News du lundi 30 Juin 2008

Le fougueux frenchkiss... – ...de la Statue de la Liberté à la Justice.

Me Julius Grey : le test de l'intégration réussie – «Un immigrant devrait être perçu comme parfaitement intégré à partir du moment où il est indifférent à l'origine raciale, nationale ou religieuse de son conjoint», écrit-il aujourd'hui dans sa chronique publiée dans le Journal de Montréal. Lisez la suite ici.

PS : Me Grey, un Québécois, est un éminent défenseur des droits et libertés. Depuis plusieurs années, il mène plusieurs combats de front.

Louise Arbour quitte ses fonctions aujourd'hui ― Le Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme s'est permis samedi, dans Le Monde, une dernière déclaration qui n'étonnera personne, habitués que nous sommes à l'entendre dire franchement ce qu'elle pense...

«On ne va pas pouvoir continuer à accepter longtemps encore des inégalités aussi profondes et injustifiables entre les pays et à l’intérieur des pays. Face aux émeutes, le débat a porté sur les aspects économiques : protectionnisme, biocarburants, spéculation, etc. Qu’en est-il du droit à l’alimentation, du droit à un niveau de vie adéquat ? (...) On a entendu les pays occidentaux se dire fermement engagés à prohiber le génocide... mais quelle est la différence entre un gouvernement qui tue une partie de sa population et un gouvernement qui la laisse mourir de faim ou de maladie par négligence criminelle ?» (Sources : Le Monde et Cyberpresse.)

Durant son mandat de 4 ans, la Québécoise a accompli un travail colossal. Une femme aussi active ne pourra rester chez elle à se tourner les pouces. Suggérons lui d'écrire maintenant ses mémoires : Cour suprême du Canada, Tribunal pénal international, responsable des droits de l'homme à l'ONU. Elle en a vu et entendu des vertes et des pas mures. Il y a là de quoi écrire quelques volumes, dénoncer ceux qui se cachent derrière la langue de bois.

Police de quartier : «un échec», «une fumisterie» – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) En mars 2001, le journaliste André Cédilot de La Presse rapportait que le président de la Fraternité des policiers de la CUM, Georges Painchaud, fulminait contre la police de quartier (André Cédilot - La Presse du 27 mars 2001) : « C'est un échec, une fumisterie, une opération de séduction, un flirt avec les politiciens ».

Selon ce dernier, le seul mérite de cette structure implantée en 1997 est le rapprochement avec la population. Et encore, pas de tous, surtout des agents sociocommunautaires, les autres étant plus occupés à répondre aux appels qu'à résoudre des problèmes avec les citoyens. «En réalité, poursuivait-il, la police de quartier a été créée pour plaire aux élus municipaux. C'est une police bien plus proche des politiciens que des citoyens. (...) Les citoyens qui sont satisfaits sont ceux qui n'ont pas besoin de la police». Painchaud avait peine à comprendre le pourquoi d'autant de postes de police sur l'île de Montréal.

Portons un oeil attentif également à ce témoignage du sergent-détective Daniel Desbiens de la police de l'île de Montréal, enquêteur à l'escouade régionale mixte contre le crime organisé, opérant sous la direction de la Sûreté du Québec. En janvier 2003, il publiait une thèse de doctorat sur la résistance au changement dans les forces policières, dont les conclusions ont été rapportées dans des médias. (Sophie Allard -La Presse du 17 janvier 2003)

Les policiers se voient avant tout comme des «combattants du crime» et préfèrent de beaucoup la chasse à l'homme à la prévention : «Les policiers désirent consacrer 80% de leur temps à la répression et seulement 20% à la prévention alors que la police communautaire propose exactement l'inverse». Desbiens a pu vérifier au cours de ses recherches que de fortes résistances tant culturelles qu'organisationnelles mettent un frein à l'implantation du concept.

«Dans notre société et au sein même des organisations policières, on valorise les agents qui effectuent des poursuites policières, des perquisitions, des filatures et des interventions tactiques. Les héros portent l'uniforme, revolver compris. Les policiers communautaires sont considérés de moindre importance, d'où leurs difficultés à accéder aux échelons supérieurs et à obtenir des postes convoités. (…) (Dans ce contexte) quel agent sera intéressé par la police communautaire? (…)

«C'est faux de prétendre qu'elle ( la police communautaire ou de quartier ) est possible là où les crimes sont omniprésents et où on lutte d'abord pour sa survie. Il ne faut pas confondre police communautaire et relations publiques (sic) et plutôt miser sur un bon dosage de prévention et de répression.» Notons que le chercheur ne dit mot du rôle clandestin de la police en civil et de ses collabos. (Suite demain)

News du dimanche 29 Juin 2008

France : le principe de laïcité mal mené dans des écoles ― Dans une école primaire, à titre d'exemple, des parents d'élèves musulmans ont fait pression pour offrir des menus sans viandes jugées impures. Avec le temps, on en est venu à séparer dans la cantine les SANS PORC des AVEC PORC : Vidéo (03:33).

Ce n'est pas le seul point. En 2004, le Rapport Obin, commandé par le ministère français de l'Éducation, devait établir des règles laïques en milieu scolaire. Cependant, son contenu était tellement explosif qu'on ne lui a pas donné suite. On y constatait des signes et manifestations d'appartenance religieuse.

L’obsession de la pureté est sans limite, y signale-t-on. Deux exemples. L'usage exclusif des deux robinets des toilettes, l’un réservé aux « musulmans », l’autre aux « Français ». Demande d'un responsable local du culte musulman d'instituer des vestiaires séparés dans les salles de sports, car selon lui « un circoncis ne peut se déshabiller à côté d’un impur. »

Sources : bivouac-id, pointdebasculecanada et Rapport Obin

12 ans et prononçant un discours à l'ONU traitant de l'environnement et de l'humanitaire! – «Salut. Je suis Severrine Suzuki et je représente l'ÉCO...» Le contenu est là, la conviction aussi. Cela s'est passé il y a 16 ans, mais son discours n'a rien perdu de sa pertinence. Après avoir visionné la vidéo (06:41) de l'époque, vous vous demanderez sans doute : Qu'est donc devenue cette ado depuis ? Wikipedia vous dira tout. Vous découvrirez que son engagement n'était pas de la frime.

Les policiers, attachés au caractère répressif de leur travail – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Dans son livre, Normandeau ouvre ses pages à d'autres spécialistes en la matière. (André Normandeau - Une police professionnelle de type communautaire - Éditions du Méridien) Citons les en vrac, en ajoutant d'autres sources que les siennes.

Barbara Jankowski, chercheur de l'Institut des Hautes études de la sécurité intérieure, à Paris : «Sans grand effet sur la délinquance», dit-elle. En France, on ne peut comparer la police de quartier d'une ville avec une autre parce qu'aucun corps policier ne fonctionne intégralement selon les règles du model. Par ailleurs, fait-elle observer, la mise en place de l'îlotage dans les quartiers difficiles se heurte à de fortes réticences chez les policiers (portant l'uniforme?). Il leur faut faire face à une hostilité verbale et physique de plus en plus manifeste, leur donnant le sentiment de courir un danger lors des interventions.

Glissons ici l'opinion d'un compatriote de Jankowski relatif à l'îlotage. Roché, du Centre national de recherche scientifique (CNRS), en France, et professeur à l'Institut d'études politiques de Grenoble, soutient qu'une police de proximité efficace va à l'encontre des valeurs policières, transforme le temps de travail. (Sebastian Roché - Le sentiment d'insécurité - Éditions PUF) L'îlotage heurte bien des susceptibilités. En dépit d'une forte valorisation dans les discours, il n'a guère connu de croissance.

Encore aujourd'hui (son livre a été publié en mai 1994), il n'existe guère d'îlotage pédestre et permanent, en particulier parce que la culture professionnelle s'y oppose : seule l'activité consistant à arrêter les délinquants est valorisée, les policiers, attachés au caractère répressif de leur travail, ne veulent rien savoir du travail social de la police. En somme, le «syndrome des moyens au détriment de la fin» dont parlait il y a un instant Goldstein. (Suite demain)

News du samedi 28 Juin 2008

Le Festival de jazz de Montréal... ― ...a entamé sa 29e édition le 26 juin en rendant hommage au poète et chanteur d'origine québécoise Leonard Cohen. Des dizaines de milliers de personnes ont assisté à l'événement. Regardez la photo de cette belle soirée. Pointez la flèche de la souris dessus, appuyez sur le bouton gauche et faites un tour complet de 360 degrés. Vous verrez, y'avait foule.

Jusqu'au 6 juillet inclusivement, plus de 3 000 musiciens et près de 700 spectacles, dont la moitié gratuits. Visitez la page d'accueil du Festival. À son sommet, cliquez sur chaque date pour connaître les invités du jour.

Galerie de photos des années antérieures. Cliquez sur chacune pour voir un diapo. Dans le bas de la page, colonne de gauche, le FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL EN VIDÉO, sur Windows Media Player.

La Québécoise Louise Arbour : W. Bush, un recul alarmant des droits et libertés ― Au moment de terminer son mandat de Haut Commissaire des Nations Unies aux droit de l'homme, poste qu'elle occupe depuis 2004, Arbour dit franchement ce qu'elle pense dans une entrevue accordée au Figaro.

«L'aspect le plus inquiétant de mon côté a été, et c'était une politique très claire de l'administration (Bush), la tentative visant à écarter le rôle des tribunaux, raconte-t-elle. Dans cette optique, la dernière décision (récente) de la Cour suprême américaine démontre que les tribunaux regagnent le terrain qui leur appartient.» Lisez l'entrevue au complet ici.

Brodeur : «plus ça change, et plus c'est pareil» – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Goldstein soulève un autre aspect, dont fait état Brodeur : le rôle joué par la communauté est également limité quand il s'agit d'établir les priorités des problèmes à résoudre. Il est d'opinion que le concept devrait chapeauter tous les efforts déployés pour améliorer la qualité des services policiers. Il ne serait acceptable (sic) que dans la mesure où il conduirait à une nouvelle manière de voir le rôle de la police et ne constituerait pas uniquement une autre étiquette utilisée à des fins de… relations publiques.

Brodeur signale un imbroglio : alors que les défenseurs de la police communautaire ne semblent montrer aucune réticence à intégrer la police axée sur la résolution de problèmes, certains défenseurs de cette dernière ne manifestent pas le même enthousiasme. En somme, l'incompatibilité dont nous faisions allusion plus tôt.

Pour Goldstein, l'application de la loi n'est qu'un moyen, non une fin en soi. (NDLR : Ici, on traite plus explicitement de déjudiciarisation, ce qui signifie que policiers en civil et collabos remplacent les… juges.) Critiquant la tendance générale des forces de l'ordre à négliger la finalité du travail de police au bénéfice de la réforme organisationnelle interne, Goldstein parle, ainsi que nous en fait part Brodeur, du « syndrome des moyens au détriment de la fin ». Première manifestation :  l'application de la loi pénale est l'objectif ultime de la police. La deuxième : la nécessité pour la police de recourir à des solutions autres que celles qu'offre le système de justice pénale pour atteindre ses multiples objectifs.

À la fin de son analyse, Brodeur en vient à la conclusion que le concept communautaire s'inspire de la police en équipe qui, dans le passé, s'est avérée un échec. Par exemple, rappelle-t-il, la patrouille préventive devait être éliminée afin de permettre aux membres de l'équipe de faire des interventions orientées vers la résolution de problèmes. Malgré le battage publicitaire dont son implantation a fait l'objet, la police communautaire, qui englobe ces mêmes activités, n'offre aucune garantie qu'elle ne subira pas le même sort.

Selon Brodeur, « il semblerait que les services de police aient connu bien peu de succès depuis les années 1970 dans leurs tentatives pour introduire ce genre de réforme. Par conséquent, il est permis de supposer que ( … ) les choses ont très peu évolué et que l'on s'est contenté de donner un nouveau nom aux réformes avortées. De nouvelles évaluations empiriques ne modifieront pas sensiblement notre impression qu'en dépit de la multiplication actuelle des initiatives, plus ça change, et plus c'est pareil. » (Suite demain)

News du vendredi 27 Juin 2008

Les citoyens ont bien d'autres préoccupations... – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Allons voir ce qu'en pense Goldstein, dont Brodeur cite aussi les propos. Dans la vaste gamme de programmes destinée à susciter la participation de la communauté, Goldstein distingue, lui aussi, deux orientations. L'une consiste à tisser de nouvelles relations avec la totalité ou une grande partie de la communauté, ce qui soulève plusieurs questions sur sa viabilité. L'autre, à limiter la participation aux seules personnes touchées par un problème particulier, approche jugée plus prometteuse.

Cependant, on a constaté que la communauté ne contribue que dans la mesure de ses possibilités à sa résolution. Brodeur soutient que cette approche correspond davantage à une police axée sur la résolution de problèmes qu'à une police communautaire. Soulignons au passage que Fourcaudot et Prévost écrivent que les citoyens ont à faire face à de nombreuses difficultés tels que le chômage, la baisse du pouvoir d'achats, etc. (Martine Fourcaudot et Lionel Prévost - Prévention de la criminalité et relations communautaires - Éditions Modulo)

Ils se préoccupent bien sûr de la criminalité, mais tous ne sont pas également motivés par la prévention. Notons aussi que des sondages scientifiques, n'ayant rien à voir avec les sondages bidons publiés dans les médias, prouvent hors de tout doute que les citoyens ont effectivement bien d'autres préoccupations. Nous y reviendrons. (Suite demain)

News du jeudi 26 Juin 2008

Taser : Kennedy président du CPP insatisfait de la collaboration de la GRC! ― Telle est la déclaration qu'il a faite lors de son témoignage devant la commission d'enquête portant sur le décès du Polonais Robert Dziekanski survenu à l'aéroport de Vancouver après qu'un agent de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) l'ait atteint de décharges électriques.

Kennedy, président de la Commission des plaintes du public contre la GRC (CPP), a publié la semaine dernière un rapport comportant 12 recommandations sur l'usage du Taser. Il a relaté que la GRC a commencé à mettre en oeuvre certaines d'entre elles. Il a précisé qu'il cherchait à créer suffisamment de pression pour l'obliger à changer la façon dont elle utilise l'arme.

Carnaval de Dunkerque ― Les citoyens ne sont pas confinés en rangs serrés sur les trottoirs à regarder passer le défilé. Ils en font partie. S'habillent de façons colorées, se déguisent, plusieurs se maquillent aussi. Sont heureux d'être de cette fête annuelle qui existe depuis une trentaine d'années. On parle de défoulement, de dépaysement. Témoignage d'une participante enthousiaste : « La simplicité. Tout le monde est simple, tout le monde se tutoie, tout le monde s'embrasse. Il y a des chefs d'entreprises qui y participent avec leurs employés. Je trouve que c'est convivial, très convivial. » Excellent pour l'osmose, la réappropriation de l'espace public. Une belle fête citoyenne !

Dans la page s'affichant, un peu plus bas, cliquez sur VOIR LA VIDÉO (04:47).

OMS : nouvelles normes mondiales pour réduire les risques en chirurgie – Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 234 millions d'interventions chirurgicales majeures sont pratiquées chaque année et des études indiquent des complications, voire des décès, pour une proportion non négligeable d'entre elles.

Dans les pays industrialisés (ça nous concerne tous), de graves complications surviennent dans 3 à 16% des interventions sur les patients hospitalisés, avec des taux d'incapacité définitive et de mortalité d'environ 0,4 à 0,8%. Dans les pays en développement, les taux de mortalité seraient de 5 à 10% pour les interventions majeures.

L’OMS propose aux chirurgiens l’équivalent de la check-list que les pilotes d’avions doivent vérifier avant de décoller. Elle définit trois phases lors des interventions chirurgicales: avant l'induction de l'anesthésie, avant l'incision et avant la sortie du patient du bloc opératoire.

Le dossier que je vous propose comporte plusieurs éléments. Impossible de vous indiquer tous les endroits où aller. Je m’en tiens donc aux quatre principales Avenues, à vous de trouver Rues, Ruelles et autres dédales et méandres.

Des textes et vidéos à un endroit que j’indique plus loin…

Annonce officielle du programme – L’article suivant ajoute au précédent, dans le bas de la page une adresse email pour plus d’infos – La sheck-list en anglais (Safe Surgery Saves Lives), dont 3 vidéos dans le bas de la page. Lignes directrices et liste de contrôle publiées sont une première édition. Elles seront finalisées avant leur diffusion fin 2008, quand l’évaluation mondiale des huit sites pilotes de l’OMS sera terminée – Un document détaillé, format PDF. Avertissement : les sites de l’ONU sont parfois un peu lents à s’afficher.

La surveillance collective du crime n'a aucune incidence sur le taux de criminalité – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Brodeur se réfère aussi à John E. Eck, membre du Police Executive Research Forum de Washington, et à William Spelman (Who ya gonna call ? The police as problem busters), ainsi qu'à T. Bennett (Evaluating Neighbourhood Watch).

Il écrit que ces chercheurs s'entendent pour dire également que la surveillance collective du crime n'a aucune incidence sur le taux de criminalité. Elle peut tout au plus conférer un sentiment de sécurité à la communauté et « intensifier (sic) la communication entre elle et la police », ce qui rehaussent l'image de la police et augmente la satisfaction professionnelle de ses membres. Il ajoute que la plupart des études d'évaluation confirment l'impact limité des programmes communautaires de lutte contre le crime sur le taux de criminalité, voire sur le sentiment de sécurité.

Elles sont donc toutes, dans l'ensemble, peu concluantes, d'après lui. Et ainsi que l'indiquent Pawson et Tilley (What works in evaluation research ?), il est même difficile, continue Brodeur, d'interpréter le langage contourné dans lequel elles sont rédigées : « Les réformateurs sont d'une impatience notoire lorsqu'il s'agit d'obtenir des résultats et ils n'hésitent pas à troquer la dernière panacée contre un nouveau plan ».

Eck et Spelman vont jusqu'à dire, ainsi que le rapporte Brodeur, que la police axée sur la résolution de problèmes et la police communautaire ne seraient pas « synonymes » (NDLR : Ne seraient pas compatibles ?) Alors que la première devrait dépendre de la deuxième, elle a plutôt tendance à faire cavalier seul. (Suite demain)

News du mercredi 25 Juin 2008

Je comprends pas pourquoi… – …des internautes utilisent le navigateur Internet Explorer. Pourquoi l’escargot alors que le guépard FireFox galope à 70km ? Y’en a qui savent probablement pas qu’ils peuvent avoir plusieurs navigateurs dans leur ordi. Je vous suggère d’essayer le félin, dernière version, la 3, en français. C’est gratuit en plus. Si vous ne l’aimez pas, supprimez le en utilisant le Taser.

Suis super content… – …de vous avoir déniché ces photos d’un genre assez particulier, je dirais même très... De quoi vous étonner, je pense : les sentiers un million de fois battus, c’est pas l’fun ! En plus de celles affichées dans la page, à parcourir de haut en bas, il y en a aussi dans les hyperliens.

Pragmatisme vs idéalisme – L’auteur, dont j’ignore le nom, écrit qu’il semble que l'idéalisme fasse peur. Les idéaux aliènent. Ils seraient un aveuglement, une négation de la réalité. L'idéale mène à l'idéologie. Il veut corrompre la réalité, la tordre, la soumettre. Le pragmatisme, lui, ne cherche qu'à améliorer les choses au jour le jour. Pourtant... On ne peut finir par se demander : quelle est la finalité de nos actions ? Le pragmatisme (qui mène aussi à l’idéologie) est dans le court terme sans cesse renouvelé tandis que l'idéalisme est dans le long terme.

Un bon texte comme il m’arrive d’en trouver. Quelle richesse, ce web!

Le documentaire animé à de l’avenir! – Et les cinéphiles le doivent à Ari Folman, qui a produit Valse avec Bachir. Membre de l’armée israélienne, il fut témoin, à l’âge de 19 ans, des massacres en 1982 de Sabra et Chatila.

Avant de réaliser son projet, il a fouillé dans ses souvenirs, interrogé aussi des militaires qu’il avait connus à l’époque sur le terrain. Il avait le choix entre filmer une suite d’interviews ou produire un dessin animé. Il a opté pour cette dernière alternative parce qu’elle lui permettait de tout montrer, tout interpréter et tout expliquer. D’où l’immense intérêt pour son documentaire.

Lorsqu’il prendra l’affiche près de chez vous, n’hésitez pas, allez le voir. Ça n’a rien à voir avec les dessins animés de Disney. C’est du sérieux, comme on dit.

En attendant, contentons-nous de la bande annonce. Dans la page s’affichant, colonne de gauche, l’article traitant de cette révolution cinématographique et, plus bas, la vidéo.

La police n’a de communautaire que le nom – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Dans le cas de la police en équipe, Brodeur s'est notamment inspiré de Sherman, Milton et Kelly qui ont publié une étude, en 1973, portant sur sept corps policiers - dont ceux de New York, Détroit et Los Angeles - où on a tenté de l'y mettre sur pied. Tout comme la police communautaire, elle consistait, entre autres, en l'implantation de mini postes de police, de patrouilles à pied et de la surveillance collective du crime. L'opération visait à créer un style professionnel de patrouilles décentralisées.

« Cet objectif n'a été atteint dans aucune des villes étudiées », signalent les trois auteurs. Ils en attribuent l'échec principalement aux cadres responsables de l'administration des services. Voyant leur pouvoir menacé par la police en équipe, ils en ont entravé, et dans certains cas même saboté, la mise en oeuvre.

Pour ce qui est de la police communautaire, Brodeur a consulté notamment celle de Wesley G. Skogan, politicologue et criminologue de l'Université Northwestern, en Illinois, et publiée en 1993. Aux États-Unis, écrit Skogan, nombreux sont les exemples d'expérimentations qui ont échoué et de grandes villes où le concept même s'est dissout. Selon lui, « la police communautaire continue à être suspectée de n'être qu'une opération réussie de relations publiques ». Il soutient que  la démonstration que la criminalité a été réduite est rarement faite.

Brodeur le cite : « Je n'ai connaissance d'aucune évaluation démontrant une réduction du niveau de criminalité conventionnelle. De surcroît, si davantage de projets avaient mis en évidence une telle réduction, les critiques auraient pu alors suggérer l'hypothèse d'un déplacement plus que d'une véritable prévention de la criminalité, puisque, en effet, aucune des évaluations n'a prévu de mesurer cette hypothèse. »

(NDLR : À l'image de la prostitution, dans les pays où elle est interdite, la criminalité se déplace ailleurs ou s'enfonce davantage dans la clandestinité. Cependant, évitons de nous égarer. Car, fondamentalement, et il est nécessaire d'y revenir, le principal objectif du concept n'est pas de lutter contre la criminalité mais bel et bien de procéder aux contrôles et nettoyages sociaux des citoyens n'ayant commis aucun acte criminel.) (Suite demain)

News du mardi 24 Juin 2008

Ce 24 juin, fête nationale des Québécois… – …beaucoup de monde le long du défilé annuel, rue Sherbrooke, à Montréal. Une première vidéo dans la page s’affichant, d’autres plus bas.

Graffitis urbains – Je ne veux surtout pas encourager le graffiti illégal : stations de métros, bus, murs d’édifices, de petits commerces, de maisons, etc. Je suggère aux graphiteurs de créer une association et d’engager le dialogue avec les dirigeants de leur municipalité sur les endroits où ils pourront faire exploser leur créativité. Au nom du pluralisme et de la liberté d’expression, ils y ont droit. D’autant que les arts de la rue se développent rapidement lorsqu’ils sont concentrés dans un même secteur. Ils n’attirent pas seulement les résidents, les touristes aussi.

Visiter de haut en bas la page s’affichant.
Jetez un œil aussi au Festival la Rue est à Nous.

Autre site de graffiteurs, à visiter aussi de haut en bas. Ensuite, cliquez sur la page 2 et ainsi de suite.

Canada : nouvelle victime du Taser – Selon La Presse canadienne, l’homme, dont l’identité n’a pas été révélée, est décédé hier lundi après que des policiers en eurent fait usage.

La police communautaire s'est avérée un échec – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Avant d'aborder certains éléments du livre de Normandeau, utile de souligner qu'on peu lire l'énoncé suivant, dans le document fédéral que le criminologue cosigne avec Leighton : « ( ... ) nous sommes engagés, écrivaient-ils en 1990, dans un exercice visant à établir l'équilibre entre, d'une part, les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de tous les citoyens et, d'autre part, l'acceptation, par ces mêmes citoyens, d'une diminution consécutive de leurs libertés fondamentales ». (André Normandeau et Barry Leighton - Une vision de l'avenir de la police au Canada : Police-défi 2000 - Direction de la police et de la sécurité, Secrétariat du Ministère du Solliciteur général du Canada, 1990) Aucune ambiguïté, tout est on ne peut plus clair. Une citation à se remémorer tout au long de la lecture de ces pages, à ne jamais oublier non plus.

Ce n'est pas d'aujourd'hui que l'on tente de réformer la police. (André Normandeau - Une police professionnelle de type communautaire - Éditions du Méridien) Depuis 1945, on a multiplié les expériences, dont celle de la police en équipe, qui ressemble comme une soeur jumelle à la police communautaire, et s'est avérée un échec... C'est la conclusion qu'en fait le criminologue Jean-Paul Brodeur, professeur de l'Université de Montréal, l'un des collaborateurs auxquels Normandeau a fait appel. Comment y est-il arrivé ? Il a lu des études témoignant de cette recherche, aux États-Unis et au Canada, comparant celles portant sur la police en équipe à d'autres ayant trait à la police communautaire. Il a pu voir les similitudes dans la philosophie et l'infrastructure. (Suite demain)

News du lundi 23 Juin 2008

Scène internationale – Il m'arrive de sortir du thème de ce site. Il existe des événements qu'on ne peut garder sous silence. 

Ainsi, le naufrage du pétrolier Erika. Vous vous souvenez en 1999, au large des côtes de la Bretagne ? Le procès s’est amorcé au début de 2007. L’année suivante, la pétrolière Total, parmi les accusés trouvés coupables, est condamnée à verser plus de 190 millions d’euros aux victimes. Elle ira en appel : j’ai cherché la suite, mais sans succès. Deux vidéos.

Le génocide au Congo, en est un autre et de loin le plus important. Au sommet et dans le bas de la page s’affichant, une dizaine de reportages vidéos tournées sur le terrain avant, pendant et après la tuerie. Vidéos regardant et écoutant ce qui se passe. Un document d’une grande valeur historique.

Le Far West dans sa version la plus moderne – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) L'ex-CUM (Communauté urbaine de Montréal) a produit, conjointement avec son corps policier, un document qui en dit long sur ses aspirations… communautaires. (La Police de quartier - Ensemble pour mieux servir, auquel j'ajoute le bilan annuel des activités policières, de chacune des années de 1993 à 1997, ces derniers publiés par ce même corps policier) Page après page, rien que de la propagande dithyrambique. Le docu de l'ex-CUM possède tous les ingrédients du piège idéologique, du dogme impénétrable auquel on se doit d'adhérer sans chercher à comprendre.

La police communautaire, y indique-t-on, constitue une nouvelle stratégie devant se situer au-delà de la lutte contre le crime et de l'application de la loi afin de résoudre une variété de problèmes tellement hétérogènes qu'il est impossible de trouver un terme les qualifiant de manière globale. Elle suppose une meilleure communication entre policiers et citoyens et l'établissement d'un climat de respect et de soutien afin, explicite-t-on, d'aider les policiers à solutionner ces problèmes sans recourir au système de justice pénale.

Climat de respect ?! Avec tout ce qu'on a vu jusqu'à présent, et tout ce qui suivra, déjà ça sent et goûte fortement l'utopie. Ressemble à la stratégie de Fidel Castro, qui recourt encore à toutes les contraintes et contorsions inimaginables pour faire croire aux Cubains qu'il transformera en limonade l'eau salée de la mer des Caraïbes. Et pendant que le bon peuple pense que cela arrivera un jour, Castro le domine et le réprime.

Attardons-nous aux formulations " au delà de la lutte contre le crime " et " résoudre une variété de problèmes hétérogènes ". En plus clair, cela signifie que le concept n'a pas pour objectif de lutter contre le crime, sa raison d'être étant de procéder aux contrôles et nettoyages sociaux des vitres cassées du système, les pauvres. Et quand on indique que le concept se situe " au-delà de l'application de la loi ", cela signifie qu'on sort du cadre légal.

Est-ce à dire que polices municipales, régionales et provinciale du Québec ont, en de très nombreux cas, remplacé les juges ? Oui, puisque se sont elles qui décident qui sera in ou out de la société. Le Far West, dans sa version la plus moderne. (Suite demain)

News du dimanche 22 Juin 2008

U2... – ... Elevation !  

Caricatures venant d’islamfrance – Elles sont sur le site de Sifaoui, dont je parle ci-dessous. Un peu plus bas dans la page s’affichant, cliquez sur PHOTO SUIVANTE, à droite.

L’Islam est une idéologie totalitaire – Prenez connaissance de cet exemple récent le démontrant encore une fois. Mohamed Sifaoui, qui vit en France, a dénoncé le fascisme musulman. Par la suite, il a fait l’objet de nombreuses menaces de mort. Dernièrement, il a été agressé en pleine rue, en plein jour. Le site FAIRE LE JOUR demande à la police de le protéger. Visitez aussi le site de Mohamed Sifaoui.

La reconstruction du Japon… – …après la guerre.

Un premier soldat français est tué en Afghanistan… – … et déjà certains commentaires circulent sur le web. Combien seront-ils à dénoncer la présence de la France dans ce pays lorsque le nombre de victimes passera à 84 ainsi que c’est le cas de l’armée canadienne ? Le commentaire est publié sur le site Liberté d’Expression...

Dans les cas exceptionnels de défense de la patrie contre de véritables agresseurs qu’on n’a pas été cherchés ou qu’on n’a pas fabriqués par notre propre agressivité, cela peut se comprendre. Nous n’avons pas à fabriquer nous-mêmes, par nos actions agressives, les terroristes qui viendront se venger contre nous. Laissons les Afghans régler leurs problèmes entre eux : on s’en fout du régime qu’ils se donnent.

Samedi 21 juin : la fête de la musique célébrée dans 340 villes de plus de 100 pays – Elle a été créée en 1982 par le ministre français de la Culture Jack Lang. Fête, musique, danse et amour sont intimement liés. Le ministère français de la Santé a fait distribuer dans 38 villes un million de… préservatifs : le sida moins bon que l’amour.

Dans la page s’affichant, une vidéo sur la fête à Tel-Aviv. Au sommet de la colonne de droite, d’autres disponibles : cliquez sur REPORTAGE puis sur FESTIVAL DES MUSIQUES NOMADES et enfin sur UN FESTIVAL DE MUSIQUE ARABE À NEW YORK.

Ils avaient de bons motifs d'en divulguer le moins possible   (Suite tome 1 de L'Étau Policier) De son côté, le pouvoir politique a été avare de commentaires. Pointons l'index sur les élus initiés aux activités clandestines de la police, généralement des avocats, et y baignant quotidiennement de par leur fonction, notamment les ministres péquistes de la Sécurité publique qui se sont succédés sous les gouvernements péquistes successifs de Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et de Bernard Landry, le Solliciteur général du Canada, membre du gouvernement fédéral libéral de Jean Chrétien et une non élue, la présidente Vera Danyluk de l'ex-Communauté urbaine de Montréal (CUM), qui fut, jusqu'à la fin de 2001, responsable de la police.

Ils se sont tous contentés de quelques mots prononcés du bout des lèvres, occasionnellement. Ces gens, imitant en cela leurs prédécesseurs, avaient contracté cette incroyable arrogance consistant à croire qu'ils savaient mieux que personne ce qui était bon pour les citoyens : ceux qui leur ont succédé n'ont guère fait mieux.

Citons le cas de Vera Danyluk. L'implantation du concept n'a fait l'objet d'aucun débat public. Sur le territoire de l'ex-CUM pouvoir et police se sont contentés de consultations et de sondages bidons, parce que la population ne sait même pas que la police en civil existe et qu'elle agit continuellement dans l'illégalité. Ensuite, Danyluk, a fermé la boucle en déclarant aux médias : « On va se donner la police qu'on mérite ».

De fait, les citoyens y ont adhéré sur la base de quelques slogans : lutter contre la criminalité, restaurer sentiment de sécurité et qualité de vie. Rien d'autre. C'est en allant derrière le discours et les documents officiels que l'on s'aperçoit que ces élus, et la non élue Danyluk, avaient de bons motifs d'en divulguer le moins possible. (Suite demain)


News du samedi 21 Juin 2008

Tout savoir ou presque sur le vieillissement – La Fondation internet nouvelle génération (FING) s’interroge. En quoi les technologies peuvent-elles contribuer à changer la manière dont nous vieillissons, et la manière dont nos sociétés vieillissent ? En quoi l’allongement de la durée de la vie change-t-il la manière de concevoir des produits et services numériques ?

L’approche est teintée de marketing, dans le sens qu’on cherche à déterminer les produits qui sont les plus utiles au citoyen vieillissant, à les améliorer et à en créer de nouveaux pour mieux répondre à ses besoins. Il lui appartient ensuite de décider ce qu’il prendra et ne prendra pas.

Cependant, avant d’en arriver à cette étape, nécessité il y a de connaître en profondeur le phénomène du vieillissement. Le volet le plus intéressant de la démarche, selon moi. Car la FING anime des groupes de travail. Ainsi qu’on le souligne, même si le citoyen est en bonne santé, le vieillissement a des effets sur chacun. Il est inéluctable, irréversible. Ce n’est pas une maladie, mais un phénomène touchant toutes les fonctions du corps. Il a aussi une dimension cumulative : les problèmes physiques ont des effets sur le cognitif ou le psychique.

Deux sites à visiter : Ce que vieillir veut dire  –  Ensuite, le forum tenu à Aix-en-Provence, en France, au début de juin 2008 sur le thème du vieillissement et des nouvelles technologies. En tout, 11 vidéos à haute définition.  

Le Taser de plus en plus en vente libre? – Son fabriquant en offre désormais une version civile, citoyenne, notamment aux USA. L’arme serait cependant moins puissante que celle dont disposent les corps policiers.

Chiens de garde de la démocratie devenus de gentils caniches de salon (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Quelques années plus tard, le criminaliste Normandeau récidivait en publiant un livre où il réitère sa profession de foi à l'égard du modèle de la police communautaire. (André Normandeau - Une police professionnelle de type communautaire - Éditions du Méridien) Néanmoins, par soucis d'honnêteté professionnelle, il s'est entouré de collaborateurs ne partageant pas tout à fait son enthousiasme. Par conséquent, l'éventail d'opinions qu'il y présente en permet une approche critique. Absolument rien à voir, et on y reviendra, avec la propagande véhiculée par le pouvoir et la police, ainsi qu'on l'a constaté dans les médias québécois quand concept a été implanté sur l'île de Montréal, au Québec, au cours des années 1996-97 et 98.

À l'époque, dans les médias, la police a été particulièrement volubile sur ses bienfaits. À l'entendre, le concept guérirait la société d'une bonne part de tous ses maux. Dans les articles de journaux, on trouvait régulièrement des entrefilets sur le sujet. Combien de journalistes savaient ce qu'il impliquait vraiment ? Ils tenaient leurs infos de la police, qui leur en a disait le moins possible. Ils ont endossé la réforme sans poser de questions, ni s'en poser à eux-mêmes. Les chiens de garde de la démocratie se sont comportés comme de gentils caniches de salon.

Lorsqu'ils ont cessé de propager le message messianique, un autre moyen de diffusion, autrement plus efficace, a pris la relève : la police en civil, utilisant le bouche à oreille, a ameuté la population sur les dangers de l'omniprésence de la criminalité. Au point où des citoyens, et c'est particulièrement le cas de ceux participant à des activités clandestines illégales de la police, n'ont que ces mots en bouche : criminalité, police communautaire, prévention. (Suite demain)

News du vendredi 20 Juin 2008

Canada : La ligue des droits et libertés enquête sur l’impact des listes des personnes interdites de vol – Selon La Presse canadienne, un an après l’entrée en vigueur de la liste canadienne, elle souhaite avoir une meilleure idée de ce que vivent les voyageurs se retrouvant, à leur insu, sous le radar des gouvernements (dont celui du gouvernement conservateur de Stephen Harper).

Elle s'est jointe récemment à la Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles, qui compte une trentaine de groupes de défense des libertés civiles à travers le Canada, afin de réaliser une étude qui recueillera les témoignages de voyageurs qui ont eu des démêlés avec des compagnies aériennes, des fonctionnaires ou des agents des douanes, au moment de traverser la frontière.

Ceux souhaitant participer à l’enquête peuvent le faire via un site Internet (www.surveillancedesvoyageurs.ca) ou la ligne téléphonique sans frais 1-866-613-0778.

Sur Cyberpresse, lisez l’article du journaliste Daphné Cameron :
Listes d’interdictions de vol : cauchemar pour les passagers visés !

Célébrations du 400e de la fondation de la Ville de Québec : le FRAPRU étalera la rareté de logements sociaux – Voyons la situation en bref telle que d’écrite par le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU). Au Québec, les logements libres se font rares. Les plus susceptibles de vivre de la discrimination sont les couples avec enfants, les personnes assistées socialement et les membres d’une minorité visible : dans les communautés autochtones de la province, les conditions d’habitation s’apparentent à celles du tiers-monde.

Une grand nombre engloutissent 30%, 50%, voire 80% de leur revenu pour se loger et se demandent mois après mois ce qu’ils doivent prioriser : payer le loyer ou manger ? De plus en plus de ménages n’arrivent carrément plus à payer le loyer, selon l’organisme. L’an dernier, 45 706 causes de non-paiement pouvant entraîner l’éviction ont été présentées à la Régie du logement. C’est 6 000 de plus qu’en 2000.

Commentaire de l’auteur et écrivain François Avard, qui appuie le projet du FRAPRU de dévoiler la situation aux touristes qui assisteront aux 400e : « Avant de financer des guerres et conflits armés, les gouvernements devraient tout d’abord penser à leur propre misère, celles des personnes incapables de s’offrir un logement. » Il considère que l'argent des contribuables devrait tout d'abord servir à « garantir des droits minimums » aux citoyens. (Allusion au gouvernement conservateur de Stephen Harper qui investit des milliards dans la guerre en Afghanistan.) D’autres appuies ici.

En quoi consiste ce projet ? L’organisme aménagera dans la Ville de Québec un camp de mal-logées du 26 au 28 juin inclusivement. L’endroit demeure encore un secret bien gardé. Lors de la dernière journée, une manif festive clôtura l’événement. Le programme prévu est disponible ici. Visitez également le site du FRAPRU.

La Transorientale – Vroum, vroum, piste tortueuse, beaucoup de poussière et un… mort jusqu’à présent. Attachez votre ceinture, ça roule vite.

Les photos et la vidéo du jour? Seulement de mauvais souvenirs d’une guerre sale – Les conflits armés, quoi qu’on cherche à nous faire gober de nos jours, ne sont pas propres, propres, très loin de là. En témoigne, notamment, l’utilisation de l’Agent orange lors de la guerre au Vietnam : 45 millions de litres, 20 000 villages, 5 millions de citoyens affectés. Un défoliant chimique hautement toxique, qui a produit notamment des enfants difformes, contaminé sols et eaux. 

Un produit tenace aussi que l’humanité doit à la multinationale Monsanto. Car des Vietnamiens en souffrent encore aujourd’hui : plusieurs maladies, dont le cancer. Les fameux dommages collatéraux. On ne fait pas une omelette sans casser des œufs, n’est-ce-pas. Photos et vidéo (06:34), colonne du centre, explorer la page de haut en bas. D’autres clichés explicites sur cette autre. Cliquez sur NEXT pour voir le lot au complet.

De nos jours, on utilise des munitions contenant de l’uranium appauvri (UA), avec les mêmes résultats, semble bien : Irak, Afghanistan, etc.  L’Organisation mondiale de la santé (OMS) fait cette mise en garde au sujet de l’UA.

A la suite d’un conflit, il arrive de déceler des contaminations des aliments et de l’eau dans les zones touchées même après quelques années. Il convient donc de procéder à des contrôles lorsqu’il est raisonnable de penser que des quantités importantes d’UA ont pu passer dans l’eau souterraine ou la chaîne alimentaire. L’élimination de l’UA doit suivre les recommandations nationales ou internationales sur l’utilisation des matières radioactives.

(NDLR : Qui s’en occupe ? Le pays conquis ou l’armée qui l’a envahi puis plié bagage depuis ? Ce n’est pas sans faire penser aux mines antipersonnel qui continuent de tuer ou mutiler même lorsque la guerre est terminée.)

Pourquoi utilise-t-on l’UA ? Allez sur le site de la Revue militaire canadienne, lisez L’UTILISATION MILITAIRE DE L’UA, plus bas, en caractères rouges. Également TRAVAUX EN COURS, en rouge, quelques pas plus loin.

Une décision entre membres d'une même famille (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Au Canada, on a entendu parlé du concept pour la première fois, semble bien, au début des années 1990. Lorsque André Normandeau, criminologue et professeur de l'Université de Montréal, et Barry Leighton, un chercheur, ont publié un rapport sur une enquête qu'ils avaient effectuée à la demande du solliciteur général du Canada, Pierre Cadieux, et portant sur la police de l'avenir. (André Normandeau et Barry Leighton - Une vision de l'avenir de la police au Canada : Police-défi 2000 - Direction de la police et de la sécurité, Secrétariat du Ministère du Solliciteur général du Canada, 1990)

Les deux auteurs, après avoir sillonné le Canada et rencontré des élus, des directeurs de police et associés, des syndicats policiers, des fonctionnaires et des citoyens, faisaient état dans leur rapport d'un « consensus croissant » à l'effet  « que la police communautaire constitue la réponse la plus appropriée aux défis et problèmes de la police au cours des dix prochaines années ».

Consensus croissant? Se dégage plutôt de la liste des groupes rencontrés l'impression d'une consultation ciblée, sans grand risque de remise en question de l'approche policière préconisée. Et même si la population avait été largement consultée, comment aurait-elle pu prendre une décision éclairée, ignorant tout du modus operandi illégal prévalant dans l'underground policier ? On peut dire de même des élus, qui dans la très grande majorité sont nuls en matière policière. En somme, on a décidé entre membres d'une même famille du système policier qui serait le nôtre. (Suite demain)

News du jeudi 19 Juin 2008

Taser : des déclaration et faits…. – … rapportés cette dernière semaine par des médias canadiens :

L'enquête de la Commission des plaintes du public contre la Gendarmerie royale du Canada (CPP) avait été entreprise à la demande du ministre canadien de la Sécurité publique Stockwell Day après le décès de Robert Dziekanski, en fin d’année 2007, à l'aéroport de Vancouver. Le ressortissant polonais avait reçu au moins deux décharges de Taser. Ses derniers moments ont été captés sur vidéo et diffusés dans le monde entier.

Mercredi 18 juin 08, source Radio Canada, Saskatchewan…
Paul Kennedy, président de la CPP : «Il faut trouver une façon de traiter les gens comme des êtres humains».

Article du 18 juin 08 du journaliste Normand Rhéaume de LCN. Le président de la CPP déplore que depuis 2001 des agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) aient utilisé le pistolet Taser 90 fois contre des jeunes de 13 à 16 ans.

Depuis l'introduction de cette arme dans l'arsenal de la GRC vers la fin de 2001, les archives policières fédérales font état de 4 234 rapports d'utilisation ou de menaces d'utilisation. Toutefois, une vérification de la CPP a permis de constater que les deux tiers des plaintes soumises par le public à la suite d'un tir de Taser n'avaient pas fait l'objet d'un rapport (formulaire #3996) par un membre de ce corps policier.

Mardi 17 juin 08 article traitant de l’enquête effectuée par Radio-Canada/CBC et la Presse canadienne.

Autre article traitant de l’enquête, on y apprend notamment : que dans la plupart des cas, les personnes victimes du Taser n’avaient pas d’arme ; que dans 31 cas, la GRC a utilisé l’arme sept (7) fois ou plus sur une même personnes.

Déclaration du Dr Stanley Nattel, cardiologue à l’Institut de cardiologie de Montréal : «Plus longue est la décharge, plus le risque de capturer le coeur et de causer une arythmie est grand. En plus, les substances relâchées par les muscles peuvent avoir des effets néfastes sur le coeur et sur le fonctionnement électrique du coeur».

Dans le bas de cette même page, sous le titre AUDIO-VIDÉO cliquez sur FRÉDÉRIC ZALAC S’EST PENCHÉ SUR LA QUESTION. Vidéo de Radio Canada (02:11)

Des ouvrages traitant de sujet nous concernant tous – d’Armand Mattelart, La globalisation de la surveillance, Éditions La Découverte. Vidéosurveillance, fichage, empreintes génétiques, écoutes, puces RFID. Dans les régimes démocratiques, les différentes techniques d’intrusion dans la vie quotidienne des individus se multiplient, au nom de la lutte contre les “nouvelles menaces”.  Les États ont imposé et construit une définition de l’ennemi de plus en plus floue, tellement floue qu’elle a permis et permet encore tous les abus.

De Gilles Sainati et Ulrich Schalchli, La décadence sécuritaire, Édition La Découverte. Ils démontrent la chute rapide (dix ans) et programmée de pans entiers de l’État de droit. L’angle d’observation est celui de la disparition des notions mêmes de justice, de juste et de droit, en faveur d’un arbitraire bureaucratique qui sert une fraction de plus en plus étroite de la population. “Tolérance zéro”, pénalisation des comportements sous le vocable d’“incivilités”, tatouage des populations à travers les fichiers informatiques, marquage génétique, inféodation de l’appareil judiciaire à un exécutif musclé...

Vous pouvez en savoir un peu plus ici, au milieu de la page s’affichant.

Canada, rapport sur l’usage du Taser : moratoire si des recommandations ne sont pas respectées – Il a été déposé hier mercredi 18 juin par le président de la Commission des plaintes du public contre la Gendarmerie royale du Canada (CPP), Paul. E. Kennedy. Il propose (le ministre canadien de la sécurité publique, le conservateur Stockwell Day, disposera…) la mise en œuvre immédiate de 12 recommandations.

Kennedy : «Elles ont été formulées pour que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) rende compte publiquement de l'utilisation qu'elle fait de cette arme, qui a suscité des préoccupations importantes chez les Canadiens et pour en empêcher une utilisation abusive (…)». Ce qu’elle ne fait que partiellement, l’info n’étant pas appuyée par les faits. Les conséquences ont été lourdes, signale Kennedy.

Quelques unes des recommandations. L'utilisation de l’arme ne doit être autorisée que dans les situations où le sujet a un comportement «combatif» ou représente une menace de «mort ou de lésions corporelles graves» pour l'agent, le sujet lui-même ou le public, ainsi que dans les situations où le sujet semble en état de délire agité. Chaque utilisation doit faire dans les plus brefs délais l’objet d’une intervention médicale.

L'arme doit être utilisée seulement par les policiers ayant le rang de caporal ou un rang supérieur en milieu urbain et les gendarmes ayant au moins cinq ans d'expérience opérationnelle et travaillant dans des détachements en milieu rural. Enfin, la GRC doit rendre publics les rapports semestriels et annuels demandés concernant son utilisation. 

PS : La question que je me pose à cette étape-ci est la suivante : est-ce que les recommandations concernant la GRC seront appliquées également aux autres corps policiers du Canada ? Il le faudrait, autrement le free for all continuera de sévir dans les corps policiers municipaux, régionaux et provinciaux.

Bref résumé du Rapport Taser

Pour obtenir une copie du Rapport de près de 80 pages, faites en la demande par courriel (org@cpc-cpp.gc.ca). Je doute que celles provenant de l’extérieur du Canada soient acceptées. Je vous recommande de patienter un peu parce que le document complet sera bientôt disponible sur le site de la CPP, en anglais et en français.

Site de la Commission des plaintes du public contre la GRC

Police communautaire, de quartier ou de proximité et le mystère de la Sainte Trinité (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Le Canada n'est pas le seul pays à avoir adopté le concept de la police de quartier (formulation englobant, entre autres, la police de quartier et la police de proximité), la France et des États des États-Unis ont fait de même, notamment.

Au Québec, l'une des provinces du Canada, la nouvelle approche a permis aux policiers de reconstruire la société à leur image et ressemblance, un peu comme Dieu aurait créé Adam et Ève. Clandestinement, sans débat démocratique au sein de la population. Ce sont les flics qui ont décidé ce qui était bon pour les citoyens. Pas les élus, qui sont pour la plupart nuls en matière policière, mais les flics. Il y a fort à parier que partout dans le monde où l'approche a été appliquée sur le terrain les résultats ont été les mêmes.

Le concept est particulièrement nébuleux. Car nous sommes en présence de l'équivalent d'un mystère de la même nature que celui de la Ste-Trinité : Dieu le père, son Fils et le Saint Esprit… La police communautaire comporte aussi trois niveaux.

De un, la police luttant contre la criminalité : on imagine difficilement les citoyens collabos de la police acceptant de servir de chaire à saucisse dans sa chasse aux criminels ; de deux, la police dont l'action est axée sur la résolution de problèmes, qui n'ont rien à voir avec la criminalité, tout à voir avec les contrôles et nettoyages sociaux des citoyens honnêtes ; et de trois, la police socio-communautaire, qui assure la liaison auprès des groupes sociaux plus vulnérables en ce qui a trait au risque de victimisation et au sentiment de sécurité.

Celle-ci ratissant large, de bout en bout, toute la population est finalement atteinte de l'hypothèse. Les trois devraient être amalgamés ensemble alors que chacun travaille seul, sans tenir compte de ce que font les deux autres.

Le mystère s'épaissit du fait qu'aucun corps policier ne fonctionne intégralement selon les règles du fameux modèle. Et lorsque celui-ci est alambiqué, peut-on encore lui accoler l'étiquette de communautaire ? Non, car le concept, alambiqué ou non, n'est rien d'autre qu'une opération de relations publiques, plus précisément de la police traditionnelle déguisée en police communautaire.

Il est de bon ton de s'en proclamer dans les médias et auprès des citoyens. C'est excellent pour l'image publique. Et cela permet à la police, dans sa version classique et agressive, de lever une armée de dirigeants d'entreprises, d'organismes et de citoyens-mouchards de droite pour s'introduire davantage dans la vie privée des citoyens. (Suite demain)

News du mercredi 18 Juin 2008

Bandes dessinées : reportages de ChappatteUn touriste en Iran  (cliquez sur la flèche, en bas, à droite) –  Cartes postales japonaises –  L’Élysée  –  Chez les rebelles de la Côte-d’Ivoire –  L’année des putschs.

Québec : des véhicules électriques s’en viennentLa ZENN, une deux places, a une autonomie de 60 kilomètres et son opération coûte entre un et deux sous du kilomètre. Vous avez dit combien ? 1 ou 2 sous le km. Et la camionnette NEMO, d'une capacité de charge d'une demi-tonne, a une autonomie de 115 kilomètres. Le constructeur évalue le coût d'une utilisation quotidienne à environ 0,75$. Ils sont tous deux construits au Québec.

À compter du 17 juillet, ces deux véhicules électriques à basse vitesse seront autorisés sur les routes où la vitesse maximale est de 50 kilomètres à l'heure ou moins.

PS : Reste à voir comment ils se comporteront l'hiver venu. Serait-ce le premier pied-de-nez aux grosses pétrolières et autres spéculateurs ?

Carole Roussopoulos : une militante de longue haleine – La cinéaste suisse a vite compris la puissance du film et de la vidéo pour dénoncer le sort réservé aux femmes. Elle tourne depuis 1969. Son premier court métrage portait sur Angela Davis, une icône de ces années-là. Par la suite, d’autres titres viendront s’ajouter, notamment : Quand la vie part en fumée (2005), Les années volées (2005), Sans voix... mais entendus! (2006), Femmes mutilées, plus jamais! (2007), Des fleurs pour Simone de Beauvoir (2007).

Une femme engagée pouvant parler pendant des heures. Malheureusement, la seule entrevue vidéo que j’ai trouvée d’elle ne dure que 03:41.

Civils et collabos à l’origine en partie de la pauvreté rurale – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Orthodoxie et développement économique ne font jamais bon ménage. L'orthodoxie est un frein aux plaisirs de la vie, aux nouvelles tendances. Ces pas de plus, qui rendent le citoyen plus libre et plus créatif, sont impossibles quand il ne peut même pas circuler librement dans l'espace public. Le cas de Lac Bouchette l'illustre assez bien. Pourtant, en raison des activités de plein air potentielles de sa forêt environnante, il détient un atout touristique majeur. Je rappelle n'avoir rencontré aucun cycliste dans la partie forestière du village, ni aucun piéton du reste.

Mais, dira-t-on, des cyclotouristes étrangers circuleraient dans les rues, lambineraient un peu partout dans la nature à faire on ne sait pas trop quoi de politiquement ou puritainement incorrect ou carrément d'illégal. Apporteraient anticonformisme, femmes courtement vêtues, mœurs légères, désordre et criminalité : tapage nocturne, alcool, drogue, vol, viol, etc. Les plus menacés seraient, bien entendu, « les femmes », « les personnes âgées » et surtout « nos enfants ». Le village est un lieu tranquille, on veut qu'il le demeure, dira-t-on encore. Prévention… La prohibition de la vie animée.

En somme, l'opération ne consiste pas seulement à couper les arbres pour éviter les feux de forêt, à empêcher aussi la repousse. C'est-à-dire ? Autant d'étrangers circulant dans le village inciteraient des citoyens à faire de même. Ce serait aussi distraire la population de sa mission première : la prévention. Elle découvrirait qu'il y a plus important dans la vie que la lutte quotidienne contre la criminalité : l'osmose. Davantage libre, elle deviendrait plus indifférente à l'ordre et au conformisme. La police, de son côté, éprouverait de la difficulté à maintenir la cohésion au sein de sa milice citoyenne, dont des membres ne garderaient plus autant qu'avant l'oeil et l'oreille aux aguets, à l'exception peut-être des CdeC et Fd'I. Son emprise psychologique s'en trouverait dangereusement menacée.

Petit village englouti dans un grand bâillement d'ennuie. Charcuté, il ne reste plus du tissu social que des lambeaux. La vie y est presque aussi aseptisée que dans une salle de chirurgie. Dans ma tête défilent des images des films Bienvenue à Plaisanville et Show Truman. Les jeunes ont besoin de tourbillonner dans la spirale de la vie, avec ses virus et petites saletés, alors qu'ici, ils ne lèvent pas de terre, au point où c'en est scandaleux.

Conséquemment, ils quittent les régions rurales pour la grande ville, mais ignorent que, là aussi, bien qu'ils y trouveront davantage de possibilités d'emplois et d'intensité culturelle, ils n'en seront pas moins contrôlés et nettoyés socialement. Nous voilà confronté à la dure réalité de l'Étau policier dans lequel nous vivons désormais. Le Québec n'est pas un cas unique, la problématique, redisons le, étant universelle. (Suite demain)

PS : La police en civil et ses collabos sont en (grande ?) partie responsables de la désertion des jeunes vers les grandes cités, de l’appauvrissement des milieux ruraux et du chômage. Il y a un prix à payer pour l’orthodoxie.

News du mardi 17 Juin 2008

Naviguez sur le web en toute sécurité ou presque – La France  a mis en ligne un site où on trouve plein de trucs pour se protéger. En page d’accueil, dans la dernière colonne de droite, une liste impressionnante de sites fournissant à cette fin différentes infos.

Le plus important de tous est celui de la CNIL (la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés). Bien qu’en partie dépendante du pouvoir politique, son président Alex Türk a réclamé récemment l’autonomie totale. Il a proposé qu’elle soit financée par les entreprises et les citoyens, et non plus par le gouvernement. Visitez le, tout est là.

Un site indispensable pour rester en santé ou savoir de quel mal on souffre – Tous les pays francophones n’ont pas la chance d’avoir accès à des médecins et des soins gratuits, notamment en Afrique, où demeurent certains de mes visiteurs. Doctissimo, le site dont je parle, est tout indiqué, digne de votre confiance et tout à fait gratuit.

Peu importe la maladie dont vous êtes atteint, vous saurez quoi faire, quel médicament prendre. Et si vous ne vous sentez pas bien, vous pourrez, à partir des symptômes ressentis, sinon identifier, du moins avoir une idée de ce qui ne va pas. Il y a aussi toutes sortes de conseils sur la santé, dont les mauvaises habitudes alimentaires.

Littéralement une encyclopédie médicale, mais vulgarisée, sans mot savant incompréhensible. Plus de 700 articles permettant de mieux comprendre, en des termes simples, maladies, symptômes et traitements.

En plus de visiter le site en cliquant sur Doctissimo, abonnez-vous à la newsletter gratuite. Dans la page s’affichant, troisième colonne, inscrivez votre adresse mail dans la fenêtre et cliquez sur OK.

PS : J'invite mes amis Africains fréquentant mon site à conserver précieusement cette adresse et à la communiquer à leur entourage.

Les journalistes de France réclament leur indépendance – Ils lancent à cet effet une pétition et invitent tous les Français à la signer. Ils veulent une loi garantissant l'indépendance des rédactions, à l'heure où les dérives déontologiques, les rachats de médias et les pressions sur le contenu de l'information se multiplient, remettant en cause le droit de chacun à une information honnête, indépendante et fiable.

Lisez le projet de loi qu’ils proposent, plus bas dans la page s’affichant.
Pour en savoir davantage, visitez aussi le blog de l’Intersyndicale des Journalistes. Dans le bas de page, cliquez sur BILLETS PRÉCÉDENTS.

PS : Je vous encourage fortement à appuyer sur le web le combat de ces journalistes. Ne jamais oublier que sans une presse totalement libre, il n'y a pas de démocratie.

Les Arts au rendez-vous – Dans le bas de chaque toile, il y en a d’autres du même peintre : Fernand Léger  –  Peter Doig   –  Les soldats de l’éternitéLovis Corinth  –  Keith Garing  –  Créations tonitruantes.

A Lac Bouchette, l'Esprit Saint de la prévention souffle en tornade – (Suite tombe 1 de L'Étau Policier) Les moyens employés par la police, encore une fois universels, s'apparentent du reste à ceux mis en œuvre par l'église catholique, à l'époque du catholicisme triomphant, pour diffuser et faire accepter ses prescriptions. L'accent était mis, selon ce que j'ai lu quelque part, sur le comment, sur les stratégies, sur les rapports sociaux et les collaborations entre les individus et les groupes pour occuper les lieux de pouvoir et partager les tribunes où enseigner et inculquer de nouveaux comportements, de nouvelles habitudes.

Seule différence, aujourd'hui la police dispose de technologies de l'information autrement plus performantes que celles de l'église d'autrefois. Avec comme résultat que civils et collabos sont particulièrement envahissants. Ils ont littéralement encadrée la population. Comme l'église du temps, pouvoir et police ont mis en place une pédagogie de la peur. Le moteur de la vie est pratiquement devenu la peur de la criminalité. Du temps de l'église claironnante, la peur de l'enfer jouait le même rôle.

À Lac Bouchette, l'Esprit Saint de la prévention souffle en tornade. C'est l'équivalent d'une religion, d'où la métaphore. La police, on peut le penser, a commencé par l'évangélisation des leaders locaux, dont des élus, qui ont entraîné à leur suite des commerçants ainsi que des citoyens et citoyennes dans la même foi au maître mot panzer. Si le citoyen tient à son rang social, son emploi, sa petite entreprise, il se doit d'adhérer à la nouvelle croyance. Autrement, il serait considéré comme un hérétique et, selon les rites policiers d'usage, éjecté de la société.

C'est particulièrement le cas quand vous connaissez beaucoup de petits secrets policiers, et continuez d'en découvrir d'autres. Nécessaire d'isoler l'initié que je suis pour éviter qu'il ne contamine des citoyens. Tout faire pour qu'il ne se sente pas bien dans la société et s'enferme à double tour chez lui, n'en sorte plus, comme un ours mal léché, aux poils hérissés. Les Grands Prêtres savent tout, ils sont partout, on ne voit qu'eux et leurs fidèles. La nouvelle foi y régit désormais tous les aspects de la vie quotidienne. La prévention, devenue religion monopolistique, mérite le même sort que le cléricalisme d'avant les années 1960. (Suite demain)

News du lundi 16 Juin 2008

«Mother, should I trust the government?»«Mother, will they put me in the firing line ?» Vidéo (06:40) de Roger Waters (ex-Pink Floyd) et Sinead O’Connor.

Québec : plus de 400 000 personnes âgées seraient maltraitées chaque année! – Scandaleux! L’affaire n’est pas nouvelle. Dans les années 1960 et 1970, j’ai fait quelques reportages sur le sujet. Sous-sol (cave) sans fenêtre, chambres au plafond bas, ampoules électriques de 40 watts se balançant au bout d’un fil, forte odeur d’urine, vieillards amaigris un peu effarés n’osant pas répondre à mes questions because j’avais dans le dos la proprio de l’établissement privé, proprio encaissant les chèques de pension sans rendre de compte à personne, etc. Vous aimeriez terminer vos jours dans un goulag semblable ? Si vous ne réagissez pas maintenant, c’est exactement le sort qui vous attend.

Au Québec (et ailleurs dans le monde ?), selon Radio Canada international, 150 000 cas sont recensés officiellement sur une base annuelle. Dans les faits, on estime que ce nombre serait trois fois plus important. Au lendemain de la Journée internationale de sensibilisation aux abus faits aux aînés, le Réseau québécois pour contrer ces abus affirme que la crainte ou l'incapacité de dénoncer une situation abusive demeurent au centre de cette problématique.

PS : Je me pose la question : que font la police en civil et ses collabos pour dénoncer ces situations aux élus ? Rien ! Ils préfèrent combattre le politiquement et le puritainement incorrects dans l'espace public. Cette tactique leur permet d’étendre leur emprise psychologique afin que tout le monde marche les fesses bien serrées. Gauche, droite, gauche, droite…. Et les petits vieux ? Pas nécessaire : ils sont correctement mâtés !

L’Art de la rue – Les dirigeants municipaux devraient prévoir de ces lieux de liberté d’expression, particulièrement dans les quartiers pauvres. On n’a pas idée comme la couleur peut insuffler de la vie. Sur le web, j’en vois souvent les effets, sur des photos et vidéos. Ce n’est pas seulement animer ces secteurs glauques et délaissés par les élus. C’est aussi favoriser le développement du pluralisme, la base même de la démocratie. Une attraction enfin, en autant que la diversité des graffitis soit présente, car il y a beaucoup d’adeptes.

Une galerie en diapo. Ici, plusieurs peintres. Dans la page, colonne de droite, la liste des ARTISTES. Cliquez sur chacun pour visionner des toiles. Comme dans toutes choses, il y a du bon et du moins bon. Ainsi au cinéma : faut se taper quelques films avant de tomber sur un qu’on aime.

Filles d'Isabelle : «(maintenir) dans nos communautés un idéal élevé de vie morale» – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Dans sa lettre, Alphonse Martel ne traite pas du rôle souterrain des Chevaliers de Colomb (CdeC). Il est un fait que ceux-ci et les Filles d’Isabelle (Fd'I) appartiennent à des sociétés secrètes. Que certains de leurs membres occupent souvent des postes de responsabilité, tant dans l'ordre syndical qu'administratif. Une organisation tentaculaire susceptible, surtout dans un petit village rural, de s'opposer dans l'ombre à l'émancipation des citoyens et citoyennes.

J'ai cherché en vain d'obtenir des livres auprès d'un libraire. Tentative aussi sur le site Web de l'Université du Québec à Montréal (UQÀM), notamment, mais sans résultat. Par contre, sur d'autres sites, j'ai pu glaner quelques informations. Rien de percutant mais donnant tout de même une idée de leur engagement vis-à-vis la doctrine de l'église catholique et la Société civile.

Ainsi, sur celui du conseil 7267 des CdeC de Lac Bouchette on peut lire que les « CdeC poursuivent leur prière pour que soit reconnu dans l'Église la Sainteté de ce fidèle serviteur (l'abbé Michael J. McGivney, fondateur des CdeC) ». (http://www.adat.ca/lac-bouchette) Aussi cet autre passage : « L'ordre colombien tire sa force de chacun des Chevaliers, lesquels sont prêts à œuvrer et à s'impliquer dans des activités paroissiales, pastorales, communautaires, familiales, jeunesse et autres. » Cette « force » transparaît dans ce dernier passage : « Si vous travaillez dans le domaine de l'assurance (…) un simple coup de fil vous permettra d'en savoir plus sur les perspectives de carrière qui vous sont offertes en joignant notre équipe. » Allusion indiquant que l'adhésion aide à gagner sa vie.

Le site du Conseil d'État des CdeC, qui chapeaute les associations locales, est un peu plus explicite (www.cdec-conseil-etat.org/index-fr-html) : « Seuls les catholiques pratiquants de 18 ans et plus et en union avec le Saint-Siège sont éligibles à appartenir à l'ordre : être baptisé, professer la foi ; vivre la pratique chrétienne dans ses dimensions : de fraternité, de célébration, d'éducation de la foi, d'engagement en son milieu. (…) 4 principes de base : charité, unité, fraternité et patriotisme (sic). Ils doivent orienter les actions des Chevaliers, et leurs attitudes dans le quotidien. » On s'intéresse également aux jeunes : « Le but des cercles d'Écuyers colombiens est de permettre à des jeunes de 12 à 17 ans d'acquérir un idéal et de former leur caractère par l'intermédiaire du leadership d'un adulte. »

Pour leur part, les Fd'I de Lac Bouchette ne semblent pas avoir un site Web, ni les autres cercles locaux du Québec. Sur le site provincial des Fd'I, on apprend qu'elles poursuivent les buts suivants (www.daughtersofisabella.org/fr_aboutus.asp) : « (…) mieux se connaître mutuellement ; étendre le cercle d'amies ; centraliser toutes les ressources communes afin de s'aider les unes les autres ; devenir une puissance plus considérable (sic) à présenter au monde dans la poursuite du Bien au sein de la société. (…) Nous sommes réunies en sœurs pour rester fidèles aux enseignements de l'Église catholique, pour veiller au bien spirituel de nos membres et contribuer au bien commun de l'humanité. (…) nous exerçons une influence positive dans nos communautés, maintenant ainsi un idéal élevé de vie morale (resic). » Joan C. Breton, régente internationale de l'Ordre, précise que « les Filles d'Isabelle sont appelées à servir et continuer l'œuvre de Dieu ».

Absolument rien de répréhensible sur ce plan, vivant dans une démocratie, ces associations en ont parfaitement le droit. S'y attaquerait-on, qu'il y aurait urgence que toute la Société civile se porte à leur défense. Nous avons aussi celui de ne pas cacher que, traditionnellement, elles ont toujours été constituées en grande parti d'hommes et de femmes de la droite catholique.

Pour la police en civil de la Sûreté du Québec, ou n'importe quel autre corps policier de la planète, c'est là un terreau fertile où elle peut puiser à pleines mains les effectifs dont elle a besoin pour défendre son orthodoxie. Naïf de croire qu'elle recrute des membres d'organismes défendant les droits et libertés ou luttant contre la brutalité policière, par exemple. Sans prétendre tout savoir, je n'en connais aucun. (Suite demain)

News du dimanche 15 Juin 2008

Bande dessinée africaine – Les Aventures de Kamuké Sukali, une jolie Noire, sont nées de l’imagination d’un jeune dessinateur du Congo-Kinshasa nommé Kojelé Makani Alain. Il retranscrit avec humour des réalités sociales observables dans bien des pays africains. Il est talentueux, voyez vous-même…

Monsieur Mopao est un riche diamantaire, il revient d’un long voyage à l’intérieur du pays. « Mettez ces sacs remplis de dollars dans ma voiture ! » ordonne-t-il à un responsable des bagages de l’aéroport ...

L’art pictural Afro-américain. Étreintes, arrivée de l’enfant, solitude. Dans la page s'affichant, cliquez sur chaque photo et sur la loupe pour agrandir.

Des SANS-RIEN veulent être reconnus comme des citoyens à part entière – À qui devons nous le leadership de cette nouvelle approche ? À Fabienne Jouvet, 47 ans, une Française. Ancienne secrétaire commerciale, reconnue invalide à 100 % à la suite d'un accident de travail, elle a créé, il y a quelques années, un "réseau de résistance contre la misère" : les Sans-Rien. "Car quand on n'a plus de travail, dit-elle, on n'existe plus socialement."

Visitez son site, aidez la, encouragez la à continuer. Son combat est en même temps celui de tous les invalides du monde, dont ceux du Québec et du reste du Canada. EMBAUCHEZ LES, ça les valorisera et permettra de devenir autonomes, dépendants de personne.

Les Irlandais ont dit NON au traité de Lisbonne – Dans la page s’affichant, colonne de droite, un peu plus bas, la vidéo CELEBRATING THE IRISH "NO".

Lisez l’article de Marc Thibodeau du quotidien La Presse : David (l’Irlande) terrasse Goliath (l’Europe)

La victoire du Non en Irlande est une bonne nouvelle pour la démocratie. Ce "mini" traité qui était en passe d’être imposé aux européen sans consultation car ratifié uniquement par les parlements de chaque pays, hormis l’Irlande dont la constitution ne permettait pas cela, ne devrait pas être appliqué. Lisez ce commentaire ici, colonne du centre, plus bas dans la page s’affichant. Sans oublier au passage la caricature de Sarkozy, qui prend mal le succès du NON.

USA : Taser International condamnée à 6,2 millions$ pour la mort d’un homme – Robert Heston Junior, 40 ans, est mort en février 2005, un jour après que la police a utilisé des Tasers contre lui. La Cour a déclaré que l’entreprise n’avait pas alerté la police sur les dangers de cette arme quand elle était utilisée sur une personne sous drogue ou conjointement avec des compressions des voies respiratoires. Lisez l’article ici, en français et l’original en anglais de l’Associated Press.

PS : Municipalités, provinces et États risquent-ils des poursuites du genre éventuellement?

Chevaliers de Colomb et Filles d’Isabelle les plus grands organismes de laïcs catholiques au monde(Suite tome 1 de L'Étau Policier) Dans les grandes centres urbains du Québec, on entend peu parler des Chevaliers de Colomb (CdeC) et des Filles d’Isabelle (Fd'I), au point de croire qu'ils sont moribonds ou ont complètement disparus. Ayant vécu près de vingt ans à Montréal, je le croyais, moi également.

Ici, à Lac Bouchette, j'ai découvert que c'est loin d'être le cas. Ce que confirme du reste Alphonse Martel, dans une lettre publiée par La Presse de janvier 2002. (Alphonse Martel - La Presse du 21 janvier 2002) CdeC depuis 41 ans et ex-directeur général du Secrétariat d'État du Québec, il écrit que c'est le plus grand organisme de laïcs catholiques au monde, avec plus de 1,6 million de membres, dont 103 000 au Québec répartis dans 540 conseils.

Bien que je n'aie pas enquêté au sein des associations des CdeC et Fd'Y de Lac Bouchette, je connais, dans le village, plusieurs collabos de la police qui en sont membres. Chez les Fd'I, j'ignore tout de la situation, à cause de la barrière culturelle séparant les deux sexes. Qu'on me comprenne bien : je n'affirme aucunement que ces deux associations appuient officiellement ou officieusement la police et participent à la répression souterraine. Je n'en ai aucune preuve. Je dis  simplement que des CdeC et des Fd'I sont des collabos de la police.

Un autre fait est également sûr : policiers et policières en civil, et leurs fidèles, hommes et femmes, sont infiltrés partout. Pourquoi pas aussi dans ces associations ? Qui ne sont pas les seules, remarquez bien, l'associatif y étant assez développé, notamment les Lions comptant seulement quatre ou cinq membres, dont l'un d'eux depuis 27 ans, et tous impliqués dans la prévention. Dans des municipalités du Lac St-Jean, il arrive, à l'occasion, que la Sûreté du Québec co-parraine avec des associations de CdeC des campagnes de collecte de sang. (Suite demain)

News du samedi 14 Juin 2008

Cartel québécois des prix de l’essence : requête de recours collectif de 10 millions $ déposée hier – Selon Radio Canada International, le recours ne vise pas seulement les compagnies accusées par le Bureau de la concurrence du Canada, mais au moins 4 autres sociétés pétrolières. Le recours vise à dédommager les automobilistes lésés.

Par ailleurs, Sophie Cousineau du quotidien La Presse écrit dans son blogue qu’il est archidifficile de repérer un cartel. D’après l’une de ses sources, les cartels parvenant à leur fin réussissent à faire grimper les prix de 43,4% en moyenne !

Lac Bouchette : des Chevaliers de Colomb et Filles d’Isabelle collabos – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Les citoyens de droite auxquels la Sûreté du Québec fait appel pour participer à certaines de ses activités clandestines doivent frissonner de plaisir : cachottière, elle ne leur dit pas tout. Les flics n'ont qu'à siffler et les voilà claquant des talons, prêts à servir. Ces fanatiques de la police, qu'est-ce qui les fait donc courir, lutter avec cette ardeur de moines soldats ? La griserie du " pouvoir ", de ceux qui n'en ont jamais eu ou qui n'en ont plus et qui ont enfin l'occasion d'exprimer leurs tendances fascistes, mettre la population au pas. Petit village corseté par le conformisme.

Ce n'est pas un trait distinctif de Lac Bouchette ou d'ailleurs au Québec, c'est universel. En tout lieux et en tout temps, des citoyens sont devenus des collabos de la police. C'est de cette façon que l'on instaure des étaux policiers, des dictatures et même des systèmes totalitaires.

Lors de mon enquête dans le petit village, j'ai constaté à plusieurs occasions la présence de Chevaliers de Colomb (CdeC). D'après certains informateurs, CdeC et leur pendant féminin, les Filles d'Isabelle (Fd'I), y exerceraient encore une emprise psychologique sur la population. Cent quarante citoyens seraient membres des CdeC, chiffres qu'on m'a confirmé à quelques reprises.

Combien de Fd'I ? On m'affirme qu'elles seraient aussi nombreuses, sinon plus parce que les femmes, plus croyantes, seraient plus facilement mobilisables que les hommes. À eux seuls, ces deux groupes représentent un important pourcentage de la population de 1 370 citoyens de la municipalité : ils seraient au minimum 280. Et davantage si l'on soustrait de la population enfants, ados et personnes âgées.

De nos jours, m'a-t-on affirmé, il n'est plus nécessaire d'être CdeC ou Fd'I pour obtenir plus facilement un emploi. Est-ce que ces associations jouent un rôle clandestin comme autrefois ? On m'a dit non. Alors, qu'elles sont leurs raisons d'être ? Réponse : se sont des clubs sociaux.

D'après ce qu'on m'a raconté, on y adhère par conviction chrétienne, quoi que plus souvent par délicatesse à l'endroit des autres, pour éviter de heurter certaines sensibilités, ainsi le parent, l'ami ou l'employeur vous incitant à en devenir membre. Parfois aussi parce qu'on exploite un petit commerce et que l'adhésion peut aider à faire tourner les affaires, l'opportunisme, comme partout ailleurs, entrant pour partie dans les motivations. (Suite demain)

News du vendredi 13 Juin 2008

Québec : trois entreprises et un individu condamnés pour collusion sur le prix de l’essence – Les entreprises, dont le groupe canadien Ultramar, filiale de la société américaine Valero Energy, et un individu ont avoué leur culpabilité devant la Cour supérieure du Québec. Selon Radio Canada International, ils s’étaient entendus pendant deux années de suite pour fixer le prix de l’essence dans quatre régions du Québec : Sherbrooke, Magog, Thetford Mines et Victoriaville. Les amendes totalisent 2 millions de dollars.

D’autres entreprises et individus, qui ont nié leur culpabilité, iront en procès. Les accusations ont été déposées par le Bureau de la concurrence du Canada à la suite d'une longue enquête. D'autres enquêtes sont en cours ailleurs au pays.

Vous en saurez plus sur le site du quotidien Le Devoir, dans un bon article signé par le journaliste François Desjardins. Et davantage encore d'Hugo Fontaine du quotidien La Presse.

PS : Mise à part Ultramar, l’identité des coupables et accusés (innocents jusqu’à preuve du contraire) n’a pas été dévoilée dans la nouvelle de Radio Canada International à laquelle je me réfère. Je suis d’avis que les médias doivent couvrir mur à mur ces procès, en publiant les noms et captant des images vidéos. Le Québec ne doit être le seul à compter parmi ses citoyens des requins.

Il faut initier une désapprobation sociale partout dans le monde à l’encontre de ce genre de crime, stigmatiser les coupables, car il est une source de misère, de déstabilisation économique et de désordre au sein de plusieurs États. Les spéculateurs boursiers gonflant artificiellement le prix du pétrole devraient subir le même sort. L’ultralibéralisme (capitalisme sauvage) est inacceptable lorsqu’il est la cause de dommages sociétaux de cette envergure. Le monde en a ultramarre.

Pas bon du tout pour le commerce d'opposer un refus à la police – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Comment expliquer l'omniprésence de tant de civils dans ce petit village de 1 370 citoyens ? En 2002, les prévisions budgétaires du village indiquaient que la sécurité publique ( la Sûreté du Québec ) coûterait aux citoyens 114 938$, contre 110 638$ l'année précédente. Même pas de quoi défrayer en totalité le salaire de 3 civils gagnant annuellement au minimum 45 000$. Pourtant, ils sont autrement plus nombreux, et de très loin. Qu'est-ce à dire ?

Un inspecteur de la municipalité m'a déjà dit que les gens s'imaginent, parce que vivant dans un petit village et qu'on y trouve moins de policiers (en uniforme) qu'ailleurs, qu'ils peuvent se permettre de prendre à la légère lois et règlements. D'où la nécessité de leur serrer la vis, présumais-je de son propos. La Sûreté du Québec serait-elle plus sévère en milieu rural qu'urbain ?

Une chose est certaine, il lui est beaucoup plus facile de noyauter une petite population homogène que le patchwork culturel d'une grande Cité. Une autre ne l'est pas moins : si elle avait la capacité de tailler comme une haie de cèdres tout ce qui dépasse en milieu fortement urbanisé, elle n'hésiterait pas. C'est dans sa nature. Dans ce milieu rural, nous sommes quelque part entre l'Étau policier et l'État policier. La situation y est donc plus grave qu'à Montréal.

Examinons aussi deux hypothèses. Suivant les circonstances, la Sûreté du Québec ajouterait, à ses frais et à l'insu des municipalités qu'elle dessert, des effectifs en civil. Selon l'autre, Lac Bouchette, porte d'entrée et de sortie de la région du Lac St-Jean via la 155, nécessiterait plus de surveillance. Enfin, cette info, que je tiens d'un civil : le village serait aussi un endroit stratégique où des civils, après avoir effectué leur quart de travail dans des villages et petites villes de la région, se replieraient chaque jour dans les maisons, apparts et chalets qu'ils y occupent, assurés de l'anonymat le plus complet.

Village dortoir pour eux, en somme. Manne inestimable pour les locateurs. J'en connais deux qui sont au courant, je comprends leur… fanatisme pour la police. Idem de certains commerçants. Pour eux, ces civils sont monétairement plus intéressants que les propriétaires de chalets demeurant à Ville de Saguenay, par exemple, et qu'ils voient seulement l'été, et encore davantage la fin de semaine que les autres jours. Alors que les civils sont ici à l'année longue, gagnent de bons salaires, achètent de l'épicerie, de l'essence, etc. Bon pour les tiroirs-caisses, et puissant stimulant pour la discipline marchande.

Je me suis souvent demandé comment des commerçants peuvent accepter d'espionner leurs clients, la source même de leur enrichissement et, apparemment, sans le moindre petit pincement au cœur, pour ensuite refiler à la police un tas de renseignements à leur sujet. Comment arrivent-ils à participer, personnellement et par employés interposés, à des déstabilisations psychologiques policières à l'intérieur même de leur établissement, et se permettre de leur adresser un sourire sympa quand, à la caisse, ils leur remettent la monnaie. Je crois qu'ils n'ont pas le choix, pas bon du tout pour le commerce d'opposer un refus à la police. (Suite demain)

News du jeudi 12 Juin 2008

Les meilleures… – … photos de 2007, dans le bas de la page s’affichant.

Chaque jour, je fais beaucoup de recherche sur le web. Aujourd’hui, suis tombé sur un site incroyable. Jamais vu autant de dessins à la fois aussi inédits et délirants. En cliquant sur tout ce qui bouge vous allez ouvrir des portes et faire plein de découvertes. Cliquez également aux endroits inertes où on vous invite à le faire. Prenez le temps de bien explorer coins et recoins. Si comme moi vous aimez sortir de l’ordinaire, vous serez servis. Garantie !

Achetez moins d’essence, utilisez le vélo – Offrez-vous cette jouissance du pied-de-nez aux grosses pétrolières sans conscience sociale et autres spéculateurs. C’est bon aussi pour la santé. Vidéo (05:35)

PSST : N’oubliez pas de venir faire du vélo dans le petit village policier de Lac Bouchette situé dans la région du Saguenay-Lac-St-Jean, dans la  province de Québec, au Canada. Je vais vous le rappeler de temps à autre...

La France et le phénomène du squat – Quel en est l’importance? Je l’ignore. Un fait est certain : articles et vidéos sur le web témoignent de son existence, et pas seulement dans ce pays. Le statut socio-économique des squatteurs et l’insuffisance de logements à prix abordables sont à l’origine de cette culture souterraine. À cela s’ajoute probablement le besoin impérieux de devenir autonome, sortir de la cellule familiale, vivre différemment, sans contraintes parentales.

Ici, on ne parle pas d’itinérants vivant dans la rue sans toit. On parle d’ados et de jeunes adultes occupant des locaux (immeubles, maisons, etc.) inhabités, à l’abandon depuis des années, souvent délabrés. C’est davantage le cas en milieu urbain que rural. Suffit d’arpenter un tant soit peu une grande cité pour en découvrir un peu partout.

Le contexte étant ce qu’il est, quel mal y a-t-il de s’abriter sous ces toits ? La propriété privée est un bien sacré. Tout le monde est d’accord là-dessus. Toutefois, rien n’empêche les dirigeants des grandes cités, incluant les gouvernements, d’essayer d’innover en la matière. Au lieu de construire de coûteux HLM, pourquoi ne pas utiliser, temporairement ou à plus long terme, ces endroits inoccupés ? Pourquoi ne pas aider ces jeunes à progresser dans la vie ? N'est-ce pas préférable à la répression?

Chez les squatteurs, tout n’est pas sombre, il y a aussi un côté lumière.
Une vidéo (06:59) relatant ce qui semble être une belle expérience communautaire. Dans la page s’affichant, elle est un peu plus bas.

La nature même de la prévention est de mentir – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Dans la partie de ce récit où je traite de mon enquête à Montréal, je souligne la difficulté de prouver ce que j'avance. La problématique demeure la même en milieu rural. Au départ, tout semble correct mais au fur et à mesure que semaines et mois s'écoulent, vous percevez des choses : espace public désert, climat imprégné de gravité ambiante, stéréotypes, etc.

C'est comme entrer dans une maison, que je donne à titre de comparaison, et découvrir que les enfants ne sont pas conquérants mais soumis. Nul besoin d'être témoin de la sévérité des parents pour savoir ce qui s'y passe. Parce que la discipline parentale, justement, a laissé ses empreintes indélébiles sur leurs comportements.

Explicitons le cas des enfants et ados de Lac Bouchette. Graduellement, la police de l'ombre et du silence, et ses collabos, sensibilisera subliminalement leurs parents du danger potentiel d'être heurté par un véhicule : la densité du trafic de la rue Principale, on le comprendra, n'a absolument rien à avoir avec celle de la rue Ste-Catherine, à Montréal. On citera au passage le cas d'un enfant qui, la veille encore, a bien failli être blessé par une voiture. Ce qui peut être vrai, comme ce peut ne pas l'être non plus. Il est de la nature même de la prévention de faire dans la démesure, même de mentir… On amplifiera le danger potentiel pour les en convaincre.

Puis le soir, quand le soleil se couche, des ados peuvent être tentés de faire des mauvais coups, incités à fumer de la marijuana et, qui sait ? Peut-être même agressés par des pédophiles. Cela dit nonchalamment, et répété à chaque occasion. Si l'avertissement sous-entendu ne suffit pas, on utilisera d'autres tactiques clandestines qui sauront bien atteindre le but visé. Les sortir de l'espace public, eux aussi, sans que personne ne se doute une fraction de seconde que civils et collabos sont derrière ça. Ni vu, ni connu. C'est ainsi que le maître mot prévention est perverti et devient panzer.

Dans ces pages, je traite seulement de la circulation à pied et à vélo : en passant, je n'ai jamais rencontré un cycliste dans la forêt, ni un piéton ! J'ignore tout à fait de quelle façon civils et collabos opèrent à l'endroit de ceux se déplaçant au volant ou aux guidons de leur véhicule motorisé. Compte tenu du contexte, je suis convaincu que ce va-et-vient doit être circonscrit également.

Enfin, il serait prétentieux de ma part d'affirmer que j'étais la seule et unique cible de tous ces flics et collabos dont j'ai parlé dans ce récit. Ce livre fera ciller bien des yeux, des citoyens du village, ou d'ailleurs, découvriront qu'eux aussi ont été ou sont encore des cibles. (Suite demain)

News du mercredi 11 Juin 2008

Éloge du conflit, suite amusante – Refaire le monde, oui, mais il y a la manière. Surtout pas en utilisant les méthodes des trois lascars que nous allons voir, attablés dans un resto.

Dessin animé (01:07). Dans la page s’affichant, cliquez sur la flèche, dans le bas de l’écran.

Éloge du conflit – Titre d’un livre d’Angélique Del Rey et Miguel Benasayag, philosophe et psychanalyste, publié par les Éditions La Découverte. De quoi s’agit-il au juste ? De démocratie, bien sûr. De la nécessité de s’opposer pacifiquement à des décisions avec lesquelles nous sommes en désaccord. D’argumenter pour qu’elles soient amendées ou annulées. Lutter pour des idées auxquelles on croit, c’est aussi vivre. Cependant, les choses ne se déroulent pas toujours ainsi.

Voyons un exemple parmi bien d’autres. Un maire, ou un premier ministre, prend une décision, des citoyens descendent dans la rue pour protester. Le maire réagit en soulignant que si sa décision n’est pas acceptée par eux est attribuable au fait qu’il y a eu un manque de communication. Nous sommes là en présence de la négation du conflit. Ce n’est pas la décision du maire qui est mauvaise, mais la communication. C’est est partir de là que s’amorce le formatage des opinions. Pas de dialogue, pas de débat, rien que la décision de l’élu.

Dans les sociétés occidentales hyperformatées, lit-on dans la présentation du livre, l’idée même du conflit n’a plus de place. Les conceptions de la vie commune tendent vers l’intolérance à toute opposition. Le minoritaire doit se soumettre à la majorité et, de plus en plus, contestataires et dissidents semblent relever de l’« anormal ». Les deux auteurs explorent les racines et les effets délétères de cette idéologie.

Trois intéressantes vidéo totalisant 01H05. Elles sont dans la page s’affichant.

Bob Dylan, peintre – À compter du 14 juin, il exposera 80 de ses toiles dans une galerie de Londres : ma source n’indique pas laquelle. J’en ai trouvées 4 sur… 80. C’est mieux que rien.

Il est aussi, et surtout, un poète engagé et prolifique : la liste de tous ses titres, cliquez sur chacun pour avoir accès aux paroles en anglais. Et ici pour la traduction en français. Parler de lui sans vous le faire entendre, ce serait pas une bonne idée, il manquerait un élément majeur. Dans la page où je vous envoie les vidéos, bien montées et de grande qualité, s’enclenchent d’elles-mêmes : rien à voir avec ce qu'on trouve habituellement sur le web. Le chargement de la page est un peu lent, soyez patients, ça vaut la peine. J'oubliais : y'a aussi quelques petites pubs.

Dylan, ce n’était pas n’importe qui ! Toute une époque derrière nous.

Vancouver : l’enquête sur le décès de Dziekanski, victime du Taser –  La première partie des travaux de la Commission Braidwood portant sur cette tragédie a pris prend fin dans la dernière semaine de mai. Selon Radio-Canada et la Presse canadienne, les autorités n'ont pas encore décidé quand commencera la deuxième qui portera spécifiquement sur la mort de Robert Dziekanski.

Je vous en informerai dès que la date de la reprise de l’enquête sera dévoilée. La vidéo de cette tragédie est disponible ici.

Un commentaire valant son pesant d'or – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Dans un feuillet d'information de l'Hôtel de Ville distribué aux citoyens par Poste Canada, au printemps 2001, on invitait les jeunes à faire preuve de prudence et à bien s'amuser. Dans le journal D'un Lac à l'autre aussi du reste. Dans les semaines suivantes, les rares jeunes qui s'étaient aventurés dans la rue avaient peu à peu disparu, comme par magie. Dans un feuillet similaire, posté l'année suivante, on peut notamment lire : « Hé les jeunes, prudence dans la rue ! N'oubliez pas que les automobiles ont priorité. Beaucoup font du patin, de la planche à roulettes ou de la trottinette dans les rues sans se soucier de la circulation automobile ! y lit-on encore. Ce n'est pas aux autos de se tasser mais bien vous ! Merci et amusez-vous bien ! » conclut son auteur.

Décodons le message de la municipalité. Sont-ils « beaucoup » ? Non, on peut même les compter sur les doigts d'une seule main. Et lorsque on les y voit, c'est généralement après le souper, pendant une heure ou deux, et encore, pas souvent. Dans la liste énumérée, notons une absence significative : on a omis le vélo… À la fin du paragraphe, l'invitation « amusez-vous bien ! » est trompeuse. Sans affirmer que l'auteur de ces feuillets, ou la municipalité, agit en totale osmose avec la police et ses collabos, le fait demeure que les jeunes, à l'image des adultes du reste, sont absents de l'espace public. Au printemps 2003, j'ai entendu un commentaire qui m'en disait long…

D'abord le contexte. À l'hiver 2002-2003, je n'ai pas fait de randonnées à vélo. Je voulais éviter de revivre les engelures de l'hiver précédent. Alors, je l'enfourchais seulement pour aller faire une petite épicerie, une ou deux fois par mois, quand il faisait doux. Je pouvais m'y réchauffer, et revenir chez moi sans problème. Un aller-retour d'environ un kilomètre. À l'occasion, il m'arrivait de voir un ou deux piétons, pas plus, la plupart du temps des flics en civil et des collabos. J'ignore s'il y en avait lorsqu'il faisait froid. Cet hiver-là, la température oscillant assez souvent entre -20 et -40 Celsius, je crois que les gens sortaient peu. Par conséquent, je ne peux pas vraiment témoigner de la présence citoyenne dans les rues cette saison-là.

Ma première vraie randonnée de l'hiver s'est déroulée le samedi 15 mars 2003. Le soleil brille, le thermomètre indique près de 10 degrés au-dessus de zéro. Je roule la rue Principale sur toute sa longueur et, en revenant, m'arrête à l'épicerie. Lorsque j'en sors, je croise une collabo, qui me salue. Pendant que je place mes trucs dans le panier du vélo, je la vois en ressortir et entends peu après : « Les gens ont été enfermés tout l'hiver, c'est normal ( qu'ils sortent de leur domicile, le beau temps venu ) ». Me retourne, c'est elle qui vient de parler.

La vitre de sa portière est baissée, une femme dans la trentaine, debout près de l'auto, est légèrement penchée vers elle, semble argumenter : « Ben voyons donc, c'est normal ! » lui rétorque-t-elle le ton un peu irrité. J'en déduis que la jeune femme, que je ne connais pas (une civile de la Sûreté du Québec ?), lui a signalé la présence de piétons et de véhicules sur le rue Principale. Pourtant, sur cette artère de près d'environ un kilomètre, j'ai vu trois femmes à pied, dont deux collabos, et environ six véhicules, certains conduits par des civils. Première fois que j'ai la confirmation de ce que je pense. Son commentaire vaut son pesant d'or parce qu'il vient d'une collabo à tout crin. (Suite demain)

News du mardi 10 Juin 2008

«Voyageurs» et «gens du voyage» – Dans ce cas-ci, deux mondes différents. Les premiers circulent en TGV, les seconds sont des nomades, on les appelle aussi : Roms, Gitans, Tsiganes, etc.

La scène se déroule en France. En périphérie d’une grande agglomération des Roms vivent dans un espèce de bidon ville, avec tout le bric-à-brac qu’on suppose. Une nuit, un incendie ravage 20 roulottes. Certaines étaient parquées sous un viaduc où passe le TGV. Les responsables du transport craignant que son infrastructure ait été affaiblie par les flammes décident de réduire la fréquence du service. Lorsqu’arrive l’heure de pointe beaucoup de voyageurs s’impatientent. Les télés s’emparent de l’affaire.

Bien que l’événement remonte à juin 2007, la façon dont elles en ont traité illustre un trait culturel profondément enraciné. Par conséquent, il demeure encore d’actualité. Je vous laisse tirer vos propres conclusions. Remarquez que ça n’existe pas qu’en France.

Du permis et de l’interdit – Jeune création Art contemporain  –  L’appel du 18 joint (juin). Visitez le site préconisant la légalisation du chanvre

4 vidéos suivies d’un forum où des citoyens s’expriment LIBREMENT sur la légalisation. Ils ont le droit de dire ce qu’ils pensent, même s’ils vivent dans une démocrasouillée : et davantage dans ce cas-ci. Sur la page s’affichant, tous les éléments sont dans la colonne du centre.

Me Julius Grey : le pm canadien Harper, un homme très à droite – Dans sa chronique publiée par le Journal de Montréal, Me Grey, spécialiste québécois en droits et libertés, fait la liste de gestes posés par le premier ministre (pm) Stephen Harper depuis son arrivée au pouvoir, et démontrant qu’il y a lieu de s’interroger sérieusement.

Entre autres, figurent sur la liste : l'augmentation radicale des dépenses militaires, la prolongation de la mission du Canada en Afghanistan, l’alignement de la politique étrangère canadienne avec celle des États-Unis. Des décisions qui, selon Me Grey, augurent très mal pour les programmes sociaux.

L'autre m'avait lancé, le ton hargneux : «C'est des chiens !» – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Il est clair que la présence du vélocipède que je suis constituait un mauvais exemple pour les citoyens du village. Car, dès la fin de l'été 2000, elle avait donné l'idée à deux d'entre eux de pratiquer aussi ce sport de plein air, de temps à autre, et leur nombre risquait peut-être d'augmenter. Parallèlement, je remarquais aussi qu'il y avait quelques piétons, des adultes, qui prenaient des marches de santé lorsque la température s'y prêtait, sur la Route de l'Ermitage, dans le secteur des Lacs Bouchette et Ouiatchouan, se rendaient parfois jusqu'à l'Ermitage et au Centre Vacances Nature. Peut-être y circulaient-ils les années précédentes, ne saurais l'affirmer, ayant emménagé dans le village à l'été 1999. Cependant à la lumière de tout ce qui précède et suit, j'en doute fortement.

À l'automne 2000 et à l'hiver 2000-2001, bien que j'étais redevenu le seul à faire du vélo, je croisais de plus en plus de piétons dans ce secteur, la fin d'semaine, dans les premières heures de l'après-midi, quand le soleil brillait de tout son éclat et que le temps était doux. La Route de l'Ermitage était leur lieu préféré. Il commençait à y avoir un peu de monde. Ce n'était pas la foule, mais on constatait un va-et-vient évident. Certains m'interpellaient pour causer un brin, parfois c'était moi qui les abordais. Des marcheurs étaient infiltrés, me contentais de le constater sans les en informer, m'en suis du reste toujours abstenu. D'autres, qui ne l'étaient pas, saluaient des flics et des collabos, sans se douter de leur double identité.

Au printemps 2001, quand le beau temps a fait son apparition et que les feuilles des arbres ont commencé à bourgeonner, j'ai compté une couple de cyclistes de plus que l'année d'avant, dont un vieux monsieur. Mais ne les y voyais que de temps à autre, et encore pas tous le même jour. Déjà, à ce moment-là, les marcheurs étaient devenus plus nombreux dans ce secteur. Au fur et à mesure que l'été avançait, le nombre croissait, particulièrement le soir après le souper. J'en voyais régulièrement, même l'après-midi.

Puis, à l'automne, suis redevenu le seul cycliste de la place, alors que quelques marcheurs persistaient encore. À l'hiver 2001-2002, ces derniers avaient complètement disparu du paysage, incluant des moines de l'Ermitage St-Antoine que je rencontrais pratiquement à chacune de mes randonnées. À deux d'entre eux, j'avais souligné la présence de civils, l'un m'avait dit : « Nous, on veut pas se mêler de ça. » L'autre m'avait lancé, crié même, le ton hargneux : « C'est des chiens !  » J'en avait été estomaqué ! Ne les y ai plus revus par la suite.

Printemps, été et automne 2003, ce sera le désert, des rues vides à perte de vue. Seuls quelques véhicules et piétons circuleront, la plupart du temps des civils et des chemises noires de leur escouade. Ils avaient fort probablement incité ces citoyens à rester à leur domicile, selon les tactiques usuelles : petites remarques anodines, sous-entendus, réitérés à chaque fois, et autant de fois que nécessaires. Civils et collabos savent très bien qu'ils finissent toujours par les avoir à l'usure. La fin du début de l’osmose. (Suite demain)

News du lundi 9 Juin 2008

Un prof formant des bourreaux – La vidéo (05:14) a été tournée en Indonésie, pays musulman. La punition corporelle a pour but, relate un membre de la police religieuse, d’apporter la paix et l’harmonie au sein de la société. 

 

Le monde est un cirque inhumain – La vidéo (02:15) porte ce titre. J’ai lu quelque part qu’heureusement, il n’y a pas que les forces du mal. Une dualité nécessaire à l’évolution ? Semble bien parce que le monde est perfectible, nous passons notre temps à essayer de le reconstruire autrement.

«J'ai manqué de le frapper» – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Ce même mois de juin 2003, ma situation se dégrade. La Sûreté du Québec sait que la rédaction de ce livre achève, et ses tactiques deviennent particulièrement dangereuses. Le scénario se déroule rue Principale, à Lac Bouchette. Sur ma gauche, le conducteur d'une automobile, stationnée devant la Caisse populaire, se met en marche et accélère subitement, effectue un virage rapide de 90 degrés à droite, traverse la rue, me coupe le chemin de sept ou huit pieds et va se parquer devant la clinique médicale, située à l'arrière de deux maisons. Tout se passe très vite.

En face de moi, je remarque qu'une automobile s'en vient, mais elle est encore loin et roule si lentement que j'ai l'impression qu'elle va s'immobiliser. La manœuvre n'était vraiment pas justifiée. L'équivalent d'une cascade, c'est plus que suspecte. Je rebrousse chemin, emprunte l'une des entrées résidentielles. Surprise, deux femmes dans la cinquantaine, obèses, en descendent. Me dirige vers elles, toutes deux penchent la tête, puis j'entends dans mon dos l'une dire à l'autre : « J'ai manqué de le frapper. »

Ce même après-midi, sur la route de l'Écluse, alors que je progresse en direction du village, je vois venir au loin, dans un secteur où le terrain est plat et la route bordée de champs, une petite voiture noire. Son conducteur roule à vive allure. Dans une courbe, il déborde sur une partie de la voie inverse et, sans redresser son bolide, il arrive sur moi en me gratifiant au passage d'un petit coup de volant dans ma direction, mais sans conséquence. Monsieur a le crâne rasé frais, son coco est blanc et non bronzé, et porte en plus de grosses lunettes opaques lui cachant une partie du visage : je le reconnais, sais même où il habite.

Suivent, à quelques minutes d'intervalle, deux autres véhicules. Dans l'un, un homme joue du poing droit et du torse comme s'il accompagnait le rythme d'une chanson. Dans l'autre, une femme me salue, de cette main levée typique de l'arrêt stop. Sur la 155, un véhicule tirant une roulotte me frôle de près.

Comme pas hasard, ce même mois de juin, Hugues Létourneau, policier de la Sûreté du Québec, traite notamment des dangers de la bicyclette, dans sa chronique du journal communautaire D'un Lac à l'autre, destiné exclusivement aux citoyens du village. Il aborde le sujet en ces termes : « Saviez-vous que dans 60% des accidents impliquant une automobile et un cycliste, c'est le cycliste qui est responsable ? » Il enchaîne en indiquant les précautions à prendre… S'il m'arrivait de quoi, des citoyens diraient que j'ai fait parti du… 60%. Je m'interroge aussi : pourquoi cette mise en garde alors que je suis le seul à y faire du vélo ?

Lundi le 23 juin… Au milieu d'une grande côte du Chemin de la Montagne, la roue arrière s'enlise dans le gravier mou, je mets le pied à terre pour ne pas tomber avec le vélo. Une vieille voiture surgit dans le bas. J'entends qu'elle passe pour poursuivre ma montée. Son conducteur s'arrête un bref instant pour me lancer : « Je te souhaite un bon voyage ! », et repart aussitôt, les mains sur le dessus du volant. Oups ! Il porte des gants de laine… rouge vif. Ce n'est vraiment pas la saison. Par contre, cette couleur me transmet toujours le même message, celle du sang. Je n'en poursuis pas moins ma route, ma caméra à portée de la main, sait-on jamais…

Par la suite, je circulerai de moins en moins souvent à vélo. À l'automne, je le rangerai définitivement. Trop risqué ! De toute façon, mon enquête est terminée, ce qui ne m'empêchera pas de faire d'autres découvertes, à l'occasion. Et de lire d'un œil averti les articles de presse traitant d'activités policières. (Suite demain)

News du dimanche 8 Juin 2008

Parlant de la Russie… – …son président Dmitri Medvede a affirmé hier que la "politique financière agressive" des États-Unis est responsable de l'appauvrissement de la majorité des habitants de la planète. De plus, il les accuse d’être à l’origine de la crise financière mondiale. Selon lui, ce pays joue un rôle ne correspondant pas à ses capacités réelles. Medvede propose une solution.

 

Diapos : Russie et certains pays environnants – On ne voit pas souvent de photos de ce coin du monde. Elles abondent sur le site où je vous invite. Cliquez sur chaque photo de la page s’affichant, vous aurez accès à d’autres. Lorsque vous aurez exploré la page au complet, cliquez sur la page suivante, et ainsi de suite.

Torture and… Democracy, un livre de Darius Rejali – L’auteur, publié par Princeton University Press, est professeur au Reed College de Portland en Oregon. Selon Shannon Jones, de Come4news, il est considéré comme un expert de premier plan sur la question de la torture et de ses conséquences pour la société. Il a écrit d’autres ouvrages sur cette question, parmi lesquels Torture and Modernity : Self, State and Society in Iran. (Torture et modernité : L'individu, l'État et la société en Iran.)

Darius Rejali, dans son dernier livre, décrit l'emploi constant et largement répandu de la torture dans les démocraties industrielles (USA, Grande-Bretagne et la France en particulier) responsables du développement et de l'exportation d'un grand nombre des techniques de torture actuellement utilisées de par le monde.

L’article de Shannon Jones a de quoi écoeurer royalement ceux croyant encore en la démocrasouillée.

Sabotage de mon livre par la Sûreté du Québec – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Autres faits. Je suis parfois tenaillé par cette petite peur qui me fait craindre qu'on endommage ou me vole les disquettes que je porte sur moi. Alors, depuis l'acquisition de mon premier IBM compatible, en février 2001, je laisse mes fichiers sur le disque dur lorsque je quitte mon domicile. J'utilise des codes complexes pour avoir accès au logiciel système de l'ordi et à chacun des fichiers, ce qui était impossible sur mon vieux MacIntosh.

Par la suite, j'ai remarqué, à quelques occasions, des différences dans le nombre de kilos octets (ko) de certains des quatre fichiers de ce livre, tel qu'affiché dans Explorateur Windows. J'ai donc pris l'habitude de tenir un journal des ko de chaque fichiers, de les y actualiser après chaque séance de travail.  Le 23 juin 2003, je constate que ma banque de données a dégringolé de 3113 ko à… 2273, une perte de 840. Cela a été fait pendant mon absence.

Dans le fichier du livre, des phrases ont également disparu, alors que des formulations ont été trafiquées, voyons un aperçu de la liste : hell's Angels devient hell's Prêtres, hell's propagande, hell's finalisant, hell's spécialiste ; clan Matticks, clan Mattoirs ; Gérard St-Jean de la police de l'île de Montréal, Gérard discours ; Sergent Poëti de la Sûreté du Québec, sergent Phtisie de la Sûreté du Québec ; Pierre Cadieux, ex-solliciteur général du Canada, Pierre Québec ; Normandeau et Leighton deviennent substituts et Leighton, André substituts et Barry Leighton, surveillance et Leighton ; Vera Danyluk, présidente de la Communauté urbaine de Montréal, devient Vera de Lafontaine et Vera stops ; l'armée de citoyens mouchards, l'armée de apparemment ; Big Brother et Big Sister ont été trafiqués en prêtres Québec, prêtres Sister, à fait Brother et à fait filmer ; Big Sister devient Big à nez ; puritainement correct, santé correct ; quartier Centre-Sud, quartier Québec ; Lac Bouchette, Lac à côte, Lac Québec, Lac Prêtres, Lac criminologue et Lac chanteuse ; Lac St-Jean, Lac social ;etc.

Pour éviter d'autres sabotages, je ne laisse plus aucune trace du livre sur le disque dur quand je m'absente : en mai 2005, revenant d'un voyage à Roberval, je constaterai que tous les fichiers du livre, que j'avais pourtant jetés à la poubelle avant de partir, sont revenus dans Explorateur Windows.(Suite demain)

PS : À l’époque, je n’avais qu’un seul ordi et je n’étais pas encore branché sur le web. Lorsque j’en ai acheté un deuxième, c’était pour y naviguer. Je voulais éviter que les fichiers journalistiques de l’autre ordi soient contaminés par des virus. Alors? Ça veut dire qu'un civil a profité de mon absence pour s'introduire illégalement chez moi et saboter mon travail.

News du samedi 7 Juin 2008

Petite ville tranquille en accéléré… – … ça donne quoi? 28 heures à Jyväskylä, 85 000 habitants, Finlande.

Petit déjeuner tranquille, un samedi matin... – …jusqu’à l’arrivée des ados dans la cuisine. Vidéo (03:23) à voir au complet. Drôle !

Le technicien de l'atelier de réparation me traite à la dure – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Début septembre 2003, je commande à la demoiselle-sous-influence un ordi. Ça m'en fera deux, le nouveau me servira exclusivement à la navigation sur l'Internet. Seule façon de protéger efficacement les fichiers du livre d'une contamination virale. Commande aussi un logiciel pare-feu - Norton Personnal Firewall 2004 -, verse un acompte de 900$. À la fin du mois, je passe prendre livraison de l'équipement. Le pare-feu… n'est pas arrivé. Elle me dit que sa version française n'est pas encore disponible, ce qui demandera quelque temps. De retour chez moi, j'ai l'idée de contacter deux autres fournisseurs de logiciels. À ma courte surprise, ils en ont la version française. Je pourrais y aller avec le chauffeur-collabo, mais je dois éviter de trop investir dans le transport, qui me coûte cher. .

Jeudi deux octobre… Il me faut installer une prise téléphonique près de mon nouvel ordi. Je rejoins un électricien de l'extérieur du village, qui me promet de passer dans l'après-midi, mais ne vient pas. En début de soirée, lui téléphone : il avait trop de travail. On fixe un rendez-vous pour le lendemain. Il me fait encore faux bond, m'enquiers de ce qui arrive : un appel d'urgence, un gars dont le système électrique a flanché, qui risquait de perdre toutes les denrées de son congélateur. Comme il ne peut venir en fin d'semaine, ça ira, me dit-il, à la semaine suivante.

J'en contacte aussitôt un autre. Il est prêt à venir en soirée, lui donne mon adresse, avec quelques points de repaires, dont le passage à niveau, à l'entrée du village. J'attends, j'attends…. il n'arrive toujours pas. Coup de fil : il n'a pas trouvé l'adresse, la lui redonne. « Ah ! c'est à Lac Bouchette, je pensais que c'était la traverse à niveau de Chambord. » Pourtant, j'avais bien mentionné le nom du village. Il se fait un peu tard, ne peut venir chez moi en soirée, ni en fin d'semaine. Finalement, il ne viendra que le lundi suivant.

Plutôt risqué, naviguer sur le Web sans pare-feu… Pas grave, tous les fichiers de ce livre sont dans l'autre ordi qui, lui, n'y est pas branché. Enquêter, signifie allez au fond des choses, n'est-ce-pas ? J'allume, et c'est parti mon "cookie ". En l'espace d'une semaine la situation se détériore sur mon écran. Des pubs non sollicitées arrivent de tout bord tout côté, une véritable avalanche, clique sur une pour la faire disparaître, en arrive deux, trois, quatre, cinq autres. Elles s'accumulent à un rythme incroyable. Certains sites Web installent leur cookie dans mon disque dur. Les bogues se multiplient, gèlent l'écran, à deux reprises l'ordi s'éteint et redémarre tout seul. L'ordi est déconfiguré, plus rien ne marche.

Contacte la demoiselle-sous-influence, prends rendez-vous, lui signale qu'il va falloir recharger le logiciel système. Quand j'arrive à l'atelier, le technicien me traite à la dure. Il veut le reconfigurer, j'insiste pour qu'il recharge le logiciel système. Prétend que ce sera plus long, que nous sommes vendredi, qu'il doit rencontrer son fils en fin d'après-midi et patati et patata ! Il argumente pesamment, est impatient, ses gestes sont brusques. S'il le recharge, il doute que ce soit prêt à la fin de son quart de travail, qu'il me faudra peut-être revenir lundi : comme les électriciens plus haut… Je ne vois pas où est le problème. Il est un peu plus de 13h, il a amplement le temps de faire le job. Finalement, il condescend, à reculons, n'arrête pas de marmonner. Une heure et demi après, c'est fait. Tout ce théâtre n'était rien d'autre qu'une déstabilisation psychologique. La Sûreté du Québec m'accompagne dans tout ce que je fais, ne me lâche pas, comme mon ombre. (Suite demain)

News du vendredi 6 Juin 2008

Entrevue vidéo dans la rue – Cyril Skinazy, probablement un nom d’emprunt, circule à vélo, son caméscope fixé aux guidons. Son plaisir est d’aborder un piéton et de parler de tout et de rien avec lui. Le décor change continuellement, car le piéton ne s’immobilise pas et lui roule. Un gars sympa, intelligent, qui a du bagout.  

Dans la vidéo (07:44), il converse avec Marine, qu’il avait perdu de vu depuis cinq ans. L’échange s’amorce près de la Cathédrale Notre-Dame, à Paris.

Clichés du jour – Un artiste inspiré transforme la lunette arrière sale des véhicules en petit chef-d’œuvre. Sa matière première : la saleté de la lunette.

Définition de la guerre trouvée sur le webLa guerre est le massacre de gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui, eux, se connaissent mais ne se massacrent pas (Paul VALERY)

L’employée sous l’influence de la Sûreté du Québec – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Voyons d'autres péripéties. Pendant plus d'un an, j'ai fréquenté régulièrement, au rythme d'une fois par mois, un établissement spécialisé dans l'équipement informatique et situé dans une ville du Saguenay-Lac St-Jean que je ne nommerai pas afin de protéger l'identité de deux employés. J'avais besoin de plusieurs équipements, dont j'ai fait l'acquisition au fil de mes visites.

Dès le début, on m'a référé à la préposée à l'informatique. Nos rencontres se déroulaient dans son bureau. Au cours de la première, je lui avais fait un petit topo sur ma recherche journalistique. Je savais que la Sûreté du Québec ne manquerait pas de l'infiltrer et l'embrigader. Alors, je tenais à ce que cette employée sache qui j'étais vraiment.

Comme de fait, après quelques visites, une voix de stentor retentit : « Salut Jacques Martel ! » Je lève la tête, m'approche, dis ne pas le connaître, lui prétend qu'on a fréquenté autrefois la même école, à Roberval. La tactique du civil prétendant vous connaître, un truc archi usé. Chez mon fournisseur, ce jour-là, il est à photocopier, me dit-il, des contrats d'un club collectif d'acheteurs des billets de loterie.

L'y reverrai par la suite, et à chaque fois j'aurai droit à son « Salut, Jacques Martel ! » Un jour, sa salutation est pratiquement tonitruante, il est au fond du magasin. Du tac au tac je rétorque par un « Salut, Jacques Martel ! », lui demande son nom, ne me donne que son prénom, Henri, un peu décontenancé par ma réplique. Dans l'heure qui suit, on se croise dans un centre commercial, il cherche à m'intimider du regard.

L'employée, désormais enrôlée par la Sûreté du Québec, cherchait à en savoir davantage sur mon enquête journalistique. Parfois ses questions étaient bien ciblées, ainsi lorsque elle m'avait notamment demandé si j'avais déniché un éditeur. Moi, je ne voulais plus en parler, le lui ai même dit. Elle a alors modifié son approche. En plus d'équipements, j'achetais aussi des livres. Un jour, ç'avait été celui du journaliste torontois Mitrovica sur le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS). (Andrew Mitrovica - Entrées clandestines - Éditions Trait d'Union) Un mois après, de retour dans son bureau, elle me demande si je l'ai lu, je rétorque ne pas vouloir faire de commentaires sur son contenu, offre cependant de le lui prêter, ce qu'elle accepte.

Début 2003, je décide de me procurer un exemplaire du Rapport de la Commission Poitras, publié en 1999 et portant sur des activités illégales de la Sûreté du Québec. Avant de passer la commande à l'employée-sous-influence, prévenant le coup au cas où la Sûreté du Québec chercherait à me mettre des bâtons dans les roues, je téléphone à Publications Québec, qui m'assure en avoir une centaine en stock. M'indique qu'il compte 5 volumes, au delà de 2 770 pages et deux CD, m'en indique le prix, 85$. Ensuite, je demande à l'employée-sous-influence de me le faire venir. Une semaine après, coup de fil pour vérifier que tout est correct. Elle me dit avoir commandé seulement le petit volume contenant les recommandations. Pourtant, c'est le rapport au complet que je lui avais commandé, lui en avait même indiqué le nombre de pages et le prix. À ma demande, elle rectifie le tir.

Quelque temps après, je la piège. Pour accéder aux 2 CD du rapport, il faut le logiciel Acrobat Reader 3.01. Il est du reste disponible sur le CD numéro 1, suffit de cliquer sur l'icône ACROREAD. Jouant à celui ni connaissant rien en la matière, me plains de ne pas arriver à les visionner sur mon écran. Lui refile le CD numéro 1, elle l'insère dans son ordi, m'informe que le logiciel Acrobat est nécessaire. Je penche la tête vers son écran, l'icône du logiciel est là. Mais n'en continue pas moins de feindre l'ignorance. Son coût est de 450$, mais je peux l'obtenir gratuitement via l'Internet, me dit-elle. Petit problème : je ne suis pas encore branché.

Ensuite, je monte à l'étage, consulter un technicien. Me dit qu'il serait étonné que le logiciel ne soit pas sur l'un des CD, dans un cas semblable, ça va de soi. Lui, il m'a donné l'heure juste. À partir de ce moment, l'employée-sous-influence cherchera peu à peu à prendre ses distances. De mon côté, n'ai pas l'intention de la lâcher. Car elle peut encore m'apprendre bien des choses… (Suite demain)

News du jeudi 5 Juin 2008

Déclaration onusienne à retenir – Hier, Miguel d'Escoto Brockmann, du Nicaragua, a été élu à la présidence de la 63e session de l’Assemblée générale de l’ONU. Évoquant les expériences « traumatiques » provoquées par la flambée du prix du carburant et de la nourriture, il a estimé que « l'égoïsme nous a fait tomber dans un terrible bourbier dans lequel le monde s'enfonce peu à peu.  Nous devons faire la transition indispensable de la logique du 'moi' à la logique du 'nous' ». Il a aussi abordé un autre sujet chaud : la démocratisation de l’organisme.

USA : enquête sur la flambée du prix du pétrole – L'agence américaine de régulation des marchés des matières premières (CFTC) suspecte les compagnies pétrolières et les courtiers de s'être servi d'un système de cotation très utilisé et géré par le service d'information sur l'énergie Platts, filiale du groupe McGraw-Hill, pour manipuler les prix.

Innovation visuelle et sonore sortant de l’ordinaire – Genre de diapos composés de belles images, bien sûr, mais aussi de son et voix d’ambiances. Se dégage l’impression d’être sur les lieux. Assez bien réussi, selon moi.

Dans la page s’affichant, l’écran indique en pourcentage le chargement. Cela fait, utilisez l’ascenseur et cliquez sur la flèche, dans le bas de l’écran, à gauche. Je vous suggère pour commencer 20e Art. Si ce diapo vous plaît, poursuivez votre exploration avec les deux autres : St Blaise par la ceinture  –  La vague

Intimidation de civils de la Sûreté du Québec via des détecteurs d’articles non démagnétisés – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Un autre commerçant collabo de civils de la Sûreté du Québec procède autrement... Lui, il me harcèle via ses détecteurs d'articles non démagnétisés, placés à l'entrée de son commerce. Le bal a débuté quelque part à l'été 2002. Plus moyen d'entrer dans ce foutu magasin ou d'en sortir sans que le bip-bip des détecteurs antivol ne retentissent : auparavant, ça ne m'était jamais arrivé de ma vie.

Chaque fois, c'est le branle-bas, des regards suspicieux convergent dans votre direction. Dès le début, j'ai carrément refusé qu'une préposée à la caisse fouille dans mon sac ceinturon. Vous n'avez pas le droit, lui ai-je signifié. Si vous pensez que j'ai volé quelque chose, appelez la police et s'il s'avère que c'est une fausse alerte, je vous réclamerai un dédommagement. Avertissement que j'ai répété chaque fois, debout sur le seuil de la porte, parlant suffisamment fort pour que les clients agglutinés aux caisses m'entendent bien.

À quelques occasions, j'y ai remarqué la présence de civils de Lac Bouchette. Un jour, en raison de l'affluence au comptoir de la seule caissière en service, une employée avait pris place derrière une autre caisse, et l'un de ces flic avait sprinté pour m'y précéder de peu. Il y était encore du reste quand j'ai franchi les détecteurs et qu'ils se sont de nouveau affolés. Comment y expliquer sa présence alors qu'il était passé à la caisse avant moi ? Intimidation. Cet événement achève de me convaincre que la Sûreté du Québec est derrière tout ce cirque.

Un employé en autorité (était-ce un flic ?) a alors cherché à me culpabiliser : « Comment ça se fait que ç'arrive rien qu'à vous ? » J'avais beau lui expliquer que je passais partout ailleurs sans problème, sauf à son établissement, que son système de détection était défectueux, il revenait à la charge : « Comment ça se fait que ç'arrive juste à vous ? » Bon prince, j'ai consenti, et ce n'était pas la première fois, de tester le système avec et sans sac ceinturon. La porte d'entrée du magasin est large, et compte trois passages distincts, chacun doté de détecteurs. Curieusement, je passais sans problème à l'un, pas aux deux autres. Comment expliquer aussi que le spectacle terminé, je pouvais entrer et sortir sans problème ?

Ai venu un temps où j'en ai eu assez de cette répression clandestine et illégale. À l'employé cherchant à m'en mettre le tort sur le dos, me suis identifié comme étant journaliste, lui ai parlé brièvement de mon enquête dans l'underground policier de la Sûreté du Québec, qui me harcelait continuellement de mille et une façons, parlé du livre. Ai émis l'hypothèse qu'on déclenchait délibérément le système, à distance, pour me harceler. Il a nié que cela soit possible : plus tard, sur le Web, je visionnerai une vidéo où une gardienne de sécurité portant l'uniforme déclenche le bip-bip à distance à l'aide d'une télécommande qu'elle tient dans le creux de sa main.

Le dernier épisode s'est déroulé le 27 septembre 2002. Là, j'ai parlé clairement de droits fondamentaux, devant tout le monde. Ai notamment dit que je percevais le bip-bip comme une atteinte à ma dignité. Un homme m'a fait signe d'approcher et entraîné dans une allée un peu en retrait pour m'informer que mon sac ceinturon, acheté environ un an auparavant, n'avait probablement pas été démagnétisé, et proposé de le nettoyer avec un démagnétiseur… Il prétendait que je l'avais acheté à son établissement, ce qui était faux.

« Qui êtes-vous ? » lui ai-je demandé. M'a dit être le proprio et ne plus vouloir que cela se reproduise. Après hésitation, j'ai accepté, en y retirant cependant les quatre disques Zip contenant des copies de ce livre, ce qui a mis fin aux incidents. La démagnétisation effectuée par le proprio du magasin n'était-elle qu'une astuce visant à me convaincre que j'avais tout faux ? Je le crois.(Suite demain)

 

News du mercredi 4 Juin 2008

De vieux bâtiments délabrés, abandonnés… – …de la saleté partout, des graffiteurs à l’œuvre, un cerf-volant, de la musique, tout est un peu différent de ce qu’on voit habituellement. D’où l’attrait pour cette vidéo (03:54), je dirais même son charme. Il y a un message aussi, comme tout est en allemand…. J’y comprends rien.

08H35 – Autre vidéo (05:47) du même genre. Probable qu’il s’agit de citoyens sans logements, squattant des édifices inhabités, dénonçant l’indifférence des dirigeants à la situation, du système capitaliste aussi. On y voit aussi des flics en uniforme, des caméras…

«Une taxe Robin des Bois» aux pétrolières ? – L’idée vient du ministre italien des Finances, Giulio Tremonti. Lors d’une réunion à Luxembourg avec ses homologues européens, il a expliqué qu’elle permettrait de «donner un peu plus à ceux qui ont besoin de beurre, de pain et de pâtes. Les vraies urgences du moment».

Selon Libération, les pétrolières engrangent des bénéfices monumentaux. En 2007,  Total a réalisé plus de 12 milliards d’euros de profit, BP 21 milliards de dollars, Shell 31 milliards de dollars…

La vie incroyable du prince saoudien Al-Waleed Ben Talel – C’est le titre de la vidéo (1H39:44) que je vous propose. Le pétrole donne des ailes à ceux qui n’en avaient pas et n’en avaient jamais eues, et il en est très bien ainsi. Sauf que ce n’est pas tout le monde qui en profite, car le Royaume de l’Arabie Saoudite a aussi ses pauvres. Et les droits de la femme y sont inexistants : tribunal islamique, charia, voile, flagellation, lapidation, décapitation…

Contraintes totalitaires de l’Islam en Occident – Les faits le démontrant n’arrêtent pas de se multiplier. Ainsi que le signalent Annie Lessard et Marc Lebuis, dans l’article qu’ils signent sur le site canadien Point de Bascule, non seulement il faudrait pour complaire au fanatisme renoncer à la liberté d’expression actuelle, mais effacer de la surface de la planète toute oeuvre d’art contraire aux intérêts de l’islam, comme les talibans l’ont déjà fait pour les bouddhas géants en Afghanistan !

Selon eux, le soutien de tous les êtres humains épris de liberté à Gregorius Nekschot doit donc être total et sans restrictions, si l’on ne veut pas voir disparaître dans un avenir proche nos libertés et nos droits. (NDLR : J’en ai traité dans mes news de la fin de mai : voir les archives sur cette page, dans la colonne de droite, mot clé : Islamsterdam.) L’article des deux auteurs est particulièrement complet.  

PS : À qui appartient le site canadien Point de Bascule ? Réponse non signée : Ce site est une création de citoyens ordinaires qui cherchent à exprimer leur attachement aux droits de la personne et à la liberté d’expression. Nous nous laissons le temps de voir comment il évolue et l’intérêt qu’il suscite avant de mettre clairement de l’avant un porte-parole. Nous ne sommes affiliés à aucun parti ou mouvement politique. Nous ne défendons aucune idéologie. Notre démarche en est une d’information, d’échange d’idées et d’action militante.

Dans cette même page, plus bas, lisez sans faute le FORUM relatif à l’Islam : la peur de s’identifier y est bien présente.

Interventions clandestines de la Sûreté du Québec afin de m’empêcher d’acheter des équipements – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Peu après s'ajoute un autre événement. J'ai fait l'acquisition du traitement de texte de Microsoft Word 2002. Aujourd'hui, plusieurs éditeurs de logiciels obligent leurs clients à les activer sur leur site Web. Comme je n'y suis pas encore branché, j'en discute avec le proprio d'une boutique sise dans le même centre commercial que la technicienne (dont j’ai parlé hier, dans mes ACTUALITÉS)… Me dit qu'il peut l'activer, je n'ai qu'à revenir avec mon ordi. On prend rendez-vous pour le lendemain.

Dans son atelier, où je peux assister sans problème à l'activation, il branche les fils, s'installe au clavier. Ça ne semble pas aussi facile qu'il l'avait prétendu la veille, se racle la gorge à quelques reprises puis m'annonce tout de go que quelque chose ne va pas, puis finalement plante son clou : il a une entente avec les autres vendeurs d'ordis du centre commercial. Chacun se serait engagé de ne pas réparer les ordis achetés chez l'un de ses concurrents du centre et protégés d'une garantie…

Suis déçu, me voilà obligé de retourner chez la technicienne. Explique à celle-ci mon problème d'activation. Une petite demi-heure et le tour est joué. Simple comme bonjour, m'affirme-t-elle, suffisait de créer un site à votre nom et d'aller chercher ensuite l'autorisation de Microsoft Word. C'est tout. Lui parle de l'entente entre les vendeurs d'ordis du centre, elle me dit que c'est faux, il n'y en a pas. Moi, j'y vois la confirmation d'une autre entourloupe policière…

Suis convaincu que la Sûreté du Québec possède désormais une copie de ce livre. J'ai la trouille. Qu'elle prenne connaissance du contenu de ce livre à sa sortie dans les librairies ne m'inquiète pas une miette. Trop de monde au Québec me connaîtra. Mais avant sa sortie, ça me préoccupe grandement. Peur de coups inavouables.

D'autres incidents me confirmeront les interventions clandestines de la Sûreté du Québec. À la même boutique, j'avais commandé un lecteur Zip. Les petits commerçants gardent peu de stock, achètent de leur fournisseur au fur et à mesure de leurs besoins. Quand je place une commande, je dépose toujours un acompte substantiel, et précise que je passerai en prendre livraison à mon prochain voyage à Roberval, au début du mois suivant. Je limite mes aller-retours Lac Bouchette-Roberval car le transport me coûte des sous. Alors qu'ils acceptent toujours mes dépôts, ce commis refuse.

Un mois après, le même employé m'informe que son fournisseur n'en a plus. Les événements s'emboîtent tellement bien les uns avec les autres que plus rien ne me surprends. Le printemps précédent, c'était le logiciel de traitement de texte Microsoft Word 2002 que cette boutique disait ne pas pouvoir me fournir avant plusieurs mois : je l'obtiendrai aisément d'un autre commerçant, ainsi que le lecteur Zip. Un détaillant voisin de la boutique n'a jamais les produits que je veux acheter, ni son fournisseur non plus. Lui ne semble pas intéressé à m'avoir comme client. (Suite demain)

News du mardi 3 Juin 2008

La solidarité citoyenne – C’est l’histoire de Michelle, mère de trois enfants, qui vivait dans un véritable taudis. Pas aisé de dénicher un proprio qui acceptera autant de marmots. Alors, mobilisation citoyenne il y a eu et un toit confortable a été trouvé pour la petite famille. Bien sûr, il y a eu une petite fête pour célébrer ça ! Vidéo de 05:10.

Lorsque des soldats canadiens reviennent d’Afghanistan
sont-ils autorisés de dire ce qui s’y passe ? – Sur Cyberpresse (site du quotidien La Presse de Montréal), on apprenait récemment que certains ayant pris part à la mission ont toujours du mal à surmonter le choc qui s’en est suivi. Une situation qu’ils refusent de commenter publiquement : «On règle ça en famille. »

Il n’y a pas que des chocs chez des soldats, des dommages collatéraux chez des civils aussi. Selon le journaliste Roland Marounek, qui suit de près bien des conflits, l’OTAN prétend que les Talibans de l’Afghanistan utilisent des civils comme "boucliers humains". « C’est vrai que les talibans se cachent dans les villages, ils demandent à manger et un abri, mais qu’est ce que les gens peuvent bien faire ? » raconte un blessé, victime de bombardements de l’OTAN.

En juin, on précisait comment s'était déroulé l'un de ces massacres: « Une unité des forces de l'OTAN a été pris pour cible dans un village au lever du jour et a bombardé ce même village à 10 heures du soir ». Il ne s'agit plus là de "bavures", mais bien de terroriser les paysans pour les empêcher de fournir nourriture et abris aux insurgés. Comme fait finalement toute armée d'occupation. Les Oradour et My Lai ne sont pas loin, signale le journaliste.

Lisez au complet son article intitulé :
Massacres discrets dans l’Afghanistan libéré

PS : Je reviens avec l’Afghanistan parce que je suis canadien et que le gouvernement conservateur de Stephen Harper cache la vérité aux médias et à la population. D’où la nécessité de publier d’autres versions de la situation que la sienne.

La technicienne refuse que j’assiste à la réparation de mon ordi – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Coup de fil à la technicienne du commerçant qui m'a vendu l'ordi. Elle me demande si j'en suis « le seul utilisateur », « oui, et je ne suis pas branché sur l'Internet ». Elle a beau tourner et retourner l'affaire dans sa tête, elle ne comprends pas ce qui a pu se produire. Le jour suivant, je me présente à son atelier, avec l'ordi et le clavier, que je transporte dans un panier d'épicerie.

Tous les fichiers de ce livre sont sur le disque dur. L'expérience acquise dans l'underground policier me dicte la prudence, je veux éviter qu'un civil en obtienne des copies, par l'Internet ou autrement : les commerçants, on l'a vu dans ce récit, ne disent jamais non à la police. Fais un petit topo à la technicienne : journaliste, enquête sur la police en civil, livre en préparation, fichiers confidentiels, etc. De là l'importance de ma présence lorsqu'elle travaillera dessus.

Elle refuse, j'insiste, autre refus, reviens à la charge, inutile d'argumenter, c'est non. Je ne comprends pas. En quoi ma présence peut-elle la déranger ? Une politique de la maison : les clients ne sont pas admis dans l'atelier. Elle ne le réparera pas si je suis là, m'invite même, poliment, d'aller ailleurs. Ah, la, la, quelle casse-pieds, quel dilemme ! J'y ai acheté l'ordi, il est encore sous sa garantie.

N'ai pas le goût non plus d'aller ailleurs. Ai le pressentiment, fondé ou non, qu'on me posera la même exigence partout où j'irai et que finalement je resterai avec une machine neuve qui ne fonctionne plus. Et aussi, solidement ancré quelque part dans mon cerveau, un sentiment d'impuissance face à la toute-puissance de la police en civil. Réflexe conditionné ? Depuis le temps que je m'y heurte, je n'en serais nullement étonné. Alors, la mort dans l'âme, je baisse les bras, accepte, mais avec quelle réticence ! J'ai perdu ma superbe, me sent écrasé.

Au moment de quitter l'atelier, la technicienne remet ça. Elle me dit d'aller porter le panier d'épicerie là où je l'ai pris. Mais c'est à l'autre extrémité du centre commercial et j'en aurai besoin pour transporter mon équipement quand elle aura terminé. Je me demande si elle ne cherche pas à m'éloigner. Elle insiste pour qu'au moins je le sorte de son atelier. Je m'exécute et flâne dans le magasin, dans l'attente que le travail soit terminé.

Le commis préposé à la clientèle part prendre un café. M'y retrouve seul, pas longtemps, parce que l'adjoint de la technicienne sort de l'atelier, prend place derrière le comptoir, afin de surveiller les lieux jusqu'au retour de l'autre. Normal, on ne laisse pas un client seul dans un magasin, tout à coup qu'il piquerait des articles étalés sur les tablettes. Je prends conscience de l'injustice de la situation : eux, me refusent le droit d'aller dans l'atelier surveiller les fichiers de ce livre.

Ensuite la technicienne revient à la charge, me signale que son patron, s'il était présent, ne serait pas d'accord que je laisse mon panier là où je l'ai mis, me suggère de le remiser dans un placard un peu plus loin, j'obéis sans dire un mot. Je trouve qu'elle m'en demande pas mal trop, la technicienne. Elle m'a vaincu psychologiquement en trois étapes : son refus de ma présence dans l'atelier, et son insistance, à deux reprises, pour que je déplace le panier. Pas une néophyte, cette femme. Et le commis parti chercher un café, une incitation à faire de même ? J'ai l'impression qu'elle ne veut pas que je traîne dans le magasin. Entre ensuite un vieux monsieur, qui me dévisage, la mine outrée. Au point où j'en suis psychologiquement, ce n'est pas long que je quitte les lieux.

Sans aller loin, tout de même. Suis aux aguets, bien que l'endroit ne soit pas aisé à surveiller l'entrée de clients. Il est au fond d'un couloir relié au mail du centre commercial, et une porte du magasin donne sur le terrain de stationnement. Du mail, je le vois par la vitrine, mais pas la porte. Impossible d'être aux deux endroits en même temps. Un moment, j'aperçois deux adolescentes sur le mail, juste devant le couloir. Plantées l'une face à l'autre, elles jasent, l'une regarde dans ma direction, sans me regarder spécifiquement.

Je décèle illico les sentinelles. Suis certain que si je m'en approche, elles quitteront les lieux, signaleront ainsi, à quelqu'un placé à l'autre bout du couloir, mon arrivée imminente. Simple hypothèse, je vérifie si elle est fondée ou pas. Plus je m'approche, plus elles bougent sur place, comme des personnes s'apprêtant à se quitter. Une vingtaine de pieds avant d'arriver à leur hauteur, comme de fait, elles partent, mais ensemble, contrairement à l'impression qu'elles donnaient.

Peu de temps après, repassant devant le couloir, j'entrevois par la vitrine du magasin un homme un peu chauve sur le terrain de stationnement, qui s'en va d'un pas pressé. J'ignore s'il vient de franchir la porte, invisible de l'endroit où je suis, mais ça m'en a tout l'air. Dare-dare, je sors du centre commercial, zieute longuement le terrain de stationnement, sans arriver à le repérer. Puis bof ! je décide finalement de relaxer, d'accepter une situation sur laquelle je n'ai aucun contrôle.

Quand je reprendrai mon équipement, je chercherai à savoir pourquoi des lettres du clavier avaient changé de place. La technicienne me dira l'ignorer. Pas moyen de savoir non plus comment elle s'y sera prise pour solutionner le problème. Je n'affirme pas que le flic qui était venu chez moi en avait été l'auteur, par contre, suis certain qu'il a communiqué le renseignement à l'un de ses collègues, qui s'est chargé du reste pendant mon absence. (Suite demain)

News du lundi 2 Juin 2008

Mon ordi neuf n'excepte plus mon mot de passe – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Il n'était pas le seul civil à graviter dans l'environnement immédiat de mon ami. Dans ce cas aussi, l'auto a joué un rôle prépondérant. Quand vous n'êtes pas motorisé, vous appréciez grandement qu'une connaissance s'offre à vous véhiculer à peu près n'importe quand et n'importe où, gratuitement ou pour si peu que c'en est gênant. Genre d'offre que vous ne pouvez refuser, l'homme vous semble tellement serviable, sincère, désintéressé, fait tout pour vous mettre à l'aise, insiste beaucoup : il lui prêtait même son auto tout en sachant qu'il n'avait plus de permis de conduire. C'est un truc que la police en civil utilise couramment pour infiltrer des citoyens, savoir où ils vont, ce qu'ils y font, qui ils fréquentent, et tirer les vers du nez, à eux et leur entourage.

L'achat de mon nouvel équipement informatique, au début de février 2001, a incité ce civil à s'intéresser davantage à ma personne. Au début du mois suivant, mon ami et lui arrivent chez moi à l'improviste. Assis au tour de la table de la cuisine, nous jasons un bon moment en buvant une bière. Son chauffeur et ami travaille dans une institution où sont contenus des handicapés mentaux. Il nous apprend de curieuses histoires. Ceux-ci sont contrôlés et manipulés à leur insu, nous cite trois cas.

L'un avait l'habitude de faire des escapades. Afin de savoir en tout temps où il est, on a introduit un mouchard électronique invisible à l'endos d'une photo de ses parents. Ensuite, on la lui a remise, sachant qu'il les aime et la conservera précieusement dans la poche de sa chemise. Un autre avait la manie, quand il voyait un enfant dans une poussette, de repousser celle-ci. On lui a remis un bracelet décoratif qui émet une vibration dès qu'il s'en approche : ça suppose la présence d'un observateur dans les environs pour l'enclencher à distance, mais il ne le précise pas. On utilise le même procédé pour un troisième qui, lui, avait tendance à se gratter un peu trop souvent l'anus. Dans ces deux derniers cas, on a réussi à créer des réflexes conditionnés.

J'aurais bien des questions à poser, m'en abstiens, crains que le civil se rende compte qu'il dévoile des tactiques qui devraient demeurer secrètes et se taise. Ce qui se produit du reste quand mon ami, un peu choqué de ces révélations, manifeste sa désapprobation. Sous haute surveillance, les handicapés mentaux ? Semble bien. Puis vos méninges commencent à ronronner… Se peut-il que la police en civil utilise des mouchards électroniques pour suivre à la piste des citoyens sains mentalement ? Facile, aujourd'hui, notamment en utilisant le GPS. Pas seulement sur un véhicule motorisé, peut-on présumer, sur un vélo et des vêtements aussi, entre autres. Et vous voilà clignotant sur un écran sans le savoir.

Au cours de cette même période, devant retourner à Lac Bouchette, mon ami me fait part de l'offre du flic de m'y reconduire gratuitement. J'accepte mais insisterai pour le dédommager. Mon ami nous accompagne. En cours de route, j'exhibe au flic le Grand livre Windows XP dont je viens de faire l'acquisition. Il me demande si j'ai l'intention de « chatter » sur l'Internet. « Oui, mais pourquoi veux-tu savoir ça, toi ? » Sans répondre, il enchaîne en s'informant si je vais éventuellement m'acheter un portable. « Non, ce ne serait pas utile pour moi. »

Peu après, autre visite impromptue de mon ami et du flic. Suis convaincu que c'est un civil et apprécie de moins en moins sa présence dans mon espace privé. Leur parle de mon nouvel ordi, qu'on m'a livré entre-temps, souligne notamment que sur mon clavier étendu les " à " minuscule et majuscule et deux éléments de ponctuation ne sont pas aux endroits indiqués sur les touches mais ailleurs. En somme, situation normale quand on utilise un nouveau clavier. Suffit de l'explorer un peu, et ce n'est pas long que vous allez les chercher sans difficulté.

Le surlendemain de mes propos, mon ordi n'excepte plus mon mot de passe donnant accès au logiciel système Windows XP. Jusque là, je n'avais pas eu de problème du genre. Je pioche une dizaine de fois, rien à faire. L'erreur ne vient pas de moi parce que j'ai le mot de passe sous les yeux, écrit dans mon calepin. Je décide de recharger Windows XP.

En inscrivant le numéro de ma licence (25 lettres et chiffres), je me rends compte que plusieurs lettres et autres éléments graphiques ne sont plus sur les touches habituelles : le "a" occupe la touche du "q", et vice-versa ; idem du "w" et du "x", qui ont interchangé de place ; le "m" loge désormais au point virgule ; le "ç" est sous un chiffre ; etc. La Tour de Babel ! Je comprends alors pourquoi la clé n'ouvrait pas la porte. (Suite demain)

News du dimanche 1 Juin 2008

Les gouvernements du Québec et du Canada censurent les éditeurs non reconnus – Selon l’éditeur québécois Serge-André Guay, des éditions Fleur de Lys, la Loi sur le développement des entreprises québécoises dans le domaine du livre exclut tout autre moyen d’expression que le livre publié par un éditeur agréé par le gouvernement.

Elle stipule clairement que le gouvernement s’oblige à aider financièrement uniquement les éditeurs qu’il a lui-même agréés : « L’aide financière que peut accorder, suivant la loi, le gouvernement, un de ses ministères, organismes ou un mandataire de l’État à une personne faisant commerce dans le domaine de l’édition, de la distribution ou de la librairie ne peut être accordée qu’à des personnes titulaires d’un agrément délivré en vertu de la présente loi ou qui y sont admissibles. »

Autrement dit, de commenter l’éditeur de Fleur de Lys, le gouvernement est à la fois juge et partie dans l’attribution de l’aide à l’édition.

Listes des manchettes du dossier

Cartes postales et affiches

PS : Il faut ouvrir les fenêtres du monde québécois et canadien de l’édition. Ça sent pas bon dans la place. Au nom de la liberté d’expression, il faut ouvrir grand la porte aux enquêtes journalistiques et témoignages de citoyens. Nos éditeurs sont frileux, ce qui explique l’avalanche sur le marché de romans de toutes sortes. La loi doit être amendée de façon à les protéger des petites rancunes ministérielles, qui sont autant d’entraves à l’importance des subventions. C’est le pluralisme qu’on doit défendre, pas la démocratie. Lorsque la pluralité est bien vivante, la démocratie respire profondément : elle est bien dans sa peau.

Photos de nos soldats canadiens tués en Afghanistan – Accepteriez-vous d’aller combattre dans ce pays pour défendre l’hégémonie américaine et les grosses compagnies pétrolières? Placez votre souris sur la photo de chacun afin de l’identifier.

Un civil avec un petit air baveux – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Avant d'entrer dans le vif du sujet qui suit, déployons-en la toile de fond. Quelque temps après mon emménagement à Lac Bouchette, à l'été 1999, j'étais allé à Roberval sonner à la porte d'un ami d'enfance que je n'avais pas vu depuis une bonne vingtaine d'années. Retrouvailles chaleureuses, arrosées de bonnes bières froides, de souvenirs aussi. Par la suite, on se rencontrera régulièrement, une fois par mois.

Un de ces jours où j'étais chez lui, arrive un type. J'ai tout de suite pensé qu'il était peut être un civil, à cause notamment de son regard fouineur. En ai soufflé un mot à mon ami : « Non, non, ce n'est pas un flic », m'a-t-il assuré. Mon ami est intelligent, mais n'a pas une trentaine d'années de journalisme derrière lui et n'a pas enquêté dans l'underground policier. Alors, en matière policière, il est nul, totalement.

Au fil de nos rencontres, j'ai appris qu'il connaissait l'homme depuis une couple d'années, qu'il végétait un peu beaucoup dans la vie, parfois sur le bs, parfois préposé à l'entretien des pelouses de la… Ville de Roberval, et proprio d'une vieille voiture, très utile quand mon ami devait aller quelque part ou faire son marché. Et pas chérant, le gars, rien à voir avec ce que demande un taxi.

Cependant, il m'a dit le trouver épuisant des bouts. Se présente chez lui comme un cheveu sur un bol de soupe, s'éternise sur place, etc. Il arrivait que mon ami, qui n'a pas la langue dans sa poche, l'engueule, mais ça ne l'empêchait pas de revenir. En somme, collé à vous comme une sangsue.

La deuxième et dernière fois où je l'y ai vu, il n'osait pas entrer dans l'appart. Situé dans un sous-sol, il était resté debout au milieu de l'escalier, une main appuyé au plafond, l'autre sur un mur, le haut du corps penché pour mieux nous voir et entendre. Me suis approché et l'ai apostrophé, lui disant qu'il était un flic en civil. Ç'a été suffisant pour qu'il se révèle tel qu'il est.

Reprenant soudainement de l'assurance, avec en prime un petit air baveux, il a riposté du tac au tac : « As-tu le téléphone ? » Du fait qu'il me le demandait, démontre qu'il savait que je ne l'avais pas et, encore mieux, il me menaçait indirectement de ne jamais le ravoir si je ne me la fermais pas. Carrément du chantage. En voilà un autre qui empiétait illégalement l'espace privé du citoyen. (Suite demain)