News du lundi 30 Juin 2008
■ Le
fougueux frenchkiss... – ...de la Statue
de la Liberté à la Justice.
■ Me Julius Grey : le test de l'intégration
réussie – «Un immigrant
devrait être perçu comme parfaitement intégré
à partir du moment où il est indifférent à
l'origine raciale, nationale ou religieuse de son conjoint»,
écrit-il aujourd'hui dans sa chronique publiée dans le
Journal de Montréal. Lisez
la suite ici.
PS : Me Grey, un Québécois,
est un éminent défenseur des droits et libertés.
Depuis plusieurs années, il mène plusieurs combats de
front.
■ Louise Arbour
quitte ses fonctions aujourd'hui ― Le Haut
commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme s'est permis
samedi, dans Le Monde, une dernière déclaration qui
n'étonnera personne, habitués que nous sommes à
l'entendre dire franchement ce qu'elle pense...
«On ne va pas pouvoir
continuer à accepter longtemps encore des inégalités
aussi profondes et injustifiables entre les pays et à
l’intérieur des pays. Face aux émeutes, le débat
a porté sur les aspects économiques : protectionnisme,
biocarburants, spéculation, etc. Qu’en est-il du droit à
l’alimentation, du droit à un niveau de vie adéquat ?
(...) On a entendu les pays occidentaux se dire fermement engagés
à prohiber le génocide... mais quelle est la différence
entre un gouvernement qui tue une partie de sa population et un
gouvernement qui la laisse mourir de faim ou de maladie par
négligence criminelle ?» (Sources : Le Monde et
Cyberpresse.)
Durant son mandat de 4 ans, la
Québécoise a accompli un travail colossal. Une femme
aussi active ne pourra rester chez elle à se tourner les
pouces. Suggérons lui d'écrire maintenant ses mémoires
: Cour suprême du Canada, Tribunal pénal international,
responsable des droits de l'homme à l'ONU. Elle en a vu et
entendu des vertes et des pas mures. Il y a là de quoi écrire
quelques volumes, dénoncer ceux qui se cachent derrière
la langue de bois.
■ Police
de quartier : «un échec», «une fumisterie» – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) En
mars 2001, le journaliste André Cédilot de La Presse
rapportait que le président de la Fraternité des
policiers de la CUM, Georges Painchaud, fulminait contre la police de
quartier (André Cédilot -
La Presse du 27 mars 2001) : « C'est un
échec, une fumisterie, une opération de séduction,
un flirt avec les politiciens ».
Selon ce
dernier, le seul mérite de cette structure implantée en
1997 est le rapprochement avec la population. Et encore, pas de tous,
surtout des agents sociocommunautaires, les autres étant plus
occupés à répondre aux appels qu'à
résoudre des problèmes avec les citoyens. «En
réalité, poursuivait-il,
la police de quartier a été créée pour
plaire aux élus municipaux. C'est une police bien plus proche
des politiciens que des citoyens. (...) Les
citoyens qui sont satisfaits sont ceux qui n'ont pas besoin de la
police». Painchaud avait peine à
comprendre le pourquoi d'autant de postes de police sur l'île
de Montréal.
Portons un oeil attentif également à ce
témoignage du sergent-détective Daniel Desbiens de la
police de l'île de Montréal, enquêteur à
l'escouade régionale mixte contre le crime organisé,
opérant sous la direction de la Sûreté du Québec.
En janvier 2003, il publiait une thèse de doctorat sur la
résistance au changement dans les forces policières,
dont les conclusions ont été rapportées dans des
médias. (Sophie Allard -La Presse du 17 janvier 2003)
Les policiers se voient
avant tout comme des «combattants
du crime» et préfèrent
de beaucoup la chasse à l'homme à la prévention :
«Les policiers désirent
consacrer 80% de leur temps à la répression et
seulement 20% à la prévention alors que la police
communautaire propose exactement l'inverse».
Desbiens a pu vérifier au cours de ses recherches que de
fortes résistances tant culturelles qu'organisationnelles
mettent un frein à l'implantation du concept.
«Dans
notre société et au sein même des organisations
policières, on valorise les agents qui effectuent des
poursuites policières, des perquisitions, des filatures et des
interventions tactiques. Les héros portent l'uniforme,
revolver compris. Les policiers communautaires sont considérés
de moindre importance, d'où leurs difficultés à
accéder aux échelons supérieurs et à
obtenir des postes convoités. (…)
(Dans ce contexte) quel agent sera intéressé
par la police communautaire? (…)
«C'est
faux de prétendre qu'elle ( la police
communautaire ou de quartier ) est possible là
où les crimes sont omniprésents et où on lutte
d'abord pour sa survie. Il ne faut pas confondre police communautaire
et relations publiques (sic) et
plutôt miser sur un bon dosage de prévention et de
répression.» Notons que le
chercheur ne dit mot du rôle clandestin de la police en civil
et de ses collabos. (Suite demain)
News du dimanche 29 Juin 2008
■ France
: le principe de laïcité mal
mené dans des écoles ―
Dans une école primaire, à titre d'exemple, des parents
d'élèves musulmans ont fait pression pour offrir des
menus sans viandes jugées impures. Avec le temps, on en est venu
à séparer dans
la cantine les SANS PORC des AVEC PORC : Vidéo (03:33).
Ce
n'est pas le seul point. En 2004, le Rapport
Obin, commandé par le ministère français de
l'Éducation, devait établir des règles laïques
en milieu scolaire. Cependant, son contenu était tellement
explosif qu'on ne lui a pas donné suite. On
y constatait des signes et manifestations d'appartenance religieuse.
L’obsession
de la pureté est sans limite, y signale-t-on. Deux exemples.
L'usage exclusif des deux robinets des toilettes, l’un réservé
aux « musulmans », l’autre aux « Français ».
Demande d'un responsable local du culte musulman d'instituer des
vestiaires séparés dans les salles de sports, car selon
lui « un circoncis ne peut se déshabiller à
côté d’un impur. »
Sources
: bivouac-id,
pointdebasculecanada
et Rapport
Obin
■ 12 ans et
prononçant un discours à l'ONU traitant de
l'environnement et de l'humanitaire! – «Salut.
Je suis Severrine Suzuki et je représente l'ÉCO...» Le contenu est là, la conviction aussi.
Cela s'est passé il y a 16 ans, mais son discours n'a rien perdu de sa
pertinence. Après avoir visionné
la vidéo (06:41) de l'époque, vous vous
demanderez sans doute : Qu'est donc devenue cette ado depuis ?
Wikipedia
vous dira tout. Vous découvrirez que son engagement n'était
pas de la frime.
■ Les
policiers,
attachés au caractère répressif de leur travail – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Dans son
livre, Normandeau ouvre ses pages à d'autres spécialistes
en la matière. (André Normandeau -
Une police professionnelle de type communautaire -
Éditions du Méridien) Citons les en vrac, en ajoutant
d'autres sources que les siennes.
Barbara
Jankowski, chercheur de l'Institut des Hautes études de la
sécurité intérieure, à Paris : «Sans
grand effet sur la délinquance», dit-elle. En France, on ne peut comparer la police de
quartier d'une ville avec une autre parce qu'aucun corps policier ne
fonctionne intégralement selon les règles du model. Par
ailleurs, fait-elle observer, la mise en place de l'îlotage
dans les quartiers difficiles se heurte à de fortes réticences
chez les policiers (portant l'uniforme?). Il leur faut faire face à
une hostilité verbale et physique de plus en plus manifeste,
leur donnant le sentiment de courir un danger lors des interventions.
Glissons ici l'opinion
d'un compatriote de Jankowski relatif à l'îlotage.
Roché, du Centre national de recherche scientifique (CNRS), en
France, et professeur à l'Institut d'études politiques
de Grenoble, soutient qu'une police de proximité efficace va à
l'encontre des valeurs policières, transforme le temps de
travail. (Sebastian Roché - Le sentiment
d'insécurité - Éditions
PUF) L'îlotage heurte bien des susceptibilités. En dépit
d'une forte valorisation dans les discours, il n'a guère connu
de croissance.
Encore
aujourd'hui (son livre a été publié en mai
1994), il n'existe guère d'îlotage pédestre et
permanent, en particulier parce que la culture professionnelle s'y
oppose : seule l'activité consistant à arrêter
les délinquants est valorisée, les policiers, attachés
au caractère répressif de leur travail, ne veulent rien
savoir du travail social de la police. En somme, le «syndrome
des moyens au détriment de la fin» dont parlait il y a un instant Goldstein. (Suite demain)
News du samedi 28 Juin 2008
■ Le
Festival de jazz de Montréal... ― ...a entamé sa 29e édition le 26 juin en rendant
hommage au poète et chanteur d'origine québécoise
Leonard Cohen. Des dizaines de milliers de personnes ont assisté
à l'événement. Regardez la photo
de cette belle soirée. Pointez la flèche de la souris
dessus, appuyez sur le bouton gauche et faites un tour complet de 360
degrés. Vous verrez, y'avait
foule.
Jusqu'au
6 juillet inclusivement, plus de 3 000 musiciens et près de
700 spectacles, dont la moitié gratuits. Visitez la
page
d'accueil du Festival. À son sommet, cliquez sur chaque date
pour connaître
les invités du jour.
Galerie
de photos des années antérieures. Cliquez sur
chacune pour voir un diapo. Dans le bas de la page, colonne de
gauche, le FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL EN
VIDÉO, sur Windows Media Player.
■ La
Québécoise Louise Arbour : W.
Bush, un recul alarmant des droits et libertés ― Au moment de terminer son mandat de Haut Commissaire des Nations
Unies aux droit de l'homme, poste qu'elle occupe depuis 2004, Arbour
dit franchement ce qu'elle pense dans une entrevue accordée au
Figaro.
«L'aspect le plus inquiétant de mon côté
a été, et c'était une politique très
claire de l'administration (Bush),
la tentative visant à écarter le rôle des
tribunaux, raconte-t-elle.
Dans cette optique, la dernière décision (récente)
de la Cour suprême américaine démontre que les
tribunaux regagnent le terrain qui leur appartient.»
Lisez
l'entrevue au complet ici.
■ Brodeur
: «plus ça change, et
plus c'est pareil» –
(Suite tome 1 de L'Étau Policier) Goldstein
soulève un autre aspect, dont fait état Brodeur : le
rôle joué par la communauté est également
limité quand il s'agit d'établir les priorités
des problèmes à résoudre. Il est d'opinion que
le concept devrait chapeauter tous les efforts déployés
pour améliorer la qualité des services policiers. Il ne
serait acceptable (sic) que dans la mesure où il conduirait à
une nouvelle manière de voir le rôle de la police et ne
constituerait pas uniquement une autre étiquette utilisée
à des fins de… relations publiques.
Brodeur signale
un imbroglio : alors que les défenseurs de la police
communautaire ne semblent montrer aucune réticence à
intégrer la police axée sur la résolution de
problèmes, certains défenseurs de cette dernière
ne manifestent pas le même enthousiasme. En somme,
l'incompatibilité dont nous faisions allusion plus tôt.
Pour Goldstein, l'application de la loi n'est qu'un
moyen, non une fin en soi. (NDLR : Ici, on traite plus
explicitement de déjudiciarisation, ce qui signifie que
policiers en civil et collabos remplacent les… juges.) Critiquant
la tendance générale des forces de l'ordre à
négliger la finalité du travail de police au bénéfice
de la réforme organisationnelle interne, Goldstein parle,
ainsi que nous en fait part Brodeur, du « syndrome
des moyens au détriment de la fin ».
Première manifestation : l'application de la loi pénale
est l'objectif ultime de la police. La deuxième : la nécessité
pour la police de recourir à des solutions autres que celles
qu'offre le système de justice pénale pour atteindre
ses multiples objectifs.
À la fin de son analyse, Brodeur en vient à
la conclusion que le concept communautaire s'inspire de la police en
équipe qui, dans le passé, s'est avérée
un échec. Par exemple, rappelle-t-il, la patrouille préventive
devait être éliminée afin de permettre aux
membres de l'équipe de faire des interventions orientées
vers la résolution de problèmes. Malgré le
battage publicitaire dont son implantation a fait l'objet, la police
communautaire, qui englobe ces mêmes activités, n'offre
aucune garantie qu'elle ne subira pas le même sort.
Selon
Brodeur, « il semblerait que les
services de police aient connu bien peu de succès depuis les
années 1970 dans leurs tentatives pour introduire ce genre de
réforme. Par conséquent, il est permis de supposer que
( … ) les choses ont très peu évolué
et que l'on s'est contenté de donner un nouveau nom aux
réformes avortées. De nouvelles évaluations
empiriques ne modifieront pas sensiblement notre impression qu'en
dépit de la multiplication actuelle des initiatives, plus ça
change, et plus c'est pareil. » (Suite demain)
News du vendredi 27 Juin 2008
■ Les
citoyens ont bien d'autres préoccupations... –
(Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Allons voir ce qu'en pense Goldstein, dont Brodeur cite aussi les
propos. Dans la vaste gamme de programmes destinée à
susciter la participation de la communauté, Goldstein
distingue, lui aussi, deux orientations. L'une consiste à
tisser de nouvelles relations avec la totalité ou une grande
partie de la communauté, ce qui soulève plusieurs
questions sur sa viabilité. L'autre, à limiter la
participation aux seules personnes touchées par un problème
particulier, approche jugée plus prometteuse.
Cependant, on a constaté
que la communauté ne contribue que dans la mesure de ses
possibilités à sa résolution. Brodeur soutient
que cette approche correspond davantage à une police axée
sur la résolution de problèmes qu'à une police
communautaire. Soulignons au passage que Fourcaudot et Prévost
écrivent que les citoyens ont à faire face à de
nombreuses difficultés tels que le chômage, la baisse du
pouvoir d'achats, etc. (Martine Fourcaudot et Lionel Prévost - Prévention
de la criminalité et relations communautaires - Éditions
Modulo)
Ils
se préoccupent bien sûr de la criminalité, mais
tous ne sont pas également motivés par la prévention.
Notons aussi que des sondages scientifiques, n'ayant rien à
voir avec les sondages bidons publiés dans les médias,
prouvent hors de tout doute que les citoyens ont effectivement bien
d'autres préoccupations. Nous y reviendrons. (Suite demain)
News du jeudi 26 Juin 2008
■ Taser
: Kennedy président du CPP insatisfait
de la collaboration de la GRC! ― Telle est la déclaration qu'il a faite lors de son
témoignage devant la commission d'enquête portant sur le
décès du Polonais Robert Dziekanski survenu à
l'aéroport de Vancouver après qu'un agent de la
Gendarmerie royale du Canada (GRC) l'ait atteint de décharges
électriques.
Kennedy,
président de la Commission des plaintes du public contre la GRC (CPP), a
publié la semaine dernière un rapport comportant 12
recommandations sur l'usage du Taser. Il a relaté que la GRC a commencé à
mettre en oeuvre certaines d'entre elles. Il a précisé qu'il
cherchait à créer suffisamment de pression pour
l'obliger
à changer la façon dont elle utilise l'arme.
■ Carnaval
de Dunkerque ― Les citoyens ne sont pas confinés en rangs serrés
sur les trottoirs à regarder passer le défilé.
Ils en font partie. S'habillent de façons colorées, se
déguisent, plusieurs se maquillent aussi. Sont heureux d'être
de cette fête annuelle qui existe depuis une trentaine
d'années. On parle de défoulement, de dépaysement.
Témoignage d'une participante enthousiaste : « La
simplicité. Tout le monde est simple, tout le monde se tutoie,
tout le monde s'embrasse. Il y a des chefs d'entreprises qui y
participent avec leurs employés. Je trouve que c'est
convivial, très convivial. » Excellent pour
l'osmose, la réappropriation de l'espace public. Une
belle fête citoyenne !
Dans
la page s'affichant, un peu plus bas, cliquez sur VOIR LA VIDÉO
(04:47).
■ OMS : nouvelles normes
mondiales pour réduire les risques en
chirurgie – Selon l’Organisation
mondiale de la santé (OMS), 234 millions d'interventions
chirurgicales majeures sont pratiquées chaque année et
des études indiquent des complications, voire des décès,
pour une proportion non négligeable d'entre elles.
Dans les pays industrialisés (ça
nous concerne tous), de graves complications surviennent dans 3 à
16% des interventions sur les patients hospitalisés, avec des
taux d'incapacité définitive et de mortalité
d'environ 0,4 à 0,8%. Dans les pays en développement,
les taux de mortalité seraient de 5 à 10% pour les
interventions majeures.
L’OMS propose aux chirurgiens
l’équivalent de la check-list que les pilotes d’avions
doivent vérifier avant de décoller. Elle définit
trois phases lors des interventions chirurgicales: avant l'induction
de l'anesthésie, avant l'incision et avant la sortie du
patient du bloc opératoire.
Le dossier que je vous propose comporte
plusieurs éléments. Impossible de vous indiquer tous
les endroits où aller. Je m’en tiens donc aux quatre
principales Avenues, à vous de trouver Rues, Ruelles et autres
dédales et méandres.
Des textes et vidéos à un
endroit que j’indique plus loin…
Annonce
officielle du programme – L’article suivant
ajoute
au précédent, dans le bas de la page une
adresse email pour plus d’infos – La sheck-list
en anglais (Safe Surgery Saves Lives), dont 3 vidéos dans le
bas de la page. Lignes directrices et liste de contrôle
publiées sont une première édition. Elles seront
finalisées avant leur diffusion fin 2008, quand l’évaluation
mondiale des huit sites pilotes de l’OMS sera terminée – Un
document détaillé, format PDF.
Avertissement : les sites de l’ONU sont parfois un peu lents à
s’afficher.
■ La surveillance collective du crime n'a aucune incidence sur le taux de criminalité
– (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Brodeur se réfère aussi à John E.
Eck, membre du Police Executive Research Forum de Washington, et à William Spelman
(Who ya gonna call ? The
police as problem busters), ainsi qu'à T. Bennett (Evaluating Neighbourhood
Watch).
Il écrit que ces chercheurs s'entendent pour dire également
que la surveillance collective du crime n'a aucune incidence sur le taux de
criminalité. Elle peut tout au plus conférer un sentiment de sécurité à la
communauté et « intensifier (sic) la communication entre elle et
la police », ce qui rehaussent l'image de la police et augmente la
satisfaction professionnelle de ses membres. Il ajoute que la plupart des
études d'évaluation confirment l'impact limité des programmes communautaires de
lutte contre le crime sur le taux de criminalité, voire sur le sentiment de
sécurité.
Elles sont donc toutes, dans l'ensemble, peu concluantes,
d'après lui. Et ainsi que l'indiquent Pawson et Tilley (What works in
evaluation research ?), il est même difficile, continue Brodeur, d'interpréter
le langage contourné dans lequel elles sont rédigées : « Les réformateurs
sont d'une impatience notoire lorsqu'il s'agit d'obtenir des résultats et ils
n'hésitent pas à troquer la dernière panacée contre un nouveau plan ».
Eck et Spelman vont jusqu'à dire, ainsi que le rapporte
Brodeur, que la police axée sur la résolution de problèmes et la police
communautaire ne seraient pas « synonymes » (NDLR : Ne seraient pas
compatibles ?) Alors que la première devrait dépendre de la deuxième, elle a
plutôt tendance à faire cavalier seul. (Suite demain)
News du mercredi 25 Juin 2008
■ Je
comprends pas pourquoi…
– …des internautes utilisent le navigateur Internet Explorer. Pourquoi
l’escargot alors que le guépard FireFox galope à 70km ? Y’en a qui savent
probablement pas qu’ils peuvent avoir plusieurs navigateurs dans leur ordi. Je
vous suggère d’essayer le félin,
dernière version, la 3, en français. C’est gratuit en plus. Si vous ne l’aimez
pas, supprimez le en utilisant le Taser.
■ Suis
super content… – …de vous avoir déniché ces photos d’un genre assez particulier, je dirais
même très... De quoi vous étonner,
je pense : les sentiers un million de fois battus, c’est pas l’fun ! En plus
de celles affichées dans la page, à parcourir de haut en bas, il y en a aussi
dans les hyperliens.
■ Pragmatisme
vs idéalisme – L’auteur, dont j’ignore le nom, écrit
qu’il semble que l'idéalisme fasse peur. Les idéaux aliènent. Ils
seraient un aveuglement, une négation de la réalité. L'idéale mène à
l'idéologie. Il veut corrompre la réalité, la tordre, la soumettre. Le
pragmatisme, lui, ne cherche qu'à améliorer les choses au jour le jour.
Pourtant... On ne peut finir par se demander : quelle est la finalité de nos
actions ? Le pragmatisme (qui mène aussi à l’idéologie) est dans le court terme
sans cesse renouvelé tandis que l'idéalisme est dans le long terme.
Un
bon texte comme il m’arrive d’en trouver. Quelle richesse, ce web!
■ Le
documentaire animé
à de l’avenir!
– Et les cinéphiles le doivent à Ari Folman, qui a produit Valse avec Bachir.
Membre de l’armée israélienne, il fut témoin, à l’âge de 19 ans, des massacres
en 1982 de Sabra et Chatila.
Avant
de réaliser son projet, il a fouillé dans ses souvenirs, interrogé aussi des
militaires qu’il avait connus à l’époque sur le terrain. Il avait le choix
entre filmer une suite d’interviews ou produire un dessin animé. Il a opté pour
cette dernière alternative parce qu’elle lui permettait de tout montrer, tout interpréter
et tout expliquer. D’où l’immense intérêt pour son documentaire.
Lorsqu’il
prendra l’affiche près de chez vous, n’hésitez pas, allez le voir. Ça n’a rien
à voir avec les dessins animés de Disney. C’est du sérieux, comme on dit.
En
attendant, contentons-nous de la bande
annonce. Dans la page s’affichant, colonne de gauche, l’article traitant de
cette révolution cinématographique et, plus bas, la vidéo.
■ La police n’a de communautaire que le nom
– (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Dans le cas de la police en équipe,
Brodeur s'est notamment inspiré de Sherman, Milton et Kelly qui ont publié une
étude, en 1973, portant sur sept corps policiers - dont ceux de New York,
Détroit et Los Angeles - où on a tenté de l'y mettre sur pied. Tout comme la
police communautaire, elle consistait, entre autres, en l'implantation de mini
postes de police, de patrouilles à pied et de la surveillance collective du
crime. L'opération visait à créer un style professionnel de patrouilles
décentralisées.
« Cet objectif n'a été atteint dans aucune des villes
étudiées », signalent les trois auteurs. Ils en attribuent l'échec
principalement aux cadres responsables de l'administration des services. Voyant
leur pouvoir menacé par la police en équipe, ils en ont entravé, et dans
certains cas même saboté, la mise en oeuvre.
Pour ce qui est de la police communautaire, Brodeur a
consulté notamment celle de Wesley G. Skogan, politicologue et criminologue de
l'Université Northwestern, en Illinois, et publiée en 1993. Aux États-Unis,
écrit Skogan, nombreux sont les exemples d'expérimentations qui ont échoué et
de grandes villes où le concept même s'est dissout. Selon lui, « la police
communautaire continue à être suspectée de n'être qu'une opération réussie de
relations publiques ». Il soutient que la démonstration que la
criminalité a été réduite est rarement faite.
Brodeur le cite : « Je n'ai
connaissance d'aucune évaluation démontrant une réduction du niveau de
criminalité conventionnelle. De surcroît, si davantage de projets avaient mis
en évidence une telle réduction, les critiques auraient pu alors suggérer
l'hypothèse d'un déplacement plus que d'une véritable prévention de la
criminalité, puisque, en effet, aucune des évaluations n'a prévu de mesurer
cette hypothèse. »
(NDLR : À l'image de la
prostitution, dans les pays où elle est interdite, la criminalité se déplace
ailleurs ou s'enfonce davantage dans la clandestinité. Cependant, évitons de
nous égarer. Car, fondamentalement, et il est nécessaire d'y revenir, le principal
objectif du concept n'est pas de lutter contre la criminalité mais bel et bien
de procéder aux contrôles et nettoyages sociaux des citoyens n'ayant commis
aucun acte criminel.) (Suite demain)
News du mardi 24 Juin 2008
■ Ce 24
juin, fête nationale des Québécois…
– …beaucoup de monde le long du défilé
annuel, rue Sherbrooke, à Montréal. Une première vidéo dans la page s’affichant,
d’autres plus bas.
■ Graffitis
urbains – Je ne veux surtout pas encourager le
graffiti illégal : stations de métros, bus, murs d’édifices, de petits
commerces, de maisons, etc. Je suggère aux graphiteurs de créer une association
et d’engager le dialogue avec les dirigeants de leur municipalité sur les
endroits où ils pourront faire exploser leur créativité. Au nom du pluralisme
et de la liberté d’expression, ils y ont droit. D’autant que les arts de la rue
se développent rapidement lorsqu’ils sont concentrés dans un même secteur. Ils n’attirent
pas seulement les résidents, les touristes aussi.
Visiter de haut en bas la page
s’affichant.
Jetez un œil aussi au Festival la Rue
est à Nous.
Autre site de
graffiteurs, à visiter aussi de haut en bas. Ensuite, cliquez sur la page 2
et ainsi de suite.
■ Canada : nouvelle victime du Taser
– Selon La
Presse canadienne, l’homme, dont l’identité n’a pas été révélée, est décédé
hier lundi après que des policiers en eurent fait usage.
■ La police communautaire s'est avérée un échec – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Avant d'aborder certains éléments du
livre de Normandeau, utile de souligner qu'on peu lire l'énoncé suivant, dans
le document fédéral que le criminologue cosigne avec Leighton : « ( ... ) nous
sommes engagés, écrivaient-ils en 1990, dans un exercice visant à
établir l'équilibre entre, d'une part, les mesures nécessaires pour assurer la
sécurité de tous les citoyens et, d'autre part, l'acceptation, par ces mêmes
citoyens, d'une diminution consécutive de leurs libertés fondamentales ». (André
Normandeau et Barry Leighton -
Une vision de l'avenir de la police au Canada : Police-défi 2000 - Direction de la police et de la sécurité,
Secrétariat du Ministère du Solliciteur général du Canada, 1990) Aucune
ambiguïté, tout est on ne peut plus clair. Une citation à se remémorer tout au
long de la lecture de ces pages, à ne jamais oublier non plus.
Ce n'est pas d'aujourd'hui que l'on tente de réformer la
police. (André Normandeau -
Une police professionnelle de type communautaire - Éditions du Méridien) Depuis 1945, on a
multiplié les expériences, dont celle de la police en équipe, qui
ressemble comme une soeur jumelle à la police communautaire, et s'est
avérée un échec... C'est la conclusion qu'en fait le criminologue Jean-Paul
Brodeur, professeur de l'Université de Montréal, l'un des collaborateurs
auxquels Normandeau a fait appel. Comment y est-il arrivé ? Il a lu des études
témoignant de cette recherche, aux États-Unis et au Canada, comparant celles
portant sur la police en équipe à d'autres ayant trait à la police
communautaire. Il a pu voir les similitudes dans la philosophie et
l'infrastructure. (Suite demain)
News du lundi 23 Juin 2008
■ Scène
internationale
– Il m'arrive de sortir du thème de ce site. Il existe des événements qu'on ne peut garder sous silence.
Ainsi,
le naufrage du pétrolier Erika. Vous vous souvenez en 1999, au large des côtes
de la Bretagne ? Le procès s’est amorcé au début de 2007. L’année suivante, la
pétrolière Total, parmi les accusés trouvés coupables, est condamnée à verser
plus de 190 millions d’euros aux victimes. Elle ira en appel : j’ai
cherché la suite, mais sans succès. Deux vidéos.
Le
génocide au Congo, en est un autre et de loin le plus important. Au sommet et
dans le bas de la page s’affichant, une dizaine de reportages vidéos tournées
sur le terrain avant,
pendant et après la tuerie. Vidéos regardant et écoutant ce qui se passe. Un
document d’une grande valeur historique.
■ Le Far West dans sa
version la plus moderne
– (Suite tome 1 de L'Étau Policier) L'ex-CUM (Communauté urbaine de Montréal) a produit,
conjointement avec son corps policier, un document qui en dit long sur ses aspirations…
communautaires. (La Police de quartier - Ensemble pour mieux servir, auquel j'ajoute le bilan annuel des
activités policières, de chacune des années de 1993 à 1997, ces derniers publiés
par ce même corps policier) Page après page, rien que de la propagande
dithyrambique. Le docu de l'ex-CUM possède tous les ingrédients du piège
idéologique, du dogme impénétrable auquel on se doit d'adhérer sans chercher à
comprendre.
La police
communautaire, y indique-t-on, constitue une nouvelle stratégie devant se
situer au-delà de la lutte contre le crime et de l'application de la loi afin
de résoudre une variété de problèmes tellement hétérogènes qu'il est impossible
de trouver un terme les qualifiant de manière globale. Elle suppose une meilleure
communication entre policiers et citoyens et l'établissement d'un climat de
respect et de soutien afin, explicite-t-on, d'aider les policiers à solutionner
ces problèmes sans recourir au système de justice pénale.
Climat de
respect ?! Avec tout ce qu'on a vu jusqu'à présent, et tout ce qui suivra, déjà
ça sent et goûte fortement l'utopie. Ressemble à la stratégie de Fidel Castro,
qui recourt encore à toutes les contraintes et contorsions inimaginables pour
faire croire aux Cubains qu'il transformera en limonade l'eau salée de la mer
des Caraïbes. Et pendant que le bon peuple pense que cela arrivera un jour,
Castro le domine et le réprime.
Attardons-nous
aux formulations " au delà de la lutte contre le crime " et "
résoudre une variété de problèmes hétérogènes ". En plus clair, cela
signifie que le concept n'a pas pour objectif de lutter contre le crime, sa
raison d'être étant de procéder aux contrôles et nettoyages sociaux des vitres
cassées du système, les pauvres. Et quand on indique que le concept se situe
" au-delà de l'application de la loi ", cela signifie qu'on sort du
cadre légal.
Est-ce à dire que polices municipales, régionales et
provinciale du Québec ont, en de très nombreux cas, remplacé les juges ? Oui,
puisque se sont elles qui décident qui sera in ou out de la société. Le Far
West, dans sa version la plus moderne. (Suite demain)
News du dimanche 22 Juin 2008
■ U2... – ... Elevation
!
■ Caricatures
venant d’islamfrance – Elles sont sur le site de Sifaoui,
dont je parle ci-dessous. Un peu plus bas dans la page s’affichant, cliquez sur
PHOTO SUIVANTE, à droite.
■ L’Islam
est une idéologie totalitaire – Prenez connaissance de cet exemple récent le démontrant encore une fois. Mohamed
Sifaoui, qui vit en France, a dénoncé le fascisme musulman. Par la suite, il a
fait l’objet de nombreuses menaces de mort. Dernièrement, il a été agressé en
pleine rue, en plein jour. Le site FAIRE LE JOUR
demande à la police de le protéger. Visitez aussi le site de Mohamed Sifaoui.
■ La
reconstruction du Japon… – …après
la guerre.
■ Un
premier soldat français est tué en Afghanistan… – … et déjà certains commentaires circulent sur le web. Combien seront-ils à
dénoncer la présence de la France dans ce pays lorsque le nombre de victimes
passera à 84 ainsi que c’est le cas de l’armée canadienne ? Le commentaire est
publié sur le site Liberté d’Expression...
Dans
les cas exceptionnels de défense de la patrie contre de véritables agresseurs
qu’on n’a pas été cherchés ou qu’on n’a pas fabriqués par notre propre agressivité,
cela peut se comprendre. Nous n’avons pas à fabriquer nous-mêmes, par nos
actions agressives, les terroristes qui viendront se venger contre nous. Laissons
les Afghans régler leurs problèmes entre eux : on s’en fout du régime qu’ils se
donnent.
■ Samedi
21 juin : la fête de la musique célébrée
dans 340 villes de plus de 100 pays
– Elle a été créée en 1982 par le ministre français de la Culture Jack Lang. Fête,
musique, danse et amour sont intimement liés. Le ministère français de la
Santé a fait distribuer dans 38 villes un million de… préservatifs : le
sida moins bon que l’amour.
Dans
la page s’affichant, une vidéo sur la fête à Tel-Aviv. Au sommet de la colonne
de droite, d’autres disponibles : cliquez sur REPORTAGE puis sur FESTIVAL
DES MUSIQUES NOMADES et enfin sur UN FESTIVAL DE MUSIQUE ARABE À NEW YORK.
■ Ils avaient de bons motifs d'en divulguer le moins
possible – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) De son côté, le pouvoir politique a
été avare de commentaires. Pointons l'index sur les élus initiés aux activités
clandestines de la police, généralement des avocats, et y baignant
quotidiennement de par leur fonction, notamment les ministres péquistes de la
Sécurité publique qui se sont succédés sous les gouvernements péquistes
successifs de Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et de Bernard Landry, le
Solliciteur général du Canada, membre du gouvernement fédéral libéral de Jean
Chrétien et une non élue, la présidente Vera Danyluk de l'ex-Communauté urbaine
de Montréal (CUM), qui fut, jusqu'à la fin de 2001, responsable de la police.
Ils
se sont tous contentés de quelques mots prononcés du bout des lèvres,
occasionnellement. Ces gens, imitant en cela leurs prédécesseurs, avaient
contracté cette incroyable arrogance consistant à croire qu'ils savaient mieux
que personne ce qui était bon pour les citoyens : ceux qui leur ont
succédé n'ont guère fait mieux.
Citons le cas de Vera Danyluk. L'implantation du concept n'a fait
l'objet d'aucun débat public. Sur le territoire de l'ex-CUM pouvoir et police
se sont contentés de consultations et de sondages bidons, parce que la
population ne sait même pas que la police en civil existe et qu'elle agit
continuellement dans l'illégalité. Ensuite, Danyluk, a fermé la boucle en
déclarant aux médias : « On va se donner la police qu'on mérite ».
De fait, les citoyens y ont adhéré sur la base de
quelques slogans : lutter contre la criminalité, restaurer sentiment de
sécurité et qualité de vie. Rien d'autre. C'est en allant derrière le discours
et les documents officiels que l'on s'aperçoit que ces élus, et la non élue
Danyluk, avaient de bons motifs d'en divulguer le moins possible. (Suite demain)
News du samedi 21 Juin 2008
■ Tout savoir ou presque sur le vieillissement – La Fondation internet nouvelle génération (FING) s’interroge. En quoi
les technologies peuvent-elles contribuer à changer la manière dont
nous
vieillissons, et la manière dont nos sociétés vieillissent ? En quoi
l’allongement de la durée de la vie change-t-il la manière de concevoir
des
produits et services numériques ?
L’approche
est teintée de marketing, dans le sens qu’on cherche à déterminer les produits
qui sont les plus utiles au citoyen vieillissant, à les améliorer et à en créer
de nouveaux pour mieux répondre à ses besoins. Il lui appartient ensuite de
décider ce qu’il prendra et ne prendra pas.
Cependant,
avant d’en arriver à cette étape, nécessité il y a de connaître en profondeur
le phénomène du vieillissement. Le volet le plus intéressant de la démarche,
selon moi. Car la FING anime des groupes de travail.
Ainsi
qu’on le souligne, même si le citoyen est en bonne santé, le vieillissement a
des effets sur chacun. Il est inéluctable, irréversible. Ce n’est pas une
maladie, mais un phénomène touchant toutes les fonctions du corps. Il a aussi
une dimension cumulative : les problèmes physiques ont des effets sur le
cognitif ou le psychique.
Deux
sites à visiter :
Ce
que vieillir veut dire – Ensuite, le forum tenu à Aix-en-Provence, en
France, au début de juin 2008 sur le thème du vieillissement et des nouvelles
technologies. En tout, 11 vidéos
à haute définition.
■ Le
Taser de plus en plus en vente libre? – Son fabriquant en offre désormais une
version civile, citoyenne, notamment aux USA. L’arme serait cependant moins
puissante que celle dont disposent les corps policiers.
■ Chiens de garde de la
démocratie
devenus de gentils
caniches de salon
– (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Quelques années plus tard, le
criminaliste Normandeau récidivait en publiant un livre où il réitère sa
profession de foi à l'égard du modèle de la police communautaire. (André
Normandeau -
Une police professionnelle de type communautaire - Éditions du Méridien) Néanmoins,
par soucis d'honnêteté professionnelle, il s'est entouré de collaborateurs ne
partageant pas tout à fait son enthousiasme. Par conséquent, l'éventail
d'opinions qu'il y présente en permet une approche critique. Absolument rien à
voir, et on y reviendra, avec la propagande véhiculée par le pouvoir et la
police, ainsi qu'on l'a constaté dans les médias québécois quand concept a été
implanté sur l'île de Montréal, au Québec, au cours des années 1996-97 et 98.
À l'époque, dans les médias, la police a été particulièrement volubile
sur ses bienfaits. À l'entendre, le concept guérirait la société d'une bonne
part de tous ses maux. Dans les articles de journaux, on trouvait régulièrement
des entrefilets sur le sujet. Combien de journalistes savaient ce qu'il
impliquait vraiment ? Ils tenaient leurs infos de la police, qui leur en a
disait le moins possible. Ils ont endossé la réforme sans poser de questions,
ni s'en poser à eux-mêmes. Les chiens de garde de la démocratie se sont
comportés comme de gentils caniches de salon.
Lorsqu'ils ont cessé de propager le message
messianique, un autre moyen de diffusion, autrement plus efficace, a pris la
relève : la police en civil, utilisant le bouche à oreille, a ameuté la
population sur les dangers de l'omniprésence de la criminalité. Au point où des
citoyens, et c'est particulièrement le cas de ceux participant à des activités
clandestines illégales de la police, n'ont que ces mots en bouche :
criminalité, police communautaire, prévention. (Suite demain)
News du vendredi 20 Juin 2008
■ Canada :
La ligue des droits et libertés enquête
sur l’impact des listes des personnes
interdites de vol
– Selon La
Presse canadienne, un an après l’entrée en vigueur de la liste canadienne,
elle souhaite avoir une meilleure idée de ce que vivent les voyageurs se
retrouvant, à leur insu, sous le radar des gouvernements (dont celui du
gouvernement conservateur de Stephen Harper).
Elle
s'est jointe récemment à la Coalition pour la surveillance internationale des
libertés civiles, qui compte une trentaine de groupes de défense des libertés
civiles à travers le Canada, afin de réaliser une étude qui recueillera les
témoignages de voyageurs qui ont eu des démêlés avec des compagnies aériennes,
des fonctionnaires ou des agents des douanes, au moment de traverser la
frontière.
Ceux
souhaitant participer à l’enquête peuvent le faire via un site Internet (www.surveillancedesvoyageurs.ca)
ou la ligne téléphonique sans frais 1-866-613-0778.
Sur
Cyberpresse, lisez l’article du journaliste Daphné Cameron :
Listes
d’interdictions de vol : cauchemar
pour les passagers visés !
■ Célébrations
du 400e de la fondation de la Ville de Québec
: le FRAPRU étalera la rareté de logements
sociaux
– Voyons la situation en bref telle que d’écrite par le Front d’action
populaire en réaménagement urbain (FRAPRU). Au Québec, les logements libres se font
rares. Les plus susceptibles de vivre de la discrimination sont les couples
avec enfants, les personnes assistées socialement et les membres d’une minorité
visible : dans les communautés autochtones de la province, les conditions
d’habitation s’apparentent à celles du tiers-monde.
Une
grand nombre engloutissent 30%, 50%, voire 80% de leur revenu pour se loger et
se demandent mois après mois ce qu’ils doivent prioriser : payer le loyer
ou manger ? De plus en plus de ménages n’arrivent carrément plus à payer le
loyer, selon l’organisme. L’an dernier, 45 706 causes de non-paiement
pouvant entraîner l’éviction ont été présentées à la Régie du logement. C’est
6 000 de plus qu’en 2000.
Commentaire
de l’auteur et écrivain François
Avard, qui appuie le projet du FRAPRU de dévoiler la situation aux
touristes qui assisteront aux 400e : « Avant
de financer des guerres et conflits armés, les gouvernements devraient tout
d’abord penser à leur propre misère, celles des personnes incapables de
s’offrir un logement. » Il considère que l'argent des contribuables devrait
tout d'abord servir à « garantir des droits minimums » aux citoyens. (Allusion
au gouvernement conservateur de Stephen Harper qui investit des milliards dans
la guerre en Afghanistan.) D’autres appuies ici.
En
quoi consiste ce projet ? L’organisme aménagera dans la Ville de Québec un camp
de mal-logées du 26 au 28 juin inclusivement. L’endroit demeure encore un
secret bien gardé. Lors de la dernière journée, une manif festive clôtura
l’événement. Le programme prévu est disponible ici.
Visitez également le site du FRAPRU.
■ La
Transorientale – Vroum, vroum, piste tortueuse, beaucoup de poussière et un… mort jusqu’à
présent. Attachez votre ceinture, ça
roule vite.
■ Les
photos et la vidéo du jour?
Seulement de mauvais souvenirs d’une guerre
sale
– Les conflits armés, quoi qu’on cherche à nous faire gober de nos jours, ne
sont pas propres, propres, très loin de là. En témoigne, notamment,
l’utilisation de l’Agent orange lors de la guerre au Vietnam : 45 millions
de litres, 20 000 villages, 5 millions de citoyens affectés. Un défoliant
chimique hautement toxique, qui a produit notamment des enfants difformes, contaminé
sols et eaux.
Un
produit tenace aussi que l’humanité doit à la multinationale Monsanto. Car
des Vietnamiens en souffrent encore aujourd’hui : plusieurs maladies, dont
le cancer. Les fameux dommages collatéraux. On ne fait pas une omelette sans
casser des œufs, n’est-ce-pas. Photos et vidéo (06:34),
colonne du centre, explorer la page de haut en bas. D’autres clichés explicites sur
cette autre. Cliquez sur NEXT pour voir le lot au complet.
De
nos jours, on utilise des munitions contenant de l’uranium appauvri (UA), avec
les mêmes résultats, semble bien : Irak, Afghanistan, etc. L’Organisation mondiale de la santé (OMS)
fait cette mise en garde au sujet de l’UA.
A la
suite d’un conflit, il arrive de déceler des contaminations des aliments et de
l’eau dans les zones touchées même après quelques années. Il convient donc de
procéder à des contrôles lorsqu’il est raisonnable de penser que des quantités
importantes d’UA ont pu passer dans l’eau souterraine ou la chaîne alimentaire.
L’élimination de l’UA doit suivre les recommandations nationales ou
internationales sur l’utilisation des matières
radioactives.
(NDLR :
Qui s’en occupe ? Le pays conquis ou l’armée qui l’a envahi puis plié bagage
depuis ? Ce n’est pas sans faire penser aux mines antipersonnel qui continuent
de tuer ou mutiler même lorsque la guerre est terminée.)
Pourquoi
utilise-t-on l’UA ? Allez sur le site de la Revue militaire
canadienne, lisez
L’UTILISATION MILITAIRE DE L’UA, plus bas, en caractères rouges. Également
TRAVAUX EN COURS, en rouge, quelques pas plus loin.
■ Une décision entre membres d'une même famille
– (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Au Canada, on a entendu parlé du
concept pour la première fois, semble bien, au début des années 1990. Lorsque
André Normandeau, criminologue et professeur de l'Université de Montréal, et
Barry Leighton, un chercheur, ont publié un rapport sur une enquête qu'ils
avaient effectuée à la demande du solliciteur général du Canada, Pierre
Cadieux, et portant sur la police de l'avenir. (André Normandeau et Barry
Leighton -
Une vision de l'avenir de la police au Canada : Police-défi 2000 - Direction de la police et de la
sécurité, Secrétariat du Ministère du Solliciteur général du Canada, 1990)
Les
deux auteurs, après avoir sillonné le Canada et rencontré des élus, des
directeurs de police et associés, des syndicats policiers, des fonctionnaires
et des citoyens, faisaient état dans leur rapport d'un « consensus croissant
» à l'effet « que la police communautaire constitue la réponse la plus
appropriée aux défis et problèmes de la police au cours des dix prochaines
années ».
Consensus croissant? Se dégage plutôt de la liste des groupes
rencontrés l'impression d'une consultation ciblée, sans grand risque de remise
en question de l'approche policière préconisée. Et même si la population avait
été largement consultée, comment aurait-elle pu prendre une décision éclairée,
ignorant tout du modus operandi illégal prévalant dans l'underground policier ?
On peut dire de même des élus, qui dans la très grande majorité sont nuls en
matière policière. En somme, on a décidé entre membres d'une même famille du
système policier qui serait le nôtre. (Suite demain)
News du jeudi 19 Juin 2008
■ Taser :
des déclaration et faits….
– … rapportés cette dernière semaine par des médias canadiens :
■ L'enquête de la Commission des
plaintes du public contre la Gendarmerie royale du Canada (CPP) avait été
entreprise à la demande du ministre canadien de la Sécurité publique Stockwell
Day après le décès de Robert Dziekanski, en fin d’année 2007, à l'aéroport de
Vancouver. Le ressortissant polonais avait reçu au moins deux décharges de
Taser. Ses derniers
moments ont été captés sur vidéo et diffusés dans le monde entier.
■ Mercredi
18 juin 08, source Radio Canada, Saskatchewan…
Paul Kennedy, président de la CPP : «Il faut trouver une façon de traiter les
gens comme des êtres humains».
■ Article
du 18 juin 08 du journaliste Normand Rhéaume de LCN. Le président de la CPP déplore
que depuis 2001 des agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) aient
utilisé le pistolet Taser 90 fois contre des jeunes de 13 à 16 ans.
Depuis
l'introduction de cette arme dans l'arsenal de la GRC vers la fin de 2001, les
archives policières fédérales font état de 4 234 rapports d'utilisation ou de
menaces d'utilisation. Toutefois, une vérification de la CPP a permis de
constater que les deux tiers des plaintes soumises par le public à la suite
d'un tir de Taser n'avaient pas fait l'objet d'un rapport (formulaire #3996)
par un membre de ce corps policier.
■ Mardi 17 juin 08 article
traitant de l’enquête effectuée par Radio-Canada/CBC et la Presse
canadienne.
■ Autre
article traitant de l’enquête, on y apprend notamment : que dans la
plupart des cas, les personnes victimes du Taser n’avaient pas d’arme ; que
dans 31 cas, la GRC a utilisé l’arme sept (7) fois ou plus sur une même
personnes.
Déclaration du Dr Stanley Nattel, cardiologue à l’Institut
de cardiologie de Montréal : «Plus
longue est la décharge, plus le risque de capturer le coeur et de causer une
arythmie est grand. En plus, les substances relâchées par les muscles peuvent
avoir des effets néfastes sur le coeur et sur le fonctionnement électrique du
coeur». ■ Dans
le bas de cette même page, sous le titre AUDIO-VIDÉO cliquez sur FRÉDÉRIC
ZALAC S’EST PENCHÉ SUR LA QUESTION. Vidéo de Radio Canada (02:11)
■ Des ouvrages traitant de sujet nous concernant tous
– d’Armand Mattelart, La globalisation de la
surveillance, Éditions La Découverte. Vidéosurveillance, fichage, empreintes génétiques,
écoutes, puces RFID. Dans les régimes démocratiques, les différentes techniques
d’intrusion dans la vie quotidienne des individus se multiplient, au nom de la
lutte contre les “nouvelles menaces”. Les
États ont imposé et construit une définition de l’ennemi de plus en plus floue,
tellement floue qu’elle a permis et permet encore tous les abus.
De Gilles Sainati et Ulrich Schalchli, La décadence
sécuritaire, Édition La Découverte. Ils démontrent la chute rapide (dix ans) et
programmée de pans entiers de l’État de droit. L’angle d’observation est celui
de la disparition des notions mêmes de justice, de juste et de droit, en faveur
d’un arbitraire bureaucratique qui sert une fraction de plus en plus étroite de
la population. “Tolérance zéro”, pénalisation des comportements sous le vocable
d’“incivilités”, tatouage des populations à travers les fichiers informatiques,
marquage génétique, inféodation de l’appareil judiciaire à un exécutif
musclé...
Vous pouvez en savoir un peu plus ici,
au milieu de la page s’affichant.
■ Canada,
rapport sur l’usage du Taser : moratoire si des recommandations ne sont
pas respectées – Il a été déposé hier mercredi 18 juin par le président de la Commission des
plaintes du public contre la Gendarmerie royale du Canada (CPP), Paul. E.
Kennedy. Il propose (le ministre canadien de la sécurité publique, le
conservateur Stockwell Day, disposera…) la mise en œuvre immédiate de 12
recommandations.
Kennedy :
«Elles ont été formulées pour que la Gendarmerie royale du Canada (GRC)
rende compte publiquement de l'utilisation qu'elle fait de cette arme, qui a
suscité des préoccupations importantes chez les Canadiens et pour en empêcher
une utilisation abusive (…)». Ce qu’elle ne fait que partiellement, l’info
n’étant pas appuyée par les faits. Les conséquences ont été lourdes, signale
Kennedy.
Quelques
unes des recommandations. L'utilisation de l’arme ne doit être autorisée que
dans les situations où le sujet a un comportement «combatif» ou représente
une menace de «mort ou de lésions corporelles graves» pour l'agent,
le sujet lui-même ou le public, ainsi que dans les situations où le sujet
semble en état de délire agité. Chaque utilisation doit faire dans les plus
brefs délais l’objet d’une intervention médicale.
L'arme
doit être utilisée seulement par les policiers ayant le rang de caporal
ou un rang supérieur en milieu urbain et les gendarmes ayant au moins
cinq ans d'expérience opérationnelle et travaillant dans des
détachements en milieu rural. Enfin, la GRC doit rendre publics les
rapports semestriels et annuels demandés concernant son utilisation.
PS :
La question que je me pose à cette étape-ci est la suivante : est-ce que
les recommandations concernant la GRC seront appliquées également aux autres
corps policiers du Canada ? Il le faudrait, autrement le free for all continuera
de sévir dans les corps policiers municipaux, régionaux et provinciaux.
Bref
résumé du Rapport Taser
Pour obtenir une copie du Rapport de près de 80 pages, faites en la demande
par courriel (org@cpc-cpp.gc.ca). Je
doute que celles provenant de l’extérieur du Canada soient acceptées. Je vous
recommande de patienter un peu parce que le document complet sera bientôt disponible
sur le site de la CPP, en anglais et en français.
Site de la Commission des plaintes du
public contre la GRC
■ Police communautaire, de quartier ou de proximité et le mystère de la Sainte Trinité
– (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Le Canada n'est pas le seul pays à avoir adopté le concept de la
police de quartier (formulation englobant, entre autres, la police de quartier
et la police de proximité), la France et des États des États-Unis ont fait de
même, notamment.
Au Québec,
l'une des provinces du Canada, la nouvelle approche a permis aux policiers de reconstruire
la société à leur image et ressemblance, un peu comme Dieu aurait créé Adam et
Ève. Clandestinement, sans débat démocratique au sein de la population. Ce sont
les flics qui ont décidé ce qui était bon pour les citoyens. Pas les élus, qui
sont pour la plupart nuls en matière policière, mais les flics. Il y a fort à
parier que partout dans le monde où l'approche a été appliquée sur le terrain
les résultats ont été les mêmes.
Le concept
est particulièrement nébuleux. Car nous sommes en présence de l'équivalent d'un
mystère de la même nature que celui de la Ste-Trinité : Dieu le père, son
Fils et le Saint Esprit… La police communautaire comporte aussi trois niveaux.
De un, la
police luttant contre la criminalité : on imagine difficilement les citoyens
collabos de la police acceptant de servir de chaire à saucisse dans sa chasse
aux criminels ; de deux, la police dont l'action est axée sur la résolution de
problèmes, qui n'ont rien à voir avec la criminalité, tout à voir avec les
contrôles et nettoyages sociaux des citoyens honnêtes ; et de trois, la police
socio-communautaire, qui assure la liaison auprès des groupes sociaux plus
vulnérables en ce qui a trait au risque de victimisation et au sentiment de
sécurité.
Celle-ci
ratissant large, de bout en bout, toute la population est finalement atteinte
de l'hypothèse. Les trois devraient être amalgamés ensemble alors que chacun
travaille seul, sans tenir compte de ce que font les deux autres.
Le mystère s'épaissit du fait qu'aucun corps policier ne fonctionne
intégralement selon les règles du fameux modèle. Et lorsque celui-ci est
alambiqué, peut-on encore lui accoler l'étiquette de communautaire ? Non, car
le concept, alambiqué ou non, n'est rien d'autre qu'une opération de relations
publiques, plus précisément de la police traditionnelle déguisée en police
communautaire.
Il est de bon ton de s'en proclamer dans les médias
et auprès des citoyens. C'est excellent pour l'image publique. Et cela permet à
la police, dans sa version classique et agressive, de lever une armée de
dirigeants d'entreprises, d'organismes et de citoyens-mouchards de droite pour
s'introduire davantage dans la vie privée des citoyens. (Suite demain)
News du mercredi 18 Juin 2008
■ Bandes dessinées : reportages de
Chappatte – Un
touriste en Iran (cliquez sur la flèche, en bas, à droite) – Cartes
postales japonaises – L’Élysée
– Chez
les rebelles de la Côte-d’Ivoire – L’année des
putschs.
■ Québec : des véhicules électriques
s’en viennent – La ZENN, une deux places, a une autonomie de 60
kilomètres et son opération coûte entre un et deux sous du kilomètre. Vous avez
dit combien ? 1 ou 2 sous le km. Et la camionnette NEMO, d'une capacité de
charge d'une demi-tonne, a une autonomie de 115 kilomètres. Le constructeur
évalue le coût d'une utilisation quotidienne à environ 0,75$. Ils sont tous
deux construits au Québec.
À
compter du 17 juillet, ces deux véhicules électriques à basse vitesse
seront autorisés sur les routes où la vitesse maximale est de 50 kilomètres à
l'heure ou moins.
PS : Reste à voir comment ils se comporteront l'hiver venu. Serait-ce
le premier pied-de-nez aux grosses pétrolières et autres spéculateurs ?
■ Carole Roussopoulos : une
militante de longue haleine – La cinéaste
suisse a vite compris la puissance du film et de la vidéo pour dénoncer le sort
réservé aux femmes. Elle tourne depuis 1969. Son premier court
métrage portait sur Angela Davis, une icône de ces années-là. Par la
suite, d’autres titres viendront s’ajouter, notamment : Quand la vie part
en fumée (2005), Les années volées (2005), Sans voix... mais entendus! (2006),
Femmes mutilées, plus jamais! (2007), Des fleurs pour Simone de Beauvoir
(2007). Une
femme engagée pouvant parler pendant des heures. Malheureusement, la seule
entrevue vidéo que j’ai trouvée d’elle ne dure que 03:41.
■ Civils et collabos à l’origine en
partie de la pauvreté rurale – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Orthodoxie et développement économique ne font jamais bon ménage. L'orthodoxie
est un frein aux plaisirs de la vie, aux nouvelles tendances. Ces pas de plus,
qui rendent le citoyen plus libre et plus créatif, sont impossibles quand il ne
peut même pas circuler librement dans l'espace public. Le cas de Lac Bouchette
l'illustre assez bien. Pourtant, en raison des activités de plein air
potentielles de sa forêt environnante, il détient un atout touristique majeur.
Je rappelle n'avoir rencontré aucun cycliste dans la partie forestière du
village, ni aucun piéton du reste.
Mais, dira-t-on,
des cyclotouristes étrangers circuleraient dans les rues, lambineraient un peu
partout dans la nature à faire on ne sait pas trop quoi de politiquement ou
puritainement incorrect ou carrément d'illégal. Apporteraient anticonformisme,
femmes courtement vêtues, mœurs légères, désordre et criminalité : tapage
nocturne, alcool, drogue, vol, viol, etc. Les plus menacés seraient, bien
entendu, « les femmes »,
« les personnes âgées »
et surtout « nos enfants ».
Le village est un lieu tranquille, on veut qu'il le demeure, dira-t-on encore.
Prévention… La prohibition de la vie animée.
En somme,
l'opération ne consiste pas seulement à couper les arbres pour éviter les feux
de forêt, à empêcher aussi la repousse. C'est-à-dire ? Autant d'étrangers
circulant dans le village inciteraient des citoyens à faire de même. Ce serait
aussi distraire la population de sa mission première : la prévention. Elle
découvrirait qu'il y a plus important dans la vie que la lutte quotidienne
contre la criminalité : l'osmose. Davantage libre, elle deviendrait plus
indifférente à l'ordre et au conformisme. La police, de son côté, éprouverait
de la difficulté à maintenir la cohésion au sein de sa milice citoyenne, dont
des membres ne garderaient plus autant qu'avant l'oeil et l'oreille aux aguets,
à l'exception peut-être des CdeC et Fd'I. Son emprise psychologique s'en
trouverait dangereusement menacée.
Petit village
englouti dans un grand bâillement d'ennuie. Charcuté, il ne reste plus du tissu
social que des lambeaux. La vie y est presque aussi aseptisée que dans une
salle de chirurgie. Dans ma tête défilent des images des films Bienvenue à
Plaisanville et Show Truman. Les jeunes ont besoin de tourbillonner dans la
spirale de la vie, avec ses virus et petites saletés, alors qu'ici, ils ne lèvent
pas de terre, au point où c'en est scandaleux.
Conséquemment,
ils quittent les régions rurales pour la grande ville, mais ignorent que, là
aussi, bien qu'ils y trouveront davantage de possibilités d'emplois et
d'intensité culturelle, ils n'en seront pas moins contrôlés et nettoyés
socialement. Nous voilà confronté à la dure réalité de l'Étau policier dans
lequel nous vivons désormais. Le Québec n'est pas un cas unique, la
problématique, redisons le, étant universelle. (Suite demain)
PS : La
police en civil et ses collabos sont en (grande ?) partie responsables de la
désertion des jeunes vers les grandes cités, de l’appauvrissement des milieux
ruraux et du chômage. Il y a un prix à payer pour l’orthodoxie.
News du mardi 17 Juin 2008
■
Naviguez
sur le web en toute sécurité ou presque
– La France a mis en ligne un site où on trouve plein de trucs pour se protéger.
En page d’accueil, dans la dernière colonne de droite, une liste
impressionnante de sites fournissant à cette fin différentes infos.
Le
plus important de tous est celui de la CNIL (la Commission Nationale
de l’Informatique et des Libertés). Bien qu’en partie dépendante
du pouvoir politique, son président Alex Türk a réclamé récemment
l’autonomie totale. Il a proposé qu’elle soit financée par les
entreprises et les citoyens, et non plus par le gouvernement. Visitez
le, tout est là.
■ Un site indispensable pour rester en
santé ou
savoir de quel mal on souffre – Tous les pays francophones n’ont pas la chance d’avoir accès à des médecins
et des soins gratuits, notamment en Afrique, où demeurent certains de mes
visiteurs. Doctissimo, le site dont je parle, est tout indiqué, digne de votre
confiance et tout à fait gratuit.
Peu
importe la maladie dont vous êtes atteint, vous saurez quoi faire, quel
médicament prendre. Et si vous ne vous sentez pas bien, vous pourrez, à partir
des symptômes ressentis, sinon identifier, du moins avoir une idée de ce qui ne
va pas. Il y a aussi toutes sortes de conseils sur la santé, dont les mauvaises
habitudes alimentaires.
Littéralement
une encyclopédie médicale, mais vulgarisée, sans mot savant incompréhensible.
Plus de 700 articles permettant de mieux comprendre, en des termes simples,
maladies, symptômes et traitements.
En
plus de visiter le site en cliquant sur Doctissimo,
abonnez-vous à la newsletter gratuite. Dans la page s’affichant, troisième
colonne, inscrivez votre adresse mail dans la fenêtre et cliquez sur OK.
PS : J'invite mes amis Africains fréquentant
mon site à conserver précieusement cette adresse et à la communiquer à leur
entourage.
■ Les journalistes de France réclament
leur indépendance – Ils lancent à cet effet une pétition et invitent tous les Français à la
signer. Ils veulent une loi garantissant l'indépendance des rédactions, à
l'heure où les dérives déontologiques, les rachats de médias et les pressions
sur le contenu de l'information se multiplient, remettant en cause le droit de
chacun à une information honnête, indépendante et fiable.
Lisez le projet de loi qu’ils proposent,
plus bas dans la page s’affichant.
Pour en savoir davantage, visitez aussi
le blog de l’Intersyndicale des Journalistes. Dans le bas de page, cliquez sur
BILLETS PRÉCÉDENTS.
PS
: Je vous encourage fortement à appuyer sur le web le combat de ces
journalistes. Ne jamais oublier que sans une presse totalement libre, il n'y a
pas de démocratie.
■ Les Arts au rendez-vous – Dans le bas de chaque toile, il y en
a d’autres du même peintre :
Fernand Léger – Peter
Doig – Les
soldats de l’éternité – Lovis
Corinth – Keith
Garing – Créations
tonitruantes.
■ A Lac Bouchette, l'Esprit Saint de la prévention souffle en tornade – (Suite tombe 1 de L'Étau Policier) Les moyens employés par
la police, encore une fois universels, s'apparentent du reste à ceux mis en
œuvre par l'église catholique, à l'époque du catholicisme triomphant, pour
diffuser et faire accepter ses prescriptions. L'accent était mis, selon ce que
j'ai lu quelque part, sur le comment, sur les stratégies, sur les rapports
sociaux et les collaborations entre les individus et les groupes pour occuper
les lieux de pouvoir et partager les tribunes où enseigner et inculquer de
nouveaux comportements, de nouvelles habitudes.
Seule différence, aujourd'hui la police
dispose de technologies de l'information autrement plus performantes que celles
de l'église d'autrefois. Avec comme résultat que civils et collabos sont
particulièrement envahissants. Ils ont littéralement encadrée la population.
Comme l'église du temps, pouvoir et police ont mis en place une pédagogie de la
peur. Le moteur de la vie est pratiquement devenu la peur de la criminalité. Du
temps de l'église claironnante, la peur de l'enfer jouait le même rôle.
À Lac Bouchette, l'Esprit Saint de la
prévention souffle en tornade. C'est l'équivalent d'une religion, d'où la
métaphore. La police, on peut le penser, a commencé par l'évangélisation des
leaders locaux, dont des élus, qui ont entraîné à leur suite des commerçants
ainsi que des citoyens et citoyennes dans la même foi au maître mot panzer. Si
le citoyen tient à son rang social, son emploi, sa petite entreprise, il se
doit d'adhérer à la nouvelle croyance. Autrement, il serait considéré comme un
hérétique et, selon les rites policiers d'usage, éjecté de la société.
C'est particulièrement le cas quand vous
connaissez beaucoup de petits secrets policiers, et continuez d'en découvrir
d'autres. Nécessaire d'isoler l'initié que je suis pour éviter qu'il ne
contamine des citoyens. Tout faire pour qu'il ne se sente pas bien dans la
société et s'enferme à double tour chez lui, n'en sorte plus, comme un ours mal
léché, aux poils hérissés. Les Grands Prêtres savent tout, ils sont partout, on
ne voit qu'eux et leurs fidèles. La nouvelle foi y régit désormais tous les
aspects de la vie quotidienne. La prévention, devenue religion monopolistique,
mérite le même sort que le cléricalisme d'avant les années 1960. (Suite demain)
News du lundi 16 Juin 2008
■ «Mother, should I trust the government?» – «Mother, will they put me in the firing line ?» Vidéo (06:40) de Roger Waters (ex-Pink Floyd) et Sinead O’Connor.
■ Québec : plus de 400 000
personnes âgées seraient
maltraitées chaque année! – Scandaleux! L’affaire n’est pas nouvelle. Dans les années 1960 et 1970, j’ai
fait quelques reportages sur le sujet. Sous-sol (cave) sans fenêtre, chambres
au plafond bas, ampoules électriques de 40 watts se balançant au bout d’un fil,
forte odeur d’urine, vieillards amaigris un peu effarés n’osant pas répondre à
mes questions because j’avais dans le dos la proprio de l’établissement privé,
proprio encaissant les chèques de pension sans rendre de compte à personne,
etc. Vous aimeriez terminer vos jours dans un goulag semblable ? Si vous ne
réagissez pas maintenant, c’est exactement le sort qui vous attend.
Au
Québec (et ailleurs dans le monde ?), selon Radio Canada international,
150 000 cas sont recensés officiellement sur une
base annuelle. Dans les faits, on estime que ce nombre serait trois fois plus
important. Au lendemain de la Journée internationale de sensibilisation aux
abus faits aux aînés, le Réseau québécois pour contrer ces abus affirme que la
crainte ou l'incapacité de dénoncer une situation abusive demeurent au centre
de cette problématique.
PS : Je me pose la question : que font la police
en civil et ses collabos pour dénoncer ces situations aux élus ? Rien ! Ils
préfèrent combattre le politiquement et le puritainement incorrects dans
l'espace public. Cette tactique leur permet d’étendre leur emprise
psychologique afin que tout le monde marche les fesses bien serrées. Gauche,
droite, gauche, droite…. Et les petits vieux ? Pas nécessaire : ils sont
correctement mâtés !
■ L’Art de la rue – Les dirigeants municipaux devraient prévoir de ces lieux de liberté
d’expression, particulièrement dans les quartiers pauvres. On n’a pas idée
comme la couleur peut insuffler de la vie. Sur le web, j’en vois souvent les
effets, sur des photos et vidéos. Ce n’est pas seulement animer ces secteurs
glauques et délaissés par les élus. C’est aussi favoriser le développement du
pluralisme, la base même de la démocratie. Une attraction enfin, en autant que
la diversité des graffitis
soit présente, car il y a beaucoup d’adeptes.
Une
galerie
en diapo. Ici, plusieurs
peintres. Dans la page, colonne de droite, la liste des ARTISTES. Cliquez
sur chacun pour visionner des toiles. Comme dans toutes choses, il y a du bon
et du moins bon. Ainsi au cinéma : faut se taper quelques films avant de
tomber sur un qu’on aime.
■ Filles d'Isabelle : «(maintenir) dans nos communautés un idéal élevé de vie morale» – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Dans sa lettre, Alphonse Martel ne traite pas du rôle souterrain
des Chevaliers de Colomb (CdeC). Il est un fait que ceux-ci et les Filles
d’Isabelle (Fd'I) appartiennent à des sociétés secrètes. Que certains de leurs
membres occupent souvent des postes de responsabilité, tant dans l'ordre
syndical qu'administratif. Une organisation tentaculaire susceptible, surtout
dans un petit village rural, de s'opposer dans l'ombre à l'émancipation des
citoyens et citoyennes.
J'ai
cherché en vain d'obtenir des livres auprès d'un libraire. Tentative aussi sur
le site Web de l'Université du Québec à Montréal (UQÀM), notamment, mais sans
résultat. Par contre, sur d'autres sites, j'ai pu glaner quelques informations.
Rien de percutant mais donnant tout de même une idée de leur engagement
vis-à-vis la doctrine de l'église catholique et la Société civile.
Ainsi, sur
celui du conseil 7267 des CdeC de Lac Bouchette on peut lire que les « CdeC poursuivent leur prière pour que soit reconnu
dans l'Église la Sainteté de ce fidèle serviteur (l'abbé Michael J.
McGivney, fondateur des CdeC) ». (http://www.adat.ca/lac-bouchette) Aussi cet autre passage : « L'ordre colombien tire sa force de chacun des
Chevaliers, lesquels sont prêts à œuvrer et à s'impliquer dans des activités
paroissiales, pastorales, communautaires, familiales, jeunesse et autres. »
Cette « force »
transparaît dans ce dernier passage : « Si vous travaillez dans le domaine de l'assurance (…) un simple coup de fil vous permettra d'en savoir plus
sur les perspectives de carrière qui vous sont offertes en joignant notre
équipe. » Allusion indiquant que l'adhésion aide à gagner sa
vie.
Le site du Conseil d'État des CdeC, qui
chapeaute les associations locales, est un peu plus explicite (www.cdec-conseil-etat.org/index-fr-html) : « Seuls les catholiques pratiquants de 18 ans et plus
et en union avec le Saint-Siège sont éligibles à appartenir à l'ordre :
être baptisé, professer la foi ; vivre la pratique chrétienne dans ses
dimensions : de fraternité, de célébration, d'éducation de la foi,
d'engagement en son milieu. (…) 4
principes de base : charité, unité, fraternité et patriotisme
(sic). Ils doivent orienter les actions des
Chevaliers, et leurs attitudes dans le quotidien. » On
s'intéresse également aux jeunes : « Le but des cercles d'Écuyers colombiens est de permettre à des jeunes de
12 à 17 ans d'acquérir un idéal et de former leur caractère par l'intermédiaire
du leadership d'un adulte. »
Pour leur part,
les Fd'I de Lac Bouchette ne semblent pas avoir un site Web, ni les autres
cercles locaux du Québec. Sur le site provincial des Fd'I, on apprend qu'elles
poursuivent les buts suivants (www.daughtersofisabella.org/fr_aboutus.asp) :
« (…) mieux se connaître
mutuellement ; étendre le cercle d'amies ; centraliser toutes les
ressources communes afin de s'aider les unes les autres ; devenir une
puissance plus considérable (sic) à présenter au monde
dans la poursuite du Bien au sein de la société. (…) Nous sommes réunies en sœurs pour rester fidèles aux
enseignements de l'Église catholique, pour veiller au bien spirituel de nos
membres et contribuer au bien commun de l'humanité. (…) nous exerçons une influence positive dans nos
communautés, maintenant ainsi un idéal élevé de vie morale (resic). » Joan C. Breton, régente
internationale de l'Ordre, précise que « les Filles d'Isabelle sont appelées à servir et continuer l'œuvre de
Dieu ».
Absolument rien
de répréhensible sur ce plan, vivant dans une démocratie, ces associations en
ont parfaitement le droit. S'y attaquerait-on, qu'il y aurait urgence que toute
la Société civile se porte à leur défense. Nous avons aussi celui de ne pas
cacher que, traditionnellement,
elles ont toujours été constituées en grande parti d'hommes et de femmes de la
droite catholique.
Pour la police en civil de la Sûreté du
Québec, ou n'importe quel autre corps policier de la planète, c'est là un
terreau fertile où elle peut puiser à pleines mains les effectifs dont elle a
besoin pour défendre son orthodoxie. Naïf de croire qu'elle recrute des membres
d'organismes défendant les droits et libertés ou luttant contre la brutalité
policière, par exemple. Sans prétendre tout savoir, je n'en connais aucun. (Suite demain)
News du dimanche 15 Juin 2008
■ Bande
dessinée africaine – Les Aventures de Kamuké Sukali, une jolie Noire, sont nées
de l’imagination d’un jeune dessinateur du Congo-Kinshasa nommé
Kojelé
Makani Alain.
Il retranscrit avec humour des réalités sociales
observables dans bien des pays africains. Il est talentueux, voyez
vous-même…
Monsieur
Mopao est un
riche diamantaire, il revient d’un long voyage à l’intérieur
du pays. « Mettez ces
sacs remplis de dollars dans ma voiture !
» ordonne-t-il à un responsable des bagages de
l’aéroport ...
L’art
pictural Afro-américain.
Étreintes, arrivée de l’enfant, solitude. Dans la
page s'affichant, cliquez sur chaque photo et sur la loupe pour
agrandir.
■ Des SANS-RIEN veulent être reconnus comme des citoyens à part entière – À qui devons nous le leadership de cette nouvelle approche
? À Fabienne
Jouvet, 47 ans,
une Française. Ancienne secrétaire commerciale,
reconnue invalide à 100 % à la suite d'un accident de
travail, elle a créé, il y a quelques années, un "réseau de
résistance contre la misère"
: les Sans-Rien. "Car
quand on n'a plus de travail,
dit-elle, on n'existe plus
socialement."
Visitez
son site, aidez
la, encouragez la à continuer. Son combat est en même
temps celui de tous les invalides du monde, dont ceux du Québec
et du reste du Canada. EMBAUCHEZ LES, ça les valorisera et
permettra de devenir autonomes, dépendants de personne.
■ Les
Irlandais ont dit NON au traité de Lisbonne – Dans la page s’affichant, colonne de droite, un peu plus bas,
la vidéo CELEBRATING
THE IRISH "NO".
Lisez
l’article de Marc
Thibodeau du
quotidien La Presse : David (l’Irlande) terrasse Goliath
(l’Europe)
La
victoire du Non en Irlande est une bonne nouvelle pour la démocratie.
Ce "mini" traité qui était en passe d’être
imposé aux européen sans consultation car ratifié
uniquement par les parlements de chaque pays, hormis l’Irlande dont
la constitution ne permettait pas cela, ne devrait pas être
appliqué. Lisez
ce commentaire ici,
colonne du centre, plus bas dans la page s’affichant. Sans oublier
au passage la caricature de Sarkozy, qui prend mal le succès
du NON.
■ USA : Taser International condamnée à 6,2 millions$
pour
la mort d’un homme – Robert Heston Junior, 40 ans, est mort en février 2005, un
jour après que la police a utilisé des Tasers contre
lui. La Cour a déclaré que l’entreprise n’avait pas
alerté la police sur les dangers de cette arme quand elle
était utilisée sur une personne sous drogue ou
conjointement avec des compressions des voies respiratoires. Lisez
l’article ici,
en français et l’original en anglais de l’Associated
Press.
PS :
Municipalités, provinces et États risquent-ils des
poursuites du genre éventuellement?
■ Chevaliers
de Colomb et Filles d’Isabelle les
plus grands organismes de laïcs catholiques au monde – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Dans les grandes centres urbains du Québec,
on entend peu parler des Chevaliers de Colomb (CdeC) et des Filles
d’Isabelle (Fd'I), au point de croire qu'ils sont moribonds ou ont
complètement disparus. Ayant vécu près de vingt
ans à Montréal, je le croyais, moi également.
Ici, à
Lac Bouchette, j'ai découvert que c'est loin d'être le
cas. Ce que confirme du reste Alphonse Martel, dans une lettre
publiée par La Presse de janvier 2002. (Alphonse Martel -
La Presse du 21 janvier 2002) CdeC depuis 41 ans et ex-directeur
général du Secrétariat d'État du Québec,
il écrit que c'est le plus grand organisme de laïcs
catholiques au monde, avec plus de 1,6 million de membres, dont
103 000 au Québec répartis dans 540 conseils.
Bien
que je n'aie pas enquêté au sein des associations des
CdeC et Fd'Y de Lac Bouchette, je connais, dans le village, plusieurs
collabos de la police qui en sont membres. Chez les Fd'I, j'ignore
tout de la situation, à cause de la barrière culturelle
séparant les deux sexes. Qu'on me comprenne bien : je
n'affirme aucunement que ces deux associations appuient
officiellement ou officieusement la police et participent à la
répression souterraine. Je n'en ai aucune preuve. Je dis
simplement que des CdeC et des Fd'I sont des collabos de la police.
Un
autre fait est également sûr : policiers et
policières en civil, et leurs fidèles, hommes et
femmes, sont infiltrés partout. Pourquoi pas aussi dans ces
associations ? Qui ne sont pas les seules, remarquez bien,
l'associatif y étant assez développé, notamment
les Lions comptant seulement quatre ou cinq membres, dont l'un d'eux
depuis 27 ans, et tous impliqués dans la prévention.
Dans des municipalités du Lac St-Jean, il arrive, à
l'occasion, que la Sûreté du Québec co-parraine
avec des associations de CdeC des campagnes de collecte de sang. (Suite
demain)
News du samedi 14 Juin 2008
■ Cartel
québécois des prix de l’essence : requête
de recours collectif de 10 millions $ déposée hier – Selon Radio Canada International, le recours ne vise pas
seulement les compagnies accusées par le Bureau de la
concurrence du Canada, mais au moins 4 autres sociétés
pétrolières. Le recours vise à dédommager
les automobilistes lésés.
Par
ailleurs, Sophie
Cousineau du quotidien La Presse écrit dans son blogue qu’il est
archidifficile de repérer un cartel. D’après l’une
de ses sources, les cartels parvenant à leur fin
réussissent à faire grimper les prix de 43,4% en
moyenne !
■ Lac Bouchette : des
Chevaliers de Colomb et Filles d’Isabelle collabos – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Les citoyens de
droite auxquels la Sûreté du Québec fait appel
pour participer à certaines de ses activités
clandestines doivent frissonner de plaisir : cachottière,
elle ne leur dit pas tout. Les flics n'ont qu'à siffler et les
voilà claquant des talons, prêts à servir. Ces
fanatiques de la police, qu'est-ce qui les fait donc courir, lutter
avec cette ardeur de moines soldats ? La griserie du " pouvoir
", de ceux qui n'en ont jamais eu ou qui n'en ont plus et qui
ont enfin l'occasion d'exprimer leurs tendances fascistes, mettre la
population au pas. Petit village corseté par le conformisme.
Ce
n'est pas un trait distinctif de Lac Bouchette ou d'ailleurs au
Québec, c'est universel. En tout lieux et en tout temps, des
citoyens sont devenus des collabos de la police. C'est de cette façon
que l'on instaure des étaux policiers, des dictatures et même
des systèmes totalitaires.
Lors
de mon enquête dans le petit village, j'ai constaté à
plusieurs occasions la présence de Chevaliers de Colomb
(CdeC). D'après certains informateurs, CdeC et leur pendant
féminin, les Filles d'Isabelle (Fd'I), y exerceraient encore
une emprise psychologique sur la population. Cent quarante citoyens
seraient membres des CdeC, chiffres qu'on m'a confirmé à
quelques reprises.
Combien
de Fd'I ? On m'affirme qu'elles seraient aussi nombreuses, sinon plus
parce que les femmes, plus croyantes, seraient plus facilement
mobilisables que les hommes. À eux seuls, ces deux groupes
représentent un important pourcentage de la population de 1
370 citoyens de la municipalité : ils seraient au minimum
280. Et davantage si l'on soustrait de la population enfants, ados et
personnes âgées.
De
nos jours, m'a-t-on affirmé, il n'est plus nécessaire
d'être CdeC ou Fd'I pour obtenir plus facilement un emploi.
Est-ce que ces associations jouent un rôle clandestin comme
autrefois ? On m'a dit non. Alors, qu'elles sont leurs raisons d'être
? Réponse : se sont des clubs sociaux.
D'après
ce qu'on m'a raconté, on y adhère par conviction
chrétienne, quoi que plus souvent par délicatesse à
l'endroit des autres, pour éviter de heurter certaines
sensibilités, ainsi le parent, l'ami ou l'employeur vous
incitant à en devenir membre. Parfois aussi parce qu'on
exploite un petit commerce et que l'adhésion peut aider à
faire tourner les affaires, l'opportunisme, comme partout ailleurs,
entrant pour partie dans les motivations. (Suite demain)
News du vendredi 13 Juin 2008
■ Québec :
trois entreprises et un individu condamnés
pour collusion sur le prix de l’essence – Les entreprises, dont le groupe canadien Ultramar, filiale de la
société américaine Valero Energy, et un individu
ont avoué leur culpabilité devant la Cour supérieure
du Québec. Selon Radio Canada International, ils s’étaient
entendus pendant deux années de suite pour fixer le prix de
l’essence dans quatre régions du Québec :
Sherbrooke, Magog, Thetford Mines et Victoriaville. Les amendes
totalisent 2 millions de dollars.
D’autres
entreprises et individus, qui ont nié leur culpabilité,
iront en procès. Les accusations ont été
déposées par le Bureau de la concurrence du Canada à
la suite d'une longue enquête. D'autres enquêtes sont en
cours ailleurs au pays.
Vous
en saurez plus sur le site du quotidien Le Devoir, dans un bon
article signé par le journaliste François
Desjardins.
Et davantage encore d'Hugo Fontaine du quotidien La
Presse.
PS :
Mise à part Ultramar, l’identité des coupables et
accusés (innocents jusqu’à preuve du contraire) n’a
pas été dévoilée dans la nouvelle de
Radio Canada International à laquelle je me réfère.
Je suis d’avis que les médias doivent couvrir mur à
mur ces procès, en publiant les noms et captant des images
vidéos. Le Québec ne doit être le seul à
compter parmi ses citoyens des requins.
Il
faut initier une désapprobation sociale partout dans le monde
à l’encontre de ce genre de crime, stigmatiser les
coupables, car il est une source de misère, de déstabilisation
économique et de désordre au sein de plusieurs États.
Les spéculateurs boursiers gonflant artificiellement le prix
du pétrole devraient subir le même sort.
L’ultralibéralisme (capitalisme sauvage) est inacceptable
lorsqu’il est la cause de dommages sociétaux de cette
envergure. Le monde en a ultramarre.
■ Pas
bon du tout pour le commerce d'opposer un refus à la police – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Comment
expliquer l'omniprésence de tant de civils dans ce petit
village de 1 370 citoyens ? En 2002, les prévisions
budgétaires du village indiquaient que la sécurité
publique ( la Sûreté du Québec ) coûterait
aux citoyens 114 938$, contre 110 638$ l'année précédente.
Même pas de quoi défrayer en totalité le salaire
de 3 civils gagnant annuellement au minimum 45 000$. Pourtant, ils
sont autrement plus nombreux, et de très loin. Qu'est-ce à
dire ?
Un
inspecteur de la municipalité m'a déjà dit que
les gens s'imaginent, parce que vivant dans un petit village et qu'on
y trouve moins de policiers (en uniforme) qu'ailleurs, qu'ils peuvent
se permettre de prendre à la légère lois et
règlements. D'où la nécessité de leur
serrer la vis, présumais-je de son propos. La Sûreté
du Québec serait-elle plus sévère en milieu
rural qu'urbain ?
Une
chose est certaine, il lui est beaucoup plus facile de noyauter une
petite population homogène que le patchwork culturel d'une
grande Cité. Une autre ne l'est pas moins : si elle avait
la capacité de tailler comme une haie de cèdres tout ce
qui dépasse en milieu fortement urbanisé, elle
n'hésiterait pas. C'est dans sa nature. Dans ce milieu rural,
nous sommes quelque part entre l'Étau policier et l'État
policier. La situation y est donc plus grave qu'à Montréal.
Examinons
aussi deux hypothèses. Suivant les circonstances, la Sûreté
du Québec ajouterait, à ses frais et à l'insu
des municipalités qu'elle dessert, des effectifs en civil.
Selon l'autre, Lac Bouchette, porte d'entrée et de sortie de
la région du Lac St-Jean via la 155, nécessiterait plus
de surveillance. Enfin, cette info, que je tiens d'un civil : le
village serait aussi un endroit stratégique où des
civils, après avoir effectué leur quart de travail dans
des villages et petites villes de la région, se replieraient
chaque jour dans les maisons, apparts et chalets qu'ils y occupent,
assurés de l'anonymat le plus complet.
Village
dortoir pour eux, en somme. Manne inestimable pour les locateurs.
J'en connais deux qui sont au courant, je comprends leur… fanatisme
pour la police. Idem de certains commerçants. Pour eux, ces
civils sont monétairement plus intéressants que les
propriétaires de chalets demeurant à Ville de Saguenay,
par exemple, et qu'ils voient seulement l'été, et
encore davantage la fin de semaine que les autres jours. Alors que
les civils sont ici à l'année longue, gagnent de bons
salaires, achètent de l'épicerie, de l'essence, etc.
Bon pour les tiroirs-caisses, et puissant stimulant pour la
discipline marchande.
Je me
suis souvent demandé comment des commerçants peuvent
accepter d'espionner leurs clients, la source même de leur
enrichissement et, apparemment, sans le moindre petit pincement au
cœur, pour ensuite refiler à la police un tas de
renseignements à leur sujet. Comment arrivent-ils à
participer, personnellement et par employés interposés,
à des déstabilisations psychologiques policières
à l'intérieur même de leur établissement,
et se permettre de leur adresser un sourire sympa quand, à la
caisse, ils leur remettent la monnaie. Je crois qu'ils n'ont pas le
choix, pas bon du tout pour le commerce d'opposer un refus à
la police. (Suite demain)
News du jeudi 12 Juin 2008
■ Les
meilleures… – … photos de 2007,
dans le bas de la page s’affichant.
Chaque
jour, je fais beaucoup de recherche sur le web. Aujourd’hui, suis
tombé sur un site incroyable. Jamais vu autant de dessins à
la fois aussi inédits et délirants. En cliquant sur
tout ce qui bouge vous allez ouvrir des portes et faire plein de
découvertes. Cliquez également aux endroits inertes où
on vous invite à le faire. Prenez le temps de bien explorer
coins et recoins. Si comme moi vous aimez sortir de l’ordinaire,
vous serez servis. Garantie
!
■ Achetez
moins d’essence, utilisez le vélo – Offrez-vous cette jouissance du pied-de-nez aux grosses
pétrolières sans conscience sociale et autres
spéculateurs. C’est bon aussi pour la santé. Vidéo
(05:35)
PSST :
N’oubliez pas de venir faire du vélo dans le petit
village policier
de Lac Bouchette situé dans la région du
Saguenay-Lac-St-Jean, dans la province de Québec, au
Canada. Je vais vous le rappeler de temps à autre...
■ La
France et le phénomène du squat – Quel en est l’importance? Je l’ignore. Un fait est certain :
articles et vidéos sur le web témoignent de son
existence, et pas seulement dans ce pays. Le statut socio-économique
des squatteurs et l’insuffisance de logements à prix
abordables sont à l’origine de cette culture souterraine. À
cela s’ajoute probablement le besoin impérieux de devenir
autonome, sortir de la cellule familiale, vivre différemment,
sans contraintes parentales.
Ici,
on ne parle pas d’itinérants vivant dans la rue sans toit.
On parle d’ados et de jeunes adultes occupant des locaux
(immeubles, maisons, etc.) inhabités, à l’abandon
depuis des années, souvent délabrés. C’est
davantage le cas en milieu urbain que rural. Suffit d’arpenter un
tant soit peu une grande cité pour en découvrir un peu
partout.
Le
contexte étant ce qu’il est, quel mal y a-t-il de s’abriter
sous ces toits ? La propriété privée est un bien
sacré. Tout le monde est d’accord là-dessus.
Toutefois, rien n’empêche les dirigeants des grandes cités,
incluant les gouvernements, d’essayer d’innover en la matière.
Au lieu de construire de coûteux HLM, pourquoi ne pas utiliser,
temporairement ou à plus long terme, ces endroits inoccupés
? Pourquoi ne pas aider ces jeunes à progresser dans la vie ?
N'est-ce pas préférable à la répression?
Chez
les squatteurs, tout n’est pas sombre, il y a aussi un côté
lumière.
Une
vidéo (06:59) relatant ce qui semble être une belle
expérience communautaire. Dans la page s’affichant, elle est
un peu plus bas.
■ La
nature même de la prévention est de mentir – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Dans la partie
de ce récit où je traite de mon enquête à
Montréal, je souligne la difficulté de prouver ce que
j'avance. La problématique demeure la même en milieu
rural. Au départ, tout semble correct mais au fur et à
mesure que semaines et mois s'écoulent, vous percevez des
choses : espace public désert, climat imprégné
de gravité ambiante, stéréotypes, etc.
C'est
comme entrer dans une maison, que je donne à titre de
comparaison, et découvrir que les enfants ne sont pas
conquérants mais soumis. Nul besoin d'être témoin
de la sévérité des parents pour savoir ce qui
s'y passe. Parce que la discipline parentale, justement, a laissé
ses empreintes indélébiles sur leurs comportements.
Explicitons
le cas des enfants et ados de Lac Bouchette. Graduellement, la police
de l'ombre et du silence, et ses collabos, sensibilisera
subliminalement leurs parents du danger potentiel d'être heurté
par un véhicule : la densité du trafic de la rue
Principale, on le comprendra, n'a absolument rien à avoir avec
celle de la rue Ste-Catherine, à Montréal. On citera au
passage le cas d'un enfant qui, la veille encore, a bien failli être
blessé par une voiture. Ce qui peut être vrai, comme ce
peut ne pas l'être non plus. Il est de la nature même de
la prévention de faire dans la démesure, même de
mentir… On amplifiera le danger potentiel pour les en convaincre.
Puis
le soir, quand le soleil se couche, des ados peuvent être
tentés de faire des mauvais coups, incités à
fumer de la marijuana et, qui sait ? Peut-être même
agressés par des pédophiles. Cela dit nonchalamment, et
répété à chaque occasion. Si
l'avertissement sous-entendu ne suffit pas, on utilisera d'autres
tactiques clandestines qui sauront bien atteindre le but visé.
Les sortir de l'espace public, eux aussi, sans que personne ne se
doute une fraction de seconde que civils et collabos sont derrière
ça. Ni vu, ni connu. C'est ainsi que le maître mot
prévention est perverti et devient panzer.
Dans
ces pages, je traite seulement de la circulation à pied et à
vélo : en passant, je n'ai jamais rencontré un
cycliste dans la forêt, ni un piéton ! J'ignore tout à
fait de quelle façon civils et collabos opèrent à
l'endroit de ceux se déplaçant au volant ou aux guidons
de leur véhicule motorisé. Compte tenu du contexte, je
suis convaincu que ce va-et-vient doit être circonscrit
également.
Enfin,
il serait prétentieux de ma part d'affirmer que j'étais
la seule et unique cible de tous ces flics et collabos dont j'ai
parlé dans ce récit. Ce livre fera ciller bien des
yeux, des citoyens du village, ou d'ailleurs, découvriront
qu'eux aussi ont été ou sont encore des cibles. (Suite
demain)
News du mercredi 11 Juin 2008
■ Éloge
du conflit, suite amusante – Refaire le monde, oui, mais il y a la manière. Surtout pas
en utilisant les méthodes des trois lascars que nous allons
voir, attablés dans un resto.
Dessin
animé
(01:07). Dans la page s’affichant, cliquez sur la flèche,
dans le bas de l’écran.
■ Éloge
du conflit – Titre d’un livre d’Angélique Del Rey et Miguel
Benasayag, philosophe et psychanalyste, publié par les
Éditions La Découverte. De quoi s’agit-il au juste ?
De démocratie, bien sûr. De la nécessité
de s’opposer pacifiquement à des décisions avec
lesquelles nous sommes en désaccord. D’argumenter pour
qu’elles soient amendées ou annulées. Lutter pour des
idées auxquelles on croit, c’est aussi vivre. Cependant, les
choses ne se déroulent pas toujours ainsi.
Voyons
un exemple parmi bien d’autres. Un maire, ou un premier ministre,
prend une décision, des citoyens descendent dans la rue pour
protester. Le maire réagit en soulignant que si sa décision
n’est pas acceptée par eux est attribuable au fait qu’il y
a eu un manque de communication. Nous sommes là en présence
de la négation du conflit. Ce n’est pas la décision
du maire qui est mauvaise, mais la communication. C’est est partir
de là que s’amorce le formatage des opinions. Pas de
dialogue, pas de débat, rien que la décision de l’élu.
Dans
les sociétés occidentales hyperformatées, lit-on
dans la présentation du livre, l’idée même du
conflit n’a plus de place. Les conceptions de la vie commune
tendent vers l’intolérance à toute opposition. Le
minoritaire doit se soumettre à la majorité et, de plus
en plus, contestataires et dissidents semblent relever de l’«
anormal ». Les deux auteurs explorent les racines et les effets
délétères de cette idéologie.
Trois
intéressantes vidéo
totalisant 01H05. Elles sont dans la page s’affichant.
■ Bob
Dylan, peintre – À compter du 14 juin, il exposera 80 de ses toiles dans
une galerie de Londres : ma source n’indique pas laquelle.
J’en ai trouvées 4
sur… 80. C’est
mieux que rien.
Il est
aussi, et surtout, un poète engagé et prolifique : la
liste de tous ses titres,
cliquez sur chacun pour avoir accès aux paroles en anglais. Et
ici pour la traduction en
français.
Parler de lui sans vous le faire entendre, ce serait pas une bonne
idée, il manquerait un élément majeur. Dans la
page où je vous envoie les
vidéos,
bien montées et de grande qualité, s’enclenchent
d’elles-mêmes : rien à voir avec ce qu'on trouve
habituellement sur le web. Le chargement de la page est un peu lent,
soyez patients, ça vaut la peine. J'oubliais : y'a aussi
quelques petites pubs.
Dylan,
ce n’était pas n’importe qui ! Toute une époque
derrière nous.
■ Vancouver :
l’enquête sur le décès de Dziekanski, victime du Taser – La première partie des travaux de la Commission
Braidwood portant sur cette tragédie a pris prend fin dans la
dernière semaine de mai. Selon Radio-Canada et la Presse
canadienne, les autorités n'ont pas encore décidé
quand commencera la deuxième qui portera spécifiquement
sur la mort de Robert Dziekanski.
Je
vous en informerai dès que la date de la reprise de l’enquête
sera dévoilée. La vidéo de cette tragédie
est disponible
ici.
■ Un
commentaire valant son pesant d'or – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Dans un feuillet
d'information de l'Hôtel de Ville distribué aux citoyens
par Poste Canada, au printemps 2001, on invitait les jeunes à
faire preuve de prudence et à bien s'amuser. Dans le journal
D'un Lac à l'autre aussi du reste. Dans les semaines
suivantes, les rares jeunes qui s'étaient aventurés
dans la rue avaient peu à peu disparu, comme par magie. Dans
un feuillet similaire, posté l'année suivante, on peut
notamment lire : « Hé
les jeunes, prudence dans la rue ! N'oubliez pas que les automobiles
ont priorité. Beaucoup font du patin, de la planche à
roulettes ou de la trottinette dans les rues sans se soucier de la
circulation automobile ! y
lit-on encore. Ce n'est pas
aux autos de se tasser mais bien vous ! Merci et amusez-vous bien ! »
conclut son auteur.
Décodons
le message de la municipalité. Sont-ils « beaucoup »
? Non, on peut même les compter sur les doigts d'une seule
main. Et lorsque on les y voit, c'est généralement
après le souper, pendant une heure ou deux, et encore, pas
souvent. Dans la liste énumérée, notons une
absence significative : on a omis le vélo… À la
fin du paragraphe, l'invitation « amusez-vous
bien ! » est
trompeuse. Sans affirmer que l'auteur de ces feuillets, ou la
municipalité, agit en totale osmose avec la police et ses
collabos, le fait demeure que les jeunes, à l'image des
adultes du reste, sont absents de l'espace public. Au printemps 2003,
j'ai entendu un commentaire qui m'en disait long…
D'abord
le contexte. À l'hiver 2002-2003, je n'ai pas fait de
randonnées à vélo. Je voulais éviter de
revivre les engelures de l'hiver précédent. Alors, je
l'enfourchais seulement pour aller faire une petite épicerie,
une ou deux fois par mois, quand il faisait doux. Je pouvais m'y
réchauffer, et revenir chez moi sans problème. Un
aller-retour d'environ un kilomètre. À l'occasion, il
m'arrivait de voir un ou deux piétons, pas plus, la plupart du
temps des flics en civil et des collabos. J'ignore s'il y en avait
lorsqu'il faisait froid. Cet hiver-là, la température
oscillant assez souvent entre -20 et -40 Celsius, je crois que les
gens sortaient peu. Par conséquent, je ne peux pas vraiment
témoigner de la présence citoyenne dans les rues cette
saison-là.
Ma
première vraie randonnée de l'hiver s'est déroulée
le samedi 15 mars 2003. Le soleil brille, le thermomètre
indique près de 10 degrés au-dessus de zéro. Je
roule la rue Principale sur toute sa longueur et, en revenant,
m'arrête à l'épicerie. Lorsque j'en sors, je
croise une collabo, qui me salue. Pendant que je place mes trucs dans
le panier du vélo, je la vois en ressortir et entends peu
après : « Les
gens ont été enfermés tout l'hiver, c'est normal ( qu'ils sortent de leur domicile, le beau temps venu ) ».
Me retourne, c'est elle qui vient de parler.
La
vitre de sa portière est baissée, une femme dans la
trentaine, debout près de l'auto, est légèrement
penchée vers elle, semble argumenter : « Ben
voyons donc, c'est normal ! »
lui rétorque-t-elle le ton un peu irrité. J'en déduis
que la jeune femme, que je ne connais pas (une civile de la Sûreté
du Québec ?), lui a signalé la présence de
piétons et de véhicules sur le rue Principale.
Pourtant, sur cette artère de près d'environ un
kilomètre, j'ai vu trois femmes à pied, dont deux
collabos, et environ six véhicules, certains conduits par des
civils. Première fois que j'ai la confirmation de ce que je
pense. Son commentaire vaut son pesant d'or parce qu'il vient d'une
collabo à tout crin. (Suite demain)
News du mardi 10 Juin 2008
■ «Voyageurs» et «gens
du voyage» – Dans ce cas-ci, deux mondes différents. Les premiers
circulent en TGV, les seconds sont des nomades, on les appelle
aussi : Roms, Gitans, Tsiganes, etc.
La
scène se déroule en France. En périphérie
d’une grande agglomération des Roms vivent dans un espèce
de bidon ville, avec tout le bric-à-brac qu’on suppose. Une
nuit, un incendie ravage 20 roulottes. Certaines étaient
parquées sous un viaduc où passe le TGV. Les
responsables du transport craignant que son infrastructure ait été
affaiblie par les flammes décident de réduire la
fréquence du service. Lorsqu’arrive l’heure de pointe
beaucoup de voyageurs s’impatientent. Les télés
s’emparent de l’affaire.
Bien
que l’événement remonte à juin 2007, la façon
dont elles en ont traité illustre un trait culturel
profondément enraciné. Par conséquent, il
demeure encore d’actualité. Je vous laisse tirer vos
propres conclusions.
Remarquez que ça n’existe pas qu’en France.
■ Du
permis et de l’interdit – Jeune création Art
contemporain
– L’appel
du 18 joint
(juin). Visitez le site préconisant la légalisation
du chanvre.
4
vidéos suivies d’un forum où des citoyens s’expriment
LIBREMENT sur la légalisation. Ils ont le droit de dire ce
qu’ils pensent, même s’ils vivent dans une
démocrasouillée :
et davantage dans ce cas-ci. Sur la page s’affichant, tous les
éléments sont dans la colonne du centre.
■ Me
Julius Grey : le
pm canadien Harper, un homme très à droite – Dans sa chronique publiée par le Journal de Montréal,
Me Grey, spécialiste québécois en droits et
libertés, fait la liste de gestes posés par le premier
ministre (pm) Stephen Harper depuis son arrivée au pouvoir, et
démontrant qu’il y a lieu de s’interroger sérieusement.
Entre
autres, figurent sur la liste : l'augmentation
radicale des dépenses militaires, la prolongation de la
mission du Canada en Afghanistan, l’alignement de la politique
étrangère canadienne avec celle des États-Unis.
Des décisions qui, selon Me
Grey, augurent
très mal pour les programmes sociaux.
■ L'autre
m'avait lancé, le ton hargneux : «C'est
des chiens !» – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Il est clair que
la présence du vélocipède que je suis
constituait un mauvais exemple pour les citoyens du village. Car, dès
la fin de l'été 2000, elle avait donné l'idée
à deux d'entre eux de pratiquer aussi ce sport de plein air,
de temps à autre, et leur nombre risquait peut-être
d'augmenter. Parallèlement, je remarquais aussi qu'il y avait
quelques piétons, des adultes, qui prenaient des marches de
santé lorsque la température s'y prêtait, sur la
Route de l'Ermitage, dans le secteur des Lacs Bouchette et
Ouiatchouan, se rendaient parfois jusqu'à l'Ermitage et au
Centre Vacances Nature. Peut-être y circulaient-ils les années
précédentes, ne saurais l'affirmer, ayant emménagé
dans le village à l'été 1999. Cependant à
la lumière de tout ce qui précède et suit, j'en
doute fortement.
À
l'automne 2000 et à l'hiver 2000-2001, bien que j'étais
redevenu le seul à faire du vélo, je croisais de plus
en plus de piétons dans ce secteur, la fin d'semaine, dans les
premières heures de l'après-midi, quand le soleil
brillait de tout son éclat et que le temps était doux.
La Route de l'Ermitage était leur lieu préféré.
Il commençait à y avoir un peu de monde. Ce n'était
pas la foule, mais on constatait un va-et-vient évident.
Certains m'interpellaient pour causer un brin, parfois c'était
moi qui les abordais. Des marcheurs étaient infiltrés,
me contentais de le constater sans les en informer, m'en suis du
reste toujours abstenu. D'autres, qui ne l'étaient pas,
saluaient des flics et des collabos, sans se douter de leur double
identité.
Au
printemps 2001, quand le beau temps a fait son apparition et que les
feuilles des arbres ont commencé à bourgeonner, j'ai
compté une couple de cyclistes de plus que l'année
d'avant, dont un vieux monsieur. Mais ne les y voyais que de temps à
autre, et encore pas tous le même jour. Déjà, à
ce moment-là, les marcheurs étaient devenus plus
nombreux dans ce secteur. Au fur et à mesure que l'été
avançait, le nombre croissait, particulièrement le soir
après le souper. J'en voyais régulièrement, même
l'après-midi.
Puis,
à l'automne, suis redevenu le seul cycliste de la place, alors
que quelques marcheurs persistaient encore. À l'hiver
2001-2002, ces derniers avaient complètement disparu du
paysage, incluant des moines de l'Ermitage St-Antoine que je
rencontrais pratiquement à chacune de mes randonnées. À
deux d'entre eux, j'avais souligné la présence de
civils, l'un m'avait dit : « Nous,
on veut pas se mêler de ça. »
L'autre m'avait lancé, crié même, le ton
hargneux : « C'est
des chiens ! »
J'en avait été estomaqué ! Ne les y ai plus
revus par la suite.
Printemps,
été et automne 2003, ce sera le désert, des rues
vides à perte de vue. Seuls quelques véhicules et
piétons circuleront, la plupart du temps des civils et des
chemises noires de leur escouade. Ils avaient fort probablement
incité ces citoyens à rester à leur domicile,
selon les tactiques usuelles : petites remarques anodines,
sous-entendus, réitérés à chaque fois, et
autant de fois que nécessaires. Civils et collabos savent très
bien qu'ils finissent toujours par les avoir à l'usure. La fin
du début de l’osmose. (Suite demain)
News du lundi 9 Juin 2008
■ Un
prof formant des bourreaux – La vidéo (05:14) a été tournée en
Indonésie, pays musulman. La punition corporelle a pour but, relate
un membre de la police
religieuse,
d’apporter la paix et l’harmonie au sein de la société.
■ Le
monde est un cirque inhumain – La vidéo (02:15) porte ce titre. J’ai lu quelque part
qu’heureusement, il n’y a pas que les forces du mal. Une dualité
nécessaire à l’évolution ? Semble bien parce
que le monde est perfectible, nous passons notre temps à
essayer de le reconstruire autrement.
■ «J'ai
manqué de le frapper» – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Ce même
mois de juin 2003, ma situation se dégrade. La Sûreté
du Québec sait que la rédaction de ce livre achève,
et ses tactiques deviennent particulièrement dangereuses. Le
scénario se déroule rue Principale, à Lac
Bouchette. Sur ma gauche, le conducteur d'une automobile, stationnée
devant la Caisse populaire, se met en marche et accélère
subitement, effectue un virage rapide de 90 degrés à
droite, traverse la rue, me coupe le chemin de sept ou huit pieds et
va se parquer devant la clinique médicale, située à
l'arrière de deux maisons. Tout se passe très vite.
En
face de moi, je remarque qu'une automobile s'en vient, mais elle est
encore loin et roule si lentement que j'ai l'impression qu'elle va
s'immobiliser. La manœuvre n'était vraiment pas justifiée.
L'équivalent d'une cascade, c'est plus que suspecte. Je
rebrousse chemin, emprunte l'une des entrées résidentielles.
Surprise, deux femmes dans la cinquantaine, obèses, en
descendent. Me dirige vers elles, toutes deux penchent la tête,
puis j'entends dans mon dos l'une dire à l'autre : « J'ai
manqué de le frapper. »
Ce
même après-midi, sur la route de l'Écluse, alors
que je progresse en direction du village, je vois venir au loin, dans
un secteur où le terrain est plat et la route bordée de
champs, une petite voiture noire. Son conducteur roule à vive
allure. Dans une courbe, il déborde sur une partie de la voie
inverse et, sans redresser son bolide, il arrive sur moi en me
gratifiant au passage d'un petit coup de volant dans ma direction,
mais sans conséquence. Monsieur a le crâne rasé
frais, son coco est blanc et non bronzé, et porte en plus de
grosses lunettes opaques lui cachant une partie du visage : je
le reconnais, sais même où il habite.
Suivent,
à quelques minutes d'intervalle, deux autres véhicules.
Dans l'un, un homme joue du poing droit et du torse comme s'il
accompagnait le rythme d'une chanson. Dans l'autre, une femme me
salue, de cette main levée typique de l'arrêt stop. Sur
la 155, un véhicule tirant une roulotte me frôle de
près.
Comme
pas hasard, ce même mois de juin, Hugues Létourneau,
policier de la Sûreté du Québec, traite notamment
des dangers de la bicyclette, dans sa chronique du journal
communautaire D'un Lac à l'autre, destiné exclusivement
aux citoyens du village. Il aborde le sujet en ces termes :
« Saviez-vous
que dans 60% des accidents impliquant une automobile et un cycliste,
c'est le cycliste qui est responsable ? »
Il enchaîne en indiquant les précautions à
prendre… S'il m'arrivait de quoi, des citoyens diraient que j'ai
fait parti du… 60%. Je m'interroge aussi : pourquoi cette mise
en garde alors que je suis le seul à y faire du vélo ?
Lundi
le 23 juin… Au milieu d'une grande côte du Chemin de la
Montagne, la roue arrière s'enlise dans le gravier mou, je
mets le pied à terre pour ne pas tomber avec le vélo.
Une vieille voiture surgit dans le bas. J'entends qu'elle passe pour
poursuivre ma montée. Son conducteur s'arrête un bref
instant pour me lancer : « Je
te souhaite un bon voyage ! »,
et repart aussitôt, les mains sur le dessus du volant. Oups !
Il porte des gants de laine… rouge vif. Ce n'est vraiment pas la
saison. Par contre, cette couleur me transmet toujours le même
message, celle du sang. Je n'en poursuis pas moins ma route, ma
caméra à portée de la main, sait-on jamais…
Par la
suite, je circulerai de moins en moins souvent à vélo.
À l'automne, je le rangerai définitivement. Trop risqué
! De toute façon, mon enquête est terminée, ce
qui ne m'empêchera pas de faire d'autres découvertes, à
l'occasion. Et de lire d'un œil averti les articles de presse
traitant d'activités policières. (Suite demain)
News du dimanche 8 Juin 2008
■ Parlant
de la Russie… – …son président
Dmitri Medvede a affirmé hier que la "politique financière
agressive" des États-Unis
est responsable de l'appauvrissement de la majorité des habitants de
la planète. De plus, il les accuse d’être à l’origine de la
crise financière mondiale. Selon lui, ce pays joue un rôle ne
correspondant pas à ses capacités réelles. Medvede propose une
solution.
■ Diapos :
Russie et certains pays environnants – On ne voit pas souvent de photos de ce coin du monde. Elles
abondent sur le
site où je vous invite. Cliquez sur chaque photo de la page
s’affichant, vous aurez accès à d’autres. Lorsque
vous aurez exploré la page au complet, cliquez sur la page
suivante, et ainsi de suite.
■ Torture
and… Democracy, un
livre de Darius Rejali – L’auteur, publié par Princeton University Press, est
professeur au Reed College de Portland en Oregon. Selon Shannon
Jones, de Come4news, il est considéré comme un expert
de premier plan sur la question de la torture et de ses conséquences
pour la société. Il a écrit d’autres ouvrages
sur cette question, parmi lesquels Torture and Modernity : Self,
State and Society in Iran. (Torture et modernité : L'individu,
l'État et la société en Iran.)
Darius
Rejali, dans son dernier livre, décrit l'emploi constant et
largement répandu de la torture dans les démocraties
industrielles (USA, Grande-Bretagne et la France en particulier)
responsables du développement et de l'exportation d'un grand
nombre des techniques de torture actuellement utilisées de par
le monde.
L’article
de Shannon Jones a de quoi écoeurer royalement ceux croyant
encore en la démocrasouillée.
■ Sabotage
de mon livre par la Sûreté du Québec – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Autres faits. Je
suis parfois tenaillé par cette petite peur qui me fait
craindre qu'on endommage ou me vole les disquettes que je porte sur
moi. Alors, depuis l'acquisition de mon premier IBM compatible, en
février 2001, je laisse mes fichiers sur le disque dur lorsque
je quitte mon domicile. J'utilise des codes complexes pour avoir
accès au logiciel système de l'ordi et à chacun
des fichiers, ce qui était impossible sur mon vieux MacIntosh.
Par
la suite, j'ai remarqué, à quelques occasions, des
différences dans le nombre de kilos octets (ko) de certains
des quatre fichiers de ce livre, tel qu'affiché dans
Explorateur Windows. J'ai donc pris l'habitude de tenir un journal
des ko de chaque fichiers, de les y actualiser après chaque
séance de travail. Le 23 juin 2003, je constate que ma
banque de données a dégringolé de 3113 ko à…
2273, une perte de 840. Cela a été fait pendant mon
absence.
Dans
le fichier du livre, des phrases ont également disparu, alors
que des formulations ont été trafiquées, voyons
un aperçu de la liste : hell's
Angels devient hell's Prêtres, hell's propagande, hell's
finalisant, hell's spécialiste ; clan Matticks, clan
Mattoirs ; Gérard St-Jean de la police
de l'île de Montréal, Gérard discours ; Sergent Poëti de la Sûreté du Québec,
sergent Phtisie de la Sûreté du Québec ; Pierre
Cadieux, ex-solliciteur général du Canada, Pierre
Québec ; Normandeau et Leighton
deviennent substituts et Leighton, André substituts et Barry
Leighton, surveillance et Leighton ; Vera
Danyluk, présidente de la Communauté urbaine de
Montréal, devient Vera de Lafontaine et Vera stops ; l'armée de citoyens mouchards, l'armée de apparemment ;
Big Brother et Big Sister
ont été trafiqués en prêtres Québec,
prêtres Sister, à fait Brother et à fait
filmer ; Big Sister devient Big à
nez ; puritainement correct, santé
correct ; quartier Centre-Sud, quartier Québec ; Lac
Bouchette, Lac à côte,
Lac Québec, Lac Prêtres, Lac criminologue et Lac
chanteuse ; Lac St-Jean, Lac social ;etc.
Pour
éviter d'autres sabotages, je ne laisse plus aucune trace du
livre sur le disque dur quand je m'absente : en mai 2005,
revenant d'un voyage à Roberval, je constaterai que tous les
fichiers du livre, que j'avais pourtant jetés à la
poubelle avant de partir, sont revenus dans Explorateur Windows.(Suite
demain)
PS :
À l’époque, je n’avais qu’un seul ordi et je
n’étais pas encore branché sur le web. Lorsque j’en
ai acheté un deuxième, c’était pour y
naviguer. Je voulais éviter que les fichiers journalistiques
de l’autre ordi soient contaminés par des virus. Alors? Ça
veut dire qu'un civil a profité de mon absence pour
s'introduire illégalement chez moi et saboter mon travail.
News du samedi 7 Juin 2008
■ Petite
ville tranquille en accéléré… – … ça donne quoi? 28
heures à Jyväskylä,
85 000 habitants, Finlande.
■ Petit
déjeuner tranquille, un samedi matin... – …jusqu’à l’arrivée des ados dans la cuisine.
Vidéo (03:23) à voir au complet. Drôle
!
■ Le
technicien de l'atelier de réparation me traite à la dure – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Début
septembre 2003, je commande à la demoiselle-sous-influence un
ordi. Ça m'en fera deux, le nouveau me servira exclusivement à
la navigation sur l'Internet. Seule façon de protéger
efficacement les fichiers du livre d'une contamination virale.
Commande aussi un logiciel pare-feu -
Norton Personnal Firewall 2004 -, verse un
acompte de 900$. À la fin du mois, je passe prendre livraison
de l'équipement. Le pare-feu… n'est pas arrivé. Elle
me dit que sa version française n'est pas encore disponible,
ce qui demandera quelque temps. De retour chez moi, j'ai l'idée
de contacter deux autres fournisseurs de logiciels. À ma
courte surprise, ils en ont la version française. Je pourrais
y aller avec le chauffeur-collabo, mais je dois éviter de trop
investir dans le transport, qui me coûte cher. .
Jeudi
deux octobre… Il me faut installer une prise téléphonique
près de mon nouvel ordi. Je rejoins un électricien de
l'extérieur du village, qui me promet de passer dans
l'après-midi, mais ne vient pas. En début de soirée,
lui téléphone : il avait trop de travail. On fixe
un rendez-vous pour le lendemain. Il me fait encore faux bond,
m'enquiers de ce qui arrive : un appel d'urgence, un gars dont
le système électrique a flanché, qui risquait de
perdre toutes les denrées de son congélateur. Comme il
ne peut venir en fin d'semaine, ça ira, me dit-il, à la
semaine suivante.
J'en
contacte aussitôt un autre. Il est prêt à venir en
soirée, lui donne mon adresse, avec quelques points de
repaires, dont le passage à niveau, à l'entrée
du village. J'attends, j'attends…. il n'arrive toujours pas. Coup
de fil : il n'a pas trouvé l'adresse, la lui redonne.
« Ah ! c'est à
Lac Bouchette, je pensais que c'était la traverse à
niveau de Chambord. »
Pourtant, j'avais bien mentionné le nom du village. Il se fait
un peu tard, ne peut venir chez moi en soirée, ni en fin
d'semaine. Finalement, il ne viendra que le lundi suivant.
Plutôt
risqué, naviguer sur le Web sans pare-feu… Pas grave, tous
les fichiers de ce livre sont dans l'autre ordi qui, lui, n'y est pas
branché. Enquêter, signifie allez au fond des choses,
n'est-ce-pas ? J'allume, et c'est parti mon "cookie ". En l'espace d'une semaine la
situation se détériore sur mon écran. Des pubs
non sollicitées arrivent de tout bord tout côté,
une véritable avalanche, clique sur une pour la faire
disparaître, en arrive deux, trois, quatre, cinq autres. Elles
s'accumulent à un rythme incroyable. Certains sites Web
installent leur cookie dans mon disque dur. Les bogues se
multiplient, gèlent l'écran, à deux reprises
l'ordi s'éteint et redémarre tout seul. L'ordi est
déconfiguré, plus rien ne marche.
Contacte la
demoiselle-sous-influence, prends rendez-vous, lui signale qu'il va
falloir recharger le logiciel système. Quand j'arrive à
l'atelier, le technicien me traite à la dure. Il veut le
reconfigurer, j'insiste pour qu'il recharge le logiciel système.
Prétend que ce sera plus long, que nous sommes vendredi,
qu'il doit rencontrer son fils en fin d'après-midi et patati
et patata ! Il argumente pesamment, est impatient, ses gestes sont
brusques. S'il le recharge, il doute que ce soit prêt à
la fin de son quart de travail, qu'il me faudra peut-être
revenir lundi : comme les électriciens plus haut… Je
ne vois pas où est le problème. Il est un peu plus de
13h, il a amplement le temps de faire le job. Finalement, il
condescend, à reculons, n'arrête pas de marmonner. Une
heure et demi après, c'est fait. Tout ce théâtre
n'était rien d'autre qu'une déstabilisation
psychologique. La Sûreté du Québec m'accompagne
dans tout ce que je fais, ne me lâche pas, comme mon ombre.
(Suite demain)
News du vendredi 6 Juin 2008
■ Entrevue vidéo dans la rue – Cyril Skinazy, probablement un nom d’emprunt, circule à
vélo, son caméscope fixé aux guidons. Son plaisir
est d’aborder un piéton et de parler de tout et de rien avec
lui. Le décor change continuellement, car le piéton ne
s’immobilise pas et lui roule. Un gars sympa, intelligent, qui a du
bagout.
Dans
la vidéo
(07:44), il converse avec Marine, qu’il avait perdu de vu depuis
cinq ans. L’échange s’amorce près de la Cathédrale
Notre-Dame, à Paris.
■ Clichés
du jour – Un artiste inspiré transforme la lunette arrière
sale des véhicules en petit chef-d’œuvre.
Sa matière première : la saleté de la
lunette.
■ Définition
de la guerre trouvée sur le web – La
guerre est le massacre de gens qui ne se connaissent pas au profit de
gens qui, eux, se connaissent mais ne se massacrent pas
(Paul VALERY)
■ L’employée
sous l’influence de la Sûreté du Québec – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Voyons d'autres
péripéties. Pendant plus d'un an, j'ai fréquenté
régulièrement, au rythme d'une fois par mois, un
établissement spécialisé dans l'équipement
informatique et situé dans une ville du Saguenay-Lac St-Jean
que je ne nommerai pas afin de protéger l'identité de
deux employés. J'avais besoin de plusieurs équipements,
dont j'ai fait l'acquisition au fil de mes visites.
Dès
le début, on m'a référé à la
préposée à l'informatique. Nos rencontres se
déroulaient dans son bureau. Au cours de la première,
je lui avais fait un petit topo sur ma recherche journalistique. Je
savais que la Sûreté du Québec ne manquerait pas
de l'infiltrer et l'embrigader. Alors, je tenais à ce que
cette employée sache qui j'étais vraiment.
Comme
de fait, après quelques visites, une voix de stentor
retentit : « Salut
Jacques Martel ! »
Je lève la tête, m'approche, dis ne pas le connaître,
lui prétend qu'on a fréquenté autrefois la même
école, à Roberval. La tactique du civil prétendant
vous connaître, un truc archi usé. Chez mon fournisseur,
ce jour-là, il est à photocopier, me dit-il, des
contrats d'un club collectif d'acheteurs des billets de loterie.
L'y
reverrai par la suite, et à chaque fois j'aurai droit à
son « Salut,
Jacques Martel ! »
Un jour, sa salutation est pratiquement tonitruante, il est au fond
du magasin. Du tac au tac je rétorque par un « Salut,
Jacques Martel ! »,
lui demande son nom, ne me donne que son prénom, Henri, un peu
décontenancé par ma réplique. Dans l'heure qui
suit, on se croise dans un centre commercial, il cherche à
m'intimider du regard.
L'employée,
désormais enrôlée par la Sûreté du
Québec, cherchait à en savoir davantage sur mon enquête
journalistique. Parfois ses questions étaient bien ciblées,
ainsi lorsque elle m'avait notamment demandé si j'avais
déniché un éditeur. Moi, je ne voulais plus en
parler, le lui ai même dit. Elle a alors modifié son
approche. En plus d'équipements, j'achetais aussi des livres.
Un jour, ç'avait été celui du journaliste
torontois Mitrovica sur le Service canadien du renseignement de
sécurité (SCRS). (Andrew Mitrovica - Entrées clandestines - Éditions
Trait d'Union) Un mois après, de retour dans son bureau, elle
me demande si je l'ai lu, je rétorque ne pas vouloir faire de
commentaires sur son contenu, offre cependant de le lui prêter,
ce qu'elle accepte.
Début
2003, je décide de me procurer un exemplaire du Rapport de la
Commission Poitras, publié en 1999 et portant sur des
activités illégales de la Sûreté du
Québec. Avant de passer la commande à
l'employée-sous-influence, prévenant le coup au cas où
la Sûreté du Québec chercherait à me
mettre des bâtons dans les roues, je téléphone à
Publications Québec, qui m'assure en avoir une centaine en
stock. M'indique qu'il compte 5 volumes, au delà de 2 770
pages et deux CD, m'en indique le prix, 85$. Ensuite, je demande à
l'employée-sous-influence de me le faire venir. Une semaine
après, coup de fil pour vérifier que tout est correct.
Elle me dit avoir commandé seulement le petit volume contenant
les recommandations. Pourtant, c'est le rapport au complet que je lui
avais commandé, lui en avait même indiqué le
nombre de pages et le prix. À ma demande, elle rectifie le
tir.
Quelque
temps après, je la piège. Pour accéder aux 2 CD
du rapport, il faut le logiciel Acrobat Reader 3.01. Il est du reste
disponible sur le CD numéro 1, suffit de cliquer sur l'icône
ACROREAD. Jouant à celui ni connaissant rien en la matière,
me plains de ne pas arriver à les visionner sur mon écran.
Lui refile le CD numéro 1, elle l'insère dans son ordi,
m'informe que le logiciel Acrobat est nécessaire. Je penche la
tête vers son écran, l'icône du logiciel est là.
Mais n'en continue pas moins de feindre l'ignorance. Son coût
est de 450$, mais je peux l'obtenir gratuitement via l'Internet, me
dit-elle. Petit problème : je ne suis pas encore branché.
Ensuite,
je monte à l'étage, consulter un technicien. Me dit
qu'il serait étonné que le logiciel ne soit pas sur
l'un des CD, dans un cas semblable, ça va de soi. Lui, il m'a
donné l'heure juste. À partir de ce moment,
l'employée-sous-influence cherchera peu à peu à
prendre ses distances. De mon côté, n'ai pas l'intention
de la lâcher. Car elle peut encore m'apprendre bien des choses…
(Suite demain)
News du jeudi 5 Juin 2008
■ Déclaration
onusienne à retenir – Hier, Miguel
d'Escoto Brockmann, du Nicaragua, a été élu à la présidence de
la 63e session de l’Assemblée générale de l’ONU. Évoquant les
expériences « traumatiques » provoquées par la flambée du prix
du carburant et de la nourriture, il a estimé que « l'égoïsme
nous a fait tomber dans un terrible bourbier dans lequel le monde
s'enfonce peu à peu. Nous devons faire la transition
indispensable de la logique du 'moi' à la logique du 'nous' ». Il a
aussi abordé un autre sujet chaud : la démocratisation
de l’organisme.
■ USA : enquête
sur la flambée du prix du pétrole – L'agence américaine de régulation des marchés
des matières premières (CFTC) suspecte les compagnies
pétrolières et les courtiers de s'être servi d'un
système de cotation très utilisé et géré
par le service d'information sur l'énergie Platts, filiale du
groupe McGraw-Hill, pour manipuler
les prix.
■ Innovation
visuelle et sonore sortant de l’ordinaire – Genre de diapos composés de belles images, bien sûr,
mais aussi de son et voix d’ambiances. Se dégage
l’impression d’être sur les lieux. Assez bien réussi,
selon moi. Dans
la page s’affichant, l’écran indique en pourcentage le
chargement. Cela fait, utilisez l’ascenseur et cliquez sur la
flèche, dans le bas de l’écran, à gauche. Je
vous suggère pour commencer 20e
Art. Si ce diapo
vous plaît, poursuivez votre exploration avec les deux autres :
St Blaise par la ceinture
– La
vague
■ Intimidation
de civils de la Sûreté du Québec via
des détecteurs d’articles non démagnétisés – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Un autre
commerçant collabo de civils de la Sûreté du
Québec procède autrement... Lui, il me harcèle
via ses détecteurs d'articles non démagnétisés,
placés à l'entrée de son commerce. Le bal a
débuté quelque part à l'été 2002.
Plus moyen d'entrer dans ce foutu magasin ou d'en sortir sans que le
bip-bip des détecteurs antivol ne retentissent :
auparavant, ça ne m'était jamais arrivé de ma
vie.
Chaque
fois, c'est le branle-bas, des regards suspicieux convergent dans
votre direction. Dès le début, j'ai carrément
refusé qu'une préposée à la caisse
fouille dans mon sac ceinturon. Vous n'avez pas le droit, lui ai-je
signifié. Si vous pensez que j'ai volé quelque chose,
appelez la police et s'il s'avère que c'est une fausse alerte,
je vous réclamerai un dédommagement. Avertissement que
j'ai répété chaque fois, debout sur le seuil de
la porte, parlant suffisamment fort pour que les clients agglutinés
aux caisses m'entendent bien.
À
quelques occasions, j'y ai remarqué la présence de
civils de Lac Bouchette. Un jour, en raison de l'affluence au
comptoir de la seule caissière en service, une employée
avait pris place derrière une autre caisse, et l'un de ces
flic avait sprinté pour m'y précéder de peu. Il
y était encore du reste quand j'ai franchi les détecteurs
et qu'ils se sont de nouveau affolés. Comment y expliquer sa
présence alors qu'il était passé à la
caisse avant moi ? Intimidation. Cet événement achève
de me convaincre que la Sûreté du Québec est
derrière tout ce cirque.
Un
employé en autorité (était-ce un flic ?) a alors
cherché à me culpabiliser : «
Comment ça se fait que ç'arrive rien qu'à
vous ? »
J'avais beau lui expliquer que je passais partout ailleurs sans
problème, sauf à son établissement, que son
système de détection était défectueux, il
revenait à la charge : « Comment
ça se fait que ç'arrive juste à vous ? »
Bon prince, j'ai consenti, et ce n'était pas la première
fois, de tester le système avec et sans sac ceinturon. La
porte d'entrée du magasin est large, et compte trois passages
distincts, chacun doté de détecteurs. Curieusement, je
passais sans problème à l'un, pas aux deux autres.
Comment expliquer aussi que le spectacle terminé, je pouvais
entrer et sortir sans problème ?
Ai
venu un temps où j'en ai eu assez de cette répression
clandestine et illégale. À l'employé cherchant à
m'en mettre le tort sur le dos, me suis identifié comme étant
journaliste, lui ai parlé brièvement de mon enquête
dans l'underground policier de la Sûreté du Québec,
qui me harcelait continuellement de mille et une façons, parlé
du livre. Ai émis l'hypothèse qu'on déclenchait
délibérément le système, à
distance, pour me harceler. Il a nié que cela soit possible :
plus tard, sur le Web, je visionnerai une vidéo où une
gardienne de sécurité portant l'uniforme déclenche
le bip-bip à distance à l'aide d'une télécommande
qu'elle tient dans le creux de sa main.
Le
dernier épisode s'est déroulé le 27 septembre
2002. Là, j'ai parlé clairement de droits fondamentaux,
devant tout le monde. Ai notamment dit que je percevais le bip-bip
comme une atteinte à ma dignité. Un homme m'a fait
signe d'approcher et entraîné dans une allée un
peu en retrait pour m'informer que mon sac ceinturon, acheté
environ un an auparavant, n'avait probablement pas été
démagnétisé, et proposé de le nettoyer
avec un démagnétiseur… Il prétendait que je
l'avais acheté à son établissement, ce qui était
faux.
« Qui
êtes-vous ? »
lui ai-je demandé. M'a dit être le proprio et ne plus
vouloir que cela se reproduise. Après hésitation, j'ai
accepté, en y retirant cependant les quatre disques Zip
contenant des copies de ce livre, ce qui a mis fin aux incidents. La
démagnétisation effectuée par le proprio du
magasin n'était-elle qu'une astuce visant à me
convaincre que j'avais tout faux ? Je le crois.(Suite demain)
News du mercredi 4 Juin 2008
■ De
vieux bâtiments délabrés, abandonnés… – …de la saleté partout, des graffiteurs à l’œuvre,
un cerf-volant, de la musique, tout est un peu différent de ce
qu’on voit habituellement. D’où l’attrait pour cette
vidéo (03:54), je dirais même son charme. Il y a un message aussi,
comme tout est en allemand…. J’y comprends rien.
08H35
– Autre
vidéo
(05:47) du même genre. Probable qu’il s’agit de citoyens
sans logements, squattant des édifices inhabités,
dénonçant l’indifférence des dirigeants à
la situation, du système capitaliste aussi. On y voit aussi
des flics en uniforme, des caméras…
■ «Une taxe Robin
des Bois»
aux pétrolières ? – L’idée vient du ministre italien des Finances, Giulio
Tremonti. Lors d’une réunion à Luxembourg avec ses
homologues européens, il a expliqué qu’elle
permettrait de «donner
un peu plus à ceux qui ont besoin de beurre, de pain et de
pâtes. Les vraies urgences du moment».
Selon
Libération,
les pétrolières engrangent des bénéfices
monumentaux. En 2007, Total a réalisé plus de 12
milliards d’euros de profit, BP 21 milliards de dollars, Shell 31
milliards de dollars…
■ La
vie incroyable du prince saoudien Al-Waleed
Ben Talel – C’est le titre
de la vidéo
(1H39:44) que je vous propose. Le pétrole donne des ailes à
ceux qui n’en avaient pas et n’en avaient jamais eues, et il en
est très bien ainsi. Sauf que ce n’est pas tout le monde qui
en profite, car le Royaume de l’Arabie Saoudite a aussi ses
pauvres. Et les droits de la femme y sont inexistants : tribunal
islamique, charia, voile, flagellation, lapidation, décapitation…
■ Contraintes
totalitaires de l’Islam en Occident – Les faits le démontrant n’arrêtent pas de se
multiplier. Ainsi que le signalent Annie Lessard et Marc Lebuis, dans
l’article qu’ils signent sur le site canadien Point de Bascule,
non seulement il faudrait pour complaire au fanatisme renoncer à
la liberté d’expression actuelle, mais effacer de la surface
de la planète toute oeuvre d’art contraire aux intérêts
de l’islam, comme les talibans l’ont déjà fait pour
les bouddhas géants en Afghanistan !
Selon
eux, le soutien de tous les êtres humains épris de
liberté à Gregorius Nekschot doit donc être total
et sans restrictions, si l’on ne veut pas voir disparaître
dans un avenir proche nos libertés et nos droits. (NDLR :
J’en ai traité dans mes news de la fin de mai : voir
les archives sur cette page, dans la colonne de droite, mot clé
: Islamsterdam.) L’article des deux auteurs est particulièrement
complet.
PS :
À qui appartient le site canadien Point
de Bascule ?
Réponse non signée : Ce site est une création
de citoyens ordinaires qui cherchent à exprimer leur
attachement aux droits de la personne et à la liberté
d’expression. Nous nous laissons le temps de voir comment il évolue
et l’intérêt qu’il suscite avant de mettre
clairement de l’avant un porte-parole. Nous ne sommes affiliés
à aucun parti ou mouvement politique. Nous ne défendons
aucune idéologie. Notre démarche en est une
d’information, d’échange d’idées et d’action
militante.
Dans
cette même page, plus bas, lisez sans faute le FORUM relatif à
l’Islam : la peur de s’identifier y est bien présente.
■ Interventions
clandestines de la Sûreté du Québec afin
de m’empêcher d’acheter des équipements – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Peu après
s'ajoute un autre événement. J'ai fait l'acquisition du
traitement de texte de Microsoft Word 2002. Aujourd'hui, plusieurs
éditeurs de logiciels obligent leurs clients à les
activer sur leur site Web. Comme je n'y suis pas encore branché,
j'en discute avec le proprio d'une boutique sise dans le même
centre commercial que la technicienne (dont j’ai parlé hier,
dans mes ACTUALITÉS)… Me dit qu'il peut l'activer, je n'ai
qu'à revenir avec mon ordi. On prend rendez-vous pour le
lendemain.
Dans
son atelier, où je peux assister sans problème à
l'activation, il branche les fils, s'installe au clavier. Ça
ne semble pas aussi facile qu'il l'avait prétendu la veille,
se racle la gorge à quelques reprises puis m'annonce tout de
go que quelque chose ne va pas, puis finalement plante son clou :
il a une entente avec les autres vendeurs d'ordis du centre
commercial. Chacun se serait engagé de ne pas réparer
les ordis achetés chez l'un de ses concurrents du centre et
protégés d'une garantie…
Suis
déçu, me voilà obligé de retourner chez
la technicienne. Explique à celle-ci mon problème
d'activation. Une petite demi-heure et le tour est joué.
Simple comme bonjour, m'affirme-t-elle, suffisait de créer un
site à votre nom et d'aller chercher ensuite l'autorisation de
Microsoft Word. C'est tout. Lui parle de l'entente entre les vendeurs
d'ordis du centre, elle me dit que c'est faux, il n'y en a pas. Moi,
j'y vois la confirmation d'une autre entourloupe policière…
Suis
convaincu que la Sûreté du Québec possède
désormais une copie de ce livre. J'ai la trouille. Qu'elle
prenne connaissance du contenu de ce livre à sa sortie dans
les librairies ne m'inquiète pas une miette. Trop de monde au
Québec me connaîtra. Mais avant sa sortie, ça me
préoccupe grandement. Peur de coups inavouables.
D'autres
incidents me confirmeront les interventions clandestines de la Sûreté
du Québec. À la même boutique, j'avais commandé
un lecteur Zip. Les petits commerçants gardent peu de stock,
achètent de leur fournisseur au fur et à mesure de
leurs besoins. Quand je place une commande, je dépose toujours
un acompte substantiel, et précise que je passerai en prendre
livraison à mon prochain voyage à Roberval, au début
du mois suivant. Je limite mes aller-retours Lac Bouchette-Roberval
car le transport me coûte des sous. Alors qu'ils acceptent
toujours mes dépôts, ce commis refuse. Un
mois après, le même employé m'informe que son
fournisseur n'en a plus. Les événements s'emboîtent
tellement bien les uns avec les autres que plus rien ne me surprends.
Le printemps précédent, c'était le logiciel de
traitement de texte Microsoft Word 2002 que cette boutique disait ne
pas pouvoir me fournir avant plusieurs mois : je l'obtiendrai
aisément d'un autre commerçant, ainsi que le lecteur
Zip. Un détaillant voisin de la boutique n'a jamais les
produits que je veux acheter, ni son fournisseur non plus. Lui ne
semble pas intéressé à m'avoir comme client. (Suite demain)
News du mardi 3 Juin 2008
■ La
solidarité citoyenne – C’est l’histoire de Michelle, mère de trois enfants,
qui vivait dans un véritable taudis. Pas aisé de
dénicher un proprio qui acceptera autant de marmots. Alors,
mobilisation citoyenne il y a eu et un toit confortable a été
trouvé pour la
petite famille.
Bien sûr, il y a eu une petite fête pour célébrer
ça ! Vidéo de 05:10.
■ Lorsque
des soldats canadiens reviennent d’Afghanistan
sont-ils
autorisés de dire ce qui s’y passe ? – Sur Cyberpresse (site du quotidien La Presse de Montréal),
on apprenait récemment que certains ayant pris part à
la mission ont toujours du mal à surmonter le choc qui s’en
est suivi. Une situation qu’ils refusent de commenter
publiquement : «On
règle ça en famille.
»
Il n’y
a pas que des chocs chez des soldats, des dommages collatéraux
chez des civils aussi. Selon le journaliste Roland
Marounek, qui suit de près bien des conflits, l’OTAN prétend que les
Talibans de l’Afghanistan utilisent des civils comme "boucliers
humains". « C’est
vrai que les talibans se cachent dans les villages, ils demandent à
manger et un abri, mais qu’est ce que les gens peuvent bien
faire ? »
raconte un blessé, victime de bombardements de l’OTAN.
En
juin, on précisait comment s'était déroulé
l'un de ces massacres: « Une
unité des forces de l'OTAN a été pris pour cible
dans un village au lever du jour et a bombardé ce même
village à 10 heures du soir ».
Il ne s'agit plus là de "bavures", mais bien de
terroriser les paysans pour les empêcher de fournir nourriture
et abris aux insurgés. Comme fait finalement toute armée
d'occupation. Les Oradour et My Lai ne sont pas loin, signale le
journaliste.
Lisez
au complet son article intitulé :
Massacres
discrets dans l’Afghanistan libéré
PS :
Je reviens avec l’Afghanistan parce que je suis canadien et que le
gouvernement conservateur de Stephen Harper cache la vérité
aux médias et à la population. D’où la
nécessité de publier d’autres versions de la
situation que la sienne.
■ La
technicienne refuse que j’assiste à la réparation de
mon ordi – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Coup de fil à la technicienne du commerçant qui m'a
vendu l'ordi. Elle me demande si j'en suis « le
seul utilisateur »,
« oui, et je ne
suis pas branché sur l'Internet ».
Elle a beau tourner et retourner l'affaire dans sa tête, elle
ne comprends pas ce qui a pu se produire. Le jour suivant, je me
présente à son atelier, avec l'ordi et le clavier, que
je transporte dans un panier d'épicerie.
Tous
les fichiers de ce livre sont sur le disque dur. L'expérience
acquise dans l'underground policier me dicte la prudence, je veux
éviter qu'un civil en obtienne des copies, par l'Internet ou
autrement : les commerçants, on l'a vu dans ce récit,
ne disent jamais non à la police. Fais un petit topo à
la technicienne : journaliste, enquête sur la police en
civil, livre en préparation, fichiers confidentiels, etc. De
là l'importance de ma présence lorsqu'elle travaillera
dessus.
Elle
refuse, j'insiste, autre refus, reviens à la charge, inutile
d'argumenter, c'est non. Je ne comprends pas. En quoi ma présence
peut-elle la déranger ? Une politique de la maison : les
clients ne sont pas admis dans l'atelier. Elle ne le réparera
pas si je suis là, m'invite même, poliment, d'aller
ailleurs. Ah, la, la, quelle casse-pieds, quel dilemme ! J'y ai
acheté l'ordi, il est encore sous sa garantie.
N'ai
pas le goût non plus d'aller ailleurs. Ai le pressentiment,
fondé ou non, qu'on me posera la même exigence partout
où j'irai et que finalement je resterai avec une machine neuve
qui ne fonctionne plus. Et aussi, solidement ancré quelque
part dans mon cerveau, un sentiment d'impuissance face à la
toute-puissance de la police en civil. Réflexe conditionné
? Depuis le temps que je m'y heurte, je n'en serais nullement étonné.
Alors, la mort dans l'âme, je baisse les bras, accepte, mais
avec quelle réticence ! J'ai perdu ma superbe, me sent écrasé.
Au
moment de quitter l'atelier, la technicienne remet ça. Elle me
dit d'aller porter le panier d'épicerie là où je
l'ai pris. Mais c'est à l'autre extrémité du
centre commercial et j'en aurai besoin pour transporter mon
équipement quand elle aura terminé. Je me demande si
elle ne cherche pas à m'éloigner. Elle insiste pour
qu'au moins je le sorte de son atelier. Je m'exécute et flâne
dans le magasin, dans l'attente que le travail soit terminé.
Le
commis préposé à la clientèle part
prendre un café. M'y retrouve seul, pas longtemps, parce que
l'adjoint de la technicienne sort de l'atelier, prend place derrière
le comptoir, afin de surveiller les lieux jusqu'au retour de l'autre.
Normal, on ne laisse pas un client seul dans un magasin, tout à
coup qu'il piquerait des articles étalés sur les
tablettes. Je prends conscience de l'injustice de la situation :
eux, me refusent le droit d'aller dans l'atelier surveiller les
fichiers de ce livre.
Ensuite
la technicienne revient à la charge, me signale que son
patron, s'il était présent, ne serait pas d'accord que
je laisse mon panier là où je l'ai mis, me suggère
de le remiser dans un placard un peu plus loin, j'obéis sans
dire un mot. Je trouve qu'elle m'en demande pas mal trop, la
technicienne. Elle m'a vaincu psychologiquement en trois étapes :
son refus de ma présence dans l'atelier, et son insistance, à
deux reprises, pour que je déplace le panier. Pas une
néophyte, cette femme. Et le commis parti chercher un café,
une incitation à faire de même ? J'ai l'impression
qu'elle ne veut pas que je traîne dans le magasin. Entre
ensuite un vieux monsieur, qui me dévisage, la mine outrée.
Au point où j'en suis psychologiquement, ce n'est pas long que
je quitte les lieux.
Sans
aller loin, tout de même. Suis aux aguets, bien que l'endroit
ne soit pas aisé à surveiller l'entrée de
clients. Il est au fond d'un couloir relié au mail du centre
commercial, et une porte du magasin donne sur le terrain de
stationnement. Du mail, je le vois par la vitrine, mais pas la porte.
Impossible d'être aux deux endroits en même temps. Un
moment, j'aperçois deux adolescentes sur le mail, juste devant
le couloir. Plantées l'une face à l'autre, elles
jasent, l'une regarde dans ma direction, sans me regarder
spécifiquement.
Je
décèle illico les sentinelles. Suis certain que si je
m'en approche, elles quitteront les lieux, signaleront ainsi, à
quelqu'un placé à l'autre bout du couloir, mon arrivée
imminente. Simple hypothèse, je vérifie si elle est
fondée ou pas. Plus je m'approche, plus elles bougent sur
place, comme des personnes s'apprêtant à se quitter. Une
vingtaine de pieds avant d'arriver à leur hauteur, comme de
fait, elles partent, mais ensemble, contrairement à
l'impression qu'elles donnaient.
Peu de
temps après, repassant devant le couloir, j'entrevois par la
vitrine du magasin un homme un peu chauve sur le terrain de
stationnement, qui s'en va d'un pas pressé. J'ignore s'il
vient de franchir la porte, invisible de l'endroit où je suis,
mais ça m'en a tout l'air. Dare-dare, je sors du centre
commercial, zieute longuement le terrain de stationnement, sans
arriver à le repérer. Puis bof ! je décide
finalement de relaxer, d'accepter une situation sur laquelle je n'ai
aucun contrôle.
Quand
je reprendrai mon équipement, je chercherai à savoir
pourquoi des lettres du clavier avaient changé de place. La
technicienne me dira l'ignorer. Pas moyen de savoir non plus comment
elle s'y sera prise pour solutionner le problème. Je n'affirme
pas que le flic qui était venu chez moi en avait été
l'auteur, par contre, suis certain qu'il a communiqué le
renseignement à l'un de ses collègues, qui s'est chargé
du reste pendant mon absence. (Suite demain)
News du lundi 2 Juin 2008
■ Mon
ordi neuf n'excepte plus mon mot de passe – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Il n'était pas le seul civil à graviter dans
l'environnement immédiat de mon ami. Dans ce cas aussi, l'auto
a joué un rôle prépondérant. Quand vous
n'êtes pas motorisé, vous appréciez grandement
qu'une connaissance s'offre à vous véhiculer à
peu près n'importe quand et n'importe où, gratuitement
ou pour si peu que c'en est gênant. Genre d'offre que vous ne
pouvez refuser, l'homme vous semble tellement serviable, sincère,
désintéressé, fait tout pour vous mettre à
l'aise, insiste beaucoup : il lui prêtait même son
auto tout en sachant qu'il n'avait plus de permis de conduire. C'est
un truc que la police en civil utilise couramment pour infiltrer des
citoyens, savoir où ils vont, ce qu'ils y font, qui ils
fréquentent, et tirer les vers du nez, à eux et leur
entourage.
L'achat
de mon nouvel équipement informatique, au début de
février 2001, a incité ce civil à s'intéresser
davantage à ma personne. Au début du mois suivant, mon
ami et lui arrivent chez moi à l'improviste. Assis au tour de
la table de la cuisine, nous jasons un bon moment en buvant une
bière. Son chauffeur et ami travaille dans une institution où
sont contenus des handicapés mentaux. Il nous apprend de
curieuses histoires. Ceux-ci sont contrôlés et manipulés
à leur insu, nous cite trois cas.
L'un
avait l'habitude de faire des escapades. Afin de savoir en tout temps
où il est, on a introduit un mouchard électronique
invisible à l'endos d'une photo de ses parents. Ensuite, on la
lui a remise, sachant qu'il les aime et la conservera précieusement
dans la poche de sa chemise. Un autre avait la manie, quand il voyait
un enfant dans une poussette, de repousser celle-ci. On lui a remis
un bracelet décoratif qui émet une vibration dès
qu'il s'en approche : ça suppose la présence d'un
observateur dans les environs pour l'enclencher à distance,
mais il ne le précise pas. On utilise le même procédé
pour un troisième qui, lui, avait tendance à se gratter
un peu trop souvent l'anus. Dans ces deux derniers cas, on a réussi
à créer des réflexes conditionnés.
J'aurais
bien des questions à poser, m'en abstiens, crains que le civil
se rende compte qu'il dévoile des tactiques qui devraient
demeurer secrètes et se taise. Ce qui se produit du reste
quand mon ami, un peu choqué de ces révélations,
manifeste sa désapprobation. Sous haute surveillance, les
handicapés mentaux ? Semble bien. Puis vos méninges
commencent à ronronner… Se peut-il que la police en civil
utilise des mouchards électroniques pour suivre à la
piste des citoyens sains mentalement ? Facile, aujourd'hui, notamment
en utilisant le GPS. Pas seulement sur un véhicule motorisé,
peut-on présumer, sur un vélo et des vêtements
aussi, entre autres. Et vous voilà clignotant sur un écran
sans le savoir.
Au
cours de cette même période, devant retourner à
Lac Bouchette, mon ami me fait part de l'offre du flic de m'y
reconduire gratuitement. J'accepte mais insisterai pour le
dédommager. Mon ami nous accompagne. En cours de route,
j'exhibe au flic le Grand livre Windows XP dont je viens de faire
l'acquisition. Il me demande si j'ai l'intention de « chatter »
sur l'Internet. « Oui,
mais pourquoi veux-tu savoir ça, toi ? »
Sans répondre, il enchaîne en s'informant si je vais
éventuellement m'acheter un portable. « Non,
ce ne serait pas utile pour moi. »
Peu
après, autre visite impromptue de mon ami et du flic. Suis
convaincu que c'est un civil et apprécie de moins en moins sa
présence dans mon espace privé. Leur parle de mon
nouvel ordi, qu'on m'a livré entre-temps, souligne notamment
que sur mon clavier étendu les " à "
minuscule et majuscule et deux éléments de ponctuation
ne sont pas aux endroits indiqués sur les touches mais
ailleurs. En somme, situation normale quand on utilise un nouveau
clavier. Suffit de l'explorer un peu, et ce n'est pas long que vous
allez les chercher sans difficulté.
Le
surlendemain de mes propos, mon ordi n'excepte plus mon mot de passe
donnant accès au logiciel système Windows XP. Jusque
là, je n'avais pas eu de problème du genre. Je pioche
une dizaine de fois, rien à faire. L'erreur ne vient pas de
moi parce que j'ai le mot de passe sous les yeux, écrit dans
mon calepin. Je décide de recharger Windows XP.
En inscrivant
le numéro de ma licence (25 lettres et chiffres), je me rends
compte que plusieurs lettres et autres éléments
graphiques ne sont plus sur les touches habituelles : le "a" occupe la touche du "q", et vice-versa ; idem du
"w" et du "x", qui ont interchangé de
place ; le "m" loge désormais au point virgule ;
le "ç" est sous un chiffre ; etc. La Tour de Babel
! Je comprends alors pourquoi la clé n'ouvrait pas la porte. (Suite demain)
News du dimanche 1 Juin 2008
■ Les
gouvernements du Québec et du
Canada censurent
les éditeurs non reconnus – Selon
l’éditeur québécois Serge-André Guay,
des éditions Fleur de Lys, la Loi sur le
développement des entreprises québécoises dans
le domaine du livre exclut tout autre moyen d’expression que le
livre publié par un éditeur agréé par le
gouvernement.
Elle stipule
clairement que le gouvernement s’oblige à aider
financièrement uniquement les éditeurs qu’il a
lui-même agréés : « L’aide
financière que peut accorder, suivant la loi, le gouvernement,
un de ses ministères, organismes ou un mandataire de l’État
à une personne faisant commerce dans le domaine de l’édition,
de la distribution ou de la librairie ne peut être accordée
qu’à des personnes titulaires d’un agrément délivré
en vertu de la présente loi ou qui y sont admissibles. »
Autrement dit, de
commenter l’éditeur de Fleur de Lys, le gouvernement est à
la fois juge et partie dans l’attribution de l’aide à
l’édition.
Listes
des manchettes du dossier
Cartes
postales et affiches
PS :
Il faut ouvrir les fenêtres du monde québécois et
canadien de l’édition. Ça sent pas bon dans la place.
Au nom de la liberté d’expression, il faut ouvrir grand la
porte aux enquêtes journalistiques et témoignages de
citoyens. Nos éditeurs sont frileux, ce qui explique
l’avalanche sur le marché de romans de toutes sortes. La loi
doit être amendée de façon à les protéger
des petites rancunes ministérielles, qui sont autant
d’entraves à l’importance des subventions. C’est le
pluralisme qu’on doit défendre, pas la démocratie.
Lorsque la pluralité est bien vivante, la démocratie
respire profondément : elle est bien dans sa peau.
■ Photos
de nos soldats canadiens tués
en Afghanistan – Accepteriez-vous d’aller combattre dans ce pays pour défendre
l’hégémonie
américaine
et les grosses compagnies pétrolières? Placez votre
souris sur la photo de chacun afin de l’identifier.
■ Un
civil avec un petit air baveux
– (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Avant d'entrer dans le vif du sujet qui suit, déployons-en
la toile de fond. Quelque temps après mon emménagement
à Lac Bouchette, à l'été 1999, j'étais
allé à Roberval sonner à la porte d'un ami
d'enfance que je n'avais pas vu depuis une bonne vingtaine d'années.
Retrouvailles chaleureuses, arrosées de bonnes bières
froides, de souvenirs aussi. Par la suite, on se rencontrera
régulièrement, une fois par mois.
Un
de ces jours où j'étais chez lui, arrive un type. J'ai
tout de suite pensé qu'il était peut être un
civil, à cause notamment de son regard fouineur. En ai soufflé
un mot à mon ami : « Non,
non, ce n'est pas un flic »,
m'a-t-il assuré. Mon ami est intelligent, mais n'a pas une
trentaine d'années de journalisme derrière lui et n'a
pas enquêté dans l'underground policier. Alors, en
matière policière, il est nul, totalement.
Au fil
de nos rencontres, j'ai appris qu'il connaissait l'homme depuis une
couple d'années, qu'il végétait un peu beaucoup
dans la vie, parfois sur le bs, parfois préposé à
l'entretien des pelouses de la… Ville de Roberval, et proprio d'une
vieille voiture, très utile quand mon ami devait aller quelque
part ou faire son marché. Et pas chérant, le gars, rien
à voir avec ce que demande un taxi.
Cependant, il m'a dit le
trouver épuisant des bouts. Se présente chez lui comme
un cheveu sur un bol de soupe, s'éternise sur place, etc. Il
arrivait que mon ami, qui n'a pas la langue dans sa poche,
l'engueule, mais ça ne l'empêchait pas de revenir. En
somme, collé à vous comme une sangsue.
La
deuxième et dernière fois où je l'y ai vu, il
n'osait pas entrer dans l'appart. Situé dans un sous-sol, il
était resté debout au milieu de l'escalier, une main
appuyé au plafond, l'autre sur un mur, le haut du corps penché
pour mieux nous voir et entendre. Me suis approché et l'ai
apostrophé, lui disant qu'il était un flic en civil.
Ç'a été suffisant pour qu'il se révèle
tel qu'il est.
Reprenant
soudainement de l'assurance, avec en prime un petit air baveux, il a
riposté du tac au tac : « As-tu
le téléphone ? »
Du fait qu'il me le demandait, démontre qu'il savait que je ne
l'avais pas et, encore mieux, il me menaçait indirectement de
ne jamais le ravoir si je ne me la fermais pas. Carrément du
chantage. En voilà un autre qui empiétait illégalement
l'espace privé du citoyen. (Suite demain)
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