News du vendredi 31 Octobre 2008

Des fameuses......de belles grandes photos. 29 en tout.

L'élu, un gros zéro en matière policière – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Explicitons davantage. Supposons que vous vous appelez Pierre Bourque, horticulteur de profession. Les arbres, les arbuste et les fleurs, vous leur avez consacré votre vie, ils ne recèlent plus aucun secret pour vous. Au lieu de prendre votre retraite, vous décidez de présenter votre candidature à la mairie de Montréal, poste que vous remportez haut la main. Du jour au lendemain, vous héritez donc de tous les dossiers dont un maire d'une grande cité doit s'occuper. À titre de membre du Comité exécutif de la Communauté urbaine de Montréal (infrastructure régionale qui existait à son arrivée à la mairie), vous héritez aussi des dossiers de celle-ci, dont celui de la police. Vous vous retrouvez avec une masse d'infos énorme à digérer, et en perpétuelle actualisation.

Personne ne pourrait l'absorber en quelques semaines ou mois, trop vaste, trop ramifiée. Malgré toutes les heures que vous y mettrez chaque jour, il vous faudra au moins une couple d'années pour en faire le tours. Et encore, car chaque directeur de service en saura toujours davantage que vous. Normal, chacun y beigne à journée longue, et certains d'eux depuis des années. Le directeur auquel vous vous adresserez vous communiquera les renseignements au fur et à mesure de vos besoins. Sans omettre le directeur préconisant une solution à un problème, mais en en minimisant les inconvénients ou les dissimulant pour mieux vous la faire gober.

De même en est-il du dossier de la police. Puisque vous ignorez tout de ses tactiques, leurs conséquences physiques, psychologiques, sociétales et économique, il y a beaucoup de questions pertinentes que vous ne soulèverez jamais. N'en soyez pas offusqué, même les journalistes n'en savent pas plus que vous, sauf ceux frayant dans les milieux policiers depuis une couple de décennies. Ayez le courage d'admettre qu'il est difficile, dans ce contexte, de saisir la portée de certaines décisions que vous prendrez en la matière. D'autant plus que les dirigeants des corps policiers ne dévoilent jamais leurs petits secret. (Suite demain)

La vidéo qui suit...... porte comme titre : La Pomme d'Adam (08:01). En passant, vous savez ce qui est arrivé pour la première fois lorsqu'Adam a mangé la pomme? On dit que c'était la première fois qu'une pomme était mangée par une poire.

News du jeudi 30 Octobre 2008

Canada : Harper dit ce qu'il a tu......lors de la campagne électorale qui a pris fin le 14 octobre. Maintenant qu'il est élu, il se permet de parler enfin de la crise financière mondiale.

Voici ce qu'a dit le premier ministre conservateur Stephen Harper : «(...) il est clair que nous ne sommes pas à l'abri des événements qui se déroulent au-delà de nos frontières. C'est pourquoi notre responsabilité première sera de garantir aux entreprises et aux familles canadiennes la sécurité dont elles besoin pour faire face à difficultés économiques mondiales.» Plus volubile, Harper? N'exagérons pas, il ne le sera jamais. Ce n'est pas dans sa nature.

Le jour précédent, le ministre canadien des Finances, Jim Flaherty, de ce qui était alors le conseil des ministres d'Harper, avait déclaré qu'il ferait tout pour que le Canada ne renoue pas avec un déficit budgétaire en 2009-2010 mais qu'il n'avait pas l'intention pour autant d'essayer d'enregistrer un excédent à tout prix. Il précisait que ce serait beaucoup plus difficile pour l'exercice suivant. RCI, qui rapportait sa déclaration, signalait que c'est la première fois que le ministre laisse entendre aussi clairement que le Canada pourrait se retrouver en déficit budgétaire.

Tout à coup, voilà-tu-pas que les langues se délient, qu'on commence peu à peu à dévoiler la vérité (cachée) aux électeurs, qui ne peuvent pas défaire ce qu'ils ont fait le 14 octobre. Ce n'est pas un trait particulier des conservateurs, tous les partis politiques sont pareils.

Grande première : une Inuite de Nunavut...…est devenue aujourd'hui ministre canadienne de la Santé. Leaona Aglukkaq a été élue députée conservatrice de ce vaste territoire de l'Arctique, plus de 2 millions de km carrés, lors des élections du 14 octobre dernier. Elle avait déjà occupé une fonction similaire au sein du gouvernement du Nunavut.

La nouvelle a été révélée ce matin lorsque le premier ministre conservateur, Stephen Harper, a présenté aux journalistes les membres de son nouveau conseil des ministres. Lisez l'article de Joël-Denis Bellavance du quotidien La Presse.

PS : Pour en savoir plus sur ce territoire de l'Arctique, je vous réfère à mon article du mardi 28 octobre à 03H39 et intitulé : Dans l'Arctique canadien...

La nomination de Leaona Aglukkaq est probablement liée au fait que quelques pays revendiquent certaines parties de ce territoire ou désirent qu'elles soient reconnues comme étant un territoire international, à l'image du Pôle Sud, par exemple. Ce geste de Harper confirmerait donc sa détermination de défendre l'intégrité de cette frontière canadienne.

Quoi qu'il en soit, on ne peut que se réjouir de se rapprochement interculturel.

Commission d'accès de l'info du Québec (CAI)Beaucoup de Québécois ne le savent probablement pas qu'ils peuvent en appeler à la CAI lorsqu'un village, une ville ou une municipalité régionale de comté tarde ou refuse de donner les documents demandés.

Sur le site de la CAI, vous découvrirez qu'environ 2 800 organismes publics sont assujettis à la loi régissant à la fois l'accès à l'info et la protection des renseignements personnels.

Ces organismes de même que les coordonnées du ou des personnes responsables sont publiés par secteur ici : Municipalités (page 1 du document pdf), Organismes supra-municipaux et municipaux (52), Offices municipaux d'habitation (59), Régies intermunicipales (86) et Municipalités régionales de comté (MRC, page 94, tout à fait dans le bas du document ).

C'est très utile de savoir, à titre d'exemple, de qui relève, dans votre MRC, la responsabilité de faire respecter cette loi. Ainsi, la MRC Le Domaine-du-Roy, celle où j'habite, le préfet Bernard Généreux l'assume. On y indique même l'adresse de la MRC ainsi que le numéro de téléphone à composer.

J'ai pu ainsi entrer en contact, il y déjà quelque temps, avec un subalterne du préfet. Je devrait recevoir bientôt les deux documents demandés : un sondage relatif à la mini-centrale électrique qu'on projette de construire à Val Jalbert, une chute magnifique risquant d'être défigurée par ce projet, et le dernier état financier de la MRC. Ensuite, je vais faire un reportage vidéo qui sera diffusé sur mon site.

Ryan, maire de Montréal-Nord pendant 37 ans ! – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Abordons un autre important volet de la problématique : la plupart des membres du pouvoir politique connaissent strictement rien en matière policière. Plusieurs d'entre eux tiqueront en lisant ce livre, découvrirons un univers dont ils n'avaient jamais soupçonné l'existence.

François Ali, conseiller municipal de l'ex-Ville Saint-Laurent, en banlieue de Montréal, était probablement l'un des rares à en avoir une bonne idée. (François Ali - La Presse du 5 avril 2000) On peut en tout cas le présumer à la lumière des propos qu'il avait tenus dans une lettre publiée par La Presse en avril 2000. Le contexte de son intervention avait trait à la future Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) devant remplacer la Communauté urbaine de Montréal (CUM). À ce moment-là, on ignorait encore que, après la fusion des 29 municipalités de l'île de Montréal, la police relèverait de la nouvelle Ville de Montréal.

Alors Ali s'interrogeait : relèverait-elle de la CMM ou d'une régie ? «Si le contrôle civil du SPCUM (la police de l'île de Montréal) laisse beaucoup à désirer aujourd'hui, on comprend la difficulté de le rendre plus imputable à la société dans sa nouvelle régie, écrivait-il. Déjà le citoyen constate chaque jour que sa vie est de plus en plus contrôlée par le pouvoir politique. Il aura encore plus de raisons de craindre un pouvoir policier dont il n'aura plus le contrôle. Car la police de Montréal -et la Sûreté du Québec, par ailleurs, soulignait-il -sait manipuler, conditionner, surveiller à ses propres fins la société qu'elle est censée protéger.»

Ali était le seul élu municipal qui, publiquement, se préoccupait de cette question. Ceux qui en savaient plus que lui, se taisaient. Ainsi, le ministre péquiste de la Sécurité publique, Serge Ménard, la présidente de la CUM, Vera Danyluk, deux spécialistes en la matière. Et, à un niveau moindre, Yves Ryan, maire de Montréal-Nord pendant 37 ans (élu pour la première fois en 1963) et, à ce titre, membre du conseil des maires de la CUM. Il avait siégé également au Comité exécutif et à la Commission de sécurité publique de la CUM, alors responsable de la police. Tous les autres élus étaient pour la plupart des néophytes. (Suite demain)

News du mercredi 29 Octobre 2008

Haine de l'Occident...…Titre d'un livre (Éditions Albin Michel) de Jean Ziegler, ex-rapporteur spécial de l'ONU en matière de droit à l'alimentation. Au cours de ces années, il a de ses yeux vu, sur le terrain, la misère extrême des populations vivant dans les pays pauvres. Entre autres, vu des enfants mourir de faim, dans des conditions inhumaines. Finalement, il a tout compris ce qui se passe. Aujourd'hui, il est favorable à un «tribunal de Nuremberg» de la crise. Entrevue de rue89, durée 20:56.

Ziegler favorable à un tribunal de Nuremberg, texte
C'est quoi
le tribunal de Nuremberg?
Extraits
de son livre

PS : Cette haine contre l'Occident est surtout focalisée sur le républicain W. Bush et son entourage immédiat. Autre remarque... J'ai constaté que certains journalistes français toisent d'un peu de haut Ziegler. On se permet même de le ranger sous l'étiquette de pamphlétaire. Honteux, de leur part.

Ziegler ne parle pas à travers son chapeau, il connait toutes statistiques de la faim et de la misère dans le monde. Ce qui n'est de toute évidence pas le cas de ces journalistes. C'est toujours comme ça, avec la presse en général. Si vous avez été témoin d'horreurs, il faudrait que vous soyez calme et serein devant eux, sinon vous perdez de votre crédibilité.

USA : les élections du 4 novembre... – ...dans quelques jours. Beaucoup de citoyens de part le monde retiennent leur souffle : subirons-nous un troisième mandat républicain à la présidence? Le premier ministre canadien, le conservateur Stephen Harper, doit bien retenir le sien aussi : que vais-je devenir sans un président républicain? Capitalisme sauvage, guerres, hégémonie... Vidéo (02:00) incitant à voter Obama.

L'amiante chrysotile du Canada.......continuera de tuer. Inde, Pakistan et Vietnam, trois de ses plus gros clients, ont refusé hier à Rome d'inscrire le minéral sur la liste des produits dangereux de la Convention de Rotterdam. Pour sa part, le Canada, qui en est l'un des plus importants exportateurs au monde, bien que présent à la réunion, s'est tu. Lisez l'article du quotidien Le Devoir.

PS : Un faux débat puisque le Canada peut très bien décider de lui-même d'interdire l'exportation de ce produit mortel.

Tous les régimes font appel aux policiers – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Laplante nous fait remarquer qu'il y a autant de polices qu'il y a de sociétés. (Laurent Laplante - La police et les valeurs démocratiques - Institut québécois de recherche sur la culture) Le pays totalitaire aura une police à son image : soupçonneuse et envahissante ; la société démocratique exigera de sa police qu'elle contribue au respect et à l'épanouissement du pluralisme, de la tolérance, de l'équité et de la transparence.

Société démocratique, le Québec souhaite donc obtenir constamment de ses forces policières ce type de contribution. Est-ce que ce souhait est réalisé ? s'interroge-t-il. En bonne partie et le plus souvent, oui, mais ni toujours ni partout. Notons que Laplante a écrit son bouquin avant la flambée des technologies de l'information et de la pseudo police communautaire, qui ont décuplé l'efficacité de la police. En France, suivant Casamayor, le policier sert tous les régimes. «Mais il est beaucoup plus instructif et grave de constater que tous les régimes font appel aux policiers.» (Louis Casamayor - La Police - Gallimard)

Laplante, et il est vital de le rappeler, soutient que ce ballet entre politiciens et policiers laisse la société sous l'impression qu'elle n'a pas à savoir où se situent les vrais centres de décision. Tout cela compose un tableau fort peu démocratique, juge-t-il. En effet, comment se défaire électoralement de ces élus alors qu'ils agissent en catimini ?

En outre, ils ne sont plus les seuls à pouvoir tailler les citoyens comme une haie de cèdres, des groupes adorant aussi émonder, étêter et, lorsque nécessaire, déraciner. Rusée, la police n'accepte au sein de ses comités et réseaux de citoyens-mouchards que ceux idéologiquement proche d'elle. La situation est rendue à ce point enchevêtrée que c'est pratiquement le brouillard intégral. Évitons de faire du Québec un cas unique parce que les tactiques policières sont universelles. (Suite demain)

News du mardi 28 Octobre 2008

Créer des objets ou animaux décoratifs......avec des lattes de bois minces et plates, qu'on colle à d'autres. Par exemple, un perroquet, que vous pouvez ensuite peinturer de différentes couleurs pastel. Le résultat est étonnant et à la portée de tous. Et vous voilà tout à coup devenu artiste, exposant et vendant vos œuvres d'art Vidéo (04:00).

Canada-Afghanistan : la lourdeur du silenceN'étant pas informés de ce qui s'y passe vraiment, nous en sommes réduits aux hypothèses.

Il n'y a plus de morts chez les soldats de l'armée canadienne. On se croirait presque en temps de paix. Il n'y a que des blessés. Lorsque que de ceux-ci décèdent, les médias n'en sont pas informés, seulement leur famille. Mourir lors d'un accrochage avec l'ennemi ou à l'hôpital des suites des blessures subies sur le terrain, quelle différence y a-t-il? Aucune, la fin est la même.

Alors pourquoi taire (cacher) ces mortalités? Pour ne pas allonger la liste officieuse des 97 connus, éviter d'émouvoir l'opinion publique, qui pourrait réclamer le retour au bercail de leurs soldats. Le premier ministre conservateur Stephen Harper tient mordicus à cette guerre, son prédécesseur aussi y tenait, il en parle donc le moins possible. Et quand enfin il ouvre la bouche, il en dit si peu qu'on n'est pas plus avancé qu'avant.

De ces soldats peuvent aussi avoir été tués et l'armée faire croire aux familles des défunts qu'ils ont été gravement blessés et, ne pouvant être rapatriés en cet état, sont hospitalisé à Kaboul. Ensuite, attendre quelques jours et annoncer le décès à chacune d'elles. Ni l'armée ni les familles en informeront les médias. Le black-out!

Canada : l'enquête sur la mort...…du Polonais Robert Dziekanski survenue à l'aéroport de Vancouver, il y a maintenant un an, vient d'être reportée une autre fois et fixée au 19 janvier. RCI rapporte que des procureurs envisagent toujours de déposer des accusations contre les agents de la Gendarmerie royale du Canada impliqués dans cette tragédie. Dziekanski avait reçu des décharges électriques d'un pistolet Taser avant de succomber.

Dans l'Arctique canadien......les Inuits (Esquimaux) sont allés aux urnes, hier lundi 27 octobre. Le premier ministre du Nunavut, Paul Okalik, sollicitait un troisième mandat. J'en ignore pour le moment les résultats.

Le Nunavut possède un territoire immense, plus de 2 millions de kilomètres carrés (1/5e du Canada), occupés par 31,000 Inuits. Probablement la démocratie la moins peuplée au monde. Carte géographique, cliquez dessus pour l'agrandir. Tout ce qui est en bleu ciel appartient aux Inuits.

Le drapeau du Nunavut, la moitié jaune, l'autre blanche, avec son étoile
Sur Wikipedia, des infos sur les Inuits
Site du gouvernement

Site des élections
Des francophones y vivent aussi
Le Père Noël itou
Guide touristique du Nunavut

Open your eyesRegardez ces déserts à perte de vue, écoutez la musique.

Prise de conscience

Complétons notre visite touristique à Cuba – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Voyons brièvement une autre affaire du genre. Cette fois, il s'agissait d'une tentative ratée de la part d'un autre membre du même corps policier, l'agent Claude Slavinski, celui-là en uniforme. (Marcel Laroche - La Presse du 10 juin 1999) En juin 1997, il n'avait pas apprécié que le livreur Bruno Vézeau prenne du temps à enlever son camion de livraison, qu'il avait stationné en travers de la rue pour décharger des marchandises. Slavinski en avait informé son employeur. Ce dernier en avait parlé à son employé, qui avait porté plainte au Comité de déontologie policière.

Selon Me Danielle Simoneau, procureur du commissaire de déontologie, Slavinski avait agi dans le seul but de causer des ennuis au plaignant qui, fort heureusement, n'a pas perdu son emploi à la suite de cette dénonciation. Le comité avait reconnu Slavinski coupable d'avoir «(...) transgressé son serment de discrétion qui lui est imposé par la loi» et suspendu de ses fonctions pendant dix jours sans traitement.

Complétons notre visite touristique au pays de Castro. Derrière la milice cubaine omniprésente, les Comités de défense de la révolution cubaine (CDR) et son armée de citoyens-mouchards, il y a la police politique, le G-2, qui opère, elle aussi, dans l'ombre et le secret. De l'aveu général, écrivent Pierre et Renée Gosset, elle est admirablement faite. (Pierre et Renée Gosset -L'adieu aux barbus -Éditions Julliard)

Elle travaille sur dénonciations, sur dossiers patiemment réunis qu'elle garde sans les utiliser jusqu'au moment propice. Parfaitement informée et organisée, elle est ainsi au courant de la plupart des foyers de résistance qu'elle laisse couver sous la cendre. Cependant, à la moindre menace intérieure ou extérieure, elle s'abat sur eux. Au cours de mon enquête, et ainsi qu'en témoigne la partie récit de ce livre, j'ai constaté que le Québec avait aussi sa police politique : la Sûreté du Québec. (Suite demain)

News du lundi 27 Octobre 2008

Les peureux de toutHeureusement, la police en civil et ses collabos sont là pour vous sécuriser. Comprendre : entretenir vos peurs. Plus vous avez peur, plus ils vous aiment et... vous contrôlent.

Charlelie Couture : Appel à l’aide

Non au travail des enfants !C'est en s'inspirant de ce thème que des élèves de l'école de Kossodo et du Lycée Nelson Mandela, au Burkina Faso, en Afrique, ont réalisé une vidéo d'ombres chinoises en février 2007. Ils ont imaginé un conte (scénario), se sont occupés du tournage et de la narration. Bien sûr, ils étaient soutenus par des membres d'une équipe de professionnels.

Le synopsis : Leila, le titre de la vidéo (03:47), est l'aînée d'une famille nombreuse. Ses parents manquent d'argent. Pour les aider à nourrir ses frères et sœurs, la petite fille accepte de travailler. Son patron la transforme en âne...

Fiche du film, explorez MUSIQUE et PHOTOS (cliquez dessus)
Burkina Faso
+ Image satellite

Les fesses...… était-ce la dernière partie cachée de ce que nous sommes? La police, en civil et en uniforme, sera-t-elle bientôt équipée d'un scanner miniaturisé permettant de déshabiller tout le monde dans la rue? Au nom de la prévention, genre : "cette femme, qui s'en vient, a-t-elle caché dans son slip un lance-roquettes?"

Que reste-t-il de notre intimité? Ce que nous pensons dans notre tête? De nos jours, rien de plus facile que de dresser le profil psychologique d'un ou d'une internaute en lisant ses courriels et répertoriant les sites qu'il ou elle fréquente, entre autres. Même si on téléphone de chez soi, notre ligne peut être sous écoute.

Ces technos, et elles ne sont pas seules, sont un prolongement de l'espace public où la vie privée n'existe pas. Nous sommes totalement nus, au propre et au figuré, devant Big Brother et Big Sister, sans omettre leurs frérots et sœurettes (les petits commerçants et autres citoyens collabos).

Une seule info suffit pour ouvrir bien des portes à n'importe qui. Lisez le texte suivant pour vous en convaincre et cet autre.

Le scanner...  – ...destiné aux aéroports s'en vient. Un diapo donne une idée de ce que cette nouvelle techno voit et, par conséquent, verra le ou la douanière. Indifférence ou malaise d'exhiber ses fesses?

Des silences perpétuent l'approche totalitaire – (Suite tome 1 de L'Étau Policier tome 1) Sur l'île de Montréal, la police en civil peut vous faire perdre votre emploi, ou vous empêcher d'en trouver un, si vous refusez d'entrer dans le moule social ou de collaborer avec elle. On l'a vu dans mon cas. Difficile à croire mais pourtant…

Parlons alors du cas haïtien, en souhaitant qu'ils inciteront des lecteurs et lectrices, peu importe la couleur de leur peau, à rendre public des mésaventures du genre. Je suis sincèrement convaincu qu'il y en a plusieurs. Sans oublier tous les autres dont on n'entendra jamais parler parce qu'ils ignorent que la police est à l'origine du fait que leur candidature à un emploi a été rejetée ou de leur congédiement.

À l'été 2000, le commandant Ronald Blanchette, traitant de la violence des gangs de rue haïtiens du quartier St-Michel, à Montréal, et de Montréal-Nord, dénonçait la communauté haïtienne (Éric Trottier -La Presse des 12 et 13 juillet 2000) : «Le problème, déclarait-il, c'est que les gens de la communauté noire ne nous aident pas ; ils ont trop peur de parler.» Évans Desmangles, du bureau de la Communauté chrétienne haïtienne de Montréal, réagissait en ces termes : «(…) nous croyons que nous collaborons amplement avec la police, puisque nous faisons partie de comités sur la prévention du crime, de tables de concertations, etc.»

Keder Hyppolite, l'un des leaders de la communauté haïtienne de Montréal et ex-membre du Comité de déontologie policière, ripostait également, soulignant la «mauvaise foi et l'hypocrisie» de ce corps policier qui, tout en appelant à la collaboration de la communauté haïtienne, multiplie les actions douteuses à l'endroit des jeunes Noirs.

«Régulièrement (sic), des policiers n'hésitent pas à communiquer avec des employeurs pour les inciter à ne pas embaucher tel ou tel autre qui a un casier judiciaire. Plusieurs jeunes qui n'ont rien à se reprocher se font aussi encore régulièrement accoster par des policiers qui les forcent à s'identifier sans aucune espèce de raison. C'est grave, s'indignait-il : les policiers n'ont pas le droit d'agir ainsi. Et s'ils ne respectent pas les règlements, comment voulez-vous qu'ils obtiennent le respect des jeunes de la communauté haïtienne?»

Hyppolite est probablement le premier citoyen à dévoiler publiquement ce volet inconnu des activités clandestines illégales de la police de l'île de Montréal : celle-ci ne doit pas être la seule à agir de façon aussi condamnable. Combien aussi sont congédiés à la suite d'interventions policières auprès d'employeurs, ou délaissent leur emploi parce que épuisés psychologiquement par les déstabilisations à répétition de la police en civil? Gravissime!

Et ce l'est davantage au sein de cette communauté où, suivant Michel Chéry, un criminologue d'origine haïtienne qui a réalisé une étude sur la délinquance chez les jeunes haïtiens, le taux de chômage est effarant, se maintenant toujours à 60%.

Ces policiers agissent, sur plus d'un point, comme leurs collègues cubains. Ce qui inquiète, c'est le silence des élus "responsables" de la police, ainsi le ministre québécois de la Sécurité publique. Ce mois de juillet 2000, qui dirigeait ce ministère sous le gouvernement péquiste de Lucien Bouchard? Serge Ménard.

Les silences aussi au sein du Comité exécutif de l'ex-CUM : présidente Vera Danyluk et maire de Montréal Pierre Bourque. Silence également des journalistes : aucun n'a pensé d'enquêter sur les faits rapportés par Hyppolite. Silence des éditorialistes. Silence des victimes, silence des employeurs ayant subi des pressions policières. Ce sont tous ces silences qui perpétuent cette approche totalitaire. (Suite demain)

News du dimanche 26 Octobre 2008

De la lumière dans un théâtre d'ombresJ'emprunte la manchette à ceux qui ont monté la vidéo (09:00) que vous allez voir. Mes méninges n'en ont pas trouvée une plus brillante. C'est vraiment ce qu'apporte Anne-Marie Le Pourhiet, prof de droit public à l'Université de Renne 1, lors d'une table ronde portant sur les lois mémorielles et les lois scélérates. Elle vise plus spécifiquement les élus des Parlements français et européen.

De fait, ce qu'elle dénonce s'applique à tous les élus où qu'ils soient. L'art de planter le clou à ceux qui nous gouvernent, lorsqu'ils en font plus que l'électorat en demande, n'est pas donné à tout le monde. Elle, elle le possède totalement. Éminemment jouissif !

L'agonie de la puissanceSelon Jean Maudrillard, sociologue et philosophe français, la révolution maîtres esclaves a créé une situation nouvelle de laquelle est née l'hégémonie de la puissance mondiale.

On peut même dire que cette révolution est la fin de la domination, du fait de l'intériorisation du maître par l'esclave émancipé. Cette distinction est essentielle, signale-t-il, car les événements qui en résultent n'ont pas du tout le même sens.

Ainsi, le terrorisme, explique-t-il, n'est pas l'extrémisation des luttes traditionnelles. Il est une forme originale qui correspond à la forme originale de l'hégémonie, et non pas une forme de domination. Il est une forme de défi irréel, de violences irréelles, qui répond sur son propre terrain à la confiscation par la puissance mondiale, non seulement des richesses économiques mais de la réalité elle-même.

Confiscation de tout, de la souveraineté, de la guerre, des désirs et des volontés secrètes, de la souffrance et de la révolte dans une immense simulation, une immense réalité chaude, où chacun ne fait plus que de la figuration honteuse.

Le terrorisme n'est pas seulement une réponse à l'oppression matérielle, du défi aussi que constitue la puissance mondiale (NDLR : USA) pour le reste du monde. L'enjeu est donc symbolique, d'orgueil, de fierté et de mort. En fait, on est passé d'un ordre à un autre. Le coup de force du capital... (NDLR :...du capitalisme extrême)

Conférence de Jean Maudrillard
Le présentateur parle en espagnol, et est un peu long...
Cependant, la conférence est en français

Pour visionner la vidéo, Quicktime est nécessaire
Téléchargez le gratuitement ici

Apprenez en plus sur Jean Baudrillard

Folies créativesPeut-être allez vous grimacer, ou rire un peu ou plus qu'un peu. Moi, suis totalement ouvert à la belle folie intelligente. Comme on dit au Québec, ça déconstipe. Les gens sérieux riant rarement, de peur sans doute que leur visage se fissure et tombe en pièces détachées sur le sol, me font pitiés.

Un autre parallèle avec Lac Bouchette – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Dans ce pays (Cuba) maintenu «artificiellement» en état de besoin chronique où tout bon Cubain doit se considérer comme un soldat de l'économie nationale, état de guerre permanent où il est sans cesse appelé à livrer de nouveaux combats, qui, sinon ces défenseurs de la révolution omniprésents (les membres des CDR), lui rappellera son devoir de volontaire lorsqu'il s'agit par exemple de gagner à la place des paysans la bataille du sucre?

À cette question des deux auteurs, Pédro R..., un étudiant, a répondu qu'ils n'étaient «pas obligés» d'aller faire la récolte de la canne. «Chacun est libre, mais celui qui n'y va pas n'est pas considéré comme un très bon révolutionnaire. Et il faut bien penser à sa carrière.»

Autre parallèle québécois… À Lac Bouchette, j'avais décrit sommairement à un vieux monsieur l'omniprésence de la police en civil de la Sûreté du Québec dans le village. Affairé à réparer une clôture sur son terrain, il m'avait dit en connaître une couple. Et quand je lui avais confié qu'elle s'introduisait même dans les maisons privées, il avait délaissé sa clôture, s'était redressé et raidi, ses yeux s'étaient arrondis, et m'avait lancé, l'air mécontent et dépité de l'homme impuissant : «Faut ben travailler !» (Suite demain)

News du samedi 25 Octobre 2008

Photos sur les guerresNécessaire de voir des survivants, la misère noire et la peur dans lesquelles ils vivent quotidiennement. Ça ouvre les yeux, fait découvrir ce qu'on nous cache. Les photos témoignent aussi des ravages de la famine, de l'héroïne, de la pollution industriel. Le côté le plus dramatique de la vie.

6 galeries au total, dans la colonne de gauche. Utilisez l'ascenseur à droite pour accéder à la légende sous chaque photo et cliquer sur les flèches.

Comment jouer au foot...…lorsqu'on n'a pas de ballon. Petite leçon africaine de savoir faire. Visionnez la en cliquant au sommet de l'écran sur HAUTE DÉFINITION.

Alain Bashung...Osez Joséphine (03:02) + Avec le temps (06:01).

Canada : rappel de jouets fabriqués en ChinePourquoi? Ils contiennent une grande quantité de plomb, un métal toxique. Le ministre canadien de la Santé, le conservateur Tony Clement, s'est dit troublé par ces découvertes et a promis de déposer un projet de loi afin de mieux protéger les consommateurs. (Source RCI)

PS : Pendant qu'il y est, le ministre devrait interdire l'exportation d'amiante chrysotile, notamment dans des pays en développement. Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMI) des milliers de personnes décèdent dans le monde après avoir développées un cancer du poumon ou un mésothéliome imputable à ce minéral.

La semaine prochaine plus de 120 pays se réuniront à Genève pour décider de l'ajout de l'amiante chrysotile, entre autres, à la liste des produits dangereux de la Convention de Rotterdam. Jusqu'à présent, le Canada a refusé d'y adhérer. Lisez cet article publié sur le site de l'ONU.

El comandante de Montréal(Suite tome 1 de L'Étau Policier) À l'été 1999, le commandant André Laplante, du poste 33 de la police de l'île de Montréal, discourait avec enthousiasme, dans La Presse, sur la réduction de la criminalité dans le quartier du Parc-Extension, situé sur le territoire de la Ville de Montréal. (Rima Elkouri - La Presse du 22 juillet 1999) Parlait du défi de l'intégration, ce quartier étant le plus cosmopolite de la métropole. «On veut se rapprocher des gens, se rendre directement chez eux. (...) On va faire appel à des gens capables d'interpréter, de parler différentes langues, d'aller derrière les portes fermées».

Un plus clair, el comandante annonçait sa décision d'y introduire des mouchards, c'est-à-dire de violer l'espace privé de ces citoyens. Pourquoi? Pour imposer son emprise psychologique et enrichir sa mégabanque informatisée de renseignements de toutes sortes sur chacun de ces néo-Canadiens et leur entourage.

Poursuivons notre visite "touristique" à Cuba... Pierre et Renée Gosset écrivent qu'il faut l'avoir vu pour comprendre l'emprise pesante, permanente, des innombrables Comités de la révolution cubaine (CDR) cubains dont chacun tient en main son immeuble, son pâté de maisons, son village ou sa ferme collective. (Pierre et Renée Gosset -L'adieu aux barbus - Éditions Julliard)

Cette mégère en uniforme vert assise devant son seuil, sur sa chaise de paille, est l'archétype du chef d'îlot. Elle s'occupe de tout, notamment des cartes d'alimentation, des campagnes de vaccination et, cela va de soi, de l'endoctrinement en organisant dans un garage ou une cuisine une discussion sur le marxisme-léninisme. (Suite demain)

News du vendredi 24 Octobre 2008

Have a nice day... ...pas aisé, avec toutes ses taxes que vous devrez payer au cours de la journée, de la levée au coucher. Malgré tout, cette vidéo (01:49) vous fera pas pleurer à chaudes larmes, mais rire. Préférable ainsi. Sauf si vous devez aller aux toilettes de toute urgence et que vous avez oublié votre carte d'accès à l'étage supérieure...

Il y a aussi les taxes...invisibles : vidéo 07:05 (AïïïE!)
Enfin, avec la crise financière, des spéculateurs boursiers
deviendront chômeurs, chercheront un job. Caricature...

Impossible de ne pas parler...…de l'exposition de peintures tenue au musée de Croydon, à Londres. Impossible, l'événement a une dimension sociale tellement considérable. Il s'attaque à un tabou persistant, qu'on ne déboulonnera pas demain matin. Toutes les toiles, magnifiques, sont l'œuvre de déficients mentaux. Chapeau à france24.com!

Faudra ajouter un qualificatif aux 4 grandes formes d'intelligence dont on traite dans l'article précédent. En cherchant bien, et avec le temps, on en trouvera peut-être d'autres.

Test d'intelligence gratuitUne seule réponse aux questions qui vous sont posées à chacune des 18 étapes. Selon le Figaro, l'auteur du test, les spécialistes reconnaissent 4 grandes formes d'intelligence : rationnelle, intuitive, relationnelle et sensorielle.

Policier de la SQ chroniqueur D'un lac à l'autre – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Dans une chronique, la journaliste Lysianne Gagnon de La Presse relate un voyage qu'elle a effectué à Cuba en 1974, décrit son arrivée vers minuit dans un hôtel de La Havane, en autobus. (Lysianne Gagnon -La Presse du 9 octobre 1999) «Dans chaque district, des gens sortaient des comités locaux du Parti -le parti qui était immortel et vous suivait jour et nuit -. L'assemblée était finie, ils rentraient chez eux, la mine grise et indifférente. Je les voyais, ces militants, comme les fiers enfants de la Révolution, sans penser qu'ils étaient les chevilles ouvrières du système de surveillance et de délation qui avait été mis en place dans chaque quartier

En février 2001, son collègue Gilles Paquin revenait d'un bref séjour dans une petite ville de l'île cubaine, où il était allé interroger Libertad Acosta Diaz. (Gilles Paquin -La Presse du 17 février 2001) Depuis trois ans, elle attendait son mari, Bernardo Arevalo Padron, de l'Agence de presse indépendante Linea Sur Press. Il lui restait encore trois autres années à purger avant d'obtenir sa libération d'une prison de Castro. Les dirigeants du pays ne respectaient pas les engagements signés lors d'un sommet ibéro-américain, et Padron avait osé les traiter de menteurs.

Libertard racontait au journaliste Paquin que, «quinze minutes après votre arrivée, tout le monde savait que vous étiez ici. Le bureau du CDR est au bout de la rue et il y a toujours quelqu'un qui surveille». Elle lui a dit que les allées et venues de ses visiteurs sont signalées à la police et lorsqu'elle rend visite à son mari, les agents l'interrogent à ce propos. « Ils me demanderont certainement : "Qui est venu chez vous, avec une voiture bleue, vendredi dernier à 11h30?" Ils ouvrent aussi mon courrier (...), mais j'ai l'habitude.» Le père de Padron a confié a Paquin que «les murs ont des oreilles».

Parallèle québécois… En avril 2004, Hugues Létourneau, policier de la Sûreté du Québec (SQ) et chroniqueur attitré D'un lac à l'autre, mensuel distribué à Lac Bouchette, sollicitait l'aide des lecteurs pour lutter contre le crime. «Portez une attention aux activités de vos proches, amis ou voisins, conseillait-il. Ont-ils un emploi connu? Sont-ils sans emploi? Entretiennent-ils des relations suspectes? Ont-ils un train de vie anormalement élevé? Etc. Si vous êtes témoins d'éléments suspects, prenez des notes: l'adresse et la description de la propriété impliquées ; le numéro de plaque et la description des véhicules impliquées ; tout autre détail relatif aux activités et actif du sujet.» Suivaient deux numéros de téléphone à composer, et l'assurance que toute information sera traitée confidentiellement.

Petit village de 1 370 citoyens et où, ne l'oublions pas, tout est déjà aseptisé à l'os, comme dans une salle de chirurgie. (Suite demain)

PS : Ce 24 octobre 2008, le journal de Lac Bouchette est dirigé par une flic en civil (ses initiales : MG) de la Sûreté du Québec (SQ). Et Létourneau a été remplacé par une flic identifiée comme étant de la SQ. Quant à moi, vous le savez, je vous en parle de temps à autre, j'habite dans l'édifice Desjardins (125, route 155, Lac Bouchette, Québec, Canada). Mon appartement est mitoyen à deux autres occupés par des civiles de la SQ déguisées en locataires. L'une d'elles, qui demeure à l'appartement 1, au rez-de-chaussée, me harcèle régulièrement.

Par ailleurs, de ce temps-ci, j'ai des problèmes lorsque je navigue sur le web : les vidéos ne fonctionnent plus. Ce n'est pas nouveau, vivant à cette adresse depuis près de 10 ans. Quant ce n'est pas la navigation sur le web qui est parsemée d'obstacles, c'est mes ordis, que j'ai faits réparer je ne sais plus combien de fois à grands frais. Les censeurs de la Sûreté du Québec ne sont pas seulement présents ici, car ils sont également infiltrés dans les grands médias québécois. Dormez en paix, citoyens, tout est sous contrôle!

News du jeudi 23 Octobre 2008

Europe : secret bancaire attaquéVidéo1 (05:27 – Les vidéos se suivent) Le journaliste David Pujadas, qui ne s'en laisse pas imposer, interroge Jean-Claude Juncker premier ministre du Luxembourg. (NDLR : C'est comme ça qu'on les aime les journalistes)

D'après Juncker, «le secret bancaire joue une rôle tout à fait marginal», qualifie le reportage (voir vidéo 2) de «strictement ridicule». Pujadas : «Vous plaidez non coupable (…) Au Luxembourg aujourd'hui tout va bien?» Juncker : «Je ne me sens pas accusé par des reportages superficiels d'un journalisme primaire qui ne fait pas honneur...» Le ton de l'entrevue est lancé...

Vidéo 2 (04:00) Le reporter Jérôme Bernard : «Vous avez quelques millions à mettre à l'abri? Vous voulez créer une société en toute discrétion? Au Luxembourg, on peut vous aider.» Rue Principale, piétonne, bordée de sociétés spécialisées dans le montage financier. S'ensuit une entrevue avec le dirigeant de l'une d'elles. «Sur son site Internet, il propose un catalogue de paradis fiscaux, prêts à domicilier votre entreprise. Anonymat garanti, pas de comptabilité, aucun compte à rendre.»

Vidéo 3 (01:12) Les sommes brassées à l'abri du secret bancaire sont estimées à plus de 1,000 milliards d'euros, alimentant la spéculation qui a débouché sur la crise. (Sous l'écran, une caricature)

Lisez cet article référencé d'hyperliens permettant d'approfondir la question

Amazone.fr : Guide Chambos des Paradis Fiscaux (broché)

Chanson émouvanteSuzanne Vega : Luka (03:38)

Les CDR veillent à la sécurité (sic) des Cubains – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Inocencia Acosta Felipe, autre Cubaine que Lewis, Lewis et Rigdon ont également interrogée, a contribué à la mise sur pied du Comité de défense de la révolution cubaine (CDR) de l'îlot où elle habitait. «Abelardo Diaz, qui tenait l'épicerie de l'angle, était chargé de la surveillance.»

En 1962, selon elle, le directoire national des CDR avait établi une hiérarchie de six (6) directoires provinciaux, cent cinquante (150) directoires de district, mille trois cent soixante (1 360) directoires de section. Véritable toile d'araignée couvrant toute l'île de Cuba.

Pour sa part, Bailby écrit que les CDR sont la principale organisation de masse du régime. (Édouard Bailby - Cuba - Éditions Centre Delta) Installés dans chaque pâté de maisons des zones urbaines et dans chaque village, ils formaient, à la fin de 1979, un véritable tissu sanguin à travers tout le pays. Plus de 4,5 millions des 9 millions de Cubains en faisaient partie. Les CDR restent ouverts jour et nuit. Échelonnés tous les 100 ou 200 mètres, leurs militants sont notamment «chargés de veiller sur la sécurité (sic) des citoyens».

À quand le directoire québécois de secteur, de district et, coiffant le tout, le directoire provincial? Et pourquoi pas des assises annuelles de toutes ces marionnettes-citoyennes dont pouvoir et police tirent les ficelles? Dans leur expression la plus aboutie, suggérons un défilé annuel, tous vêtus de la chemise noire, arborant des oriflammes à tolérance zéro, et entonnant des hymnes à la gloire de la police.

En janvier 2002, dans la foulée de la nouvelle carte policière du ministre péquiste de la Sécurité publique, Serge Ménard, le corps de police municipal de Roberval, au Saguenay-Lac St-Jean, a été aboli et ses policiers ont été intégrés à la Sûreté du Québec. (Alexandre Gauthier -l'Étoile du Lac du 12 janvier 2002) Au cours de la cérémonie d'assermentation, à l' Hôtel de Ville, ceux-ci ont entonné l'hymne de ce corps policier. (Suite demain)

News du mercredi 22 Octobre 2008

Toute une page...…de quelques dessins cochons,
de quelques uns violents, d'irrévérencieux, de drôles, etc.

N'y allez pas si vous êtes d'une nature sensible

19 vidéos (durée variant entre 1 et 4 minutes)
où vous assisterez à la création de fresques
réalisées par de jeunes artistes très doués
Elles sont empilées les unes sur les autres

Ensemble musical de qualité
jouant sur le toit d'un grand édifice, à Manhattan
une pièce inusitée

Dans un sous-sol, un excellent groupe de musiciens
Kevin Drew et Broken Social Scene

Canada : amiante chrysotile, substance dangereuseL'Association médicale canadienne (AMC) demande au Canada d'accepter que ce minéral soit ajouté à la liste des substances dangereuses de la Convention de Rotterdam. Les adhérents à cette entente se réunissent la semaine prochaine et elle craint qu'il s'y oppose.

Elle signale que le Canada est la seule démocratie occidentale à s'y être constamment refusée. Et ce, précise-t-elle, en manipulant honteusement les connaissances scientifiques par des moyens politiques.

PS : J'ai déjà lu et entendu à quelques reprises, dans des médias québécois, qu'arrêter l'exploitation de l'amiante entrainerait la perte d'emplois et de revenus. À ce compte-là, on peut dire de même des mines antipersonnel. Cette irresponsabilité ternit l'image du pays à l'étranger. Contradiction il y a aussi. On l'a vu lorsque des produits toxiques chinois y ont été dénoncés.

Europe : la bataille contre les paradis fiscaux Bref aperçu de la vidéo que vous allez voir. Hier mardi, rencontre de 17 pays. Objectif : établir la liste noire des paradis fiscaux. Elle existe déjà, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en est chargée. Mais seulement 3 pays y figurent : Andorre, Liechtenstein et Monaco. Pourtant la plupart n'ont pas respecté leur engagement de transparence. Les 17 pays demandent donc à l'OCDE de faire la distinction entre ceux qui ont tenu parole et les autres. Deux pays ont refusé de participer à la rencontre : la Suisse, qui est pointée du doigt, et le Luxembourg.

Sarkozy, président de l'Union européenne : «Je compte sur le soutien du Luxembourg. On ne peut pas se battre à l'extérieur de notre continent (faire d'abord le ménage en Europe) quand (une) certaine pratique est tolérée sur notre continent. C'est tout !» (Sous l'écran vidéo, lisez un texte décrivant la situation.)

Enfin, selon Oxfam France, chaque année des multinationales délocalisent leurs profits dans les paradis fiscaux. Au total, 500 milliards d'euros. D'après une autre source, il y aurait plus de 2 millions de sociétés financières hébergées dans une soixantaine de paradis fiscaux.

Par ailleurs, Radio Canada International (RCI) rapporte que l'Allemagne a demandé que la Suisse soit inscrite sur la «liste noire» de l'OCDE. Lors d'une conférence de presse au ministère français de l'Économie, à Paris, le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück, a déclaré que «la Suisse offre des conditions qui encouragent le contribuable allemand à frauder», justifiant ainsi que «la Suisse figure sur une telle liste».

Site de l'OCDE + Caricature d'agoravox

Civils et collabos ont maté les Québécois (Suite tome 1 de L'Étau Policier) La suspicion des uns à l'endroit des autres, et des autres à l'endroit des uns, y est institutionnalisée. Les membres des Comités de défense de la révolution cubaine (CDR) participent au quadrillage des rues. Lewis, Lewis et Rigdon citent le témoignage de Pilar Lopez Gonzales, une Cubaine (O. Lewis, RM Lewis et S. Rigdon -Trois femmes dans la révolution cubaine -Collection Témoins/Gallimard) : un CDR est très important, précise-t-elle, parce que, «dès qu'on s'aperçoit d'une activité contre-révolutionnaire, on met la main sur les coupables, personne n'y échappe».

Ces comités recouvrent de larges secteurs d'activité. Tout Cubain de plus de quatorze ans désirant défendre la révolution peut y adhérer. Le contre-révolutionnaire cubain, on l'aura deviné, n'y a pas droit d'entrée. Pourquoi? Parce qu'il n'est pas inconditionnellement soumis à la philosophie recherchée. Les auteurs ne l'explicite pas en ces termes, mais c'est ainsi que les choses se passent à Cuba.

Même discours que l'élite politique québécoise et de sa police, mêmes îlots, même toile d'araignée couvrant tout le Québec. Peut-on avancer que, au Québec, s'opposer au concept de la pseudo police communautaire est l'équivalent d'une activité contre-révolutionnaire ? Oui. La police tient mordicus à son orthodoxie, vous éjectera de la société.

De plus, alors qu'en sol québécois, les vitres cassées (les pauvres) et ceux portant atteinte aux politiquement et puritainement correct sont sous haute surveillance, à Cuba, ce sont les gusanos (des vers de terre), les fainéants, les parasites, les anticonformistes qui font l'objet d'une surveillance rapprochée. Depuis longtemps, les Cubains ont été matés, comme la plupart des gusanos, notent Pierre et Renée Gosset. (Pierre et Renée Gosset -L'adieu aux barbus -Éditions Julliard) (Suite demain)

News du mardi 21 Octobre 2008

Crise : l'Assemblée générale de l'ONU......formera un groupe de travaille afin d'examiner le système financier mondial, dont la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), a annoncé aujourd'hui son président Miguel D'Escoto.

Selon lui, la voix et les intérêts des pays en développement ne sont pas actuellement représentés à leur juste valeur dans les institutions mondiales actuelles de gouvernance économique. «Le monde en développement inclut beaucoup plus d'économies puissantes qu'en 1944 et son rôle dans le système commercial a crû de manière significative», a-t-il déclaré.

Prix Bayeux-Calvados......des correspondants de guerre, édition 2008. On comprend pourquoi cet événement, la commune (Wiki-infos) fut la première ville libérée, en France, lors de la dernière grande guerre. Elle a lancé sa première édition, en 1994, pour commémorer le cinquantième anniversaire du débarquement de Normandie.

Les gagnants
Un texte explicatif accompagne chacune des pages
Photo
: Balazs Gardi - Agence VII Network
Reportage : La Vallée, Afghanistan
Au sommet de la page, cliquez sur les photos
Radio
: Mike Thomson - BBC
Reportage son (05:59) : à la recherche Zawadi
Télé
: Dominique Derda - France2
Reportage vidéo (03:56), plus bas : Zimbabwe clandestin
Presse-écrite
: Elizabeth Rubin – New York Times
Reportage : La Battle Compagny est là-bas, Afghanistan
Jeune reporter photo
: Julius Mwelu
Reportage : Violence après l'élection, Kenya
Au sommet de la page, cliquez sur les photos
Prix Ouest-France, presse-écrite
: Anne Guion – La Vie
Reportage : Congo, le viol comme arme de guerre
Prix du Public, photo
: Yasuyoshi Chiba
Reportage : Violence post électoral, Kenya
Au sommet de la page, cliquez sur les photos
Résumé vidéo
(10:59) de l'Édition 2007

Photos et petits textes du Shanghai......que les touristes ne visitent pas. Un auteur prénommé Chou relate son passage dans un super petit marché, bien local comme il les aime, précise-t-il.

«Toujours très impressionnant dès que quelqu'un achète une tortue, un crapaud, ou un poisson jusque-là vivant. La mise à mort de l'animal pourrait choquer énormément de gens, mais je vous épargne les détails pour ne pas faire sadique. Allez, je vous fais quand même le descriptif de la mise à mort du crapaud! Mais juste le crapaud...»

Un site à visiter de la cave au grenier. Après la colonne de gauche, de haut en bas, passez à celle de droite. Vous en avez pour des heures à bien vous divertir.

Chou est l'auteur d'un blog. Il vous explique sa démarche.

Les vidéos célèbres sur les dangers du TaserLe contexte... Antoine Di Zazzo, responsable deTaser-France, a intenté une poursuite en diffamation de 50 000 euros contre Olivier Besancenot. Il l'accuse d'avoir écrit que l'arme à décharges électriques avait fait 150 morts aux États-Unis et au Canada. Hier, Besancenot a profité du procès pour relancer le débat sur les dangers de l'arme.

Dans une autre cause, Di Zazzo a été arrêté récemment et mis en examen pour une affaire d'espionnage à l'encontre de Besancenot. Des détectives privés et des policiers «dévoyés» l'ont été également. (source Le Point.fr)

Sur le site bakchich.info, visonnez 13 vidéos démontrant les drames et les abus qu'occasionne l'usage du Taser.

PS : J'espère qu'elles fonctionneront sur votre ordi, sur le mien, rien ne marche. Je suis muselé par Richard Deschesnes, le directeur général de la Sûreté du Québec (SQ), et Michel Boudreault, responsable de la SQ dans la région du Saguenay-Lac-St-Jean.

Et s'ils ne fonctionnent pas sur le vôtre, fort probablement qu'un cyberflic vous en empêche. Les flics n'ont pas intérêt à ce que ce débat soit de nouveau relancé. Le droit de savoir? Oui, si les censeurs policiers jugent que vous ne dépassez pas les bornes du politiquement correct.

Collabos québécois et membres du CDR – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Pour leur part, Lasierra et Lauret écrivent que «le virus totalitaire gagne silencieusement presque tous les pays, y compris les démocraties occidentales». (Lasierra R. et Lauret JC -La torture et les pouvoirs -Éditions Ballano) Là aussi on commence à mépriser l'homme (et la femme).

Là aussi le pouvoir veut une police forte. Les idéologies ont leurs inquisiteurs : les policiers, soulignent-ils. Jour après jour, ils établissent des fiches, violent le courrier, écoutent les conversations, organisent des filatures, épient la vie privée de leurs concitoyens, se livrent au chantage. «Leur rôle est bien moins de protéger la société contre de véritables criminels que de contraindre le citoyen à respecter l'ordre abstrait de l'idéologie au pouvoir. Si nous ne voulons pas voir s'instaurer une telle oppression, il faut être vigilant», conseillent les deux auteurs.

La démesure du pouvoir politique inquiète, et bigrement ! On assiste à du jamais vu, à cause du développement accéléré, au cours de la décennie précédente, des technologies de l'information, dont les mégabanques informatisées, et de cette vaste opération de relations publique qu'est la pseudo police communautaire et ses maîtres mots panzer comme la prévention et le sentiment d'insécurité. Auparavant, la police s'immergeait au sein de la société, mais ses activités clandestines n'avaient aucune commune mesure avec ce que nous vivons aujourd'hui.

Je signale que mon enquête dans l'underground policier s'est étalée du début de 1997 jusqu'au milieu de 2003. Alors tout cela était déjà en place bien avant les actes terroristes survenus aux États-Unis le 11 septembre 2001. Sans compter que depuis ces derniers événements, d'autres mesures répressives se sont accumulées sur le dessus de la pile.

Au point où il est raisonnable d'établir certaines comparaisons, boiteuses, bien sûr, comme le sont toutes comparaisons, mais n'en permettant pas moins cependant de mieux saisir la réalité, d'appréhender le danger. Comparer avec un autre pays aide à la compréhension des choses. Le dogme marxiste-léniniste mis à part, peut-on établir un lien de parenté entre les innombrables réseaux de collabos de la police du Québec (ou d'ailleurs dans le monde occidental) avec les... Comités de défense de la révolution cubaine (CDR)?

Bien que le Québec ne soit tout de même pas Cuba, il y a néanmoins des similitudes. C'en est même frappant. Certes entre Cuba et nous, il existe une différence de degré dans l'utilisation de la police en civil et la rééducation politico-policière, mais la nature demeure la même. Le parallèle n'est donc pas extravagant. Voyons brièvement jusqu'où peut aller un pouvoir dans son délire, comment et grâce à qui s'effectue le quadrillage policier au pays du tyrannosaure Castro. (Suite demain)

News du lundi 20 Octobre 2008

Collectif de vidéastes engagés : Les LuciolesCréées en 2002, au Québec, Les Lucioles ont mis fin à leurs activités en 2007. Elles se déplaçaient à bord d'une caravane et présentaient leurs films à caractère socio-politique en différents endroits. Le collectif ne prétendait pas à une objectivité absolue. Son objectif visait à propager une autre réalité que celle véhiculée par les médias traditionnels : crise du logement, sans-statuts, mariage gay, crise autochtone, etc.

Heureusement, il en reste encore quelques traces, dont cette vidéo (17:56) où il relate une tournée ponctuée d'arrêts, de projections et de départs vers d'autres salles de spectacles.

Vous en saurez davantage sur ses pérégrinations en lisant son journal de bord d'environ 4 pages, en format pdf.

Crise financière et élections USA......selon The Comic News, une publication américaine : 13 caricatures. On y traite beaucoup du plan McCain.

Dîner de cons – Un grand succès de la fin des années 1990. Une adaptation cinématographique de la pièce de théâtre du même nom. Jacques Villeret, malheureusement disparu depuis, était mon comédien préféré. Je pense bien n'avoir raté aucun de ses films. Dans l'extrait que vous allez voir (05:50), il fait tandem avec Thierry Lermitte.

La peur ouvre la porte à la démagogie – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Au milieu des années 1980, Gleizal a effectué une recherche afin de vérifier si «le problème de l'insécurité ne se pose pas désormais sur un terrain socioculturel où elle est une réalité avant d'être une construction idéologique, voire la pièce centrale d'une manipulation politique». (Jean-Jacques Gleizal -Le désordre policier -Presses universitaires de France) Après avoir analysé notamment les recherches des sociologues Lagrange et Dulong, il en est venu à la conclusion que la dialectique de l'insécurité est développée par la droite.

Il explique que la sécurité des gouvernements est celle classique et négative de l'ancienne droite. On fait pencher la balance de telle sorte que le fort reste le fort et domine davantage le faible. Il dit qu'à vouloir légitimer la police par la sécurité, on risque de la délégitimer définitivement. La sécurité n'est pas seulement une recherche d'accroissement des moyens de police, elle n'est pas tant une réactivation de l'individualisme que la tentative de redéfinir une façon de vivre en société.

Le discours de la droite est avant tout psychologique : il décrit une situation de peur, d'angoisse, d'inquiétude. Le but ultime de la logique sécuritaire, analyse-t-il, est d'établir le consensus de la peur et «de conduire le citoyen jusqu'à la délation». La peur, on le sait, est mobilisatrice de l'opinion publique et ouvre tout grand la porte à la démagogie et à ses conséquences, dont le renforcement du système répressif n'est pas la moindre. Une fois que la peur s'est installée dans les murs de la Cité (ou du petit village), difficile de convaincre ses citoyens de choisir les libertés contre la sécurité.

Le juriste français se fait encore plus précis : alors que la liberté est indissociable de la sécurité, dans l'idéologie sécuritaire, la liberté n'est pas une fin. Pour cette raison, il est donc d'avis qu'«il faut dénoncer le chantage à l'insécurité». (Suite demain)

News du dimanche 19 Octobre 2008

Visite décontractée ......de l'atelier de sérigraphie d'Anne, en France. Appelons le Petit Robert à notre secours... «procédé d'impression sur tissus, bois, verre, etc. On utilise un écran formé de mailles dont on laisse libres celles qui correspondent à l'image à imprimer.» Anne imprime, entre autres expressions artistiques, des lettres et des images sur des tee-shirts, en choisissant les motifs et couleurs qu'elle veut.

Si vous êtes à la recherche d'un passe-temps ou d'un petit job en artisanat et désirez en savoir plus, visionnez la vidéo (22:16). Anne explique d'A à Z comment faire.

C'est tellement bon......que j'aurais voulu être le compositeur-interprète de cette chanson (03:07) du Groupe Gesch et des Otakus : Acid Sixteen.

La conscience sociale des paradis fiscauxIl y a un lien de parenté à faire avec le comportement de cette dame gentille (02:33), en apparence seulement. Attention... Vers la fin, lorsqu'apparait la présentation du début, on pense que c'est terminé. Attendez quelques secondes, un uppercut vous attend.

Site web aux services des paradis fiscauxPublishing Media Business Group Inc. de Miami, aux USA, est spécialisé dans la création d'entreprises dans des pays à fiscalité réduite, ou à fiscalité zéro.

On peut lire sur son site que des moyens existent pour exploiter certaines activités avec une fiscalité ZÉRO (en majuscules sur le site) ou proche de zéro. La création d'une entreprise dans un paradis fiscal, contrairement à ce que veulent laisser entendre certains "spécialistes", est à la portée de tous, même des petites structures. Nous disons ici "tout haut" ce que d'autres disent "tout bas", tout simplement.

Dans le menue de la page d'accueil, colonne de gauche : précautions à prendre, textes juridiques et divers, questions/réponses, où créer à l'étranger (Île Maurice, Royaume-Uni, États-Unis, Îles Vierges Britanniques), créer en France, combien ça coûte, outils pour créer, contacts utiles.

Cliquez sur PRÉCAUTIONS À PRENDRE... Vous y lirez ceci... Créer une société dans un pays à fiscalité avantageuse (offshore) n'est pas très compliqué. Il est possible de la mettre en place à peu de frais, et de surcroît, sans avoir à se déplacer, ni à mettre les pieds dans ledit pays à la condition de s'adresser aux bonnes personnes. Cependant, il convient de ne pas faire n'importe quoi, pour n'importe quelle activité.

L'une des précautions à prendre... On évitera surtout toute opération non justifiable, ainsi que toute manipulation d'argent sans provenance prouvable. Il est évident que les importantes sociétés se servent de telles structures pour des opérations totalement illégales, voire, de blanchiment d'argent. Si des actes commerciaux sont tout à fait possibles, en revanche, il est totalement exclu de mettre en place une société qui aurait pour but d'accomplir des opérations répréhensibles par les lois de tous les pays. On veillera donc à être prudent. En aucun cas, notre site ne saurait cautionner ces actes illégaux.

Vidéo
(06:36) Paradis pour les riches, enfer pour les autres
Yves Séguin, ex-ministre québécois des Finances : «On estime qu'il se dépose, chaque année, entre 100 et 300 milliards de dollars de revenus qui sont parqués dans des petites villes (servant) d'abris fiscaux.»

Un autre intervenant... C'est légal, mais tout à fait illégitime parce que c'est contre les principes d'équité de base. On fait des campagnes contre le travail au noir des gens qui cherchent chaque mois à joindre les deux bouts, mais jamais on parle du profit au noir. Un autre, sur le ton de l'humour, compare les paradis fiscaux à des lieux paradisiaques où les taxes sont au soleil, les lois en vacances et le secret est la langue nationale.

L'insécurité n'est qu'un alibi de l'étatisation – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) La peur de la criminalité menace-t-elle le pluralisme? L'État et sa police contribuent-il à sa propagation? Le cas échéant, pourquoi? Prenons connaissance de résultats d'études effectuées par des chercheurs, dont des sociologues.

Jeudy écrit que si la peur fait l'apparente unité d'un corps social, on peut dire que les pouvoirs politiques, au cours de l'histoire des sociétés, n'ont jamais cessé d'y avoir recours pour maintenir une image de cohésion sociale. (Henry-Pierre Jeudy -La panique -Éditions Galilée) Dans un autre de ses ouvrages, il souligne que les discours sur l'insécurité permanente et multiforme semblent bel et bien faire durer l'idée d'un pouvoir actif à la résoudre... tout en l'entretenant. (Henry-Pierre Jeudy -La peur et les média -Éditions PUF)

Il affirme que le repérage de l'agression n'a pas pour effet d'exorciser la violence, mais au contraire de confirmer sa circulation et de la relancer. L'optimalité d'un système de contrôle (NDLR : …contrôle et nettoyage sociaux…) va de pair avec la multiplication des foyers de contagion.

Il explique que les représentations de la sécurité sont simultanément menacées et confortées par l'événement perturbateur qui justifie le fait d'un progrès constant du système de sécurité, d'une lutte incessante dont le bénéficiaire est l'État. L'étatisation, comme processus, s'accomplit alors à l'infini dans la gestion de la vie quotidienne.

Par exemple, il ne s'agit pas, pour l'État, d'intercepter la violence terroriste dans son trajet, mais au contraire de la laisser circuler, car elle est aussi la sienne propre. La peur, phénomène naturel, équilibrant, quoique source de dévastation et de destruction, devient alors figure sociale idéale pour exprimer les modalités des rapports sociaux. Selon Jeudy, «le besoin de sécurité n'est qu'un alibi de l'étatisation, il en a toujours été ainsi». (Suite demain)

News du samedi 18 Octobre 2008

Sommet mondial sur la crise, acquis?Semble bien. Toutefois, pas sûr que les USA soient prêts à tout concéder à Sarkozy.

Les personnages colorés... – ...du clip de David Guetta (03:42) : Love is Gone. Bonne mise en scène au resto : la septuagénaire à la batterie, plus de café que les tasses peuvent en prendre, le punch à la fin... Y'a de la vie.

Vélos dans des rues de MontréalLes vélocipèdes (05:05) provoquent un peu, sans méchanceté, une invitation à utiliser moins souvent les quatre roues dans le centre ville. Vous connaissez Montréal? Intensité culturelle et diversité ethnique garanties.

Malgré tous ces ouragans... – ….heureusement, la vie nous offre des moments magiques... Filles d'Isabelle et Chevaliers de Colomb s'abstenir.

La mondialisation n'agit pas...… dans l'intérêt de la majorité de la population. Une perception très répandue dans de nombreux pays, signale l'Organisation internationale du travail de l'ONU (OIT) dans le rapport sur le travail dans le monde qu'elle a publié le 16 octobre 2008. Salaires et croissance de plus de 73 pays développés et en développement y sont examinés. L'enquête la plus complète publiée à ce jour par l'OIT.

Dans la plupart des régions du monde, la forte croissance de l'économie mondiale du début des années 1990 n'a pas empêché les inégalités de revenus de se creuser de façon significative. Elles devraient encore s'accroître du fait de la crise financière actuelle. La majeure partie de ses coût sera supportée par des centaines de millions de gens qui n'ont pas eu accès aux bénéfices de la récente croissance. À moins que des réformes structurelles de long terme ne soient adoptées.

Alors que l'emploi global a augmenté de 30% entre le début des années 1990 et 2007, les écarts de revenu entre ménages riches et pauvres se sont considérablement accrus. Comparativement aux précédentes périodes d'expansion, les travailleurs ont obtenu une plus petite part des fruits de la croissance économique.

Autres constats... Dans 51 des 73 pays, la part des salaires dans le revenu total a reculé au cours des 20 dernières années. Les disparités s'accentuent aussi, à un rythme accéléré, entre cadres dirigeants et employés moyens. En 2007, les dirigeants des 15 plus grandes entreprises américaines gagnaient en moyenne 520 fois le salaire moyen d'un employé, contre 360 en 2003.

Résumé du Rapport en français, 7 pages
Rapport complet en anglais, 178 pages

Francofun et droits de l'hommeAmnestie Internationale a saisi l'occasion de la tenue du 12e sommet de la francophonie, à Québec, pour dévoiler son Rapport Synthèse 2008 de la situation des droits humains prévalant dans les 55 pays membres de cette organisme international. La liste est disponible à partir de la page 7. Si vous voulez savoir où en est votre pays en la matière, vous avez là une belle opportunité.

Tableau intéressant, en pages 31 et 32. On y apprend que deux membres n'ont pas adhéré au traité contre la torture : Canada et Monaco (paradis fiscal). Et que quatre pays ont signé le traité, mais ne l'ont pas encore ratifié : Belgique, France, Luxembourg (paradis fiscal), Suisse (paradis fiscal).

Au Canada, pour y revenir, Amnestie (page 10 du Rapport) énumère des entorses qu'on ne peut garder sous silence. Septembre 2007, le Canada a voté contre l'adoption de la Déclaration sur les droits des peuples autochtones à l'ONU. Taux de criminalité, d'arrestation et d'incarcération largement plus élevés que la moyenne nationale : 17%, alors qu'ils représentent seulement 4,4% de la population du pays, ce que la Cour suprême a déjà dénoncé. Inexistence d'un plan national détaillé visant à combattre la violence envers les femmes, particulièrement chez les autochtones, qui sont également la cible d'une discrimination généralisée.

Abandon du recours en grâce de ressortissants canadiens condamnés à mort dans un pays démocratique. Décision de la Cour suprême du Canada, de février 2008, à l'effet que l'attestation de sécurité permettant d'expulser des citoyens nés à l'étranger et soupçonnés d'activités terroristes ne respecte pas la Charte canadienne des droits et libertés. Obligation internationale non respectée intégralement : vous saviez qu'on y expulse des réfugiés vers un pays où ils s'exposent à un grave risque d'être torturés? Maintenant que vous le savez, dites le à tout le monde. Y'a des jours où j'ai honte de mon pays.

Il faut défendre le pluralisme – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Partout dans le monde, la peur de la criminalité est à l'origine de ravages sociétaux considérables. En France, à la différence du Québec et du reste du Canada, on a beaucoup étudié les fausses perceptions que le pouvoir politique, la police, de savants criminologues et des journalistes véhiculent au sujet du sentiment d'insécurité. Au point où on a l'embarras du choix des études et bouquins de toutes sortes en traitant.

Les ouvrages consultés disent tous que ce discours de la peur cache autre chose. Quoi ? Une idéologie de droite. Ce qu'il importe de savoir, au départ, c'est qu'une idéologie n'est jamais inoffensive : elle libère ou opprime. (Edgar Morin -Pour sortir du vingtième siècle -Éditions Fernand Nathan) Important de savoir également que, selon le sociologue Morin, nos sociétés pluralistes contiennent en elles les germes du camp de concentration mais elles ne peuvent institutionnaliser ni développer durablement un tel enfer dans leur propre territoire.

Les sociétés pluralistes contiennent et même -par le libéralisme, note-t-il -tolèrent en elles tous les ferments du totalitarisme, mais ceux-ci ne peuvent y dominer précisément parce que ces sociétés sont pluralistes. Exploitation, domination et asservissement sévissent dans les sociétés pluralistes, mais y rencontrent des contrepoids, des freins, des antagonismes, qui, dans les régimes totalitaires, sont inhibés, détruits, liquidés.

Et que l'on comprenne bien, précise Morin : ce ne sont pas ces sociétés qu'il faut défendre, c'est le pluralisme qu'il faut défendre. L'ennemi du pluralisme, c'est le totalitarisme. (Suite demain)

News du vendredi 17 Octobre 2008

9 novembre : départ du Vendée Globe30 skippers prendront le départ du tour du monde en voiliers. Un événement sportif unique, qui a lieu à tous les 4 ans. De longue durée aussi. Lors de la dernière édition, en 2004, le gagnant de la course avait navigué pendant 87 jours, le dernier concurrent 127. Chaque voilier est équipée d'une caméra, alors chaque jour de la compétition on peut visionner gratuitement sur le site des vidéos de skippers racontant ce qu'ils vivent, bons et mauvais moments.

À titre d'exemple, des prises de vues incroyables! Du plaisir à l'état pur! Agrandissez l'écran, cliquez sur l'icone, dans le bas, à la droite du minutage. Quelques souvenirs de 5 tours du monde : vidéo (09:18). Colonne de droite, explorez vidéos et photos de la MEDIATHEQUE.

Autre site... dans la page s'affichant, un peu plus bas, 1 vidéo (02:13), un résumé, montage génial : des vagues immenses et des tempêtes accompagnées d'une musique de fin du monde. Ouf! Impressionnant! Enfin, le site de l'organisme : à droite, le décompte avant le départ de la course, en jours, heures, minutes et secondes.

Ça bouge à l'UE, positivement en plusSarkozy, président de la France et de l'Union Européenne (UE), on peut lui adresser bien des reproches, on ne peut nier que les réformes qu'il propose pour humaniser le capitalisme correspondent aux attentes de beaucoup de citoyens de la planète.

Il veut atteindre son objectif avant la fin de l'année. L'hypothèse de remettre les réformes au printemps, «ce serait une très mauvaise idée, selon lui. (…) Soit ça va plus mal et, dans ce cas, qui comprendrait que l'on attende? Soit ça va bien et dans ce cas je me méfie comme de la peste de ceux qui nous ont conduit là et qui diraient immédiatement "mais pourquoi s'énerver, ça va mieux, c'est fait, dormez tranquilles braves gens"...» Cette citation, je l'ai pigée sur le site de France24. Écoutez y la vidéo et lisez l'article qui s'en suit.

Sarkosy est déterminé, on l'a bien vu lors de son allocution prononcée à Toulon le 25 septembre dernier. En plus de 40 ans de journalisme, jamais entendu un chef d'État expliquer dans les détails un dossier aussi complexe que celui de la finance et de l'économie. Vous en doutez? Écoutez la vidéo ici (47:22).

Moins de 2 jours après le scrutin du 14 octobre...... Statistique Canada nous apprend qu'entre juillet et août 2008, les ventes industrielles ont reculé de 3,7%, la plus forte baisse depuis décembre. Les pertes se sont produites dans la plupart des secteurs et provinces du pays. (Source : RCI)

PS : Le conservateur Stephen Harper devait bien le savoir, étant premier ministre et ayant accès à toutes les infos dont il a besoin. Il s'est contenté de seriner aux électeurs, lors de la campagne électorale, que les fondamentaux de l'économie canadienne sont bons. Maintenant qu'il est élu, parions que son analyse de la situation financière sera moins rose bonbon.

La STM coupable de racismeM. K, un Noir, travaillait comme agent de sécurité à la Société de transport de Montréal (STM). En 2003, il est congédié pour des raisons vagues. Il porte plainte auprès de la Commission des droits de la personne.

Lors de son enquête, celle-ci découvre que la décision de la STM reposait sur une info transmise par la police de l'île de Montréal à l'effet qu'il «fréquente des personnes criminalisées». Aucun détail n'avait été fourni à la STM, qui n'en avait pas réclamé davantage. Alors qu'il s'agit du cousin de M. K, qui n'a aucun contact avec lui. Conclusion de la Commission : la race, la couleur et l'état civil ont été pris en compte lors de son congédiement.

Lisez l'article de Jeanne Corriveau du quotidien Le Devoir.

PS : Voilà un autre cas démontrant que les gens prennent pour du cash tout ce que la police leur dit. Ils avalent tout sans vérifier. Démontrant également, ainsi que je l'ai écrit maintes et maintes fois, que la police peut faire perdre un emploi à n'importe qui, sans que l'éjecté ne se doute une fraction de seconde qu'elle est derrière ça. Dégoûtant, vraiment!

Vidéo gagnante du PAMTrois étudiantes américaines ont gagné, hier jeudi, le concours de vidéo sur la faim dans le monde organisé par le Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU : Emma Thompson, Meri Kate Purgason et Collin Butler, de l'Alabama. La vidéo Time is Running Out (01:00) qu'elles ont créée.

Les 4 finalistes...
Cohen, Goffin et Mosca-Herrera : Just Because We Can't See It
Dominique : Food access for everybody
Rosera : Your Next Meal
Gamio : Stop World Hunger

Un cobra, la police communautaire – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Tout cela étant, il faudra désormais examiner à la loupe toutes ces études et sondages qui rebondissent de temps à autre dans les médias, annonçant l'arrivée appréhendée de l'apocalypse. Seule façon d'endiguer le discours de l'insécurité.

Revenons à la charge, car l'affaire est trop sérieuse pour ne pas insister. Pourquoi ne va-t-on jamais jusqu'aux racines profondes de l'insécurité? Pourquoi les sondages québécois, entre autres endroits de la planète, ne comparent jamais la violence criminelle aux autres violences de la vie? Pourquoi cela n'a-t-il jamais été fait jusqu'à ce jour?

Les dirigeants des maisons de sondage et des médias craignent-ils les conséquences politiques? On peut penser que si les Québécois apprenaient qu'ils ont davantage peur du chômage, de la pauvreté, de la maladie, de la violence institutionnelle, etc. que de la violence générée par la criminalité, ils pourraient sans doute s'interroger sur l'opportunité d'une police omniprésente. En venir même à se demander s'ils ne font l'objet d'une manipulation politique. Qui osera rompre ce silence?

Pendant ce temps, dirigeants politiques et corps policiers disent et répètent sur tous les toits et dans tous les médias que le sentiment d'insécurité dont souffre la population est attribuable (exclusivement) à la délinquance et à la grande criminalité. La situation les préoccupe à ce point qu'ils lui ont fait avaler ce cobra qu'est la pseudo police communautaire, afin, lui ont-ils seriné, de la «protéger» et la «rassurer». Les slogans tiennent encore lieu d'analyse.

Il faut en finir avec cette sorte de musique de fond permanente. L'absence d'un contre discours au discours officiel n'est pas seulement troublante, elle est éminemment dangereuse pour la démocratie. Car elle ouvre la porte à toujours plus d'excès policiers de toutes natures, et de moins en moins de droits fondamentaux et de présomption d'innocence. (Suite demain)

News du jeudi 16 Octobre 2008

On signe pas...…titre d'un excellent clip, de plus très engagé, du rapeur sénégalais Didier Awadi. Que refuse-t-on de signer? Les Accords de Partenariat Économique (APE). Selon les opposants, s'ils sont acceptés, ils condamneront les économies africaines à rester dépendantes de l'Europe : pertes de revenus, nouvelles menaces sur l'agriculture, entrave à l'industrialisation, violation des droits sociaux, torpillage de l'intégration africaine, etc.

Lisez l'article du 24 août 2008
D'autres infos sur wiki

Un clip d'une rare originalité...L'auteur-compositeur démontre la valeur de la diversité culturelle et transmet une image positive des banlieues, notamment au Mirail, à Toulouse. À visionner jusqu'à la fin, plus bas dans la page s'affichant. Maryk Choley : Sans quitter mon quartier (06:35)...

L'Europe veut un sommet mondial – Après le renflouement des banques, la réforme rapide du système financier s'impose.

PS : Pays émergeants, dont le Brésil. Citation de son président, Lula : «Il est inadmissible que nous devions payer pour l'irresponsabilité de spéculateurs qui ont transformé le monde en un gigantesque casino. Dans le même temps, ils nous donnent des leçons sur la manière de gouverner nos pays.»

PSST : Est-ce que le premier ministre conservateur du Canada, Stephen Harper, commence à comprendre ce qui se passe?

Le caméscope témoin (fin) – Des manifestants et des policiers ont été condamnés, bien qu'il y ait disparité dans les sentences. En juillet 2008, la Ville de Gênes a tenu une journée de réconciliation. Vidéo 01:33...

Le caméscope témoin (suite) – Je poursuis mes recherches sur le web afin de savoir si les flics responsables de cet événement ont été condamnés ou non. Ce 16 octobre 2008, je l'ignore totalement. L'expérience m'a appris que les poursuites contre la police s'étalent sur plusieurs années et que, généralement, elles finissent en queue de poisson.

Sur le web, j'ai trouvé ces photos...

Le caméscope témoin – Hamish Campbell vit au Royaume-Uni et milite au sein de l'association Undercurrents, dont le but est d'utiliser la vidéo afin changer le monde.

Dans la première partie de la vidéo (14:47) que vous allez voir, il relate l'émergence dans son pays d'Undercurrents, un besoin : les militants étaient frustrés parce que lors de manifs, les médias ne montraient pas ce qui s'y passait vraiment. Parle aussi de la création d'Indymedia, organisme aujourd'hui présent dans plusieurs pays et jouissant d'une grande visibilité sur le web.

Dans la deuxième partie, il relate son voyage à Gênes, en Italie, où il apprenait aux bénévoles de l'organisme à raconter des événements, tourner, monter et mettre en ligne des vidéos. Époque où il y avait beaucoup de manifs dans le pays, à cause de la tenue du G8, à Gêne, en 2001.

Un job de jour et de nuit, le toit de l'édifice servant de dortoir. Les cassettes vidéos cachées pour éviter que la police ne les vole. La répression et le niveau de violence de la police augmentaient. Elle conduisait des tanks au milieu de la foule, lançait sans arrêt des grenades lacrymo. Hamish filmait en première ligne, au cœur de l'émeute, en chapeau de paille, sandales et écharpe violette.

Il évoque la violence policière survenue à l'École Diaz, située juste en face de l'édifice où il travaillait. Du toit, il filme l'arrivée d'un grand nombre de policiers dans la rue, leur irruption violente dans l'école, où aucune résistance ne leur est pourtant opposée. Un hélico circulant sans arrêt. Il veut descendre vers la rue, mais dans le bas de l'escalier un robocop matraque à la main monte.

Court se cacher dans un réservoir d'eau, attend que le calme revienne et fait des entrevues dans la rue, entre dans l'école, il y a du sang partout et tout est dévasté. Lors des procès qui suivront à l'encontre des forces de l'ordre, ses vidéos et son témoignage rétabliront les faits tels qu'ils se sont produit. Selon lui, la police a l'habitude d'inventer des histoires.

Procurez-vous la vidéo complète de l'événement
2004 : compte rendu
du procès École Diaz
Juin 2007
: version d'un policier (source Le Monde)
Juin 2007 : témoignage plus élaboré du policier
D'autres infos sur wikipedia

L'éclatement de la société – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Johanne Gauthier, du Ministère québécois de la Santé et des Services sociaux, traitant implicitement de l'éclatement de la société, écrit que certaines images s'imposent lorsqu'on évoque le phénomène de la solitude. (Traité des problèmes sociaux - Institut québécois de recherche sur la culture - Ouvrage collectif sous la direction de Fernand Dumont, Simon Langlois et Yves Martin, 1 164 pages, 1994)

On pense alors à la vie urbaine ; à la division entre la vie privée et la vie publique ; à l'individualisme ; à l'enfermement ; à toutes les formes de divisions du travail, des sexes, des âges, des ethnies ; aux clientèles de la politique sociale de l'Etat providence (personnes âgées, jeunes, personnes handicapées, assistés sociaux, femmes monoparentales, sans-abri, etc.). La solitude est à l'opposé de la condition humaine de la pluralité, la sociabilité vraie et la possibilité d'action.

Michelle Perrot, historienne française, dit que les sociologues Robert Castel et Michel Wieviorka montrent avec pertinence comment « l'horreur économique », le chômage de longue durée, l'absence de projet d'avenir engendrent la dissolution du lien social, les crises identitaires et leurs peurs de toutes sortes qu'il est si facile de cristalliser sur l'autre (L'intolérance -Éditions Grasset - Ce livre rassemble les textes d'écrivains, de philosophes, d'historiens et de journalistes qui participaient au Forum international sur l'Intolérance en mars 1997, à La Sorbonne, dont Elie Weisel, Paul Ricoeur, Jacqueline de Romilly, Umberto Eco, Jacques Le Goff, Wole Soyinka, Jorge Semprun...) : l'immigré, l'étranger, fantasmés comme figures de l'intolérable.

Ils affirment aussi, enchaîne Perrot, qu'il ne s'agit pas d'une crise conjoncturelle passagère, mais de problèmes structurels fondamentaux. Et sans doute l'analyse, indispensable, ne suffit pas plus que le cri, nécessaire, qui appelle l'un et l'autre à l'action politique décisive. Mais parce que la Cité est l'affaire de tous, il faut rappeler la force de l'intolérable qui nous menace et qui nous requiert aujourd'hui. (Suite demain)

News du mercredi 15 Octobre 2008

Canada : résultats finaux des élections généralesLe deuxième gouvernement conservateur minoritaire de Stephen Harper. Répartition des sièges ici et comparatif avec le scrutin précédent. Le plus bas taux de participation depuis la dernière décennie.

Des peurs injustifiées – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Chose certaine, ils ont une part de responsabilité. Parce que sans liens sociaux réussis avec ses semblables, comment espérer redevenir soi-même? se demandent André et Légeron.On le voit, ces gens n'ont pas besoin d'une omniprésence policière. Que font les CLSC, entre autres organismes gouvernementaux, pour socialiser les personnes âgées et les femmes?

Peur maladive des araignées, des souris, de l'ascenseur, peur de la noirceur, peur de l'eau, peur du feu, peur de l'étranger, etc. Pourquoi la peur injustifiée de la criminalité bénéficierait-elle d'un traitement différent? On ne va pas empêcher d'honnêtes citoyens de circuler dans l'espace public parce que des gens en ont peur sans aucune raison.

Ce peut être également de l'intolérance générée par l'isolement. Dans un article, la Revue Notre-Dame souligne que plus nous renonçons à saisir les événements, plus ils s'accélèrent, et plus nous sommes placés en retrait de la réalité. (Revue Notre-Dame de septembre 1999) C'est ainsi qu'on en vient à perdre complètement de vue le potentiel de changement que représente la participation démocratique, l'exercice de la citoyenneté.

L'illisibilité du monde entraîne aussi la peur, spécifie son auteur. Et quand les citoyens ont peur des soubresauts d'un monde qui leur échappe, quand la confiance dans les dirigeants s'effrite, la meilleure chose à faire, c'est de rentrer dans son petit nid. On a alors tendance à se recroqueviller.

Cependant, il y a un risque à déserter la place publique, nous avertit l'auteur. Celui de se retrouver devant une société éclatée où l'on est moins de son pays ou de sa région que de sa ville, moins de sa ville que de son quartier, moins de son quartier que de sa bande, sa tribu, sa race, sa couleur, sa religion, sa secte. De plus, le repliement sur soi engendre généralement la peur de l'autre, de l'étranger. On se regarde vivre comme dans un musée. Dans la rue surtout, au travail, beaucoup au resto et dans les commerces.

Selon le Français Guy Gilbert, «il faut se battre contre l'esprit de caste qui favorise fermeture et rejet dans tous les domaines. (Guy Gilbert - Des jeunes y entrent, des fauves en sortent - Éditions Stock, 1982) Une famille repliée sur un bonheur égoïste porte en germe toutes les intolérances, tous les racismes. On s'étonne du racisme en France. C'est dans les familles fermées sur elles-mêmes qu'il trouve son meilleur terreau.» (Suite demain)

News du mardi 14 Octobre 2008

Canada : les citoyens aux urnes... –…Pour qui voter?

Le directeur de Taser-France...… mis en garde à vue pour affaire d'espionnage. Des policiers, un douanier, un cadre bancaire et un membre de détective privé Dussaucy également. Lisez l'article de Libération.

Parachute doré......vous savez le président directeur général (PDG) d'une multinationale qui, quittant sa fonction, reçoit une indemnité de plusieurs millions de dollars (dessin-info – 01:15), même si son rendement a été affreux? Voyez un cas récent (01:21) où le pdg a dû par la suite la rembourser.

Pour fermer la boucle, tapez-vous un bon débat (01H07:01) sur cette question, à france5.

Le Français Alain Souchon (04:07), auteur-compositeur-interprète, a fait une chanson sur ces PDG qui se la coulent douce. Il l'offre gratuitement sur Dailymotion et YouTube, entre autres.

Le temps de rigoler. Un comédien, jouant le rôle d'un banquier en faillite, quête dans la rue pour aider les banques : 2 vidéos (02:54 et 02:13).

La surprotection infantilise, castre, domine – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Y a-t-il beaucoup d'anxieux sociaux au Québec? Je l'ignore. Les deux psychiatres André et Légeron rapportent qu'en France, la phobie sociale, dans ses formes complètes et moins complètes quoique invalidantes, touche entre 2 et 4% de la population. (André et Légeron citent Lepine J-P - Aspects épidémiologiques actuels des phobies sociales -Journal de thérapie comportementale et cognitive - 1994) Sur 55 millions de Français, l'équivalent d'une ville comme Lyon ou Marseille, selon eux. Alors que la plupart des troubles anxieux (agoraphobie, attaques de panique, anxiété généralisée) touchent deux fois plus de femmes que d'hommes, l'anxiété sociale affecterait les deux sexes à part presque égale.

En ce qui touche les États-Unis, ils citent une étude démontrant que plus de 10% de cette population souffre d'anxiété sociale. (Kesseler RC et coll. -Lifetime and 12-month prevalence of DSM-III-R psychiatric disorders in the United States -Archives of General Psychiatry -1994) À 300 millions d'Américains, chiffre de 2006, cela donne très exactement 30 millions. Cette maladie représenterait la troisième pathologie mentale, après la dépression et l'alcoolisme.

Les deux psychiatres soutiennent que pendant trop longtemps la psychologie s'est intéressée à l'inconscient, au passé, aux fantasmes, aux refoulements, aux désirs. Peut-être est-il temps de considérer aussi l'interface de l'individu avec son environnement social. À l'évidence, l'être humain n'est pas seulement confronté à lui-même.

La solution? La thérapie ou l'intervention de l'entourage. Le thérapeute aidera son patient à affronter les situations qu'il redoute en développant son savoir-faire relationnel, en lui apprenant à contrôler ses pensées excessivement négatives, à ne pas fuir et mieux communiquer. En outre, un individu peut très bien s'en sortir seul. Il lui suffit de s'habituer progressivement à affronter les situations redoutées. Du reste, nombre de personnes que les psy ne verront jamais ont réglé leur anxiété sociale d'elles-mêmes ou avec l'aide de proches.

Les auteurs ne le spécifient pas, cependant il est patent qu'on n'aide pas l'anxieux social à s'en sortir quand on répond à ses peurs en le surprotégeant. Surprotéger, c'est entretenir et même amplifier ses peurs. C'est aussi, et surtout, maintenir une personne dans un état de dépendance et de... contrôle. La surprotection infantilise, castre. Sous prétexte de protéger, on domine l'autre. La femme est l'une des espèces les mieux protégées. C'est ce que font admirablement bien pouvoir, police et féministes de droite.

Ne s'agit pas d'être inhumain, la compréhension s'impose. Il faut les aider à vaincre leurs peurs irraisonnées, en n'oubliant pas qu'ils doivent aussi s'aider eux-mêmes. La peur n'est pas toujours ni seulement générée par les autres, elle peut l'être aussi par soi-même. Beaucoup de gens, avides d'émotions fortes, risquent de développer de l'anxiété. Parmi eux, s'en trouve-t-il qui se gavent de violence le soir, à la télé ? (Suite demain)

News du lundi 13 Octobre 2008

La fin du riche... – ...et la faim du pauvre : animation (11:21). Quelques longueurs, mais le message est là.

Massage cardiaque......si vous ne savez pas trop comment faire, soyez créative. Merde, y'a une vie qui s'en va...

La crise bancaire mondiale......a été créée de toutes pièces par les plus grands financiers de la planète : grandes banques d'affaires, maisons de courtage, gros fonds institutionnels et caisses de retraite.

Après ce constat, Michel Girard du quotidien La Presse se pose la question : comment peut-on continuer de faire confiance aux prévisions des stratèges et analystes des maisons de courtage alors que leurs institutions sont en grande partie responsables du gâchis?

Un article à lire au complet, car il y traite dans le détail de conflits d'intérêts flagrants des milieux financiers. Et ce n'est pas la première fois qu'il l'écrit, il en a maintes fois parlé dans le passé et ce, bien avant la crise actuelle.

PS : Je lis les textes de Michel Girard depuis des années. Je sais que c'est un vrai journaliste, un authentique. Comment se fait-il qu'on ait pas l'équivalent en matière policière?

Sur ce plan, Yves Boisvert a apporté un souffle nouveau, mais avec les années, il s'est trop éparpillé et n'en traite presque plus. Pierre Gravel a également fait du bon boulot à l'époque où il était éditorialiste de La Presse. Lorsque la police avait tort, il ne se gênait pas, l'attaquait à fond de train, ne manquait pas l'occasion de revenir à la charge. Ne lâchait pas facilement le morceau. Malheureusement, à sa retraite, il n'a pas été remplacé.

Qui décide qu'un tel sera éditorialiste, que tel autre ne le sera pas? Power Corporation, le propriétaire du quotidien. Cette multinationale décide de ce que le lecteur saura et ne saura pas. Éditorialistes, membres du pupitre (qui reçoivent et trient les textes des journalistes afin de voir ce qui doit être publié ou remanié ou refusé) et journalistes de la boîte y sont particulièrement bien encadrés. Ce quotidien québécois n'est pas le seul cas en l'espèce, très loin de là.

Caricatures très engagées...Cliquez sur chacune pour les agrandir et avoir accès à des textes explicatifs. Impossible d'être d'accord avec toutes les opinions émises. Il y en a qui méritent cependant d'être connues. À vous de séparer le bon grain de l'ivraie.

L'anxieux social : «Courage, fuyons !» – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) À quels signes reconnaît-on la phobie sociale ? André et Légeron : la personne évitant les autres souffre d'une sensibilité excessive au regard d'autrui. Elle a une peur persistante d'une ou plusieurs situations. Elle les évite donc ou éprouve une anxiété intense à leur approche. Elle bat sans cesse en retraite dès que le regard d'autrui se pose sur elle : «Courage, fuyons !» Certaines rencontres, certains contextes, s'avèrent ainsi, dépendant des personnes et des moments, déstabilisants. «Le plus souvent sans raison évidente, sans qu'il existe une menace apparente ou un danger quelconque.» Les auteurs étoffent leurs propos d'un cas, un Français se prénommant Loïc.

Celui-ci s'est construit une vie lui permettant d'éviter les situations angoissantes : «Notre maison était comme un petit monde clos, hermétiquement isolé de l'extérieur, raconte-t-il. (...) Le moindre coup de sonnette déclenchait d'ailleurs un vrai branle-bas de combat : tout le monde devait observer le silence, pendant qu'un des parents allait sur la pointe des pieds observer qui était l'intrus et s'il était nécessaire de lui ouvrir la porte. (...) J'ai toujours une vague inquiétude devant les sonneries, de la porte d'entrée ou du téléphone, comme si un danger pouvait survenir et me prendre au dépourvu.»

Pas de relations de voisinage non plus, «sources d'embrouille», selon Loïc. «De toute façon, je suis fatigué le soir et le week-end, j'ai envie de me reposer tranquillement en famille, pas de voir des gens.» Les deux psychiatres notent qu'il trouvait toujours une bonne raison pour expliquer sa façon de se tenir à l'écart des contacts sociaux.

Jeudy, un autre auteur, nous fait part de ce témoignage d'une secrétaire (Henry-Pierre Jeudy -La peur et les média -Éditions PUF) : «J'ai vu une fois un Arabe qui était un peu saoul dans le métro. Il parlait tout seul et j'ai vu une femme qui faisait comme si elle était agressée par lui, d'une manière hystérique. Elle criait : "N'approchez pas, ne me touchez pas !" C'était affreux, elle voulait le faire descendre, alors qu'il ne lui faisait rien. Les gens ont réagi, ils ont pris la défense du type.» (Suite demain)

News du dimanche 12 Octobre 2008

Hier, à Montréal-Nord : manif pacifiqueEt ce, contrairement à ce qu'avait prévu un média (non identifié par le citoyen qui l'avait dénoncé), quelques jours auparavant. La manif portait sur Fredy Villanueva, tué lors d'une intervention policière en août dernier. Manifestement, la plaie n'est pas encore fermée.

Avant de commenter la tragédie, il est plus sage d'attendre la fin du cheminement de ce dossier au ministère québécois de la Justice : à savoir s'il y aura accusation ou pas et le pourquoi de la décision.

Lisez l'article de Radio-Canada. Dans la bas du texte, cliquez sur l'icone vidéo. Ou passez tout de suite à la vidéo ici.

Mc Solaar : Clic ClicCe qui me fait bien rigoler dans cette vidéo (03:17), c'est les enfants qui ont trouvé l'astuce pour piquer des bonbons au petit commerçant. Et la poursuite qui s'ensuit. Jeune, j'en ai volé aussi à quelques reprises. Ç'a pas fait de moi un criminel. Y'a pas de quoi en faire un drame. Pas vrai qu'en volant une épingle, on fait plus tard des hold-up dans les banques.

Tout savoir sur le chanteur

Les anxieux sociaux ont peur de tout – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) La peur des autres est un autre élément à l'origine du sentiment d'insécurité dont on ne peut pas ne pas tenir compte, et pourtant on n'en traite jamais. Médecins et psychologues l'identifient sous le nom d' «anxiété sociale».

Suivant les psychiatres André et Légeron, elle est liée au regard que les autres portent sur nous et représente une entrave au bon déroulement des rapports humains dans tous les domaines. (Christophe André et Patrick Légeron - La peur des autres - Éditions Odile Jacob) Pour ressentir l'anxiété sociale, il faut être en présence de quelqu'un. Les deux psychiatres ont ce trait d'humour : «Sur son île, Robinson Crusoé n'a jamais connu cette émotion pénible... du moins jusqu'à l'arrivée de Vendredi.» L'anxieux social, on le devine, n'est pas particulièrement sociable.

Les anxieux sociaux souffrent d'une hypertrophie du système de défense : perception exagérée de risques d'agression (système anti-prédateur), de la notion de territoire d'autrui et de menace en cas de pénétration dans ce territoire et d'une sensibilité excessive aux rapports de dominance. Ils ont aussi des difficultés à identifier et intégrer des signaux rassurants dans leur environnement, à développer des liens d'attachement, d'être sécurisés par les rituels de connivence.

D'après les deux auteurs, l'expression «l'homme est un loup pour l'homme» résume bien, dans le développement de la pathologie, les schémas de danger présents dans l'anxiété sociale. Souvent, ils fonctionnent en anticipant rencontres et événements. «On évite ce qu'on redoute, et plus on l'évite, plus on le redoute», analysent-ils. Chez l'anxieux social, «les cognitions anticipatoires s'agencent systématiquement dans le cadre de véritables scénarios catastrophes à l'intérieur desquels s'enchaînent les pires hypothèses ». (Suite demain)

News du samedi 11 Octobre 2008

Revolution Underground – Des jeunes de New York et Montréal s'expriment sur la façon d'apporter des changements au sein de la société. Pêle-mêle, quelques témoignages...

La révolution, c'est de se changer soi-même, les autres, le monde... Réagir, s'ouvrir à une idée... Se tenir debout, exprimer librement sa pensée sans avoir peur... Ce n'est pas destructif.

Une jeune adulte... Je dis aux jeunes de s'asseoir avec leurs proches et de discuter de leurs besoins. Lesquels restent hors d'atteintes? Pourquoi? Quand on commence à chercher les causes de cette impuissance, on voit que le problème est extérieur. Ça tient plutôt des institutions qui sont en place...

Freedom academy, Brooklyn, NY... Cours sur la justice sociale où on utilise l'art comme outil de changement : poésie, danse, musique, théâtre. On apprend à créer un espace pour s'exprimer... Il est temps d'écouter la jeunesse. Aujourd'hui, peu de jeunes se font entendre...

Black out arts collective, Brooklyn, NY.... Nous sommes les artisans de ce monde nouveau... Il ne faut pas croire qu'il n'y plus rien à espérer. Dès qu'on vous dit que c'est impossible, vous devez essayer. Dès qu'on dit qu'il n'y a rien à faire, c'est le moment d'y aller. IMPOSSIBLE, c'est le signal.

Revolution Underground (15:50), sous-titré en français

Toujours plus haut... – ...jamais assez haut. Sans se soucier des effets négatifs chez les autres. Y'ont qu'à se débrouiller, ces bons à rien! Vidéo (03:28), cheminement chaotique d'un indice boursier. Animation explicite.

Prisons de France : déjà 87 suicides en 2008Selon l'Observatoire international des prisons (OIP), c'est 18% de plus que la période correspondante l'année antérieure. Combien de ces suicides on eut lieu dans les quartiers disciplinaires? L'OIP rappelle qu'il y a 7 fois plus de suicides en prison qu'à l'extérieur et autant en quartiers disciplinaires qu'en cellules ordinaires.

PS : Vie d'enfer imposée par des directeurs et gardiens de prison? Peut-être pas dans tous les cas, mais il doit y en avoir, c'est certain. Priver le condamné de sa liberté ne suffit pas. Faut y ajouter la torture psychologique, tactique de répression particulièrement efficace, car elle génère le burnout (dépression nerveuse), une douleur plus forte que le désir de vivre. Directeurs et gardiens de prisons ne sont pas différents des policiers, peu importe le pays : toujours la faute des autres, jamais la leur.

Visitez le site de l'OIP

Paradis fiscaux : le débat est lancé en FranceHier, les articles en traitant pullulaient sur le web. Le président de l'Assemblée nationale française, Bernard Accoyer, a proposé une amnistie fiscale à ceux qui rapatrieraient leurs capitaux. Les réactions ont été nombreuses.

Sarkozy s'oppose à l'amnistie
Le parti socialiste considérerait l'amnistie comme un scandale
Pourquoi
«aider ceux qui ont quitté le navire»?
En France, le débat n'est pas nouveau...2004

PS : Je ne peux lire tout ce qui s'écrit sur le web à ce sujet, mais d'après mes sources d'informations habituelles, et elles sont très nombreuses, la France est la seule à en débattre.

Mondialisation débridée et paradis fiscaux – Le projet de l’Accord multilatéral sur les investissements (AMI), élaboré par l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE), à la fin des années 1990, mettait en relief le volet d’une mondialisation débridée. Deux professeurs de sociologie de l'Université du Québec à Montréal (UQÀM), Michel Freitag et Jacques-Alexandre Mascotto, ont du reste publié un livre traitant des dangers de l’AMI. (Michel Freitag et Jacques-Alexandre Mascotto – Le démantèlement de la société : réflexion critique sur l’AMI) À l'époque, il y avait eu des manifs contre le «SalAMI», notamment en France et au Canada.

Selon le sociologue Freitag, l’AMI était un «coup de force» qui se tramait au sein de l’OCDE, parle même de négociations secrètes. «Les négociateurs étaient en train de commettre un acte de haute trahison vis-à-vis de leurs États propres (...). L’AMI ne créait que des obligations pour les États et que des droits pour les investisseurs (...). Toutes les constitutions allaient devenir désuètes».

Suivant ses propos, les États auraient été obligés de «renforcer leur pouvoir répressif puisqu’ils se portaient responsables, auprès des multinationales, des troubles de leurs citoyens : grèves, manifestations (...). Ils auraient dû donner des compensations aux investisseurs.» Son confrère Mascotto, signalait que «si les gens ne manifestent pas aujourd’hui, quand il en est encore temps, il va y avoir des crimes de sang».

L’analyse des deux profs de l’UQÀM sera confortée l’année suivante, en 2000, par Lori Wallach, juriste et directrice de Global Trade Watch surveillance du commerce international , un groupe de soutien des citoyens, opérant à Washington, aux États-Unis, et visant à renforcer la Société civile contre l’impact de la globalisation. (La Presse du 27 mai 2000) Wallach, professeur à la faculté de droit de Harvard, raconte que l’idée d’une conspiration internationale est devenue soudain beaucoup plus tangible quand, en 1999, elle est tombée sur le projet secret de l’AMI.

Elle soutient que si l’AMI avait été signé dans les années 1980, «Nelson Mandela de l’Afrique du Sud serait toujours en prison.» Elle compare l’AMI à «un Dracula politique ne supportant pas le plein soleil. (…) Les citoyens ne laisseront pas l’AMI dominer leurs démocraties, clamait-elle. Nous avons besoin de règles d’investissement internationales pour aider à enraciner le capital dans les communautés dotées d’une responsabilité démocratique, et le droit pour nos gouvernements de faire en sorte que les investissements profitent à l’intérêt public, et non pas seulement aux intérêts spéciaux.»

Finalement, les Dracula du capitalisme extrême ont décidé de procéder autrement en multipliant les paradis fiscaux. En cette année 2008, on en dénombrerait 76. Il y en avait combien à la fin des années 1990? Une dizaine, une vingtaine? À ce rythme, la planète sera très vite dotée de deux systèmes économiques parallèles, l'un humain, l'autre inhumain. On n'a pas à se demander qui l'emportera éventuellement, l'appât du gain étant ce qu'il est.

On ne peut accepter les fraudes fiscales des riches de ce monde, citoyens et dirigeants de multinationales confondus. Car il en résultera appauvrissement, désordre, violence et crimes. Ils ont déjà une part de responsabilité dans la crise financière actuelle. Les États doivent interdire le secret bancaire et prendre des mesures de rétorsion à l'encontre des pays faisant fructifier l'argent de ces fraudeurs.

Le silence sur les racines de l'insécurité – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Avant de fermer la boucle, consultons quelques autres chercheurs. Domenack et Montain (Domenack et Montain -Communes et Sécurité -Éditions ouvrières) : «Les catégories sociales dont le taux de victimisation est le plus faible sont celles qui appréhendent le plus une agression potentielle. (...) Les personnes âgées, particulièrement les femmes, sont les plus nombreuses à déclarer hésiter à aller seules dans certains lieux, à se déclarer en insécurité chez elles alors qu'elles ont le taux de victimisation le plus bas.» Le sentiment d'insécurité varie en raison pratiquement inverse des risques d'exposition à la violence.

Consultons également Bonnemaison, qui fait écho à une opinion émise par un professionnel sur l'évolution du marché des systèmes d'alarmes électroniques (Gilbert Bonnemaison -La sécurité en libertés -Éditions Syros) : «Le volume de notre industrie est croissant. Il n'a pas de rapport avec les niveaux globalement constant de la criminalité. Inversement, il suit la baisse du taux de l'épargne. Comme s'il était lié à la peur de l'avenir.» N'en mettons plus, la cour est pleine…

Pendant ce temps, en certains milieux, on aborde la question sans traiter des racines profondes de la peur ou du sentiment d'insécurité. Ainsi, dans le document produit par l'ex-Communauté urbaine de Montréal (CUM) et son corps policier, en 1996, on indique que les personnes âgées éprouvent un sentiment d'insécurité plus élevé que d'autres groupes sociaux. (La Police de quartier -Ensemble pour mieux servir -Communauté urbaine de Montréal et Police de la CUM, 1996) Le nombre de retraités augmentant, on signale que cela modifiera la nature et l'ampleur de la demande faite à la police.

Dans une autre page, on précise que le spécialiste sociocommunautaire de la police assure la liaison auprès des groupes sociaux plus vulnérables en ce qui a trait au risque de victimisation et au sentiment de sécurité. «Que l'on pense, y énumère-t-on, aux personnes âgées, aux femmes, aux groupes ethniques, aux gais, aux lesbiennes, etc.» CUM et police ratissent large dans ce document. À Lac Bouchette, un collabo de la Sûreté du Québec m'a déjà signalé que le village compte beaucoup… de personnes âgées, cherchant visiblement à me convaincre, indirectement, de la nécessité de la présence de la police et de ses collabos.

Comme tant d'autres, Normandeau et Leighton soutiennent que dans l'ensemble, les personnes qui ont le plus peur d'être victimes d'actes criminels, particulièrement les femmes et les personnes âgées, sont celles qui statistiquement courent le moins de risques. (André Normandeau et Barry Leighton -Une vision de l'avenir de la police au Canada : Police-défi 2000 -Direction de la police et de la sécurité, Secrétariat du Ministère du Solliciteur général du Canada, 1990) Ils ajoutent aussi à leur liste les résidents des villes, les personnes se retrouvant seules, comme celles qui ont perdu leur conjoint, se sont séparées ou ont divorcé, et les victimes récentes d'infractions.

Les deux auteurs prédisent que la peur d'être victime d'actes criminels croîtra du fait de l'augmentation du nombre de Canadiens âgés et particulièrement de femmes âgées seules. Ce qui fera augmenter le nombre d'appels adressés à la police pour des incidents sans rapport avec une infraction précise. Normandeau et Leighton se taisent, eux aussi, sur les vraies racines du sentiment d'insécurité. (Suite demain)

News du vendredi 10 Octobre 2008

Montréal-Nord à besoin de projets mobilisateursEn visionnant la vidéo LES BÉNÉVOLES DU FESTIVAL DU BOUT DU MONDE (voir article précédent), j'ai tout de suis pensé aux jeunes de ce quartier, où il y a eu émeute en août dernier.

Me suis dit que ça serait un projet motivant auquel ils adhéreraient, je crois. Tous les jeunes adorent la musique, d'autant qu'ils côtoieraient des artistes. Enfin l'occasion pour eux de s'exprimer et de se réaliser un peu plus qu'avant, d'aller chercher cette reconnaissance de l'autre dont ils ont tant besoin et qui leur fait tant défaut. Ils ont un besoin viscéral d'être appréciés et aimés, une approche aux antipodes de la répression policière. Faut les voir comme s'ils étaient nos enfants.

Évidemment, l'événement annuel se tiendrait à Montréal-Nord, pas dans le centre ville de Montréal, beaucoup trop loin de leur quartier pour développer un sentiment d'appartenance. Et les touristes, dira-t-on? Ils vont là où ils sont certains de trouver de la nouveauté, en autant que les moyens de transport y soient accessibles. Le cœur d'une cité n'a pas vraiment besoin d'être animé, il l'est déjà. Pourquoi tout lui donner, alors que les quartiers pauvres ont rien ? Une façon de reconnaître aussi ceux y vivant comme était des citoyens à part entière.

Ainsi qu'on le signale dans l'article précédent : si on se sert des jeunes comme faire valoir, ça marchera pas. Par conséquent, un festival dirigé et monté par des jeunes, et non par une omnipotence décidant de tout, et en plus inamovible. Ce qui n'exclut pas le contrôle financier. Normal de rendre des comptes lorsqu'on est subventionné par un organisme public. Donc, fair-play.

Des activités locales pourraient, et devraient, y être ajoutées. A-t-on pensé d'ouvrir un studio de montage vidéo d'accès gratuit, d'organiser un concours de la meilleure vidéo du mois, de prêter à des jeunes des caméscopes haute définition? Le tout culminant par une soirée des Oscars dans un ciné ou ailleurs? Faudrait également demander aux jeunes s'ils ont des projets à proposer. Ne jamais rien imposer du sommet de la pyramide politique. Disponibilité, écoute, aide.

Les bénévoles du festival du bout du monde – Fabuleuse réussite sociale d'un grand concert musical annuel, «un patchwork mondial au goût venu d'ailleurs», se déroulant sur la presqu'île de Crozon Finistère, en France (carte de la presqu'île et infos sur Crozon Finistère).

Voyons quelques chiffres illustrant son ampleur : 1 festival pour 7 communes (53 000 habitants), plus de mille bénévoles, champs de 35 hectares, gigantesque scène illuminée, des tentes, 6km de barrières, 12km de câbles, 45 semi-remorques, 1 100 futs de bière, bien-être des festivaliers et, à la fin de l'événement, ramasser à la main 30 tonnes de déchets. Gigantesque terrain redevenu «hyper propre».

Le bénévole, un partenaire économique incontournable. Il participe au développement local, attirant les gens à un endroit où naturellement ils n'iraient pas. La philosophie sous-jacente vaut vraiment la peine d'être souligné. Car «sans les bénévoles (qui s'occupent absolument de tout), on serait rien, on pourrait rien faire. Ici, les gens ne considèrent pas le festival comme quelque chose de parachuter de l'extérieur. Non, c'est leur affaire. (...) Ils donnent tout ce qu'ils peuvent. Il n'y a qu'à les regarder. C'est vraiment des gens qui croient (à ce qu'ils font) et ça fonctionne à merveille.»

Un autre soutient qu'«il est important d'aider le mouvement (associatif), de l'inciter à être toujours plus dynamique dans les banlieues, comme en milieu rural. Partout. Dans l'action internationale. Dans l'aide au développement. (...) C'est une grande idée de ce qu'on appelle l'éducation populaire.»

Un commentaire sur l'associatif m'a frappé, et ce n'est pas seul, mais, selon moi, le plus important de tous. «C'est ce qui fait vivre un peu la culture en France. Ce qui fait défendre les droits des plus faibles. Donc, c'est le future, je crois, de la démocratie. Elle est un petit peu remise en cause, en ce moment. On espère que c'est un orage qui va passer. En tout cas, il faut encore plus s'associer. Faire des choses ensemble. Notamment, pour changer un peu le réel qui est encore un peu violent, quoi.»

En visionnant la vidéo (26:08 et précédée d'une petite pub), on aimerait être là, rouler nos manches et leur donner un coup de main.

Site du festival
Plusieurs vidéos de concerts de l'édition de 2008
Aussi, 11 photos 360 degrés, cliquez sur chacune
faites la pivoter en gardant enfoncé le clic de la souris

Moins touché, mais plus insécurisé – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Roché a tracé le profil des personnes se sentant menacées. Sa recherche a porté sur tous les pays occidentaux, et s'étale sur près de deux décennies, de 1975 à 1994. Il n'a constaté aucune différence dans la structure des inquiétudes : le niveau a augmenté, mais la distribution relative de l'inquiétude suivant le sexe et l'âge demeure inchangée.

Il ressort, ainsi que le démontrent d'autres auteurs, que les personnes les moins touchées par le crime et la délinquance sont les plus préoccupées. Précision significative : la nuit s'impose comme réceptacle de la peur, car elle diminue la capacité d'être prévenu, restreint la possibilité de se soustraire à une situation non désirée. L'analyse de leur réseau de sociabilité révèle qu'elles sont repliées sur leur famille ou leur quartier et très désinvestis de la vie publique. Il s'agit surtout de femmes de moins de 25 ans ou de plus de 55, d'hommes âgés, d'ouvriers et d'employés.

Une constante se dégage : femmes et personnes âgées sont toujours les plus inquiètes, bien que les premières manifestent une peur plus fréquente. Les personnes âgées, en revanche, s'avèrent plus préoccupées de l'ordre social en général : un phénomène de cycle de vie se combine à un effet de génération.

Vieillissement physique et social? L'interprétation que l'on peut faire de ce constat de Roché est que la peur émane aussi du conflit de générations opposant les ados aux adultes, et particulièrement aux personnes âgées. Les jeunes sont beaucoup moins soumis à l'autorité, plus indépendants, bruyants et nonchalants, portent parfois des vêtements et des coupes de cheveux bizarroïdes, etc. Cette "délinquance " n'a rien à voir avec la criminalité, tout à voir avec le choc de l'ancien et du moderne, la morale et le conformisme d'un temps révolu et le besoin de nouvelles libertés.

Jesus Jimenez Orte, président de la Ligue des droits et libertés, section de Québec, confirme que les personnes âgées ont peur des jeunes. (Jesus Jimenez Orte -Revue Notre-Dame de décembre 2000) «Il faut dire qu'en vieillissant les gens se sentent plus (insécurisés). Ils ont plus de choses à protéger. Voilà qui pourrait expliquer leur intolérance.»

Il relate qu'aux États-Unis, on leur construit de véritables villes fortifiées, dotées de murailles et de dispositifs de sécurité absolument incroyables. «Avec son faible taux de natalité, la société québécoise finira-t-elle par imiter sa voisine? Il faudrait réfléchir sérieusement à cette question. Il y a là un énorme débat à faire», souligne-t-il. (Suite demain)

News du jeudi 9 Octobre 2008

Canada-Afghanistan : Harper...... ira jusqu'au bout. Peu importe qu'il en coûte 1 500$ par famille canadienne pour mener à terme cette mission.

Le nouvel ordre mondial...... selon les USA : vidéo (00:35)
Loi de la jungle : manger ou être mangé : vidéo (00:47)
Faire des grimaces à tous les passants : vidéo (05:32)

Coût du Canada en Afghanistan : + de 18 milliards ?Selon André Duchesne du quotidien La Presse, l'officier du Parlement, Kevin Page, jette son pavé dans la marre à quelques jours du vote. Plus que le chiffre qu'il présente, il ressort de son rapport l'incapacité d'obtenir des données pertinentes de la part des ministères.

PS : Lisez plus bas l'article publié aujourd'hui à 01H20 où Rideau Institute évalue le coût à 28 milliards d'ici 2011. Lisez aussi, et au complet, celui du journaliste Duchesne. Des passages risquent de vous faire dresser les cheveux sur la tête.

Tina Turner.... – ... en concert à Montréal bientôt. Dans ses belles années, elle était mondialement connue et appréciée. Une grande star qu'on n'oublie pas : I Missing You !

Canada : Harper ne censurera pas les filmsEt cela promis à quelques jours du scrutin électoral du 14 octobre, alors même que ses chances de former un gouvernement majoritaire s'amincissent.

Pour le chroniqueur Marc Cassivi du quotidien La Presse, dans un article particulièrement articulé, c'est trop peu trop tard. Le gouvernement conservateur aura mis sept mois à se rendre à l'évidence. Il a voulu interdire par le projet de loi C-10 le financement d'œuvres qu'il juge «offensantes», notamment le film (pas du tout porno) : Young People Fucking, colonne de droite, des extraits de ce film.

Afghanistan-Canada : 28 milliards$ d'ici 2011 ?Tel est le coût évalué par Rideau Institute de la présence de l'armée canadienne dans ce pays, dont le rapatriement est prévu pour 2011. L'étude tombe à point : aujourd'hui jeudi 9 octobre, Kevin Page, directeur parlementaire du budget doit en dévoiler également une estimation.

La société n'est pas une et indivisible – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Roché, un autre chercheur français, est d'opinion que l'insécurité est présente dans notre vie parce qu'elle constitue le tribut incontournable à payer à la modernité, à l'hétérogénéité et à la complexité de nos sociétés. (Sebastian Roché -Insécurité et libertés - Édition du Seuil)

L'insécurité souligne le fractionnement entre groupes sociaux et ethniques, l'absence de dynamique d'intégration collective, brisant nette l'illusion d'une société une et indivisible. «Le sentiment d'insécurité est un processus de lecture du monde environnant. On le saisit chez les individus comme un syndrome d'émotions -peur, haine, jalousie -cristallisées sur le crime et ses auteurs. Comme toute lecture, le sentiment d'insécurité est réducteur», fait-il remarquer.

Mathieu a analysés les travaux de Roché, et les valide (Jean-Luc Mathieu -L'insécurité -Éditions Que sais-je ?) : le sentiment d'insécurité ne peut pas être interprété, sans contresens, comme la prise en compte réaliste de faits, au niveau individuel. Il montre, sur la base d'enquêtes, qu'il n'est pas besoin d'avoir été soi-même victime ou de connaître directement la victime d'un crime ou d'un délit pour se sentir inquiet.

L'élaboration mentale du sentiment d'insécurité dépend, chez chacun d'entre nous, de son système de relations interpersonnelles. Plus les relations sociales sont pauvres, plus l'inquiétude est forte. A contrario, il est moins fort chez des personnes qui entretiennent des rapports sociaux multiples. (Suite demain)

News du mercredi 8 Octobre 2008

Crise financière : rôle des paradis fiscaux – Les médias n'ont pas encore fait officiellement ce lien. Autre fait que vous allez apprendre en visionnant les trois vidéos plus bas, la mondialisation a accéléré la multiplication des paradis fiscaux : 76, aux dernières nouvelles. Bien sûr, les prêts à risque sont à l'origine de la crise.

Nécessaire de savoir toutefois que l'évasion fiscale représente une partie colossale de la richesse dans le monde. Tout ce qui échappe à l'impôt est considéré par l'État comme un trou budgétaire que l'honnête citoyen doit combler de sa contribution fiscale. Dans les pays pauvres, la situation est bien pire : le développement économique s'en trouve grandement ralenti.

Fameuse enquête du journaliste français Frédéric Brunnquell
Vidéo 1
(16:44) – Chaque année, à l'échelle de la planète, des dizaines de milliers de milliards$ appartenant à des particuliers fuient vers les paradis fiscaux, sans compter ceux d'entreprises. 50 milliards d'euros pour seulement la France. Les plus touchés sont les USA.

Vont de paire homme de paille et société écran. Talon d'Achille du capitalisme inventé par les Suisses, dans une loi de 1934 faisant du secret bancaire une politique de l'État. Après, les Britanniques ont suivi : Bermudes, Bahamas et ailleurs.

Vidéo 2 (16:42) – Le Ghana en train de devenir un paradis fiscale. Alors que l'ONU réclame 50 milliards pour aider au développement des pays pauvres, dont plusieurs d'Afrique. Le Ghana offre aux investisseurs un régime fiscal très permissif, bien en deçà des standards internationaux. Nous avons besoin des impôts pour développer notre pays, dira l'un des opposants : de bonnes écoles, de bons services de santé. Une vieille banque britannique, The Barclays Offshores, s'y est installée.

Le paradis fiscal est camouflé sous le nom de Centre de services financiers. Les multinationales vont devenir des gouvernements non élus, dit-on encore. Elles dirigeront du haut de leur siège social. Même phénomène aux Îles-Vierges, administrées par un fonctionnaire des Affaires étrangères britanniques. Les... affaires étrangères sont excellentes : l'an passé, 70 000 nouvelles sociétés s'y sont enregistrées.

Vidéo 3 (16:13) – Price Waterhouse Cooper (audit, conseil, expertise comptable), l'une des plus grandes du genre au monde, fait une pub sur YouTube : rejoignez-nous, ensemble, nous pouvons changer la façon dont le monde construit. Le contournement des règles fiscales justifié par le caractère excessif des impôts. Pas le choix, si l'on veut être compétitif, relate-t-on.

Exemple, les pays d'Europe où les services sociaux exigent beaucoup d'impôt. Les paradis fiscaux n'en lèvent pas ou peu. Les gens se débrouillent. Un intervenant en désaccord avec cette approche : «Je me demande comment ces gens font pour dormir la nuit.»

Dissolution des liens sociaux = peur (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Gleizal a également étudié le sentiment d'insécurité. (Jean-Jacques Gleizal -Le désordre policier -Presses universitaires de France) Lui aussi se réfère notamment à Lagrange qui, en France, semble l'une des principales références en ce domaine. (Hugues Lagrange - Perceptions de la violence et sentiment d'insécurité -IEP de Grenoble, Banque de données socio-politiques)

Il rapporte que ce chercheur démontre que le sentiment d'insécurité n'a pas de relation avec l'expérience individuelle de la violence, mais qu'il est lié au degré d'intégration sociale des individus. Ainsi, les personnes sortant le soir sont moins insécurisées que celles sortant peu. De même, la participation à une activité associative diminue le sentiment d'insécurité.

Gleizal conclut que l'insécurité relève des sentiments, du subjectif, d'un vécu, mais sur une base de changement social incontestable. Il désigne du reste l'insécurité comme étant une crise de société qui n'est certes pas à chercher dans une prétendue montée de la violence, mais bien dans une dissolution du lien social.

Et cette démonstration de Lagrange est confortée par celle de Dulong, qui estime que les fusils de l'autodéfense visent... «la disparition des valeurs, l'affaiblissement des institutions, la mise en cause des normes, l'effacement de repères sociaux de l'existence, tout ce à partir de quoi chacun se pensait jusqu'à maintenant membre d'une société». (R. Dulong -L'autodéfense -Librairie des Méridiens)

Trois autres sociologues, de Gaulejac, Bonetti et Fraisse, le confirment également (V. de Gaulejac, M. Bonetti, J. Fraisse -L'ingénierie sociale -Édition Syros) : «(…) quand des gens réclament des portes blindées et un renforcement de la surveillance, il ne faut pas prendre cette demande au pied de la lettre.»

Ils soutiennent que l'insécurité est la résultante de différents processus : conception du bâti, isolement social, difficultés économiques, absence de régulation sociale, comportement des gardiens de sécurité (NDLR : Les auteurs n'explicitant pas, peut-on présumer qu'ils font allusion au discours de la peur que ceux-ci propagent? Si oui, il faudrait y ajouter la police et son maître-mot panzer: la prévention.), cloisonnements institutionnels, circulation de l'information et mode de communication. (Suite demain)

PS : Civils et collabos sont les pires destructeurs de liens sociaux : par le bouche-à-oreille, ils peuvent anéantir la réputation de n'importe qui, sans accusation, sans procès. Lynchage. En divisant pour mieux régner, ils sèment la peur au sein de la société, depuis le petit village jusqu'à la grande Cité. Si l'on veut rétablir la démocratie, il faut les dénoncer. 

Comprenez-vous maintenant pourquoi la police en civil ne m'aime pas et me harcèle régulièrement? Sinon, relisez le paragraphe ci-dessus.

News du mardi 7 Octobre 2008

Libéralisme... – ...ou cannibalisme? Agoravox.fr s'interroge. Bonne caricature!

De quoi occuper quelques joursPosters... Après avoir vu la page,
dans le colonne de gauche, cliquez sur l'item suivant, et ainsi de suite

10 000 pages de dessins. Colonne de droite,
plus bas, cliquez sur la liste des ARTISTS

Des photos pas drôles du tout

Bigpicture... Après cette page,
passez à une autre : MORE PHOTOS

Estimation en temps réel de diverses infos mondiales :
progression de la population mondiale en temps réel,
nombre de naissances cette année,
dépenses gouvernementales mondiales engagées
dans l'armée cette année
(au moment d'écrire ces lignes, plus de 1 000 milliards),
décès causés par le Sida, etc.

Grande insécurité : endettement des ménages – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Alors pourquoi cet écart entre la réalité des faits et la perception des gens ? demande le journaliste de La Presse. Ce qui ne va pas, explique le CCDS, ce sont certains aspects de la vie de tous les jours qui tendent à assombrir l'ensemble du tableau. Les tendances du marché du travail, des revenus, des taux de criminalité ou l'accès aux soins de santé, par exemple, ont vite fait de faire voir la vie en noir à bon nombre de citoyens. Les chômeurs n'ont pas la vie facile non plus. En cette année 2002, la couverture de l'assurance emploi est nettement inférieure à celle des années antérieures, où plus de 80% y avaient accès.

Cependant, l'endettement des ménages constitue la plus grande source d'insécurité. Beaucoup de gens, indique l'étude, utilisent leur marge de crédit pour joindre les deux bouts. La taille des hypothèques fait le plus mal : en 1984, elle rognait 38% de leur revenu disponible, en 2001, elle en bouffe 67,9%.

À ma connaissance, il s'agit là du seul sondage médiatisé où on amalgame peur de la criminalité aux autres peurs de la vie quotidienne, certes, mais sans les comparer, en terme de pourcentages, les unes aux autres. On n'a donc pu savoir, par ordre décroissant, de quoi le citoyen avait le plus peur et le moins peur. J'insiste : le seul sondage. On ne mélange jamais criminalité et autres peurs de la vie. Les cas pullulent…

Ainsi, ce sondage CROP-La Presse publié en décembre 2001, quelques jours avant les vœux de Noël et du Nouvel An, et portant sur l'amour, la prospérité et la santé. (Louise Leduc - La Presse du 22 décembre 2001) La santé l'emportait sur les autres. De la santé, toujours de la santé et encore de la santé qu'il faudra souhaiter à ses proches, suggérait-on, la maladie étant, révèle le sondage, ce qui nuit le plus au bonheur des Québécois.

Pas moins de 41% des répondants ont en effet choisi cette réponse et ce, loin devant les problèmes de travail (9%), ou dans leur famille (15%), loin de… l'argent aussi (15%). On n'a pas posé la question sur la criminalité. Un oubli… se renouvelant à chaque sondage… (Suite demain)

News du lundi 6 Octobre 2008

Laissez-moi ma liberté

23H09 – C'est tellement bon, cette tune (04:00) qui débute au moment où Yarol Poupaud (Wiki) prend la guitare qu'on lui tend et se met à en jouer. Rythme enlevant, ce 3 heure du matin, à Kinshasa. Alors, les enfants de Jupiter, qui sont pas encore au lit, décident d'ajouter des voix, la leur, aux cordes du musicien, et de danser. Top niveau. Tellement, qu'à réécouter.

Passons aux choses sérieuses

09H54 – ... Misère Noire. Des maladies sans les traitements appropriés, pourtant disponibles en Occident... Triste vidéo (03:43)

Divertissements

09H05 – Des images uniques, genre collage,
cliquez sur NEX IMAGE, en haut

Découvrez les habitants d'une Tour,
descendre l'ascenseur de votre ordi

Visitez Goon City, utilisez la flèche de votre souris

La liberté...Pour hommes seuls et lesbiennes
Ça va scandaliser curés, petits vicaires, filles d'Isabelle,
Chevaliers de Colomb, bref tous ceux qui ont des problèmes
avec le sexe. Pas grave, sont pas obligés de regarder.
Qu'ils aillent se faire foutre!

Images bizarroïdes, de haut en bas

11 octobre : action internationale...

07H51 – ...pour le respect de la vie privée et la liberté d'expression. Selon lelaboratoire.over-blog.com, la surveillance-mania se propage partout. Se sentant constamment épiés et surveillés, les gens ne peuvent plus défendre librement leurs droits ni lutter pour une société plus juste. La surveillance massive devient une menace pour l'avenir de nos sociétés libres et démocratiques. Elle met également en danger le travail et l'engagement des associations civiles.

On s'attend à ce que des organismes de plusieurs pays y participent. Déjà, une vingtaine se sont manifestés. Consultez la liste sur Humain Rights France. Dans le bas de la page, deux organisations parallèles : Freedom not Fear, Organisation France, et Freedom not Fear, Organisation Internationale. Dans cette liste, aucun organisme du Québec ou d'autres provinces du Canada, ai-je constaté.

PS : Ses organismes n'exagèrent absolument pas. La surveillance est totale. Je le constate presque chaque jour, dans l'appartement où j'habite, à Lac Bouchette, Province de Québec, Canada : des civils demeurent dans le même édifice que moi et me harcèlent régulièrement. Je ne ferai pas la liste des pourquoi, j'en traite régulièrement dans mes news.

Seulement expliciter que les collabos de ce système répressif décuplent par je ne sais quel coefficient, mais il est important, la présence policière. Par collabos, j'entends tous ceux qui sont proches du citoyen et gagnant leur vie grâce à lui : petits commerçants, coiffeurs-coiffeuses, chauffeurs de taxi, propriétaires d'édifices à logements, propriétaires de bars, serveurs aux oreilles trainantes, etc.

La problématique est à ce point gigantesque, que les organismes et les citoyens cherchant à la solutionner ne savent pas par quel bout commencer. Des sociologues suggèrent de dénoncer ceux propageant la peur. Personnellement, je précise qu'elle émane de l'underground policier, qui se sert de cette arme pour alourdir davantage son emprise psychologique sur la population.

Traitement de faveur pour la criminalité

00H00 – (La suite d'hier de L'Étau Policier tome 1) Alain Dubuc, éditorialiste de La Presse, faisait le constat, en juin 2000, que le choc des réformes et des compressions a provoqué une véritable perte de confiance envers le système de santé. (Alain Dubuc -La Presse du 3 juin 2000) La chose est assez sérieuse, écrit-il, pour que les Québécois, surtout ceux du baby boom, qui approchent de l'âge de la retraite, puissent se demander si le système public sera capable de s'occuper d'eux quand ils en auront vraiment besoin.

Dubuc n'est pas le seul à le dire. Cela étant, ces citoyens craignent-ils davantage la criminalité que les ratées du système de santé ? Ça, c'est une question que nos médias n'abordent jamais. Pourtant, on meurt davantage d'une maladie qu'assassiné ou violé.

Il est un fait avéré que les Canadiens craignent de ne pas avoir accès, comme par le passé, aux soins de santé, ont peur aussi pour leur avenir économique et ne sont pas très rassurés non plus sur la sécurité. Le démontre une étude du Conseil canadien de développement social (CCDS), un institut de recherche indépendant à but non lucratif, intitulée L'Indice de sécurité personnelle 2002. (Gilles Toupin -La Presse du 15 juillet 2002)

Intéressante, l'étude, cependant ses auteurs ne comparent pas, en terme de pourcentage, la peur de la criminalité aux autres peurs de la vie. En plus clair, cette peur ne figurait pas sur la liste des questions posées aux personnes sondées. Dans leur document publié après le sondage, les auteurs se contentent en effet de rassurer les Canadiens, en signalant que, selon des indicateurs objectifs, ils n'ont pas plus à craindre autant que par le passé d'être victimes de crimes violents ou de vols, qu'ils sont plus à l'aise économiquement, vivent dans une société où les accidents de la route diminuent et le potentiel de longévité augmente. (La suite demain)

News du dimanche 5 Octobre 2008

Poussez des ho! et des ha!

06H51 – Voyez les belles toiles d'Emil Nolde. J'ignorais qui il était. Sur le site de Figaro, où vous pouvez les voir, on parle d'un électron libre de l'expressionnisme allemand. Tout de suite, j'ai eu un frisson dans le dos. J'aime les électrons libres, ils sont plus utiles à la société que les électrons programmés, formatés ou domestiqués et parqués dans des pacages clôturés. J'ai voulu en savoir plus à son sujet, faites comme moi, interrogez wikipedia.

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU...

05H59 – ...dont parlait Louise Arbour dans l'entrevue du quotidien La Presse : je vous réfère à l'article précédant. J'ai voulu savoir qui était le présentant de mon pays, le Canada, au sein de ce Conseil. Il s'agit de Marius Grinius, qui en est l'un des vice-présidents : profitez-en pour chercher celui votre pays.

Il a été nommé à cette fonction le 10 août 2007 par Peter MacKay, ministre canadien des Affaires étrangères au sein du gouvernement conservateur de Stephen Harper. Lorsqu'un projet de résolution est déposé sur la table du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, c'est MacKay qui lui dit, directement ou indirectement, s'il votera pour ou contre. C'est indiqué nulle part, mais il évident que MacKay décide et que le fonctionnaire Grinius exécute : photo et feuille de route de Grinius.

Site du Conseil des droits de l'homme à l'ONU où vous avez accès aux événements principaux, notamment. Page complexe, en plus tantôt en français, tantôt en anglais. Un peu difficile de s'y retrouver. Un autre site à visiter. Dans la page s'affichant, colonne de droite, plus bas : DROITS DE L'HOMME PAR PAYS. Cliquez sur le nom de votre pays. Vous y ferez peut-être des découvertes, qui sait?

Arbour : Canada perçu comme porte-parole de Washington

03H39 – Dans une entrevue accordée à Agnès Gruda du quotidien La Presse, Louise Arbour, déçue de l'attitude du Canada, énumère quelques uns des faits constatés alors qu'elle occupait la fonction de haute-commissaire aux droits de l'homme à l'ONU : refus du Canada de signer la Déclaration des droits des peuples autochtones, l'affaire Omar Khadr ; «au Conseil des droits de l'homme, le Canada est souvent (sic) le seul à s'opposer, ce sont des votes de 46 contre 1» ; etc.

«Tout à coup, le Canada est devenu non pertinent, pas engagé, confie-t-elle à la journaliste. (...) En votant systématiquement contre toutes les résolutions du Conseil, où les États-Unis n'ont pas de siège, le Canada est de plus en plus perçu comme un porte-parole de Washington.»

«La maladie grave, peur moderne de nos sociétés.»

00H00 – (Suite d'hier de L'Étau Policier tome 1) On pourrait croire qu'il est moins insécurisant et stressant de vivre seulement dans la hantise du chômage et de l'exclusion. Détrompons-nous. À la fin de 1993, selon Mathieu, 77,8% des Français étaient très ou assez inquiets de l'éventualité du chômage alors qu'ils n'étaient que 56% en 1981.

Il relate également qu'en 1994, le Centre d'études des revenus et des coûts (CERC) a publié les résultats d'une importante analyse sur la précarité et le risque d'exclusion en France. Sur 25 millions de citoyens actifs, 9,5 millions (38%) faisaient face, à des degrés divers, à un avenir incertain, inquiétant, les plaçant fondamentalement en insécurité.

Mathieu fait état aussi d'un sondage de CSA où l'on demandait : qu'est-ce qui vous inquiète le plus dans le fait d'être exclu? Les réponses, par ordre décroissant : la crainte pour l'avenir de nos enfants, ne plus avoir de revenus, devenir inutile, être seul, ne plus avoir de logement, être en moins bonne santé.

En France, on a enquêté également auprès de médecins. Ces sondages montrent que leurs patients parlent de plus en plus souvent de leurs difficultés croissantes : désespoir de la marginalisation annoncée ou réalisée, stress qu'impose un combat toujours plus intense pour surnager dans une société toujours plus exigeante, et moins solidaire. En 1989, CREDOC a interrogé les Français sur 12 thèmes en leur demandant ce qui les préoccupaient le plus. La maladie grave venait en premier, était «un sujet de forte inquiétude».

Mathieu rapporte ce commentaire d'un représentant de la maison de sondage : «(...) Tout se passe comme si les succès de la médecine qui permettent l'allongement régulier de la durée de la vie n'étaient pas en mesure de rassurer les individus, mais, paradoxalement, contribuaient à amplifier leurs craintes en rendant plus perceptibles, plus longtemps, le spectre de la maladie grave (...). Cette inquiétude massive, si elle n'est pas sans fondement objectif, renferme aussi de nombreux aspects irrationnels. La maladie grave est la peur moderne de nos sociétés.» Ceux la redoutant le plus craignent davantage d'autres risques, signale Mathieu : accidents du travail, accidents de la route et même la guerre. (La suite demain)

News du samedi 4 Octobre 2008

Canada : le droit de savoir s'effrite

20H32 – La loi canadienne sur l'accès à l'information permet de rendre public, en partie ou en totalité, des dossiers gouvernementaux. Ainsi que le signale l'Agence de la Presse canadienne, grâce à cette accessibilité, des journalistes ont pu publier des milliers de nouvelles exclusives : traitement des prisonniers en Afghanistan, dans le cadre de la guerre du Canada dans ce pays ; utilisation de pistolets électriques Taser par la Gendarmerie royale du Canada ; etc.

Mais il y a un hic... Une enquête effectuée par Stanley Tromp, journaliste pigiste, démontre que le Canada ne respecte pas douze enjeux fondamentaux des normes internationales rédigées par une organisation londonienne des droits de la personne et cautionnées par la suite par le rapporteur spécial sur la liberté d'opinion et d'expression des Nations Unies.

Article du quotidien Le Devoir – Article de Radio-Canada – Vous voulez savoir où en est votre pays sur votre droit de savoir? Cliquez ici et, dans la colonne de gauche, faites clic sur son nom : site en anglais.

PS : Ce n'est pas le seul point. Le gouvernement conservateur de Stephen Harper a décidé de ne plus actualiser l'index de la base de données du Commissariat à l'accès à l'Information. Il facilitait l'identification des dossiers recherchés, autant par les journaliste que les citoyens canadiens.

Lisez le Rapport 2007-2008 du commissaire responsable de l'organisme. Dans la colonne de gauche, cliquez sur les sujets vous intéressant. Enfin, pour trouver des réponses à vos POURQUOI, le site du droit à l'information du Canada.

Yves Rossy... – ... le Jet-Man suisse a traversé, fin septembre, la Manche, de Calais à Douvres, avec, fixés au dos, une aile et 4 réacteurs. 34 kilomètres qu'il a franchi en un dizaine de minutes. La passion, parlez moi de ça. La musique accompagnant la vidéo (02:52) me plaît pas mal fort. Le titre, l'interprète? J'ai cherchés sans trouver. Ainsi en a-t-il été de la vidéo de cette traversée. Peut-être serez-vous plus chanceux que moi.

France : premier ministre François Fillon... – ... «Qui peut douter (...) que cette réunion soit nécessaire quand le monde est au bord du gouffre par la faute d'un système irresponsable?» Une déclaration faite hier, à la veille de la réunion européenne du G4, d'aujourd'hui à Paris : Merkel, berlusconi, Brown et Sarkozy. Remarquez qu'il a parlé du monde, ce qui comprendrait également le Canada. Lisez la suite de l'article ici.

PS : Dans ce contexte de rareté de l'argent et de déficits annuels accumulés pendant des années par des États, comment les pays en guerre à l'étranger pourront-ils continuer de tuer des enfants, femmes et veillards? Ces guerres à crédit (tuons maintenant, payons plus tard), ainsi les USA qui ont dépensé jusqu'à présent 500 milliards$, selon les derniers chiffres. Comment pourront-ils justifier ces coûts, alors que des services destinés aux citoyens seront réduits?

Policier, un job garanti à vie vs chômage – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) À regarder la manière dont les choses se passent au Québec, et particulièrement dans les médias, on a vraiment l'impression que la peur de la criminalité dépasse toutes les autres peurs, et de plusieurs coudées. Prenons le cas du chômage et tout ce qui a trait à l'assistance sociale, à la pauvreté. Moins angoissants que la criminalité? Chômage et pauvreté sont une tragédie dans la vie d'une personne et sa famille.

Mathieu écrit que la baisse des revenus provoque, dans tous les domaines, une baisse de la consommation et une dégradation des genres de vies de ceux qui en sont victimes. Les conséquences sont aussi sociales et psychologiques. Cette situation entraîne l'exclusion sociale et l'affaiblissement des liens sociaux. L'emploi joue un rôle structurant et sécurisant essentiel.

Autre point, en France, note Mathieu, les personnes ayant un emploi stable sont beaucoup plus nombreuses à vivre en couple, avec des enfants, que celles à emploi instable ou au chômage. Lorsque l'instabilité face à l'emploi est durable, elle risque de maintenir certaines personnes dans le célibat, en dépit de leur volonté. Et plus la situation est précaire vis-à-vis de l'emploi, plus élevés sont les risques de ruptures des couples.

Sans négliger maladies mentales et suicides. Frédéric Lesemann, de l'École de service social, à l'Université de Montréal, indique que plusieurs études ont cherché à cerner les processus sociaux par lesquels les conditions économiques, l'absence de travail, sont associées à des problèmes de santé mentale. (Traité des problèmes sociaux -Institut québécois de recherche sur la culture -Ouvrage collectif sous la direction de Fernand Dumont, Simon Langlois et Yves Martin, 1 164 pages, 1994)

Les explications peuvent être de type biologique ou de type écologique. Parmi ces dernières, celle de la «fragilité sociale» rallie nombre de chercheurs. D'après eux, les conditions de vie des pauvres sont marquées par le stress, le manque de soutien social et l'infériorisation ou l'absence de pouvoir. Cela favorise le développement de sentiments tel que celui d'une incapacité à avoir prise sur l'avenir. «Un écosystème de méfiance» affecte leurs attitudes et personnalité. Cela se traduit par un haut degré d'impuissance. Il en résulte une plus grande vulnérabilité et le développement d'un plus grand nombre de problèmes de santé mentale.

Et encore, les chiffres sur le chômage ne dévoilent pas tout. Par exemple, quand on affirmait en 1999 que le Québec comptait 10% de chômeurs, on additionnait parmi les non chômeurs ceux dont les emplois sont garantis à vie ou presque par des conventions collectives bétonnées, ainsi celles des employés municipaux et gouvernementaux, dont les policiers.

À la fin de 2000, Statistique Canada révélait que le secteur public, toutes juridictions confondues, comptait 2,7 millions de fonctionnaires (Presse canadienne -La Presse du 19 décembre 2000) : 341 381 dans l'administration fédérale, 1,3 million dans les gouvernements provinciaux et territoriaux, 802 649 dans les municipalités et 273 106 dans les entreprises publiques.

Parlant de ces groupes sans toutefois les identifier, Mathieu dit que si on les retranchait de la population active, le taux de chômage serait bien plus élevé et il apparaîtrait que l'insécurité chez les citoyens n'ayant pas le privilège d'occuper des emplois garantis à vie est beaucoup plus forte que les chiffres globaux ne le laissent entendre. (Suite demain)

News du vendredi 3 Octobre 2008

La crise de Cramer à l'été 2007 – Contexte : la faillite de Bear Sterns. Jim Cramer, analyste de la chaîne CNBC se fâche, en direct. Accuse les responsables de la Banque centrale américaine (la FED) de ne pas réagir suffisamment. «Ces gens-là ne se rendent pas compte! Ils réagissent de façon académique, il n'est plus temps d'être académique!»

Est-ce le prophète de mauvaise augure de Wall Street, s'interrogeait récemment rue89? Est-ce celui qui avait prévu la catastrophe mais que personne n'a écouté.

Cramer, dit-on, a la réputation d'en donner plus que le client en demande. N'empêche, je ne crois que son indignation était de la frime, s'agissait tout de même d'un événement majeur et annonciateur.

Mise en garde... Dans sa colère sillonnée d'éclairs, il dit notamment : ferme ta gueule. Il ne s'adresse pas à l'animatrice qui est devant lui, il répète ce que des gens de la bourse lui ont dit : ferme la pour ne pas créer une panique chez des téléspectateurs de ton émission. Visionnez la vidéo (5:27), sous-titrée en français.

3 KondomeVidéo (00:21)... D'après the United Nations Population Fund, le financement des contraceptifs ne suit pas la demande.

Ça y est ! – Les 700 milliards ont été accordés. Le plus important reste à venir : l'humanisation du capitalisme extrême. J'y crois pas, ce serait trop beau.

Il m'arrive de faire des erreurs... – ... je travaille solo, j'ai pas une équipe derrière moi pour relire tout ce que j'écris. Je vérifie et revérifie et rere... toujours mes trucs avant la mise en ligne... On dirait que plus on vérifie, moins on voit. Toujours est-il que dans mon texte sur l'adoption du plan de sauvetage par le Sénat américain, fallait lire : 700 milliards$ et non 700 milles milliards. Je m'en excuse pas, c'est humain de faire des erreurs. Je ne suis pas un robot.

Sondage CROP-La Presse – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Un exemple québécois, parmi tant d'autres, où il est permis de penser que les auteurs d'un sondage auraient tendu la perche aux personnes sondées. C'est-à-dire qu'ils n'auraient pas relativisé le poids d'un événement qui avait effrayé la population en le comparant avec d'autres grandes peurs.

En novembre 1999, le dixième anniversaire de la tuerie de 14 étudiantes survenue à l'École polytechnique de Montréal a fait l'objet d'une série d'articles dans La Presse. (Marie-Claude Lortie -La Presse du 29 novembre 1999) On y publiait, notamment, un sondage CROP-La Presse révélant que près des trois quarts de la population du Québec (73%) croit que la violence a augmenté au cours des 10 à 15 années précédentes. Et 63% pensent que l'accroissement continuera aux cours des 10 à 15 années qui suivront.

Les Québécois, précisait-on, veulent par «d'écrasantes majorités» que leurs gouvernements respectifs soient plus actifs contre la violence. Quatre-vingt pour cent (80%) des Québécois, parfois quatre-vingt-dix (90%), seraient prêts à approuver une gamme de mesures nouvelles, que ce soient des peines plus sévères aux auteurs d'actes violents, des actions plus strictes contre la violence dans les écoles ou alors un resserrement des règlements contre la violence à la télé ou les cassettes vidéos.

De plus, CROP a même demandé aux personnes sondées si elles se souvenaient de la tuerie et si elle avait influencé leur attitude face à la violence. Cette question, éminemment orientée et d'un poids particulièrement lourd, avait-elle été posée au début, au milieu ou à la fin du sondage? (Suite demain)

News du jeudi 2 Octobre 2008

Le système actuel de l'argent-dette – Un long métrage d'animation (51:18) de l'artiste et vidéographe Paul Grignon. Il nous fait passer du système prévalant au moyen-âge à celui du monde d'aujourd'hui. Les animations en facilitent beaucoup la compréhension.

Autrefois, les orfèvres (banquiers en devenir) prêtaient de l'argent en fonction de la quantité d'or que des gens déposaient à leur établissement. Est venu un temps où ils se sont rendus compte qu'ils pouvaient prêter plus que la réserve d'or qu'ils détenaient sans que les gens ne le sachent. C'est depuis cette époque qu'on crée de l'argent à partir de dettes.

Exemple. Quelqu'un ouvre une banque avec un capital d'1111.12$. Étape 1, un premier client se présente, a besoin de 10 000$ pour acheter une auto. La réserve de 9.00$ pour 1.00$ établie par l'État autorise la banque à créer, légalement, 9 fois ce montant, soit 10 000, qui n'existe nulle part physiquement puisque c'est de l'argent-dette. Le client peut alors acheter son auto par chèque.

Étape 2, la vendeuse de l'auto dépose le chèque à sa banque. Cette dernière, toujours en vertu du ratio 9 pour 1, crée un deuxième prêt, de 9 000$ celui-là (NDLR : Les prêts diminuent d'une fois à l'autre parce que les banques communiquant entre-elles, savent s'il s'agit d'argent prêté ou pas). L'emprunteur effectue son achat par chèque, que le commerçant dépose à sa banque. Cette autre institution bancaire crée un troisième prêt, de 8 100$ (9 pour 1) et ainsi de suite. En finale, la banque du début du processus aura généré près 100 000$ de dettes sans avoir touché à son capital initial d'1111.12$.

PS : Je n'affirme pas que tout ce qui est dit sur cette vidéo reflète fidèlement la situation actuelle. Néanmoins, je constate qu'elle aide à mieux comprendre les dédales et méandres du système financier planétaire. Je vous suggère de lire, sous l'écran, les commentaires de personnes ayant vue la vidéo.

Élections Canada : regardez le débat des 5 chefsIl y a eu lieu hier soir, à l'antenne de la télé de Radio-Canada, de 20h à 22h. Dans la page s'affichant, colonne de gauche, cliquez sur REGARDEZ L'INTÉGRALE DU DÉBAT. Ou, plus bas, VOYEZ LE DÉBAT PAR THÈME, en cliquant sur celui vous intéressant.

PS : Selon moi, Dion a mieux performé que les autres, bien que certaines de ces interventions contenaient des slogans politiques, genre pub. En 2ième place, Duceppe (bon communicateur, très crédible, d'un naturel étonnant). En 3ième, Layton (aucun doute, un bon gars au service de l'équité). Harper, franchement, assez décevant.

Il joue au premier ministre sortant, avec le ton de la voix approprié (ton très bas), parle calmement, lentement, sans aucune passion. Il s'est contenté de répondre aux questions, en en disant le moins possible. Profil très bas. N'a vraiment pas l'étoffe du leader. Il a l'air gentil, remarquez, mais ça ne suffit pas. Je pense que sa performance n'a pas dû emballer bien des Québécois.

J'ai trouvé que l'idée d'asseoir tout le monde à une grande table, était excellente. Les chefs des partis n'étaient pas stressés, s'exprimaient comme s'ils avaient été de bons amis, tout en se lançant des missiles à tête chercheuse de temps à autre, avec presque le sourire aux lèvres. Stéphane Bureau est un bon animateur, continuellement en situation de contrôle, dynamique, à l'aise, lance de petites blagues de temps à autre, fait relaxer tout le monde. J'ai vraiment apprécié.

Canada : des Amérindiens ont besoin de logementsÀ l'occasion des élections générales au pays, les Premières Nations du Québec et du Labrador adressent un message vidéo (01:20) aux partis politiques. Ils relatent qu'autrefois, ils vivaient dans des tentes. Au Québec, en 2008, ils s'entassent dans des maisons minables, sans électricité ni eau courante.

Ils posent la question : qu'allez-vous faire pour pour améliorer les conditions du logement dans nos communautés? La construction de maisons ne répond actuellement qu'à 15% des besoins réels. L'assistance fédérale est insuffisante : 260 unités par années, alors qu'il en faudrait 1 800.

Visitez le site des Premières Nations du Québec et du Labrador. Vous y aurez accès à 3 vidéos tournées lors d'assemblées, où on traite notamment des droits autochtones conférés par l'ONU, et à plusieurs photos.

Adoption... – ... par le Sénat américain, du plan de sauvetage de 700 milles milliards.

L'inquiétude naît de la dégradation des liens sociaux – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Mathieu cite l'exemple de la maison de sondage CREDOC qui, chaque année, en France, réalise une vaste enquête sur les conditions de vie et aspirations des citoyens. Elle pose une batterie de vingt-huit (28) questions, ce qui, explique-t-il, est une bonne façon de relativiser le poids de chacune d'entre elles.

L'auteur poursuit sa démonstration en référant le lecteur à une autre maison de sondage, SOFRES, qui, en 1992, a invité un échantillon représentatif de Français à indiquer, sur vingt-cinq (25) sujets, s'ils en avaient très peur, assez peur, pas vraiment peur ou pas peur du tout. Les personnes interrogées ont avoué avoir, en majorité, très ou assez peur de 21 de ces sujets. «Violence-insécurité» ne venait qu'en septième place : chômage, maladies graves, dégradation de l'environnement, pauvreté en France, pauvreté dans le monde, drogue, «violence-insécurité», tensions internationales, etc.

Tous les sondages dont fait état Mathieu démontrent que lorsqu'on interroge les gens sur une liste de motifs susceptibles de susciter des inquiétudes, on obtient des réponses qui ne placent pas les violences (crimes, vols, viols...) au premier plan.

L'auteur, se référant au sociologue Lagrange, explique que ceux qui ont réfléchi sur la complexité de l'âme humaine connaissent les phénomènes de «déplacement» des sentiments, qu'on appelle aussi des «transferts». (Hugues Lagrange -Réponses à l'insécurité -Grenoble CERAT) Le support apparent d'un sentiment, d'un ressentiment, n'est pas celui qui en est véritablement à l'origine. Ce mécanisme entre en jeu lorsqu'on questionne des personnes sur leur insécurité.

Il cite Lagrange : «On peut voir dans l'altération des liens sociaux, dans le bouleversement des équilibres démographiques et économiques, les déterminations d'un mal-vivre, d'un sentiment de frustration et d'incertitude à l'égard de l'avenir qui, par un transfert sur cette catégorie d'actes universellement condamnés que sont les crimes, produit dans l'esprit public une réalité nouvelle : le sentiment de sécurité». Il se produit un renversement dans l'ordre des facteurs.

Le sentiment d'inquiétude naît d'une dégradation générale des liens sociaux, précède les «fixations» sur des éléments précis. «Ce sentiment est alors la matrice de peurs spécifiques -d'être cambriolé, d'être agressé - et non une expression synthétique, décentrée, issue de ces appréhensions éparses. La donnée psychologique est première, elle cherche des objets adéquats dans lesquels s'incarner, prenant alors l'apparence de peurs particulières.» (Suite demain)

PS : La police en civil et ses collabos sont à l'origine de la dégradation des liens sociaux. C'est dans la rue que se tissent les liens. L'effet est plus visible dans les petites villes et villages. Un mur de Berlin sépare espace privé et espace public. Le citoyen doit aller d'un endroit à un autre, par exemple de son domicile à l'épicerie du village. Il ne peut pas circuler dans l'espace public pour le seul plaisir de prendre du bon air pur et de jaser avec des piétons qu'il croise.

Civils et collabos vont tout faire, clandestinement, pour l'en empêcher, en faisant en sorte qu'il ne sente pas bien dans l'espace public et reste confiné chez lui. Davantage le cas lorsqu'il s'agit d'un enfant ou d'un ado. Pourtant, l'un et l'autre ont besoin de se socialiser, de découvrir la société dans laquelle ils vivent. Les atteintes à la libre circulation sont innombrables, incalculables.

Ensuite, on s'étonne que la population de villages et petite villes diminue année après année. Dans une grande cité, civils et collabos ne peuvent utiliser cette tactique, il y a beaucoup trop de monde. D'où sa prospérité et... le dépérissement économique des milieux à faible population.

News du mercredi 1 Octobre 2008

Canada : des voix s'élèvent contre HarperSelon TV5.ca, des vidéos, dont celle-ci (02:24), ont été produites grâce au travail bénévole de professionnels du cinéma et la collaboration de plusieurs personnes, notamment des artistes connus. Elles ne traitent pas seulement des coupures dans les budgets destinés à des projets culturels, aussi de la santé et des coûts de la guerre que livre le gouvernement conservateur de Stephen Harper en Afghanistan.

PS : À 12 jours du vote du 14 octobre, les artistes du pays, donc pas seulement ceux du Québec, constituent probablement le groupe de citoyens le plus militant d'un océan à l'autre. Et, s'agissant d'artistes, le mieux apte à faire passer ses messages.

En Aghanistan, il n'y a pas que des terroristesOn s'y intéresse parce que le Canada y est présent, et n'est pas le seul. Plus nous en apprendrons sur ses habitants, mieux nous comprendrons la nécessité ou non d'y guerroyer.

Grand reporter au POINT, Olivier Weber nous fait découvrir des citoyens via quelques images et des textes courts et intéressants. À Kaboul, alors que des femmes se battent contre les Talibans, une autre se bat contre les hommes. Khan, lui, a peur, pas des Talibans, une foutaise, selon lui, mais des chefs de gangs, les bandits kaboulis. Un autre est cinéaste, il a présenté son film au Festival de Cannes, etc.

Voler dans le ciel...... en Delta ou parapente, une activité sportive populaire, pas accessible à tous. Compétences requises, être à l'aise dans le vide et posséder un peu de technique. Trois vidéos : une première ici, les deux autres ensuite dans la même page : la coupe Icare 2007.

Au sujet de mes archivesAu début de chaque mois, les news du mois précédant passent aux archives. Alors, pour lire celles du mois qui vient de se terminer, cliquez, dans la colonne de droite, sur SEPTEMBRE 2008.

Québec : commission parlementaire sur l'itinéranceCette consultation devrait avoir lieu au début de l'automne. Y seraient invité à témoigner : citoyens, experts, groupes communautaires et intervenants sociaux.

Au cours de mon enquête à Montréal, de décembre 1997 jusqu'au milieu de l'été 1999, j'ai fréquenté des des soupes populaire. J'y ai découvert une tristesse infinie dont j'ignorait l'existence : faudra lire gratuitement le tome 2 de L'Étau Policier, que j'espère pouvoir mettre en ligne bientôt, et le tome 3 qui suivra : les 3 tomes totalisent près de 800 pages.

Les itinérants de Montréal vivent dans un cercle infernal : errance, absence de soutien social, mendicité pas de bs parce que pas de domicile fixe , soupes populaire, centres d’hébergement et la répression policière comme bonus. Les centres d’hébergement ne leur sont accessibles qu’à l’heure des repas et la nuit pour dormir. Le reste du temps, ils flânent parce qu’ils n’ont pas d’endroits où aller. Si on leur en offrait, ils s’y rendraient au lieu de s’épuiser à marcher sans fin et sans but… Et c’est d’avantage le cas quand il pleut ou l’hiver.

Il y a nécessité, obligation même, de prévoir de ces lieux où ils pourraient regarder la télé, visionner des films, surfer sur le Web, jouer au billard, etc. Des gymnases aussi où ils participeraient à des jeux d’équipe, des piscines, etc. : remarquez qu’il en existe déjà, mais les sans-abri n’y sont pas admis. Meilleur condition physique, meilleur tonus aussi, par conséquent plus aptes à envisager des solutions pour améliorer leurs conditions de vie et se construire un meilleur avenir. Des lieux gratuits, sur présentation d’une carte de sans-abri. La Société civile doit les traiter comme des citoyens à part entière. Largement préférable à la répression policière.

Ces faits démontrent l’intérêt que le Québec porte à cette catégorie de citoyens. En somme, la désinstitutionalisation sans le minimum vital d’argent pour vivre. La liberté, oui, mais accompagnée de la misère noire. Les have not, c’est bien connu, subissent leur sort sans s’époumoner ni même murmurer sur la place publique ou dans les médias. La police en civil veille à ce qu’ils l’acceptent sans mot dire. Ils sont devenus avec le temps, le temps faisant tout accepter à la longue, des citoyens aussi dociles que des animaux domestiques bien dressés.

Ce n’est cependant pas le cas de certaines jeunes vitres cassées du système. Effectivement, une petite minorité est consciente de la situation qui lui est imposée : subir et fermer sa gueule. On trouve une pléthore d’un peu de tout là-dedans, dont des sans-abri, bien sûr. Mais aussi des jeunes, squatteurs de profession parce que pauvres, sans travail, sans avenir.

Ce qui explique leur quête d’une assise idéologique justifiant leur combat contre l'abandon dont fait preuve la société à leur égard, et militant dans des groupuscules politiques, sans trop connaître les tenants et aboutissants de celle choisie. Eux constituent une véritable menace, pas pour la société, pour le pouvoir politique. Il n’y a rien que le pouvoir déteste autant que d’être poussé dans le dos par des petits morveux.

Sondages : la question fermée, un carcan – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Mathieu conseille d'éviter absolument la question «fermée» évoquant directement la sécurité ou l'insécurité parce qu'on enferme les personnes sondées dans un carcan où il leur est impossible de relativiser par rapport à d'autres préoccupations touchant l'insécurité.

Normandeau et Leighton, nécessaire de le signaler, émettent une opinion contraire (André Normandeau et Barry Leighton -Une vision de l'avenir de la police au Canada : Police-défi 2000 -Direction de la police et de la sécurité, Secrétariat du Ministère du Solliciteur général du Canada, 1990) : «L'analyse des renseignements quantitatifs et des réponses à des questions ouvertes est toujours plus subjectives qu'équitables»,écrivent-ils. Par conséquent, ils préconisent la question fermée, donc orientée, sans toutefois le dire explicitement.

Chacun sait que la façon même de poser une question peut influencer la réponse. Cela ressemble aux émissions de lignes ouvertes et entrevues effectuées sur la rue par certains médias où l'as reporter demande aux piétons s'ils ont peur de la criminalité et, le cas échéant, s'ils pensent qu'il devrait y avoir plus de policiers.

Selon ce que je retiens de Mathieu, c'est ce qu'on appelle tendre la perche pour qu'ils répondent par un degré sur l'échelle d'un sentiment complexe, qui réalise la somme de peurs élémentaires. D'après lui, le sérieux des instituts de sondage doit, sur ce point, être mis en doute. Comment ne pas donner la réponse aux sondés? En utilisant des questions «non-réflexives». Celles-ci visent à dégager des indices de préoccupations, alors que les questions «réflexives» visent à mesurer des « peurs ». (Suite demain)