Maintenant
qu'il est élu, il se permet de parler enfin de la crise financière
mondiale.
Voici ce qu'a dit le
premier ministre conservateur Stephen
Harper : «(...) il est clair que nous ne sommes pas à l'abri
des événements qui se déroulent au-delà de nos frontières. C'est
pourquoi notre responsabilité première sera de garantir aux
entreprises et aux familles canadiennes la sécurité dont elles
besoin pour faire face à difficultés économiques mondiales.»
Plus volubile, Harper? N'exagérons pas, il ne le sera jamais. Ce
n'est pas dans sa nature.
Le jour précédent, le
ministre canadien des Finances, Jim Flaherty, de ce qui était alors
le conseil des ministres d'Harper, avait déclaré qu'il ferait tout
pour que le Canada ne renoue pas avec un déficit budgétaire en
2009-2010 mais qu'il n'avait pas l'intention pour autant d'essayer
d'enregistrer un excédent à tout prix. Il précisait que ce serait
beaucoup plus difficile pour l'exercice suivant. RCI, qui rapportait
sa déclaration, signalait que c'est la première fois que le
ministre laisse entendre aussi clairement que le Canada pourrait se
retrouver en déficit budgétaire.
Tout à coup,
voilà-tu-pas que les langues se délient, qu'on commence peu à peu
à dévoiler la vérité (cachée) aux électeurs, qui ne peuvent pas
défaire ce qu'ils ont fait le 14 octobre. Ce n'est pas un trait
particulier des conservateurs, tous les partis politiques sont
pareils.
■ Grande
première : une Inuite de Nunavut... – …est
devenue aujourd'hui ministre canadienne de la Santé. Leaona Aglukkaq
a été élue députée conservatrice de ce vaste territoire de
l'Arctique, plus de 2 millions de km carrés, lors des élections du
14 octobre dernier. Elle avait déjà occupé une fonction similaire
au sein du gouvernement du Nunavut.
La nouvelle a été
révélée ce matin lorsque le premier ministre conservateur, Stephen
Harper, a présenté aux journalistes les membres de son nouveau conseil
des ministres. Lisez l'article de Joël-Denis Bellavance du quotidien
La
Presse.
PS : Pour en savoir plus
sur ce territoire de l'Arctique, je vous réfère à mon article du
mardi 28 octobre à 03H39 et intitulé : Dans l'Arctique canadien...
La nomination de Leaona
Aglukkaq est probablement liée au fait que quelques pays
revendiquent certaines parties de ce territoire ou désirent qu'elles
soient reconnues comme étant un territoire international, à l'image
du Pôle Sud, par exemple. Ce geste de Harper confirmerait donc sa
détermination de défendre l'intégrité de cette frontière
canadienne.
Quoi qu'il en soit, on ne
peut que se réjouir de se rapprochement interculturel.
■ Commission
d'accès de l'info du Québec (CAI) – Beaucoup
de Québécois ne le savent probablement pas qu'ils peuvent en
appeler à la CAI lorsqu'un village, une ville ou une municipalité
régionale de comté tarde ou refuse de donner les documents
demandés.
Sur le site
de la CAI, vous découvrirez qu'environ 2 800 organismes publics
sont assujettis à la loi régissant à la fois l'accès à l'info et
la protection des renseignements personnels.
Ces organismes de même
que les coordonnées du ou des personnes responsables sont publiés
par secteur ici
: Municipalités (page 1 du document pdf), Organismes
supra-municipaux et municipaux (52), Offices municipaux d'habitation
(59), Régies intermunicipales (86) et Municipalités régionales de
comté (MRC, page 94, tout à fait dans le bas du document ).
C'est très utile de
savoir, à titre d'exemple, de qui relève, dans votre MRC, la
responsabilité de faire respecter cette loi. Ainsi, la MRC Le
Domaine-du-Roy, celle où j'habite, le préfet Bernard Généreux
l'assume. On y indique même l'adresse de la MRC ainsi que le numéro
de téléphone à composer.
J'ai pu ainsi entrer en
contact, il y déjà quelque temps, avec un subalterne du préfet. Je
devrait recevoir bientôt les deux documents demandés : un sondage
relatif à la mini-centrale électrique qu'on projette de construire
à Val Jalbert, une chute magnifique risquant d'être défigurée par
ce projet, et le dernier état financier de la MRC. Ensuite, je vais
faire un reportage vidéo qui sera diffusé sur mon site.
■ Ryan,
maire de Montréal-Nord pendant 37 ans ! – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Abordons
un autre important volet de la problématique : la plupart des
membres du pouvoir politique connaissent strictement rien en matière
policière. Plusieurs d'entre eux tiqueront en lisant ce livre,
découvrirons un univers dont ils n'avaient jamais soupçonné
l'existence.
François
Ali, conseiller municipal de l'ex-Ville Saint-Laurent, en banlieue de
Montréal, était probablement l'un des rares à en avoir une bonne
idée. (François Ali -
La Presse du 5 avril 2000) On peut en tout cas le présumer à la
lumière des propos qu'il avait tenus dans une lettre publiée par La
Presse en avril 2000. Le contexte de son intervention avait trait à
la future Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) devant
remplacer la Communauté urbaine de Montréal (CUM). À ce moment-là,
on ignorait encore que, après la fusion des 29 municipalités de
l'île de Montréal, la police relèverait de la nouvelle Ville de
Montréal.
Alors
Ali s'interrogeait : relèverait-elle de la CMM ou d'une régie ? «Si
le contrôle civil du SPCUM
(la police de l'île de Montréal) laisse
beaucoup à désirer aujourd'hui, on comprend la difficulté de le
rendre plus imputable à la société dans sa nouvelle régie,
écrivait-il.
Déjà le citoyen constate chaque jour que sa vie est de plus en plus
contrôlée par le pouvoir politique. Il aura encore plus de raisons
de craindre un pouvoir policier dont il n'aura plus le contrôle. Car
la police de Montréal -et la Sûreté
du Québec, par ailleurs, soulignait-il
-sait manipuler,
conditionner, surveiller à ses propres fins la société qu'elle est
censée protéger.»
Ali
était le seul élu municipal qui, publiquement, se préoccupait de
cette question. Ceux qui en savaient plus que lui, se taisaient.
Ainsi, le ministre péquiste de la Sécurité publique, Serge Ménard,
la présidente de la CUM, Vera Danyluk, deux spécialistes en la
matière. Et, à un niveau moindre, Yves Ryan,
maire de Montréal-Nord pendant 37 ans (élu
pour la première fois en 1963) et, à ce titre, membre du conseil
des maires de la CUM. Il avait siégé également au Comité exécutif
et à la Commission de sécurité publique de la CUM, alors
responsable de la police. Tous les autres élus étaient pour la
plupart des néophytes. (Suite demain)
News du mercredi 29 Octobre 2008
■ Haine
de l'Occident... – …Titre
d'un livre (Éditions Albin Michel) de Jean Ziegler, ex-rapporteur
spécial de l'ONU en matière de droit à l'alimentation. Au cours de
ces années, il a de ses yeux vu, sur le terrain, la misère extrême
des populations vivant dans les pays pauvres. Entre autres, vu des
enfants mourir de faim, dans des conditions inhumaines. Finalement,
il a tout compris ce qui se passe. Aujourd'hui, il est favorable à
un «tribunal
de Nuremberg»
de la crise. Entrevue
de rue89, durée 20:56.
Ziegler favorable à un
tribunal
de Nuremberg, texte
C'est
quoi le tribunal de Nuremberg?
Extraits
de son livre
PS : Cette haine contre
l'Occident est surtout focalisée sur le républicain W. Bush et son
entourage immédiat. Autre remarque... J'ai constaté que certains
journalistes français toisent d'un peu de haut Ziegler. On se permet
même de le ranger sous l'étiquette de pamphlétaire. Honteux, de
leur part.
Ziegler ne parle pas à travers son chapeau, il connait
toutes statistiques de la faim et de la misère dans le monde. Ce qui
n'est de toute évidence pas le cas de ces journalistes. C'est
toujours comme ça, avec la presse en général. Si vous avez été
témoin d'horreurs, il faudrait que vous soyez calme et serein devant
eux, sinon vous perdez de votre crédibilité.
■ USA
: les élections du 4 novembre... – ...dans quelques jours. Beaucoup
de citoyens de part le monde retiennent leur souffle : subirons-nous
un troisième mandat républicain à la présidence? Le premier
ministre canadien, le conservateur Stephen Harper, doit bien retenir
le sien aussi : que vais-je devenir sans un président républicain?
Capitalisme sauvage, guerres, hégémonie... Vidéo (02:00) incitant
à voter
Obama.
■ L'amiante
chrysotile du Canada.... – ...continuera
de tuer. Inde, Pakistan et Vietnam, trois de ses plus gros clients,
ont refusé hier à Rome d'inscrire le minéral sur la liste des
produits dangereux de la Convention de Rotterdam. Pour sa part, le
Canada, qui en est l'un des plus importants exportateurs au monde, bien
que présent à la réunion, s'est tu. Lisez l'article du
quotidien Le
Devoir.
PS
: Un faux débat puisque le Canada peut très bien décider de
lui-même d'interdire l'exportation de ce produit mortel.
■ Tous
les régimes font appel aux policiers – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Laplante
nous fait remarquer qu'il y a autant de polices qu'il y a de
sociétés. (Laurent Laplante -
La police et les valeurs démocratiques -
Institut québécois de recherche sur la culture) Le pays totalitaire
aura une police à son image : soupçonneuse et envahissante ; la
société démocratique exigera de sa police qu'elle contribue au
respect et à l'épanouissement du pluralisme, de la tolérance, de
l'équité et de la transparence.
Société
démocratique, le Québec souhaite donc obtenir constamment de ses
forces policières ce type de contribution. Est-ce que ce souhait est
réalisé ? s'interroge-t-il. En bonne partie et le plus souvent,
oui, mais ni toujours ni partout. Notons que Laplante a écrit son
bouquin avant la flambée des technologies de l'information et de la
pseudo police communautaire, qui ont décuplé l'efficacité de la
police. En France, suivant Casamayor, le policier sert tous les
régimes. «Mais
il est beaucoup plus instructif et grave de constater que tous les
régimes font appel aux policiers.»
(Louis Casamayor -
La Police -
Gallimard)
Laplante,
et il est vital de le rappeler, soutient que ce ballet entre
politiciens et policiers laisse la société sous l'impression
qu'elle n'a pas à savoir où se situent les vrais centres de
décision. Tout cela compose un tableau fort peu démocratique,
juge-t-il. En effet, comment se défaire électoralement de ces élus
alors qu'ils agissent en catimini ?
En outre, ils ne sont plus les
seuls à pouvoir tailler les citoyens comme une haie de cèdres, des
groupes adorant aussi émonder, étêter et, lorsque nécessaire,
déraciner. Rusée, la police n'accepte au sein de ses comités et
réseaux de citoyens-mouchards que ceux idéologiquement proche
d'elle. La situation est rendue à ce point enchevêtrée que c'est
pratiquement le brouillard intégral. Évitons de faire du Québec un
cas unique parce que les tactiques policières sont universelles.
(Suite demain)
News du mardi 28 Octobre 2008
■ Créer
des objets ou animaux décoratifs... – ...avec
des lattes de bois minces et plates, qu'on colle à d'autres. Par
exemple, un perroquet, que vous pouvez ensuite peinturer de
différentes couleurs pastel. Le résultat est étonnant et à la
portée de tous. Et vous voilà tout à coup devenu artiste, exposant
et vendant vos œuvres d'art
– Vidéo
(04:00).
■ Canada-Afghanistan
: la lourdeur du silence – N'étant
pas informés de ce qui s'y passe vraiment, nous en sommes réduits
aux hypothèses.
Il n'y a plus de morts
chez les soldats de l'armée canadienne. On se croirait presque en
temps de paix. Il n'y a que des blessés. Lorsque que de ceux-ci
décèdent, les médias n'en sont pas informés, seulement leur
famille. Mourir lors d'un accrochage avec l'ennemi ou à l'hôpital
des suites des blessures subies sur le terrain, quelle différence y
a-t-il? Aucune, la fin est la même.
Alors pourquoi taire
(cacher) ces mortalités? Pour ne pas allonger la liste officieuse
des 97 connus, éviter d'émouvoir l'opinion publique, qui pourrait
réclamer le retour au bercail de leurs soldats. Le premier ministre
conservateur Stephen Harper tient mordicus à cette guerre, son
prédécesseur aussi y tenait, il en parle donc le moins possible. Et
quand enfin il ouvre la bouche, il en dit si peu qu'on n'est pas plus
avancé qu'avant.
De ces soldats peuvent
aussi avoir été tués et l'armée faire croire aux familles des
défunts qu'ils ont été gravement blessés et, ne pouvant être
rapatriés en cet état, sont hospitalisé à Kaboul. Ensuite,
attendre quelques jours et annoncer le décès à chacune d'elles. Ni
l'armée ni les familles en informeront les médias. Le black-out!
■ Canada
: l'enquête sur la mort... – …du
Polonais Robert Dziekanski survenue à l'aéroport de Vancouver, il y
a maintenant un an, vient d'être reportée une autre fois et fixée
au 19 janvier. RCI rapporte que des procureurs envisagent toujours de
déposer des accusations contre les agents de la Gendarmerie royale
du Canada impliqués dans cette tragédie. Dziekanski avait reçu des
décharges électriques d'un pistolet Taser avant de succomber.
■ Dans
l'Arctique canadien... – ...les
Inuits (Esquimaux) sont allés aux urnes, hier lundi 27 octobre. Le premier
ministre du Nunavut, Paul
Okalik, sollicitait un troisième mandat. J'en ignore pour le
moment les résultats.
Le Nunavut possède un
territoire immense, plus de 2 millions de kilomètres carrés (1/5e
du Canada), occupés par 31,000 Inuits. Probablement la démocratie
la moins peuplée au monde. Carte
géographique, cliquez dessus pour l'agrandir. Tout ce qui est en
bleu ciel appartient aux Inuits.
Le
drapeau
du Nunavut, la moitié jaune, l'autre blanche, avec son étoile
Sur
Wikipedia, des
infos sur les Inuits
Site
du gouvernement
Site des élections
Des francophones
y vivent aussi
Le Père
Noël itou
Guide touristique
du Nunavut
■ Open
your eyes – Regardez
ces déserts à perte de vue, écoutez la musique.
Prise
de conscience
■ Complétons
notre visite touristique à Cuba – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Voyons
brièvement une autre affaire du genre. Cette fois, il s'agissait
d'une tentative ratée de la part d'un autre membre du même corps
policier, l'agent Claude Slavinski, celui-là en uniforme. (Marcel
Laroche - La
Presse du 10 juin 1999) En juin 1997, il n'avait pas apprécié que
le livreur Bruno Vézeau prenne du temps à enlever son camion de
livraison, qu'il avait stationné en travers de la rue pour décharger
des marchandises. Slavinski en avait informé son employeur. Ce
dernier en avait parlé à son employé, qui avait porté plainte au
Comité de déontologie policière.
Selon
Me Danielle Simoneau, procureur du commissaire de déontologie,
Slavinski avait agi dans le seul but de causer des ennuis au
plaignant qui, fort heureusement, n'a pas perdu son emploi à la
suite de cette dénonciation. Le comité avait reconnu Slavinski
coupable d'avoir «(...) transgressé son
serment de discrétion qui lui est imposé par la loi»
et suspendu de ses fonctions pendant dix jours sans traitement.
Complétons
notre visite touristique au pays de Castro. Derrière la milice
cubaine omniprésente, les Comités de défense de la révolution
cubaine (CDR) et son armée de citoyens-mouchards, il y a la police
politique, le G-2, qui opère, elle aussi, dans l'ombre et le secret.
De l'aveu général, écrivent Pierre et Renée Gosset, elle est
admirablement faite. (Pierre et Renée Gosset -L'adieu aux barbus -Éditions Julliard)
Elle
travaille sur dénonciations, sur dossiers patiemment réunis qu'elle
garde sans les utiliser jusqu'au moment propice. Parfaitement
informée et organisée, elle est ainsi au courant de la plupart des
foyers de résistance qu'elle laisse couver sous la cendre.
Cependant, à la moindre menace intérieure ou extérieure, elle
s'abat sur eux. Au cours de mon enquête, et ainsi qu'en témoigne la
partie récit de ce livre, j'ai constaté que le Québec avait aussi
sa police politique : la Sûreté du Québec. (Suite demain)
News du lundi 27 Octobre 2008
■ Les
peureux de tout – Heureusement,
la police en civil et ses collabos sont là pour vous sécuriser.
Comprendre : entretenir vos peurs. Plus vous avez peur, plus ils vous
aiment et... vous contrôlent.
Charlelie Couture : Appel
à l’aide
■ Non
au travail des enfants ! – C'est
en s'inspirant de ce thème que des élèves de l'école de Kossodo
et du Lycée Nelson Mandela, au Burkina Faso, en Afrique, ont réalisé
une vidéo d'ombres chinoises en février 2007. Ils ont imaginé un
conte (scénario), se sont occupés du tournage et de la narration.
Bien sûr, ils étaient soutenus par des membres d'une équipe
de professionnels.
Le synopsis : Leila,
le titre de la vidéo (03:47), est l'aînée d'une famille nombreuse.
Ses parents manquent d'argent. Pour les aider à nourrir ses frères
et sœurs, la petite fille accepte de travailler. Son patron la
transforme en âne...
Fiche
du film, explorez MUSIQUE et PHOTOS (cliquez dessus)
Burkina
Faso + Image
satellite
■ Les
fesses... – …
était-ce la dernière partie cachée de ce que nous sommes? La
police, en civil et en uniforme, sera-t-elle bientôt équipée d'un
scanner miniaturisé permettant de déshabiller tout le monde dans la
rue? Au nom de la prévention, genre : "cette femme, qui s'en
vient, a-t-elle caché dans son slip un lance-roquettes?"
Que reste-t-il de notre
intimité? Ce que nous pensons dans notre tête? De nos jours, rien
de plus facile que de dresser le profil psychologique d'un ou d'une
internaute en lisant ses courriels et répertoriant les sites qu'il
ou elle fréquente, entre autres. Même si on téléphone de chez
soi, notre ligne peut être sous écoute.
Ces technos, et elles ne
sont pas seules, sont un prolongement de l'espace public où la vie
privée n'existe pas. Nous sommes totalement nus, au propre et au
figuré, devant Big Brother et Big Sister, sans omettre leurs frérots
et sœurettes (les petits commerçants et autres citoyens collabos).
Une seule info suffit
pour ouvrir bien des portes à n'importe qui. Lisez le
texte suivant pour vous en convaincre et
cet autre.
■ Le
scanner... – ...destiné
aux aéroports s'en vient. Un
diapo donne une idée de ce que cette nouvelle techno voit et,
par conséquent, verra le ou la douanière. Indifférence ou malaise
d'exhiber ses fesses?
■ Des
silences perpétuent l'approche totalitaire – (Suite tome 1 de L'Étau Policier tome 1) Sur
l'île de Montréal, la police en civil peut vous faire perdre votre
emploi, ou vous empêcher d'en trouver un, si vous refusez d'entrer
dans le moule social ou de collaborer avec elle. On l'a vu dans mon
cas. Difficile à croire mais pourtant…
Parlons alors du cas
haïtien, en souhaitant qu'ils inciteront des lecteurs et lectrices,
peu importe la couleur de leur peau, à rendre public des
mésaventures du genre. Je suis sincèrement convaincu qu'il y en a
plusieurs. Sans oublier tous les autres dont on n'entendra jamais
parler parce qu'ils ignorent que la police est à l'origine du fait
que leur candidature à un emploi a été rejetée ou de leur
congédiement.
À
l'été 2000, le commandant Ronald Blanchette, traitant de la
violence des gangs de rue haïtiens du quartier St-Michel, à
Montréal, et de Montréal-Nord, dénonçait la communauté haïtienne
(Éric Trottier -La Presse des 12 et 13 juillet 2000) : «Le
problème, déclarait-il,
c'est que les gens de la communauté noire ne nous aident pas ; ils
ont trop peur de parler.» Évans Desmangles,
du bureau de la Communauté chrétienne haïtienne de Montréal,
réagissait en ces termes : «(…) nous
croyons que nous collaborons amplement avec la police, puisque nous
faisons partie de comités sur la prévention du crime, de tables de
concertations, etc.»
Keder
Hyppolite, l'un des leaders de la communauté haïtienne de Montréal
et ex-membre du Comité de déontologie policière, ripostait
également, soulignant la «mauvaise foi et
l'hypocrisie» de ce corps policier qui, tout
en appelant à la collaboration de la communauté haïtienne,
multiplie les actions douteuses à l'endroit des jeunes Noirs.
«Régulièrement
(sic), des policiers n'hésitent pas à
communiquer avec des employeurs pour les inciter à ne pas embaucher
tel ou tel autre qui a un casier judiciaire. Plusieurs jeunes qui
n'ont rien à se reprocher se font aussi encore régulièrement
accoster par des policiers qui les forcent à s'identifier sans
aucune espèce de raison. C'est grave, s'indignait-il
: les policiers n'ont pas le droit d'agir
ainsi. Et s'ils ne respectent pas les règlements, comment
voulez-vous qu'ils obtiennent le respect des jeunes de la communauté
haïtienne?»
Hyppolite
est probablement le premier citoyen à dévoiler publiquement ce
volet inconnu des activités clandestines illégales de la police de
l'île de Montréal : celle-ci ne doit pas être la seule à agir de
façon aussi condamnable. Combien aussi sont congédiés à la suite
d'interventions policières auprès d'employeurs, ou délaissent leur
emploi parce que épuisés psychologiquement par les déstabilisations
à répétition de la police en civil? Gravissime!
Et ce l'est
davantage au sein de cette communauté où, suivant Michel Chéry, un
criminologue d'origine haïtienne qui a réalisé une étude sur la
délinquance chez les jeunes haïtiens, le taux de chômage est
effarant, se maintenant toujours à 60%.
Ces
policiers agissent, sur plus d'un point, comme leurs collègues
cubains. Ce qui inquiète, c'est le silence des élus "responsables"
de la police, ainsi le ministre québécois de la Sécurité
publique. Ce mois de juillet 2000, qui dirigeait ce ministère sous
le gouvernement péquiste de Lucien Bouchard? Serge Ménard.
Les
silences aussi au sein du Comité exécutif de l'ex-CUM : présidente
Vera Danyluk et maire de Montréal Pierre Bourque. Silence également
des journalistes : aucun n'a pensé d'enquêter sur les faits
rapportés par Hyppolite. Silence des éditorialistes. Silence des
victimes, silence des employeurs ayant subi des pressions policières.
Ce sont tous ces silences qui perpétuent cette approche totalitaire.
(Suite demain)
News du dimanche 26 Octobre 2008
■ De
la lumière dans un théâtre d'ombres – J'emprunte
la manchette à ceux qui ont monté la vidéo (09:00) que vous allez
voir. Mes méninges n'en ont pas trouvée une plus brillante. C'est
vraiment ce qu'apporte Anne-Marie
Le Pourhiet, prof de droit public à l'Université de Renne 1,
lors d'une table ronde portant sur les lois mémorielles et les lois
scélérates. Elle vise plus spécifiquement les élus des Parlements
français et européen.
De
fait, ce qu'elle dénonce s'applique à tous les élus où qu'ils
soient. L'art de planter le clou à ceux qui nous gouvernent,
lorsqu'ils en font plus que l'électorat en demande, n'est pas donné
à tout le monde. Elle, elle le possède totalement. Éminemment
jouissif !
■ L'agonie
de la puissance – Selon
Jean Maudrillard, sociologue et philosophe français, la révolution
maîtres esclaves a créé une situation nouvelle de laquelle est née
l'hégémonie de la puissance mondiale.
On
peut même dire que cette révolution est la fin de la domination, du
fait de l'intériorisation du maître par l'esclave émancipé. Cette
distinction est essentielle, signale-t-il, car les événements qui
en résultent n'ont pas du tout le même sens.
Ainsi,
le terrorisme, explique-t-il, n'est pas l'extrémisation des luttes
traditionnelles. Il est une forme originale qui correspond à la
forme originale de l'hégémonie, et non pas une forme de domination.
Il est une forme de défi irréel, de violences irréelles, qui
répond sur son propre terrain à la confiscation par la puissance
mondiale, non seulement des richesses économiques mais de la réalité
elle-même.
Confiscation
de tout, de la souveraineté, de la guerre, des désirs et des
volontés secrètes, de la souffrance et de la révolte dans une
immense simulation, une immense réalité chaude, où chacun ne fait
plus que de la figuration honteuse.
Le terrorisme n'est pas seulement
une réponse à l'oppression matérielle, du défi aussi que
constitue la puissance mondiale (NDLR : USA) pour le reste du monde. L'enjeu
est donc symbolique, d'orgueil, de fierté et de mort. En fait, on
est passé d'un ordre à un autre. Le coup de force du capital... (NDLR
:...du capitalisme extrême)
Conférence de Jean
Maudrillard
Le présentateur parle en
espagnol, et est un peu long...
Cependant, la conférence
est en français
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■ Folies
créatives – Peut-être
allez vous grimacer, ou rire un peu ou
plus qu'un peu. Moi, suis totalement ouvert à la belle folie
intelligente. Comme on dit au Québec, ça déconstipe. Les gens
sérieux riant rarement, de peur sans doute que leur visage se fissure et
tombe en pièces détachées sur le sol, me font pitiés.
■ Un
autre parallèle avec Lac Bouchette – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Dans ce pays (Cuba)
maintenu «artificiellement» en état de besoin chronique où
tout bon Cubain doit se considérer comme un soldat de l'économie
nationale, état de guerre permanent où il est sans cesse appelé à
livrer de nouveaux combats, qui, sinon ces défenseurs de la
révolution omniprésents (les membres des CDR), lui rappellera son
devoir de volontaire lorsqu'il s'agit par exemple de gagner à la
place des paysans la bataille du sucre?
À cette question des deux
auteurs, Pédro R..., un étudiant, a répondu qu'ils n'étaient «pas
obligés» d'aller faire la récolte de la canne. «Chacun est
libre, mais celui qui n'y va pas n'est pas considéré comme un très
bon révolutionnaire. Et il faut bien penser à sa carrière.»
Autre
parallèle québécois… À Lac Bouchette, j'avais décrit
sommairement à un vieux monsieur l'omniprésence de la police en
civil de la Sûreté du Québec dans le village. Affairé à réparer
une clôture sur son terrain, il m'avait dit en connaître une
couple. Et quand je lui avais confié qu'elle s'introduisait même
dans les maisons privées, il avait délaissé sa clôture, s'était
redressé et raidi, ses yeux s'étaient arrondis, et m'avait lancé,
l'air mécontent et dépité de l'homme impuissant : «Faut ben
travailler !» (Suite demain)
News du samedi 25 Octobre 2008
■ Photos
sur les guerres – Nécessaire
de voir des survivants, la misère noire et la peur dans lesquelles
ils vivent quotidiennement. Ça ouvre les yeux, fait découvrir ce
qu'on nous cache. Les photos témoignent aussi des ravages de la
famine, de l'héroïne, de la pollution industriel. Le côté le plus
dramatique de la vie.
6
galeries au total, dans la colonne de gauche. Utilisez
l'ascenseur à droite pour accéder à la légende sous chaque photo
et cliquer sur les flèches.
■ Comment
jouer au foot... – …lorsqu'on
n'a pas de ballon.
Petite leçon africaine de savoir faire. Visionnez la en cliquant au
sommet de l'écran sur HAUTE DÉFINITION.
■ Alain
Bashung... – …
Osez Joséphine
(03:02) + Avec
le temps (06:01).
■ Canada
: rappel de jouets fabriqués en Chine – Pourquoi?
Ils contiennent une grande quantité de plomb, un métal toxique. Le
ministre canadien de la Santé, le conservateur Tony Clement, s'est
dit troublé par ces découvertes et a promis de déposer un projet
de loi afin de mieux protéger les consommateurs. (Source RCI)
PS : Pendant qu'il y est,
le ministre devrait interdire l'exportation d'amiante chrysotile,
notamment dans des pays en développement. Selon l'Organisation
mondiale de la Santé (OMI) des milliers de personnes décèdent dans
le monde après avoir développées un cancer du poumon ou un
mésothéliome imputable à ce minéral.
La
semaine prochaine plus de 120 pays se réuniront à Genève pour
décider de l'ajout de l'amiante chrysotile, entre autres, à la
liste des produits dangereux de la Convention de Rotterdam. Jusqu'à
présent, le Canada a refusé d'y adhérer. Lisez
cet article publié sur le site de l'ONU.
■ El
comandante de Montréal – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) À l'été 1999, le commandant
André Laplante, du poste 33 de la police de l'île de Montréal,
discourait avec enthousiasme, dans La Presse, sur la réduction de la
criminalité dans le quartier du Parc-Extension, situé sur le
territoire de la Ville de Montréal. (Rima Elkouri -
La Presse du 22 juillet 1999) Parlait du défi de l'intégration, ce
quartier étant le plus cosmopolite de la métropole. «On
veut se rapprocher des gens, se rendre directement chez eux.
(...) On
va faire appel à des gens capables d'interpréter, de parler
différentes langues, d'aller derrière les portes fermées».
Un
plus clair, el comandante annonçait sa décision d'y introduire des
mouchards, c'est-à-dire de violer l'espace privé de ces citoyens.
Pourquoi? Pour imposer son emprise psychologique et enrichir sa
mégabanque informatisée de renseignements de toutes sortes sur
chacun de ces néo-Canadiens et leur entourage.
Poursuivons
notre visite "touristique" à Cuba... Pierre et Renée
Gosset écrivent qu'il faut l'avoir vu pour comprendre l'emprise
pesante, permanente, des innombrables Comités de la révolution
cubaine (CDR) cubains dont chacun tient en main son immeuble, son
pâté de maisons, son village ou sa ferme collective. (Pierre et
Renée Gosset -L'adieu aux barbus
- Éditions Julliard)
Cette mégère en uniforme vert assise devant
son seuil, sur sa chaise de paille, est l'archétype du chef d'îlot.
Elle s'occupe de tout, notamment des cartes d'alimentation, des
campagnes de vaccination et, cela va de soi, de l'endoctrinement en
organisant dans un garage ou une cuisine une discussion sur le
marxisme-léninisme. (Suite demain)
News du vendredi 24 Octobre 2008
■ Have
a nice day... –
...pas aisé, avec toutes ses taxes que vous devrez payer au cours de
la journée, de la levée au coucher. Malgré tout, cette
vidéo (01:49) vous fera pas pleurer à chaudes larmes, mais
rire. Préférable ainsi. Sauf si vous devez aller aux toilettes de
toute urgence et que vous avez oublié votre carte d'accès à
l'étage supérieure...
Il
y a aussi les taxes...invisibles
: vidéo 07:05 (AïïïE!)
Enfin, avec
la crise financière, des spéculateurs boursiers
deviendront
chômeurs, chercheront un job. Caricature...
■ Impossible
de ne pas parler... – …de
l'exposition de peintures tenue au musée de Croydon, à Londres.
Impossible, l'événement a une dimension sociale tellement
considérable. Il s'attaque à un tabou persistant, qu'on ne
déboulonnera pas demain matin. Toutes les toiles, magnifiques, sont
l'œuvre de déficients mentaux. Chapeau à france24.com!
Faudra
ajouter un qualificatif aux 4 grandes formes d'intelligence dont on
traite dans l'article précédent. En cherchant bien, et avec le
temps, on en trouvera peut-être d'autres.
■ Test
d'intelligence gratuit – Une
seule réponse aux questions qui vous sont posées à chacune des 18
étapes. Selon le Figaro, l'auteur du test, les spécialistes
reconnaissent 4
grandes formes d'intelligence : rationnelle, intuitive,
relationnelle et sensorielle.
■ Policier
de la SQ chroniqueur D'un lac à l'autre – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Dans
une chronique, la journaliste Lysianne Gagnon de La Presse relate un
voyage qu'elle a effectué à Cuba en 1974, décrit son arrivée vers
minuit dans un hôtel de La Havane, en autobus. (Lysianne Gagnon -La Presse du 9 octobre 1999) «Dans
chaque district, des gens sortaient des comités locaux du Parti -le parti qui était immortel et vous suivait jour et
nuit -.
L'assemblée était finie, ils rentraient chez eux, la mine grise et
indifférente. Je les voyais, ces militants, comme les fiers enfants
de la Révolution, sans penser qu'ils étaient les chevilles
ouvrières du système de surveillance et de délation qui avait été
mis en place dans chaque quartier.»
En février 2001, son
collègue Gilles Paquin revenait d'un bref séjour dans une petite
ville de l'île cubaine, où il était allé interroger Libertad
Acosta Diaz. (Gilles Paquin -La Presse du 17 février 2001) Depuis trois ans, elle
attendait son mari, Bernardo Arevalo Padron, de l'Agence de presse
indépendante Linea Sur Press. Il lui restait encore trois autres
années à purger avant d'obtenir sa libération d'une prison de
Castro. Les dirigeants du pays ne respectaient pas les engagements
signés lors d'un sommet ibéro-américain, et Padron avait osé les
traiter de menteurs.
Libertard racontait au
journaliste Paquin que, «quinze minutes après
votre arrivée, tout le monde savait que vous étiez ici. Le bureau
du CDR est au bout de la rue et il y a toujours quelqu'un qui
surveille». Elle lui a dit que les allées
et venues de ses visiteurs sont signalées à la police et
lorsqu'elle rend visite à son mari, les agents l'interrogent à ce
propos. « Ils me demanderont certainement :
"Qui est venu chez vous, avec une voiture bleue, vendredi
dernier à 11h30?" Ils ouvrent aussi mon courrier
(...), mais j'ai l'habitude.»
Le père de Padron a confié a Paquin que «les
murs ont des oreilles».
Parallèle québécois…
En avril 2004, Hugues Létourneau, policier de la Sûreté du Québec
(SQ) et chroniqueur attitré D'un lac à l'autre, mensuel distribué
à Lac Bouchette, sollicitait l'aide des lecteurs pour lutter contre
le crime. «Portez une attention aux activités
de vos proches, amis ou voisins,
conseillait-il. Ont-ils un emploi connu?
Sont-ils sans emploi? Entretiennent-ils des relations suspectes?
Ont-ils un train de vie anormalement élevé? Etc. Si vous êtes
témoins d'éléments suspects, prenez des notes: l'adresse et la
description de la propriété impliquées ; le numéro de plaque et
la description des véhicules impliquées ; tout autre détail
relatif aux activités et actif du sujet.»
Suivaient deux numéros de téléphone à composer, et l'assurance
que toute information sera traitée confidentiellement.
Petit village de 1 370
citoyens et où, ne l'oublions pas, tout est déjà aseptisé à
l'os, comme dans une salle de chirurgie. (Suite demain)
PS : Ce 24 octobre
2008, le journal de Lac Bouchette est dirigé par une flic en civil
(ses initiales : MG) de la Sûreté du Québec (SQ). Et Létourneau a
été remplacé par une flic identifiée comme étant de la SQ. Quant
à moi, vous le savez, je vous en parle de temps à autre, j'habite
dans l'édifice Desjardins (125, route 155, Lac Bouchette, Québec,
Canada). Mon appartement est mitoyen à deux autres occupés par des
civiles de la SQ déguisées en locataires. L'une d'elles, qui
demeure à l'appartement 1, au rez-de-chaussée, me harcèle
régulièrement.
Par ailleurs, de ce
temps-ci, j'ai des problèmes lorsque je navigue sur le web : les
vidéos ne fonctionnent plus. Ce n'est pas nouveau, vivant à cette
adresse depuis près de 10 ans. Quant ce n'est pas la navigation sur
le web qui est parsemée d'obstacles, c'est mes ordis, que j'ai faits
réparer je ne sais plus combien de fois à grands frais. Les
censeurs de la Sûreté du Québec ne sont pas seulement présents
ici, car ils sont également infiltrés dans les grands médias
québécois. Dormez en paix, citoyens, tout est sous contrôle!
News du jeudi 23 Octobre 2008
■ Europe
: secret bancaire attaqué – Vidéo1
(05:27 – Les vidéos se suivent) Le journaliste David Pujadas, qui
ne s'en laisse pas imposer, interroge Jean-Claude Juncker premier
ministre du Luxembourg. (NDLR : C'est comme ça qu'on les aime les journalistes)
D'après Juncker, «le
secret bancaire joue une rôle tout à fait marginal», qualifie
le reportage (voir vidéo 2) de «strictement ridicule».
Pujadas : «Vous plaidez non coupable (…) Au Luxembourg
aujourd'hui tout va bien?» Juncker
: «Je ne me sens pas accusé par des reportages superficiels d'un
journalisme primaire qui ne fait pas honneur...» Le ton de
l'entrevue est lancé...
Vidéo 2 (04:00) Le
reporter Jérôme Bernard : «Vous avez quelques millions à
mettre à l'abri? Vous voulez créer une société en toute
discrétion? Au Luxembourg, on peut vous aider.» Rue Principale,
piétonne, bordée de sociétés spécialisées dans le montage
financier. S'ensuit une entrevue avec le dirigeant de l'une d'elles.
«Sur son site Internet, il propose un catalogue de paradis
fiscaux, prêts à domicilier votre entreprise. Anonymat garanti, pas
de comptabilité, aucun compte à rendre.»
Vidéo 3 (01:12) Les
sommes brassées à l'abri du secret bancaire sont estimées à plus
de 1,000 milliards d'euros, alimentant la spéculation qui a débouché
sur la crise. (Sous l'écran, une caricature)
Lisez
cet article référencé d'hyperliens permettant d'approfondir la
question
Amazone.fr : Guide
Chambos des Paradis Fiscaux (broché)
■ Chanson
émouvante – Suzanne
Vega : Luka (03:38)
■ Les
CDR veillent à la sécurité (sic) des Cubains – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Inocencia Acosta
Felipe, autre Cubaine que Lewis, Lewis et Rigdon ont également
interrogée, a contribué à la mise sur pied du Comité de défense
de la révolution cubaine (CDR) de l'îlot où elle habitait.
«Abelardo
Diaz, qui tenait l'épicerie de l'angle, était chargé de la
surveillance.»
En 1962, selon elle, le directoire national des CDR avait établi une
hiérarchie de six (6) directoires provinciaux, cent cinquante (150)
directoires de district, mille trois cent soixante (1 360)
directoires de section. Véritable toile d'araignée couvrant toute
l'île de Cuba.
Pour
sa part, Bailby écrit que les CDR sont la principale organisation de
masse du régime. (Édouard Bailby -
Cuba -
Éditions Centre Delta) Installés dans chaque pâté de maisons des
zones urbaines et dans chaque village, ils formaient, à la fin de
1979, un véritable tissu sanguin à travers tout le pays. Plus de
4,5 millions des 9 millions de Cubains en faisaient partie. Les CDR
restent ouverts jour et nuit. Échelonnés tous les 100 ou 200
mètres, leurs militants sont notamment «chargés
de veiller sur la sécurité
(sic) des
citoyens».
À quand le directoire
québécois de secteur, de district et, coiffant le tout, le
directoire provincial? Et pourquoi pas des assises annuelles de
toutes ces marionnettes-citoyennes dont pouvoir et police tirent les
ficelles? Dans leur expression la plus aboutie, suggérons un défilé
annuel, tous vêtus de la chemise noire, arborant des oriflammes à
tolérance zéro, et entonnant des hymnes à la gloire de la police.
En janvier 2002, dans
la foulée de la nouvelle carte policière du ministre péquiste de
la Sécurité publique, Serge Ménard, le corps de police municipal
de Roberval, au Saguenay-Lac St-Jean, a été aboli et ses policiers
ont été intégrés à la Sûreté du Québec. (Alexandre Gauthier -l'Étoile du Lac
du 12 janvier 2002) Au cours de la cérémonie d'assermentation, à
l' Hôtel de Ville, ceux-ci ont entonné l'hymne de ce corps
policier. (Suite demain)
News du mercredi 22 Octobre 2008
■ Toute
une page... –…de
quelques dessins
cochons,
de quelques uns violents, d'irrévérencieux,
de drôles, etc.
N'y allez pas si vous
êtes d'une nature sensible
19 vidéos (durée
variant entre 1 et 4 minutes)
où vous assisterez à la
création de fresques
réalisées par de
jeunes artistes très doués
Elles sont empilées les
unes sur les autres
Ensemble musical de
qualité
jouant sur le toit
d'un grand édifice, à Manhattan
une pièce inusitée
Dans
un sous-sol, un excellent groupe de musiciens
Kevin Drew et Broken
Social Scene
■ Canada
: amiante chrysotile, substance dangereuse – L'Association
médicale canadienne (AMC) demande au Canada d'accepter que ce
minéral soit ajouté à la liste des substances dangereuses de la
Convention de Rotterdam. Les adhérents à cette entente se
réunissent la semaine prochaine et elle craint qu'il s'y oppose.
Elle
signale que le Canada est la seule démocratie occidentale à s'y
être constamment refusée. Et ce, précise-t-elle, en manipulant
honteusement les connaissances scientifiques par des moyens
politiques.
PS
: J'ai déjà lu et entendu à quelques reprises, dans des médias
québécois, qu'arrêter l'exploitation de l'amiante entrainerait la
perte d'emplois et de revenus. À ce compte-là, on peut dire de même
des mines antipersonnel. Cette irresponsabilité ternit l'image du
pays à l'étranger. Contradiction il y a aussi. On l'a vu lorsque
des produits toxiques chinois y ont été dénoncés.
■ Europe
: la
bataille contre les paradis fiscaux – Bref
aperçu de la vidéo que vous allez voir. Hier mardi, rencontre de 17
pays. Objectif : établir la liste noire des paradis fiscaux. Elle
existe déjà, l'Organisation de coopération et de développement
économiques (OCDE) en est chargée. Mais seulement 3 pays y figurent
: Andorre, Liechtenstein et Monaco. Pourtant la plupart n'ont pas
respecté leur engagement de transparence. Les 17 pays demandent donc
à l'OCDE de faire la distinction entre ceux qui ont tenu parole et
les autres. Deux pays ont refusé de participer à la rencontre : la
Suisse, qui est pointée du doigt, et le Luxembourg.
Sarkozy,
président de l'Union européenne : «Je
compte sur le soutien du Luxembourg. On ne peut pas se battre à
l'extérieur de notre continent
(faire d'abord le ménage en Europe) quand
(une) certaine
pratique est tolérée sur notre continent. C'est tout !»
(Sous l'écran vidéo, lisez un texte décrivant la situation.)
Enfin,
selon Oxfam France, chaque année des multinationales délocalisent
leurs profits dans les paradis fiscaux. Au total, 500 milliards
d'euros. D'après une autre source, il y aurait plus de 2 millions de
sociétés financières hébergées dans une soixantaine de paradis
fiscaux.
Par
ailleurs, Radio Canada International (RCI) rapporte que l'Allemagne a
demandé que la Suisse soit inscrite sur la «liste
noire»
de l'OCDE. Lors d'une conférence de presse au ministère français
de l'Économie, à Paris, le ministre allemand des Finances, Peer
Steinbrück, a déclaré que «la
Suisse offre des conditions qui encouragent le contribuable allemand
à frauder»,
justifiant ainsi que «la
Suisse figure sur une telle liste».
Site
de l'OCDE + Caricature
d'agoravox
■ Civils
et collabos ont maté les Québécois –
(Suite tome 1 de L'Étau Policier) La
suspicion des uns à l'endroit des autres, et des autres à l'endroit
des uns, y est institutionnalisée. Les membres des Comités de
défense de la révolution cubaine (CDR) participent au quadrillage
des rues. Lewis, Lewis et Rigdon citent le témoignage de Pilar Lopez
Gonzales, une Cubaine (O. Lewis, RM Lewis et S. Rigdon -Trois femmes dans
la révolution cubaine -Collection
Témoins/Gallimard) : un CDR est très important, précise-t-elle,
parce que, «dès
qu'on s'aperçoit d'une activité contre-révolutionnaire, on met la
main sur les coupables, personne n'y échappe».
Ces
comités recouvrent de larges secteurs d'activité. Tout Cubain de
plus de quatorze ans désirant défendre la révolution peut y
adhérer. Le contre-révolutionnaire cubain, on l'aura deviné, n'y a
pas droit d'entrée. Pourquoi? Parce qu'il n'est pas
inconditionnellement soumis à la philosophie recherchée. Les
auteurs ne l'explicite pas en ces termes, mais c'est ainsi que les
choses se passent à Cuba.
Même
discours que l'élite politique québécoise et de sa police, mêmes
îlots, même toile d'araignée couvrant tout le Québec. Peut-on
avancer que, au Québec, s'opposer au concept de la pseudo police
communautaire est l'équivalent d'une activité
contre-révolutionnaire ? Oui. La police tient mordicus à son
orthodoxie, vous éjectera de la société.
De
plus, alors qu'en sol québécois, les vitres cassées (les pauvres)
et ceux portant atteinte aux politiquement et puritainement correct
sont sous haute surveillance, à Cuba, ce sont les gusanos (des vers
de terre), les fainéants, les parasites, les anticonformistes qui
font l'objet d'une surveillance rapprochée. Depuis longtemps, les
Cubains ont été matés, comme la plupart des gusanos, notent Pierre
et Renée Gosset. (Pierre et Renée Gosset -L'adieu aux barbus -Éditions Julliard) (Suite demain)
News du mardi 21 Octobre 2008
■ Crise : l'Assemblée générale de l'ONU... – ...formera un groupe de
travaille afin d'examiner le système financier mondial, dont la
Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), a annoncé
aujourd'hui son président Miguel
D'Escoto.
Selon lui, la voix et les
intérêts des pays en développement ne sont pas actuellement
représentés à leur juste valeur dans les institutions mondiales
actuelles de gouvernance économique. «Le monde en développement
inclut beaucoup plus d'économies puissantes qu'en 1944 et son rôle
dans le système commercial a crû de manière significative»,
a-t-il déclaré.
■ Prix
Bayeux-Calvados... – ...des correspondants de
guerre, édition 2008. On comprend pourquoi cet événement, la
commune (Wiki-infos)
fut la première ville libérée, en France, lors de la dernière
grande guerre. Elle a lancé sa première édition, en 1994, pour
commémorer le cinquantième anniversaire du débarquement de
Normandie.
Les gagnants
Un texte explicatif
accompagne chacune des pages
Photo : Balazs
Gardi - Agence VII Network
Reportage : La Vallée,
Afghanistan
Au sommet de la page,
cliquez sur les photos
Radio : Mike
Thomson - BBC
Reportage son (05:59) : à
la recherche Zawadi
Télé : Dominique
Derda - France2
Reportage vidéo (03:56),
plus bas : Zimbabwe clandestin
Presse-écrite :
Elizabeth
Rubin – New York Times
Reportage : La Battle
Compagny est là-bas, Afghanistan
Jeune reporter photo
: Julius
Mwelu
Reportage : Violence
après l'élection, Kenya
Au sommet de la page,
cliquez sur les photos
Prix Ouest-France,
presse-écrite : Anne
Guion – La Vie
Reportage : Congo, le
viol comme arme de guerre
Prix du Public, photo
: Yasuyoshi
Chiba
Reportage : Violence post
électoral, Kenya
Au sommet de la page,
cliquez sur les photos
Résumé vidéo
(10:59) de l'Édition
2007
■ Photos
et petits textes du Shanghai... – ...que
les touristes ne visitent pas. Un auteur prénommé Chou relate son
passage dans un super petit marché, bien local comme il les aime,
précise-t-il.
«Toujours très
impressionnant dès que quelqu'un achète une tortue, un crapaud, ou
un poisson jusque-là vivant. La mise à mort de l'animal pourrait
choquer énormément de gens, mais je vous épargne les détails pour
ne pas faire sadique. Allez, je vous fais quand même le descriptif
de la mise à mort du crapaud! Mais juste le crapaud...»
Un site à visiter de
la cave au grenier. Après la colonne de gauche, de haut en bas,
passez à celle de droite. Vous en avez pour des heures à bien vous
divertir.
Chou est l'auteur
d'un blog. Il vous explique sa démarche.
■ Les vidéos célèbres sur les dangers du Taser – Le
contexte... Antoine Di Zazzo, responsable deTaser-France, a intenté
une poursuite en diffamation de 50 000 euros contre Olivier
Besancenot. Il l'accuse d'avoir écrit que l'arme à décharges
électriques avait fait 150 morts aux États-Unis et au Canada. Hier,
Besancenot a profité du procès pour relancer le débat sur les
dangers de l'arme.
Dans une autre cause, Di
Zazzo a été arrêté récemment et mis en examen pour une affaire
d'espionnage à l'encontre de Besancenot. Des détectives privés et
des policiers «dévoyés» l'ont été également. (source Le
Point.fr)
Sur le site
bakchich.info,
visonnez 13 vidéos démontrant les drames et les abus qu'occasionne
l'usage du Taser.
PS : J'espère qu'elles
fonctionneront sur votre ordi, sur le mien, rien ne marche. Je suis
muselé par Richard Deschesnes, le directeur général de la Sûreté
du Québec (SQ), et Michel Boudreault, responsable de la SQ dans la
région du Saguenay-Lac-St-Jean.
Et s'ils ne fonctionnent pas sur le vôtre, fort probablement qu'un
cyberflic vous en empêche. Les flics n'ont pas intérêt à ce que
ce débat soit de nouveau relancé. Le droit de savoir? Oui, si les
censeurs policiers jugent que vous ne dépassez pas les bornes du
politiquement correct.
■ Collabos
québécois et membres du CDR – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Pour
leur part, Lasierra et Lauret écrivent que «le
virus totalitaire gagne silencieusement presque tous les pays, y
compris les démocraties occidentales».
(Lasierra R. et Lauret JC -La torture et les pouvoirs -Éditions Ballano) Là aussi on commence à mépriser
l'homme (et la femme).
Là aussi le pouvoir veut une police forte.
Les idéologies ont leurs inquisiteurs : les policiers,
soulignent-ils. Jour après jour, ils établissent des fiches,
violent le courrier, écoutent les conversations, organisent des
filatures, épient la vie privée de leurs concitoyens, se livrent au
chantage. «Leur rôle est bien moins de
protéger la société contre de véritables criminels que de
contraindre le citoyen à respecter l'ordre abstrait de l'idéologie
au pouvoir. Si nous ne voulons pas voir s'instaurer une telle
oppression, il faut être vigilant»,
conseillent les deux auteurs.
La
démesure du pouvoir politique inquiète, et bigrement ! On assiste à
du jamais vu, à cause du développement accéléré, au cours de la
décennie précédente, des technologies de l'information, dont les
mégabanques informatisées, et de cette vaste opération de
relations publique qu'est la pseudo police communautaire et ses
maîtres mots panzer comme la prévention et le sentiment
d'insécurité. Auparavant, la police s'immergeait au sein de la
société, mais ses activités clandestines n'avaient aucune commune
mesure avec ce que nous vivons aujourd'hui.
Je
signale que mon enquête dans l'underground policier s'est étalée
du début de 1997 jusqu'au milieu de 2003. Alors tout cela était
déjà en place bien avant les actes terroristes survenus aux
États-Unis le 11 septembre 2001. Sans compter que depuis ces
derniers événements, d'autres mesures répressives se sont
accumulées sur le dessus de la pile.
Au
point où il est raisonnable d'établir certaines comparaisons,
boiteuses, bien sûr, comme le sont toutes comparaisons, mais n'en
permettant pas moins cependant de mieux saisir la réalité,
d'appréhender le danger. Comparer avec un autre pays aide à la
compréhension des choses. Le dogme marxiste-léniniste mis à part,
peut-on établir un lien de parenté entre les innombrables réseaux
de collabos de la police du Québec (ou d'ailleurs dans le monde
occidental) avec les... Comités de défense de la révolution
cubaine (CDR)?
Bien
que le Québec ne soit tout de même pas Cuba, il y a néanmoins des
similitudes. C'en est même frappant. Certes entre Cuba et nous, il
existe une différence de degré dans l'utilisation de la police en
civil et la rééducation politico-policière, mais la nature demeure
la même. Le parallèle n'est donc pas extravagant. Voyons brièvement
jusqu'où peut aller un pouvoir dans son délire, comment et grâce à
qui s'effectue le quadrillage policier au pays du tyrannosaure
Castro. (Suite demain)
News du lundi 20 Octobre 2008
■ Collectif
de vidéastes engagés : Les Lucioles – Créées en 2002, au
Québec, Les Lucioles ont mis fin à leurs activités en 2007. Elles
se déplaçaient à bord d'une caravane et présentaient leurs films
à caractère socio-politique en différents endroits. Le collectif
ne prétendait pas à une objectivité absolue. Son objectif visait à
propager une autre réalité que celle véhiculée par les médias
traditionnels : crise du logement, sans-statuts, mariage gay, crise
autochtone, etc.
Heureusement, il en reste
encore quelques traces, dont cette
vidéo (17:56) où il relate une tournée ponctuée d'arrêts, de
projections et de départs vers d'autres salles de spectacles.
Vous
en saurez davantage sur ses pérégrinations en lisant son journal
de bord d'environ 4 pages, en format pdf.
■ Crise financière et élections USA... – ...selon
The Comic News, une publication américaine : 13
caricatures. On y traite beaucoup du plan McCain.
■ Dîner
de cons – Un grand succès de la fin des années 1990. Une adaptation
cinématographique de la pièce de théâtre du même nom. Jacques
Villeret, malheureusement disparu depuis, était mon comédien
préféré. Je pense bien n'avoir raté aucun de ses films. Dans
l'extrait
que vous allez voir (05:50), il fait tandem avec Thierry Lermitte.
■ La
peur ouvre la porte à la démagogie – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Au
milieu des années 1980, Gleizal a effectué une recherche afin de
vérifier si «le
problème de l'insécurité ne se pose pas désormais sur un terrain
socioculturel où elle est une réalité avant d'être une
construction idéologique, voire la pièce centrale d'une
manipulation politique».
(Jean-Jacques Gleizal -Le désordre
policier -Presses
universitaires de France) Après avoir analysé notamment les
recherches des sociologues Lagrange et Dulong, il en est venu à la
conclusion que la dialectique de l'insécurité est développée par
la droite.
Il
explique que la sécurité des gouvernements est celle classique et
négative de l'ancienne droite. On fait pencher la balance de telle
sorte que le fort reste le fort et domine davantage le faible. Il dit
qu'à vouloir légitimer la police par la sécurité, on risque de la
délégitimer définitivement. La sécurité n'est pas seulement une
recherche d'accroissement des moyens de police, elle n'est pas tant
une réactivation de l'individualisme que la tentative de redéfinir
une façon de vivre en société.
Le
discours de la droite est avant tout psychologique : il décrit une
situation de peur, d'angoisse, d'inquiétude. Le but ultime de la
logique sécuritaire, analyse-t-il, est d'établir le consensus de la
peur et «de conduire le citoyen jusqu'à la délation». La
peur, on le sait, est mobilisatrice de l'opinion publique et ouvre
tout grand la porte à la démagogie et à ses conséquences, dont le
renforcement du système répressif n'est pas la moindre. Une fois
que la peur s'est installée dans les murs de la Cité (ou du petit
village), difficile de convaincre ses citoyens de choisir les
libertés contre la sécurité.
Le
juriste français se fait encore plus précis : alors que la liberté
est indissociable de la sécurité, dans l'idéologie sécuritaire,
la liberté n'est pas une fin. Pour cette raison, il est donc d'avis
qu'«il
faut dénoncer le chantage à l'insécurité».
(Suite demain)
News du dimanche 19 Octobre 2008
■ Visite
décontractée ... – ...de
l'atelier de sérigraphie d'Anne, en France. Appelons le Petit Robert
à notre secours... «procédé
d'impression sur tissus, bois, verre, etc. On utilise un écran formé
de mailles dont on laisse libres celles qui correspondent à l'image
à imprimer.» Anne
imprime, entre autres expressions artistiques, des lettres et des
images sur des tee-shirts, en choisissant les motifs et couleurs
qu'elle veut.
Si
vous êtes à la recherche d'un passe-temps ou d'un petit job en
artisanat et désirez en savoir plus, visionnez
la vidéo (22:16). Anne explique d'A à Z comment faire.
■ C'est
tellement bon... – ...que
j'aurais voulu être le compositeur-interprète de cette
chanson (03:07) du Groupe Gesch et des Otakus : Acid Sixteen.
■ La conscience sociale des paradis fiscaux – Il y a un lien de
parenté à faire avec le comportement de cette dame
gentille (02:33), en apparence seulement. Attention... Vers la
fin, lorsqu'apparait la présentation du début, on pense que c'est
terminé. Attendez quelques secondes, un uppercut vous attend.
■ Site
web aux services des paradis fiscaux – Publishing
Media Business Group Inc. de Miami, aux USA, est spécialisé dans la
création d'entreprises dans des pays à fiscalité réduite, ou à
fiscalité zéro.
On peut lire sur son site que des
moyens existent pour exploiter certaines activités avec une
fiscalité ZÉRO (en majuscules sur le site) ou proche de zéro. La
création d'une entreprise dans un paradis fiscal, contrairement à
ce que veulent laisser entendre certains "spécialistes",
est à la portée de tous, même des petites structures. Nous disons
ici "tout haut" ce que d'autres disent "tout bas",
tout simplement.
Dans le menue de la page
d'accueil, colonne de gauche : précautions à prendre, textes
juridiques et divers, questions/réponses, où créer à l'étranger
(Île Maurice, Royaume-Uni, États-Unis, Îles Vierges Britanniques),
créer en France, combien ça coûte, outils pour créer, contacts
utiles.
Cliquez sur PRÉCAUTIONS
À PRENDRE... Vous y lirez ceci... Créer une société dans un
pays à fiscalité avantageuse (offshore) n'est pas très compliqué.
Il est possible de la mettre en place à peu de frais, et de
surcroît, sans avoir à se déplacer, ni à mettre les pieds dans
ledit pays à la condition de s'adresser aux bonnes personnes.
Cependant, il convient de ne pas faire n'importe quoi, pour n'importe
quelle activité.
L'une des précautions à
prendre... On évitera surtout toute opération non justifiable,
ainsi que toute manipulation d'argent sans provenance prouvable. Il
est évident que les importantes sociétés se servent de telles
structures pour des opérations totalement illégales, voire, de
blanchiment d'argent. Si des actes commerciaux sont tout à fait
possibles, en revanche, il est totalement exclu de mettre en place
une société qui aurait pour but d'accomplir des opérations
répréhensibles par les lois de tous les pays. On veillera donc à
être prudent. En aucun cas, notre site ne saurait cautionner ces
actes illégaux.
Vidéo
(06:36) Paradis pour les riches, enfer pour les
autres
Yves Séguin, ex-ministre
québécois des Finances : «On estime qu'il se dépose, chaque
année, entre 100
et 300 milliards de dollars de revenus qui sont parqués dans des
petites villes
(servant) d'abris
fiscaux.»
Un autre intervenant... C'est légal, mais tout à fait illégitime
parce que c'est contre les principes d'équité de base. On fait des
campagnes contre le travail au noir des gens qui cherchent chaque
mois à joindre les deux bouts, mais jamais on parle du profit au
noir. Un autre, sur le ton de l'humour, compare les paradis fiscaux à
des lieux paradisiaques où les taxes sont au soleil, les lois en
vacances et le secret est la langue nationale.
■ L'insécurité
n'est qu'un alibi de l'étatisation – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) La
peur de la criminalité menace-t-elle le pluralisme? L'État et sa
police contribuent-il à sa propagation? Le cas échéant, pourquoi?
Prenons connaissance de résultats d'études effectuées par des
chercheurs, dont des sociologues.
Jeudy écrit que si la
peur fait l'apparente unité d'un corps social, on peut dire que les
pouvoirs politiques, au cours de l'histoire des sociétés, n'ont
jamais cessé d'y avoir recours pour maintenir une image de cohésion
sociale. (Henry-Pierre Jeudy -La panique -Éditions Galilée)
Dans un autre de ses ouvrages, il souligne que les discours sur
l'insécurité permanente et multiforme semblent bel et bien faire
durer l'idée d'un pouvoir actif à la résoudre... tout en
l'entretenant. (Henry-Pierre Jeudy -La peur et les
média -Éditions PUF)
Il
affirme que le repérage de l'agression n'a pas pour effet
d'exorciser la violence, mais au contraire de confirmer sa
circulation et de la relancer. L'optimalité d'un système de
contrôle (NDLR : …contrôle et nettoyage sociaux…) va de
pair avec la multiplication des foyers de contagion.
Il
explique que les représentations de la sécurité sont simultanément
menacées et confortées par l'événement perturbateur qui justifie
le fait d'un progrès constant du système de sécurité, d'une lutte
incessante dont le bénéficiaire est l'État. L'étatisation, comme
processus, s'accomplit alors à l'infini dans la gestion de la vie
quotidienne.
Par exemple, il ne s'agit pas, pour l'État,
d'intercepter la violence terroriste dans son trajet, mais au
contraire de la laisser circuler, car elle est aussi la sienne
propre. La peur, phénomène naturel, équilibrant, quoique source de
dévastation et de destruction, devient alors figure sociale idéale
pour exprimer les modalités des rapports sociaux. Selon Jeudy, «le
besoin de sécurité n'est qu'un alibi de l'étatisation, il en a
toujours été ainsi». (Suite demain)
News du samedi 18 Octobre 2008
■ Sommet
mondial sur la crise, acquis? – Semble
bien. Toutefois, pas
sûr que les USA soient prêts à tout concéder à Sarkozy.
■ Les
personnages colorés... – ...du clip de David Guetta (03:42) : Love
is Gone. Bonne mise en scène au resto : la septuagénaire à la
batterie, plus de café que les tasses peuvent en prendre, le punch à
la fin... Y'a de la vie.
■ Vélos
dans des rues de Montréal – Les
vélocipèdes (05:05) provoquent un peu, sans
méchanceté, une invitation à utiliser moins souvent les quatre
roues dans le centre ville. Vous connaissez Montréal? Intensité
culturelle et diversité ethnique garanties.
■ Malgré
tous ces ouragans... – ….heureusement, la vie nous offre des moments
magiques... Filles d'Isabelle et Chevaliers de Colomb s'abstenir.
■ La
mondialisation n'agit pas... – … dans
l'intérêt de la majorité de la population. Une perception très
répandue dans de nombreux pays, signale l'Organisation
internationale du travail de l'ONU (OIT) dans le rapport sur le
travail dans le monde qu'elle a publié le 16 octobre 2008. Salaires
et croissance de plus de 73 pays développés et en développement y
sont examinés. L'enquête la plus complète publiée à ce jour par
l'OIT.
Dans la
plupart des régions du monde, la forte croissance de l'économie
mondiale du début des années 1990 n'a pas empêché les inégalités
de revenus de se creuser de façon significative. Elles devraient
encore s'accroître du fait de la crise financière actuelle. La
majeure partie de ses coût sera supportée par des centaines de
millions de gens qui n'ont pas eu accès aux bénéfices de la
récente croissance. À moins que des réformes structurelles de long
terme ne soient adoptées.
Alors
que l'emploi global a augmenté de 30% entre le début des années
1990 et 2007, les écarts de revenu entre ménages riches et pauvres
se sont considérablement accrus. Comparativement aux précédentes
périodes d'expansion, les travailleurs ont obtenu une plus petite
part des fruits de la croissance économique.
Autres
constats... Dans 51 des 73 pays, la part des salaires dans le revenu
total a reculé au cours des 20 dernières années. Les disparités
s'accentuent aussi, à un rythme accéléré, entre cadres dirigeants
et employés moyens. En 2007, les dirigeants des 15 plus grandes
entreprises américaines gagnaient en moyenne 520 fois le salaire
moyen d'un employé, contre 360 en 2003.
Résumé
du Rapport en français, 7 pages
Rapport
complet en anglais, 178 pages
■ Francofun
et droits de l'homme – Amnestie
Internationale a saisi l'occasion de la tenue du 12e sommet de la
francophonie, à Québec, pour dévoiler son Rapport
Synthèse 2008
de la situation des droits humains prévalant dans les 55 pays
membres de cette organisme international. La liste est disponible à
partir de la page 7. Si vous voulez savoir où en est votre pays en
la matière, vous avez là une belle opportunité.
Tableau intéressant, en
pages 31 et 32. On y apprend que deux membres n'ont pas adhéré au
traité contre la torture : Canada et Monaco (paradis fiscal). Et que
quatre pays ont signé le traité, mais ne l'ont pas encore ratifié
: Belgique, France, Luxembourg (paradis fiscal), Suisse (paradis
fiscal).
Au Canada, pour y
revenir, Amnestie (page 10 du Rapport) énumère des entorses qu'on
ne peut garder sous silence. Septembre 2007, le Canada a voté contre
l'adoption de la Déclaration sur les droits des peuples autochtones
à l'ONU. Taux de criminalité, d'arrestation et d'incarcération
largement plus élevés que la moyenne nationale : 17%, alors qu'ils
représentent seulement 4,4% de la population du pays, ce que la Cour
suprême a déjà dénoncé. Inexistence d'un plan national détaillé
visant à combattre la violence envers les femmes, particulièrement
chez les autochtones, qui sont également la cible d'une
discrimination généralisée.
Abandon du recours en
grâce de ressortissants canadiens condamnés à mort dans un pays
démocratique. Décision de la Cour suprême du Canada, de février
2008, à l'effet que l'attestation de sécurité permettant
d'expulser des citoyens nés à l'étranger et soupçonnés
d'activités terroristes ne respecte pas la Charte canadienne des
droits et libertés. Obligation internationale non respectée
intégralement : vous saviez qu'on y expulse des réfugiés vers un
pays où ils s'exposent à un grave risque d'être torturés?
Maintenant que vous le savez, dites le à tout le monde. Y'a des
jours où j'ai honte de mon pays.
■ Il faut défendre
le pluralisme – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Partout
dans le monde, la peur de la criminalité est à l'origine de ravages
sociétaux considérables. En France, à la différence du Québec et
du reste du Canada, on a beaucoup étudié les fausses perceptions
que le pouvoir politique, la police, de savants criminologues et des
journalistes véhiculent au sujet du sentiment d'insécurité. Au
point où on a l'embarras du choix des études et bouquins de toutes
sortes en traitant.
Les ouvrages consultés
disent tous que ce discours de la peur cache autre chose. Quoi ? Une
idéologie de droite. Ce qu'il importe de savoir, au départ, c'est
qu'une idéologie n'est jamais inoffensive : elle libère ou opprime.
(Edgar Morin -Pour sortir du
vingtième siècle -Éditions Fernand
Nathan) Important de savoir également que, selon le sociologue
Morin, nos sociétés pluralistes contiennent en elles les germes du
camp de concentration mais elles ne peuvent institutionnaliser ni
développer durablement un tel enfer dans leur propre territoire.
Les sociétés
pluralistes contiennent et même -par le
libéralisme, note-t-il
-tolèrent en elles
tous les ferments du totalitarisme, mais ceux-ci ne peuvent y dominer
précisément parce que ces sociétés sont pluralistes.
Exploitation, domination et asservissement sévissent dans les
sociétés pluralistes, mais y rencontrent des contrepoids, des
freins, des antagonismes, qui, dans les régimes totalitaires, sont
inhibés, détruits, liquidés.
Et
que l'on comprenne bien, précise Morin : ce ne sont pas ces sociétés
qu'il faut défendre, c'est le pluralisme qu'il faut défendre.
L'ennemi du pluralisme, c'est le totalitarisme. (Suite demain)
News du vendredi 17 Octobre 2008
■ 9
novembre : départ du Vendée Globe – 30
skippers prendront le départ du tour du monde en voiliers. Un
événement sportif unique, qui a lieu à tous les 4 ans. De longue
durée aussi. Lors de la dernière édition, en 2004, le gagnant de
la course avait navigué pendant 87 jours, le dernier concurrent 127.
Chaque voilier est équipée d'une caméra, alors chaque jour de la
compétition on peut visionner gratuitement sur le site des vidéos
de skippers racontant ce qu'ils vivent, bons et mauvais moments.
À
titre d'exemple, des prises de vues incroyables! Du plaisir à l'état
pur! Agrandissez l'écran, cliquez sur l'icone, dans le bas, à la
droite du minutage. Quelques souvenirs de
5 tours du monde : vidéo (09:18). Colonne
de droite, explorez vidéos et photos de la MEDIATHEQUE.
Autre
site... dans la page s'affichant, un peu plus bas, 1
vidéo (02:13), un résumé, montage génial : des vagues
immenses et des tempêtes accompagnées d'une musique de fin du
monde. Ouf! Impressionnant! Enfin, le site
de l'organisme : à droite, le décompte avant le départ de la
course, en jours, heures, minutes et secondes.
■ Ça
bouge à l'UE, positivement en plus – Sarkozy,
président de la France et de l'Union Européenne (UE), on peut lui
adresser bien des reproches, on ne peut nier que les réformes qu'il
propose pour humaniser le capitalisme correspondent aux attentes de
beaucoup de citoyens de la planète.
Il
veut atteindre son objectif avant la fin de l'année. L'hypothèse de
remettre les réformes au printemps, «ce serait une très
mauvaise idée, selon lui. (…) Soit ça va plus mal et, dans
ce cas, qui comprendrait que l'on attende? Soit ça va bien et dans
ce cas je me méfie comme de la peste de ceux qui nous ont conduit là
et qui diraient immédiatement "mais pourquoi s'énerver,
ça va mieux, c'est fait, dormez tranquilles braves gens"...»
Cette citation, je l'ai pigée sur le site de France24.
Écoutez y la vidéo et lisez l'article qui s'en suit.
Sarkosy
est déterminé, on l'a bien vu lors de son allocution prononcée à
Toulon le 25 septembre dernier. En plus de 40 ans de journalisme,
jamais entendu un chef d'État expliquer dans les détails un dossier
aussi complexe que celui de la finance et de l'économie. Vous en
doutez? Écoutez
la vidéo ici (47:22).
■ Moins
de 2 jours après le scrutin du 14 octobre... – ...
Statistique Canada nous apprend qu'entre juillet et août 2008, les
ventes industrielles ont reculé de 3,7%, la plus forte baisse depuis
décembre. Les pertes se sont produites dans la plupart des secteurs
et provinces du pays. (Source : RCI)
PS
: Le conservateur Stephen Harper devait bien le savoir, étant
premier ministre et ayant accès à toutes les infos dont il a
besoin. Il s'est contenté de seriner aux électeurs, lors de la
campagne électorale, que les fondamentaux de l'économie canadienne
sont bons. Maintenant qu'il est élu, parions que son analyse de la
situation financière sera moins rose bonbon.
■ La
STM coupable de racisme – M.
K, un Noir, travaillait comme agent de sécurité à la Société de
transport de Montréal (STM). En 2003, il est congédié pour des
raisons vagues. Il porte plainte auprès de la Commission des droits
de la personne.
Lors
de son enquête, celle-ci découvre que la décision de la STM
reposait sur une info transmise par la police de l'île de Montréal
à l'effet qu'il «fréquente des personnes criminalisées».
Aucun détail n'avait été fourni à la STM, qui n'en avait pas
réclamé davantage. Alors qu'il s'agit du cousin de M. K, qui n'a
aucun contact avec lui. Conclusion de la Commission : la race, la
couleur et l'état civil ont été pris en compte lors de son
congédiement.
Lisez
l'article de Jeanne
Corriveau du quotidien Le Devoir.
PS
: Voilà un autre cas démontrant que les gens prennent pour du cash
tout ce que la police leur dit. Ils avalent tout sans vérifier.
Démontrant également, ainsi que je l'ai écrit maintes et maintes
fois, que la police peut faire perdre un emploi à n'importe qui,
sans que l'éjecté ne se doute une fraction de seconde qu'elle est
derrière ça. Dégoûtant, vraiment!
■ Vidéo
gagnante du PAM – Trois
étudiantes américaines ont gagné, hier jeudi, le concours de vidéo
sur la faim dans le monde organisé par le Programme alimentaire
mondial (PAM) de l'ONU : Emma Thompson, Meri Kate Purgason et Collin
Butler, de l'Alabama. La vidéo Time
is Running Out (01:00) qu'elles ont créée.
Les
4 finalistes...
Cohen,
Goffin et Mosca-Herrera : Just
Because We Can't See It
Dominique
: Food access
for everybody
Rosera
: Your Next Meal
Gamio
: Stop World
Hunger
■ Un cobra, la police communautaire – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Tout cela étant,
il faudra désormais examiner à la loupe toutes ces études et
sondages qui rebondissent de temps à autre dans les médias,
annonçant l'arrivée appréhendée de l'apocalypse. Seule façon
d'endiguer le discours de l'insécurité.
Revenons à la charge,
car l'affaire est trop sérieuse pour ne pas insister. Pourquoi ne
va-t-on jamais jusqu'aux racines profondes de l'insécurité?
Pourquoi les sondages québécois, entre autres endroits de la
planète, ne comparent jamais la violence criminelle aux autres
violences de la vie? Pourquoi cela n'a-t-il jamais été fait
jusqu'à ce jour?
Les dirigeants des
maisons de sondage et des médias craignent-ils les conséquences
politiques? On peut penser que si les Québécois apprenaient qu'ils
ont davantage peur du chômage, de la pauvreté, de la maladie, de la
violence institutionnelle, etc. que de la violence générée par la
criminalité, ils pourraient sans doute s'interroger sur
l'opportunité d'une police omniprésente. En venir même à se
demander s'ils ne font l'objet d'une manipulation politique. Qui
osera rompre ce silence?
Pendant
ce temps, dirigeants politiques et corps policiers disent et répètent
sur tous les toits et dans tous les médias que le sentiment
d'insécurité dont souffre la population est attribuable
(exclusivement) à la délinquance et à la grande criminalité. La
situation les préoccupe à ce point qu'ils lui ont fait avaler ce
cobra qu'est la pseudo police communautaire, afin, lui ont-ils
seriné, de la «protéger» et la «rassurer». Les
slogans tiennent encore lieu d'analyse.
Il
faut en finir avec cette sorte de musique de fond permanente.
L'absence d'un contre discours au discours officiel n'est pas
seulement troublante, elle est éminemment dangereuse pour la
démocratie. Car elle ouvre la porte à toujours plus d'excès
policiers de toutes natures, et de moins en moins de droits
fondamentaux et de présomption d'innocence. (Suite demain)
News du jeudi 16 Octobre 2008
■ On
signe pas... – …titre
d'un excellent clip, de plus
très engagé, du rapeur sénégalais Didier Awadi. Que refuse-t-on
de signer? Les Accords de Partenariat Économique (APE). Selon les
opposants, s'ils sont acceptés, ils condamneront les économies
africaines à rester dépendantes de l'Europe : pertes de revenus,
nouvelles menaces sur l'agriculture, entrave à l'industrialisation,
violation des droits sociaux, torpillage de l'intégration africaine,
etc.
Lisez
l'article du 24 août 2008
D'autres
infos sur
wiki
■ Un
clip d'une rare originalité... –
L'auteur-compositeur démontre la valeur de la
diversité culturelle et transmet une image positive des banlieues,
notamment au Mirail, à Toulouse. À visionner jusqu'à la fin, plus
bas dans la page s'affichant. Maryk
Choley : Sans quitter mon quartier (06:35)...
■ L'Europe
veut un sommet mondial – Après le renflouement des banques, la réforme rapide du système
financier s'impose.
PS
: Pays émergeants, dont le Brésil. Citation
de son président, Lula : «Il
est inadmissible que nous devions payer pour l'irresponsabilité de
spéculateurs qui ont transformé le monde en un gigantesque casino.
Dans le même temps, ils nous donnent des leçons sur la manière de
gouverner nos pays.»
PSST
: Est-ce que le premier ministre conservateur du Canada, Stephen
Harper, commence à comprendre ce qui se passe?
■ Le
caméscope témoin (fin) – Des manifestants et des policiers ont été condamnés, bien
qu'il y ait disparité dans les sentences. En juillet 2008, la Ville
de Gênes a tenu une journée de réconciliation. Vidéo
01:33...
■ Le
caméscope témoin (suite) – Je poursuis mes recherches sur le web afin de savoir si les flics
responsables de cet événement ont été condamnés ou non. Ce 16
octobre 2008, je l'ignore totalement. L'expérience m'a appris que
les poursuites contre la police s'étalent sur plusieurs années et
que, généralement, elles finissent en queue de poisson.
Sur
le web, j'ai trouvé ces photos...
■ Le
caméscope témoin – Hamish Campbell vit au Royaume-Uni et milite au sein de
l'association Undercurrents, dont le but est d'utiliser la vidéo
afin changer le monde.
Dans la première partie
de la vidéo
(14:47) que vous allez voir, il relate l'émergence dans son pays
d'Undercurrents, un besoin : les militants étaient frustrés parce
que lors de manifs, les médias ne montraient pas ce qui s'y passait
vraiment. Parle aussi de la création d'Indymedia, organisme
aujourd'hui présent dans plusieurs pays et jouissant d'une grande
visibilité sur le web.
Dans la deuxième partie,
il relate son voyage à Gênes, en Italie, où il apprenait aux
bénévoles de l'organisme à raconter des événements, tourner,
monter et mettre en ligne des vidéos. Époque où il y avait
beaucoup de manifs dans le pays, à cause de la tenue du G8, à Gêne,
en 2001.
Un job de jour et de nuit, le toit de l'édifice servant de
dortoir. Les cassettes vidéos cachées pour éviter que la police ne
les vole. La répression et le niveau de violence de la police
augmentaient. Elle conduisait des tanks au milieu de la foule,
lançait sans arrêt des grenades lacrymo. Hamish filmait en première
ligne, au cœur de l'émeute, en chapeau de paille, sandales et
écharpe violette.
Il évoque la violence
policière survenue à l'École Diaz, située juste en face de
l'édifice où il travaillait. Du toit, il filme l'arrivée d'un
grand nombre de policiers dans la rue, leur irruption violente dans
l'école, où aucune résistance ne leur est pourtant opposée. Un
hélico circulant sans arrêt. Il veut descendre vers la rue, mais
dans le bas de l'escalier un robocop matraque à la main monte.
Court
se cacher dans un réservoir d'eau, attend que le calme revienne et
fait des entrevues dans la rue, entre dans l'école, il y a du sang
partout et tout est dévasté. Lors des procès qui suivront à
l'encontre des forces de l'ordre, ses vidéos et son témoignage
rétabliront les faits tels qu'ils se sont produit. Selon lui, la
police a l'habitude d'inventer des histoires.
Procurez-vous
la vidéo complète de l'événement
2004
: compte rendu du procès École Diaz
Juin
2007 : version d'un policier (source Le Monde)
Juin 2007 : témoignage
plus élaboré du policier
D'autres infos sur
wikipedia
■ L'éclatement
de la société – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Johanne Gauthier, du
Ministère québécois de la Santé et des Services sociaux, traitant
implicitement de l'éclatement de la société, écrit que certaines
images s'imposent lorsqu'on évoque le phénomène de la solitude.
(Traité des problèmes sociaux - Institut québécois de recherche
sur la culture - Ouvrage collectif sous la direction de Fernand
Dumont, Simon Langlois et Yves Martin, 1 164 pages, 1994)
On pense alors à la vie
urbaine ; à la division entre la vie privée et la vie publique ; à
l'individualisme ; à l'enfermement ; à toutes les formes de
divisions du travail, des sexes, des âges, des ethnies ; aux
clientèles de la politique sociale de l'Etat providence (personnes
âgées, jeunes, personnes handicapées, assistés sociaux, femmes
monoparentales, sans-abri, etc.). La solitude est à l'opposé de la
condition humaine de la pluralité, la sociabilité vraie et la
possibilité d'action.
Michelle Perrot,
historienne française, dit que les sociologues Robert Castel et
Michel Wieviorka montrent avec pertinence comment « l'horreur
économique », le chômage de longue durée,
l'absence de projet d'avenir engendrent la dissolution du lien
social, les crises identitaires et leurs peurs de toutes sortes qu'il
est si facile de cristalliser sur l'autre (L'intolérance -Éditions Grasset - Ce livre rassemble les textes d'écrivains, de
philosophes, d'historiens et de journalistes qui participaient au
Forum international sur l'Intolérance en mars 1997, à La Sorbonne,
dont Elie Weisel, Paul Ricoeur, Jacqueline de Romilly, Umberto Eco,
Jacques Le Goff, Wole Soyinka, Jorge Semprun...) : l'immigré,
l'étranger, fantasmés comme figures de l'intolérable.
Ils
affirment aussi, enchaîne Perrot, qu'il ne s'agit pas d'une crise
conjoncturelle passagère, mais de problèmes structurels
fondamentaux. Et sans doute l'analyse, indispensable, ne suffit pas
plus que le cri, nécessaire, qui appelle l'un et l'autre à l'action
politique décisive. Mais parce que la Cité est l'affaire de tous,
il faut rappeler la force de l'intolérable qui nous menace et qui
nous requiert aujourd'hui. (Suite demain)
News du mercredi 15 Octobre 2008
■ Canada
: résultats finaux des élections générales – Le deuxième gouvernement conservateur minoritaire de
Stephen Harper. Répartition
des sièges ici et comparatif avec le scrutin précédent. Le
plus
bas taux de participation depuis la dernière décennie.
■ Des
peurs
injustifiées – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Chose
certaine, ils ont une part de responsabilité. Parce que sans liens
sociaux réussis avec ses semblables, comment espérer redevenir
soi-même? se demandent André et Légeron.On le voit, ces
gens n'ont pas besoin d'une omniprésence policière. Que font les
CLSC, entre autres organismes gouvernementaux, pour socialiser les
personnes âgées et les femmes?
Peur
maladive des araignées, des souris, de l'ascenseur, peur de la
noirceur, peur de l'eau, peur du feu, peur de l'étranger, etc.
Pourquoi la peur injustifiée de la criminalité bénéficierait-elle
d'un traitement différent? On ne va pas empêcher d'honnêtes
citoyens de circuler dans l'espace public parce que des gens en ont
peur sans aucune raison.
Ce
peut être également de l'intolérance générée par l'isolement.
Dans un article, la Revue Notre-Dame souligne que plus nous renonçons
à saisir les événements, plus ils s'accélèrent, et plus nous
sommes placés en retrait de la réalité. (Revue Notre-Dame de
septembre 1999) C'est ainsi qu'on en vient à perdre complètement de
vue le potentiel de changement que représente la participation
démocratique, l'exercice de la citoyenneté.
L'illisibilité
du monde entraîne aussi la peur, spécifie son auteur. Et quand les
citoyens ont peur des soubresauts d'un monde qui leur échappe, quand
la confiance dans les dirigeants s'effrite, la meilleure chose à
faire, c'est de rentrer dans son petit nid. On a alors tendance à se
recroqueviller.
Cependant,
il y a un risque à déserter la place publique, nous avertit
l'auteur. Celui de se retrouver devant une société éclatée où
l'on est moins de son pays ou de sa région que de sa ville, moins de
sa ville que de son quartier, moins de son quartier que de sa bande,
sa tribu, sa race, sa couleur, sa religion, sa secte. De plus, le
repliement sur soi engendre généralement la peur de l'autre, de
l'étranger. On se regarde vivre comme dans un musée. Dans la rue
surtout, au travail, beaucoup au resto et dans les commerces.
Selon
le Français Guy Gilbert, «il faut se battre
contre l'esprit de caste qui favorise fermeture et rejet dans tous
les domaines. (Guy Gilbert -
Des jeunes y entrent, des fauves en sortent -
Éditions Stock, 1982) Une famille repliée
sur un bonheur égoïste porte en germe toutes les intolérances,
tous les racismes. On s'étonne du racisme en France. C'est dans les
familles fermées sur elles-mêmes qu'il trouve son meilleur
terreau.» (Suite demain)
News du mardi 14 Octobre 2008
■ Canada
: les citoyens aux urnes... –…Pour
qui voter?
■ Le
directeur de Taser-France... – … mis en garde à vue pour affaire d'espionnage. Des
policiers, un douanier, un cadre bancaire et un membre de détective
privé Dussaucy également. Lisez l'article de Libération.
■ Parachute
doré... – ...vous savez le président directeur général (PDG)
d'une multinationale qui, quittant sa fonction, reçoit une indemnité
de plusieurs millions de dollars (dessin-info
– 01:15), même si son rendement a été affreux? Voyez
un cas récent (01:21) où le pdg a dû par la suite la
rembourser.
Pour fermer la boucle,
tapez-vous un
bon débat (01H07:01) sur cette question, à france5.
Le Français Alain
Souchon (04:07), auteur-compositeur-interprète, a fait une
chanson sur ces PDG qui se la coulent douce. Il l'offre gratuitement
sur Dailymotion et YouTube, entre autres.
Le
temps de rigoler. Un comédien, jouant le rôle d'un banquier en
faillite, quête dans la rue pour aider les banques : 2
vidéos (02:54 et 02:13).
■ La
surprotection infantilise, castre, domine – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Y a-t-il beaucoup d'anxieux sociaux
au Québec? Je l'ignore. Les deux psychiatres André et
Légeron rapportent qu'en France, la phobie sociale, dans ses
formes complètes et moins complètes quoique
invalidantes, touche entre 2 et 4% de la population. (André et
Légeron citent Lepine J-P -
Aspects épidémiologiques
actuels des phobies sociales -Journal de thérapie comportementale et cognitive
- 1994)
Sur 55 millions de Français, l'équivalent d'une ville
comme Lyon ou Marseille, selon eux. Alors que la plupart des troubles
anxieux (agoraphobie, attaques de panique, anxiété
généralisée) touchent deux fois plus de femmes
que d'hommes, l'anxiété sociale affecterait les deux
sexes à part presque égale.
En ce qui touche les
États-Unis, ils citent une étude démontrant que
plus de 10% de cette population souffre d'anxiété
sociale. (Kesseler RC et coll. -Lifetime and 12-month prevalence of DSM-III-R
psychiatric disorders in the United States -Archives of General Psychiatry -1994) À 300 millions d'Américains,
chiffre de 2006, cela donne très exactement 30 millions. Cette
maladie représenterait la troisième pathologie mentale,
après la dépression et l'alcoolisme.
Les
deux psychiatres soutiennent que pendant trop longtemps la
psychologie s'est intéressée à l'inconscient, au
passé, aux fantasmes, aux refoulements, aux désirs.
Peut-être est-il temps de considérer aussi l'interface
de l'individu avec son environnement social. À l'évidence,
l'être humain n'est pas seulement confronté à
lui-même.
La
solution? La thérapie ou l'intervention de l'entourage. Le
thérapeute aidera son patient à affronter les
situations qu'il redoute en développant son savoir-faire
relationnel, en lui apprenant à contrôler ses pensées
excessivement négatives, à ne pas fuir et mieux
communiquer. En outre, un individu peut très bien s'en sortir
seul. Il lui suffit de s'habituer progressivement à affronter
les situations redoutées. Du reste, nombre de personnes que
les psy ne verront jamais ont réglé leur anxiété
sociale d'elles-mêmes ou avec l'aide de proches.
Les
auteurs ne le spécifient pas, cependant il est patent qu'on
n'aide pas l'anxieux social à s'en sortir quand on répond
à ses peurs en le surprotégeant. Surprotéger,
c'est entretenir et même amplifier ses peurs. C'est aussi, et
surtout, maintenir une personne dans un état de dépendance
et de... contrôle. La surprotection infantilise, castre. Sous
prétexte de protéger, on domine l'autre. La femme est
l'une des espèces les mieux protégées. C'est ce
que font admirablement bien pouvoir, police et féministes de
droite.
Ne
s'agit pas d'être inhumain, la compréhension s'impose.
Il faut les aider à vaincre leurs peurs irraisonnées,
en n'oubliant pas qu'ils doivent aussi s'aider eux-mêmes. La
peur n'est pas toujours ni seulement générée par
les autres, elle peut l'être aussi par soi-même. Beaucoup
de gens, avides d'émotions fortes, risquent de développer
de l'anxiété. Parmi eux, s'en trouve-t-il qui se gavent
de violence le soir, à la télé ? (Suite demain)
News du lundi 13 Octobre 2008
■ La
fin du riche... – ...et la faim du pauvre : animation
(11:21). Quelques longueurs, mais le message est là.
■ Massage
cardiaque... – ...si
vous ne savez pas trop comment faire, soyez
créative. Merde, y'a une vie qui s'en va...
■ La
crise bancaire mondiale... – ...a
été créée de toutes pièces par les
plus grands financiers de la planète : grandes banques
d'affaires, maisons de courtage, gros fonds institutionnels et
caisses de retraite.
Après ce constat,
Michel Girard du quotidien La Presse se pose la question : comment
peut-on continuer de faire confiance aux prévisions des
stratèges et analystes des maisons de courtage alors que leurs
institutions sont en grande partie responsables du gâchis?
Un article à lire
au complet, car il y traite dans le détail de conflits
d'intérêts flagrants des milieux financiers. Et ce
n'est pas la première fois qu'il l'écrit, il en a maintes fois parlé
dans le passé et ce, bien avant la crise actuelle.
PS : Je lis les textes de
Michel Girard depuis des années. Je sais que c'est un vrai
journaliste, un authentique. Comment se fait-il qu'on ait pas
l'équivalent en matière policière?
Sur ce plan, Yves
Boisvert a apporté un souffle nouveau, mais avec les années,
il s'est trop éparpillé et n'en traite presque plus.
Pierre Gravel a également fait du bon boulot à l'époque
où il était éditorialiste de La Presse. Lorsque
la police avait tort, il ne se gênait pas, l'attaquait à
fond de train, ne manquait pas l'occasion de revenir à la
charge. Ne lâchait pas facilement le morceau. Malheureusement,
à sa retraite, il n'a pas été remplacé.
Qui décide qu'un
tel sera éditorialiste, que tel autre ne le sera pas? Power
Corporation, le propriétaire du quotidien. Cette
multinationale décide de ce que le lecteur saura et ne saura
pas. Éditorialistes, membres du pupitre (qui reçoivent
et trient les textes des journalistes afin de voir ce qui doit être
publié ou remanié ou refusé) et journalistes de
la boîte y sont particulièrement bien encadrés.
Ce quotidien québécois n'est pas le seul cas en
l'espèce, très loin de là.
■ Caricatures
très engagées... – Cliquez
sur chacune pour les agrandir et avoir accès à des
textes explicatifs. Impossible d'être d'accord avec toutes les
opinions émises. Il y en a qui méritent cependant
d'être connues. À vous de séparer le
bon grain de l'ivraie.
■ L'anxieux
social : «Courage,
fuyons !» – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
À quels signes reconnaît-on la phobie
sociale ? André et Légeron : la personne évitant
les autres souffre d'une sensibilité excessive au regard
d'autrui. Elle a une peur persistante d'une ou plusieurs situations.
Elle les évite donc ou éprouve une anxiété
intense à leur approche. Elle bat sans cesse en retraite dès
que le regard d'autrui se pose sur elle : «Courage, fuyons
!» Certaines rencontres, certains contextes, s'avèrent
ainsi, dépendant des personnes et des moments, déstabilisants.
«Le plus souvent sans raison évidente, sans qu'il
existe une menace apparente ou un danger quelconque.» Les
auteurs étoffent leurs propos d'un cas, un Français se
prénommant Loïc.
Celui-ci
s'est construit une vie lui permettant d'éviter les situations
angoissantes : «Notre maison était comme un petit
monde clos, hermétiquement isolé de l'extérieur,
raconte-t-il. (...) Le moindre coup de sonnette déclenchait
d'ailleurs un vrai branle-bas de combat : tout le monde devait
observer le silence, pendant qu'un des parents allait sur la pointe
des pieds observer qui était l'intrus et s'il était
nécessaire de lui ouvrir la porte. (...) J'ai toujours
une vague inquiétude devant les sonneries, de la porte
d'entrée ou du téléphone, comme si un danger
pouvait survenir et me prendre au dépourvu.»
Pas
de relations de voisinage non plus, «sources
d'embrouille», selon Loïc. «De
toute façon, je suis fatigué le soir et le week-end,
j'ai envie de me reposer tranquillement en famille, pas de voir des
gens.» Les deux psychiatres notent
qu'il trouvait toujours une bonne raison pour expliquer sa façon
de se tenir à l'écart des contacts sociaux.
Jeudy,
un autre auteur, nous fait part de ce témoignage d'une
secrétaire (Henry-Pierre Jeudy -La peur et les média -Éditions PUF) : «J'ai
vu une fois un Arabe qui était un peu saoul dans le métro.
Il parlait tout seul et j'ai vu une femme qui faisait comme si elle
était agressée par lui, d'une manière
hystérique. Elle criait : "N'approchez pas, ne me touchez
pas !" C'était affreux, elle voulait le faire descendre,
alors qu'il ne lui faisait rien. Les gens ont réagi, ils ont
pris la défense du type.» (Suite demain)
News du dimanche 12 Octobre 2008
■ Hier, à Montréal-Nord
: manif pacifique – Et
ce, contrairement à ce qu'avait prévu un média
(non identifié par le citoyen qui l'avait dénoncé),
quelques jours auparavant. La manif portait sur Fredy Villanueva, tué
lors d'une intervention policière en août dernier.
Manifestement, la plaie n'est pas encore fermée.
Avant de commenter la
tragédie, il est plus sage d'attendre la fin du cheminement de
ce dossier au ministère québécois de la Justice
: à savoir s'il y aura accusation ou pas et le pourquoi de la
décision.
Lisez
l'article de Radio-Canada. Dans la bas du texte, cliquez sur
l'icone vidéo. Ou passez tout de suite à la vidéo
ici.
■ Mc
Solaar : Clic Clic – Ce
qui me fait bien rigoler dans cette vidéo (03:17), c'est les
enfants qui ont trouvé l'astuce pour piquer
des bonbons au petit commerçant. Et la poursuite qui
s'ensuit. Jeune, j'en ai volé aussi à quelques
reprises. Ç'a pas fait de moi un criminel. Y'a pas de quoi en
faire un drame. Pas vrai qu'en volant une épingle, on fait
plus tard des hold-up dans les banques.
Tout
savoir sur le chanteur
■ Les
anxieux sociaux ont peur de tout – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
La peur des autres est un autre
élément à l'origine du sentiment d'insécurité
dont on ne peut pas ne pas tenir compte, et pourtant on n'en traite
jamais. Médecins et psychologues l'identifient sous le nom d'
«anxiété sociale».
Suivant les psychiatres
André et Légeron, elle est liée au regard que
les autres portent sur nous et représente une entrave au bon
déroulement des rapports humains dans tous les domaines.
(Christophe André et Patrick Légeron -
La peur des autres -
Éditions Odile Jacob) Pour ressentir l'anxiété
sociale, il faut être en présence de quelqu'un. Les deux
psychiatres ont ce trait d'humour : «Sur
son île, Robinson Crusoé n'a jamais connu cette émotion
pénible... du moins jusqu'à l'arrivée de
Vendredi.» L'anxieux social, on le
devine, n'est pas particulièrement sociable.
Les
anxieux sociaux souffrent d'une hypertrophie du système de
défense : perception exagérée de risques
d'agression (système anti-prédateur), de la notion de
territoire d'autrui et de menace en cas de pénétration
dans ce territoire et d'une sensibilité excessive aux rapports
de dominance. Ils ont aussi des difficultés à
identifier et intégrer des signaux rassurants dans leur
environnement, à développer des liens d'attachement,
d'être sécurisés par les rituels de connivence.
D'après
les deux auteurs, l'expression «l'homme est un loup pour
l'homme» résume bien, dans le développement
de la pathologie, les schémas de danger présents dans
l'anxiété sociale. Souvent, ils fonctionnent en
anticipant rencontres et événements. «On évite
ce qu'on redoute, et plus on l'évite, plus on le redoute»,
analysent-ils. Chez l'anxieux social, «les cognitions
anticipatoires s'agencent systématiquement dans le cadre de
véritables scénarios catastrophes à l'intérieur
desquels s'enchaînent les pires hypothèses ».
(Suite demain)
News du samedi 11 Octobre 2008
■ Revolution
Underground – Des jeunes de New York et Montréal s'expriment sur la
façon d'apporter des changements au sein de la société.
Pêle-mêle, quelques témoignages...
La
révolution, c'est de se changer soi-même, les autres, le
monde... Réagir, s'ouvrir à une idée... Se tenir
debout, exprimer librement sa pensée sans avoir peur... Ce
n'est pas destructif.
Une
jeune adulte... Je dis aux jeunes de s'asseoir avec leurs proches et
de discuter de leurs besoins. Lesquels restent hors d'atteintes?
Pourquoi? Quand on commence à chercher les causes de cette
impuissance, on voit que le problème est extérieur. Ça
tient plutôt des institutions qui sont en place...
Freedom
academy, Brooklyn, NY... Cours sur la justice sociale où
on utilise l'art comme outil de changement : poésie, danse,
musique, théâtre. On apprend à créer un
espace pour s'exprimer... Il est temps d'écouter la jeunesse.
Aujourd'hui, peu de jeunes se font entendre...
Black
out arts collective, Brooklyn, NY.... Nous sommes les artisans de ce
monde nouveau... Il ne faut pas croire qu'il n'y plus rien à
espérer. Dès qu'on vous dit que c'est impossible, vous
devez essayer. Dès qu'on dit qu'il n'y a rien à faire,
c'est le moment d'y aller. IMPOSSIBLE, c'est le signal.
Revolution
Underground (15:50), sous-titré en français
■ Toujours
plus haut... – ...jamais assez haut. Sans se soucier des effets négatifs
chez les autres. Y'ont qu'à se débrouiller, ces bons à
rien! Vidéo
(03:28), cheminement chaotique d'un indice boursier. Animation
explicite.
■ Prisons
de France : déjà 87 suicides en 2008 – Selon
l'Observatoire
international des prisons (OIP), c'est 18% de plus que la période
correspondante l'année antérieure. Combien de ces
suicides on eut lieu dans les quartiers disciplinaires? L'OIP
rappelle qu'il y a 7 fois plus de suicides en prison qu'à
l'extérieur et autant en quartiers disciplinaires qu'en
cellules ordinaires.
PS : Vie d'enfer imposée
par des directeurs et gardiens de prison? Peut-être pas dans
tous les cas, mais il doit y en avoir, c'est certain. Priver le
condamné de sa liberté ne suffit pas. Faut y ajouter la
torture psychologique, tactique de répression particulièrement
efficace, car elle génère le burnout (dépression
nerveuse), une douleur plus forte que le désir de vivre.
Directeurs et gardiens de prisons ne sont pas différents des
policiers, peu importe le pays : toujours la faute des autres, jamais
la leur.
Visitez
le site de l'OIP
■ Paradis
fiscaux : le débat est lancé en France – Hier,
les articles en traitant pullulaient sur le web. Le président
de l'Assemblée nationale française, Bernard
Accoyer, a proposé une amnistie fiscale à ceux qui
rapatrieraient leurs capitaux. Les réactions ont été
nombreuses.
Sarkozy
s'oppose à l'amnistie
Le parti
socialiste considérerait l'amnistie comme un scandale
Pourquoi
«aider ceux qui ont quitté le navire»?
En France, le
débat n'est pas nouveau...2004
PS
: Je ne peux lire tout ce qui s'écrit sur le web à ce
sujet, mais d'après mes sources d'informations habituelles, et
elles sont très nombreuses, la France est la seule à en
débattre.
■ Mondialisation
débridée et paradis fiscaux – Le projet de l’Accord multilatéral sur les
investissements (AMI), élaboré par l’Organisation
pour la coopération et le développement économique
(OCDE), à la fin des années 1990, mettait en relief le
volet d’une mondialisation débridée. Deux professeurs
de sociologie de l'Université du Québec à
Montréal (UQÀM), Michel Freitag et Jacques-Alexandre
Mascotto, ont du reste publié un livre traitant des dangers de
l’AMI. (Michel Freitag et Jacques-Alexandre Mascotto – Le
démantèlement de la société : réflexion
critique sur l’AMI) À l'époque, il y avait eu des
manifs contre le «SalAMI», notamment en France et
au Canada.
Selon le sociologue
Freitag, l’AMI était un «coup
de force»
qui se tramait au sein de l’OCDE, parle même de négociations
secrètes. «Les
négociateurs étaient en train de commettre un acte de
haute trahison vis-à-vis de leurs États propres
(...). L’AMI
ne créait que des obligations pour les États et que des
droits pour les investisseurs
(...).
Toutes les constitutions allaient devenir désuètes».
Suivant ses propos, les
États auraient été obligés de «renforcer
leur pouvoir répressif puisqu’ils se portaient
responsables, auprès des multinationales, des troubles de
leurs citoyens : grèves, manifestations
(...).
Ils auraient dû donner des compensations aux investisseurs.»
Son confrère Mascotto, signalait que «si
les gens ne manifestent pas aujourd’hui, quand il en est encore
temps, il va y avoir des crimes de sang».
L’analyse
des deux profs de l’UQÀM sera confortée l’année
suivante, en 2000, par Lori Wallach, juriste et directrice de Global
Trade Watch –
surveillance du commerce international –,
un groupe de soutien des citoyens, opérant à
Washington, aux États-Unis, et visant à renforcer la
Société civile contre l’impact de la globalisation.
(La Presse du 27 mai 2000) Wallach, professeur à la faculté
de droit de Harvard, raconte que l’idée d’une conspiration
internationale est devenue soudain beaucoup plus tangible quand, en
1999, elle est tombée sur le projet secret de l’AMI.
Elle
soutient que si l’AMI avait été signé dans les
années 1980, «Nelson
Mandela de l’Afrique du Sud serait toujours en prison.»
Elle compare l’AMI à «un
Dracula politique ne supportant pas le plein soleil.
(…) Les
citoyens ne laisseront pas l’AMI dominer leurs démocraties,
clamait-elle.
Nous avons besoin de règles d’investissement internationales
pour aider à enraciner le capital dans les communautés
dotées d’une responsabilité démocratique, et
le droit pour nos gouvernements de faire en sorte que les
investissements profitent à l’intérêt public,
et non pas seulement aux intérêts spéciaux.»
Finalement,
les Dracula du capitalisme extrême ont décidé de
procéder autrement en multipliant les paradis fiscaux. En
cette année 2008, on en dénombrerait 76. Il y en avait
combien à la fin des années 1990? Une dizaine, une
vingtaine? À ce rythme, la planète sera très
vite dotée de deux systèmes économiques
parallèles, l'un humain, l'autre inhumain. On n'a pas à
se demander qui l'emportera éventuellement, l'appât du
gain étant ce qu'il est.
On
ne peut accepter les fraudes fiscales des riches de ce monde,
citoyens et dirigeants de multinationales confondus. Car il en
résultera appauvrissement, désordre, violence et
crimes. Ils ont déjà une part de responsabilité
dans la crise financière actuelle. Les États doivent
interdire le secret bancaire et prendre des mesures de rétorsion
à l'encontre des pays faisant fructifier l'argent de ces
fraudeurs.
■ Le
silence
sur les racines de l'insécurité – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Avant de fermer la boucle,
consultons quelques autres chercheurs. Domenack et Montain (Domenack
et Montain -Communes et Sécurité -Éditions ouvrières) : «Les
catégories sociales dont le taux de victimisation est le plus
faible sont celles qui appréhendent le plus une agression
potentielle. (...) Les
personnes âgées, particulièrement les femmes,
sont les plus nombreuses à déclarer hésiter à
aller seules dans certains lieux, à se déclarer en
insécurité chez elles alors qu'elles ont le taux de
victimisation le plus bas.» Le
sentiment d'insécurité varie en raison pratiquement
inverse des risques d'exposition à la violence.
Consultons également
Bonnemaison, qui fait écho à une opinion émise
par un professionnel sur l'évolution du marché des
systèmes d'alarmes électroniques (Gilbert Bonnemaison -La sécurité en libertés -Éditions Syros) : «Le
volume de notre industrie est croissant. Il n'a pas de rapport avec
les niveaux globalement constant de la criminalité.
Inversement, il suit la baisse du taux de l'épargne. Comme
s'il était lié à la peur de l'avenir.»
N'en mettons plus, la cour est pleine…
Pendant ce temps, en
certains milieux, on aborde la question sans traiter des racines
profondes de la peur ou du sentiment d'insécurité.
Ainsi, dans le document produit par l'ex-Communauté urbaine de
Montréal (CUM) et son corps policier, en 1996, on indique que
les personnes âgées éprouvent un sentiment
d'insécurité plus élevé que d'autres
groupes sociaux. (La Police de quartier -Ensemble pour mieux servir -Communauté urbaine de Montréal et Police
de la CUM, 1996) Le nombre de retraités augmentant, on signale
que cela modifiera la nature et l'ampleur de la demande faite à
la police.
Dans
une autre page, on précise que le spécialiste
sociocommunautaire de la police assure la liaison auprès des
groupes sociaux plus vulnérables en ce qui a trait au risque
de victimisation et au sentiment de sécurité. «Que
l'on pense, y énumère-t-on,
aux personnes âgées, aux femmes, aux groupes ethniques,
aux gais, aux lesbiennes, etc.» CUM et
police ratissent large dans ce document. À Lac Bouchette, un
collabo de la Sûreté du Québec m'a déjà
signalé que le village compte beaucoup… de personnes âgées,
cherchant visiblement à me convaincre, indirectement, de la
nécessité de la présence de la police et de ses
collabos.
Comme tant d'autres,
Normandeau et Leighton soutiennent que dans l'ensemble, les personnes
qui ont le plus peur d'être victimes d'actes criminels,
particulièrement les femmes et les personnes âgées,
sont celles qui statistiquement courent le moins de risques. (André
Normandeau et Barry Leighton -Une vision de l'avenir de la police au Canada :
Police-défi 2000 -Direction de la police et de la sécurité,
Secrétariat du Ministère du Solliciteur général
du Canada, 1990) Ils ajoutent aussi à leur liste les résidents
des villes, les personnes se retrouvant seules, comme celles qui ont
perdu leur conjoint, se sont séparées ou ont divorcé,
et les victimes récentes d'infractions.
Les
deux auteurs prédisent que la peur d'être victime
d'actes criminels croîtra du fait de l'augmentation du nombre
de Canadiens âgés et particulièrement de femmes
âgées seules. Ce qui fera augmenter le nombre d'appels
adressés à la police pour des incidents sans rapport
avec une infraction précise. Normandeau et Leighton se
taisent, eux aussi, sur les vraies racines du sentiment d'insécurité.
(Suite demain)
News du vendredi 10 Octobre 2008
■ Montréal-Nord
à besoin de projets mobilisateurs – En
visionnant la vidéo LES BÉNÉVOLES DU FESTIVAL DU
BOUT DU MONDE (voir article précédent), j'ai tout de
suis pensé aux jeunes de ce quartier, où il y a eu
émeute en août dernier.
Me suis dit que ça
serait un projet motivant auquel ils adhéreraient, je crois.
Tous les jeunes adorent la musique, d'autant qu'ils côtoieraient
des artistes. Enfin l'occasion pour eux de s'exprimer et de se
réaliser un peu plus qu'avant, d'aller chercher cette
reconnaissance de l'autre dont ils ont tant besoin et qui leur fait
tant défaut. Ils ont un besoin viscéral d'être
appréciés et aimés, une approche aux antipodes
de la répression policière. Faut les voir comme s'ils
étaient nos enfants.
Évidemment,
l'événement annuel se tiendrait à Montréal-Nord,
pas dans le centre ville de Montréal, beaucoup trop loin de
leur quartier pour développer un sentiment d'appartenance. Et
les touristes, dira-t-on? Ils vont là où ils sont
certains de trouver de la nouveauté, en autant que les moyens
de transport y soient accessibles. Le cœur d'une cité n'a pas
vraiment besoin d'être animé, il l'est déjà.
Pourquoi tout lui donner, alors que les quartiers pauvres ont rien ?
Une façon de reconnaître aussi ceux y vivant comme était
des citoyens à part entière.
Ainsi qu'on le signale
dans l'article précédent : si on se sert des jeunes
comme faire valoir, ça marchera pas. Par conséquent, un
festival dirigé et monté par des jeunes, et non par une
omnipotence décidant de tout, et en plus inamovible. Ce qui
n'exclut pas le contrôle financier. Normal de rendre des
comptes lorsqu'on est subventionné par un organisme public.
Donc, fair-play.
Des
activités locales pourraient, et devraient, y être
ajoutées. A-t-on pensé d'ouvrir un studio de montage
vidéo d'accès gratuit, d'organiser un concours de la
meilleure vidéo du mois, de prêter à des jeunes
des caméscopes haute définition? Le tout culminant par
une soirée des Oscars dans un ciné ou ailleurs?
Faudrait également demander aux jeunes s'ils ont des projets à
proposer. Ne jamais rien imposer du sommet de la pyramide politique.
Disponibilité, écoute, aide.
■ Les
bénévoles du festival du bout du monde – Fabuleuse réussite sociale d'un grand concert musical
annuel, «un
patchwork mondial au goût venu d'ailleurs»,
se déroulant sur la presqu'île de Crozon Finistère,
en France (carte
de la presqu'île et infos sur Crozon
Finistère).
Voyons
quelques chiffres illustrant son ampleur : 1 festival pour 7 communes
(53 000 habitants), plus de mille bénévoles, champs de
35 hectares, gigantesque scène illuminée, des tentes,
6km de barrières, 12km de câbles, 45 semi-remorques, 1
100 futs de bière, bien-être des festivaliers et, à
la fin de l'événement, ramasser à la main 30
tonnes de déchets. Gigantesque terrain redevenu «hyper
propre».
Le
bénévole, un partenaire économique
incontournable. Il participe au développement local, attirant
les gens à un endroit où naturellement ils n'iraient
pas. La philosophie sous-jacente vaut vraiment la peine d'être
souligné. Car «sans
les bénévoles
(qui s'occupent absolument de tout),
on serait rien, on pourrait rien faire. Ici, les gens ne considèrent
pas le festival comme quelque chose de parachuter de l'extérieur.
Non, c'est leur affaire.
(...) Ils
donnent tout ce qu'ils peuvent. Il n'y a qu'à les regarder.
C'est vraiment des gens qui croient
(à ce qu'ils font) et
ça fonctionne à merveille.»
Un
autre soutient qu'«il est
important d'aider le mouvement (associatif),
de l'inciter à être toujours plus dynamique dans les
banlieues, comme en milieu rural. Partout. Dans l'action
internationale. Dans l'aide au développement. (...)
C'est une grande idée de ce qu'on
appelle l'éducation populaire.»
Un
commentaire sur l'associatif m'a frappé, et ce n'est pas seul,
mais, selon moi, le plus important de tous. «C'est
ce qui fait vivre un peu la culture en France. Ce qui fait défendre
les droits des plus faibles. Donc, c'est le future, je crois, de la
démocratie. Elle est un petit peu remise en cause, en ce
moment. On espère que c'est un orage qui va passer. En tout
cas, il faut encore plus s'associer. Faire des choses ensemble.
Notamment, pour changer un peu le réel qui est encore un peu
violent, quoi.»
En
visionnant la
vidéo (26:08 et précédée d'une petite
pub), on aimerait être là, rouler nos manches et leur
donner un coup de main.
Site
du festival
Plusieurs
vidéos
de concerts de l'édition de 2008
Aussi,
11
photos 360 degrés, cliquez sur chacune
faites
la pivoter en gardant enfoncé le clic de la souris
■ Moins
touché, mais plus insécurisé – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Roché a tracé le
profil des personnes se sentant menacées. Sa recherche a porté
sur tous les pays occidentaux, et s'étale sur près de
deux décennies, de 1975 à 1994. Il n'a constaté
aucune différence dans la structure des inquiétudes :
le niveau a augmenté, mais la distribution relative de
l'inquiétude suivant le sexe et l'âge demeure inchangée.
Il
ressort, ainsi que le démontrent d'autres auteurs, que les
personnes les moins touchées par le crime et la délinquance
sont les plus préoccupées. Précision
significative : la nuit s'impose comme réceptacle de la peur,
car elle diminue la capacité d'être prévenu,
restreint la possibilité de se soustraire à une
situation non désirée. L'analyse de leur réseau
de sociabilité révèle qu'elles sont repliées
sur leur famille ou leur quartier et très désinvestis
de la vie publique. Il s'agit surtout de femmes de moins de 25 ans ou
de plus de 55, d'hommes âgés, d'ouvriers et d'employés.
Une
constante se dégage : femmes et personnes âgées
sont toujours les plus inquiètes, bien que les premières
manifestent une peur plus fréquente. Les
personnes âgées, en revanche, s'avèrent plus
préoccupées de l'ordre social en général
: un phénomène de cycle de
vie se combine à un effet de génération.
Vieillissement
physique et social? L'interprétation que l'on peut faire de ce
constat de Roché est que la peur émane aussi du conflit
de générations opposant les ados aux adultes, et
particulièrement aux personnes âgées. Les jeunes
sont beaucoup moins soumis à l'autorité, plus
indépendants, bruyants et nonchalants, portent parfois des
vêtements et des coupes de cheveux bizarroïdes, etc. Cette
"délinquance " n'a rien à voir avec la
criminalité, tout à voir avec le choc de l'ancien et du
moderne, la morale et le conformisme d'un temps révolu et le
besoin de nouvelles libertés.
Jesus Jimenez Orte,
président de la Ligue des droits et libertés, section
de Québec, confirme que les personnes âgées ont
peur des jeunes. (Jesus Jimenez Orte -Revue Notre-Dame de décembre 2000) «Il
faut dire qu'en vieillissant les gens se sentent plus
(insécurisés). Ils ont plus de
choses à protéger. Voilà qui pourrait expliquer
leur intolérance.»
Il
relate qu'aux États-Unis, on leur construit de véritables
villes fortifiées, dotées de murailles et de
dispositifs de sécurité absolument incroyables. «Avec
son faible taux de natalité, la société
québécoise finira-t-elle par imiter sa voisine? Il
faudrait réfléchir sérieusement à cette
question. Il y a là un énorme débat à
faire», souligne-t-il. (Suite demain)
News du jeudi 9 Octobre 2008
■ Canada-Afghanistan
: Harper... – ... ira jusqu'au bout. Peu
importe qu'il en coûte 1 500$ par famille canadienne pour
mener à
terme cette mission.
■ Le
nouvel ordre mondial... – ... selon
les USA : vidéo (00:35)
Loi
de la jungle : manger
ou être mangé : vidéo (00:47)
Faire
des
grimaces à tous les passants : vidéo (05:32)
■ Coût
du Canada en Afghanistan : + de 18 milliards ? – Selon André
Duchesne du quotidien La Presse, l'officier du Parlement, Kevin
Page, jette son pavé dans la marre à quelques jours du
vote. Plus que le chiffre qu'il présente, il ressort de son
rapport l'incapacité d'obtenir des données pertinentes
de la part des ministères.
PS : Lisez plus bas
l'article publié aujourd'hui à 01H20 où Rideau
Institute évalue le coût à 28 milliards d'ici
2011. Lisez aussi, et au complet, celui du journaliste Duchesne. Des
passages risquent de vous faire dresser les cheveux sur la tête.
■ Tina
Turner.... – ... en concert à Montréal bientôt. Dans ses
belles années, elle était mondialement connue et
appréciée. Une grande star qu'on n'oublie pas : I
Missing You !
■ Canada
: Harper ne censurera pas les films – Et
cela promis à quelques jours du scrutin électoral du 14
octobre, alors même que ses chances de former un gouvernement
majoritaire s'amincissent.
Pour
le chroniqueur
Marc Cassivi du quotidien La Presse, dans un article
particulièrement articulé, c'est trop peu trop tard. Le
gouvernement conservateur aura mis sept mois à se rendre à
l'évidence. Il a voulu interdire par le projet de loi C-10 le
financement d'œuvres qu'il juge «offensantes»,
notamment le film (pas du tout porno) : Young
People Fucking, colonne de droite, des extraits de ce film.
■ Afghanistan-Canada
: 28 milliards$ d'ici 2011 ? – Tel
est le coût évalué par Rideau
Institute de la présence de l'armée canadienne dans
ce pays, dont le rapatriement est prévu pour 2011. L'étude
tombe à point : aujourd'hui jeudi 9 octobre, Kevin Page,
directeur parlementaire du budget doit en dévoiler également
une estimation.
■ La
société n'est pas une et indivisible – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Roché,
un autre chercheur français, est d'opinion que l'insécurité
est présente dans notre vie parce qu'elle constitue le tribut
incontournable à payer à la modernité, à
l'hétérogénéité et à la
complexité de nos sociétés. (Sebastian Roché
-Insécurité
et libertés - Édition du Seuil)
L'insécurité
souligne le fractionnement entre groupes sociaux et ethniques,
l'absence de dynamique d'intégration collective, brisant nette
l'illusion d'une société une et indivisible. «Le
sentiment d'insécurité est un processus de lecture du
monde environnant. On le saisit chez les individus comme un syndrome
d'émotions -peur, haine,
jalousie -cristallisées
sur le crime et ses auteurs. Comme toute lecture, le sentiment
d'insécurité est réducteur»,
fait-il remarquer.
Mathieu a analysés
les travaux de Roché, et les valide (Jean-Luc Mathieu -L'insécurité -Éditions Que sais-je ?) : le sentiment
d'insécurité ne peut pas être interprété,
sans contresens, comme la prise en compte réaliste de faits,
au niveau individuel. Il montre, sur la base d'enquêtes, qu'il
n'est pas besoin d'avoir été soi-même victime ou
de connaître directement la victime d'un crime ou d'un délit
pour se sentir inquiet.
L'élaboration
mentale du sentiment d'insécurité dépend, chez
chacun d'entre nous, de son système de relations
interpersonnelles. Plus les relations sociales sont pauvres, plus
l'inquiétude est forte. A contrario, il est moins fort chez
des personnes qui entretiennent des rapports sociaux multiples. (Suite demain)
News du mercredi 8 Octobre 2008
■ Crise
financière : rôle des paradis fiscaux – Les médias
n'ont pas encore fait officiellement ce lien. Autre fait que vous
allez apprendre en visionnant les trois vidéos plus bas, la
mondialisation a accéléré la multiplication des
paradis fiscaux : 76, aux dernières nouvelles. Bien sûr,
les prêts à risque sont à l'origine de la crise.
Nécessaire de savoir toutefois que l'évasion fiscale représente
une partie colossale de la richesse dans le monde. Tout ce qui
échappe à l'impôt est considéré par
l'État comme un trou budgétaire que l'honnête
citoyen doit combler de sa contribution fiscale. Dans les pays
pauvres, la situation est bien pire : le développement
économique s'en trouve grandement ralenti.
Fameuse
enquête du journaliste français Frédéric
Brunnquell
Vidéo
1 (16:44) – Chaque année, à l'échelle de
la planète, des dizaines de milliers de milliards$ appartenant
à des particuliers fuient vers les paradis fiscaux, sans
compter ceux d'entreprises. 50 milliards d'euros pour seulement la
France. Les plus touchés sont les USA.
Vont de paire homme de
paille et société écran. Talon d'Achille du
capitalisme inventé par les Suisses, dans une loi de 1934
faisant du secret bancaire une politique de l'État. Après,
les Britanniques ont suivi : Bermudes, Bahamas et ailleurs.
Vidéo
2 (16:42) – Le Ghana en train de devenir un paradis fiscale.
Alors que l'ONU réclame 50 milliards pour aider au
développement des pays pauvres, dont plusieurs d'Afrique. Le
Ghana offre aux investisseurs un régime fiscal très
permissif, bien en deçà des standards internationaux.
Nous avons besoin des impôts pour développer notre pays,
dira l'un des opposants : de bonnes écoles, de bons services
de santé. Une vieille banque britannique, The Barclays
Offshores, s'y est installée.
Le paradis fiscal est camouflé
sous le nom de Centre de services financiers. Les multinationales
vont devenir des gouvernements non élus, dit-on encore. Elles
dirigeront du haut de leur siège social. Même phénomène
aux Îles-Vierges, administrées par un fonctionnaire des
Affaires étrangères britanniques. Les... affaires
étrangères sont excellentes : l'an passé, 70 000
nouvelles sociétés s'y sont enregistrées.
Vidéo
3 (16:13) – Price Waterhouse Cooper (audit, conseil, expertise
comptable), l'une des plus grandes du genre au monde, fait une pub
sur YouTube : rejoignez-nous, ensemble, nous pouvons changer la façon
dont le monde construit. Le contournement des règles fiscales
justifié par le caractère excessif des impôts.
Pas le choix, si l'on veut être compétitif, relate-t-on.
Exemple, les pays d'Europe où les services sociaux exigent
beaucoup d'impôt. Les paradis fiscaux n'en lèvent pas ou
peu. Les gens se débrouillent. Un intervenant en désaccord
avec cette approche : «Je
me demande comment ces gens font pour dormir la nuit.»
■ Dissolution
des liens sociaux = peur – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Gleizal a également étudié le sentiment
d'insécurité. (Jean-Jacques Gleizal -Le désordre policier -Presses universitaires de France) Lui aussi se réfère
notamment à Lagrange qui, en France, semble l'une des
principales références en ce domaine. (Hugues Lagrange
- Perceptions
de la violence et sentiment d'insécurité -IEP de Grenoble, Banque de données
socio-politiques)
Il rapporte que ce
chercheur démontre que le sentiment d'insécurité
n'a pas de relation avec l'expérience individuelle de la
violence, mais qu'il est lié au degré d'intégration
sociale des individus. Ainsi, les personnes sortant le soir sont
moins insécurisées que celles sortant peu. De même,
la participation à une activité associative diminue le
sentiment d'insécurité.
Gleizal conclut que
l'insécurité relève des sentiments, du
subjectif, d'un vécu, mais sur une base de changement social
incontestable. Il désigne du reste l'insécurité
comme étant une crise de société qui n'est
certes pas à chercher dans une prétendue montée
de la violence, mais bien dans une dissolution du lien social.
Et cette démonstration
de Lagrange est confortée par celle de Dulong, qui estime que
les fusils de l'autodéfense visent... «la
disparition des valeurs, l'affaiblissement des institutions, la mise
en cause des normes, l'effacement de repères sociaux de
l'existence, tout ce à partir de quoi chacun se pensait
jusqu'à maintenant membre d'une société».
(R. Dulong -L'autodéfense -Librairie des Méridiens)
Trois autres sociologues,
de Gaulejac, Bonetti et Fraisse, le confirment également (V.
de Gaulejac, M. Bonetti, J. Fraisse -L'ingénierie sociale -Édition Syros) : «(…) quand
des gens réclament des portes blindées et un
renforcement de la surveillance, il ne faut pas prendre cette demande
au pied de la lettre.»
Ils
soutiennent que l'insécurité est la résultante
de différents processus : conception du bâti, isolement
social, difficultés économiques, absence de régulation
sociale, comportement des gardiens de sécurité (NDLR :
Les auteurs n'explicitant pas, peut-on présumer qu'ils font
allusion au discours de la peur que ceux-ci propagent? Si oui, il
faudrait y ajouter la police et son maître-mot panzer: la
prévention.), cloisonnements institutionnels, circulation de
l'information et mode de communication. (Suite demain)
PS
: Civils et collabos sont les pires destructeurs de liens sociaux :
par le bouche-à-oreille, ils peuvent anéantir la
réputation de n'importe qui, sans accusation, sans procès.
Lynchage. En divisant pour mieux régner, ils sèment la
peur au sein de la société, depuis le petit village
jusqu'à la grande Cité. Si l'on veut rétablir la
démocratie, il faut les dénoncer.
Comprenez-vous maintenant pourquoi la police en civil ne m'aime pas et me harcèle régulièrement? Sinon, relisez le paragraphe ci-dessus.
News du mardi 7 Octobre 2008
■ Libéralisme... – ...ou
cannibalisme?
Agoravox.fr s'interroge. Bonne caricature!
■ De
quoi occuper quelques jours – Posters...
Après avoir vu la page,
dans le colonne de
gauche, cliquez sur l'item
suivant, et ainsi de suite
10
000 pages de dessins. Colonne de droite,
plus bas, cliquez sur la
liste des ARTISTS
Des
photos pas drôles du tout
Bigpicture...
Après cette page,
passez à une autre
: MORE PHOTOS
Estimation en temps réel
de diverses infos
mondiales :
progression de la
population mondiale en temps réel,
nombre de naissances
cette année,
dépenses
gouvernementales mondiales engagées
dans l'armée cette année
(au
moment d'écrire ces lignes, plus de 1 000 milliards),
décès
causés par le Sida, etc.
■ Grande insécurité
: endettement des ménages – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Alors pourquoi cet écart
entre la réalité des faits et la perception des gens ?
demande le journaliste de La Presse. Ce qui ne va pas, explique le
CCDS, ce sont certains aspects de la vie de tous les jours qui
tendent à assombrir l'ensemble du tableau. Les tendances du
marché du travail, des revenus, des taux de criminalité
ou l'accès aux soins de santé, par exemple, ont vite
fait de faire voir la vie en noir à bon nombre de citoyens.
Les chômeurs n'ont pas la vie facile non plus. En cette année
2002, la couverture de l'assurance emploi est nettement inférieure
à celle des années antérieures, où plus
de 80% y avaient accès.
Cependant,
l'endettement des ménages constitue la plus grande source
d'insécurité. Beaucoup de gens, indique l'étude,
utilisent leur marge de crédit pour joindre les deux bouts. La
taille des hypothèques fait le plus mal : en 1984, elle
rognait 38% de leur revenu disponible, en 2001, elle en bouffe 67,9%.
À
ma connaissance, il s'agit là du seul sondage médiatisé
où on amalgame peur de la criminalité aux autres peurs
de la vie quotidienne, certes, mais sans les comparer, en terme de
pourcentages, les unes aux autres. On n'a donc pu savoir, par ordre
décroissant, de quoi le citoyen avait le plus peur et le moins
peur. J'insiste : le seul sondage. On ne mélange jamais
criminalité et autres peurs de la vie. Les cas pullulent…
Ainsi,
ce sondage CROP-La Presse publié en décembre 2001,
quelques jours avant les vœux de Noël et du Nouvel An, et
portant sur l'amour, la prospérité et la santé.
(Louise Leduc - La
Presse du 22 décembre 2001) La santé l'emportait sur
les autres. De la santé, toujours de la santé et encore
de la santé qu'il faudra souhaiter à ses proches,
suggérait-on, la maladie étant, révèle le
sondage, ce qui nuit le plus au bonheur des Québécois.
Pas moins de 41% des
répondants ont en effet choisi cette réponse et ce,
loin devant les problèmes de travail (9%), ou dans leur
famille (15%), loin de… l'argent aussi (15%). On n'a pas posé
la question sur la criminalité. Un oubli… se renouvelant à
chaque sondage… (Suite
demain)
News du lundi 6 Octobre 2008
■ Laissez-moi
ma liberté
23H09 – C'est tellement
bon, cette
tune (04:00) qui débute au moment où Yarol Poupaud
(Wiki) prend
la guitare qu'on lui tend et se met à en jouer. Rythme
enlevant, ce 3 heure du matin, à Kinshasa. Alors, les enfants
de Jupiter, qui sont pas encore au lit, décident d'ajouter des
voix, la leur, aux cordes du musicien, et de danser. Top niveau.
Tellement, qu'à réécouter.
■ Passons
aux choses sérieuses
09H54 – ... Misère
Noire. Des maladies sans les traitements appropriés, pourtant
disponibles en Occident... Triste
vidéo (03:43)
■ Divertissements
09H05 – Des images
uniques, genre collage,
cliquez sur NEX IMAGE, en
haut
Découvrez les
habitants d'une Tour,
descendre l'ascenseur de
votre ordi
Visitez
Goon City, utilisez la
flèche de votre souris
La liberté...Pour
hommes seuls et lesbiennes
Ça va scandaliser
curés, petits vicaires, filles d'Isabelle,
Chevaliers de Colomb,
bref tous ceux qui ont des problèmes
avec le sexe. Pas grave,
sont pas obligés de regarder.
Qu'ils aillent se faire
foutre!
Images bizarroïdes,
de haut en bas
■ 11
octobre : action internationale...
07H51 – ...pour le
respect de la vie privée et la liberté d'expression.
Selon lelaboratoire.over-blog.com,
la surveillance-mania se propage partout. Se sentant constamment
épiés et surveillés, les gens ne peuvent plus
défendre librement leurs droits ni lutter pour une société
plus juste. La surveillance massive devient une menace pour l'avenir
de nos sociétés libres et démocratiques. Elle
met également en danger le travail et l'engagement des
associations civiles.
On s'attend à ce
que des organismes de plusieurs pays y participent. Déjà,
une vingtaine se sont manifestés. Consultez la liste sur
Humain Rights France.
Dans le bas de la page, deux organisations parallèles :
Freedom not Fear, Organisation France, et Freedom not Fear,
Organisation Internationale. Dans cette liste, aucun organisme du
Québec ou d'autres provinces du Canada, ai-je constaté.
PS : Ses organismes
n'exagèrent absolument pas. La surveillance est totale. Je le
constate presque chaque jour, dans l'appartement où j'habite,
à Lac Bouchette, Province de Québec, Canada : des
civils demeurent dans le même édifice que moi et me
harcèlent régulièrement. Je ne ferai pas la
liste des pourquoi, j'en traite régulièrement dans mes
news.
Seulement expliciter que
les collabos de ce système répressif décuplent
par je ne sais quel coefficient, mais il est important, la présence
policière. Par collabos, j'entends tous ceux qui sont proches
du citoyen et gagnant leur vie grâce à lui : petits
commerçants, coiffeurs-coiffeuses, chauffeurs de taxi,
propriétaires d'édifices à logements,
propriétaires de bars, serveurs aux oreilles trainantes, etc.
La problématique
est à ce point gigantesque, que les organismes et les
citoyens cherchant à la solutionner ne savent pas par quel
bout commencer. Des sociologues suggèrent de dénoncer
ceux propageant la peur. Personnellement, je précise qu'elle
émane de l'underground policier, qui se sert de cette arme
pour alourdir davantage son emprise psychologique sur la population.
■ Traitement
de faveur pour la criminalité
00H00
– (La
suite d'hier de L'Étau Policier tome 1)
Alain
Dubuc, éditorialiste de La Presse, faisait le constat, en juin
2000, que le choc des réformes et des compressions a provoqué
une véritable perte de confiance envers le système de
santé. (Alain Dubuc -La Presse du 3
juin 2000) La chose est assez sérieuse, écrit-il, pour
que les Québécois, surtout ceux du baby boom, qui
approchent de l'âge de la retraite, puissent se demander si le
système public sera capable de s'occuper d'eux quand ils en
auront vraiment besoin.
Dubuc
n'est pas le seul à le dire. Cela étant, ces citoyens
craignent-ils davantage la criminalité que les ratées
du système de santé ? Ça, c'est une question que
nos médias n'abordent jamais. Pourtant, on meurt davantage
d'une maladie qu'assassiné ou violé.
Il
est un fait avéré que les Canadiens craignent de ne pas
avoir accès, comme par le passé, aux soins de santé,
ont peur aussi pour leur avenir économique et ne sont pas très
rassurés non plus sur la sécurité. Le démontre
une étude du Conseil canadien de développement social
(CCDS), un institut de recherche indépendant à but non
lucratif, intitulée L'Indice de sécurité
personnelle 2002. (Gilles Toupin -La Presse du 15 juillet 2002)
Intéressante,
l'étude, cependant ses auteurs ne comparent pas, en terme de
pourcentage, la peur de la criminalité aux autres peurs de la
vie. En plus clair, cette peur ne figurait pas sur la liste des
questions posées aux personnes sondées. Dans leur
document publié après le sondage, les auteurs se
contentent en effet de rassurer les Canadiens, en signalant que,
selon des indicateurs objectifs, ils n'ont pas plus à craindre
autant que par le passé d'être victimes de crimes
violents ou de vols, qu'ils sont plus à l'aise économiquement,
vivent dans une société où les accidents de la
route diminuent et le potentiel de longévité augmente.
(La suite demain)
News du dimanche 5 Octobre 2008
■ Poussez
des ho! et des ha!
06H51
– Voyez les belles toiles d'Emil
Nolde. J'ignorais qui il était. Sur le site de Figaro, où
vous pouvez les voir, on parle d'un électron libre de
l'expressionnisme allemand. Tout de suite, j'ai eu un frisson dans le
dos. J'aime les électrons libres, ils sont plus utiles à
la société que les électrons programmés,
formatés ou domestiqués et parqués dans des
pacages clôturés. J'ai voulu en savoir plus à son
sujet, faites comme moi, interrogez wikipedia.
■ Le
Conseil des droits de l'homme de l'ONU...
05H59
– ...dont parlait Louise Arbour dans l'entrevue du quotidien La
Presse : je vous réfère à l'article précédant.
J'ai voulu savoir qui était le présentant de mon pays,
le Canada, au sein de ce Conseil. Il s'agit de Marius
Grinius, qui en est l'un des vice-présidents : profitez-en
pour chercher celui votre pays.
Il a été
nommé à cette fonction le 10 août 2007 par Peter
MacKay, ministre canadien des Affaires étrangères
au sein du gouvernement conservateur de Stephen Harper. Lorsqu'un
projet de résolution est déposé sur la table du
Conseil des droits de l'homme de l'ONU, c'est MacKay qui lui dit,
directement ou indirectement, s'il votera pour ou contre. C'est
indiqué nulle part, mais il évident que MacKay décide
et que le fonctionnaire Grinius exécute : photo
et feuille
de route de Grinius.
Site du Conseil
des droits de l'homme à l'ONU où vous avez accès
aux événements principaux, notamment. Page complexe, en
plus tantôt en français, tantôt en anglais. Un peu
difficile de s'y retrouver. Un
autre site à visiter. Dans la page s'affichant, colonne de
droite, plus bas : DROITS DE L'HOMME PAR PAYS. Cliquez sur le nom de
votre pays. Vous y ferez peut-être des découvertes, qui
sait?
■ Arbour
: Canada perçu comme porte-parole de Washington
03H39
– Dans une entrevue accordée à Agnès Gruda du
quotidien La Presse, Louise
Arbour, déçue de l'attitude du Canada, énumère
quelques uns des faits constatés alors qu'elle occupait la
fonction de haute-commissaire aux droits de l'homme à l'ONU :
refus du Canada de signer la Déclaration des droits des
peuples autochtones, l'affaire Omar Khadr ; «au
Conseil des droits de l'homme, le Canada est souvent
(sic) le
seul à s'opposer, ce sont des votes de 46 contre 1»
; etc.
«Tout à
coup, le Canada est devenu non pertinent, pas engagé,
confie-t-elle à la journaliste. (...) En votant
systématiquement contre toutes les résolutions du
Conseil, où les États-Unis n'ont pas de siège,
le Canada est de plus en plus perçu comme un porte-parole de
Washington.»
■ «La
maladie grave, peur moderne de nos sociétés.»
00H00
– (Suite
d'hier de L'Étau Policier tome 1)
On pourrait croire qu'il
est moins insécurisant et stressant de vivre seulement dans la
hantise du chômage et de l'exclusion. Détrompons-nous. À
la fin de 1993, selon Mathieu, 77,8% des Français étaient
très ou assez inquiets de l'éventualité du
chômage alors qu'ils n'étaient que 56% en 1981.
Il
relate également qu'en 1994, le Centre d'études des
revenus et des coûts (CERC) a publié les résultats
d'une importante analyse sur la précarité et le risque
d'exclusion en France. Sur 25 millions de citoyens actifs, 9,5
millions (38%) faisaient face, à des degrés divers, à
un avenir incertain, inquiétant, les plaçant
fondamentalement en insécurité.
Mathieu
fait état aussi d'un sondage de CSA où l'on demandait :
qu'est-ce qui vous inquiète le plus dans le fait d'être
exclu? Les réponses, par ordre décroissant : la crainte
pour l'avenir de nos enfants, ne plus avoir de revenus, devenir
inutile, être seul, ne plus avoir de logement, être en
moins bonne santé.
En
France, on a enquêté également auprès de
médecins. Ces sondages montrent que leurs patients parlent de
plus en plus souvent de leurs difficultés croissantes :
désespoir de la marginalisation annoncée ou réalisée,
stress qu'impose un combat toujours plus intense pour surnager dans
une société toujours plus exigeante, et moins
solidaire. En 1989, CREDOC a interrogé les Français sur
12 thèmes en leur demandant ce qui les préoccupaient le
plus. La maladie grave venait en premier, était «un
sujet de forte inquiétude».
Mathieu
rapporte ce commentaire d'un représentant de la maison de
sondage : «(...) Tout se passe comme si
les succès de la médecine qui permettent l'allongement
régulier de la durée de la vie n'étaient pas en
mesure de rassurer les individus, mais, paradoxalement, contribuaient
à amplifier leurs craintes en rendant plus perceptibles, plus
longtemps, le spectre de la maladie grave (...).
Cette inquiétude massive, si elle n'est pas sans fondement
objectif, renferme aussi de nombreux aspects irrationnels. La maladie
grave est la peur moderne de nos sociétés.»
Ceux la redoutant le plus craignent davantage d'autres risques,
signale Mathieu : accidents du travail, accidents de la route et même
la guerre. (La suite
demain)
News du samedi 4 Octobre 2008
■ Canada
: le droit de savoir s'effrite
20H32 – La loi
canadienne sur l'accès à l'information permet de rendre
public, en partie ou en totalité, des dossiers
gouvernementaux. Ainsi que le signale l'Agence de la Presse
canadienne, grâce à cette accessibilité, des
journalistes ont pu publier des milliers de nouvelles exclusives :
traitement des prisonniers en Afghanistan, dans le cadre de la guerre
du Canada dans ce pays ; utilisation de pistolets électriques
Taser par la Gendarmerie royale du Canada ; etc.
Mais il y a un hic... Une
enquête effectuée par Stanley Tromp, journaliste
pigiste, démontre que le Canada ne respecte pas douze enjeux
fondamentaux des normes internationales rédigées par
une organisation londonienne des droits de la personne et cautionnées
par la suite par le rapporteur spécial sur la liberté
d'opinion et d'expression des Nations Unies.
Article du quotidien Le
Devoir – Article de Radio-Canada
– Vous voulez savoir où en est votre pays sur votre droit de
savoir? Cliquez ici et,
dans la colonne de gauche, faites clic sur son nom : site en anglais.
PS : Ce n'est pas le seul
point. Le gouvernement conservateur de Stephen Harper a décidé
de ne plus actualiser l'index de la base de données du
Commissariat à l'accès à l'Information. Il
facilitait l'identification des dossiers recherchés, autant
par les journaliste que les citoyens canadiens.
Lisez le Rapport
2007-2008 du commissaire responsable de l'organisme. Dans la
colonne de gauche, cliquez sur les sujets vous intéressant.
Enfin, pour trouver des réponses à vos POURQUOI, le
site du droit à
l'information du Canada.
■ Yves
Rossy... – ... le Jet-Man suisse a traversé, fin septembre, la
Manche, de Calais à Douvres, avec, fixés au dos, une
aile et 4 réacteurs. 34 kilomètres qu'il a franchi en
un dizaine de minutes. La passion, parlez moi de ça. La
musique accompagnant la vidéo (02:52) me
plaît pas mal fort. Le titre, l'interprète? J'ai
cherchés sans trouver. Ainsi en a-t-il été de la
vidéo de cette traversée. Peut-être serez-vous
plus chanceux que moi.
■ France
: premier ministre François Fillon... – ... «Qui
peut douter
(...) que
cette réunion soit nécessaire quand le monde est au
bord du gouffre par la faute d'un système irresponsable?»
Une déclaration faite hier, à la veille de la réunion
européenne du G4, d'aujourd'hui à Paris : Merkel,
berlusconi, Brown et Sarkozy. Remarquez qu'il a parlé du
monde, ce qui comprendrait également le Canada. Lisez
la suite de l'article ici.
PS
: Dans ce contexte de rareté de l'argent et de déficits
annuels accumulés pendant des années par des États,
comment les pays en guerre à l'étranger pourront-ils
continuer de tuer des enfants, femmes et veillards? Ces guerres à
crédit (tuons maintenant, payons plus tard), ainsi les USA qui
ont dépensé jusqu'à présent 500
milliards$, selon les derniers chiffres. Comment pourront-ils
justifier ces coûts, alors que des services destinés aux
citoyens seront réduits?
■ Policier,
un job garanti à vie vs chômage – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
À regarder la
manière dont les choses se passent au Québec, et
particulièrement dans les médias, on a vraiment
l'impression que la peur de la criminalité dépasse
toutes les autres peurs, et de plusieurs coudées. Prenons le
cas du chômage et tout ce qui a trait à l'assistance
sociale, à la pauvreté. Moins angoissants que la
criminalité? Chômage et pauvreté sont une
tragédie dans la vie d'une personne et sa famille.
Mathieu
écrit que la baisse des revenus provoque, dans tous les
domaines, une baisse de la consommation et une dégradation des
genres de vies de ceux qui en sont victimes. Les conséquences
sont aussi sociales et psychologiques. Cette situation entraîne
l'exclusion sociale et l'affaiblissement des liens sociaux. L'emploi
joue un rôle structurant et sécurisant essentiel.
Autre
point, en France, note Mathieu, les personnes ayant un emploi stable
sont beaucoup plus nombreuses à vivre en couple, avec des
enfants, que celles à emploi instable ou au chômage.
Lorsque l'instabilité face à l'emploi est durable, elle
risque de maintenir certaines personnes dans le célibat, en
dépit de leur volonté. Et plus la situation est
précaire vis-à-vis de l'emploi, plus élevés
sont les risques de ruptures des couples.
Sans négliger
maladies mentales et suicides. Frédéric Lesemann, de
l'École de service social, à l'Université de
Montréal, indique que plusieurs études ont cherché
à cerner les processus sociaux par lesquels les conditions
économiques, l'absence de travail, sont associées à
des problèmes de santé mentale. (Traité des
problèmes sociaux -Institut québécois de recherche sur la
culture -Ouvrage collectif sous la direction de Fernand Dumont,
Simon Langlois et Yves Martin, 1 164 pages, 1994)
Les
explications peuvent être de type biologique ou de type
écologique. Parmi ces dernières, celle de la «fragilité
sociale» rallie nombre de chercheurs.
D'après eux, les conditions de vie des pauvres sont marquées
par le stress, le manque de soutien social et l'infériorisation
ou l'absence de pouvoir. Cela favorise le développement de
sentiments tel que celui d'une incapacité à avoir prise
sur l'avenir. «Un écosystème
de méfiance» affecte leurs
attitudes et personnalité. Cela se traduit par un haut degré
d'impuissance. Il en résulte une plus grande vulnérabilité
et le développement d'un plus grand nombre de problèmes
de santé mentale.
Et
encore, les chiffres sur le chômage ne dévoilent pas
tout. Par exemple, quand on affirmait en 1999 que le Québec
comptait 10% de chômeurs, on additionnait parmi les non
chômeurs ceux dont les emplois sont garantis à vie ou
presque par des conventions collectives bétonnées,
ainsi celles des employés municipaux et gouvernementaux, dont
les policiers.
À la fin de 2000,
Statistique Canada révélait que le secteur public,
toutes juridictions confondues, comptait 2,7 millions de
fonctionnaires (Presse canadienne -La Presse du 19 décembre 2000) : 341 381 dans
l'administration fédérale, 1,3 million dans les
gouvernements provinciaux et territoriaux, 802 649 dans les
municipalités et 273 106 dans les entreprises publiques.
Parlant
de ces groupes sans toutefois les identifier, Mathieu dit que si on
les retranchait de la population active, le taux de chômage
serait bien plus élevé et il apparaîtrait que
l'insécurité chez les citoyens n'ayant pas le privilège
d'occuper des emplois garantis à vie est beaucoup plus forte
que les chiffres globaux ne le laissent entendre. (Suite demain)
News du vendredi 3 Octobre 2008
■ La
crise de Cramer à l'été 2007 – Contexte : la faillite de Bear Sterns. Jim Cramer, analyste de la
chaîne CNBC se fâche, en direct. Accuse les responsables
de la Banque centrale américaine (la FED) de ne pas réagir
suffisamment. «Ces
gens-là ne se rendent pas compte! Ils réagissent de
façon académique, il n'est plus temps d'être
académique!»
Est-ce le prophète
de mauvaise augure de Wall Street, s'interrogeait récemment
rue89? Est-ce celui qui avait prévu la catastrophe mais que
personne n'a écouté.
Cramer, dit-on, a la
réputation d'en donner plus que le client en demande.
N'empêche, je ne crois que son indignation était de la
frime, s'agissait tout de même d'un événement
majeur et annonciateur.
Mise en garde... Dans sa colère
sillonnée d'éclairs, il dit notamment : ferme ta
gueule. Il ne s'adresse pas à l'animatrice qui est devant lui,
il répète ce que des gens de la bourse lui ont dit :
ferme la pour ne pas créer une panique chez des
téléspectateurs de ton émission. Visionnez
la vidéo (5:27), sous-titrée en français.
■ 3
Kondome – Vidéo
(00:21)... D'après the United Nations Population Fund, le
financement des contraceptifs
ne suit pas la demande.
■ Ça
y est ! – Les 700
milliards ont été accordés. Le plus
important reste à venir : l'humanisation du capitalisme
extrême. J'y crois pas, ce serait trop beau.
■ Il
m'arrive de faire des erreurs... – ... je travaille solo, j'ai pas une équipe derrière
moi pour relire tout ce que j'écris. Je vérifie et
revérifie et rere... toujours mes trucs avant la mise en
ligne... On dirait que plus on vérifie, moins on voit.
Toujours est-il que dans mon texte sur l'adoption du plan de
sauvetage par le Sénat américain, fallait lire : 700
milliards$ et non 700 milles milliards. Je m'en excuse pas, c'est
humain de faire des erreurs. Je ne suis pas un robot.
■ Sondage
CROP-La Presse – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Un
exemple québécois, parmi tant d'autres, où il
est permis de penser que les auteurs d'un sondage auraient tendu la
perche aux personnes sondées. C'est-à-dire qu'ils
n'auraient pas relativisé le poids d'un événement
qui avait effrayé la population en le comparant avec d'autres
grandes peurs.
En
novembre 1999, le dixième anniversaire de la tuerie de 14
étudiantes survenue à l'École polytechnique de
Montréal a fait l'objet d'une série d'articles dans La
Presse. (Marie-Claude Lortie -La
Presse du 29 novembre 1999) On y publiait, notamment, un sondage
CROP-La Presse révélant que près des trois
quarts de la population du Québec (73%) croit que la violence
a augmenté au cours des 10 à 15 années
précédentes. Et 63% pensent que l'accroissement
continuera aux cours des 10 à 15 années qui suivront.
Les
Québécois, précisait-on, veulent par
«d'écrasantes majorités»
que leurs gouvernements respectifs soient plus actifs contre la
violence. Quatre-vingt pour cent (80%) des Québécois,
parfois quatre-vingt-dix (90%), seraient prêts à
approuver une gamme de mesures nouvelles, que ce soient des peines
plus sévères aux auteurs d'actes violents, des actions
plus strictes contre la violence dans les écoles ou alors un
resserrement des règlements contre la violence à la
télé ou les cassettes vidéos.
De
plus, CROP a même demandé aux personnes sondées
si elles se souvenaient de la tuerie et si elle avait influencé
leur attitude face à la violence. Cette question, éminemment
orientée et d'un poids particulièrement lourd,
avait-elle été posée au début, au milieu
ou à la fin du sondage? (Suite demain)
News du jeudi 2 Octobre 2008
■ Le
système actuel de l'argent-dette – Un long
métrage d'animation (51:18) de l'artiste et vidéographe
Paul Grignon. Il nous fait passer du système prévalant
au moyen-âge à celui du monde d'aujourd'hui. Les
animations en facilitent beaucoup la compréhension.
Autrefois, les orfèvres
(banquiers en devenir) prêtaient de l'argent en fonction de la
quantité d'or que des gens déposaient à leur
établissement. Est venu un temps où ils se sont rendus
compte qu'ils pouvaient prêter plus que la réserve d'or
qu'ils détenaient sans que les gens ne le sachent. C'est
depuis cette époque qu'on crée de l'argent à
partir de dettes.
Exemple.
Quelqu'un ouvre une banque avec un capital d'1111.12$. Étape
1, un premier client se présente, a besoin de 10 000$ pour
acheter une auto. La réserve de 9.00$ pour 1.00$ établie
par l'État autorise la banque à créer,
légalement, 9 fois ce montant, soit 10 000, qui n'existe nulle
part physiquement puisque c'est de l'argent-dette. Le client peut
alors acheter son auto par chèque.
Étape
2, la vendeuse de l'auto dépose le chèque à sa
banque. Cette dernière, toujours en vertu du ratio 9 pour 1,
crée un deuxième prêt, de 9 000$ celui-là
(NDLR : Les prêts diminuent d'une fois à l'autre parce
que les banques communiquant entre-elles, savent s'il s'agit d'argent
prêté ou pas). L'emprunteur effectue son achat par
chèque, que le commerçant dépose à sa
banque. Cette autre institution bancaire crée un troisième
prêt, de 8 100$ (9 pour 1) et ainsi de suite. En finale, la
banque du début du processus aura généré
près 100 000$ de dettes sans avoir touché à son
capital initial d'1111.12$.
PS
: Je n'affirme pas que tout ce qui est dit sur cette vidéo
reflète fidèlement la situation actuelle. Néanmoins,
je constate qu'elle aide à mieux comprendre les dédales
et méandres du système financier planétaire. Je
vous suggère de lire, sous l'écran, les commentaires de
personnes ayant vue la vidéo.
■ Élections
Canada : regardez le débat des 5 chefs – Il
y a eu lieu hier soir, à l'antenne de la télé de
Radio-Canada, de 20h à 22h. Dans la page s'affichant, colonne
de gauche, cliquez sur REGARDEZ
L'INTÉGRALE DU DÉBAT. Ou, plus bas, VOYEZ LE DÉBAT
PAR THÈME, en cliquant sur celui vous intéressant.
PS
: Selon
moi, Dion a mieux performé que les autres, bien que certaines
de ces interventions contenaient des slogans politiques, genre pub.
En 2ième place, Duceppe (bon communicateur, très
crédible, d'un naturel étonnant). En 3ième,
Layton (aucun doute, un bon gars au service de l'équité).
Harper, franchement, assez décevant.
Il joue au premier
ministre sortant, avec le ton de la voix approprié (ton très
bas), parle calmement, lentement, sans aucune passion. Il s'est
contenté de répondre aux questions, en en disant le
moins possible. Profil très bas. N'a vraiment pas l'étoffe
du leader. Il a l'air gentil, remarquez, mais ça ne suffit
pas. Je pense que sa performance n'a pas dû emballer bien des
Québécois.
J'ai trouvé que l'idée
d'asseoir tout le monde à une grande table, était
excellente. Les chefs des partis n'étaient pas stressés,
s'exprimaient comme s'ils avaient été de bons amis,
tout en se lançant des missiles à tête chercheuse de temps à autre, avec
presque le sourire aux lèvres. Stéphane Bureau est un
bon animateur, continuellement en situation de contrôle,
dynamique, à l'aise, lance de petites blagues de temps à
autre, fait relaxer tout le monde. J'ai vraiment apprécié.
■ Canada
: des Amérindiens ont besoin de logements – À
l'occasion des élections générales au pays, les
Premières Nations du Québec et du Labrador adressent un
message vidéo
(01:20) aux partis politiques. Ils relatent qu'autrefois, ils
vivaient dans des tentes. Au Québec, en 2008, ils s'entassent
dans des maisons minables, sans électricité ni eau
courante.
Ils posent la question :
qu'allez-vous faire pour pour améliorer les conditions du
logement dans nos communautés? La construction de maisons ne
répond actuellement qu'à 15% des besoins réels.
L'assistance fédérale est insuffisante : 260 unités
par années, alors qu'il en faudrait 1 800.
Visitez
le site des Premières Nations du Québec et du
Labrador. Vous y aurez accès à 3 vidéos tournées
lors d'assemblées, où on traite notamment des droits
autochtones conférés par l'ONU, et à plusieurs
photos.
■ Adoption... – ... par le Sénat
américain, du plan de sauvetage de 700 milles milliards.
■ L'inquiétude
naît de la dégradation des liens sociaux – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Mathieu
cite l'exemple de la maison de sondage CREDOC qui, chaque année,
en France, réalise une vaste enquête sur les conditions
de vie et aspirations des citoyens. Elle pose une batterie de
vingt-huit (28) questions, ce qui, explique-t-il, est une bonne façon
de relativiser le poids de chacune d'entre elles.
L'auteur
poursuit sa démonstration en référant le lecteur
à une autre maison de sondage, SOFRES, qui, en 1992, a invité
un échantillon représentatif de Français à
indiquer, sur vingt-cinq (25) sujets, s'ils en avaient très
peur, assez peur, pas vraiment peur ou pas peur du tout. Les
personnes interrogées ont avoué avoir, en majorité,
très ou assez peur de 21 de ces sujets. «Violence-insécurité»
ne venait qu'en septième place : chômage, maladies
graves, dégradation de l'environnement, pauvreté en
France, pauvreté dans le monde, drogue, «violence-insécurité»,
tensions internationales, etc.
Tous
les sondages dont fait état Mathieu démontrent que
lorsqu'on interroge les gens sur une liste de motifs susceptibles de
susciter des inquiétudes, on obtient des réponses qui
ne placent pas les violences (crimes, vols, viols...) au premier
plan.
L'auteur,
se référant au sociologue Lagrange, explique que ceux
qui ont réfléchi sur la complexité de l'âme
humaine connaissent les phénomènes de «déplacement»
des sentiments, qu'on appelle aussi des «transferts».
(Hugues Lagrange -Réponses à l'insécurité -Grenoble CERAT) Le support apparent d'un sentiment, d'un
ressentiment, n'est pas celui qui en est véritablement à
l'origine. Ce mécanisme entre en jeu lorsqu'on questionne des
personnes sur leur insécurité.
Il
cite Lagrange : «On peut voir dans
l'altération des liens sociaux, dans le bouleversement des
équilibres démographiques et économiques, les
déterminations d'un mal-vivre, d'un sentiment de frustration
et d'incertitude à l'égard de l'avenir qui, par un
transfert sur cette catégorie d'actes universellement
condamnés que sont les crimes, produit dans l'esprit public
une réalité nouvelle : le sentiment de sécurité».
Il se produit un renversement dans l'ordre des facteurs.
Le
sentiment d'inquiétude naît d'une dégradation
générale des liens sociaux, précède les
«fixations»
sur des éléments précis. «Ce
sentiment est alors la matrice de peurs spécifiques -d'être cambriolé, d'être agressé
- et
non une expression synthétique, décentrée, issue
de ces appréhensions éparses. La donnée
psychologique est première, elle cherche des objets adéquats
dans lesquels s'incarner, prenant alors l'apparence de peurs
particulières.» (Suite demain)
PS :
La police en civil et ses collabos sont à
l'origine de la dégradation des liens sociaux. C'est dans la rue que se tissent les liens. L'effet est
plus visible dans les petites villes et villages. Un mur de Berlin
sépare espace privé et espace public. Le citoyen doit
aller d'un endroit à un autre, par exemple de son domicile à
l'épicerie du village. Il ne peut pas circuler dans l'espace
public pour le seul plaisir de prendre du bon air pur et de jaser
avec des piétons qu'il croise.
Civils
et collabos vont tout faire, clandestinement, pour l'en empêcher,
en faisant en sorte qu'il ne sente pas bien dans l'espace public et
reste confiné chez lui. Davantage le cas lorsqu'il s'agit d'un
enfant ou d'un ado. Pourtant, l'un et l'autre ont besoin de se socialiser, de découvrir la société dans laquelle ils vivent. Les atteintes à la libre circulation sont
innombrables, incalculables.
Ensuite,
on s'étonne que la population de villages et petite villes
diminue année après année. Dans une grande cité,
civils et collabos ne peuvent utiliser cette tactique, il y a
beaucoup trop de monde. D'où sa prospérité et... le
dépérissement économique des milieux à
faible population.
News du mercredi 1 Octobre 2008
■ Canada
: des voix s'élèvent contre Harper – Selon
TV5.ca, des vidéos, dont celle-ci
(02:24), ont été produites grâce au travail
bénévole de professionnels du cinéma et la
collaboration de plusieurs personnes, notamment des artistes connus.
Elles ne traitent pas seulement des coupures dans les budgets
destinés à des projets culturels, aussi de la santé
et des coûts de la guerre que livre le gouvernement
conservateur de Stephen Harper en Afghanistan.
PS : À 12 jours du
vote du 14 octobre, les artistes du pays, donc pas seulement ceux du
Québec, constituent probablement le groupe de citoyens le plus
militant d'un océan à l'autre. Et, s'agissant
d'artistes, le mieux apte à faire passer ses messages.
■ En
Aghanistan, il n'y a pas que des terroristes – On
s'y intéresse parce que le Canada y est présent, et
n'est pas le seul. Plus nous en apprendrons sur ses habitants, mieux
nous comprendrons la nécessité ou non d'y guerroyer.
Grand reporter au POINT,
Olivier
Weber nous fait découvrir des citoyens via quelques images
et des textes courts et intéressants. À Kaboul, alors
que des femmes se battent contre les Talibans, une autre se bat
contre les hommes. Khan, lui, a peur, pas des Talibans, une foutaise,
selon lui, mais des chefs de gangs, les bandits kaboulis. Un autre
est cinéaste, il a présenté son film au Festival
de Cannes, etc.
■ Voler
dans le ciel... – ... en Delta ou parapente, une activité sportive populaire, pas accessible à tous. Compétences requises, être à l'aise dans le vide et posséder un peu de technique. Trois vidéos : une première ici, les deux autres ensuite dans la même page : la coupe Icare 2007.
■ Au
sujet de mes archives – Au début de chaque mois, les news du mois précédant passent aux archives. Alors, pour lire celles du mois qui vient de se terminer, cliquez, dans la colonne de droite, sur SEPTEMBRE 2008.
■ Québec
: commission parlementaire sur l'itinérance – Cette consultation
devrait avoir lieu au début de l'automne. Y seraient invité
à témoigner : citoyens, experts, groupes communautaires
et intervenants sociaux.
Au
cours de mon enquête à Montréal, de décembre
1997 jusqu'au milieu de l'été 1999, j'ai fréquenté
des des soupes populaire. J'y ai découvert une tristesse
infinie dont j'ignorait l'existence : faudra lire gratuitement le
tome 2 de L'Étau Policier, que j'espère pouvoir mettre
en ligne bientôt, et le tome 3 qui suivra : les 3 tomes
totalisent près de 800 pages.
Les
itinérants de Montréal vivent dans un cercle infernal :
errance, absence de soutien social, mendicité –
pas de bs parce que pas de domicile fixe –,
soupes populaire, centres d’hébergement et la répression
policière comme bonus. Les centres d’hébergement ne
leur sont accessibles qu’à l’heure des repas et la nuit
pour dormir. Le reste du temps, ils flânent parce qu’ils
n’ont pas d’endroits où aller. Si on leur en offrait, ils
s’y rendraient au lieu de s’épuiser à marcher sans
fin et sans but… Et c’est d’avantage le cas quand il pleut ou
l’hiver.
Il
y a nécessité, obligation même, de prévoir
de ces lieux où ils pourraient regarder la télé,
visionner des films, surfer sur le Web, jouer au billard, etc. Des
gymnases aussi où ils participeraient à des jeux
d’équipe, des piscines, etc. : remarquez qu’il en
existe déjà, mais les sans-abri n’y sont pas admis.
Meilleur condition physique, meilleur tonus aussi, par conséquent
plus aptes à envisager des solutions pour améliorer
leurs conditions de vie et se construire un meilleur avenir. Des
lieux gratuits, sur présentation d’une carte de sans-abri.
La Société civile doit les traiter comme des citoyens à
part entière. Largement préférable à la
répression policière.
Ces
faits démontrent l’intérêt que le Québec
porte à cette catégorie de citoyens. En somme, la
désinstitutionalisation sans le minimum vital d’argent pour
vivre. La liberté, oui, mais accompagnée de la misère
noire. Les have not, c’est bien connu, subissent leur sort sans
s’époumoner ni même murmurer sur la place publique ou
dans les médias. La police en civil veille à ce qu’ils
l’acceptent sans mot dire. Ils sont devenus avec le temps, le temps
faisant tout accepter à la longue, des citoyens aussi dociles
que des animaux domestiques bien dressés.
Ce
n’est cependant pas le cas de certaines jeunes vitres cassées
du système. Effectivement, une petite minorité est
consciente de la situation qui lui est imposée : subir et
fermer sa gueule. On trouve une pléthore d’un peu de tout
là-dedans, dont des sans-abri, bien sûr. Mais aussi des
jeunes, squatteurs de profession parce que pauvres, sans travail,
sans avenir.
Ce
qui explique leur quête d’une assise idéologique
justifiant leur combat contre l'abandon dont fait preuve la société
à leur égard, et militant dans des groupuscules
politiques, sans trop connaître les tenants et aboutissants de
celle choisie. Eux constituent une véritable menace, pas pour
la société, pour le pouvoir politique. Il n’y a rien
que le pouvoir déteste autant que d’être poussé
dans le dos par des petits morveux.
■ Sondages
: la question fermée, un carcan – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Mathieu conseille d'éviter
absolument la question «fermée»
évoquant directement la sécurité ou l'insécurité
parce qu'on enferme les personnes sondées dans un carcan où
il leur est impossible de relativiser par rapport à d'autres
préoccupations touchant l'insécurité.
Normandeau
et Leighton, nécessaire de le signaler, émettent une
opinion contraire (André Normandeau et Barry Leighton -Une vision de l'avenir de la police au Canada :
Police-défi 2000 -Direction de la police et de la sécurité,
Secrétariat du Ministère du Solliciteur général
du Canada, 1990) : «L'analyse des
renseignements quantitatifs et des réponses à des
questions ouvertes est
toujours plus subjectives qu'équitables»,écrivent-ils.
Par conséquent, ils préconisent la question fermée,
donc orientée, sans toutefois le dire explicitement.
Chacun
sait que la façon même de poser une question peut
influencer la réponse. Cela ressemble aux émissions de
lignes ouvertes et entrevues effectuées sur la rue par
certains médias où l'as reporter demande aux piétons
s'ils ont peur de la criminalité et, le cas échéant,
s'ils pensent qu'il devrait y avoir plus de policiers.
Selon
ce que je retiens de Mathieu, c'est ce qu'on appelle tendre la perche
pour qu'ils répondent par un degré sur l'échelle
d'un sentiment complexe, qui réalise la somme de peurs
élémentaires. D'après lui, le sérieux des
instituts de sondage doit, sur ce point, être mis en doute.
Comment ne pas donner la réponse aux sondés? En
utilisant des questions «non-réflexives».
Celles-ci visent à dégager des indices de
préoccupations, alors que les questions «réflexives»
visent à mesurer des « peurs
». (Suite demain)
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