News du mardi 30 Septembre 2008
■ Un
artiste... – ... spécialisé
dans une forme d'art jamais
vue : plus bas dans la page s'affichant, sous VIDEO-BOX. Il crée
des sculptures en plaçant en équilibre des pierres les
unes sur les autres. Étonnant, vraiment, de voir de très
grosses soutenues par de toutes petites, en quasi déséquilibres,
sans tomber.
Dans la même colonne, vous trouverez des trucs
susceptibles de vous intéresser. En fait, toute cette page
donne accès à d'autres pages. À explorer.
■ Les
130 chats d'une madame – Parions que vous aimez beaucoup les minous, mais pas à ce
point. Tout de même, ça se passe en Sibérie,
où les hivers sont longs et rigoureux, et il s'agit de chats
errants. Pas sûr qu'ils survivraient tous.
■ Afghanistan
: Harper réduit au silence les militaires – Surtout
en ce qui touche les coûts de la guerre, signale Alec
Castonguay du quotidien Le Devoir. Ce contrôle politique,
ajoute-t-il, a été renforcé pendant la campagne
électorale en cours présentement au Canada. Des militaires et fonctionnaires parlent
de«censure»et
de«contrôles
abusifs de l'information».
■ Québec
: présence disproportionnée de Noirs en prison – Ronald Boisrond le
démontre dans son documentaire : La couleur du temps. Il
s'interroge sur le pourquoi cette surreprésentation? «Au
début des années 80, aucun détenu de race noir
ne se trouvait à la prison de
Bordeaux. Aujourd'hui, ils représentent près de 40% de
la clientèle carcérale dans cette cette prison, alors
qu'ils comptent pour 1% de la population québécoise»,
commente-t-il dans son film.
Article de Sira
Chayer sur Canoë
Article de Jeanne
Corriveau du quotidien Le Devoir
Extrait
du film (04:26) sur Canoë
■ Sondages
où on souffle la réponse – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
On peut faire dire
n'importe quoi aux citoyens sondés. Ainsi ce cas loufoque.
Dans La Presse Libérale de mars 2002, le journal interne des
militants fédéraux libéraux, le sondeur officiel
de ce parti politique, Michael Marzolini, condamnait la «mauvaise
habitude»
des médias de publier des sondages portant sur l'avenir du
premier ministre Jean Chrétien, estimant que les résultats
ne valent pas plus que le papier sur lequel ils sont imprimés.
(Alexandre Robillard -La Presse du 11
mars 2002) «Une
telle question était injuste, déséquilibrée
et ne pouvait que susciter des réponses désinvoltes et
irréfléchies qui donnent des résultats défiant
toute interprétation sérieuse»,
soutenait-il.
Il
relatait avoir réalisé intentionnellement un sondage
bidon auprès de 1 000 Canadiens au sujet de son cousin Charles
Williamson, un ingénieur de formation qui n'a jamais fait de
politique. À la question «Pensez-vous
que l'honorable Charles Williamson, ministre d'État à
l'Intégration économique, devrait démissionner?»,
73% des sondés avaient répondu «OUI!».
Lorsqu'un
sondage est orienté, ça s'appelle souffler la réponse.
Et, dans le cas nous préoccupant,
ce n'est pas le seul aspect du problème. La satisfaction de la
population à l'endroit de la police est étroitement
liée au sentiment de sécurité ou d'insécurité.
Évaluer ce sentiment est un exercice complexe, comme nous
allons le voir.
Mathieu
écrit que le sentiment d'insécurité est un
domaine «extraordinairement difficile à
manier», si l'on veut le faire
honnêtement. (Jean-Luc Mathieu -L'insécurité -Éditions Que sais-je?) Parce qu'on mesure un
sentiment, qui plus est, très synthétique, se
distinguant d'un fait objectif et que nombre de facteurs influent sur
les réponses. Une déontologie stricte s'impose si l'on
veut éviter de manipuler l'opinion publique ce qui est, au
contraire, l'objectif même de certains hommes politiques et
organes de presse, signale l'auteur, en se référant
probablement aux mœurs politiques de son pays, la France, qui sont
de fait universelles. (Suite demain)
News du lundi 29 Septembre 2008
■ Canada
: Harper réagit au NON des sénateurs USA – Le Premier
ministre canadien Stephen Harper a déclaré aujourd'hui
lundi qu'il ne prévoyait pas pour l'instant de venir en aide
au secteur financier canadien mais qu'il n'hésiterait pas à
le faire, en légiférant, si le besoin s'en faisait
sentir. Lisez l'article de cyberpresse.
PS : Il aura fallu le NON
de la Chambre des représentants américains au plan de
sauvetage de 700 milliards de Bush pour qu'Harper consente enfin à
se mouiller un peu les pieds. Jusqu'à présent, il les
avait gardés bien au sec, répétant que les
paramètres fondamentaux de l'économie canadienne sont
bons. Se permettant même d'accuser, récemment, ses
adversaires politiques de vouloir une récession afin
d'«atteindre leurs objectifs électoraux».
Tous les politiciens font de la politique, Harper comme les autres.
Le point central de la
problématique n'est pas là. Tous les pays du monde sont
atteints à différents degrés par la crise
économique, sauf une seule exception, parait-il : le Canada
d'Harper. Qui est en pleine campagne électorale, en plus, pour
obtenir un autre mandat le 14 octobre. Qui préfère, à
cause de ce contexte, parler de notre pays comme étant riche,
subliminalement à l'abri de tout. Plus facile de se faire
réélire en ayant que le mot solidité financière
du pays en bouche.
Un premier ministre digne
cette fonction, n'a pas peur de faire face à l'adversité,
explique clairement les choses à la population. Harper, faut
l'admettre, n'est pas volubile comme Sarkozy. En plus d'avoir des
problèmes de communication, il est cachotier, préfère
les coulisses plutôt que la tribune publique.
Comment être
certain que la récession n'est pas déjà en
marche sans qu'on le sache? Le journaliste Jean-Robert Sansfaçon
du quotidien Le
Devoir, apporte un bémol permettant d'y voir un peu plus
clair. Il raconte que, en fin de semaine dernière, les
journaux titraient que le Québec échappe à la
récession. Cependant, ils se referaient à des
statistiques du trimestre clos en juin dernier, par conséquent...
quelques mois avant que la crise financière américaine
ne se manifeste. Oups!
■ Les
requins ne seront pas sauvés – Aujourd'hui
lundi, la Chambre des représentants américains a
majoritairement dit NON
au plan de sauvetage de 700 milliards de Bush.
■ Sauvons baleines et requins... – ...caricature de
Michel
Garneau du quotidien Le Devoir, Québec.
■ Élection
Canada : «Si jamais un gouvernement méritait... – ... d'être
mis à la porte péremptoirement, c'est bien
(celui du conservateur de Stephen Harper).» Telle est l'opinion
de Me Julius Grey, éminent défenseur des droits et
libertés, au Québec.
Il rappelle que ce
gouvernement, issu du Reform Party, un mouvement de droite dure, a, à
maintes reprises, manifesté ses
réticences face aux droits des homosexuels et à
l'abolition de la peine de mort. Qu'il a déclenché une
hystérie injustifiable au sujet de la criminalité, a
montré des instincts de censure et de puritanisme, une grande
méfiance envers les journalistes et l'accès à
l'information.
Au Québec, les
conservateurs de Stephen Harper jouent habilement la carte du
nationalisme symbolique qui n'apporte rien à la population
afin de masquer leurs politiques culturelles, qui représentent
un désastre pour la francophonie. Selon Me Grey, «nous
sommes devant un virage à droite radical, mais sournois. C'est
une erreur de penser que les conservateurs se sont modérés.» Lisez
la chronique de Me Grey ici.
■ La
police à
l'heure de la démocratie directe – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Tout ça s'apparente aussi aux
méthodes… cubaines. Pierre et Renée Gosset racontent
que «politiquement, Cuba vit à
l'heure de la démocratie directe».
( Pierre et Renée Gosset -L'adieu aux barbus -Éditions Julliard ) Les deux auteurs ont vu cette
forme de démocratie se dérouler selon le scénario
suivant :
-Voulez-vous, hurle Fidel Castro en s'adressant à
la foule (NDLR : Foule noyautée de partisans?), voulez-vous
que les Américains décampent comme des chiens de
Guantanamo?
-Si, si, si, clame le peuple souverain.
-Et nos amis russes, voulez-vous aussi qu'ils s'en
aillent ?
-No, no, no...
-Voulez-vous des élections? Sont-elles bien
nécessaires?
-No, no, no!
D'accord,
Québec n'est pas Cuba, ni Montréal La Havane, mais il y
a tout de même des ressemblances. Au Québec, en matière
policière, on est guère plus subtile. L'information
véhiculée par le pouvoir et sa police ne poursuit qu'un
but : assurer la pérennité des méthodes
policières clandestines illégales. Ils fournissent donc
à la population une information minimaliste qui l'incitera à
manifester massivement sa satisfaction à l'endroit de la
police municipale et provinciale. Tout le reste, ils le lui cachent.
Si
l'on veut améliorer les rapports entre la police et la
démocratie, il y a lieu de démocratiser l'accès
au savoir de ses activités souterraines. Celles-ci ne sont pas
sans conséquences sur la Société civile. On fait
donc au nom de la population des choses qu'elle n'accepterait pas si
elle apprenait de quoi il en retourne exactement. (Suite demain)
News du dimanche 28 Septembre 2008
■ Dessins – Cliquez sur une
image, elle va s'agrandir et dévoiler l'ensemble de ses
composantes. Dans le bas de chacune, un petit texte explicatif. Une
seule n'est pas fonctionnelle, celle du sommet de la
page du site s'affichant. Explorez aussi la liste à
gauche, vous en trouverez plusieurs autres. La plupart sont à
caractère politique.
■ Le
microcrédit, ça marche en Afrique... – Probablement
que tout n'est pas parfait, mais, comme dans toutes choses en ce bas
monde, il n'y a pas que du négatif, du positif aussi.
D'abord un clip musical à
ce sujet (03:15) : Help
me! Ensuite, plein d'éléments
intéressants sur ce site : notamment, colonne de gauche (image
gallery), colonne de droite d'autres bonnes vidéos.
La page
d'accueil est super. On nous y présente, entre autres, des
travailleurs dans différents métiers. Cliquez sur un
personnage, il va s'agrandir. CLiquez sur MOINS, en bas, dans le coin
droite, il va reprendre sa taille précédente.
Enfin, vous pouvez
acheter de la musique à seulement $0.99. Ce n'est pas la mer à
boire et ça vient en aide à un artiste africain. Vous
faut le lecteur multimédia iTunes, cependant. Téléchargez
le gratuitement
ici.
■ Le
discours de Sarkozy, à Toulon – Je vous réfère
à mon article publié vendredi 26 septembre, 18H54 :
crise planétaire : Sarkozy dit la vérité aux
Français. Sur les deux vidéos que je vous proposais,
voix et mouvement des lèvres n'étaient pas
synchronisées. Agaçant, mais, bon, c'était les
seules dont je disposais. Le contenu de son discours me semblait plus
important que le contenant.
Ce matin, j'en ai déniché
une tout à fait synchro et englobant son intervention au
complet. Alors, si vous jugez nécessaire de la réentendre,
cliquez
ici : (47:22). Deux autres reliées à l'événement
sont disponibles plus bas, de même qu'un texte.
■ Voir
à l'œuvre un peintre doué... – ...y'a-t-il de
plus plaisant que ça? Bien des choses le sont dans la vie,
mais elles font parties du quotidien. Alors qu'être assis et
regarder travailler un peintre, ce n'est pas donné à
tout le monde. C'est un peu la sensation qui se dégage dans la
vidéo (08:17) que vous allez voir. Atelier pas très
propre et en désordre, surface d'une table servant de palette,
pinceaux éparpillés... L'art est sur la toile, le reste
importe pas. Tianbing Li,
qui s'exprime très bien en français, nous explique
l'émotion qu'il veut transmettre.
■ La
police manipule médias et opinion publique – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Reste les sondages.
Voyons ce qu'ils ont révélé. Le document de
l'ex-CUM en cite un effectué par La Presse, en 1994, indiquant
que 71% des Montréalais étaient satisfaits de sa
police. Comme ce taux élevé ne renseignait guère
sur les attentes précises à son égard, y lit-on
encore, la CUM en a commandé un à la firme CROP.
Près
de 98% des 1 019 résidents de l'île de Montréal
interrogés ont jugé importante la collaboration entre
policiers et citoyens pour solutionner des problèmes de
sécurité dans les quartiers. Près de 98% ! On
précise même que «la
moitié des personnes consultées se disent prêtes
à payer une surtaxe pour avoir des services policiers
supplémentaires dans leur quartier».
Des sondages et commentaires de cette eau gluante, il y en a plein.
Ainsi, à l'automne
1998, au cours de la campagne électorale municipale, à
Montréal, Jacques Duchesneau, ex-directeur de la police de
l'île de Montréal, alors candidat à la mairie,
avait affirmé sans sourciller que la police communautaire
produisait déjà des fruits : «Les gens me
disent qu'ils se sentent plus en sécurité, que les
policiers sont plus visibles. D'ailleurs, ajoutait-il, les
statistiques le prouvent, la criminalité a baissé».
(Christiane Desjardins - La Presse, automne
1998)
À une autre
occasion, commentant la résistance de policiers relativement à
ce concept, Duchesneau récidivait : «Le plus
important, c'est le taux de satisfaction de la population, et des
sondages montrent qu'il est élevé». (André
Noël - La Presse du 3 octobre 1998)
Il
serait instructif de connaître la méthodologie de tous
ces sondages rebondissant de temps à autres dans les médias.
Les citoyens sondés savent-ils ou sont-ils informés que
leur quartier est envahi de civils et de collabos, qu'ils sont aussi
surveillés, contrôlés et nettoyés
socialement que les Hell's Angels? Sont-ils au courant des multiples
atteintes aux droits fondamentaux, dont celles à la dignité
de la personne?
S'ils
savaient ce qui se passe dans le sous-sol de la démocratie,
pas sûr qu'ils appuieraient aussi massivement la police. Dans
un contexte d'ignorance totale des faits, ces sondages sont-ils
valables? On dit d'une démocratie qu'elle fonctionne bien
quand les citoyens décident en ayant accès à
tous les faits. Mais là, on voit bien que ce n'est pas du tout
le cas. Sommes-nous en présence d'un cas de manipulation de
l'opinion publique? Oui. (Suite demain)
News du samedi 27 Septembre 2008
■ Police
: enquête traditionnelle de La Presse – Les 22 et 23 septembre, le
quotidien La Presse a produit une série de reportages sur la
police de l'île de Montréal.
Quelques articles ne sont
plus disponibles sur cyberpresse, le lien web du quotidien version
papier, dû à un changement au niveau de sa plateforme
d'archives : désolé, nous indique-t-on, cette page est
introuvable. Ils ne seront accessibles
que dans un mois. Heureusement, je les avais lus avant la
modification des adresses.
4 seulement sont disponibles : Le journaliste a
accompagné une escouade sur le terrain : Soirées
chaudes au centre ville. La
police tricotée serrée : quartier St-Michel, baisse
de la criminalité et relations plus harmonieuses. Deux
idées reçues sur la police communautaire : un
entraîneur sportif. On
a crucifié les policiers sans même savoir ce qui s'est
passé : Jacques Duchesneau.
Constat après
lecture : La Presse ne rapporte que des versions officielles : celle
de la police, d'un entraîneur sportif, d'un ou deux employés
d'un gymnase et celle d'André Normandeau, criminologue
québécois. Qui est-il exactement, Normandeau?
Le propagandiste de la
pseudo police communautaire, au Canada. Par ailleurs, on peu lire
l'énoncé suivant, dans le document fédéral
dont il est cosignataire avec Leigton : «(...) nous sommes
engagés dans un exercice visant à établir
l'équilibre entre, d'une part, les mesures nécessaires
pour assurer la sécurité de tous les citoyens et,
d'autre part, l'acceptation, par ces mêmes citoyens, d'une
diminution consécutive de leurs libertés fondamentales
». (André Normandeau et Barry Leighton -
Une vision de l'avenir de la police au Canada : Police-défi
2000 - Direction de la police et de la
sécurité, Secrétariat du Ministère du
Solliciteur général du Canada, 1990) Aucune ambiguïté,
tout est on ne peut plus clair.
Bref,
enquête journalistique genre Métier Policier, télésérie
de Trinôme Inter lancée sur TQS, à l'automne
1998. Elle soulevait
points d'interrogation et d'exclamation aussi. Montrerait-elle les
policiers en uniforme tels qu'ils sont ou comme ils désirent
paraître? Comment être certain aussi que les personnes
arrêtées on camera ne seraient pas des flics en civil,
placées là par la police, à l'insu de Trinôme
Inter, et campant des personnages à la mine patibulaire ? Et
dont les médias ne parlent plus par la suite. En outre, la
police n'arrête pas que des coupables. (Lisez ce passage dans
L'Étau Policier tome 1, dans la colonne de droite, vous avez
accès au livre gratuitement. Utilisez comme mots clés :
métier policier.)
Donc,
à la fois spectacle payant pour le producteur et TQS, et
opération de relations publiques des plus rentables pour la
police de l'île de Montréal, pour ne pas parler
d'auto-propagande grossière. Tout ce monde y gagnaient, sauf
la Société civile. Car lorsque les téléspectateurs
ont découvert l'image (NDLR : biaisée, tronquée)
d'une ville qu'ils n'avaient peut-être pas envie de connaître,
certains sinon plusieurs ont probablement cru que celle-ci était
infestée d'assassins, de violeurs, de pédophiles, etc.,
que les rues n'étaient pas sûres, sont restés
«bien à l'abri» chez eux. Ils ont peut-être
pensé que davantage de police et de répression seraient
bien utile pour rendre la Cité plus sécuritaire.
Triomphe de l'idéologie de la peur.
Ma
conclusion... Ça
vaut rien, ce genre d'enquêtes-là. C'est de la
propagande d'A à Z. Équilibre de l'info étant,
nécessaire d'aller chercher des versions au sein de la
population, en accordant aux personnes interrogées l'anonymat
total. Ça, ce serait du vrai journalisme.
■ The
Pretenders : Back on the Chain Gang – Ce groupe anglo-arméricain
a été fondé par Chrissie
Hynde, auteur, chanteuse et guitariste. Cette femme a du style et
est d'un naturel évident. J'aime ça!
■ Film
anti-guerre – Titre : We. Featuring the words
of Arundhati Roy (01H04). Arundhati Roy est née en Inde. À
16 ans, elle quitte son village, s'installe à New Delhi, dans
une hutte en tôle et gagne sa vie en vendant des canettes de
bière vides.
Plus tard, elle se lie à Pradip Krishen,
réalisateur de films, qui lui ouvrira des portes. Elle
deviendra rapidement une activiste pacifiste, écrivaine
militante aussi, engagée socialement. Son parcours est assez
particulier, d'où
l'intérêt du film, différent de ce qu'on
attend généralement d'un film : musique, images,
plaidoyer on camera (en anglais)
Le groupe français
Tryo, lui a dédié une chanson dans son album Ce que
l'on sème : Mrs
Roy (03:27)
■ Les
élus : peur de se mouiller les pieds? – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
L'année
précédente, les «partenaires
clés»
de la police avaient été consultés par une firme
spécialisée, apprend-on dans le même document,
qui énumère, sans les désigner de leur nom : les
élus de la CUM, les groupes d'intérêt (?), les
médias (?), les organismes partenaires en matière de
sécurité publique (?) ainsi que les syndicats et
regroupements d'employés (?).
Il en avait été de
même des directeurs de services de la CUM, du Comité de
liaison police-tribunaux et des «associations
et organismes partenaires»
: le document mentionne TANDEM, organisme de la Ville de Montréal,
et des CLSC, organismes du gouvernement du Québec, qui, eux,
avaient transmis leurs commentaires au cours de rencontres avec des
cadres civils et des policiers de l'île de Montréal.
Résultat
de ces consultations? Les invités de la CUM souhaitent, dans
une belle unanimité, semble-t-il, que la police s'attaque aux
causes de la criminalité au lieu d'en enrayer seulement les
symptômes, s'efforce de rendre plus tangible et plus concret le
«sentiment de sécurité des
citoyens».
Notons
que, hormis quelques initiés comme la Fraternité des
policiers de l'île de Montréal, le criminologue André
Normandeau, l'un des propagandistes de la police communautaire au
Canada, et les COBP, tous les autres intervenants interrogés
ignoraient l'abc de l'underground policier. Le moins que l'on puisse
dire est que la CUM et sa police n'ont pas pris grand risque. Comme
il n'y a pas eu de débat public non plus, peut-on légitimement
parler d'une véritable consultation? Absolument pas.
Curieusement,
le document de la CUM est muet sur le rôle joué par les
premiers ministres et ministres des gouvernements du Québec et
du Canada, notamment du ministre québécois de la
Sécurité publique et du Solliciteur général
du Canada. On reste avec l'impression que l'implantation était
exclusivement une initiative de la défunte CUM. Est-on
justifié d'avancer que ces messieurs dames, membres de la
haute hiérarchie politique, ne tenaient pas à se
mouiller les pieds?
Par
la suite, les années s'écouleront et nos courageux élus
continueront de les garder bien au sec. Le ministre péquiste
de la sécurité publique, Serge Ménard, et
quelques autres se permettront à l'occasion de brèves
déclarations, du bout des lèvres. Cela n'aura rien à
voir avec une information suffisamment complète pour
renseigner adéquatement la population, tout à voir avec
les slogans. La stratégie consistait probablement à en
dire le moins possible. (Suite demain)
News du vendredi 26 Septembre 2008
■ Les
décorations du
général David Patraeus – L'ex-commandant de la force
multinationale en Irak s'occupera des opérations de l'armée
américaine au Moyen-Orient et en Asie centrale.
La photo
au sommet de l'article m'a sauté aux yeux. Il porte tellement
de décorations qu'il a presque l'air d'un homme-sandwich.
S'il en gagne d'autres, je me demande bien où il pourra les
épingler. Certaines signalent probablement des actes de
bravoure, mais ne pourrait-on pas en créer une résumant
toutes les autres?
Au Québec, on a
aussi quelques médaillés, mais dans le monde de la
police. Jacques Duchesneaux, à l'époque où il
était directeur général (dg) de la police de
l'île de Montréal, en portait une épinglée
côté gauche de son uniforme. Genre bout de tissus dans
le bas duquel pend un médaille métallique. Normand
Proulx, ex-dg de la Sûreté du Québec, en portait
trois.
Ça m'étonnait
beaucoup. Je me demandais qui les leur avait attribuées. Dans
un courriel adressé au ministre québécois de la
Sécurité publique, Jacques Dupuis, j'ai posé la
question, mais il ne m'a pas répondu.
■ Crise
planétaire : Sarkozy dit la vérité aux Français – Dans un
discours d'une rare franchise, hier, à Toulon, il a leur tout
dit, tout expliqué. Il l'a fait parce que, selon lui, les
Français, comme partout dans le monde, ont peur pour leurs
économies, leur emploi, leur pouvoir d'achat. La peur est une
souffrance, a-t-il souligné, elle empêche
d'entreprendre, de se projeter dans l'avenir. Elle est la principale
menace qui pèse aujourd'hui sur notre économie. Il faut
la vaincre, c'est la tâche la plus urgente. On ne rétablira
pas la confiance en mentant, mais en disant la vérité.
C'est ce qu'a fait
Sarkozy pendant une quarantaine de minutes. Il a énuméré
tous les éléments de la crise, indiqué ce qu'il
fera pour la neutraliser. Dans un langage claire et très
articulé démontrant sa connaissance profonde du dossier
et sa détermination de construire un capitalisme équitable.
Vidéo
1 (31:00) – Vidéo 2 (14:55), au sommet de la colonne de
droite.
PS : Après avoir
écouté Sarkozy, peut-être ferez-vous comme moi un
lien avec le premier ministre du Canada, du parti progressiste
conservateur, Stephen Harper.
Alors que le premier dit
tout, Harper ne dit rien sur les effets, en sol canadien, de la crise
planétaire. Il se contente de répéter sa formule
magique : les paramètres fondamentaux de l'économie du
pays sont bons. Rien d'autre. Point, à la ligne. La Banque du
Canada n'est pas aussi optimiste que lui : les méfaits de la
crise à l'extérieur de nos frontières seront
source d'inflation ici.
Harper est un cachotier.
Il procède de même avec sa guerre en Afghanistan. Les
citoyens n'ont pas besoin qu'on leur dise la vérité, ça
ne les regarde pas. Pourtant, ils ont le droit de savoir, d'autant
qu'ils iront aux urnes le 14 octobre pour élire un nouveau
gouvernement.
■ Canada
: contradiction sur les effets de la crise? – Selon le premier ministre
Stephen Harper les paramètres fondamentaux de l'économie
du pays sont bons. Mais selon le gouverneur de la Banque centrale du
Canada, Mark Carney, le système financier du pays «n'est
pas à l'abri»
des contrecoups de la crise mondiale. «Les
événements qui se produisent actuellement à
l'étranger ont des répercussions importantes sur les
perspectives d'inflation au Canada».
(Source : RCI)
PS : Harper le sait-il?
Le cas échéant, pourquoi il n'en parle pas aux
électeurs qui iront aux urnes le 14 octobre?
■ Je
vous présente des crapules... – ..québécoises
à l'os, qui blasphèment, manquent de savoir vivre et
emmerdent tout le monde. C'est vraiment drôle et bien fait.
Préparez-vous à
rire. Pas meilleure façon d'entamer la nuit.
■ Sondages
manipulateurs – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Le temps est venu de passer au
peigne fin les sondages… bidons, entre autres. Ils sont
dangereusement infectés de parasites. Plus concrètement,
nous allons parler de propagande, de manipulation de l'opinion
publique.
Au
cours de la période qui a précédé et
suivi le lancement médiatique de la pseudo police
communautaire, au milieu des années 1990, pouvoir politique et
police de l'île de Montréal se réclamaient du
support des citoyens afin d'en justifier l'implantation, seule apte,
affirmaient-ils sans broncher, à «réduire
la criminalité»
et le «sentiment
d'insécurité»
(NDLR : On a démontré plus haut que le concept ne
réduit ni l'une ni l'autre, pire, qu'il contribue même à
propager l'insécurité.)
Inlassablement, ils le
répétaient aux médias, l'ont même écrit
dans un document officiel, étaient catégoriques : ils
avaient consulté la population, qui se disait dans un état
d'insécurité et réclamait la police
communautaire. Regardons cela à la loupe, nous allons
découvrir autres choses derrière ces discours.
Dans
un document clé de l'ex-Communauté urbaine de Montréal
(CUM) et de la police de l'île de Montréal, on apprend
que les membres de sa Commission de la
Sécurité publique, avant de donner le feu vert à
la nouvelle approche policière, avaient tenu deux séances
«publiques»de consultation, les 24 et 25 octobre 1995, où
plus d'une vingtaine d'intervenants avaient fait part de leurs
commentaires. (La
Police de quartier -Ensemble pour mieux servir)
Cependant,
tout indique qu'elles n'étaient pas publiques mais de nature
privée: ceux-ci auraient été invités à
y participer. On peut penser que si un citoyen ou un groupe ne
figurant pas sur la liste s'y étaient rendus, ils les auraient
sans doute acceptés. Mais comment auraient-ils pu s'y rendre
et donner leur opinion, s'ils n'en avaient pas été
informés? Autre point : les médias est-il admis?
À
lire la liste de ces intervenants publié dans ce document, il
est en effet permis de penser que la consultation était ciblée
: 3 conseillers municipaux de la Ville de Montréal : André
Lavallée, Louise Roy et Jeremy Searle (présentation
verbale, au lieu du dépôt d'un mémoire en bonne
et due forme, bien argumenté, et sa lecture publique) ;
6
représentants du milieu institutionnel : Ville de Montréal,
Comité consultatif de la CUM sur les relations
interculturelles et interraciales (CCRII) ; Roger Côté,
organisateur communautaire du CLSC Côte-des-Neiges
(présentation verbale), Bureau d'intervention clinique et
communautaire (BICC), SIDAC-Lachine (Société
d'initiatives et de développement des artères
commerciales), Régie des alcools, des courses et des jeux du
Québec ;
Fraternité des policiers de l'île de
Montréal (un syndicat), André Normandeau, criminologue
; 8 représentants d'organismes communautaires : Comité
d'action femmes et sécurité urbaine (CAFSU), Groupe de
la communauté noire francophone, SOS Racisme Québec-Canada,
Association jamaïcaine de Montréal, Alliance
Sénégal-Québec (présentation verbale),
Coalition démocratique, Montréal écologique, des
Citoyen-ne-s opposé-e-s à la brutalité policière
(COBP) (présentation verbale) et «un citoyen»
(désigné tel quel dans le document) : Harold Geltman.
(Suite demain)
News du jeudi 25 Septembre 2008
■ Découverte
de camps de femmes – Isabel Fiadeiro, portugaise de
naissance (prenez connaissance de son
profil) vivant en Mauritanie, relate un séjour dans des
camps de femmes Saharauis en exile. Comme tant d'autres, elles
attendent depuis 1991 un référendum qui décidera
de leur sort. On parle ici du Sahara Occidental dont le Maroc a
envahi 90% du territoire après le départ des Espagnols
en 1976 (plus
d'infos sur wikipedia).
Sur son blog, elle publie
de nombreux textes en français et, comme elle est peintre, des
croquis et de magnifiques aquarelles à profusion illustrant le
quotidien de ces femmes. Dans la colonne de droite, son itinéraire,
ses photos et archives. Un bain culturel dans un univers de sable et
de dunes. Ça vaut
vraiment le détour.
■ C'est
quoi le CIPC? – Le
Centre international pour la prévention de la criminalité
(CIPC). Ses dirigeants et membres préconisent la prévention,
l'adhésion au maître mot panzer de la police, la ville,
du citoyen et milieu communautaire. Le CIPC a pignon sur rue à
Montréal. Page
d'accueil de son site web.
Le 10 septembre dernier,
il publiait, à Montréal, son premier rapport (lisez
le en format pdf). Les médias traditionnels du Québec
qui en ont donné un compte rendu n'ont pas identifié
clairement l'organisme. Alors, je juge nécessaire de le faire à leur place.
On peut y lire, en page 2
du rapport, qu'il est financé par le ministère canadien
de la Sécurité publique, la Délégation
interministérielle à la Ville du gouvernement français,
avec le soutien du ministère français de la Justice.
Donc, par ceux-là même auxquels nous devons notre
démocrasouillée.
Qui
sont les dirigeants du CIPC? Parmi les 5 membres du comité
exécutif : Raymonde Dury, présidente (responsable des
relations internationales au sein d'une compagnie d'assurance en
Belgique) ; Michel Marcus, vice-président (délégué
général des forums européen et français
pour la Sécurité urbaine) ; et Claude Dauphin
(vice-président du Comité exécutif de la ville
de Montréal).
Qui sont les membres du
conseil d'administration? Outre les 3 précités :
Alfonso E. Lenhardt (National Crime Prevention Council, USA) ;
Michael Mann (Canadian Association of Chiefs of Police) ; Erich Marks (German Congress on Crime
Prevention) ; Andrew Paterson (Australian Crime Prevention Council) ;
Josep Roig (Association mondiale des grandes métropoles –
Metropolis. Au total, 8 personnes sur 12 : lors d'un vote, majorité
assurée.
L'organisme compte une
vingtaine de membres, dont les problématiques sont
mélangées, ça va du minime à l'extrême,
et habitant : Royaume Uni (Londres identifiée comme étant
Big Brother City), USA, Bogota, Mexique, Forum latino-américain
(les pays ne sont pas identifiés), Afrique du Sud, etc.
On comprendra qu'en
Occident, la criminalité n'a aucune commune mesure avec celles
prévalant au Mexique et en Afrique du Sud, pour ne citer que
ces deux cas. Ces pays, à la criminalité extrême,
ont l'avantage d'afficher un gros nuage noir menaçant au ciel
bleu occidental parsemé de petits nuages gris. Excellent pour
justifier le maître mot panzer : la prévention.
On y mentionne aussi
quelques organismes de l'ONU : Institut latino-américain des
Nations Unies pour la prévention du crime et le traitement des
délinquants ; Office des Nations Unies contre les drogues et
le crime ; United Nations African Institute for the Prevention of
Crime and the Treatment of Offenders.
La drogue? Selon des
responsables du Programme des Nations-Unies pour le contrôle
international des drogues (PNUCID), qui se référent à
une étude rendue public en janvier 2001, à Vienne,
environ 180 millions de personnes consomment de la drogue dans le
monde, soit une fraction d’1% des 6,4 milliards d’habitants et
plus que compte la planète Terre. (Agence France-Presse – La
Presse du 27 janvier 2001) (La Presse du 16 septembre 2004)
Ces personnes consomment
essentiellement du cannabis (144 millions de consommateurs), des
stimulants aux amphétamines (20 millions), de la cocaïne
(14 millions) et des opiacés (13,5 millions dont 9 millions
d’héroïnomanes). L’addition de ces différents
types de consommateurs dépasse d’un peu plus de 10 millions
le chiffre de 180 millions parce que des toxicomanes consomment
plusieurs drogues.
Comme on le voit, y'a pas de quoi ameuter
la population et décréter la loi martiale sans le nom. Ils le savent, alors ils misent maintenant sur le terrorisme.
■ Chapeauter la police d'un organisme neutre – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Laplante
croit que si ces conditions étaient remplies, la police aurait
son autonomie, les élus leur responsabilité. L'auteur
avance d'un autre pas : la police peut, elle doit même, mener
ses activités avec une large mesure d'autonomie.
Mais
il n'en constate pas moins que même si l'intervention politique
comporte des risques, beaucoup préféreront courir ces
risques plutôt que laisser la bride sur le cou à la
police. Dans les cas où les décisions policières
suscitent la controverse au sein de la population, l'appel aux
décideurs politiques devient pressant. Pour un grand nombre,
constate-t-il, certaines questions graves ne peuvent ni ne doivent se
décider en exclusivité à l'intérieur des
cadres policiers.
Cette
ambivalence au sujet de l'autonomie policière, dont fait état
Laplante, est attribuable au fait que justement toutes les conditions
nécessaires à une autonomie totale ne sont pas réunies.
Il est utopique de penser qu'elles le seront un jour. Vu le lourd
passé de la police, les mêmes causes peuvent entraîner
les mêmes effets plus probables que des effets contraires.
C'est que, au Québec, comme dans beaucoup de provinces et
pays, la police en civil échappe à la plupart des
contrôles démocratiques usuels. D'un autre côté,
il est également malsain que le pouvoir politique intervienne.
De
fait, la gestion quotidienne des activités policières,
et plus particulièrement celles de la police en civil, doit
être confiée à un organisme neutre, du genre de
celui recommandé par la Commission Poitras : le Conseil de
contrôle des activités policières, composé
de citoyens.
Personnellement,
j'ajoute : un Conseil de contrôle composé de
citoyens aguerris, dont des spécialistes en droits et
libertés, et doté d'une ligne téléphonique
sans frais et sécurisée afin que le citoyen puisse lui
rapporter toute tactique illégale de la police en civil et en
uniforme. (Suite demain)
News du mercredi 24 Septembre 2008
■ La
théorie du chaos (suite) – Elle est expliquée concrètement sur cette vidéo.
Vous saurez tout en 2 petites minutes et 29 secondes. Toutefois, vous
devez la visionner
jusqu'à la fin pour comprendre.
■ La
France n'arrête pas de nous étonner ! – Un citoyen risque 3 ans de tôle et 175,000 euros
d'amende pour avoir envoyer 4 cartes postales représentant des
seins nus à des destinataires adultes et vaccinés?
Motifs
: trouble à l'ordre public et
mise en danger du psychisme des enfants par une œuvre
pornographique.
À
ce rythme, le jour n'est peut-être pas loin où les
Français n'auront plus le droit d'éternuer dans
l'espace public, à cause de l'effet papillon. Vous savez la fameuse théorie
du chaos ou son équivalent : la prévention policière?
■ Crise
financière : les répercutions en Afrique – Une enquête d'afrik.com
permet d'y appréhender d'un peu plus près la situation
actuelle et potentielle. Mivédor Ekué, chargé de
portefeuille à la Banque africaine de développement
(BAD), entre autres constats : «Si
déjà en période normale, les pays développés
ont du mal à tenir leurs promesses
(d'aide aux pays pauvres), sans doute
qu'en temps de crise, ils auront encore plus de mal.»
■ La
DUDH illustrée de dessins et musique – Les illustrations des 30 articles de la Déclaration
universelle des droits de l'homme (DUDH) sont, à quelques
exceptions près, assez réussies.
Selon Amnesty
International, le réalisateur de ce projet, Stephen Johnson, a
moblisé 41 des plus talentueux animateurs, musiciens et
producteurs du monde entier. 20 ans se sont écoulés
depuis, et la
vidéo (20:22 ) demeure un outil essentiel à la
promotion des DUDH.
■ Les
états généraux de la presse de Sarkozy
inquiètent – Les inquiétudes viennent de médias
n'entretenant pas de relations d'amitiés avec le président
: les médias neutres doivent respecter une certaine
distanciation avec le pouvoir. Sur journalisme.com, Edwy Plenel,
ex-directeur de la rédaction du Monde et fondateur de
mediapart.fr, manifeste son indignation.
Vidéo
1 (03:03)
Selon lui, il y a une
crise médiatique immense, à la fois économique,
démocratique, morale, professionnelle, sociale. Mais c'est à
la presse de les organiser, ces états généraux.
Quitte à convier les partis politiques, les représentants
du gouvernement. Ce qui le désole, c'est que des médias
ont accepté une règle du jeu opaque, sans aucune
transparence, qui se déroule dans des couloirs de cabinets et
des rendez-vous. Une réflexion collective, ç'aurait été
démocratique.
Vidéo 2 (03:19) :
elle sous la première vidéo.
Il fait part de ses
craintes. Que l'État ne consente que certaines mesures, mais
ce ne serait qu'un apéritif par rapport au plat principal des
doléances (plaintes) journalistiques. L'idée du
président est de construire de vrais pouvoirs médiatiques
en refusant même l'idée que les médias soient un
contre pouvoir. Que ces gros pouvoirs soient finalement ceux des
groupes actuels, c'est-à-dire ses propres amis.
Il y a là
un mélange des genres structurels qui, pour nous,
précise-t-il, est au cœur de la crise de la presse. L'opacité
de la démarche de l'État est pleine d'arrières-pensées.
La presse, ce n'est pas de la sidérurgie. Tout comme le droit
de vote, elle est au cœur de la démocratie. L'une et l'autre
sont les deux piliers qui la soutiennent. (Plus bas, d'autres vidéos
sur le même sujet)
PS : Les idées
circulent en France. Alors qu'ici, au Québec, le statu quo
règne, notamment on ne remet pas en question le rôle des
médias traditionnels, qui cachent de l'information à
leur auditoire.
■ La
violence conjugale – STOP
(02:29), le clip d'Amnesty International.
■ Neutraliser
l'arbitraire du pouvoir et de la police – (Suite tome 1 de L'Étau Polcier)
Laplante
délimite la distanciation devant exister entre le pouvoir
politique et la police. (Laurent Laplante -
La police et les valeurs démocratiques -
Institut québécois de recherche sur la culture) Il
explique de quelle façon la communication doit se faire entre
l'un et l'autre.
Le
ballet politique-police doit être exceptionnel, et non
constant. La police devrait tenir l'autorité civile au courant
des décisions risquant de troubler la paix sociale de façon
importante. De son côté, l'autorité politique
doit dire explicitement, après coup -
par exemple lors d'une crise comparable à celle d'Oka -
jusqu'où elle endosse la décision prise et appliquée
par la police.
Ensuite, chaque sphère redevient officiellement
autonome jusqu'à ce que la crise suivante souligne à
nouveau l'importance de l'interface. Du même coup, le pouvoir
politique serait amené, en cas de gaffe policière, à
baliser avec plus de précision «et
surtout de façon législative»
le travail policier.
Cependant,
exiger de la police qu'elle respecte la loi, ce n'est pas intervenir
dans sa façon d'appliquer la loi. «Les lois et
règlements que la police doit faire observer sont déterminés
par des élus, et la police n'a pas le droit d'ajouter ses
propres interdictions, à moins que le législateur n'ait
expressément permis ou souhaité de tels gestes».
Éminemment
important de rappeler encore et encore ce que Laplante ajoute à
son propos afin de ne pas l'oublier… De cette manière,
écrit-il, les citoyens peuvent toujours, face à une
police trop répressive à leur gré, faire
disparaître par voie électorale les personnes ultimement
responsables de l'excès. Une fois débarrassés
des lois indésirables et des élus qui les avaient
adoptées, les citoyens peuvent exiger des élus suivants
qu'ils donnent à la police un encadrement législatif
différent. Ainsi, du moins, le veut la règle
démocratique.
À l'évidence, la proposition de
Laplante vise à neutraliser l'arbitraire, à la fois du
pouvoir et de la police. (Suite demain)
News du mardi 23 Septembre 2008
■ Shakin
The Tree – Peter
Gabriel et Youssou Ndour (05:36)
■ Canada
: des droits des femmes
menacés – La Fédération des femmes du Québec
recommande de voter contre le parti conservateur de Stephen Harper le
14 octobre prochain.
Elle lui reproche, dans l'ordre : l'abolition du
programme national de service de garde, la non adoption d'une loi
proactive sur l'équité salariale, le refus d'abaisser
le seuil d'admissibilité pour les prestations
d'assurance-emploi, l'abolition du programme de contestation
judiciaire qui finançait les actions en justice en vertu des
droits à l'égalité. Elle lui reproche enfin, le
projet de loi C-484 qui, s'il avait été adopté,
aurait criminalisé l'avortement. Lisez l'article sur
cyberpresse.
PS
: Je n'interviens dans cette campagne électorale seulement
lorsque, directement ou indirectement, des droits et libertés
sont menacés.
■ France
: des enfants lancent un appel à Carla – Ils
sont 30 dans une classe, demandent un prof de plus. On ne voit pas
comment Carla
peut les aider. Elle ne connaît personne d'influent, son
conjoint encore moins. C'est un sans-papiers qui travaille au noir en
livrant des pizzas à domicile, sur son skateboard. Alors, où
est l'intérêt de cette vidéo (03:13)?
L'originalité du message.
■ La
maladie tue davantage plus que le terrorisme – Hier,
à l'Assemblée générale des Nations Unies
(voir
Table ronde 3), un représentant du secteur privé a
regretté la disproportion entre la médiatisation des
attentats terroristes, qui font un nombre relativement peu élevé
de victimes, alors que le sida ou le paludisme sont des fléaux
qui déciment des populations, tuant les personnes les plus
productives. Leur impact social et économique sur les sociétés
est dévastateur et fournir des médicaments ou des
moustiquaires ne suffit pas.
Pour sa part, Miguel
D'Escoto Brockmann, président de l'Assemblée générale
de l'ONU, a regretté les «conditions iniques encore
imposées par les institutions de Bretton
Woods (1)», qui ont
«l'effet pervers d'empêcher la mise en œuvre des
programmes de réduction de la pauvreté et d'éroder
les conditions de vie de dizaines de millions de personnes».
Brockmann, qui n'est pas un adepte de la langue de bois, a aussi
signalé que «ceux qui promeuvent le libéralisme
extrême changent de ton au premier signe de menace à
leur puissance». Dénoncé également les
«richesses effarantes générées par les
multinationales de l'extraction de ressources à partir de la
terre, de la chair et du sang de l'Afrique, sans produire en retour
des investissements diversifiés».
(1)
Bretton Woods? Une ville du New Hampshire, aux USA, où furent
signées, en 1944, les grandes lignes du système
financier international de l'après-guerre. Brockmann craint-il
que la crise économique planétaire actuelle freine
d'avantage l'aide aux pays du tiers-monde? De toute évidence,
si la situation se détériorait encore plus, on peut
penser que les États seraient plus près de leurs sous.
■ Danyluk,
une fanatique de la police répressive – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Danyluk,
une non élue, était vraisemblablement la seule à
posséder à fond les dossiers de l'ex-Communauté
urbaine de Montréal (CUM), en faisant abstraction bien sûr
des directeurs de service : à la fin de mars 2000, elle
dirigeait l'organisme à plein temps depuis environ sept ans.
Mis à part Yves Ryan, maire de Montréal-Nord pendant
une trentaine d'années, les élus les plus anciens de la
CUM ne lui arrivaient pas à la cheville. Normale là
encore puisque ces derniers oeuvraient d'abord et avant tout au sein
de leur municipalité respective.
Danyluk
connaissait tous les arguments et contre arguments de chacune des
activités de la CUM. Lors d'un débat, que ce soit au
sein de la Commission responsable de la police, du Comité
exécutif ou du Conseil de la CUM regroupant tous les maires de
l'île, elle pouvait aisément mettre en pièces
l'argumentation d'à peu près n'importe qui. Notons
qu'elle n'a pas toujours été, loin s'en faut, un modèle
de transparence. Son dossier le plus lourd est sans nul doute celui
de la pseudo police de quartier.
En
décembre 2001, La Presse publiait un extrait du discours
qu'elle avait livré au cours d'un cocktail privé
réunissant les élus de la CUM et marquant la dernière
assemblée du conseil de cet organisme, qui allait être
remplacé par la Communauté métropolitaine de
Montréal (CMM).
Lisons ce passage (Vera Danyluk -La
Presse du 13 décembre 2001) : «(…) j'ai
la conviction que non seulement la CUM a joué un rôle
historique dans la construction de la métropole, mais qu'elle
laisse une marque indélébile, un héritage.
L'aspect le plus évident de cet héritage, c'est le
niveau assez exceptionnel de service à la population que nos
décisions ont permis. Personne ne peut nier de bonne foi que
nous avons atteint un niveau de sécurité publique
remarquable.
(…)». Danyluk plaçait en tête de liste la
sécurité publique, c'est-à-dire la police…
Il
est nécessaire de savoir qu'elle était très
engagée en matière de prévention, le maître
mot panzer. Elle occupait la vice-présidence du Centre
national de prévention du crime (CNPC). Cet organisme canadien
a pour mission de dicter les priorités de la stratégie
nationale en matière de sécurité communautaire.
Elle occupait également la présidence du Comité
sur la sécurité et la prévention du crime, au
sein de la Fédération canadienne des municipalités
( FCM ). (Sébastien Rodrigue -La Presse du 16 décembre 2001)
Cette
dame de fer du conformisme, des bonnes mœurs et fanatique de la
police communautaire répressive est une catholique convaincue,
assiste à la messe chaque dimanche, apprend-on dans La Presse.
Elle en a le droit, nous avons celui de le dire. Car ce renseignement
fait partie intégrante de son profil politique et
psychosocial. (Suite demain)
News du lundi 22 Septembre 2008
■ Oncle
Sam : «I want your money
for Wall Street» –Titre
d'une caricature de Michel
Garneau du quotidien Le Devoir. Finalement, les citoyens de la
planète, incluant les Africains, sont appelés à
se porter au secours des pompiers-pyromanes de Washington.
Où pense-t-on que
la Réserve fédérale des États-Unis (FED),
qui est la banque centrale du pays, prend l'argent dont elle dispose?
En dernier ressort, c'est toujours et uniquement
l'argent du contribuable qui est en jeu. W
Bush, lui-même l'a dit : «Ces mesures réclament
que nous engagions un montant considérable (près de
mille milliards$ déboursés par les citoyens américains)
sur les dollars du contribuable», admettant que cela
«comportait des risques». Autre
déclaration de Bush : «C'est un gros paquet parce
c'est un gros problème.»
Le
secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson, a
encouragé, hier dimanche, ses homologues des autres pays à
l'imiter (Source : RCI) Faut voir ça comme un virus (le
sida), qui se répand partout sans tenir compte des frontières.
Car des banques de l'étranger ont acheté des paquets
d'hypothèques américaines classées AAA, alors
que souvent les acheteurs de maisons étaient insolvables. Les
intermédiaires enjolivaient le portrait pour mieux les refiler
aux banques. Sur le site Écho
Politique, on peut lire ce passage... Plutôt
que de jouer les pompiers-pyromanes, les États et les chefs
d'État feraient bien de prendre leurs responsabilités.
Des
gens pensent, parce que vivant dans un autre pays que les USA, qu'ils
ne sont pas touchés par ces événements. C'est
faux! Pas facile de comprendre le monde financier. J'ai déniché
un documentaire vidéo de près d'1 heure expliquant
l'abc de ce qui s'est passé et continue de se développer.
■ Réchauffement
de la planète – Deux
théories : l'homme en est le responsable et l'autre, dont on
parle peu, un cycle normal de la planète Terre. Même si
la première était fausse, elle a des effets positifs
irréfutables. Préférable de vivre dans un milieu
propre que dans
un dépotoir.
■ Mauvaises
décisions parce que système surchargé – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Alvin
Toffler, auteur du livre Le Choc du futur, raconte une anecdote
cernant bien la difficulté des élus de prendre les
bonnes décisions. (Richard Martineau -
L'Actualité d'août 1999)
Un de ses amis, membre du
Congrès américain, lui téléphone un jour,
se plaint de son emploi du temps surchargé. Les deux tiers de
sa semaine sont consacrés aux relations publiques et à
des campagnes de financement. Le reste du temps, il siège à
des comités et sous-comités, des groupes d'étude,
des commissions... Il pense à mille choses à la fois :
«C'est
impossible pour moi de connaître tout ce que je devrais savoir
pour prendre des décisions éclairées.»
Alors,
qui prend les décisions? Le sénateur lui ayant répondu
que c'est son équipe, Toffler lui demande : «Et
qui a élu ton équipe?»
Celui-ci retient de cette anecdote que les institutions politiques
auraient beau être composées uniquement de génies
et de saints, ils finiraient tous par prendre de mauvaises décisions.
Simplement parce que le système est surchargé.
Transposons
le contexte sur l'île de Montréal. À l'issue des
élections municipales de novembre 1998, la présidente
de la Communauté urbaine de Montréal (CUM), Vera
Danyluk, s'est retrouvée avec plusieurs citoyens fraîchement
élus dont les connaissances sur l'organisme régional
étaient près du point zéro.
Elle a d'ailleurs
demandé au ministre péquiste des Affaires municipales,
le mois suivant, de lui permettre de retarder l'adoption du budget
(Éric Trottier -La Presse du 15 décembre 1998) : «(…)
compte tenu que les nombreux conseils de la
CUM (police, transport, environnement, etc.)
sont formés de nouveaux élus qui
commencent à peine à prendre connaissance des
dossiers».
À
la CUM, cependant, le nombre de juridictions étant limité,
les dossiers étaient par conséquent beaucoup moins
nombreux qu'à la Ville de Montréal. L'équivalent
d'un quintet comparé à un orchestre d'une trentaine de
musiciens : aux niveaux provincial et fédéral davantage
encore.
En outre, le maire Pierre Bourque de Montréal était
un élu, donc devait répondre aux questions des médias,
tenir des conférences de presse, émettre des opinions
sur différents sujets, rencontrer régulièrement
des électeurs, faire de la figuration publique, prononcer des
discours, etc.
Danyluk, une fonctionnaire, moins occupée que
le maire, disposait par conséquent de plus de temps pour
diriger son quintet. Dans ce cas-ci, nous sommes loin du sénateur
débordé dont parle Toffler. (Suite demain)
News du dimanche 21 Septembre 2008
■ Montréal
: le ministre Dupuis dénoncé lors d'une manif – Le
fait que Jacques Dupuis, du gouvernement québécois de
Jean Charest, soit à la fois titulaire de la Justice et de la
Sécurité publique ne garantit pas son indépendance.
Ce
constat est lié au décès de Claudio Castagnetta
survenu en septembre 2007. Une histoire où la police de la
ville de Québec utilise le taser, le met en cellule, le coiffe
d'un casque de joueur de hockey parce qu'il se frappe la tête
contre le mur, donc en pleine crise, mais sans l'amener à
l'hôpital. La famille demande justice, mais ne croit pas
qu'elle l'obtiendra d'un ministre portant deux chapeaux. Lisez
l'article du quotidien Le
Soleil sur le site de cyberpresse.
■ Ça
existe... –...des
gens désespérés parce que leur vie est comme
bloquée, ne mène nulle part. Quoi leur dire? Brasser du
noir peut être l'occasion de faire le point, de chercher une
porte de sortie. Par exemple, dresser la liste de ce qu'on aime et
n'aime pas, et déterminer ensuite ce qu'on va garder ou
supprimer.
Dans
la vie, nécessaire de se tenir toujours occupé, d'avoir
des projets, petits ou grands, que ça rapporte de l'argent
ou pas. Des amis aussi pour s'envoyer en l'air. Je trouve ça
triste de voir des jeunes, et même des vieillards, sans projet.
Sans personne non plus pour leur donner un coup pouce.
■ Caricatures
engagées – Quelques
unes risquent de déplaire. Vous n'êtes pas obligé
de les regarder. Fermez les yeux et passez vite aux suivantes. Dans
le bas de la page, une fenêtre horizontale donnant accès
à 14 autres thèmes.
■ La
police ne dévoile jamais ses petits secrets – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Explicitons
davantage. Supposons que vous vous appelez Pierre Bourque,
horticulteur de profession. Les arbres, les arbuste et les fleurs,
vous leur avez consacré votre vie, ils ne recèlent plus
aucun secret pour vous. Au lieu de prendre votre retraite, vous
décidez de présenter votre candidature à la
mairie de Montréal, poste que vous remportez haut la main.
Du
jour au lendemain, vous héritez donc de tous les dossiers dont
un maire d'une grande cité doit s'occuper. À titre de
membre du Comité exécutif de la Communauté
urbaine de Montréal (infrastructure régionale qui
existait à son arrivée à la mairie), vous
héritez aussi des dossiers de celle-ci, dont celui de la
police. Vous vous retrouvez avec une masse d'infos énorme à
digérer, et en perpétuelle actualisation.
Personne
ne pourrait l'absorber en quelques semaines ou mois, trop vaste, trop
ramifiée. Malgré toutes les heures que vous y mettrez
chaque jour, il vous faudra au moins une couple d'années pour
en faire le tours. Et encore, car chaque directeur de service en
saura toujours davantage que vous. Normal, chacun y beigne à
journée longue, et certains d'eux depuis des années. Le
directeur auquel vous vous adresserez vous communiquera les
renseignements au fur et à mesure de vos besoins. Sans omettre
le directeur préconisant une solution à un problème,
mais en en minimisant les inconvénients ou les dissimulant
pour mieux vous la faire gober.
De
même en est-il du dossier de la police. Puisque vous ignorez
tout de ses tactiques, leurs conséquences physique,
psychologique, sociétale et économique, il y a beaucoup
de questions pertinentes que vous ne soulèverez jamais. N'en
soyez pas offusqué, même les journalistes n'en savent
pas plus que vous, sauf ceux frayant dans les milieux policiers
depuis une couple de décennies. Ayez le courage d'admettre
qu'il est difficile, dans ce contexte, de saisir la portée de
certaines décisions que vous prendrez en la matière.
D'autant plus que les dirigeants des corps policiers ne dévoilent
jamais leurs petits secret. (Suite demain)
News du samedi 20 Septembre 2008
■ France
: Nouveau Début cosmétique d'Edvige – Dans
une entrevue accordé à Libération, Jean-Pierre
Dubois, président de la ligue des droits de l'homme, en
France, affirme que le nouveau texte ne règle rien : «On
pourra ficher nos enfants, et ça, c'est inacceptable.»
PS
: Plus j'y pense, plus je réalise à quel point Alex
Türk, président de la Commission Nationale de
l'informatique et des Libertés (CNIL), en France, a joué
un rôle majeur dans cette affaire. C'est lui qui a forcé
la main à la ministre française de l'Intérieur
Michèle Alliot-Marie pour qu'elle publie le décret du
fichier Edvige. Sans son insistance, personne n'en aurait rien su.
Conséquemment, il n'y aurait pas eu débat non plus.
Pour la première
fois peut-être dans l'histoire occidentale quelques unes des
activités clandestines et illégales des civils et de
leurs collabos sortent de l'ombre et du silence. On ne traite pas ici
de fichiers de systèmes politiques disparus, tel l'ex-URSS, où
il est trop tard pour intervenir, le mal étant déjà
fait. Dans le cas d'Edvige, c'est en effet totalement différent.
Le tout se déroule en temps réel. Le citoyen peut
désormais en discuter publiquement, donner son opinion,
améliorer le système dans lequel il vit.
Toutefois, ce n'est
qu'une mise en bouche. Car il y aura lieu ensuite de franchir une
autre étape : politiser la partie invisible de l'iceberg.
Autrement, Edvige ou pas, civils et collabos continueront
d'actualiser illégalement les fichiers de la très
grande majorité de la population et d'en créer de
nouveaux.
Le débat en France
aura-t-il un effet domino positif ailleurs en Occident? Il est un
fait confirmé que les néolibéraux spéculent
partout, froidement, sans sentiment. Ils ont le regard pointé
sur l'objectif. La fin justifie les moyens. Ainsi la surveillance
extrême, qui s'est rependue comme une trainée de poudre
partout. Idem des prêts à risque et de la spéculation
sur les marchés boursiers, qui sont à l'origine de la
crise financière planétaire. Alors, qu'ils s'en
prennent aux droits et libertés des citoyens, il n'y a là
rien d'étonnant.
■ Canada
: une vidéo dont on parlera beaucoup – D'abord,
le contexte... Quelque mois avant d'annoncer la tenue des élections
générales, le gouvernement de Stephen Harper, homme de
droite confirmé, a tenté faire passer une loi qui
aurait coupé les vivres, via les crédits d'impôt,
aux réalisateurs de films portant atteinte à l'ordre
public.
Autre élément
illustrant bien la situation. Harper a réduit de 45 millions$
les subventions du secteur culturel, plus spécifiquement dans
des programmes visant notamment à aider des artistes voulant
se faire connaître à l'étranger.
C'est ici que la vidéo
(03:02) prend toute sa pertinence. La mise en scène est
tordante. Michel Rivard, auteur d'une chanson qui a ému bien
des gens, se présente devant un comité du gouvernement
canadien pour obtenir une subvention. Gros problème, il a en
face de lui des anglophones qui ne le connaissent pas. On lui demande
d'interpréter quelque chose, pour s'assurer qu'il est vraiment
un artiste. Rivard entame Le Phoque en Alaska... Le mot PHOQUE les
fait sursauter, eux, ont compris FUCK...
■ Yves
Ryan, maire de Montréal-Nord pendant 37 ans – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Abordons
un autre important volet de la problématique : la plupart des
membres du pouvoir politique connaissent strictement rien en matière
policière. Plusieurs d'entre eux tiqueront en lisant ce livre,
découvrirons un univers dont ils n'avaient jamais soupçonné
l'existence.
François
Ali, conseiller municipal de l'ex-Ville Saint-Laurent, en banlieue de
Montréal, était probablement l'un des rares à en
avoir une bonne idée. (François Ali -
La Presse du 5 avril 2000) On peut en tout cas le présumer à
la lumière des propos qu'il avait tenus dans une lettre
publiée par La Presse en avril 2000. Le contexte de son
intervention avait trait à la future Communauté
métropolitaine de Montréal (CMM) devant remplacer la
Communauté urbaine de Montréal (CUM). À ce
moment-là, on ignorait encore que, après la fusion des
29 municipalités de l'île de Montréal, la police
relèverait de la nouvelle Ville de Montréal.
Alors
Ali s'interrogeait : relèverait-elle de la CMM ou d'une régie? «Si le contrôle civil du SPCUM
(la police de l'île de Montréal) laisse
beaucoup à désirer aujourd'hui, on comprend la
difficulté de le rendre plus imputable à la société
dans sa nouvelle régie, écrivait-il.
Déjà le citoyen constate chaque jour que sa vie est de
plus en plus contrôlée par le pouvoir politique. Il aura
encore plus de raisons de craindre un pouvoir policier dont il n'aura
plus le contrôle. Car la police de Montréal -et la Sûreté du Québec, par
ailleurs, soulignait-il - sait manipuler, conditionner, surveiller à ses
propres fins la société qu'elle est censée
protéger.»
Ali
était le seul élu municipal qui, publiquement, se
préoccupait de cette question. Ceux qui en savaient plus que
lui, se taisaient. Ainsi, le ministre péquiste de la Sécurité
publique, Serge Ménard, la présidente de la CUM, Vera
Danyluk, deux spécialistes en la matière. Et, à
un niveau moindre, Yves Ryan, maire de Montréal-Nord pendant
37 ans (élu pour la première fois en 1963) et, à
ce titre, membre du conseil des maires de la CUM. Il avait siégé
également au Comité exécutif et à la
Commission de sécurité publique de la CUM, alors
responsable de la police. Tous les autres élus étaient
pour la plupart des néophytes. (Suite demain)
News du vendredi 19 Septembre 2008
■ Des
photos sur 4 pages... –...dont
plusieurs sont un appel
à la résistance, ainsi celle du fichier français identifié sous le nom d'Edvige.
Rien de bien neuf
aujourd'hui sur ce qui se passe dans ce dossier. Que préparent
les prestidigitateurs (UMP) détenant la majorité à
l'Assemblée nationale de la France? Une version cosmétique,
genre Nouveau Début?
■ Hymne
américain – ...
à écouter en
souhaitant que la crise économique planétaire
obligera les USA à évacuer Irak et Afghanistan.
Il
en existe une version moins poétique, plus terre à
terre. Celle de Jimi Hendrix qui, des cordes de sa guitare, simule
des bombardements américains au
napalm de petits villages vietnamiens, de leurs impacts au sol et
des hurlements de douleur des victimes brûlées vives :
enfants, femmes, vieillards, etc. Qui osera faire de quoi de
semblable sur l'Irak et l'Afghanistan?
■ W. Bush... –...confirme
qu'il y a crise financière planétaire, vidéo
ici traduite en français.
■ Valoriser
la personne au lieu de la démolir – Lorsqu'elle
a purgé sa peine, elle a payé sa dette à la
société. On doit la laisser tranquille. Et non pas lui
rappeler continuellement son passé jusqu'à la fin de
ses jours. Voici des exemples à
ne pas imiter.
■ La vie est moins chère en milieu rural... – ...
que dans les grandes cités. L'économie vient du coût
du loyer et du fait qu'on peut avoir un jardin (économie sur
les légumes) et élever quelques animaux de ferme
(économie sur les protéines). En
Afrique, des gens ont compris, eux. Par contre, il est vrai que
les emplois sont rares, que l'intensité culturelle n'est pas
la même, très loin de là.
Parfois,
j'imagine la rue Principale de mon petit village policier de 1, 300
et quelques habitants, Lac Bouchette, avec plein de néon, de
salles de spectacle, de concerts en plein air, de cinémas, de
restos, de bars de danseuses nues où se rincer l'oeil et
s'encanailler un brin, de bordels et animée d'un va et vient
continuel de véhicules et de monde, jusqu'à la levée
du soleil. Vital de mettre du piquant dans sa vie.
Ici, la rue
Principale est une longue artère tranquille, vide de tout.
Outre les chiens qui jappent et vous courent après, on y
entend aussi petites mouches noires, maringouins et abeilles voler.
■ Montréal-Nord
: D'autres
crises éclateront... –...si
rien n'est fait pour tisser des liens solides avec le milieu,
a déclaré l'ex-directeur général de la
police de l'île de Montréal, Jacques Duchesneaux, dans
une entrevue
accordée au quotidien La Presse. «Les
policiers se promènent dans un secteur, les vitres montées.
Ils entrent peu en contact avec les gens. Ils vont entrer en contact
uniquement quand les gens appellent, en situation de crise. Avec ça,
on ne bâtit pas des relations.»
PS
: Dans son entrevue, Duchesneau n'aborde pas la vraie problématique
: le rôle clandestin et illégal joué par la
police en civil et ses collabos. Contrairement à ce qu'il
pense, intensifier la communication avec les citoyens ne suffira pas.
Il faut rétablir la confiance des citoyens à l'égard
de la police et de la justice.
Une seule façon
d'y parvenir. La mise sur pied d'une police de la police dotée
d'un ligne téléphonique sans frais et sécurisée.
Le citoyen, et même le policier, pourra l'utiliser lorsqu'il
sera témoin d'illégalités commises par des
civils et de leurs collabos. Une enquête suivra et les impunis
seront punis.
En outre, lorsqu'on
connait certains antécédents de Duchesneau, on réalise
qu'il ne possède pas la compétence pour faire la leçon
à qui se soit. À l'époque où il était
le directeur général (dg) de la police de l'île
de Montréal, il a toujours été très
répressif et a porté atteinte aux droits et libertés.
C'est lui qui a implanté la pseudo police communautaire sur
l'île de Montréal, instaurant du même coup un
système de délation où une bonne partie de la
population surveille l'autre. Le coefficient des collabos a atteint
un sommet jamais vu.
Autre fait digne de
mention, que je vous relate. Au printemps 1998, Duchesneau
démissionne de son poste de dg, crée le parti municipal
Nouveau-Montréal et présente sa candidature à la
mairie, en prévision des élections du 1enovembre. Ce même printemps, le parti municipal du
Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) tient son congrès
de leadership.
Quelques mois auparavant,
certains de ses membres avaient quitté le parti pour adhérer
à celui de l'ex-policier Duchesneau. Des rumeurs circulaient à
l'effet que Thérèse Daviau, chef du RCM, songeait à
faire de même. Dans ses propos, son ambivalence
transparaissait. Finalement, ayant décidé de rester,
elle sollicite un autre mandat à la chefferie du RCM,
participe au congrès d'investiture et en sort victorieuse.
Peu après, elle
démissionne et quitte le parti. Le RCM est fortement secoué,
ses membres sous le choc. Duchesneau a-t-il joué un rôle
dans cette déstabilisation du RCM? Aucune preuve, mais un
doute raisonnable subsiste. En milieu policier, on appelle ça
un suspect. (Colonne de droite de ma page d'accueil, cliquez sur
LISEZ GRATUITEMENT L'ÉTAU POLICIER TOME 1. Ensuite, utilisez
le mot clé RCM et vous aurez accès aux détails
des événements dont je traite)
Conclusion... Certes,
c'est un haut fonctionnaire qu'il faut interroger, mais encore
faut-il que le journaliste soit au courant des dossiers et pose les
bonnes questions. Lorsqu'on a occupé une fonction aussi
importante que celle-ci, normal qu'on rende des comptes à la
société.
■ Police
: où se situent les vrais centres de décision? – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Laplante
nous fait remarquer qu'il y a autant de polices qu'il y a de
sociétés. (Laurent Laplante -
La police et les valeurs démocratiques -
Institut québécois de recherche sur la culture) Le pays
totalitaire aura une police à son image : soupçonneuse
et envahissante ; la société démocratique
exigera de sa police qu'elle contribue au respect et à
l'épanouissement du pluralisme, de la tolérance, de
l'équité et de la transparence.
Société
démocratique, le Québec souhaite donc obtenir
constamment de ses forces policières ce type de contribution.
Est-ce que ce souhait est réalisé? s'interroge-t-il. En
bonne partie et le plus souvent, oui, mais ni toujours ni partout.
Notons que Laplante a écrit son bouquin avant la flambée
des technologies de l'information et de la pseudo police
communautaire, qui ont décuplé l'efficacité de
la police.
En France, suivant Casamayor, le policier sert tous les
régimes. «Mais
il est beaucoup plus instructif et grave de constater que tous les
régimes font appel aux policiers.»
(Louis Casamayor -
La Police -
Gallimard)
Laplante,
de son côté, et il est vital de le rappeler, soutient
que ce ballet entre politiciens et policiers laisse la société
sous l'impression qu'elle n'a pas à savoir où se
situent les vrais centres de décision. Tout cela compose un
tableau fort peu démocratique, juge-t-il. En effet, comment se
défaire électoralement de ces élus alors qu'ils
agissent en catimini ?
En
outre, ils ne sont plus les seuls à pouvoir tailler les
citoyens comme une haie de cèdres, des groupes adorant aussi
émonder, étêter et, lorsque nécessaire,
déraciner. Rusée, la police n'accepte au sein de ses
comités et réseaux de citoyens-mouchards que ceux
idéologiquement proche d'elle. La situation est rendue à
ce point enchevêtrée que c'est pratiquement le
brouillard intégral. Évitons de faire du Québec
un cas unique parce que les tactiques policières sont
universelles. (Suite
demain)
News du jeudi 18 Septembre 2008
■ Lien
avec le texte précédent – Eminem,
rappeur américain, Tell
the Truth : dans la même page, visionnez Mos Def et Immortal Technique.
■ La
guerre du Canada en Afghanistan a coûté 8 milliards$ – Selon
Radio Canada International (RCI), ce chiffre a été
dévoilé hier par le premier ministre Stephen Harper. Il
couvre la période s'étendant de 2002 jusqu'à ce
mercredi 17 septembre. C'est la première fois qu'il en révèle
le coût.
PS
: Auparavant, il s'y était toujours refusé, malgré
les demandes répétées de l'opposition, qui
l'accusait de cacher le prix de la mission canadienne. Il aura fallu
attendre l'élection générale en cours pour que
la population en soit informée. Et encore, il ne s'agit que
d'un estimé.
Et aux USA, combien de
milliards investis dans leur guerre en Irak (enclenchée sans
le consentement de l'ONU et en mentant à tout le monde sur la
présence d'armes à destruction massive) et en
Afghanistan et leurs incursions guerrières au Pakistan? Sans
oublier leurs menaces contre l'Iran et la guerre froide qu'ils
viennent de déclarer à la Russie. Républicains
pyromanes, qui mettent le feu partout.
À cela s'ajoute la
crise financière planétaire dont ils sont responsables.
Décidément, le règne de W. Bush n'aura pas été
un bienfait, mais un malheur pour l'humanité.
■ Le
flic avait transgressé son serment de discrétion – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Voyons
brièvement une autre affaire du genre. Cette fois, il
s'agissait d'une tentative ratée de la part d'un autre membre
du même corps policier, l'agent Claude Slavinski, celui-là
en uniforme. (Marcel Laroche -La
Presse du 10 juin 1999)
En
juin 1997, il n'avait pas apprécié que le livreur Bruno
Vézeau prenne du temps à enlever son camion de
livraison, qu'il avait stationné en travers de la rue pour
décharger des marchandises. Slavinski en avait informé
son employeur. Ce dernier en avait parlé à son employé,
qui avait porté plainte au Comité de déontologie
policière.
Selon
Me Danielle Simoneau, procureur du commissaire de déontologie,
Slavinski avait agi dans le seul but de causer des ennuis au
plaignant qui, fort heureusement, n'a pas perdu son emploi à
la suite de cette dénonciation. Le comité avait reconnu
Slavinski coupable d'avoir «(...) transgressé
son serment de discrétion qui lui est imposé par la
loi»
et suspendu de ses fonctions pendant dix jours sans traitement.
Complétons
notre visite touristique au pays de Castro. Derrière la milice
cubaine omniprésente, les CDR et son armée de
citoyens-mouchards, il y a la police politique, le G-2, qui opère,
elle aussi, dans l'ombre et le secret. De l'aveu général,
écrivent Pierre et Renée Gosset, elle est admirablement
faite. (Pierre et Renée Gosset -L'adieu aux barbus -Éditions Julliard) Elle travaille sur
dénonciations, sur dossiers patiemment réunis qu'elle
garde sans les utiliser jusqu'au moment propice. Parfaitement
informée et organisée, elle est ainsi au courant de la
plupart des foyers de résistance qu'elle laisse couver sous la
cendre. Cependant, à la moindre menace intérieure ou
extérieure, elle s'abat sur eux.
Au
cours de mon enquête, et ainsi qu'en témoigne la partie
récit de ce livre, j'ai constaté que le Québec
avait aussi sa police politique : la Sûreté du
Québec. (Suite demain)
News du mercredi 17 Septembre 2008
■ ONU
: déclaration fracassante... – ...du
nouveau président siégeant à la 63e session de
l'Assemblée générale, Miguel d'Escoto Borckmann
: «Malgré
la relative insignifiance dans laquelle l'Assemblée générale
a été reléguée ces dernières
années, je crois fermement que la tâche de président
de cette Assemblée est importante. Elle devient mêmeplus
significative quand ce poste est utilisé comme une opportunité
pour transformer la logique d'égoïsme qui prévaut
et qui a paralysé parfois la capacité de cet organe à
remplir son mandat consacré dans la Charte des Nations Unies.»
■ Un
ouragan menace l'Occident – Identifié
sous le nom de Madonna,
il sera bientôt disponible dans les cinémas et sur DVD.
Sado-masochisme, cohabitation incongrue, petites tenues, danseuses
nues, beaucoup de conformistes et d'inadaptés sociaux
(notamment civils et collabos) risquent l'infarctus du myocarde.
■ Montréal
: Gaz Métro et discrimination à l'égard des
femmes – Le
quotidien Le
Devoir rapporte que le Tribunal des droits de la personne a
condamné l'entreprise à verser 220 000$ à 7
femmes victimes de «discrimination
systémique»
dans l'embauche. Une seule d'entre elles avait passé le
processus de sélection. Deux ans plus tard, le poste lui a été
refusé parce qu'elle était enceinte. Il s'agissait ici
d'emplois occupés traditionnellement par des hommes.
■ L'indigent
et le délinquant.. – ...titre
d'un livre (144 pages) portant sur la pauvreté et la
privatisation de l'action sociale, en France. Écrit en
collaboration : Michel Chauvière (sociologue), Didier Gelot
(économiste), Catherine Lebrun (syndicaliste), Benjamin Poiret
(directeur de cabinet de la Mairie de Paris), Évelyne
Sire-Marin (magistrate) et Mylène Stambouli (maire-adjointe de
la Ville de Paris, chargée de la lutte contre l'exclusion).
Histoire de vous mettre
l'eau à la bouche, un passage du synopsis... De nombreuses
lois ont été votées ces dix dernières
années en matière de procédures pénales
qui ont en commun de mettre en place un contrôle policier des
populations en situation de marginalité et de déboucher
sur une conception des rapports sociaux qui désigne les
pauvres et les exclus comme des délinquants en puissance.
Vous pouvez vous le
procurer ici.
■ France
: le dossier Edvige ne changera pas d'un iota – Ce
n'est pas demain la veille que la ministre française de
l'Intérieur Michèle Alliot-Marie lâchera le
morceau. Elle s'apprête en effet à conserver
le fichage des enfants de 13 ans. Sous prétexte que le
taux de délinquance est trop élevé. Se
base-t-elle sur des données judiciaires irréfutables où
il y a eu condamnations ou seulement sur les dires de la police?
Tous pays confondus, la
police a l'habitude de cibler les quartiers pauvres et de considérer
comme potentiellement criminel tout ce qui dépasse le
conformisme : comportements politiquement et puritainement
incorrects, dont le je m'en foutisme, l'indexe pointé vers le
haut, la crise d'ado, le rendement à l'école, le fait
de se tenir en groupe.
Ce qui n'en fait pas des gangs criminalisés.
Les jeunes ont besoin de se socialiser en groupe, de se déplacer
en groupe, de se courir après dans la rue, de crier, de faire
les fous. C'est de leur âge. Surtout, le besoin de circuler
librement dans l'espace public, sans être continuellement
harcelés par la police en civil et ses collabos, etc.
La pauvreté
est-elle liée à la criminalité? Alvaro Pieres,
du Département de criminologie de l'Université d'Ottawa
(Canada), a démontré que le système pénal
a tendance à recruter largement sa clientèle dans les
couches sociales moins favorisées. (Traité des
problèmes sociaux -Institut québécois de recherche sur la
culture -Ouvrage collectif sous la direction de Fernand Dumont,
Simon Langlois et Yves Martin, 1 164 pages, 1994) Que des études
démontrent que la criminalité se distribue également
(uniformément) dans l'ensemble de la structure sociale mais ne
se distribue pas également dans la justice. «Du
même coup, précise-t-il,
la criminalité apparaît à la fois comme une
réalité partiale et comme un concept sélectif,
biaisé et stigmatisant.»
Pieres cite aussi une
enquête québécoise portant sur le chiffre noir de
la délinquance juvénile et mettant en évidence
cet écart à propos de la délinquance officielle.
(M. Fréchette et M. Le Blanc -La délinquance cachée des adolescents
montréalais -Groupe de recherche sur l'inadaptation juvénile -Université de Montréal) D'autres encore
ont contribué à dévoiler assez clairement,
rapporte-t-il, les biais de classes, entre autres, du droit et du
système pénal.
«Elles
ont généralement indiqué qu'il existe une
relation négative entre le statut social et la criminalité
officielle, alors qu'on sait que les gens qui se retrouvent en prison
viennent surtout des classes défavorisées et des
groupes les plus vulnérables de ces classes sociales
», constate-t-il : minorités ethniques, immigrants, etc.
Suivant son propos, la violence policière, les illégalismes
des corporations, etc., sont encore délaissés sous
prétexte parfois qu'ils sont moins inquiétants pour
l'opinion publique, même si leur coût économique
pour la société sont largement plus élevé.
Les
illégalismes des corporations… Il y en aurait tout un pavé
à écrire sur la manipulation des états
financiers d'entreprises d'envergure nationale et internationale
inscrites en bourse : dans mon livre L'Étau Policier tome 1,
colonne de droite, utilisez un mot clé dans ce qui précède
et vous aurez accès à toutes ces infos. Sans omettre la
crise financière actuelle, qui va créer des millions de
nouveaux pauvres partout dans le monde.
Volez
une enveloppe de jus d'orange de moins d'un dollar canadien dans une
épicerie et vous serez arrêté, traduit en cour,
condamné, hériterez d'un dossier judiciaire. Vous
pouvez vous attendre aussi à ce que la police en civil vous
rappelle à l'occasion, subliminalement, votre méfait,
pour mieux vous imposer son emprise psychologique. Et police
communautaire et prévention étant, qu'elle demandera
aux commerçants de votre quartier de vous avoir à
l'œil. Par contre, vous pouvez démolir le système
économique de la planète sans avoir la police aux fesses.
■ Comment
est-il possible de jouer de la guitare... – ...
comme ça, comme un vrai pro, à 10 ans? Du jazz en plus?
Vidéo
(02:59), d'autres de ce prodige sont disponibles sur YouTube.
■ La police peut vous faire perdre votre emploi – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Sur l'île de Montréal, la police en civil peut vous
faire perdre votre emploi, ou vous empêcher d'en trouver un, si
vous refusez d'entrer dans le moule social ou de collaborer avec
elle. On l'a vu dans mon cas. Difficile à croire mais
pourtant…
Parlons alors du cas
haïtien, en souhaitant qu'ils inciteront des lecteurs et
lectrices, peu importe la couleur de leur peau, à rendre
public des mésaventures du genre. Je suis sincèrement
convaincu qu'il y en a plusieurs. Sans oublier tous les autres dont
on n'entendra jamais parler parce qu'ils ignorent que la police est à
l'origine du fait que leur candidature à un emploi a été
rejetée ou de leur congédiement.
À
l'été 2000, le commandant Ronald Blanchette, traitant
de la violence des gangs de rue haïtiens du quartier St-Michel,
à Montréal, et de Montréal-Nord, dénonçait
la communauté haïtienne (Éric Trottier -La Presse des 12 et 13 juillet 2000) : «Le
problème, déclarait-il,
c'est que les gens de la communauté noire ne nous aident pas ;
ils ont trop peur de parler.» Évans
Desmangles, du bureau de la Communauté chrétienne
haïtienne de Montréal, réagissait en ces termes :
«(…) nous croyons que nous collaborons amplement avec la
police, puisque nous faisons partie de comités sur la
prévention du crime, de tables de concertations, etc.»
Keder
Hyppolite, l'un des leaders de la communauté haïtienne de
Montréal et ex-membre du Comité de déontologie
policière, ripostait également, soulignant la «mauvaise foi et l'hypocrisie» de ce corps policier qui, tout en appelant à la
collaboration de la communauté haïtienne, multiplie les
actions douteuses à l'endroit des jeunes Noirs.
«Régulièrement
(sic), des policiers n'hésitent pas à
communiquer avec des employeurs pour les inciter à ne pas
embaucher tel ou tel autre qui a un casier judiciaire. Plusieurs
jeunes qui n'ont rien à se reprocher se font aussi encore
régulièrement accoster par des policiers qui les
forcent à s'identifier sans aucune espèce de raison.
C'est grave, s'indignait-il :
les policiers n'ont pas le droit d'agir ainsi. Et s'ils ne respectent
pas les règlements, comment voulez-vous qu'ils obtiennent le
respect des jeunes de la communauté haïtienne?»
Hyppolite est
probablement le premier citoyen à dévoiler publiquement
ce volet inconnu des activités clandestines illégales
de la police de l'île de Montréal : celle-ci ne doit pas
être la seule à agir de façon aussi condamnable.
Combien aussi sont congédiés à la suite
d'interventions policières auprès d'employeurs, ou
délaissent leur emploi parce que épuisés
psychologiquement par les déstabilisations à répétition
de la police en civil? Gravissime! Et ce l'est davantage au sein de
cette communauté où, suivant Michel Chéry, un
criminologue d'origine haïtienne qui a réalisé une
étude sur la délinquance chez les jeunes haïtiens,
le taux de chômage est effarant, se maintenant toujours à
60%.
Ces
policiers agissent, sur plus d'un point, comme leurs collègues
cubains. Ce qui inquiète, c'est le silence des élus
"responsables" de la police, ainsi le ministre québécois
de la Sécurité publique. Ce mois de juillet 2000, qui
dirigeait ce ministère sous le gouvernement péquiste de
Lucien Bouchard? Serge Ménard.
Les silences aussi au sein du
Comité exécutif de l'ex-CUM : présidente Vera
Danyluk et maire de Montréal Pierre Bourque. Silence également
des journalistes : aucun n'a pensé d'enquêter sur les
faits rapportés par Hyppolite. Silence des éditorialistes.
Silence des victimes, silence des employeurs ayant subi des pressions
policières. Ce sont tous ces silences qui perpétuent
cette approche totalitaire. (Suite demain)
News du mardi 16 Septembre 2008
■ Hier,
c'était la journée internationale de la démocratie – Elle
est passée totalement inaperçue. Un peu normal, elle
était célébrée pour la première
fois, une initiative de l'ONU. De quelle démocratie parle-t-on
au juste? Celle des pays membres de l'ONU? De toute évidence,
oui.
Mais comment fêter une démocratie à deux
faces? Faut avoir enquêté dans son sous-sol, avoir vu
les civils et leurs collabos porter atteinte quotidiennement et
massivement aux droits et libertés des citoyens pour découvrir
sa vraie face. Ce jour-là, il y aurait plutôt lieu de
parader dans les rues, faire beaucoup de bruit avec des casseroles et
dénoncer l'imposture de ceux qui nous gouvernent.
Ban
Ki-moon, secrétaire général de l'ONU...
«Bien que le mot démocratie n'apparaisse pas dans
notre Charte, les Nations Unies font plus que n'importe quelle autre
organisation pour promouvoir et renforcer les institutions et les
pratiques démocratique à travers le monde.»
■ Bon
beat, et pas seulement ça
– Alexandre Kinn – Aude
(emmène-moi) (04:36) – Francis Cabrel – Encore
et encore (04:31) – Francis Cabrel et un chœur d'enfants : Il
faudra leur dire (03:23) – Et si vous en voulez plus... Concert
de Francis Cabrel (02H:17).
■ 3 sources d'infos pouvant rendre service – De
ce temps-ci, on suit de près ce qui se passe à la
bourse. Un site où vous aurez accès en
temps réel au courtage sur 17 marchés
internationaux. Dans les menus, au sommet de la page : Sommaire, Wall
Street, Bourse Europe, Devises, Pétrole et, juste à
côté, en plus de ce que je viens d'énumérer
: interviews sur la bourse (traduites en français), un focus
et Élections US au jour le jour. À visiter chaque jour,
si besoin est.
Deux autres sources
d'informations... L'horloge
universelle : savoir l'heure exacte d'un pays où vous avez
l'intention de vous rendre, par exemple. Poids
et mesure du monde : convertir des centimètres
en...kilomètres ou en pouces ou mieux : en miles nautiques.
■ «Faut
ben travailler!» – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Dans ce pays
maintenu «artificiellement»
en état de besoin chronique où tout bon Cubain doit se
considérer comme un soldat de l'économie nationale,
état de guerre permanent où il est sans cesse appelé
à livrer de nouveaux combats, qui, sinon ces défenseurs
de la révolution omniprésents (les membres des CDR),
lui rappellera son devoir de volontaire lorsqu'il s'agit par exemple
de gagner à la place des paysans la bataille du sucre?
À
cette question des deux auteurs, Pédro R..., un étudiant,
a répondu qu'ils n'étaient «pas
obligés»
d'aller faire la récolte de la canne. «Chacun
est libre, mais celui qui n'y va pas n'est pas considéré
comme un très bon révolutionnaire. Et il faut bien
penser à sa carrière.»
Autre
parallèle québécois… À Lac Bouchette,
j'avais décrit sommairement à un vieux monsieur
l'omniprésence de la police en civil de la Sûreté
du Québec dans le village. Affairé à réparer
une clôture sur son terrain, il m'avait dit en connaître
une couple. Et quand je lui avais confié qu'elle
s'introduisait même dans les maisons privées, il avait
délaissé sa clôture, s'était redressé
et raidi, ses yeux s'étaient arrondis, et m'avait lancé,
l'air mécontent et dépité de l'homme impuissant
:«Faut ben travailler!»
(Suite demain)
News du lundi 15 Septembre 2008
■ Le
populisme comme programme électoral – Faut
s'intéresser à la politique parce qu'elle s'intéresse
beaucoup à nous, qu'elle n'est pas toujours bien intentionnée
à notre égard, surtout lorsqu'elle est de droite : elle
veux trop notre bien, en prend trop. Dans des vidéos,
vous allez faire la connaissance de chefs populistes français,
belge, italien, suisse, bulgare et norvégien.
Populiste
fondamentaliste. Un levier politique permettant de prendre de la
hauteur. Le discours consistant à dire : tous les autres qui
vous gouvernent n'ont rien à voir avec le peuple, ils vous
trahissent et moi je suis comme vous, je suis aussi le peuple. Nos
revendications sont celles du peuple. Populisme, appel au peuple (le
mot est partout), culte du peuple, un peuple sein, simple, honnête,
authentique.
Promettre une ville
sécurisée, propre, sans corruption. Pratiquer la
démagogie (Petit Robert : flatter, exploiter sentiments et
réactions des masses). Le national populisme aux multiples
visages. L'ennemie intérieur est l'immigré. On dirait
qu'on doit s'excuser d'être Français et d'être
chez nous, dixit Le Pen.
La machine populiste –
Un film de Jean-Pierre Krief
Intervenants : Guy
Hermet, directeur d'études à SciencesPo ; Pierre-André
Toguieff, directeur de recherche au CNRS ;
Gilles Ivaldi, chercheur au CNRS ; François Frison-Roche,
chercheur au CNRS ; Jean-Yves Camus,
chercheur associé à l'IRS ; Laurent Fabius, parti
socialiste ; Thierry Soussez, conseiller en communication politique.
Vidéo
1 (16:04) – Vidéo
2 (16:55) – Vidéo
3 (19:21)
■ Lehman
Brothers s'est déclarée en faillite... – ...et
placée sous la protection de la loi, ce lundi 15 septembre
2008, à New York, où est situé son gratte-ciel,
symbole de ses ambitions. Lehman Brothers est une banque
d'investissement multinationale. Elle possède des bureaux à
travers le monde, notamment à Londres et Tokyo. C'est un
acteur majeur du marché des emprunts d'États
américains. En 2004, elle comptait 19 200 employés.
Selon
le Figaro, Lehman Brothers fait trembler la planète
finance. Les marchés indiens et australiens sont depuis dans
le rouge vif. On ignore les réactions des pays asiatiques, les
bourses du Japon, de Chine, de Hong Kong et de Corée du Sud
étant fermées ce lundi.
Beaucoup d'entre-nous
pensent que la crise financière, qui a vraiment débuté
en 2007, est terminée. Ce ne semble pas être tout à
fait le cas. L'effet domino, bien qu'il progresse lentement, n'en
continue pas moins son petit bonhomme de chemin. Il ne se passe
rarement un mois sans qu'on apprenne un ou deux de ses nouveaux
méfaits.
Le système
économique est devenu dysfonctionnel. Les prêts à
risque, vivre au-dessus de ses moyens, en sont les principaux
responsables. Peut-on réparer les dommages? Voilà la
question que bien des économistes et observateurs se posent.
Certains prétendent que oui, on peut. Qui doit-on croire?
■ L'Eldorado – Imaginez
un endroit où la plupart des gens ne savent pas ce qu'est
l'argent et à quoi ça sert, ignorent tout du
capitalisme, n'ont jamais entendu parler de l'automobile, etc. Ici,
s'agit pas d'une tribu vivant au fin fond de l'Amazonie, mais d'une
petite tribu d'Occidentaux.
Ils
ne sont pas cons pour autant. Leurs valeurs se situent à un
autre niveau : anti-conformisme, écologisme, humanisme,
féminisme, pacifisme. Ils sont aussi des adeptes de l'humour
et de la santé. Où se trouve donc cet Eldorado? Dans
l'imaginaire de la cinéaste Coline Serreau. Titre du film
(01H32) : La
belle verte.
■ El
comandante André Laplante – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
À l'été
1999, le commandant André Laplante, du poste 33 de la police
de l'île de Montréal, discourait avec enthousiasme, dans
La Presse, sur la réduction de la criminalité dans le
quartier du Parc-Extension, situé sur le territoire de la
Ville de Montréal. (Rima Elkouri -La Presse du 22
juillet 1999) Parlait du défi de l'intégration, ce
quartier étant le plus cosmopolite de la métropole. «On
veut se rapprocher des gens, se rendre directement chez eux.
(...) On
va faire appel à des gens capables d'interpréter, de
parler différentes langues, d'aller derrière les portes
fermées».
En
plus clair, el comandante annonçait sa décision d'y
introduire des mouchards, c'est-à-dire de violer l'espace
privé de ces citoyens. Pourquoi? Pour imposer son emprise
psychologique et enrichir sa mégabanque informatisée de
renseignements de toutes sortes sur chacun de ces néo-Canadiens
et leur entourage.
Poursuivons notre
visite "touristique" à Cuba... Pierre et Renée
Gosset écrivent qu'il faut l'avoir vu pour comprendre
l'emprise pesante, permanente, des innombrables Comité de
défense de la révolution cubaine (CDR) cubains dont
chacun tient en main son immeuble, son pâté de maisons,
son village ou sa ferme collective. (Pierre et Renée Gosset -L'adieu aux barbus - Éditions Julliard)
Cette mégère
en uniforme vert assise devant son seuil, sur sa chaise de paille,
est l'archétype du chef d'îlot. Elle s'occupe de tout,
notamment des cartes d'alimentation, des campagnes de vaccination et,
cela va de soi, de l'endoctrinement en organisant dans un garage ou
une cuisine une discussion sur le marxisme-léninisme. (Suite demain)
News du dimanche 14 Septembre 2008
■ Suite
logique... – ... de
l'article précédent : Princess Aniès – Au
carrefour de la douleur
■ ONU
: pour une économie mondiale plus sûre et équitable – Dans
son rapport 2008, publié ce mois-ci, Supachai Panitchpakdi,
secrétaire général de la Conférence des
Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED),
analyse la crise financière planétaire et propose des
solutions. Il s'agit d'un résumé de 24 pages du rapport
principal.
(Page 4 ) La crise
récente montre une fois de plus que les règles du
marché sont incapables d'empêcher des phases récurrentes
d'«exubérance irrationnelle», pendant
lesquelles les sociétés financières s'efforcent
d'obtenir une rentabilité à double chiffre dans des
pays où les taux de croissance économique sont très
inférieurs.
Remous financiers et
spéculation, hausse et instabilité des prix des
produits de base, incapacité des marchés de change de
tenir compte, dans les parités monétaires, de
l'évolution des comptes courants ; déstabilisation de
l'ensemble du système économique mondial, sauvetage
d'entreprises par des États, tout cela démontre la
nécessité urgente de revoir le cadre institutionnel et
durcir la réglementation.
En vrac, autres éléments,
dont quelques unes des solutions... (Page 6) La hausse des cours du
pétrole enregistrée au cours des dernières
années s'est accompagnée d'une forte augmentation des
prix de la plupart des autres matières premières. (Page
7) En 2008, les prix de tous les groupes de produits de base ont
largement dépassés les sommets atteints au milieu des
années 90.
(Page 10) Il semble bien
que, dans plusieurs pays, une grande partie des gains considérables
provenant de la hausse des prix des hydrocarbures et des produits
miniers ait été rapatriée sous forme de
bénéfices par les entreprises étrangères
d'exploitation. (Page 14) Il est très important qu'une grande
partie des bénéfices des entreprises soit réinvestie
dans les capacités productives, au lieu de servir, par
exemple, à l'achat de produits de consommation de luxe ou à
des activités spéculatives. Les autres pages traitent
du financement des entreprises et l'endettement des pays du tiers
monde.
Lisez
ces 24 pages et vous en saurez beaucoup plus sur l'origine de la
crise.
■ «Portez
attention aux activités de vos proches, amis...» – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Dans une
chronique, la journaliste Lysianne Gagnon de La Presse relate un
voyage qu'elle a effectué à Cuba en 1974, décrit
son arrivée vers minuit dans un hôtel de La Havane, en
autobus. (Lysianne Gagnon -La Presse du 9
octobre 1999) «Dans
chaque district, des gens sortaient des comités locaux du
Parti -le parti qui
était immortel et vous suivait jour et nuit -.
L'assemblée était finie, ils rentraient chez eux, la
mine grise et indifférente. Je les voyais, ces militants,
comme les fiers enfants de la Révolution, sans penser qu'ils
étaient les chevilles ouvrières du système de
surveillance et de délation qui avait été mis en
place dans chaque quartier.»
En février
2001, son collègue Gilles Paquin revenait d'un bref séjour
dans une petite ville de l'île cubaine, où il était
allé interroger Libertad Acosta Diaz. (Gilles Paquin -La Presse du 17 février 2001) Depuis trois ans,
elle attendait son mari, Bernardo Arevalo Padron, de l'Agence de
presse indépendante Linea Sur Press. Il lui restait encore
trois autres années à purger avant d'obtenir sa
libération d'une prison de Castro. Les dirigeants du pays ne
respectaient pas les engagements signés lors d'un sommet
ibéro-américain, et Padron avait osé les traiter
de menteurs.
Libertard racontait au
journaliste Paquin que, «quinze
minutes après votre arrivée, tout le monde savait que
vous étiez ici. Le bureau du Comité de défense
de la révolution cubaine (CDR) est au bout de la rue et il y a toujours quelqu'un qui surveille».
Elle lui a dit que les allées et venues de ses visiteurs sont
signalées à la police et lorsqu'elle rend visite à
son mari, les agents l'interrogent à ce propos. «Ils
me demanderont certainement : "Qui est venu chez vous, avec une
voiture bleue, vendredi dernier à 11h30?" Ils ouvrent
aussi mon courrier
(...),
mais j'ai l'habitude.»
Le père de Padron a confié a Paquin que «les
murs ont des oreilles».
Parallèle
québécois… En avril 2004, Hugues Létourneau,
policier de la Sûreté du Québec et chroniqueur
attitré D'un lac à l'autre, mensuel distribué à
Lac Bouchette, sollicitait l'aide des lecteurs pour lutter contre le
crime. «Portez une attention aux
activités de vos proches, amis ou voisins,
conseillait-il. Ont-ils un emploi connu?
Sont-ils sans emploi? Entretiennent-ils des relations suspectes?
Ont-ils un train de vie anormalement élevé? Etc.
«Si vous êtes
témoins d'éléments suspects, prenez des notes :
l'adresse et la description de la propriété impliquées
; le numéro de plaque et la description des véhicules
impliquées ; tout autre détail relatif aux activités
et actif du sujet.» Suivaient deux
numéros de téléphone à composer, et
l'assurance que toute information sera traitée
confidentiellement.
Petit village de 1 370
citoyens et où, ne l'oublions pas, tout est déjà
aseptisé à l'os, comme dans une salle de chirurgie. (Suite demain)
News du samedi 13 Septembre 2008
■ Anecdote
catho – J'ai vu déjà
sur le web une photo des années 1930-40 d'une famille
québécoise de...24 enfants, sagement assis à la
table, sérieux comme des papes : la norme était de 8
ou10 enfants. La relation sexuelle, à cette époque de
l'église triomphante, ne devait servir qu'à des fins de
procréation. La position du missionnaire était la
règle.
J'imaginais le travail
colossal de la mère : accoucher 24 fois, laver et repasser le
linge, préparer les repas, passer des heures sur le moulin à
coudre, à pédale, pour habiller la marmaille, etc. De
celui du père aussi, qui devait assurer la subsistance de la
famille.
Depuis, la situation a
bien changé. Mais pas l'église catho qui, bien qu'ayant
perdu son monopole et sa toute puissance, impose encore en ce
troisième millénaire des interdits liberticides : homo
et lesbo, condom, pilule du lendemain, avortement.
Récemment, le dr
Mongentaler, pionnier de l'avortement au pays, a été
honoré de l'ordre du Canada par le gouverneur général,
Michaëlle Jean. Le cardinal Jean-Claude
Turcotte, du Québec, qui avait déjà obtenu
la médaille honorifique, l'a mal pris. Alors, il a protesté
en la lui retournant.
Si la hiérarchie
de l'église catho, incluant le pape, vivait avec conjointe et enfants, elle
comprendrait peut-être un peu mieux la nécessité
de l'avortement.
■ «Ceux
(les policiers) qui veulent le plus nous surveiller... – ...sont
ceux qui veulent être le moins surveillés.»
Une citation à ne jamais oublier. Elle est Didier Bigo, maître
de conférence à l'Institut des sciences politiques de
Paris (IEP). En France, Edvige n'est pas le seul fichier à
susciter des interrogations. Il en est ainsi du fichier de la
Centralisation du renseignement intérieur pour la sécurité
du territoire et les intérêts nationaux (Cristina).
Entrevue
vidéo (02:27) de rue89 avec Bigo, plus bas dans la page
s'affichant. Deux question lui sont posées : c'est quoi le
fichier Cristina? Vous proposez de «tracer les traceurs»
: ça veut dire quoi?
Site
d'IEP Paris
■ France
: «Le fichierEdvige n'invente
rien... – ... il rend juste les choses visibles»,
déclare un ex-fonctionnaire
des Renseignements généraux. Dans un autre article
circulant sur le web aujourd'hui, un policier dénonce les
gendarmes friands de renseignements personnels. Prenez
connaissance aussi des principaux
fichiers utilisés en France.
PS
: Arrêtons de nous raconter des histoires : tous les corps
policiers de l'Occident, peu importe leur mission, fichent tout le
monde. À la rigueur, on peut avancer que seuls les nouveaux
nés n'ont pas encore de fiches dans les mégabanques
informatisées de la police. Avec l'avènement de la
fameuse prévention, qui est carrément de la fausse
représentation, le nombre de collabos de la police a
considérablement augmenté, provoquant du même
coup une explosion exponentielle du renseignement.
Sans
oublier que la police a accès aux mégabanques des
États, dans lesquelles ceux-ci emmagasinent les liens qu'ils
entretiennent avec les citoyens : santé, revenu annuel,
permis de toutes catégories (de construire, conduire, etc.),
état civil, etc. La liste est longue. Si vous avez fait un
burnout, avez le sida, pratiquez la pénétration annale,
entre autres petits secrets, la police le sait ou peut facilement le
savoir en consultant les mégabanques du pays où vous
habitez.
Normal,
et nécessaire, qu'un État possède des infos sur
ses rapports avec les citoyens. Anormal, même au sein d'une
speudo démocratie, que la police accumule des renseignements
n'ayant rien à voir avec la criminalité. Elle les
utilisent à des fins d'intimidation, par exemple en vous
faisant savoir subliminalement qu'elle connait vos petits secrets.
Cela suffit généralement à vous la fermer. Là,
on parle d'emprise psychologique ou vulgairement écrit : tenir quelqu'un
par les couilles, les femmes, elles, les ont dans la tête.
■ Canada-Taser
: «délire
actif»
n'est pas un diagnostic médical – Les auteurs d'un
rapport, commandé par le Commissaire de la Gendarmerie royale
du Canada (GRC), Bill Elliott, écrivent que le «délire
actif»
n'est rien de plus qu'une excuse pour justifier l'utilisation du
Taser sur un suspect. Ils reprochent à la GRC de ne pas avoir
obtenu assez d'informations d'experts médicaux et en santé
mentale. Lisez l'article sur le site
de Radio-Canada.
PS
: Au sein d'une démocratie, enfin ce qu'il en reste, la police a l'obligation de valoriser et non pas diminuer la valeur de
la vie humaine et de la dignité.
■ Émeute
Montréal-Nord : deux policiers confinés... – ...à des
tâches administratives. Il sont impliqués dans les
circonstances à l'origine de la mort de Fredy
Villenueva, survenue en août. Un porte-parole de la police
de l'île de Montréal explique le pourquoi de cette
décision.
■ Les
CDR veillent à la sécurité (sic) des citoyens – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Inocencia Acosta
Felipe, autre Cubaine que Lewis, Lewis et Rigdon ont également
interrogée, a contribué à la mise sur pied du
CDR (Comité de défense de la révolution cubaine)
de l'îlot où elle habitait. «Abelardo
Diaz, qui tenait l'épicerie de l'angle, était chargé
de la surveillance.»
En 1962, selon elle, le directoire national des CDR avait établi
une hiérarchie de six (6) directoires provinciaux, cent
cinquante (150) directoires de district, mille trois cent soixante
(1 360) directoires de section. Véritable toile
d'araignée couvrant toute l'île de Cuba.
Pour
sa part, Bailby écrit que les CDR sont la principale
organisation de masse du régime. (Édouard Bailby -Cuba -Éditions
Centre Delta) Installés dans chaque pâté de
maisons des zones urbaines et dans chaque village, ils formaient, à
la fin de 1979, un véritable tissu sanguin à travers
tout le pays. Plus de 4,5 millions des 9 millions de Cubains en
faisaient partie. Les CDR restent ouverts jour et nuit. Échelonnés
tous les 100 ou 200 mètres, leurs militants sont notamment
«chargés
de veiller sur la sécurité
(sic) des
citoyens».
À quand le
directoire québécois de secteur, de district et,
coiffant le tout, le directoire provincial? Et pourquoi pas des
assises annuelles de toutes ces marionnettes-citoyennes (collabos)
dont pouvoir et police tirent les ficelles? Dans leur expression la
plus aboutie, suggérons un défilé annuel, tous
vêtus de la chemise noire, arborant des oriflammes à
tolérance zéro, et entonnant des hymnes à la
gloire de la police.
En janvier 2002, dans
la foulée de la nouvelle carte policière du ministre
péquiste de la Sécurité publique, Serge Ménard,
le corps de police municipal de Roberval, au Saguenay-Lac St-Jean, a
été aboli et ses policiers ont été
intégrés à la Sûreté du Québec.
(Alexandre Gauthier -l'Étoile du Lac du 12 janvier 2002) Au cours de
la cérémonie d'assermentation, à l'Hôtel
de Ville, ceux-ci ont entonné l'hymne de ce corps policier.
(Suite demain)
News du vendredi 12 Septembre 2008
■ Réédition
des Joies du Sexe... – ... (The Joy of Sex) du sexologue Alex Comfort. Publié au
début des années 1970, il avait causé tout un
scandale, fut traduit en 20 langues et vendu à plus de 8
millions d'exemplaires. Cyberpresse
traite de la nouvelle édition.
PS
: Le sexe est le plus intense des plaisirs, dixit Freud. C'est lui,
pas Freud, mais le sexe, qui développe le sentiment amoureux
entre deux personnes vaccinées, majeures et consentantes en
plus. Durant l'époque catho du Québec, fallait épouser
l'autre avant de jouir de son corps. L'amour ne se développait
pas toujours, à cause de l'incompatibilité sexuelle.
Alors, c'était le mariage jusqu'à ce que mort
s'ensuive, même si on ne s'aimait pas. L'épouse n'avait
pas le droit de se refuser à son mari : avoir soudainement
des maux de tête ne suffisaient pas. Curés et petits
vicaires mataient la nature à rebrousse poil.
Le
sociologue Alberoni écrit que Talese a laissé une
documentation détaillée de l’idéologie et de
la pratique du collectif de Sandstone, aux États-Unis, fondé
par John Williamson. (Francesco Alberoni –
L’érotisme –
Éditions Ramsay) (Gay Talese –
La femme du voisin –
Éditions Presse-Pocket)
Formé à l’origine de couples d’amis qui vivaient
dans la promiscuité sexuelle, le collectif s’est développé
en tant que communauté thérapeutique et utopique grâce
à la venue d’intellectuels et de sexologues. Chaque
soir, à Sandstone, une orgie avait lieu, dotée d’une
fonction libératrice.
Qui fréquentaient cette
«luxerious
California sex commune»
? Des couples désireux de sortir de la banalité de la
chambre conjugale, des femmes divorcées et qui n’étaient
pas encore prêtes pour un nouveau mariage, des femmes à
l’énergie érotique débordante mais qui
auraient eu peur d’aborder un homme en pleine rue, des féministes
comme Sally Binford, archéologue réputée, et des
sexologues comme Alex Comfort. Ce dernier publia en 1972 The Joy of
Sex, livre qui scandalisa bien du monde mais n’en fut pas moins
traduit en 20 langues et vendu à plus de 8 millions
d’exemplaires.
Selon
Alberoni, chaque individu est différent et c’est cette
différence que nous voulons capter. L’érotisme
comporte et comportera toujours une dialectique profonde entre
pluralité et unité, entre promiscuité et
unicité. L’unicité requiert la multiplicité,
elle en a besoin pour s’enrichir. Si elle s’installe dans la
répétition, dans l’habitude, le devoir, la
discipline, c’est la mort de l’érotisme. Il se transforme
alors en ennui et en dégoût. Sans la multiplicité,
sans le possible, sans la séduction, sans l’excès, il
ne saurait y avoir érotisme.
C’est
pourquoi les femmes désirent plaire à tous les hommes,
explique-t-il. Qu’elles veulent être désirées
par tous, pour pouvoir choisir l’élu. Que les hommes sont
fascinés par la beauté qu’ils découvrent en
chaque femme, qu’ils voudraient avoir toutes les femmes du monde.
Mais le triomphe de l’érotisme, son expansion souveraine,
l’érotisation du monde, ne surviennent que lorsque cette
multiplicité infinie se concentre sur une personne, comme les
mille stimuli visuels dans le foyer de la rétine.
■ Des
similitudes avec Cuba sont frappantes – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Au point où
il est raisonnable d'établir certaines comparaisons,
boiteuses, bien sûr, comme le sont toutes comparaisons, mais
n'en permettant pas moins cependant de mieux saisir la réalité,
d'appréhender le danger. Comparer avec un autre pays aide à
la compréhension des choses.
Le
dogme marxiste-léniniste mis à part, peut-on établir
un lien de parenté entre les innombrables réseaux de
collabos de la police du Québec (ou d'ailleurs dans le monde
occidental) avec les... Comités de défense de la
révolution cubaine (CDR) ? Bien que le Québec ne soit
tout de même pas Cuba, il y a néanmoins des similitudes.
C'en est même frappant.
Certes entre Cuba et nous, il existe
une différence de degré dans l'utilisation de la police
en civil et la rééducation politico-policière,
mais la nature demeure la même. Le parallèle n'est donc
pas extravagant. Voyons brièvement jusqu'où peut aller
un pouvoir dans son délire, comment et grâce à
qui s'effectue le quadrillage policier au pays du tyrannosaure
Castro.
La
suspicion des uns à l'endroit des autres, et des autres à
l'endroit des uns, y est institutionnalisée. Les membres des
CDR participent au quadrillage des rues. Lewis, Lewis et Rigdon
citent le témoignage de Pilar Lopez Gonzales, une Cubaine (O.
Lewis, RM Lewis et S. Rigdon -Trois femmes dans la révolution cubaine -Collection Témoins/Gallimard) : un CDR est très
important, précise-t-elle, parce que, «dès
qu'on s'aperçoit d'une activité contre-révolutionnaire,
on met la main sur les coupables, personne n'y échappe».
Ces
comités recouvrent de larges secteurs d'activité. Tout
Cubain de plus de quatorze ans désirant défendre la
révolution peut y adhérer. Le contre-révolutionnaire
cubain, on l'aura deviné, n'y a pas droit d'entrée.
Pourquoi ? Parce qu'il n'est pas inconditionnellement soumis à
la philosophie recherchée. Les auteurs ne l'explicite pas en
ces termes, mais c'est ainsi que les choses se passent à Cuba.
Même
discours que l'élite politique québécoise et de
sa police, mêmes îlots, même toile d'araignée
couvrant tout le Québec. Peut-on avancer que, au Québec,
s'opposer au concept de la pseudo police communautaire (de quartier
ou de proximité) est l'équivalent d'une activité
contre-révolutionnaire ? Oui. La police tient mordicus à
son orthodoxie, vous éjectera de la société.
De
plus, alors qu'en sol québécois, les vitres cassées
(les pauvres) et ceux portant atteinte aux politiquement et
puritainement corrects sont sous haute surveillance, à Cuba,
ce sont les gusanos (des vers de terre), les fainéants, les
parasites, les anticonformistes qui font l'objet d'une surveillance
rapprochée. Depuis longtemps, les Cubains ont été
matés, comme la plupart des gusanos, notent Pierre et Renée
Gosset. (Pierre et Renée Gosset -L'adieu aux barbus -Éditions Julliard) (Suite demain)
News du jeudi 11 Septembre 2008
■ Élections
Canada : un membre de l'Opus Dei candidat – Le
premier ministre conservateur, Stephen Harper, a annoncé
dimanche la tenue d'une élection générale dans
le pays. Les citoyens iront aux urnes le 14 octobre. Il a accepté
la candidature de Charbonneau Barron, un membre de l'Opus Dei. Ce qui
suscite certaines inquiétudes. Ainsi, cette lettre de
Jean-Paul Michon publiée dans le quotidien Le
Devoir, qui y voit un danger : celui de voir la religion
superviser l'État.
Site
de l'Opus Dei au Canada
PS
: Tous les citoyens, quels qu'ils soient, ont le droit inaliénable
de présenter leur candidature à un poste de député.
■ La
geek photographie – C'est quoi ça,
que je me suis demandé? Frédéric Fleury
l'explique dans la page d'accueil du site zoum zoum. Il s'agit
d'images sortant la plus part du temps de tout ce qu'on peut voir ou
déjà connaître. Elles sortent des normes
classiques. Plus précisément, selon lui, elles font
exploser le territoire photographique admis.
Intéressant en
grand, que je me suis dit. Tout ce qui sort du pâturage clôturé
suffit à attirer l'oeil. Alors, j'ai exploré le site.
Dans la page, il y a des images jusqu'en bas. La
mine d'or est dans la colonne de droite, à CATÉGORIES.
Cliquez sur les noms figurant sur la longue liste. Après, si
vous en voulez encore et encore, visionnez les ARCHIVES.
■ La
démesure du pouvoir politique inquiète, et bigrement ! – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Pour leur part,
Lasierra et Lauret écrivent que «le
virus totalitaire gagne silencieusement presque tous les pays, y
compris les démocraties occidentales».
(Lasierra R. et Lauret JC -La torture et les
pouvoirs -Éditions
Ballano) Là aussi on commence à mépriser l'homme
et la femme. Là aussi le pouvoir veut une police forte.
Les
idéologies ont leurs inquisiteurs : les policiers,
soulignent-ils. Jour après jour, ils établissent des
fiches, violent le courrier, écoutent les conversations,
organisent des filatures, épient la vie privée de leurs
concitoyens, se livrent au chantage. «Leur
rôle est bien moins de protéger la société
contre de véritables criminels que de contraindre le citoyen à
respecter l'ordre abstrait de l'idéologie au pouvoir. Si nous
ne voulons pas voir s'instaurer une telle oppression, il faut être
vigilant»,
conseillent les deux auteurs.
La
démesure du pouvoir politique inquiète, et bigrement !
On assiste à du jamais vu, à cause du développement
accéléré, au cours de la décennie
précédente, des technologies de l'information, dont les
mégabanques informatisées, et de cette vaste opération
de relations publique qu'est la pseudo police communautaire (de
proximité ou de quartier) et ses maîtres mots panzer
comme la prévention et le sentiment d'insécurité.
Auparavant, la police s'immergeait au sein de la société,
mais ses activités clandestines n'avaient aucune commune
mesure avec ce que nous vivons aujourd'hui.
Je
signale que mon enquête dans l'underground policier s'est
étalée du début de 1997 jusqu'au milieu de 2003.
Alors tout cela était déjà en place bien avant
les actes terroristes survenus aux États-Unis le 11 septembre
2001. Sans compter que depuis ces derniers événements,
d'autres mesures répressives se sont accumulées sur le
dessus de la pile. (Suite demain)
News du mercredi 10 Septembre 2008
■ Lorsque
la police réclame... – ...des pouvoirs spéciaux pour combattre le crime et le
terrorisme, ne jamais se précipiter pour les lui accorder.
Plus ses pouvoirs sont vastes, plus la possibilité d'abus est
grande.
C'est
l'un des sujets que développe Julius Grey, avocat québécois
défenseur des droits et libertés, dans sa chronique
publiée sur le web. Il ajoute aussi que les abus et même
les homicides commis par la police ne sont pas rares. Selon lui, 86%
des policiers ayant tué obtiennent une exonération. Me
Grey fait un tour d'horizon, à la fois bref et complet, sur la
problématique policière. À
lire sans faute.
■ France : fichierEDVIGE
(suite) – Selon les
dernières news, la ministre française de l'Intérieur
Michèle
Alliot-Marie s'ouvre à la concertation et manifeste son
intention d'inscrire dans une loi toutes les garanties nécessaires
aux libertés publiques.
Qui veillera à ce
que cette loi soit respectée par la police? La charte des
droits et libertés de ce pays n'empêche pas la police en
civil d'y porter atteinte régulièrement, et massivement.
La même situation prévaut dans tous les pays
occidentaux. Les tactiques policières sont les mêmes
partout, et l'impunité est assurée : pas-vu-pas-pris.
Pourquoi? Parce qu'aucun organisme neutre ne contrôle la
police.
La ministre Alliot-Marie
a perdu toute crédibilité dans ce dossier. Au début,
elle voulait faire adopter le décret sur le fichier EDVIGE
sans le publier. N'avait été de la vigilance et
l'intervention d'Alex
Türk, président de la Commission Nationale de
l'Informatique et des Libertés (CNIL), il ne l'aurait pas été
et les Français n'en auraient jamais pris connaissance. Ne
l'oublions pas : un décret, sans loi, sans débat au
parlement, ce
qui est pourtant prévu dans la Déclaration
universelle des droits de l'homme. Rien
à cacher, dites-vous madame la ministre?
De
quoi je me mêle, moi? Pourquoi je m'intéresse à
ce dossier? Parce qu'en Occident, les gouvernements ont tendance à
s'imiter les uns les autres. On l'a vu dans les
technos de l'info en matière de surveillance, qui s'est
propagée partout, sous prétexte que tel pays et tel
autre l'avaient fait, qu'on devait également se protéger.
On a vu aussi tous ces pays, à quelques exceptions près,
marcher derrière W. Bush et l'Otan dans leurs décisions
liberticides.
Parce que le combat pour
une démocratie rénovée, doit s'étendre
partout en Occident. À l'heure du net, nous ne sommes plus
confiné à notre petit espace nationale. Enfin parce que
le temps est venu pour les hommes politiques d'arrêter de
trahir leur électorat respectif. Des citoyens qui se font
élire sous une bannière et, une fois au pouvoir, font
ce qu'ils veulent, c'est-à-dire n'importe quoi.
■ «il
faut dénoncer le chantage à l'insécurité» –
(Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Au milieu des années 1980, Gleizal a effectué une
recherche afin de vérifier si «le
problème de l'insécurité ne se pose pas
désormais sur un terrain socioculturel où elle est une
réalité avant d'être une construction
idéologique, voire la pièce centrale d'une manipulation
politique».
(Jean-Jacques Gleizal -
Le désordre policier -
Presses universitaires de France)
Après
avoir analysé notamment les recherches des sociologues
Lagrange et Dulong, il en est venu à la conclusion que la
dialectique de l'insécurité est développée
par la droite. Il explique que la sécurité des
gouvernements est celle classique et négative de l'ancienne
droite. On fait pencher la balance de telle sorte que le fort reste
le fort et domine davantage le faible.
Il
dit qu'à vouloir légitimer la police par la sécurité,
on risque de la délégitimer définitivement. La
sécurité n'est pas seulement une recherche
d'accroissement des moyens de police, elle n'est pas tant une
réactivation de l'individualisme que la tentative de redéfinir
une façon de vivre en société.
Le
discours de la droite est avant tout psychologique : il décrit
une situation de peur, d'angoisse, d'inquiétude. Le but ultime
de la logique sécuritaire, analyse-t-il, est d'établir
le consensus de la peur et «de
conduire le citoyen jusqu'à la délation».
La peur, on le sait, est mobilisatrice de l'opinion publique et ouvre
tout grand la porte à la démagogie et à ses
conséquences, dont le renforcement du système répressif
n'est pas la moindre.
Une
fois que la peur s'est installée dans les murs de la Cité
(ou du petit village), difficile de convaincre ses citoyens de
choisir les libertés contre la sécurité. Le
juriste français se fait encore plus précis : alors que
la liberté est indissociable de la sécurité,
dans l'idéologie sécuritaire, la liberté n'est
pas une fin. Pour cette raison, il est donc d'avis qu'«il
faut dénoncer le chantage à l'insécurité».
(Suite demain)
News du mardi 9 Septembre 2008
■ Le
tango à son meilleur – Santa
Maria (Del Buen Ayre), à mon avis, l'une des plus belles
pièces de tango. Elle se détache nettement du tango
classique, un grand pas vers la modernité. Les images de la
vidéo (03:31) sont conséquentes.
■ Au
sujet de l'article précédent... – ...Le
site de la pétition contre Edvige, auquel je vous réfère,
n'est pas toujours accessible. On reçoit le message suivant...
Connexion interrompue. La connexion avec le serveur a été
réinitialisée pendant le chargement de la page.
Veuillez réessayer. On clique sur RÉESSAYER, sans
succès.
Alors, je vous en donne
l'adresse au complet : http://nonaedvige.ras.eu.org/
■ France
: edvige, un combat plus ardu qu'on pense – Ce
que des organismes et des citoyens dénoncent, en France, la
police en civil, peu importe le pays, le fait déjà en
cachette, illégalement et clandestinement, à tous les
niveaux : municipal, régional, provincial et national.
Davantage le cas depuis l'implantation du fameux concept de la
police communautaire ou de quartier ou de proximité : le nom du
contenant varie, pas le contenu.
Elle cueille
quotidiennement une masse considérable de renseignements de
toutes sortes sur les citoyens, directement ou indirectement par
collabos interposés : petits commerçants et salons de
coiffure sont les pires, parce que plus proche du citoyen. Le fichier
Edvige n'énumère que quelques uns de ces renseignements
: une goute d'eau du verre rempli à ras bord. En réalité,
presque tout le monde est fiché dans les mégabanques
informatisées de la police. Si chaque citoyen avait accès
au sien, il n'en croirait pas ses yeux.
Le
mouvement soulevé en France n'en demeure pas moins utile, il
conscientise le citoyen. Si l'État français saborde son
décret sur le fichier Edvige,
alors faudra pas croire que la problématique est réglée,
car civils et collabos poursuivront leur beau travail, dans la
clandestinité.
Et il en sera ainsi tant
et aussi longtemps que le renseignement ne sera pas rigoureusement
encadré légalement et qu'un organisme neutre,
indépendant de l'État et de la police, ne procèdera
pas au grand nettoyage des mégabanques policières.
C'est à cette étape que se déroulera la bataille
décisive, si jamais elle a lieu. Pour y arriver, les citoyens
de l'Occident devront faire front commun. Il y a là toute une
solidarité à développer.
François
Bayrou (03:12), du MoDem, un parti politique de
France
Le
décret sur le fichier Edvige
Amesty
International demande le retrait du fichier Edvige
Site de la pétition : http://nonaedvige.ras.eu.org/
Dessins à voir,
illustrant la situation : cliquez dessus pour les agrandir
Edvige
fait Fürer!
Avec Edvige,
tous fichés (À partir de l'âge de 13 ans)
Edvige
est arrivé (À votre domicile)
PS : Dans les deux premiers paragraphes, les caractères sont ok. Pas dans les suivants, car ils sont trop collés les uns contre les autres. Il en est toujours ainsi lorsque la Sûreté du Québec n'aime un de mes textes. L'un de ses cyberflics intervient toujours pendant que je procède à la mise en ligne vers mon site.
■ Michelle
Obama : Be not afraid – J'écrivais,
dans ma news précédente, que l'État est toujours
le bénéficiaire de la peur. En milieu policier, on
n'est pas sans le savoir. Alors, avec la fameuse prévention,
les maîtres-mots panzer et le bouche-à-oreille de la
police en civil, on fait en sorte que le citoyen ait peur. Ensuite,
les lobbyistes policiers ferment la boucle en affolant les élus
pour obtenir davantage de pouvoirs. L'État qui aime bien tenir
la population sous sa botte, leur accorde le max qu'il peut se
permettre.
Parallèle
: les USA, le pays de la peur. Michelle, la conjointe d'Obama,
candidat démocrate aux élections présidencielles
de novembre, a présenté celui-ci lors d'un meeting
politique. Elle a notamment traité de la peur : Vidéo
(07:18) Be
not afraid. Son propos mérite d'être entendu.
■ La
peur : l'État en est toujours le bénéficiaire – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
La peur de
la criminalité menace-t-elle le pluralisme ? L'État et
sa police contribuent-il à sa propagation? Le cas échéant,
pourquoi ? Prenons connaissance de résultats d'études
effectuées par des chercheurs, dont des sociologues.
Jeudy écrit que si
la peur fait l'apparente unité d'un corps social, on peut dire
que les pouvoirs politiques, au cours de l'histoire des sociétés,
n'ont jamais cessé d'y avoir recours pour maintenir une image
de cohésion sociale. (Henry-Pierre Jeudy -La panique -Éditions
Galilée)
Dans un autre de ses
ouvrages, il souligne que les discours sur l'insécurité
permanente et multiforme semblent bel et bien faire durer l'idée
d'un pouvoir actif à la résoudre... tout en
l'entretenant. (Henry-Pierre Jeudy -La peur et les
média -Éditions
PUF) Il affirme que le repérage de l'agression n'a pas pour
effet d'exorciser la violence, mais au contraire de confirmer sa
circulation et de la relancer. L'optimalité d'un système
de contrôle (NDLR : …contrôle et nettoyage
sociaux…) va de pair avec la multiplication des foyers de
contagion.
Il
explique que les représentations de la sécurité
sont simultanément menacées et confortées par
l'événement perturbateur qui justifie le fait d'un
progrès constant du système de sécurité,
d'une lutte incessante dont le bénéficiaire est l'État.
L'étatisation, comme processus, s'accomplit alors à
l'infini dans la gestion de la vie quotidienne. Par exemple, il ne
s'agit pas, pour l'État, d'intercepter la violence terroriste
dans son trajet, mais au contraire de la laisser circuler, car elle
est aussi la sienne propre.
La
peur, phénomène naturel, équilibrant, quoique
source de dévastation et de destruction, devient alors figure
sociale idéale pour exprimer les modalités des rapports
sociaux. Selon Jeudy, «le besoin de sécurité
n'est qu'un alibi de l'étatisation, il en a toujours été
ainsi». (Suite demain)
News du lundi 8 Septembre 2008
■ Afghanistan
: 97e soldat canadien tué... – ... Il s'agit du sergent Scott Shipway. 7 autres ont été
blessés. Ici, au Canada, aucun média ne semble
intéressé à interroger la famille d'un soldat
tué. Si vous être abattu d'une balle dans la tête,
dans une rue de Montréal, possible qu'un as reporter aille
chercher les réactions de vos proches : parce que la folie
sécuritaire gagne des points dans l'opinion publique. Mais un
soldat, non : parce que la guerre de Stephen Harper en Afghanistan en
perd. Belle boucle, n'est-ce-pas?
Les soldats blessés
non plus. On les cache. Où sont-ils? En Afghanistan, parce
que trop estropiés pour être rapatriés? Ou
hospitalisés au Canada? On n'en sait rien : pas d'article, pas
de photo, pas de vidéo. Rien! Y en a-t-il qui meurent des
suites de leurs blessures? On ne le sait pas plus. Si cela se
produisait, dans l'hypothèse où cela n'est jamais
arrivé, l'armée canadienne l'ajouterait-elle à
la liste? Silence complice des médias. Censure aussi. Il y a
de l'information qui ne circule pas dans ce pays. Manipulation de
l'information et de la population.
En France, Paris Mach a
interrogé des Talibans au sujet de l'embuscade du milieu
d'août lors de laquelle 10 soldats français sont morts.
Pour sa part, France24 a interrogé
un soldat qui était sur les lieux et a subi des blessures.
■ Partage... – ...équitable.
■ 47
pages d'œuvres d'art, 5 vidéos sur chacune... – ...cela donne combien? 235 vidéos haute définition.
Un tour d'horizon des galeries d'art les mieux cotées dans le
monde : New York, Shanghai, Suisse, Allemagne, Londres, etc.
Les
commentaires sont en anglais. Vous ne parlez pas la langue? Pas
grave. Ça ne vous empêchera pas de vous remplir les
yeux. Il y a de tout, vraiment
de quoi voir. Dans le bas, à droite, les pages d'1 à
47.
■ Il
faut défendre le pluralisme – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Partout dans le monde, la peur de la
criminalité est à l'origine de ravages sociétaux
considérables. En France, à la différence du
Québec et du reste du Canada, on a beaucoup étudié
les fausses perceptions que le pouvoir politique, la police, de
savants criminologues et des journalistes véhiculent au sujet
du sentiment d'insécurité. Au point où on a
l'embarras du choix des études et bouquins de toutes sortes en
traitant.
Les ouvrages consultés
disent tous que ce discours de la peur cache autre chose. Quoi ? Une
idéologie de droite. Ce qu'il importe de savoir, au départ,
c'est qu'une idéologie n'est jamais inoffensive : elle libère
ou opprime. (Edgar Morin - Pour sortir du vingtième siècle -Éditions Fernand Nathan)
Important de savoir
également que, selon le sociologue Morin, nos sociétés
pluralistes contiennent en elles les germes du camp de concentration
mais elles ne peuvent institutionnaliser ni développer
durablement un tel enfer dans leur propre territoire. Les sociétés
pluralistes contiennent et même -par le libéralisme, note-t-il
- tolèrent
en elles tous les ferments du totalitarisme, mais ceux-ci ne peuvent
y dominer précisément parce que ces sociétés
sont pluralistes.
Exploitation,
domination et asservissement sévissent dans les sociétés
pluralistes, mais y rencontrent des contrepoids, des freins, des
antagonismes, qui, dans les régimes totalitaires, sont
inhibés, détruits, liquidés. Et que l'on
comprenne bien, précise Morin : ce ne sont pas ces sociétés
qu'il faut défendre, c'est le pluralisme qu'il faut défendre.
L'ennemi du pluralisme, c'est le totalitarisme. (Suite demain)
News du dimanche 7 Septembre 2008
■ France
: événement dans le métro – Un concert gratuit, avec foule, de Keziah
Jones. Il a un style bien à lui. Au point où il
peut se permettre de se présenter sur scène sans autre
accompagnement que sa guitare électrique. Il communique bien
son énergie à l'instrument. Et de l'énergie, il
en a en quantité.
Dans
d'autres vidéos plus bas, vous allez voir les spectateurs
assurer la cadence en tapant des mains, Jones tout fin seul devant
eux, assis sur un tabouret. Avec lui, pas besoin d'effets spéciaux
non plus. Ce qui n'est pas donné à tout le monde. Je le
connaissais pas, l'ai découvert ce matin. Je trouve qu'il a
beaucoup d'allure.
Pour
lui, Rythm
is love (05:18)
Beautiful
Emilie (03:30)
Jazz
: Kpafuca
(03:53)
■ Les
Canadiens iront aux urnes le 14 octobre
10H04
– Lisez l'article sur cyberpresse.
■ Coup
fumant...
09H34
– ... du journaliste
Olivier Bonnet de come4news. Il a débusqué et fait
enquête sur un lobbyiste de profession, aujourd'hui déguisé
en député du parti de l'Union pour un mouvement
populaire (UMP), à l'Assemblée nationale de France :
Frédéric Lefebvre, un soldat de Sarkozy.
De
ce temps-ci, il mène une campagne (de marketing?) en faveur du
fichier Edvige, cette très grave atteinte à la
démocratie dont j'ai parlé il y a quelques jours. Le
journaliste Bonnet passe au crible le cheminement de l'«insupportable
porte-flingue».
PS
: Ce député est plus près de la police que du
citoyen. Croisons les doigts en espérant que bientôt un
journaliste français dénichera l'un des lobbyistes
policiers qui ont pour mission d'influencer des ministres afin qu'ils
instaurent l'État Policier. La France étant déjà
un Étau Policier, ne reste plus que quelques pas à
franchir.
■ Dg de
la SQ : non à une police des polices – Selon le nouveau directeur général (dg) de la
Sûreté du Québec (SQ), Richard Deschesnes,
un corps policier peut sans problème enquêter sur un
autre lorsque la nécessité s'impose. Les enquêteurs
sont des professionnels, précise le dg, ils agissent de la
même façon peu importe le dossier qui leur est confié.
PS
: Professionnels, les enquêteurs? Je recommande fortement au dg
de lire la Rapport de la Commission Poitras sur les illégalités
de la SQ : 5 volumes, au-delà de 2 770 pages et 2 CD. Et
ce n'est pas le seul rapport en l'espèce. Cela étant,
il est plutôt mal placé pour parler des problèmes
que connaitrait la police des polices de l'Ontario. Si les élus
et citoyens jugent nécessaire une telle escouade, le haut
fonctionnaire Deschesnes devra se soumettre ou se démettre.
■ Pris dans un piège
à con... – Le Français Ridan, un compositeur-interprète qui a
de l'étoffe. En tout cas, sa chanson Pauvre
Con (03:44) illustre un ras-le-bol évident. Comment se
sortir de ce piège?
Pas le choix, faut participer au débat
public, ou en en lançant un ou plusieurs. De la pensée unique,
nous sommes passés à la déclinaison unique.
C'est qu'elle étend désormais ses tentacules presque
partout, cette pensée malsaine. Grand besoin d'air frais,
d'idées neuves.
Découvrez
davantage Ridan, allez sur son site.
■ Qui
osera rompre le silence? – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Tout
cela étant, il faudra désormais examiner à la
loupe toutes ces études et sondages qui rebondissent de temps
à autre dans les médias, annonçant l'arrivée
appréhendée de l'apocalypse. Seule façon
d'endiguer le discours de l'insécurité.
Revenons
à la charge, car l'affaire est trop sérieuse pour ne
pas insister. Pourquoi ne va-t-on jamais jusqu'aux racines profondes
de l'insécurité? Pourquoi les sondages québécois,
entre autres endroits de la planète, ne comparent jamais la
violence criminelle aux autres violences de la vie? Pourquoi cela
n'a-t-il jamais été fait jusqu'à ce jour? Les
dirigeants des maisons de sondage et des médias craignent-ils
les conséquences politiques?
On
peut penser que si les Québécois apprenaient qu'ils ont
davantage peur du chômage, de la pauvreté, de la
maladie, de la violence institutionnelle, etc. que de la violence
générée par la criminalité, ils
pourraient sans doute s'interroger sur l'opportunité d'une
police omniprésente. En venir même à se demander
s'ils ne font l'objet d'une manipulation politique. Qui osera rompre
ce silence?
Pendant
ce temps, dirigeants politiques et corps policiers disent et répètent
sur tous les toits et dans tous les médias que le sentiment
d'insécurité dont souffre la population est attribuable
(exclusivement) à la délinquance et à la grande
criminalité. La situation les préoccupe à ce
point qu'ils lui ont fait avaler ce cobra qu'est la pseudo police
communautaire (de proximité ou de quartier), afin, lui ont-ils
seriné, de la «protéger» et la
«rassurer».
Les
slogans tiennent encore lieu d'analyse. Il faut en finir avec cette
sorte de musique de fond permanente. L'absence d'un contre discours
au discours officiel n'est pas seulement troublante, elle est
éminemment dangereuse pour la démocratie. Car elle
ouvre la porte à toujours plus d'excès policiers de
toutes natures, et de moins en moins de droits fondamentaux et de
présomption d'innocence. (Suite demain)
News du samedi 6 Septembre 2008
■ Préconiser
le contrôle de la police par des citoyens... – ...est-ce
suffisant pour qu'un site soit identifié comme étant
malveillant?
Je m'explique. Cet
après-midi, je tombe par hasard sur l'adresse d'un site
(http://altus.org). Je clique, un
panneau s'affiche : Site malveillant! On m'explique qu'il a été
bloqué sur la base de mes préférences de
sécurité. En bas du panneau, clic sur POURQUOI CE SITE
A-T-IL ÉTÉ BLOQUÉ? Google m'informe qu'il peut
endommager mon ordi. Je fais fi de l'avertissement et choisis IGNORER
CET AVERTISSEMENT.
Je découvre un
site au desing sobre et impeccable, articulé aussi et bien
documenté. Il porte sur la responsabilité des services
de police et la qualité du contrôle. Une date y est
indiquée : 19-21 octobre 2005, Ministère des Affaires
étrangères, La Haye, Pays-Bas.
Colonne de gauche, en
hyperliens : Contenu de la conférence et Documentation. On y
explique que Altus est une alliance globale œuvrant sur cinq
continents et dans une approche multiculturelle pour améliorer
l'action de la justice et la sûreté publique. Qu'il
réunit six organisations bien établies et plus de 200
professionnels œuvrant dans différentes langues, cultures et
traditions juridiques, et les rassemble en une puissante alliance
globale pour la justice.
Colonne de droite, le
menu, entre autres : Indicateurs de justice, La justice de près,
Programme altus, outils de recherche... Je vais sur OUTILS DE
RECHERCHE. (À chaque fois que je cliquerez quelque part, le
panneau reviendra : Site malveillant!) Dans le menu, j'opte pour
POLICE DÉMOCRATIQUE : BIBLIOGRAPHIE.
Colonne de droite, un
texte... La surveillance citoyenne est le fait, pour des personnes extérieures à
la police, de responsabiliser les forces de police pour leurs actes,
leur organisation et les règles qu'elles appliquent. Ce type
de surveillance indépendante peut être un moyen efficace
de mettre à jour, d'examiner et de résoudre les
doléances (plaintes) dont la police est l'objet ; de
développer la confiance de la population dans les services de
police ; et d'accomplir l'idéal démocratique d'un
certain contrôle citoyen sur l'État.
Après avoir
naviguer sans problème sur le site, je tape son adresse dans
une fenêtre de Google. Avertissement : ce site risque
d'endommager votre ordi. Sous cette ligne, je lis : Altus bénéficie
du soutien de la Fondation Ford, la Fondation John D et Catherie T.
MacArthur.
Il y a quelques mois,
j'ai vérifié si mon site (www.etaupolicier.com)
était bien référencé sur le moteur de
recherche Google. Au deuxième tag, l'adresse s'est affichée.
J'ai cliqué sur EN CACHE. À ma grande surprise, on
identifiait mon site comme étant peut-être malveillant.
J'ai porté plainte et les correction ont été
apportées.
Mon site aussi préconise
le contrôle de la police par un organisme neutre composé
de citoyens. Quelle conclusion doit-on tirer de ces deux
coïncidences?
■ Si
l'alpinisme vous intéresse... – ...que
penseriez-vous d'une entrevue (01H34) avec le Suisse Erhard Loretan?
Il est le troisième de la planète à avoir
escaladé les 14
sommets de plus de 8 000 mètres, dont l'Everest,
l'Annapurna et le K2. Aucune montagne ne semble lui résister.
L'entrevue est entrecoupée de vidéos tournées
lors de quelques uns de ses autres exploits, notamment la descente à
skis d'une montagne. Un sportif qui n'a pas froid aux yeux.
■ Mattafix... –
...et
son soutien au peuple du Darfour : Living
Darfur. Clip tourné dans des camps de réfugiés
ayant fuient la guerre civile. Ça capacité d'expression
vient nous chercher, émeut !
■ Quelque
part en Tunisie... –
...marché
en plein air ensoleillé, des visages, la route, le temps
s'assombrit, des silhouettes et couleurs sombres annonçant
l'orage. En arrière plan, le mixage arabe et occidental du
musicien tunisien Anouar
Brahem. Le tout exprime une ambiance différente de ce
qu'on voit habituellement dans des vidéos (03:52) du genre.
■ La
force de l'intolérable nous menace tous – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Johanne Gauthier,
du Ministère québécois de la Santé et des
Services sociaux, traitant implicitement de l'éclatement de la
société, écrit que certaines images s'imposent
lorsqu'on évoque le phénomène de la solitude.
(Traité des problèmes sociaux -Institut québécois
de recherche sur la culture -Ouvrage collectif
sous la direction de Fernand Dumont, Simon Langlois et Yves Martin, 1
164 pages, 1994)
On
pense alors à la vie urbaine ; à la division entre la
vie privée et la vie publique ; à l'individualisme ; à
l'enfermement ; à toutes les formes de divisions du travail,
des sexes, des âges, des ethnies ; aux clientèles de la
politique sociale de l'État providence (personnes âgées,
jeunes, personnes handicapées, assistés sociaux, femmes
monoparentales, sans-abri, etc.). La solitude est à l'opposé
de la condition humaine de la pluralité, la sociabilité
vraie et la possibilité d'action.
Michelle Perrot,
historienne française, dit que les sociologues Robert Castel
et Michel Wieviorka montrent avec pertinence comment «l'horreur
économique», le chômage de
longue durée, l'absence de projet d'avenir engendrent la
dissolution du lien social, les crises identitaires et leurs peurs de
toutes sortes qu'il est si facile de cristalliser sur l'autre
(L'intolérance -Éditions Grasset -Ce livre rassemble les textes d'écrivains, de
philosophes, d'historiens et de journalistes qui participaient au
Forum international sur l'Intolérance en mars 1997, à
La Sorbonne, dont Elie Weisel, Paul Ricoeur, Jacqueline de Romilly,
Umberto Eco, Jacques Le Goff, Wole Soyinka, Jorge Semprun...) :
l'immigré, l'étranger, fantasmés comme figures
de l'intolérable.
Ils
affirment aussi, enchaîne Perrot, qu'il ne s'agit pas d'une
crise conjoncturelle passagère, mais de problèmes
structurels fondamentaux. Et sans doute l'analyse, indispensable, ne
suffit pas plus que le cri, nécessaire, qui appelle l'un et
l'autre à l'action politique décisive. Mais parce que
la Cité est l'affaire de tous, il faut rappeler la force de
l'intolérable qui nous menace et qui nous requiert
aujourd'hui. (Suite
demain)
News du vendredi 5 Septembre 2008
■ Paris
accueille Tanguera... –
...Une comédie
musicale argentine de Daniel Barenboïm. La célébration
du Tango. J'ai un faible pour cette danse contacte envoutante (dont
je ne possède pas l'abc)... Les femmes sont belles,
provocantes, attaquent de la cuisse, les hommes de même. S'en
dégage une belle sensualité.
J'éprouve
aussi beaucoup de respect pour le peuple argentin, un peuple fier,
qui sait réagir lorsque ses dirigeants dépassent les
bornes. Ce n'est pas long qu'il occupe massivement la rue et
manifeste bruyamment son désaccord, sa révolte. On l'a
vu au début des années 2000 lorsque le système
économique a sombré corps et biens. Un peuple
courageux.
Vidéo
: cliquez sur l'image TANGUERA
Lisez
l'article de france2 : deux autres vidéos, colonne de
droite
■ Le
monde marche ou crève –
Un
brassage d'idées sur le monde actuel et ce qu'il devrait être.
En bref... Crise à la fois environnementale,
sociale, politique et touchant tous les humains. Notre société
a sombré dans la démesure, intoxiquée par la
croissance. Ou colonisée mentalement par la pub, le crédit
: aux USA, on vit aujourd'hui avec ce qu'on gagnera en 2010.
Monde
à l'envers, pays du Sud aidant ceux du Nord : avec moins de
20% de la population mondiale, nous nous approprions de 86% des
richesses naturelles. Trop de souffrance (mortalité, faim,
sida) dans ce monde. Plein de gens sont vraiment dans la merde.
Société bloquée, nécessité de
sortir de l'imaginaire actuelle et en créer un autre.
C'est-à-dire
sortir du capitalisme et de sa croissance, changer les rapports avec
la production. Développer simultanément en sens
critique sur toutes formes de production et de pouvoir. Produire
moins, produire mieux. Partager le gâteau. Donner un sens à
la vie, plus proche des humains.
Vidéo
(59:59) intitulée : Simplicité
volontaire et décroissance.
■ On
se regarde vivre comme dans un musée – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Ce peut être
également de l'intolérance générée
par l'isolement. Dans un article, la Revue Notre-Dame souligne que
plus nous renonçons à saisir les événements,
plus ils s'accélèrent, et plus nous sommes placés
en retrait de la réalité. (Revue Notre-Dame de
septembre 1999)
C'est
ainsi qu'on en vient à perdre complètement de vue le
potentiel de changement que représente la participation
démocratique, l'exercice de la citoyenneté.
L'illisibilité du monde entraîne aussi la peur, spécifie
son auteur. Et quand les citoyens ont peur des soubresauts d'un monde
qui leur échappe, quand la confiance dans les dirigeants
s'effrite, la meilleure chose à faire, c'est de rentrer dans
son petit nid. On a alors tendance à se recroqueviller.
Cependant,
il y a un risque à déserter la place publique, nous
avertit l'auteur. Celui de se retrouver devant une société
éclatée où l'on est moins de son pays ou de sa
région que de sa ville, moins de sa ville que de son quartier,
moins de son quartier que de sa bande, sa tribu, sa race, sa couleur,
sa religion, sa secte. De plus, le repliement sur soi engendre
généralement la peur de l'autre, de l'étranger.
On se regarde vivre comme dans un musée. Dans la rue surtout,
au travail, beaucoup au resto et dans les commerces.
Selon
le Français Guy Gilbert, «il faut
se battre contre l'esprit de caste qui favorise fermeture et rejet
dans tous les domaines. (Guy Gilbert -Des jeunes y entrent, des fauves en sortent -Éditions Stock, 1982) Une
famille repliée sur un bonheur égoïste porte en
germe toutes les intolérances, tous les racismes. On s'étonne
du racisme en France. C'est dans les familles fermées sur
elles-mêmes qu'il trouve son meilleur terreau.»
(Suite demain)
News du jeudi 4 Septembre 2008
■ Quelle
est l'espérance de vie... –
...dans le pays où vous habitez? Sur
le site de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), on
vous le dira. Dans l'abécédaire s'affichant,
cliquez sur la lettre correspondant à la première de
celles du nom de votre pays.
Profitez-en
pour prendre connaissance du Rapport
2008 de l'OMS traitant des inégalités, qui «tuent
à grande échelle».
■ Fichier
Edvige : dérapage de la France de Sarkozy... –
... il dépasse
l'entendement, au sein d'une démocratie s'entend. Participer à
une manif suffira pour être désigné comme étant
quelqu'un à surveiller, donc à ficher. Et ce n'est là
qu'un exemple parmi un tas d'autres.
Libération
a interrogé Hélène
Franco, secrétaire générale du Syndicat de
la magistrature. Elle décortique en long et en large la folie
sécuritaire de la police. Dans la colonne de gauche, d'autres
textes à lire SUR LE MÊME SUJET.
■ Nouvelle
version... – ...des premiers
pas sur la lune de Neil Armstrong, responsable de la mission
Apollo 11, en 1969.
Autre
vidéo inusitée : le banquet des géants.
■ Peurs
: araignées,
souris, noirceur, eau, feu, étrangers... – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Les deux
psychiatres soutiennent que pendant trop longtemps la psychologie
s'est intéressée à l'inconscient, au passé,
aux fantasmes, aux refoulements, aux désirs. Peut-être
est-il temps de considérer aussi l'interface de l'individu
avec son environnement social. À l'évidence, l'être
humain n'est pas seulement confronté à lui-même.
La
solution? La thérapie ou l'intervention de l'entourage. Le
thérapeute aidera son patient à affronter les
situations qu'il redoute en développant son savoir-faire
relationnel, en lui apprenant à contrôler ses pensées
excessivement négatives, à ne pas fuir et mieux
communiquer. En outre, un individu peut très bien s'en sortir
seul. Il lui suffit de s'habituer progressivement à affronter
les situations redoutées. Du reste, nombre de personnes que
les psy ne verront jamais ont réglé leur anxiété
sociale d'elles-mêmes ou avec l'aide de proches.
Les
auteurs ne le spécifient pas, cependant il est patent qu'on
n'aide pas l'anxieux social à s'en sortir quand on répond
à ses peurs en le surprotégeant. Surprotéger,
c'est entretenir et même amplifier ses peurs. C'est aussi, et
surtout, maintenir une personne dans un état de dépendance
et de... contrôle. La surprotection infantilise, castre. Sous
prétexte de protéger, on domine l'autre. La femme est
l'une des espèces les mieux protégées. C'est ce
que font admirablement bien pouvoir, police et féministes de
droite.
Ne
s'agit pas d'être inhumain, la compréhension s'impose.
Il faut les aider à vaincre leurs peurs irraisonnées,
en n'oubliant pas qu'ils doivent aussi s'aider eux-mêmes. La
peur n'est pas toujours ni seulement générée par
les autres, elle peut l'être aussi par soi-même. Beaucoup
de gens, avides d'émotions fortes, risquent de développer
de l'anxiété. Parmi eux, s'en trouve-t-il qui se gavent
de violence le soir, à la télé ?
Chose certaine, ils ont
une part de responsabilité. Parce que sans liens sociaux
réussis avec ses semblables, comment espérer redevenir
soi-même ? se demandent André et Légeron.On le voit, ces
gens n'ont pas besoin d'une omniprésence policière. Que
font les CLSC, entre autres organismes gouvernementaux, pour
socialiser les personnes âgées et les femmes ?
Peur
maladive des araignées, des souris, de l'ascenseur, peur de la
noirceur, peur de l'eau, peur du feu, peur de l'étranger, etc.
Pourquoi la peur injustifiée de la criminalité
bénéficierait-elle d'un traitement différent ?
On ne va pas empêcher d'honnêtes citoyens de circuler
dans l'espace public parce que des gens en ont peur sans aucune
raison. (Suite demain)
News du mercredi 3 Septembre 2008
■ Afghanistan : 3
autres soldats canadiens tués – Tous
au début de la vingtaine. Cinq autres ont été
blessés, dont l'un est dans état critique. Ce qui porte
le nombre de victimes à 96, depuis l'engagement du Canada dans
ce pays, en 2002.
■ La
France citoyenne... – ... risque de gronder si le gouvernement Sarkozy n'abolit pas le
fichier EDVIGE (Lisez ma news du 2 septembre, 04H12 : Fichier+ADN :
la France de Sarkozy dérape). La mobilisation s'amplifie. Ce
matin, Le Monde, dans sa page éditoriale, dit NON
À EDVIGE. Dans cette même page d'infofrance2 où
je vous suggère d'aller, on sent une certaine fébrilité
: plus de 700 organisations, syndicats, partis, associations
réclament son abolition...
Même
si on habite pas dans ce pays, c'est un dossier à suivre de
près. Une atteinte aussi grave à la démocratie
concerne tous les citoyens de l'Occident, car elle peut être
copiée-collée par nos élus respectifs.
De toute évidence,
les lobbyistes policiers ont réussi à transmettre leur
folie sécuritaire à la ministre française de
l'Intérieur Michèle Alliot-Marie. Prenez connaissance
de la démesure des catastrophés, lisez au complet le
décret du fichier EDVIGE sur le site legifrance.
■ We Feed the World – Un documentaire sur ceux qui ont le ventre plein, et ceux du
tiers monde. Son auteur, Erwin Wagenhofer, nous montre le vrai visage
du capitalisme agroalimentaire.
Vidéo
1 (19:21) – Les vidéos sont toutes sous titrées
en français.
Des
paysans abandonnent l'agriculture : pas les moyens d'embaucher de la
main-d'œuvre. Un intervenant relate qu'il a dû multiplier la
taille de sa ferme par six pour joindre les deux bouts.
Vidéo
2 (19:40)
Jean
Zeigler, Rapporteur spécial auprès de l'ONU sur le
droit à l'alimentation, explique l'absurdité de la
situation des marchés agraires. Les pays riches, pour produire
et exporter, subventionnent leur agriculture : 349 milliards de
dollars, pour la seule année de 2005. Conséquences :
dumping, destruction de
l'économie agraire dans l'hémisphère Sud. Ainsi,
à Dakar, au Sénégal, le plus grand marché
agraire d'Afrique de l'Ouest vend les légumes venant de
l'Occident au tiers du prix local. Même en travaillant 18
heures par jour, le paysan sénégalais n'a aucune
chance.
Vidéo
3 (19:40)
L'agriculture
en Roumanie : petite charrette de campagne tirée par un cheval
versus la voiture climatisée à quatre roues motrices.
Deux mondes aussi en matière de semences : les naturelles
versus les hybrides, qui coûtent cher et qu'on peut semer une
seule fois. Hybrides, produits jetables. Intervention de Jean Zeigler
de l'ONU : Toutes
les 5 secondes, un enfant meurt de faim. L'agriculture peut, à
l'heure actuelle, nourrir 12 milliards d'individus. Autrement dit,
chaque enfants qui, aujourd'hui, meurt de faim est, en fait, selon
Zeigler, assassiné. Étape suivante : le Brésil
où la faim, et la mort, sévit. L'Amazonie défrichée
en partie et envahit par les plantations du soya, destiné à
l'exportation.
Vidéo
4 (19:40)
Le
Brésil est l'un des pays agraires les plus riches et le plus
grand producteur et exportateur de soya au monde : 25% de sa
population crèverait de faim. Ce cas, dit un intervenant sur
le terrain, démontre le dysfonctionnement qu'on pratique ici
et dans le monde.
Vidéo
5 (17:15)
Visite
d'un incubateur, en Autriche. Des poussins brassés pas mal
fort. Rationalisation poussée au max. Ensuite,
une sortie en règle de Jean Zeigler de l'ONU. Le libre-échange
est un mensonge. Seul domine la loi du plus fort. En 2005, 52% du
produit mondial brut, autrement dit la richesse produite en un an
dans le monde, a été contrôlé par 500
multinationales. Chacune est chapeauté d'un président
qui, s'il n'obtient pas des profits astronomiques, sera éjecté
par les actionnaires. D'après Zeigler, la maximisation des
profits est la stratégie meurtrière des hiérarchies
des multinationales. À la fin de ce documentaire, entrevue
avec Peter Brabeck, président de Nestlé, le plus grand
groupe alimentaire de la planète.
■ Les
anxieux sociaux sont-ils nombreux? – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
Jeudy,
un autre auteur, nous fait part de ce témoignage d'une
secrétaire (Henry-Pierre Jeudy -La peur et les
média -Éditions
PUF) : «J'ai
vu une fois un Arabe qui était un peu saoul dans le métro.
Il parlait tout seul et j'ai vu une femme qui faisait comme si elle
était agressée par lui, d'une manière
hystérique. Elle criait : "N'approchez pas, ne me touchez
pas !" C'était affreux, elle voulait le faire descendre,
alors qu'il ne lui faisait rien. Les gens ont réagi, ils ont
pris la défense du type.»
Y a-t-il beaucoup
d'anxieux sociaux au Québec ? Je l'ignore. Les deux
psychiatres André et Légeron rapportent qu'en France,
la phobie sociale, dans ses formes complètes et moins
complètes quoique invalidantes, touche entre 2 et 4% de la
population. (André et Légeron citent Lepine J-P -
Aspects épidémiologiques
actuels des phobies sociales -Journal de thérapie comportementale et cognitive
- 1994)
Sur 55 millions de Français, l'équivalent d'une ville
comme Lyon ou Marseille, selon eux. Alors que la plupart des troubles
anxieux (agoraphobie, attaques de panique, anxiété
généralisée) touchent deux fois plus de femmes
que d'hommes, l'anxiété sociale affecterait les deux
sexes à part presque égale.
En
ce qui touche les États-Unis, ils citent une étude
démontrant que plus de 10% de cette population souffre
d'anxiété sociale. (Kesseler RC et coll. -Lifetime and 12-month prevalence of DSM-III-R
psychiatric disorders in the United States -Archives of General Psychiatry -1994) À 300 millions d'Américains, chiffre
de 2006, cela donne très exactement 30 millions. Cette maladie
représenterait la troisième pathologie mentale, après
la dépression et l'alcoolisme. (Suite demain)
News du mardi 2 Septembre 2008
■ Fichier + ADN : la
France de Sarkozy dérape – Que ses
citoyens se désolant de la situation se consolent. Ils ne sont
pas les seuls occidentaux à subir la folie sécuritaire
de leurs dirigeants, notamment ceux du Canada aussi, mon pays. Ici,
il n'a pas encore été question du genre de fichiers
dont on va traiter dans cet article, mais il n'est pas dit que nous
en sommes à l'abri. D'où la nécessité de
connaître la démesure dont on fait preuve sous d'autres
cieux, pour mieux s'en prémunir.
Cette folie sécuritaire,
n'en doutez surtout pas, émane directement de la police. C'est
elle qui affole les ministres de l'Intérieur (ou de la
Sécurité publique, la dénomination de la
fonction variant d'un pays à l'autre), avec ses scénarios
catastrophistes, lorsqu'elle les rencontre en catimini : on ne l'y
voit jamais en présence d'un ministre.
De leur côté,
ces ministres ne disent jamais que le renforcement de la loi leur est
fortement recommandé par des fonctionnaires gradés de
la police. Tout se décide derrière des portes closes,
sans témoin.
Les élus, on ne le
répètera jamais assez, sont à l'image de la
quasi totalité de la population : ils ne connaissent
strictement rien en matière policière. C'est le cas de
la ministre française de l'Intérieur Michèle
Alliot-Marie, de celui du Canada, Stockwell Day, du Québec
aussi, Jacques Dupuis : même si ce dernier est un avocat
criminaliste de profession, il ignore tout de l'underground policier.
Cela écrit,
abordons la problématique du fichage. Un slogan qu'on voit
souvent sur le web : on fiche vos enfants, ne vous en fichez pas. De
quoi s'agit-il exactement? En juin dernier, décret de l'État
français permettant le traitement automatisé de données
à caractère personnel dénommé EDVIGE.
Désormais,
des enfants de 13 ans n'ayant commis aucun acte criminel sont fichés
par la police. Elle cible ceux qu'elle étiquette d'avance
comme de futurs délinquants hypothétiques. (NDLR : Le
politiquement incorrect et l'insoumission oula
révolte seront inévitablement pris en ligne de compte)
Le soupçon préventif suffit à justifier le
fichage. Lisez
l'article de la Fédération des conseils de parents
d'élèves (FPCE).
Cette
nouvelle mesure vient s'ajouter au fait que le système de
l'éducation français possède déjà
beaucoup d'infos sur les élèves, ainsi qu'en témoigne
dans une vidéo (23:14 – Nous ne sommes pas un numéro)
Françoise
Dumont de la Ligue des droits de l'homme, section Toulon (LDH).
Elle est d'opinion que l'objectif du fichage généralisé
manifeste une volonté (politique) de le banaliser. Si d'autres
éléments étaient ajoutés éventuellement
à la liste, le citoyen se dirait : Un de plus ou un de moins,
ça change quoi, ils sont déjà fichés?
Je signale enfin qu'une
pétition contre EDVIGE
circule sur le web. Et qu'à la fin d'août, une dizaine
d'associations devaient déposer devant le Conseil d'État
un recours
contre de décret de juin : un peu plus bas dans la page
s'affichant.
Le fichier national
automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) est
aussi important que celui qu'on vient de voir. Créé en
1998, le FNAEG visait strictement les délinquants sexuels et
les personnes condamnées pour violence.
Depuis, on en a élargi
l'application. Le graffiteur, le colleur d'affiches, le militant
fauchant des OMG et autres peuvent être sommés de se
soumettre à un prélèvement d'ADN. Il y a des
cas. Sur le
site suivant, on en signale un, au centre de la page s'affichant.
Dans la colonne de gauche, prenez connaissance des procès pour
refus de prélèvement d'ADN. Fermons la boucle avec
cette première manif contre l'ADN (vidéo de 07:11 –
Touche pas à mon ADN) qui a eu lieu l'an dernier, au Zénith
de Paris.
■ L'anxieux
social évite les situations angoissantes – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
À
quels signes reconnaît-on la phobie sociale ? André et
Légeron : la personne évitant les autres souffre d'une
sensibilité excessive au regard d'autrui. Elle a une peur
persistante d'une ou plusieurs situations. Elle les évite donc
ou éprouve une anxiété intense à leur
approche.
Elle
bat sans cesse en retraite dès que le regard d'autrui se pose
sur elle : «Courage,
fuyons !»
Certaines rencontres, certains contextes, s'avèrent ainsi,
dépendant des personnes et des moments, déstabilisants.
«Le
plus souvent sans raison évidente, sans qu'il existe une
menace apparente ou un danger quelconque.»
Les auteurs étoffent leurs propos d'un cas, un Français
se prénommant Loïc.
Celui-ci
s'est construit une vie lui permettant d'éviter les situations
angoissantes : «Notre maison était comme un petit
monde clos, hermétiquement isolé de l'extérieur,
raconte-t-il. (...) Le moindre coup de sonnette déclenchait
d'ailleurs un vrai branle-bas de combat : tout le monde devait
observer le silence, pendant qu'un des parents allait sur la pointe
des pieds observer qui était l'intrus et s'il était
nécessaire de lui ouvrir la porte. (...) J'ai toujours
une vague inquiétude devant les sonneries, de la porte
d'entrée ou du téléphone, comme si un danger
pouvait survenir et me prendre au dépourvu.»
Pas
de relations de voisinage non plus, «sources d'embrouille»,
selon Loïc. «De toute façon, je suis fatigué
le soir et le week-end, j'ai envie de me reposer tranquillement en
famille, pas de voir des gens.» Les deux psychiatres notent
qu'il trouvait toujours une bonne raison pour expliquer sa façon
de se tenir à l'écart des contacts sociaux. (Suite demain)
News du lundi 1 Septembre 2008
■ Jeune création
2008 – Une centaine de
jeunes artistes exposent leurs œuvres. Plus bas, dans la page
s'affichant, cliquez sur le nom de l'un d'eux et découvrez
son monde.
■ Liberté,
égalité, fraternité... – ... quelle
chance d'habiter la France, chante un rappeur non identifié,
pendant qu'un caricaturiste illustre ses paroles.
J'ajoute : quelle chance
d'habiter le Canada, et la province de Québec. Nous sommes
sécurisés et aseptisés à l'os, rien ne
peut nous arriver. Merci à tous ceux qui ne veulent que notre bien, et... qui l'ont eu.
■ La
douceur de la nuit... – .... et Les
Moulins de Mon Coeur, bel amalgame : le plaisant et le tendre.
Qui ne se souvient pas de cette création musicale de Michel
Legrand? L'interprète est un pianiste dont j'ignore
malheureusement le nom. Quelle injustice, il joue si bien! Pas de
vidéo, seulement le son des notes. On appelle ça un
mp3.
■ Insécurité
et anxiété sociale – (Suite tome 1 de L'Étau Policier)
La peur des autres est l'un des
éléments à l'origine du sentiment d'insécurité
dont on ne peut pas ne pas tenir compte, et pourtant on n'en traite
jamais. Médecins et psychologues l'identifient sous le nom d'
«anxiété sociale».
(Christophe André et Patrick Légeron - La peur des autres -Éditions Odile Jacob)
Suivant
les psychiatres André et Légeron, elle est liée
au regard que les autres portent sur nous et représente une
entrave au bon déroulement des rapports humains dans tous les
domaines. Pour ressentir l'anxiété sociale, il faut
être en présence de quelqu'un. Les deux psychiatres ont
ce trait d'humour : «Sur son île,
Robinson Crusoé n'a jamais connu cette émotion
pénible... du moins jusqu'à l'arrivée de
Vendredi.» L'anxieux social, on le
devine, n'est pas particulièrement sociable.
Les
anxieux sociaux souffrent d'une hypertrophie du système de
défense : perception exagérée de risques
d'agression (système anti-prédateur), de la notion de
territoire d'autrui et de menace en cas de pénétration
dans ce territoire et d'une sensibilité excessive aux rapports
de dominance.
Ils
ont aussi des difficultés à identifier et intégrer
des signaux rassurants dans leur environnement, à développer
des liens d'attachement, d'être sécurisés par les
rituels de connivence. D'après les deux auteurs, l'expression
«l'homme est un loup pour l'homme» résume
bien, dans le développement de la pathologie, les schémas
de danger présents dans l'anxiété sociale.
Souvent,
ils fonctionnent en anticipant rencontres et événements.
«On évite ce qu'on redoute, et
plus on l'évite, plus on le redoute»,
analysent-ils. Chez l'anxieux social, «les
cognitions anticipatoires s'agencent systématiquement dans le
cadre de véritables scénarios catastrophes à
l'intérieur desquels s'enchaînent les pires hypothèses».
(Suite demain)
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