News du mercredi 31 Mars 2010
■ Québec-budget
2010-2011 (2)
– Après le premier coup d'œil d'hier, regardons ça de plus près.
Afin d'atteindre le plus vite possible l'équilibre budgétaire, le
gouvernement libéral de Jean Charest multiplie notamment les taxes,
les coupures de services et dans l'embauche de fonctionnaires. Pour
le moment, pas de création de richesse, on s'en occupera après.
Le
prix de l'équilibre budgétaire. Le gouvernement "contribue"
à hauteur de
62% (soit 6,9 milliards$), les contribuables 31% (3,5 milliards$),
les entreprise 7% (800 millions$ – Alors que les contribuables
paieront 4 fois plus. Le ministre québécois des Finances Raymond
Bachand : les entreprises créent des emplois dont le Québec a
besoin pour remplir ses coffres)
L'émission
RDI Économie (vidéo
37:22) de Radio-Canada, diffusée hier soir à 18h20, nous fait un
portrait complet de la situation : elle est ponctuées de pubs, pas
le choix, faut faire avec. Les invités de l'animateur et journaliste
Gérald Fillion : François Dupuis, vice-président et économiste en
chef au Mouvement Desjardins, Stéphane Leblanc, fiscaliste chez
Ernst & Young et le ministre des Finances Bachand.
■ Wilson
et Kelling et le modus operandi policier dans les quartiers -
(Suite tome
2
de l'Étau Policier) Les deux criminologues américains Wilson
et Kelling
nous donnent une toute petite idée du modus
operandi policier,
en nous entraînant dans une ronde policière. (André Normandeau --
Une police professionnelle de type communautaire --
Éditions du Méridien) Ils voulaient vérifier quelle était la
définition de la loi et l'ordre que des policiers appliquaient sur
le terrain.
Leur
enquête s'est déroulée à Newark, dans l'État du New Jersey, au
milieu des années 1970. Même
si elle date un peu,
ce témoignage conserve encore toute sa fraîcheur. Les méthodes
policières n'ont
pas changé :
plus ça change, plus c'est pareil. De fait, deux
éléments s'y sont greffés.
Dans les années 1990, les nouvelles
technologies
de l'information, dont les mégabanques
informatisées,
et le fameux concept de la prétendue
police communautaire.
S'en est suivi une véritable mutation
qui a décuplé,
je ne sais par quel coefficient mais il est important, la capacité
de la police de mâter la population, individu
par individu.
Pour
ces policiers, les habitants du quartier où ils patrouillaient se
divisaient en deux catégories : les
habitués
(les «braves
gens»
et les «déviants»)
et les
étrangers.
Le rôle des policiers consistaient à surveiller ces
derniers,
tout en s'assurant que les habitués «peu
recommandables»
observent un certain nombre de règles tacites --
c'est-à-dire non-écrites, non-dites.
Ils
considéraient les étrangers du secteur, sinon avec appréhension,
en tout cas avec
suspicion.
Si une dispute éclatait entre un client et un commerçant, ils
partaient du principe que le patron
avait raison,
surtout quand le client était un étranger. S'en trouvait-il un à
traîner dans la rue? Ils lui demandait notamment ce qui motivait sa
présence. Quand les réponses étaient jugées insatisfaisantes, ils
lui intimaient l'ordre de
dégager.
Ceux qui ne respectaient pas les règles informelles --
non-écrites, non-dites --
se faisaient arrêter pour vagabondage.
(NDLR : Notons que, aux
yeux de l'autorité policière,
un suspect est souvent un coupable contre lequel elle n'a aucune
preuve matérielle.) (Suite demain)
■ Pourquoi
donc autant de civils dans le petit village de Lac Bouchette ? -
(Suite tome
1
de l'Étau Policier) Comment expliquer l'omniprésence de tant de
civils dans ce petit village de 1 370 citoyens? En 2002, ses
prévisions budgétaires indiquaient que la sécurité publique -- la
Sûreté du Québec -- coûterait aux citoyens 114
938$,
contre 110 638$ l'année précédente. Même pas de quoi défrayer en
totalité le
salaire de 3 civils
gagnant annuellement au minimum 45 000$. Pourtant, ils sont autrement
plus nombreux, et de très loin. Qu'est-ce à dire?
Examinons
deux
hypothèses.
Suivant les circonstances, la Sûreté du Québec ajouterait, à ses
frais et à l'insu des municipalités qu'elle dessert, des effectifs
en civil. Selon
l'autre,
Lac Bouchette, porte d'entrée et de sortie de la région du Lac
St-Jean via la 155, nécessiterait plus de surveillance.
Enfin, cette
info, que je tiens d'un civil : le village serait aussi un
endroit stratégique où
des civils,
après avoir effectué leur quart de travail dans des villages et
petites villes de la région, se
replieraient
chaque jour dans les maisons, apparts et chalets qu'ils y occupent,
assurés de l'anonymat le plus complet. Village dortoir pour eux, en
somme.
Manne
inestimable
pour les locateurs. J'en connais deux qui sont au courant, je
comprends leur... fanatisme pour la police. Idem de certains
commerçants.
Pour eux, ces civils sont monétairement plus intéressants que les
propriétaires de chalets demeurant à Ville de Saguenay, par
exemple, et qu'ils voient seulement
l'été,
et encore davantage la fin de semaine que les autres jours. Alors que
les civils sont ici à
l'année longue,
gagnent de bons salaires, achètent de l'épicerie, de l'essence,
etc. Bon pour les tiroirs-caisses, et puissant
stimulant
pour la discipline marchande.
Un
inspecteur
de la municipalité de Lac
Bouchette
m'a déjà dit que les gens s'imaginent, parce que vivant dans un
petit village et qu'on y trouve moins de policiers -- en uniforme --
qu'ailleurs, qu'ils peuvent se permettre de prendre
à la légère
lois et règlements. D'où la nécessité de leur serrer la vis,
présumais-je de son propos. La Sûreté
du Québec
serait-elle plus sévère en milieu rural qu'urbain?
Une
chose est certaine, il lui est beaucoup plus
facile
de noyauter une petite population homogène que le patchwork
culturel
d'une grande Cité. Une autre ne l'est pas moins : si elle avait la
capacité de tailler comme une haie de cèdres tout ce qui dépasse
en
milieu fortement urbanisé,
elle n'hésiterait pas. C'est dans sa nature. Dans ce milieu rural,
nous sommes quelque part entre l'Étau policier et l'État policier.
La situation y est donc plus
grave qu'à Montréal.
(Suite
demain)
News du mardi 30 Mars 2010
■ Québec-budget
2010-2011 : le citoyen paiera une bonne partie de la facture des crises financière, économique et sociale (1)
– Premier coup d'œil, budget dévoilé aujourd'hui mardi... Des augmentations à la pelle, même
l'assurance-santé est touchée : le citoyen déboursera une taxe
annuelle qui atteindra 200$ en 2012. Par contre, on hausse les impôts
des salariés du secteur financier. Déficit zéro prévu en
2013-2014 : "prévu".
Quant
aux déficits budgétaires accumulés, un total de 161 milliards$, ce
n'est pas demain la veille qu'ils s'évaporeront. À eux seuls, les
intérêts de cette dette culmineront à 7,8 milliards, contre 6,9
l'année budgétaire précédente, sur des revenus anticipés de 65,9
milliards. Seulement les intérêts, pas le remboursement de la
dette. Dans ce cas-ci, les crises n'y sont pour rien, les vrais responsables sont les députés du gouvernement du Québec, toutes couleurs politiques confondues : libéraux et péquistes.
Bref
résumé
du budget : dans la page qui s'affiche, colonne de gauche, cliquez
sur les titres "Sortir
du rouge",
"Vos
impôts et taxes", "Les
entreprises", "Santé", "Villes
et régions", "Éducation
et sports", "Environnement"
et "Culture".
Dans la colonne du centre de la page, des tableaux. Commentaires
sur le budget + Même page sous l'écran, apprenez en plus, faites
clic sur les titres "Les plus récents", "Émissions",
"Réactions" (notamment celles de l'opposition) et
"Reportages".
■ Ne
pas acheter n'importe quoi pour protéger fichiers et données
informatiques
– Sinon, vous risquez d'avoir de très mauvaises surprises. C'est
que la durée de vie et la qualité varient selon les produits. Après seulement
quelques années fichiers et données peuvent disparaître sur le support choisi,
s'effacer complètement. D'autres précautions sont à prendre aussi.
Il est question, ici, de CD, DVD et même de disques durs.
Pour
tout savoir dans le détail, je vous réfère au laboratoire national
de métrologie et d'essais (LNE). Un organisme français qui a pour
mission de répondre aux besoins de mesures et d'essais de
l'industrie, principalement dans les domaines des matériaux, des
machines et de la physique.
Trois
documents à lire : "Le numérique éphémère
(6 pages)", "Le disque optique numérique de confiance
(2)" et "Recommandations pour la préservation à long
(2) terme des données". Et si vous voulez creuser davantage,
cette page remplie
d'études. Après avoir lu ça, vous n'achèterez plus la salade
qu'on veut vous vendre.
■ Beaucoup
de monde veut la fibre optique de Google
– Son projet de très haut débit à 1Gbit/seconde fait rêver,
même saliver. Google est à le recherche de sites pour expérimenter
un réseau. Afin d'attirer son attention, Topeka, une ville
américaine du Kansas, a même changé son nom temporairement pour celui de
Google : document officiel
à l'appui sur son site.
■ Rencontre
au Canada des pays riverains de l'Océan Arctique
– Elle a eu lieu au début de la semaine à Chelsea, au Québec, et
réunissait 5 pays (texte)
: outre le Canada, États-Unis, Russie, Norvège et Danemark.
L'absence de représentants du Nunavut (carte
géo), de l'Islande, de la suède et de la Finlande a été
remarquée.
L'enjeu est important, car dans le Grand Nord les glaces
fondent et devraient ouvrir, on ne sait quand, un passages navigable
entre les océans Atlantique Nord et Pacifique via le Détroit de
Béring : le Canal
de Panama serait forcément moins fréquenté. Autre enjeu, les
ressources naturelles : pétrole, gaz, poisson.
■ Soyons
clairs : des
normes sociales vont de soi, mais la plupart relèvent carrément de
l'intolérance et sont illégales -
(Suite tome
2 de
l'Étau Policier) L'intolérance est en tête
de liste
de l'ordre du jour. Là où opèrent des
commerçants,
ce sont eux qui décident en partie de ce que sera la discipline dans
les rues de notre Cité policière, Montréal, et celles du petit
village policier de Lac Bouchette,
entre autres endroits.
Une
fois qu'on a compris ça, on sait ce que signifient très exactement
ordre
social, contrôle
social, nettoyage
social et conformisme.
Ou ce que veulent dire plus explicitement pouvoir et pseudo police
communautaire quand ils prétendent vouloir créer une
meilleure qualité de vie dans les quartiers.
Soyons
clairs : toute société génère des normes sociales. Plusieurs
de celles-ci vont de soi,
font partie de nos rapports quotidiens avec les autres citoyens. Dans
un monde civilisé, le respect et l'adhésion à certains
comportements ou attitudes s'imposent
au bon sens.
Par contre, d'autres sont carrément arbitraires, empiètent les
droits des citoyens, relèvent de la morale bourgeoise,
de la rectitude politique.
Lorsque
le pouvoir en a bien imprégné le tissu social de son village, de sa
municipalité, de sa municipalité régionale de Comté (MRC) ou de
«Montréal,
ma Ville!»
--la
Ville de qui, au fait?--,
ses composantes acquièrent une force comparable à celle de la loi,
sans
pourtant
n'avoir jamais été adoptées légalement, ni fait l'objet d'un
débat
public.
Cela n'empêche pas la police
et ses collabos
de les utiliser et de polluer
l'air sociétal. (Suite demain)
■ Ce
livre fera ciller les yeux de citoyens du petit village policier de
Lac Bouchette -
(Suite tome
1
de l'Étau Policier) Dans la partie de ce récit où je traite de mon
enquête à Montréal, je souligne la difficulté de
prouver
ce que j'avance. La problématique demeure la même en milieu rural.
Au départ, tout semble correct mais au fur et à mesure que semaines
et mois s'écoulent, vous
percevez des choses :
espace public désert,
climat imprégné de gravité
ambiante, stéréotypes,
etc.
C'est
comme entrer dans une maison, que je donne à titre de comparaison,
et découvrir que les enfants ne sont pas conquérants mais
soumis.
Nul besoin d'être témoin de la sévérité des parents pour savoir
ce qui s'y passe. Parce que la discipline
parentale, justement, a laissé ses empreintes
indélébiles
sur leurs comportements.
Explicitons
le cas des enfants et ados du petit village policier de Lac
Bouchette. Graduellement, la police de l'ombre et du silence, et
ses collabos, sensibilisera subliminalement leurs parents du
danger potentiel d'être heurté par un véhicule : la densité
du trafic de la rue Principale, on le comprendra, n'a absolument rien
à avoir avec celle de la rue Ste-Catherine, à Montréal.
On citera
au passage le cas d'un enfant qui, la veille encore, a bien
failli être blessé par une voiture. Ce qui peut être vrai,
comme ce peut ne pas l'être non plus. Il est de la nature
même de la prévention de faire dans la démesure, même de
mentir... On amplifiera le danger potentiel pour les en
convaincre.
Puis
le soir, quand le soleil se couche, des ados peuvent être
tentés de faire des mauvais coups, incités à fumer de la marijuana
et, qui sait? Peut-être même agressés par des pédophiles.
Cela dit nonchalamment, et répété à chaque occasion.
Si
l'avertissement sous-entendu ne suffit pas, on utilisera
d'autres tactiques clandestines qui sauront bien atteindre le but
visé. Les sortir de l'espace public, eux aussi, sans que
personne ne se doute une fraction de seconde que civils et
collabos sont derrière ça. Ni vu, ni connu. C'est ainsi que le
maître mot prévention est perverti et devient panzer.
Dans
ces pages, je traite seulement de la circulation à pied et à vélo :
en passant, je n'ai jamais rencontré un cycliste
dans la forêt, ni un piéton!
J'ignore tout à fait de quelle façon civils et collabos opèrent à
l'endroit de ceux
se déplaçant au volant ou aux guidons de leur véhicule motorisé.
Compte tenu du contexte, je suis convaincu que ce va-et-vient doit
être circonscrit
également.
Enfin, il serait prétentieux de ma part d'affirmer que j'étais la
seule et unique cible
de tous ces flics et collabos dont j'ai parlé dans ce récit. Ce
livre fera ciller bien des yeux, des
citoyens du village,
ou d'ailleurs, découvriront qu'eux aussi ont été ou sont encore
des cibles. (Suite demain)
News du lundi 29 Mars 2010
■ Une
campagne brésilienne sur le respect
– Des droits des écoliers, hommes gay, lesbiennes, séropositifs,
professionnel(e)s du sexe, réfugiés, transsexuelles, travesties,
consommateurs drogues : vidéo
(00:30) sous-titrée en anglais + texte
en français.
■ 52
pays imposent encore des restrictions aux séropositifs de l'étranger
– En réunion hier à Bangkok, les parlementaires du monde entier
en ont réclamé la levée. Ils encouragent ces pays à soutenir les
lois protégeant ces citoyens de la discrimination. Theo-Ben Gurirab,
président de l'Union parlementaire : «En
imposant des restrictions au voyage et au déplacement de ces
personnes, nous les privons inutilement de leur dignité et de droits
égaux».
■ Début
de la fin d'un tabou ?
- Un site sur
le web pour femme mûre cherchant jeune homme. Dans nos sociétés,
ç'a toujours été mal vu, pointé du doigt. Discrimination, parce
que l'homme âgé peut roucouler sans problème avec une jeune femme.
Allez y, mesdames, n'hésitez pas une seconde. Et à ceux qui vous feront des remarques, répondez : Fuck Off!!!!!!!!
■ Attention...
au Canada les taux hypothécaires résidentiels commencent à grimper
–
Ce n'est pas la Banque du Canada (BC) qui en est à l'origine, son
taux directeur demeurant à 0,25% depuis près d'un an.
Inéluctablement, il va augmenter, lui aussi, à l'été, prévoit-on.
Ce sont les deux plus grandes banques du pays : Royale du Canada (son
communiqué
de presse sur newswire) et Toronto-Dominion qui ont pris le devant de
la BC, la Laurentienne a suivi : article.
En
janvier dernier, la BC avait averti (David Wolf,
site de la BC) que les coûts de l'hypothèque, à ce moment-là dans
des creux historiques, allaient augmenter éventuellement et,
forcément, l'endettement des ménages aussi. Pas impossible qu'au
milieu de 2012, près d'un ménage canadien sur dix atteigne un ratio
le rendant vulnérable aux chocs économiques.
S'y
ajouterait des problèmes plus vastes touchant d'autres prêts à la
consommation, comme ceux des cartes de crédit. Il serait forcé
aussi d'éliminer d'autres dépenses pour réduire son niveau
d'endettement.
PS
:
Feu vert pour l'achat d'une maison, si vous aimez vous serrer la
ceinture. Feu rouge, si vous aimez pas ça.
■ "Bienvenue
à Plaisantville" -
(Suite tome
2
de l'Étau Policier) Les
ados jouant à
se battre
entre eux ou se poursuivant dans la rue, comportement
normal à cet âge,
sont aussi des citoyens à surveiller de près. L'insolence ou le
je-m'en-foutisme de l'ado est perçu comme une volonté
d'affrontement, une
insoumission à l'autorité.
Des ados qui, croyant vivre dans une société
libre et tolérante,
commettent l'erreur d'exprimer cette liberté avec désinvolture,
parfois l'index pointé vers le haut.
Plus
concrètement, l'ado
est accusé
de l'écart qu'il creuse par rapport à l'adulte, de la
relativisation qu'il effectue d'un ensemble de normes tenues comme
«obligatoires»,
inutilement contraignantes, et inscrites
dans aucune loi.
Ces normes servent à la reproduction d'un mythe justifiant la
position des adultes à l'égard des jeunes.
Cependant,
l'injure
suprême
pour la police, c'est d'être rebelle, de résister à son ordre
établi, refuser de plier l'échine sous son joug, rouspéter et
argumenter à propos de tout et de rien, être renfrognés, etc.
Cette conception obtuse de l'ordre est déclinée en sous-types et
sous-sous-types... qui
viennent s'ajouter à la liste.
Tous
ces comportements font parti d'un autre mot
fourre-tout
: les «désordres
quotidiens»
portant atteinte «à
la qualité de vie des citoyens».
Un autre mot les désigne : l'incivilité.
Ils sont perçus comme une rupture de l'ordre social minimal en deçà
duquel, paraît-il,
la vie en commun ne serait plus possible. La police en civil accorde
la priorité à la résolution de ce qu'elle considère comme des
problèmes, qui
de fait n'en sont pas,
et s'y investit massivement. Tout cela, n'a rien à voir avec la
criminalité, quoi qu'elle en dise, tout
à voir avec les films
Bienvenue à Plaisantville et Show Truman. (Suite
demain)
■ «Les
gens ont été enfermés tout l'hiver, c'est normal» qu'ils
circulent dans la rue -
(Suite tome
1
de l'Étau Policier) À
l'hiver 2002-2003, je n'ai pas
fait de randonnées
à vélo. Je voulais éviter de revivre les engelures de l'hiver
précédent. Alors, je l'enfourchais seulement pour aller faire une
petite épicerie, une ou deux fois par mois, quand il faisait doux.
Je pouvais m'y réchauffer,
et revenir chez moi sans problème.
À
l'occasion, il m'arrivait de voir un ou deux piétons, pas
plus, la
plupart du temps des flics
en civil et des collabos.
J'ignore s'il y en avait lorsqu'il faisait froid. Cet hiver-là, la
température oscillant assez souvent entre -20 et -40 Celsius, je
crois que les gens sortaient
peu. Par
conséquent, je ne peux pas vraiment
témoigner
de la présence citoyenne dans les rues cette saison-là.
Ma
première vraie randonnée de l'hiver s'est déroulée le samedi 15
mars 2003. Le soleil brille, le thermomètre indique près de 10
degrés au-dessus de zéro. Je roule la rue Principale sur toute sa
longueur et, en revenant, m'arrête à l'épicerie. Lorsque j'en
sors, je
croise une collabo,
qui me salue. Pendant que je place mes trucs dans le panier du vélo,
je la vois en ressortir et entends peu après : «Les
gens ont été enfermés tout l'hiver, c'est normal
(qu'ils sortent de leur domicile, le beau temps venu)». Me retourne,
c'est elle qui vient de parler.
La
vitre de sa portière est baissée, une femme dans la trentaine,
debout près de l'auto, est légèrement penchée vers elle, semble
argumenter : «Ben
voyons donc, c'est normal!»
lui rétorque-t-elle le ton
un peu irrité.
J'en déduis que la jeune femme, que je ne connais pas -- une civile
de la Sûreté
du Québec?
--, lui a signalé la présence de piétons
et de véhicules
sur le rue Principale, qu'elle s'en inquiète. Pourtant, sur cette
artère de près de quelques kilomètres, j'ai vu trois femmes à
pied, dont deux collabos, et environ six véhicules, certains
conduits par des civils. (Suite demain)
News du dimanche 28 Mars 2010
■ All
the Président's pens -
Mardi 23 mars, Obama signait la loi sur la réforme de la santé. Sur
la vidéo, on le voyait changer de plume à chaque signature.
Certains ont peut-être pensé... qu'il y avait plus d'encre dans les
plumes. La raison est toute autre : vidéo
(02:42).
■ Le
skieur Kaj Zackrisson vainqueur cette année de l'Xtrême de Verbier - La compétition, qui a eu lieu le 23 mars, consiste à descendre
hors piste le Bec-des-Rosses (photo),
situé en Suisse, depuis le sommet, à une altitude de 3,222 mètres
(l'Everest culmine à 8,848, ce qui donne une idée de l'exploit).
À
cause de ses pentes raides de plus de 50 degrés, l'endroit est peu
fréquenté, sauf par quelques bons skieurs. Une descente en lacets
pour éviter les obstacles et lorsque survient le cul-de-sac, le saut
dans le vide avec l'espoir d'un appui solide plusieurs mètres plus
bas : vidéo
(02:40) tournée à bord d'un hélico.
■ Entre
autres tactiques, marcher en sautillant,
comme si on avait des ressorts collés aux semelles, permet de
repérer des civil et collabos -
(Suite tome
2 de
l'Étau Policier) Commettre une infraction au code des bonnes
manières constitue aussi une "déviance"
: faire preuve d'insolence ou d'impolitesse en public, s'engueuler,
faire des colères, proférer des insultes, etc. Se manifester
bruyamment chez soi ou dans la rue : claquer des portes, crier, faire
jouer de la musique un peu fort, brailler des chansons folles à
tue-tête ou pas, etc.
Également
le fait pour un homme de porter les cheveux
jusqu'aux épaules, ou noués en queue de cheval, ou ébouriffés. Et
pour les deux sexes, une coupe bizarroïde,
teindre une mèche ou toute la chevelure d'une ou plusieurs couleur
interdites,
être vêtu de manière voyante et criarde, un peu excentrique.
À éviter vêtements roses
pour homme, des shorts trop courts ou trop longs --
plus près des chevilles que des genoux --,
ou le fond de culotte trop
bas,
vêtements aux coupes vieillottes,
couleurs démodées, tenue
napoléonienne.
Idem des vêtements en
désordre,
ouverts ou mal fermés. Que voilà une liberté d'allure excessive.
N'est
pas recommandé non plus
d'avoir des vêtements troués ou sales, des chaussures boueuses ou
des espadrilles ou bottes délacés.
Ainsi
en est-il de ceux qui se lèvent tard régulièrement, courent les
cafés et les bars, et se couchent au levé du soleil sans n'avoir
rien foutu
de leur dix doigts. Des sans énergie, plus intéressés aux
jouissances de la vie qu'au
travail,
des bons à tout faire et propres à rien qui, avachis
à des bars terrasses ou des restos aux grandes baies vitrées,
n'arrêtent pas de regarder passer les femmes sur le trottoir, les
yeux fixés sur les seins se
balançant librement
sous la blousse et la croupe moulée dans un pantalon ou short serré.
On n'aime pas tenues et démarches sexées.
Idem
les petits vauriens, les blancs-becs qui plastronnent, les moches,
les
petits morveux,
ceux qui cherchent à attirer l'attention, se dandinent en déambulant
comme s'ils avaient des
ressorts collés aux semelles.
Sautiller ainsi, c'est déjà afficher une certaine
autonomie,
potentiellement dangereux pour l'ordre établi. La police,
hypersensible,
peut aussi l'interpréter comme un
affront à son autorité.
(Suite demain)
■ Petit
village policier de Lac Bouchette : civils et collabos éjectent
illégalement piétons et cyclistes de l'espace public -
(Suite tome
1
de l'Étau Policier) Dans un feuillet d'information de l'Hôtel de
Ville de Lac
Bouchette
distribué aux citoyens par Poste Canada, au printemps 2001, on
invitait les jeunes à faire preuve de prudence et à bien s'amuser.
Dans le journal D'un Lac à l'Autre aussi du reste, qui infiltré par la Sûreté du Québec. Dans les semaines
suivantes, les rares jeunes qui s'étaient aventurés dans la rue
avaient peu à peu disparu, comme
par magie.
Dans
un feuillet similaire, posté l'année suivante, on peut notamment
lire : «Hé les jeunes, prudence dans la rue! N'oubliez pas que
les automobiles ont priorité. Beaucoup
font du patin, de la planche à roulettes ou de la trottinette dans
les rues sans se soucier de la circulation automobile! y lit-on
encore. Ce n'est pas aux autos de se tasser mais bien vous ! Merci et
amusez-vous bien!» conclut son auteur.
Décodons
le message de la municipalité. Sont-ils «beaucoup»? Non,
on peut même les compter sur les doigts d'une seule main. Et lorsque
on les y voit, c'est généralement après le souper, pendant une
heure ou deux, et encore, pas
souvent.
Dans la liste énumérée, notons une absence significative : on
a omis
le vélo...
À la fin du paragraphe, l'invitation «amusez-vous bien!» est
trompeuse.
Sans affirmer que l'auteur de ces feuillets, ou la municipalité,
agit en totale "osmose" avec la police et ses collabos, le
fait demeure que les jeunes, à l'image des adultes du reste, sont
absents de l'espace public. (Suite demain)
News du samedi 27 Mars 2010
■ Stephen
Harper du Canada a mis la main sur Droits et Démocratie
– Cette organisme (DeD) a été créée en 1988 par le Parlement
canadien afin de promouvoir au pays et à l'étranger les droits
humains et les droits démocratiques. Cependant, depuis près d'un an
une crise entache gravement sa réputation et fait craindre pour son
avenir.
Il
y a quelques jours, la nomination de Gérard Latulippe au poste de
président a fait déborder le verre. Le fait est que Latulippe
soutient des opinions qui remettent en question l'abolition de la
peine de mort, l'égalité des droits gais et des lesbiennes et
l'immigration arabo-musulmane. Opinions en contradictions avec la
mission de DeD.
Quant
aux membres du conseil d'administration de l'organisme, il a des
antécédents inquiétants : critique parce qu'aucun employé est
d'origine juive ; accusations sans fondement à l'encontre de
B'Tselem et Al Haq, deux organisations dont l'engagement en faveur
des droits en Israël et dans les territoires palestiniens occupés
est reconnu sur le plan international ; fermeture du bureau européen
de DeD, sous prétexte que le Conseil des droits de l'homme de l'ONU
est biaisés (injuste) à l'égard d'Israël.
Toutes
ces infos et d'autres sont disponibles dans un manifeste publié sur
le site d'Amnistie
internationale Canada, section francophone : dans la page
s'affichant, colonne du centre, cliquez sur "Déclaration
pour le retour à l'indépendance politique de Droits et Démocratie"
+ Bon nombre de domaines où le Canada aurait dû prendre des
initiatives,
pdf de 27 pages + Manif hier vendredi d'une quarantaine
d'organisations, dont la Ligue des droits et libertés et Amnistie
internationale. Elles réclament un autre conseil d'administration au
sein de DeD qui sera indépendant
du gouvernement conservateur d'Harper + site de Radio-Canada,
entrevue
radio (06:05) avec André Paradis président d'Amnistie
internationale, section canadienne francophone (AICF).
■ Un
peu de techno
– September,
une chanteuse suédoise (03:25) : Cry for You!
■ Dont'
talk to robocop
– Pourquoi? En 41 petites secondes,
vous allez le savoir.
■ Dépaysement
– Tout est plaisant
dans cette vidéo
(05:22), elle nous fait vivre de beaux moments.
■ Les
temps des épidémies
– Marijane Miracle (vidéo 03:43 +
son site), une chanteuse française,
chasses tous les virus. L'une des très, très rares artistes
francofuns à faire preuve d'autant de créativité dans ces clips, à
la limite même parfois du politiquement incorrect. Salut à toi,
Marijane!
■ Le
vaste monde de l'arbitraire du non-dit, du non-écrit
- (Suite tome
2 de
l'Étau Policier) Qui
sont les autres "déviants"? Pour avoir enquêté pendant
six
ans et demis
dans l'underground policier québécois et avoir vu et senti bien des
choses, je sais que le vocable désigne beaucoup de citoyens.
Beaucoup...
Toutefois, l'expérience sur le terrain ne
suffisait pas
à répondre complètement à cette question. Il a fallu cueillir
quelques bribes ici et là, au hasard des ouvrages lus.
Pouvoir
politique et police mettent dans ce
vocable fourre-tout
les citoyens qui ne
sont pas des criminels
mais dont les comportements dérangent par rapport à leurs attentes
sociales. Ils les considèrent comme des pièces mal
usinées,
qu'il faut rééduquer
et éjecter
de la société s'ils persistent à faire de travers ce qu'ils
pourraient faire comme il faut. Là, nous entrons plus profondément
dans le
vaste monde de l'arbitraire,
c'est-à-dire de la rectitude
politique,
du puritainement
correct
et de toutes formulations semblables.
C'est
ainsi que des comportements n'ayant rien à voir avec l'infraction
d'une loi, et normaux
dans une société tolérante,
sont officieusement prohibés. Officieusement,
car cela reste dans le domaine du non-dit,
du non-écrit
nulle part. On comprendra que ceux qui nous gouvernent, gendarment et
surveillent ne peuvent le claironner sur les toits parce que beaucoup
de citoyens s'objecteraient à cette discrimination sociale et
spatiale.
Ces
"déviants" sont surtout ceux qui, pour diverses raisons,
ont été écartés ou se sont écartés d'eux-mêmes du droit
chemin, notamment celui
du néolibéralisme
: citoyens au salaire minimum, travailleurs occasionnels, chômeurs,
assistés sociaux, familles monoparentales, ados, squeegees, punks,
handicapés, ex-psychiatrisés, alcoolos, drogués, etc. Si vous
appartenez à l'une de ces catégories, un
rien suffira
pour vous attirer le regard de policiers en civils, de gardiens en
civil de la sécurité privée et de citoyens-mouchards. (Suite
demain)
■ Les
promeneurs, civils et collabos finissent toujours par les avoir à
l'usure
- (Suite tome
1
de l'Étau Policier) Il
est clair que la présence du vélocipède que je suis constituait un
mauvais
exemple
pour les citoyens du village. Car, dès la fin de l'été 2000, elle
avait donné l'idée à deux
d'entre eux
de pratiquer aussi ce sport de plein air, de temps à autre, et leur
nombre risquait peut-être d'augmenter.
Parallèlement,
je remarquais aussi qu'il y avait quelques
piétons,
des adultes, qui prenaient des marches de santé lorsque la
température s'y prêtait, sur la Route de l'Ermitage, dans le
secteur des Lacs Bouchette et Ouiatchouan, se rendaient parfois
jusqu'à l'Ermitage et au Centre Vacances Nature. Peut-être y
circulaient-ils les années précédentes, ne
saurais l'affirmer,
ayant emménagé dans le village à
l'été 1999.
Cependant à la lumière de tout ce précède et suit, j'en doute
fortement.
À
l'automne 2000 et à l'hiver 2000-2001, bien que j'étais redevenu le
seul à faire du vélo,
je croisais de
plus en plus
de piétons dans ce secteur, la fin d'semaine, dans les premières
heures de l'après-midi, quand le soleil brillait de tout son éclat
et que le temps était doux. La Route de l'Ermitage était leur lieu
préféré. Il commençait à y avoir un peu de monde. Ce n'était
pas la foule, mais on constatait un
va-et-vient évident.
Certains m'interpellaient pour causer un brin, parfois c'était moi
qui les abordais. Des marcheurs étaient infiltrés, me contentais de
le constater sans les en informer, m'en
suis du reste toujours abstenu.
D'autres, qui ne l'étaient pas, saluaient des flics et des collabos,
sans
se douter de leur double identité.
Au
printemps 2001, quand le beau temps a fait son apparition et que les
feuilles des arbres ont commencé à bourgeonner, j'ai compté une
couple de cyclistes de plus que l'année d'avant, dont un vieux
monsieur. Mais ne les y voyais que de temps à autre, et encore pas
tous le même jour. Déjà, à ce moment-là, les marcheurs
étaient devenus plus nombreux dans ce secteur. Au fur et à
mesure que l'été avançait, le nombre croissait,
particulièrement le soir après le souper. J'en voyais
régulièrement, même l'après-midi.
Puis,
à l'automne, suis redevenu le seul cycliste de la place, alors que
quelques marcheurs persistaient encore. À l'hiver 2001-2002, ces
derniers avaient complètement
disparu du paysage,
incluant des moines de l'Ermitage St-Antoine que je rencontrais
pratiquement à chacune de mes randonnées. À deux d'entre eux,
j'avais souligné la présence de civils, l'un m'avait dit : «Nous,
on veut pas se mêler de ça.» L'autre m'avait lancé, crié même,
le ton hargneux : «C'est
des chiens!»
J'en avait été estomaqué! Ne les y ai plus revus par la suite.
Printemps,
été et automne 2003, ce
sera le désert,
des rues vides à perte de vue. Seuls quelques véhicules et piétons
circuleront, la plupart du temps des civils et des chemises noires de
leur escouade. Ils avaient fort probablement incité ces citoyens à
rester à leur domicile, selon les tactiques usuelles : petites
remarques anodines, sous-entendus, réitérés à chaque fois, et
autant de fois que nécessaires. Civils
et collabos savent très bien qu'ils finissent toujours par les avoir
à l'usure.
La fin du début d'osmose. (NDLR : Pourtant, c'est seulement dans le cadre d'une loi que civils et collabos peuvent sortir quelqu'un de l'espace public) (Suite
demain)
News du vendredi 26 Mars 2010
■ Canada
: un autre cas de la brutalité policière injustifiée, inutile
– Dans un bar de danseuses nues, à Montréal, on voit sur vidéo
(elle est dans la même page que l'article)
un policier ventripotent (indice permettant de le repérer) saisir
une danseuse et la jeter par terre.
PS
:
Je parle d'un autre cas parce que mercredi 24 mars (voir plus bas), j'ai fait état
d'un événement du genre survenu à Victoria, Colombie-Britannique
(Canada). Là aussi, il a eu vidéo : elle est affichée dans la
colonne de droite, le robocop à la chemise jaune, membre de la
Gendarmerie royale du Canada (GRC).
■ La
pilule contraceptive dans les pays du tiers monde réduirait de 70%
le taux de mortalité
– Un rapport de l'Institut Guttmacher (sur son site, document de 4
pages en français),
organisme spécialisé en matière de santé reproductive. Il précise
en outre qu'elle éliminerait les deux tiers des grossesses non
désirées et 75% des avortements à risques. Enfin, une meilleure
planification familiale dans le monde permettrait aux pays riches
d'économiser des milliards$. L'ONU soutient la démarche de
Guttmacher.
PS
:
Le pape de l'église catho, en communication téléphonique directe
avec dieu qui lui dit quoi faire, s'oppose déjà au condom. Il va
passer quelques nuits blanches en prenant connaissance de cette
nouvelle. Suggérons lui de relaxer, de respirer profondément, que
ce n'est pas de ses affaires.
■ USA
: Après la réforme de la santé, entente avec la Russie sur la
limitation d'ogives nucléaires
– Deux succès coup sur coup d'Obama. Le nouveau traité de
désarmement nucléaire sera signé le 8 avril prochain, à Prague,
et soumis au Sénat américain et la Douma russe, ce qui ne devrait
pas causer problème. Résumé de l'entente
+ un traité historique.
PS
:
Jusqu'à présent le parcours d'Obama est plus stimulant que celui
de W. Bush, et de ses autres prédécesseurs. L'impression de faire
des premiers pas dans une nouvelle ère.
■ Care
Bears on Fire
– Everybody Else (02:01).
Une musique interprétée par des enfants. Les sous-estimez pas, vous
allez être surpris. En plus, ils ont un petit air baveux.
■ Tout
de même surprenant
que les
criminologues n'aillent jamais
jusqu'aux véritables racines du sentiment d'insécurité -
(Suite tome
2
de l'Étau Policier) Susan
Estrich,
de la Faculté de droit de Harvard, aux États-Unis, a rassemblé,
selon Wilson
et Kelling,
une série «impressionnante»
d'études portant sur la
peur urbaine.
Ceux-ci rapportent quelques uns de ses travaux de recherche.
À
Portland, dans l'Oregon, des adultes ont affirmé à Estrich changer
de trottoir
à la seule vue d'un groupe de jeunes. À Baltimore, la moitié des
interviewés lui ont dit traverser
la rue
pour éviter un jeune à l'air bizarre. À des résidents d'un grand
ensemble auxquels elle demandait d'identifier l'endroit le plus
dangereux, ils
lui ont désigné
celui où des jeunes se rassemblent pour boire un coup et jouer de la
musique, «bien
qu'aucun acte de délinquance n'y ait jamais été commis»,
souligne-t-elle.
Dans
les quartiers de Boston, la peur la plus vive a été exprimée par
des habitants de bâtiments où le chahut et l'impolitesse, «et
non la délinquance»,
précise-t-elle encore, sont monnaie courante. Wilson
et Kelling
reconnaissent que l'observateur extérieur ne dispose pas d'éléments
suffisants
pour décider si l'angoisse aujourd'hui endémique dans les grandes
villes dépend de la véritable «criminalité»
ou du simple sentiment que la rue n'est pas sûre, qu'elle est le
lieu de rencontres déplaisantes
ou inquiétantes.
Tout
de même surprenant que les criminologues n'aillent jamais jusqu'aux
véritables
racines du sentiment d'insécurité.
Selon Lagrange,
ce sentiment naît d'une dégradation générale des
liens sociaux,
précède les fixations
sur des éléments précis.
(Hugues Lagrange --
Réponses à l'insécurité --
Grenoble CERAT)
«Ce
sentiment est alors la matrice de peurs spécifiques --
d'être cambriolé, d'être agressé -- et non une expression
synthétique, décentrées, issue de ces appréhensions éparses. La
donnée psychologique est première,
elle cherche des objets adéquats dans lesquels s'incarner, prenant
alors l'apparence de peurs particulières. »
Ajoutons
à son propos que les citoyens, et de
nombreuses études le démontrent,
sont davantage préoccupés des aléas de la vie que de la
criminalité. Cependant,
quand
ça ne va pas,
on cherche un bouc émissaire pour évacuer un peu d'adrénaline.
(J'en fais la démonstration dans L'Étau Policier, tome 1).
Plus
explicitement, de quoi parle-t-on, entre autres? De l'endettement
des ménages,
qui constitue la plus grande
source d'insécurité.
(Étude du Conseil canadien de développement social -- L'indice de
sécurité personnel -- 2002) (Gilles
Toupin --
La Presse du 15 juillet 2002) Beaucoup de gens utilisent leur marge
de crédit pour joindre les deux bouts. La
taille des hypothèques fait le plus mal :
en 1984, elle rognait 38% de leur revenu disponible, en 2002, elle
en bouffe 67,9%.
Des tendances du marché du travail aussi, de l'accès aux soins de
santé, etc.
Cependant,
le sentiment d'insécurité émane en très
grande partie du pouvoir politique et de sa police
qui, utilisant le discours de la peur, multiplient les
divisions au sein de la Société civile
pour mieux régner. De
la violence médiatique non relativisée
également, de l'anxieux
social
souffrant d'une hypertrophie du système de défense, de
l'intolérant,
qui est de fait un
inadapté social incapable
de composer intelligemment et démocratiquement avec le pluralisme.
(Suite
demain)
■ Le
mensuel "D'un
Lac à l'Autre",
de Lac Bouchette, noyauté pas la Sûreté du Québec
- (Suite tome
1
de l'Étau Policier) Comme
par hasard, ce même mois de juin 2003, Hugues
Létourneau,
policier de la Sûreté
du Québec,
traite notamment des dangers de la bicyclette, dans sa chronique du
journal "D'un
Lac à l'Autre",
destiné exclusivement aux citoyens du petit village policier de Lac
Bouchette.
Il
aborde le sujet en ces termes : «Saviez-vous que dans 60%
des accidents impliquant une automobile et un cycliste, c'est le
cycliste qui est responsable?»
Il enchaîne en indiquant les précautions à prendre... S'il
m'arrivait de quoi,
des citoyens diraient que j'ai fait parti du... 60%.
Je m'interroge aussi : pourquoi cette mise en garde alors
que je suis le seul à y faire du vélo?
Lundi
le 23 juin... Au milieu d'une grande côte du Chemin de la Montagne,
la roue arrière s'enlise dans le gravier mou, je mets le pied à
terre pour ne pas tomber avec le vélo. Une vieille voiture surgit
dans le bas. J'entends qu'elle passe pour poursuivre ma montée. Son
conducteur s'arrête un bref instant pour me lancer : «Je
te souhaite un bon voyage!»,
et repart aussitôt, les mains sur le dessus du volant.
Oups!
Il porte des gants de laine... rouge
vif.
Ce n'est vraiment pas
la saison.
Par contre, cette couleur me transmet toujours le même message,
celle
du sang.
Je n'en poursuis pas moins ma route, ma caméra à portée de la
main, sait-on jamais... Par la suite, je circulerai de moins en moins
souvent à vélo. À l'automne, je le rangerai définitivement. Trop
risqué!
De toute façon, mon enquête est terminée. (Suite
demain)
News du jeudi 25 Mars 2010
■ Financial
Crisis
– En 45 secondes.
■ Barreau
du Québec : des lois sur la santé mentale doivent être revues et
corrigées
– Le Rapport du Barreau, un Ordre professionnel groupant 23 000
avocats, a été dévoilé hier mercredi 24 mars. L'organisme demande
au gouvernement libéral de Jean Charest des modifications en droit
civil et droit criminel : multiplicité de juridictions, lacunes sur
le plan des traitements et de l'application de certaines lois et
codes existants, manque de formation et de sensibilisation d'avocats
et juges.
En
droit civil, il recommande, entre autres, d'uniformiser principes et
procédures dans les cas suivants : garde en établissement,
autorisation de traitement, régime de protection, remplacement des
représentants légaux et mandataires. De modifier aussi la loi de
façon à ce que la personne soit représenté par un avocat lorsque
sont mise en cause, devant un juge, inviolabilité, intégrité,
sécurité, autonomie ou liberté.
En
droit criminel, et notamment, d'enregistrer sur vidéo
toutes les déclarations extrajudiciaires lors d'interrogatoires par
des policiers. D'accroître la formation des avocats et juges afin
que ceux-ci s'en tiennent à ce que doit contenir le rapport
d'évaluation de la personne, par exemple de ne pas traiter de sa
responsabilité criminelle. De privilégier la mise en liberté pour
que l'évaluation mentale soit effectuée à l'externe ou en milieu
hospitalier. Et lorsqu'un accusé est déclaré non responsable, de
favoriser décision et modalités les moins sévères et les moins
privatives de liberté.
Le
communiqué
de presse du Barreau + le Rapport intégral
: dans la page qui s'affiche, colonne du centre, élément daté du
24 mars 2010, titre "Rapport
du Groupe de travail sur la santé mentale et la justice",
cliquez sur Rapport 258ko (Adobe Reader 9.3 est nécessaire).
■ Les
non-dits des criminologues cachent les activités illégales de la
police en civil
- (Suite tome
2
de l'Étau Policier) Les criminologues américains Wilson
et Kelling
déplorent qu'on a tendance à oublier cette autre peur, celle
d'être dérangé
par des individus au comportement "déviant".
«Il
ne s'agit pas forcément ici de personnes violentes, ni de
délinquants,
mais plutôt d'individus louches,
à la conduite imprévisible
: mendiants, ivrognes, drogués, adolescents turbulents, prostituées,
désoeuvrés de
tout poil,
handicapés mentaux (sic),
etc.»
Skogan y ajoute les jeunes faisant de l'école buissonnière. (André
Normandeau --
Une police professionnelle de type communautaire --
Éditions du Méridien)
De
trois déviants, nous
voilà rendu à dix,
incluant des handicapés mentaux. L'et
caetera
à la fin de l'énumération des deux criminologues indique qu'ils
l'ont écourtée, donc
qu'il y a d'autres groupes.
Est-ce parce que, bien connue du milieu de la criminologie, il
n'était pas utile de la reproduire au complet? La vraie raison
réside dans le fait qu'ils ne pouvaient en dresser la liste au
complet sans
révéler du même coup
un important volet du rôle caché que joue d'abord et avant tout la
police en civil.
La
population ne doit pas en être informée car il est beaucoup
d'éléments inavouables
qui ne manqueraient pas de la
faire sursauter d'indignation.
Règle générale, les
criminologues se taisent
donc à ce sujet. Ils ne sont pas
libres
de dévoiler ce qu'ils savent parce que leurs principaux
employeurs
se recrutent surtout chez les membres du pouvoir, de la police et des
titulaires de départements universitaires.
Dans ces milieux, on
l'accepterait plutôt
mal.
Alors, ils utilisent un langage très référencé, pas
toujours facile
à décrypter pour le non-initié, parce que laissant place à des
non-dits difficiles
à capter.
(Suite
demain)
■ 2003, Lac Bouchette
: Il me devient de plus en plus risqué de circuler à vélo
- (Suite tome
1
de l'Étau Policier) Ce
même mois de juin 2003, ma situation se
dégrade.
La Sûreté
du Québec
sait que la rédaction de ce livre (que je diviserai en trois tomes
plus tard) achève, et ses manœuvres deviennent particulièrement
dangereuses.
Ainsi, ce scénario qui se déroule rue Principale, à Lac Bouchette. Sur ma
gauche, le conducteur d'une automobile, stationnée devant la Caisse
populaire, se met en marche et accélère
subitement, effectue un virage rapide de 90
degrés
à droite, traverse la rue, me coupe
le chemin
de sept ou huit pieds et va se parquer devant la clinique médicale,
située à l'arrière de deux maisons. Tout se passe très
vite.
En
face de moi, je remarque qu'une automobile s'en vient, mais elle est
encore loin et roule si lentement que j'ai l'impression qu'elle va
s'immobiliser. La manœuvre n'était vraiment
pas justifiée.
L'équivalent d'une cascade,
c'est plus que suspecte. Je rebrousse chemin, emprunte l'une des
entrées résidentielles. Surprise, deux femmes dans la cinquantaine,
obèses, en descendent. Me dirige vers elles, toutes deux penchent
la tête,
puis j'entends dans mon dos l'une dire à l'autre : «J'ai
manqué de le frapper.»
Ce
même après-midi, sur la route de l'Écluse, alors que je progresse
en direction du village, je vois venir au loin, dans un secteur où
le terrain est plat et la route bordée de champs, une petite voiture
noire. Son conducteur roule
à vive allure.
Dans une courbe, il déborde sur une partie de la voie inverse et,
sans redresser son bolide, il arrive vers moi en me gratifiant au
passage d'un petit coup
de volant
dans ma direction, mais sans
conséquence.
Monsieur a le crâne
rasé frais,
son coco est blanc et non bronzé, et porte en plus de grosses
lunettes
opaques
lui cachant une partie du visage : je le reconnais, sais
même où il habite.
Suivent,
à quelques minutes d'intervalle, deux autres véhicules. Dans l'un,
un homme joue du
poing droit
et du torse comme s'il accompagnait le rythme d'une chanson. Dans
l'autre, une femme me salue, de cette main levée typique
de l'arrêt stop.
Sur la 155, un véhicule tirant une roulotte me frôle
de près.
(Suite
demain)
News du mercredi 24 Mars 2010
■ Canada
: un cas de la brutalité policière injustifiée, inutile
– La scène se passe à Victoria, ville de la Colombie-Britannique,
dans la nuit de samedi à dimanche les 20 et 21 mars. Les deux
citoyens sont par
terre (00:56), ce qui n'empêche pas les coups de pied dans les
côtes et coups de genou dans le dos. Dans la vidéo, il y a un policier en civil. À vous de le découvrir.
■ Natalia
Oreiro
– Tu Veneno
(03:08).
■ Un
curriculum vitae (CV) sur vidéo plutôt qu'une version papier
– Fameuse de bonne idée pour dénicher un job, pensez-pas? Un
atout majeur si votre vidéo est de qualité. Apprenez-en plus sur le
site respectmag
: c'est pas une pub mais un article rédigé par un journaliste.
■ Haïti
: l'Occident engagé dans sa reconstruction
– Hier mardi avait lieux en Martinique la "Conférence
internationale des villes et régions du monde pour Haïti".
L'objectif était de préparer la Conférence des donateurs du 31
mars prochain à New York. Il a été convenu d'établir une coopération
décentralisée, en passant le moins possible par les États, mais plutôt de ville à ville et de régions. Près de 200
personnes venant de 30 pays y ont participé : texte
sur la rencontre en Martinique + Haïti
Press Network situé à Pétion-Ville, une commune de la banlieue de
Port-au-Prince (info@haitipressnetwork.com).
■ Les
blanchisseurs policiers en civil lavent, javellisent, essorent,
amidonnent et repassent au fer rouge les citoyens
- (Suite tome
2 de
l'Étau Policier) Les
propos des deux criminologues américains permettent d'enrichir
nos connaissances. Nous savons désormais qui le pouvoir et sa police
désignent sans les nommer lorsqu'ils parlent des «déviants»
: l'ivrogne, l'ado tapageur, le mendiant. Cependant, ceux-ci
constituent seulement quelques
éléments
de la liste de ceux qui dérangent.
En
outre, il y a une phrase de Wilson
et Kelling
valant d'être relue, elle contient un autre élément d'information
qu'on ne peut négliger : «Parce
qu'ils ont peur, les gens s'évitent, affaiblissant ainsi les
contrôles sociaux.»
À
quoi les deux criminologues font-ils allusion?
C'est que moins
les gens sortent de leur domicile, moins
ils sont accessibles aux policiers et policières en civil et à
leurs collabos cherchant à les infiltrer pour leur soutirer et
accumuler des renseignements dans les mégabanques
informatisées
sur eux-mêmes et leur entourage.
Cet
énoncé de Wilson et Kelling était sans doute fondé il y a
quelques décennies, mais
ce n'est plus tout à fait le cas
maintenant. De nos jours, il n'est plus tout à fait nécessaire de
circuler
dans la rue pour être javellisé,
essoré,
asséché,
amidonné
et enfin repassé
par les blanchisseurs policiers en civil, car ceux-ci, appuyés par
leurs collabos et les gardiens en civil de la sécurité privée, ont
infiltré les endroits
où le citoyen gagne sa vie et consomme des biens et services :
centres commerciaux, boutiques, salons de coiffure, restos, bars,
lieux de spectacles, etc.
Mieux,
même plus
besoin de sortir de chez soi,
parce qu'ils assurent désormais le service à domicile, déguisés
en toutes sortes de personnages et sous différents prétextes :
vendeurs itinérants, livreurs, etc. Sans
omettre
des voisins, des connaissances, des amis, que l'on invite chez soi,
ou qui s'invitent eux-mêmes, sans
que l'on sache
que certains sont soit des civils, soit de leurs collabos. Si vous
n'êtes pas sensibilisés à ces intrusions, vous n'y verrez que du
feu.
(Suite
demain)
■ 2003,
autre sabotage de la Sûreté du Québec : disparition de phrases,
modifications de formulations dans mon livre
- (Suite tome
1
de l'Étau Policier) Autres
faits. Je suis parfois tenaillé par cette petite peur qui me fait
craindre qu'on endommage ou me vole les disquettes que je porte sur
moi. Alors, depuis l'acquisition de mon premier IBM compatible, en
février 2001, je laisse mes fichiers sur le disque
dur
lorsque je quitte mon domicile. J'utilise
des codes complexes
pour avoir accès au logiciel système de l'ordi et à chacun des
fichiers, ce qui était impossible sur mon vieux MacIntosh.
Par
la suite, j'ai remarqué, à quelques occasions, des
différences
dans le nombre de kilos octets (ko) de certains des quatre fichiers
de ce livre, tel qu'affiché dans Explorateur Windows. J'ai donc pris
l'habitude de tenir
un journal
des ko de chaque fichiers, de les y actualiser après chaque séance
de travail. Le 23 juin 2003, je constate que ma banque de données a
dégringolé de 3113
ko à... 2273,
une perte de 840. Cela a été fait pendant mon
absence.
Dans le fichier du livre, des
phrases
ont également disparu, alors que des formulations ont été
trafiquées,
voyons un aperçu de la liste...
Hell's Angels devient hell's Prêtres, hell's
propagande, hell's
finalisant, hell's spécialiste ; clan
Matticks,
clan Mattoirs ; Gérard
St-Jean
de la police de l'île de Montréal, Gérard discours ; Sergent
Poëti
de la Sûreté du Québec, sergent Phtisie de la Sûreté du Québec
; Pierre
Cadieux,
ex-solliciteur général du Canada, Pierre Québec ; Normandeau et Leighton deviennent
substituts et Leighton, André substituts et Barry Leighton,
surveillance et Leighton ; Vera
Danyluk,
présidente de la CUM, devient Vera de Lafontaine et Vera
stops ; l'armée
de citoyens mouchards,
l'armée de apparemment ; Big
Brother et Big Sister
ont été trafiqués en prêtres Québec, prêtres Sister, à
fait Brother et à fait filmer ; Big
Sister devient Big
à nez ; puritainement
correct,
santé correct ; quartier
Centre-Sud,
quartier Québec ; Lac
Bouchette,
Lac
à côte, Lac Québec, Lac Prêtres, Lac criminologue et Lac
chanteuse ; Lac
St-Jean,
Lac social ; etc.
Pour
éviter d'autres sabotages, je ne laisse plus aucune trace du livre
sur le disque dur quand je m'absente : en mai 2005, revenant
d'un voyage à Roberval, je constaterai que tous les fichiers du
livre, que j'avais pourtant jetés
à la poubelle
avant de partir, sont
revenus
dans Explorateur Windows. (Suite
demain)
News du mardi 23 Mars 2010
■ Élargissement
de ma page d'accueil
– Pas la choix, y'a beaucoup de bonnes vidéos que je pouvais pas
diffuser dans la colonne de droite parce que l'embed était fixe à
480 pixels. À ça s'ajoute, forcément, un ascenseur horizontal dans
le bas de la page, qu'utilisent déjà beaucoup de sites afin de
donner un meilleur service aux visiteurs.
■ USA
: moment historique
– Obama
a signé aujourd'hui mardi la loi sur la réforme de la santé
adoptée dimanche. Après pratiquement un siècle de tentatives...
«Nous
avons gravé le principe essentiel selon lequel chacun devrait jouir
d'une sécurité minimale lorsqu'il s'agit de sa couverture maladie».
PS
:
Je trouvais scandaleux qu'un pays, qui dilapide des centaines de
milliards$ dans l'armement et des guerres, refuse d'accorder cette
protection à des millions de ses citoyens. La réforme d'Obama
améliore quelque peu l'image des USA. Il y a encore du boulot à
faire... Faudra maintenant créer au plus vite l'État palestinien,
se retirer de l'Afghanistan, abolir la peine de mort... Je ne parle pas de la réforme financière, puisque le projet de loi est prêt et sera bientôt débattu.
■ Comment
crypter vos e-mails
– Pourquoi les crypter? L'e-mail est copié en cours de route.
Exemple. Vous habitez à Paris 6e et envoyez un message à un copain
de Paris 11e. Il sera copié 4 fois. Dans l'ordi de votre fournisseur
d'accès à l'Internet (1 fois), son deuxième ordi (2), l'ordi du
fournisseur de votre copain (3) et celui de ce dernier (4).
Et
derrière chacun des quatre disques durs se cachent des entreprises
commerciales, informaticiens curieux, administrations publiques
diverses. Il est question ici de la vie privée, la vôtre et celle
de votre destinataire. En outre, les avocats, huissiers, médecins,
entre autres, sont tenus au secret professionnel. Il y a donc risque
que des renseignements confidentiels soient lus par des personnes n'y ayant
pas droit.
Sur
le site que je vous
propose, et où j'ai d'ailleurs pigé le nécessaire à l'intro ci-dessus, on
explique dans le détail comment procéder et offre gratuitement
le logiciel "Open
Pretty
Good Privacy",
qui est bien connu : image
d'un e-mail crypté.
■ L'Apocalypse
Now de deux criminologues américains -
(Suite tome
2
de l'Étau Policier) Abordons
la question des vitres cassées du mobilier urbain et rural.
Formulation désignant les
citoyens
qui ne sont pas criminalisés mais dont les comportements
et tenues
vestimentaires
déplaisent aux élus municipaux
et gouvernementaux,
aux policiers en civil,
à leur collabos,
dont plusieurs membres de la société
marchande,
et aux agents en civil de la sécurité
privée.
Analogie avec les vitres cassées d'une maison abandonnée,
enlaidissant
l'environnement. Nous verrons que ces cibles numérotées sont
beaucoup plus nombreuses qu'on le croit généralement.
Selon
les criminologues américains Wilson
et Kelling,
les comportements d'abandon mènent à l'effondrement des
contrôles sociaux.
(André Normandeau --
Une police professionnelle de type communautaire --
Éditions du Méridien)La
vitre cassée qu'on ne remplace pas en est le point de départ.
Elle
peut entraîner le bris d'autres
vitres
et ultimement transformer un quartier, en quelques années et même
quelques mois, précisent-ils, «en
une jungle
terrifiante
(sic),
inhospitalière»
: les adultes cesseront bientôt de réprimander leurs enfants
turbulents, les familles quitteront l'endroit et seront remplacées
par des personnes sans
attaches,
les adolescents se rassembleront devant la boutique du coin et
refuseront
de partir
quand le propriétaire le leur demandera, des bagarres
surviendront, les ordures
s'accumuleront, des gens se mettront à
boire
en face de l'épicerie.
Puis
les deux auteurs font allusion, sans ne jamais toutefois le désigner
de son nom, au
nettoyage social.
«Parce
qu'ils ont peur, les gens s'évitent, affaiblissant ainsi les
contrôles sociaux. (...)
de
nombreux habitants auront le sentiment que la délinquance
(...) connaît
une
augmentation,
et modifieront leur comportement en conséquence : ils sortiront plus
rarement et, lorsqu'ils seront à l'extérieur, resteront à l'écart
des autres, se déplaçant l'œil
aux aguets,
le visage
fermé,
d'un pas
pressé,
appliquant le credo du "ne
nous en mêlons pas".
«(...)
Un
citoyen qui a peur de l'ivrogne
et de son odeur,
qui s'effraie à la vue d'un adolescent
tapageur
et craint le mendiant
importun, ne se contente pas d'exprimer son dégoût face à des
comportements
inconvenants.
Il exprime également par là la sagesse
populaire,
somme toute exacte,
précisent-ils,
qui veut que la délinquance grave prospère sur l'impuissance à
maîtriser les
comportements déviants.»
Wilson et Kelling ne reconnaissent pas moins que ce scénario ne
débouche pas inéluctablement
sur la délinquance, ajoutant tout de même qu'il y a moins de
risques que cela se produise dans les lieux où les contrôles
informels
sont possibles. (Suite
demain)
■ La
Sûreté du Québec ne me lâche pas, comme mon ombre -
(Suite tome
1
de l'Étau Policier) Jeudi
deux octobre... Il me faut installer une prise téléphonique près
de mon nouvel ordi. Je rejoins un
électricien
de l'extérieur du village, qui me promet de passer dans
l'après-midi, mais
ne vient pas.
En début de soirée, lui
téléphone :
il avait trop de travail. On
fixe un rendez-vous
pour le lendemain. Il me fait encore faux bond, m'enquiers de ce qui
arrive : un appel d'urgence, un gars dont le système électrique
a flanché, qui risquait de perdre toutes les denrées de son
congélateur. Comme il ne peut venir en fin d'semaine, ça ira, me
dit-il, à
la semaine suivante.
J'en
contacte aussitôt un
autre.
Il est prêt à venir en soirée, lui donne mon adresse, avec
quelques points de repaires, dont le passage à niveau, à l'entrée
du village. J'attends,
j'attends....
il n'arrive toujours pas. Coup de fil : il n'a pas trouvé
l'adresse, la lui redonne. «Ah ! c'est à Lac Bouchette, je pensais
que c'était la traverse à niveau de
Chambord.»
Pourtant, j'avais bien mentionné le nom du village. Il se fait un
peu tard, ne peut venir chez moi en soirée, ni
en fin d'semaine.
Finalement, il ne viendra que le lundi suivant.
Plutôt
risqué, naviguer sur le Web sans
pare-feu...
Pas grave, tous les fichiers de ce livre sont dans l'autre ordi qui,
lui, n'y est pas branché. Enquêter, signifie allez au fond des
choses, n'est-ce-pas?J'allume,
et c'est parti mon "cookie".
En l'espace d'une semaine la situation se détériore sur
mon écran.
Des pubs
non sollicitées arrivent de tout bord tout côté, une véritable
avalanche,
clique sur une pour la faire disparaître, en arrive deux, trois,
quatre, cinq autres. Elles s'accumulent à un rythme incroyable.
Certains sites Web installent leur cookie dans mon disque dur. Les
bogues se
multiplient,
gèlent l'écran, à deux reprises l'ordi s'éteint
et redémarre tout seul.
L'ordi est déconfiguré, plus rien ne marche.
Contacte
la demoiselle-sous-influence,
prends rendez-vous, lui signale qu'il va falloir recharger le
logiciel système. Quand j'arrive à l'atelier, le
technicien me traite à la dure.
Il veut le reconfigurer, j'insiste pour qu'il recharge le logiciel
système. Prétend que ce sera plus long, que nous sommes vendredi,
qu'il doit rencontrer son fils en fin d'après-midi, et patati et
patata! Il argumente pesamment, est impatient, ses gestes sont
brusques. S'il le recharge, il doute que ce soit prêt à la fin de
son quart de travail, qu'il me faudra peut-être revenir
lundi :
comme les électriciens plus haut...
Je
ne vois pas où est le problème. Il est un peu plus de 13h, il a
amplement le temps de faire le job. Finalement, il condescend, à
reculons,
n'arrête pas de marmonner.
Une heure et demi après, c'est fait. Tout ce théâtre n'était rien
d'autre qu'une déstabilisation psychologique. La Sûreté
du Québec
m'accompagne dans tout ce que je fais, ne me lâche pas, comme
mon ombre.
(Suite
demain)
News du lundi 22 Mars 2010
■ L'eau
polluée tue des enfants
– Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU : «Chaque
jour dans le monde, deux millions de tonnes d'eaux usées et de
déchets industriels et agricoles sont déversés, tandis qu'un
enfant de moins de cinq ans meurt toutes les vingt secondes de
maladies d'origine hydrique».
L'eau souillée fait plus de victime dans le monde que toutes les
formes de violence, y compris la guerre.
PS
: En Afrique, notamment, des multinationales, dont des
pétrolières, déversent leurs déchets industriels n'importe où,
même dans les cours d'eau, qui se jettent dans d'autres et ainsi de
suite.
■ L'avenir
d'Haïti
– Ce pays n'est jamais parvenu jusqu'à présent à vraiment
développer son industrie touristique, ainsi que l'a fait son voisin,
la République Dominicaine. Pourtant, les attraits ne manquent pas,
sauf qu'ils ne sont pas toujours faciles d'accès. Ainsi, ses plus belles
plages... Reportage vidéo
de Radio-Canada (06:15).
■ Les
pièces sonnantes et trébuchantes de nos députés canadiens
- Ce 22 mars 2010, le salaire de base est de $157, 713 : le double
pour le premier ministre. À cela s'ajoutent d'autres sources de
revenus, notamment pour les dépenses, et des avantages. Si le député
cumule en plus une deuxième fonction gouvernementale, alors là, ça
grimpe. À lire : le «maquis»
fédéral + la «grandepasse»
de 2001 + l'évolution
des salaires et avantages des députés de 1867 à 2009, source la
bibliothèque du parlement.
■ Hier,
Obama a gagné : sa réforme sur la santé a été adoptée
– Après un an de débats, de discours, de rencontre, etc. Grâce
à lui, 32 millions d'Américains, qui n'avaient pas les moyens de se
faire soigner, pourront bientôt se doter d'une assurance maladie.
Obama
: «Nous
avons prouvé que nous sommes encore un peuple capable de grandes
choses».
■ Découvrir
l'underground policier, c'est perdre son innocence -
(Suite tome
2
de l'Étau Policier) Concluons
en empruntant des néologismes de je ne sais plus qui... Il y a donc
espoir que notre «démocrasouillée»
ou «démocraviolée»
par le pouvoir, la police en civil, ses collabos et les agents en
civil de la sécurité privée retrouve un jour un
peu de sa virginité.
Pour
cela, il faudra que des citoyens étalent leur mécontentement sur...
l'Internet, notamment ceux victime de l'arbitraire policier. Comment
être certain que des cyberpoliciers ne bousilleront pas leur site
Web? Se pose aussi cette question : qui lira ces témoignages?
Car notre société est composée de citoyens qui veulent savoir et
d'autres qui
ne veulent rien savoir.
Au
cours de mon enquête, une habituée de la cafétéria du Comité
social Centre-Sud de Montréal m'a fait remarquer que celui n'ayant
rien à se reprocher n'a
rien à craindre de la police.
Un citoyen de Lac Bouchette, au Saguenay-Lac-St-Jean, m'a fait le
même commentaire. Je crois que beaucoup
de citoyens pensent ainsi.
La
réplique la
plus étonnante
de toutes est celle que m'a servie un préposé au service des ventes
d'équipements informatiques, dans un boutique de la région du
Saguenay-Lac-St-Jean. Quand je fréquente régulièrement un
établissement commercial, je cherche toujours à établir un climat
propice aux
confidences.
Mon but est notamment de dénicher des témoignages d'employés
collaborant avec la police.
Pour les mettre dans l'ambiance, je
brosse un petit topo de mon enquête. Ce préposé m'a lancé :
«Oui
mais, moi, si je n'ai pas envie de le savoir?»
J'en suis resté bouche bée. Cela revenait à dire que des gens
n'ont pas besoin de le savoir. Je n'ai pas argumenté. À quoi bon!
La
vérité dérange-t-elle, effraie-t-elle? J'ai déjà écrit qu'il y
a un prix à payer pour l'intelligence des choses : la
perte de l'innocence. (NDLR
: Il y a quelques mois, cette année 2010, une jeune femme à qui
j'avais fait découvrir l'underground policier m'a par la suite
informé qu'elle regrettait de savoir ça, qu'elle était bien avant,
dans son innocence)
S'accroche-t-on
à ses illusions comme le naufragé à sa bouée de sauvetage? On
aurait donc la «démocraviolée»
qu'on
mérite?
J'ose croire qu'après la lecture de ces pages, ceux pensant ainsi
feront preuve de suffisamment
de courage
pour regarder la réalité bien en face. Pour qu'on passe enfin de la
téléréalité et la société-réalité.
(Suite
demain)
■ Une
vendeuse sous l'influence de la Sûreté du Québec -
(Suite tome
1
de l'Étau Policier) Début
2003, je décide de me procurer un exemplaire du Rapport
de la Commission Poitras,
publié en 1999 et portant sur des activités illégales de la Sûreté
du Québec.
Avant de passer la commande à l'employée-sous-influence,
prévenant le coup au cas où la Sûreté du Québec chercherait à
me mettre des bâtons dans les roues, je téléphone à Publications
Québec,
qui m'assure en avoir une centaine en stock. M'indique qu'il compte 5
volumes, au delà de 2 770 pages et deux CD, m'en indique le prix,
85$.
Ensuite,
je demande à l'employée-sous-influence de me le faire venir. Une
semaine après, coup
de fil
pour vérifier que tout est correct. Elle me dit avoir commandé
seulement le petit
volume
contenant les recommandations. Pourtant, c'est le rapport au complet
que je lui avais commandé, lui en avait même indiqué le
nombre de pages et le prix.
À ma demande, elle rectifie le tir.
Quelque
temps après, je la piège. Pour accéder aux 2 CD du rapport, il
faut le logiciel Acrobat
Reader
3.01. Il est du reste disponible sur le CD numéro 1, suffit de
cliquer sur l'icône ACROREAD. Jouant à celui ni connaissant rien en
la matière, me plains de ne pas arriver à les visionner sur mon
écran.
Lui
refile le CD numéro 1, elle l'insère dans son ordi, m'informe que
le logiciel Acrobat
est nécessaire.
Je penche la tête vers son écran, l'icône
du logiciel est là.
Mais n'en continue pas moins de feindre l'ignorance. Son coût est de
450$, mais je peux l'obtenir gratuitement via l'Internet, me
dit-elle. Petit problème : je ne suis pas encore branché.
Ensuite,
je monte à l'étage, consulter un technicien. Me dit qu'il serait
étonné que le logiciel ne soit pas sur l'un des CD, dans un cas
semblable, ça va de soi. Lui, il
m'a donné l'heure juste.
À partir de ce moment, l'employée-sous-influence cherchera peu à
peu à
prendre ses distances.
De mon côté, n'ai pas l'intention de la lâcher. Car elle peut
encore m'apprendre bien des choses...
La
Sûreté du Québec cherche à freiner mes ardeurs journalistiques...
Début septembre 2003, je commande, à la demoiselle-sous-influence,
un ordi. Ça
m'en fera deux,
le nouveau me servira exclusivement à la navigation sur l'Internet.
Seule façon de protéger efficacement les fichiers du livre d'une
contamination virale. Commande aussi un
logiciel pare-feu--
Norton Personnal Firewall 2004 --,
verse un acompte de 900$.
À
la fin du mois, je passe prendre livraison de l'équipement. Le
pare-feu... n'est pas arrivé. Elle me dit que sa version
française
n'est pas encore disponible, ce qui demandera quelque temps. De
retour chez moi, j'ai l'idée de contacter deux autres fournisseurs
de logiciels. À
ma courte surprise,
ils en ont la version française. Je pourrais y aller avec le
chauffeur-collabo, mais je dois penser aussi à économiser mes sous.
(Suite
demain)
News du dimanche 21 Mars 2010
■ À voir tout de suite
– Un documentaire
sur Haïti (37:00 + s'enchaine ensuite un reportage sur la drogue, qui n'a aucun lien avec Haïti) diffusé le 18 mars 2010 sur la télé-suisse-romane (TSR).
Deux de ses journalistes, accompagnés des Haïtiens Charles Ridoré,
sociologue, et de son fils Carl-Alex Ridoré, préfet du District de
la Sarine,
en Suisse, sont allés sur les lieux du séisme. Dès le début, un
film du 12 janvier 2010, date du séisme, combats de coqs, des
spectateurs font cercle, tout à coup....
■ MXD,
un artiste qui n'a pas la langue dans sa poche
– À une émission récente de "Tard
pour Bar",
de la télé suisse-romane, il rabroue à quelques reprises
l'animateur qui le présente, avant d'interpréter "I
hate you",
une tune
(04:31) adaptée à son personnage et particulièrement réussie. Ceux
et celles ayant du caractère sont plus intéressants que les autres,
pensez pas?
■ L'internet
: la fin du savoir conventionnel, fossilisé, bureaucratisé -
(Suite tome
2 de
l'Étau Policier) L'écrivain
brésilien Coelho
considère que l'Internet, malgré tous les dangers qu'il comporte,
peut contribuer à ce que tout le monde ait la possibilité de faire
entendre sa voix, aussi
discordante soit-elle.
(Juan Arias --
Conversations avec Paulo Coelho --
Éditions Anne Carrière, 1999 pour la version française)
«Si
les puissants ne le gâchent pas en se l'appropriant, je pense que
cela peut devenir un formidable forum
de débat universel,
d'où personne ne se sentira exclu. Cela peut créer une saine
anarchie, que ne pourront pas contrôler ceux qui détiennent
le pouvoir mondial.»
Selon
lui, «c'est
contribuer à transformer ce que j'appelle l' "Académie",
c'est-à-dire le savoir
conventionnel,
fossilisé,
bureaucratisé,
qui croit posséder la
seule sagesse,
le pouvoir des privilèges. Il faudra de nouveau lâcher
la bride
à la créativité, donner
la parole
à l'homme ordinaire ; considérer qu'il ne doit pas y avoir de
privilèges du savoir qui se prévalent de leurs titres et mérites
pour imposer
leur culture aux autres.»
Coelho atteint sa cible en plein cœur!
Michael
Dertouzos
aussi, qui est, lui, professeur de sciences
informatiques
et de génie
électrique
à Cambridge, au Massachusetts, aux États-Unis. (Les technologies de
demain --
La Presse du 7 octobre 2000) Il croit que Big
Brother est en péril
parce que l'Internet rapproche déjà des millions de gens.
«Dans
dix ans
(en 2010),
ils seront un milliard. Grâce à lui tout le monde peut faire
entendre sa voix. Il a donc une grande influence "démocratisante".
Et ce n'est pas la voix d'un
seul
magazine ou d'une
seule
chaîne de télévision. C'est exactement le
contraire.
Cela détruit le concept de Big Brother. Cette technologie
particulière nous rend beaucoup plus aptes à
être entendus et à entendre les autres.
Vous avez bien vu la vitesse à laquelle le rapport Star sur le
président Clinton (sa
liaison avec une fonctionnaire) a
circulé dans le monde!»,
illustre-t-il.
Il
nourrit l'espoir qu'après avoir connu trois
révolutions --
agraire basée sur la charrue, industrielle basée sur le moteur et
informatique basée sur l'ordinateur --
nous arrêtions d'avoir des révolutions basées sur des objets.
«J'aimerais
que nous ayons une
quatrième révolution,
dans laquelle nous essayons de comprendre la plus précieuse
ressource que nous possédions : nous-même.»
(Suite
demain)
■ Truc
policier archi usé : le pur inconnu prétendent avoir fréquenté la
même classe que vous quand vous étiez tout petit -
(Suite tome
1
de l'Étau Policier) Voyons
d'autres péripéties. Pendant plus d'un an, j'ai fréquenté
régulièrement, au rythme d'une fois par mois, un établissement
spécialisé dans l'équipement informatique et situé dans une ville
du Lac St-Jean que je
ne nommerai
pas afin de protéger l'identité de deux employés. J'avais besoin
de plusieurs équipements, dont j'ai fait l'acquisition au fil de mes
visites.
Dès
le début, on m'a référé à la préposée à l'informatique. Nos
rencontres se déroulaient dans son bureau. Au cours de la première,
je lui avait fait un
petit topo
sur ma recherche journalistique. Je savais que la Sûreté
du Québec
ne manquerait pas de l'infiltrer et l'embrigader. Alors, je tenais à
ce que cette employée sache qui j'étais vraiment.
Comme
de fait, après quelques visites, une voix de stentor retentit :
«Salut
Jacques Martel!»
Je lève la tête, m'approche, dis ne pas le connaître, lui prétend
qu'on a fréquenté autrefois la même école, à Roberval. La
tactique du civil prétendant vous connaître, un
truc archi usé.
Chez mon fournisseur, ce jour-là, il est à photocopier, me dit-il,
des contrats d'un club collectif d'acheteurs des billets de loterie.
L'y
reverrai par la suite, et à chaque fois j'aurai droit à son «Salut,
Jacques Martel!» Un jour, sa salutation est pratiquement
tonitruante,
il est au fond du magasin. Du tac au tac je rétorque par un «Salut,
Jacques Martel!», lui demande son nom, ne me donne que son prénom,
Henri,
un peu décontenancé par ma réplique. Dans l'heure qui suit, on se
croise dans un centre commercial, il
cherche à m'intimider du regard.
L'employée,
désormais enrôlée par la Sûreté du Québec, cherchait à en
savoir davantage sur mon enquête journalistique. Parfois ses
questions étaient bien
ciblées,
ainsi lorsque elle m'avait notamment demandé si j'avais déniché
un éditeur.
Moi, je ne voulais plus en parler, le lui ai même dit. Elle a alors
modifié son approche.
En
plus d'équipements, j'achetais aussi des
livres.
Un jour, ç'avait été celui du journaliste torontois Mitrovica
sur le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS).
(Andrew Mitrovica --
Entrées clandestines --
Éditions Trait d'Union) Un mois après, de retour dans son bureau,
elle
me demande si je l'ai lu,
je rétorque ne pas vouloir faire de commentaires sur son contenu,
offre cependant de le lui prêter, ce qu'elle accepte. (Suite
demain)
News du samedi 20 Mars 2010
■ Depuis
quelques années, on projette sur la face d'édifices des lumières
et effets
– Dans la vidéo
(03:06) que je vous propose, on réalise que la technique se
développe, devient très attrayante, même spectaculaire et sociale
au max, car beaucoup de citoyens y participent, des jeunes comme des
vieux.
On explique en quelques étapes comment procéder,
malheureusement ça ne suffit pas à monter un beau projet du genre.
Alors, j'ajoute, en vous souhaitant bonne chance, des adresses web
(en anglais) où vous pourrez peut-être obtenir plus de détails
techniques + 129 photos.
■ Étude
du CREMIS : La police de Montréal pratique le profilage racial
– L'étude du Centre de recherche de Montréal sur les inégalités
sociales et les discriminations (CREMIS) démontre que les policiers
sont portés à interpeller plus souvent les jeunes Noirs que les
Blancs de leur âge. Dans les quartiers où les Noirs sont moins
nombreux, le risque est plus grand.
Le
CREMIS (son site)
fait partie intégrante du centre affilié universitaire : Centre de
santé et de services sociaux Jeanne-Mance, Université de Montréal
(UM) et Université du Québec à Montréal (UQAM) + le résumé
de l'enquête en format pdf, voir titre "La
mauvaise conseillère",
de la page 7 à 14 inclusivement + reportage
vidéo (02:00) + entrevue
vidéo (07:52) avec les deux chercheurs du CREMIS : Lionel Bernard et
Christophe McAll + texte.
PS
:
Le phénomène n'est pas nouveau et implique bien des corps policiers
de l'Occident. Cependant, nécessaire de le rappeler si l'on veut que
les réflexes conditionnés des policiers changent au positif. Le
fameux "point
zéro"
(voulant que tout le monde soit coupable) qu'on enseigne dans les
écoles de formation policière n'aide pas.
■ Solution
aux crises : séparer banques de dépôt et marchés financiers – Il
y a eu et il y aura des crises financière, économique et sociale tant
et aussi longtemps que cette cloison ne sera pas mise en place.
Actuellement, selon l'économiste français André Orléan
(entrevue),
directeur au Centre national de recherche scientifique (CNRS),
ce cloisonnement n'étant pas effectif, le monde financier est
homogène. Alors quant arrive la crise financière et son effet
domino, c'est tout le système qui s'écroule.
Les
banques de dépôt, qui ont subi des pertes à cause de leurs
activités financières, resserrent à l'étranglement le crédit.
N'accordant presque plus de prêts aux entreprises et aux citoyens,
la consommation des biens et services culbute dans le vide :
ralentissement de la production, fermetures d'usines,
délocalisations, chômage, etc.
Sa
proposition est de passer de l'homogène et l'hétérogène. Le mur
(pare-feu) empêcherait les banques de dépôt de s'effondrer et,
conséquemment, le crédit continuerait de circuler. Est-ce possible
d'implanter cette réforme? Orléan fait le lien avec l'écologie :
«Triez nos détritus peut apparaître comme une contrainte mais elle
peut être acceptée si l’on explique que le climat pourrait pâtir
du fait qu’on ne le fasse pas. Donc, là vous voyez bien comment ça
peut marcher.»
PS
: Dans une bonne partie de mon texte, j'interprète librement les propos
d'Orléan.
■ Entre
60 canaux télé où on décide ce que vous allez voir et 150
millions de sites sur le web, le choix n'est pas difficile à faire
- (Suite tome
2
de l'Étau Policier) Tout
ce qui précède étant, on comprend alors un peu mieux la
mini excitation
causée par la mise en marché du cellulaire capable de prendre des
photos. Exception faite des touristes, rarement les gens traînent-ils
sur eux une caméra. Avec ce nouveau gadget, la situation risque de
changer du tout au tout.
Hautement
dangereux pour la
police en civil,
car elle s'expose d'être photographiée par de ces utilisateurs.
Déjà, elle n'aime pas que des gens flânent dans l'espace public
parce qu'elle craint, notamment, que de ses
collègues en civil soient repérés.
S'il fallait en plus que ces flâneurs s'équipent
de cellulaires-caméras...
Elle
n'a rien inventé, au fond, la compagnie de production néerlandaise,
Endemol, qui a lancé Big Brother, commercialisé l'émission dans 27
pays, et
généré un chiffre d'affaires, en 2001, d'1,3
milliard$
pour un profit d'environ 120M$,
d'après des chiffres que la journaliste Emmanuelle Garneau de La
Presse a puisés dans le magazine
Capital.
(Emmanuelle Garnaud --
La Presse du 15 août 2001) Tout était déjà là, car son émission
s'insère
dans la mouvance de l'Internet,
qui a démocratisé l'information. Reconnaissons lui tout de même le
mérite d'être de son temps.
À
l'heure du Web, notre
télé a
pris un sérieux coup de vieux. Soixante
canaux de
télévision à domicile ne pèsent pas bien lourds devant près de
150
millions de sites disponibles
sur le Web, dont 50 millions de blogs recensés en juillet 2006.
(Source : site Web du magazine 01men) L'internaute à l'embarras
du choix, contrairement
au téléspectateur,
qui est captif de ceux qui décident ce qu'il verra et... ne
verra pas.
Autre
exemple de cette démocratisation de l'information. Le quotidien La
Presse, notamment, a ajusté sa montre à l'heure de l'Internet.
Jamais
n'y a-t-on vu autant d'interaction
entre l'éditeur et le lecteur. On l'y sollicite quotidiennement pour
obtenir son opinion sur différents sujets, débat plein d'idées.
Dès le lendemain de l'événement, le lecteur, et la
police déguisée en citoyen préoccupé,
y exprime déjà son point de vue à
coups de courriels.
Ce
qui rend ce quotidien autrement plus intéressant et près des
préoccupations du lecteur que
du temps
pas si lointain où il n'était pas facile d'y faire publier une
lettre. L'attente s'étalait sur 3
ou 4 semaines,
alors que l'événement était tombé dans l'oubli. Quand
elle était publiée,
car si vous n'étiez pas un personnage connu ou abordiez un sujet
délicat, les chances d'être lu rétrécissaient jusqu'au goulot
d'étranglement.
L'Internet est un puissant
aiguillon...
Il force les médias traditionnels à se démocratiser,
s'ils ne veulent pas voir le nombre de leurs lecteurs, auditeurs et
téléspectateurs diminuer, diminuer... (Suite
demain)
■ Une
télécommande qu'on cache dans le creux de la main permet d'activer à
distance le système anti-vol à l'entrée des commerces
- (Suite tome
1
de l'Étau Policier) Ai
venu un temps où j'en ai eu assez de cette répression clandestine.
À l'employé cherchant à m'en mettre le tort sur le dos, me
suis identifié
comme étant journaliste, lui ai parlé brièvement de mon enquête
dans l'underground policier de
la Sûreté du Québec,
qui me harcelait continuellement de mille et une façons, parlé du
livre.
Ai
émis l'hypothèse qu'on déclenchait délibérément le système, à
distance, pour me harceler. Il
a nié que cela soit possible
: plus tard, sur le Web, je visionnerai une vidéo où une gardienne
de sécurité portant l'uniforme déclenche le bip-bip à distance à
l'aide d'une télécommande qu'elle tient dans le creux de sa main.
Le
dernier épisode
s'est déroulé le 27 septembre 2002. Là, j'ai parlé cl |