News du mardi 30 Septembre 2008

Un artiste...... spécialisé dans une forme d'art jamais vue : plus bas dans la page s'affichant, sous VIDEO-BOX. Il crée des sculptures en plaçant en équilibre des pierres les unes sur les autres. Étonnant, vraiment, de voir de très grosses soutenues par de toutes petites, en quasi déséquilibres, sans tomber.

Dans la même colonne, vous trouverez des trucs susceptibles de vous intéresser. En fait, toute cette page donne accès à d'autres pages. À explorer.

Les 130 chats d'une madame – Parions que vous aimez beaucoup les minous, mais pas à ce point. Tout de même, ça se passe en Sibérie, où les hivers sont longs et rigoureux, et il s'agit de chats errants. Pas sûr qu'ils survivraient tous.

Afghanistan : Harper réduit au silence les militairesSurtout en ce qui touche les coûts de la guerre, signale Alec Castonguay du quotidien Le Devoir. Ce contrôle politique, ajoute-t-il, a été renforcé pendant la campagne électorale en cours présentement au Canada. Des militaires et fonctionnaires parlent de«censure»et de«contrôles abusifs de l'information».

Québec : présence disproportionnée de Noirs en prisonRonald Boisrond le démontre dans son documentaire : La couleur du temps. Il s'interroge sur le pourquoi cette surreprésentation? «Au début des années 80, aucun détenu de race noir ne se trouvait à la prison de Bordeaux. Aujourd'hui, ils représentent près de 40% de la clientèle carcérale dans cette cette prison, alors qu'ils comptent pour 1% de la population québécoise», commente-t-il dans son film.

Article de Sira Chayer sur Canoë
Article de Jeanne Corriveau du quotidien Le Devoir
Extrait du film (04:26) sur Canoë

Sondages où on souffle la réponse – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) On peut faire dire n'importe quoi aux citoyens sondés. Ainsi ce cas loufoque. Dans La Presse Libérale de mars 2002, le journal interne des militants fédéraux libéraux, le sondeur officiel de ce parti politique, Michael Marzolini, condamnait la «mauvaise habitude» des médias de publier des sondages portant sur l'avenir du premier ministre Jean Chrétien, estimant que les résultats ne valent pas plus que le papier sur lequel ils sont imprimés. (Alexandre Robillard -La Presse du 11 mars 2002) «Une telle question était injuste, déséquilibrée et ne pouvait que susciter des réponses désinvoltes et irréfléchies qui donnent des résultats défiant toute interprétation sérieuse», soutenait-il.

Il relatait avoir réalisé intentionnellement un sondage bidon auprès de 1 000 Canadiens au sujet de son cousin Charles Williamson, un ingénieur de formation qui n'a jamais fait de politique. À la question «Pensez-vous que l'honorable Charles Williamson, ministre d'État à l'Intégration économique, devrait démissionner?», 73% des sondés avaient répondu «OUI!».

Lorsqu'un sondage est orienté, ça s'appelle souffler la réponse. Et, dans le cas nous préoccupant, ce n'est pas le seul aspect du problème. La satisfaction de la population à l'endroit de la police est étroitement liée au sentiment de sécurité ou d'insécurité. Évaluer ce sentiment est un exercice complexe, comme nous allons le voir.

Mathieu écrit que le sentiment d'insécurité est un domaine «extraordinairement difficile à manier», si l'on veut le faire honnêtement. (Jean-Luc Mathieu -L'insécurité -Éditions Que sais-je?) Parce qu'on mesure un sentiment, qui plus est, très synthétique, se distinguant d'un fait objectif et que nombre de facteurs influent sur les réponses. Une déontologie stricte s'impose si l'on veut éviter de manipuler l'opinion publique ce qui est, au contraire, l'objectif même de certains hommes politiques et organes de presse, signale l'auteur, en se référant probablement aux mœurs politiques de son pays, la France, qui sont de fait universelles. (Suite demain)

News du lundi 29 Septembre 2008

Canada : Harper réagit au NON des sénateurs USA – Le Premier ministre canadien Stephen Harper a déclaré aujourd'hui lundi qu'il ne prévoyait pas pour l'instant de venir en aide au secteur financier canadien mais qu'il n'hésiterait pas à le faire, en légiférant, si le besoin s'en faisait sentir. Lisez l'article de cyberpresse.

PS : Il aura fallu le NON de la Chambre des représentants américains au plan de sauvetage de 700 milliards de Bush pour qu'Harper consente enfin à se mouiller un peu les pieds. Jusqu'à présent, il les avait gardés bien au sec, répétant que les paramètres fondamentaux de l'économie canadienne sont bons. Se permettant même d'accuser, récemment, ses adversaires politiques de vouloir une récession afin d'«atteindre leurs objectifs électoraux». Tous les politiciens font de la politique, Harper comme les autres.

Le point central de la problématique n'est pas là. Tous les pays du monde sont atteints à différents degrés par la crise économique, sauf une seule exception, parait-il : le Canada d'Harper. Qui est en pleine campagne électorale, en plus, pour obtenir un autre mandat le 14 octobre. Qui préfère, à cause de ce contexte, parler de notre pays comme étant riche, subliminalement à l'abri de tout. Plus facile de se faire réélire en ayant que le mot solidité financière du pays en bouche.

Un premier ministre digne cette fonction, n'a pas peur de faire face à l'adversité, explique clairement les choses à la population. Harper, faut l'admettre, n'est pas volubile comme Sarkozy. En plus d'avoir des problèmes de communication, il est cachotier, préfère les coulisses plutôt que la tribune publique.

Comment être certain que la récession n'est pas déjà en marche sans qu'on le sache? Le journaliste Jean-Robert Sansfaçon du quotidien Le Devoir, apporte un bémol permettant d'y voir un peu plus clair. Il raconte que, en fin de semaine dernière, les journaux titraient que le Québec échappe à la récession. Cependant, ils se referaient à des statistiques du trimestre clos en juin dernier, par conséquent... quelques mois avant que la crise financière américaine ne se manifeste. Oups!

Les requins ne seront pas sauvésAujourd'hui lundi, la Chambre des représentants américains a majoritairement dit NON au plan de sauvetage de 700 milliards de Bush.

Sauvons baleines et requins......caricature de Michel Garneau du quotidien Le Devoir, Québec.

Élection Canada : «Si jamais un gouvernement méritait...... d'être mis à la porte péremptoirement, c'est bien (celui du conservateur de Stephen Harper).» Telle est l'opinion de Me Julius Grey, éminent défenseur des droits et libertés, au Québec.

Il rappelle que ce gouvernement, issu du Reform Party, un mouvement de droite dure, a, à maintes reprises, manifesté ses réticences face aux droits des homosexuels et à l'abolition de la peine de mort. Qu'il a déclenché une hystérie injustifiable au sujet de la criminalité, a montré des instincts de censure et de puritanisme, une grande méfiance envers les journalistes et l'accès à l'information.

Au Québec, les conservateurs de Stephen Harper jouent habilement la carte du nationalisme symbolique qui n'apporte rien à la population afin de masquer leurs politiques culturelles, qui représentent un désastre pour la francophonie. Selon Me Grey, «nous sommes devant un virage à droite radical, mais sournois. C'est une erreur de penser que les conservateurs se sont modérés.» Lisez la chronique de Me Grey ici.

La police à l'heure de la démocratie directe – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Tout ça s'apparente aussi aux méthodes… cubaines. Pierre et Renée Gosset racontent que «politiquement, Cuba vit à l'heure de la démocratie directe». ( Pierre et Renée Gosset -L'adieu aux barbus -Éditions Julliard ) Les deux auteurs ont vu cette forme de démocratie se dérouler selon le scénario suivant :

-Voulez-vous, hurle Fidel Castro en s'adressant à la foule (NDLR : Foule noyautée de partisans?), voulez-vous que les Américains décampent comme des chiens de Guantanamo?

-Si, si, si, clame le peuple souverain.

-Et nos amis russes, voulez-vous aussi qu'ils s'en aillent ?

-No, no, no...

-Voulez-vous des élections? Sont-elles bien nécessaires?

-No, no, no!

D'accord, Québec n'est pas Cuba, ni Montréal La Havane, mais il y a tout de même des ressemblances. Au Québec, en matière policière, on est guère plus subtile. L'information véhiculée par le pouvoir et sa police ne poursuit qu'un but : assurer la pérennité des méthodes policières clandestines illégales. Ils fournissent donc à la population une information minimaliste qui l'incitera à manifester massivement sa satisfaction à l'endroit de la police municipale et provinciale. Tout le reste, ils le lui cachent.

Si l'on veut améliorer les rapports entre la police et la démocratie, il y a lieu de démocratiser l'accès au savoir de ses activités souterraines. Celles-ci ne sont pas sans conséquences sur la Société civile. On fait donc au nom de la population des choses qu'elle n'accepterait pas si elle apprenait de quoi il en retourne exactement. (Suite demain)

News du dimanche 28 Septembre 2008

Dessins – Cliquez sur une image, elle va s'agrandir et dévoiler l'ensemble de ses composantes. Dans le bas de chacune, un petit texte explicatif. Une seule n'est pas fonctionnelle, celle du sommet de la page du site s'affichant. Explorez aussi la liste à gauche, vous en trouverez plusieurs autres. La plupart sont à caractère politique.

Le microcrédit, ça marche en Afrique... – Probablement que tout n'est pas parfait, mais, comme dans toutes choses en ce bas monde, il n'y a pas que du négatif, du positif aussi.

D'abord un clip musical à ce sujet (03:15) : Help me! Ensuite, plein d'éléments intéressants sur ce site : notamment, colonne de gauche (image gallery), colonne de droite d'autres bonnes vidéos.

La page d'accueil est super. On nous y présente, entre autres, des travailleurs dans différents métiers. Cliquez sur un personnage, il va s'agrandir. CLiquez sur MOINS, en bas, dans le coin droite, il va reprendre sa taille précédente.

Enfin, vous pouvez acheter de la musique à seulement $0.99. Ce n'est pas la mer à boire et ça vient en aide à un artiste africain. Vous faut le lecteur multimédia iTunes, cependant. Téléchargez le gratuitement ici.

Le discours de Sarkozy, à Toulon – Je vous réfère à mon article publié vendredi 26 septembre, 18H54 : crise planétaire : Sarkozy dit la vérité aux Français. Sur les deux vidéos que je vous proposais, voix et mouvement des lèvres n'étaient pas synchronisées. Agaçant, mais, bon, c'était les seules dont je disposais. Le contenu de son discours me semblait plus important que le contenant.

Ce matin, j'en ai déniché une tout à fait synchro et englobant son intervention au complet. Alors, si vous jugez nécessaire de la réentendre, cliquez ici : (47:22). Deux autres reliées à l'événement sont disponibles plus bas, de même qu'un texte.

Voir à l'œuvre un peintre doué... – ...y'a-t-il de plus plaisant que ça? Bien des choses le sont dans la vie, mais elles font parties du quotidien. Alors qu'être assis et regarder travailler un peintre, ce n'est pas donné à tout le monde. C'est un peu la sensation qui se dégage dans la vidéo (08:17) que vous allez voir. Atelier pas très propre et en désordre, surface d'une table servant de palette, pinceaux éparpillés... L'art est sur la toile, le reste importe pas. Tianbing Li, qui s'exprime très bien en français, nous explique l'émotion qu'il veut transmettre.

La police manipule médias et opinion publique – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Reste les sondages. Voyons ce qu'ils ont révélé. Le document de l'ex-CUM en cite un effectué par La Presse, en 1994, indiquant que 71% des Montréalais étaient satisfaits de sa police. Comme ce taux élevé ne renseignait guère sur les attentes précises à son égard, y lit-on encore, la CUM en a commandé un à la firme CROP.

Près de 98% des 1 019 résidents de l'île de Montréal interrogés ont jugé importante la collaboration entre policiers et citoyens pour solutionner des problèmes de sécurité dans les quartiers. Près de 98% ! On précise même que «la moitié des personnes consultées se disent prêtes à payer une surtaxe pour avoir des services policiers supplémentaires dans leur quartier». Des sondages et commentaires de cette eau gluante, il y en a plein.

Ainsi, à l'automne 1998, au cours de la campagne électorale municipale, à Montréal, Jacques Duchesneau, ex-directeur de la police de l'île de Montréal, alors candidat à la mairie, avait affirmé sans sourciller que la police communautaire produisait déjà des fruits : «Les gens me disent qu'ils se sentent plus en sécurité, que les policiers sont plus visibles. D'ailleurs, ajoutait-il, les statistiques le prouvent, la criminalité a baissé». (Christiane Desjardins - La Presse, automne 1998)

À une autre occasion, commentant la résistance de policiers relativement à ce concept, Duchesneau récidivait : «Le plus important, c'est le taux de satisfaction de la population, et des sondages montrent qu'il est élevé». (André Noël - La Presse du 3 octobre 1998)

Il serait instructif de connaître la méthodologie de tous ces sondages rebondissant de temps à autres dans les médias. Les citoyens sondés savent-ils ou sont-ils informés que leur quartier est envahi de civils et de collabos, qu'ils sont aussi surveillés, contrôlés et nettoyés socialement que les Hell's Angels? Sont-ils au courant des multiples atteintes aux droits fondamentaux, dont celles à la dignité de la personne?

S'ils savaient ce qui se passe dans le sous-sol de la démocratie, pas sûr qu'ils appuieraient aussi massivement la police. Dans un contexte d'ignorance totale des faits, ces sondages sont-ils valables? On dit d'une démocratie qu'elle fonctionne bien quand les citoyens décident en ayant accès à tous les faits. Mais là, on voit bien que ce n'est pas du tout le cas. Sommes-nous en présence d'un cas de manipulation de l'opinion publique? Oui. (Suite demain)

News du samedi 27 Septembre 2008

Police : enquête traditionnelle de La Presse – Les 22 et 23 septembre, le quotidien La Presse a produit une série de reportages sur la police de l'île de Montréal.

Quelques articles ne sont plus disponibles sur cyberpresse, le lien web du quotidien version papier, dû à un changement au niveau de sa plateforme d'archives : désolé, nous indique-t-on, cette page est introuvable. Ils ne seront accessibles que dans un mois. Heureusement, je les avais lus avant la modification des adresses.

4 seulement sont disponibles : Le journaliste a accompagné une escouade sur le terrain : Soirées chaudes au centre ville. La police tricotée serrée : quartier St-Michel, baisse de la criminalité et relations plus harmonieuses. Deux idées reçues sur la police communautaire : un entraîneur sportif. On a crucifié les policiers sans même savoir ce qui s'est passé : Jacques Duchesneau.

Constat après lecture : La Presse ne rapporte que des versions officielles : celle de la police, d'un entraîneur sportif, d'un ou deux employés d'un gymnase et celle d'André Normandeau, criminologue québécois. Qui est-il exactement, Normandeau?

Le propagandiste de la pseudo police communautaire, au Canada. Par ailleurs, on peu lire l'énoncé suivant, dans le document fédéral dont il est cosignataire avec Leigton : «(...) nous sommes engagés dans un exercice visant à établir l'équilibre entre, d'une part, les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de tous les citoyens et, d'autre part, l'acceptation, par ces mêmes citoyens, d'une diminution consécutive de leurs libertés fondamentales ». (André Normandeau et Barry Leighton - Une vision de l'avenir de la police au Canada : Police-défi 2000 - Direction de la police et de la sécurité, Secrétariat du Ministère du Solliciteur général du Canada, 1990) Aucune ambiguïté, tout est on ne peut plus clair.

Bref, enquête journalistique genre Métier Policier, télésérie de Trinôme Inter lancée sur TQS, à l'automne 1998. Elle soulevait points d'interrogation et d'exclamation aussi. Montrerait-elle les policiers en uniforme tels qu'ils sont ou comme ils désirent paraître? Comment être certain aussi que les personnes arrêtées on camera ne seraient pas des flics en civil, placées là par la police, à l'insu de Trinôme Inter, et campant des personnages à la mine patibulaire ? Et dont les médias ne parlent plus par la suite. En outre, la police n'arrête pas que des coupables. (Lisez ce passage dans L'Étau Policier tome 1, dans la colonne de droite, vous avez accès au livre gratuitement. Utilisez comme mots clés : métier policier.)

Donc, à la fois spectacle payant pour le producteur et TQS, et opération de relations publiques des plus rentables pour la police de l'île de Montréal, pour ne pas parler d'auto-propagande grossière. Tout ce monde y gagnaient, sauf la Société civile. Car lorsque les téléspectateurs ont découvert l'image (NDLR : biaisée, tronquée) d'une ville qu'ils n'avaient peut-être pas envie de connaître, certains sinon plusieurs ont probablement cru que celle-ci était infestée d'assassins, de violeurs, de pédophiles, etc., que les rues n'étaient pas sûres, sont restés «bien à l'abri» chez eux. Ils ont peut-être pensé que davantage de police et de répression seraient bien utile pour rendre la Cité plus sécuritaire. Triomphe de l'idéologie de la peur.

Ma conclusion... Ça vaut rien, ce genre d'enquêtes-là. C'est de la propagande d'A à Z. Équilibre de l'info étant, nécessaire d'aller chercher des versions au sein de la population, en accordant aux personnes interrogées l'anonymat total. Ça, ce serait du vrai journalisme.

The Pretenders : Back on the Chain Gang – Ce groupe anglo-arméricain a été fondé par Chrissie Hynde, auteur, chanteuse et guitariste. Cette femme a du style et est d'un naturel évident. J'aime ça!

Film anti-guerre – Titre : We. Featuring the words of Arundhati Roy (01H04). Arundhati Roy est née en Inde. À 16 ans, elle quitte son village, s'installe à New Delhi, dans une hutte en tôle et gagne sa vie en vendant des canettes de bière vides.

Plus tard, elle se lie à Pradip Krishen, réalisateur de films, qui lui ouvrira des portes. Elle deviendra rapidement une activiste pacifiste, écrivaine militante aussi, engagée socialement. Son parcours est assez particulier, d'où l'intérêt du film, différent de ce qu'on attend généralement d'un film : musique, images, plaidoyer on camera (en anglais)

Le groupe français Tryo, lui a dédié une chanson dans son album Ce que l'on sème : Mrs Roy (03:27)

Les élus : peur de se mouiller les pieds? – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) L'année précédente, les «partenaires clés» de la police avaient été consultés par une firme spécialisée, apprend-on dans le même document, qui énumère, sans les désigner de leur nom : les élus de la CUM, les groupes d'intérêt (?), les médias (?), les organismes partenaires en matière de sécurité publique (?) ainsi que les syndicats et regroupements d'employés (?).

Il en avait été de même des directeurs de services de la CUM, du Comité de liaison police-tribunaux et des «associations et organismes partenaires» : le document mentionne TANDEM, organisme de la Ville de Montréal, et des CLSC, organismes du gouvernement du Québec, qui, eux, avaient transmis leurs commentaires au cours de rencontres avec des cadres civils et des policiers de l'île de Montréal.

Résultat de ces consultations? Les invités de la CUM souhaitent, dans une belle unanimité, semble-t-il, que la police s'attaque aux causes de la criminalité au lieu d'en enrayer seulement les symptômes, s'efforce de rendre plus tangible et plus concret le «sentiment de sécurité des citoyens».

Notons que, hormis quelques initiés comme la Fraternité des policiers de l'île de Montréal, le criminologue André Normandeau, l'un des propagandistes de la police communautaire au Canada, et les COBP, tous les autres intervenants interrogés ignoraient l'abc de l'underground policier. Le moins que l'on puisse dire est que la CUM et sa police n'ont pas pris grand risque. Comme il n'y a pas eu de débat public non plus, peut-on légitimement parler d'une véritable consultation? Absolument pas.

Curieusement, le document de la CUM est muet sur le rôle joué par les premiers ministres et ministres des gouvernements du Québec et du Canada, notamment du ministre québécois de la Sécurité publique et du Solliciteur général du Canada. On reste avec l'impression que l'implantation était exclusivement une initiative de la défunte CUM. Est-on justifié d'avancer que ces messieurs dames, membres de la haute hiérarchie politique, ne tenaient pas à se mouiller les pieds?

Par la suite, les années s'écouleront et nos courageux élus continueront de les garder bien au sec. Le ministre péquiste de la sécurité publique, Serge Ménard, et quelques autres se permettront à l'occasion de brèves déclarations, du bout des lèvres. Cela n'aura rien à voir avec une information suffisamment complète pour renseigner adéquatement la population, tout à voir avec les slogans. La stratégie consistait probablement à en dire le moins possible. (Suite demain)

News du vendredi 26 Septembre 2008

Les décorations du général David Patraeus – L'ex-commandant de la force multinationale en Irak s'occupera des opérations de l'armée américaine au Moyen-Orient et en Asie centrale.

La photo au sommet de l'article m'a sauté aux yeux. Il porte tellement de décorations qu'il a presque l'air d'un homme-sandwich. S'il en gagne d'autres, je me demande bien où il pourra les épingler. Certaines signalent probablement des actes de bravoure, mais ne pourrait-on pas en créer une résumant toutes les autres?

Au Québec, on a aussi quelques médaillés, mais dans le monde de la police. Jacques Duchesneaux, à l'époque où il était directeur général (dg) de la police de l'île de Montréal, en portait une épinglée côté gauche de son uniforme. Genre bout de tissus dans le bas duquel pend un médaille métallique. Normand Proulx, ex-dg de la Sûreté du Québec, en portait trois.

Ça m'étonnait beaucoup. Je me demandais qui les leur avait attribuées. Dans un courriel adressé au ministre québécois de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, j'ai posé la question, mais il ne m'a pas répondu.

Crise planétaire : Sarkozy dit la vérité aux Français – Dans un discours d'une rare franchise, hier, à Toulon, il a leur tout dit, tout expliqué. Il l'a fait parce que, selon lui, les Français, comme partout dans le monde, ont peur pour leurs économies, leur emploi, leur pouvoir d'achat. La peur est une souffrance, a-t-il souligné, elle empêche d'entreprendre, de se projeter dans l'avenir. Elle est la principale menace qui pèse aujourd'hui sur notre économie. Il faut la vaincre, c'est la tâche la plus urgente. On ne rétablira pas la confiance en mentant, mais en disant la vérité.

C'est ce qu'a fait Sarkozy pendant une quarantaine de minutes. Il a énuméré tous les éléments de la crise, indiqué ce qu'il fera pour la neutraliser. Dans un langage claire et très articulé démontrant sa connaissance profonde du dossier et sa détermination de construire un capitalisme équitable.

Vidéo 1 (31:00) – Vidéo 2 (14:55), au sommet de la colonne de droite.

PS : Après avoir écouté Sarkozy, peut-être ferez-vous comme moi un lien avec le premier ministre du Canada, du parti progressiste conservateur, Stephen Harper.

Alors que le premier dit tout, Harper ne dit rien sur les effets, en sol canadien, de la crise planétaire. Il se contente de répéter sa formule magique : les paramètres fondamentaux de l'économie du pays sont bons. Rien d'autre. Point, à la ligne. La Banque du Canada n'est pas aussi optimiste que lui : les méfaits de la crise à l'extérieur de nos frontières seront source d'inflation ici.

Harper est un cachotier. Il procède de même avec sa guerre en Afghanistan. Les citoyens n'ont pas besoin qu'on leur dise la vérité, ça ne les regarde pas. Pourtant, ils ont le droit de savoir, d'autant qu'ils iront aux urnes le 14 octobre pour élire un nouveau gouvernement.

Canada : contradiction sur les effets de la crise? – Selon le premier ministre Stephen Harper les paramètres fondamentaux de l'économie du pays sont bons. Mais selon le gouverneur de la Banque centrale du Canada, Mark Carney, le système financier du pays «n'est pas à l'abri» des contrecoups de la crise mondiale. «Les événements qui se produisent actuellement à l'étranger ont des répercussions importantes sur les perspectives d'inflation au Canada». (Source : RCI)

PS : Harper le sait-il? Le cas échéant, pourquoi il n'en parle pas aux électeurs qui iront aux urnes le 14 octobre?

Je vous présente des crapules.....québécoises à l'os, qui blasphèment, manquent de savoir vivre et emmerdent tout le monde. C'est vraiment drôle et bien fait. Préparez-vous à rire. Pas meilleure façon d'entamer la nuit.

Sondages manipulateurs – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Le temps est venu de passer au peigne fin les sondages… bidons, entre autres. Ils sont dangereusement infectés de parasites. Plus concrètement, nous allons parler de propagande, de manipulation de l'opinion publique.

Au cours de la période qui a précédé et suivi le lancement médiatique de la pseudo police communautaire, au milieu des années 1990, pouvoir politique et police de l'île de Montréal se réclamaient du support des citoyens afin d'en justifier l'implantation, seule apte, affirmaient-ils sans broncher, à «réduire la criminalité» et le «sentiment d'insécurité» (NDLR : On a démontré plus haut que le concept ne réduit ni l'une ni l'autre, pire, qu'il contribue même à propager l'insécurité.)

Inlassablement, ils le répétaient aux médias, l'ont même écrit dans un document officiel, étaient catégoriques : ils avaient consulté la population, qui se disait dans un état d'insécurité et réclamait la police communautaire. Regardons cela à la loupe, nous allons découvrir autres choses derrière ces discours.

Dans un document clé de l'ex-Communauté urbaine de Montréal (CUM) et de la police de l'île de Montréal, on apprend que les membres de sa Commission de la Sécurité publique, avant de donner le feu vert à la nouvelle approche policière, avaient tenu deux séances «publiques»de consultation, les 24 et 25 octobre 1995, où plus d'une vingtaine d'intervenants avaient fait part de leurs commentaires. (La Police de quartier -Ensemble pour mieux servir)

Cependant, tout indique qu'elles n'étaient pas publiques mais de nature privée: ceux-ci auraient été invités à y participer. On peut penser que si un citoyen ou un groupe ne figurant pas sur la liste s'y étaient rendus, ils les auraient sans doute acceptés. Mais comment auraient-ils pu s'y rendre et donner leur opinion, s'ils n'en avaient pas été informés? Autre point : les médias est-il admis?

À lire la liste de ces intervenants publié dans ce document, il est en effet permis de penser que la consultation était ciblée : 3 conseillers municipaux de la Ville de Montréal : André Lavallée, Louise Roy et Jeremy Searle (présentation verbale, au lieu du dépôt d'un mémoire en bonne et due forme, bien argumenté, et sa lecture publique) ;

6 représentants du milieu institutionnel : Ville de Montréal, Comité consultatif de la CUM sur les relations interculturelles et interraciales (CCRII) ; Roger Côté, organisateur communautaire du CLSC Côte-des-Neiges (présentation verbale), Bureau d'intervention clinique et communautaire (BICC), SIDAC-Lachine (Société d'initiatives et de développement des artères commerciales), Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec ;

Fraternité des policiers de l'île de Montréal (un syndicat), André Normandeau, criminologue ; 8 représentants d'organismes communautaires : Comité d'action femmes et sécurité urbaine (CAFSU), Groupe de la communauté noire francophone, SOS Racisme Québec-Canada, Association jamaïcaine de Montréal, Alliance Sénégal-Québec (présentation verbale), Coalition démocratique, Montréal écologique, des Citoyen-ne-s opposé-e-s à la brutalité policière (COBP) (présentation verbale) et «un citoyen» (désigné tel quel dans le document) : Harold Geltman. (Suite demain)

News du jeudi 25 Septembre 2008

Découverte de camps de femmes – Isabel Fiadeiro, portugaise de naissance (prenez connaissance de son profil) vivant en Mauritanie, relate un séjour dans des camps de femmes Saharauis en exile. Comme tant d'autres, elles attendent depuis 1991 un référendum qui décidera de leur sort. On parle ici du Sahara Occidental dont le Maroc a envahi 90% du territoire après le départ des Espagnols en 1976 (plus d'infos sur wikipedia).

Sur son blog, elle publie de nombreux textes en français et, comme elle est peintre, des croquis et de magnifiques aquarelles à profusion illustrant le quotidien de ces femmes. Dans la colonne de droite, son itinéraire, ses photos et archives. Un bain culturel dans un univers de sable et de dunes. Ça vaut vraiment le détour.

C'est quoi le CIPC? Le Centre international pour la prévention de la criminalité (CIPC). Ses dirigeants et membres préconisent la prévention, l'adhésion au maître mot panzer de la police, la ville, du citoyen et milieu communautaire. Le CIPC a pignon sur rue à Montréal. Page d'accueil de son site web.

Le 10 septembre dernier, il publiait, à Montréal, son premier rapport (lisez le en format pdf). Les médias traditionnels du Québec qui en ont donné un compte rendu n'ont pas identifié clairement l'organisme. Alors, je juge nécessaire de le faire à leur place.

On peut y lire, en page 2 du rapport, qu'il est financé par le ministère canadien de la Sécurité publique, la Délégation interministérielle à la Ville du gouvernement français, avec le soutien du ministère français de la Justice. Donc, par ceux-là même auxquels nous devons notre démocrasouillée.

Qui sont les dirigeants du CIPC? Parmi les 5 membres du comité exécutif : Raymonde Dury, présidente (responsable des relations internationales au sein d'une compagnie d'assurance en Belgique) ; Michel Marcus, vice-président (délégué général des forums européen et français pour la Sécurité urbaine) ; et Claude Dauphin (vice-président du Comité exécutif de la ville de Montréal).

Qui sont les membres du conseil d'administration? Outre les 3 précités : Alfonso E. Lenhardt (National Crime Prevention Council, USA) ; Michael Mann (Canadian Association of Chiefs of Police) ; Erich Marks (German Congress on Crime Prevention) ; Andrew Paterson (Australian Crime Prevention Council) ; Josep Roig (Association mondiale des grandes métropoles – Metropolis. Au total, 8 personnes sur 12 : lors d'un vote, majorité assurée.

L'organisme compte une vingtaine de membres, dont les problématiques sont mélangées, ça va du minime à l'extrême, et habitant : Royaume Uni (Londres identifiée comme étant Big Brother City), USA, Bogota, Mexique, Forum latino-américain (les pays ne sont pas identifiés), Afrique du Sud, etc.

On comprendra qu'en Occident, la criminalité n'a aucune commune mesure avec celles prévalant au Mexique et en Afrique du Sud, pour ne citer que ces deux cas. Ces pays, à la criminalité extrême, ont l'avantage d'afficher un gros nuage noir menaçant au ciel bleu occidental parsemé de petits nuages gris. Excellent pour justifier le maître mot panzer : la prévention.

On y mentionne aussi quelques organismes de l'ONU : Institut latino-américain des Nations Unies pour la prévention du crime et le traitement des délinquants ; Office des Nations Unies contre les drogues et le crime ; United Nations African Institute for the Prevention of Crime and the Treatment of Offenders.

La drogue? Selon des responsables du Programme des Nations-Unies pour le contrôle international des drogues (PNUCID), qui se référent à une étude rendue public en janvier 2001, à Vienne, environ 180 millions de personnes consomment de la drogue dans le monde, soit une fraction d’1% des 6,4 milliards d’habitants et plus que compte la planète Terre. (Agence France-Presse – La Presse du 27 janvier 2001) (La Presse du 16 septembre 2004) 

Ces personnes consomment essentiellement du cannabis (144 millions de consommateurs), des stimulants aux amphétamines (20 millions), de la cocaïne (14 millions) et des opiacés (13,5 millions dont 9 millions d’héroïnomanes). L’addition de ces différents types de consommateurs dépasse d’un peu plus de 10 millions le chiffre de 180 millions parce que des toxicomanes consomment plusieurs drogues.

Comme on le voit, y'a pas de quoi ameuter la population et décréter la loi martiale sans le nom. Ils le savent, alors ils misent maintenant sur le terrorisme.

Chapeauter la police d'un organisme neutre – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Laplante croit que si ces conditions étaient remplies, la police aurait son autonomie, les élus leur responsabilité. L'auteur avance d'un autre pas : la police peut, elle doit même, mener ses activités avec une large mesure d'autonomie.

Mais il n'en constate pas moins que même si l'intervention politique comporte des risques, beaucoup préféreront courir ces risques plutôt que laisser la bride sur le cou à la police. Dans les cas où les décisions policières suscitent la controverse au sein de la population, l'appel aux décideurs politiques devient pressant. Pour un grand nombre, constate-t-il, certaines questions graves ne peuvent ni ne doivent se décider en exclusivité à l'intérieur des cadres policiers.

Cette ambivalence au sujet de l'autonomie policière, dont fait état Laplante, est attribuable au fait que justement toutes les conditions nécessaires à une autonomie totale ne sont pas réunies. Il est utopique de penser qu'elles le seront un jour. Vu le lourd passé de la police, les mêmes causes peuvent entraîner les mêmes effets plus probables que des effets contraires.

C'est que, au Québec, comme dans beaucoup de provinces et pays, la police en civil échappe à la plupart des contrôles démocratiques usuels. D'un autre côté, il est également malsain que le pouvoir politique intervienne.

De fait, la gestion quotidienne des activités policières, et plus particulièrement celles de la police en civil, doit être confiée à un organisme neutre, du genre de celui recommandé par la Commission Poitras : le Conseil de contrôle des activités policières, composé de citoyens.

Personnellement, j'ajoute : un Conseil de contrôle composé de citoyens aguerris, dont des spécialistes en droits et libertés, et doté d'une ligne téléphonique sans frais et sécurisée afin que le citoyen puisse lui rapporter toute tactique illégale de la police en civil et en uniforme. (Suite demain)

News du mercredi 24 Septembre 2008

La théorie du chaos (suite) – Elle est expliquée concrètement sur cette vidéo. Vous saurez tout en 2 petites minutes et 29 secondes. Toutefois, vous devez la visionner jusqu'à la fin pour comprendre.

La France n'arrête pas de nous étonner !Un citoyen risque 3 ans de tôle et 175,000 euros d'amende pour avoir envoyer 4 cartes postales représentant des seins nus à des destinataires adultes et vaccinés? Motifs : trouble à l'ordre public et mise en danger du psychisme des enfants par une œuvre pornographique.

À ce rythme, le jour n'est peut-être pas loin où les Français n'auront plus le droit d'éternuer dans l'espace public, à cause de l'effet papillon. Vous savez la fameuse théorie du chaos ou son équivalent : la prévention policière?

Crise financière : les répercutions en Afrique – Une enquête d'afrik.com permet d'y appréhender d'un peu plus près la situation actuelle et potentielle. Mivédor Ekué, chargé de portefeuille à la Banque africaine de développement (BAD), entre autres constats : «Si déjà en période normale, les pays développés ont du mal à tenir leurs promesses (d'aide aux pays pauvres), sans doute qu'en temps de crise, ils auront encore plus de mal.»

La DUDH illustrée de dessins et musiqueLes illustrations des 30 articles de la Déclaration universelle des droits de l'homme (DUDH) sont, à quelques exceptions près, assez réussies.

Selon Amnesty International, le réalisateur de ce projet, Stephen Johnson, a moblisé 41 des plus talentueux animateurs, musiciens et producteurs du monde entier. 20 ans se sont écoulés depuis, et la vidéo (20:22 ) demeure un outil essentiel à la promotion des DUDH.

Les états généraux de la presse de Sarkozy inquiètentLes inquiétudes viennent de médias n'entretenant pas de relations d'amitiés avec le président : les médias neutres doivent respecter une certaine distanciation avec le pouvoir. Sur journalisme.com, Edwy Plenel, ex-directeur de la rédaction du Monde et fondateur de mediapart.fr, manifeste son indignation.

Vidéo 1 (03:03)
Selon lui, il y a une crise médiatique immense, à la fois économique, démocratique, morale, professionnelle, sociale. Mais c'est à la presse de les organiser, ces états généraux. Quitte à convier les partis politiques, les représentants du gouvernement. Ce qui le désole, c'est que des médias ont accepté une règle du jeu opaque, sans aucune transparence, qui se déroule dans des couloirs de cabinets et des rendez-vous. Une réflexion collective, ç'aurait été démocratique.

Vidéo 2 (03:19) : elle sous la première vidéo.
Il fait part de ses craintes. Que l'État ne consente que certaines mesures, mais ce ne serait qu'un apéritif par rapport au plat principal des doléances (plaintes) journalistiques. L'idée du président est de construire de vrais pouvoirs médiatiques en refusant même l'idée que les médias soient un contre pouvoir. Que ces gros pouvoirs soient finalement ceux des groupes actuels, c'est-à-dire ses propres amis.

Il y a là un mélange des genres structurels qui, pour nous, précise-t-il, est au cœur de la crise de la presse. L'opacité de la démarche de l'État est pleine d'arrières-pensées. La presse, ce n'est pas de la sidérurgie. Tout comme le droit de vote, elle est au cœur de la démocratie. L'une et l'autre sont les deux piliers qui la soutiennent. (Plus bas, d'autres vidéos sur le même sujet)

PS : Les idées circulent en France. Alors qu'ici, au Québec, le statu quo règne, notamment on ne remet pas en question le rôle des médias traditionnels, qui cachent de l'information à leur auditoire.

La violence conjugaleSTOP (02:29), le clip d'Amnesty International.

Neutraliser l'arbitraire du pouvoir et de la police – (Suite tome 1 de L'Étau Polcier) Laplante délimite la distanciation devant exister entre le pouvoir politique et la police. (Laurent Laplante - La police et les valeurs démocratiques - Institut québécois de recherche sur la culture) Il explique de quelle façon la communication doit se faire entre l'un et l'autre.

Le ballet politique-police doit être exceptionnel, et non constant. La police devrait tenir l'autorité civile au courant des décisions risquant de troubler la paix sociale de façon importante. De son côté, l'autorité politique doit dire explicitement, après coup - par exemple lors d'une crise comparable à celle d'Oka - jusqu'où elle endosse la décision prise et appliquée par la police.

Ensuite, chaque sphère redevient officiellement autonome jusqu'à ce que la crise suivante souligne à nouveau l'importance de l'interface. Du même coup, le pouvoir politique serait amené, en cas de gaffe policière, à baliser avec plus de précision «et surtout de façon législative» le travail policier.

Cependant, exiger de la police qu'elle respecte la loi, ce n'est pas intervenir dans sa façon d'appliquer la loi. «Les lois et règlements que la police doit faire observer sont déterminés par des élus, et la police n'a pas le droit d'ajouter ses propres interdictions, à moins que le législateur n'ait expressément permis ou souhaité de tels gestes».

Éminemment important de rappeler encore et encore ce que Laplante ajoute à son propos afin de ne pas l'oublier… De cette manière, écrit-il, les citoyens peuvent toujours, face à une police trop répressive à leur gré, faire disparaître par voie électorale les personnes ultimement responsables de l'excès. Une fois débarrassés des lois indésirables et des élus qui les avaient adoptées, les citoyens peuvent exiger des élus suivants qu'ils donnent à la police un encadrement législatif différent. Ainsi, du moins, le veut la règle démocratique.

À l'évidence, la proposition de Laplante vise à neutraliser l'arbitraire, à la fois du pouvoir et de la police. (Suite demain)

News du mardi 23 Septembre 2008

Shakin The TreePeter Gabriel et Youssou Ndour (05:36)

Canada : des droits des femmes menacésLa Fédération des femmes du Québec recommande de voter contre le parti conservateur de Stephen Harper le 14 octobre prochain.

Elle lui reproche, dans l'ordre : l'abolition du programme national de service de garde, la non adoption d'une loi proactive sur l'équité salariale, le refus d'abaisser le seuil d'admissibilité pour les prestations d'assurance-emploi, l'abolition du programme de contestation judiciaire qui finançait les actions en justice en vertu des droits à l'égalité. Elle lui reproche enfin, le projet de loi C-484 qui, s'il avait été adopté, aurait criminalisé l'avortement. Lisez l'article sur cyberpresse.

PS : Je n'interviens dans cette campagne électorale seulement lorsque, directement ou indirectement, des droits et libertés sont menacés.

France : des enfants lancent un appel à Carla Ils sont 30 dans une classe, demandent un prof de plus. On ne voit pas comment Carla peut les aider. Elle ne connaît personne d'influent, son conjoint encore moins. C'est un sans-papiers qui travaille au noir en livrant des pizzas à domicile, sur son skateboard. Alors, où est l'intérêt de cette vidéo (03:13)? L'originalité du message.

La maladie tue davantage plus que le terrorismeHier, à l'Assemblée générale des Nations Unies (voir Table ronde 3), un représentant du secteur privé a regretté la disproportion entre la médiatisation des attentats terroristes, qui font un nombre relativement peu élevé de victimes, alors que le sida ou le paludisme sont des fléaux qui déciment des populations, tuant les personnes les plus productives. Leur impact social et économique sur les sociétés est dévastateur et fournir des médicaments ou des moustiquaires ne suffit pas.

Pour sa part, Miguel D'Escoto Brockmann, président de l'Assemblée générale de l'ONU, a regretté les «conditions iniques encore imposées par les institutions de Bretton Woods (1)», qui ont «l'effet pervers d'empêcher la mise en œuvre des programmes de réduction de la pauvreté et d'éroder les conditions de vie de dizaines de millions de personnes».

Brockmann, qui n'est pas un adepte de la langue de bois, a aussi signalé que «ceux qui promeuvent le libéralisme extrême changent de ton au premier signe de menace à leur puissance». Dénoncé également les «richesses effarantes générées par les multinationales de l'extraction de ressources à partir de la terre, de la chair et du sang de l'Afrique, sans produire en retour des investissements diversifiés».

(1) Bretton Woods? Une ville du New Hampshire, aux USA, où furent signées, en 1944, les grandes lignes du système financier international de l'après-guerre. Brockmann craint-il que la crise économique planétaire actuelle freine d'avantage l'aide aux pays du tiers-monde? De toute évidence, si la situation se détériorait encore plus, on peut penser que les États seraient plus près de leurs sous.

Danyluk, une fanatique de la police répressive(Suite tome 1 de L'Étau Policier) Danyluk, une non élue, était vraisemblablement la seule à posséder à fond les dossiers de l'ex-Communauté urbaine de Montréal (CUM), en faisant abstraction bien sûr des directeurs de service : à la fin de mars 2000, elle dirigeait l'organisme à plein temps depuis environ sept ans. Mis à part Yves Ryan, maire de Montréal-Nord pendant une trentaine d'années, les élus les plus anciens de la CUM ne lui arrivaient pas à la cheville. Normale là encore puisque ces derniers oeuvraient d'abord et avant tout au sein de leur municipalité respective.

Danyluk connaissait tous les arguments et contre arguments de chacune des activités de la CUM. Lors d'un débat, que ce soit au sein de la Commission responsable de la police, du Comité exécutif ou du Conseil de la CUM regroupant tous les maires de l'île, elle pouvait aisément mettre en pièces l'argumentation d'à peu près n'importe qui. Notons qu'elle n'a pas toujours été, loin s'en faut, un modèle de transparence. Son dossier le plus lourd est sans nul doute celui de la pseudo police de quartier.

En décembre 2001, La Presse publiait un extrait du discours qu'elle avait livré au cours d'un cocktail privé réunissant les élus de la CUM et marquant la dernière assemblée du conseil de cet organisme, qui allait être remplacé par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).

Lisons ce passage (Vera Danyluk -La Presse du 13 décembre 2001) : «(…) j'ai la conviction que non seulement la CUM a joué un rôle historique dans la construction de la métropole, mais qu'elle laisse une marque indélébile, un héritage. L'aspect le plus évident de cet héritage, c'est le niveau assez exceptionnel de service à la population que nos décisions ont permis. Personne ne peut nier de bonne foi que nous avons atteint un niveau de sécurité publique remarquable. (…)». Danyluk plaçait en tête de liste la sécurité publique, c'est-à-dire la police…

Il est nécessaire de savoir qu'elle était très engagée en matière de prévention, le maître mot panzer. Elle occupait la vice-présidence du Centre national de prévention du crime (CNPC). Cet organisme canadien a pour mission de dicter les priorités de la stratégie nationale en matière de sécurité communautaire. Elle occupait également la présidence du Comité sur la sécurité et la prévention du crime, au sein de la Fédération canadienne des municipalités ( FCM ). (Sébastien Rodrigue -La Presse du 16 décembre 2001)

Cette dame de fer du conformisme, des bonnes mœurs et fanatique de la police communautaire répressive est une catholique convaincue, assiste à la messe chaque dimanche, apprend-on dans La Presse. Elle en a le droit, nous avons celui de le dire. Car ce renseignement fait partie intégrante de son profil politique et psychosocial. (Suite demain)

News du lundi 22 Septembre 2008

Oncle Sam : «I want your money for Wall Street»Titre d'une caricature de Michel Garneau du quotidien Le Devoir. Finalement, les citoyens de la planète, incluant les Africains, sont appelés à se porter au secours des pompiers-pyromanes de Washington.

Où pense-t-on que la Réserve fédérale des États-Unis (FED), qui est la banque centrale du pays, prend l'argent dont elle dispose? En dernier ressort, c'est toujours et uniquement l'argent du contribuable qui est en jeu. W Bush, lui-même l'a dit : «Ces mesures réclament que nous engagions un montant considérable (près de mille milliards$ déboursés par les citoyens américains) sur les dollars du contribuable», admettant que cela «comportait des risques». Autre déclaration de Bush : «C'est un gros paquet parce c'est un gros problème.»

Le secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson, a encouragé, hier dimanche, ses homologues des autres pays à l'imiter (Source : RCI) Faut voir ça comme un virus (le sida), qui se répand partout sans tenir compte des frontières. Car des banques de l'étranger ont acheté des paquets d'hypothèques américaines classées AAA, alors que souvent les acheteurs de maisons étaient insolvables. Les intermédiaires enjolivaient le portrait pour mieux les refiler aux banques. Sur le site Écho Politique, on peut lire ce passage... Plutôt que de jouer les pompiers-pyromanes, les États et les chefs d'État feraient bien de prendre leurs responsabilités.

Des gens pensent, parce que vivant dans un autre pays que les USA, qu'ils ne sont pas touchés par ces événements. C'est faux! Pas facile de comprendre le monde financier. J'ai déniché un documentaire vidéo de près d'1 heure expliquant l'abc de ce qui s'est passé et continue de se développer.

Réchauffement de la planète Deux théories : l'homme en est le responsable et l'autre, dont on parle peu, un cycle normal de la planète Terre. Même si la première était fausse, elle a des effets positifs irréfutables. Préférable de vivre dans un milieu propre que dans un dépotoir.

Mauvaises décisions parce que système surchargé (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Alvin Toffler, auteur du livre Le Choc du futur, raconte une anecdote cernant bien la difficulté des élus de prendre les bonnes décisions. (Richard Martineau - L'Actualité d'août 1999)

Un de ses amis, membre du Congrès américain, lui téléphone un jour, se plaint de son emploi du temps surchargé. Les deux tiers de sa semaine sont consacrés aux relations publiques et à des campagnes de financement. Le reste du temps, il siège à des comités et sous-comités, des groupes d'étude, des commissions... Il pense à mille choses à la fois : «C'est impossible pour moi de connaître tout ce que je devrais savoir pour prendre des décisions éclairées

Alors, qui prend les décisions? Le sénateur lui ayant répondu que c'est son équipe, Toffler lui demande : «Et qui a élu ton équipe?» Celui-ci retient de cette anecdote que les institutions politiques auraient beau être composées uniquement de génies et de saints, ils finiraient tous par prendre de mauvaises décisions. Simplement parce que le système est surchargé.

Transposons le contexte sur l'île de Montréal. À l'issue des élections municipales de novembre 1998, la présidente de la Communauté urbaine de Montréal (CUM), Vera Danyluk, s'est retrouvée avec plusieurs citoyens fraîchement élus dont les connaissances sur l'organisme régional étaient près du point zéro.

Elle a d'ailleurs demandé au ministre péquiste des Affaires municipales, le mois suivant, de lui permettre de retarder l'adoption du budget (Éric Trottier -La Presse du 15 décembre 1998) : «(…) compte tenu que les nombreux conseils de la CUM (police, transport, environnement, etc.) sont formés de nouveaux élus qui commencent à peine à prendre connaissance des dossiers».

À la CUM, cependant, le nombre de juridictions étant limité, les dossiers étaient par conséquent beaucoup moins nombreux qu'à la Ville de Montréal. L'équivalent d'un quintet comparé à un orchestre d'une trentaine de musiciens : aux niveaux provincial et fédéral davantage encore.

En outre, le maire Pierre Bourque de Montréal était un élu, donc devait répondre aux questions des médias, tenir des conférences de presse, émettre des opinions sur différents sujets, rencontrer régulièrement des électeurs, faire de la figuration publique, prononcer des discours, etc.

Danyluk, une fonctionnaire, moins occupée que le maire, disposait par conséquent de plus de temps pour diriger son quintet. Dans ce cas-ci, nous sommes loin du sénateur débordé dont parle Toffler. (Suite demain)

News du dimanche 21 Septembre 2008

Montréal : le ministre Dupuis dénoncé lors d'une manif Le fait que Jacques Dupuis, du gouvernement québécois de Jean Charest, soit à la fois titulaire de la Justice et de la Sécurité publique ne garantit pas son indépendance.

Ce constat est lié au décès de Claudio Castagnetta survenu en septembre 2007. Une histoire où la police de la ville de Québec utilise le taser, le met en cellule, le coiffe d'un casque de joueur de hockey parce qu'il se frappe la tête contre le mur, donc en pleine crise, mais sans l'amener à l'hôpital. La famille demande justice, mais ne croit pas qu'elle l'obtiendra d'un ministre portant deux chapeaux. Lisez l'article du quotidien Le Soleil sur le site de cyberpresse.

Ça existe......des gens désespérés parce que leur vie est comme bloquée, ne mène nulle part. Quoi leur dire? Brasser du noir peut être l'occasion de faire le point, de chercher une porte de sortie. Par exemple, dresser la liste de ce qu'on aime et n'aime pas, et déterminer ensuite ce qu'on va garder ou supprimer.

Dans la vie, nécessaire de se tenir toujours occupé, d'avoir des projets, petits ou grands, que ça rapporte de l'argent ou pas. Des amis aussi pour s'envoyer en l'air. Je trouve ça triste de voir des jeunes, et même des vieillards, sans projet. Sans personne non plus pour leur donner un coup pouce.

Caricatures engagées Quelques unes risquent de déplaire. Vous n'êtes pas obligé de les regarder. Fermez les yeux et passez vite aux suivantes. Dans le bas de la page, une fenêtre horizontale donnant accès à 14 autres thèmes.

La police ne dévoile jamais ses petits secrets (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Explicitons davantage. Supposons que vous vous appelez Pierre Bourque, horticulteur de profession. Les arbres, les arbuste et les fleurs, vous leur avez consacré votre vie, ils ne recèlent plus aucun secret pour vous. Au lieu de prendre votre retraite, vous décidez de présenter votre candidature à la mairie de Montréal, poste que vous remportez haut la main.

Du jour au lendemain, vous héritez donc de tous les dossiers dont un maire d'une grande cité doit s'occuper. À titre de membre du Comité exécutif de la Communauté urbaine de Montréal (infrastructure régionale qui existait à son arrivée à la mairie), vous héritez aussi des dossiers de celle-ci, dont celui de la police. Vous vous retrouvez avec une masse d'infos énorme à digérer, et en perpétuelle actualisation.

Personne ne pourrait l'absorber en quelques semaines ou mois, trop vaste, trop ramifiée. Malgré toutes les heures que vous y mettrez chaque jour, il vous faudra au moins une couple d'années pour en faire le tours. Et encore, car chaque directeur de service en saura toujours davantage que vous. Normal, chacun y beigne à journée longue, et certains d'eux depuis des années. Le directeur auquel vous vous adresserez vous communiquera les renseignements au fur et à mesure de vos besoins. Sans omettre le directeur préconisant une solution à un problème, mais en en minimisant les inconvénients ou les dissimulant pour mieux vous la faire gober.

De même en est-il du dossier de la police. Puisque vous ignorez tout de ses tactiques, leurs conséquences physique, psychologique, sociétale et économique, il y a beaucoup de questions pertinentes que vous ne soulèverez jamais. N'en soyez pas offusqué, même les journalistes n'en savent pas plus que vous, sauf ceux frayant dans les milieux policiers depuis une couple de décennies. Ayez le courage d'admettre qu'il est difficile, dans ce contexte, de saisir la portée de certaines décisions que vous prendrez en la matière. D'autant plus que les dirigeants des corps policiers ne dévoilent jamais leurs petits secret. (Suite demain)

News du samedi 20 Septembre 2008

France : Nouveau Début cosmétique d'Edvige Dans une entrevue accordé à Libération, Jean-Pierre Dubois, président de la ligue des droits de l'homme, en France, affirme que le nouveau texte ne règle rien : «On pourra ficher nos enfants, et ça, c'est inacceptable.»

PS : Plus j'y pense, plus je réalise à quel point Alex Türk, président de la Commission Nationale de l'informatique et des Libertés (CNIL), en France, a joué un rôle majeur dans cette affaire. C'est lui qui a forcé la main à la ministre française de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie pour qu'elle publie le décret du fichier Edvige. Sans son insistance, personne n'en aurait rien su. Conséquemment, il n'y aurait pas eu débat non plus.

Pour la première fois peut-être dans l'histoire occidentale quelques unes des activités clandestines et illégales des civils et de leurs collabos sortent de l'ombre et du silence. On ne traite pas ici de fichiers de systèmes politiques disparus, tel l'ex-URSS, où il est trop tard pour intervenir, le mal étant déjà fait. Dans le cas d'Edvige, c'est en effet totalement différent. Le tout se déroule en temps réel. Le citoyen peut désormais en discuter publiquement, donner son opinion, améliorer le système dans lequel il vit.

Toutefois, ce n'est qu'une mise en bouche. Car il y aura lieu ensuite de franchir une autre étape : politiser la partie invisible de l'iceberg. Autrement, Edvige ou pas, civils et collabos continueront d'actualiser illégalement les fichiers de la très grande majorité de la population et d'en créer de nouveaux.

Le débat en France aura-t-il un effet domino positif ailleurs en Occident? Il est un fait confirmé que les néolibéraux spéculent partout, froidement, sans sentiment. Ils ont le regard pointé sur l'objectif. La fin justifie les moyens. Ainsi la surveillance extrême, qui s'est rependue comme une trainée de poudre partout. Idem des prêts à risque et de la spéculation sur les marchés boursiers, qui sont à l'origine de la crise financière planétaire. Alors, qu'ils s'en prennent aux droits et libertés des citoyens, il n'y a là rien d'étonnant.

Canada : une vidéo dont on parlera beaucoup D'abord, le contexte... Quelque mois avant d'annoncer la tenue des élections générales, le gouvernement de Stephen Harper, homme de droite confirmé, a tenté faire passer une loi qui aurait coupé les vivres, via les crédits d'impôt, aux réalisateurs de films portant atteinte à l'ordre public.

Autre élément illustrant bien la situation. Harper a réduit de 45 millions$ les subventions du secteur culturel, plus spécifiquement dans des programmes visant notamment à aider des artistes voulant se faire connaître à l'étranger.

C'est ici que la vidéo (03:02) prend toute sa pertinence. La mise en scène est tordante. Michel Rivard, auteur d'une chanson qui a ému bien des gens, se présente devant un comité du gouvernement canadien pour obtenir une subvention. Gros problème, il a en face de lui des anglophones qui ne le connaissent pas. On lui demande d'interpréter quelque chose, pour s'assurer qu'il est vraiment un artiste. Rivard entame Le Phoque en Alaska... Le mot PHOQUE les fait sursauter, eux, ont compris FUCK...

Yves Ryan, maire de Montréal-Nord pendant 37 ans (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Abordons un autre important volet de la problématique : la plupart des membres du pouvoir politique connaissent strictement rien en matière policière. Plusieurs d'entre eux tiqueront en lisant ce livre, découvrirons un univers dont ils n'avaient jamais soupçonné l'existence.

François Ali, conseiller municipal de l'ex-Ville Saint-Laurent, en banlieue de Montréal, était probablement l'un des rares à en avoir une bonne idée. (François Ali - La Presse du 5 avril 2000) On peut en tout cas le présumer à la lumière des propos qu'il avait tenus dans une lettre publiée par La Presse en avril 2000. Le contexte de son intervention avait trait à la future Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) devant remplacer la Communauté urbaine de Montréal (CUM). À ce moment-là, on ignorait encore que, après la fusion des 29 municipalités de l'île de Montréal, la police relèverait de la nouvelle Ville de Montréal.

Alors Ali s'interrogeait : relèverait-elle de la CMM ou d'une régie? «Si le contrôle civil du SPCUM (la police de l'île de Montréal) laisse beaucoup à désirer aujourd'hui, on comprend la difficulté de le rendre plus imputable à la société dans sa nouvelle régie, écrivait-il. Déjà le citoyen constate chaque jour que sa vie est de plus en plus contrôlée par le pouvoir politique. Il aura encore plus de raisons de craindre un pouvoir policier dont il n'aura plus le contrôle. Car la police de Montréal -et la Sûreté du Québec, par ailleurs, soulignait-il - sait manipuler, conditionner, surveiller à ses propres fins la société qu'elle est censée protéger.»

Ali était le seul élu municipal qui, publiquement, se préoccupait de cette question. Ceux qui en savaient plus que lui, se taisaient. Ainsi, le ministre péquiste de la Sécurité publique, Serge Ménard, la présidente de la CUM, Vera Danyluk, deux spécialistes en la matière. Et, à un niveau moindre, Yves Ryan, maire de Montréal-Nord pendant 37 ans (élu pour la première fois en 1963) et, à ce titre, membre du conseil des maires de la CUM. Il avait siégé également au Comité exécutif et à la Commission de sécurité publique de la CUM, alors responsable de la police. Tous les autres élus étaient pour la plupart des néophytes. (Suite demain)

News du vendredi 19 Septembre 2008

Des photos sur 4 pages......dont plusieurs sont un appel à la résistance, ainsi celle du fichier français identifié sous le nom d'Edvige.

Rien de bien neuf aujourd'hui sur ce qui se passe dans ce dossier. Que préparent les prestidigitateurs (UMP) détenant la majorité à l'Assemblée nationale de la France? Une version cosmétique, genre Nouveau Début?

Hymne américain ... à écouter en souhaitant que la crise économique planétaire obligera les USA à évacuer Irak et Afghanistan.

Il en existe une version moins poétique, plus terre à terre. Celle de Jimi Hendrix qui, des cordes de sa guitare, simule des bombardements américains au napalm de petits villages vietnamiens, de leurs impacts au sol et des hurlements de douleur des victimes brûlées vives : enfants, femmes, vieillards, etc. Qui osera faire de quoi de semblable sur l'Irak et l'Afghanistan?

W. Bush......confirme qu'il y a crise financière planétaire, vidéo ici traduite en français.

Valoriser la personne au lieu de la démolirLorsqu'elle a purgé sa peine, elle a payé sa dette à la société. On doit la laisser tranquille. Et non pas lui rappeler continuellement son passé jusqu'à la fin de ses jours. Voici des exemples à ne pas imiter.

 La vie est moins chère en milieu rural... ... que dans les grandes cités. L'économie vient du coût du loyer et du fait qu'on peut avoir un jardin (économie sur les légumes) et élever quelques animaux de ferme (économie sur les protéines). En Afrique, des gens ont compris, eux. Par contre, il est vrai que les emplois sont rares, que l'intensité culturelle n'est pas la même, très loin de là.

Parfois, j'imagine la rue Principale de mon petit village policier de 1, 300 et quelques habitants, Lac Bouchette, avec plein de néon, de salles de spectacle, de concerts en plein air, de cinémas, de restos, de bars de danseuses nues où se rincer l'oeil et s'encanailler un brin, de bordels et animée d'un va et vient continuel de véhicules et de monde, jusqu'à la levée du soleil. Vital de mettre du piquant dans sa vie.

Ici, la rue Principale est une longue artère tranquille, vide de tout. Outre les chiens qui jappent et vous courent après, on y entend aussi petites mouches noires, maringouins et abeilles voler.

Montréal-Nord : D'autres crises éclateront......si rien n'est fait pour tisser des liens solides avec le milieu, a déclaré l'ex-directeur général de la police de l'île de Montréal, Jacques Duchesneaux, dans une entrevue accordée au quotidien La Presse. «Les policiers se promènent dans un secteur, les vitres montées. Ils entrent peu en contact avec les gens. Ils vont entrer en contact uniquement quand les gens appellent, en situation de crise. Avec ça, on ne bâtit pas des relations.»

PS : Dans son entrevue, Duchesneau n'aborde pas la vraie problématique : le rôle clandestin et illégal joué par la police en civil et ses collabos. Contrairement à ce qu'il pense, intensifier la communication avec les citoyens ne suffira pas. Il faut rétablir la confiance des citoyens à l'égard de la police et de la justice.

Une seule façon d'y parvenir. La mise sur pied d'une police de la police dotée d'un ligne téléphonique sans frais et sécurisée. Le citoyen, et même le policier, pourra l'utiliser lorsqu'il sera témoin d'illégalités commises par des civils et de leurs collabos. Une enquête suivra et les impunis seront punis.

En outre, lorsqu'on connait certains antécédents de Duchesneau, on réalise qu'il ne possède pas la compétence pour faire la leçon à qui se soit. À l'époque où il était le directeur général (dg) de la police de l'île de Montréal, il a toujours été très répressif et a porté atteinte aux droits et libertés. C'est lui qui a implanté la pseudo police communautaire sur l'île de Montréal, instaurant du même coup un système de délation où une bonne partie de la population surveille l'autre. Le coefficient des collabos a atteint un sommet jamais vu.

Autre fait digne de mention, que je vous relate. Au printemps 1998, Duchesneau démissionne de son poste de dg, crée le parti municipal Nouveau-Montréal et présente sa candidature à la mairie, en prévision des élections du 1enovembre. Ce même printemps, le parti municipal du Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) tient son congrès de leadership.

Quelques mois auparavant, certains de ses membres avaient quitté le parti pour adhérer à celui de l'ex-policier Duchesneau. Des rumeurs circulaient à l'effet que Thérèse Daviau, chef du RCM, songeait à faire de même. Dans ses propos, son ambivalence transparaissait. Finalement, ayant décidé de rester, elle sollicite un autre mandat à la chefferie du RCM, participe au congrès d'investiture et en sort victorieuse.

Peu après, elle démissionne et quitte le parti. Le RCM est fortement secoué, ses membres sous le choc. Duchesneau a-t-il joué un rôle dans cette déstabilisation du RCM? Aucune preuve, mais un doute raisonnable subsiste. En milieu policier, on appelle ça un suspect. (Colonne de droite de ma page d'accueil, cliquez sur LISEZ GRATUITEMENT L'ÉTAU POLICIER TOME 1. Ensuite, utilisez le mot clé RCM et vous aurez accès aux détails des événements dont je traite)

Conclusion... Certes, c'est un haut fonctionnaire qu'il faut interroger, mais encore faut-il que le journaliste soit au courant des dossiers et pose les bonnes questions. Lorsqu'on a occupé une fonction aussi importante que celle-ci, normal qu'on rende des comptes à la société.

Police : où se situent les vrais centres de décision? (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Laplante nous fait remarquer qu'il y a autant de polices qu'il y a de sociétés. (Laurent Laplante - La police et les valeurs démocratiques - Institut québécois de recherche sur la culture) Le pays totalitaire aura une police à son image : soupçonneuse et envahissante ; la société démocratique exigera de sa police qu'elle contribue au respect et à l'épanouissement du pluralisme, de la tolérance, de l'équité et de la transparence.

Société démocratique, le Québec souhaite donc obtenir constamment de ses forces policières ce type de contribution. Est-ce que ce souhait est réalisé? s'interroge-t-il. En bonne partie et le plus souvent, oui, mais ni toujours ni partout. Notons que Laplante a écrit son bouquin avant la flambée des technologies de l'information et de la pseudo police communautaire, qui ont décuplé l'efficacité de la police.

En France, suivant Casamayor, le policier sert tous les régimes. «Mais il est beaucoup plus instructif et grave de constater que tous les régimes font appel aux policiers.» (Louis Casamayor - La Police - Gallimard)

Laplante, de son côté, et il est vital de le rappeler, soutient que ce ballet entre politiciens et policiers laisse la société sous l'impression qu'elle n'a pas à savoir où se situent les vrais centres de décision. Tout cela compose un tableau fort peu démocratique, juge-t-il. En effet, comment se défaire électoralement de ces élus alors qu'ils agissent en catimini ?

En outre, ils ne sont plus les seuls à pouvoir tailler les citoyens comme une haie de cèdres, des groupes adorant aussi émonder, étêter et, lorsque nécessaire, déraciner. Rusée, la police n'accepte au sein de ses comités et réseaux de citoyens-mouchards que ceux idéologiquement proche d'elle. La situation est rendue à ce point enchevêtrée que c'est pratiquement le brouillard intégral. Évitons de faire du Québec un cas unique parce que les tactiques policières sont universelles. (Suite demain)

News du jeudi 18 Septembre 2008

Lien avec le texte précédentEminem, rappeur américain, Tell the Truth : dans la même page, visionnez Mos Def et Immortal Technique.

La guerre du Canada en Afghanistan a coûté 8 milliards$ Selon Radio Canada International (RCI), ce chiffre a été dévoilé hier par le premier ministre Stephen Harper. Il couvre la période s'étendant de 2002 jusqu'à ce mercredi 17 septembre. C'est la première fois qu'il en révèle le coût.

PS : Auparavant, il s'y était toujours refusé, malgré les demandes répétées de l'opposition, qui l'accusait de cacher le prix de la mission canadienne. Il aura fallu attendre l'élection générale en cours pour que la population en soit informée. Et encore, il ne s'agit que d'un estimé.

Et aux USA, combien de milliards investis dans leur guerre en Irak (enclenchée sans le consentement de l'ONU et en mentant à tout le monde sur la présence d'armes à destruction massive) et en Afghanistan et leurs incursions guerrières au Pakistan? Sans oublier leurs menaces contre l'Iran et la guerre froide qu'ils viennent de déclarer à la Russie. Républicains pyromanes, qui mettent le feu partout.

À cela s'ajoute la crise financière planétaire dont ils sont responsables. Décidément, le règne de W. Bush n'aura pas été un bienfait, mais un malheur pour l'humanité.

Le flic avait transgressé son serment de discrétion (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Voyons brièvement une autre affaire du genre. Cette fois, il s'agissait d'une tentative ratée de la part d'un autre membre du même corps policier, l'agent Claude Slavinski, celui-là en uniforme. (Marcel Laroche -La Presse du 10 juin 1999)

En juin 1997, il n'avait pas apprécié que le livreur Bruno Vézeau prenne du temps à enlever son camion de livraison, qu'il avait stationné en travers de la rue pour décharger des marchandises. Slavinski en avait informé son employeur. Ce dernier en avait parlé à son employé, qui avait porté plainte au Comité de déontologie policière.

Selon Me Danielle Simoneau, procureur du commissaire de déontologie, Slavinski avait agi dans le seul but de causer des ennuis au plaignant qui, fort heureusement, n'a pas perdu son emploi à la suite de cette dénonciation. Le comité avait reconnu Slavinski coupable d'avoir «(...) transgressé son serment de discrétion qui lui est imposé par la loi» et suspendu de ses fonctions pendant dix jours sans traitement.

Complétons notre visite touristique au pays de Castro. Derrière la milice cubaine omniprésente, les CDR et son armée de citoyens-mouchards, il y a la police politique, le G-2, qui opère, elle aussi, dans l'ombre et le secret. De l'aveu général, écrivent Pierre et Renée Gosset, elle est admirablement faite. (Pierre et Renée Gosset -L'adieu aux barbus -Éditions Julliard) Elle travaille sur dénonciations, sur dossiers patiemment réunis qu'elle garde sans les utiliser jusqu'au moment propice. Parfaitement informée et organisée, elle est ainsi au courant de la plupart des foyers de résistance qu'elle laisse couver sous la cendre. Cependant, à la moindre menace intérieure ou extérieure, elle s'abat sur eux.

Au cours de mon enquête, et ainsi qu'en témoigne la partie récit de ce livre, j'ai constaté que le Québec avait aussi sa police politique : la Sûreté du Québec. (Suite demain)

News du mercredi 17 Septembre 2008

ONU : déclaration fracassante... ...du nouveau président siégeant à la 63e session de l'Assemblée générale, Miguel d'Escoto Borckmann : «Malgré la relative insignifiance dans laquelle l'Assemblée générale a été reléguée ces dernières années, je crois fermement que la tâche de président de cette Assemblée est importante. Elle devient mêmeplus significative quand ce poste est utilisé comme une opportunité pour transformer la logique d'égoïsme qui prévaut et qui a paralysé parfois la capacité de cet organe à remplir son mandat consacré dans la Charte des Nations Unies.»

Un ouragan menace l'Occident Identifié sous le nom de Madonna, il sera bientôt disponible dans les cinémas et sur DVD. Sado-masochisme, cohabitation incongrue, petites tenues, danseuses nues, beaucoup de conformistes et d'inadaptés sociaux (notamment civils et collabos) risquent l'infarctus du myocarde.

Montréal : Gaz Métro et discrimination à l'égard des femmes Le quotidien Le Devoir rapporte que le Tribunal des droits de la personne a condamné l'entreprise à verser 220 000$ à 7 femmes victimes de «discrimination systémique» dans l'embauche. Une seule d'entre elles avait passé le processus de sélection. Deux ans plus tard, le poste lui a été refusé parce qu'elle était enceinte. Il s'agissait ici d'emplois occupés traditionnellement par des hommes.

L'indigent et le délinquant.. ...titre d'un livre (144 pages) portant sur la pauvreté et la privatisation de l'action sociale, en France. Écrit en collaboration : Michel Chauvière (sociologue), Didier Gelot (économiste), Catherine Lebrun (syndicaliste), Benjamin Poiret (directeur de cabinet de la Mairie de Paris), Évelyne Sire-Marin (magistrate) et Mylène Stambouli (maire-adjointe de la Ville de Paris, chargée de la lutte contre l'exclusion).

Histoire de vous mettre l'eau à la bouche, un passage du synopsis... De nombreuses lois ont été votées ces dix dernières années en matière de procédures pénales qui ont en commun de mettre en place un contrôle policier des populations en situation de marginalité et de déboucher sur une conception des rapports sociaux qui désigne les pauvres et les exclus comme des délinquants en puissance.

Vous pouvez vous le procurer ici.

France : le dossier Edvige ne changera pas d'un iota Ce n'est pas demain la veille que la ministre française de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie lâchera le morceau. Elle s'apprête en effet à conserver le fichage des enfants de 13 ans. Sous prétexte que le taux de délinquance est trop élevé. Se base-t-elle sur des données judiciaires irréfutables où il y a eu condamnations ou seulement sur les dires de la police?

Tous pays confondus, la police a l'habitude de cibler les quartiers pauvres et de considérer comme potentiellement criminel tout ce qui dépasse le conformisme : comportements politiquement et puritainement incorrects, dont le je m'en foutisme, l'indexe pointé vers le haut, la crise d'ado, le rendement à l'école, le fait de se tenir en groupe.

Ce qui n'en fait pas des gangs criminalisés. Les jeunes ont besoin de se socialiser en groupe, de se déplacer en groupe, de se courir après dans la rue, de crier, de faire les fous. C'est de leur âge. Surtout, le besoin de circuler librement dans l'espace public, sans être continuellement harcelés par la police en civil et ses collabos, etc.

La pauvreté est-elle liée à la criminalité? Alvaro Pieres, du Département de criminologie de l'Université d'Ottawa (Canada), a démontré que le système pénal a tendance à recruter largement sa clientèle dans les couches sociales moins favorisées. (Traité des problèmes sociaux -Institut québécois de recherche sur la culture -Ouvrage collectif sous la direction de Fernand Dumont, Simon Langlois et Yves Martin, 1 164 pages, 1994) Que des études démontrent que la criminalité se distribue également (uniformément) dans l'ensemble de la structure sociale mais ne se distribue pas également dans la justice. «Du même coup, précise-t-il, la criminalité apparaît à la fois comme une réalité partiale et comme un concept sélectif, biaisé et stigmatisant.»

Pieres cite aussi une enquête québécoise portant sur le chiffre noir de la délinquance juvénile et mettant en évidence cet écart à propos de la délinquance officielle. (M. Fréchette et M. Le Blanc -La délinquance cachée des adolescents montréalais -Groupe de recherche sur l'inadaptation juvénile -Université de Montréal) D'autres encore ont contribué à dévoiler assez clairement, rapporte-t-il, les biais de classes, entre autres, du droit et du système pénal.

«Elles ont généralement indiqué qu'il existe une relation négative entre le statut social et la criminalité officielle, alors qu'on sait que les gens qui se retrouvent en prison viennent surtout des classes défavorisées et des groupes les plus vulnérables de ces classes sociales », constate-t-il : minorités ethniques, immigrants, etc. Suivant son propos, la violence policière, les illégalismes des corporations, etc., sont encore délaissés sous prétexte parfois qu'ils sont moins inquiétants pour l'opinion publique, même si leur coût économique pour la société sont largement plus élevé.

Les illégalismes des corporations… Il y en aurait tout un pavé à écrire sur la manipulation des états financiers d'entreprises d'envergure nationale et internationale inscrites en bourse : dans mon livre L'Étau Policier tome 1, colonne de droite, utilisez un mot clé dans ce qui précède et vous aurez accès à toutes ces infos. Sans omettre la crise financière actuelle, qui va créer des millions de nouveaux pauvres partout dans le monde.

Volez une enveloppe de jus d'orange de moins d'un dollar canadien dans une épicerie et vous serez arrêté, traduit en cour, condamné, hériterez d'un dossier judiciaire. Vous pouvez vous attendre aussi à ce que la police en civil vous rappelle à l'occasion, subliminalement, votre méfait, pour mieux vous imposer son emprise psychologique. Et police communautaire et prévention étant, qu'elle demandera aux commerçants de votre quartier de vous avoir à l'œil. Par contre, vous pouvez démolir le système économique de la planète sans avoir la police aux fesses.

Comment est-il possible de jouer de la guitare... ... comme ça, comme un vrai pro, à 10 ans? Du jazz en plus? Vidéo (02:59), d'autres de ce prodige sont disponibles sur YouTube.

La police peut vous faire perdre votre emploi (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Sur l'île de Montréal, la police en civil peut vous faire perdre votre emploi, ou vous empêcher d'en trouver un, si vous refusez d'entrer dans le moule social ou de collaborer avec elle. On l'a vu dans mon cas. Difficile à croire mais pourtant…

Parlons alors du cas haïtien, en souhaitant qu'ils inciteront des lecteurs et lectrices, peu importe la couleur de leur peau, à rendre public des mésaventures du genre. Je suis sincèrement convaincu qu'il y en a plusieurs. Sans oublier tous les autres dont on n'entendra jamais parler parce qu'ils ignorent que la police est à l'origine du fait que leur candidature à un emploi a été rejetée ou de leur congédiement.

À l'été 2000, le commandant Ronald Blanchette, traitant de la violence des gangs de rue haïtiens du quartier St-Michel, à Montréal, et de Montréal-Nord, dénonçait la communauté haïtienne (Éric Trottier -La Presse des 12 et 13 juillet 2000) : «Le problème, déclarait-il, c'est que les gens de la communauté noire ne nous aident pas ; ils ont trop peur de parler.» Évans Desmangles, du bureau de la Communauté chrétienne haïtienne de Montréal, réagissait en ces termes : «(…) nous croyons que nous collaborons amplement avec la police, puisque nous faisons partie de comités sur la prévention du crime, de tables de concertations, etc.»

Keder Hyppolite, l'un des leaders de la communauté haïtienne de Montréal et ex-membre du Comité de déontologie policière, ripostait également, soulignant la «mauvaise foi et l'hypocrisie» de ce corps policier qui, tout en appelant à la collaboration de la communauté haïtienne, multiplie les actions douteuses à l'endroit des jeunes Noirs.

«Régulièrement (sic), des policiers n'hésitent pas à communiquer avec des employeurs pour les inciter à ne pas embaucher tel ou tel autre qui a un casier judiciaire. Plusieurs jeunes qui n'ont rien à se reprocher se font aussi encore régulièrement accoster par des policiers qui les forcent à s'identifier sans aucune espèce de raison. C'est grave, s'indignait-il : les policiers n'ont pas le droit d'agir ainsi. Et s'ils ne respectent pas les règlements, comment voulez-vous qu'ils obtiennent le respect des jeunes de la communauté haïtienne?»

Hyppolite est probablement le premier citoyen à dévoiler publiquement ce volet inconnu des activités clandestines illégales de la police de l'île de Montréal : celle-ci ne doit pas être la seule à agir de façon aussi condamnable. Combien aussi sont congédiés à la suite d'interventions policières auprès d'employeurs, ou délaissent leur emploi parce que épuisés psychologiquement par les déstabilisations à répétition de la police en civil? Gravissime! Et ce l'est davantage au sein de cette communauté où, suivant Michel Chéry, un criminologue d'origine haïtienne qui a réalisé une étude sur la délinquance chez les jeunes haïtiens, le taux de chômage est effarant, se maintenant toujours à 60%.

Ces policiers agissent, sur plus d'un point, comme leurs collègues cubains. Ce qui inquiète, c'est le silence des élus "responsables" de la police, ainsi le ministre québécois de la Sécurité publique. Ce mois de juillet 2000, qui dirigeait ce ministère sous le gouvernement péquiste de Lucien Bouchard? Serge Ménard.

Les silences aussi au sein du Comité exécutif de l'ex-CUM : présidente Vera Danyluk et maire de Montréal Pierre Bourque. Silence également des journalistes : aucun n'a pensé d'enquêter sur les faits rapportés par Hyppolite. Silence des éditorialistes. Silence des victimes, silence des employeurs ayant subi des pressions policières. Ce sont tous ces silences qui perpétuent cette approche totalitaire. (Suite demain)

News du mardi 16 Septembre 2008

Hier, c'était la journée internationale de la démocratie Elle est passée totalement inaperçue. Un peu normal, elle était célébrée pour la première fois, une initiative de l'ONU. De quelle démocratie parle-t-on au juste? Celle des pays membres de l'ONU? De toute évidence, oui.

Mais comment fêter une démocratie à deux faces? Faut avoir enquêté dans son sous-sol, avoir vu les civils et leurs collabos porter atteinte quotidiennement et massivement aux droits et libertés des citoyens pour découvrir sa vraie face. Ce jour-là, il y aurait plutôt lieu de parader dans les rues, faire beaucoup de bruit avec des casseroles et dénoncer l'imposture de ceux qui nous gouvernent.

Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU... «Bien que le mot démocratie n'apparaisse pas dans notre Charte, les Nations Unies font plus que n'importe quelle autre organisation pour promouvoir et renforcer les institutions et les pratiques démocratique à travers le monde.»

Bon beat, et pas seulement ça – Alexandre Kinn – Aude (emmène-moi) (04:36) – Francis Cabrel – Encore et encore (04:31) – Francis Cabrel et un chœur d'enfants : Il faudra leur dire (03:23) – Et si vous en voulez plus... Concert de Francis Cabrel (02H:17).

 3 sources d'infos pouvant rendre service De ce temps-ci, on suit de près ce qui se passe à la bourse. Un site où vous aurez accès en temps réel au courtage sur 17 marchés internationaux. Dans les menus, au sommet de la page : Sommaire, Wall Street, Bourse Europe, Devises, Pétrole et, juste à côté, en plus de ce que je viens d'énumérer : interviews sur la bourse (traduites en français), un focus et Élections US au jour le jour. À visiter chaque jour, si besoin est.

Deux autres sources d'informations... L'horloge universelle : savoir l'heure exacte d'un pays où vous avez l'intention de vous rendre, par exemple. Poids et mesure du monde : convertir des centimètres en...kilomètres ou en pouces ou mieux : en miles nautiques.

«Faut ben travailler!» – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Dans ce pays maintenu «artificiellement» en état de besoin chronique où tout bon Cubain doit se considérer comme un soldat de l'économie nationale, état de guerre permanent où il est sans cesse appelé à livrer de nouveaux combats, qui, sinon ces défenseurs de la révolution omniprésents (les membres des CDR), lui rappellera son devoir de volontaire lorsqu'il s'agit par exemple de gagner à la place des paysans la bataille du sucre?

À cette question des deux auteurs, Pédro R..., un étudiant, a répondu qu'ils n'étaient «pas obligés» d'aller faire la récolte de la canne. «Chacun est libre, mais celui qui n'y va pas n'est pas considéré comme un très bon révolutionnaire. Et il faut bien penser à sa carrière.»

Autre parallèle québécois… À Lac Bouchette, j'avais décrit sommairement à un vieux monsieur l'omniprésence de la police en civil de la Sûreté du Québec dans le village. Affairé à réparer une clôture sur son terrain, il m'avait dit en connaître une couple. Et quand je lui avais confié qu'elle s'introduisait même dans les maisons privées, il avait délaissé sa clôture, s'était redressé et raidi, ses yeux s'étaient arrondis, et m'avait lancé, l'air mécontent et dépité de l'homme impuissant :«Faut ben travailler!» (Suite demain)

News du lundi 15 Septembre 2008

Le populisme comme programme électoralFaut s'intéresser à la politique parce qu'elle s'intéresse beaucoup à nous, qu'elle n'est pas toujours bien intentionnée à notre égard, surtout lorsqu'elle est de droite : elle veux trop notre bien, en prend trop. Dans des vidéos, vous allez faire la connaissance de chefs populistes français, belge, italien, suisse, bulgare et norvégien.

Populiste fondamentaliste. Un levier politique permettant de prendre de la hauteur. Le discours consistant à dire : tous les autres qui vous gouvernent n'ont rien à voir avec le peuple, ils vous trahissent et moi je suis comme vous, je suis aussi le peuple. Nos revendications sont celles du peuple. Populisme, appel au peuple (le mot est partout), culte du peuple, un peuple sein, simple, honnête, authentique.

Promettre une ville sécurisée, propre, sans corruption. Pratiquer la démagogie (Petit Robert : flatter, exploiter sentiments et réactions des masses). Le national populisme aux multiples visages. L'ennemie intérieur est l'immigré. On dirait qu'on doit s'excuser d'être Français et d'être chez nous, dixit Le Pen.

La machine populiste – Un film de Jean-Pierre Krief
Intervenants : Guy Hermet, directeur d'études à SciencesPo ; Pierre-André Toguieff, directeur de recherche au CNRS ; Gilles Ivaldi, chercheur au CNRS ; François Frison-Roche, chercheur au CNRS ; Jean-Yves Camus, chercheur associé à l'IRS ; Laurent Fabius, parti socialiste ; Thierry Soussez, conseiller en communication politique.

Vidéo 1 (16:04) – Vidéo 2 (16:55) – Vidéo 3 (19:21)

Lehman Brothers s'est déclarée en faillite... – ...et placée sous la protection de la loi, ce lundi 15 septembre 2008, à New York, où est situé son gratte-ciel, symbole de ses ambitions. Lehman Brothers est une banque d'investissement multinationale. Elle possède des bureaux à travers le monde, notamment à Londres et Tokyo. C'est un acteur majeur du marché des emprunts d'États américains. En 2004, elle comptait 19 200 employés.

Selon le Figaro, Lehman Brothers fait trembler la planète finance. Les marchés indiens et australiens sont depuis dans le rouge vif. On ignore les réactions des pays asiatiques, les bourses du Japon, de Chine, de Hong Kong et de Corée du Sud étant fermées ce lundi.

Beaucoup d'entre-nous pensent que la crise financière, qui a vraiment débuté en 2007, est terminée. Ce ne semble pas être tout à fait le cas. L'effet domino, bien qu'il progresse lentement, n'en continue pas moins son petit bonhomme de chemin. Il ne se passe rarement un mois sans qu'on apprenne un ou deux de ses nouveaux méfaits.

Le système économique est devenu dysfonctionnel. Les prêts à risque, vivre au-dessus de ses moyens, en sont les principaux responsables. Peut-on réparer les dommages? Voilà la question que bien des économistes et observateurs se posent. Certains prétendent que oui, on peut. Qui doit-on croire?

L'EldoradoImaginez un endroit où la plupart des gens ne savent pas ce qu'est l'argent et à quoi ça sert, ignorent tout du capitalisme, n'ont jamais entendu parler de l'automobile, etc. Ici, s'agit pas d'une tribu vivant au fin fond de l'Amazonie, mais d'une petite tribu d'Occidentaux.

Ils ne sont pas cons pour autant. Leurs valeurs se situent à un autre niveau : anti-conformisme, écologisme, humanisme, féminisme, pacifisme. Ils sont aussi des adeptes de l'humour et de la santé. Où se trouve donc cet Eldorado? Dans l'imaginaire de la cinéaste Coline Serreau. Titre du film (01H32) : La belle verte.

El comandante André Laplante – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) À l'été 1999, le commandant André Laplante, du poste 33 de la police de l'île de Montréal, discourait avec enthousiasme, dans La Presse, sur la réduction de la criminalité dans le quartier du Parc-Extension, situé sur le territoire de la Ville de Montréal. (Rima Elkouri -La Presse du 22 juillet 1999) Parlait du défi de l'intégration, ce quartier étant le plus cosmopolite de la métropole. «On veut se rapprocher des gens, se rendre directement chez eux. (...) On va faire appel à des gens capables d'interpréter, de parler différentes langues, d'aller derrière les portes fermées».

En plus clair, el comandante annonçait sa décision d'y introduire des mouchards, c'est-à-dire de violer l'espace privé de ces citoyens. Pourquoi? Pour imposer son emprise psychologique et enrichir sa mégabanque informatisée de renseignements de toutes sortes sur chacun de ces néo-Canadiens et leur entourage.

Poursuivons notre visite "touristique" à Cuba... Pierre et Renée Gosset écrivent qu'il faut l'avoir vu pour comprendre l'emprise pesante, permanente, des innombrables Comité de défense de la révolution cubaine (CDR) cubains dont chacun tient en main son immeuble, son pâté de maisons, son village ou sa ferme collective. (Pierre et Renée Gosset -L'adieu aux barbus - Éditions Julliard)

Cette mégère en uniforme vert assise devant son seuil, sur sa chaise de paille, est l'archétype du chef d'îlot. Elle s'occupe de tout, notamment des cartes d'alimentation, des campagnes de vaccination et, cela va de soi, de l'endoctrinement en organisant dans un garage ou une cuisine une discussion sur le marxisme-léninisme. (Suite demain)

News du dimanche 14 Septembre 2008

Suite logique... – ... de l'article précédent : Princess Aniès – Au carrefour de la douleur

ONU : pour une économie mondiale plus sûre et équitableDans son rapport 2008, publié ce mois-ci, Supachai Panitchpakdi, secrétaire général de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), analyse la crise financière planétaire et propose des solutions. Il s'agit d'un résumé de 24 pages du rapport principal.

(Page 4 ) La crise récente montre une fois de plus que les règles du marché sont incapables d'empêcher des phases récurrentes d'«exubérance irrationnelle», pendant lesquelles les sociétés financières s'efforcent d'obtenir une rentabilité à double chiffre dans des pays où les taux de croissance économique sont très inférieurs.

Remous financiers et spéculation, hausse et instabilité des prix des produits de base, incapacité des marchés de change de tenir compte, dans les parités monétaires, de l'évolution des comptes courants ; déstabilisation de l'ensemble du système économique mondial, sauvetage d'entreprises par des États, tout cela démontre la nécessité urgente de revoir le cadre institutionnel et durcir la réglementation.

En vrac, autres éléments, dont quelques unes des solutions... (Page 6) La hausse des cours du pétrole enregistrée au cours des dernières années s'est accompagnée d'une forte augmentation des prix de la plupart des autres matières premières. (Page 7) En 2008, les prix de tous les groupes de produits de base ont largement dépassés les sommets atteints au milieu des années 90.

(Page 10) Il semble bien que, dans plusieurs pays, une grande partie des gains considérables provenant de la hausse des prix des hydrocarbures et des produits miniers ait été rapatriée sous forme de bénéfices par les entreprises étrangères d'exploitation. (Page 14) Il est très important qu'une grande partie des bénéfices des entreprises soit réinvestie dans les capacités productives, au lieu de servir, par exemple, à l'achat de produits de consommation de luxe ou à des activités spéculatives. Les autres pages traitent du financement des entreprises et l'endettement des pays du tiers monde.

Lisez ces 24 pages et vous en saurez beaucoup plus sur l'origine de la crise.

«Portez attention aux activités de vos proches, amis...» – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Dans une chronique, la journaliste Lysianne Gagnon de La Presse relate un voyage qu'elle a effectué à Cuba en 1974, décrit son arrivée vers minuit dans un hôtel de La Havane, en autobus. (Lysianne Gagnon -La Presse du 9 octobre 1999) «Dans chaque district, des gens sortaient des comités locaux du Parti -le parti qui était immortel et vous suivait jour et nuit -. L'assemblée était finie, ils rentraient chez eux, la mine grise et indifférente. Je les voyais, ces militants, comme les fiers enfants de la Révolution, sans penser qu'ils étaient les chevilles ouvrières du système de surveillance et de délation qui avait été mis en place dans chaque quartier

En février 2001, son collègue Gilles Paquin revenait d'un bref séjour dans une petite ville de l'île cubaine, où il était allé interroger Libertad Acosta Diaz. (Gilles Paquin -La Presse du 17 février 2001) Depuis trois ans, elle attendait son mari, Bernardo Arevalo Padron, de l'Agence de presse indépendante Linea Sur Press. Il lui restait encore trois autres années à purger avant d'obtenir sa libération d'une prison de Castro. Les dirigeants du pays ne respectaient pas les engagements signés lors d'un sommet ibéro-américain, et Padron avait osé les traiter de menteurs.

Libertard racontait au journaliste Paquin que, «quinze minutes après votre arrivée, tout le monde savait que vous étiez ici. Le bureau du Comité de défense de la révolution cubaine (CDR) est au bout de la rue et il y a toujours quelqu'un qui surveille». Elle lui a dit que les allées et venues de ses visiteurs sont signalées à la police et lorsqu'elle rend visite à son mari, les agents l'interrogent à ce propos. «Ils me demanderont certainement : "Qui est venu chez vous, avec une voiture bleue, vendredi dernier à 11h30?" Ils ouvrent aussi mon courrier (...), mais j'ai l'habitude.» Le père de Padron a confié a Paquin que «les murs ont des oreilles».

Parallèle québécois… En avril 2004, Hugues Létourneau, policier de la Sûreté du Québec et chroniqueur attitré D'un lac à l'autre, mensuel distribué à Lac Bouchette, sollicitait l'aide des lecteurs pour lutter contre le crime. «Portez une attention aux activités de vos proches, amis ou voisins, conseillait-il. Ont-ils un emploi connu? Sont-ils sans emploi? Entretiennent-ils des relations suspectes? Ont-ils un train de vie anormalement élevé? Etc.

«Si vous êtes témoins d'éléments suspects, prenez des notes : l'adresse et la description de la propriété impliquées ; le numéro de plaque et la description des véhicules impliquées ; tout autre détail relatif aux activités et actif du sujet.» Suivaient deux numéros de téléphone à composer, et l'assurance que toute information sera traitée confidentiellement.

Petit village de 1 370 citoyens et où, ne l'oublions pas, tout est déjà aseptisé à l'os, comme dans une salle de chirurgie. (Suite demain)

News du samedi 13 Septembre 2008

Anecdote catho – J'ai vu déjà sur le web une photo des années 1930-40 d'une famille québécoise de...24 enfants, sagement assis à la table, sérieux comme des papes : la norme était de 8 ou10 enfants. La relation sexuelle, à cette époque de l'église triomphante, ne devait servir qu'à des fins de procréation. La position du missionnaire était la règle.

J'imaginais le travail colossal de la mère : accoucher 24 fois, laver et repasser le linge, préparer les repas, passer des heures sur le moulin à coudre, à pédale, pour habiller la marmaille, etc. De celui du père aussi, qui devait assurer la subsistance de la famille.

Depuis, la situation a bien changé. Mais pas l'église catho qui, bien qu'ayant perdu son monopole et sa toute puissance, impose encore en ce troisième millénaire des interdits liberticides : homo et lesbo, condom, pilule du lendemain, avortement.

Récemment, le dr Mongentaler, pionnier de l'avortement au pays, a été honoré de l'ordre du Canada par le gouverneur général, Michaëlle Jean. Le cardinal Jean-Claude Turcotte, du Québec, qui avait déjà obtenu la médaille honorifique, l'a mal pris. Alors, il a protesté en la lui retournant.

Si la hiérarchie de l'église catho, incluant le pape, vivait avec conjointe et enfants, elle comprendrait peut-être un peu mieux la nécessité de l'avortement.

«Ceux (les policiers) qui veulent le plus nous surveiller......sont ceux qui veulent être le moins surveillés.» Une citation à ne jamais oublier. Elle est Didier Bigo, maître de conférence à l'Institut des sciences politiques de Paris (IEP). En France, Edvige n'est pas le seul fichier à susciter des interrogations. Il en est ainsi du fichier de la Centralisation du renseignement intérieur pour la sécurité du territoire et les intérêts nationaux (Cristina).

Entrevue vidéo (02:27) de rue89 avec Bigo, plus bas dans la page s'affichant. Deux question lui sont posées : c'est quoi le fichier Cristina? Vous proposez de «tracer les traceurs» : ça veut dire quoi?

Site d'IEP Paris

France : «Le fichierEdvige n'invente rien... – ... il rend juste les choses visibles», déclare un ex-fonctionnaire des Renseignements généraux. Dans un autre article circulant sur le web aujourd'hui, un policier dénonce les gendarmes friands de renseignements personnels. Prenez connaissance aussi des principaux fichiers utilisés en France.

PS : Arrêtons de nous raconter des histoires : tous les corps policiers de l'Occident, peu importe leur mission, fichent tout le monde. À la rigueur, on peut avancer que seuls les nouveaux nés n'ont pas encore de fiches dans les mégabanques informatisées de la police. Avec l'avènement de la fameuse prévention, qui est carrément de la fausse représentation, le nombre de collabos de la police a considérablement augmenté, provoquant du même coup une explosion exponentielle du renseignement.

Sans oublier que la police a accès aux mégabanques des États, dans lesquelles ceux-ci emmagasinent les liens qu'ils entretiennent avec les citoyens : santé, revenu annuel, permis de toutes catégories (de construire, conduire, etc.), état civil, etc. La liste est longue. Si vous avez fait un burnout, avez le sida, pratiquez la pénétration annale, entre autres petits secrets, la police le sait ou peut facilement le savoir en consultant les mégabanques du pays où vous habitez.

Normal, et nécessaire, qu'un État possède des infos sur ses rapports avec les citoyens. Anormal, même au sein d'une speudo démocratie, que la police accumule des renseignements n'ayant rien à voir avec la criminalité. Elle les utilisent à des fins d'intimidation, par exemple en vous faisant savoir subliminalement qu'elle connait vos petits secrets.

Cela suffit généralement à vous la fermer. Là, on parle d'emprise psychologique ou vulgairement écrit : tenir quelqu'un par les couilles, les femmes, elles, les ont dans la tête.

Canada-Taser : «délire actif» n'est pas un diagnostic médicalLes auteurs d'un rapport, commandé par le Commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Bill Elliott, écrivent que le «délire actif» n'est rien de plus qu'une excuse pour justifier l'utilisation du Taser sur un suspect. Ils reprochent à la GRC de ne pas avoir obtenu assez d'informations d'experts médicaux et en santé mentale. Lisez l'article sur le site de Radio-Canada.

PS : Au sein d'une démocratie, enfin ce qu'il en reste, la police a l'obligation de valoriser et non pas diminuer la valeur de la vie humaine et de la dignité.

Émeute Montréal-Nord : deux policiers confinés... – ...à des tâches administratives. Il sont impliqués dans les circonstances à l'origine de la mort de Fredy Villenueva, survenue en août. Un porte-parole de la police de l'île de Montréal explique le pourquoi de cette décision.

Les CDR veillent à la sécurité (sic) des citoyens – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Inocencia Acosta Felipe, autre Cubaine que Lewis, Lewis et Rigdon ont également interrogée, a contribué à la mise sur pied du CDR (Comité de défense de la révolution cubaine) de l'îlot où elle habitait. «Abelardo Diaz, qui tenait l'épicerie de l'angle, était chargé de la surveillance.»

En 1962, selon elle, le directoire national des CDR avait établi une hiérarchie de six (6) directoires provinciaux, cent cinquante (150) directoires de district, mille trois cent soixante (1 360) directoires de section. Véritable toile d'araignée couvrant toute l'île de Cuba.

Pour sa part, Bailby écrit que les CDR sont la principale organisation de masse du régime. (Édouard Bailby -Cuba -Éditions Centre Delta) Installés dans chaque pâté de maisons des zones urbaines et dans chaque village, ils formaient, à la fin de 1979, un véritable tissu sanguin à travers tout le pays. Plus de 4,5 millions des 9 millions de Cubains en faisaient partie. Les CDR restent ouverts jour et nuit. Échelonnés tous les 100 ou 200 mètres, leurs militants sont notamment «chargés de veiller sur la sécurité (sic) des citoyens».

À quand le directoire québécois de secteur, de district et, coiffant le tout, le directoire provincial? Et pourquoi pas des assises annuelles de toutes ces marionnettes-citoyennes (collabos) dont pouvoir et police tirent les ficelles? Dans leur expression la plus aboutie, suggérons un défilé annuel, tous vêtus de la chemise noire, arborant des oriflammes à tolérance zéro, et entonnant des hymnes à la gloire de la police.

En janvier 2002, dans la foulée de la nouvelle carte policière du ministre péquiste de la Sécurité publique, Serge Ménard, le corps de police municipal de Roberval, au Saguenay-Lac St-Jean, a été aboli et ses policiers ont été intégrés à la Sûreté du Québec. (Alexandre Gauthier -l'Étoile du Lac du 12 janvier 2002) Au cours de la cérémonie d'assermentation, à l'Hôtel de Ville, ceux-ci ont entonné l'hymne de ce corps policier. (Suite demain)

News du vendredi 12 Septembre 2008

Réédition des Joies du Sexe... – ... (The Joy of Sex) du sexologue Alex Comfort. Publié au début des années 1970, il avait causé tout un scandale, fut traduit en 20 langues et vendu à plus de 8 millions d'exemplaires. Cyberpresse traite de la nouvelle édition.

PS : Le sexe est le plus intense des plaisirs, dixit Freud. C'est lui, pas Freud, mais le sexe, qui développe le sentiment amoureux entre deux personnes vaccinées, majeures et consentantes en plus. Durant l'époque catho du Québec, fallait épouser l'autre avant de jouir de son corps. L'amour ne se développait pas toujours, à cause de l'incompatibilité sexuelle. Alors, c'était le mariage jusqu'à ce que mort s'ensuive, même si on ne s'aimait pas. L'épouse n'avait pas le droit de se refuser à son mari : avoir soudainement des maux de tête ne suffisaient pas. Curés et petits vicaires mataient la nature à rebrousse poil.

Le sociologue Alberoni écrit que Talese a laissé une documentation détaillée de l’idéologie et de la pratique du collectif de Sandstone, aux États-Unis, fondé par John Williamson. (Francesco Alberoni L’érotisme Éditions Ramsay) (Gay Talese La femme du voisin Éditions Presse-Pocket) Formé à l’origine de couples d’amis qui vivaient dans la promiscuité sexuelle, le collectif s’est développé en tant que communauté thérapeutique et utopique grâce à la venue d’intellectuels et de sexologues. Chaque soir, à Sandstone, une orgie avait lieu, dotée d’une fonction libératrice.

Qui fréquentaient cette «luxerious California sex commune» ? Des couples désireux de sortir de la banalité de la chambre conjugale, des femmes divorcées et qui n’étaient pas encore prêtes pour un nouveau mariage, des femmes à l’énergie érotique débordante mais qui auraient eu peur d’aborder un homme en pleine rue, des féministes comme Sally Binford, archéologue réputée, et des sexologues comme Alex Comfort. Ce dernier publia en 1972 The Joy of Sex, livre qui scandalisa bien du monde mais n’en fut pas moins traduit en 20 langues et vendu à plus de 8 millions d’exemplaires.

Selon Alberoni, chaque individu est différent et c’est cette différence que nous voulons capter. L’érotisme comporte et comportera toujours une dialectique profonde entre pluralité et unité, entre promiscuité et unicité. L’unicité requiert la multiplicité, elle en a besoin pour s’enrichir. Si elle s’installe dans la répétition, dans l’habitude, le devoir, la discipline, c’est la mort de l’érotisme. Il se transforme alors en ennui et en dégoût. Sans la multiplicité, sans le possible, sans la séduction, sans l’excès, il ne saurait y avoir érotisme.

C’est pourquoi les femmes désirent plaire à tous les hommes, explique-t-il. Qu’elles veulent être désirées par tous, pour pouvoir choisir l’élu. Que les hommes sont fascinés par la beauté qu’ils découvrent en chaque femme, qu’ils voudraient avoir toutes les femmes du monde. Mais le triomphe de l’érotisme, son expansion souveraine, l’érotisation du monde, ne surviennent que lorsque cette multiplicité infinie se concentre sur une personne, comme les mille stimuli visuels dans le foyer de la rétine.

Des similitudes avec Cuba sont frappantes – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Au point où il est raisonnable d'établir certaines comparaisons, boiteuses, bien sûr, comme le sont toutes comparaisons, mais n'en permettant pas moins cependant de mieux saisir la réalité, d'appréhender le danger. Comparer avec un autre pays aide à la compréhension des choses.

Le dogme marxiste-léniniste mis à part, peut-on établir un lien de parenté entre les innombrables réseaux de collabos de la police du Québec (ou d'ailleurs dans le monde occidental) avec les... Comités de défense de la révolution cubaine (CDR) ? Bien que le Québec ne soit tout de même pas Cuba, il y a néanmoins des similitudes. C'en est même frappant.

Certes entre Cuba et nous, il existe une différence de degré dans l'utilisation de la police en civil et la rééducation politico-policière, mais la nature demeure la même. Le parallèle n'est donc pas extravagant. Voyons brièvement jusqu'où peut aller un pouvoir dans son délire, comment et grâce à qui s'effectue le quadrillage policier au pays du tyrannosaure Castro.

La suspicion des uns à l'endroit des autres, et des autres à l'endroit des uns, y est institutionnalisée. Les membres des CDR participent au quadrillage des rues. Lewis, Lewis et Rigdon citent le témoignage de Pilar Lopez Gonzales, une Cubaine (O. Lewis, RM Lewis et S. Rigdon -Trois femmes dans la révolution cubaine -Collection Témoins/Gallimard) : un CDR est très important, précise-t-elle, parce que, «dès qu'on s'aperçoit d'une activité contre-révolutionnaire, on met la main sur les coupables, personne n'y échappe».

Ces comités recouvrent de larges secteurs d'activité. Tout Cubain de plus de quatorze ans désirant défendre la révolution peut y adhérer. Le contre-révolutionnaire cubain, on l'aura deviné, n'y a pas droit d'entrée. Pourquoi ? Parce qu'il n'est pas inconditionnellement soumis à la philosophie recherchée. Les auteurs ne l'explicite pas en ces termes, mais c'est ainsi que les choses se passent à Cuba.

Même discours que l'élite politique québécoise et de sa police, mêmes îlots, même toile d'araignée couvrant tout le Québec. Peut-on avancer que, au Québec, s'opposer au concept de la pseudo police communautaire (de quartier ou de proximité) est l'équivalent d'une activité contre-révolutionnaire ? Oui. La police tient mordicus à son orthodoxie, vous éjectera de la société.

De plus, alors qu'en sol québécois, les vitres cassées (les pauvres) et ceux portant atteinte aux politiquement et puritainement corrects sont sous haute surveillance, à Cuba, ce sont les gusanos (des vers de terre), les fainéants, les parasites, les anticonformistes qui font l'objet d'une surveillance rapprochée. Depuis longtemps, les Cubains ont été matés, comme la plupart des gusanos, notent Pierre et Renée Gosset. (Pierre et Renée Gosset -L'adieu aux barbus -Éditions Julliard) (Suite demain)

News du jeudi 11 Septembre 2008

Élections Canada : un membre de l'Opus Dei candidatLe premier ministre conservateur, Stephen Harper, a annoncé dimanche la tenue d'une élection générale dans le pays. Les citoyens iront aux urnes le 14 octobre. Il a accepté la candidature de Charbonneau Barron, un membre de l'Opus Dei. Ce qui suscite certaines inquiétudes. Ainsi, cette lettre de Jean-Paul Michon publiée dans le quotidien Le Devoir, qui y voit un danger : celui de voir la religion superviser l'État.

Site de l'Opus Dei au Canada

PS : Tous les citoyens, quels qu'ils soient, ont le droit inaliénable de présenter leur candidature à un poste de député.

La geek photographieC'est quoi ça, que je me suis demandé? Frédéric Fleury l'explique dans la page d'accueil du site zoum zoum. Il s'agit d'images sortant la plus part du temps de tout ce qu'on peut voir ou déjà connaître. Elles sortent des normes classiques. Plus précisément, selon lui, elles font exploser le territoire photographique admis.

Intéressant en grand, que je me suis dit. Tout ce qui sort du pâturage clôturé suffit à attirer l'oeil. Alors, j'ai exploré le site. Dans la page, il y a des images jusqu'en bas. La mine d'or est dans la colonne de droite, à CATÉGORIES. Cliquez sur les noms figurant sur la longue liste. Après, si vous en voulez encore et encore, visionnez les ARCHIVES.

La démesure du pouvoir politique inquiète, et bigrement ! – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Pour leur part, Lasierra et Lauret écrivent que «le virus totalitaire gagne silencieusement presque tous les pays, y compris les démocraties occidentales». (Lasierra R. et Lauret JC -La torture et les pouvoirs -Éditions Ballano) Là aussi on commence à mépriser l'homme et la femme. Là aussi le pouvoir veut une police forte.

Les idéologies ont leurs inquisiteurs : les policiers, soulignent-ils. Jour après jour, ils établissent des fiches, violent le courrier, écoutent les conversations, organisent des filatures, épient la vie privée de leurs concitoyens, se livrent au chantage. «Leur rôle est bien moins de protéger la société contre de véritables criminels que de contraindre le citoyen à respecter l'ordre abstrait de l'idéologie au pouvoir. Si nous ne voulons pas voir s'instaurer une telle oppression, il faut être vigilant», conseillent les deux auteurs.

La démesure du pouvoir politique inquiète, et bigrement ! On assiste à du jamais vu, à cause du développement accéléré, au cours de la décennie précédente, des technologies de l'information, dont les mégabanques informatisées, et de cette vaste opération de relations publique qu'est la pseudo police communautaire (de proximité ou de quartier) et ses maîtres mots panzer comme la prévention et le sentiment d'insécurité. Auparavant, la police s'immergeait au sein de la société, mais ses activités clandestines n'avaient aucune commune mesure avec ce que nous vivons aujourd'hui.

Je signale que mon enquête dans l'underground policier s'est étalée du début de 1997 jusqu'au milieu de 2003. Alors tout cela était déjà en place bien avant les actes terroristes survenus aux États-Unis le 11 septembre 2001. Sans compter que depuis ces derniers événements, d'autres mesures répressives se sont accumulées sur le dessus de la pile. (Suite demain)

News du mercredi 10 Septembre 2008

Lorsque la police réclame... – ...des pouvoirs spéciaux pour combattre le crime et le terrorisme, ne jamais se précipiter pour les lui accorder. Plus ses pouvoirs sont vastes, plus la possibilité d'abus est grande.

C'est l'un des sujets que développe Julius Grey, avocat québécois défenseur des droits et libertés, dans sa chronique publiée sur le web. Il ajoute aussi que les abus et même les homicides commis par la police ne sont pas rares. Selon lui, 86% des policiers ayant tué obtiennent une exonération. Me Grey fait un tour d'horizon, à la fois bref et complet, sur la problématique policière. À lire sans faute.

France : fichierEDVIGE (suite) – Selon les dernières news, la ministre française de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie s'ouvre à la concertation et manifeste son intention d'inscrire dans une loi toutes les garanties nécessaires aux libertés publiques.

Qui veillera à ce que cette loi soit respectée par la police? La charte des droits et libertés de ce pays n'empêche pas la police en civil d'y porter atteinte régulièrement, et massivement. La même situation prévaut dans tous les pays occidentaux. Les tactiques policières sont les mêmes partout, et l'impunité est assurée : pas-vu-pas-pris. Pourquoi? Parce qu'aucun organisme neutre ne contrôle la police.

La ministre Alliot-Marie a perdu toute crédibilité dans ce dossier. Au début, elle voulait faire adopter le décret sur le fichier EDVIGE sans le publier. N'avait été de la vigilance et l'intervention d'Alex Türk, président de la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL), il ne l'aurait pas été et les Français n'en auraient jamais pris connaissance. Ne l'oublions pas : un décret, sans loi, sans débat au parlement, ce qui est pourtant prévu dans la Déclaration universelle des droits de l'homme. Rien à cacher, dites-vous madame la ministre?

De quoi je me mêle, moi? Pourquoi je m'intéresse à ce dossier? Parce qu'en Occident, les gouvernements ont tendance à s'imiter les uns les autres. On l'a vu dans les technos de l'info en matière de surveillance, qui s'est propagée partout, sous prétexte que tel pays et tel autre l'avaient fait, qu'on devait également se protéger. On a vu aussi tous ces pays, à quelques exceptions près, marcher derrière W. Bush et l'Otan dans leurs décisions liberticides.

Parce que le combat pour une démocratie rénovée, doit s'étendre partout en Occident. À l'heure du net, nous ne sommes plus confiné à notre petit espace nationale. Enfin parce que le temps est venu pour les hommes politiques d'arrêter de trahir leur électorat respectif. Des citoyens qui se font élire sous une bannière et, une fois au pouvoir, font ce qu'ils veulent, c'est-à-dire n'importe quoi.

«il faut dénoncer le chantage à l'insécurité» (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Au milieu des années 1980, Gleizal a effectué une recherche afin de vérifier si «le problème de l'insécurité ne se pose pas désormais sur un terrain socioculturel où elle est une réalité avant d'être une construction idéologique, voire la pièce centrale d'une manipulation politique». (Jean-Jacques Gleizal - Le désordre policier - Presses universitaires de France)

Après avoir analysé notamment les recherches des sociologues Lagrange et Dulong, il en est venu à la conclusion que la dialectique de l'insécurité est développée par la droite. Il explique que la sécurité des gouvernements est celle classique et négative de l'ancienne droite. On fait pencher la balance de telle sorte que le fort reste le fort et domine davantage le faible.

Il dit qu'à vouloir légitimer la police par la sécurité, on risque de la délégitimer définitivement. La sécurité n'est pas seulement une recherche d'accroissement des moyens de police, elle n'est pas tant une réactivation de l'individualisme que la tentative de redéfinir une façon de vivre en société.

Le discours de la droite est avant tout psychologique : il décrit une situation de peur, d'angoisse, d'inquiétude. Le but ultime de la logique sécuritaire, analyse-t-il, est d'établir le consensus de la peur et «de conduire le citoyen jusqu'à la délation». La peur, on le sait, est mobilisatrice de l'opinion publique et ouvre tout grand la porte à la démagogie et à ses conséquences, dont le renforcement du système répressif n'est pas la moindre.

Une fois que la peur s'est installée dans les murs de la Cité (ou du petit village), difficile de convaincre ses citoyens de choisir les libertés contre la sécurité. Le juriste français se fait encore plus précis : alors que la liberté est indissociable de la sécurité, dans l'idéologie sécuritaire, la liberté n'est pas une fin. Pour cette raison, il est donc d'avis qu'«il faut dénoncer le chantage à l'insécurité». (Suite demain)

News du mardi 9 Septembre 2008

Le tango à son meilleurSanta Maria (Del Buen Ayre), à mon avis, l'une des plus belles pièces de tango. Elle se détache nettement du tango classique, un grand pas vers la modernité. Les images de la vidéo (03:31) sont conséquentes.

Au sujet de l'article précédent......Le site de la pétition contre Edvige, auquel je vous réfère, n'est pas toujours accessible. On reçoit le message suivant... Connexion interrompue. La connexion avec le serveur a été réinitialisée pendant le chargement de la page. Veuillez réessayer. On clique sur RÉESSAYER, sans succès.

Alors, je vous en donne l'adresse au complet : http://nonaedvige.ras.eu.org/

France : edvige, un combat plus ardu qu'on penseCe que des organismes et des citoyens dénoncent, en France, la police en civil, peu importe le pays, le fait déjà en cachette, illégalement et clandestinement, à tous les niveaux : municipal, régional, provincial et national. Davantage le cas depuis l'implantation du fameux concept de la police communautaire ou de quartier ou de proximité : le nom du contenant varie, pas le contenu.

Elle cueille quotidiennement une masse considérable de renseignements de toutes sortes sur les citoyens, directement ou indirectement par collabos interposés : petits commerçants et salons de coiffure sont les pires, parce que plus proche du citoyen. Le fichier Edvige n'énumère que quelques uns de ces renseignements : une goute d'eau du verre rempli à ras bord. En réalité, presque tout le monde est fiché dans les mégabanques informatisées de la police. Si chaque citoyen avait accès au sien, il n'en croirait pas ses yeux.

Le mouvement soulevé en France n'en demeure pas moins utile, il conscientise le citoyen. Si l'État français saborde son décret sur le fichier Edvige, alors faudra pas croire que la problématique est réglée, car civils et collabos poursuivront leur beau travail, dans la clandestinité.

Et il en sera ainsi tant et aussi longtemps que le renseignement ne sera pas rigoureusement encadré légalement et qu'un organisme neutre, indépendant de l'État et de la police, ne procèdera pas au grand nettoyage des mégabanques policières. C'est à cette étape que se déroulera la bataille décisive, si jamais elle a lieu. Pour y arriver, les citoyens de l'Occident devront faire front commun. Il y a là toute une solidarité à développer.

François Bayrou (03:12), du MoDem, un parti politique de France
Le décret
sur le fichier Edvige
Amesty International
demande le retrait du fichier Edvige
Site de la pétition : http://nonaedvige.ras.eu.org/

Dessins à voir, illustrant la situation : cliquez dessus pour les agrandir
Edvige fait Fürer!

Avec Edvige, tous fichés (À partir de l'âge de 13 ans)
Edvige est arrivé
(À votre domicile)

PS : Dans les deux premiers paragraphes, les caractères sont ok. Pas dans les suivants, car ils sont trop collés les uns contre les autres. Il en est toujours ainsi lorsque la Sûreté du Québec n'aime un de mes textes. L'un de ses cyberflics intervient toujours pendant que je procède à la mise en ligne vers mon site.

Michelle Obama : Be not afraidJ'écrivais, dans ma news précédente, que l'État est toujours le bénéficiaire de la peur. En milieu policier, on n'est pas sans le savoir. Alors, avec la fameuse prévention, les maîtres-mots panzer et le bouche-à-oreille de la police en civil, on fait en sorte que le citoyen ait peur. Ensuite, les lobbyistes policiers ferment la boucle en affolant les élus pour obtenir davantage de pouvoirs. L'État qui aime bien tenir la population sous sa botte, leur accorde le max qu'il peut se permettre.

Parallèle : les USA, le pays de la peur. Michelle, la conjointe d'Obama, candidat démocrate aux élections présidencielles de novembre, a présenté celui-ci lors d'un meeting politique. Elle a notamment traité de la peur : Vidéo (07:18) Be not afraid. Son propos mérite d'être entendu.

La peur : l'État en est toujours le bénéficiaire – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) La peur de la criminalité menace-t-elle le pluralisme ? L'État et sa police contribuent-il à sa propagation? Le cas échéant, pourquoi ? Prenons connaissance de résultats d'études effectuées par des chercheurs, dont des sociologues.

Jeudy écrit que si la peur fait l'apparente unité d'un corps social, on peut dire que les pouvoirs politiques, au cours de l'histoire des sociétés, n'ont jamais cessé d'y avoir recours pour maintenir une image de cohésion sociale. (Henry-Pierre Jeudy -La panique -Éditions Galilée)

Dans un autre de ses ouvrages, il souligne que les discours sur l'insécurité permanente et multiforme semblent bel et bien faire durer l'idée d'un pouvoir actif à la résoudre... tout en l'entretenant. (Henry-Pierre Jeudy -La peur et les média -Éditions PUF) Il affirme que le repérage de l'agression n'a pas pour effet d'exorciser la violence, mais au contraire de confirmer sa circulation et de la relancer. L'optimalité d'un système de contrôle (NDLR : …contrôle et nettoyage sociaux…) va de pair avec la multiplication des foyers de contagion.

Il explique que les représentations de la sécurité sont simultanément menacées et confortées par l'événement perturbateur qui justifie le fait d'un progrès constant du système de sécurité, d'une lutte incessante dont le bénéficiaire est l'État. L'étatisation, comme processus, s'accomplit alors à l'infini dans la gestion de la vie quotidienne. Par exemple, il ne s'agit pas, pour l'État, d'intercepter la violence terroriste dans son trajet, mais au contraire de la laisser circuler, car elle est aussi la sienne propre.

La peur, phénomène naturel, équilibrant, quoique source de dévastation et de destruction, devient alors figure sociale idéale pour exprimer les modalités des rapports sociaux. Selon Jeudy, «le besoin de sécurité n'est qu'un alibi de l'étatisation, il en a toujours été ainsi». (Suite demain)

News du lundi 8 Septembre 2008

Afghanistan : 97e soldat canadien tué... – ... Il s'agit du sergent Scott Shipway. 7 autres ont été blessés. Ici, au Canada, aucun média ne semble intéressé à interroger la famille d'un soldat tué. Si vous être abattu d'une balle dans la tête, dans une rue de Montréal, possible qu'un as reporter aille chercher les réactions de vos proches : parce que la folie sécuritaire gagne des points dans l'opinion publique. Mais un soldat, non : parce que la guerre de Stephen Harper en Afghanistan en perd. Belle boucle, n'est-ce-pas?

Les soldats blessés non plus. On les cache. Où sont-ils? En Afghanistan, parce que trop estropiés pour être rapatriés? Ou hospitalisés au Canada? On n'en sait rien : pas d'article, pas de photo, pas de vidéo. Rien! Y en a-t-il qui meurent des suites de leurs blessures? On ne le sait pas plus. Si cela se produisait, dans l'hypothèse où cela n'est jamais arrivé, l'armée canadienne l'ajouterait-elle à la liste? Silence complice des médias. Censure aussi. Il y a de l'information qui ne circule pas dans ce pays. Manipulation de l'information et de la population.

En France, Paris Mach a interrogé des Talibans au sujet de l'embuscade du milieu d'août lors de laquelle 10 soldats français sont morts. Pour sa part, France24 a interrogé un soldat qui était sur les lieux et a subi des blessures.

Partage... – ...équitable.

47 pages d'œuvres d'art, 5 vidéos sur chacune... – ...cela donne combien? 235 vidéos haute définition. Un tour d'horizon des galeries d'art les mieux cotées dans le monde : New York, Shanghai, Suisse, Allemagne, Londres, etc.

Les commentaires sont en anglais. Vous ne parlez pas la langue? Pas grave. Ça ne vous empêchera pas de vous remplir les yeux. Il y a de tout, vraiment de quoi voir. Dans le bas, à droite, les pages d'1 à 47.

Il faut défendre le pluralisme – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Partout dans le monde, la peur de la criminalité est à l'origine de ravages sociétaux considérables. En France, à la différence du Québec et du reste du Canada, on a beaucoup étudié les fausses perceptions que le pouvoir politique, la police, de savants criminologues et des journalistes véhiculent au sujet du sentiment d'insécurité. Au point où on a l'embarras du choix des études et bouquins de toutes sortes en traitant.

Les ouvrages consultés disent tous que ce discours de la peur cache autre chose. Quoi ? Une idéologie de droite. Ce qu'il importe de savoir, au départ, c'est qu'une idéologie n'est jamais inoffensive : elle libère ou opprime. (Edgar Morin - Pour sortir du vingtième siècle -Éditions Fernand Nathan)

Important de savoir également que, selon le sociologue Morin, nos sociétés pluralistes contiennent en elles les germes du camp de concentration mais elles ne peuvent institutionnaliser ni développer durablement un tel enfer dans leur propre territoire. Les sociétés pluralistes contiennent et même -par le libéralisme, note-t-il - tolèrent en elles tous les ferments du totalitarisme, mais ceux-ci ne peuvent y dominer précisément parce que ces sociétés sont pluralistes.

Exploitation, domination et asservissement sévissent dans les sociétés pluralistes, mais y rencontrent des contrepoids, des freins, des antagonismes, qui, dans les régimes totalitaires, sont inhibés, détruits, liquidés. Et que l'on comprenne bien, précise Morin : ce ne sont pas ces sociétés qu'il faut défendre, c'est le pluralisme qu'il faut défendre. L'ennemi du pluralisme, c'est le totalitarisme. (Suite demain)

News du dimanche 7 Septembre 2008

France : événement dans le métro – Un concert gratuit, avec foule, de Keziah Jones. Il a un style bien à lui. Au point où il peut se permettre de se présenter sur scène sans autre accompagnement que sa guitare électrique. Il communique bien son énergie à l'instrument. Et de l'énergie, il en a en quantité.

Dans d'autres vidéos plus bas, vous allez voir les spectateurs assurer la cadence en tapant des mains, Jones tout fin seul devant eux, assis sur un tabouret. Avec lui, pas besoin d'effets spéciaux non plus. Ce qui n'est pas donné à tout le monde. Je le connaissais pas, l'ai découvert ce matin. Je trouve qu'il a beaucoup d'allure.

Pour lui, Rythm is love (05:18)
Beautiful Emilie
(03:30)
Jazz : Kpafuca (03:53)

Les Canadiens iront aux urnes le 14 octobre

10H04 – Lisez l'article sur cyberpresse.

Coup fumant...

09H34 – ... du journaliste Olivier Bonnet de come4news. Il a débusqué et fait enquête sur un lobbyiste de profession, aujourd'hui déguisé en député du parti de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), à l'Assemblée nationale de France : Frédéric Lefebvre, un soldat de Sarkozy.

De ce temps-ci, il mène une campagne (de marketing?) en faveur du fichier Edvige, cette très grave atteinte à la démocratie dont j'ai parlé il y a quelques jours. Le journaliste Bonnet passe au crible le cheminement de l'«insupportable porte-flingue».

PS : Ce député est plus près de la police que du citoyen. Croisons les doigts en espérant que bientôt un journaliste français dénichera l'un des lobbyistes policiers qui ont pour mission d'influencer des ministres afin qu'ils instaurent l'État Policier. La France étant déjà un Étau Policier, ne reste plus que quelques pas à franchir.

Dg de la SQ : non à une police des polices – Selon le nouveau directeur général (dg) de la Sûreté du Québec (SQ), Richard Deschesnes, un corps policier peut sans problème enquêter sur un autre lorsque la nécessité s'impose. Les enquêteurs sont des professionnels, précise le dg, ils agissent de la même façon peu importe le dossier qui leur est confié.

PS : Professionnels, les enquêteurs? Je recommande fortement au dg de lire la Rapport de la Commission Poitras sur les illégalités de la SQ : 5 volumes, au-delà de 2 770 pages et 2 CD. Et ce n'est pas le seul rapport en l'espèce. Cela étant, il est plutôt mal placé pour parler des problèmes que connaitrait la police des polices de l'Ontario. Si les élus et citoyens jugent nécessaire une telle escouade, le haut fonctionnaire Deschesnes devra se soumettre ou se démettre.

Pris dans un piège à con... – Le Français Ridan, un compositeur-interprète qui a de l'étoffe. En tout cas, sa chanson Pauvre Con (03:44) illustre un ras-le-bol évident. Comment se sortir de ce piège?

Pas le choix, faut participer au débat public, ou en en lançant un ou plusieurs. De la pensée unique, nous sommes passés à la déclinaison unique. C'est qu'elle étend désormais ses tentacules presque partout, cette pensée malsaine. Grand besoin d'air frais, d'idées neuves.

Découvrez davantage Ridan, allez sur son site.

Qui osera rompre le silence? – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Tout cela étant, il faudra désormais examiner à la loupe toutes ces études et sondages qui rebondissent de temps à autre dans les médias, annonçant l'arrivée appréhendée de l'apocalypse. Seule façon d'endiguer le discours de l'insécurité.

Revenons à la charge, car l'affaire est trop sérieuse pour ne pas insister. Pourquoi ne va-t-on jamais jusqu'aux racines profondes de l'insécurité? Pourquoi les sondages québécois, entre autres endroits de la planète, ne comparent jamais la violence criminelle aux autres violences de la vie? Pourquoi cela n'a-t-il jamais été fait jusqu'à ce jour? Les dirigeants des maisons de sondage et des médias craignent-ils les conséquences politiques?

On peut penser que si les Québécois apprenaient qu'ils ont davantage peur du chômage, de la pauvreté, de la maladie, de la violence institutionnelle, etc. que de la violence générée par la criminalité, ils pourraient sans doute s'interroger sur l'opportunité d'une police omniprésente. En venir même à se demander s'ils ne font l'objet d'une manipulation politique. Qui osera rompre ce silence?

Pendant ce temps, dirigeants politiques et corps policiers disent et répètent sur tous les toits et dans tous les médias que le sentiment d'insécurité dont souffre la population est attribuable (exclusivement) à la délinquance et à la grande criminalité. La situation les préoccupe à ce point qu'ils lui ont fait avaler ce cobra qu'est la pseudo police communautaire (de proximité ou de quartier), afin, lui ont-ils seriné, de la «protéger» et la «rassurer».

Les slogans tiennent encore lieu d'analyse. Il faut en finir avec cette sorte de musique de fond permanente. L'absence d'un contre discours au discours officiel n'est pas seulement troublante, elle est éminemment dangereuse pour la démocratie. Car elle ouvre la porte à toujours plus d'excès policiers de toutes natures, et de moins en moins de droits fondamentaux et de présomption d'innocence. (Suite demain)

News du samedi 6 Septembre 2008

Préconiser le contrôle de la police par des citoyens......est-ce suffisant pour qu'un site soit identifié comme étant malveillant?

Je m'explique. Cet après-midi, je tombe par hasard sur l'adresse d'un site (http://altus.org). Je clique, un panneau s'affiche : Site malveillant! On m'explique qu'il a été bloqué sur la base de mes préférences de sécurité. En bas du panneau, clic sur POURQUOI CE SITE A-T-IL ÉTÉ BLOQUÉ? Google m'informe qu'il peut endommager mon ordi. Je fais fi de l'avertissement et choisis IGNORER CET AVERTISSEMENT.

Je découvre un site au desing sobre et impeccable, articulé aussi et bien documenté. Il porte sur la responsabilité des services de police et la qualité du contrôle. Une date y est indiquée : 19-21 octobre 2005, Ministère des Affaires étrangères, La Haye, Pays-Bas.

Colonne de gauche, en hyperliens : Contenu de la conférence et Documentation. On y explique que Altus est une alliance globale œuvrant sur cinq continents et dans une approche multiculturelle pour améliorer l'action de la justice et la sûreté publique. Qu'il réunit six organisations bien établies et plus de 200 professionnels œuvrant dans différentes langues, cultures et traditions juridiques, et les rassemble en une puissante alliance globale pour la justice.

Colonne de droite, le menu, entre autres : Indicateurs de justice, La justice de près, Programme altus, outils de recherche... Je vais sur OUTILS DE RECHERCHE. (À chaque fois que je cliquerez quelque part, le panneau reviendra : Site malveillant!) Dans le menu, j'opte pour POLICE DÉMOCRATIQUE : BIBLIOGRAPHIE.

Colonne de droite, un texte... La surveillance citoyenne est le fait, pour des personnes extérieures à la police, de responsabiliser les forces de police pour leurs actes, leur organisation et les règles qu'elles appliquent. Ce type de surveillance indépendante peut être un moyen efficace de mettre à jour, d'examiner et de résoudre les doléances (plaintes) dont la police est l'objet ; de développer la confiance de la population dans les services de police ; et d'accomplir l'idéal démocratique d'un certain contrôle citoyen sur l'État.

Après avoir naviguer sans problème sur le site, je tape son adresse dans une fenêtre de Google. Avertissement : ce site risque d'endommager votre ordi. Sous cette ligne, je lis : Altus bénéficie du soutien de la Fondation Ford, la Fondation John D et Catherie T. MacArthur.

Il y a quelques mois, j'ai vérifié si mon site (www.etaupolicier.com) était bien référencé sur le moteur de recherche Google. Au deuxième tag, l'adresse s'est affichée. J'ai cliqué sur EN CACHE. À ma grande surprise, on identifiait mon site comme étant peut-être malveillant. J'ai porté plainte et les correction ont été apportées.

Mon site aussi préconise le contrôle de la police par un organisme neutre composé de citoyens. Quelle conclusion doit-on tirer de ces deux coïncidences?

Si l'alpinisme vous intéresse......que penseriez-vous d'une entrevue (01H34) avec le Suisse Erhard Loretan? Il est le troisième de la planète à avoir escaladé les 14 sommets de plus de 8 000 mètres, dont l'Everest, l'Annapurna et le K2. Aucune montagne ne semble lui résister.

L'entrevue est entrecoupée de vidéos tournées lors de quelques uns de ses autres exploits, notamment la descente à skis d'une montagne. Un sportif qui n'a pas froid aux yeux.

Mattafix......et son soutien au peuple du Darfour : Living Darfur. Clip tourné dans des camps de réfugiés ayant fuient la guerre civile. Ça capacité d'expression vient nous chercher, émeut !

Quelque part en Tunisie... – ...marché en plein air ensoleillé, des visages, la route, le temps s'assombrit, des silhouettes et couleurs sombres annonçant l'orage. En arrière plan, le mixage arabe et occidental du musicien tunisien Anouar Brahem. Le tout exprime une ambiance différente de ce qu'on voit habituellement dans des vidéos (03:52) du genre.

La force de l'intolérable nous menace tous – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Johanne Gauthier, du Ministère québécois de la Santé et des Services sociaux, traitant implicitement de l'éclatement de la société, écrit que certaines images s'imposent lorsqu'on évoque le phénomène de la solitude. (Traité des problèmes sociaux -Institut québécois de recherche sur la culture -Ouvrage collectif sous la direction de Fernand Dumont, Simon Langlois et Yves Martin, 1 164 pages, 1994)

On pense alors à la vie urbaine ; à la division entre la vie privée et la vie publique ; à l'individualisme ; à l'enfermement ; à toutes les formes de divisions du travail, des sexes, des âges, des ethnies ; aux clientèles de la politique sociale de l'État providence (personnes âgées, jeunes, personnes handicapées, assistés sociaux, femmes monoparentales, sans-abri, etc.). La solitude est à l'opposé de la condition humaine de la pluralité, la sociabilité vraie et la possibilité d'action.

Michelle Perrot, historienne française, dit que les sociologues Robert Castel et Michel Wieviorka montrent avec pertinence comment «l'horreur économique», le chômage de longue durée, l'absence de projet d'avenir engendrent la dissolution du lien social, les crises identitaires et leurs peurs de toutes sortes qu'il est si facile de cristalliser sur l'autre (L'intolérance -Éditions Grasset -Ce livre rassemble les textes d'écrivains, de philosophes, d'historiens et de journalistes qui participaient au Forum international sur l'Intolérance en mars 1997, à La Sorbonne, dont Elie Weisel, Paul Ricoeur, Jacqueline de Romilly, Umberto Eco, Jacques Le Goff, Wole Soyinka, Jorge Semprun...) : l'immigré, l'étranger, fantasmés comme figures de l'intolérable.

Ils affirment aussi, enchaîne Perrot, qu'il ne s'agit pas d'une crise conjoncturelle passagère, mais de problèmes structurels fondamentaux. Et sans doute l'analyse, indispensable, ne suffit pas plus que le cri, nécessaire, qui appelle l'un et l'autre à l'action politique décisive. Mais parce que la Cité est l'affaire de tous, il faut rappeler la force de l'intolérable qui nous menace et qui nous requiert aujourd'hui. (Suite demain)

News du vendredi 5 Septembre 2008

Paris accueille Tanguera......Une comédie musicale argentine de Daniel Barenboïm. La célébration du Tango. J'ai un faible pour cette danse contacte envoutante (dont je ne possède pas l'abc)... Les femmes sont belles, provocantes, attaquent de la cuisse, les hommes de même. S'en dégage une belle sensualité.

J'éprouve aussi beaucoup de respect pour le peuple argentin, un peuple fier, qui sait réagir lorsque ses dirigeants dépassent les bornes. Ce n'est pas long qu'il occupe massivement la rue et manifeste bruyamment son désaccord, sa révolte. On l'a vu au début des années 2000 lorsque le système économique a sombré corps et biens. Un peuple courageux.

Vidéo : cliquez sur l'image TANGUERA
Lisez l'article
de france2 : deux autres vidéos, colonne de droite

Le monde marche ou crèveUn brassage d'idées sur le monde actuel et ce qu'il devrait être. En bref... Crise à la fois environnementale, sociale, politique et touchant tous les humains. Notre société a sombré dans la démesure, intoxiquée par la croissance. Ou colonisée mentalement par la pub, le crédit : aux USA, on vit aujourd'hui avec ce qu'on gagnera en 2010.

Monde à l'envers, pays du Sud aidant ceux du Nord : avec moins de 20% de la population mondiale, nous nous approprions de 86% des richesses naturelles. Trop de souffrance (mortalité, faim, sida) dans ce monde. Plein de gens sont vraiment dans la merde. Société bloquée, nécessité de sortir de l'imaginaire actuelle et en créer un autre.

C'est-à-dire sortir du capitalisme et de sa croissance, changer les rapports avec la production. Développer simultanément en sens critique sur toutes formes de production et de pouvoir. Produire moins, produire mieux. Partager le gâteau. Donner un sens à la vie, plus proche des humains.

Vidéo (59:59) intitulée : Simplicité volontaire et décroissance.

On se regarde vivre comme dans un musée – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Ce peut être également de l'intolérance générée par l'isolement. Dans un article, la Revue Notre-Dame souligne que plus nous renonçons à saisir les événements, plus ils s'accélèrent, et plus nous sommes placés en retrait de la réalité. (Revue Notre-Dame de septembre 1999)

C'est ainsi qu'on en vient à perdre complètement de vue le potentiel de changement que représente la participation démocratique, l'exercice de la citoyenneté. L'illisibilité du monde entraîne aussi la peur, spécifie son auteur. Et quand les citoyens ont peur des soubresauts d'un monde qui leur échappe, quand la confiance dans les dirigeants s'effrite, la meilleure chose à faire, c'est de rentrer dans son petit nid. On a alors tendance à se recroqueviller.

Cependant, il y a un risque à déserter la place publique, nous avertit l'auteur. Celui de se retrouver devant une société éclatée où l'on est moins de son pays ou de sa région que de sa ville, moins de sa ville que de son quartier, moins de son quartier que de sa bande, sa tribu, sa race, sa couleur, sa religion, sa secte. De plus, le repliement sur soi engendre généralement la peur de l'autre, de l'étranger. On se regarde vivre comme dans un musée. Dans la rue surtout, au travail, beaucoup au resto et dans les commerces.

Selon le Français Guy Gilbert, «il faut se battre contre l'esprit de caste qui favorise fermeture et rejet dans tous les domaines. (Guy Gilbert -Des jeunes y entrent, des fauves en sortent -Éditions Stock, 1982) Une famille repliée sur un bonheur égoïste porte en germe toutes les intolérances, tous les racismes. On s'étonne du racisme en France. C'est dans les familles fermées sur elles-mêmes qu'il trouve son meilleur terreau.» (Suite demain)

News du jeudi 4 Septembre 2008

Quelle est l'espérance de vie... – ...dans le pays où vous habitez? Sur le site de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), on vous le dira. Dans l'abécédaire s'affichant, cliquez sur la lettre correspondant à la première de celles du nom de votre pays.

Profitez-en pour prendre connaissance du Rapport 2008 de l'OMS traitant des inégalités, qui «tuent à grande échelle».

Fichier Edvige : dérapage de la France de Sarkozy...... il dépasse l'entendement, au sein d'une démocratie s'entend. Participer à une manif suffira pour être désigné comme étant quelqu'un à surveiller, donc à ficher. Et ce n'est là qu'un exemple parmi un tas d'autres.

Libération a interrogé Hélène Franco, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature. Elle décortique en long et en large la folie sécuritaire de la police. Dans la colonne de gauche, d'autres textes à lire SUR LE MÊME SUJET.

Nouvelle version......des premiers pas sur la lune de Neil Armstrong, responsable de la mission Apollo 11, en 1969.

Autre vidéo inusitée : le banquet des géants.

Peurs : araignées, souris, noirceur, eau, feu, étrangers... – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Les deux psychiatres soutiennent que pendant trop longtemps la psychologie s'est intéressée à l'inconscient, au passé, aux fantasmes, aux refoulements, aux désirs. Peut-être est-il temps de considérer aussi l'interface de l'individu avec son environnement social. À l'évidence, l'être humain n'est pas seulement confronté à lui-même.

La solution? La thérapie ou l'intervention de l'entourage. Le thérapeute aidera son patient à affronter les situations qu'il redoute en développant son savoir-faire relationnel, en lui apprenant à contrôler ses pensées excessivement négatives, à ne pas fuir et mieux communiquer. En outre, un individu peut très bien s'en sortir seul. Il lui suffit de s'habituer progressivement à affronter les situations redoutées. Du reste, nombre de personnes que les psy ne verront jamais ont réglé leur anxiété sociale d'elles-mêmes ou avec l'aide de proches.

Les auteurs ne le spécifient pas, cependant il est patent qu'on n'aide pas l'anxieux social à s'en sortir quand on répond à ses peurs en le surprotégeant. Surprotéger, c'est entretenir et même amplifier ses peurs. C'est aussi, et surtout, maintenir une personne dans un état de dépendance et de... contrôle. La surprotection infantilise, castre. Sous prétexte de protéger, on domine l'autre. La femme est l'une des espèces les mieux protégées. C'est ce que font admirablement bien pouvoir, police et féministes de droite.

Ne s'agit pas d'être inhumain, la compréhension s'impose. Il faut les aider à vaincre leurs peurs irraisonnées, en n'oubliant pas qu'ils doivent aussi s'aider eux-mêmes. La peur n'est pas toujours ni seulement générée par les autres, elle peut l'être aussi par soi-même. Beaucoup de gens, avides d'émotions fortes, risquent de développer de l'anxiété. Parmi eux, s'en trouve-t-il qui se gavent de violence le soir, à la télé ?

Chose certaine, ils ont une part de responsabilité. Parce que sans liens sociaux réussis avec ses semblables, comment espérer redevenir soi-même ? se demandent André et Légeron.On le voit, ces gens n'ont pas besoin d'une omniprésence policière. Que font les CLSC, entre autres organismes gouvernementaux, pour socialiser les personnes âgées et les femmes ?

Peur maladive des araignées, des souris, de l'ascenseur, peur de la noirceur, peur de l'eau, peur du feu, peur de l'étranger, etc. Pourquoi la peur injustifiée de la criminalité bénéficierait-elle d'un traitement différent ? On ne va pas empêcher d'honnêtes citoyens de circuler dans l'espace public parce que des gens en ont peur sans aucune raison. (Suite demain)

News du mercredi 3 Septembre 2008

Afghanistan : 3 autres soldats canadiens tuésTous au début de la vingtaine. Cinq autres ont été blessés, dont l'un est dans état critique. Ce qui porte le nombre de victimes à 96, depuis l'engagement du Canada dans ce pays, en 2002.

La France citoyenne... – ... risque de gronder si le gouvernement Sarkozy n'abolit pas le fichier EDVIGE (Lisez ma news du 2 septembre, 04H12 : Fichier+ADN : la France de Sarkozy dérape). La mobilisation s'amplifie. Ce matin, Le Monde, dans sa page éditoriale, dit NON À EDVIGE. Dans cette même page d'infofrance2 où je vous suggère d'aller, on sent une certaine fébrilité : plus de 700 organisations, syndicats, partis, associations réclament son abolition...

Même si on habite pas dans ce pays, c'est un dossier à suivre de près. Une atteinte aussi grave à la démocratie concerne tous les citoyens de l'Occident, car elle peut être copiée-collée par nos élus respectifs.

De toute évidence, les lobbyistes policiers ont réussi à transmettre leur folie sécuritaire à la ministre française de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie. Prenez connaissance de la démesure des catastrophés, lisez au complet le décret du fichier EDVIGE sur le site legifrance.

We Feed the World – Un documentaire sur ceux qui ont le ventre plein, et ceux du tiers monde. Son auteur, Erwin Wagenhofer, nous montre le vrai visage du capitalisme agroalimentaire.

Vidéo 1 (19:21) – Les vidéos sont toutes sous titrées en français.
Des paysans abandonnent l'agriculture : pas les moyens d'embaucher de la main-d'œuvre. Un intervenant relate qu'il a dû multiplier la taille de sa ferme par six pour joindre les deux bouts.

Vidéo 2 (19:40)
Jean Zeigler, Rapporteur spécial auprès de l'ONU sur le droit à l'alimentation, explique l'absurdité de la situation des marchés agraires. Les pays riches, pour produire et exporter, subventionnent leur agriculture : 349 milliards de dollars, pour la seule année de 2005. Conséquences : dumping, destruction de l'économie agraire dans l'hémisphère Sud. Ainsi, à Dakar, au Sénégal, le plus grand marché agraire d'Afrique de l'Ouest vend les légumes venant de l'Occident au tiers du prix local. Même en travaillant 18 heures par jour, le paysan sénégalais n'a aucune chance.

Vidéo 3 (19:40)
L'agriculture en Roumanie : petite charrette de campagne tirée par un cheval versus la voiture climatisée à quatre roues motrices. Deux mondes aussi en matière de semences : les naturelles versus les hybrides, qui coûtent cher et qu'on peut semer une seule fois. Hybrides, produits jetables. Intervention de Jean Zeigler de l'ONU :
Toutes les 5 secondes, un enfant meurt de faim. L'agriculture peut, à l'heure actuelle, nourrir 12 milliards d'individus. Autrement dit, chaque enfants qui, aujourd'hui, meurt de faim est, en fait, selon Zeigler, assassiné. Étape suivante : le Brésil où la faim, et la mort, sévit. L'Amazonie défrichée en partie et envahit par les plantations du soya, destiné à l'exportation.

Vidéo 4 (19:40)
Le Brésil est l'un des pays agraires les plus riches et le plus grand producteur et exportateur de soya au monde : 25% de sa population crèverait de faim. Ce cas, dit un intervenant sur le terrain, démontre le dysfonctionnement qu'on pratique ici et dans le monde.

Vidéo 5 (17:15)
Visite d'un incubateur, en Autriche. Des poussins brassés pas mal fort. Rationalisation poussée au max. Ensuite, une sortie en règle de Jean Zeigler de l'ONU. Le libre-échange est un mensonge. Seul domine la loi du plus fort. En 2005, 52% du produit mondial brut, autrement dit la richesse produite en un an dans le monde, a été contrôlé par 500 multinationales. Chacune est chapeauté d'un président qui, s'il n'obtient pas des profits astronomiques, sera éjecté par les actionnaires. D'après Zeigler, la maximisation des profits est la stratégie meurtrière des hiérarchies des multinationales. À la fin de ce documentaire, entrevue avec Peter Brabeck, président de Nestlé, le plus grand groupe alimentaire de la planète.

Les anxieux sociaux sont-ils nombreux? – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Jeudy, un autre auteur, nous fait part de ce témoignage d'une secrétaire (Henry-Pierre Jeudy -La peur et les média -Éditions PUF) : «J'ai vu une fois un Arabe qui était un peu saoul dans le métro. Il parlait tout seul et j'ai vu une femme qui faisait comme si elle était agressée par lui, d'une manière hystérique. Elle criait : "N'approchez pas, ne me touchez pas !" C'était affreux, elle voulait le faire descendre, alors qu'il ne lui faisait rien. Les gens ont réagi, ils ont pris la défense du type.»

Y a-t-il beaucoup d'anxieux sociaux au Québec ? Je l'ignore. Les deux psychiatres André et Légeron rapportent qu'en France, la phobie sociale, dans ses formes complètes et moins complètes quoique invalidantes, touche entre 2 et 4% de la population. (André et Légeron citent Lepine J-P - Aspects épidémiologiques actuels des phobies sociales -Journal de thérapie comportementale et cognitive - 1994)

Sur 55 millions de Français, l'équivalent d'une ville comme Lyon ou Marseille, selon eux. Alors que la plupart des troubles anxieux (agoraphobie, attaques de panique, anxiété généralisée) touchent deux fois plus de femmes que d'hommes, l'anxiété sociale affecterait les deux sexes à part presque égale.

En ce qui touche les États-Unis, ils citent une étude démontrant que plus de 10% de cette population souffre d'anxiété sociale. (Kesseler RC et coll. -Lifetime and 12-month prevalence of DSM-III-R psychiatric disorders in the United States -Archives of General Psychiatry -1994) À 300 millions d'Américains, chiffre de 2006, cela donne très exactement 30 millions. Cette maladie représenterait la troisième pathologie mentale, après la dépression et l'alcoolisme. (Suite demain)

News du mardi 2 Septembre 2008

Fichier + ADN : la France de Sarkozy dérape – Que ses citoyens se désolant de la situation se consolent. Ils ne sont pas les seuls occidentaux à subir la folie sécuritaire de leurs dirigeants, notamment ceux du Canada aussi, mon pays. Ici, il n'a pas encore été question du genre de fichiers dont on va traiter dans cet article, mais il n'est pas dit que nous en sommes à l'abri. D'où la nécessité de connaître la démesure dont on fait preuve sous d'autres cieux, pour mieux s'en prémunir.

Cette folie sécuritaire, n'en doutez surtout pas, émane directement de la police. C'est elle qui affole les ministres de l'Intérieur (ou de la Sécurité publique, la dénomination de la fonction variant d'un pays à l'autre), avec ses scénarios catastrophistes, lorsqu'elle les rencontre en catimini : on ne l'y voit jamais en présence d'un ministre.

De leur côté, ces ministres ne disent jamais que le renforcement de la loi leur est fortement recommandé par des fonctionnaires gradés de la police. Tout se décide derrière des portes closes, sans témoin.

Les élus, on ne le répètera jamais assez, sont à l'image de la quasi totalité de la population : ils ne connaissent strictement rien en matière policière. C'est le cas de la ministre française de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, de celui du Canada, Stockwell Day, du Québec aussi, Jacques Dupuis : même si ce dernier est un avocat criminaliste de profession, il ignore tout de l'underground policier.

Cela écrit, abordons la problématique du fichage. Un slogan qu'on voit souvent sur le web : on fiche vos enfants, ne vous en fichez pas. De quoi s'agit-il exactement? En juin dernier, décret de l'État français permettant le traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé EDVIGE.

Désormais, des enfants de 13 ans n'ayant commis aucun acte criminel sont fichés par la police. Elle cible ceux qu'elle étiquette d'avance comme de futurs délinquants hypothétiques. (NDLR : Le politiquement incorrect et l'insoumission oula révolte seront inévitablement pris en ligne de compte) Le soupçon préventif suffit à justifier le fichage. Lisez l'article de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FPCE).

Cette nouvelle mesure vient s'ajouter au fait que le système de l'éducation français possède déjà beaucoup d'infos sur les élèves, ainsi qu'en témoigne dans une vidéo (23:14 – Nous ne sommes pas un numéro) Françoise Dumont de la Ligue des droits de l'homme, section Toulon (LDH). Elle est d'opinion que l'objectif du fichage généralisé manifeste une volonté (politique) de le banaliser. Si d'autres éléments étaient ajoutés éventuellement à la liste, le citoyen se dirait : Un de plus ou un de moins, ça change quoi, ils sont déjà fichés?

Je signale enfin qu'une pétition contre EDVIGE circule sur le web. Et qu'à la fin d'août, une dizaine d'associations devaient déposer devant le Conseil d'État un recours contre de décret de juin : un peu plus bas dans la page s'affichant.

Le fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) est aussi important que celui qu'on vient de voir. Créé en 1998, le FNAEG visait strictement les délinquants sexuels et les personnes condamnées pour violence.

Depuis, on en a élargi l'application. Le graffiteur, le colleur d'affiches, le militant fauchant des OMG et autres peuvent être sommés de se soumettre à un prélèvement d'ADN. Il y a des cas. Sur le site suivant, on en signale un, au centre de la page s'affichant. Dans la colonne de gauche, prenez connaissance des procès pour refus de prélèvement d'ADN. Fermons la boucle avec cette première manif contre l'ADN (vidéo de 07:11 – Touche pas à mon ADN) qui a eu lieu l'an dernier, au Zénith de Paris.

L'anxieux social évite les situations angoissantes – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) À quels signes reconnaît-on la phobie sociale ? André et Légeron : la personne évitant les autres souffre d'une sensibilité excessive au regard d'autrui. Elle a une peur persistante d'une ou plusieurs situations. Elle les évite donc ou éprouve une anxiété intense à leur approche.

Elle bat sans cesse en retraite dès que le regard d'autrui se pose sur elle : «Courage, fuyons !» Certaines rencontres, certains contextes, s'avèrent ainsi, dépendant des personnes et des moments, déstabilisants. «Le plus souvent sans raison évidente, sans qu'il existe une menace apparente ou un danger quelconque.» Les auteurs étoffent leurs propos d'un cas, un Français se prénommant Loïc.

Celui-ci s'est construit une vie lui permettant d'éviter les situations angoissantes : «Notre maison était comme un petit monde clos, hermétiquement isolé de l'extérieur, raconte-t-il. (...) Le moindre coup de sonnette déclenchait d'ailleurs un vrai branle-bas de combat : tout le monde devait observer le silence, pendant qu'un des parents allait sur la pointe des pieds observer qui était l'intrus et s'il était nécessaire de lui ouvrir la porte. (...) J'ai toujours une vague inquiétude devant les sonneries, de la porte d'entrée ou du téléphone, comme si un danger pouvait survenir et me prendre au dépourvu.»

Pas de relations de voisinage non plus, «sources d'embrouille», selon Loïc. «De toute façon, je suis fatigué le soir et le week-end, j'ai envie de me reposer tranquillement en famille, pas de voir des gens.» Les deux psychiatres notent qu'il trouvait toujours une bonne raison pour expliquer sa façon de se tenir à l'écart des contacts sociaux. (Suite demain)

News du lundi 1 Septembre 2008

Jeune création 2008 – Une centaine de jeunes artistes exposent leurs œuvres. Plus bas, dans la page s'affichant, cliquez sur le nom de l'un d'eux et découvrez son monde.

Liberté, égalité, fraternité... – ... quelle chance d'habiter la France, chante un rappeur non identifié, pendant qu'un caricaturiste illustre ses paroles.

J'ajoute : quelle chance d'habiter le Canada, et la province de Québec. Nous sommes sécurisés et aseptisés à l'os, rien ne peut nous arriver. Merci à tous ceux qui ne veulent que notre bien, et... qui l'ont eu.

La douceur de la nuit... – .... et Les Moulins de Mon Coeur, bel amalgame : le plaisant et le tendre. Qui ne se souvient pas de cette création musicale de Michel Legrand? L'interprète est un pianiste dont j'ignore malheureusement le nom. Quelle injustice, il joue si bien! Pas de vidéo, seulement le son des notes. On appelle ça un mp3.

Insécurité et anxiété sociale – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) La peur des autres est l'un des éléments à l'origine du sentiment d'insécurité dont on ne peut pas ne pas tenir compte, et pourtant on n'en traite jamais. Médecins et psychologues l'identifient sous le nom d' «anxiété sociale». (Christophe André et Patrick Légeron - La peur des autres -Éditions Odile Jacob)

Suivant les psychiatres André et Légeron, elle est liée au regard que les autres portent sur nous et représente une entrave au bon déroulement des rapports humains dans tous les domaines. Pour ressentir l'anxiété sociale, il faut être en présence de quelqu'un. Les deux psychiatres ont ce trait d'humour : «Sur son île, Robinson Crusoé n'a jamais connu cette émotion pénible... du moins jusqu'à l'arrivée de Vendredi.» L'anxieux social, on le devine, n'est pas particulièrement sociable.

Les anxieux sociaux souffrent d'une hypertrophie du système de défense : perception exagérée de risques d'agression (système anti-prédateur), de la notion de territoire d'autrui et de menace en cas de pénétration dans ce territoire et d'une sensibilité excessive aux rapports de dominance.

Ils ont aussi des difficultés à identifier et intégrer des signaux rassurants dans leur environnement, à développer des liens d'attachement, d'être sécurisés par les rituels de connivence. D'après les deux auteurs, l'expression «l'homme est un loup pour l'homme» résume bien, dans le développement de la pathologie, les schémas de danger présents dans l'anxiété sociale.

Souvent, ils fonctionnent en anticipant rencontres et événements. «On évite ce qu'on redoute, et plus on l'évite, plus on le redoute», analysent-ils. Chez l'anxieux social, «les cognitions anticipatoires s'agencent systématiquement dans le cadre de véritables scénarios catastrophes à l'intérieur desquels s'enchaînent les pires hypothèses». (Suite demain)