News du jeudi 31 Juillet 2008

Clip vidéo sur les otages du monde — Il a été diffusé sur le web quelque temps avant la libération, dans la jungle colombienne et les circonstances que l'on sait, d'Ingrid Betancourt. Beaucoup d'autres otages n'ont pas cette chance, demeurent encore aux mains de leurs ravisseurs.

Alors, le clip, auquel une vingtaine de chanteurs et de musiciens ont contribué, conserve toute sa pertinence. La photo d'Ingrid qu'on y voit au début, aussi. Elle représente l'espoir pour les autres otages, si jamais la vidéo leur parvenait. Elle nous sensibilise également sur le sort inhumain qui est le leur.

Petite mise en garde : sur un autre page du site, il y a des mentions légales que l'internaute doit respecter. Lisez les attentivement.

Tatoufaux (suite) — D'autres jeux et Quizz qu'on joue le soir en famille ou avec sa copine, si on n'est pas... au lit.

3 518 tests gratuits portant sur énormément de sujets. La question vous est posée, vous devez choisir parmi les réponses suggérées. À la fin de chaque test, on vous accorde une bonne ou mauvaise note. On n'a pas prévu de coups de règle sur les doigts des nuls.

Savoir répondre aux questions des enfants, genre : paaaa, pourquoi la terre tombe pas sur le soleil? Heuuuu... (jeux gratuits)

Portant sur la culture en général (gratuits)

Des jeux et Quizz, notamment sur la géographie (pas gratuits)

Tatoufaux — Un site où vous séparez le vrai du faux ou l'inverse. Par exemple, le détecteur de mensonges que la police utilise régulièrement et dont elle n'arrête pas de vanter les mérites, qu'en est-il réellement? Sur ce site, il y a plein d'autres fausses vérités que vous allez apprendre.

Ne jamais avoir peur de dénoncer publiquement religions, pouvoir, petits potentats, police et collabos — L'Égyptien Youssef Chahine, réalisateur de films, l'a fait pendant une bonne partie de sa vie, lui, tout au moins en ce qui concerne l'intégrisme et ses intolérances. Dans le cadre politique où il vivait, ce n'était pas aisé, fallait du courage, beaucoup. Sa détermination lui faisait sans doute oublier les dangers auxquels il s'exposait. Finalement, il s'est rendu jusqu'à la fin de ses jours, mort de sa propre mort.

Quand j'entends le silence assourdissant de notre majorité occidentale, je réalise jusqu'à quel point elle ignore ce qui se passe dans le sous-sol de la démocratie : honte aux médias traditionnels qui lui cache la vérité! De toute évidence, si elle savait, elle réagirait. Ici, se serait si facile de changer les choses.

Lisez ce bel hommage que le site africultures rend à Chahine.

Tout ce qui sort de l'ordinaire... — ... permet de se libérer de la routine et surtout des stéréotypes. Faut pas avoir honte ou peur de s'habiller ou se déguiser comme on en a envie. Se foutre du qu'en-dira-t-on. En voici un bel exemple à imiter, sur diapo.

Chaque jour, de nouvelles caricatures... — ... et bandes dessinées de Nicolas Vadot. Tout est lié à l'actualité. Beaucoup, beaucoup de gratuit. Ça vaut le coup d'oeil quotidien. Mieux connaître le dessinateur coloriste britannique et francophone d'adoption vivant en Belgique, voir d'autres de ses oeuvres, sur un autre site.

Dénoncer la pseudo police communautaire au Québec
l'équivalent d'une activité contre-révolutionnaire à Cuba ? — (Suite tome 1 de L'Étau Policier) La suspicion des uns à l'endroit des autres, et des autres à l'endroit des uns, y est institutionnalisée. Les membres des CDR participent au quadrillage des rues. Lewis, Lewis et Rigdon citent le témoignage de Pilar Lopez Gonzales, une Cubaine (O. Lewis, RM Lewis et S. Rigdon - Trois femmes dans la révolution cubaine - Collection Témoins/Gallimard) : un CDR est très important, précise-t-elle, parce que, « dès qu'on s'aperçoit d'une activité contre-révolutionnaire, on met la main sur les coupables, personne n'y échappe ».

Ces comités recouvrent de larges secteurs d'activité. Tout Cubain de plus de quatorze ans désirant défendre la révolution peut y adhérer. Le contre-révolutionnaire cubain, on l'aura deviné, n'y a pas droit d'entrée. Pourquoi ? Parce qu'il n'est pas inconditionnellement soumis à la philosophie recherchée. Les auteurs ne l'explicite pas en ces termes, mais c'est ainsi que les choses se passent à Cuba.

Même discours que l'élite politique québécoise et de sa police, mêmes îlots, même toile d'araignée couvrant tout le Québec. Peut-on avancer que, au Québec, s'opposer au concept de la pseudo police communautaire est l'équivalent d'une activité contre-révolutionnaire? Oui. La police tient mordicus à son orthodoxie, vous éjectera de la société.

De plus, alors qu'en sol québécois, les vitres cassées (les pauvres) et ceux portant atteinte aux politiquement et puritainement correct sont sous haute surveillance, à Cuba, ce sont les gusanos des vers de terre), les fainéants, les parasites, les anticonformistes qui font l'objet d'une surveillance rapprochée. Depuis longtemps, les Cubains ont été matés, comme la plupart des gusanos, notent Pierre et Renée Gosset. (Pierre et Renée Gosset - L'adieu aux barbus - Éditions Julliard) (Suite demain)

News du mercredi 30 Juillet 2008

Les centres de détention du Québec : pas recommandés pour recevoir des soins médicaux — Un article du journaliste Michel Larose, du Journal de Montréal, démontre qu'entre 2000 et 2006, il y a eu plus de décès violents aux centres de détention du Québec (sentences de moins 2 ans) que dans ceux du Canada (sentences de plus de 2 ans) : 86 sur 4 400 détenus contre 27 sur environ 3 000.

Le coroner Paul Dionne pointe du doigt le ministère québécois de la Sécurité publique : «Le professionnalisme n'est pas à la hauteur, il ne prend pas ses responsabilités. (...) les droits des détenus à recevoir un service médicale comme tout autre citoyen ne m'apparaissent pas respectés.» Selon lui, le nombre élevé de décès réside dans l'absence de ce droit. Il y a aussi les suicides : 64 contre 15.

Ça vous intéresse de passer... — ...un test en anglais sur certaines de vos connaissances? Les questions portent notamment sur l'énergie d'aujourd'hui et celle du futur. C'est attractif, sérieux et bien conçu.

Après le test, explorez le site. Vous allez faire plein de découvertes intéressantes, dont des films IMAX payants. La page d'accueil est ici.

Des similitudes frappantes avec Cuba — (Suite tome 1 de L'Étau Policier) La démesure du pouvoir politique inquiète, et bigrement ! On assiste à du jamais vu, à cause du développement accéléré, au cours de la décennie précédente, des technologies de l'information, dont les mégabanques informatisées, et de cette vaste opération de relations publique qu'est la pseudo police communautaire et ses maîtres mots panzer comme la prévention et le sentiment d'insécurité.

Auparavant, la police s'immergeait au sein de la société, mais ses activités clandestines n'avaient aucune commune mesure avec ce que nous vivons aujourd'hui. Je signale que mon enquête dans l'underground policier s'est étalée du début de 1997 jusqu'au milieu de 2003. Alors tout cela était déjà en place bien avant les actes terroristes survenus aux États-Unis le 11 septembre 2001. Sans compter que depuis ces derniers événements, d'autres mesures répressives se sont accumulées sur le dessus de la pile.

Au point où il est raisonnable d'établir certaines comparaisons, boiteuses, bien sûr, comme le sont toutes comparaisons, mais n'en permettant pas moins cependant de mieux saisir la réalité, d'appréhender le danger. Comparer avec un autre pays aide à la compréhension des choses. Le dogme marxiste-léniniste mis à part, peut-on établir un lien de parenté entre les innombrables réseaux de collabos de la police du Québec (ou d'ailleurs dans le monde occidental) avec les... Comités de défense de la révolution cubaine (CDR)?

Bien que le Québec ne soit tout de même pas Cuba, il y a néanmoins des similitudes. C'en est même frappant. Certes entre Cuba et nous, il existe une différence de degré dans l'utilisation de la police en civil et la rééducation politico-policière, mais la nature demeure la même. Le parallèle n'est donc pas extravagant. Voyons brièvement jusqu'où peut aller un pouvoir dans son délire, comment et grâce à qui s'effectue le quadrillage policier au pays du tyrannosaure Castro. (Suite demain)

News du mardi 29 Juillet 2008

Terminons cette journée... ... avec une vidéo sur le Festival de jazz de Nice. Ce genre musical n'a plus la cote qu'il avait. On avait peut-être trop insisté sur les classiques : on les a tellement entendus que... À preuve, le Festival de Jazz de Montréal a dû mêler les genres pour conserver son audience. D'autres vidéos sur celui de Nice.

Comité des droits de l'homme de l'ONU : la France se fait taper sur les doigts — Les reproches portent sur plusieurs points... La rétention de sûreté des détenus ayant déjà purgé leur peine, au nom de leur dangerosité. La surpopulation carcérale. Le comportement non déontologique de certains agents identitaires : recours inapproprié à l'isolement cellulaire et les violences à l'intérieur de la prison.

Sur la manière aussi dont les sans papiers et demandeurs d'asile sont traités : locaux inappropriés, des mineurs non accompagnés. Le Comité déplore que la France n'ait pas enquêté sur des allégations de mauvais tratements, ni sanctionné comme il convient leurs auteurs. Certains ont été renvoyés dans leur pays alors que leur intégrité était en danger, et ce, sans qu'on attende la décision d'un tribunal.

Enfin, le Comité regrette que la France lui ait soumis son rapport avec un retard de six ans.

Dans la page s'affichant, lisez l'article et, dans la colonne de droite, cliquez sur la vidéo DROIT DE L'HOMME : L'ONU TANCE LA FRANCE.

Deux enfants tués par des soldats canadiensSelon Radio Canada international, ils étaient âgés de 2 et 4 ans. Les soldats ont ouvert le feu sur un véhicule soupçonné d'attaquer un convoi militaire. Le conducteur aurait ignoré des signaux répétés lui indiquant de garder une distance sécuritaire.

Le ministre canadien de la Défense, Peter Mackay, a annoncé la tenue d'une enquête. Il a dit regretter l'incident et assuré que «les soldats font tout ce qu'ils peuvent pour prendre les bonnes décisions, mais ce sont des humains». Il a souligné que «les soldats vivent dans un environnement très tendu avec les attentats suicides».

PS : L'erreur est humaine, mais la plus grande erreur demeure la guerre qui, elle, est inhumaine. Celle de l'afghanistan ne fait pas exception.

La crise financière pour les nuls que nous sommes — Comment en sommes-nous arrivés là? Une vidéo de près d'1 heure d'Art nous propose un VOYAGE AU COEUR DE LA CRISE. Vidéo récente, tournée en juin 2008.

Au moment où les ministres des finances du G8 (USA, Canada, Angleterre, France, Japon, Russie, Allemagne et l'Italie) se réunissaient à Osaka, au Japon, en présence de Dominique Strauss-Kahn, dg du Fond monétaire international (FMI), afin de trouver une solution à la crise. Au G8, on voit la lumière au bout du tunnel, mais finalement on se demande si ce n'est pas plutôt un train qui s'en vient et qu'on n'avait pas prévu dans le scénario, avec l'impact qu'on s'imagine.

On nous amène aux USA pour voir les effets de la crise des subprime (crédit à risque). On cite le cas d'une Américaine dont on avait embelli la situation financière afin qu'elle obtienne son prêt. «Des prêts pourris, constate le responsable d'un organisme d'aide à des propriétaires expulsés de leur maison, en pointant du doigt une carte géographique du secteur où on voit plusieurs maisons colorées en rouge. J'ai jamais connu un truc pareil. Ça me terrifie. Le pire est à venir.» On voit des policiers distribuer des avis d'éviction, nous montre des liasses d'enveloppes jaunes.

Une crise qu'on compare à un séisme, qui part des USA et s'étant à l'Europe. La dépression de 1929 était surtout américaine, explicite-t-on. Aujourd'hui, elle est globale, touche toute la planète. Crise de confiance aussi entre les banques qui ne veulent plus emprunter d'autres banques. Crise du crédit, les banques refusant d'accorder des prêts à des chefs d'entreprises.

Ainsi qu'on l'indique en conclusion, à la fin... Cette crise ne fait pas que des perdants. Elle a commencé à distribuer les cartes de la richesse mondiale. Un nouvel ordre financier se met en place.

Le rôle de la police est de contraindre le citoyen à respecter l'ordre abstrait de l'idéologie au pouvoir — (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Plusieurs auteurs, dont Gleizal, affirment que la dialectique de l'insécurité est développée par la droite. (Jean-Jacques Gleizal -Le désordre policier -Presses universitaires de France) Le but ultime de la logique sécuritaire, analyse-t-il, est d'établir le consensus de la peur et de conduire le citoyen jusqu'à la délation. Le juriste français conclut en ces termes : «Alors que la liberté est indissociable de la sécurité, dans l'idéologie sécuritaire, la liberté n'est pas une fin.» Pour cette raison, il est donc d'avis qu'il faut «dénoncer le chantage à l'insécurité».

Pour leur part, Lasierra et Lauret écrivent que « le virus totalitaire gagne silencieusement presque tous les pays, y compris les démocraties occidentales ». (Lasierra R. et Lauret JC -La torture et les pouvoirs -Éditions Ballano) Là aussi on commence à mépriser l'homme (et la femme). Là aussi le pouvoir veut une police forte. Les idéologies ont leurs inquisiteurs : les policiers, soulignent-ils.

Jour après jour, ils établissent des fiches, violent le courrier, écoutent les conversations, organisent des filatures, épient la vie privée de leurs concitoyens, se livrent au chantage. «Leur rôle est bien moins de protéger la société contre de véritables criminels que de contraindre le citoyen à respecter l'ordre abstrait de l'idéologie au pouvoir. Si nous ne voulons pas voir s'instaurer une telle oppression, il faut être vigilant», conseillent les deux auteurs. (Suite demain)

News du lundi 28 Juillet 2008

Une autre femme courageuse : Rosa Parks — Cette Noire de Montgomery, en Alabama, USA, a refusé, dans les années 1950, de céder sa place à un Blanc dans un bus. Ç'a été l'un des événements qui ont fait progresser le combat de Martin Luther King, et Nelson Mandela, contre la ségrégation raciale. Visitez Wikipedia pour en savoir plus.

L'auteur-compositeur-interprète Pascal Obispo lui rend un fabuleux de bel hommage dans l'un de ces tubes intitulé Rosa. Allez faire un tour aussi sur le site d'Obispo. Talentueux, ce mec : l'émotion passe bien.

PS : Foncez dans la mêlée, les filles, on a besoin de vous!

ONU : une Africaine aux Droits de l'HommeL'Assemblée générale de l'ONU a approuvé aujourd'hui lundi le choix de la Sud-Africaine Navanethem Pillay au poste de Haut Commissaire. Depuis 2003, elle était juge à la Cour pénale internationale (CPI), à La Haye. Elle succède à la Québécoise Louise Arbour.

La CPI joue un rôle déterminant dans la lutte contre l'impunité de guerriers criminels, en Afrique, entre autres. On l'a vu encore récemment lorsqu'il a porté des accusations de génocide, au Darfour, à l'encontre du président soudanais Omar el-Béchir.

Notes biographiques de la nouvelle Commissaire qui, à titre d'avocate, a combattu l'apartheid dans son pays. Une femme courageuse.

Quel sera le prochain objectif des spéculateurs du marché? — Philippe Noguès se pose la question sur son blog. Il parle de la fameuse main invisible qui provoque bien l'enrichissement de quelques uns... mais surtout la précarité pour la grande majorité des citoyens. Il est temps, selon lui, que le politique reprenne le rôle de régulation et de redistribution des richesses qu'il n'aurait jamais dû abandonner.

Je vous suggère ce texte de Noguès parce qu'il est nécessaire, impérieux même, qu'un débat ait lieu à ce sujet. Jusqu'où faut-il aller? Personnellement, je crois que la spéculation sur le pétrole et les denrées essentielles, tel le blé, a besoin d'un sérieux encadrement. Un job de l'ONU?

Autre urgence : créer une désapprobation planétaire à l'encontre des rapaces dénués de conscience sociale. Nécessité il y a de les identifier, les pointer du doigt, qu'ils soient continuellement pourchassés par une nuée de paparizzis, équipés par seulement de caméras photos, de caméscopes aussi. Donner de la visibilité à ces mains invisibles, notamment sur YouTube : faut pas trop compter sur les médias traditionnels.

De plus en plus, nous nous engluons les pattes — (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Les corps policiers municipaux du Québec procèdent tous ainsi désormais, de même que la Sûreté du Québec. Dans le dépliant identifié du numéro 295-131 (97-04) que ce corps policier distribue notamment en milieu rural, on apprend qu'elle a commencé, dès 1992, à doter chacun de ces postes «de comités consultatifs» composés de citoyens. Oui, 1992, et sans que la population n'en ait été explicitement informée en long et en large. On y voit huit membres de l'un de ces comités, assis de chaque côte d'une longue table à l'extrémité de laquelle trône, debout, un policier en uniforme. Leurs nom et profession n'y sont pas indiqués.

C'est ce pouvoir occulte, que l'on retrouve en d'innombrables exemplaires partout au Québec, qui décide désormais de ce qui est bon ou mauvais pour les citoyens. Plus grave encore : parmi eux, il se trouve des élus, et les électeurs ne peuvent les remplacer par d'autres plus respectueux des droits lors d'élections, car ils ignorent leur participation et l'existence de la répression clandestine.

Et ce n'est là qu'un aspect de la problématique, car la police en civil ne cesse de développer ses ramifications. Elle travaille en profondeur, cherche des contacts, implante des antennes partout. Elle crée même des activités, dont des cours de secourisme, pour y attirer des citoyens, écouter leurs conversations, savoir ce qu'eux et leur entourage font et pensent, et convertir certains à l'idéologie de la prévention, les inciter ensuite à intégrer ses réseaux d'espionnage.

Son but est de faire en sorte que les citoyens en viennent à se dénoncer les uns les autres. Elle s'active à tisser graduellement sa toile à la grandeur de la province, où de plus en plus nous nous engluons les pattes. (Suite demain)

News du dimanche 27 Juillet 2008

Alanis Morissette... — ... une auteur-compositeur-interprète hors norme, qui a emprunté son style à personne. Il en est ainsi depuis ses débuts jusqu'à ce jour. D'abord CRAZY, ensuite HAND IN MY POCKET.

L'affaire du Canadien Omar Khadr, l'enfant-soldat : vendredi et samedi, trois manifestations À Montréal, vendredi, le porte-parole du Forum musulman canadien, Mohamed Kamel, a reproché au gouvernement conservateur du premier ministre Stephen Harper de ternir la réputation du Canada en matière de droits de l'homme. Il l'accuse de n'avoir rien fait pour protéger un de ses citoyens, en laissant un enfant (Omar Khadr a été emprisonné à l'âge de 15 ans) à Guantanamo pendant six ans. Kamel attribue cette inaction au fait que le gouvernement veut conserver de bonne relations avec les États-Unis.

Les deux autres manifs se sont déroulées hier samedi à Toronto et Ottawa. Tous les participants réclament le rapatriement d'Omar Khadr dans son pays, le Canada. (Source : Radio Canada Internationale)

Parlement du Canada du pm Stephen Harper : goulot d'étranglement à la loi d'accès à l'information — Selon le journaliste Gilles Toupin du quotidien La Presse, correspondant au parlement du Canada, rien ne va plus du côté de l'accès de l'information dans la capitale fédérale, Ottawa.

Dans son article, il cite plusieurs exemples, dont ceux-ci... Les délais de réponse aux demandes d'accès à l'information ne doivent pas dépasser 30 jours. Ils atteignent maintenant 90 et parfois 120 jours. Et lorsque les journalistes veulent obtenir des renseignements sur la présence de l'armée du canada en Afghanistan, c'est automatique 330 jours. Toupin cite une collègue : «On bafoue la loi et le droit du public à l'information.»

Ce dont le citoyen doit être informé ― (Suite tome 1 de L'Étau Policier) On comprendra l'importance de connaître le nom des membres de ces comités et ceux des entreprises et organismes auxquels ils appartiennent. La société devant demeurer libre et démocratique, la population a le droit de savoir. Donc, essentiel que Montréal (ainsi que MRC, villes et villages responsables d'un corps policiers régional, municipal ou desservis par la Sûreté du Québec)répondent à certaines interrogations, fournissent certains documents, notamment aux médias et défenseurs des droits fondamentaux.

Ainsi, quels sont les critères permettant à la police de conclure que le citoyen ou l'organisme répond ou non à la philosophie recherchée? Celui voué à la défense des droits et libertés peut-il en être membre? Sinon, pourquoi ? Quel est le métier ou profession de chacun, la mission des organismes auxquels ils appartiennent, leurs sources de financement ?

Vital de savoir aussi à quelle idéologie ces collabos logent. Représentatifs de leur milieu ou coquilles vides, ces organismes? En quoi consiste les projets conjoints qu'ils réalisent avec la police? Ont-ils une mission d'endoctrinement auprès de leurs concitoyens : inculquer l'orthodoxie policière, développer l'esprit de mouchardise? Les réunions des comités se tiennent-elles derrière des portes closes, le cas échéant, pourquoi? (Suite demain)

News du samedi 26 Juillet 2008

Montréal : la police découvre que les poursuites en autopatrouille sont dangereuses ― Elle en aura mis du temps à comprendre. Combien de morts et de blessés depuis que ces poursuites échevelées étaient pratique courante? Il aura fallu que quatre policiers de la métropole subissent des blessures lors d'une cavalcade du genre pour que finalement on applique les freins. Quatre d'un seul coup, ça ouvre les yeux. Doit-on en conclure que les victimes-citoyennes antérieures, elles, étaient considérées comme des dommages collatéraux, que ça faisait partie de la game? Et les autres corps policiers, eux, quand vont-ils comprendre?

Ces zizagues dans le trafic, doublages à haute vitesse et tournages aux intersections sur le chapeau des roues ne sont rien d'autres qu'une démonstration de force, qu'un avertissement subliminal à la population que personne n'échappe à la police : l'emprise psychologique.

Car il existe une méthode où personne ne risque quoi que ce soit. Un civil au volant d'une voiture fantôme peut facilement suivre le présumé coupable d'un délit et procéder à son arrestation lorsqu'il s'immobilise quelque part. De toute façon, un véhicule est tributaire de son réservoir d'essence, ne peut rouler indéfiniment, à moins d'être alimenté par un hélico. Ce n'est pas sorcier.

Lisez l'article de Canoë sur la décision de la police de l'île de Montréal.

Convivialité et osmose ― J'ai un penchant marqué pour les festivals. Parce que c'est autant d'occasions aux citoyens de reprendre possession de l'espace public et rétablir la communication conviviale entre eux. Je préfère les voir dans la rue que confinés à domicile. Liberté de circuler dans l'espace public et osmose, la démocratie a besoin de ça pour déployer ses ailes. Les humains ne sont pas du bétail qu'on maintient dans un pacage.

Bonne vidéo du festival folk à Forde, en Norvège. Le mélange des cultures, parlez-moi de ça.

Le pétrole à 100$ le baril (suite)... ― ... le président Chavez a déniché là une idée lumineuse pour humaniser un peu le système capitaliste. On peut lui faire bien des reproches, mais on doit reconnaître aussi l'importance du pas qu'il vient de franchir. Un autre article à lire.

Le Venezuela vendra à l'Espagne du pétrole à... 100$ le baril ― Un précédent? Je ne saurais dire. En tout cas, un fameux pied-de-nez aux grosses pétrolières et autres spéculateurs partisans du capitalisme extrême, sans garde-fou, prêts à sacrer à terre le système économique de la planète, à semer la faim et le malheur dans leur sillage. Des rapaces s'enrichissant rapidement, brutalement, au détriment de la population mondiale.

Qu'attendent donc les pays occidentaux pour réagir? Si vous semez le désordre dans votre ville, la police intervient aussitôt, et avec raison. Cela étant, des intouchables, ces rapaces?

Selon le président vénézuélien Hugo Chavez, l'accord avec l'Espagne doit nous permettre dans le futur de créer une nouvelle architecture financière internationale, rapporte le site france24. Voir vidéo et texte.

La police s'entoure d'adeptes de son orthodoxie
et de citoyens ne pouvant lui dire non
― (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Pourquoi devient membres des «comités aviseurs des partenaires» et des «comités consultatifs communautaires»?Certains par conviction personnelle, ainsi les propriétaires et employés d'agences de sécurité privées. On ne crée pas ni dirige une agence sans se sentir investi d'une mission. Certes combattre la criminalité, mais aussi, et surtout, procéder aux contrôles et nettoyages sociaux.

Le mercantilisme est une autre source de motivation. Ces agences sont des entreprises privées à but lucratif. Elles ont avantage à être bien vues de la police, donc à tout faire ce qu'elle demande, et même un peu plus, si elles veulent continuer de prospérer. Et même de conserver leur permis d'exploitation, qui est émis par la Sûreté du Québec. Là, nous parlons de conflit d'intérêts.

D'autres membres par obligation professionnelle, ce qui est le cas des employés d'organismes gouvernementaux et paragouvernementaux, comme les CLSC et les régies régionales de santé. Étant les instruments de l'État, ils doivent se ranger du côté de la police. Quand l'État est le pourvoyeur de l'argent que vous gagnez, difficile de ne pas se plier à ses exigences. Idem des dirigeants et employés d'organismes sans but lucratif... subventionnés par les gouvernements du Québec et d'Ottawa. Enfin, si vous exploitez une entreprise (petite, moyenne ou grande), ce n'est pas une bonne idée de refuser de collaborer avec la police.

On imagine aisément la façon dont doivent se dérouler les réunions de tous ces comités. Si l'on fait exception des membres spécialisés en matière de sécurité et de quelques rares employés de la fonction publique et parapublique, la police n'est pas confrontée à des représentants d'organismes aguerris, par exemple comme ceux de CACTUS et du Refuge des jeunes qui oeuvrent sur le terrain. Mais à des représentants ignorant à peu près tout de la situation, et forcément des méthodes répressives et illégales prévalant dans l'underground policier montréalais ou d'ailleurs dans le monde.

En somme, des gens ne connaissant des activités policières que l'auto-propagande véhiculée par la police elle-même et les médias, et idéalisant le rôle du policier au point de perdre tout sens critique. Et d'autres ne pouvant lui dire non. (La suite demain)

News du vendredi 25 Juillet 2008

En Suisse, la classe moyenne n'a plus les moyens ― Ce pays de 7,6 millions d'habitants, dont 1,6 d'étrangers, reconnu comme étant le coffre-fort de la planète, comment expliquer cette situation socio-économique?

Définition de la classe moyenne : pas assez riche pour vivre sans inquiétude du lendemain, pas assez pauvre pour profiter de l'aide sociale. Elle représente la moitié de la population du pays. Depuis 15 ans son pouvoir d'achat n'a pas cessé de diminuer. Tout augmente : loyer, biens de consommations, etc. Simultanément, les salaires, plombés par l'impôt et autres charges, ne bougent pas. La tentation de travailler au noir ne cesse d'augmenter.

Certains constatent que les mesures fiscales qui permettraient d'améliorer leur sort prennent des années à être appliquées. Alors que celles qui soulagent les riches sont menées au pas de charge. Le salaire du citoyen moyen est taxé à 100%, les revenus de celui retirant des rentes ou dividendes ne le sont que de 50 ou 60%. Un système fiscal fou, selon un intervenant, qui précise que les dividendes ont explosé ces dernières années et que les salaires ont stagné. Le fisc est-il trop tendre avec les riches ?

Selon un couple interviewé : «On a rien, mais on n'a pas de dettes. On n'épargne pas». Ils ne sont pas les seuls : la classe moyenne n'a pas d'épargne. Avoir un enfant est devenu quelque chose d'extrêmement coûteux. Ce qui explique probablement une fécondité des plus basses en Europe. Pour l'instant, l'économie suisse va bien. Alors, des citoyens se demandent où va l'argent qui permettrait d'augmenter leur salaire.

Un reportage vidéo (52:13) de Michel Heiniger et Christian Fehlbaum de l'émission suisse Temps Présent.

Canada : non à la censure! ― Ce titre chapeaute l'éditorial de Pierre Caouette du magazine québécois L'actualité dans son édition d'août.

Le contexte est le suivant. Le gouvernement conservateur de Stephen Harper a fait adopter il y a quelques mois une loi visant à couper les vivres (crédits d'impôt) aux réalisateurs de films portant atteinte à l'ordre public. Une formulation on ne peut plus floue ouvrant la porte à tous les excès dont les censeurs sont capables : l'histoire du Québec démontre amplement jusqu'où ils peuvent aller... Pour le moment, la loi est à l'étude au Sénat. Dans l'hypothèse où les membres de cette auguste institution s'y opposaient, Harper pourrait décréter une élection générale à l'automne.

PS : Harper, un homme de droite, n'en est pas à sa première ruse. Récemment, il a clairement fait part de sa décision d'inscrire au Code criminel la mort d'un foetus survenant lors d'un acte de violence physique. Des groupes de femmes et le Collège des médecins du Québec, entre autres, s'y opposent car cela constituerait un premier pas vers la criminalisation de l'avortement. Ce n'est pas tout : il a accordé aux provinces des budgets afin qu'elles embauchent davantage de policiers, alors que le taux de la criminalité au pays n'arrête pas de baisser depuis le fin des années 1980. À surveiller de près, cet homme.

Les citoyens du sommet hiérarchique des collabos ― (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Observons brièvement comment cela s'articule sur le terrain en consultant un article du journaliste Richard Bousquet du magazine RectoVerso. (Richard Bousquet -Magazine RectoVerso -no. 273 -Juillet-Août 1998) (NDLR : RectoVerso a cessé de paraître au début des années 2000, faute d'argent. Il rapportait des faits qu'on ne lit jamais dans les médias traditionnels.) Avec ce que nous venons d'apprendre, nous disposons désormais d'un meilleure éclairage.

Résumons les faits. Date et théâtre de l'action : printemps 1998, table sur l'itinérance de la Régie régionale de la Santé et des Services sociaux de Montréal-centre. Contexte : les commandants des postes de police desservant le quartier Centre-Sud de Montréal y présentent leurs orientations estivales.

Leur plan de match, rapporte le journaliste, a été reçu comme une montée de la répression, de l'intolérance et de la judiciarisation face aux jeunes de la rue, vivement dénoncée par plusieurs membres de la table de concertation. Il s'en est suivi une cabale policière pour discréditer ou tasser du dossier certains intervenants trop récalcitrants, dont Patrick Langlois, travailleur de rue du Centre d'action communautaire auprès des toxicomanes utilisateurs-trices de seringues (CACTUS).

Explicitons le propos du journaliste. Monter une cabale contre quelqu'un consiste à intriguer dans son dos. En somme, créer de toutes pièces une désapprobation, bien sûr… communautaire, à l'encontre de Langlois, entre autres intervenants dissidents.

Ce que rapporte le journaliste n'est pas nouveau : la police, peu importe le pays, monte toujours des cabales contre ceux ne pensant pas comme elle. Sauf qu'aujourd'hui, elle réussit plus facilement son coup, appuyée qu'elle est désormais, entre autres, par les membres des «comités aviseurs des partenaires» et des «comités consultatifs communautaires». Ces citoyens occupent le sommet hiérarchique des collabos. (Suite demain)

News du jeudi 24 Juillet 2008

Vous envoler vers le ciel... ― ... à bord d'un ULM (Ultra-léger motorisé), est-ce que ça vous le dit? C'est quoi ça? Un avion simplifié, avec un petit moteur, mais sans fuselage. Plein air assuré. Trois vidéos à visionner l'une après l'autre, chacune étant la suite de la précédente. Vous n'aurez qu'à cliquer sur SUIVANT, dans bas l'écran, à droite.

Wikipedia vous en dira davantage sur l'ULM. Des infos additionnelles également ici et .

Médias et démocratie, le grand malentendu ― C'est le titre d'un livre d'Anne-Marie Gingras, prof titulaire au Département de science politique de l'Université Laval, à Québec.

Dans son introduction, elle écrit que les travaux sur le journalisme politique démontrent que la propagande, la désinformaton, les mises en scène politiques et l'information-spectacle abondent dans les médias un peu partout sur la planète. Ce livre vise à faire le point sur une série de malaises relatifs aux médias : malaises quant à la crédibilité de la parole journalistique, à l'impact de la propriété de la presse sur les contenus, au mélange des genres entre l'information et le divertissement et au brouillage entre opinion et reportage.

Dans quel contexte évoluent les médias et quel est leur degré d'autonomie face à la main qui les nourrit, l'entreprise privée ? Quelles attaches se tissent entre les journalistes et leurs sources ? Existe-t-il quelque chose comme un «contrôle de qualité médiatique» ? Quelles contraintes explicites ou implicites pèsent sur le travail des journalistes ? Ce ne sont-là que quelques unes questions auxquelles répond l'auteure Gingras.

L'intro de 10 pages et la table des matières sont gratuites, mais le bouquin de 283 pages ne l'est pas. S'il vous intéresse, vous pouvez en faire l'achat à cette adresse, qui est celle des Presses de l'Université du Québec. Ainsi que vous le verrez, elle est également l'auteure de quelques autres ouvrages.

Canada : une autre victime du taser ― L'événement est survenu mardi, à Winnipeg, en Saskatchewan. La cible, un ado de 17 ans, est décédé à l'hôpital. Lisez la suite sur le site du matinternet.

PS : Selon la police, l'ado, armé d'un couteau, avait refusé de jeter son arme, malgré les nombreux avertissements. Notons qu'hier et avant-hier, dans les premières nouvelles à ce sujet, on parlait d'un homme, là on parle d'un ado. Voilà pour la version policière. Reste à savoir s'il y avait des témoins et, le cas échéant, s'ils confirmeraient cette version. Il faut toujours vérifier les déclarations de la police. Y aura-t-il enquête? On ne le sait pas encore.

Coup d'oeil ailleurs

01H17 – Des trucs qu'on voit pas souvent...
Vous voulez remeubler votre app ?
Contrastes
impressionnants
Photos...retouchées, plus que légèrement
Défenestration

L'hôtel de vos rêves, à Da Lat, au Vietnam
La Tour Eiffel comme vous l'avez jamais vue
Voyez l'autocollant qu'on nous suggère d'afficher à la lunette arrière

La pensée uniformisée
Q
ui ne pense pas comme nous est contre nous
Extrait de L'Étau Policier tome 1

00H00 – (Le suite d'hier) Voyons la suite, qui nous éclaire davantage à ce sujet. Comment devient-on membres de ces «comités aviseurs des partenaires» ? Dans leur document, CUM et police de l'île de Montréal insistent sur la nécessité de procéder au tri des candidats. Lisons ces lignes révélatrices : «Lors de la constitution de ces comités aviseurs des partenaires, le commandant du poste de quartier devra faire preuve de vigilance et de prudence dans la sélection des organismes intéressés en se rappelant, entre autres, que (...) les motivations de ces groupes peuvent différer et même entrer en conflit avec les orientations visées et la philosophie recherchée. Il faudra donc prévoir des mécanismes crédibles et rigoureux de sélection des membres des comités aviseurs des partenaires.» (NDLR : Il est clair que tous doivent être inconditionnellement soumis à l'orthodoxie policière.)

Quel est le rôle de ces «comités aviseurs des partenaires» ? Référons-nous encore au même petit catéchisme : ils sont «une des voies privilégiées pour former un véritable partenariat police-public. De tels comités permettent, notamment, de tracer un portrait détaillé de la collectivité afin de connaître les préoccupations du public en matière de qualité de vie dans un district policier.» Ils doivent «se familiariser avec les méthodes de résolution de problèmes et s'engager activement (sic) dans toutes les phases de ce processus». Ils «sont appelés à remplir plusieurs rôles et fonctions en matière de consultation, de coordination et d'éducation». Leurs recommandations servent à alimenter les plans d'action qui sont élaborés entre la police et les municipalités membres de la CUM.

Or donc, seuls ceux idéologiquement fiables, c'est-à-dire pensant comme la direction du corps policier, y sont acceptés. Ici, la diversité des opinions n'est pas tolérée. Qui ne pense pas comme nous est contre nous. La pensée uniformisée. Gros accroc à la démocratie. La remarque n'a rien d'anodine. Bien qu'ils ne dévoilent pas les projets qu'ils réalisent conjointement avec la police, on sait désormais en quoi ils consistent : la partie récit de ce livre nous en donne une très bonne idée, d'où son importance. Ces interventions sont effectuées à l'extérieur du cadre de la Loi des lois, la Charte canadienne des droits et libertés.

Traduisons aussi deux autres éléments de l'énoncé : «tracer un portrait détaillé de la collectivité», signifie tracer celui de chaque citoyen ; «s'engager activement dans toutes les phases du processus», implique la filature, l'infiltration et, si nécessaire, la déstabilisation psychologique des citoyens : là, on ne parle pas «d'éducation», mais de rééducation… clandestine et illégale. (La suite demain)

News du mercredi 23 Juillet 2008

J'oubliais (suite de l'article précédent)

17H47 – Téléchargez le Mini-guide, sortez-en quelques exemplaires sur votre imprimante et... ensuite expédiez les à des flics. Vous n'êtes pas tenu de vous identifier puisque vous n'enfreignez aucune loi, ne faites que propager le message de la non-violence (physique et psychologique) et de la paix dans votre quartier, votre village, votre ville.

Les flics aussi ont besoin d'être éduqués. Surtout ceux ne portant pas l'uniforme, les civils des deux sexes, hommes et femmes. Si vous connaissez de leurs collabos, faites de même. En prime, vous faites progresser la démocratie. Génial, vous trouvez pas ?

Comment résister à la tentation de la violence...

17H18 – ...ou comment devenir non-violent. Voici 10 bonnes occasions de devenir non-violent. Un jeu amusant où vous avez des choix à faire. À la fin de chacune des étapes, on vous indique si vous aviez opté pour la bonne approche ou, le cas contraire, ce que vous auriez dû faire. Pour commencer cliquez sur le chiffre 1.

À la fin de votre test, profitez-en pour visiter le site éducatif sur la non-violence, qui vous a proposé le jeu. À une autre adresse du même site, des photos et des textes. Et dans le bas de la page, on vous offre de faire l'achat (1,50 euros) du Mini guide à la formation de la non-violence. C'est pour une bonne cause, alors... téléchargez-le sur votre ordi.

Pas de stars, rien que du monde ordinaire

13H43 – Contrairement à ce qu'on pense, il faut peu de choses pour amuser le monde. Le festival des Hétéroclites de Saint-Lo, en France, le prouve. Le citoyen peut s'inviter sur une scène et exécuter son petit numéro, un petit auditoire à ses pieds. Il y a aussi quelques pros.

Hétéroclite et anticonformiste font bien la paire. Le moment rêvé de sortir des stéréotypes et pour les jeunes talents de se produire en public. Sans se soucier de ce que les gens penseront, la complicité étant évidente. Ils sont tous là pour s'amuser.

Dans la page s'affichant, en bas l'écran, d'autres vidéos. Cliquez sur chacun des éléments listés sous le titre d'AVEZ-VOUS DÉJÀ VU CES REPORTAGES?

Vous avez tourné un film sur les droits de l'homme? – Ainsi qu'il le fait chaque année, le Festival International du Film des Droits de l'Homme de Paris lance un appel à canditatures pour son édition de 2009, qui aura lieu du 3 au 10 mars prochain. Pour en savoir davantage sur l'inscription, allez sur son site.

USA : projet d'encadrer la spéculation sur le pétrole – Le projet de loi, selon les démocrates, vise notamment à imposer des limites aux joueurs du marché qui achètent des contrats à terme sans avoir l'intention de prendre livraison du liquide. Lisez l'article du journaliste François Desjardins du quotidien Le Devoir.

PS : En somme, des spéculateurs qui se remplissent les poches au passage sans toucher au produit.

Résoudre les problèmes sociaux? Dépendant de la manière dont on s'y prend, oui – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Sauf erreur, les membres d'un seul de ces «comités aviseurs des partenaires » ont osé jusqu'à présent sortir de la pénombre : ceux du poste de quartier 20 de la police.

Nommons les : Christian Paquin, travailleur communautaire du CLSC Métro (fonctionnaire du gouvernement du Québec) ; Albert Wener, président de l'Association du village Shaughnessy, un OSBL très impliqué dans la prévention, son site Web est des plus explicites (www.shaughnessyvillage.org) ; Sheila Laursen, directrice des programmes communautaires au YMCA (Young Men's Christian Association), organisme caritatif (relatif à la vertu chrétienne charitable)poursuivant cinq objectifs dont l'éducation et la prévention (www.ymcamontreal.qc.ca) ; Luc Casavant, de Sécurité Trizec de la Place Ville-Marie (agence de sécurité privée) ; Donna Loupret, directrice de la sécurité à l'Hôtel Intercontinental (sinon associée à une agence de sécurité privée, en tout cas spécialisée en la matière) ; et Marc Parent, le commandant du poste de quartier 20 de la police.

Pas beaucoup de monsieur-madame-tout-le-monde au sein de ce comité. Surtout pas d'organismes voués à la défense des droits et libertés ou luttant contre la brutalité policière. Est-ce également le cas des 48 autres comités ? Faudrait voir…

Comment a-t-on appris ces noms ? Le 15 janvier 2000, ses membres ont cosigné dans La Presse une lettre de protestation contre un article de la journaliste Isabelle Hachey traitant de la hausse importante de la répression policière à l'encontre des sans-abri : «Nous estimons que la conclusion que vous tirez, tout comme le titre de votre article, sont alarmistes et ne correspondent pas à notre réalité, écrivent-ils. Les nombreux projets qui se réalisent en partenariat avec les organismes de la communauté et le SPCUM (police de l'île de Montréal) démontrent qu'il y a véritablement un souci du Service de police de contribuer à résoudre des problèmes sociaux pouvant avoir une incidence sur la criminalité, contrairement aux propos cités dans votre reportage.»

Tout le monde est d'accord avec le but visé, dépendant de la manière dont on s'y prend pour l'atteindre… D'où cette interrogation sur la responsabilité sociopolitique des membres des 49 «comités aviseurs des partenaires».

Savent-ils ce qui se passe dans l'underground policier ? S'ils l'ignorent, ils ignorent aussi les impacts des projets qu'ils implantent sur le terrain. Par contre, s'ils le savent, et c'est le cas de celui du poste de quartier 20, la presque totalité de ses membres étant liés à la sécurité, ils endosseraient donc ce que décrivent le récit et la partie analyse de ce livre : omniprésence des civils et collabos, filatures, infiltrations et déstabilisations psychologiques, atteintes aux droits fondamentaux, dont l'affaire de l'homme en rose, etc. La journaliste Hachey avait donc parfaitement raison de rapporter ces faits. On élaborera davantage plus loin. (Suite demain)

News du mardi 22 Juillet 2008

Photos : de l'inédit – Dans les pages s'affichant, les photos sont un peu plus bas. Utilisez l'ascenseur.

Graffitis différents de ce qu'on voit habituellement
Transformer des buissons et arbustes en personnages
Photos surréelles
Maisons décorées de Buenos Aires
Scupltures érotiques
d'Espagne

Angleterre : la surveillance vidéo, un échec? – Selon Mike Neville, responsable du bureau des images de Scotland Yard, les infos provenant des 65 000 caméras londoniennes n'ont permis d'élucider que 3% des vols commis sur la voie publique. Le site libertesinternet rapporte aussi que le ministère de l'Intérieur y avait consacré 80% du budget anti-criminalité, soit environ 630 millions d'euros entre 1994 et 2004.

PS : L'expérience m'a appris qu'il faut toujours prendre avec des pincettes les infos transmises par la police. Dans ce cas-ci, il peut s'agir d'une tentative de faire croire aux Londonniens qu'ils n'ont rien à craindre de la présence d'autant de caméras, que la police, tout le monde sait ça, ne chasse que les criminels. Alors, qu'on sait très bien que sa tache principale, et cela peu importe le pays, est de contrôler et nettoyer socialement puritainement et politiquement incorrects.

Les policiers préposés aux écrans ne sont pas centralisés en un seul endroit. La surveillance sur écran est répartie selon le nombre de postes de police, chacun surveillant les citoyens de son propre secteur. Et la politique de n'importe quel directeur de corps policier est de faire en sorte que ses civils, hommes et femmes, prennent racine dans chaque secteur.

Seule façon d'arriver à connaître tout le monde et d'enrichir quotidiennement les dossiers de chacun, dans sa mégabanque informatisée. Ce qui serait impossible si la surveillance était concentrée à un seul lieu : les préposés aux écrans ne pourraient pas identifier les citoyens d'une Cité aussi populeuse.

Le chat de Simon... – ...fatiguant comme ça ne se peut pas. Animation très drôle!

Ça vous tente d'aller petit déjeuner... – ... sur le Queen Mary 2, le plus long et le plus beau paquebot de la planète, dit-on? Les repas doivent coûter la peau des fesses. Apportez votre tirelire, au cas-z-où. Remarquez, si vous n'avez pas suffisamment d'argent, vous pouvez toujours offrir en contrepartie de laver la vaisselle, passer l'aspirateur partout dans l'immense salle à manger, nettoyer les coursives, etc. Vidéo (06:03) prise lors de son accostage à Sherbourg, en France.

Le taux de la criminalité au Canada – Le journaliste Yves Boisvert du quotidien La Presse met points sur les i et barres sur les t. Depuis qu'il est aux commandes des affaires judiciaires et des bavures policières, il a apporté un souffle neuf, dont notre démocratissouillée avait grand besoin. En voilà au moins un qu'on ne pourra pas soupçonner d'être de connivence avec la police et certains procureurs de la couronne, dont le rôle est de porter ou non des accusations.

Il faut se méfier, écrit-il, des statistiques sur la criminalité. Elles dépendent des dénonciations des gens et des actions policières... Lisez la suite de son article ici.

La police et ses innombrables collabos – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Revenons sur cet énoncé selon lequel le Comité exécutif «exerce sur la police de la CUM la même autorité qu'à l'égard des autres services de la CUM». Cols blancs et bleus de l'organisme exécutaient les tâches que leur désignait, par l'intermédiaire des directeurs des différents services, la présidente Danyluk. Si certaines n'étaient pas exécutées à sa satisfaction, le directeur du service concerné défilait devant elle, était instamment prié de redresser la situation.

Mais ce qui était correct notamment dans les cas du transport en commun et de l'environnement, l'était-il tout autant dans celui de la police? (Je soulève la question tout en sachant que l'autonomie policière n'est pas souhaitable. Du reste, la gestion de la police par le pouvoir ne l'est pas plus. Seul un organisme indépendant devrait en contrôler les activités quotidiennes.) Notons que, selon le docu, les commandants des postes de quartiers doivent maintenir «une liaison étroite (sic)» avec les maires et conseillers municipaux du territoire de la CUM. En outre, ils transmettent périodiquement aux autorités municipales un rapport de leurs activités. (NDLR : On a vu plus haut ce que vaut l'auto-évaluation.)  

Les élus ne sont pas les seuls, les différents services municipaux sont également des intervenants de premier choix, qu'il faut associer aux actions de la police, y lit-on aussi. Des services comme ceux des travaux publics, des loisirs, des parcs et du développement communautaire constituent un précieux apport dans l'identification des problèmes et de leurs causes, dans le choix des stratégies visant à rendre l'aménagement urbain plus sécuritaire et la mise en oeuvre des solutions retenues.

Ce qui semble bien être la norme partout en milieu municipal. Ainsi, dans les petites municipalités rurales, des pompiers volontaires, de même que d'autres employés, participent à des activités policières. Les incendies y sont assez rares, comme les crimes du reste, alors ils s'adonnent à différents petits boulots, dont celui d'agents assermentés, à l'insu, va sans dire, de la population, qu'ils infiltrent. Ce n'est pas tout car il y en a d'autres qui viennent s'ajouter à la liste.

En 1992, la police de l'île de Montréal a jeté les bases du partenariat en créant des «comités consultatifs communautaires». Ceux-ci regroupent l'ensemble des acteurs clés sur les plans économique (NDLR : Dirigeants d'entreprises), éducatif, social, communautaire, etc., et définissent les besoins des collectivités locales en matière de sécurité publique : Comité d'action femmes et sécurité urbaine (CAFSU), TANDEM, les CLSC, etc. On n'y cite que ces trois organismes, cependant ils sont plus nombreux, comme l'indique l'et caetera.

Ensemble, ils réalisent des projets conjoints. Chacun des 49 postes de police de l'île de Montréal en est-il doté ? Tout semble l'indiquer. S'y ajoutent les 49 «comités aviseurs des partenaires». Ils sont composés d'organismes sociocommunautaires à but non lucratif défendant les intérêts des aînés, des familles monoparentales, des jeunes, de communautés ethnoculturelles, de représentants du milieu scolaire, des loisirs ou des affaires sociales. Le document n'en mentionne pas les noms. Préfère-t-on oeuvrer en cachette? (Suite demain)

News du lundi 21 Juillet 2008

La créativité n'a pas de limite – La musique électronique en est l'un des nombreux exemples. Aucun instrument classique, que des boutons sur lesquels on appuie ou qu'on tourne et des manettes qu'on pousse à fond ou pas. Sur l'écran une orgies de couleurs et de formes. Sur ce site, plein de trucs susceptibles de vous intéresser, dont de bonnes animations. Y'a du stock, comme on dit. Prenez le temps de tout voir.

Comment expliquer que les élus laissent encore la police en civil agir en toute impunité? – Je l’ai déjà dit : les élus sont nuls en matière policière. Cependant, je n’arrive pas à croire qu’il ne s’en trouve pas au moins quelques uns sachant ce qui se passe sur le terrain. Idem de certains fonctionnaires occupant des postes clés depuis des lunes au sein des ministères de la Sécurité publique (responsable de la police) et de la Justice, tant au gouvernement du Québec qu’à celui du Canada. Il est impossible qu’aucun d’eux ne soit pas au courant de la situation.

D'autant plus impossible qu'il y a quelques mois, j'ai envoyé par courriel à chacun l'adresse de mon site accompagnée de quelques paragraphes explicatifs de mon enquête de plus de six ans sur les activités clandestines illégales des civils et de leurs collabos. Tous les députés du parlement canadien et de celui du Québec l'ont reçu. Tous, sans exception.

Alors, je cherche à comprendre pourquoi ceux qui savent se taisent. Pourquoi ils ne font rien pour protéger les citoyens des incalculables atteintes aux droits dont ils sont la cible quotidienne des policiers et policières en civil ainsi que de leurs collabos. Entente tacite entre pouvoir politique et police ? Occupez vous de vos affaires et s’occupera pas des vôtres….

Pourtant, il suffirait de peu de mesures pour contrôler les activités clandestines de la police. D'abord, la création d'un conseil de contrôle permanent (NDLR : Neutre, indépendant du pouvoir et de la police), ainsi que le recommande le rapport de la Commission d'enquête chargée de faire enquête sur la Sûreté du Québec : celle-ci était présidée par le juge Lawrence A. Poitras. (Rapport de la Commission d'enquête chargée de faire enquête sur la Sûreté du Québec -Les Publications du Québec, décembre 1998 - Cette Commission a tenu des audiences publiques pendant 192 jours, publié 5 volumes d'au-delà de 2 770 pages, 2 CD, sans compter les 55 000 pages de notes sténographiques et 65 000 pages de preuves et documents)

Ensuite, une ligne téléphonique sans frais et protégée qui permettrait aux citoyens et aux policiers de dénoncer auprès du conseil de contrôle des illégalités commises par des flics en uniforme ou en civil. Voilà, c'est tout, rien d'autre. Je signale que dans sa lutte anti-tabac le gouvernement du Québec a mis en place une ligne téléphonique du genre à la disposition des non-fumeurs. Lorsqu'il s'agit de mater les citoyens, les élus n'hésitent un instant à passer à l'acte. Et qu'il contrôle tous les membres de la fonction publique, sauf ceux officiant comme policiers.

Spéculation sur la faim ― C'est à la bourse alimentaire de Chicago, USA, que le prix de denrées aussi essentielles que le blé est fixé. Les spéculateurs ont mis la main sur le...pain. Depuis, dans les pays pauvres, gagner son pain quotidien nécessite davantage de sueur sur le front qu'avant. Dans la vidéo (09:00) que vous allez voir, des spéculateurs s'expliquent.

L'un dira : «Les prix ont changé, mais les gens ont toujours besoin de manger, et ça, ça n'a pas changé.» Un autre : «Les fermiers qui craignent que le prix du blé baisse peuvent vendre ici (à l'avance) leur récolte. Du coup, ils se garantissent un prix fixe.» Un troisième fait une comparaison : «C'est comme lorsqu'il fait chaud et que le thermomètre est élévé, ce n'est pas la faute du thermomètre.» Enfin celui-ci... Question du journaliste : «Est-ce que le prix du blé ne sera pas trop élevé ? Réponse : «C'est comme si vous me demandiez si le pétrole est trop cher pour les voitures. Il faut manger.» Question : «Vous ne faites pas de sentiment?» Réponse : «Non.»

La défunte CUM manquait-elle de transparence? – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Ce qui signifiait que les maires avaient leur mot à dire, mais, se réunissant moins souvent que ceux de l'exécutif, que la gestion quotidienne de la police revenait à ces derniers. Les maires de la Communauté urbaine de Montréal (CUM), quand ils tenaient leur réunion mensuelle, étaient-ils informés de toutes les décisions quotidiennes prises par l'exécutif au cours du mois précédent ?

Pour répondre à cette question, il aurait fallu assister aux réunions de ces deux instances et à celles de la Commission responsable de la police. Celles de la sécurité publique était la plupart du temps à huis clos, celles du Comité exécutif toujours à huis clos et celles de l'ensemble des maires, publiques. Des décisions de l'exécutif, trop urgentes pour souffrir de délais, étaient par ailleurs prises par le truchement du téléphone. Restent les procès verbaux, de brefs résumés de délibérations qui ne disent pas tout.

La CUM manquait-elle de transparence? C'est la question que posait l'environnementaliste Bruce Walker, du groupe STOP, sans spécifiquement viser la Commission de police. (Éric Trottier - La Presse du 10 novembre 1999) Il déplorait la situation lors du dépôt, en novembre 1999, des budgets des cinq commissions de la CUM : Administration et Finance, Aménagement, Développement économique, Environnement et... Sécurité publique. Il dénonçait que celles-ci se réunissent de plus en plus souvent à huit clos.

À la suite de cette déclaration, La Presse avait enquêté et constaté qu'en 1998, des 69 réunions tenues par l'une ou l'autre de ces commissions, seulement 16 s'étaient déroulées en public. Même scénario en 1999 : sur 73 réunions, 19 en public, 54 à huit clos.

Pourquoi donc? Le quotidien rapportait les propos du vice-président du Comité exécutif de la CUM, également président du Comité exécutif de la Ville de Montréal, Jean Fortier, qui expliquait que, lors de l'une de ces réunions, «il n'y avait que deux représentants des médias et un seul du public. On en a conclu que bien que l'exercice soit utile, il ne correspond pas nécessairement à la volonté des gens de s'y manifester».

Et le journaliste de souligner que Fortier, comme les autres délégués de la Ville de Montréal au Comité exécutif de la CUM, n'est pas reconnu pour être l'un des plus grands partisans des débats publics. Posons aussi cette question : se pouvait-il que le huis clos comportait des avantages ? La tentation de décider en cachette est forte lorsqu'on détient le pouvoir. (Suite demain)

News du dimanche 20 Juillet 2008

Fleetwood Mac... ― Ça vous dit de quoi? C'est un groupe musical qui a connu du succès il y a quelques décennies. En début d'après-midi, suis tombé sur un site où plusieurs de leurs titres sont disponibles. Je constate que quelques unes de leurs chansons vieillissent bien. Notamment Dreams (04:20), Sara (06:25), Go your own way (05:45), Gypsy (04:47), etc. Je ne les ai pas tous auditionnés, il y a en plusieurs. Si vous l'entendez pour la première fois, vous allez voir que le groupe a un style bien enveloppé.

Dans le bas de l'écran, à la fin de chaque vidéo, des images et titres s'affichent. Cliquez sur celui de votre choix.

Le 90e de Nelson Mandela (suite) ― Il est entré dans l'histoire par la grande porte. Nous ne sommes pas les seuls à l'aimer, plusieurs artistes aussi, dont Bono de U2, Winehouse, Razorlight, Smith, etc. Des sud-africains lui ont réservé hier un bel hommage. Entre W. Bush et Mandela, lequel préférons-nous? Le guerrier ou le pacifiste?

Des articles et vidéos sur 20minutes.fr, colonne de gauche.

Un docu de la CUM qui est l'équivent d'une loi martiale sans le nom – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) À l'heure de la prétendue police communautaire, tous ces élus ne sont pas les seuls intervenants. Faut avoir lu un certain document de l'ex-Communauté urbaine de Montréal (CUM) pour appréhender le danger dans toute son amplitude : La Police de quartier - Ensemble pour mieux servir - Communauté urbaine de Montréal et Police de la CUM. Il est un fait avéré que sur l'île de Montréal, entre autres endroits, il n'existe plus de distinction entre police et politique puisque tous deux sont étroitement liés, le vocable "politique" englobant aussi ceux ne détenant qu'une parcelle de pouvoir.

Car il y en a plein d'autres, dont des représentants d'entreprises privées, d'organismes communautaires, publics et parapublics. Exposons les faits, en nous référant, notamment, à ce document qui, on le constatera, est une espèce de loi martiale sans le nom et appliquée à l'échelle de l'île. Commençons par le sommet de la pyramide pour ensuite descendre jusqu'aux sous-fifres d'îlots de quartiers de la fameuse police communautaire.

Dans le document, on peut lire que «la Commission de la sécurité publique (de l'ex-CUM) demeure un lieu privilégié de discussion des grands enjeux en matière de sécurité urbaine et de prévention de la criminalité». La loi sur l'ex-CUM statuait que le Comité exécutif devait prendre avis de la Commission de la sécurité publique, l'une de celles relevant de son autorité, c'est-à-dire la consulter.

Quelle était l'instance décisionnelle ultime, les maires membres de la CUM ou ceux du Comité exécutif les chapeautant? On trouve la réponse dans le document : le Comité exécutif «exerce sur la police de la CUM la même autorité qu'à l'égard des autres services de la CUM». (Suite demain)

News du samedi 19 Juillet 2008

Quelle belle générosité... ― ...dans les paroles de cette Légende d'Automne et le ton attendri de ses interprètes, membres d'une chorale qui n'est pas identifiée. Il est un peu beaucoup fort de comparer l'expulsion de la France d'enfants de sans-papiers à la déportation des enfants juifs durant la dernière grande-guerre : sur la vidéo, on voit deux écriteaux rappelant cet événement. Oublions la démesure, ne retenons que l'émotion.

Manu Chao ― Chanteur de rock alternatif et altermondialiste. On se rend compte de son engagement social en écoutant son clip (04:03) : Il pleut au paradis. Suivi ensuite d'une entrevue sympa avec lui (04:17).

Les enfants-soldats ― Le plus illustre en ce moment est sans aucun doute le Canadien Omar Khadr qui, à l'âge de 15 ans, a été arrêté par l'armée américaine en Afhganistan. Aujourd'hui, il a 21 ans et croupit toujours dans la prison de Guantanamo. Et le premier ministre conservateur Stephen Harper refuse de le rapatrier. Les libéraux, qui formaient le gouvernement précédent, n'avaient pas fait mieux.

À 15 ans, on ne va pas à la guerre comme ça. Nécessaire d'avoir été endoctriné à son insu et poussé dans le dos. Il y a pire, car il s'agit d'un héritage parternel, décédé depuis, et particulièrement lourd à porter.

En sol palestinien on embrigade aussi les enfants (vidéo de 07:21), faut bien assurer la relève, n'est-ce-pas. D'accord total avec la création d'un État palestinien, désacord total avec la transformation d'enfants en soldats.

Ville de Québec, la manif anti-guerre ― J'ai finalement déniché, sur le site indymedia-québec, deux des vidéos prises (elles s'enchaînent automatiquement, la deuxième est meilleure que la première), début de juillet, lors de la manif anti-militariste tenue dans la ville de Québec, au Canada. Celle-ci célèbre cette année le 400e anniversaire de sa fondation. Les manifestant ont profité d'une parade militaire pour dénoncer la guerre que mène ce pays en Afghanistan : aujourd'hui, les médias québécois traitent de la mort du 88e soldat canadien : le caporal James Hayward Arnal.

Photos sortant des sentiers battus ― Plus bas, dans la page s'affichant, utilisez l'ascenseur : les meilleurs photos en 2007 de l'agence de presse Reuters. Furetez un peu pour en trouver d'autres et cliquez sur des liens. Vous ferez de belles découvertes.

De belles toiles – Beaucoup de peintres. Colonne de gauche, cliquez sur LES ARTISTES, ensuite sur chaque photo pour les agrandir. Ainsi que vous le constaterez, il y a des artistes qui sont vraiment talentueux.

Du danger de l'émergence de petits potentats – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Normandeau et Leighton estiment pour leur part que «les services de police doivent répondre aux besoins locaux». (André Normandeau et Barry Leighton - Une vision de l'avenir de la police au Canada : Police-défi 2000 - Direction de la police et de la sécurité, Secrétariat du Ministère du Solliciteur général du Canada, 1990) Il faut que les autorités fédérales et provinciales interviennent le moins possible, soutiennent-ils.

Notons que, depuis l'implantation de la nouvelle carte policière du ministre péquiste de la Sécurité publique, Serge Ménard, en 2002, la Sûreté du Québec dessert davantage de petites et moyennes agglomérations ainsi que de territoires de MRC.

Ce corps policier relevant du Gouvernement du Québec, y a-t-il danger que ce dernier influe, à l'insu d'élus municipaux ou de préfets de MRC, sur la manière dont ces territoires sont policées ? Dans cette hypothèse, les membres du Conseil des ministres, dont le ministre responsable de la Sûreté du Québec, auraient donc de plus en plus d'emprise sur les citoyens, les élus municipaux et préfets, de moins en moins.

D'après Laplante, en théorie, police et politique doivent être distinguées soigneusement et ne doivent surtout pas être trop étroitement liées. (Laurent Laplante -La police et les valeurs démocratiques -Institut québécois de recherche sur la culture) «On y redoute, par exemple, que les intrusions de la politique dans les décisions policières se soldent par la diminution des libertés fondamentales», explique-t-il.

Laplante touche là un nerf sensible. Car nous parlons du danger potentiel de l'ingérence, directe ou indirecte, c'est-à-dire souterraine, du Premier ministre du Canada et de son Solliciteur général, et du Premier ministre du Québec et de son ministre de la Sécurité publique, dans la gestion policière, et portant atteintes aux droits fondamentaux. L'ingérence aussi de maires et de conseillers municipaux de partout au Québec. Plus explicitement, du danger de l'émergence de petits potentats fédéraux, provinciaux, régionaux (MRC) et municipaux. (Suite demain)

News du vendredi 18 Juillet 2008

La haine ― Le titre d'une fiction décrivant bien une réalité sociale. Pas seulement celle des banlieues émeutes, en France. Des citoyens vivant cette situation, il en existe dans la plupart des grandes cités. Qui sont-ils? Bah! Il y a un peu de tout, un vrai méli-mélo : pays d'adoption, couleur de la peau, rejet par les bien nantis, HLM isolés, choc culturel, civils au cul et collabos qui les harcèlent partout sans arrêt et sans raison, horizon bouché, etc. Une vie infernale, quoi!

Lorsqu'on visionne ce film (1H33:44), on a l'impression que son auteur erre, ne sait pas trop où il va. Détrompons-nous. Il va nulle part parce qu'il décrit des citoyens qui ne savent pas où aller. Et comme personne ne les aide à se trouver une route, ils tournent en rond.

Aujourd'hui, 90e anniversaire de Nelson Mandela ― Le héros de bien de citoyens de cette planète : lutte anti-apartheid en Afrique du Sud, 27 années passées en prison, premier Noir à accéder à la présidence de ce pays, Prix Nobel de la Paix... Sur Wikipedia vous saurez tout à son sujet.

Cet anniversaire ne passe pas inaperçu sur le web. Citation de son ami Desmond Tutu, l'archevêque sud-africain : «Le monde reste inspiré par l'héritage du colosse moral qu'est Mandela.» Sur france24.com, vidéo et texte de cette journée mémorable. Site Happy Birth Day Mandela, où vous pouvez lui rendre hommage. Les témoignages viennent de partout dans le monde. Dans la page s'affichant, colonne de gauche, cliquez sur la vidéo, les souhaits qu'on lui adresse en plusieurs langues. Dans le bas de la page, explorez CLICK TO SEE FULL LIST OF COUNTRIES.

Une chanson émouvante nous accueille lorsque nous arrivons sur ce site. Elle est dédiée à notre amis à tous. Elle est de Jim Kerr : Simple Minds – Mandela Day. Visionnez le clip de Kerr (03:42).

Les élus décident de l'ampleur de la répression – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Prévost, pour y revenir, ajoute que lorsque l'autorité concernée a donné son accord, la direction (de chacun des corps policiers du Québec) doit alors faire connaître au personnel son orientation générale et les objectifs à court terme qu'il entend poursuivre.

Il précise que les municipalités ont un pouvoir de réglementation en matière de santé et salubrité publique, de décence et de bonnes moeurs, nous confirmant ainsi ce que nous savions déjà.

Au Québec, et ailleurs au Canada, la notion de décence et de bonnes moeurs varie d'une municipalité à l'autre, suivant l'ouverture d'esprit de leurs dirigeants, maires et conseillers, ou de préfets de MRC, là où le corps policier est régionalisé : le préfet est élu d'entre les maires par les membres du conseil des maires de la MRC.

Alors que, du temps où Danyluk chapeautait la CUM, le puritainement correct était de rigueur partout sur le territoire de l'île de Montréal, en certains endroits au Québec on faisait preuve de tolérance. Montréal détenant la majorité au sein de l'ensemble des municipalités membres de la CUM, son maire Pierre Bourque devait bien y mettre aussi sa pincée de sel.

Vignola, ex-directeur de la police de l'île de Montréal, confirme les propos de Prévost. (Henri-Paul Vignola -Police, le défi des années 2000 -Éditions Stanké) «Dans notre société démocratique, tout le monde sait que ce sont les citoyens (sic) qui déterminent, par l'intermédiaire de leurs élus, précise-t-il tout de même, les fonds consacrés à la police et à la sécurité publique. Ce sont ces mêmes personnes qui décident, d'une certaine manière, de l'ampleur que prendra la lutte contre la criminalité. C'est dans cette ligne de pensée que les objectifs d'un service de police sont aussi fixés par les autorités civiles qui déterminent alors les secteurs d'activités essentielles en fonction de la capacité de payer des citoyens.»

À retenir : ce sont les élus qui décident notamment de l'ampleur de la répression. Apportons un bémol en majeur : la très grande majorité des élus connaissent strictement rien en matière policière et la police, cachottière de nature, ne leur dit pas tout, loin de là. (Suite demain)

News du jeudi 17 Juillet 2008

Les compagnies pétrolières sont pas obligées... ― ...de vendre leurs produits aux prix fixés par la bourse. Pourtant, elles le font. Et elles encaissent des profits. Elles aiments les pièces sonnantes et trébuchantes : kling, kling...

Ainsi Petroplus Holding AG, le plus important raffineur indépendant et grossiste de produits pétroliers en Europe, qui, annonce-t-elle dans un communiqué de presse, s'attend à ce que ses profits du second trimestre dépasse, DE FAÇON CONSIDÉRABLE, à la fois ceux du premier trimestre 2008 et deuxième trimestre 2007. Le raffineur affirme avoir généré un flux de trésorerie CONSIDÉRABLE....

Le politique intervient dans la planification policière (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Prévost écrit que dans la vie courante, nous planifions constamment, que ce soit pour organiser un voyage, acheter une voiture ou changer de logement. (Lionel Prévost -Interventions policières -Modulo Éditeur) Une fois notre plan arrêté, nous prenons toutes les dispositions nécessaires pour le réaliser.

Dans un service policier, on procède un peu de la même manière. On a toujours des objectifs à atteindre, explique-t-il : diminuer les accidents routiers, réduire certaines catégories de crime, comprimer les frais d'exploitation, etc. Pour atteindre quelque objectif que ce soit, il faut d'abord analyser ses ressources, examiner les résultats d'expériences similaires, évaluer sa situation actuelle et bien définir les buts qu'on vise.

Cette planification à long terme, ajoute-t-il, doit être soumise à l'approbation du ministère du Solliciteur général du Canada, du ministère québécois de la Sécurité publique et du conseil municipal, ou de la municipalité régionale de comté (MRC), là où le service policier est régionalisé. Notons qu'il est nécessaire que, en matière budgétaire, le politique intervienne, car on parle de gros sous, qu'il puise dans la poche du citoyen.

Suivant les propos de Prévost, les dirigeants municipaux de l'île de Montréal ont donc leur mot à dire dans la gestion de la police. Toutefois, nécessaire de souligner que du temps de la Communauté urbaine de Montréal (CUM), des élus municipaux affirmaient que, «sur le plan opérationnel, c'est le gouvernement du Québec qui supervise (la police)». (André Cédilot et Éric Trottier -La Presse du 26 janvier 2000)

Québec, c'est en somme le ministre québécois de la Sécurité publique. Jusqu'à quel point supervisait-il, le ministre? On ne le sait pas parce que ces décisions étaient prises par une poignée d'initiés et derrière des portes closes, à l'abris des oreilles indiscrètes, médiatiques surtout. Cependant, difficile de croire que les membres du Comité exécutif de la défunte CUM n'influençaient pas le ministre. À la Sûreté du Québec, c'est ce même ministre qui, après avoir établi les priorités avec le directeur de ce corps policier, soumet le plan de planification à l'approbation du Conseil des ministres. (Suite demain)

News du mercredi 16 Juillet 2008

Canada : l'insensibilité du premier ministre Stephen Harper
à l'égard du jeune Canadien emprisonné à Guantanamo
― Il y a six ans, Omar Khadr a été arrêté, à l'âge de 15 ans, par l'armée américaine en Afhganistan. En vertu de la convention de Genêve, il aurait dû être considéré comme un enfant-soldat.

Ces derniers jours, des vidéos des interrogatoires qu'il a subis dans la prison américaine de Guantanamo ont été diffusées dans les médias et sur le web. On l'y voit pleurer, demander de l'aide. Quel âge avait-il à l'époque ? On suppose qu'il était dans la quinzaine. Le premier ministre Harper, entre autres, ne semble pas avoir été ému par ces appels à l'aide.

Radio Canada Internationale (RCI) rapporte que la mère d'Omar, Maha Elsamnah, qui demeure à l'Est de Toronto, au Canada, a vu les vidéos. Elle s'est sentie impuissante : «Mon fils m'appelle à l'aide et je suis assise ici. J'ai pleuré. J'ai dit : Mon Dieu, répondez à son appel. Je ne peux le faire. J'aimerais pouvoir lui répondre.»

Lisez l'article de RCI. Visionnez une partie des interrogatoires qu'Omar a subis. Interrogé au Téléjournal de RCI, le sénateur Roméo Dallaire, lieutenant-général à la retraite de l'armée canadienne, réagit à la diffusion des vidéos d'Omar.

Violence lors du G8 de juillet 2001, en Italie 15 policiers condamnés à des peines de prison ― Les peines vont de 5 mois à 5 ans. On se souvient que lors de ce G8, tenu à Gênes, Carlo Giuliani, un manifestant de 23 ans, avait été tué d'une balle. Trois procès : deux contre des flics, l'autre contre des manifestants. Lisez l'article dans le journal Le Monde. Vidéo (09:38) d'une partie des événements. Ici, des policiers italiens s'acharnent sur un manifestant.

Vital de savoir qui décide de réprimer les citoyens !
Est-ce la police ou les élus?
– (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Qui dirige véritablement la police de l'île de Montréal, la Sûreté du Québec ou tout autre corps policier de la planète ? La question vaut vraiment la peine d'être posée parce que, selon Laplante, le ballet entre politiciens et policiers laisse la Société civile avec l'impression qu'elle n'a pas à savoir où se situent les vrais centres de décision. (Laurent Laplante - La police et les valeurs démocratiques - Institut québécois de recherche sur la culture) Tout cela compose un tableau fort peu démocratique, juge-t-il.

En effet, il est vital de savoir qui décide de réprimer les citoyens. Car les électeurs peuvent toujours, face à une police trop répressive à leur gré, faire disparaître par voie électorale les personnes responsables de l'excès. Une fois débarrassés des lois indésirables et des élus qui les avaient adoptées, les citoyens peuvent exiger des élus suivants qu'ils donnent à la police un encadrement législatif différent. Il s'agit d'un incontournable si les citoyens veulent continuer de vivre dans pays démocratique.

Dans ce chapitre, je traiterai surtout de l'administration de Vera Danyluk qui, au cours de mon enquête de deux ans et demi à Montréal, occupait la présidence du Comité exécutif de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) et était responsable de la police. Et de Pierre Bourque, alors maire de Montréal, une ville membre de la CUM.

À cette époque du tandem Danyluk-Bourque, le gouvernement péquiste de Lucien Bouchard et son ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, régnaient au Québec. Complétons le portrait en ajoutant à la liste le gouvernement fédéral libéral de Jean Chrétien, qui trônait au sommet de l'hiérarchie politique du Canada.(Suite demain)

News du mardi 15 Juillet 2008

Le Mosaïkafé ― Ce café associatif de St-Martin d'Hère, en France, est le point de départ de la compréhension des objectifs ciblés par les responsables du site où je vous amène, qui est notamment celui de regénérer la vie sociale.

«Le Mosaïkafé c'est pas mieux qu'ailleurs, c'est autre chose qu'ailleurs». Car il répond à ce besoin de sortir de chez soi, d'aller à un endroit pour communiquer, créer des liens sociaux, apprendre à accepter les différences culturelles : 50% de la clientèle issue de l'immigration est italienne, portugaise, magrébine, laotienne, etc. Le citoyen n'est pas obligé de consommer : il peut lire son journal s'il en a envie. Ce resto d'un genre particulier améliore la vie des gens du quartier.

Dans un premier temps, visionner la vidéo (24:11), titre : Histoire de liens. Ensuite, explorez les différents menus affichés au sommet de la page : Capacitation, réseau, livrets, rencontres, feuilles, groupes, karavane. Vous y découvrirez un monde auquel vous ne vous attendez peut-être pas : des collectifs qui interrogent et croisent leurs pratiques pour renforcer leurs actions solidaires et citoyennes. Ici et là, vous aurez accès à d'autres vidéos.

  France : «La géolocalisation des personnes se développe de façon faramineuse» ― La Commission nationale informatique et libertés (CNIL) «croule sous les demandes de contrôle par biométrie et vidéosurveillance, déclare son président Alex Türk dans une entrevue au journaliste Bernard Le Solleu, d'Ouestfrance.fr. Je ne dis pas cela pour affoler, mais je crains que l'on se réveille un jour dans une société différente.» Il compare le phénomème à une «montée des eaux dont l'opinion ne se rend pas compte».

PS : Et au Canada? Dans les médias on en parle si rarement qu'on a l'impression que le niveau de l'eau est nettement plus bas. On n'aurait donc pas à s'inquiéter?

La police communautaire? Carrément de la fausse représentation! – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Résumons-nous. La police n'a de communautaire que le nom. Elle utilise cet écran de fumée pour s'investir davantage dans des activités clandestines inavouables, parce que portant régulièrement atteintes aux droits des citoyens. Carrément de la fausse représentation.

Pourquoi ne pas avoir dit franchement à la population que la criminalité relève de la police classique, et que le reste relève de la pseudo police communautaire. Pouvoir et police avaient besoin de cet alibi, qu'est la criminalité, pour entraîner derrière eux les citoyens doués pour le mouchardage. Il leur fallait un monstre pour susciter l'adhésion citoyenne.

Redisons-le : la principale activité de la police se résume à contrôler et nettoyer socialement tout ce qui dépasse dans la société, et accumuler des renseignements sur ce que pense, dit et fait chaque citoyen. Cela a très peu à voir avec la criminalité, tout à voir avec Big Brother et Big Sister, et leurs frérots et sœurettes, tous des citoyens de droite fanatiques de la police, de l'ordre et du conformisme. Voilà la partie immorale du travail de la police en civil, et elle s'y investit massivement.

Mais de cela, la quasi totalité des journalistes et éditorialistes n'en traitent jamais, parce qu'ils ne le savent pas. Et ceux qui savent se taisent. Pointons du doigt en particulier certains journalistes spécialisés depuis des lunes en matière de faits divers policiers. Ils la ferment parce qu'ils sont plus près de l'Étau policier que de l'État de droit, plus près de la police que du citoyen. D'autant que celle-ci les récompense de leur silence en les alimentant de scoops. Cette collaboration journalistique existe dans tous les pays. (Suite demain)

 

News du lundi 14 Juillet 2008

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
Les seules statistiques fiables sur la criminalité
sont celles des tribunaux, pas de la police

Copyright

00H00 – (La suite d’hier) Cantin confirme que la hausse des infractions ne correspond pas nécessairement à une croissance effective des délits. (Serge Cantin - Traité des problèmes sociaux - Institut québécois de recherche sur la culture - Synthèse de l'ouvrage collectif sous la direction de Fernand Dumont, Simon Langlois et Yves Martin) Elle peut traduire aussi, et le cas de la violence conjugale serait à cet égard éloquent, une intensification de leur mise en visibilité, attribuable non seulement à une plus grande détermination des victimes à dénoncer leurs agresseurs « mais à une tendance sociale beaucoup plus profonde relevant d'une judiciarisation de plus en plus poussée de la vie privée ».

Pieres, pour revenir à ce chercheur, est en outre d'avis qu'on peut raisonnablement accepter que les actes les plus graves - tuer, commettre des attentats à la bombe, faire un vol de banque, etc., énumère-t-il - soient vus comme « plus rares » et que ceux qui les pratiquent à plusieurs reprises soient encore davantage représentés comme faisant partie « d'un petit nombre de cas ».

De fait,  les seules statistiques valables sont celles émanant des tribunaux. C'est là que débouchent toutes les accusations portées par la police, qui n'arrête pas que des coupables. C'est là qu'on juge qui l'est et ne l'est pas. Et, à la différence des colonnes de chiffres anonymes des statistiques policières, elles sont vérifiables, car on peut se référer aux archives judiciaires.

Il est vrai que cela nécessite de la recherche, car ce n'est pas du tout cuit dans la bouche comme les statistiques policières, que n'importe quel as reporter peut obtenir facilement. Entre la becquée et la recherche, la différence est de taille. Quand se décidera-t-on à comparer annuellement statistiques policières et statistiques judiciaires ? Pas d'autre façon de faire le bilan annuel des bons coups de la police, et de ses mauvais également. (La suite demain)

News du dimanche 13 Juillet 2008

Jusqu'où peut mener le capitalisme sauvage
sans conscience sociale?
― En vous présentant un film sur la crise des années 2001-2002 en Argertine, je veux surtout pas vous laisser croire que c'est ce qui nous attend, avec l'effondrement du marché de l'immobilier, la hausse continuelle du prix de l'essence, des denrées, etc. Et l'effet domino potentiel de tous ces éléments combinés sur l'ensemble du système économique.

Surtout pas, parce que j'en sais rien. Pourtant, je lis quotidiennement des news en traitant. Je vois bien qu'on me dessine à l'horizon un nuage gris. Va-t-il seulement pleuvoir, y aura-t-il un coup de vent, une tornade, un ouragan?

Par contre, comme peut-être certains ou plusieurs d'entre-vous, je constate que les gouvernements occidentaux ne veulent pas encadrer la spéculation sur le pétrole, matière première essentielle au développement économique et social : les biocarburants et la voiture électrique, je veux bien, mais ils ne sont pas encore disponibles. S'en dégage l'impression que les spéculateurs, au nom de l'appât du gain, peuvent faire n'importe quoi, qu'ils ont droit de passage partout, à l'image de ce tank USA dans une ruelle de l'Irak : capitalisme, pétrole et guerre sont intimement liés.

J'en viens finalement à la crise économique de l'Argentine. Vous allez voir ce qui se produit lorsqu'un gouvernement s'éloigne de sa mission sociale auprès des citoyens et laisse les portes grand ouvertes à la sauvagerie capitaliste.

Tout est en espagnol dans cette vidéo d'1h54:06. Les images sont explicites, vous allez comprendre rapidement ce qui se passe, ainsi que j'ai compris sans posséder cette langue. Néanmoins, je vous suggère de consulter préalablement Wikipedia où vous aurez accès à un bref contexte : dans la page s'affichant, lisez tout ce qui a trait aux années 1995-2002.

Les religions contre les femmes ― Un bon texte du philosophe français Michel Onfray.

D'abord, une mise en garde. Oubliez l’image que vous avez peut-être du philosophe académique. Onfray en est tout le contraire. Lui, il s’intéresse au quotidien des humains. Du reste, il a refusé l’enseignement de la philo, telle qu’elle est enseignée dans les maisons de grand savoir. C’est la raison pour laquelle il a rompu avec elle et fondé l’Université populaire de Cain, en France. Les cours y sont gratuits et sans diplômes. Il veut sortir la philo du ghetto où elle se trouve.

Ses qualités, ou c’est selon : matérialiste, athée, prône l’hédonisme, la liberté sous toutes ses formes. Les religions sont pour lui des instruments de domination, avec leur hypothétique paradis, d’où personne n’est encore revenu nous dire qu’il existe. Alors que la philo libère et aide l’humain à affronter son destin, les deux pieds dans la réalité des faits.

Cela étant dit, voulez-vous un aperçu avant d'aller sur le site que je vous recommande à deux mains ? Bon, ok, puisque vous insistez...

À ceux qui verraient dans le bouddhisme une religion moins brutale et plus ouverte au sentiment d'émancipation, Onfray rappelle quelques préceptes de la Précieuse Guirlande des avis au roi, que le Dalaï Lama ne dédaigne pas de citer et d'approuver dans son ouvrage, Comme la lumière avec la flamme :

L'attirance pour une femme vient surtout
De la pensée que son corps est pur
Mais il n'y a rien de pur
Dans le corps d'une femme

De même qu'un vase décoré rempli d'ordures
Peut plaire aux idiots
De même l'ignorant, l'insensé
Et le mondain désirent les femmes

La cité abjecte du corps
Avec ses trous excrétant les éléments
Est appelée par le stupides
Un objet de plaisir

La criminalité une réalité-non-mesurable-par-les-chiffres – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Abordons un autre volet relatif aux taux de criminalité. Alvaro Pieres, du Département de criminologie de l'Université d'Ottawa, affirme que les illégalismes vont toujours demeurer une réalité-non-mesurable-par-les-chiffres les traits d'union sont de Pieres. (Traité des problèmes sociaux - Institut québécois de recherche sur la culture - Ouvrage collectif sous la direction de Fernand Dumont, Simon Langlois et Yves Martin, 1 164 pages, 1994)

Et cette impossibilité n'est pas seulement due à une insuffisance de nos instruments de mesure ni au fait que la justice et les groupes sociaux ne soient pas stables à l'égard des plaintes. Elle est aussi théorique parce que reliée aux particularismes du concept de crime et du phénomène de la transgression. Qu'il suffise de rappeler ici, argumente-t-il, que les frontières de ce concept sont floues, inconsistantes et se modifient selon nos représentations de chaque conflit.

Ainsi, le nombre de voies de fait peut augmenter, pas parce que le nombre d'agressions physiques est à la hausse sur le plan phénoménal, mais tout simplement parce que certaines agressions sont devenues maintenant des crimes alors qu'auparavant elles n'en étaient pas. Si l'on compare deux périodes différentes dans les statistiques, on ne compare pas seulement le phénomène dans deux moments différents, mais aussi deux mentalités possiblement différentes.

Il soutient que c'est un mythe que de vouloir estimer, à partir des statistiques officielles, l'augmentation ou la diminution processuelle de la criminalité dans son ensemble. Au plus, peut-on élaborer, à l'aide d'hypothèses théoriques et d'indicateurs empiriques divers, des conjectures à l'égard de la qualité de vie en général. (Suite demain)

News du samedi 12 Juillet 2008

Alain Bashung et Noir Désir ― J'aime ce qu'ils font. Deux vidéos de Bashung : Tant de nuits (04:19) et un clip de son dernier album (Bleu pétrole) : Je t'ai manqué (03:39). Enfin, une de Noir Désir, qu'on ne voit plus, malheureusement : Le vent nous portera (04:43).

Vous aimez la mer et les bateaux à voile ? ― Si c'est le cas, je vous ai trouvé un beau site : l'actualité Brest 2008, rétro nautique. Un dizaine de vidéos suffisamment longues pour vous rassasier, incluant un diapo. Elles n'attendent que vos clics pour vous en mettre plein la vue. Prenez le temps de bien l'explorer. Par exemple, cliquez au sommet de la page s'affichant, vous allez avoir accès à une. Dans cette même page, un peu plus bas, 9 autres. Examinez de plus près aussi la colonne de droite, y'en a.

Pas de flafa, pas de star non plus, que des gens simples dans le plus beau sens du terme, qu'on écoute parler avec plaisir.

La nationalité française refusée à une musulmane en burqa ― En premier instance, le Conseil d'État le lui avait refusée, « par défaut d'assimilation». Elle en avait appelé de cette décision, qui a été maintenue : « sa pratique radicale de la religion » est « incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment le principe d'égalité des sexes ».

PS : Peu importe la religion pratiquée, le croyant doit respecter la loi de son pays d'adoption.

Berlin serait l'une des villes les plus libres de l'Occident ― Cette grande cité est pauvre : l'intégration de la défunte Allemagne de l'Est a coûté la peau des fesses. Par contre, elle a su développer sa matière première : la créativité. Tout a commencé avec la société bohème, composée surtout de jeunes adultes qui avaient envie de bouger. Aucune subvention. Des appartements à prix abordables, une ambiance propice à la débrouillardise. Liberté et créativité ont fait le reste.

Aujourd'hui on y compte 6 000 artistes connus, plus de 400 galleries. Et Berlin est devenue une ville phare sur le plan des arts. Elle n'attire pas seulement beaucoup d'artistes de l'étranger, une clientèle argentée aussi venant des USA, de l'Angleterre, même de Russie. Avant c'était New York et Londres, dit-on, aujourd'hui c'est Berlin. Et les tenues et coiffures les plus extravagantes semblent ne déranger personne, même pas la fameuse coupe punk rose bonbon, appelée ici, au Québec : la coupe mohawk.

La liberté, une source de développement essentielle. Voilà une belle leçon aux petites et moyennes agglomérations n'allant nulle part, absorbées qu'elles sont à contrôler et nettoyer socialement les citoyens cherchant à se distinguer des autres. Finalement, elles n'ont que ce qu'elles méritent : citoyens sur le bs et chômeurs. Un maudit bel avenir! Félicitations pour votre beau travail!

Berlin, pauvre et sexy ARTISTIQUE : vidéo (52:30)

Ménard autorisait-il aussi le maquillage des statistiques portant sur la criminalité? – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Les résultats ont été spectaculaires. Par exemple à Longueuil, troisième ville en importance au Québec, qui se proposait d'interdire le virage à 76% de ses intersections, atteignait, du point de vue du ministère des Transports du Québec (MTQ) , un taux plus acceptable : 48%. Cependant, les virages impossibles ne constituaient pas les seuls items de la directive du ministère.

François Laramée, porte-parole de la ville : «La réalité n'a pas beaucoup changé, ce sont les chiffres qui ne sont plus pareils. Le MTQ nous a proposé de comptabiliser toutes les approches (NDLR : sans feux de circulation.) aux intersections avec feux rouges (…). Il peut y en avoir trois, quatre ou plus pour chacune, si bien que le nombre des restrictions n'est plus calculé à partir de nos 254 feux de circulation, mais à partir de leurs 958 approches.»

Difficile de croire que des fonctionnaires du MTQ aient pris cette initiative auprès des villes sans en informer préalablement le ministre Ménard et obtenir son assentiment. À la suite de la publication de cet article, du reste, on ne l'a pas entendu protester sur la place publique, et ses fonctionnaires ont continué leur beau travail. L'idée venait-elle de lui? Ça, on ne saurait le dire de façon certaine.

Est-ce que Ménard autorisait aussi le maquillage des statistiques portant sur la criminalité? La question est posée. Elles aussi comportent des seuils psychologiques. Une criminalité qui diminue trop a forcément des répercutions sur l'emprise psychologique de la police et de l'hiérarchie politique sur les citoyens. Alors qu'un taux gonflé, parce que trop bas, maintient ceux-ci dans un état de peur appréhendée, c'est-à-dire dans un sentiment d'insécurité constant.

L'inverse est aussi vrai : on peut le diminuer et attribuer la diminution au concept… de la police communautaire (de quartier, de proximité, etc.). Et des citoyens, qui prennent pour du cash tout ce que la police dit, de s'investir davantage dans la prévention. (Suite demain)

News du vendredi 11 Juillet 2008

Le New York Mercantile Exchange (NYMEX) (suite) NYMEX est la plus grande foire d'échange au monde et le premier forum pour l'énergie et les métaux précieux. Visitez son site ici : en anglais seulement. Au sommet de la page, des menus. Cliquez sur MARKETS. Dans le menu se déroulant, pointez votre flèche sur ENERGY. Vous aurez accès à des infos notamment sur les produits pétroliers.

Le lien est fait entre la crise immobilière et la hausse du prix du pétrole ― On savait qu'aux USA, la crise immobilière est attribuable aux subprimes : on vendait des maisons à des gens n'en ayant pas les moyens. Ce qu'on ne savait pas encore, c'est que la crise immobilière a un effet domino.

D'après plusieurs experts, les investisseurs traditionnels (banques, fonds d'investissement, caisses de retraite, etc.), à cause des pertes subies, ont quitté notamment ce marché pour celui des matières premières, dont le pétrole. On parle d'un transfert de capitaux évalué à près de 100 milliards de dollars. Le pire est qu'à la bourse NYMEX, où ont lieux ces transactions, tout se fait électroniquement. Alors, on ne sait pas qui achète telle matière première et qui la vend.

Signalons que le Canada a pris dernièrement des mesures afin d'éviter une bulle immobilière semblable à celle sévissant aux USA. À compter d'octobre prochain, l'octroi de prêts hypothécaires sera mieux encadré. Selon Radio Canada International, l'amortissement sera limité à 35 ans, au lieu de 40, que de plus en plus banques proposent. Notons aussi que des 8,4 millions de propriétaires canadiens, 58% paient encore une hyphothèque, un taux jamais vu depuis les années 1970.

Quelles que soient les mesures que prennent ou prendront des pays pour restaurer la confiance du marché immobilier, une question demeure : les investisseurs traditionnels reviendront-ils? Le pétrole, par les temps qui courent, en est un autrement plus juteux que celui de l'immobilier. Reste aussi l'inoubliable souvenir des pertes : chat échaudé craint l'eau froide.

Posez-vous individuellement cette question, entre autres : mon gérant de banque et les gestionnaires de mon fonds de retraite sont-ils devenus des spéculateurs? Faudra leur demander.

Le maquillage des chiffres du MTQ – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Deuxième exemple impliquant le même ministre. Il n'a pas trait à la criminalité mais illustre bien que le tripotage de statistiques existe au sein du gouvernement du Québec, qui ne doit pas être le seul de la planète à s'y adonner. À cette époque, Ménard cumulait les postes de ministre de la Sécurité publique et celui des Transports (MTQ). Nous étions en février 2003, à une couple de mois avant l'implantation du programme du MTQ permettant le "Virage à droite au feu rouge (VDFR)".

D'après La Presse, l'opération se présentait mal. (Bruno Brisson - La Presse du 24 février 2003) Dans la grande majorité des municipalités les plus populeuses l'approche était prudente. À l'exception de Gatineau, Laval, Drummondville et Joliette où le taux des VDFR interdits variait entre 15 et 30%, ailleurs il oscillait entre 60 et 80%. L'opération du MTQ risquait d'apparaître comme un «risible fiasco». Le MTQ a alors entrepris de «maquiller» les chiffres.

Il a fait parvenir à des villes une directive sur la façon de calculer le pourcentage des interdictions des VDFR, incluant une grille uniforme. Plus concrètement, il leur disait notamment d'additionner dans la colonne des chiffres dénombrant les intersections où il est permis, celles aussi où le virage est impossible. Ainsi les intersections où le conducteur ne peut tourner à droite parce que c'est un sens unique, ou qu'il n'y a pas de rue. Ce qui a eu pour effet de réduire le nombre des intersections où ils sont interdits, donc d'améliorer le score des virages permis et, surtout, de faire en sorte que ce programme gouvernemental ne tourne pas au ridicule. La nouvelle méthode visait «le seuil psychologique» de 50%. (Suite demain)

News du jeudi 10 Juillet 2008

La prochaine fois... ― ... que vous défilerez devant un comité de sélection pour l'obtention d'un job, au lieux de transpirer à grosses gouttes et avoir l'air d'un quémandeur, essayer donc cette méthode.

Google Street View : le parcours du Tour cycliste de France 2008 vu du ciel! ― Pour le visionner, voici comment procéder : cliquez sur la vidéo s'affichant. Sur le site du Tour, plein de vidéos vous attendent. Moins éreintant de regarder les cyclistes passer. N'empêche qu'on se dit : «Ha ! si seulement j'avais la capacité physique et l'âge...» On peut même arrêter la vidéo et aller se faire un sandwich de quatre étages et un café.

Québec : a-t-on le droit de manifester publiquement son désacord sur la présence du Canada en Afghanistan? ― Les 3 et 4 juillet dernier, rapporte le journaliste Bernard Plante de Canoé, des manifestants anti-militaristes ont été arrêtés par la police de la Ville de Québec. Une jeune fille libérée sous promesse de ne pas manifester. Trois jeunes graphitteurs, menottés et chaînes aux chevilles, libérés à la condition de ne pas distribuer de tracts et participer à des activités du Réseau de résistance du Québécois.

Inquiètes, la Ligue des droits et libertés ainsi qu'Amnestie Internationale demandent au ministre libéral de la Justice, Jacques Dupuis, au maire de la Ville de Québec, Régis Lebeaume, et au corps policier de faire en sorte que la liberté d'expression soit respectée.

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
Le ministre Ménard avait menti
il n'y avait pas eu hécatombe sur les routes

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00H00 – (La suite d’hier) Examinons aussi deux exemples de l'intervention du politique, et survenus alors que les péquistes étaient au pouvoir. (NDLR : Je ne peux les présenter ensemble, l'extrait d'aujourd'hui du tome 1 de l'Étau Policier serait trop long. Le deuxième suivra demain)

En août 2000, La Presse rapporte que le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, en a « beurré épais » quand il a sommé les policiers de la Sûreté du Québec de mettre fin à leurs moyens de pression, les accusant d'être responsables d'une hausse importante du nombre de morts et de blessés sur les routes. (Martin Pelchat - La Presse du 13 février 2001) Précisons que ceux-ci, mécontents de la lenteur des négociations entreprises pour le renouvellement de leur contrat de travail, ils avaient été une année complète sans émettre de contraventions.

Le journaliste ne s'est pas contenté de la version de Ménard, il en a vérifié l'exactitude auprès du président de la Société de l'assurance automobile du Québec ( SAAQ ), Claude Dussault. Il a ainsi appris que les chiffres du ministre ne provenaient pas de la... SAAQ. Que disaient ceux de cette dernière ? Qu'il n'y avait pas eu hécatombe. Que le nombre de décès avait à peine bougé, 697 contre 694 l'année précédente. Et que le nombre d'accidents comportant des blessés graves avaient même diminué de 5%, soit 4 784 contre 5 029 l'année précédente.

Comment expliquer ça ? D'après le président Dussault, les habitudes de la plupart des automobilistes sont bien ancrées : « S'ils font le trajet Montréal-Québec depuis dix ans à 115-120 km/h, ce n'est pas parce qu'il y a une grève qu'ils vont forcément se mettre à rouler à 160 km/h. » Il signale aussi que les autoroutes et routes relevant de la juridiction de ce corps policier sont les éléments les moins dangereux du réseau routier du Québec. Il ne s'y produit annuellement que de 7 à 8% de tous les accidents enregistrés dans la province. (La suite demain)

News du mercredi 9 Juillet 2008

Un monde sans violence, est-ce possible? ― Même si, honnêtement, ce n'est pas demain la veille... le contre-discours aux va-t-en-guerre est nécessaire. Des citoyens luttant pour la paix contribuent à la conscientisation de la population lorsqu'ils s'expriment publiquement. Au Canada, à titre d'exemple, il y a eu quelques manifs contre la participation du gouvernement conservateur de Stephen Harper à la guerre en Afghanistan.

Un peu partout dans le monde, des citoyens adhèrent aussi à des organismes militant contre la violence, contre la guerre, toutes les guerres. L'un d'eux est le Centre des cultures, dont l'approche est particulièrement bien articulée. Un site bien fait et valant vraiment la peine d'être exploré : de bons articles, beaucoup de vidéos. Super intéressant !

Je vous propose enfin un plaidoyer en faveur d'une paix croissante. Un tour d'horizon assez complet qui, bien que remontant à 2005, demeure encore d'actualité : vidéo (13:24).

Campagne contre le sida ― Quoi, arrêter le préservatif avant d'avoir fait le test? N'y pense même pas.

Clip vidéo de la campagne contre le sida en France
Les affiches
de la campagne
Site de Sida Info Service.org

Normandeau et Leighton : «Influencer l'opinion publique» – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Normandeau et Leighton écrivent que les médias sont en mesure « d'influencer (sic) l'opinion publique » au sujet de la criminalité et de l'efficacité des efforts de la police. (André Normandeau et Barry Leighton - Une vision de l'avenir de la police au Canada : Police-défi 2000 - Direction de la police et de la sécurité, Secrétariat du Ministère du Solliciteur général du Canada, 1990)

Ils conseillent d'ailleurs aux policiers d'entretenir des relations sérieuses avec eux « de façon à leur donner une image favorable (sic) de la police et un tableau fidèle du problème que pose la criminalité ». Dans ce propos des deux auteurs, on constate une dualité irréconciliable, l'équivalent de l'eau et du feu : l' « image favorable de la police » versus le « tableau fidèle » de la criminalité.

De plus, selon un document de l'ex-Communauté urbaine de Montréal (CUM), la police surveille de près ce que diffusent et publient les médias. Normal, tous les groupes procèdent ainsi : politiques, syndicaux, sociaux, milieu des affaires, etc. Normal, mais n'en démontrant pas moins que la police peut intervenir, et elle intervient, quand l'information transmise aux médias ne reflète pas le message qu'elle veut faire passer à la population.  (Suite demain)

News du mardi 8 Juillet 2008

Dans la vie, faut pas s’en faire, de toute façon y’a personne qui s’en sort vivant – À l’ordre du jour en cette fin de journée : l’humour six pieds sous terre. Linternaute a demandé à ses cyberlecteurs : quelle épitaphe drôle voudriez-vous sur votre tombe ? Jusqu’à présent 162 ont répondu. Y’en a qui sont quelconques, d’autres vachement très drôles.

Quelques exemples pour vous mettre l’eau à la bouche : je reviens dans cinq minutes ; l'épouse à son conjoint décédé : repose en paix, jusqu'à je te rejoigne ; etc.

L'économie politique expliquée en quelques mots sous un angle humoristique ― Le dénominateur commun : la vache. Le communisme? Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous les prend et vous donne un peu de lait. La bureaucratie? Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous les prend, en tue une, trait l'autre et jette le lait. Obtenez votre diplôme en économie politique, sans passer par l'université.

Rapide coup d'oeil sur ce qu'est la vie des Innus ― Ces autochtones vivent en partie à l'Est de la province de Québec et au Labrador, province de Terre-Neuve, en territoire canadien. D'autres, au Saguenay-Lac-St-Jean (la région où j'habite) et la Côte-Nord, au Québec. Pendant plusieurs millénaires, ils ont été des chasseurs-cueilleurs, habitant des tentes faites de peaux d'animaux : caribou, orignal, cerf de Virginie. (Source : Wikipedia)

Leur vie a bien changé depuis. Leur culture transite lentement vers la modernité, ce qui n'est pas sans causer certains problèmes sociaux chez des ados et jeunes adultes. Alors que des 50 ans et plus défendent leurs traditions, des membres de la jeune génération sont tiraillés entre ce qu'ils voient chaque jour à la télé et leur quotidien isolé au fin fond de la forêt ou de la toundra du grand nord.

Le phénomène du mal vivre n'est pas typique à cette culture, il est présent un peu partout dans le monde. Des gens, particulièrement des jeunes, sont mal à l'aise dans nos sociétés, n'arrivent à s'intégrer parce que les contraintes sont trop exigentes. Dans les écoles, on s'acharne quotidiennement à les entrer dans le moule, ça les écorche psychologiquement. Les traditions des Innus aussi écorchent.

Une vidéo produite par Radio Canada, d'environ 4 minutes : pour la lancer, cliquez sur la flèche, en bas de l'écran. Le néophyte, que je suis également, y verra de la belle poésie. Ces caribous, cette neige, le paysage, le silence, cette vie si différente de la nôtre nous fait rêver. Probable qu'après quelques semaines nous souhaiterions revenir au plus vite à l'intensité urbaine.

PS : Radio Canada (radio et télé) est subventionnée par le Canada. Je déplore que ses archives de documentaires et de reportages intéressants ne soient pas disponibles gratuitement sur le web : ainsi en est-il de celles de l'Office national du film.

L'information biaisée de la Sûreté du Québec – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) La Commission Poitras, qui a enquêté sur la déposition de quatre preuves fabriquées par des agents de la Sûreté du Québec lors du procès du clan Matticks, accusé d'importation de plusieurs tonnes de marijuana, signale dans son rapport des cas de désinformation impliquant ce corps policier. (Rapport de la Commission d'enquête chargée de faire enquête sur la Sûreté du Québec - Les Publications du Québec, décembre 1998 - Cette Commission a tenu des audiences publiques pendant 192 jours, publié 5 volumes d'au-delà de 2 770 pages, 2 CD, sans compter les 55 000 pages de notes sténographiques et 65 000 pages de preuves et documents)

Dans l'un des sous-titres, les auteurs du rapport utilisent cette formulation : «L'information biaisée  : une pratique dérogatoire systémique». Ils s'en prennent aux responsables des communications de la Sûreté du Québec (André Cédilot - La Presse du 30 janvier 1999) : «Le souci des communications et l'obsession du bien paraître médiatique mènent au travestissement des faits». Ils parlent même d'une pratique «institutionnalisée».

Par exemple, au pire de la tempête médiatique causée par l'affaire Matticks, entre 1995 et 1996, la Sûreté du Québec «choisissait ce qu'elle dévoilait au ministre, à l'Assemblée nationale, au gouvernement, aux citoyens via les médias et ce qu'elle taisait parce que cela était préjudiciable à son image».

La Commission signale aussi que Gaétan Rivest, un ex-policier de la Sûreté du Québec, l'a longuement entretenue, au cours de ses audiences, de l'utilisation que ce corps policier fait des médias dans la conduite de ses enquêtes. Ses propos, constate-t-elle, donnent un sens concret à la critique du Groupe de travail présidé par le juge Guérin portant sur l'administration de la justice en matière criminelle, et dont de grands pans traitaient des délateurs et des médias.

Elle cite Rivest : «Certains policiers nourrissent les médias d'informations attentatoires à la présomption d'innocence dans le but de mousser un complément d'enquête ou de diminuer l'accusé.»

De fait, les journalistes (de tous les pays) couvrant les activités policières sont à la merci des infos que la police leur transmet. Dit plus clairement : ils rapportent à la population ce que celle-ci veut que la population sache. Rien d'autre. (Suite demain)

News du lundi 7 Juillet 2008

La Sûreté du Québec n'arrête pas de me mettre des bâtons dans les roues ― Un feu roulant depuis mon arrivée à Lac Bouchette, à la fin de juin 1999 : faites le compte des années... Ça n'arrête pas. Je n'ai pas éteint un feu qu'aussitôt elle en allume un autre ailleurs. Je ne vous ferai pas ici la liste de tous les coups fourrés dont j'ai été la cible, il y en a trop. Lisez les premiers chapitres du tome 1 de L'Étau Policier et vous saurez tout. Il est disponible au complet sur mon site, gratuitement. Dans cette page, colonne de droite, cliquez sur l'icône du livre.

Les derniers coups fourrés? Il y quelques semaines, elle a mis mes deux ordis ko! Deux pales du ventilateur de l'un ont été cassées ainsi qu'une pièce de soutient, dont j'ignore le nom. Cela a été fait à mon domicile durant mon absence. Elle a réussi à détourner de moi des techniciens de deux ateliers de réparation de Roberval, ville voisine de mon village. Manifestement, ils n'étaient pas intéressés à les réparer. D'autres m'informaient ne pas avoir le temps, ne pas savoir quand ils pourraient les réparer. L'équivalent d'une fin de non recevoir.

Depuis environ deux mois, elle s'attaque régulièrement à la mise page des news de mes ACTUALITÉS : caractères gras inopportuns, caractères 12 points transformés en 14, grands espaces entre les paragraphes, justification des textes modifiée (impossible de la corriger dans le panneau d'administration, la fonction étant gelée. Ce qui a pour résultat de modifier également celle de toutes les news de mes ACTUALITÉS). C'est particulièrement le cas lorsqu'elle n'est pas d'accord avec ce que j'écris. Les innombrables synchronismes sont bel et bien là.

Depuis quelques jours, elle a entrepris de m'empêcher de dormir. L'édifice où je demeure comporte dix appartements. Dès le début de mon enquête à Lac Bouchette, j'ai rapidement compris que, sauf le mien, ils étaient tous occupés par des civils de la Sûreté du Québec : j'en traite abondamment dans le tome 1 de L'Étau Policier. Deux ont un mur mitoyen avec ma chambre, ce qui facilite la tache de ces civils déguisés en locataires. Depuis juillet 1999, les flics ont tout fait pour me faire quitter les lieux. Pas question : j'y suis, j'y reste. Quand je partirai, c'est moi qui le déciderai, pas eux.

Afghanistan : un 87e soldat canadien tué! ― Hier dimanche, lors d'une explosion dans le district de Panjwayi, à Kandahar. Il s'agit de Colin William Wilmot. Il laisse dans le deuil sa fiancée Laura...

 

L'aide alimentaire de l'ONU assujettie aux taxes de 26 pays! ― Cette information a été dévoilée aujourd'hui au Japon, où se tient le sommet des membres du G8 : Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni, Russie.

Le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, accompagné de Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, a fustigé, lors d'un point de presse, les restrictions imposées aux exportations de produits agricoles ainsi que les taxes que doit défrayer le Programme alimentaire mondial de l'ONU (PAM). Il n'a pas identifié les 26 pays exportateurs ayant introduit de telles mesures. Il a appelé l'Assemblée générale des Nations Unies à voter en septembre une résolution éliminant ces restrictions imposées au PAM.

Par ailleurs, il a demandé aux États-Unis et à l'Union européenne de réduire leurs subventions agricoles, de même que les taxes destinées à subventionner les bio-carburants, notamment ceux à base d'oléagineux.

Le tout dévoilé avec comme toile de fond la déclaration du secrétaire générale Ki-moon faite un peu plus tôt dans la journée : «Le niveau élevé des prix de l'alimentation est en train de ronger les acquis réalisés dans le domaine du développement». Lisez la suite sur le site de l'ONU.

PS : Ces 26 pays font du deux dans un : en réduisant la capacité d'aide du PAM, ils privent des sans le sou de denrées essentielles. Cette façon de procéder à un lien de parenté avec la spéculation, pétrolière et alimentaire. Le profit d'abord et avant tout. Décidément, l'argent n'a pas d'odeur!

Impression : plus ça va bien moins ils sont heureux – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) En milieu policier, l'enflure des statistiques sur la criminalité est une réalité dont l'amplitude varie selon les situations. Ainsi cette trouvaille de la Société canadienne du cancer. Elle a découvert que la Gendarmerie royale du Canada exagérait largement l'importance de la contrebande de cigarettes. (Denis Lessard - La Presse du 11 février 1999)

Dans un rapport daté du mois d'août 1997, celle-ci évaluait l'ampleur du phénomène au Québec à 50 millions de cartouches. Or, après une recherche effectuée à la mi-janvier 1999, la Société canadienne du cancer a constaté qu'un tel niveau représenterait 82% de tout le marché québécois de la cigarette. Par la suite, ce corps policier a corrigé son tir, à la baisse.

Au Québec, quand les statistiques sur la criminalité sont à la hausse par rapport à l'année précédente, police et pouvoir ne loupent pas souvent l'occasion de le clamer sur la place publique, et les médias de s'en inquiéter aussi. Par contre, quand elles sont à la baisse, il arrive que des milieux policiers sèment le doute sur la véracité des chiffres.

On reste toujours avec le sentiment que plus ça va bien, moins ils sont heureux. Un peu comme des commerçants constatant une diminution de l'achalandage de la clientèle. Craignent-ils les coupures budgétaires, la réduction des effectifs ? Ou que leur discours de la peur soit moins pris au sérieux ? Ainsi cet article de La Presse portant sur le recul de la criminalité au Québec en 1997. ( Jean-Paul Charbonneau - La Presse du 29 juin 1998 ) Il rapportait que «dans les milieux policiers, on estime que la baisse de la criminalité ( ... ) reflète autant les coupures budgétaires que la réduction du nombre de crimes».

Il est aussi un fait avéré que les statistiques policières sont invérifiables, au Québec comme partout ailleurs dans le monde. Lorsque le ministre québécois de la Sécurité publique sort son rapport annuel sur la criminalité, il se base sur les chiffres transmis par chacun des corps policiers de la province. Les médias n'ont d'autre choix que de les reproduire intégralement. En outre, la police ne publicise jamais ses échecs ni ses bavures. La population en est informée seulement lorsqu'un témoin alerte un journaliste.

Ce ne sont pas les seuls faits : la police désinforme aussi les médias régulièrement. Elle gonfle l'importance de la criminalité afin de maintenir son emprise psychologique sur la population, et dégonfle ses actes illégaux pour protéger son image publique. (Suite demain)

News du dimanche 6 Juillet 2008

La France pointée du doigt par Human Rights Watch sur les conséquences de sa lutte anti-terroristes ― Le rapport d'Human Rights Watch (HRW), publié il y a quelques jours, démontre que le court-circuitage de la Justice a commencé bien avant l'arrivée au pouvoir de Nicholas Sarkozy. L'organisme de défense des droits et libertés passe en revue certains éléments de la législation française : approche judiciaire préventive (flexible), manque de précision juridique, dossiers ingérables, présomption en faveur de la détention, utilisation de preuves obtenues sous la torture, etc.

HRW fait des recommandations clés (page 5 du rapport) : affiner la définition d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, améliorer les protections lors de la garde à vue, renforcer le rôle de l'indépendance des juges, veiller à ce que toute preuve obtenue sous la torture ou de mauvais traitements soit clairement considérée comme irrecevable, etc.

Lisez le rapport d'HRW en français, en cliquant sur les thèmes vous intéressant

Page d'accueil du site d'HRW

PS : Évitons de faire de la France un cas isolé, car elle n'est pas le seul pays à court-circuiter la Justice. Au nom de la lutte contre le terrorisme, de nos jours, en maints endroits, et particulièrement aux USA, tout semble permis, ou presque. Faire preuve d'équité et d'humanité demeure le meilleure moyen de convaincre des terroristes qu'il existe d'autres manières de combattre. Procéder autrement renforce leur haine contre l'Occident et assure la relève.

Autre point... Les gouvernements de droite membres de l'OTAN envoient-ils de leurs soldats en Afghanistan afin de justifier le resserrement injustifié des mâchoires de leur impropre Étau Policier ? Participant au massacre de Talibans, terroristes ou pas, ils ont là l'occasion rêvée d'attirer notamment l'attention d'Al-Qaïda. Et de dire ensuite au bon peuple que les risques d'être la cible d'attentats ont décuplé, qu'on n'a pas le choix, qu'il faut en protéger nos citoyens. Créer délibérément le risque et faire ensuite un tour de vis, de manière à assujettir solidement les objets (nous) qu'on veut travailler. L'approche est machiavélique, la fin justifiant les moyens.

On ne peut s'évaluer soi-même et la police ne fait pas exception – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Ce qui n'empêche pas police et pouvoir de prétendre, et faussement, que le concept réduit le taux de criminalité. Le pouvoir, dont les membres sont pour la plupart nuls en matière policière, prend pour du cash tout ce que la police lui dit. C'est que celle-ci ne fait pas qu'exagérer le phénomène, elle se base aussi sur sa propre évaluation de la situation.

Utile de rapporter ici ce que pensent Normandeau et Leighton de l'auto-évaluation (André Normandeau et Barry Leighton - Une vision de l'avenir de la police au Canada : Police-défi 2000 - Direction de la police et de la sécurité, Secrétariat du Ministère du Solliciteur général du Canada, 1990) : «Il est peu logique que les services de police décident unilatéralement d'adopter certaines mesures de rendement qui sont toutes puisées au sein de l'organisation.»

Pour sa part, Brodeur, qui se référait à Pawson et Tilley, nous disait plus haut qu'il est même difficile d'interpréter le langage contourné des études des réformateurs. (André Normandeau - Une police professionnelle de type communautaire - Éditions du Méridien)

Skogan a étudié l'auto-évaluation. (André Normandeau -Une police professionnelle de type communautaire -Éditions du Méridien) Quelque en soit le résultat, note-t-il, il plaira aux uns et déplaira aux autres. Les promoteurs du projet tiendront, bien sûr, à être confortés dans leurs espérances alors que ses adversaires voudront être confirmés dans leur scepticisme. L'évaluateur a donc besoin d'une bonne dose d'indépendance d'esprit. Pour être crédible, il ne saurait être totalement identifié au projet. L'évaluateur doit être distinct de l'acteur.

Autrement dit, on ne peut s'évaluer soi-même. Le praticien plongé dans l'action ne se défait que difficilement de ses parti pris. Son intérêt le pousse si évidemment à conclure «mission accomplie» qu'il manquera de crédibilité aux yeux des observateurs extérieurs.

Skogan soutient que les partisans du concept doivent apporter de meilleures réponses à la question : «Est-ce que ça marche (la police communautaire, de quartier, de proximité, etc.)?» (Suite demain)

News du samedi 5 Juillet 2008

La révolution des souris ― Je ne parle pas de celles se déplaçant à quatre pattes, mais des autres, celles qui changent de peau, de formes, de couleur, au point d'être méconnaissables. Elles ont aussi déclaré la guerre aux crayons, aux pinceaux, aux feutres, etc. Il y a des morts, le sang coule, c'est affreux ! Mais que faire d'autre pour mettre fin à une dictature en place depuis des siècles?

Festivals des films engagés... ― ... festivals des droits et libertés, festivals des droits humains, etc. J'en découvre assez souvent de nouveaux sur le web. La très nette impression qu'ils se multiplient. L'arrivée du caméscope sur le marché produit ses effets. Et avec la haute définition vidéo qui s'en vient au pas de charge, ça va s'accélérer. Des citoyens, qui ne sont pas des cinéastes patentés, veulent témoigner de ce qu'ils ont vécu, vivent ou ont vu. Graduellement, ils vont changer le monde. Emballante, notre époque!

Le dernier festival que j'ai découvert, le Ciné droit libre, se tient jusqu'au 6 juillet au Burkina et en Côte-d'Ivoire, en Afrique. Il est consacré aux films censurés ou interdits de diffusion. Des projections ont lieux dans plusieurs villes. Luc Damiba, l'un des organisateurs, explique sur le site du festival que l'objectif est de créer un cadre de débat public. La liberté d'expression a besoin de canaux pour s'exprimer et cet événement annuel y répond.

Certains diront qu'en Afrique la situation est pire qu'en Occident, qu'on est privilégié, qu'on devrait arrêter de râler et se contenter de ce qu'on a. Ce raisonnement ne tient pas debout, parce que la démocratie n'a jamais été et ne sera jamais un droit acquis définitivement. Donc, besoin il y a de protéger et défendre nos acquis et d'en conquérir d'autres.

Bande annonce (00:48) du Festival Ciné droit libre, courte et explicite. D'autres vidéos disponibles dans le bas de l'écran de Dailymotion. Le programme des films présentés donne un aperçu de l'engagement sociopolitique. Une vidéo (04:00) du festival de 2007

Afrique et musique vont de paire. Bon reggae de Sams'K le Jah : Rasta au pays des Merveilles (05:57). Sur ce continent, il y a des gens qui mangent bien et d'autres qui ont faim.

Finalement, toute la population se sent menacée par l'hypothèse – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Dans son rapport remis au gouvernement péquiste de Lucien Bouchard, à la fin de 1998, la Commission Poitras, qui a enquêté sur des activités illégales de la Sûreté du Québec, dont la fabrication de quatre preuves lors d'un procès, écrit que la prestation des services policiers est en plein remodelage et le Québec se dirige vers la généralisation du modèle de « la police professionnelle de type communautaire ». (Rapport de la Commission d'enquête chargée de faire enquête sur la Sûreté du Québec - Les Publications du Québec, décembre 1998)

Le but avoué des réformateurs, outre la revalorisation du travail des patrouilleurs, est la disparition du crime par l'intégration de la police à la communauté. Or paradoxalement, constate la Commission, avant même que l'on ne puisse cueillir les fruits de la réforme en cours, le taux de criminalité baisse, et ce, malgré la diminution des budgets alloués aux forces policières, un peu comme si d'autres tendances plus lourdes ou plus opaques affectaient les criminels. Par ailleurs, ce modèle qui, à la Sûreté du Québec, a pris le nom de « police de proximité » ne vise pas le monde des enquêtes sur les crimes majeurs, signale la Commission.  

L'évidence saute aux yeux : la police ne peut être totalement communautaire, et très loin sans faut. Ce qui n'exclut pas, notons-le, la contribution minimale de certains collabos. Deuxième évidence : la police ne peut être communautaire que dans ses relations avec les personnes se sentant insécurisées. Là, nous entrons dans un champ d'intervention immense.

C'est qu'elle fait peur aux citoyens avec son maître mot panzer : la prévention. Ce qui lui permet de prendre de la hauteur, de devenir indispensable partout, notamment en milieu rural où la criminalité n'a rien de celle prévalant dans une grande Cité. Comme elle ratisse très large, c'est finalement toute la population qui se sent menacée par l'hypothèse : personnes âgées, femmes, enfants, homosexuels, etc. La liste est longue comme le bras.

Un paravent, alors, le concept communautaire ? Oui. Car ce qu'elle fait d'abord et avant tout, et elle s'y investie massivement, n'est rien d'autre que du contrôle et nettoyage sociaux des vitres cassées (les pauvres). (Suite demain)

News du vendredi 4 Juillet 2008

Le Tour cycliste de France 2008 ― Intéressant à suivre chaque jour sur le web. Le départ à lieu demain samedi 5 juillet, à Brest. L'étape finale à Paris, aux Champs Élysées, dimanche 27. En tout, 3 500km, dont les Pyrénées (bel endroit touristique) à grimper. Ouf ! De l'info à profusion...

La carte du parcours

Une dizaine de vidéos gratuites sur le site. Malheureusement, il y en aura aucune sur la course proprement dite. Des accords négociés avec les partenaires du Tour réservent ce service à la France et à plusieurs pays africains. Cependant, si votre fournisseur d'accès à l'internet (FAI) réside en France, le pactole vous attend.

Sinon, beaucoup d'infos sur la course régulièrement dans la page d'accueil du Tour : textes, photos. Avec probablement des vidéos sur les à-côtés de la course elle-même. Je le présume, n'en suis pas sûr.

Ingrid peut enfin étreindre et embrasser ses enfants... ― .... une vidéo débordante de belles émotions. Ils ne s'étaient pas vus depuis plus de six ans. Désespéraient peut-être de se revoir un jour. Quelques heures après, elle prenait l'avion avec eux, direction : la France. Lancez la vidéo dans le bas de l'écran, à gauche.

Les actions de police communautaire, risque d'enjeu politique – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) La police communautaire comporte d'autres risques. Plus haut, Painchaud, président de la Fraternité des policiers de l'île de Montréal, clamait que la police de quartier est « un flirt avec les politicien », que « c'est une police bien plus proche des politiciens que des citoyens ».

Skogan est plus explicite. Il dit que les actions de police communautaire risquent de devenir un enjeu politique. L'évaluation du cas Houston, au Texas, a montré que la façon dont les programmes étaient menés favorisait les intérêts des propriétaires immobiliers et des notables locaux.

Skogan, faisant peut-être allusion ici à la discipline de la société marchande, souligne que ceux critiquant la police communautaire craignent qu'elle favorise cette connivence entre concitoyens et policiers. Selon cette hypothèse, le comportement de ces derniers ne serait plus régi par leur devoir de réserve, leur professionnalisme et le strict respect de la loi. (La suite demain)

News du jeudi 3 Juillet 2008

Fasciste, la France de Sarkozy? ― D'après ce qu'on rapporte dans les articles que je suggère plus bas, on est justifié de le penser : ce ne sont pas les seuls, loin de là, pour ceux suivant de près l'actualité. Ce gouvernement comme tous les autres vivent sous l'influence (l'emprise) de la police : le lobby policier. Nos ministres de l'Intérieur ou de la Sécurité publique, incluant tous les élus, ministres ou pas, connaissent strictement rien en la matière, alors ils gobent tout ce qu'elle leur dit.

Fort probablement, car le contraire m'étonnerait grandement, qu'il y a aussi dans leur entourage des civils déquisés en fonctionnaires super compétents, ayant solutions (fascistes) à tout. Les civils et leurs collabos étant infiltrés partout, pensez-vous vraiment qu'ils ne sont pas présents aussi au sein des gouvernements et des fonctions publiques ?

Se sont les civils qui décident ce que seront nos libertés, pas les élus, encore une fois ignares sur ce plan. Comme vous le seriez vous-mêmes, amis lecteurs, si vous occupiez la fonction du jour au lendemain. Alors, ce n'est pas les élus qu'il faut blâmer, mais la police, en uniforme et en civil, ainsi que sa ribambelle de collabos à tout crin. Le pire est que le rôle politique de la police n'est jamais médiatisé, ou très rarissiment : les médias devront apprendre à identifier, photographier et vidéofilmer ces lobbyistes. Se sont toujours les élus qui écopent lorsque leurs décisions créent du mécontentement au sein de la population.

Aussi longtemps que toutes les activités de la police, incluant les activités clandestines, ne seront pas contrôlées par un organisme neutre les éléments composites de la situation perdureront. Pourquoi ? Au nom de la séparation des pouvoirs, il ne peut y avoir interface entre police et politique. La police doit respecter et faire respecter la loi, le politique ne peut intervenir qu'en modifiant ou créant une nouvelle loi. Ainsi en est-il (devrait-il en être) des tribunaux (la justice). Cette distanciation des pouvoirs est la base même de la démocratie. Autrement, c'est le règne de la magouille.

Venons-en aux deux articles, tous deux complémentaires. Le premier publié par Le Monde, le second par Bellaciao.

Bon, rigolons un peu... ― .... ça va nous libérer des idées noires circulant dans nos neurones. Oui, je sais qu'elles vont revenir après, quand nous aurons bien rit. On ne peut pas se désintéresser des enfants afghans violentés, des activités clandestines des civils et de leurs collabos polluant l'osmose entre citoyens, des virages à droite sur le chapeau des roues de nos gouvernements conservateurs. N'empêche, faire au pause c'est bon pour le morale. Alors, je vous présente Ginette. Rire assuré, si vous visionnez toutes les photos!

Afghanistan, guerre à laquelle participe le Canada : les enfants victimes de graves violations ― «Je ne parviens pas à penser à un autre pays au monde où les enfants souffrent plus qu'en Afghanistan», a déclaré Radhika Coomaraswamy, la Représentante spéciale pour les enfants et les conflits armés, à la conclusion d'une visite de cinq jours dans ce pays.

PS : Ce dont nos médias canadiens ne traitent pas. En tout cas, ceux
que je fréquente régulièrement n'en parlent pas ou si peu que cela ne m'a jamais marqué. Pour ce qui est de ceux de l'étranger, je ne saurais dire. Lisez l'article, peut-être en arriverez-vous au même constat que moi : depuis que l'OTAN, dont l'armée canadienne, a investi l'Afghanistan, je n'ai jamais lu un texte aussi dénonciateur sur la situation faite aux enfants que celui-là. Et qu'en est-il des femmes, des vieillards, des malades ?

Ce qu'il faut dénoncer, c'est le silence médiatique sur les véritables méfaits de la guerre, quelle qu'elle soit. Je ne fais pas de reproches aux journalistes, pas aisé et particulièrement dangereux de couvrir une guerre : personnellement, je n'irais pas là. Je réalise simplement qu'on ne peut pas compter sur nos gouvernements et nos soldats canadiens sur le terrain pour savoir vraiment ce qui se passe. Les premiers parce que dévoiler l'horreur rendrait la guerre impopulaire auprès du public. Les seconds parce qu'ils n'ont pas le droit de parler. Nous avons là les murs du silence nécessaires au n'importe quoi. À la guerre comme à la guerre, n'est-ce-pas. Trop de va-t-en-guerre dans ce monde.

Quel était le mandat des deux enquêteurs ?

Il y a aussi beaucoup de photos, qui ne traitent pas spécifiquement des graves violations dont les enfants de ce pays sont victimes. Elles aident à tout le moins à saisir d'un peu plus près la réalité quotidienne.

Ingrid Betancourt enfin LIBRE! ― Une vidéo émouvante, très, elle se retient à quelques reprises pour ne pas pleurer à chaudes larmes. Elle nous aime, nous embrasse. Elle parle très bien le français, femme courageuse et belle. Je n'en dis pas plus, vous laisses le soin de la découvrir.

Les personnes âgées moins à risque et plus anxieuses – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Abordons la fameuse question du sentiment d'insécurité, sommairement puisque nous en traiterons en profondeur plus loin. Cusson, Tremblay, Biron, Ouimet et Grandmaison se demandent si la lutte contre le sentiment d'insécurité devrait être associée à la prévention du crime. (André Normandeau - Une police professionnelle de type communautaire - Éditions du Méridien) Ces collaborateurs à l'ouvrage de Normandeau soulignent que cette ambition est semée d'embûches techniques et conceptuelles.

Car le sentiment d'insécurité dépend non seulement de la probabilité perçue d'être victime d'un crime, mais aussi de la gravité anticipée des coûts personnels encourus en cas d'attaque. Cette anticipation est à son tour déterminée par la vulnérabilité objective des victimes potentielles.

Les personnes âgées sont plus anxieuses que d'autres, même si leurs risques de victimisation sont moins élevés. Les auteurs indiquent que les zones urbaines où cette anxiété est la plus marquée chevauchent rarement des zones où la densité des crimes est la plus élevée. Selon eux, la proportion d'individus qui ont peur du crime est beaucoup plus élevée que celle de personnes réellement à risque.

Les cinq criminologues se demandent enfin s'il est réaliste de vouloir diminuer l'importance du sentiment d'insécurité. Poussent l'outrecuidance jusqu'à s'interroger s'il est même souhaitable de le diminuer. Car, argument-ils, si la peur du crime est une réponse saine à un danger bien réel, ce serait une erreur de lutter à son encontre. Le sentiment d'insécurité motive les victimes potentielles à modifier leurs habitudes de manière à prévenir leurs risques personnels.

« Ces réserves ne nous empêchent pas de convenir que faire baisser l'insécurité peut être un objectif valable. (...) Cependant, en aucun cas, indiquent-ils, on ne devrait traiter les mesures du sentiment d'insécurité comme des substituts aux mesures de la criminalité ». Arguments des plus logiques. De poids aussi. (Suite demain)

News du mercredi 2 Juillet 2008

C'est l'fun... ― ... de voir de nombreux citoyens se réapproprier l'espace public, qui leur appartient, du reste : le droit de circuler librement partout... Ici, c'était à l'occasion d'une course cycliste à Arenberg, en Belgique. Je suggère cette vidéo parce qu'ils sont vraiment heureux d'être là. Dans la page s'affichant, elle est au sommet de la colonne de gauche.

Le micro-crédit... ― ...est l'un des seuls outils financiers venus du Sud à avoir été copié par les pays du Nord, écrit la journaliste Valérie Sauvage de La Voix du Nord. Micro-crédit = méga-espoir, précise-t-elle. En France, il a été mis de l'avant en 1989 par Maria Novwak, fondatrice de l'Association pour le droit à l'initiative économique (ADIE). Jusqu'à présent, 53 600 prêts ont permis de créer 8 297 entreprises et 9 956 emplois.

Dans la page s'affichant, plein d'infos sur le sujet. Colonne de gauche, article et vidéo. Petite colonne du centre, d'autres éléments permettant de faire un tour d'horizon assez complet, dont une autre vidéo et l'adresse du site de l'ADIE.

Suite de l'article précédent... ― Le Fonds Monétaire international (FMI) met en garde contre le risque de crises.

Autre article : hier mardi, l'industrie pétrolière mondiale était réunie à Madrid.

Si vous voulez connaître la dernière augmentation du litre d'essence :
The Wall Street Journal

Partout dans le monde la spéculation pétrolière produit un effet domino ― La crise financière en a produit un, qui est loin d'être terminé, soutiennent certains spécialistes. Pour le moment, seul l'effet domino du pétrole pousse sans ménagement des démunis vers la pauvreté extrême et fait basculer d'autres, qui auparavant arrivaient à joindre les deux bouts, dans le camp des pauvres. Un exemple parmi d'autres. Selon des chiffres dévoilés mardi par l'ONU, au Guatemala, en l'espace deux ans, 700 000 sont devenus pauvres pendant que 500 000 plongeaient dans l'extrême pauvreté. Ça n'a pas de sens ! En Occident, les gouvernements sont trop lents à réagir.

Un regard sur l'exclusion ― Des gens vivent des situations particulièrement déstabilisantes. Les photos proposées aujourd'hui traitent de ce sujet.

Dans la colonne de droite du sommet de la page s'affichant, cliquez sur chacun des éléments des 10 DERNIERS...MONDE, où vous trouverez un tas de photos. Cela fait, passez ensuite, plus bas, à TOUS LES REGARDS....MONDE. Et procédez ainsi avec les autres éléments suivants.

La diminution notable du crime «reste encore à prouver» – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Enchaînons avec quelques autres commentaires de collaborateurs à l'ouvrage de Normandeau. (André Normandeau - Une police professionnelle de type communautaire - Éditions du Méridien) Jacques Q. Wilson, de l'Université de la Californie, à Berkeley, et George L. Kelling, de l'Université Harvard, à Boston, confirment aussi que «la capacité de la police communautaire à réduire de façon notable le taux de criminalité reste encore à prouver». Leurs évaluations font également ressortir les difficultés rencontrées dans sa mise en place effective.

Christopher Murphy, criminologue de l'Université de Dalhousie, Halifax : «De fausses informations (sic) ou l'absence d'information sur des problèmes de crimes ou de désordre dans un quartier finissent parfois par rendre le public indifférent à la prévention du crime, provoquent une crainte irraisonnée du crime ou amènent les citoyens à recourir de façon exagérée aux services des policiers.» L'auteur ne précise pas qui sont à l'origine de ces bobards. À qui profitent-ils, pensez-vous ?

Maurice Cusson, Pierre Tremblay, Louis L. Biron, Marc Ouimet et Rachel Grandmaison, tous criminologues : «La constitution d'associations de citoyens et les réunions de quartier n'ont guère d'effet, ces rencontres débouchant rarement sur des mesures concrètes susceptibles d'influer sur la délinquance parce que les projets de rénovation résidentielles sont généralement sans effet sur elle. (…) et la création de maisons de jeunes, de centres communautaires et l'organisation de loisirs pour la jeunesse ne réussissent que rarement à en diminuer l'importance, ces projets échouant souvent à rejoindre les sujets à risques. (…) Enfin, les campagnes de prévention dans les médias et les écoles donnent des résultats décevants.» (La suite demain)

News du mardi 1 Juillet 2008

Four Women (Four colours) Nina Simone : vidéo (02:10).... Si vous ne la connaissez pas, attendez-vous à un choc. C'est WEIRD, bizarroïde ! N'empêche, l'authencité est présente. Ici, s'agit pas de plaire, mais d'être soi-même. Sous l'écran, les paroles de sa chansons :

My skin is black
My arms are long
My hair is wooly
My back is strong...
etc.

Infos biographiques sur Wikipedia

Nelson Mandela, ses années de lutte ― 19 photos, dont celle de 1995 où il effectue un pélerinage dans son ancienne cellule de Robben Island, au large du Cap, en Afrique du Sud. Son autobiographie, UN LONG CHEMIN VERS LA LIBERTÉ est publiée la même année. Il célèbrera ses 90 ans ce mois-ci, le 18. Tout un homme ! Pour vous situer historiquement, lisez la légende dans le bas chaque photo.

Dépaysement – Chris Rea : Nothing to fear (08:56). Bon jeux de guitare. Toile de fond : le désert, sa fournaise et son sable fin soulevé par le vent qui embrouillent la vision. Tout me plaît dans ce clip.

La nouvelle utopie a permis d'infiltrer toute la population (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Dès le lendemain de la parution de cet article, La Presse faisait écho des propos dithyrambiques du directeur de ce corps policier, Michel Sarrazin. (François Cardinal - La Presse du 18 janvier 2003) Le journaliste l'a lancé en ces termes : un échec, le virage communautaire de la police? «Absolument pas, répond du tac au tac Sarrazin. Reportons-nous il y a cinq ans à Montréal et comparons avec la situation actuelle. Pensez-vous que la ville est moins sûre? Pensez-vous que les policiers offrent un moins bon service? Loin d'être un échec, c'est un succès, mais il y a encore des choses à corriger», reconnaît-il tout de même.

Nous avons là un autre beau cas de désinformation. Au lieu d'informer honnêtement la population, les flics l'ont désinformée, et continuent de le faire sur le terrain et dans les médias, prétendant faussement que le concept communautaire demeure un outil indispensable à la lutte contre la criminalité.

Naïf de penser que les directeurs de corps policiers, peu importe le pays, donneront l'heure juste à ce sujet. Ils n'ont pas le choix, dire la vérité entraînerait l'effondrement d'une bonne partie de leur système répressif. Le fait est que le succès n'est pas là où l'indique Sarrazin, entre autres, il est ailleurs, et il a d'excellentes raisons d'en être fier.

La nouvelle utopie a permis d'infiltrer toute la population, d'augmenter par on ne sait quel coefficient le nombre de ses collabos et d'intensifier sa répression clandestine illégale. La police a gagné du terrain, la démocratie en a perdu. Ce modèle a des liens de parenté avec celui prévalant à Cuba, pays du dictateur communiste Castro. (Suite demain)