News du jeudi 31 Juillet 2008
■ Clip
vidéo sur les otages du monde —
Il a été diffusé sur le web quelque temps avant
la libération, dans la jungle colombienne et les circonstances
que l'on sait, d'Ingrid Betancourt. Beaucoup d'autres otages n'ont
pas cette chance, demeurent encore aux mains de leurs ravisseurs.
Alors, le clip, auquel une vingtaine de chanteurs et de musiciens ont
contribué, conserve toute sa pertinence. La photo d'Ingrid
qu'on y voit au début, aussi. Elle représente l'espoir
pour les autres otages, si jamais la
vidéo leur parvenait. Elle nous sensibilise également
sur le sort inhumain qui est le leur.
Petite
mise en garde : sur un autre page du site, il y a des mentions
légales que l'internaute doit respecter. Lisez les
attentivement.
■ Tatoufaux
(suite) —
D'autres jeux et Quizz qu'on joue le soir en famille ou avec sa
copine, si on n'est pas... au lit.
3
518 tests gratuits portant sur énormément de
sujets. La question vous est posée, vous devez choisir parmi
les réponses suggérées. À la fin de
chaque test, on vous accorde une bonne ou mauvaise note. On n'a pas prévu de coups de règle sur les doigts des
nuls.
Savoir
répondre aux questions
des enfants, genre : paaaa, pourquoi la terre tombe pas sur le
soleil? Heuuuu... (jeux gratuits)
Portant
sur la culture en général
(gratuits)
Des jeux
et Quizz, notamment sur la
géographie (pas gratuits)
■ Tatoufaux —
Un site où vous séparez le vrai du faux ou l'inverse.
Par exemple, le détecteur
de mensonges que la police utilise régulièrement et
dont elle n'arrête pas de vanter les mérites, qu'en
est-il réellement? Sur ce site, il y a plein d'autres fausses
vérités que vous allez apprendre.
■ Ne
jamais avoir peur de dénoncer publiquement religions,
pouvoir, petits potentats, police et collabos —
L'Égyptien Youssef Chahine, réalisateur de films, l'a
fait pendant une bonne partie de sa vie, lui, tout au moins en ce qui
concerne l'intégrisme et ses intolérances. Dans le
cadre politique où il vivait, ce n'était pas aisé,
fallait du courage, beaucoup. Sa détermination lui faisait
sans doute oublier les dangers auxquels il s'exposait. Finalement, il
s'est rendu jusqu'à la fin de ses jours, mort de sa propre
mort.
Quand
j'entends le silence assourdissant de notre majorité
occidentale, je réalise jusqu'à quel point elle ignore
ce qui se passe dans le sous-sol de la démocratie : honte aux
médias traditionnels qui lui cache la vérité! De
toute évidence, si elle savait, elle réagirait. Ici, se
serait si facile de changer les choses.
Lisez ce
bel
hommage que le site africultures rend à Chahine.
■ Tout
ce qui sort de l'ordinaire... —
... permet de se libérer de la routine et surtout des
stéréotypes. Faut pas avoir honte ou peur de s'habiller
ou se déguiser comme on en a envie. Se foutre du
qu'en-dira-t-on.
En voici un bel exemple à imiter, sur diapo.
■ Chaque
jour, de nouvelles caricatures... —
... et bandes dessinées de Nicolas
Vadot. Tout est lié à l'actualité. Beaucoup,
beaucoup de gratuit. Ça vaut le coup d'oeil quotidien. Mieux
connaître le dessinateur coloriste britannique et francophone
d'adoption vivant en Belgique, voir d'autres de ses
oeuvres, sur un autre site.
■ Dénoncer la pseudo police communautaire au Québec
l'équivalent d'une activité contre-révolutionnaire à Cuba ? — (Suite tome 1 de L'Étau Policier) La suspicion des uns à l'endroit des autres, et des autres à l'endroit des uns, y est institutionnalisée. Les membres des CDR participent au quadrillage des rues. Lewis, Lewis et Rigdon citent le témoignage de Pilar Lopez Gonzales, une Cubaine (O. Lewis, RM Lewis et S. Rigdon - Trois femmes dans la révolution cubaine - Collection Témoins/Gallimard) : un CDR est très important, précise-t-elle, parce que, « dès qu'on s'aperçoit d'une activité contre-révolutionnaire, on met la main sur les coupables, personne n'y échappe ».
Ces comités recouvrent de larges secteurs d'activité. Tout Cubain de plus de quatorze ans désirant défendre la révolution peut y adhérer. Le contre-révolutionnaire cubain, on l'aura deviné, n'y a pas droit d'entrée. Pourquoi ? Parce qu'il n'est pas inconditionnellement soumis à la philosophie recherchée. Les auteurs ne l'explicite pas en ces termes, mais c'est ainsi que les choses se passent à Cuba.
Même discours que l'élite politique québécoise et de sa police, mêmes îlots, même toile d'araignée couvrant tout le Québec. Peut-on avancer que, au Québec, s'opposer au concept de la pseudo police communautaire est l'équivalent d'une activité contre-révolutionnaire? Oui. La police tient mordicus à son orthodoxie, vous éjectera de la société.
De plus, alors qu'en sol québécois, les vitres cassées (les pauvres) et ceux portant atteinte aux politiquement et puritainement correct sont sous haute surveillance, à Cuba, ce sont les gusanos des vers de terre), les fainéants, les parasites, les anticonformistes qui font l'objet d'une surveillance rapprochée. Depuis longtemps, les Cubains ont été matés, comme la plupart des gusanos, notent Pierre et Renée Gosset. (Pierre et Renée Gosset - L'adieu aux barbus - Éditions Julliard) (Suite demain)
News du mercredi 30 Juillet 2008
■ Les
centres de détention du Québec : pas
recommandés pour recevoir des soins médicaux —
Un article du journaliste Michel
Larose, du Journal de Montréal, démontre qu'entre
2000 et 2006, il y a eu plus de décès violents aux
centres de détention du Québec (sentences de moins 2
ans) que dans ceux du Canada (sentences de plus de 2 ans) : 86 sur 4
400 détenus contre 27 sur environ 3 000.
Le
coroner Paul Dionne pointe du doigt le ministère québécois
de la Sécurité publique : «Le
professionnalisme n'est pas à la hauteur, il ne prend pas ses
responsabilités. (...) les droits des détenus à
recevoir un service médicale comme tout autre citoyen ne
m'apparaissent pas respectés.» Selon lui, le nombre
élevé de décès réside dans
l'absence de ce droit. Il y a aussi les suicides : 64 contre 15.
■ Ça
vous intéresse de passer... —
...un test
en anglais sur certaines de vos connaissances? Les questions
portent notamment sur l'énergie d'aujourd'hui et celle du
futur. C'est attractif, sérieux et bien conçu.
Après
le test, explorez le site. Vous allez faire plein de découvertes
intéressantes, dont des films IMAX payants. La page
d'accueil est ici.
■ Des
similitudes frappantes avec Cuba —
(Suite tome 1 de L'Étau Policier) La
démesure du pouvoir politique inquiète, et bigrement !
On assiste à du jamais vu, à cause du développement
accéléré, au cours de la décennie
précédente, des technologies de l'information, dont les
mégabanques informatisées, et de cette vaste opération
de relations publique qu'est la pseudo police communautaire et ses
maîtres mots panzer comme la prévention et le sentiment
d'insécurité.
Auparavant,
la police s'immergeait au sein de la société, mais ses
activités clandestines n'avaient aucune commune mesure avec ce
que nous vivons aujourd'hui. Je signale que mon enquête dans
l'underground policier s'est étalée du début de
1997 jusqu'au milieu de 2003. Alors tout cela était déjà
en place bien avant les actes terroristes survenus aux États-Unis
le 11 septembre 2001. Sans compter que depuis ces derniers
événements, d'autres mesures répressives se sont
accumulées sur le dessus de la pile.
Au
point où il est raisonnable d'établir certaines
comparaisons, boiteuses, bien sûr, comme le sont toutes
comparaisons, mais n'en permettant pas moins cependant de mieux
saisir la réalité, d'appréhender le danger.
Comparer avec un autre pays aide à la compréhension des
choses. Le dogme marxiste-léniniste mis à part, peut-on
établir un lien de parenté entre les innombrables
réseaux de collabos de la police du Québec (ou
d'ailleurs dans le monde occidental) avec les... Comités de
défense de la révolution cubaine (CDR)?
Bien
que le Québec ne soit tout de même pas Cuba, il y a
néanmoins des similitudes. C'en est même frappant.
Certes entre Cuba et nous, il existe une différence de degré
dans l'utilisation de la police en civil et la rééducation
politico-policière, mais la nature demeure la même. Le
parallèle n'est donc pas extravagant. Voyons brièvement
jusqu'où peut aller un pouvoir dans son délire, comment
et grâce à qui s'effectue le quadrillage policier au
pays du tyrannosaure Castro. (Suite demain)
News du mardi 29 Juillet 2008
■ Terminons
cette journée... — ... avec une vidéo sur le Festival
de jazz de Nice. Ce genre musical n'a plus la cote qu'il avait.
On avait peut-être trop insisté sur les classiques : on
les a tellement entendus que... À preuve, le Festival de Jazz
de Montréal a dû mêler les genres pour conserver
son audience. D'autres vidéos
sur celui de Nice.
■ Comité
des droits de l'homme de l'ONU : la
France se fait taper sur les doigts — Les reproches portent sur plusieurs points... La rétention
de sûreté des détenus ayant déjà
purgé leur peine, au nom de leur dangerosité. La
surpopulation carcérale. Le comportement non déontologique
de certains agents identitaires : recours inapproprié à
l'isolement cellulaire et les violences à l'intérieur
de la prison.
Sur
la manière aussi dont les sans papiers et demandeurs d'asile
sont traités : locaux inappropriés, des mineurs non
accompagnés. Le Comité déplore que la France
n'ait pas enquêté sur des allégations de mauvais
tratements, ni sanctionné comme il convient leurs auteurs.
Certains ont été renvoyés dans leur pays alors
que leur intégrité était en danger, et ce, sans
qu'on attende la décision d'un tribunal.
Enfin,
le Comité regrette que la France lui ait soumis son rapport
avec un retard de six ans.
Dans
la page s'affichant, lisez l'article et, dans la colonne de droite,
cliquez sur la vidéo DROIT DE L'HOMME : L'ONU TANCE LA
FRANCE.
■ Deux
enfants tués
par des soldats canadiens —
Selon Radio Canada international, ils étaient âgés de 2 et 4 ans. Les soldats ont ouvert
le feu sur un véhicule soupçonné d'attaquer un
convoi militaire. Le conducteur aurait ignoré des signaux
répétés lui indiquant de garder une distance
sécuritaire.
Le
ministre canadien de la Défense, Peter Mackay, a annoncé
la tenue d'une enquête. Il a dit regretter l'incident et assuré
que «les soldats font tout ce qu'ils peuvent pour prendre
les bonnes décisions, mais ce sont des humains». Il
a souligné que «les soldats vivent dans un
environnement très tendu avec les attentats suicides».
PS
: L'erreur est humaine, mais la plus grande erreur demeure la guerre
qui, elle, est inhumaine. Celle de l'afghanistan ne fait pas exception.
■ La crise financière pour les nuls que nous sommes —
Comment en sommes-nous arrivés là? Une vidéo de
près d'1 heure d'Art nous propose un VOYAGE
AU COEUR DE LA CRISE. Vidéo récente, tournée
en juin 2008.
Au
moment où les ministres des finances du G8 (USA, Canada,
Angleterre, France, Japon, Russie, Allemagne et l'Italie) se
réunissaient à Osaka, au Japon, en présence de
Dominique Strauss-Kahn, dg du Fond monétaire international
(FMI), afin de trouver une solution à la crise. Au G8, on voit
la lumière au bout du tunnel, mais finalement on se demande si
ce n'est pas plutôt un train qui s'en vient et qu'on n'avait
pas prévu dans le scénario, avec l'impact qu'on
s'imagine.
On nous
amène aux USA pour voir les effets de la crise des subprime
(crédit à risque). On cite le cas d'une Américaine
dont on avait embelli la situation financière afin qu'elle
obtienne son prêt. «Des
prêts pourris, constate le responsable d'un organisme
d'aide à des propriétaires expulsés de leur
maison, en pointant du doigt une carte géographique du secteur
où on voit plusieurs maisons colorées en rouge. J'ai
jamais connu un truc pareil. Ça me terrifie. Le pire est à
venir.»
On voit des policiers distribuer des avis d'éviction, nous
montre des liasses d'enveloppes jaunes.
Une
crise qu'on compare à un séisme, qui part des USA et
s'étant à l'Europe. La dépression de 1929 était
surtout américaine, explicite-t-on. Aujourd'hui, elle est
globale, touche toute la planète. Crise de confiance aussi
entre les banques qui ne veulent plus emprunter d'autres banques.
Crise du crédit, les banques refusant d'accorder des prêts
à des chefs d'entreprises.
Ainsi
qu'on l'indique en conclusion, à la fin... Cette crise ne fait
pas que des perdants. Elle a commencé à distribuer les
cartes de la richesse mondiale. Un nouvel ordre financier se met en
place.
■ Le
rôle de la police est de contraindre le citoyen à
respecter l'ordre abstrait de l'idéologie au pouvoir — (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Plusieurs
auteurs, dont Gleizal, affirment que la dialectique de l'insécurité
est développée par la droite. (Jean-Jacques Gleizal -Le désordre
policier -Presses
universitaires de France) Le but ultime de la logique sécuritaire,
analyse-t-il, est d'établir le consensus de la peur et de
conduire le citoyen jusqu'à la délation. Le juriste
français conclut en ces termes : «Alors
que la liberté est indissociable de la sécurité,
dans l'idéologie sécuritaire, la liberté n'est
pas une fin.»
Pour cette raison, il est donc d'avis qu'il faut «dénoncer
le chantage à l'insécurité».
Pour
leur part, Lasierra et Lauret écrivent que « le
virus totalitaire gagne silencieusement presque tous les pays, y
compris les démocraties occidentales ».
(Lasierra R. et Lauret JC -La torture et les pouvoirs -Éditions Ballano) Là aussi on commence à
mépriser l'homme (et la femme). Là aussi le pouvoir
veut une police forte. Les idéologies ont leurs inquisiteurs :
les policiers, soulignent-ils.
Jour
après jour, ils établissent des fiches, violent le
courrier, écoutent les conversations, organisent des
filatures, épient la vie privée de leurs concitoyens,
se livrent au chantage. «Leur rôle
est bien moins de protéger la société contre de
véritables criminels que de contraindre le citoyen à
respecter l'ordre abstrait de l'idéologie au pouvoir. Si nous
ne voulons pas voir s'instaurer une telle oppression, il faut être
vigilant», conseillent les deux
auteurs. (Suite demain)
News du lundi 28 Juillet 2008
■ Une
autre femme courageuse : Rosa Parks — Cette Noire de Montgomery, en Alabama, USA, a refusé,
dans les années 1950, de céder sa place à un
Blanc dans un bus. Ç'a été l'un des événements
qui ont fait progresser le combat de Martin Luther King, et Nelson
Mandela, contre la ségrégation raciale. Visitez
Wikipedia
pour en savoir plus.
L'auteur-compositeur-interprète
Pascal Obispo lui rend un fabuleux de bel hommage dans l'un de ces
tubes intitulé Rosa.
Allez faire un tour aussi sur le
site d'Obispo. Talentueux, ce mec : l'émotion passe bien.
PS
: Foncez dans la mêlée, les filles, on a besoin de vous!
■ ONU
: une Africaine aux
Droits de l'Homme — L'Assemblée
générale de l'ONU a approuvé aujourd'hui
lundi le choix de la Sud-Africaine Navanethem Pillay au poste de Haut
Commissaire. Depuis 2003, elle était juge à la Cour
pénale internationale (CPI), à La Haye. Elle succède
à la Québécoise Louise Arbour.
La
CPI joue un rôle déterminant dans la lutte
contre l'impunité de guerriers criminels, en Afrique,
entre autres. On l'a vu encore récemment lorsqu'il a porté
des accusations de génocide, au Darfour, à l'encontre
du président soudanais Omar el-Béchir.
Notes
biographiques de la nouvelle Commissaire qui, à titre
d'avocate, a combattu l'apartheid dans son pays. Une femme
courageuse.
■ Quel
sera le prochain objectif des
spéculateurs du marché? — Philippe Noguès se pose la question sur son
blog. Il parle de la fameuse main invisible qui provoque bien
l'enrichissement de quelques uns... mais surtout la précarité
pour la grande majorité des citoyens. Il est temps, selon lui,
que le politique reprenne le rôle de régulation et de
redistribution des richesses qu'il n'aurait jamais dû
abandonner.
Je
vous suggère ce texte de Noguès parce qu'il est
nécessaire, impérieux même, qu'un débat
ait lieu à ce sujet. Jusqu'où faut-il aller?
Personnellement, je crois que la spéculation sur le pétrole
et les denrées essentielles, tel le blé, a besoin d'un
sérieux encadrement. Un job de l'ONU?
Autre
urgence : créer une désapprobation planétaire à
l'encontre des rapaces dénués de conscience sociale.
Nécessité il y a de les identifier, les pointer du
doigt, qu'ils soient continuellement pourchassés par une nuée
de paparizzis, équipés par seulement de caméras
photos, de caméscopes aussi. Donner de la visibilité à
ces mains invisibles, notamment sur
YouTube : faut pas trop compter sur les médias traditionnels.
■ De
plus en plus, nous nous engluons les pattes — (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Les
corps policiers municipaux du Québec procèdent tous
ainsi désormais, de même que la Sûreté du
Québec. Dans le dépliant identifié du numéro
295-131 (97-04) que ce corps policier distribue notamment en milieu
rural, on apprend qu'elle a commencé, dès 1992, à
doter chacun de ces postes «de
comités consultatifs»
composés de citoyens. Oui, 1992, et sans que la population
n'en ait été explicitement informée en long et
en large. On y voit huit membres de l'un de ces comités, assis
de chaque côte d'une longue table à l'extrémité
de laquelle trône, debout, un policier en uniforme. Leurs nom
et profession n'y sont pas indiqués.
C'est
ce pouvoir occulte, que l'on retrouve en d'innombrables exemplaires
partout au Québec, qui décide désormais de ce
qui est bon ou mauvais pour les citoyens. Plus grave encore :
parmi eux, il se trouve des élus, et les électeurs ne
peuvent les remplacer par d'autres plus respectueux des droits lors
d'élections, car ils ignorent leur participation et
l'existence de la répression clandestine.
Et
ce n'est là qu'un aspect de la problématique, car la
police en civil ne cesse de développer ses ramifications. Elle
travaille en profondeur, cherche des contacts, implante des antennes
partout. Elle crée même des activités, dont des
cours de secourisme, pour y attirer des citoyens, écouter
leurs conversations, savoir ce qu'eux et leur entourage font et
pensent, et convertir certains à l'idéologie de la
prévention, les inciter ensuite à intégrer ses
réseaux d'espionnage.
Son
but est de faire en sorte que les citoyens en viennent à se
dénoncer les uns les autres. Elle s'active à tisser
graduellement sa toile à la grandeur de la province, où
de plus en plus nous nous engluons les pattes. (Suite demain)
News du dimanche 27 Juillet 2008
■ Alanis
Morissette... — ... une auteur-compositeur-interprète hors norme, qui a
emprunté son style à personne. Il en est ainsi depuis
ses débuts jusqu'à ce jour. D'abord CRAZY,
ensuite HAND
IN MY POCKET.
■ L'affaire
du Canadien Omar Khadr, l'enfant-soldat : vendredi
et samedi, trois manifestations —
À Montréal,
vendredi, le porte-parole du Forum musulman canadien, Mohamed Kamel,
a reproché au gouvernement conservateur du premier ministre
Stephen Harper de ternir la réputation du Canada en matière
de droits de l'homme. Il l'accuse de n'avoir rien fait pour protéger
un de ses citoyens, en laissant un enfant (Omar Khadr a été
emprisonné à l'âge de 15 ans) à Guantanamo
pendant six ans. Kamel attribue cette inaction au fait que le
gouvernement veut conserver de bonne relations avec les États-Unis.
Les
deux autres manifs se sont déroulées hier samedi à
Toronto et Ottawa. Tous les participants réclament le
rapatriement d'Omar Khadr dans son pays, le Canada. (Source : Radio
Canada Internationale)
■ Parlement
du Canada du pm Stephen Harper : goulot d'étranglement à la loi d'accès à
l'information —
Selon le journaliste Gilles
Toupin du quotidien La Presse, correspondant au parlement du Canada,
rien ne va plus du côté de l'accès de
l'information dans la capitale fédérale, Ottawa.
Dans
son
article, il cite plusieurs exemples, dont ceux-ci... Les délais
de réponse aux demandes d'accès à l'information
ne doivent pas dépasser 30 jours. Ils atteignent maintenant 90
et parfois 120 jours. Et lorsque les journalistes veulent obtenir des
renseignements sur la présence de l'armée du canada en
Afghanistan, c'est automatique 330 jours. Toupin cite une collègue
: «On
bafoue la loi et le droit du public à l'information.»
■ Ce dont le
citoyen doit être informé ― (Suite tome 1 de L'Étau Policier) On comprendra l'importance de
connaître le nom des membres de ces comités et ceux des
entreprises et organismes auxquels ils appartiennent. La société
devant demeurer libre et démocratique, la population a le
droit de savoir. Donc, essentiel que Montréal (ainsi
que MRC, villes et villages responsables d'un corps policiers
régional, municipal ou desservis par la Sûreté du
Québec)répondent à certaines interrogations,
fournissent certains documents, notamment aux médias et
défenseurs des droits fondamentaux.
Ainsi, quels sont les
critères permettant à la police de conclure que le
citoyen ou l'organisme répond ou non à la philosophie
recherchée? Celui voué à la défense des
droits et libertés peut-il en être membre? Sinon,
pourquoi ? Quel est le métier ou profession de chacun, la
mission des organismes auxquels ils appartiennent, leurs sources de
financement ?
Vital de savoir aussi à
quelle idéologie ces collabos logent. Représentatifs de
leur milieu ou coquilles vides, ces organismes? En quoi consiste les
projets conjoints qu'ils réalisent avec la police? Ont-ils
une mission d'endoctrinement auprès de leurs concitoyens :
inculquer l'orthodoxie policière, développer l'esprit
de mouchardise? Les réunions des comités se
tiennent-elles derrière des portes closes, le cas échéant,
pourquoi? (Suite demain)
News du samedi 26 Juillet 2008
■ Montréal : la police
découvre que les poursuites en autopatrouille
sont dangereuses ― Elle en aura mis du temps à
comprendre. Combien de morts et de blessés depuis que ces
poursuites échevelées étaient pratique courante?
Il aura fallu que quatre policiers de la métropole subissent
des blessures lors d'une cavalcade du genre pour que finalement on
applique les freins. Quatre d'un seul coup, ça ouvre les yeux.
Doit-on en conclure que les victimes-citoyennes antérieures,
elles, étaient considérées comme des dommages
collatéraux, que ça faisait partie de la game? Et les
autres corps policiers, eux, quand vont-ils comprendre?
Ces zizagues dans le trafic, doublages à haute vitesse et tournages aux intersections sur
le chapeau des roues ne sont rien d'autres qu'une démonstration
de force, qu'un avertissement subliminal à la population que
personne n'échappe à la police : l'emprise
psychologique.
Car il existe une méthode où
personne ne risque quoi que ce soit. Un civil au volant d'une voiture
fantôme peut facilement suivre le présumé
coupable d'un délit et procéder à son
arrestation lorsqu'il s'immobilise quelque part. De toute façon,
un véhicule est tributaire de son réservoir d'essence,
ne peut rouler indéfiniment, à moins d'être
alimenté par un hélico. Ce n'est pas sorcier.
Lisez l'article
de Canoë sur la décision de la police de l'île
de Montréal.
■ Convivialité et osmose ― J'ai un penchant marqué
pour les festivals. Parce que c'est autant d'occasions aux citoyens de
reprendre possession de l'espace public et rétablir la
communication conviviale entre eux. Je préfère les voir
dans la rue que confinés à domicile. Liberté de
circuler dans l'espace public et osmose, la démocratie a
besoin de ça pour déployer ses ailes. Les humains ne
sont pas du bétail qu'on maintient dans un pacage.
Bonne vidéo du festival folk à
Forde, en Norvège. Le mélange
des cultures, parlez-moi de ça.
■ Le pétrole à 100$
le baril (suite)... ― ... le président
Chavez a déniché là une idée lumineuse
pour humaniser un peu le système capitaliste. On peut lui
faire bien des reproches, mais on doit reconnaître aussi
l'importance du pas qu'il vient de franchir. Un
autre article à lire.
■ Le Venezuela vendra à
l'Espagne du pétrole à... 100$
le baril ― Un précédent?
Je ne saurais dire. En tout cas, un fameux pied-de-nez aux grosses
pétrolières et autres spéculateurs partisans du
capitalisme extrême, sans garde-fou, prêts à
sacrer à terre le système économique de la
planète, à semer la faim et le malheur dans leur
sillage. Des rapaces s'enrichissant rapidement, brutalement, au
détriment de la population mondiale.
Qu'attendent donc les
pays occidentaux pour réagir? Si vous semez le désordre
dans votre ville, la police intervient aussitôt, et avec
raison. Cela étant, des intouchables, ces rapaces?
Selon le président vénézuélien
Hugo Chavez, l'accord avec l'Espagne doit nous permettre dans le
futur de créer une nouvelle architecture financière
internationale, rapporte le site france24. Voir
vidéo et texte.
■ La police
s'entoure d'adeptes de son orthodoxie
et de citoyens
ne pouvant lui dire non ― (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Pourquoi devient membres des
«comités aviseurs des
partenaires» et des «comités
consultatifs communautaires»?Certains par conviction personnelle, ainsi les
propriétaires et employés d'agences de sécurité
privées. On ne crée pas ni dirige une agence sans se
sentir investi d'une mission. Certes combattre la criminalité,
mais aussi, et surtout, procéder aux contrôles et
nettoyages sociaux.
Le mercantilisme est une
autre source de motivation. Ces agences sont des entreprises privées
à but lucratif. Elles ont avantage à être bien
vues de la police, donc à tout faire ce qu'elle demande, et
même un peu plus, si elles veulent continuer de prospérer.
Et même de conserver leur permis d'exploitation, qui est émis
par la Sûreté du Québec. Là, nous parlons
de conflit d'intérêts.
D'autres membres par
obligation professionnelle, ce qui est le cas des employés
d'organismes gouvernementaux et paragouvernementaux, comme les CLSC
et les régies régionales de santé. Étant
les instruments de l'État, ils doivent se ranger du côté
de la police. Quand l'État est le pourvoyeur de l'argent que
vous gagnez, difficile de ne pas se plier à ses exigences.
Idem des dirigeants et employés d'organismes sans but
lucratif... subventionnés par les gouvernements du Québec
et d'Ottawa. Enfin, si vous exploitez une entreprise (petite, moyenne
ou grande), ce n'est pas une bonne idée de refuser de
collaborer avec la police.
On imagine aisément
la façon dont doivent se dérouler les réunions
de tous ces comités. Si l'on fait exception des membres
spécialisés en matière de sécurité
et de quelques rares employés de la fonction publique et
parapublique, la police n'est pas confrontée à des
représentants d'organismes aguerris, par exemple comme ceux de
CACTUS et du Refuge des jeunes qui oeuvrent sur le terrain. Mais à
des représentants ignorant à peu près tout de la
situation, et forcément des méthodes répressives
et illégales prévalant dans l'underground policier
montréalais ou d'ailleurs dans le monde.
En somme, des gens ne
connaissant des activités policières que
l'auto-propagande véhiculée par la police elle-même
et les médias, et idéalisant le rôle du policier
au point de perdre tout sens critique. Et d'autres ne pouvant lui dire non. (La
suite demain)
News du vendredi 25 Juillet 2008
■ En Suisse, la
classe moyenne n'a plus les moyens ― Ce pays de 7,6 millions
d'habitants, dont 1,6 d'étrangers, reconnu comme
étant le coffre-fort de la planète, comment expliquer
cette situation socio-économique?
Définition de la classe moyenne
: pas assez riche pour vivre sans inquiétude du lendemain, pas
assez pauvre pour profiter de l'aide sociale. Elle représente
la moitié de la population du pays. Depuis 15 ans son pouvoir
d'achat n'a pas cessé de diminuer. Tout augmente : loyer, biens
de consommations, etc. Simultanément, les salaires, plombés
par l'impôt et autres charges, ne bougent pas. La tentation de
travailler au noir ne cesse d'augmenter.
Certains constatent que les mesures
fiscales qui permettraient d'améliorer leur sort prennent des
années à être appliquées. Alors que
celles qui soulagent les riches sont menées au pas de charge.
Le salaire du citoyen moyen est taxé à 100%, les
revenus de celui retirant des rentes ou dividendes ne le sont que de
50 ou 60%. Un système fiscal fou, selon un intervenant, qui
précise que les dividendes ont explosé ces dernières
années et que les salaires ont stagné. Le fisc est-il
trop tendre avec les riches ?
Selon un couple interviewé : «On
a rien, mais on n'a pas de dettes. On n'épargne pas».
Ils ne sont pas les seuls : la classe moyenne n'a pas d'épargne.
Avoir un enfant est devenu quelque chose d'extrêmement coûteux.
Ce qui explique probablement une fécondité des plus
basses en Europe. Pour l'instant, l'économie
suisse va bien. Alors, des citoyens se demandent où va
l'argent qui permettrait d'augmenter leur salaire.
Un
reportage vidéo (52:13) de Michel Heiniger et Christian
Fehlbaum de l'émission suisse Temps Présent.
■ Canada :
non à la censure! ― Ce titre chapeaute
l'éditorial
de Pierre Caouette du magazine québécois
L'actualité dans son édition d'août.
Le contexte est le suivant. Le
gouvernement conservateur de Stephen Harper a fait adopter il y a
quelques mois une loi visant à couper les vivres (crédits
d'impôt) aux réalisateurs de films portant atteinte à
l'ordre public. Une formulation on ne peut plus floue ouvrant la
porte à tous les excès dont les censeurs sont capables
: l'histoire du Québec démontre amplement jusqu'où
ils peuvent aller... Pour le moment, la loi est à l'étude
au Sénat. Dans l'hypothèse où les membres de
cette auguste institution s'y opposaient, Harper pourrait décréter
une élection générale à l'automne.
PS : Harper, un homme de droite, n'en
est pas à sa première ruse. Récemment, il a
clairement fait part de sa décision d'inscrire au Code
criminel la mort d'un foetus survenant lors d'un acte de violence
physique. Des groupes de femmes et le Collège des médecins
du Québec, entre autres, s'y opposent car cela constituerait
un premier pas vers la criminalisation de l'avortement. Ce n'est pas
tout : il a accordé aux provinces des budgets afin qu'elles
embauchent davantage de policiers, alors que le taux de la
criminalité au pays n'arrête pas de baisser depuis le
fin des années 1980. À surveiller de près, cet
homme.
■ Les
citoyens du sommet hiérarchique des collabos ― (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Observons brièvement comment
cela s'articule sur le terrain en consultant un article du
journaliste Richard Bousquet du magazine RectoVerso. (Richard
Bousquet -Magazine RectoVerso -no. 273 -Juillet-Août 1998) (NDLR : RectoVerso a cessé
de paraître au début des années 2000, faute
d'argent. Il rapportait des faits qu'on ne lit jamais dans les médias
traditionnels.) Avec ce que nous venons d'apprendre, nous disposons
désormais d'un meilleure éclairage.
Résumons les
faits. Date et théâtre de l'action : printemps 1998,
table sur l'itinérance de la Régie régionale de
la Santé et des Services sociaux de Montréal-centre.
Contexte : les commandants des postes de police desservant le
quartier Centre-Sud de Montréal y présentent leurs
orientations estivales.
Leur plan de match, rapporte le journaliste,
a été reçu comme une montée de la
répression, de l'intolérance et de la judiciarisation
face aux jeunes de la rue, vivement dénoncée par
plusieurs membres de la table de concertation. Il s'en est suivi une
cabale policière pour discréditer ou tasser du dossier
certains intervenants trop récalcitrants, dont Patrick
Langlois, travailleur de rue du Centre d'action communautaire auprès
des toxicomanes utilisateurs-trices de seringues (CACTUS).
Explicitons le propos du
journaliste. Monter une cabale contre quelqu'un consiste à
intriguer dans son dos. En somme, créer de toutes pièces
une désapprobation, bien sûr… communautaire, à
l'encontre de Langlois, entre autres intervenants dissidents.
Ce que rapporte le
journaliste n'est pas nouveau : la police, peu importe le pays, monte
toujours des cabales contre ceux ne pensant pas comme elle. Sauf
qu'aujourd'hui, elle réussit plus facilement son coup, appuyée
qu'elle est désormais, entre autres, par les membres des «comités aviseurs des partenaires» et des «comités
consultatifs communautaires». Ces
citoyens occupent le sommet hiérarchique des collabos. (Suite demain)
News du jeudi 24 Juillet 2008
■ Vous envoler vers le ciel... ― ... à bord d'un ULM
(Ultra-léger motorisé), est-ce que ça vous le
dit? C'est quoi ça? Un avion simplifié, avec un petit
moteur, mais sans fuselage. Plein air assuré. Trois
vidéos à visionner l'une après l'autre,
chacune étant la suite de la précédente. Vous
n'aurez qu'à cliquer sur SUIVANT, dans bas l'écran, à
droite.
Wikipedia
vous en dira davantage sur l'ULM. Des infos additionnelles également
ici et là.
■ Médias et démocratie,
le grand malentendu ― C'est le titre d'un livre
d'Anne-Marie Gingras, prof titulaire au Département de science
politique de l'Université Laval, à Québec.
Dans son introduction, elle écrit
que les travaux sur le journalisme politique démontrent que la
propagande, la désinformaton, les mises en scène
politiques et l'information-spectacle abondent dans les médias
un peu partout sur la planète. Ce livre vise à faire le
point sur une série de malaises relatifs aux médias :
malaises quant à la crédibilité de la parole
journalistique, à l'impact de la propriété de la
presse sur les contenus, au mélange des genres entre
l'information et le divertissement et au brouillage entre opinion et
reportage.
Dans quel contexte évoluent les
médias et quel est leur degré d'autonomie face à
la main qui les nourrit, l'entreprise privée ? Quelles
attaches se tissent entre les journalistes et leurs sources ?
Existe-t-il quelque chose comme un «contrôle de
qualité médiatique» ? Quelles contraintes
explicites ou implicites pèsent sur le travail des
journalistes ? Ce ne sont-là que quelques unes questions
auxquelles répond l'auteure Gingras.
L'intro
de 10 pages et la table
des matières sont gratuites, mais le bouquin de 283 pages
ne l'est pas. S'il vous intéresse, vous pouvez en faire
l'achat à
cette adresse, qui est celle des Presses de l'Université
du Québec. Ainsi que vous le verrez, elle est également
l'auteure de quelques autres ouvrages.
■ Canada : une autre victime du taser ― L'événement est
survenu mardi, à Winnipeg, en Saskatchewan. La cible, un ado
de 17 ans, est décédé à l'hôpital.
Lisez la suite sur le site du matinternet.
PS : Selon la police, l'ado, armé
d'un couteau, avait refusé de jeter son arme, malgré
les nombreux avertissements. Notons qu'hier et avant-hier, dans les
premières nouvelles à ce sujet, on parlait d'un homme,
là on parle d'un ado. Voilà pour la version policière.
Reste à savoir s'il y avait des témoins et, le cas
échéant, s'ils confirmeraient cette version. Il faut
toujours vérifier les déclarations de la police. Y
aura-t-il enquête? On ne le sait pas encore.
■ Coup d'oeil ailleurs
01H17 – Des trucs qu'on voit pas
souvent...
Vous voulez remeubler
votre app ?
Contrastes
impressionnants
Photos...retouchées,
plus que légèrement
Défenestration
L'hôtel de
vos rêves, à Da Lat, au Vietnam
La Tour
Eiffel comme vous l'avez jamais vue
Voyez l'autocollant
qu'on nous suggère d'afficher à la lunette arrière
■ La pensée
uniformisée
Qui
ne pense pas comme nous est contre nous
Extrait de L'Étau Policier
tome 1
00H00 – (Le
suite d'hier) Voyons la suite, qui nous éclaire
davantage à ce sujet. Comment devient-on membres de ces
«comités aviseurs des
partenaires» ? Dans leur document, CUM
et police de l'île de Montréal insistent sur la
nécessité de procéder au tri des candidats.
Lisons ces lignes révélatrices : «Lors
de la constitution de ces comités aviseurs des partenaires, le
commandant du poste de quartier devra faire preuve de vigilance et de
prudence dans la sélection des organismes intéressés
en se rappelant, entre autres, que (...) les
motivations de ces groupes peuvent différer et même
entrer en conflit avec les orientations visées et la
philosophie recherchée. Il faudra donc prévoir des
mécanismes crédibles et rigoureux de sélection
des membres des comités aviseurs des partenaires.»
(NDLR : Il est clair que tous doivent être
inconditionnellement soumis à l'orthodoxie policière.)
Quel est le rôle
de ces «comités aviseurs des
partenaires» ? Référons-nous
encore au même petit catéchisme : ils sont «une
des voies privilégiées pour former un véritable
partenariat police-public. De tels comités permettent,
notamment, de tracer un portrait détaillé de la
collectivité afin de connaître les préoccupations
du public en matière de qualité de vie dans un district
policier.» Ils doivent «se
familiariser avec les méthodes de résolution de
problèmes et s'engager activement
(sic) dans toutes les phases de ce processus».
Ils «sont appelés à
remplir plusieurs rôles et fonctions en matière de
consultation, de coordination et d'éducation».
Leurs recommandations servent à alimenter les plans d'action
qui sont élaborés entre la police et les municipalités
membres de la CUM.
Or donc, seuls ceux
idéologiquement fiables, c'est-à-dire pensant comme la
direction du corps policier, y sont acceptés. Ici, la
diversité des opinions n'est pas tolérée. Qui ne
pense pas comme nous est contre nous. La pensée uniformisée.
Gros accroc à la démocratie. La remarque n'a rien
d'anodine. Bien qu'ils ne dévoilent pas les projets qu'ils
réalisent conjointement avec la police, on sait désormais
en quoi ils consistent : la partie récit de ce livre nous
en donne une très bonne idée, d'où son
importance. Ces interventions sont effectuées à
l'extérieur du cadre de la Loi des lois, la Charte canadienne
des droits et libertés.
Traduisons aussi deux
autres éléments de l'énoncé : «tracer
un portrait détaillé de la collectivité»,
signifie tracer celui de chaque citoyen ; «s'engager
activement dans toutes les phases du processus»,
implique la filature, l'infiltration et, si nécessaire, la
déstabilisation psychologique des citoyens : là,
on ne parle pas «d'éducation»,
mais de rééducation… clandestine et illégale.
(La suite demain)
News du mercredi 23 Juillet 2008
■ J'oubliais (suite de l'article
précédent)
17H47 – Téléchargez le
Mini-guide, sortez-en quelques exemplaires sur votre imprimante et...
ensuite expédiez les à des flics. Vous n'êtes pas
tenu de vous identifier puisque vous n'enfreignez aucune loi, ne
faites que propager le message de la non-violence (physique et
psychologique) et de la paix dans votre quartier, votre village,
votre ville.
Les flics aussi ont besoin d'être éduqués.
Surtout ceux ne portant pas l'uniforme, les civils des deux sexes,
hommes et femmes. Si vous connaissez de leurs collabos, faites de même. En prime, vous faites progresser la démocratie. Génial, vous trouvez pas ?
■ Comment résister à
la tentation de la violence...
17H18 – ...ou comment devenir
non-violent. Voici 10 bonnes occasions de devenir non-violent. Un jeu
amusant où vous avez des choix à faire. À la fin
de chacune des étapes, on vous indique si vous aviez opté
pour la bonne approche ou, le cas contraire, ce que vous auriez dû
faire. Pour
commencer cliquez sur le chiffre 1.
À la fin de votre test,
profitez-en pour visiter le site éducatif sur la
non-violence, qui vous a proposé le jeu. À une
autre adresse du même site, des photos et des textes. Et dans
le bas de la page, on vous offre de faire l'achat (1,50 euros) du
Mini guide
à la formation de la non-violence. C'est pour une bonne cause,
alors... téléchargez-le sur votre ordi.
■ Pas de stars, rien
que du monde ordinaire
13H43 – Contrairement à ce
qu'on pense, il faut peu de choses pour amuser le monde. Le festival
des Hétéroclites
de Saint-Lo, en France, le prouve. Le citoyen peut s'inviter sur une
scène et exécuter son petit numéro, un petit
auditoire à ses pieds. Il y a aussi quelques pros.
Hétéroclite et
anticonformiste font bien la paire. Le moment rêvé de
sortir des stéréotypes et pour les jeunes talents de se
produire en public. Sans se soucier de ce que les gens penseront, la
complicité étant évidente. Ils sont tous là
pour s'amuser.
Dans la page s'affichant, en bas
l'écran, d'autres vidéos. Cliquez sur chacun des
éléments listés sous le titre d'AVEZ-VOUS DÉJÀ
VU CES REPORTAGES?
■ Vous avez tourné
un film sur les droits de l'homme? – Ainsi qu'il le fait chaque
année, le Festival International du Film des Droits de l'Homme
de Paris lance un appel à canditatures pour son édition
de 2009, qui aura lieu du 3 au 10 mars prochain. Pour en savoir
davantage sur l'inscription,
allez sur son site.
■ USA : projet
d'encadrer la spéculation sur le pétrole – Le projet de loi, selon les
démocrates, vise notamment à imposer des limites aux
joueurs du marché qui achètent des contrats à
terme sans avoir l'intention de prendre livraison du liquide. Lisez
l'article du journaliste François
Desjardins du quotidien Le Devoir.
PS : En somme, des spéculateurs
qui se remplissent les poches au passage sans toucher au produit.
■ Résoudre
les problèmes sociaux? Dépendant
de la manière dont on s'y prend, oui – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Sauf erreur, les membres d'un seul
de ces «comités aviseurs des
partenaires » ont osé jusqu'à
présent sortir de la pénombre : ceux du poste de
quartier 20 de la police.
Nommons les : Christian
Paquin, travailleur communautaire du CLSC Métro (fonctionnaire
du gouvernement du Québec) ; Albert Wener, président de
l'Association du village Shaughnessy, un OSBL très impliqué
dans la prévention, son site Web est des plus
explicites (www.shaughnessyvillage.org)
; Sheila Laursen, directrice des programmes communautaires au YMCA
(Young Men's Christian Association), organisme caritatif (relatif
à la vertu chrétienne charitable)poursuivant cinq objectifs dont l'éducation et la
prévention (www.ymcamontreal.qc.ca)
; Luc Casavant, de Sécurité Trizec de la Place
Ville-Marie (agence de sécurité privée) ; Donna
Loupret, directrice de la sécurité à l'Hôtel
Intercontinental (sinon associée à une agence de
sécurité privée, en tout cas spécialisée
en la matière) ; et Marc Parent, le commandant du poste de
quartier 20 de la police.
Pas beaucoup de
monsieur-madame-tout-le-monde au sein de ce comité. Surtout
pas d'organismes voués à la défense des droits
et libertés ou luttant contre la brutalité policière.
Est-ce également le cas des 48 autres comités ?
Faudrait voir…
Comment a-t-on appris ces noms ? Le 15
janvier 2000, ses membres ont cosigné dans La Presse une
lettre de protestation contre un article de la journaliste Isabelle
Hachey traitant de la hausse importante de la répression
policière à l'encontre des sans-abri : «Nous
estimons que la conclusion que vous tirez, tout comme le titre de
votre article, sont alarmistes et ne correspondent pas à notre
réalité, écrivent-ils.
Les nombreux projets qui se réalisent en partenariat avec les
organismes de la communauté et le SPCUM
(police de l'île de Montréal) démontrent
qu'il y a véritablement un souci du Service de police de
contribuer à résoudre des problèmes sociaux
pouvant avoir une incidence sur la criminalité, contrairement
aux propos cités dans votre reportage.»
Tout le monde est d'accord avec le but visé, dépendant
de la manière dont on s'y prend pour l'atteindre… D'où
cette interrogation sur la responsabilité sociopolitique des
membres des 49 «comités aviseurs
des partenaires».
Savent-ils ce qui se
passe dans l'underground policier ? S'ils l'ignorent, ils ignorent
aussi les impacts des projets qu'ils implantent sur le terrain. Par
contre, s'ils le savent, et c'est le cas de celui du poste de
quartier 20, la presque totalité de ses membres étant
liés à la sécurité, ils endosseraient
donc ce que décrivent le récit et la partie analyse de
ce livre : omniprésence des civils et collabos, filatures,
infiltrations et déstabilisations psychologiques, atteintes
aux droits fondamentaux, dont l'affaire de l'homme en rose, etc. La
journaliste Hachey avait donc parfaitement raison de rapporter ces
faits. On élaborera davantage plus loin. (Suite demain)
News du mardi 22 Juillet 2008
■ Photos : de l'inédit – Dans les pages s'affichant,
les photos sont un peu plus bas. Utilisez l'ascenseur.
Graffitis
différents de ce qu'on voit habituellement
Transformer des buissons et arbustes en
personnages
Photos surréelles
Maisons décorées
de Buenos Aires
Scupltures
érotiques d'Espagne
■ Angleterre : la surveillance
vidéo, un échec? – Selon Mike Neville,
responsable du bureau des images de Scotland Yard, les infos
provenant des 65 000 caméras londoniennes n'ont permis
d'élucider que 3% des vols commis sur la voie publique. Le
site libertesinternet
rapporte aussi que le ministère de l'Intérieur y avait
consacré 80% du budget anti-criminalité, soit environ
630 millions d'euros entre 1994 et 2004.
PS : L'expérience m'a appris
qu'il faut toujours prendre avec des pincettes les infos transmises
par la police. Dans ce cas-ci, il peut s'agir d'une tentative de
faire croire aux Londonniens qu'ils n'ont rien à craindre de
la présence d'autant de caméras, que la police, tout le
monde sait ça, ne chasse que les criminels. Alors, qu'on sait
très bien que sa tache principale, et cela peu importe le
pays, est de contrôler et nettoyer socialement puritainement et
politiquement incorrects.
Les policiers préposés
aux écrans ne sont pas centralisés en un seul endroit.
La surveillance sur écran est répartie selon le nombre
de postes de police, chacun surveillant les citoyens de son propre
secteur. Et la politique de n'importe quel directeur de corps
policier est de faire en sorte que ses civils, hommes et femmes,
prennent racine dans chaque secteur.
Seule façon d'arriver à
connaître tout le monde et d'enrichir quotidiennement les
dossiers de chacun, dans sa mégabanque informatisée. Ce
qui serait impossible si la surveillance était concentrée
à un seul lieu : les préposés aux écrans
ne pourraient pas identifier les citoyens d'une Cité aussi
populeuse.
■ Le chat de Simon... – ...fatiguant comme ça
ne se peut pas. Animation très
drôle!
■ Ça vous tente d'aller
petit déjeuner... – ... sur le Queen
Mary 2, le plus long et le plus beau paquebot de la planète,
dit-on? Les repas doivent coûter la peau des fesses. Apportez
votre tirelire, au cas-z-où. Remarquez, si vous n'avez pas
suffisamment d'argent, vous pouvez toujours offrir en contrepartie de
laver la vaisselle, passer l'aspirateur partout dans l'immense
salle à manger, nettoyer les coursives, etc. Vidéo (06:03) prise lors de son
accostage à Sherbourg, en France.
■ Le taux de la criminalité
au Canada – Le journaliste Yves Boisvert
du quotidien La Presse met points sur les i et barres sur les t.
Depuis qu'il est aux commandes des affaires judiciaires et des
bavures policières, il a apporté un souffle neuf, dont
notre démocratissouillée avait grand besoin. En voilà
au moins un qu'on ne pourra pas soupçonner d'être de
connivence avec la police et certains procureurs de la couronne, dont
le rôle est de porter ou non des accusations.
Il faut se méfier, écrit-il,
des statistiques sur la criminalité. Elles dépendent
des dénonciations des gens et des actions policières...
Lisez la suite
de son article ici.
■ La
police et ses innombrables collabos – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Revenons sur cet énoncé selon lequel le Comité
exécutif «exerce
sur la police de la CUM la même autorité qu'à
l'égard des autres services de la CUM».
Cols blancs et bleus de l'organisme exécutaient les tâches
que leur désignait, par l'intermédiaire des directeurs
des différents services, la présidente Danyluk. Si
certaines n'étaient pas exécutées à sa
satisfaction, le directeur du service concerné défilait
devant elle, était instamment prié de redresser la
situation.
Mais ce qui était
correct notamment dans les cas du transport en commun et de
l'environnement, l'était-il tout autant dans celui de la
police? (Je soulève la question tout en sachant que
l'autonomie policière n'est pas souhaitable. Du reste, la
gestion de la police par le pouvoir ne l'est pas plus. Seul un
organisme indépendant devrait en contrôler les activités
quotidiennes.) Notons que, selon le docu, les commandants des postes
de quartiers doivent maintenir «une
liaison étroite
(sic)» avec les maires et conseillers municipaux du
territoire de la CUM. En outre, ils transmettent périodiquement
aux autorités municipales un rapport de leurs activités.
(NDLR : On a vu plus haut ce que vaut l'auto-évaluation.)
Les
élus ne sont pas les seuls, les différents services
municipaux sont également des intervenants de premier choix,
qu'il faut associer aux actions de la police, y lit-on aussi. Des
services comme ceux des travaux publics, des loisirs, des parcs et du
développement communautaire constituent un précieux
apport dans l'identification des problèmes et de leurs causes,
dans le choix des stratégies visant à rendre
l'aménagement urbain plus sécuritaire et la mise en
oeuvre des solutions retenues.
Ce qui semble bien être la
norme partout en milieu municipal. Ainsi, dans les petites
municipalités rurales, des pompiers volontaires, de même
que d'autres employés, participent à des activités
policières. Les incendies y sont assez rares, comme les crimes
du reste, alors ils s'adonnent à différents petits
boulots, dont celui d'agents assermentés, à l'insu, va
sans dire, de la population, qu'ils infiltrent. Ce n'est pas tout car
il y en a d'autres qui viennent s'ajouter à la liste.
En 1992, la police de l'île de Montréal
a jeté les bases du partenariat en créant des «comités consultatifs communautaires». Ceux-ci regroupent l'ensemble des acteurs clés sur
les plans économique (NDLR : Dirigeants d'entreprises),
éducatif, social, communautaire, etc., et définissent
les besoins des collectivités locales en matière de
sécurité publique : Comité d'action femmes et
sécurité urbaine (CAFSU), TANDEM, les CLSC, etc. On n'y
cite que ces trois organismes, cependant ils sont plus nombreux,
comme l'indique l'et caetera.
Ensemble, ils réalisent des projets conjoints.
Chacun des 49 postes de police de l'île de Montréal en
est-il doté ? Tout semble l'indiquer. S'y ajoutent les 49 «comités aviseurs des partenaires». Ils sont composés d'organismes sociocommunautaires à
but non lucratif défendant les intérêts des
aînés, des familles monoparentales, des jeunes, de
communautés ethnoculturelles, de représentants du
milieu scolaire, des loisirs ou des affaires sociales. Le document
n'en mentionne pas les noms. Préfère-t-on oeuvrer en
cachette? (Suite demain)
News du lundi 21 Juillet 2008
■ La créativité n'a
pas de limite – La musique électronique
en est l'un des nombreux exemples. Aucun instrument classique, que
des boutons sur lesquels on appuie ou qu'on tourne et des manettes
qu'on pousse à fond ou pas. Sur l'écran une orgies de
couleurs et de formes. Sur
ce site, plein de trucs susceptibles de vous intéresser,
dont de bonnes animations. Y'a du stock, comme on dit. Prenez le temps de
tout voir.
■ Comment expliquer que les élus
laissent encore la police en civil agir en toute
impunité? – Je l’ai déjà
dit : les élus sont nuls en matière policière.
Cependant, je n’arrive pas à croire qu’il ne s’en trouve
pas au moins quelques uns sachant ce qui se passe sur le terrain.
Idem de certains fonctionnaires occupant des postes clés
depuis des lunes au sein des ministères de la Sécurité
publique (responsable de la police) et de la Justice, tant au
gouvernement du Québec qu’à celui du Canada. Il est
impossible qu’aucun d’eux ne soit pas au courant de la situation.
D'autant plus impossible qu'il y a
quelques mois, j'ai envoyé par courriel à chacun
l'adresse de mon site accompagnée de quelques paragraphes
explicatifs de mon enquête de plus de six ans sur les activités
clandestines illégales des civils et de leurs collabos. Tous
les députés du parlement canadien et de celui du Québec
l'ont reçu. Tous, sans exception.
Alors, je cherche à comprendre
pourquoi ceux qui savent se taisent. Pourquoi ils ne font rien pour
protéger les citoyens des incalculables atteintes aux droits
dont ils sont la cible quotidienne des policiers et policières
en civil ainsi que de leurs collabos. Entente tacite entre pouvoir
politique et police ? Occupez vous de vos affaires et s’occupera
pas des vôtres….
Pourtant, il suffirait de peu de mesures pour contrôler les
activités clandestines de la police. D'abord, la création
d'un conseil de contrôle permanent (NDLR : Neutre, indépendant
du pouvoir et de la police), ainsi que le recommande le rapport de la
Commission d'enquête chargée de faire enquête sur
la Sûreté du Québec : celle-ci était
présidée par le juge Lawrence A. Poitras. (Rapport
de la Commission d'enquête chargée de faire enquête
sur la Sûreté du Québec -Les Publications du Québec, décembre 1998
- Cette
Commission a tenu des audiences publiques pendant 192 jours, publié
5 volumes d'au-delà de 2 770 pages, 2 CD, sans compter
les 55 000 pages de notes sténographiques et 65 000
pages de preuves et documents)
Ensuite, une ligne téléphonique
sans frais et protégée qui permettrait aux citoyens et
aux policiers de dénoncer auprès du conseil de contrôle
des illégalités commises par des flics en uniforme ou
en civil. Voilà, c'est tout, rien d'autre. Je signale que dans
sa lutte anti-tabac le gouvernement du Québec a mis en place
une ligne téléphonique du genre à la disposition
des non-fumeurs. Lorsqu'il s'agit de mater les citoyens, les élus
n'hésitent un instant à passer à l'acte. Et qu'il
contrôle tous les membres de la fonction publique, sauf ceux
officiant comme policiers.
■ Spéculation
sur la faim ―
C'est à la bourse alimentaire de Chicago, USA, que le prix de
denrées aussi essentielles que le blé est fixé.
Les spéculateurs ont mis la main sur le...pain. Depuis, dans
les pays pauvres, gagner son pain quotidien nécessite
davantage de sueur sur le front qu'avant. Dans
la vidéo (09:00) que vous allez voir, des spéculateurs
s'expliquent.
L'un
dira : «Les
prix ont changé, mais les gens ont toujours besoin de manger,
et ça, ça n'a pas changé.» Un
autre : «Les
fermiers qui craignent que le prix du blé baisse peuvent
vendre ici (à
l'avance)
leur récolte. Du coup, ils se garantissent un prix fixe.»
Un troisième fait une comparaison : «C'est
comme lorsqu'il fait chaud et que le thermomètre est élévé,
ce n'est pas la faute du thermomètre.» Enfin celui-ci... Question du journaliste : «Est-ce
que le prix du blé ne sera pas trop élevé ?
Réponse : «C'est
comme si vous me demandiez si le pétrole est trop cher pour
les voitures. Il faut manger.»
Question : «Vous
ne faites pas de sentiment?»
Réponse : «Non.»
■ La
défunte CUM manquait-elle de transparence? – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Ce qui signifiait que les maires avaient leur mot à dire,
mais, se réunissant moins souvent que ceux de l'exécutif,
que la gestion quotidienne de la police revenait à ces
derniers. Les maires de la Communauté urbaine de Montréal
(CUM), quand ils tenaient leur réunion mensuelle, étaient-ils
informés de toutes les décisions quotidiennes prises
par l'exécutif au cours du mois précédent ?
Pour
répondre à cette question, il aurait fallu assister aux
réunions de ces deux instances et à celles de la
Commission responsable de la police. Celles de la sécurité
publique était la plupart du temps à huis clos, celles
du Comité exécutif toujours à huis clos et
celles de l'ensemble des maires, publiques. Des décisions de
l'exécutif, trop urgentes pour souffrir de délais,
étaient par ailleurs prises par le truchement du téléphone.
Restent les procès verbaux, de brefs résumés de
délibérations qui ne disent pas tout.
La
CUM manquait-elle de transparence? C'est la question que posait
l'environnementaliste Bruce Walker, du groupe STOP, sans
spécifiquement viser la Commission de police. (Éric
Trottier - La
Presse du 10 novembre 1999) Il déplorait la situation lors du
dépôt, en novembre 1999, des budgets des cinq
commissions de la CUM : Administration et Finance, Aménagement,
Développement économique, Environnement et... Sécurité
publique. Il dénonçait que celles-ci se réunissent
de plus en plus souvent à huit clos.
À la suite de cette déclaration, La
Presse avait enquêté et constaté qu'en 1998, des
69 réunions tenues par l'une ou l'autre de ces commissions,
seulement 16 s'étaient déroulées en public. Même
scénario en 1999 : sur 73 réunions, 19 en public, 54 à
huit clos.
Pourquoi donc? Le quotidien
rapportait les propos du vice-président du Comité
exécutif de la CUM, également président du
Comité exécutif de la Ville de Montréal, Jean
Fortier, qui expliquait que, lors de l'une de ces réunions, «il n'y avait que deux représentants des
médias et un seul du public. On en a conclu que bien que
l'exercice soit utile, il ne correspond pas nécessairement à
la volonté des gens de s'y manifester».
Et le journaliste de
souligner que Fortier, comme les autres délégués
de la Ville de Montréal au Comité exécutif de la
CUM, n'est pas reconnu pour être l'un des plus grands partisans
des débats publics. Posons aussi cette question : se
pouvait-il que le huis clos comportait des avantages ? La tentation
de décider en cachette est forte lorsqu'on détient le
pouvoir. (Suite demain)
News du dimanche 20 Juillet 2008
■ Fleetwood Mac... ―
Ça vous dit de quoi? C'est un groupe musical qui a connu du
succès il y a quelques décennies. En début
d'après-midi, suis tombé sur un site où
plusieurs de leurs titres sont disponibles. Je constate que quelques
unes de leurs chansons vieillissent bien. Notamment Dreams
(04:20), Sara (06:25), Go your own way (05:45), Gypsy (04:47),
etc. Je ne les ai pas tous auditionnés, il y a en plusieurs. Si
vous l'entendez pour la première fois, vous allez voir que le
groupe a un style bien enveloppé.
Dans
le bas de l'écran, à la fin de chaque vidéo, des
images et titres s'affichent. Cliquez sur celui de votre choix.
■ Le 90e de Nelson
Mandela (suite) ―
Il est entré dans l'histoire par la grande porte. Nous ne
sommes pas les seuls à l'aimer, plusieurs artistes aussi, dont
Bono de U2, Winehouse, Razorlight, Smith, etc. Des sud-africains lui
ont réservé hier un bel hommage. Entre W. Bush et
Mandela, lequel préférons-nous? Le guerrier ou le
pacifiste?
Des
articles
et vidéos sur 20minutes.fr, colonne de gauche.
■ Un
docu de la CUM qui
est l'équivent d'une loi martiale sans le nom –
(Suite tome 1 de L'Étau Policier)
À l'heure de la prétendue police communautaire, tous
ces élus ne sont pas les seuls intervenants. Faut avoir lu un
certain document de l'ex-Communauté urbaine de Montréal
(CUM) pour appréhender le danger dans toute son amplitude :
La Police de quartier -
Ensemble pour mieux servir -
Communauté urbaine de Montréal et Police de la CUM. Il
est un fait avéré que sur l'île de Montréal,
entre autres endroits, il n'existe plus de distinction entre police
et politique puisque tous deux sont étroitement liés,
le vocable "politique" englobant aussi ceux ne détenant
qu'une parcelle de pouvoir.
Car
il y en a plein d'autres, dont des représentants d'entreprises
privées, d'organismes communautaires, publics et parapublics.
Exposons les faits, en nous référant, notamment, à
ce document qui, on le constatera, est une espèce de loi
martiale sans le nom et appliquée à l'échelle de
l'île. Commençons par le sommet de la pyramide pour
ensuite descendre jusqu'aux sous-fifres d'îlots de quartiers de
la fameuse police communautaire.
Dans
le document, on peut lire que «la
Commission de la sécurité publique
(de l'ex-CUM) demeure
un lieu privilégié de discussion des grands enjeux en
matière de sécurité urbaine et de prévention
de la criminalité». La loi sur l'ex-CUM statuait que le Comité exécutif
devait prendre avis de la Commission de la sécurité
publique, l'une de celles relevant de son autorité,
c'est-à-dire la consulter.
Quelle
était l'instance décisionnelle ultime, les maires
membres de la CUM ou ceux du Comité exécutif les
chapeautant? On trouve la réponse dans le document : le
Comité exécutif «exerce
sur la police de la CUM la même autorité qu'à
l'égard des autres services de la CUM».
(Suite demain)
News du samedi 19 Juillet 2008
■ Quelle belle
générosité... ―
...dans les paroles de cette Légende
d'Automne et le ton attendri de ses interprètes, membres
d'une chorale qui n'est pas identifiée. Il est un peu beaucoup
fort de comparer l'expulsion de la France d'enfants de sans-papiers à
la déportation des enfants juifs durant la dernière
grande-guerre : sur la vidéo, on voit deux écriteaux
rappelant cet événement. Oublions la démesure,
ne retenons que l'émotion.
■ Manu Chao ―
Chanteur de rock alternatif et altermondialiste.
On se rend compte de son engagement social en écoutant son
clip (04:03) : Il pleut au paradis. Suivi ensuite d'une entrevue
sympa
avec lui (04:17).
■ Les
enfants-soldats ―
Le plus illustre en ce moment est sans aucun doute le Canadien Omar
Khadr qui, à l'âge de 15 ans, a été arrêté
par l'armée américaine en Afhganistan. Aujourd'hui, il
a 21 ans et croupit toujours dans la prison de Guantanamo. Et le
premier ministre conservateur Stephen Harper refuse de le rapatrier.
Les libéraux, qui formaient le gouvernement précédent,
n'avaient pas fait mieux.
À
15 ans, on ne va pas à la guerre comme ça. Nécessaire
d'avoir été endoctriné à son insu et
poussé dans le dos. Il y a pire, car il s'agit d'un héritage
parternel, décédé depuis, et particulièrement
lourd à porter.
En
sol palestinien on
embrigade aussi les enfants (vidéo de 07:21), faut bien
assurer la relève, n'est-ce-pas. D'accord total avec la
création d'un État palestinien, désacord total
avec la transformation d'enfants en soldats.
■ Ville de Québec,
la manif anti-guerre ―
J'ai finalement déniché, sur le site indymedia-québec,
deux
des vidéos prises (elles s'enchaînent
automatiquement, la deuxième est meilleure que la première),
début de juillet, lors de la manif anti-militariste tenue dans
la ville de Québec, au Canada. Celle-ci célèbre
cette année le 400e anniversaire de sa fondation. Les
manifestant ont profité d'une parade militaire pour dénoncer
la guerre que mène ce pays en Afghanistan : aujourd'hui, les
médias québécois traitent de la mort
du 88e soldat canadien
: le caporal James Hayward Arnal.
■ Photos sortant
des sentiers battus ―
Plus bas, dans la page s'affichant, utilisez l'ascenseur : les
meilleurs photos en 2007 de l'agence de presse Reuters. Furetez un
peu pour en trouver d'autres et cliquez sur des liens. Vous ferez de
belles
découvertes.
■ De belles toiles – Beaucoup de
peintres. Colonne de gauche, cliquez sur LES
ARTISTES, ensuite sur chaque photo pour les agrandir. Ainsi que
vous le constaterez, il y a des artistes qui sont vraiment
talentueux.
■ Du
danger de l'émergence de petits potentats –
(Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Normandeau et Leighton estiment pour leur part que «les
services de police doivent répondre aux besoins locaux».
(André Normandeau et Barry Leighton -
Une vision de l'avenir de la police au Canada : Police-défi
2000 -
Direction de la police et de la sécurité, Secrétariat
du Ministère du Solliciteur général du Canada,
1990) Il faut que les autorités fédérales et
provinciales interviennent le moins possible, soutiennent-ils.
Notons
que, depuis l'implantation de la nouvelle carte policière du
ministre péquiste de la Sécurité publique, Serge
Ménard, en 2002, la Sûreté du Québec
dessert davantage de petites et moyennes agglomérations ainsi
que de territoires de MRC.
Ce corps policier relevant du Gouvernement
du Québec, y a-t-il danger que ce dernier influe, à
l'insu d'élus municipaux ou de préfets de MRC, sur la
manière dont ces territoires sont policées ? Dans cette
hypothèse, les membres du Conseil des ministres, dont le
ministre responsable de la Sûreté du Québec,
auraient donc de plus en plus d'emprise sur les citoyens, les élus
municipaux et préfets, de moins en moins.
D'après Laplante,
en théorie, police et politique doivent être distinguées
soigneusement et ne doivent surtout pas être trop étroitement
liées. (Laurent Laplante -La police et les
valeurs démocratiques -Institut québécois
de recherche sur la culture) «On
y redoute, par exemple, que les intrusions de la politique dans les
décisions policières se soldent par la diminution des
libertés fondamentales»,
explique-t-il.
Laplante
touche là un nerf sensible. Car nous parlons du danger
potentiel de l'ingérence, directe ou indirecte, c'est-à-dire
souterraine, du Premier ministre du Canada et de son Solliciteur
général, et du Premier ministre du Québec et de
son ministre de la Sécurité publique, dans la gestion
policière, et portant atteintes aux droits fondamentaux.
L'ingérence aussi de maires et de conseillers municipaux de
partout au Québec. Plus explicitement, du danger de
l'émergence de petits potentats fédéraux,
provinciaux, régionaux (MRC) et municipaux. (Suite demain)
News du vendredi 18 Juillet 2008
■ La
haine ― Le titre d'une
fiction décrivant bien une réalité sociale. Pas
seulement celle des banlieues émeutes, en France. Des citoyens
vivant cette situation, il en existe dans la plupart des grandes
cités. Qui sont-ils? Bah! Il y a un peu de tout, un vrai
méli-mélo : pays d'adoption, couleur de la peau, rejet
par les bien nantis, HLM isolés, choc culturel, civils au cul
et collabos qui les harcèlent partout sans arrêt et sans
raison, horizon bouché, etc. Une vie infernale, quoi!
Lorsqu'on visionne ce
film (1H33:44), on a l'impression que son auteur erre, ne sait pas
trop où il va. Détrompons-nous. Il va nulle part parce
qu'il décrit des citoyens qui ne savent pas où aller.
Et comme personne ne les aide à se trouver une route, ils
tournent en rond.
■ Aujourd'hui,
90e anniversaire de Nelson Mandela ―
Le héros de bien de citoyens de cette planète : lutte
anti-apartheid en Afrique du Sud, 27 années passées en
prison, premier Noir à accéder à la présidence
de ce pays, Prix Nobel de la Paix... Sur Wikipedia
vous saurez tout à son sujet.
Cet
anniversaire ne passe pas inaperçu sur le web. Citation de son
ami Desmond Tutu, l'archevêque sud-africain : «Le
monde reste inspiré par l'héritage du colosse moral
qu'est Mandela.»
Sur france24.com,
vidéo et texte de cette journée mémorable. Site
Happy Birth Day
Mandela, où vous pouvez lui rendre hommage. Les
témoignages viennent de partout dans le monde. Dans la page
s'affichant, colonne de gauche, cliquez sur la vidéo, les
souhaits qu'on lui adresse en plusieurs langues. Dans
le bas de la page, explorez CLICK TO SEE FULL LIST OF COUNTRIES.
Une
chanson émouvante nous accueille lorsque nous arrivons sur ce
site. Elle est dédiée à notre amis à
tous. Elle est de Jim Kerr : Simple Minds – Mandela Day. Visionnez
le clip
de Kerr (03:42).
■ Les
élus décident de l'ampleur de la répression – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Prévost,
pour y revenir, ajoute que lorsque l'autorité concernée
a donné son accord, la direction (de chacun des corps
policiers du Québec) doit alors faire connaître au
personnel son orientation générale et les objectifs à
court terme qu'il entend poursuivre.
Il
précise que les municipalités ont un pouvoir de
réglementation en matière de santé et salubrité
publique, de décence et de bonnes moeurs, nous confirmant
ainsi ce que nous savions déjà.
Au
Québec, et ailleurs au Canada, la notion de décence et
de bonnes moeurs varie d'une municipalité à l'autre,
suivant l'ouverture d'esprit de leurs dirigeants, maires et
conseillers, ou de préfets de MRC, là où le
corps policier est régionalisé : le préfet
est élu d'entre les maires par les membres du conseil des
maires de la MRC.
Alors
que, du temps où Danyluk chapeautait la CUM, le puritainement
correct était de rigueur partout sur le territoire de l'île
de Montréal, en certains endroits au Québec on faisait
preuve de tolérance. Montréal détenant la
majorité au sein de l'ensemble des municipalités
membres de la CUM, son maire Pierre Bourque devait bien y mettre
aussi sa pincée de sel.
Vignola, ex-directeur de
la police de l'île de Montréal, confirme les propos de
Prévost. (Henri-Paul Vignola -Police, le défi
des années 2000 -Éditions
Stanké) «Dans
notre société démocratique, tout le monde sait
que ce sont les citoyens
(sic) qui
déterminent, par l'intermédiaire de leurs élus,
précise-t-il tout de même, les fonds consacrés à
la police et à la sécurité publique. Ce sont ces
mêmes personnes qui décident, d'une certaine manière,
de l'ampleur que prendra la lutte contre la criminalité. C'est
dans cette ligne de pensée que les objectifs d'un service de
police sont aussi fixés par les autorités civiles qui
déterminent alors les secteurs d'activités essentielles
en fonction de la capacité de payer des citoyens.»
À retenir : ce
sont les élus qui décident notamment de l'ampleur de la
répression. Apportons un bémol en majeur : la très
grande majorité des élus connaissent strictement rien
en matière policière et la police, cachottière
de nature, ne leur dit pas tout, loin de là. (Suite demain)
News du jeudi 17 Juillet 2008
■ Les
compagnies pétrolières sont pas obligées... ―
...de vendre leurs produits aux prix fixés par
la bourse. Pourtant, elles le font. Et elles encaissent des profits.
Elles aiments les pièces sonnantes et trébuchantes :
kling, kling...
Ainsi
Petroplus Holding AG, le plus important raffineur indépendant
et grossiste de produits pétroliers en Europe, qui,
annonce-t-elle dans un communiqué de presse, s'attend à
ce que ses profits du second trimestre dépasse, DE
FAÇON CONSIDÉRABLE, à la fois ceux du
premier trimestre 2008 et deuxième trimestre 2007. Le
raffineur affirme avoir généré un flux de
trésorerie CONSIDÉRABLE....
■ Le
politique intervient dans la planification policière –
(Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Prévost écrit que dans la vie courante, nous planifions
constamment, que ce soit pour organiser un voyage, acheter une
voiture ou changer de logement. (Lionel Prévost -Interventions
policières -Modulo Éditeur)
Une fois notre plan arrêté, nous prenons toutes les
dispositions nécessaires pour le réaliser.
Dans un service
policier, on procède un peu de la même manière.
On a toujours des objectifs à atteindre, explique-t-il :
diminuer les accidents routiers, réduire certaines catégories
de crime, comprimer les frais d'exploitation, etc. Pour atteindre
quelque objectif que ce soit, il faut d'abord analyser ses
ressources, examiner les résultats d'expériences
similaires, évaluer sa situation actuelle et bien définir
les buts qu'on vise.
Cette
planification à long terme, ajoute-t-il, doit être
soumise à l'approbation du ministère du Solliciteur
général du Canada, du ministère québécois
de la Sécurité publique et du conseil municipal, ou de
la municipalité régionale de comté (MRC),
là où le service policier est régionalisé.
Notons qu'il est nécessaire que, en matière budgétaire,
le politique intervienne, car on parle de gros sous, qu'il puise dans
la poche du citoyen.
Suivant
les propos de Prévost, les dirigeants municipaux de l'île
de Montréal ont donc leur mot à dire dans la gestion de
la police. Toutefois, nécessaire de souligner que du temps de
la Communauté urbaine de Montréal (CUM), des élus
municipaux affirmaient que, «sur
le plan opérationnel, c'est le gouvernement du Québec
qui supervise (la
police)». (André Cédilot et Éric Trottier
-La Presse du 26
janvier 2000)
Québec, c'est
en somme le ministre québécois de la Sécurité
publique. Jusqu'à quel point supervisait-il, le ministre? On
ne le sait pas parce que ces décisions étaient prises
par une poignée d'initiés et derrière des portes
closes, à l'abris des oreilles indiscrètes, médiatiques
surtout. Cependant, difficile de croire que les membres du Comité
exécutif de la défunte CUM n'influençaient pas
le ministre. À la Sûreté du Québec, c'est
ce même ministre qui, après avoir établi les
priorités avec le directeur de ce corps policier, soumet le
plan de planification à l'approbation du Conseil des
ministres. (Suite demain)
News du mercredi 16 Juillet 2008
■
Canada : l'insensibilité du premier ministre
Stephen Harper
à
l'égard du jeune Canadien emprisonné à
Guantanamo ―
Il y a six ans, Omar Khadr a été arrêté,
à l'âge de 15 ans, par l'armée américaine
en Afhganistan. En vertu de la convention de Genêve, il aurait
dû être considéré comme un enfant-soldat.
Ces
derniers jours, des vidéos des interrogatoires qu'il a subis
dans la prison américaine de Guantanamo ont été
diffusées dans les médias et sur le web. On l'y voit
pleurer, demander de l'aide. Quel âge avait-il à
l'époque ? On suppose qu'il était dans la quinzaine. Le
premier ministre Harper, entre autres, ne semble pas avoir été
ému par ces appels à l'aide.
Radio
Canada Internationale (RCI) rapporte que la mère d'Omar, Maha
Elsamnah, qui demeure à l'Est de Toronto, au Canada, a vu les
vidéos. Elle s'est sentie impuissante : «Mon
fils m'appelle à l'aide et je suis assise ici. J'ai pleuré.
J'ai dit : Mon Dieu, répondez à son appel. Je ne peux
le faire. J'aimerais pouvoir lui répondre.»
Lisez
l'article de RCI. Visionnez
une partie des interrogatoires qu'Omar a subis. Interrogé
au Téléjournal de RCI, le sénateur Roméo
Dallaire, lieutenant-général à la retraite
de l'armée canadienne, réagit à la diffusion des
vidéos d'Omar.
■ Violence lors du G8 de juillet 2001, en Italie 15
policiers condamnés à des peines de prison ― Les peines vont de 5 mois à 5
ans. On se souvient que lors de ce G8, tenu à Gênes,
Carlo Giuliani, un manifestant de 23 ans, avait été tué
d'une balle. Trois procès : deux contre des flics, l'autre
contre des manifestants. Lisez l'article dans le journal Le
Monde. Vidéo
(09:38) d'une partie des événements. Ici,
des policiers italiens s'acharnent
sur un manifestant.
■ Vital de savoir qui décide de
réprimer les citoyens !
Est-ce la police ou les élus? – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Qui
dirige véritablement la police de l'île de Montréal,
la Sûreté du Québec ou tout autre corps policier
de la planète ? La question vaut vraiment la peine d'être
posée parce que, selon Laplante, le ballet entre politiciens
et policiers laisse la Société civile avec l'impression
qu'elle n'a pas à savoir où se situent les vrais
centres de décision. (Laurent Laplante -
La police et les valeurs démocratiques -
Institut québécois de recherche sur la culture) Tout
cela compose un tableau fort peu démocratique, juge-t-il.
En effet, il est vital de savoir qui décide de
réprimer les citoyens. Car les électeurs peuvent
toujours, face à une police trop répressive à
leur gré, faire disparaître par voie électorale
les personnes responsables de l'excès. Une fois débarrassés
des lois indésirables et des élus qui les avaient
adoptées, les citoyens peuvent exiger des élus suivants
qu'ils donnent à la police un encadrement législatif
différent. Il s'agit d'un incontournable si les citoyens
veulent continuer de vivre dans pays démocratique.
Dans ce chapitre, je traiterai surtout de
l'administration de Vera Danyluk qui, au cours de mon enquête
de deux ans et demi à Montréal, occupait la présidence
du Comité exécutif de la Communauté urbaine de
Montréal (CUM) et était responsable de la police. Et de
Pierre Bourque, alors maire de Montréal, une ville membre de
la CUM.
À cette époque du tandem Danyluk-Bourque,
le gouvernement péquiste de Lucien Bouchard et son ministre de
la Sécurité publique, Serge Ménard, régnaient
au Québec. Complétons le portrait en ajoutant à
la liste le gouvernement fédéral libéral de Jean
Chrétien, qui trônait au sommet de l'hiérarchie
politique du Canada.(Suite demain)
News du mardi 15 Juillet 2008
■ Le
Mosaïkafé ― Ce
café associatif de St-Martin d'Hère, en France, est le
point de départ de la compréhension des objectifs
ciblés par les responsables du site où je vous amène,
qui est notamment celui de regénérer la vie sociale.
«Le
Mosaïkafé c'est pas mieux qu'ailleurs, c'est autre chose
qu'ailleurs».
Car il répond à ce besoin de sortir de chez soi,
d'aller à un endroit pour communiquer, créer des liens
sociaux, apprendre à accepter les différences
culturelles : 50%
de la clientèle issue de l'immigration est italienne,
portugaise, magrébine, laotienne, etc.
Le citoyen n'est pas obligé de consommer : il peut lire son
journal s'il en a envie. Ce resto d'un genre particulier améliore
la vie des gens du quartier.
Dans un premier temps,
visionner la vidéo
(24:11), titre : Histoire de liens. Ensuite, explorez les différents
menus affichés au sommet de la page : Capacitation, réseau,
livrets, rencontres, feuilles, groupes, karavane. Vous y découvrirez
un monde auquel vous ne vous attendez peut-être pas : des
collectifs qui interrogent et croisent leurs pratiques pour renforcer
leurs actions solidaires et citoyennes. Ici et là, vous aurez
accès à d'autres vidéos.
■ France : «La géolocalisation des
personnes se développe de façon faramineuse» ―
La Commission nationale informatique et libertés (CNIL) «croule
sous les demandes de contrôle par biométrie et
vidéosurveillance,
déclare son président Alex Türk dans
une entrevue au journaliste Bernard Le Solleu, d'Ouestfrance.fr.
Je
ne dis pas cela pour affoler, mais je crains que l'on se réveille
un jour dans une société différente.»
Il compare le phénomème à une «montée
des eaux dont l'opinion ne se rend pas compte».
PS
: Et au Canada? Dans les médias on en parle si rarement qu'on
a l'impression que le niveau de l'eau est nettement plus bas. On
n'aurait donc pas à s'inquiéter?
■ La
police communautaire? Carrément de la fausse
représentation! – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Résumons-nous. La police n'a de communautaire que
le nom. Elle utilise cet écran de fumée pour s'investir
davantage dans des activités clandestines inavouables, parce
que portant régulièrement atteintes aux droits des
citoyens. Carrément de la fausse représentation.
Pourquoi ne pas avoir dit franchement à la
population que la criminalité relève de la police
classique, et que le reste relève de la pseudo police
communautaire. Pouvoir et police avaient besoin de cet alibi, qu'est
la criminalité, pour entraîner derrière eux les
citoyens doués pour le mouchardage. Il leur fallait un monstre
pour susciter l'adhésion citoyenne.
Redisons-le : la principale activité de la
police se résume à contrôler et nettoyer
socialement tout ce qui dépasse dans la société,
et accumuler des renseignements sur ce que pense, dit et fait chaque
citoyen. Cela a très peu à voir avec la criminalité,
tout à voir avec Big Brother et Big Sister, et leurs frérots
et sœurettes, tous des citoyens de droite fanatiques de la police,
de l'ordre et du conformisme. Voilà la partie immorale du
travail de la police en civil, et elle s'y investit massivement.
Mais de cela, la quasi totalité des journalistes
et éditorialistes n'en traitent jamais, parce qu'ils ne le
savent pas. Et ceux qui savent se taisent. Pointons du doigt en
particulier certains journalistes spécialisés depuis
des lunes en matière de faits divers policiers. Ils la ferment
parce qu'ils sont plus près de l'Étau policier que de
l'État de droit, plus près de la police que du citoyen.
D'autant que celle-ci les récompense de leur silence en les
alimentant de scoops. Cette collaboration journalistique existe dans
tous les pays. (Suite
demain)
News du lundi 14 Juillet 2008
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
Les seules statistiques fiables
sur la criminalité
sont celles des tribunaux, pas
de la police
Copyright
00H00 – (La suite d’hier) Cantin
confirme que la hausse des infractions ne correspond pas
nécessairement à une croissance effective des délits.
(Serge Cantin -
Traité des problèmes sociaux -
Institut québécois de recherche sur la culture -
Synthèse de l'ouvrage collectif sous la direction de Fernand
Dumont, Simon Langlois et Yves Martin) Elle peut traduire aussi, et
le cas de la violence conjugale serait à cet égard
éloquent, une intensification de leur mise en visibilité,
attribuable non seulement à une plus grande détermination
des victimes à dénoncer leurs agresseurs « mais
à une tendance sociale beaucoup plus profonde relevant d'une
judiciarisation de plus en plus poussée de la vie privée
».
Pieres, pour revenir à ce chercheur, est en outre
d'avis qu'on peut raisonnablement accepter que les actes les plus
graves - tuer, commettre des attentats à la bombe, faire un
vol de banque, etc., énumère-t-il - soient vus comme «
plus rares » et
que ceux qui les pratiquent à plusieurs reprises soient encore
davantage représentés comme faisant partie « d'un
petit nombre de cas ».
De fait, les
seules statistiques valables sont celles émanant des
tribunaux. C'est là que débouchent toutes les
accusations portées par la police, qui n'arrête pas que
des coupables. C'est là qu'on juge qui l'est et ne l'est pas.
Et, à la différence des colonnes de chiffres anonymes
des statistiques policières, elles sont vérifiables,
car on peut se référer aux archives judiciaires.
Il est vrai que cela nécessite de la recherche,
car ce n'est pas du tout cuit dans la bouche comme les statistiques
policières, que n'importe quel as reporter peut obtenir
facilement. Entre la becquée et la recherche, la différence
est de taille. Quand se décidera-t-on à comparer
annuellement statistiques policières et statistiques
judiciaires ? Pas d'autre façon de faire le bilan annuel des
bons coups de la police, et de ses mauvais également. (La
suite demain)
News du dimanche 13 Juillet 2008
■ Jusqu'où peut
mener le capitalisme sauvage
sans
conscience sociale? ―
En vous présentant un film sur la crise des années
2001-2002 en Argertine, je veux surtout pas vous laisser croire que
c'est ce qui nous attend, avec l'effondrement du marché de
l'immobilier, la hausse continuelle du prix de l'essence, des
denrées, etc. Et l'effet domino potentiel de tous ces éléments
combinés sur l'ensemble du système économique.
Surtout
pas, parce que j'en sais rien. Pourtant, je lis quotidiennement des
news en traitant. Je vois bien qu'on me dessine à l'horizon un
nuage gris. Va-t-il seulement pleuvoir, y aura-t-il un coup de vent,
une tornade, un ouragan?
Par
contre, comme peut-être certains ou plusieurs d'entre-vous, je
constate que les gouvernements occidentaux ne veulent pas encadrer la
spéculation sur le pétrole, matière première
essentielle au développement économique et social : les
biocarburants et la voiture électrique, je veux bien, mais ils
ne sont pas encore disponibles. S'en dégage l'impression que
les spéculateurs, au nom de l'appât du gain, peuvent
faire n'importe quoi, qu'ils ont droit de passage partout, à
l'image de ce tank
USA dans une ruelle de l'Irak : capitalisme, pétrole et
guerre sont intimement liés.
J'en
viens finalement à la crise économique de l'Argentine.
Vous allez voir ce qui se produit lorsqu'un gouvernement s'éloigne
de sa mission sociale auprès des citoyens et laisse les portes
grand ouvertes à la sauvagerie capitaliste.
Tout
est en espagnol dans cette vidéo
d'1h54:06. Les images sont explicites, vous allez comprendre
rapidement ce qui se passe, ainsi que j'ai compris sans posséder
cette langue. Néanmoins, je vous suggère de consulter
préalablement Wikipedia
où vous aurez accès à un bref contexte : dans la
page s'affichant, lisez tout ce qui a trait aux années
1995-2002.
■ Les
religions contre les femmes ―
Un bon texte du philosophe français Michel
Onfray.
D'abord,
une mise en garde. Oubliez l’image que vous avez peut-être du
philosophe académique. Onfray en est tout le contraire. Lui,
il s’intéresse au quotidien des humains. Du reste, il a
refusé l’enseignement de la philo, telle qu’elle est
enseignée dans les maisons de grand savoir. C’est la raison
pour laquelle il a rompu avec elle et fondé l’Université
populaire de Cain, en France. Les cours y sont gratuits et sans
diplômes. Il veut sortir la philo du ghetto où elle se
trouve.
Ses
qualités, ou c’est selon : matérialiste, athée,
prône l’hédonisme, la liberté sous toutes ses
formes. Les religions sont pour lui des instruments de domination,
avec leur hypothétique paradis, d’où personne n’est
encore revenu nous dire qu’il existe. Alors que la philo libère
et aide l’humain à affronter son destin, les deux pieds dans
la réalité des faits.
Cela
étant dit, voulez-vous un aperçu avant d'aller sur le
site que je vous recommande à deux mains ? Bon, ok, puisque
vous insistez...
À
ceux qui verraient dans le bouddhisme une religion moins brutale et
plus ouverte au sentiment d'émancipation, Onfray rappelle
quelques préceptes de la Précieuse Guirlande des avis
au roi, que le Dalaï Lama ne dédaigne pas de citer et
d'approuver dans son ouvrage, Comme la lumière avec la flamme
:
L'attirance
pour une femme vient surtout
De
la pensée que son corps est pur
Mais
il n'y a rien de pur
Dans
le corps d'une femme
De
même qu'un vase décoré rempli d'ordures
Peut
plaire aux idiots
De
même l'ignorant, l'insensé
Et
le mondain désirent les femmes
La
cité abjecte du corps
Avec
ses trous excrétant les éléments
Est
appelée par le stupides
Un
objet de plaisir
■ La criminalité une
réalité-non-mesurable-par-les-chiffres – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Abordons
un autre volet relatif aux taux de criminalité. Alvaro
Pieres, du Département de criminologie de l'Université
d'Ottawa, affirme que les illégalismes vont toujours demeurer
une réalité-non-mesurable-par-les-chiffres –
les traits d'union sont de Pieres. (Traité
des problèmes sociaux -
Institut québécois de recherche sur la culture -
Ouvrage collectif sous la direction de Fernand Dumont, Simon Langlois
et Yves Martin, 1 164 pages, 1994)
Et cette impossibilité n'est pas seulement due à
une insuffisance de nos instruments de mesure ni au fait que la
justice et les groupes sociaux ne soient pas stables à l'égard
des plaintes. Elle est aussi théorique parce que reliée
aux particularismes du concept de crime et du phénomène
de la transgression. Qu'il suffise de rappeler ici, argumente-t-il,
que les frontières de ce concept sont floues, inconsistantes
et se modifient selon nos représentations de chaque conflit.
Ainsi, le nombre de voies de fait peut augmenter, pas
parce que le nombre d'agressions physiques est à la hausse sur
le plan phénoménal, mais tout simplement parce que
certaines agressions sont devenues maintenant des crimes alors
qu'auparavant elles n'en étaient pas. Si l'on compare deux
périodes différentes dans les statistiques, on ne
compare pas seulement le phénomène dans deux moments
différents, mais aussi deux mentalités possiblement
différentes.
Il soutient que c'est un mythe que de vouloir estimer, à
partir des statistiques officielles, l'augmentation ou la diminution
processuelle de la criminalité dans son ensemble. Au plus,
peut-on élaborer, à l'aide d'hypothèses
théoriques et d'indicateurs empiriques divers, des conjectures
à l'égard de la qualité de vie en général.
(Suite demain)
News du samedi 12 Juillet 2008
■ Alain
Bashung et Noir Désir ―
J'aime ce qu'ils font. Deux vidéos de Bashung : Tant
de nuits (04:19) et un clip de son dernier album (Bleu pétrole)
: Je
t'ai manqué (03:39). Enfin, une de Noir Désir,
qu'on ne voit plus, malheureusement : Le
vent nous portera (04:43).
■ Vous
aimez la mer et
les bateaux à voile ? ―
Si c'est le cas, je vous ai trouvé un beau site : l'actualité
Brest 2008, rétro nautique. Un dizaine de vidéos
suffisamment longues pour vous rassasier, incluant un diapo. Elles
n'attendent que vos clics pour vous en mettre plein la vue. Prenez le
temps de bien l'explorer. Par exemple, cliquez au sommet de la page
s'affichant, vous allez avoir accès à une. Dans cette
même page, un peu plus bas, 9 autres. Examinez de plus près
aussi la colonne de droite, y'en a.
Pas
de flafa, pas de star non plus, que des gens simples dans le plus beau sens du
terme, qu'on écoute parler avec plaisir.
■ La
nationalité française refusée
à une musulmane en burqa ―
En premier instance, le Conseil d'État le lui avait refusée,
« par
défaut d'assimilation».
Elle en avait appelé de cette décision, qui a été
maintenue : «
sa
pratique radicale de la religion
» est «
incompatible
avec les valeurs essentielles de la communauté française,
et notamment le principe d'égalité
des sexes
».
PS
: Peu importe la religion pratiquée, le croyant doit respecter
la loi de son pays d'adoption.
■ Berlin
serait l'une des villes les
plus libres de l'Occident ―
Cette grande cité est pauvre : l'intégration de la
défunte Allemagne de l'Est a coûté la peau des
fesses. Par contre, elle a su développer sa matière
première : la créativité. Tout a commencé
avec la société bohème, composée surtout
de jeunes adultes qui avaient envie de bouger. Aucune subvention. Des
appartements à prix abordables, une ambiance propice à
la débrouillardise. Liberté et créativité
ont fait le reste.
Aujourd'hui
on y compte 6 000 artistes connus, plus de 400 galleries. Et Berlin
est devenue une ville phare sur le plan des arts. Elle n'attire pas
seulement beaucoup d'artistes de l'étranger, une clientèle
argentée aussi venant des USA, de l'Angleterre, même de
Russie. Avant c'était New York et Londres, dit-on, aujourd'hui
c'est Berlin. Et les tenues et coiffures les plus extravagantes
semblent ne déranger personne, même pas la fameuse coupe
punk rose bonbon, appelée ici, au Québec : la coupe
mohawk.
La
liberté, une source de développement essentielle. Voilà
une belle leçon aux petites et moyennes agglomérations
n'allant nulle part, absorbées qu'elles sont à
contrôler et nettoyer socialement les citoyens cherchant à
se distinguer des autres. Finalement, elles n'ont que ce qu'elles
méritent : citoyens sur le bs et chômeurs. Un maudit bel
avenir! Félicitations pour votre beau travail!
Berlin,
pauvre et sexy ARTISTIQUE : vidéo (52:30)
■ Ménard autorisait-il
aussi le maquillage des statistiques
portant sur la criminalité? – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Les
résultats ont été spectaculaires. Par exemple à
Longueuil, troisième ville en importance au Québec, qui
se proposait d'interdire le virage à 76% de ses intersections,
atteignait, du point de vue du ministère des Transports du
Québec (MTQ) , un taux plus acceptable : 48%. Cependant,
les virages impossibles ne constituaient pas les seuls items de la
directive du ministère.
François Laramée, porte-parole de la
ville : «La réalité
n'a pas beaucoup changé, ce sont les chiffres qui ne sont plus
pareils. Le MTQ nous a proposé de comptabiliser toutes les
approches (NDLR : sans feux de
circulation.) aux intersections avec feux
rouges (…). Il
peut y en avoir trois, quatre ou plus pour chacune, si bien que le
nombre des restrictions n'est plus calculé à partir de
nos 254 feux de circulation, mais à partir de leurs 958
approches.»
Difficile de croire que des fonctionnaires du MTQ aient
pris cette initiative auprès des villes sans en informer
préalablement le ministre Ménard et obtenir son
assentiment. À la suite de la publication de cet article, du
reste, on ne l'a pas entendu protester sur la place publique, et ses
fonctionnaires ont continué leur beau travail. L'idée
venait-elle de lui? Ça, on ne saurait le dire de façon
certaine.
Est-ce que Ménard autorisait aussi le maquillage
des statistiques portant sur la criminalité? La question est
posée. Elles aussi comportent des seuils psychologiques. Une
criminalité qui diminue trop a forcément des
répercutions sur l'emprise psychologique de la police et de
l'hiérarchie politique sur les citoyens. Alors qu'un taux
gonflé, parce que trop bas, maintient ceux-ci dans un état
de peur appréhendée, c'est-à-dire dans un
sentiment d'insécurité constant.
L'inverse est aussi vrai : on peut le diminuer et
attribuer la diminution au concept… de la police communautaire (de
quartier, de proximité, etc.). Et des citoyens, qui prennent
pour du cash tout ce que la police dit, de s'investir davantage dans
la prévention. (Suite demain)
News du vendredi 11 Juillet 2008
■ Le New York
Mercantile Exchange (NYMEX) (suite) ― NYMEX est la plus grande foire d'échange au monde et le premier
forum pour l'énergie et les métaux précieux.
Visitez son site ici :
en anglais seulement. Au sommet de la page, des menus. Cliquez sur
MARKETS. Dans le menu se déroulant, pointez votre flèche
sur ENERGY. Vous aurez accès à des infos notamment sur les produits
pétroliers.
■ Le lien
est fait entre la crise immobilière et
la hausse du prix du pétrole ― On savait qu'aux USA, la crise
immobilière est attribuable aux subprimes : on vendait des maisons à
des gens n'en ayant pas les moyens. Ce qu'on ne savait pas encore,
c'est que la crise immobilière a un effet domino.
D'après
plusieurs experts, les investisseurs traditionnels (banques, fonds
d'investissement, caisses de retraite, etc.), à cause des
pertes subies, ont quitté notamment ce marché pour
celui des matières premières, dont le pétrole.
On parle d'un transfert de capitaux évalué à
près de 100 milliards de dollars. Le pire est qu'à la
bourse NYMEX, où ont lieux ces transactions, tout se fait
électroniquement. Alors, on ne sait pas qui achète
telle matière première et qui la vend.
Signalons
que le Canada a pris dernièrement des mesures afin d'éviter
une bulle immobilière semblable à celle sévissant
aux USA. À compter d'octobre prochain, l'octroi de prêts
hypothécaires sera mieux encadré. Selon Radio Canada
International, l'amortissement sera limité à 35 ans, au
lieu de 40, que de plus en plus banques proposent. Notons aussi que
des 8,4 millions de propriétaires canadiens, 58% paient encore
une hyphothèque, un taux jamais vu depuis les années
1970.
Quelles
que soient les mesures que prennent ou prendront des pays pour
restaurer la confiance du marché immobilier, une question
demeure : les investisseurs traditionnels reviendront-ils? Le
pétrole, par les temps qui courent, en est un autrement plus
juteux que celui de l'immobilier. Reste aussi l'inoubliable souvenir
des pertes : chat échaudé craint l'eau froide.
Posez-vous
individuellement cette question, entre autres : mon gérant de
banque et les gestionnaires de mon fonds de retraite sont-ils devenus
des spéculateurs? Faudra leur demander.
■ Le maquillage des chiffres du
MTQ – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Deuxième
exemple impliquant le même ministre. Il n'a pas trait à
la criminalité mais illustre bien que le tripotage de
statistiques existe au sein du gouvernement du Québec, qui ne
doit pas être le seul de la planète à s'y
adonner. À cette époque, Ménard cumulait les
postes de ministre de la Sécurité publique et celui des
Transports (MTQ). Nous étions en février 2003, à
une couple de mois avant l'implantation du programme du MTQ
permettant le "Virage à droite au feu rouge (VDFR)".
D'après La Presse, l'opération se
présentait mal. (Bruno Brisson -
La Presse du 24 février 2003) Dans la grande majorité
des municipalités les plus populeuses l'approche était
prudente. À l'exception de Gatineau, Laval, Drummondville et
Joliette où le taux des VDFR interdits variait entre 15 et
30%, ailleurs il oscillait entre 60 et 80%. L'opération du MTQ
risquait d'apparaître comme un «risible
fiasco». Le
MTQ a alors entrepris de «maquiller»
les chiffres.
Il a fait parvenir à des villes une directive sur
la façon de calculer le pourcentage des interdictions des
VDFR, incluant une grille uniforme. Plus concrètement, il leur
disait notamment d'additionner dans la colonne des chiffres
dénombrant les intersections où il est permis, celles
aussi où le virage est impossible. Ainsi les intersections où
le conducteur ne peut tourner à droite parce que c'est un sens
unique, ou qu'il n'y a pas de rue. Ce qui a eu pour effet de réduire
le nombre des intersections où ils sont interdits, donc
d'améliorer le score des virages permis et, surtout, de faire
en sorte que ce programme gouvernemental ne tourne pas au ridicule.
La nouvelle méthode visait «le
seuil psychologique» de 50%.
(Suite demain)
News du jeudi 10 Juillet 2008
■ La
prochaine fois... ― ... que vous défilerez
devant un comité de sélection pour l'obtention d'un
job, au lieux de transpirer à grosses gouttes et avoir l'air
d'un quémandeur, essayer donc cette
méthode.
■ Google
Street View : le parcours
du Tour cycliste de France 2008 vu du ciel! ―
Pour le visionner, voici comment
procéder : cliquez sur la vidéo s'affichant. Sur le
site du Tour, plein
de vidéos vous attendent. Moins éreintant de
regarder les cyclistes passer. N'empêche qu'on se dit : «Ha
! si seulement j'avais la capacité physique et l'âge...» On peut même arrêter la vidéo et aller se
faire un sandwich de quatre étages et un café.
■ Québec
: a-t-on le droit de manifester publiquement son désacord
sur la présence du Canada en Afghanistan? ― Les 3 et 4 juillet dernier,
rapporte le journaliste
Bernard Plante de Canoé, des manifestants
anti-militaristes ont été arrêtés par la
police de la Ville de Québec. Une jeune fille libérée
sous promesse de ne pas manifester. Trois jeunes graphitteurs,
menottés et chaînes aux chevilles, libérés
à la condition de ne pas distribuer de tracts et participer à
des activités du Réseau de résistance du
Québécois.
Inquiètes,
la Ligue des droits et libertés ainsi qu'Amnestie
Internationale demandent au ministre libéral de la
Justice, Jacques Dupuis, au maire de la Ville de Québec, Régis
Lebeaume, et au corps policier de faire en sorte que la liberté
d'expression soit respectée.
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
Le ministre Ménard avait
menti
il n'y avait pas eu hécatombe
sur les routes
Copyright
00H00 – (La suite d’hier) Examinons
aussi deux exemples de l'intervention du politique, et survenus alors
que les péquistes étaient au pouvoir. (NDLR : Je ne
peux les présenter ensemble, l'extrait d'aujourd'hui du tome 1
de l'Étau Policier serait trop long. Le deuxième suivra
demain)
En août 2000, La Presse rapporte que le ministre
de la Sécurité publique, Serge Ménard, en a «
beurré épais
» quand il a sommé les policiers de la Sûreté
du Québec de mettre fin à leurs moyens de pression, les
accusant d'être responsables d'une hausse importante du nombre
de morts et de blessés sur les routes. (Martin Pelchat -
La Presse du 13 février 2001) Précisons que ceux-ci,
mécontents de la lenteur des négociations entreprises
pour le renouvellement de leur contrat de travail, ils avaient été
une année complète sans émettre de
contraventions.
Le journaliste ne s'est pas contenté de la
version de Ménard, il en a vérifié l'exactitude
auprès du président de la Société de
l'assurance automobile du Québec ( SAAQ ), Claude Dussault. Il
a ainsi appris que les chiffres du ministre ne provenaient pas de
la... SAAQ. Que disaient ceux de cette dernière ? Qu'il n'y
avait pas eu hécatombe. Que le nombre de décès
avait à peine bougé, 697 contre 694 l'année
précédente. Et que le nombre d'accidents comportant des
blessés graves avaient même diminué de 5%, soit 4
784 contre 5 029 l'année précédente.
Comment expliquer ça ? D'après le
président Dussault, les habitudes de la plupart des
automobilistes sont bien ancrées : « S'ils
font le trajet Montréal-Québec depuis dix ans à
115-120 km/h, ce n'est pas parce qu'il y a une grève qu'ils
vont forcément se mettre à rouler à 160 km/h.
» Il signale aussi que les autoroutes et routes relevant de la
juridiction de ce corps policier sont les éléments les
moins dangereux du réseau routier du Québec. Il ne s'y
produit annuellement que de 7 à 8% de tous les accidents
enregistrés dans la province. (La
suite demain)
News du mercredi 9 Juillet 2008
■ Un monde
sans violence, est-ce possible? ― Même si, honnêtement,
ce n'est pas demain la veille... le contre-discours aux
va-t-en-guerre est nécessaire. Des citoyens luttant pour la
paix contribuent à la conscientisation de la population
lorsqu'ils s'expriment publiquement. Au Canada, à titre
d'exemple, il y a eu quelques manifs contre la participation du
gouvernement conservateur de Stephen Harper à la guerre en
Afghanistan.
Un
peu partout dans le monde, des citoyens adhèrent aussi à
des organismes militant contre la violence, contre la guerre, toutes
les guerres. L'un d'eux est le Centre
des cultures, dont l'approche est particulièrement bien
articulée. Un site bien fait et valant vraiment la peine
d'être exploré : de bons articles, beaucoup de vidéos.
Super intéressant !
Je
vous propose enfin un plaidoyer en
faveur d'une paix croissante. Un tour d'horizon assez complet
qui, bien que remontant à 2005, demeure encore d'actualité
: vidéo (13:24).
■ Campagne
contre le sida ― Quoi, arrêter le
préservatif avant d'avoir fait le test? N'y pense même
pas.
Clip
vidéo de la campagne contre le sida en France
Les
affiches de la campagne
Site
de Sida Info Service.org
■ Normandeau et Leighton : «Influencer l'opinion
publique» – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Normandeau
et Leighton écrivent que les médias sont en mesure «
d'influencer (sic)
l'opinion publique »
au sujet de la criminalité et de l'efficacité des
efforts de la police. (André Normandeau et Barry Leighton -
Une vision de l'avenir de la police au Canada : Police-défi
2000 -
Direction de la police et de la sécurité, Secrétariat
du Ministère du Solliciteur général du Canada,
1990)
Ils conseillent d'ailleurs aux policiers d'entretenir
des relations sérieuses avec eux « de
façon à leur donner une image favorable
(sic) de la police et un tableau fidèle
du problème que pose la criminalité
». Dans ce propos des deux auteurs, on constate une dualité
irréconciliable, l'équivalent de l'eau et du feu : l' «
image favorable de la police
» versus le « tableau fidèle
» de la criminalité.
De plus, selon un
document de l'ex-Communauté urbaine de Montréal (CUM),
la police surveille de près ce que diffusent et publient les
médias. Normal, tous les groupes procèdent ainsi :
politiques, syndicaux, sociaux, milieu des affaires, etc. Normal,
mais n'en démontrant pas moins que la police peut intervenir,
et elle intervient, quand l'information transmise aux médias
ne reflète pas le message qu'elle veut faire passer à
la population. (Suite demain)
News du mardi 8 Juillet 2008
■ Dans la vie, faut pas s’en
faire, de toute façon y’a
personne qui s’en sort vivant – À l’ordre du jour en
cette fin de journée : l’humour
six pieds sous terre. Linternaute a demandé à ses
cyberlecteurs : quelle épitaphe drôle voudriez-vous
sur votre tombe ? Jusqu’à présent 162 ont répondu.
Y’en a qui sont quelconques, d’autres vachement très
drôles.
Quelques exemples pour vous mettre
l’eau à la bouche : je reviens
dans cinq minutes ; l'épouse à son conjoint
décédé : repose en paix,
jusqu'à je te rejoigne ; etc.
■ L'économie
politique expliquée en quelques mots sous un
angle humoristique ― Le dénominateur commun :
la vache. Le communisme? Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous
les prend et vous donne un peu de lait. La bureaucratie? Vous avez
deux vaches. Le gouvernement vous les prend, en tue une, trait
l'autre et jette le lait. Obtenez
votre diplôme en économie politique, sans passer par
l'université.
■ Rapide
coup d'oeil sur
ce qu'est la vie des Innus ― Ces autochtones vivent en partie
à l'Est de la province de Québec et au Labrador,
province de Terre-Neuve, en territoire canadien. D'autres, au
Saguenay-Lac-St-Jean (la région où j'habite) et la
Côte-Nord, au Québec. Pendant plusieurs millénaires,
ils ont été des chasseurs-cueilleurs, habitant des
tentes faites de peaux d'animaux : caribou, orignal, cerf de
Virginie. (Source : Wikipedia)
Leur
vie a bien changé depuis. Leur culture transite lentement vers
la modernité, ce qui n'est pas sans causer certains problèmes
sociaux chez des ados et jeunes adultes. Alors que des 50 ans et plus
défendent leurs traditions, des membres de la jeune génération
sont tiraillés entre ce qu'ils voient chaque jour à la
télé et leur quotidien isolé au fin fond de la
forêt ou de la toundra du grand nord.
Le
phénomène du mal vivre n'est pas typique à cette
culture, il est présent un peu partout dans le monde. Des
gens, particulièrement des jeunes, sont mal à l'aise
dans nos sociétés, n'arrivent à s'intégrer
parce que les contraintes sont trop exigentes. Dans les écoles,
on s'acharne quotidiennement à les entrer dans le moule, ça
les écorche psychologiquement. Les traditions des Innus aussi
écorchent.
Une
vidéo
produite par Radio Canada, d'environ 4 minutes : pour la lancer,
cliquez sur la flèche, en bas de l'écran. Le néophyte,
que je suis également, y verra de la belle poésie. Ces
caribous, cette neige, le paysage, le silence, cette vie si
différente de la nôtre nous fait rêver. Probable
qu'après quelques semaines nous souhaiterions revenir au plus
vite à l'intensité urbaine.
PS
: Radio Canada (radio et télé) est subventionnée
par le Canada. Je déplore que ses archives de documentaires et
de reportages intéressants ne soient pas disponibles
gratuitement sur le web : ainsi en est-il de celles de l'Office
national du film.
■ L'information biaisée de
la Sûreté du Québec – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) La
Commission Poitras, qui a enquêté sur la déposition
de quatre preuves fabriquées par des agents de la Sûreté
du Québec lors du procès du clan Matticks, accusé
d'importation de plusieurs tonnes de marijuana, signale dans son
rapport des cas de désinformation impliquant ce corps
policier. (Rapport de la Commission d'enquête chargée de
faire enquête sur la Sûreté du Québec -
Les Publications du Québec, décembre 1998 - Cette
Commission a tenu des audiences publiques pendant 192 jours, publié
5 volumes d'au-delà de 2 770 pages, 2 CD, sans compter
les 55 000 pages de notes sténographiques et 65 000
pages de preuves et documents)
Dans l'un des sous-titres, les auteurs du rapport
utilisent cette formulation : «L'information
biaisée : une pratique dérogatoire systémique».
Ils s'en prennent aux responsables des communications de la Sûreté
du Québec (André Cédilot -
La Presse du 30 janvier 1999) : «Le
souci des communications et l'obsession du bien paraître
médiatique mènent au travestissement des faits». Ils parlent même d'une pratique «institutionnalisée».
Par exemple, au pire de la tempête médiatique
causée par l'affaire Matticks, entre 1995 et 1996, la Sûreté
du Québec «choisissait ce
qu'elle dévoilait au ministre, à l'Assemblée
nationale, au gouvernement, aux citoyens via les médias et ce
qu'elle taisait parce que cela était préjudiciable à
son image».
La Commission signale aussi que Gaétan Rivest, un
ex-policier de la Sûreté du Québec, l'a
longuement entretenue, au cours de ses audiences, de l'utilisation
que ce corps policier fait des médias dans la conduite de ses
enquêtes. Ses propos, constate-t-elle, donnent un sens concret
à la critique du Groupe de travail présidé par
le juge Guérin portant sur l'administration de la justice en
matière criminelle, et dont de grands pans traitaient des
délateurs et des médias.
Elle cite Rivest : «Certains
policiers nourrissent les médias d'informations attentatoires
à la présomption d'innocence dans le but de mousser un
complément d'enquête ou de diminuer l'accusé.»
De fait, les journalistes (de tous les pays) couvrant
les activités policières sont à la merci des
infos que la police leur transmet. Dit plus clairement : ils
rapportent à la population ce que celle-ci veut que la
population sache. Rien d'autre. (Suite demain)
News du lundi 7 Juillet 2008
■ La Sûreté du Québec n'arrête pas de me mettre des bâtons dans les roues ― Un feu roulant depuis mon arrivée à Lac Bouchette,
à la fin de juin 1999 : faites le compte des années...
Ça n'arrête pas. Je n'ai pas éteint un feu
qu'aussitôt elle en allume un autre ailleurs. Je ne vous ferai
pas ici la liste de tous les coups fourrés dont j'ai été
la cible, il y en a trop. Lisez les premiers chapitres du tome 1 de
L'Étau Policier et vous saurez tout. Il est disponible au
complet sur mon site, gratuitement. Dans cette page, colonne de
droite, cliquez sur l'icône du livre.
Les
derniers coups fourrés? Il y quelques semaines, elle a mis
mes deux ordis ko! Deux pales du ventilateur de l'un ont été
cassées ainsi qu'une pièce de soutient, dont j'ignore
le nom. Cela a été fait à mon domicile durant
mon absence. Elle a réussi à détourner de moi
des techniciens de deux ateliers de réparation de Roberval,
ville voisine de mon village. Manifestement, ils n'étaient pas
intéressés à les réparer. D'autres
m'informaient ne pas avoir le temps, ne pas savoir quand ils
pourraient les réparer. L'équivalent d'une fin de non
recevoir.
Depuis
environ deux mois, elle s'attaque régulièrement à
la mise page des news de mes ACTUALITÉS : caractères
gras inopportuns, caractères 12 points transformés en
14, grands espaces entre les paragraphes, justification des textes
modifiée (impossible de la corriger dans le panneau
d'administration, la fonction étant gelée. Ce qui a
pour résultat de modifier également celle de toutes les
news de mes ACTUALITÉS). C'est particulièrement le cas
lorsqu'elle n'est pas d'accord avec ce que j'écris. Les
innombrables synchronismes sont bel et bien là.
Depuis
quelques jours, elle a entrepris de m'empêcher de dormir.
L'édifice où je demeure comporte dix appartements. Dès
le début de mon enquête à Lac Bouchette, j'ai
rapidement compris que, sauf le mien, ils étaient tous occupés
par des civils de la Sûreté du Québec : j'en
traite abondamment dans le tome 1 de L'Étau Policier. Deux ont
un mur mitoyen avec ma chambre, ce qui facilite la tache de ces
civils déguisés en locataires. Depuis juillet 1999, les
flics ont tout fait pour me faire quitter les lieux. Pas question :
j'y suis, j'y reste. Quand je partirai, c'est moi qui le déciderai,
pas eux.
■ Afghanistan
: un 87e soldat canadien tué! ― Hier dimanche, lors d'une explosion dans le district de Panjwayi,
à Kandahar. Il s'agit de Colin
William Wilmot. Il laisse dans le deuil sa fiancée
Laura...
■ L'aide alimentaire de l'ONU assujettie aux taxes de 26 pays! ―
Cette information a été dévoilée
aujourd'hui au Japon, où se tient le sommet des membres du G8
: Allemagne,
Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni,
Russie.
Le
président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, accompagné
de Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, a
fustigé, lors d'un point de presse, les restrictions imposées
aux exportations de produits agricoles ainsi que les taxes que doit
défrayer le Programme alimentaire mondial de l'ONU (PAM). Il
n'a pas identifié les 26 pays exportateurs ayant introduit de
telles mesures. Il a appelé l'Assemblée générale
des Nations Unies à voter en septembre une résolution
éliminant ces restrictions imposées au PAM.
Par
ailleurs, il a demandé aux États-Unis et à
l'Union européenne de réduire leurs subventions
agricoles, de même que les taxes destinées à
subventionner les bio-carburants, notamment ceux à base
d'oléagineux.
Le
tout dévoilé avec comme toile de fond la déclaration
du secrétaire générale Ki-moon faite un peu plus
tôt dans la journée : «Le niveau élevé
des prix de l'alimentation est en train de ronger les acquis réalisés
dans le domaine du développement».
Lisez la suite sur le site
de l'ONU.
PS
: Ces 26 pays font du deux dans un : en réduisant la capacité
d'aide du PAM, ils privent des sans le sou de denrées
essentielles. Cette façon de procéder à un lien
de parenté avec la spéculation, pétrolière
et alimentaire. Le profit d'abord et avant tout. Décidément,
l'argent n'a pas d'odeur!
■ Impression : plus ça va
bien moins ils sont heureux – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) En
milieu policier, l'enflure des statistiques sur la criminalité
est une réalité dont l'amplitude varie selon les
situations. Ainsi cette trouvaille de la Société
canadienne du cancer. Elle a découvert que la Gendarmerie
royale du Canada exagérait largement l'importance de la
contrebande de cigarettes. (Denis Lessard -
La Presse du 11 février 1999)
Dans un rapport daté du mois d'août 1997,
celle-ci évaluait l'ampleur du phénomène au
Québec à 50 millions de cartouches. Or, après
une recherche effectuée à la mi-janvier 1999, la
Société canadienne du cancer a constaté qu'un
tel niveau représenterait 82% de tout le marché
québécois de la cigarette. Par la suite, ce corps
policier a corrigé son tir, à la baisse.
Au Québec, quand les statistiques sur la
criminalité sont à la hausse par rapport à
l'année précédente, police et pouvoir ne loupent
pas souvent l'occasion de le clamer sur la place publique, et les
médias de s'en inquiéter aussi. Par contre, quand elles
sont à la baisse, il arrive que des milieux policiers sèment
le doute sur la véracité des chiffres.
On reste toujours avec le sentiment que plus ça
va bien, moins ils sont heureux. Un peu comme des commerçants
constatant une diminution de l'achalandage de la clientèle.
Craignent-ils les coupures budgétaires, la réduction
des effectifs ? Ou que leur discours de la peur soit moins pris au
sérieux ? Ainsi cet article de La Presse portant sur le recul
de la criminalité au Québec en 1997. ( Jean-Paul
Charbonneau - La
Presse du 29 juin 1998 ) Il rapportait que «dans
les milieux policiers, on estime que la baisse de la criminalité
( ... ) reflète autant les coupures
budgétaires que la réduction du nombre de crimes».
Il est aussi un fait avéré que les
statistiques policières sont invérifiables, au Québec
comme partout ailleurs dans le monde. Lorsque le ministre québécois
de la Sécurité publique sort son rapport annuel sur la
criminalité, il se base sur les chiffres transmis par chacun
des corps policiers de la province. Les médias n'ont d'autre
choix que de les reproduire intégralement. En outre, la police
ne publicise jamais ses échecs ni ses bavures. La population
en est informée seulement lorsqu'un témoin alerte un
journaliste.
Ce ne sont pas les seuls faits : la police
désinforme aussi les médias régulièrement.
Elle gonfle l'importance de la criminalité afin de maintenir
son emprise psychologique sur la population, et dégonfle ses
actes illégaux pour protéger son image publique. (Suite demain)
News du dimanche 6 Juillet 2008
■ La
France pointée du doigt par Human Rights Watch sur les
conséquences de sa lutte anti-terroristes ― Le rapport d'Human Rights Watch (HRW), publié il y a
quelques jours, démontre que le court-circuitage de la Justice
a commencé bien avant l'arrivée au pouvoir de Nicholas
Sarkozy. L'organisme de défense des droits et libertés
passe en revue certains éléments de la législation
française : approche judiciaire préventive (flexible),
manque de précision juridique, dossiers ingérables,
présomption en faveur de la détention, utilisation de
preuves obtenues sous la torture, etc.
HRW
fait des recommandations clés (page 5 du rapport) : affiner la
définition d'association de malfaiteurs en relation avec une
entreprise terroriste, améliorer les protections lors de la
garde à vue, renforcer le rôle de l'indépendance
des juges, veiller à ce que toute preuve obtenue sous la
torture ou de mauvais traitements soit clairement considérée
comme irrecevable, etc.
Lisez
le rapport d'HRW en français, en cliquant sur les thèmes
vous intéressant
Page
d'accueil du site d'HRW
PS : Évitons de
faire de la France un cas isolé, car elle n'est pas le seul
pays à court-circuiter la Justice. Au nom de la lutte contre
le terrorisme, de nos jours, en maints endroits, et particulièrement
aux USA, tout semble permis, ou presque. Faire preuve d'équité
et d'humanité demeure le meilleure moyen de convaincre des
terroristes qu'il existe d'autres manières de combattre.
Procéder autrement renforce leur haine contre l'Occident et
assure la relève.
Autre point... Les gouvernements de
droite membres de l'OTAN envoient-ils de leurs soldats en Afghanistan
afin de justifier le resserrement injustifié des mâchoires
de leur impropre Étau Policier ? Participant au massacre de
Talibans, terroristes ou pas, ils ont là l'occasion rêvée
d'attirer notamment l'attention d'Al-Qaïda. Et de dire ensuite
au bon peuple que les risques d'être la cible d'attentats ont
décuplé, qu'on n'a pas le choix, qu'il faut en protéger
nos citoyens. Créer délibérément le
risque et faire ensuite un tour de vis, de manière à
assujettir solidement les objets (nous) qu'on veut travailler.
L'approche est machiavélique, la fin justifiant les moyens.
■ On ne peut s'évaluer
soi-même et la police ne fait pas
exception – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Ce
qui n'empêche pas police et pouvoir de prétendre, et
faussement, que le concept réduit le taux de criminalité.
Le pouvoir, dont les membres sont pour la plupart nuls en matière
policière, prend pour du cash tout ce que la police lui dit.
C'est que celle-ci ne fait pas qu'exagérer le phénomène,
elle se base aussi sur sa propre évaluation de la situation.
Utile de rapporter ici ce que pensent Normandeau et
Leighton de l'auto-évaluation (André Normandeau et
Barry Leighton -
Une vision de l'avenir de la police au Canada : Police-défi
2000 -
Direction de la police et de la sécurité, Secrétariat
du Ministère du Solliciteur général du Canada,
1990) : «Il est peu logique que les
services de police décident unilatéralement d'adopter
certaines mesures de rendement qui sont toutes puisées au sein
de l'organisation.»
Pour sa part,
Brodeur, qui se référait à Pawson et Tilley,
nous disait plus haut qu'il est même difficile d'interpréter
le langage contourné des études des réformateurs.
(André Normandeau -
Une police professionnelle de type communautaire -
Éditions du Méridien)
Skogan a étudié l'auto-évaluation.
(André Normandeau -Une police professionnelle de type communautaire -Éditions du Méridien) Quelque en soit le
résultat, note-t-il, il plaira aux uns et déplaira aux
autres. Les promoteurs du projet tiendront, bien sûr, à
être confortés dans leurs espérances alors que
ses adversaires voudront être confirmés dans leur
scepticisme. L'évaluateur a donc besoin d'une bonne dose
d'indépendance d'esprit. Pour être crédible, il
ne saurait être totalement identifié au projet.
L'évaluateur doit être distinct de l'acteur.
Autrement dit, on ne peut s'évaluer soi-même.
Le praticien plongé dans l'action ne se défait que
difficilement de ses parti pris. Son intérêt le pousse
si évidemment à conclure «mission
accomplie» qu'il manquera de
crédibilité aux yeux des observateurs extérieurs.
Skogan soutient que les partisans du concept doivent apporter de
meilleures réponses à la question : «Est-ce
que ça marche (la police
communautaire, de quartier, de proximité, etc.)?»
(Suite demain)
News du samedi 5 Juillet 2008
■ La
révolution des souris ― Je ne
parle pas de celles se déplaçant à quatre
pattes, mais des autres, celles
qui changent de peau, de formes, de couleur, au point d'être
méconnaissables. Elles ont aussi déclaré la
guerre aux crayons, aux pinceaux, aux feutres, etc. Il y a des
morts, le sang coule, c'est affreux ! Mais que faire d'autre pour
mettre fin à une dictature en place depuis des siècles?
■ Festivals
des films engagés... ― ...
festivals des droits et libertés, festivals des droits
humains, etc. J'en découvre assez souvent de nouveaux sur le
web. La très nette impression qu'ils se multiplient. L'arrivée
du caméscope sur le marché produit ses effets. Et avec
la haute définition vidéo qui s'en vient au pas de
charge, ça va s'accélérer. Des citoyens, qui ne
sont pas des cinéastes patentés, veulent témoigner
de ce qu'ils ont vécu, vivent ou ont vu. Graduellement, ils
vont changer le monde. Emballante, notre époque!
Le dernier
festival que j'ai découvert, le Ciné droit libre, se
tient jusqu'au 6 juillet au Burkina et en Côte-d'Ivoire, en
Afrique. Il est consacré aux films censurés ou
interdits de diffusion. Des projections ont lieux dans plusieurs
villes. Luc Damiba, l'un des organisateurs, explique sur le site
du festival que l'objectif est de créer un cadre de débat
public. La liberté d'expression a besoin de canaux pour
s'exprimer et cet événement annuel y répond.
Certains diront
qu'en Afrique la situation est pire qu'en Occident, qu'on est
privilégié, qu'on devrait arrêter de râler
et se contenter de ce qu'on a. Ce raisonnement ne tient pas debout,
parce que la démocratie n'a jamais été et ne
sera jamais un droit acquis définitivement. Donc, besoin il y
a de protéger et défendre nos acquis et d'en conquérir
d'autres.
Bande
annonce (00:48) du Festival Ciné droit libre, courte et
explicite. D'autres vidéos disponibles dans le bas de l'écran
de Dailymotion. Le programme
des films présentés donne un aperçu de
l'engagement sociopolitique. Une
vidéo (04:00) du festival
de 2007
Afrique et musique vont de paire. Bon
reggae de Sams'K
le Jah : Rasta au pays des Merveilles (05:57). Sur ce continent,
il y a des gens qui mangent bien et d'autres qui ont faim.
■ Finalement, toute la population
se sent menacée par l'hypothèse – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Dans
son rapport remis au gouvernement péquiste de Lucien Bouchard,
à la fin de 1998, la Commission Poitras, qui a enquêté
sur des activités illégales de la Sûreté
du Québec, dont la fabrication de quatre preuves lors d'un
procès, écrit que la prestation des services policiers
est en plein remodelage et le Québec se dirige vers la
généralisation du modèle de « la
police professionnelle de type communautaire ».
(Rapport de la Commission d'enquête chargée de faire
enquête sur la Sûreté du Québec -
Les Publications du Québec, décembre 1998)
Le but avoué des réformateurs, outre la
revalorisation du travail des patrouilleurs, est la disparition du
crime par l'intégration de la police à la communauté.
Or paradoxalement, constate la Commission, avant même que l'on
ne puisse cueillir les fruits de la réforme en cours, le taux
de criminalité baisse, et ce, malgré la diminution des
budgets alloués aux forces policières, un peu comme si
d'autres tendances plus lourdes ou plus opaques affectaient les
criminels. Par ailleurs, ce modèle qui, à la Sûreté
du Québec, a pris le nom de « police
de proximité » ne vise pas
le monde des enquêtes sur les crimes majeurs, signale la
Commission.
L'évidence saute aux yeux : la police ne
peut être totalement communautaire, et très loin sans
faut. Ce qui n'exclut pas, notons-le, la contribution minimale de
certains collabos. Deuxième évidence : la police
ne peut être communautaire que dans ses relations avec les
personnes se sentant insécurisées. Là, nous
entrons dans un champ d'intervention immense.
C'est qu'elle fait peur aux citoyens avec son maître
mot panzer : la prévention. Ce qui lui permet de prendre
de la hauteur, de devenir indispensable partout, notamment en milieu
rural où la criminalité n'a rien de celle prévalant
dans une grande Cité. Comme elle ratisse très large,
c'est finalement toute la population qui se sent menacée par
l'hypothèse : personnes âgées, femmes,
enfants, homosexuels, etc. La liste est longue comme le bras.
Un
paravent, alors, le concept communautaire ? Oui. Car ce qu'elle fait
d'abord et avant tout, et elle s'y investie massivement, n'est rien
d'autre que du contrôle et nettoyage sociaux des vitres cassées
(les pauvres). (Suite demain)
News du vendredi 4 Juillet 2008
■ Le Tour
cycliste de France 2008 ―
Intéressant à suivre chaque jour sur le web. Le départ
à lieu demain samedi 5 juillet, à Brest. L'étape
finale à Paris, aux Champs Élysées, dimanche 27.
En tout, 3 500km, dont les Pyrénées
(bel endroit touristique) à grimper. Ouf ! De l'info à
profusion...
La
carte du parcours
Une
dizaine de vidéos gratuites sur le site. Malheureusement,
il y en aura aucune sur la course proprement dite. Des accords
négociés avec les partenaires du Tour réservent
ce service à la France et à plusieurs pays africains.
Cependant, si votre fournisseur d'accès à l'internet
(FAI) réside en France, le pactole vous attend.
Sinon, beaucoup
d'infos sur la course régulièrement dans la page
d'accueil du Tour : textes, photos. Avec probablement des vidéos
sur les à-côtés de la course elle-même. Je
le présume, n'en suis pas sûr.
■ Ingrid
peut enfin étreindre et embrasser ses enfants... ― ....
une vidéo débordante de belles
émotions. Ils ne s'étaient pas vus depuis plus de
six ans. Désespéraient peut-être de se revoir
un jour. Quelques heures après, elle prenait l'avion avec eux,
direction : la France. Lancez la vidéo dans le bas de l'écran,
à gauche.
■ Les actions de police
communautaire, risque d'enjeu politique – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) La
police communautaire comporte d'autres risques. Plus haut, Painchaud,
président de la Fraternité des policiers de l'île
de Montréal, clamait que la police de quartier est « un
flirt avec les politicien », que «
c'est une police bien plus proche des
politiciens que des citoyens ».
Skogan est plus explicite. Il dit que les actions de
police communautaire risquent de devenir un enjeu politique.
L'évaluation du cas Houston, au Texas, a montré que la
façon dont les programmes étaient menés
favorisait les intérêts des propriétaires
immobiliers et des notables locaux.
Skogan, faisant peut-être allusion ici à la
discipline de la société marchande, souligne que ceux
critiquant la police communautaire craignent qu'elle favorise cette
connivence entre concitoyens et policiers. Selon cette hypothèse,
le comportement de ces derniers ne serait plus régi par leur
devoir de réserve, leur professionnalisme et le strict respect
de la loi. (La suite demain)
News du jeudi 3 Juillet 2008
■ Fasciste,
la France de Sarkozy? ―
D'après ce qu'on rapporte dans les articles que je suggère
plus bas, on est justifié de le penser : ce ne sont pas les
seuls, loin de là, pour ceux suivant de près
l'actualité. Ce gouvernement comme tous les autres vivent sous
l'influence (l'emprise) de la police : le lobby policier. Nos
ministres de l'Intérieur ou de la Sécurité
publique, incluant tous les élus, ministres ou pas,
connaissent strictement rien en la matière, alors ils gobent
tout ce qu'elle leur dit.
Fort
probablement, car le contraire m'étonnerait grandement, qu'il
y a aussi dans leur entourage des civils déquisés en
fonctionnaires super compétents, ayant solutions (fascistes) à
tout. Les civils et leurs collabos étant infiltrés
partout, pensez-vous vraiment qu'ils ne sont pas présents
aussi au sein des gouvernements et des fonctions publiques ?
Se sont les
civils qui décident ce que seront nos libertés, pas les
élus, encore une fois ignares sur ce plan. Comme vous le
seriez vous-mêmes, amis lecteurs, si vous occupiez la fonction
du jour au lendemain. Alors, ce n'est pas les élus qu'il faut
blâmer, mais la police, en uniforme et en civil, ainsi que sa
ribambelle de collabos à tout crin. Le pire est que le rôle
politique de la police n'est jamais médiatisé, ou très
rarissiment : les médias devront apprendre à
identifier, photographier et vidéofilmer ces lobbyistes. Se
sont toujours les élus qui écopent lorsque leurs
décisions créent du mécontentement au sein de la
population.
Aussi longtemps
que toutes les activités de la police, incluant les activités
clandestines, ne seront pas contrôlées par un organisme
neutre les éléments composites de la situation
perdureront. Pourquoi ? Au nom de la séparation des pouvoirs,
il ne peut y avoir interface entre police et politique. La police
doit respecter et faire respecter la loi, le politique ne peut
intervenir qu'en modifiant ou créant une nouvelle loi. Ainsi
en est-il (devrait-il en être) des tribunaux (la justice).
Cette distanciation des pouvoirs est la base même de la
démocratie. Autrement, c'est le règne de la magouille.
Venons-en aux
deux articles, tous deux complémentaires. Le premier publié
par Le
Monde, le second par Bellaciao.
■ Bon,
rigolons un peu... ― ....
ça va nous libérer des idées noires circulant
dans nos neurones. Oui, je sais qu'elles vont revenir après,
quand nous aurons bien rit. On ne peut pas se désintéresser
des enfants afghans violentés, des activités
clandestines des civils et de leurs collabos polluant l'osmose entre
citoyens, des virages à droite sur le chapeau des roues de nos
gouvernements conservateurs. N'empêche, faire au pause c'est
bon pour le morale. Alors, je vous présente Ginette.
Rire assuré, si vous visionnez toutes les photos!
■ Afghanistan,
guerre à laquelle participe le Canada : les enfants
victimes de graves violations ― «Je ne parviens pas à penser à un autre pays au monde
où les enfants souffrent plus qu'en Afghanistan», a
déclaré Radhika
Coomaraswamy, la Représentante spéciale pour les
enfants et les conflits armés, à la conclusion d'une
visite de cinq jours dans ce pays.
PS : Ce dont nos médias canadiens ne traitent pas. En tout
cas, ceux
que je fréquente régulièrement n'en
parlent pas ou si peu que cela ne m'a jamais marqué. Pour ce
qui est de ceux de l'étranger, je ne saurais dire. Lisez
l'article, peut-être en arriverez-vous au même constat
que moi : depuis que l'OTAN, dont l'armée canadienne, a
investi l'Afghanistan, je n'ai jamais lu un texte aussi dénonciateur
sur la situation faite aux enfants que celui-là. Et qu'en
est-il des femmes, des vieillards, des malades ?
Ce qu'il faut
dénoncer, c'est le silence médiatique sur les
véritables méfaits de la guerre, quelle qu'elle soit.
Je ne fais pas de reproches aux journalistes, pas aisé et
particulièrement dangereux de couvrir une guerre :
personnellement, je n'irais pas là. Je réalise
simplement qu'on ne peut pas compter sur nos gouvernements et nos
soldats canadiens sur le terrain pour savoir vraiment ce qui se
passe. Les premiers parce que dévoiler l'horreur rendrait la
guerre impopulaire auprès du public. Les seconds parce qu'ils
n'ont pas le droit de parler. Nous avons là les murs du
silence nécessaires au n'importe quoi. À la guerre
comme à la guerre, n'est-ce-pas. Trop de va-t-en-guerre dans
ce monde.
Quel était le mandat des
deux enquêteurs ?
Il y a aussi beaucoup
de photos, qui ne traitent pas spécifiquement des graves
violations dont les enfants de ce pays sont victimes. Elles aident à
tout le moins à saisir d'un peu plus près la réalité
quotidienne.
■ Ingrid
Betancourt enfin LIBRE! ― Une vidéo émouvante, très, elle se retient à
quelques reprises pour ne pas pleurer à chaudes larmes. Elle
nous aime, nous embrasse. Elle parle très bien le français,
femme
courageuse et belle. Je n'en dis pas plus, vous laisses le soin
de la découvrir.
■ Les personnes âgées
moins à risque et plus anxieuses – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Abordons
la fameuse question du sentiment d'insécurité,
sommairement puisque nous en traiterons en profondeur plus loin.
Cusson, Tremblay, Biron, Ouimet et Grandmaison se demandent si la
lutte contre le sentiment d'insécurité devrait être
associée à la prévention du crime. (André
Normandeau -
Une police professionnelle de type communautaire -
Éditions du Méridien) Ces collaborateurs à
l'ouvrage de Normandeau soulignent que cette ambition est semée
d'embûches techniques et conceptuelles.
Car le sentiment
d'insécurité dépend non seulement de la
probabilité perçue d'être victime d'un crime,
mais aussi de la gravité anticipée des coûts
personnels encourus en cas d'attaque. Cette anticipation est à
son tour déterminée par la vulnérabilité
objective des victimes potentielles.
Les personnes
âgées sont plus anxieuses que d'autres, même si
leurs risques de victimisation sont moins élevés. Les
auteurs indiquent que les zones urbaines où cette anxiété
est la plus marquée chevauchent rarement des zones où
la densité des crimes est la plus élevée. Selon
eux, la proportion d'individus qui ont peur du crime est beaucoup
plus élevée que celle de personnes réellement à
risque.
Les
cinq criminologues se demandent enfin s'il est réaliste de
vouloir diminuer l'importance du sentiment d'insécurité.
Poussent l'outrecuidance jusqu'à s'interroger s'il est même
souhaitable de le diminuer. Car, argument-ils, si la peur du crime
est une réponse saine à un danger bien réel, ce
serait une erreur de lutter à son encontre. Le sentiment
d'insécurité motive les victimes potentielles à
modifier leurs habitudes de manière à prévenir
leurs risques personnels.
« Ces
réserves ne nous empêchent pas de convenir que faire
baisser l'insécurité peut être un objectif
valable. (...) Cependant,
en aucun cas, indiquent-ils,
on ne devrait traiter les mesures du sentiment d'insécurité
comme des substituts aux mesures de la criminalité
». Arguments des plus logiques. De poids aussi. (Suite demain)
News du mercredi 2 Juillet 2008
■ C'est
l'fun... ― ... de voir de nombreux citoyens se réapproprier l'espace
public, qui leur appartient, du reste : le droit de circuler
librement partout... Ici, c'était à l'occasion d'une
course cycliste à Arenberg, en Belgique. Je suggère
cette vidéo parce qu'ils sont vraiment
heureux d'être là. Dans la page s'affichant, elle
est au sommet de la colonne de gauche.
■ Le
micro-crédit... ― ...est l'un des seuls outils financiers venus du Sud à
avoir été copié par les pays du Nord, écrit
la journaliste Valérie Sauvage de La Voix du Nord.
Micro-crédit = méga-espoir, précise-t-elle. En
France, il a été mis de l'avant en 1989 par Maria
Novwak, fondatrice de l'Association pour le droit à
l'initiative économique (ADIE). Jusqu'à présent,
53 600 prêts ont permis de créer 8 297 entreprises et 9
956 emplois.
Dans
la page
s'affichant, plein d'infos sur le sujet. Colonne de gauche,
article et vidéo. Petite colonne du centre, d'autres éléments
permettant de faire un tour d'horizon assez complet, dont une autre
vidéo et l'adresse du site de
l'ADIE.
■ Suite
de l'article précédent... ― Le Fonds
Monétaire international
(FMI) met en garde contre le risque de crises.
Autre
article :
hier mardi, l'industrie pétrolière mondiale était
réunie à Madrid.
Si
vous voulez connaître la dernière augmentation du litre
d'essence :
The
Wall Street Journal
■ Partout
dans le monde la
spéculation pétrolière produit un effet domino ― La crise financière en a produit un,
qui est loin d'être terminé, soutiennent certains
spécialistes. Pour le moment, seul l'effet domino du pétrole
pousse sans ménagement des démunis vers la pauvreté
extrême et fait basculer d'autres, qui auparavant arrivaient à
joindre les deux bouts, dans le camp des pauvres. Un exemple parmi
d'autres. Selon des chiffres dévoilés mardi par l'ONU,
au Guatemala,
en l'espace deux ans, 700 000 sont devenus pauvres pendant que 500
000 plongeaient dans l'extrême pauvreté. Ça n'a
pas de sens ! En Occident, les gouvernements sont trop lents à
réagir.
■ Un
regard sur l'exclusion ― Des gens vivent des situations particulièrement
déstabilisantes. Les photos proposées aujourd'hui
traitent
de ce sujet.
Dans
la colonne de droite du sommet de la page s'affichant, cliquez sur
chacun des éléments des 10 DERNIERS...MONDE, où
vous trouverez un tas de photos. Cela fait, passez ensuite, plus bas,
à TOUS LES REGARDS....MONDE. Et procédez ainsi avec les
autres éléments suivants.
■ La diminution notable du crime «reste encore à
prouver» – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Enchaînons
avec quelques autres commentaires de collaborateurs à
l'ouvrage de Normandeau. (André Normandeau -
Une police professionnelle de type communautaire -
Éditions du Méridien) Jacques Q. Wilson, de
l'Université de la Californie, à Berkeley, et George L.
Kelling, de l'Université Harvard, à Boston, confirment
aussi que «la capacité de la
police communautaire à réduire de façon notable
le taux de criminalité reste encore à prouver». Leurs évaluations font également ressortir les
difficultés rencontrées dans sa mise en place
effective.
Christopher Murphy, criminologue de l'Université
de Dalhousie, Halifax : «De
fausses informations (sic) ou
l'absence d'information sur des problèmes de crimes ou de
désordre dans un quartier finissent parfois par rendre le
public indifférent à la prévention du crime,
provoquent une crainte irraisonnée du crime ou amènent
les citoyens à recourir de façon exagérée
aux services des policiers.»
L'auteur ne précise pas qui sont à l'origine de ces
bobards. À qui profitent-ils, pensez-vous ?
Maurice Cusson, Pierre Tremblay, Louis L. Biron,
Marc Ouimet et Rachel Grandmaison, tous criminologues : «La
constitution d'associations de citoyens et les réunions de
quartier n'ont guère d'effet, ces rencontres débouchant
rarement sur des mesures concrètes susceptibles d'influer sur
la délinquance parce que les projets de rénovation
résidentielles sont généralement sans effet sur
elle. (…) et la
création de maisons de jeunes, de centres communautaires et
l'organisation de loisirs pour la jeunesse ne réussissent que
rarement à en diminuer l'importance, ces projets échouant
souvent à rejoindre les sujets à risques. (…)
Enfin, les campagnes de prévention dans
les médias et les écoles donnent des résultats
décevants.» (La
suite demain)
News du mardi 1 Juillet 2008
■ Four Women (Four
colours) ― Nina
Simone : vidéo (02:10).... Si vous ne la connaissez pas,
attendez-vous à un choc. C'est WEIRD, bizarroïde !
N'empêche, l'authencité est présente. Ici, s'agit
pas de plaire, mais d'être soi-même. Sous l'écran,
les paroles de sa chansons :
My
skin is black
My arms are long
My hair is wooly
My back is
strong... etc.
Infos biographiques sur Wikipedia
■ Nelson Mandela, ses années
de lutte ― 19 photos, dont
celle de 1995 où il effectue un pélerinage dans
son ancienne cellule de Robben Island, au large du Cap, en
Afrique du Sud. Son autobiographie, UN LONG CHEMIN VERS LA LIBERTÉ
est publiée la même année. Il célèbrera
ses 90 ans ce mois-ci, le 18. Tout un homme ! Pour vous situer
historiquement, lisez
la légende dans le bas chaque photo.
■ Dépaysement – Chris Rea :
Nothing
to fear (08:56). Bon jeux de guitare. Toile de fond : le désert,
sa fournaise et son sable fin soulevé par le vent qui
embrouillent la vision. Tout me plaît dans ce clip.
■ La nouvelle utopie a permis
d'infiltrer toute la population – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Dès le lendemain de
la parution de cet article, La Presse faisait écho des propos
dithyrambiques du directeur de ce corps policier, Michel Sarrazin.
(François Cardinal -
La Presse du 18 janvier 2003) Le journaliste l'a lancé en ces
termes : un échec, le virage communautaire de la police?
«Absolument pas, répond
du tac au tac Sarrazin. Reportons-nous il y a
cinq ans à Montréal et comparons avec la situation
actuelle. Pensez-vous que la ville est moins sûre? Pensez-vous
que les policiers offrent un moins bon service? Loin d'être un
échec, c'est un succès, mais il y a encore des choses à
corriger», reconnaît-il
tout de même.
Nous avons là un autre beau cas de
désinformation. Au lieu d'informer honnêtement la
population, les flics l'ont désinformée, et continuent
de le faire sur le terrain et dans les médias, prétendant
faussement que le concept communautaire demeure un outil
indispensable à la lutte contre la criminalité.
Naïf de penser que les directeurs de corps
policiers, peu importe le pays, donneront l'heure juste à ce
sujet. Ils n'ont pas le choix, dire la vérité
entraînerait l'effondrement d'une bonne partie de leur système
répressif. Le fait est que le succès n'est pas là
où l'indique Sarrazin, entre autres, il est ailleurs, et il a
d'excellentes raisons d'en être fier.
La nouvelle utopie a permis d'infiltrer toute la
population, d'augmenter par on ne sait quel coefficient le nombre de
ses collabos et d'intensifier sa répression clandestine
illégale. La police a gagné du terrain, la démocratie
en a perdu. Ce modèle a des liens de parenté avec celui
prévalant à Cuba, pays du dictateur communiste Castro.
(Suite demain)
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