News du dimanche 31 Août 2008
■ Lettre ouverte au
ministre québécois de la Santé – Ce ministre du
gouvernement libéral de Jean Charest, le docteur Yves Bolduc,
a fait part récemment de sa décision de ne pas ouvrir
un centre d'injection supervisée à Montréal et
destiné aux toxicomanes.
Après bien
d'autres intervenants, Ron
Rayside, président du conseil d'administration du Centre
de santé et de services sociaux
Jeanne-Mance, à Montréal, s'oppose à cette
décision du docteur et ministre. Dans une lettre ouverte
publiée dans le quotidien Le Devoir, il explique pourquoi.
Pour en savoir
plus sur les ITSS, visitez le site du ministère québécois
de la Santé.
■ Rapport
de l'ONUSIDA 2008 –
D'abord, un bref historique pour bien nous situer. En 2000, les États
membres de l'ONU, dont mon pays le Canada, se sont entendus sur une
série d'objectifs (dans le chapitre 1, les 8 objectifs sont en
page
14) du Millénaire sur une nouvelle approche dans la lutte
contre le sida. En 2001, ils ont renforcé la riposte à
l'unanimité et, en 2006, réaffirmé leur promesse
de 2001.
Le
but visé de ce vaste programme se trouve dans l'objectif 6. Il
stipule que, d'ici 2015, le monde aura stoppé et commencé
à inverser le cours de l'épidémie mondiale de
SIDA. Voyons l'un des éléments de l'objectif 3 :
l'épidémie a rendu plus urgentes les initiatives pour
établir de nouvelles normes sexospécifiques. Voyons
aussi celui-ci de l'objectif 4 : L'intensification des stratégies
de prévention peuvent presque éliminer le risque de
transmission mère-enfant.
Passons
au chapitre 4 (page
97), titre de la colonne de droite : Une prévention de VIH
fondée sur des preuves éclairées. On y lit que
le cours de l’épidémie mondiale
du SIDA ne pourra pas être inversé et les progrès
enregistrés au niveau de l’élargissement de l’accès
au traitement ne pourront pas être maintenus si l’on ne
réussit pas mieux à réduire davantage le taux
des nouvelles infections par le virus du SIDA. Parmi les 8 preuves
éclairées, celle-ci : améliorer
l’accès des consommateurs de drogues aux programmes de
réduction des risques.
En
résumé, on peut lire également (page 100) que
pour réduire le risque qu’une épidémie de
faible niveau ou concentrée ne devienne généralisée,
les programmes de prévention doivent aussi être axés
sur les partenaires sexuels des consommateurs de drogues injectables.
Bon nombre de ces personnes n’ont pas accès aux biens
essentiels de prévention, tels que les préservatifs et
les aiguilles stériles (non contaminées).
Rapport
global de l'ONUSIDA, dans le bas de la page s'affichant, vous
avez accès, séparément, aux 7 chapitres et aux 2
annexes. Prenez compte aussi des chiffres les plus récents de
l'épidémie, ceux
de 2007, l'année 2008 n'étant pas encore terminée.
PS
: Alors que l'ONUSIDA ajoute les aiguilles stériles à
son programme de prévention, au Canada, le premier ministre
conservateur Stephen Harper, homme de droite, veut fermer le centre
d'injection de Vancouver. Pour sa part, son ministre de la Santé,
Tony Clement, accuse les médecins participant à ce
programme de manque d'éthique. Au Québec, le
gouvernement libéral de Jean Charest reste coi, sauf son
ministre de la Santé, Yves Bolduc, médecin de
profession en plus, qui affirme que la population n'est pas prête.
Ce
qui veut dire que, en attendant le consensus de la majorité
(de surcroît silencieuse), nos élus peuvent se croiser
les bras, assister sans intervenir au développement du SIDA et
des Hépatites. S'il y a un dossier où les gouvernements
du Canada et du Québec peuvent agir comme de véritables
activistes, c'est bien celui-là.
Pour
le moment, ceux-ci peuvent dire n'importe quoi. Qu'ils sachent,
cependant, que des historiens les épingleront un jour
(prochain, j'espère). Les tiendront directement responsables
des graves conséquences de leur inertie : seringues
contaminées, transmission du SIDA à des citoyens ne se
droguant pas, progression du SIDA, mortalité par overdose,
suicide, etc.
Sans compter les activités des civils sur le
terrain : saisie de seringues neuves (propres, non contaminées),
atteinte à la dignité de la personne, harcèlement
continuel, déstabilisation psychologique, etc. Le tout, alors
que ces citoyens avaient besoin d'aide, et non de l'inertie de leurs
élus et d'une répression débile.
■ Les
origines probables du SIDA – Dans un premier temps, je
vous propose un bon reportage réparti sur deux vidéos,
qui devrait vous sensibiliser sur cette épidémie qui a
pris par la suite, on le sait, une envergure mondiale.
Dans un deuxième, un peu
plus tard cette nuit, je publierai un portrait complet de la lutte
contre le SIDA en me référant au Rapport de l'ONUSIDA
2008. Je traiterai également du comportement de nos élus,
qui est à géométrie variable, selon que le
pouvoir soit de droite, de centre-droite, ou de centre-gauche et de
gauche.
Reportage de
la RTBF et France2. Avertissement : il s'agit d'une théorie
des origines probables du SIDA via le vaccin de la Polio, qui a été
mis au point dans les années 1950.
Vidéo
1 (50:15) et Vidéo
2 (41:14)
■ Peur
et insécurité, des produits faciles à vendre – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)Pendant ce temps,
en certains milieux, on aborde la question sans traiter des racines
profondes de la peur ou du sentiment d'insécurité.
Ainsi, dans le document produit par l'ex-Communauté urbaine de
Montréal (CUM) et son corps policier, en 1996, on indique que
les personnes âgées éprouvent un sentiment
d'insécurité plus élevé que d'autres
groupes sociaux. (La Police de quartier -Ensemble pour
mieux servir -Communauté
urbaine de Montréal et Police de la CUM, 1996)
Le
nombre de retraités augmentant, on signale que cela modifiera
la nature et l'ampleur de la demande faite à la police. Dans
une autre page, on précise que le spécialiste
socio-communautaire de la police assure la liaison auprès des
groupes sociaux plus vulnérables en ce qui a trait au risque
de victimisation et au sentiment de sécurité. «Que
l'on pense,
y énumère-t-on,
aux personnes âgées, aux femmes, aux groupes ethniques,
aux gais, aux lesbiennes, etc.»
CUM et police ratissent large dans ce document.
À
Lac Bouchette, un collabo de la Sûreté du Québec
m'a déjà signalé que le village compte beaucoup…
de personnes âgées, cherchant visiblement à me
convaincre, indirectement, de la nécessité de la
présence de la police et de ses collabos.
Comme tant d'autres,
Normandeau et Leighton soutiennent que dans l'ensemble, les personnes
qui ont le plus peur d'être victimes d'actes criminels,
particulièrement les femmes et les personnes âgées,
sont celles qui statistiquement courent le moins de risques. (André
Normandeau et Barry Leighton -Une vision de l'avenir de la police au Canada :
Police-défi 2000 -Direction de la police et de la sécurité,
Secrétariat du Ministère du Solliciteur général
du Canada, 1990)
Ils ajoutent aussi à leur liste les résidents
des villes, les personnes se retrouvant seules, comme celles qui ont
perdu leur conjoint, se sont séparées ou ont divorcé,
et les victimes récentes d'infractions.
Les
deux auteurs prédisent que la peur d'être victime
d'actes criminels croîtra du fait de l'augmentation du nombre
de Canadiens âgés et particulièrement de femmes
âgées seules. Ce qui fera augmenter le nombre d'appels
adressés à la police pour des incidents sans rapport
avec une infraction précise. Normandeau et Leighton se
taisent, eux aussi, sur les vraies racines du sentiment d'insécurité.
(Suite demain)
News du samedi 30 Août 2008
■ Carnet
d'une enquête journalistique – Hier, vendredi 29 août, un policier en uniforme de
la Sûreté du Québec (SQ) est venu chez moi. Il
n'a pas sonné ni frappé à ma porte, en tout cas
n'est rien entendu. Je l'ai vu en passant devant la fenêtre de
la porte d'entrée. L'ai ouverte et sourire affiché :
«Bonjour,
monsieur l'agent.»
En lui serrant la main et le regardant dans les yeux, j'ai tout de
suite su que c'était un bon gars.
Il
voulait avoir des infos au sujet de mes rapports avec mon voisin d'en
face, le proprio (?) du gros chien noir qui jappe souvent et dont je
vous ai déjà parlé. Lui ai tout expliqué
la situation, sans tout lui dire.
Par
exemple ne lui ai pas dit que plutôt dans la journée, le
gros chien noir c'était de nouveau fait entendre. Qu'en levant
le store de ma porte d'entrée, une femme, que je n'avais
jamais vue, regardait dans ma direction et avait pointé son
index vers moi et appuyé du majeur sur la gâchette comme
si elle avait eu un révolver dans la main, suivi d'un PAFF
suffisamment fort pour que je l'entende. Qu'est-ce que j'ai fait à
cette pure inconnue-là pour qu'elle se comporte ainsi à
mon égard? Strictement rien. Une civile, aucune doute.
Pour
revenir au policier en uniforme de la SQ, notre conversation, après
lui avoir rapporté les faits, a bifurqué sur différents
sujets. Lui est notamment dit que je n'étais pas anti-police,
que sans elle, il n'y aurait pas de démocratie, lui laissant
entendre que le problème n'est pas la police en uniforme, mais
celle en civil.
Ensuite,
on a échangé convivialement sur mon équipement
informatique : mes ordis (Pourquoi deux, m'a-t-il demandé?
Parce que l'un va sur le web, pas l'autre, pour protéger mes
fichiers journalistiques de la contamination par des virus), mon
caméscope (il a fait remarqué qu'il est à haute
définition), ma caméra numérique, mon
cellulaire.
Au
moment de partir, lui ai serré de nouveau la main, une poignée
de main chaleureuse de part et d'autre : «Vous
êtes un maudit bon policier, monsieur»,
que je lui ai dit, j'ai eu droit à un large sourire. Un bon
flic comme je les aime.
■ L'insécurité
liée à la peur de l'avenir? – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Jesus Jimenez
Orte, président de la Ligue des droits et libertés,
section de Québec, confirme que les personnes âgées
ont peur des jeunes. (Jesus Jimenez Orte -Revue Notre-Dame
de décembre 2000) «Il
faut dire qu'en vieillissant les gens se sentent plus
(insécurisés).
Ils ont plus de choses à protéger. Voilà qui
pourrait expliquer leur intolérance.»
Il
relate qu'aux États-Unis, on leur construit de véritables
villes fortifiées, dotées de murailles et de
dispositifs de sécurité absolument incroyables. «Avec
son faible taux de natalité, la société
québécoise finira-t-elle par imiter sa voisine? Il
faudrait réfléchir sérieusement à cette
question. Il y a là un énorme débat à
faire»,
souligne-t-il.
Avant de fermer la
boucle, consultons quelques autres chercheurs. Domenack et Montain
(Domenack et Montain -Communes et Sécurité -Éditions ouvrières) : «Les
catégories sociales dont le taux de victimisation est le plus
faible sont celles qui appréhendent le plus une agression
potentielle. (...) Les
personnes âgées, particulièrement les femmes,
sont les plus nombreuses à déclarer hésiter à
aller seules dans certains lieux, à se déclarer en
insécurité chez elles alors qu'elles ont le taux de
victimisation le plus bas.» Le
sentiment d'insécurité varie en raison pratiquement
inverse des risques d'exposition à la violence.
Consultons
également Bonnemaison, qui fait écho à une
opinion émise par un professionnel sur l'évolution du
marché des systèmes d'alarmes électroniques
(Gilbert Bonnemaison -La sécurité en libertés -Éditions Syros) : «Le
volume de notre industrie est croissant. Il n'a pas de rapport avec
les niveaux globalement constant de la criminalité.
Inversement, il suit la baisse du taux de l'épargne. Comme
s'il était lié à la peur de l'avenir.»
N'en mettons plus, la cour est pleine… (Suite demain)
News du vendredi 29 Août 2008
■ Comprenons
une fois pour toutes... – ...que le pétrole est à l'origine de la guerre en
Afghanistan. L'histoire est explicite à ce sujet. Regardez
cette vidéo (07:36) produite par l'émission
française : Le dessous des cartes (géographiques).
Les
pays participants à cette guerre, dont les États-Unis
de W Bush et le Canada de S Harper, mentent effrontément à
la population lorsqu'ils prétendent vouloir y implanter une
démocratique. On n'extirpe pas un pays du féodalisme
d'un claquement des doigts. Depuis des siècles le territoire
de l'Afghanistan est réparti entre seigneurs de guerre qui
échappent à tout pouvoir central.
Je
lisais ce matin un article en traitant. Une question m'a sauté
aux yeux, que je remanie autrement : si l'Iran envahissait le Canada, accepteriez-vous de
devenir musulmans? Et si en plus, l'Iran bombardait le Québec,
entre autres provinces canadiennes, tuant des enfants, des femmes,
des vieillards, de jeunes adultes ne combattant pas l'envahisseur?
■ Genre
de passe-temps qu'on aime... – ... s'asseoir quelque part et regarder passer piétons,
motocyclistes, cyclistes, autos, camions, bus, avec comme musique de
fond un reggae à l'africaine, et engagé politiquement
en plus : Mon Pays va mal, de Tyken. L'action (y'a un va et vient
continuel) se déroule à Bamako, capitale du Mali, 1,7
millions d'habitants.
Scènes
de jour, de nuit aussi, qui sont fabuleuses : la haute définition,
c'est super. Puis le jour revient, avec son petit marché en
plein air. Et pendant que nous regardons une partie de foot sur un
terrain poussiéreux, la musique itou : «L'injustice,
nous n'en voulons pas ; la démagogie, nous n'en voulons pas ;
l'hypocrisie, nous n'en voulons pas»
; etc. Ce message qui nous entendons à la fin est universel.
N'oubliez pas de visionner la vidéo (14:49) plein
écran...
■ Commençons
cette nuit étoilée... – ... avec un bon clip du groupe The Rasmus : No
Fear (03:56). Talentueux, ces jeunes!
■ Vieillissement
physique, social et intolérance – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Roché a
tracé le profil des personnes se sentant menacées. Sa
recherche a porté sur tous les pays occidentaux, et s'étale
sur près de deux décennies, de 1975 à 1994. Il
n'a constaté aucune différence dans la structure des
inquiétudes : le niveau a augmenté, mais la
distribution relative de l'inquiétude suivant le sexe et l'âge
demeure inchangée.
Il
ressort, ainsi que le démontrent d'autres auteurs, que les
personnes les moins touchées par le crime et la délinquance
sont les plus préoccupées. Précision
significative : la nuit s'impose comme réceptacle de la peur,
car elle diminue la capacité d'être prévenu,
restreint la possibilité de se soustraire à une
situation non désirée. L'analyse de leur réseau
de sociabilité révèle qu'elles sont repliées
sur leur famille ou leur quartier et très désinvestis
de la vie publique.
Il s'agit surtout de
femmes de moins de 25 ans ou de plus de 55, d'hommes âgés,
d'ouvriers et d'employés. Une constante se dégage :
femmes et personnes âgées sont toujours les plus
inquiètes, bien que les premières manifestent une peur
plus fréquente. Les
personnes âgées, en revanche, s'avèrent plus
préoccupées de l'ordre social en général
: un
phénomène de cycle de vie se combine à un effet
de génération.
Vieillissement
physique et social? L'interprétation que l'on peut faire de ce
constat de Roché est que la peur émane aussi du conflit
de générations opposant les ados aux adultes, et
particulièrement aux personnes âgées. Les jeunes
sont beaucoup moins soumis à l'autorité, plus
indépendants, bruyants et nonchalants, portent parfois des
vêtements et des coupes de cheveux bizarroïdes, etc.
Cette
"délinquance" n'a rien à voir avec la
criminalité, tout à voir avec le choc de l'ancien et du
moderne, la morale et le conformisme d'un temps révolu et le
besoin de nouvelles libertés. (Suite demain)
News du jeudi 28 Août 2008
■ Dans
une rue deParis... – ... Un Gay
Pride coloré et osé : pour personne tolérante
seulement. La vidéo (02:30) est de Cyril Skinazy de Street
Casts.
■ La
maison rêvée de femmes âgées – Elles sont 17, habitent Montreuil, en France, et travaillent sur
ce projet, nommé la maison des Babayagas, depuis plusieurs
années. Pourquoi donc cette maison est-elle si importante?
Elles veulent vivre ensemble dans un contexte de solidarité
très forte.
L'une
des intervenantes explique aussi qu'«en
2020, il y aura plus de 15 millions de vieux. Qui pourra gérer
une telle masse? (...) Un autre danger, c'est le pouvoir
médicale qui veut absolument mettre la vieillesse dans le
carreau médical. La vieillesse n'est pas une maladie.
«(...)
Je voudrais aussi qu'on s'apprenne à
mourir, parce que c'est quelque chose qu'il faut envisager. Et au
lieu de mourir dans l'anonymat, la terreur, l'angoisse, j'aimerais
qu'on meurt dans la tendresse de
soins prodigués.»
Il
n'y aura pas d'hommes dans la maison. «D'abord
parce qu'ils sont tous morts. Et qu'à 75 ans, y'a 5 fois plus
de femmes que d'hommes. Et à 80, 7 fois plus de femmes.
Pourquoi les hommes ne
construiraient pas aussi leur maison. Je ne vois pas pourquoi c'est toujours les femmes qui font les nids. On a beaucoup beaucoup donné
aux hommes. (...) Donc, notre dernier petit
bout de vie, je voudrais qu'il soit à nous, rien qu'à
nous.»
Vidéo
(07:41) – Site web de
la maison
■ Montréal
: la manif d'hier... – ... contre les coupures de subventions dans le secteur culturel
effectuées par le gouvernement conservateur de Stephen Harper.
Aujourd'hui, deux textes du quotidien Le Devoir permettent
d'appréhender de plus près encore leurs effets réels.
Celui de Stéphane
Baillargeon et la lettre
ouverte, signée par plus de 1000 artistes hier, adressée
au premier ministre Harper.
■ Picasso
s'inspirait-il... – ... d'œuvres d'autres peintres? Le Figaro se pose la question.
PS
: S'inspirer n'est pas copier. Surtout quant il s'agit de Picasso.
Il possédait l'art de défaire et refaire à sa
manière. Ainsi les nus de femmes, qui perdaient tous leurs
atouts, ressemblaient pratiquement à des boîtes de
conserve sur lesquels un camion de 20 roues serait passé. Rien
de quoi allumer un incendie quelque part.
■ Une
pub exceptionnelle – La pub, j'aime pas trop. Je la tolère parce que je suis
pour la liberté d'expression. Censurez la et demain c'est à
vous qu'on clouera le bec. Faut reconnaître qu'il y en a qui ne
passent pas inaperçues, parce qu'elles innovent vraiment en
matière de communication. Celle que vous allez voir sera
indéniablement un
hit.
■ Relations
sociales pauvres, inquiétude forte – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Roché, un
autre chercheur français, est d'opinion que l'insécurité
est présente dans notre vie parce qu'elle constitue le tribut
incontournable à payer à la modernité, à
l'hétérogénéité et à la
complexité de nos sociétés. (Sebastian Roché
-Insécurité
et libertés - Édition du Seuil)
L'insécurité
souligne le fractionnement entre groupes sociaux et ethniques,
l'absence de dynamique d'intégration collective, brisant nette
l'illusion d'une société une et indivisible. «Le
sentiment d'insécurité est un processus de lecture du
monde environnant. On le saisit chez les individus comme un syndrome
d'émotions -peur, haine,
jalousie -cristallisées
sur le crime et ses auteurs. Comme toute lecture, le sentiment
d'insécurité est réducteur»,
fait-il remarquer.
Mathieu a analysés
les travaux de Roché, et les valide (Jean-Luc Mathieu -L'insécurité -Éditions Que sais-je ?) : le sentiment
d'insécurité ne peut pas être interprété,
sans contre sens, comme la prise en compte réaliste de faits,
au niveau individuel. Il montre, sur la base d'enquêtes, qu'il
n'est pas besoin d'avoir été soi-même victime ou
de connaître directement la victime d'un crime ou d'un délit
pour se sentir inquiet.
L'élaboration
mentale du sentiment d'insécurité dépend, chez
chacun d'entre nous, de son système de relations
interpersonnelles. Plus les relations sociales sont pauvres, plus
l'inquiétude est forte. A contrario, il est moins fort chez
des personnes qui entretiennent des rapports sociaux multiples. (Suite demain)
News du mercredi 27 Août 2008
■ Montréal
: manif de plus de 2000 personnes... – ... contre la décision du gouvernement conservateur de
Stephen Harper de réduire de 23 millions$ les subventions
destinées à des programmes culturels.
Déclaration
de Gilles Duceppe, chef du Bloc québécois, au Parlement
canadien : «Les
artistes ont toujours eu un rôle de contestation dans la
société. Il faut les laisser libres. (...) Un
gouvernement ne doit pas choisir ce qui peut être lu ou vu.»
Regardez
la grande
photo pivotant à 360 degrés et témoignant de
l'événement, écoutez les allocutions prononcées
devant les locaux de la Société des arts technologiques
(SAT) de Montréal
Lisez
l'article du quotidien
La Presse
PS
: Le premier ministre Harper coupe-t-il dans la culture, entre autres
secteurs, pour investir davantage dans sa guerre en Afghanistan?
■ Afghanistan : dans
l'escalade du conflit... – ... il y a un grand nombre d'enfants parmi les victimes, dont 60
il y a quelques jours, et on ne parle pas des blessés et
séquelles. Radikha Coomasraswamy, la représentante
spéciale pour les enfants et les conflits armés, à
l'ONU,
est gravement préoccupée : «Les
enfants (payent) le
prix lourd dans ce conflit et sont exposés à
des traumatismes physiques et psychologiques»,
a-t-elle déploré aujourd'hui.
PS : hier, on nous rapportait dans les médias que les soldats canadiens prennent des précautions pour éviter de blesser ou tuer des civils, que l'armée ne dispose pas d'avions sur les lieux. Une question demeure : comment font-ils pour distinguer Talibans et Afghans non combattants? Les premiers ne portent pas d'uniforme, sont habillés comme les non combattants.
■ Le
caricaturiste français Siné rebondit – Récemment, il a été congédié
de Charlie Hebdo
(cliquez sur sa une pour l'agrandir), un hebdo polémike et
satirike. Je ne mettrai pas les pieds sur ce terrain, ayant suivi
l'affaire de loin. Du reste, vous pouvez prendre connaissance de la
chronologie des événements
ici.
Moi,
ce qui m'intéresse est le fait que Siné, 79 ans, ne
baisse pas les bras pour autant (un battant n'est jamais battu),
qu'il continuera à emmerder bien du monde avec ses
caricatures. Et ça, ça me plaît :
l'anticonformisme régénère la société.
Est-ce
qu'il en sera ainsi de vous? Faites-vous une idée, allez sur
son blog et ensuite sur
le site qu'il vient de créer : sinéhebdo.
Après, vous déciderez de vous abonner ou pas à
son hebdo.
■ Québec :
l'éthique enseignée dans des écoles – Le cour aborde différents aspects de la société
: religions, charte des droits et libertés, environnement,
immigration.
En
ce qui concerne les religions, le but n'est pas de transmettre la foi
aux élèves, de les endoctriner, mais de leur expliquer
les principales composantes de chacune afin qu'ils comprennent mieux
l'autre. On leur explique que ce sont des croyances, et non des faits
avérés. Bon article de Louise
Leduc du quotidien La Presse.
PS
: Il était grand temps que l'école actualise son
approche en ces matières. Les jeunes qu'on forme aujourd'hui
développeront un sens critique beaucoup plus pointu que le
nôtre. Bien sûr, certains sont en désaccord avec
le cour d'éthique, qui est obligatoire. Normal que la société
prenne les moyens nécessaires pour informer correctement
enfants et ados, au lieu de leur raconter des histoires qui ne
tiennent pas debout.
■ Taser
vs pistolet à décharge poivrée – Ce dernier, fabriqué par la société suisse
Piexon, projette une giclée de poivre liquide à six
mètres de distance. 100% non mortel, contrairement au Taser.
Il a été présenté aux chefs de police
canadiens lors de leur congrès cette semaine à
Montréal. Lisez l'article sur cyberpresse.
PS
: Voilà ce qui semble être une alternative à la
fois humainement et socialement acceptables. Le policier doit
contribuer à valoriser davantage la vie, et non se comporter
comme un robot, insensible à la souffrance.
Faudra revenir
aussi sur les poursuites infernales, gyrophare allumé, qui se
terminent souvent par des accidents, avec blessés et morts.
Alors qu'il est possible de suivre à distance un fuyard, à
son insu, et procéder à son arrestation lorsqu'il
stationne son véhicule quelque part. La vie n'a pas de prix.
■ L'insécurité
vient de la dissolution du lien social – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Gleizal a
également étudié le sentiment d'insécurité.
(Jean-Jacques Gleizal -Le désordre
policier -Presses
universitaires de France) Lui aussi se réfère notamment
à Lagrange qui, en France, semble l'une des principales
références en ce domaine. (Hugues Lagrange -Perceptions de la
violence et sentiment d'insécurité -IEP de Grenoble,
Banque de données socio-politiques)
Il
rapporte que ce chercheur démontre que le sentiment
d'insécurité n'a pas de relation avec l'expérience
individuelle de la violence, mais qu'il est lié au degré
d'intégration sociale des individus. Ainsi, les personnes
sortant le soir sont moins insécurisées que celles
sortant peu. De même, la participation à une activité
associative diminue le sentiment d'insécurité.
Gleizal
conclut que l'insécurité relève des sentiments,
du subjectif, d'un vécu, mais sur une base de changement
social incontestable. Il désigne du reste l'insécurité
comme étant une crise de société qui n'est
certes pas à chercher dans une prétendue montée
de la violence, mais bien dans une dissolution du lien social.
Et cette démonstration
de Lagrange est confortée par celle de Dulong, qui estime que
les fusils de l'autodéfense visent... «la
disparition des valeurs, l'affaiblissement des institutions, la mise
en cause des normes, l'effacement de repères sociaux de
l'existence, tout ce à partir de quoi chacun se pensait
jusqu'à maintenant membre d'une société». (R. Dulong -L'autodéfense -Librairie des Méridiens)
Trois autres sociologues,
de Gaulejac, Bonetti et Fraisse, le confirment également (V.
de Gaulejac, M. Bonetti, J. Fraisse -L'ingénierie sociale -Édition Syros) : «(…) quand
des gens réclament des portes blindées et un
renforcement de la surveillance, il ne faut pas prendre cette demande
au pied de la lettre.»
Ils
soutiennent que l'insécurité est la résultante
de différents processus : conception du bâti, isolement
social, difficultés économiques, absence de régulation
sociale, comportement des gardiens de sécurité (NDLR :
Les auteurs n'explicitant pas, peut-on présumer qu'ils font
allusion au discours de la peur que ceux-ci propagent ? Si oui, il
faudrait y ajouter la police et son maître-mot panzer : la
prévention.), cloisonnements institutionnels, circulation de
l'information et mode de communication. (Suite demain)
News du mardi 26 Août 2008
■ Afghanistan
: l'ONU confirme la mort... – ... de 90 civils, dont 60 enfants, lors de bombardements aériens
de la coalition internationale, dont fait parti le Canada. Au début
de l'annonce de ce massacre, on parlait de 76 civils, dont 50
enfants. Lisez l'article sur le site
de l'ONU.
■ Madonna
attaque McCain... – ... le candidat républicain aux élections
présidentielles. Ça se passe dans un chaos
vidéotique (02:52) : Get Stupid. La belle quinquagénaire
ne manque ni de culot, ni d'énergie.
■ Découvrez
l'univers autochtone canadien – En tout cas, une bonne partie de cet univers, dont les Nations
atikamekw, algonquine anishnabe, montagnaise ou innue, mohawk, cri
(cree), etc.
Savez-vous
que le nom de QUÉBEC est d'origine algonquienne : KEBEK,
désignant un détroit ou un passage qui se rétrécit?
Que celui d'OTTAWA vient de la langue anishanabe : ADAWE, signifiant
commercer? Savez-vous comment vivent aujourd'hui ces Nations?
Savez-vous si l'informatique y a fait une percée? Savez-vous
que... et que que? Dès le départ, débarrassez-vous
de vos préjugés, si vous en avez, et sachez que les
Amérindiens ne sont pas des cons.
Un
site vraiment bien construit où on trouve une masse d'infos de
toutes sortes. Pas seulement des textes (en français), des
vidéos (en anglais) dont plusieurs, sinon toutes, ont été
réalisées par des Autochtones. Ces deux formes
d'expression permettent aux non initiés un
premier contact avec la culture de ces Nations. Vous y trouvez
des réponses à beaucoup de vos questions.
En
page d'accueil, j'ai trouvé une vidéo (05:39) en
français intitulée : De
mère en fille.
■ Canada
: Harper retire... – ... son projet de loi C-484 sur
l'avortement. Semble bien que le premier ministre conservateur
Stephen Harper n'avait pas le choix, des rumeurs d'une élection
générale imminente au Canada circulant au Parlement et
dans les médias.
■ Un
oubli se renouvelant à chaque sond – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
À ma
connaissance, il s'agit là du seul sondage médiatisé
(NDLR : Celui dont je parlais hier) où on amalgame peur de la
criminalité aux autres peurs de la vie quotidienne, certes,
mais sans les comparer, en terme de pourcentages, les unes aux
autres. On n'a donc pu savoir, par ordre décroissant, de quoi
le citoyen avait le plus peur et le moins peur. J'insiste : le seul
sondage. On ne mélange jamais criminalité et autres
peurs de la vie. Les cas pullulent…
Ainsi, ce sondage CROP-La
Presse publié en décembre 2001, quelques jours avant
les vœux de Noël et du Nouvel An, et portant sur l'amour, la
prospérité et la santé. (Louise Leduc - La
Presse du 22 décembre 2001) La santé l'emportait sur
les autres. De la santé, toujours de la santé et encore
de la santé qu'il faudra souhaiter à ses proches,
suggérait-on, la maladie étant, révèle le
sondage, ce qui nuit le plus au bonheur des Québécois.
Pas
moins de 41% des répondants ont en effet choisi cette réponse
et ce, loin devant les problèmes de travail (9%), ou dans leur
famille (15%), loin de… l'argent aussi (15%). On n'a pas posé
la question sur la criminalité. Un oubli… se renouvelant à
chaque sondage… (Suite demain)
News du lundi 25 Août 2008
■ L'émeute,
ce n'est pas une bonne idée – Ne jamais attendre le ras-le-bol total pour agir, ne pas empiler
les frustrations les unes sur les autres sans mot dire. Exprimer
publiquement et pacifiquement le malaise qu'on ressent. Se souvenir
qu'une démocratie n'est pas un État policier, qu'il est
possible de changer ce qui ne tourne pas rond. L'inertie, tant celles
de la majorité silencieuse et des médias traditionnels
que celle des élus, est la pire ennemie de la paix sociale.
La
tenue d'un forum médiatisé, dans un quartier par
exemple, permet d'explorer des solutions. Et si les élus ne
réagissent pas, ne pas les laisser faire. La manifestation
festive, bien encadrée pour éviter les dérives,
s'impose alors. J'insiste : festive et encadrée. Elle est
légale.
S'habiller
de vêtements colorés et déjantés, faire du
bruit avec des casseroles, chanter en chœur, par exemple, cette
chanson trouvée sur le web, que je trouve particulièrement
appropriée. Cliquez sur l'image : il n'y a pas de vidéo,
seulement du son. Le titre? C'est
dans la rue que ça se passe.
■ Carnet
d'une enquête journalistique – Sous ce titre, j'inaugure, aujourd'hui lundi, une petite
chronique traitant de l'intimidation (répression) policière
dont je suis la cible, tant dans mon espace privé que public.
Je vous ferai part seulement des événements dignes de
mention : il n'y aura pas nécessairement une chronique chaque
jour.
Je
commence ici... Lorsque j'écris un texte que la Sûreté
du Québec (SQ) n'aime pas, il y a souvent des changements dans
la mise en page de mes ACTUALITÉS. Ainsi, l'article sur
l'origine de l'émeute à Montréal-Nord, texte
précédent. Remarquez comme chaque lettre est collée
serrée à l'autre, que ce n'est pas aéré :
comparez avec d'autres textes plus bas, vous verrez ce que je veux
dire. Dans la manchette ÉMEUTE DE MONTRÉAL-NORD, un ou
une cyberflic de la SQ a collé le DE à MONTRÉAL-NORD.
Je
vous ai déjà dit que, depuis près de 10 ans,
j'habite un édifice de 10 logements, à Lac Bouchette,
que les 9 autres ont toujours été occupés par
des civils de la SQ. Encore là, lorsque j'écris un
texte déplaisant à la SQ, deux de mes voisines
mitoyennes, des civiles, se manifestent, quand ce n'est pas l'une
(qui fait japper son chien), c'est l'autre (qui tousse ou fait couler
l'eau du robinet quelques secondes ou marche un peu fort, etc.) Il
s'agit de synchronismes, de messages subliminaux parce qu'elles se
manifestent seulement dans ce cas-là. Le reste du temps, je ne
les entends jamais.
Cela
démontre que mes voisines lisent en temps réel ce que
j'écris sur mon ordi : on m'en a mis ko deux, je m'en suis
acheté un autre. Avant même la publication de l'article
dans mes ACTUALITÉS, elles en connaissent déjà
le contenu et peuvent intervenir, si elles le jugent opportun, lors
de la mise en ligne.
■ Émeute deMontréal-Nord : «Si
les lions... – ... pouvaient
parler, les histoires de chasse seraient pas mal différentes.»
Cette citation d'un proverbe africain, je l'ai pigée dans une
entrevue que Cathia Cariotte, intervenante communautaire depuis 16
ans à Montréal-Nord, a accordée à Jeanne
Corriveau du quotidien Le Devoir.
La
journaliste rapporte que les relations entre les policiers et les
communautés culturelles se sont détériorées.
Le profilage racial a atteint un niveau que Cariotte qualifie de
«grave».
Les jeunes se plaignent régulièrement auprès
d'elle de se faire interpeller par des policiers sans explications et
sans raison apparente, si ce n'est la couleur de leur peau. Lisez
l'article au complet, vous comprendrez tout.
PS
: Ma longue enquête dans le monde de la police en civil à
Montréal, Lac Bouchette et Roberval m'autorise à
confirmer les propos tenues par Cariotte. À mes yeux, bien
qu'elle parle seulement de la police en uniforme, il évident
que le rôle de la police en civil a dû constituer un
déterminant. Ainsi
en serait-il, selon moi, des émeutes survenues en France.
■ Savez-vous pourquoi... – ... les Canadiens ne peuvent pas voter à l'élection
du président des États-Unis? L'excellent caricaturiste
Michel Garneau du quotidien Le Devoir répond
à la question.
■ Grande
source d'insécurité : l'endettement – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Il est un fait
avéré que les Canadiens craignent de ne pas avoir
accès, comme par le passé, aux soins de santé,
ont peur aussi pour leur avenir économique et ne sont pas très
rassurés non plus sur la sécurité. Le démontre
une étude du Conseil canadien de développement social
(CCDS), un institut de recherche indépendant à but non
lucratif, intitulée L'Indice de sécurité
personnelle 2002. (Gilles Toupin -La Presse du 15
juillet 2002)
Intéressante,
l'étude, cependant ses auteurs ne comparent pas, en terme de
pourcentage, la peur de la criminalité aux autres peurs de la
vie. En plus clair, cette peur ne figurait pas sur la liste des
questions posées aux personnes sondées.
Dans
leur document publié après le sondage, les auteurs se
contentent en effet de rassurer les Canadiens, en signalant que,
selon des indicateurs objectifs, ils n'ont pas plus à craindre
autant que par le passé d'être victimes de crimes
violents ou de vols, qu'ils sont plus à l'aise économiquement,
vivent dans une société où les accidents de la
route diminuent et le potentiel de longévité augmente.
Alors
pourquoi cet écart entre la réalité des faits et
la perception des gens? demande le journaliste de La Presse. Ce qui
ne va pas, explique le CCDS, ce sont certains aspects de la vie de
tous les jours qui tendent à assombrir l'ensemble du tableau.
Les tendances du marché du travail, des revenus, des taux de
criminalité ou l'accès aux soins de santé, par
exemple, ont vite fait de faire voir la vie en noir à bon
nombre de citoyens.
Les chômeurs
n'ont pas la vie facile non plus. En cette année 2002, la
couverture de l'assurance emploi est nettement inférieure à
celle des années antérieures, où plus de 80% y
avaient accès.
Cependant,
l'endettement des ménages constitue la plus grande source
d'insécurité. Beaucoup de gens, indique l'étude,
utilisent leur marge de crédit pour joindre les deux bouts. La
taille des hypothèques fait le plus mal : en 1984, elle
rognait 38% de leur revenu disponible, en 2001, elle en bouffe 67,9%.
(Suite demain)
News du dimanche 24 Août 2008
■ Carnet du jour :
harcèlement policier... – ... par chien interposé. La Sûreté du Québec
(SQ), corps policier du Québec, l'une des provinces du Canada,
ne me lâche pas : c'est comme ça depuis l'amorce de mon
enquête en 1997 sur la police en civil et ses collabos.
Aujourd'hui, depuis le début de l'après-midi, un gros
chien noir de son escouade canine jappe sans arrêt. Il est sur
le terrain de mon voisin, un civil de la SQ.
J'ai
filmé le tout sur mon caméscope haute définition
(HD), dont je viens de faire l'acquisition. Suis encore un novice en
la matière, mais j'apprends vite. Alors, j'espère
pouvoir diffuser bientôt la vidéo sur mon site, et mes
autres reportages que je vais produire.
Suis
allé frapper à la porte de mon voisin, le civil, mais
monsieur n'est pas là. J'ai scotché dans la fenêtre
de sa porte un petit texte lui expliquant la situation et signalant
que j'ai droit à la tranquillité.
Lac
Bouchette, endroit où je demeure, est l'un des villages du
Québec où, proportionnellement, on dénombre
probablement le plus grand nombre de chiens. Certains sont attachés,
d'autres pas.
La SQ utilise de ces chiens pour empêcher les
citoyens d'y circuler à pied ou à vélo. Ils sont
dressés pour attaquer, mais ne mordent pas. Sauf que vous
l'ignorez et l'attaque est tellement réaliste que lorsque vous
en voyez un gros se ruer sur vous, vous êtes certain d'être
mangé tout rond. Les citoyens ignorent qui se cache derrière
les quadrupèdes.
■ Queer attaque... – ... L'organisme milite en faveur de la multiplicité des
sexes. Sous l'écran de sa
vidéo (01:44),
on peu lire notamment... Il est temps d'arrêter d'assigner un
genre, un rôle, une attirance en fonction du sexe de naissance.
Il est temps de laisser libres les personnes de développer et
d'affirmer la personnalité qui leur correspond indépendamment
de leur sexe.
■ Canada : le droit à
l'avortement menacé... – ... par le gouvernement conservateur de Stephen Harper. Je vous
ai déjà parlé de la Loi C-484 qui, après
avoir été adoptée en mars par le Parlement, est
à l'étude au sénat avant d'être
éventuellement mise en vigueur. Aujourd'hui,
j'ajoute une vidéo (12:25), que je viens tout juste de
trouver sur le web : dans la page s'affichant, colonne du centre, un
peu plus bas.. Elle date de ce mois-ci. Une manif de citoyens
dénonçant la Loi et expliquant pourquoi.
■Afghanistan : 76
civils tués...
12H02
– ... dont 50 enfants (cinquante) de moins de 15 ans, 19 femmes et
7 hommes tous des civils. Une quinzaine de maisons auraient été
détruites, près du village d'Azizabad. Hamid Karzaï,
le président aghan, a condamné le raid des forces de la
coalition, dont fait partie l'armée canadienne. Les députés
afghans ont qualifié l'attaque de «cruelle
et barbare»
et voté samedi l'envoi d'une mission d'enquête
parlementaire.
L'histoire
de ce massacre, il y a environ deux jours qu'elle circule sur le web.
Elle était contaminée d'incertitude. Alors, je ne
voulais pas prendre le risque d'en faire écho sur mon site. Ce
matin dimanche, Radio Canada International (RCI) la publie. J'ai
confiance en ce média, y ayant travaillé plusieurs
années, je connais bien sa rigueur professionnelle : il ne
diffuse pas n'importe quoi.
Vendredi
22 août (voir 11H45), je diffusais des photos d'enfants afghans
tués, sans être trop certain de leur authenticité. En temps de guerre, la propagande est présente partout, dans un
camp comme dans l'autre. Ce même jour, dans une nouvelle
précédente (voir 01H11), je rapportais la déclaration
du premier ministre canadien Stephen Harper, qui traitait de «lâches»
les Talibans à l'origine de la mort de 3 soldats canadiens.
Je posais la question : lorsque des avions américains
bombardent un village afghan, tuant plusieurs de ses habitants, dont
des enfants, des femmes et des vieillards, on appelle ça
comment, monsieur le premier ministre?
Je m'intéresse à cette guerre parce que je suis canadien.
■ On
meurt davantage d'une maladie que tué
00H00
– (La
suite d'hier de L'Étau Policier tome 1)
En France, on a
enquêté également auprès de médecins.
Ces sondages montrent que leurs patients parlent de plus en plus
souvent de leurs difficultés croissantes : désespoir de
la marginalisation annoncée ou réalisée, stress
qu'impose un combat toujours plus intense pour surnager dans une
société toujours plus exigeante, et moins solidaire.
En
1989, CREDOC a interrogé les Français sur 12 thèmes
en leur demandant ce qui les préoccupaient le plus. La maladie
grave venait en premier, était «un
sujet de forte inquiétude».
Mathieu
rapporte ce commentaire d'un représentant de la maison de
sondage : «(...) Tout
se passe comme si les succès de la médecine qui
permettent l'allongement régulier de la durée de la vie
n'étaient pas en mesure de rassurer les individus, mais,
paradoxalement, contribuaient à amplifier leurs craintes en
rendant plus perceptibles, plus longtemps, le spectre de la maladie
grave (...).
Cette inquiétude massive, si elle n'est pas sans fondement
objectif, renferme aussi de nombreux aspects irrationnels. La maladie
grave est la peur moderne de nos sociétés.»
Ceux
la redoutant le plus craignent davantage d'autres risques, signale
Mathieu : accidents du travail, accidents de la route et même
la guerre.
Alain Dubuc,
éditorialiste de La Presse, faisait le constat, en juin 2000,
que le choc des réformes et des compressions a provoqué
une véritable perte de confiance envers le système de
santé. (Alain Dubuc -La Presse du 3 juin 2000) La chose est assez sérieuse,
écrit-il, pour que les Québécois, surtout ceux
du baby boom, qui approchent de l'âge de la retraite, puissent
se demander si le système public sera capable de s'occuper
d'eux quand ils en auront vraiment besoin.
Dubuc
n'est pas le seul à le dire. Cela étant, ces citoyens
craignent-ils davantage la criminalité que les ratées
du système de santé? Ça, c'est une question que
nos médias n'abordent jamais. Pourtant, on meurt davantage
d'une maladie qu'assassiné ou violé. (La
suite demain)
News du samedi 23 Août 2008
■ Pourquoi des
journalistes... – ... appartenant à des médias traditionnels
bloguent-ils? Personnellement, je ne m'étais jamais posé la question. Le site @rrêtsurimages
l'a demandé à trois journalistes-blogueurs. Il a voulu
savoir également pourquoi préférer l'un ou
l'autre média et ce qu'ils y écrivent.
■ Une fiction – Vidéo réussie sur tous les points. Nous, les non
encore complètement initiés au tournage et au montage,
on aimerait atteindre un jour ce niveau de qualité. Faut être
conscient que ce n'est pas à la portée de tout le
monde, modestie oblige. Le reportage journalistique nécessite
moins de créativité. L'événement n'est
pas fictif, les faits sont réels. Lorsqu'on entre dans le
monde de l'imaginaire, cependant, c'est une autre histoire.
Le
thème traité : les rencontres virtuelles. Dans la
fenêtre s'affichant, cliquez sur VIDÉOS. Ensuite sur
Épisode 11 – Romain.
■ Caricatures assassines – Très engagées socialement. Dans la page
s'affichant, cliquez sur la manchette en caractères gras de
chaque paragraphe. La liberté d'expression, c'est ça.
Même si on n'est pas d'accord ou totalement en désaccord.
Le choc
des idées peut-être choquant parfois, et ça
nous arrive plus souvent qu'on le pense de réagir négativement. La seule façon de
rester zen est d'adopter le principe de neutralité.
■ Chômage
et emplois garantis à vie – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Et encore, les
chiffres sur le chômage ne dévoilent pas tout. Par
exemple, quand on affirmait en 1999 que le Québec comptait 10%
de chômeurs, on additionnait parmi les non chômeurs ceux
dont les emplois sont garantis à vie ou presque par des
conventions collectives bétonnées, ainsi celles des
employés municipaux et gouvernementaux, dont les policiers.
À la fin de 2000,
Statistique Canada révélait que le secteur public,
toutes juridictions confondues, comptait 2,7 millions de
fonctionnaires (Presse canadienne -La Presse du 19
décembre 2000) : 341 381 dans l'administration fédérale,
1,3 million dans les gouvernements provinciaux et territoriaux, 802
649 dans les municipalités et 273 106 dans les entreprises
publiques.
Parlant
de ces groupes sans toutefois les identifier, Mathieu dit que si on
les retranchait de la population active, le taux de chômage
serait bien plus élevé et il apparaîtrait que
l'insécurité chez les citoyens n'ayant pas le privilège
d'occuper des emplois garantis à vie est beaucoup plus forte
que les chiffres globaux ne le laissent entendre.
On
pourrait croire qu'il est moins insécurisant et stressant de
vivre seulement dans la hantise du chômage et de l'exclusion.
Détrompons-nous. À la fin de 1993, selon Mathieu, 77,8%
des Français étaient très ou assez inquiets de
l'éventualité du chômage alors qu'ils n'étaient
que 56% en 1981.
Il
relate également qu'en 1994, le Centre d'études des
revenus et des coûts (CERC) a publié les résultats
d'une importante analyse sur la précarité et le risque
d'exclusion en France. Sur 25 millions de citoyens actifs, 9,5
millions (38%) faisaient face, à des degrés divers, à
un avenir incertain, inquiétant, les plaçant
fondamentalement en insécurité.
Mathieu
fait état aussi d'un sondage de CSA où l'on demandait :
qu'est-ce qui vous inquiète le plus dans le fait d'être
exclu? Les réponses, par ordre décroissant : la crainte
pour l'avenir de nos enfants, ne plus avoir de revenus, devenir
inutile, être seul, ne plus avoir de logement, être en
moins bonne santé. (Suite demain)
News du vendredi 22 Août 2008
■ Quelques heures de
musique – Quatre shows, vidéos Haute Définition, vision comme
si on était présent sur les lieux. Partout, il y a
foule et l'ambiance est bonne.
1) Commencez
avec les Francofolies
à Larochelle 2008 ;
2) Passez
ensuite à d'autres
éléments des Francofolies : les vidéos
s'enchaînent ;
3) Après, allez
faire un tour au Festival
des Inrocks 2007 : y'a des vidéos jusque dans le bas de la
page ;
4) Terminez
votre tournée avec le Printemps
de Bourges, en France : cliquez sur web tv 2008, les vidéos
s'enchaînent.
■ Afghanistan : photos
d'enfants tués – Regardez les sur libertésinternets,
sous le titre : personne ne pleure ces morts-là...
Nécessaire
de conserver son sens critique. C'est davantage le cas en période
de guerre, où chaque camp diffuse sa propagande. Je les ai
vues ailleurs sur le web, les mêmes photos. Aljazeera en serait la source. Suis allé
sur le site de cette télévision arabe, mondialement
très écoutée, au point d'être surnommée
la CNN arabe. Je n'y ai trouvé aucune de ces photos, ni
d'autres du genre. Cependant, il est un fait confirmé que
plusieurs civils meurent lors des attaques de l'OTAN, dont des
enfants.
Page
d'accueil d'Alljazeera
La
chaîne arabe diffuse 24heures/24
ici, en anglais.
■ Afghanistan : le
premier ministre canadien... – ... Stephan Harper a qualifié de «lâche»
l'attaque des Talibans où 3
soldats canadiens ont été tués et un quatrième
gravement blessé. Une bombe a explosé lors de leur
passage sur une route. (Source : Radio Canada International)
PS
: Lorsque les alliés du Canada, les États-Unis,
bombardent du haut des airs un petit village afghan, tuant plusieurs
de ses habitants, dont des enfants, des femmes et des vieillards, on
appelle ça comment, monsieur le premier ministre? À la
guerre comme à la guerre : tout le monde a du sang sur les
mains, peu importe le camp.
■ Le
crime, plus angoissant que la pauvreté? – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
À regarder
la manière dont les choses se passent au Québec, et
particulièrement dans les médias, on a vraiment
l'impression que la peur de la criminalité dépasse
toutes les autres peurs, et de plusieurs coudées.
Prenons
le cas du chômage et tout ce qui a trait à l'assistance
sociale, à la pauvreté. Moins angoissants que la
criminalité ? Chômage et pauvreté sont une
tragédie dans la vie d'une personne et sa famille. Mathieu
écrit que la baisse des revenus provoque, dans tous les
domaines, une baisse de la consommation et une dégradation des
genres de vies de ceux qui en sont victimes. Les conséquences
sont aussi sociales et psychologiques. Cette situation entraîne
l'exclusion sociale et l'affaiblissement des liens sociaux. L'emploi
joue un rôle structurant et sécurisant essentiel.
Autre
point, en France, note Mathieu, les personnes ayant un emploi stable
sont beaucoup plus nombreuses à vivre en couple, avec des
enfants, que celles à emploi instable ou au chômage.
Lorsque l'instabilité face à l'emploi est durable, elle
risque de maintenir certaines personnes dans le célibat, en
dépit de leur volonté. Et plus la situation est
précaire vis-à-vis de l'emploi, plus élevés
sont les risques de ruptures des couples.
Sans négliger
maladies mentales et suicides. Frédéric Lesemann, de
l'École de service social, à l'Université de
Montréal, indique que plusieurs études ont cherché
à cerner les processus sociaux par lesquels les conditions
économiques, l'absence de travail, sont associées à
des problèmes de santé mentale. (Traité des
problèmes sociaux -Institut québécois de recherche sur la
culture -Ouvrage collectif sous la direction de Fernand Dumont,
Simon Langlois et Yves Martin, 1 164 pages, 1994) Les explications
peuvent être de type biologique ou de type écologique.
Parmi ces dernières, celle de la «fragilité
sociale» rallie nombre de chercheurs.
D'après
eux, les conditions de vie des pauvres sont marquées par le
stress, le manque de soutien social et l'infériorisation ou
l'absence de pouvoir. Cela favorise le développement de
sentiments tel que celui d'une incapacité à avoir prise
sur l'avenir. «Un écosystème
de méfiance» affecte leurs
attitudes et personnalité. Cela se traduit par un haut degré
d'impuissance. Il en résulte une plus grande vulnérabilité
et le développement d'un plus grand nombre de problèmes
de santé mentale. (Suite demain)
News du jeudi 21 Août 2008
■ Des tunes d'un petit
orchestre... – ... jouées en marchant dans de petites rues, genre parade
entièrement décontractée. Une autre innovation
s'y ajoute : les passants peuvent fidéofilmer, son
compris, les visionner à leur domicile, sans avoir à
défrayer des droits d'auteur. La
scène (04:40) se déroule à Paris.
■ Afghanistan : 93e
soldat canadien tué – Dans mes ACTUALITÉS de mardi 12 août, je parlais
d'un 90e, le caporal-chef Erin Doyle. Depuis ce temps, j'ignorais
qu'il y en avait eu 3 autres. Pourtant, c'est l'un des dossiers que
je suis de très près. Trois du coup, c'est beaucoup. Je suis abonné à un grand nombre de newsletters quotidiennes traitant de l'actualité et aucune n'y a fait état. Je tiens cette info du 93e de Bloomberg.com.
L'article est anglais.
■ Web : rencontre de
matière grise... – ... visant à en améliorer autant le contenant que
son contenu, entre autres la vidéo. Ce barcamp (groupe de
travail) c'est tenu à la Cantine (explication plus bas), en
plein coeur du quartier numérique du second arrondissement, à
Paris. Sujets traités, la liste est longue : participatif,
wiki, hypertexte, monétisation, copyright, mobile, bande
passante, opensource, journalisme citoyen, etc.
Le
seul reproche qu'on peut faire à cette
vidéo : trop courte (10:05), on reste sur notre faim.
Seulement trois sujets sont abordés, notamment la perte du
monopole de la parole des médias traditionnels. On est à
une période de flottement où ils ont encore la main sur
l'opinion générale, l'opinion publique, mais, selon un
intervenant, ça risque de changer d'ici peu, d'ici très
peu, j'espère.
C'est
quoi la
Cantine? Un lieu collaboratif pour les acteurs du numérique L'Atelier
des nouveaux médias
Travailleurs
du web
Visitez
également Miro
■ Montréal-Nord :réunion mouvementée... – ... à l'Hôtel-de-Ville, hier soir, lors d'une réunion du conseil municipal. Près d'une centaine de
citoyens réclament la démission du maire Marcel Parent
et une enquête publique et indépendante sur la mort de
Fredy Villanueva, abattu par un policier de l'île de Montréal.
Reportage vidéo (01:55) de Denis
Thériault, TVA.
■ Écouter du bon
Jazz, la nuit... – ... c'est pas pareil comme le jour. Le feeling est différent,
meilleur. Je saurais pas expliquer pourquoi. Peut-être est-ce
parce que nous sommes plus réceptifs. Je ressens la même
sensation lorsque je travaille la nuit.
Herbie
Hancock, Jazz
Fusion Cantelope Island (09:10).
Site
d'Herbie Hancock
Qui
est-il? Selon wikipedia,
il est l'un des compositeurs de jazz les plus importants.
■ Un
sondage manipulateur? – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Un exemple
québécois, parmi tant d'autres, où il est permis
de penser que les auteurs d'un sondage auraient tendu la perche aux
personnes sondées. C'est-à-dire qu'ils n'auraient pas
relativisé le poids d'un événement qui avait
effrayé la population en le comparant avec d'autres grandes
peurs.
En
novembre 1999, le dixième anniversaire de la tuerie de 14
étudiantes survenue à l'École polytechnique de
Montréal a fait l'objet d'une série d'articles dans La
Presse. (Marie-Claude Lortie -La Presse du 29
novembre 1999) On y publiait, notamment, un sondage CROP-La Presse
révélant que près des trois quarts de la
population du Québec (73%) croit que la violence a augmenté
au cours des 10 à 15 années précédentes.
Et 63% pensent que l'accroissement continuera aux cours des 10 à
15 années qui suivront.
Les
Québécois, précisait-on, veulent par
«d'écrasantes majorités» que leurs
gouvernements respectifs soient plus actifs contre la violence.
Quatre-vingt pour cent (80%) des Québécois, parfois
quatre-vingt-dix (90%), seraient prêts à approuver une
gamme de mesures nouvelles, que ce soient des peines plus sévères
aux auteurs d'actes violents, des actions plus strictes contre la
violence dans les écoles ou alors un resserrement des
règlements contre la violence à la télé
ou les cassettes vidéos.
De
plus, CROP a même demandé aux personnes sondées
si elles se souvenaient de la tuerie et si elle avait influencé
leur attitude face à la violence. Cette question, éminemment
orientée et d'un poids particulièrement lourd,
avait-elle été posée au début, au milieu
ou à la fin du sondage? (Suite demain)
News du mercredi 20 Août 2008
■ La
créativité des artistes urbains... – ... n'a pas de
limite et c'est très bien ça : comme dans toutes choses, il
y a du bon et du moins bon. Insuffler un peu de vie dans son milieu
ou ailleurs. Colorer les endroits grisâtres, déprimants,
à l'abandon. Obtenir, préalablement, l'autorisation de
son proprio...
Un aperçu du
méli-mélo qui vous attend... Bidonville de Rio ; à
Londres, une balançoire dans un abri-bus !!! Avec
autorisation, j'espère. Dans l'espace public on ne peut pas
faire n'importe quoi n'importe où. Autrement, ça
devient du vandalisme ; Helsinki, Berne, Streets de Brooklyn,
Ukraine, Langage codé, etc.
Vidéos et photos,
dont certaines qu'on peut agrandir en cliquant dessus, des liens
aussi. Bref, plusieurs pages bien remplies, avec dans le bas de
chacune, à droite, un NEXT : girafe à voir sans faute,
des animaux fantastiques animés... Dans le bas de l'écran des vidéos,
des menus s'affichent, cliquez sur l'image vous intéressant :
j'ai pas compté les vidéos, y'en a trop. L'abondance
est là. Y'a tellement de quoi à voir, que vous
en avez pour des heures et des heures à faire un tour au
complet. Vous allez être agréablement
étonnés!
■ La
véritable origine de l'insécurité – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
L'auteur
Mathieu,
se référant au sociologue Lagrange, explique que ceux
qui ont réfléchi sur la complexité de l'âme
humaine connaissent les phénomènes de «déplacement»
des sentiments, qu'on appelle aussi des «transferts».
(Hugues Lagrange -
Réponses à l'insécurité -
Grenoble CERAT) Le support apparent d'un sentiment, d'un
ressentiment, n'est pas celui qui en est véritablement à
l'origine. Ce mécanisme entre en jeu lorsqu'on questionne des
personnes sur leur insécurité.
Il
cite Lagrange : «On peut voir dans l'altération des
liens sociaux, dans le bouleversement des équilibres
démographiques et économiques, les déterminations
d'un mal-vivre, d'un sentiment de frustration et d'incertitude à
l'égard de l'avenir qui, par un transfert sur cette catégorie
d'actes universellement condamnés que sont les crimes, produit
dans l'esprit public une réalité nouvelle : le
sentiment de sécurité».
Il
se produit un renversement dans l'ordre des facteurs. Le sentiment
d'inquiétude naît d'une dégradation générale
des liens sociaux, précède les «fixations»
sur des éléments précis. «Ce sentiment
est alors la matrice de peurs spécifiques -d'être cambriolé, d'être agressé -et non une expression synthétique, décentrée,
issue de ces appréhensions éparses. La donnée
psychologique est première, elle cherche des objets adéquats
dans lesquels s'incarner, prenant alors l'apparence de peurs
particulières.» (Suite
demain)
News du mardi 19 Août 2008
■ Très rare... – ... que je
diffuse de la musique classique sur mon site. Très très...
Bon, je naviguais et sans m'y attendre, voilà-tu-pas-que, dans le bas d'une page, je vois un écran vidéo
(04:31).
Dessous, je lis bach,
double concerto. Clic de la flèche, juste pour voir... Une
pièce que je connais, qu'il m'arrive d'écouter une fois
tous les dix ans. Et
ici aussi, du Bach joué par le pianiste et organiste Glenn
Gould. Dans le bas de chaque vidéo, vous pouvez consulter le
menu.
■ Canada : le ministre
conservateur de la santé... – ... Tony
Clement a dénoncé hier l'inefficacité des lieux
d'injection de drogue supervisés, comme celui de Vancouver,
l'InSite. Il a affirmé que les médecins appuyant de
tels projets devraient «questionner
leur éthique professionnelle».
Le président de l'Association médicale canadienne
(AMC), le docteur Bryan Day, a aussitôt réagi : «Ces
sites permettent de réduire la transmissions des maladies».
Lisez l'article d'Andy
Blatchford de La Presse Canadienne.
PS
: Un peu d'histoire. En
1999, le ministère canadien de la Santé révélait
que le tiers des nouveaux cas de sida et plus de 60% de ceux
d’hépatite C étaient attribuables aux drogues dures.
Pourquoi? Parce que les toxicomanes ne peuvent pas se procurer des
seringues neuves, c'est-à-dire non contaminées.
En
mai 2001, il évaluait que plus de la moitié des quelque
125 000 consommateurs de drogues injectables du pays seraient
atteints d’hépatite C. Il prédisait qu'au cours des
six années suivantes, les cas de VIH-sida attribuables à
l’injection de drogue entraîneraient des coûts
d’environ 8,7 milliards de dollars et que ceux reliés au
traitement des victimes d’hépatite C seraient encore plus
élevés.
Cette
même année 2001, un galonné de la Gendarmerie
royale du Canada (GRC), Robert Lesser, à l’occasion d’une
conférence nationale sur l’hépatite C tenue à
Montréal, suggérait au gouvernement canadien
d’installer des lieux sûrs à l’intention des
consommateurs d’héroïne et de cocaïne afin de
réduire les risques de propagation du VIH-sida et de
l’hépatite C. (Dennis Bueckert, Presse canadienne – La
Presse du 5 mai 2001)
Début
de septembre 2001, alors que le libéral Allan Rock était
ministre canadien de la Santé, on pouvait lire sur le site web
du ministère que les lois canadiennes antidrogues devraient
être révisées parce qu’elles contribuent à
la propagation épidémique du VIH-sida et de l’hépatite
C. (NDLR : Que certains ou plusieurs transmettent par la suite à
des hommes et femmes ne se droguant pas.) (Presse canadienne – La
Presse du 2 septembre 2001)
On
y lisait également ce passage : «L’usage des
drogues injectables est d’abord et avant tout une question de santé
et non une question d’ordre public».
Ce changement d’approche se traduirait par la mise en œuvre de
mesures sanitaire et humanitaire, comme celle de prescrire de
l’héroïne à des héroïnomanes ou
celle de venir en aide aux toxicomanes plutôt que de les
poursuivre en justice.
Selon le
psychiatre Thomas Szasz,
«sans
l’interdiction de la vente libre de seringues, le sida n’aurait
jamais pu se diffuser aussi rapidement».
(Guy Sorman – Les vrais penseurs de notre temps – Éditions
Fayard)
■ Montréal-Nord
: la mort de Fredy Villanueva – Cyberpresse rapporte
aujourd'hui mardi qu'après l'enquête de la Sûreté
du Québec, le dossier sera remis à
Me Louis Dionne. C'est lui qui décidera si des accusations
seront portées ou non à l'encontre du policier qui a
fait feu sur Villanueva. Lisez
l'article ici.
PS
: Inquiétante nomination, celle de Me Louis Dionne. En avril
2000, alors qu'il était le responsable de la répression
du banditisme au Québec, il avait fait une déclaration
pour le moins étonnante (André Cédilot –
La Presse du 4 avril 2000) : «Quand
les libertés de la collectivité sont menacées,
l’article premier de la Charte
(canadienne des droits et libertés) permet
d’adopter des règles de droit qui limitent les libertés
individuelles.»
Dans
l'article de La Presse, on ajoutait que tous les spécialistes
en la matière ne parlent plus de lutte contre le crime
organisé mais de «guerre».
C'était peu avant le dépôt de l’avant-projet de
loi antigang C-24, en août de la même année, de la
ministre canadienne de la Justice Anne McLellan.
Casamayor
dit que la guerre est le mal dans toute son horreur. (Louis Casamayor
– La Police – Gallimard) Les gens qui la font croient que la
drogue et autres actes criminels sont des maux pires que la guerre.
Pour eux, le mal ne peut être domestiqué ou anéanti
que par la guerre. «Ils
oublient que la guerre donne à tous les autres maux l'occasion
de se développer, fait-il
remarquer.
Je parle ici des atteintes aux droits et libertés.»
De
part ses fonctions, Me Dionne a gravité dans le milieu
policier, particulièrement celui de la Sûreté du
Québec. Il y a forcément développé des
liens étroits avec de ses membres. Cela étant, il ne
dispose pas du recul suffisant et nécessaire pour agir à
titre de
procureur de la Couronne de ce dossier.
■ Sérieux
des maisons de sondage mis en doute – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Chacun sait que la
façon même de poser une question peut influencer la
réponse. Cela ressemble aux émissions de lignes
ouvertes et entrevues effectuées sur la rue par certains
médias où l'as reporter demande aux piétons
s'ils ont peur de la criminalité et, le cas échéant,
s'ils pensent qu'il devrait y avoir plus de policiers.
Selon ce que je
retiens de Mathieu, c'est ce qu'on appelle tendre la perche pour
qu'ils répondent par un degré sur l'échelle d'un
sentiment complexe, qui réalise la somme de peurs
élémentaires. D'après lui, le sérieux des
instituts de sondage doit, sur ce point, être mis en doute.
Comment ne pas donner la réponse aux sondés ? En
utilisant des questions «non-réflexives».
Celles-ci visent à dégager des indices de
préoccupations, alors que les questions «réflexives»
visent à mesurer des «peurs».
Mathieu
cite l'exemple de la maison de sondage CREDOC qui, chaque année,
en France, réalise une vaste enquête sur les conditions
de vie et aspirations des citoyens. Elle pose une batterie de
vingt-huit (28) questions, ce qui, explique-t-il, est une bonne façon
de relativiser le poids de chacune d'entre elles.
L'auteur
poursuit sa démonstration en référant le lecteur
à une autre maison de sondage, SOFRES, qui, en 1992, a invité
un échantillon représentatif de Français à
indiquer, sur vingt-cinq (25) sujets, s'ils en avaient très
peur, assez peur, pas vraiment peur ou pas peur du tout. Les
personnes interrogées ont avoué avoir, en majorité,
très ou assez peur de 21 de ces sujets. «Violence-insécurité»
ne venait qu'en septième place : chômage, maladies
graves, dégradation de l'environnement, pauvreté en
France, pauvreté dans le monde, drogue, «violence-insécurité»,
tensions internationales, etc.
Tous
les sondages dont fait état Mathieu démontrent que
lorsqu'on interroge les gens sur une liste de motifs susceptibles de
susciter des inquiétudes, on obtient des réponses qui
ne placent pas les violences (crimes, vols, viols...) au premier
plan. (Suite demain)
News du lundi 18 Août 2008
■ Que
penseriez-vous... – ... de relaxer et rire un
peu beaucoup? Ça va vous changer les idées. Ç'a
changé les miennes, en tout cas. Je travaillais sur une news
compliquée que je n'arrivais pas à comprendre. Lorsque
je suis tombé sur l'animation
(03:12) que vous allez voir. Ça tombait pile, jamais besoin
d'aller voir ailleurs si j'y étais.
■ Jusqu'à
quel point la spéculation... – ... sur les denrées
essentielles sèmera-t-elle, dans des pays du tiers monde, la faim
dans son sillage? On l'ignore, bien qu'on sache qu'elle affecte déjà
en partie les gains acquis ces dernières décennies dans
la lutte contre la pauvreté : de très nombreux articles
en témoignent.
Car ce n'est pas d'hier que des
organismes, dont l'ONU, interviennent sur le terrain, en Afrique
notamment. Des progrès notables avaient été
réalisés jusqu'à présent, et voilà
que des entreprises avides de gros profits vite faits arrivent sans
crier gare. Ils achètent à vils prix, dans certains
pays africains, et avec la complicité de certains
gouvernements, des terres immenses et fertiles afin de produire des
biocarburants destinés aux Occidentaux.
Ce n'est
pas d'hier qu'on lutte contre la faim... Un exemple, parmi d'autres : l'organisme The
Unger Project, qui intervient notamment au Burkina Faso, près
de 14 millions d'habitants, l'un des pays les plus pauvres du
continent. Il y a une quarantaine d'années, lorsqu'il y
sévissait une famine, on distribuait des sacs de blé,
d'orge, etc.
Cet organisme est l'un de ceux qui ont décidé
d'adopter une nouvelle approche, faisant appel à la
responsabilité des citoyens : «Sortez
vous-même de vos problèmes, nous ne vous donnons que des
conseils.» Ainsi que le démontre
cette
vidéo (29:43), les résultats sont
probants. Autre Vidéo de
l'organisme (08:24) différente de la précédente,
mais cette dernière en anglais.
Un
peu tout le monde a entendu parler des Objectifs
du Millénaire de l'ONU pour le développement (OMD)
: réduire pauvreté et faim de moitié d'ici 2015
et les éliminer complètement les années qui
suivront. Les spéculateurs de denrées essentielles
menacent également cet objectif.
■ Sondage
: ne pas souffler la réponse – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
On peut faire dire
n'importe quoi aux citoyens sondés. Ainsi ce cas loufoque.
Dans La Presse Libérale de mars 2002, le journal interne des
militants fédéraux libéraux, le sondeur officiel
de ce parti politique, Michael Marzolini, condamnait la «mauvaise
habitude»
des médias de publier des sondages portant sur l'avenir du
premier ministre Jean Chrétien, estimant que les résultats
ne valent pas plus que le papier sur lequel ils sont imprimés.
(Alexandre Robillard -
La Presse du 11 mars 2002) «Une
telle question était injuste, déséquilibrée
et ne pouvait que susciter des réponses désinvoltes et
irréfléchies qui donnent des résultats défiant
toute interprétation sérieuse»,
soutenait-il.
Il relatait avoir
réalisé intentionnellement un sondage bidon auprès
de 1 000 Canadiens au sujet de son cousin Charles Williamson, un
ingénieur de formation qui n'a jamais fait de politique. À
la question «Pensez-vous
que l'honorable Charles Williamson, ministre d'État à
l'Intégration économique, devrait démissionner?»,
73% des sondés avaient répondu «OUI
!».
Lorsqu'un
sondage est orienté, ça s'appelle souffler la réponse.
Et, dans le cas nous préoccupant,
ce n'est pas le seul aspect du problème. La satisfaction de la
population à l'endroit de la police est étroitement
liée au sentiment de sécurité ou d'insécurité.
Évaluer ce sentiment est un exercice complexe, comme nous
allons le voir.
Mathieu écrit que
le sentiment d'insécurité est un domaine
«extraordinairement difficile à
manier», si l'on veut le faire
honnêtement. (Jean-Luc Mathieu -L'insécurité -Éditions Que sais-je ?) Parce qu'on mesure un
sentiment, qui plus est, très synthétique, se
distinguant d'un fait objectif et que nombre de facteurs influent sur
les réponses.
Une déontologie stricte s'impose si l'on
veut éviter de manipuler l'opinion publique ce qui est, au
contraire, l'objectif même de certains hommes politiques et
organes de presse, signale l'auteur, en se référant
probablement aux mœurs politiques de son pays, la France, qui sont
de fait universelles.
Il
conseille d'éviter absolument la question «fermée»
évoquant directement la sécurité ou l'insécurité
parce qu'on enferme les personnes sondées dans un carcan où
il leur est impossible de relativiser par rapport à d'autres
préoccupations touchant l'insécurité.
Normandeau
et Leighton, nécessaire de le signaler, émettent une
opinion contraire (André Normandeau et Barry Leighton -Une vision de l'avenir de la police au Canada :
Police-défi 2000 -Direction de la police et de la sécurité,
Secrétariat du Ministère du Solliciteur général
du Canada, 1990) : «L'analyse des
renseignements quantitatifs et des réponses à des
questions ouvertes est
toujours plus subjectives qu'équitables,écrivent-ils.»
Par conséquent, ils préconisent la question fermée,
donc orientée, sans toutefois le dire explicitement. (Suite demain)
News du dimanche 17 Août 2008
■ Kraland
Interactif – Vous avez déjà
entendu parler de ce jeu destiné aux adultes? Chaque
participant joue un personnage vivant dans un monde virtuel : le
cybermonde. Le jeu, qui peut s'étaler sur quelques années,
est centré sur la parodie des systèmes politiques.
Près de 5 500
internautes y participent. Ils se répartissent dans 8 empires
aux idéologies farouchement opposées : République
de Kraland (678 citoyens), Provinces Rebelles (803), etc. Chaque
joueur peut aspirer au sommet hiérarchique de l'un d'eux, en
autant qu'il obtienne la majorité des votes.
Le jeu est captivant.
Les qualités requises : aimer la politique, posséder un
bon bagage de connaissances, notamment en histoire, vouloir changer
un système, en mieux ou en pire. Je ne peux pas tout
expliquer, ce serait trop long...
Pour tout savoir,
allez sur le site de kraland.org.
Dans la colonne de droite, cliquez sur RÈGLES DE BASE.
Ensuite, vous pouvez aller plus loin, si vous y voyez un intérêt,
en prenant connaissance des RÈGLES PLUS AVANCÉES.
Enfin, si l'intérêt n'arrête pas de grandir, en
vous inscrivant dans le bas de la colonne. D'autres infos sont
disponibles aussi sur Wikipedia.
Dans la
vidéo qui suit et intitulée Politiquement Connect
(14:05), vous allez entendre le témoignage d'une mordue. Sa
participation lui permet de décompresser, raconte-t-elle, de
faire quelque chose de vraiment caricaturale. L'idée est de ne
pas prendre la vie politique trop au sérieux. Le jeux est une
forme assez fidèle à la réalité. Il
procure aux participants une formation pouvant servir dans la vraie
vie. «Ça renvoie tellement à
des systèmes politiques qui ont existé, dit-elle,
que c'en devient parfois troublant.»
■ Les
photos... – ... du National
Geographic sont toujours superbes.
■ Population
manipulée par la police – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Il serait
instructif de connaître la méthodologie de tous ces
sondages rebondissant de temps à autres dans les médias.
Les citoyens sondés savent-ils ou sont-ils informés que
leur quartier est envahi de civils et de collabos, qu'ils sont aussi
surveillés, contrôlés et nettoyés
socialement que les Hell's Angels? Sont-ils au courant des multiples
atteintes aux droits fondamentaux, dont celles à la dignité
de la personne?
S'ils savaient ce qui
se passe dans le sous-sol de la démocratie, pas sûr
qu'ils appuieraient aussi massivement la police. Dans un contexte
d'ignorance totale des faits, ces sondages sont-ils valables? On dit
d'une démocratie qu'elle fonctionne bien quand les citoyens
décident en ayant accès à tous les faits. Mais
là, on voit bien que ce n'est pas du tout le cas. Sommes-nous
en présence d'un cas de manipulation de l'opinion publique?
Oui.
Tout ça
s'apparente aussi aux méthodes… cubaines. Pierre et Renée
Gosset racontent que «politiquement,
Cuba vit à l'heure de la démocratie directe». (Pierre et Renée Gosset -L'adieu aux barbus -Éditions Julliard) Les deux auteurs ont vu cette
forme de démocratie se dérouler selon le scénario
suivant :
-Voulez-vous, hurle Fidel Castro en s'adressant à
la foule (NDLR : Foule noyautée de partisans?), voulez-vous
que les Américains décampent comme des chiens de
Guantanamo?
-Si, si, si, clame le peuple souverain.
-Et nos amis russes, voulez-vous aussi qu'ils s'en
aillent?
-No, no, no...
-Voulez-vous des élections? Sont-elles bien
nécessaires?
-No, no, no!
D'accord,
Québec n'est pas Cuba, ni Montréal La Havane, mais il y
a tout de même des ressemblances. Au Québec, en matière
policière, on est guère plus subtile. L'information
véhiculée par le pouvoir et sa police ne poursuit qu'un
but : assurer la pérennité des méthodes
policières clandestines illégales. Ils fournissent donc
à la population une information minimaliste qui l'incitera à
manifester massivement sa satisfaction à l'endroit de la
police municipale et provinciale. Tout le reste, ils le lui cachent.
Si
l'on veut améliorer les rapports entre la police et la
démocratie, il y a lieu de démocratiser l'accès
au savoir de ses activités souterraines. Celles-ci ne sont pas
sans conséquences sur la Société civile. On fait
donc au nom de la population des choses qu'elle n'accepterait pas si
elle apprenait de quoi il en retourne exactement. (Suite demain)
News du samedi 16 Août 2008
■ Drôle,
drôle... – .... toujours dans le
petit village de Najac, d'où vous revenez (l'inauguration de
la petite passerelle, article précédent), un souvenir
des dernières élections municipale du village. Un
candidat avait envoyé le message suivant à son
adversaire via SMS : «Si
tu reviens, j'annule tout.»
Une allusion au
courriel que Sarkozy,
prétendaient certains médias, avait envoyé à
son ex-femme avant d'en épouser une autre. Vous vous souvenez?
Voilà des citoyens qui savent s'amuser. Plus bas dans le centre de la page s'affichant.
■ Un
petit événement de rien du tout... – ... est l'occasion d'une
belle petite fête citoyenne. Vite, parlez-nous de l'événement.
Mais attendez, vous allez le voir sur la vidéo. Tout ce que je
peux vous dire : ça se déroule dans un petit village de
France, en campagne, ça sent le bon foin fraîchement
coupé, s'agit d'une inauguration effectuée par des
enfants, coupure d'un ruban, convivialité arrosée d'un
verre de je ne sais quoi et d'une belle chanson.
Merci à l'auteur de la vidéo
(05:30), Florent Verdet, de nous faire vivre ce beau moment. Lui et
moi, on se connait pas. J'ai trouvé son truc tout à
fait par hasard, plus bas dans le centre de la page qui s'affiche.
Allez, que
la fête commence!
■ Montréal-Nord
: il faut bien y revenir... – ... en évitant de
jeter de l'huile sur le feu, calmement, en faisant appel à la
raison plutôt qu'à l'émotion. Toute action
illégale serait improductive, pire : elle permettrait à
la police de compter des points.
D'autant que la mort de Freddy
Villanueva soulève un débat qu'on ne peut plus éviter
: le ministre québécois de la Sécurité
publique, Jacques Dupuis, a-t-il pris la bonne décision en
demandant à un corps policier (la Sûreté du
Québec) d'enquêter sur un autre (la police
intermunicipale de l'île de Montréal)? On le verra au
fil d'arrivée.
Quoi qu'il en sera, le ministre
devra par la suite rouler les manches de sa chemise blanche et donner
aux citoyens la protection que le pouvoir politique s'est lui-même
attribué, et avec raison : une police indépendante des
corps policiers. En ajoutant une ligne téléphonique
sans frais et sécurisée, qu'utiliseront citoyens et
policiers pour alimenter la police des polices.
Ligne sécurisée? Oui,
parce qu'au cour de mon enquête de plusieurs années dans
le monde de la police en civil, j'ai découvert qu'il était
possible de court-circuiter un appel téléphonique. Vous
composez un numéro et constatez que vous êtes ailleurs,
et que cet ailleurs se fait passer pour la personne que vous tentiez
de rejoindre. Une pratique qui doit être courante dans cet
autre monde inconnu qu'est l'écoute téléphonique.
■ Un
flic français masqué... – ... compose et interprète
des chansons pour dénoncer la loi du silence au sein de la
confrérie policière. Personne ne semble connaitre son
identité. Rendez-vous sur
ce site. Dès que la page s'ouvre, on est accueilli par
une photo de lui-même, masqué, interprétant l'un
de ses titres : les paroles sont disponibles un peu plus bas. Allez
aussi sur son site
officiel. Lisez également un article
du Parisien expliquant son cheminement. Ça me semble
sérieux, cela écrit sous toutes réserves. À
vous d'en décider.
■ Chez
vous... –
... ça se passe comment, la sortie du lit, la toilette, le
déjeuner? Le train-train du matin est pas mal le même
partout. Sauf
ici, dans cet appartement que se partagent plusieurs colocs.
Vidéo non-conformiste (04:48), comme le clip de Madonna que
vous venez peut-être de visionner.
■ Madonna... –
... déjantée comme je l'aime : Nothing
Really Matters (04:25)
■ Les slogans remplacent l'information –
(Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Curieusement, le document de la CUM est muet sur le rôle joué
par les premiers ministres et ministres des gouvernements du Québec
et du Canada, notamment du ministre québécois de la
Sécurité publique et du Solliciteur général
du Canada. On reste avec l'impression que l'implantation était
exclusivement une initiative de la défunte CUM. Est-on
justifié d'avancer que ces messieurs dames, membres de la
haute hiérarchie politique, ne tenaient pas à se
mouiller les pieds ?
Par la suite, les années
s'écouleront et nos courageux élus continueront de les
garder bien au sec. Le ministre péquiste de la sécurité
publique, Serge Ménard, et quelques autres se permettront à
l'occasion de brèves déclarations, du bout des lèvres.
Cela n'aura rien à voir avec une information suffisamment
complète pour renseigner adéquatement la population,
tout à voir avec les slogans. La stratégie consistait
probablement à en dire le moins possible.
Reste les
sondages. Voyons ce qu'ils ont révélé. Le
document de l'ex-CUM en cite un effectué par La Presse, en
1994, indiquant que 71% des Montréalais étaient
satisfaits de sa police. Comme ce taux élevé ne
renseignait guère sur les attentes précises à
son égard, y lit-on encore, la CUM en a commandé un à
la firme CROP. Près de 98% des 1 019 résidents de l'île
de Montréal interrogés ont jugé importante la
collaboration entre policiers et citoyens pour solutionner des
problèmes de sécurité dans les quartiers. Près
de 98%!
On précise même que
«la moitié des personnes consultées se disent
prêtes à payer une surtaxe pour avoir des services
policiers supplémentaires dans leur quartier». Des
sondages et commentaires de cette eau gluante, il y en a plein.
Ainsi,
à l'automne 1998, au cours de la campagne électorale
municipale, à Montréal, Jacques Duchesneau,
ex-directeur de la police de l'île de Montréal, alors
candidat à la mairie, avait affirmé sans sourciller que
la police communautaire produisait déjà des fruits :
«Les gens me disent qu'ils se sentent plus en sécurité,
que les policiers sont plus visibles. D'ailleurs, ajoutait-il, les
statistiques le prouvent, la criminalité a baissé».
(Christiane Desjardins - La Presse, automne
1998)
À une autre occasion,
commentant la résistance de policiers relativement à ce
concept, Duchesneau récidivait : «Le plus important,
c'est le taux de satisfaction de la population, et des sondages
montrent qu'il est élevé». (André Noël
- La Presse du 3 octobre 1998) (Suite demain)
News du vendredi 15 Août 2008
■ Montréal-Nord
: insatisfaction... –
... de la Ligue des droits et libertés du Québec. Elle
réclame une enquête large, qui doit déborder de
l'approche strictement policière présentement retenue
par le ministre libéral de la Sécurité publique,
Jacques Dupuis, et aboutir à
des actions concrètes. Dans son communiqué
de presse, elle énumère les points qui devront être
examinés de près.
Selon
Me Philippe Robert de Massy, membre de la Ligue, «pour
l'instant, rien n'indique que l'enquête de la Sûreté
du Québec sur le décès de Fredy
Villanueva diffère de celles qui ont blanchi les policiers
impliqués dans les décès récents de
Quilem Régistre (à
Saint-Michel en octobre 2007) et de Mohamed Anas Bennis (à
Côtes-des-Neiges le 1er décembre 2005).»
■ Partialité
d'un corps policier enquêtant sur un autre (suite) –
Jessica Nadeau du Journal de Montréal a interrogé André
Marin, ex-directeur de l'Unité des enquêtes spéciales
de l'Ontario. (NDLR : La Special Investigation Unit, dont je parle
dans l'article précédant).
Selon
lui, les enquêtes menées par la police dans des
circonstances semblables (à celles de Montréal-Nord) ne
sont pas aussi rigoureuses et ont tendances à démontrer
du favoritisme. Cela étant, il affirme qu'une équipe
indépendante et non des policiers devrait enquêter sur
la mort de Fredy Villanueva. Lisez l'intéressant
article de la journaliste.
■ Partialité d'un
corps policier enquêtant sur un autre – Les enquêtes internes sur des policiers fautifs sont souvent
suspectées de partialité. En 1996 et 1997, rapporte la
Commission Poitras, le ministère de la Sécurité
publique dénombrait, à partir de statistiques du Bureau
du coroner, 30 (trente !) décès survenus au cour
d’interventions policières, dont 25 imputés à
des corps policiers municipaux. (La Commission Poitras cite une
lettre de Florent Gagné, alors sous-ministre à la
Sécurité publique, datée du 10 septembre 1998 et
adressée à Me Denis Coulombe.)
À
maintes reprises, des coroners ont constaté des problèmes
d’apparence de partialité dans les enquêtes policières
portant sur des décès, qu’elles
aient été menées par des collègues du
corps policier impliqué ou appartenant à un autre corps
policier. La Commision
base notamment son argumentation sur le Rapport du coroner Pierre
Trahan relatif à la mort de Jorge Chavaria Reyes, le 22
novembre 1990. (Pierre Trahan –
Rapport d’enquête du coroner, 19 avril 1993)
Trahan
y cite, dans un premier temps, un autre coroner, Me Harvey W.
Yarosky, qui avait enquêté sur la mort de Marcellus
François, abattu par un policier de l’île de Montréal
le 3 juillet 1991 : «À
la fin de l’enquête,
écrit Me Harvey,
plusieurs procureurs ont soulevé la question de l’appréhension
raisonnable de partialité lorqu’un corps policier doit
enquêter un autre corps policier comme ce fut le cas ici.
Celle-ci est d’autant plus justifiée lorsque les corps
policiers impliqués entretiennent entre eux des relations sur
une base régulière et elle est accentuée par le
fait que, de temps à autre, chaque corps policier devra
enquêter les membres de l’autre corps policier.
«Il
s’agit là d’une question sérieuse,
souligne Me Harvey.
L’opinion publique se doit d’avoir pleine confiance dans
l’indépendance et l’impartialité de telles
enquêtes. En fait, c’est exactement pour cette raison que la
province de l’Ontario a décidé de mettre sur pied un
Special Investigation Unit, une escouade indépendante de tout
autre corps policier, présidé par un juge à la
retraite, relevant du bureau du Solliciteur général et
ne devant faire rapport qu’au Procureur général de la
province.»
Et
le coroner Trahan de faire ensuite état de sa propre
expérience : «Au
cours des quatre enquêtes faisant l’objet du présent
rapport, j’ai eu à faire face aux mêmes remarques et
principalement au cours de l’enquête à Québec.
En effet, il est évident que plusieurs personnes ne sont pas
satisfaites de la présente politique et elles n’hésitent
pas à nous le faire sentir. (…)
En attendant de trouver une
solution réellement valable, nous devons nous assurer de
l’impartialité des acteurs, car toute la crédibilité
des enquêtes en découle.»
La
Commission Poitras se réfère également au
rapport de la coroner Sourour, qui avait présidé
l’enquête sur la mort de Trevor Kelly, survenue le premier
janvier 1993. Elle aussi suggère le modèle ontarien :
«Devant la
problématique largement soulevée et répétée
dans les milieux publics (…)».
D’après
la Commission, l’inquiétude des coroners est plus que
justifiée. Elle rappelle le témoignage fait devant elle
par Gaétan Rivest, ex-policier de la Sûreté du
Québec, qui avait lui-même participé à ce
type d’enquêtes, à l’effet que, dans de telles
circonstances, la prise des déclarations des policiers,
«c’était tout
arrangé».
Rivest a expliqué aux commissaires comment «on»
pouvait volontairement omettre la mise en garde (que tout ce que vous
déclarerez sera retenu contre vous...) ou la rater pour
écarter de la preuve de la déclaration obtenue ou mener
l’interrogatoire de sorte que les questions posées
permettent aux policiers interrogés de ne pas s’incriminer.
Il a aussi mentionné qu’ «on»
n’isolait pas la personne (le policier) directement impliquée
comme «on»
le ferait en d’autres circonstances et qu’ «on»
laissait les représentants syndicaux discuter avec les autres
policiers pour fabriquer un scénario disculpant les policiers
impliqués.
■ Afghanistan
: saviez-vous que... –
... l'OTAN (L'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord) ne
dévoile jamais le nom d'un soldat tué et celui de son
pays d'origine? Qu'il laisse cela à la discrétion du
pays concerné? Régulièrement, on lit ce genre de
nouvelles....Site de
l'OTAN....Le
Canada et l'OTAN.
■ Canada
: massacre culturel à la hache –
Depuis quelques jours, Patrimoine Canada, sans faire de
bruit, a décidé de mettre la hache dans plusieurs
programmes (culturels), écrit la journaliste Nathaëlle
Morissette du quotidien La Presse.
Le
milieu culturel, inquiet, indigné, écrit pour sa part
Caroline
Roy du Journal de Montréal. Même la ministre
québécoise de la Culture, Christine Saint-Pierre, du
gouvernement libéral de Jean Charest, dénonce les
nombreuses coupes que les conservateurs font dans le secteur de la
culture.
PS
: Particulièrement édifiants, ces articles. Le
gouvernement conservateur de Stephen Harper, un homme de droite,
préfère investir des milliards dans sa guerre en
Afghanistan : le 90e soldat canadien a été tué
il y a quelques jours. Cherche-t-il à couper ici et là
dans les dépenses pour mieux équiper son armée
et sa police?
■ La
culture rapproche les peuples –
J'aurais envie d'ajouter que la guerre les éloignent. L'Internet contribue à ce rapprochement. Avant son avènement,
nos sociétés étaient beaucoup refermées
sur elles-mêmes. Bien sûr, on savait ce qui se passait
dans le monde, mais pas autant qu'aujourd'hui. Les médias
traditionnels ne suffisaient pas, concentrés qu'ils étaient,
et sont encore, sur leur nombril. Et cette connaissance de l'autre
qui nous est étranger, va de plus en plus s'amplifier.
À
preuve, cette expérience qui remonte à quelques jours.
Mercredi 13 août (17H44), j'ai publié dans mes
ACTUALITÉS un article sur le peintre touareg Almoustapha Tambo
: voir ou revoir ses
oeuvres ici. Le lendemain, j'ai reçu ce
courriel d'une Française, prénommée Chantal :
«Après une nuit de travail, j'ai
trouvé votre article sur le net. J'en ai été
très touchée, très heureuse. La fatigue s'est
envolée d'un coup... (...)
Almoustapha a du talent, beaucoup de talent.»
Ça m'a fait rudement plaisir de la lire.
Dans
la vie, il y a des moments où des choses éparses se
lient d'elles-mêmes les unes aux autres. Ainsi, ma découverte
d'Almoustapha, ce courriel inattendu de Chantal et cet article,
trouvé par hasard, du sociologue français Henri-Pierre
Jeudy, du Centre national de recherche scientifique : oublier son
identité culturelle est une ouverture au monde.
■ Police
de quartier, un seul citoyen consulté? – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
À lire la
liste de ces intervenants publié dans ce document, il est en
effet permis de penser que la consultation était ciblée
: 3 conseillers municipaux de la Ville de Montréal : André
Lavallée, Louise Roy et Jeremy Searle (présentation
verbale, au lieu du dépôt d'un mémoire en bonne
et due forme, bien argumenté, et sa lecture publique);
6
représentants du milieu institutionnel : Ville de Montréal,
Comité consultatif de la CUM sur les relations
interculturelles et interraciales (CCRII) ; Roger Côté,
organisateur communautaire du CLSC Côte-des-Neiges
(présentation verbale), Bureau d'intervention clinique et
communautaire (BICC), SIDAC-Lachine (Société
d'initiatives et de développement des artères
commerciales), Régie des alcools, des courses et des jeux du
Québec ; Fraternité des policiers de l'île de
Montréal (un syndicat), André Normandeau, criminologue
;
8 représentants d'organismes communautaires : Comité
d'action femmes et sécurité urbaine (CAFSU), Groupe de
la communauté noire francophone, SOS Racisme Québec-Canada,
Association jamaïcaine de Montréal, Alliance
Sénégal-Québec (présentation verbale),
Coalition démocratique, Montréal écologique, des
Citoyen-ne-s opposé-e-s à la brutalité policière
(COBP) (présentation verbale) et «un
citoyen»
(désigné tel quel dans le document) : Harold Geltman.
L'année
précédente, les «partenaires
clés» de la police avaient été
consultés par une firme spécialisée, apprend-on
dans le même document, qui énumère, sans les
désigner de leur nom : les élus de la CUM, les groupes
d'intérêt (?), les médias (?), les organismes
partenaires en matière de sécurité publique (?)
ainsi que les syndicats et regroupements d'employés (?).
Il en
avait été de même des directeurs de services de
la CUM, du Comité de liaison police-tribunaux et des
«associations et organismes partenaires»
: le document mentionne TANDEM, organisme de la Ville de Montréal,
et des CLSC, organismes du gouvernement du Québec, qui, eux,
avaient transmis leurs commentaires au cours de rencontres avec des
cadres civils et des policiers de l'île de Montréal.
Résultat
de ces consultations ? Les invités de la CUM souhaitent, dans
une belle unanimité, semble-t-il, que la police s'attaque aux
causes de la criminalité au lieu d'en enrayer seulement les
symptômes, s'efforce de rendre plus tangible et plus concret le
«sentiment de sécurité des citoyens».
Notons
que, hormis quelques initiés comme la Fraternité des
policiers de l'île de Montréal, le criminologue André
Normandeau, l'un des propagandistes de la police communautaire au
Canada, et les COBP, tous les autres intervenants interrogés
ignoraient l'abc de l'underground policier.
Le
moins que l'on puisse dire est que la CUM et sa police n'ont pas pris
grand risque. Comme il n'y a pas eu de débat public non plus,
peut-on légitimement parler d'une véritable
consultation ? Absolument pas. (Suite demain)
News du jeudi 14 Août 2008
■ L'émeute
de Montréal-Nord, du neuf
08H45 –
Jacques Dupuis, qui cumule à la fois la fonction de ministre
québécois de la Sécurité publique et
celle de ministre de la Justice, ne porte pas seulement deux
chapeaux, mais ne répond pas à la vraie question :
est-il normal qu'un corps policier enquête sur un autre?
Un
journaliste du Journal de Montréal a vainement tenté à
quelques reprises d'obtenir une entrevue avec lui. Il voulait lui
poser notamment cette question. Par la suite, dans une lettre
adressée à ce quotidien, le ministre a répondu,
sans rencontrer le journaliste. Dupuis
: «Les
enquêtes effectuées par des policiers relatives à
un autre corps de police sont réalisées avec
professionnalisme et objectivité. Les policiers sont en outre
les seuls à posséder l'expertise nécessaire pour
ce genre d'enquête.»
Le même
jour, réaction
du Journal de Montréal à la lettre de Dupuis :
Malgré des demandes répétées de notre
part et deux promesses formelles, l'entrevue n'eut jamais lieu. Le
Journal n'a pas été le seul média à
attendre un appel du ministre hier. The
Gazette, le Globe and Mail,
et La Presse -
ainsi que leurs lecteurs - ont connu le même sort. Le quotidien
plaide le droit de savoir.
Par
contre, le ministre Dupuis, qui refuse d'être interrogé
à ce sujet par les principaux quotidiens version papier,
accepte de répondre à celles de la télé
LCN. Manque de pot, le 12 août, la journaliste Chantal Leblond,
la lectrice de nouvelles, et son collègue journaliste Réjean
Léveillé n'ont pas posé au ministre la fameuse
question : est-il normal qu'un corps policier enquête sur un
autre? Manque de temps d'antenne, ignorance de cet important point du
dossier, oubli ou peur de l'aborder? Vidéo
(06:26) de l'entrevue.
Au Québec, cette question,
elle est posée depuis des années et des années.
Un autre organisme vient de s'ajouter à la longue liste.
L'avocat du CRARR,
Me Jacky Éric Salvant : «Il
faut qu'il y ait au moins apparence de justice pour les victimes et
les communautés concernées. Malheureusement, les gens
nous disent qu'ils n'ont aucune confiance à un service de
police qui fait enquête sur un service de police.»
Qui
est le CRARR? Un groupe de professionnels qui s'intéressent
à la tolérance dans nos sociétés
modernes.
PS :
Selon le ministre Dupuis, seule la police possède l'expertise
pour ce genre d'enquête. Qu'attend alors le ministre pour créer
la police des polices? Ça s'est fait ailleurs, ça peut
se faire ici également. Je signale que les membres du cabinet
des ministres, et même le gouvernement, sont protégés
par une force policière en civil indépendante de tous
les autres corps policiers. Doit-on comprendre que le pouvoir
s'assure d'une bonne protection, mais la refuse aux citoyens, ceux qui
l'élisent. Deux poids, deux mesures.
■ Caricatures
à perte de vue
04H30 –
Son auteur : YGRECK. Il
traite de l'actualité québécoise, internationale
aussi. Son site en offre sur plusieurs pages, accompagnées
de quelques photos. Bonne occasion pour le visiteur de l'extérieur
du Québec de connaître un peu mieux ce qui s'y passe.
Dans le bas de chacune, cliquez sur SUIVANT.
■ Sondages
bidons et insécurité présumée – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Le temps est venu
de passer au peigne fin les sondages… bidons, entre autres. Ils
sont dangereusement infectés de parasites. Plus concrètement,
nous allons parler de propagande, de manipulation de l'opinion
publique.
Au
cours de la période qui a précédé et
suivi le lancement médiatique de la pseudo police
communautaire, au milieu des années 1990, pouvoir politique et
police de l'île de Montréal se réclamaient du
support des citoyens afin d'en justifier l'implantation, seule apte,
affirmaient-ils sans broncher, à «réduire
la criminalité»
et le « sentiment
d'insécurité
» (NDLR : On a démontré plus haut que le concept
ne réduit ni l'une ni l'autre, pire, qu'il contribue même
à propager l'insécurité.)
Inlassablement, ils le
répétaient aux médias, l'ont même écrit
dans un document officiel, étaient catégoriques : ils
avaient consulté la population, qui se disait dans un état
d'insécurité et réclamait la police
communautaire. Regardons cela à la loupe, nous allons
découvrir autres choses derrière ces discours.
Dans
un document clé de l'ex-Communauté urbaine de Montréal
(CUM) et de la police de l'île de Montréal, on apprend
que les membres de sa Commission de la
Sécurité publique, avant de donner le feu vert à
la nouvelle approche policière, avaient tenu deux séances
«publiques»de consultation, les 24 et 25 octobre 1995, où
plus d'une vingtaine d'intervenants avaient fait part de leurs
commentaires. (La
Police de quartier - Ensemble pour mieux servir)
Cependant,
tout indique qu'elles n'étaient pas publiques mais de nature
privée : ceux-ci auraient été invités à
y participer. On peut penser que si un citoyen ou un groupe ne
figurant pas sur la liste s'y étaient rendus, ils les auraient
sans doute acceptés. Mais comment auraient-ils pu s'y rendre
et donner leur opinion, s'ils n'en avaient pas été
informés ? Autre point : les médias étaient-ils
admis ? (Suite demain)
News du mercredi 13 Août 2008
■ Des
toiles touaregs –
Magnifiques! Et tellement différentes de ce qu'on trouve en
Occident. Je découvre qu'il y a de très grands
artistes chez ce Peuple du désert. Almoustapha Tambo écrit
sur son site : «Mes
représentations s'inspirent des couleurs du désert...
C'est un monde de liberté, j'exprime tout cela à
travers des chameaux, dans un monde sans horizon.»
En
Allemagne, qui est devenu le centre des arts de notre monde hautement
technologisé, ces oeuvres trouveraient rapidement preneurs. Ne
manquez pas cette rencontre culturelle. Dépaysement
assuré. Explorez de haut en bas la page s'affichant.
Agrandissez les photos des toiles en cliquant dessus.
■ L'art
de défigurer un paysage unique –
Dans ma région, le Saguenay-Lac-St-Jean, située au
Québec, une Municipalité régionale de comté
(MRC) se propose d'harnacher la belle chute de 72 mètres de
Val-Jalbert, l'une des plus majestueuses du secteur et faciles
d'accès, et de produire de l'électricité.
Plantons
davantage le décor... À la fin des années 1920,
on y avait érigé un barrage hydro-électrique
afin d'alimenter une usine de pâte et papier. Un petit village
(Val-Jalbert), destiné aux employés, y avait été
construit. Par la suite, des difficultés économiques
avaient entrainé la fermeture de l'usine, le démantèlement
du barrage et le départ de tout le monde.
Il s'est
écoulé plusieurs années avant qu'on décide
d'en faire un lieu historique. Au début, des touristes le
fréquentaient. Avec le temps, ils sont devenus moins nombreux.
Alors, la MRC a pris la décision de reconstruire
éventuellement le barrage. Elle vendra l'énergie
produite à Hydro-Québec, une société
d'État qui encourage l'harnachement de tout cour d'eau ayant
un potentiel hydraulique.
Regardez
la
chute de Val-Jalbert (05:48) et demandez-vous si elle ne mérite
pas un meilleur sort. Sur le web, les vidéos de ce lieu
historique sont rares. On ne semble pas avoir pensé à
l'impact positif de vidéos plus élaborées et de
meilleures qualités sur YouTube.
Le
village historique et la belle forêt qui l'entoure (03:58)
Un
aperçu de
l'ambiance (00:34) qui y régnait à l'époque
toute récente où il y avait une certaine affluence.
Pendant
ce temps, ailleurs dans le monde, notamment en France, on sait
construire autre chose qu'un barrage pour attirer des touristes : des
parcours sportifs aériens en forêt. À la fois
simple, peu coûteux et ça marche. Vidéo (02:46)
un peu plus bas dans la page s'affichant, à droite.
■ Contrôler
les activités de la police – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Laplante croit que si ces conditions étaient
remplies, la police aurait son autonomie, les élus leur
responsabilité. L'auteur avance d'un autre pas : la police
peut, elle doit même, mener ses activités avec une large
mesure d'autonomie.
Mais
il n'en constate pas moins que même si l'intervention politique
comporte des risques, beaucoup préféreront courir ces
risques plutôt que laisser la bride sur le cou à la
police. Dans les cas où les décisions policières
suscitent la controverse au sein de la population, l'appel aux
décideurs politiques devient pressant. Pour un grand nombre,
constate-t-il, certaines questions graves ne peuvent ni ne doivent se
décider en exclusivité à l'intérieur des
cadres policiers.
Cette
ambivalence au sujet de l'autonomie policière, dont fait état
Laplante, est attribuable au fait que justement toutes les conditions
nécessaires à une autonomie totale ne sont pas réunies.
Il est utopique de penser qu'elles le seront un jour. Vu le lourd
passé de la police, les mêmes causes peuvent entraîner
les mêmes effets plus probables que des effets contraires.
C'est que, au Québec, comme dans beaucoup de provinces et
pays, la police en civil échappe à la plupart des
contrôles démocratiques usuels.
D'un
autre côté, il est également malsain que le
pouvoir politique intervienne. De fait, la gestion quotidienne des
activités policières, et plus particulièrement
celles de la police en civil, doit être confiée à
un organisme neutre, du genre de celui recommandé par la
Commission Poitras : le Conseil de contrôle des activités
policières, composé de citoyens.
Personnellement,
j'ajoute : un Conseil de contrôle composé de
citoyens aguerris, dont des spécialistes en droits et
libertés, et doté d'une ligne téléphonique
sans frais et sécurisée afin que le citoyen, et le
policier, puisse lui rapporter toute tactique illégale de la
police en civil et en uniforme. (Suite demain)
News du mardi 12 Août 2008
■ AC/DC... – ... groupe australien : Safe
in New York City (03:57).
■ Émeute,
Montréal-Nord : on s'y attendait – Deux intervenants sociaux s'attendaient à ce que la
situation se détériore un jour ou l'autre. Des citoyens
n'acceptaient pas le comportement des policiers. Dans le Journal
de Montréal, lisez le témoignage de Harry Delva,
coordonnateur des projets jeunesse à la Maison d'Haïti,
et celui de Frantz Jean-Jacques, de la Maison de jeunes L'Ouverture.
PS
: En juillet 2000, Keder Hyppolite, l'un des leaders de la communauté
haïtienne de Montréal et ex-membre du Comité de
déontologie policière, dénonçait, dans le
quotidien La Presse, la « mauvaise foi et l'hypocrisie »
de ce corps policier (de l'île de Montréal) qui, tout en
appelant à la collaboration de la communauté haïtienne,
multiplie les actions douteuses à l'endroit des jeunes Noirs.
«Régulièrement
(sic), des policiers n'hésitent pas à communiquer
avec des employeurs pour les inciter à ne pas embaucher tel ou
tel autre qui a un casier judiciaire. Plusieurs jeunes qui n'ont rien
à se reprocher se font aussi encore régulièrement
accoster par des policiers qui les forcent à s'identifier sans
aucune espèce de raison. C'est grave, s'indignait-il :
les policiers n'ont pas le droit d'agir ainsi. Et s'ils ne respectent
pas les règlements, comment voulez-vous qu'ils obtiennent le
respect des jeunes de la communauté haïtienne ?»
À
cette même époque, Michel Chéry,
un criminologue d'origine haïtienne qui avait réalisé
une étude sur la délinquance chez les jeunes haïtiens,
signalait que le taux de chômage est effarant, se maintenant
toujours à 60%.
■ Un
nouveau monde à découvrir – L'art
dématérialisé,100%
virtuel. Innovateur, intéressant. Selon un intervenant que
vous verrez dans la première des sept vidéos, «il
n 'y a pas d'Art hors de l'Internet parce que tout est arrangé
d'avance».
Bon, nous voilà fixés.
Sept
vidéos, empilées les unes sur les autres : la
deuxième n'est pas disponible.
Des
bizous colorés - Il y a une découverte
à faire, regardez bien - L'homme
à cheval - Cherchez
le visage - Bon
resto à fréquenter.
■ Avez-vous
déjà vu le Web? – Je parle du coeur du web vers lequel transitent tout ce que nous
envoyons, recevons, tous nos déplacements sur le web pour
atteindre des sites, etc. On compare souvent le web à une
toile d'araignée.
Ce n'est qu'une métaphore, parce qu'il ne peut pas être
défini tellement qu'il est immense. Bien sûr, des
chiffres nous en donnent une bonne idée : nombre de sites,
nombre d'utilisateurs, etc. Toutefois, le voir fonctionner sous nos
yeux, c'est une autre affaire. Il est visible en pleine action
seulement en pièces détachées. Et encore, il ne nous dit pas tout.
Exemple...
Regardez sur une carte
géographique, continuellement en mouvement et en temps réel,
des photos partir d'un endroit du globe et transiter via le coeur du
web. Déjà, vous aurez une petite idée. L'idéal
est de vous rendre sur la page de
départ et d'orienter votre curiosité. Tout est
français sur ce site. Je vous suggère de commencer
votre recherche dans la colonne de gauche. Bon voyage sur la planète
WEB.
■ Afghanistan
: 90e soldat canadien tué – La mort du caporal-chef Erin Doyle (photo)
est survenue tôt lundi, dans le district de Panjwaii, province
de Kandahar. D'autres éléments susceptibles de vous
intéresser dans l'article de La
Presse Canadienne.
■ Faire
du vélo... – ...
oui, bonne idée, mais pas n'importe où. Un peu plus bas
dans la page qui s'affiche, colonne du centre, 4 photos à
perdre l'équilibre : Extreme
Mountain Biking. À regarder seulement si vous n'avez pas
peur de tomber dans le vide.
■ L'effet
domino de la crise des subprimes
01H47
– Rudy LeCours de La Presse, l'un des spécialistes en
économie financière de ce quotidien, fait un bref et
excellent résumé de la situation : les nuls en ce
domaine comprendront tout. Dans le bas de le page s'affichant,
colonne de droite, cliquez sur
la vidéo : quand une crise en provoque une autre.
■ Montréal-Nord
: émeute (suite) – Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a demandé
au ministre libéral de la Sécurité publique,
Jacques Dupuis, une enquête complète, rapide et
transparente
sur les événements de samedi où un policier a
tué Fredy Vallanueva et l'émeute qui s'en est suivie le
lendemain.
PS
: La transparence n'est possible que dans un seul contexte :
l'enquête ne doit pas être effectuée par un corps
policier, mais par le ministère québécois de la
Justice. Des auteurs de rapports d'enquêtes, des coroners, des
avocats, des organismes et des citoyens l'ont dit et répété
dans le passé : ils ne croient pas que justice est rendue
lorsque, dans des circonstances du genre, un corps policier enquête
sur un autre.
L'histoire
démontre que les policiers ont tendance à se protéger
les uns les autres. C'est humain : tout le monde se protège
peu importe le métier ou la profession. Dans le cas présent,
si transparence il y a, les citoyens seront plus portés à
penser que justice a été rendue, que les policiers
soient exonérés de tout blâme ou pas. L'injustice
génère des émeutes, la justice génère
à la fois sentiment de confiance à l'égard du
système et paix sociale.
■ Pouvoir
et police : neutraliser l'arbitraire – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Laplante
délimite la distanciation devant exister entre le pouvoir
politique et la police. (Laurent Laplante -La police et les
valeurs démocratiques -Institut québécois
de recherche sur la culture) Il explique de quelle façon la
communication doit se faire entre l'un et l'autre.
Le ballet
politique-police doit être exceptionnel, et non constant. La
police devrait tenir l'autorité civile au courant des
décisions risquant de troubler la paix sociale de façon
importante. De son côté, l'autorité politique
doit dire explicitement, après coup -par exemple lors
d'une crise comparable à celle d'Oka -jusqu'où
elle endosse la décision prise et appliquée par la
police.
Ensuite, chaque sphère
redevient officiellement autonome jusqu'à ce que la crise
suivante souligne à nouveau l'importance de l'interface. Du
même coup, le pouvoir politique serait amené, en cas de
gaffe policière, à baliser avec plus de précision
«et
surtout de façon législative»
le travail policier.
Cependant,
exiger de la police qu'elle respecte la loi, ce n'est pas intervenir
dans sa façon d'appliquer la loi. «Les lois et
règlements que la police doit faire observer sont déterminés
par des élus, et la police n'a pas le droit d'ajouter ses
propres interdictions, à moins que le législateur n'ait
expressément permis ou souhaité de tels gestes».
Éminemment
important de rappeler encore et encore ce que Laplante ajoute à
son propos afin de ne pas l'oublier… De cette manière,
écrit-il, les citoyens peuvent toujours, face à une
police trop répressive à leur gré, faire
disparaître par voie électorale les personnes ultimement
responsables de l'excès. Une fois débarrassés
des lois indésirables et des élus qui les avaient
adoptées, les citoyens peuvent exiger des élus suivants
qu'ils donnent à la police un encadrement législatif
différent. Ainsi, du moins, le veut la règle
démocratique.
À l'évidence, la proposition de
Laplante vise à neutraliser l'arbitraire, à la fois du
pouvoir et de la police. (La
suite demain)
News du lundi 11 Août 2008
■ Les
petites annonces? – Bof, y'a bien plus efficace. Je ne vous en dit pas davantage, je
veux pas vous priver du plaisir de la découverte. Titre de la
vidéo (03:54) : J'attendrai
le suivant...
■ Montréal-Nord
: émeute – Elle est une réaction à la mort de Fredy
Villanueva, 18 ans, survenue samedi soir lors de
ce qui semble avoir été une altercation avec des
policiers de l'île de Montréal. Les dégâts
causés lors de l'émeute semblent importants. Le
quotidien La
Presse a dépêché 4 journalistes pour couvrir
l'événement.
PS
: Je rappelle la nécessité d'une enquête neutre,
indépendante de corps policiers. Plus bas dans cette page,
lisez mon commentaire d'hier, dimanche 10 août. La transparence s'impose, peu importe l'événement.
Ainsi que la présomption d'innocence. Les policiers y ont
droit comme tous les autres citoyens. Ce n'est pas le moment de jeter
de l'huile sur le feu.
■ L'affichage
publicitaire – On peut ne pas aimer, faut reconnaître tout de même
que certaines affiches sont particulièrement attractives. En
voici une ribambelle.
■ Danyluk,
dame de fer du conformisme – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Danyluk, une non élue, était
vraisemblablement la seule à posséder à fond les
dossiers de la CUM, en faisant abstraction bien sûr des
directeurs de service : à la fin de mars 2000, elle dirigeait
l'organisme à plein temps depuis environ sept ans. Mis à
part Yves Ryan, maire de Montréal-Nord pendant une trentaine
d'années, les élus les plus anciens de la CUM ne lui
arrivaient pas à la cheville. Normale là encore puisque
ces derniers oeuvraient d'abord et avant tout au sein de leur
municipalité respective.
Danyluk connaissait
tous les arguments et contre arguments de chacune des activités
de la CUM. Lors d'un débat, que ce soit au sein de la
Commission responsable de la police, du Comité exécutif
ou du Conseil de la CUM regroupant tous les maires de l'île,
elle pouvait aisément mettre en pièces l'argumentation
d'à peu près n'importe qui. Notons qu'elle n'a pas
toujours été, loin s'en faut, un modèle de
transparence. Son dossier le plus lourd est sans nul doute celui de
la pseudo police de quartier.
En décembre
2001, La Presse publiait un extrait du discours qu'elle avait livré
au cours d'un cocktail privé réunissant les élus
de la CUM et marquant la dernière assemblée du conseil
de cet organisme, qui allait être remplacé par la
Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).
Lisons ce passage (Vera Danyluk -La Presse du 13 décembre 2001) : «(…)
j'ai la conviction que non seulement la CUM a
joué un rôle historique dans la construction de la
métropole, mais qu'elle laisse une marque indélébile,
un héritage. L'aspect le plus évident de cet héritage,
c'est le niveau assez exceptionnel de service à la population
que nos décisions ont permis. Personne ne peut nier de bonne
foi que nous avons atteint un niveau de sécurité
publique remarquable. (…)». Danyluk
plaçait en tête de liste la sécurité
publique, c'est-à-dire la police…
Il
est nécessaire de savoir qu'elle était très
engagée en matière de prévention, le maître
mot panzer. Elle occupait la vice-présidence du Centre
national de prévention du crime (CNPC). Cet organisme canadien
a pour mission de dicter les priorités de la stratégie
nationale en matière de sécurité communautaire.
Elle occupait également la présidence du Comité
sur la sécurité et la prévention du crime, au
sein de la Fédération canadienne des municipalités
(FCM). (Sébastien Rodrigue -La Presse du 16
décembre 2001)
Cette
dame de fer du conformisme, des bonnes mœurs et fanatique de la
police communautaire répressive est une catholique convaincue,
assiste à la messe chaque dimanche, apprend-on dans La Presse.
Elle en a le droit, nous avons celui de le dire. Car ce renseignement
fait partie intégrante de son profil politique et
psychosocial. (Suite demain)
News du dimanche 10 Août 2008
■ Montréal
: un policier a tué un homme — La
tragédie est survenue dans un parc de Montréal-nord,
samedi soir. Lisez le compte rendu du journaliste Philippe Orfali du
quotidien La
Presse.
Le seul élément
que je veux commenter a trait au fait que la Sûreté du
Québec fera enquête. Ici, c'est ainsi que ça
fonctionne. Lorsque la Sûreté du Québec est
impliquée dans une histoire du genre, la police
intermunicipale de l'île de Montréal est chargé
de l'enquête.
Depuis des années,
des organismes, militants contre la brutalité policière,
critiquent cette façon de procéder. Ils craignent, et
avec raison, les retours d'ascenseur entre corps policiers. Sans
oublier certains avocats de la couronne plus proches de la police
que de la loi : le rapport de la Commission présidée
par le juge Poitras est explicite à ce sujet. La transparence
est un élément essentiel au sein d'une démocratie.
Pour que ces enquêtes
soient crédibles aux yeux du citoyen, elles doivent être
effectuées par des policiers relevant du ministère
québécois de la Justice. Donc, n'appartenant à
aucun corps policier et n'ayant de lien avec aucun.
Quant aux avocats de
la couronne, chargés de porter des accusations à partir
de preuves présentées par la police, il y aurait lieu
également d'apporter des changements. Plusieurs de ceux-ci ont
des contacts réguliers avec des policiers et certains
finissent pas développer des affinités. Cela étant,
la décision de porter des accusations contre des policiers
doit être confiée à des avocats de la couronne
n'ayant jamais eu de lien avec la police. Et qui ne travaillent pas
dans un palais de justice, mais au ministère de la Justice, à
Québec.
■ Panic
: docu sur l'insécurité en France —
On y traite du
rôle de la droite, de la police et des «médias
pyromanes».
Un exemple, parmi d'autres : les élections présidentielles
de février 2002, en France.
À l'été
2001, des syndicats policiers profitent du moment pour dévoiler
des statistiques démontrant une hausse très forte de la
criminalité. Et ce, alors même que l'année
couverte par les statistiques n'est pas encore terminée : on
sait, par ailleurs, ce que valent les chiffres policiers.
Les
médias s'emparent de l'affaire, des sondages ainsi que des
tables rondes à la télé et à la radios
s'ensuivent. On ne parle que de ça à la une. «La
France à peur»,
déclare l'animateur d'un téléjournal. Jacques
Chirac, homme de droite, lance sa campagne sur le thème
«impunité
zéro»
pour les délinquants. (Agence France-Presse -
La Presse du 20 février 2002) Jean-Marie Le Pen, de
l'extrême-droite, contribue, lui aussi, à propager le
feu de la peur, de l'insécurité. Le débat public
atteint alors son apogée, son niveau de panique.
«Il
aura fallu,
signalera un intervenant dans la vidéo,
que
les
policiers montent au créneau un tout petit peu pour faire
reculer le gouvernement».
Comme il aura également fallu qu'un bandit (J.C. Bonnal) fasse
un braquage alors qu'il vient à peine de recouvrer sa liberté
pour que l'État français renverse des lois, dont celle
de la présomption d'innocence, qui sera vidée de son
contenu. Le tout décidé à partir d'un fait
divers, propagé par les médias. Désormais, ce
droit est aux mains de l'arbitraire policier. Tout est maintenant
simplifié à l'extrême : ou vous êtes un
suspect ou vous êtes un policier.
Au
début du documentaire
PANIC (durée
1H32:49),
on traite un peu l'histoire policière : durant la deuxième
grande guerre mondiale et, par la suite, celle de l'Algérie.
On arrive rapidement aux années 1980 (François
Mitterrand) et aux années 2000 (Jacques Chirac) et à
l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy.
PS : Ayant enquêté
plusieurs années dans l'underground policier, au Québec,
je suis en mesure de dire que ce documentaire reflète la
réalité. Bien que les intervenants ne disent pas tout,
probablement parce qu'ils ne savent pas tout, je vous le recommande
fortement. Il vous aidera à comprendre bien des choses.
■ Un
89e soldat canadien tué (suite) —
Qu'advient-il
des soldats canadiens blessés grièvement (gravement) ou
légèrement ? Les premiers doivent être rapatriés
au Canada. Je le présume parce que les médias québécois
n'en parlent pas. Sont-ils éclopés pour la vie? Comment
vivent-ils handicap, souffrances physique et psychologique? Et leur
entourage, lui? Plus spécifiquement l'ex-soldat ayant
conjointe et enfants? À ma connaissance, aucun média du
Québec n'a fait de reportage à ce sujet. Et les blessés
légers? Là aussi le silence est total.
Les
médias se mobilisent seulement lorsque des soldats reviennent
après avoir été remplacés par d'autres
sur le terrain. Alors là, nous avons droit au festival des
reportages à la télé, la radio et les journaux.
Complicité
tacite des proprios des médias et des journalistes avec le
pouvoir politique de Stephen Harper, le premier ministre. Montrer ce
qu'on ne peut éviter : la mort d'un soldat. Cacher les autres
: les éclopés et la vie chamboulée (d'enfer?)
qu'est devenue désormais la leur. L'objectif : démontrer
que la guerre est propre. Pourquoi? Parce que si média et
pouvoir montrent le vrai visage de la guerre, les Canadiens
réclameront le désengagement du gouvernement en
Afghanistan.
■ Afghanistan
: un 89e soldat canadien tué — Il
s'agit du Caporal-chef Joshua Brian Roberts (photo).
Il est décédé à la suite d'un engagement
des forces de la coalition dans le district de Zharey, province de
Kandahar.
■ Système
surchargé : l'élu ne peut tout savoir — (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Alvin Toffler, auteur du livre Le Choc du futur, raconte une anecdote
cernant bien la difficulté des élus de prendre les
bonnes décisions. (Richard Martineau -L'Actualité
d'août 1999) Un de ses amis, membre du Congrès
américain, lui téléphone un jour, se plaint de
son emploi du temps surchargé. Les deux tiers de sa semaine
sont consacrés aux relations publiques et à des
campagnes de financement. Le reste du temps, il siège à
des comités et sous-comités, des groupes d'étude,
des commissions...
Il
pense à mille choses à la fois : «C'est
impossible pour moi de connaître tout ce que je devrais savoir
pour prendre des décisions éclairées.»
Alors, qui prend les décisions ? Le sénateur lui ayant
répondu que c'est son équipe, Toffler lui demande : «Et
qui a élu ton équipe ?»
Celui-ci retient de cette anecdote que les institutions politiques
auraient beau être composées uniquement de génies
et de saints, ils finiraient tous par prendre de mauvaises décisions.
Simplement parce que le système est surchargé.
Transposons
le contexte sur l'île de Montréal. À l'issue des
élections municipales de novembre 1998, la présidente
de la Communauté urbaine de Montréal (CUM), Vera
Danyluk, s'est retrouvée avec plusieurs citoyens fraîchement
élus dont les connaissances sur l'organisme régional
étaient près du point zéro.
Elle a d'ailleurs
demandé au ministre péquiste des Affaires municipales,
le mois suivant, de lui permettre de retarder l'adoption du budget
(Éric Trottier -La Presse du 15 décembre 1998) : «(…)
compte tenu que les nombreux conseils de la
CUM (police, transport, environnement, etc.)
sont formés de nouveaux élus qui
commencent à peine à prendre connaissance des
dossiers».
À
la CUM, cependant, le nombre de juridictions étant limité,
les dossiers étaient par conséquent beaucoup moins
nombreux qu'à la Ville de Montréal. L'équivalent
d'un quintette comparé à un orchestre d'une trentaine
de musiciens : aux niveaux provincial et fédéral
davantage encore.
En
outre, le maire Pierre Bourque de Montréal était un
élu, donc devait répondre aux questions des médias,
tenir des conférences de presse, émettre des opinions
sur différents sujets, rencontrer régulièrement
des électeurs, faire de la figuration publique, prononcer des
discours, etc. Danyluk, une fonctionnaire, moins occupée que
le maire, disposait par conséquent de plus de temps pour
diriger son quintette. Dans ce cas-ci, nous sommes loin du sénateur
débordé dont parle Toffler. (Suite demain)
News du samedi 9 Août 2008
■ Photos
de la diversité – Elles sont un peu plus bas dans les pages s'affichant : Visages
peints face à face – L'Art,
selon Michael Pooch – Body
Art (attention : femme nue) –
Temple
en Thaïlande – La
main et ses multiples expressions – Ouverture
des JO, en Chine : hors du commun –
L'Art de
la rue
■ Chine
: l'ouverture
officielle des JO... — .... GRANDIOSE!
Voyez un petit aperçu sur vidéo (01:47). Les Olympiques
favorisent le dialogue avec ce pays. On ne change pas un système
implanté depuis près de ¾ de siècle en un
claquement de doigts.
■ La
Chine n'a pas tenu sa promesse... — ... d'améliorer les droits de ses citoyens. Voulez-vous
manifester votre désaccord devant son stade olympique, à
Pékin? S'agissant d'une manif virtuelle nullement nécessaire
d'être sur les lieux. Allez sur le site de Reporters sans
frontières (RSF). Cliquez sur la page qui s'affiche. Plus bas,
cliquez sur PÉKIN, à gauche, ensuite sur VOIR. Il y a
beaucoup de manifestants,
on parle de plus de 14 000, dont certains agitent des pancartes.
C'est
la deuxième événement du genre que RSF organise
à la grandeur de la planète. Le premier avait trait aux
marches de protestation des moines bouddhistes, en Birmanie. Géniale,
cette idée! Sur le virtuel, on est l'abri des coups de
matraques et de l'emprisonnement.
■ Les
élus gobent tout ce que la police leur dit — (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Explicitons davantage. Supposons que vous vous appelez Pierre
Bourque, horticulteur de profession. Les arbres, les arbuste et les
fleurs, vous leur avez consacré votre vie, ils ne recèlent
plus aucun secret pour vous. Au lieu de prendre votre retraite, vous
décidez de présenter votre candidature à la
mairie de Montréal, poste que vous remportez haut la main.
Du
jour au lendemain, vous héritez donc de tous les dossiers dont
un maire d'une grande cité doit s'occuper. À titre de
membre du Comité exécutif de la Communauté
urbaine de Montréal (infrastructure régionale qui
existait à son arrivée à la mairie), vous
héritez aussi des dossiers de celle-ci, dont celui de la
police. Vous vous retrouvez avec une masse d'infos énorme à
digérer, et en perpétuelle actualisation.
Personne
ne pourrait l'absorber en quelques semaines ou mois, trop vaste, trop
ramifiée. Malgré toutes les heures que vous y mettrez
chaque jour, il vous faudra au moins une couple d'années pour
en faire le tours. Et encore, car chaque directeur de service en
saura toujours davantage que vous. Normal, chacun y beigne à
journée longue, et certains d'eux depuis des années.
Le
directeur auquel vous vous adresserez vous communiquera les
renseignements au fur et à mesure de vos besoins. Sans omettre
le directeur préconisant une solution à un problème,
mais en en minimisant les inconvénients ou les dissimulant
pour mieux vous la faire gober.
De
même en est-il du dossier de la police. Puisque vous ignorez
tout de ses tactiques, leurs conséquences physiques,
psychologiques, sociétales et économique, il y a
beaucoup de questions pertinentes que vous ne soulèverez
jamais.
N'en soyez pas offusqué, même les journalistes
n'en savent pas plus que vous, sauf ceux frayant dans les milieux
policiers depuis une couple de décennies. Ayez le courage
d'admettre qu'il est difficile, dans ce contexte, de saisir la portée
de certaines décisions que vous prendrez en la matière.
D'autant plus que les dirigeants des corps policiers ne dévoilent
jamais leurs petits secrets. (Suite demain)
News du vendredi 8 Août 2008
■ Le
site officiel de Pékin sur
les Jeux Olympiques, et en français — Dans la page
d'entrée, colonne de gauche, vous avez accès à
toutes les infos que vous désirez, au presque : vidéos,
galerie de photos, etc. Les compétitions ont débuté
aujourd'hui, alors faudra attendre un jour ou deux pour voir les
résultats s'accumuler. À visiter chaque jour.
La
BBC aurait produit cette
animation (02:00), Movie Monkey, portant sur l'ouverture des JO.
■ Tabou
: assistant-e sexuel-le pour handicapé — Beaucoup d'handicapés vivent littéralement dans un
désert affectif. Ils n'ont pas la possibilité de vivre
leur sexualité. Heureusement, il se trouve des gens pour leur
venir en aide, notamment en Suisse, Hollande et en Allemagne.
Ici,
on parle de relations érotiques. Ces gens défendent le
droit des handicapés au toucher intime, sans pénétration,
parce qu'elle nécessite, de la part des deux partenaires, un
engagement personnel plus grand. On préconise le corps à
corps, la masturbation.
Vidéo
(10:29) - Pour
agrandir l'écran, pointez la flèche de la souris
dessus, cliquez du côté droit. Sur le menu, choisissez
ZOOM et cliquez sur PLEIN ÉCRAN. Revenez à l'écran
plus petit en appuyant sur ESC, au sommet gauche de votre clavier.
■ Une
vidéo érotique... —
.... détrompez-vous, il s'agit de végétaux : une feuille
caressant le tronc d'un arbre, etc. Un appel de Greenpeace
de protéger la forêt, comme on protège celui ou
celle qu'on aime.
■ Les
élus, des néophytes en matière policière —
(Suite tome 1 de L'Étau Policier) Abordons
un autre important volet de la problématique : la plupart des
membres du pouvoir politique connaissent strictement rien en matière
policière. Plusieurs d'entre eux tiqueront en lisant ce livre,
découvrirons un univers dont ils n'avaient jamais soupçonné
l'existence.
François
Ali, conseiller municipal de l'ex-Ville Saint-Laurent, en banlieue de
Montréal, était probablement l'un des rares à en
avoir une bonne idée. (François Ali -La Presse du 5
avril 2000) On peut en tout cas le présumer à la
lumière des propos qu'il avait tenus dans une lettre publiée
par La Presse en avril 2000. Le contexte de son intervention avait
trait à la future Communauté métropolitaine de
Montréal (CMM) devant remplacer la CUM. À ce moment-là,
on ignorait encore que, après la fusion des 29 municipalités
de l'île de Montréal, la police relèverait de la
nouvelle Ville de Montréal.
Alors
Ali s'interrogeait : relèverait-elle de la CMM ou d'une
régie ? «Si le contrôle
civil du SPCUM (la police de l'île de
Montréal) laisse beaucoup à
désirer aujourd'hui, on comprend la difficulté de le
rendre plus imputable à la société dans sa
nouvelle régie, écrivait-il.
Déjà le citoyen constate chaque jour que sa vie est de
plus en plus contrôlée par le pouvoir politique. Il aura
encore plus de raisons de craindre un pouvoir policier dont il n'aura
plus le contrôle. Car la police de Montréal -et la Sûreté du Québec, par
ailleurs, soulignait-il -sait manipuler, conditionner, surveiller à ses
propres fins la société qu'elle est censée
protéger.»
Ali
était le seul élu municipal qui, publiquement, se
préoccupait de cette question. Ceux qui en savaient plus que
lui, se taisaient. Ainsi, le ministre péquiste de la Sécurité
publique, Serge Ménard, la présidente de la CUM, Vera
Danyluk, deux spécialistes en la matière. Et, à
un niveau moindre, Yves Ryan, maire de Montréal-Nord pendant
37 ans (élu pour la première fois en 1963) et, à
ce titre, membre du conseil des maires de la CUM. Il avait siégé
également au Comité exécutif et à la
Commission de sécurité publique de la CUM, alors
responsable de la police. Tous les autres élus étaient
pour la plupart des néophytes. (Suite demain)
News du jeudi 7 Août 2008
■ Un
fameux de bon clip québécois! —
Il a été réalisé par la chanteuse
Marie-Luce Béland et est diffusé sur son site :
laCenneNoire. Elle a eu l'idée lumineuse de faire interpréter
son dernier tube PLEINE LUNE par des animateurs vedettes de stations
de la radio québécoise : CKOI, Énergie, Rock
détente et Rythme FM. De la belle folie et ça bouge.
Marie-Luce est
vraiment superbe.
■ La
mode, source d'émancipation de la musulmane? —
En Turquie, il semble bien ce soit le cas. Foulard et vêtements
deviennent peu à peu colorés et accompagnés de
motifs. Sur cette vidéo, regardez comme elles sont belles
à croquer et coquines, les musulmanes.
Sur
afrik.com, lisez attentivement l'article traitant du foulard devenu
«un
accessoire de séduction très fashion».
Suggérons à nos musulmanes du Québec d'adopter
les couleurs de la
liberté.
■ Québec
: plus de policiers municipaux sur les routes? —
Réponse du premier ministre (pm) libéral du Québec, Jean
Charest : «On ne va
pas mettre un policier à tous les coins de rue. Ce n'est pas
vrai qu'on va créer un État policier (sic)
pour discipliner chaque conducteur.»
Lisez l'article de Malorie Beauchemin du quotidien La
Presse.
PS :
Voilà au moins un élu, et pas n'importe lequel, qui n'a
pas eu peur de brandir le STOP aux directeurs des corps policiers qui
veulent toujours plus d'argent, d'effectifs, d'équipement,
plus de ci, plus de ça pour mater davantage la population. Se
ne sont pas le conservateur Stephen Harper, pm du Canada, ni le
président W. Bush, ni Sarkozy et beaucoup d'autres qui
auraient opposé ce refus.
■ La
reconstruction du Japon après
la dernière grande guerre —
Il y a quelque temps, j'ai diffusé sur mon site une première
vidéo (01:58) à ce
sujet. Voici
la deuxième (01:41), différente de la précédente
mais portant sur le même thème. Il s'agit d'animations
de synthèse créées par Nobuo Takahashi, et
particulièrement bien réussies.
■ J'ai
trouvé... —
... sur le web les paroles de la chanson (de nos jour interdite?) de
Bob Dylan : Everybody Must Get Stoned.
Chantons en choeur...
Well,
they'll stone ya when you're trying to be so good,
They'll stone
ya just a-like they said they would.
They'll stone ya when you're
tryin' to go home.
Then they'll stone ya when you're there all
alone.
But I would not feel so all alone,
Everybody must get
stoned.
Well, they'll stone ya when you're walkin' 'long the
street.
They'll stone ya when you're tryin' to keep your
seat.
They'll stone ya when you're walkin' on the floor.
They'll
stone ya when you're walkin' to the door.
But I would not feel so
all alone,
Everybody must get stoned.
They'll stone ya when
you're at the breakfast table.
They'll stone ya when you are young
and able.
They'll stone ya when you're tryin' to make a
buck.
They'll stone ya and then they'll say, "good
luck."
Tell ya what, I would not feel so all alone,
Everybody
must get stoned.
Well, they'll stone you and say that it's the
end.
Then they'll stone you and then they'll come back
again.
They'll stone you when you're riding in your car.
They'll
stone you when you're playing your guitar.
Yes, but I would not
feel so all alone,
Everybody must get stoned.
Well, they'll
stone you when you walk all alone.
They'll stone you when you are
walking home.
They'll stone you and then say you are
brave.
They'll stone you when you are set down in your grave.
But
I would not feel so all alone,
Everybody must get stoned.
■ Il
fait nuit... —
...ici, l'air est doux, la fenêtre ouverte. Sur le terrain
voisin, un gros chien noir, retenu à sa niche
par une longue chaîne, jappait de temps à
autre, il y a environ 1 heure. Je l'entendais comme s'il avait été
devant ma porte. C'est
l'un des membres de l'escouade canine de la Sûreté du
Québec. Harcèlement! Elle n'aime pas du tout ce que
j'écris sur mon site.
En ce
moment, je travaille sur mon ordi en écoutant de la belle
zizique, tasse de café à
portée de la main. Qu'est-ce que j'écoute? Concerto
d'Aranjuez : je vous laisse le choix entre la
guitare classique (10:56) ou la
trompette (05:06), que je préfère à l'autre.
Et le Canon de Pachelbel : ici, le choix est entre l'orchestre
(04:17) ou la
guitare de Funtwo (05:21), un jeune asiatique doué, la
meilleure interprétation, selon moi.
■ Où sont les centres de décisions policières? —
(Suite tome 1 de L'Étau Policier) Laplante
nous fait remarquer qu'il y a autant de polices qu'il y a de
sociétés. (Laurent Laplante -La police et les
valeurs démocratiques -Institut québécois
de recherche sur la culture) Le pays totalitaire aura une police à
son image : soupçonneuse et envahissante ; la société
démocratique exigera de sa police qu'elle contribue au respect
et à l'épanouissement du pluralisme, de la tolérance,
de l'équité et de la transparence. Société
démocratique, le Québec souhaite donc obtenir
constamment de ses forces policières ce type de contribution.
Est-ce
que ce souhait est réalisé? s'interroge-t-il. En bonne
partie et le plus souvent, oui, mais ni toujours ni partout. Notons
que Laplante a écrit son bouquin avant la flambée des
technologies de l'information et de la pseudo police communautaire,
qui ont décuplé l'efficacité de la police. En
France, suivant Casamayor, le policier sert tous les régimes.
«Mais
il est beaucoup plus instructif et grave de constater que tous les
régimes font appel aux policiers.»
(Louis Casamayor -La Police -Gallimard)
Laplante,
de son côté, et il est vital de le rappeler, soutient
que ce ballet entre politiciens et policiers laisse la société
sous l'impression qu'elle n'a pas à savoir où se
situent les vrais centres de décision. Tout cela compose un
tableau fort peu démocratique, juge-t-il. En effet, comment se
défaire électoralement de ces élus alors qu'ils
agissent en catimini?
En
outre, ils ne sont plus les seuls à pouvoir tailler les
citoyens comme une haie de cèdres, des groupes adorant aussi
émonder, étêter et, lorsque nécessaire,
déraciner. Rusée, la police n'accepte au sein de ses
comités et réseaux de citoyens-mouchards que ceux
idéologiquement proche d'elle. La situation est rendue à
ce point enchevêtrée que c'est pratiquement le
brouillard intégral. Évitons de faire du Québec
un cas unique parce que les tactiques policières sont
universelles. (Suite
demain)
News du mercredi 6 Août 2008
■ France
: des pauvres ont
accès à des tarifs d'électricité plus bas —
Voilà une mesure sociale des plus intéressantes, que le
Québec devrait copier-coller. Hydro-Québec n'arrête
pas d'augmenter régulièrement ses tarifs. Les proprios
n'ont d'autre choix que celui d'ajouter ces coûts au prix du
loyer.
En
France, une personne à faible revenu vivant seul peut obtenir
un rabais de 30%, une famille de deux enfants, 50%. Prenez
connaissance des critères.
■ Le
30e Festival des films du monde de Montréal (FFM) —
Il se tiendra du 21 août au 1er septembre, dans plusieurs
salles, dont celle du cinéma impérial, reconnu comme
monument
historique du Québec. Le programme du FFM
sera disponible sur son site le week-end précédant
l'ouverture officielle du festival.
Son but
est d'encourager la diversité culturelle et la compréhension
entre les peuples. Il est ouvert à la fois aux professionnels
du cinéma et au public en général. Chaque année,
des films provenant de plus de 70 pays y sont présentés. On y offre souvent des films engagés. Vous voulez en
soumettre un? Colonne de droite de la page s'affichant, cliquez sur
INSCRIRE UN FILM. Plus bas, dans la même colonne, vous pouvez
vous abonner à sa newsletter.
Lorsque
j'habitais Montréal, j'y allais régulièrement.
La richesse de son répertoire est incroyable. Des productions
qu'on ne voit nulle part ailleurs, surtout pas dans les cinémas
traditionnels, tous branchés sur les grandes stars. J'ai rien
contre, remarquez, mais les films hors normes, qui dérangent,
dénoncent, militent pour un monde meilleurs, devraient y avoir
leur place aussi.
■ Canada
: dans les années 1970, la GRC a infiltré le
mouvement féministe (suite) —
J'ai fait écho de cette nouvelle hier : voir plus bas. Ce
matin, suis tombé pile sur cette bonne caricature de Michel
Garneau du quotidien Le Devoir. Saurez-vous reconnaître
l'agent infiltreur?
■ Où
est l'amour dans la palmeraie? —
Un jour, Jérôme le Maire, sa femme et ses enfants ont
décidé de quitter l'Europe. Ils ont loué leur
maison, pris ce dont ils avaient besoin et sont partis. Ils voulaient
changer leur mode de vie. Ils sont arrivés dans une palmeraie
du Maroc, l'équivalent d'une île dans le désert.
Après
quelque temps, le Maire a commencé à observer les
relations entre les hommes et les femmes. Il s'est demandé
comment l'amour peut exister dans un univers aussi rigoureux, entre
coran, tradition, séparation des sexes et condition de la
femme. Cette question, il l'a tout simplement posée autours de
lui.
Une
belle aventure anthropologique d'1H:24:28 où on découvre
la
face cachée de l'islam.
■ Intervention
d'un flic auprès d'un employeur —
(Suite tome 1 de L'Étau Policier) Voyons
brièvement une autre affaire du genre. Cette fois, il
s'agissait d'une tentative ratée de la part d'un autre membre
du même corps policier, l'agent Claude Slavinski, celui-là
en uniforme. (Marcel Laroche -La Presse du 10
juin 1999) En juin 1997, il n'avait pas apprécié que le
livreur Bruno Vézeau prenne du temps à enlever son
camion de livraison, qu'il avait stationné en travers de la
rue pour décharger des marchandises. Slavinski en avait
informé son employeur. Ce dernier en avait parlé à
son employé, qui avait porté plainte au Comité
de déontologie policière.
Selon
Me Danielle Simoneau, procureur du commissaire de déontologie,
Slavinski avait agi dans le seul but de causer des ennuis au
plaignant qui, fort heureusement, n'a pas perdu son emploi à
la suite de cette dénonciation. Le comité avait reconnu
Slavinski coupable d'avoir «(...) transgressé
son serment de discrétion qui lui est imposé par la loi» et suspendu de ses fonctions pendant dix jours sans
traitement.
Complétons
notre visite touristique au pays de Castro. Derrière la milice
cubaine omniprésente, les CDR et son armée de
citoyens-mouchards, il y a la police politique, le G-2, qui opère,
elle aussi, dans l'ombre et le secret. De l'aveu général,
écrivent Pierre et Renée Gosset, elle est admirablement
faite. (Pierre et Renée Gosset -L'adieu aux barbus -Éditions Julliard) Elle travaille sur
dénonciations, sur dossiers patiemment réunis qu'elle
garde sans les utiliser jusqu'au moment propice.
Parfaitement
informée et organisée, elle est ainsi au courant de la
plupart des foyers de résistance qu'elle laisse couver sous la
cendre. Cependant, à la moindre menace intérieure ou
extérieure, elle s'abat sur eux. Au cours de mon enquête,
et ainsi qu'en témoigne la partie récit de ce livre,
j'ai constaté que le Québec avait aussi sa police
politique : la Sûreté du Québec. (Suite demain)
News du mardi 5 Août 2008
■ ONU
: bilan de Louise Arbour sur son mandat à
titre de Haut Commissaire aux droits de l'homme —
À la fin du mois d'août, elle cèdera son poste à
la Sud-Africaine Navanethem
Pillay : elle n'a pas demandé le renouvellement de son mandat.
Dans
une entrevue accordée à france24,
elle traite de la situation des droits de l'homme, notamment de leur
régression dans les années qui ont suivi les attentats
terroristes aux USA, en septembre 2001. L'animateur l'interroge
également sur son passage à la Cour pénale
internationale (CPI), à titre de procureur général,
poste qu'elle avait occupé précédemment, sur la
situation au Darfour, au Tibet, les Jeux Olympiques en Chine, etc. Un
tour d'horizon particulièrement complet.
■ Canada
: dans les années 1970, la
GRC a infiltré le mouvement féministe —
Selon la Presse
Canadienne, un rapport de la Gendarmerie royale du Canada (GRC)
sur un rassemblement pour la libération des femmes tenu en
mars 72 contient des renseignements biographiques sur plusieurs
militantes.
PS
: Les journalistes ne savent pas ce qui se passe dans le monde de
l'ombre et du silence de la police en civil. Alors, lorsqu'ils
tombent sur un rapport du genre, ils pensent avoir trouvé une
mine d'or. Il serait peut-être temps qu'ils ajustent leur
montre à l'heure d'aujourd'hui.
Tout
le monde est infiltré et espionné par la police en
civil, hommes et femmes, directement ou indirectement par collabos
interposés, notamment par des petits commerçants ou de
leurs employés qui nous remettent la monnaie de nos achats
accompagné d'un beau sourire sympa.
Tout ce monde fait d'abord
et surtout du renseignement. Ce qui explique pourquoi la très
grande majorité des citoyens sont fichés dans les
mégabanques informatisées de la police. Je suggère
fortement aux journalistes d'enquêter sur le monde
d'aujourd'hui, pas celui d'il y a un demi siècle. Mettez-vous
Up to date, bordel!
■ La
voiture fonctionnant à l'eau? —
Yesssssssss!
■ Les
Jeux Olympiques en
direct de Chine sur le web... —
.... 24 heures sur 24, à compter du 8 août jusqu'au 24
inclusivement. Samedi 8, tsrsport.ch proposera une offre éditoriale
complète et inédite, ce qui laisse entendre que ce ne
sera pas gratuit. C'est à
suivre ici.
Sauf
erreur, jusqu'à présent la diffusion des JO était
une chasse bien gardée des grands réseaux de
télévision. Il était grand temps qu'on passe à
l'heure du web.
■ La
police peut vous faire perdre votre emploi ou
vous empêcher d'en obtenir un —
(Suite tome 1 de L'Étau Policier) Sur
l'île de Montréal, la police en civil peut vous faire
perdre votre emploi, ou vous empêcher d'en trouver un, si vous
refusez d'entrer dans le moule social ou de collaborer avec elle. On
l'a vu dans mon cas. Difficile à croire mais pourtant…
Parlons
alors du cas haïtien, en souhaitant qu'il incitera des lecteurs
et lectrices, peu importe la couleur de leur peau, à rendre
public des mésaventures du genre. Je suis sincèrement
convaincu qu'il y en a plusieurs. Sans oublier tous les autres dont
on n'entendra jamais parler parce qu'ils ignorent que la police est à
l'origine du fait que leur candidature à un emploi a été
rejetée ou de leur congédiement.
À
l'été 2000, le commandant Ronald Blanchette, traitant
de la violence des gangs de rue haïtiens du quartier St-Michel,
à Montréal, et de Montréal-Nord, dénonçait
la communauté haïtienne (Éric Trottier -La Presse des 12 et 13 juillet 2000) : «Le
problème, déclarait-il,
c'est que les gens de la communauté noire ne nous aident pas ;
ils ont trop peur de parler.» Évans
Desmangles, du bureau de la Communauté chrétienne
haïtienne de Montréal, réagissait en ces termes :
«(…) nous croyons que nous collaborons
amplement avec la police, puisque nous faisons partie de comités
sur la prévention du crime, de tables de concertations, etc.»
Keder
Hyppolite, l'un des leaders de la communauté haïtienne de
Montréal et ex-membre du Comité de déontologie
policière, ripostait également, soulignant la «mauvaise
foi et l'hypocrisie» de ce corps policier qui, tout en
appelant à la collaboration de la communauté haïtienne,
multiplie les actions douteuses à l'endroit des jeunes Noirs.
«Régulièrement (sic), des policiers
n'hésitent pas à communiquer avec des employeurs pour
les inciter à ne pas embaucher tel ou tel autre qui a un
casier judiciaire. Plusieurs jeunes qui n'ont rien à se
reprocher se font aussi encore régulièrement accoster
par des policiers qui les forcent à s'identifier sans aucune
espèce de raison. C'est grave, s'indignait-il : les
policiers n'ont pas le droit d'agir ainsi. Et s'ils ne respectent pas
les règlements, comment voulez-vous qu'ils obtiennent le
respect des jeunes de la communauté haïtienne?»
Hyppolite est
probablement le premier citoyen à dévoiler publiquement
ce volet inconnu des activités clandestines illégales
de la police de l'île de Montréal : celle-ci ne
doit pas être la seule à agir de façon aussi
condamnable. Combien aussi sont congédiés à la
suite d'interventions policières auprès d'employeurs,
ou délaissent leur emploi parce que épuisés
psychologiquement par les déstabilisations à répétition
de la police en civil? Gravissime !
Et ce l'est davantage au sein de
cette communauté où, suivant Michel Chéry, un
criminologue d'origine haïtienne qui a réalisé une
étude sur la délinquance chez les jeunes haïtiens,
le taux de chômage est effarant, se maintenant toujours à
60%.
Ces
policiers agissent, sur plus d'un point, comme leurs collègues
cubains. Ce qui inquiète, c'est le silence des élus
"responsables" de la police, ainsi le ministre québécois
de la Sécurité publique. Ce mois de juillet 2000, qui
dirigeait ce ministère sous le gouvernement péquiste de
Lucien Bouchard? Serge Ménard.
Les silences aussi au sein du
Comité exécutif de l'ex-CUM : présidente
Vera Danyluk et maire de Montréal Pierre Bourque. Silence
également des journalistes : aucun n'a pensé
d'enquêter sur les faits rapportés par Hyppolite.
Silence des éditorialistes. Silence des victimes, silence des
employeurs ayant subi des pressions policières. Ce sont tous
ces silences qui perpétuent cette approche totalitaire. (Suite demain)
News du lundi 4 Août 2008
■ Le républicain
américain Ron Paul : au
lieu de donner des leçons (de démocratie) à la
Chine... —
... je suggère que nous retournions notre attention sur les
très réelles menaces aux États-Unis où
nos libertés civiles et les droits de l'homme sont rongés
constamment.
Cette
citation, que je ne mets pas entre guillemets, a été
publiée sur le site de l'agence de presse Xinhuanet, qui est
l'organe officiel d'information de la Chine, reconnue également
pour faire dans la désinformation : remarquez que tous les
gouvernements du monde s'adonnent à cette pratique. Lisez
cet article, qui correspond tout de même aux déclarations
atypiques du sénateur Paul : contre la guerre en Irak, contre
la propagande anti-iranienne des USA, etc.
Xinhuanet,
une agence de presse fiable?
Site
du sénateur républicain Ron Paul : articles et
vidéos
Qui
est Ron Paul? Opinion de Mathieu Bréard
Wikipedia
répond aussi à cette question
Je
publie cet article sur mon site parce que je sais qu'en matière
de démocratie, nos donneurs de leçons occidentaux sont
des cordonniers mal chaussés. Entendre W. Bush, ou Stephen
Harper du Canada, défendre les droits de citoyens du tiers
monde, me donne la nausée.
■ Argentine
: après la crise du début des années 2000 des
employés prennent possession d'usines —
Une histoire fascinante que la journaliste Naomi Klein (auteur des
livres No Logo et Le
Capitalisme du Désastre) raconte dans un documentaire
d'1H:27:06.
Après
la crise du début des années 2000, le pays est
exsangue, des capitaux évalués à 40 milliards de
dollars sont transférés vers des pays étrangers.
Les déposants des banques n'ont pas cette chance, eux : leurs
avoirs sont gelés. En somme le système économique
court-circuité par ceux-là même à
l'origine de la crise. Des millions de citoyens protestent dans les
rues, pendant que des travailleurs sont mis à pied et que des
usines sont abandonnées. Méfait de la mondialisation
débridée? Capitalisme sauvage? Oui.
C'est
alors que des employés décident de se prendre en main,
d'occuper des usines abandonnées, d'instaurer l'autogestion et
de les remettre en marche, sans l'approbation de leur propriétaire.
L'approche connait du succès, suggère à d'autres
employés d'en faire autant de celles où ils
travaillaient avant les fermetures. Gros problème à
l'horizon qu'ils devront résoudre... légalement : la
propriété privée est un droit inaliénable.
Vidéo
: Réappropriation
d'usines en Argentine
Wikipedia
: bon résumé de la crise argentine
■ Il
se crée de belles chansons... —
... dans les pays arabes. Ainsi, celle-ci interprétée
par Rakim
: Dead Can Dance (05:39). Elle
démarre un peu lentement, puis tambours et voix se font
entendre. Captivé, on l'écoute jusqu'à la fin.
Sur le web, on découvre une richesse musicale dont on ignorait
l'existence. Ça nous
repose des instruments et style occidentaux qu'on entend
régulièrement partout.
■ Le
Cubain : «Faut
bien penser à sa carrière» ; Le
Québécois : «Faut ben travailler» —
(Suite tome 1 de L'Étau Policier) Dans
ce pays maintenu «artificiellement»
en état de besoin chronique où tout bon Cubain doit se
considérer comme un soldat de l'économie nationale,
état de guerre permanent où il est sans cesse appelé
à livrer de nouveaux combats, qui, sinon ces défenseurs
de la révolution omniprésents (les membres des CDR),
lui rappellera son devoir de volontaire lorsqu'il s'agit par exemple
de gagner à la place des paysans la bataille du sucre?
À
cette question des deux auteurs, Pédro R..., un étudiant,
a répondu qu'ils n'étaient «pas
obligés»
d'aller faire la récolte de la canne. «Chacun
est libre, mais celui qui n'y va pas n'est pas considéré
comme un très bon révolutionnaire. Et il faut bien
penser à sa carrière.»
Autre
parallèle québécois… À Lac Bouchette,
j'avais décrit sommairement à un vieux monsieur
l'omniprésence de la police en civil de la Sûreté
du Québec dans le village. Affairé à réparer
une clôture sur son terrain, il m'avait dit en connaître
une couple. Et quand je lui avais confié qu'elle
s'introduisait même dans les maisons privées, il avait
délaissé sa clôture, s'était redressé
et raidi, ses yeux s'étaient arrondis, et m'avait lancé,
l'air mécontent et dépité de l'homme impuissant
: «Faut ben travailler !»
(Suite demain)
News du dimanche 3 Août 2008
■ La
pub dans la rue... —
... partout, et là où on s'y attend le moins. L'orgie
publicitaire. 70 photos en tout. Descendez lentement l'ascenceur
jusqu'en bas de la page.
■ Bob
Dylan : Everybody Must Get Stoned —
Une tune de Dylan pratiquement introuvable sur le web. C'est à
croire qu'on l'y enlevée parce que l'auteur relate l'histoire
d'un copain qui a fumé un joint de marijuana et veut retourner
chez lui à pied. Censure? Peut-être, peut-être pas
non plus. N'en reste pas moins que son répertoire y est quasi
totalement disponible, sauf quelques pièces, dont celle-là.
De nos jours, réclamer publiquement la légalisation de
la marijuana est très mal vue par la police. Cela étant,
franchissons le Rubicon, au nom de la liberté d'expression. Il y a aussi le fait que j'aime cette pièce, elle me fait bien rigoler.
Sur fond
musical de la tune de Dylan, deux filles stones?
Idem,
mais avec diapo
de photos... stones
■ Occident
: Fox news, le pire des médias —
On critique beaucoup les médias traditionnels, et non sans
plusieurs bonnes raisons. Cependant, le pire d'entre tous, en
Occident en tout cas, est la chaîne FOX NEWS, New York, USA.
D'obédience républicaine et conservatrice à
l'os, elle est considérée comme celle qui terrorise les
Américains. Et pas seulement eux, puisqu'elle diffuse à
peu près partout dans le monde, dont elle rejoint les trois
quarts de la population. Elle s'affiche comme étant une chaîne
journalistique, alors qu'elle est indigne de ce nom.
Excellent
documentaire vidéo (1H:17:20) : Outfoxed (français)
Site de
FOX NEWS
Wikipedia
: infos sur Fox News
Wikipedia
: avertissement
sur la validité des infos
■ El
comandante André Laplante —
(Suite tome 1 de L'Étau Policier) À
l'été 1999, le commandant André Laplante, du
poste 33 de la police de l'île de Montréal, discourait
avec enthousiasme, dans La Presse, sur la réduction de la
criminalité dans le quartier du Parc-Extension, situé
sur le territoire de la Ville de Montréal. (Rima Elkouri -La Presse du 22
juillet 1999) Parlait du défi de l'intégration, ce
quartier étant le plus cosmopolite de la métropole. «On
veut se rapprocher des gens, se rendre directement chez eux.
(...) On
va faire appel à des gens capables d'interpréter, de
parler différentes langues, d'aller derrière les portes
fermées».
Un
plus clair, el comandante annonçait sa décision d'y
introduire des mouchards, c'est-à-dire de violer l'espace
privé de ces citoyens. Pourquoi? Pour imposer son emprise
psychologique et enrichir sa mégabanque informatisée de
renseignements de toutes sortes sur chacun de ces néo-Canadiens
et leur entourage.
Poursuivons notre
visite "touristique" à Cuba... Pierre et Renée
Gosset écrivent qu'il faut l'avoir vu pour comprendre
l'emprise pesante, permanente, des innombrables CDR cubains dont
chacun tient en main son immeuble, son pâté de maisons,
son village ou sa ferme collective. (Pierre et Renée Gosset -L'adieu aux barbus - Éditions Julliard) Cette
mégère en uniforme vert assise devant son seuil, sur sa
chaise de paille, est l'archétype du chef d'îlot. Elle
s'occupe de tout, notamment des cartes d'alimentation, des campagnes
de vaccination et, cela va de soi, de l'endoctrinement en organisant
dans un garage ou une cuisine une discussion sur le
marxisme-léninisme. (Suite demain)
News du samedi 2 Août 2008
■ La
misère, plus belle au soleil? —
Une équipe de bakchich.info est allée vérifier à
Marseille : plages polluées, petits commerçants vs
police, visite de poubelles de quartiers riches, etc. Le morale est
bon, paraît-il : Vidéo
(07:04).
■ La
multinationale Nestlé a
espionné l'ong ATTAC-SUISSE —
Qui est Nestlé? Une
multinationale spécialisée en nutrition, santé
et bien-être. Qui est ATTAC-SUISSE?
Un organisme non gouvernemental (ONG) altermondialiste préconisant
une taxation des transactions financières afin d'aider les
citoyens : la plate-forme
d'attac, un mouvement existant un peu partout en Occident.
En bref,
son objectif vise à «se
réapproprier ensemble l'avenir de notre monde».
Les multinationales et les États, particulièrement les
membres du G8, ne doivent pas être les seuls à
construire le monde d'aujourd'hui et de demain. Ces préalables
sont nécessaires à la compréhension de ce qui va
suivre.
En juin
dernier, TSR, une station de télévision suisse,
diffusait un reportage sur Temps Présent démontrant que
la multinationale Sécuritas (près de 9 000 employés,
chiffre d'affaire de 800 millions de francs-suisses), spécialisée
dans la sécurité privée, avait, à la
demande de Nestlé, infiltrée l'ong Attac-Suisse.
Au
cours de leur enquête, les journalistes Jean-Philipe Ceppi et
Mauro Losa ont constaté que l'une de ses activités
navigue dans une zone proche de l'espionnage, zone grise où la
loi est imprécise et normalement réservée à
l'État. La question qu'ils soulèvent : est-ce
acceptable dans une démocratie? Titre de la vidéo
(36:30) : Securitas,
un privé qui vous surveille.
Réaction
d'Attac-Suisse, à la suite de ce reportage.
Sécuritas,
présente un peu partout en Occident, dont
au Canada
■ Hier,
l'éclipse totale du soleil... —
... a surtout eu lieu en Asie. Je vous présente
une
vidéo de l'événement. Dans la page s'affichant, cliquez à l'endroit
indiqué.
■ Autre
parallèle entre Cuba et le Québec —
(Suite tome 1 de L'Étau Policier) Dans
une chronique, la journaliste Lysianne Gagnon de La Presse relate un
voyage qu'elle a effectué à Cuba en 1974, décrit
son arrivée vers minuit dans un hôtel de La Havane, en
autobus. (Lysianne Gagnon -La Presse du 9
octobre 1999) «Dans
chaque district, des gens sortaient des comités locaux du
Parti -le parti qui
était immortel et vous suivait jour et nuit -.
L'assemblée était finie, ils rentraient chez eux, la
mine grise et indifférente. Je les voyais, ces militants,
comme les fiers enfants de la Révolution, sans penser qu'ils
étaient les chevilles ouvrières du système de
surveillance et de délation qui avait été mis en
place dans chaque quartier.»
En février
2001, son collègue Gilles Paquin revenait d'un bref séjour
dans une petite ville de l'île cubaine, où il était
allé interroger Libertad Acosta Diaz. (Gilles Paquin - La Presse du 17 février 2001) Depuis trois ans,
elle attendait son mari, Bernardo Arevalo Padron, de l'Agence de
presse indépendante Linea Sur Press. Il lui restait encore
trois autres années à purger avant d'obtenir sa
libération d'une prison de Castro. Les dirigeants du pays ne
respectaient pas les engagements signés lors d'un sommet
ibéro-américain, et Padron avait osé les traiter
de menteurs.
Libertard racontait au
journaliste Paquin que, «quinze minutes
après votre arrivée, tout le monde savait que vous
étiez ici. Le bureau du CDR est au bout de la rue et il y a
toujours quelqu'un qui surveille». Elle
lui a dit que les allées et venues de ses visiteurs sont
signalées à la police et lorsqu'elle rend visite à
son mari, les agents l'interrogent à ce propos. « Ils
me demanderont certainement : " Qui est venu chez vous, avec une
voiture bleue, vendredi dernier à 11h30 ?" Ils ouvrent
aussi mon courrier (...),
mais j'ai l'habitude.» Le père
de Padron a confié a Paquin que «les
murs ont des oreilles».
Parallèle
québécois… En avril 2004, Hugues Létourneau,
policier de la Sûreté du Québec et chroniqueur
attitré D'un lac à l'autre, mensuel distribué à
Lac Bouchette, sollicitait l'aide des lecteurs pour lutter contre le
crime. «Portez
une attention aux activités de vos proches, amis ou voisins,
conseillait-il.
Ont-ils un emploi connu? Sont-ils sans emploi? Entretiennent-ils des
relations suspectes? Ont-ils un train de vie anormalement élevé?
Etc. Si vous êtes témoins d'éléments
suspects, prenez des notes : l'adresse et la description de la
propriété impliquées ; le numéro de
plaque et la description des véhicules impliquées ;
tout autre détail relatif aux activités et actif du
sujet.»
Suivaient deux numéros de téléphone à
composer, et l'assurance que toute information sera traitée
confidentiellement.
Petit village de 1 370
citoyens et où, ne l'oublions pas, tout est déjà
aseptisé à l'os, comme dans une salle de chirurgie. (Suite demain)
News du vendredi 1 Août 2008
■ George
Orwell va revivre —
Le 9 août prochain, un blog sera mis en ligne à cette
fin. J'en ignore encore l'adresse web. Chaque jour, on y publiera un
extrait de son journal personnel. De l'inédit?
J'ai lu
son livre 1984. Il y a si longtemps que je ne me souviens plus s'il y
traitait de l'avènement éventuel de nouvelles
technologies. Je le pense pas. Ce dont je me souviens, par contre,
c'est qu'il ne m'avait pas impressionné. Certes, une bonne
fiction, mais rien d'autre. Aujourd'hui, je réalise qu'il
avait raison : nous avons les deux pieds dedans.
Lisez
l'article de Clément S., du site actualitte.com.
Les
internautes pourront faire part de leurs commentaires
ici.
■ Pékin
2008 : vidéos à voir absolument —
Le Théâtre du Soleil a concocté trois vidéos
en prévision de ces jeux olympiques. Que
vient donc faire cette troupe de comédiens français
dans ce décor international, et sportif en plus? À
premier vue, elle nous semble bien loin de l'art dramatique, des
planches et des rideaux.
Penser
ainsi, c'est ignorer que cette troupe diffère de beaucoup
d'autres. Sur wikipédia,
vous allez apprendre, tout comme moi, qu'elle privilégie le
travail collectif, que son but est d'établir de nouveaux
rapports avec le public et de se distinguer du théâtre
bourgeois en présentant un théâtre populaire de
qualité.
Des
vidéos pointues. Dans la page s'affichant, colonne de
droite, cliquez sur le première image.
■ Précision relative aux flics déguisés en journalistes... —
J'écris vite et oublie des éléments. Je fais de
petites fautes aussi, mon correcteur d'orthographe est ko, un de mes
deux ordis aussi, l'autre défaille de temps à autre.
Manifestement, et ce n'est pas les seuls cas en l'espèce, et
très loin de là, la Sûreté du Québec,
corps policier provincial du Québec, n'aime pas du tout ce que
j'écris sur mon site : lisez le tome 1 de L'Étau
Policier, colonne de droite de ma page d'accueil, et vous comprendrez
tout. C'est gratuit en plus.
Je
reviens sur le sujet de la manchette afin d'apporter une précision
qui me semble importante. Dans les salles de nouvelles des médias,
les civils, hommes et femmes, ne sont pas déguisés
uniquement en journalistes, également en photographes,
caméraman et téléphonistes aussi. Cela étant,
évitons de tomber dans la démesure et finir par croire
que tous ceux pratiquant ces métiers sont flics. Enfin,
j'ajoute que c'est partout pareil dans le monde.
■ Canada
: des policiers déguisés en journalistes (suite) —
Selon le groupe des Journalistes
canadiens pour la liberté d'expression (CJFE), l'an
dernier un policier de Vancouver s'était fait passer pour un
reporter d'un quotidien distribué gratuitement afin d'attirer
le militant anti-pauvreté David Cunningham à une
réunion où il fut arrêté.
Quelques
années auparavant, des agents de la Gendarmerie royale du
Canada (GRC) s'étaient déguisés en
documentaristes de la Société Radio-Canada afin de
retrouver, d'interviewer et d'arrêter John Bjomstrom, un détenu
en cavale.
«Et ce ne sont que les cas dont nous avons
connaissance», signale la journaliste Mary Agnes Welch,
correspondante parlementaire du quotidien Winnipeg Fress Press, au
Manitoba, et présidente de l'Association canadienne des
journaliste. Lisez
son texte (en anglais).
■ Canada
: le CJFE dénonce le
déguisement de policiers en journalistes —
Le groupe des Journalistes canadiens pour la liberté
d'expression (CJFE) n'est pas le seul à dénoncer cette
tactique clandestine, d'autres associations de journalistes aussi.
L'affaire
est sortie du sac la semaine dernière. Dans des topos, des
reporters ont révélé qu'un policier avait
procédé ainsi, en 2007, lors d'un barrage routier mis
en place par des Mohawks, en Ontario, province du Canada.
Par
ailleurs, dans un témoignage rendu sous serment au cours du
procès du manifestant mohawk Shawn Brant, le policier Steve
Martell a déclaré qu'il n'y avait pas de lignes
directrices claires relatives aux rôles que les policiers
peuvent ou ne peuvent pas jouer.
Selon le
CJEF, cette «manoeuvre sournoise»
constitue à la fois une menace à la sécurité
des journalistes, une entrave à leur travail et par conséquent
une atteinte à la liberté de presse au Canada.
Deux
textes : CJFE
(en anglais) et IFEX.ORG
(en français).
PS
: Je l'ai déjà écrit quelques fois sur mon site,
je le répète : la police en civil, hommes et femmes, a
infiltré les salles de nouvelles. Je persiste et signe : oui,
des flics déguisés en journalistes, dans les salles de
nouvelles.
■ Le
Breton Alain Le Quernec n'est pas sûr... —
...qu'il y ait un mot définissant son métier. Il n'est
pas affichiste (mot démodé, dit-il dans une entrevue
publiée sur le site pixelcreation.fr), pas graphiste (trop
technique), pas artiste (trop prétentieux), pas publicitaire
(pas d'insulte, svp).
Chose
certaine, cet homme est engagé et fait du bon boulot. En
témoigne ce
diapo de plusieurs de ses dessins (cliquez sur SUIVANT, côté
droit de l'écran) et ces
autres, que vous trouverez dans le milieu de la page s'affichant d'Agoravox
: cliquez sur les hyperliens. Apprenez-en aussi un peu plus sur le
Breton en lisant le compte rendu de l'entrevue réalisée
par Thierry
Le Boité.
Explorez aussi
cet autre site sur les Arts
décoratifs et faites la connaissance d'autres grands noms
: colonne de gauche, entre autres endroits.
■ Pourquoi
pas des assises et un défilé annuels des collabos? —
(Suite tome 1 de L'Étau Policier) Inocencia
Acosta Felipe, autre Cubaine que Lewis, Lewis et Rigdon ont également
interrogée, a contribué à la mise sur pied du
CDR de l'îlot où elle habitait. «Abelardo
Diaz, qui tenait l'épicerie de l'angle, était chargé
de la surveillance.»
En 1962, selon elle, le directoire national des CDR avait établi
une hiérarchie de six (6) directoires provinciaux, cent
cinquante (150) directoires de district, mille trois cent soixante
(1 360) directoires de section. Véritable toile
d'araignée couvrant toute l'île de Cuba.
Pour
sa part, Bailby écrit que les CDR sont la principale
organisation de masse du régime. (Édouard Bailby -Cuba -Éditions
Centre Delta) Installés dans chaque pâté de
maisons des zones urbaines et dans chaque village, ils formaient, à
la fin de 1979, un véritable tissu sanguin à travers
tout le pays. Plus de 4,5 millions des 9 millions de Cubains en
faisaient partie. Les CDR restent ouverts jour et nuit. Échelonnés
tous les 100 ou 200 mètres, leurs militants sont notamment
«chargés
de veiller sur la sécurité
(sic) des
citoyens».
À quand le
directoire québécois de secteur, de district et,
coiffant le tout, le directoire provincial ? Et pourquoi pas des
assises annuelles de toutes ces marionnettes-citoyennes dont pouvoir
et police tirent les ficelles? Dans leur expression la plus aboutie,
suggérons un défilé annuel, tous vêtus de
la chemise noire, arborant des oriflammes à tolérance
zéro et entonnant des hymnes à la gloire de la police.
En janvier 2002, dans
la foulée de la nouvelle carte policière du ministre
péquiste de la Sécurité publique, Serge Ménard,
le corps de police municipal de Roberval, au Saguenay-Lac St-Jean, a
été aboli et ses policiers ont été
intégrés à la Sûreté du Québec.
(Alexandre Gauthier -l'Étoile du Lac du 12 janvier 2002) Au cours de
la cérémonie d'assermentation, à l' Hôtel
de Ville, ceux-ci ont entonné l'hymne de ce corps policier.
(Suite demain)
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