Archives des ACTUALITÉS de avril 2008News du mercredi 30 avril 2008--------------- ■ Dans le béton des grandes cités 14H27 – Je cherche le nom de ce rappeur français, qui est vraiment très bon. Sa chronique urbaine est d’un réalisme… stupéfiant ! 15H14 – Bon, je reviens, j’ai trouvé. Son nom d’artiste : I AM. C’est un Noir. Ça, je m’en doutais, à cause du timbre de voix typique, soul, qui ajoute de l’humain à la musique. Voilà au moins quelque chose que les Noirs ont et que n’auront jamais les Blancs, à part quelques rares exceptions. J’ai trouvé aussi son site web.
■ Crise alimentaire 02H36 – Selon Jean Ziegler, rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation, les biocombustibles sont les principaux responsables de l’augmentation soudaines du prix des aliments : riz, blé et produits de première nécessité. Les pays pauvres en sont les plus atteints. Il a déclaré que s’hl faut essayer de freiner le changement climatique, on doit y parvenir sans faire mourir de faim les gens. L'auteur de l'article auquel je vous réfère, rapporte que les États-Unis ont sacrifié l'année passée un tiers de leur récolte de maïs à la production de biocombustibles. À l'Union européenne aussi qui semble prendre le même chemin. Tout cela alors que l’impact positif sur l’environnement n’a toujours pas été prouvé, entre autres à cause de la pollution générée lors de leur production. Après avoir pressé la Terre pour en extraire le pétrole traditionnel, voilà que l'on vide l'assiette des gens pour remplir nos réservoirs. Il se pose aussi la question : pourquoi tant d'empressement à produire des biocombustibles de première génération, alors que ceux de la deuxième, constituée de déchets de l’agriculture, de l’industrie du bois ou des algues, des ressources n’entrant pas dans la consommation humaine, sont pratiquement au point ? ■ Carnaval de Nice 2008 01H12 - Un événement annuel particulièrement réussi et coloré. Difficile de trouver mieux ! Dans la page s’affichant, trois éléments à visiter… ■ Cliquez ici, y lit-on, pour ouvrir l’extrait dans une nouvelle fenêtre : une bonne vidéo du défilé vous attend ; ■ Le Corso illuminé : des photos du défilé circulent à l’horizontal, cliquez pour les agrandir ; ■ Le Corso carnavalesque : même principe ; ■ La bataille des fleurs : même principe. 24H00 – 32 photos
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau
Policier 00H00 – Arrive le mercredi 2 mai. Vais-je ou pas aller à vélo ? Potentiellement risqué. Oui, mais le droit de circuler librement au Canada, y compris à Lac Bouchette ? C'est bien beau, les droits, cependant il y a des jours où je n'ai pas vraiment envie de vérifier jusqu'où on peut aller trop loin. J'hésite, longuement, puis décide d'y aller malgré tout. Ce serait plier l'échine devant le totalitarisme policier. Je croise des 4X4, deux conducteurs m'exhibent leurs canines, un autre me crie quelque chose, mais passe trop vite pour saisir ce qu'il dit. J'entends des pneus crisser, des moteurs s'accélérer, un autre klaxonner en me doublant. Je crains le pire. Il y a cet autre aussi qui transporte, sur la plateforme arrière de son camion, des charpentes de bois, ressemblant à l'ossature d'un pignon de maison, et dont les extrémités débordent largement l'un des côtés latéraux. Je me dis qu'il pourrait facilement m'en frapper la nuque, en me doublant. L'agression camouflée en accident. Sens le besoin impérieux d'investir un peu plus dans mon assurance santé… La répression souterraine de la police, quand vous l'exhibez au grand jour, elle se volatilise. Me taire, c'est justement ce qu'il ne faut pas faire. Alors, à chaque piéton que je vois, et en verrai trois, je fais un petit topo de la situation, insiste sur ma peur d'être battu par des civils ou victime d'un faux accident de la circulation. À l'un d'eux, une femme que je connais, je fais aussi part de ma crainte que la police profite de la nuit pour enfoncer la porte de mon domicile et s'en prendre à moi. « (Tu as peur) à ce point-là ? » me lance-t-elle. « Oui ! » Je demande à chacun de propager l'info à leur entourage. La police, qui a des oreilles partout dans le petit village, a dû recevoir le message 5 sur 5 puisque la situation revient à la normale dès lendemain, et je peux effectuer mes randonnées sans crainte. J'ai tenu bon et gagné. Cependant, je n'affiche pas l'arrogance d'un vainqueur, n'étant pas du genre. Et n'en souffle mot à personne. C'est la saison de la pêche, je juge plus sage de ne pas circuler dans la forêt, par crainte d'y faire des rencontres indésirables. Au cours de cette période-là, ce n'était pas non plus le calme plat à mon appart. Trois voisins, tous des civils, ont un mur mitoyen avec ma… chambre. Tout au long de mon enquête, j'ai pu vérifier une bonne vingtaine de fois que je dors bien la nuit seulement quand je ne remue pas les eaux dormantes policières. Découvrir une activité clandestine de la Sûreté du Québec, révéler ou faire allusion à un de ses petits secrets, imposer ma présence en certains endroits, prendre des photos de personnes et lieux sensibles, m'assurent de passer quelques nuits blanches. L'objectif est de faire en sorte que je dorme le jour plutôt que la nuit. Comme ça, je ne les dérangerai plus, car je resterai chez moi au lieu d'aller et venir à vélo dans la village. Au cours de mes deux premières années à Lac Bouchette, je n'ai eu qu'un seul préfet de discipline du genre. Ce civil, le même qui s'amusait à me couper le chemin et que j'avais relancé jusqu'à son appart, était affecté au quart de nuit. Exagération ? Non, il était méthodique dans sa façon de procéder, quasiment à toutes les heures jusqu'au petit matin, il ne me lâchait pas. Utilisait un répertoire varié de bruits distincts. Ça faisait boum sur le mur, ou clac, ou clic ou tsoum, etc., quand il frappait sur je ne sais quoi ou utilisait un instrument quelconque. Au début, vous vous préparez mentalement, réussissez à demeurer zen : « Frappes tant que tu veux, mon gars, tu me sortiras pas de mon sommeil ! » Pas longtemps parce qu'il revenait à la charge, redoublait d'ardeur, s'acharnait. Rapidement, vous développez un réflexe conditionné : à quoi bon se rendormir puisque il remettra ça dans une heure. Pas bon pour le cœur non plus : un boum ou un bruit sec, CLAC ! et vous voilà réveillé en sursaut, décharge électrique au cerveau. À la longue, je finirai pas trouver deux moyens de m'en protéger. D'abord la radio branchée sur un poste envahi de parasites, un bruit neutre et constant, sans bla-bla ni musique. Votre tortionnaire comprend vite qu'il devra frapper plus fort et réveiller des collègues de travail. Se tranquillise un temps puis reprend du service, finit parfois par venir vous chercher dans votre sommeil. Alors là, vous décidez de combattre le bruit par la bruit, et la sainte paix revient. Le dimanche 14 octobre 2001, 8h du matin, après une nuit mouvementée où j'ai utilisé cette tactique, suis juché sur une chaise, lave l'extérieur de mes fenêtres et porte. Une voix furieuse me fait sursauter. Un type, que je n'ai jamais vu auparavant, gros et grand, la cinquantaine ventripotente et des yeux bulbeux comme ceux d'une grenouille, se dirige vers moi d'un pas précipité, faisant monter et descendre ses épaules. Il se prétend locataire de l'appart voisin, veut savoir qui fait du bruit la nuit, mettre la main sur le « coupable », donne l'impression de vouloir lui régler son compte, dit avoir le droit de dormir en paix la nuit, payer son loyer, être sur le bs… Oups ! Suspect, quelqu'un qui vous dit être sur le bs alors que vous ne lui avez pas demandé. Je ne connais pas de pauvres se servant de ce statut comme d'une référence, on le cache, trop honteux. De toute façon, ce n'est pas lui qui habite cet appart, mais un flic plus jeune et bien barraqué. Je lui fais face, riposte que les menaces n'ont pas d'emprise sur moi, son ton s'adoucit : « Non, non (je ne te menace pas) ». Je décline prénom et nom, veux connaître les siens, il refuse, revient à la charge avec son loyer et son bs, veut le « coupable ». Le réfère à mon tortionnaire. Là il veut savoir ce qu'il fait dans la vie, lui dis l'ignorer, il insiste. Il me testait probablement pour vérifier si j'étais du genre à dévoiler, à un pur inconnu comme lui, la véritable identité d'un civil. M'en abstiens, ça ne m'apparaît pas le moment idéal. Les choses en restent là, et je peux par la suite compter sur des nuits de sommeil complètes. Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement. News du mardi 29 avril 2008---------------
■ Crise alimentaire 08H40 – Au cours d'une conférence de presse ce matin à Genève, Jean Ziegler, le Rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l'alimentation, a proposé d'imposer un moratoire de cinq ans sur les biocarburants et de briser la spéculation afin de maîtriser l'augmentation des prix alimentaires, dont il a souligné la brutalité.
■ Aux USA, l’Internet fait des ravages 06H19 – Une dépêche de l’AFP rapporte que les journaux américains ont vu leurs ventes encore chuter de 3,6 % au cours des six derniers mois, selon des chiffres de l'Audit Bureau of Circulations dévoilés hier. Cette baisse s'accélère, puisque, lors des six mois précédents, le recul était de 2,6 %. ■ Des photos que vous aimez et réclamez
00H08 – 24
heures - 30 ■
L’extrait du tome 1 de L’Étau
Policier 00H00 – Les jours suivants, ma situation se dégrade sérieusement. Le lundi 30 avril, au moment où je quitte mon domicile, je flaire une ambiance particulièrement malsaine. Un voisin s'échine à fendre des bûches de bois sur un engin mécanisé, un autre travaille avec un coupe-herbe à essence. Les moteurs tournent, c'est la cacophonie. Les deux hommes ont la mine sévère. M'approche de celui coupant l'herbe, lui fait remarquer, sourire aux lèvres, que c'est un peu le branle-bas de combat. La gravité empreinte au visage, il me dit : « Fais attention à ta santé ! ». Je n'interprète pas son propos comme s'il m'avait dit : " Pour un homme de ton âge, tu fais trop de vélo, fais attention à ta santé. " De fait, il me menace d'être agressé physiquement. En cours de route, on me coupe le chemin à trois reprises. Au moment où je vais passer devant le stationnement de l'épicerie du village, une femme y entre, je freine pour ne pas heurter son véhicule. Plus loin, deux hommes à bord d'une camionnette, tirant une petite remorque remplie de bois de poêle, tournent pour prendre une rue, sans se préoccuper de ma présence. Encore les freins. Peu après, les deux quidams sortent subitement d'une petite entrée séparant deux maisons. Il s'en faut de peu pour que j'aille m'écraser le nez contre la paroi de la remorque. Devant la caisse pop, rue Principale, un civil à pied me crie : « Pourquoi tu vas pas faire du bicycle dans ta cours ? » Je connais bien ce vieil harceleur, j'ai appris à l'ignorer totalement quand il m'adresse la parole. Un jour, il m'avait salué d'un retentissant « bonjour, jeune homme ! » J'en avais assez de son insistance à mon égard, alors je lui avais lancé : « Comment va l'aïeul ? » Il avait bien saisi mon allusion à un autre mot à la consonance semblable, car il avait mis fin à son petit manège pendant quelque temps. Dans une autre rue du village, je remarque la présence de sept ou huit véhicules devant la maison d'un notable de la place. Quatre sont stationnés en double ligne juste en face, un ou deux sont dans l'entrée et deux de l'autre côté de la rue. La portière passager d'un 4x4 rouge est même grand ouverte : cette couleur a une signification particulière pour moi. La plupart appartiennent à des civils et des collabos qui ne ratent jamais l'occasion de m'intimider. Par exemple, ce même après-midi-là et les jours précédents, leur conducteur m'ont doublé ou croisé, certains en faisant crisser leurs pneus ou klaxonnant. Pour tout dire : la meute ! Il y a de l'urgence dans l'air. Jamais vu autant de véhicules devant cette résidence, je le sais, pour y passer souvent. Rencontre au sommet dans la cuisine pour trouver le moyen d'éjecter le cycliste de l'espace public ? Le lendemain, dans ma cour, je revois l'homme qui m'avait averti de faire attention à ma santé. Lui relate brièvement ce qui s'est déroulé la veille. Je sais qu'il est un collabo assidu de la police, à cause notamment du métier qu'il a exercé pendant des années, au point où il m'arrive parfois de me demander s'il n'est pas flic, lui aussi. J'en profite pour lui signaler que j'agis dans un cadre légal, que les civils de la Sûreté du Québec devraient procéder de même. Il me demande pourquoi je lui dit ça, m'affirme et répète n'avoir rien à voir avec ces incidents. Lui signale qu'en raison de ce qui s'est produit, son avertissement de la veille avait une connotation particulière. Il proteste encore, mais ne me rappelle pas moins d'y aller mollo avec le vélo, « pour ta santé ». Je n'insiste pas, désormais il sait que je sais. Un peu effarouché, j'enfourche tout même mon vélo. Mis à part quelques conducteurs qui me font la grosse gueule, tout se déroule assez bien. C'est en revenant chez moi que ça se gâte. Sur la 155, une voiture sort rapidement d'une rue transversale. L'homme au volant, le visage dissimulé derrière le pare-soleil, effectue un virage si large qu'il vient presque me chercher de l'autre côté de la route, en bordure du trottoir : c'est l'une des artères du village où je juge plus sécuritaire de circuler face au trafic. Le véhicule, menaçant, se précipite dans ma direction. Je m'immobilise et d'un vigoureux coup de menton indique à l'homme d'en reprendre le contrôle. Il applique les freins, le devant de l'auto s'écrase, suivi d'un coup de volant et d'une accélération, et passe à quelques pieds de moi. En soirée, je rumine, la peur me tenaille. Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement. News du lundi 28 avril 2008---------------
■ Un ex-directeur de l’OMC : 21H35 – Il est d’accord avec ceux qui le disent. Les pays riches dépensent 1 milliard de dollars par jour subventionner leur agriculture aux dépens de celle des pays pauvres, dont l’Afrique. Sur les secteurs de compétence qu’ont ces pays pauvres, on leur interdit d’exporter. Comment régler cette injustice ? Selon lui, cela se traitera par des négociations entre les pays. Combien de marches d’escalier faudra-t-il monter ? Personne ne peut le dire. Car il est une fait que la libéralisation extrême des échanges économiques est une source de domination et d’inégalités. Elle permet aux plus puissants d’absorber les plus faibles. Guerre économique, donc. Pourtant l'OMC affirme que l'isolement économique est à l'origine des guerres, que la mondialisation des échanges apportera la paix. Oui, mais entre ceux aptes à attaquer ou à se défendre, ce dont sont incapables les pays pauvres. Dans cet excellent film de Vincent Glenn sur l’OMC (l’Organisation mondiale du commerce), divisé en 10 vidéos, on apprend beaucoup.
Vidéo
1, durée 15:35 ■ La démocratie totalitaire 16H45 – L’expression n’est pas de moi, elle est de Me Julius Grey, un Québécois spécialisé en droits et libertés. Un valeureux combattant qui a gagné plusieurs causes à la Cour suprême du Canada. Dans sa dernière chronique, il atteint sa cible en plein centre, comme d’habitude. Depuis quelques mois, écrit-il, l'offensive de notre société contre les libertés fondamentales prend de l'ampleur. Tant la droite que la gauche y participent avec enthousiasme… Lisez la suite ici. Conserver précieusement l’adresse web de sa chronique, ça vaut vraiment le coup d'y aller chaque jour.
■ Décision de la Cour suprême du Canada 16H09 – Il y a quelques jours, elle a statué que «l'impression qu'un individu se livre à une activité criminelle» et «la seule intuition du policier, basée sur son expérience», ne suffisaient pas pour entamer une fouille. À défaut de quoi on contrevient à la Charte. Les parties de pêche sont interdites. On en déduit que le jugement du chien-renifleur est l’équivalent d’une décision de la Cour suprême, puisque celle-ci n’en traite pas. Réaction de la Sûreté du Québec, que j’ai pigée sur le web et dont j’ai perdu la source : en milieu scolaire, les interventions sont rares et ont toujours été faites un mandat en main. Il est ainsi dans les autres lieux publics, les gares et les parcs, notamment. Autrement dit : interdiction d'y aller au pif.
La Sûreté du Québec ne dit pas toute la vérité,
rien que la vérité... Lors de mon enquête à
Lac Bouchette, j’ai été la cible de deux
chiens-renifleurs. Je vous invite à lire ce passage du tome 1
de L’Étau Policier. Colonne de droite, cliquez sur l’icone
du livre. Dans la page s’affichant, lisez les instructions
permettant de repérer une page et utilisez les deux mots clés
suivants : chien renifleur. 15H14 – Les technologies servent aussi à surveiller ceux qui nous surveillent. Par conséquent, on n’aurait pas trop à s’inquiéter. C’est que je conclus d’une entrevue du quotidien Le Devoir avec le criminologue Benoît Dupont, prof en criminologie à l’Université de Montréal. Des faits le démontrent, ainsi le décès du Polonais Robert Dziekanski survenu après quelques décharges de Taser, le 14 octobre dernier à l'aéroport de Vancouver. N’avait été de la présence d’un citoyen armé d’une caméra, la version de la Gendarmerie royale du Canada aurait été toute autre. Un article du journaliste Brian Myles : à lire sans faute. PS : Selon moi, le criminologue Dupont, bien qu’il ait raison sur certains points, va pas mal vite en besogne. Le terme Big Brother n’est pas devenu un archaïsme, très loin s’en faut. Les Little Brothers sont des non-initiés aux activités clandestines et illégales de la police en civil : municipale, régionale, provinciale et nationale. Plus clairement dit : ils sont nuls à cette matière. De toute évidence, c’est également le cas du criminologue Dupont. S’il savait ce qui se passe dans le sous-sol de la démocratie, son discours serait tout autre. ■ La nature dans toute sa beauté
01H07 – Port
de Brest – 153 photos ■
L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier 00H00 – Dans ce genre d'enquête, le harcèlement fait parti du quotidien. En avril 2001, un inconnu avait pris l'habitude de me saluer de façon caricaturale, au volant d'une mini voiture bleue azurée équipée de deux antennes. Il habitait depuis peu le même édifice à logements que moi. Je voyais bien que son comportement n'était rien d'autre que de la provocation. Après un certain temps, lui ai fait signe, il s'est arrêté, lui ai dit que je ne le connaissait pas. Il a prétendu le contraire, m'expliquant qu'on s'était déjà vu sur le Chemin de la Montagne, où des billes de bois étaient empilées en attendant leur transport vers une scierie. Me souvenais d'y avoir aperçu sept ou huit travailleurs forestiers, mais sans m'arrêter ni parler à quiconque. M'ayant confirmé qu'il demeurait dans le même édifice, lui ai souhaité la bienvenue au « quartier général de la police en civil de la Sûreté du Québec ». Les locataires sont tous des civils, lui ai-je souligné, sauf moi, ajoutant que lui, je le ne savais pas encore, que je le verrai bien au cours des prochaines semaines. Le lendemain, je passe comme d'habitude près de son appart, le vois déposer à la hâte un gros sac de toile dans la valise de son véhicule et, un peu plus loin, l'entends crier « tabarnak ! ». Le gars, dans la jeune trentaine, environ six pieds, barbe de quatre ou cinq jours, ne semble pas avoir froid aux yeux. Quelques minutes après, il me double, me salue au passage, le regarde sans lui retourner sa salutation. Il disparaît de l'horizon puis revient, s'immobilise sur l'accotement de la rue, me lance « viens icitte ! », je réponds « viens icitte, toé ». Sort précipitamment de son véhicule, s'approche d'un pas décidé. Contre toute attente, il me dit vouloir… écrire un livre, ne pas être très fort en rédaction et veut que je lui donne des cours. Je décline. Puis il se place devant ma roue avant, les pieds écartés, veut savoir pourquoi je pense qu'il est de la police. Lui rappelle ce que je lui ai dit la veille, ajoute que sa prétention de me connaître, alors que ce n'est pas le cas, est un truc que des civils utilisent occasionnellement. « As-tu peur de la police ? » Non, que je réponds. Lui raconte avoir enquêté dans l'underground policier pendant quatre ans et demi et que depuis celle-ci a pris une toute autre signification à mes yeux. Au même moment, un ado s'apprête à passer devant nous. Le flic l'interpelle, le ton de la voix un peu rude. Lui a-t-il demandé son nom ou exigé qu'il le salue ? Je ne m'en souviens plus. L'ado s'arrête un instant, affiche la lippe de quelqu'un au bord des larmes, et poursuit son chemin. Je reproche au flic de lui avoir fait peur, lui demande pourquoi il a fait ça. « Chu une police, respect ! », me lance-t-il avant de retourner à son auto. Y repensant après coup, me suis dit que le respect n'est pas une notion à sens unique, que le flic se doit de respecter le citoyen s'il veux l'être lui même. - Plus tard, je découvrirai que l'ado est de fait un adulte ayant l'air plus jeune que son âge, et travaillant pour la police. Celui-ci était donc le deuxième personnage de cette mise en scène. Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement. News du dimanche 27 avril 2008--------------- ■ Révolta, kilomètre zéro 13H45 – Premier film de Jean-Michel Ben Soussan, réalisateur, et co-écrit avec Pascal Mougeot. Ce road-movie atypique mélange fiction et réalité. Il a été filmé entre Paris et le grand sud marocain. "Révolta-kilomètre zéro" est l’histoire d’un homme qui part en voiture vers la Révolta, un petit pays utopique fondé pour servir d’état refuge aux révolutionnaires du monde entier; un pays que le père de frank a contribué à fonder. Depuis sa création la Révolta est en perpétuelle guerre civile. On y fait trois coups d'état par mois. Le pays est totalement ingouvernable. Essayer d'y pénétrer peut se révéler particulièrement dangereux.
À
voir tout de suite, durée 01H16:23
■ La crise alimentaire : les pauvres n’ont pas
d’argent Depuis le début de ses opérations en 1978, l'agence a investi plus de 10 milliards de dollars dans 766 projets et programmes qui ont bénéficié à plus 300 millions de personnes. En Afrique, la faim, on connaît ça ! Certains se lancent dans le rapt avec l’espoir qu’un jour, ils vivront mieux. Écoutez-les décrire ce qu’ils vivent. Encouragez-les, achetez de leurs oeuvres.
■ Un festival international du film 00H41 – Le lieu : au Sahara occidental, appelé au Maroc : Sahara marocain. Un immense territoire désertique, pas encore autonome. Plus de 30 ans après le départ des Espagnols en 1976, des Sarhaouis aspirent toujours à l’indépendance. Mais ils ne sont pas les seuls à le revendiquer, le Maroc et l’Algérie aussi. (Source : Wikipedia) Regardez la vidéo, remplie de belles images. ■ Il y a de la magie dans l'air !
00H00 – BD
– 76 photos – cliquez dessus pour les agrandir
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau
Policier 00H00 – Voyons d'autres faits… Un civil de la Sûreté du Québec résidant dans le même édifice que moi avait entrepris de me couper occasionnellement le passage quand je me déplaçais à vélo. Ainsi un jour où j'entrais dans la cours, il était au volant de son auto stationnée le nez devant son appart, je l'ignorais, et il avait subitement fait marche arrière pour m'empêcher de passer. Une autre fois, j'en sortais quand il était soudainement apparu face à moi, le pare-choc de son auto presque collé à la roue avant de mon vélo, m'obligeant à freiner et le contourner. Il y a aussi cet après-midi où il était brusquement sorti de la cours d'un garage de la rue Principale, au pied de la grande côte, pour me couper le chemin. Là, c'était plus sérieux. Il avait fait son stop, car une voiture s'en venait dans ma direction, mais la moitié de son auto était dans la rue, empiétant l'espace dont j'avais besoin pour passer. Une petite acrobatie m'avait permis de me faufiler derrière. Que se serait-il produit si je m'étais glissé entre les deux véhicule ? J'extrapole, bien entendu, mais il le faut quand on veut évaluer un danger auquel on a été exposé. D'autant qu'il faisait semblant de ne pas m'avoir vu, la tête tournée vers la voiture qui approchait. M'aurait-il poussé contre cette dernière ? Je ne le crois pas. Cependant j'ai bien senti la menace immanente. Ce civil possède l'art de s'approcher de vous à votre insu, connaît bien les angles morts. Un jour j'en ai eu assez et suis allé frapper à la porte de son domicile. Lui ai dit que je savais qu'il était flic, d'arrêter de jouer avec moi, de cesser aussi de me harceler la nuit en frappant le mur de ma chambre pour m'empêcher dormir, autrement j'allais loger une plainte contre lui : nous vivions sur le même étage, et partagions un mur mitoyen. Il a mis beaucoup d'énergie à nier le tout, hurlant même « NON ! » quand je lui ai dit qu'il était un civil. Je n'ai pas argumenté, lui ai répété mon avertissement et quitté les lieux. Par la suite, il s'est tranquillisé. Il y avait quelque temps que je l'avais repéré. Lui et moi s'étions déjà livrés à un duel silencieux, dans un tout petit resto, situé au coin de la Route de l'Ermitage et de la rue Principale. Il y était entré peu après mon arrivée, avait fait un pas vers ma table, s'était immobilisé et avait entrepris de m'intimider. Sa tactique consistait à me dévisager, l'air sévère, et de projeter un peu sa tête en avant pour m'inciter à sortir. Je l'avais laissé exécuter son petit numéro un moment, continué de jaser avec l'une des serveuses. Puis j'ai décidé que ça suffisait. J'ai alors planté mon regard dans le sien, me disant en moi-même : « Toi, tu me sortiras pas d'ici », et en employant la même technique du coup de tête en avant. Il a aussitôt pivoté pour aller s'asseoir à une table plus loin. Ce civil est dans la soixantaine avancée, il est grand et mince. À l'épicerie du village, il joue de temps à autre au vieillard un peu gaga, cheveux en bataille comme s'il avait mal dormi la nuit précédente, l'air un peu misérable, mal habillé, le fond de culotte bas, le bouts des doigts dans les poches, marchant lentement, s'arrêtant longuement devant des étalages, avec cette expression dans le regard du vieil homme déconnecté de la réalité. C'en était déroutant, tellement qu'il m'arrivait de vouloir enlever l'étiquette de civil que je lui avais accolée. Ce n'est que lorsque des incidents l'impliquant se sont multipliés que j'ai compris que l'homme campait un personnage. Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement. News du samedi 26 avril 2008--------------- ■ Le capitalisme : malade, pas malade ? 21H20 – Dans la vidéo qui suit (09:15), vous n’apprendrez pas tout, d’A à Z. Les quelques propos tenus incitent tout de même à la réflexion. Le capitalisme a sûrement besoin d’être bridé en quelque part (les subprimes à l’origine de l’actuelle crise financière), mais on n’y trouve pas que du mauvais. L’un des intervenants est Joseph E. Stiglitz, prix Nobel d’Économie et auteur du livre La Grande Désillusion.
■ La guerre du Canada en Afghanistan 15H37 – Le journaliste américain Eric Margolis est un correspondant de guerre de longue date. Spécialiste de l’Afghanistan et de l’Asie en général, il vient de publier un livre : War at the Top of the World. Il ne croit pas du tout à la victoire de l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique Nord) dans sa guerre en Afghanistan, population de près de 30 millions d’habitants, plus15 millions au Pakistan, fait-il remarquer dans une entrevue accordée à Sylvain Attal de France 24. D’autant que les Afghans sont des gens durs, courageux, qui aiment le combat et que l’ennemi vient de l’étranger. D'après lui, al-Qaïda n'y est pas présent. Oui, mais l’émancipation des femmes ? Margolis rétorque : pourquoi mener une guerre pour faire ça, pourquoi pas ailleurs où les femmes sont maltraitées, par exemple en Arabie Saoudite ? Non, ce n’est pas une bonne raison de faire la guerre, qui tue des milliers d’Afghans, dont des femmes. Les Taliban appartiennent à la tribu des Pachtounes, qui représente 50% de la population. Vous ne pouvez pas établir la paix sans eux. Donc, la solution est politique. Mener une guerre de bombardements de villages où beaucoup de civils sont tués, ça ne fait que produire d’autres ennemis pour l’Occident. Selon lui, le pétrole est une grande raison de la présence américaine. PS : Unocal, Texaco, BP et Total auraient installés des bureaux à Kaboul, espérant remporter des appels d’offres du gouvernement.
■ De quoi vous régaler
00H13 – 24
heures – 33 photos
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau
Policier 00H00 – Le fait que j'écrive un livre tracasse certains citoyens. Un septuagénaire, Chevalier de Colomb de son état et très proche du curé du village, s'organisait toujours pour me rencontrer et me sonder sur de sujets politiques. Chaque échange durait rarement plus de trois minutes et portait généralement sur un seul thème. Dès qu'il avait réussi à me tirer un ou deux vers du nez, il me saluait du geste de la main et reprenait son chemin. Et, à une occasion, ai-je constaté, pendant que je le regardais s'en aller, avec le sourire aux lèvres du gars fier de son coup. Il était impossible de nouer de liens d'amitié avec lui. Dès que je lui avais dit ce qu'il voulait savoir, il partait illico. Pour rebondir dans le paysage quelques semaines après, avec un autre item à l'ordre du jour. Parfois ses approches étaient piégées. Ainsi cet après-midi où il m'a dit à brûle pour point que le fusil serait peut-être la façon la plus sûre d'arriver un jour à faire l'indépendance du Québec. M'a demandé si je connaissais un pays qui y était parvenu de cette manière. Son propos m'étonnait, grandement. J'ai failli lui téléphoner le lendemain pour l'avertir d'éviter d'en parler car il risquait de s'attirer l'attention des civils. M'en suis abstenu parce que j'avais des doutes sur son rôle véritable. Me souvenais, notamment, de sa réaction quand je lui avais signalé que nous avions perdu nos belles libertés des années 1960-70 : « Ça, c'était trop ! », m'avait-il dit d'un ton brusque et sans appel. Je savais qu'il occupait un poste au sein de l'organisation locale du parti québécois. Travaillait-il aussi pour la police ? Un jour, j'en ai eu assez d'être le citron qu'on presse sans aucune délicatesse. Lui demande ce qu'il faisait avant de prendre sa retraite. Le connaissant depuis une trentaine d'années, je le sais mais veux l'entendre de sa bouche pour m'en assurer. Il me confirme avoir occupé un poste en autorité au sein d'une grande entreprise. Lui souligne qu'à l'époque son poste avait bien dû l'obliger à collaborer avec la police. Petit sourire affiché, il me répond non, ajoutant qu'elle était peut-être là mais qu'on ne le savait pas. Lui avoue ensuite que je commence à m'interroger à son sujet. Puis, je lui pose franchement la question : « Travailles-tu pour le parti québécois ou la police ? » « On dirait que la police t'a fait quelque chose », réplique-t-il. Je fais non de la tête puis laisse tomber qu' « il faudra lire mon livre ». Ma remarque le fait bondir de rage : « Je ne veux plus que tu me parles de ton livre, tu m'as compris ! » cela dit en élevant la voix et m'enfonçant son index à coups répétés dans l'épaule. Puis il appuie sur le fait qu'il ne sera jamais publié. Lorsque quelqu'un travaille aussi longtemps sur un livre - plus de quatre ans, à ce moment-là -, il ne publie pas, me lance-t-il, ajoutant… : « Il y a beaucoup trop de citations, dans ton livre, il sera jamais publié ». « Comment le sais-tu, que je lui demande ? » Oui, comment sait-il alors que je ne l'ai fait lire à personne ? Il ne répond pas à ma question, me traite de « maudit décroché (de la société) qui travaille pas. » Je suis surpris de tant d'agressivité de sa part, son index n'arrête pas de me darder. Le lui fait remarquer, il se calme puis me quitte, me disant qu'il ne me reparlera plus. Comment savait-il que ce livre contient beaucoup de citations ? Cette question me turlupinera pendant un certain temps. J'ai la conviction que ce type a eu accès à mes disquettes contenant le livre. Expliquons. Dans la semaine qui a suivi mon arrivée dans cette municipalité, à la fin de juin 1999, j'ai logé dans une maison privée en attendant que mon appart soit prêt. Or, cette personne, devais-je découvrir par la suite, était une collabo assidue d'un civil, qu'elle hébergeait d'ailleurs à l'occasion, et prétendument cuisinier de son état, mais dont les connaissances se limitaient à l'œuf brouillé. Suis convaincu que ce flic a fait des copies de mes disquettes. N'étant pas allé dans ce village pendant vingt ans, considérant ces vieilles connaissances comme étant de bonne foi, il m'est arrivé de quitter deux fois la maison, en laissant les disquettes dans ma chambre, sur un bureau. Le flic a disposé de tout le temps nécessaire pour les dupliquer. Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement. News du vendredi 25 avril 2008--------------- ■ Biocarburants versus crise alimentaire 01H52 – Le premier ministre britannique Gordon Brown demandera à l’Union Européenne de réduire ses objectifs en matière de biocarburants si un audit en cours démontre que leur développement attise l’inflation des denrées alimentaires et nuit à l’environnement. La flambée des prix de la nourriture a provoqué des "émeutes de la faim" en Asie et en Afrique. Dans les pays riches, comme la Grande-Bretagne, elle pèse sur les budgets alimentation des foyers. PS : Le premier ministre du gouvernement conservateur de Stephen Harper devrait imiter son homologue Brown. L’enrichissement, c’est bien, mais au détriment de ventres vides dans des pays africains, ne l’est pas.
■ Montréal : les actes de vandalisme 00H22 – Dès ce soir-là, la police de l’île de Montréal a réclamé des médias les photos et bandes vidéos prises lors de l’événement. Ceux-ci ont refusé. Le lendemain, mercredi, la police revenait à la charge, cette fois, elle était munie d’un mandat de perquisition. N’ayant pas le choix, les médias se sont conformés à la loi. Mais l'affaire n'en est pas restée là, rapporte le journaliste Benoît Aubin du Journal de Montréal, dans sa chronique quotidienne. Ce même jour, les médias - le Journal, The Gazette, La Presse, TVA, CTV, SRC, entre autres - se sont adressés à la Cour supérieure pour faire invalider ce mandat de perquisition et ainsi empêcher la police de se servir de matériel journalistique pour identifier d'éventuels coupables. « Nous sommes un organe d'information au service du public, précise le journaliste Aubin, et n'entendons pas nous substituer au service de police. La liberté et l'indépendance de la presse sont vues comme un rempart protégeant la démocratie - contre les tentations totalitaires d'un état policier, justement », ajoute-t-il. Lisez l’article du journaliste Aubin. Autre article du Journal de Montréal, pour le moins étonnant : le mandat de perquisition a été émis par un juge de…. Val-d’Or, en Abitibi ! Lisez l’opinion juridique d’Yves Boisvert de La Presse. (NDLR) Seule façon de sensibiliser nos élus à cette situation inacceptable qui perdure depuis trop longtemps : tous les journalistes doivent manifester pacifiquement devant le quartier général de la police de l’île de Montréal, faire part de leur refus de devenir des collabos de la police et exiger d’être immédiatement arrêtés et emprisonnés. Des citoyens démocrates iront leur porter des oranges régulièrement…
■ Le monde en images
00H10 – 24
heures – 32 photos
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau
Policier 00H00 – À un autre moment, un vieil homme assis sur une galerie m'interpelle, me dit, le reproche dans la voix, que je dois avoir « chaud » à rouler par une température pareille. Lui rétorque qu'il faut profiter du beau temps. Le jour suivant, il pleut. Il est sur le trottoir, près de son domicile, agite les doigts de la main droite près de sa tempe, façon de me signifier qu'il faut être fou pour faire du vélo sous la pluie. Je le salue comme le faisaient les chemises brunes, bras tendu en avant : « Heil Hitler ! » Là, j'avoue avoir manqué un peu de self-control. Cependant ma réaction aura tout de même porté fruit puisqu'il ne récidivera plus. Dans les jours suivants, quelques autres y vont de leur petit grain de sel. L'un me signale que je dois avoir « chaud » à rouler sous ce soleil de plomb. Un autre dit, le ton un peu las, me voir « souvent, souvent » passer à vélo et constater, à la longueur de mon trajet, ma « grande forme physique ». Une citoyenne me demande pourquoi ai-je choisi de m'installer à Lac Bouchette, l'air de dire pourquoi tu ne vas pas habiter ailleurs. Une civile, à qui je raconte être né à Roberval, ville avoisinante, trouve ça « drôle » que j'ai choisi de vivre à Lac Bouchette. Quand on dit que c'est « drôle », que je lui signale, c'est parce qu'on trouve ça curieux, mystérieux. De toute évidence, la Sûreté du Québec a bien orchestré ces événements. La pseudo police communautaire créant artificiellement une désapprobation... communautaire en faisant appel à des citoyens de droite de la communauté. Un jour, je pensais m'être déniché un informateur. S'agissant d'un marginal, je me disais que, vivant depuis plusieurs années dans le village, il pourrait sûrement m'apprendre un tas d'affaires. Surprise, dès notre premier contact, il me parle de mon livre, sans que je n'en aie fait la moindre allusion, et s'offre même d'en faire une première lecture avant sa publication. Le trouve un peu vite en besogne, lui signale qu'il faudrait d'abord apprendre à se connaître un peu. Autre surprise, au cours de la semaine suivante, il n'y a quasiment plus moyen d'aller au village sans le rencontrer. D'autres faits viendront s'ajouter, par exemple quand il me fera remarquer que je dois avoir « chaud » à rouler sous un soleil de plomb pareil... Un après-midi où je m'adonne à passer devant son appart, rue Principale, il apparaît dans le paysage, visiblement pour rouler un bout de chemin en ma compagnie. Comme j'apprécie de moins en moins sa présence, sachant désormais très bien qui il est et en quoi consiste son rôle, je décide de mettre les choses au clair. Le mets en présence d'une contradiction flagrante : sa marginalité versus la police, l'ordre et le conformisme. Cela étant, je lui dis qu'il est soit un civil ou un collabo de la police. Comme il ne peut être que l'un ou l'autre, ajouté-je, il est par conséquent un faux marginal. Il me répond que la question est bien posée. Me raconte avoir connu un type qui était au courant de toutes les activités policières du coin, un « genre d'Allô Police local », au point où on se demandait s'il n'était pas policier lui-même. Le doute était là, pas la preuve, conclut-il. Quand nous nous quittons, lui souligne que sa véritable identité demeurera entre-nous. Me dit compter sur ma discrétion. Au cours de mon enquête à Lac Bouchette, j'ai utilisé le truc consistant à ignorer l'autre pour qu'il se manifeste sous son vrai jour. Cesser de saluer et de répondre aux salutations de quelqu'un, sans le regarder, l'air glacial, provoque parfois des réactions éloquentes. Je l'ai appliquée au marginal, un jour où il venait de me lancer un convivial « bonjour, mon ami Jacques ! ». À la fin de ma randonné, j'arrête à l'épicerie. Lui aussi, inquiet sans doute. Là encore, j'évite de le saluer, de le regarder. Il rapplique trois fois dans l'allée où je suis, dont deux où j'ai le sentiment qu'il va bondir sur moi : l'agression physique simulée, tactique éminemment policière que j'ai déjà décrite. Je fais comme s'il n'était pas là, ne lui concède aucun regard, continuant de fureter dans les tablettes à la recherche d'un produit. Constatant que sa prestation ne produit sur moi aucun effet et qu'il s'essouffle pour rien, il quitte les lieux. Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement. News du jeudi 24 avril 2008--------------- ■ Canada : Mosquito risque de se répandre partout 15H42 – Cet appareil, qu’on fixe à des murs, émet des ultrasons à une très haute fréquence que seuls les jeunes peuvent capter. À la demande de son corps policier, la Ville de Montréal, dont le maire est Gérald Tremblay, songe à le permettre. Cette nouvelle technologie est antisociale, car elle éloigne tous les jeunes, les bons comme les mauvais : elle cause également des maux de tête. Enfin, elle est illégale car elle constitue une atteinte au droit de circuler librement partout dans ce pays. L’argument de la police de l’île de Montréal, qui veut en installer dans les secteurs où se tiennent des vendeurs de drogues, ne tient pas debout. Le maire Gérald Tremblay doit refuser d’accéder à la demande policière. Lisez l’article de La Presse Canadienne. En Europe, une pétition circule pour en interdire l’usage. Dans la page s’affichant, plus bas, TESTEZ LE PRINCIPE PAR VOUS-MÊME. Le son strident est audible seulement aux jeunes. Le site de Mosquito (ou Beethoven en France) ■ Comment protéger… 00H35 - … vos données personnelles sur le web et naviguer sans trop de problèmes ? Suis tombé sur un vrai petit chef d’œuvre expliquant le tout simplement, illustrations comprises. Vous allez apprendre bien des trucs pour neutraliser les trojans et virus. Vous éviterez ainsi les embouteillages : la cumulation des infos incomprises. Cependant, le pire des virus est ici.
■ Un peu de tout
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau
Policier 00H00 – Ensuite, des événements se sont précipités. J'avais remarqué que trois citoyens patrouillaient en scooters. Officiellement pour prévenir… la criminalité, mais officieusement pour sortir de la rue les citoyens n'ayant aucune raison de s'y trouver. Puis est arrivé un jour où une femme qui en chevauchait un m'a clairement indiqué que je ne devais plus circuler à vélo dans le village. Je suis sur le point de la croiser, rue Principale, quand elle applique brusquement les freins à fond, j'entend les pneus crisser, son bras gauche, légèrement écarté, pend comme si elle voulait m'indiquer d'arrêter. Suis surpris, mais n'en continue pas moins mon chemin. Cinq minutes après, elle revient, accélère d'un coup sec au guidon. Un peu plus loin, la revoilà. Je m'immobilise, en face de l'église, pour la regarder passer. Arrivée à ma hauteur, je vois qu'elle a replié son bras gauche et me montre son poing. Oui, son poing ! Que faire dans une situation semblable ? Renoncer à son droit de circuler librement partout au Canada, incluant Lac Bouchette, droit conféré par la Charte des droits et libertés ? Comment réagir face à de la provocation, à du harcèlement ? Hirigoyen, psychiatre, psychanalyste et psychothérapeute familiale spécialisée en victimologie, écrit que si on a le sentiment d'une atteinte à sa dignité ou à son intégrité psychique en raison de l'attitude hostile d'une ou de plusieurs personnes, l'idéal est de réagir le plus tôt possible, avant d'être englué dans une situation où il n'y a pas d'autre solution que le départ de l'endroit où on est. (Marie-France Hirigoyen - Le harcèlement moral - Éditions Syros) En ne perdant jamais de vue qu'étant donné que le jeu du harceleur consiste à faire de la provocation et à mettre l'autre en faute en suscitant sa colère ou son désarroi, il faut apprendre à résister. Il est aussi parfois plus facile de se laisser aller et se soumettre plutôt que de résister et de risquer le conflit. Quoi qu'elles éprouvent, Hirigoyen conseille aux victimes de jouer l'indifférence, de garder le sourire et de répondre avec humour, mais sans jamais en rajouter dans l'ironie. Elles doivent rester imperturbables et ne jamais entrer dans le jeu de l'agressivité. Il leur faut laisser dire, ne pas s'énerver, tout en notant chaque agression afin de préparer leur défense. Pour limiter le risque, la victime doit être irréprochable. Cela suppose que la personne harcelée soit capable de garder son sang-froid. Ne pas être réactif aux provocations de son agresseur est particulièrement difficile pour quelqu'un qui a été ciblé pour son impulsivité. La victime doit apprendre à se calmer, à attendre son heure, insiste-t-elle. Il est important qu'elle garde au fond d'elle la conviction qu'elle est dans son bon droit et que, tôt ou tard, elle réussira à se faire entendre. Voilà pour l'approche, que j'ai toujours respectée du reste, enfin presque. Je n'ai pas pour autant l'intention de passer l'éponge. Car il n'est pas mauvais, nous informe aussi Hirigoyen, que la victime inquiète son agresseur en lui faisant savoir que, désormais, elle ne se laissera plus faire. Je remonte donc sur mon vélo et emprunte la même direction qu'elle, qui, pure coïncidence, mène à son domicile. J'espère y voir son véhicule stationné derrière, mais il n'y est pas. J'aperçois plutôt, sur le côté de la maison, près de la galerie, un couple dans la quarantaine. Je leur jette un oeil pour mémoriser leurs traits. L'homme me voit le faire, je l'entends dire « oui » à sa conjointe, en se penchant la tête et grattant la joue gauche. Un « oui » frappant le mur de la maison et rebondissant jusqu'à moi, amplifié par l'écho. Il vient de constater que je connais l'adresse de celle chevauchant le scooter. La femme a l'air contrarié et effrayé. Tous deux savent que je sais désormais qu'ils sont des éléments du quadrillage policier, craignent que je propage l'information à des citoyens. Peu avant de partir à vélo, cet après-midi-là, une voiture bloquait mon entrée de stationnement. Sur le pare-brise, trois autocollants : " CdeC (acronyme des Chevaliers de Colomb) - Lac Bouchette - Conseil 7267 " ; " Pompier (un pompier volontaire de la municipalité, donc jouant à l'occasion à la police en civil) " ; et " La vitesse tue (avertissement subliminal ?) ". Puis, m'étant rendu chez le dépanneur, j'avais ouvert la porte vitrée et étais arrivé nez à nez avec le CdeC-pompier qui m'attendait sur le seuil, me barrant le passage. Il avait fait une brève allusion à mes balades à vélo, la mine sévère. Une femme voulait sortir, j'avais indiqué à l'homme de se tasser pour la laisser passer et m'étais faufilé, le laissant en plan. Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement. News du mercredi 23 avril 2008--------------- ■ Paris : la simple histoire d’un bistrot de quartier 17H20 – Neuf minutes d’un documentaire d'Alexandre Lourié sur le jazz. N’oubliez pas d’agrandir la fenêtre plein écran. ■ Écrire sur le pavé, est-ce ok ? 16H05 – Et si par la suite le maire de la municipalité fait goudronner le tout, est-ce une atteinte à la liberté d’expression ? Regardez la vidéo et si vous pensez que c’en est une, signez la pétition, après avoir lu l’article un peu plus bas.
■ Montréal, hier soir 02H31 - Si ces jeunes en ont contre la police, bien qu’ils sachent qu’en endommageant 16 auto-patrouilles, dont 5 ont été incendiées, ils lui donnent raison et n’aident pas la cause de la démocratie. Le vandalisme est une connerie innommable. Visionnez la vidéo et lisez l’article. PS : Je suggère aux ados et jeunes adultes tentés d’agir ainsi de se comporter comme de vrais démocrates. Par exemple, en aidant ceux qui, comme moi, luttent pacifiquement sur le web pour une démocratie de libération. ■ Clic et reclic !
00H04 – 24
heures – 29 photos
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau
Policier 00H00 – À l'été 2000, la répression contre le journaliste-cycliste a monté d'un cran un jour où j'étais allé à l'épicerie du village. En sortant, je vois que mon vélo que j'avais parqué debout est tombé à terre. Une couple de semaines plus tard, l'incident se reproduit, au même endroit. J'aperçois en plus une partie de l'empreinte d'une semelle poussiéreuse sur un côté de la selle. La personne y a appuyé le pied pour essayer de la faire pivoter. Puis je fais le lien avec un type rencontré plus tôt, pendant que je circulais dans une allée derrière mon panier. Quand je l'avais aperçu, son visage était empourpré et tendu. Hésitation aussi à me retourner ma salutation, et encore, une réponse du coin de la bouche. Il y circulait sans panier ni aucun produit dans les mains, marchait d'un pas accéléré, comme un client ne faisant que passer sans rien acheter. J'ai interprété cet événement comme un avertissement de ne pas dévoiler qui il était. Je l'avais repéré et, depuis peu, il le savait. Il y avait déjà quelque temps que j'entretenais un gros doute à son sujet. Notamment à cause de son métier l'obligeant parfois à collaborer avec la police. Je l'avais vu aussi à quelques occasions patrouillant dans des rues du village à bord de différents véhicules, cherchant parfois à dissimuler son visage quand il me voyait. Et d'une manière si malhabile que j'avais vite compris que monsieur était un néophyte jouant au chérif pourchassant de dangereux bandits. Caricaturée, comme dans une bande dessinée. Risible ! Le lendemain, je raconte l'incident à un employé de l'épicerie. En profite pour m'enquérir du nom et de l'adresse de son présumé auteur. Je le lie indirectement à l'incident de la veille puisque j'ajoute l'avoir vu au marché un peu avant. Perspicace comme il est, cet employé a dû faire le rapprochement parce que par la suite j'ai eu droit à un autre avertissement, lors d'une balade à vélo. Je roulais dans un secteur isolé et désert, m'apprêtais à grimper une petite côte quand sont apparues à son sommet trois hommes pédalant lentement côte à côte, les longues jambes écartées. Les ai salués, sans obtenir de réponse et qu'ils me consentent le moindre regard. Seulement l'amorce d'un petit sourire en coin de l'homme qui attachait beaucoup d'importance à ce que je la boucle. Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement. News du mardi 22 avril 2008--------------- ■ Une petite vidéo… 16H33 - … sur une petite manif du Groupe Anonymous contre l’église de scientologie. L’intérêt porte sur le discours à la fin que l’un des participants adresse poliment à la police. Suis tout à fait d'accord avec ce qu'il dit. Pour en savoir+ sur anonymous ■ Ce soir sur le web 16H02 – Je ne suis pas le créateur de la formulation, l’ai trouvée en naviguant. Elle m’a frappé, habitué qu’on est à lire et entendre : ce soir à la télé... Que penseriez-vous d’une soirée cinéma sur l’Internet ? ■ Fiable, la valeur nutritive indiquée sur les aliments ? 14H56 – Me suis souvent demandé comment les entreprises spécialisées dans l’alimentaire font pour établir les pourcentages en gras (lipides), en gras-trans, etc. Il y a quelque temps, j’ai acheté un petit jambon. Dans le tableau de la valeur nutritive on indiquait 2% de matière grasse. J’étais étonné : une épaisse couche de gras recouvrait le dessus. Ça m’est revenu à la mémoire lorsque j’ai lu ce matin la manchette de l’article : « 0% de matière grasse »… ou 100% de mensonge ? Ici, on parle de santé, de longévité, de douleurs, d'opérations chirurgicales, de coûts élevés associés à la maladie, etc. Alors, on tient à ce que l’info nutritive soit exacte, mais l'appât du gain étant ce qu'il est... On l'a vu dans l'affaire des subprimes, et ce n'est pas le seul cas en l'espèce. PS : J’ai déjà acheté une soupe aux nouilles (sans nom) qui contenait 45% de gras-trans ! Oui, 45% ! J'en revenais pas. Je l'ai montré à un ami, alors j'ai un témoin. Une agression santé aussi costaude qu’une agression physique.
■ La presse version papier 13H06 – Dans maintes entreprises, les revenus de la pub et des petites annonces diminuent. Abonnements et achats en kiosques également. Pas le choix : on doit procéder à la mise à pied d’employés. Le commencement de la fin d’une époque, du spectacle destiné à nous abuser. Cette presse, certes, a joué un rôle utile. Malheureusement, elle ne s’en est pas contentée. Elle a aussi collaboré avec le pouvoir, politique et policier : des civils sont infiltrés dans les salles de nouvelles. L’Internet libère, démocratise. Désormais, les journalistes traditionnels n’ont plus le monopole de la parole. Ils sont graduellement remplacés par les médias alternatifs du web. Faut-il s’en réjouir ? Oui, cela dit sans hésitation. Vite, ouvrez les fenêtres, laissez entrer le bon air frais. Notre démocratie en a grand besoin. Ils sont bien payés, nos journalistes traditionnels. Vous saviez, vous, qu’au Journal de Québec, le salaire d’un chef de pupitre, incluant temps supplémentaire et primes, est de plus de 100 000$ ? Que celui d’un simple journaliste atteint les 83 000$ ? Lisez cet article décrivant à la fois le déclin et le pactole. Mardi 22 avril 2008 ■ Coups d’oeil
00H05 – Descente en
enfer – 19 photos
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau
Policier 00H00 – Mon enquête dans les rues du village a vraiment débuté en avril 2000, lorsque j'ai fait l'acquisition d'un vélo de montagne. La plupart du temps, j'effectuais le même trajet, d'environ une heure et demi. Bien sûr, le cycliste est aussi journaliste, il observe discrètement ce qui s'y passe. Même si les rues sont désertes, il s'y passe de quoi. C'est que, avec le temps, vous finissez par repérer d'autres civils et de leurs collabos patrouillant les rues. Avec ceux se déplaçant à pied, c'est vite fait. Pour le reste, le repérage nécessite un peu de patience. On reconnaît d'abord leurs véhicules banalisés. Cependant, identifier les visages derrières les volants n'est pas aisé. À cause de la lumière du jour qui se reflète sur les pare-brises. Ce n'est pas la seule difficulté. Civils et collabos se rendent rapidement compte que vous cherchez à voir leurs traits. Alors, ils tentent tant bien que mal, quand vous les croisez, de dissimuler une partie de leur faciès. Soit en renversant légèrement la tête en arrière, ou se couvrant la bouche de la main, ou en tournant la tête dans une direction opposée. Ils se cachent aussi derrière des lunettes opaques ou le pare-soleil. Souvent, les vitres latérales et la partie supérieure du pare-brise sont teintées. Ils ne semblent pas conscients que cacher leur visage vous met déjà la puce à l'oreille. Les collabos prennent leur travail à cœur, on les sent investis d'une mission extrêmement importante. Le petit village de 1 370 citoyens est dangereusement menacé par la criminalité. Ils font régulièrement le circuit rue Principale-Route 155, pas tous en même temps, bien entendu. On alterne l'utilisation des véhicules pour brouiller les pistes. Le citoyen pourrait cliquer s'il voyait toujours les mêmes circuler à longueur de journée. Seul celui se déplaçant régulièrement dans l'espace public peut finir par obtenir une bonne vue d'ensemble. À vélo, et davantage qu'à pied, vous couvrez plus de terrain et disposez de tout votre temps pour découvrir peu à peu le scénario. Au début, lorsque vous les rencontrez sur la 155, vous croyez qu'ils font parti intégrante du trafic de cette route régionale. Puis vous découvrez qu'ils circulent aussi sur la rue Principale. J'ai remarqué notamment une couple de voitures un peu bigarrées et dont les conducteurs, à l'allure revêche, roulent plus souvent que les autres, le système de son bien audible de l'extérieur, les bases à leur plus bas niveaux, avec les boum ! boum ! boum ! caractéristiques de la musique rave de l'heure. Quelques autos aussi au silencieux pas complètement silencieux. Lorsque le conducteur appuie sur l'accélérateur, on sent sa rage… au volant, le tout dépendant du contexte que nous verrons plus bas. Ils ne se promènent pas, ne draguent pas, d'ailleurs ce serait pour draguer qui ? Les rues sont désertes. Vous pouvez facilement rouler de bout en bout la rue Principale, d'environ un kilomètre, sans voir âme qui vive. Qu'y font-ils alors ? Ils surveillent. Peu à peu, vous finissez par identifier les endroits où tous ses patrouilleurs habitent. Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement. News du lundi 21 avril 2008--------------- ■ Les Canadiens ne devraient pas craindre… 18H55 - …le partage international de renseignements biométriques comme les empreintes digitales, croit le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, Michael Chertoff. Selon lui, les empreintes digitales sont comme les traces de pas : elles ne sont pas vraiment privées, parce qu'on peut les trouver sur différents articles partout à travers le monde. Le Canada travaille en collaboration avec les États-Unis, l'Australie et le Royaume-Uni à élaborer un échange systématique de données biométriques, soit des identifiants uniques comme les empreintes digitales, l'image faciale et le balayage de l'iris. Jim Bronskill, de La Presse Canadienne, rapporte que ce concept inquiète, puisqu'il pourrait signaler la fin des méthodes traditionnelles d'utilisation et de partage des renseignements sur la sécurité, croit Roch Tassé, de la Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles.
■ La crise financière américaine 16H18 – Katrina est le nom de l’un des ouragans les plus puissants à avoir frappé les USA. Il est survenu en Nouvelle-Orléans, en août 2005. La crise financière, si elle n’était pas endiguée à temps, provoquerait un effet domino. L’accumulation des chocs : tout ce qui est fragile tomberait et ferait tomber le voisin, qui ferait tomber le sien, et ainsi de suite. Aux USA, la solution pourrait s’orienter vers la socialisation des dettes des banques, afin d’éviter la faillite. C’est-à-dire ? Que l’État paierait la note. Avec l’argent de qui, pensez-vous ? Celui du contribuable ! La crise est complexe et fascinante. Ça pique notre curiosité, on veut tout savoir. L’occasion rêvée d’enrichir ses connaissances en matière financière. On ouvre les yeux : nous naviguons dans un monde où il y a des bancs de petits poissons rouges et... beaucoup de requins affamés. Ça, on le savait, mais on ignorait que les capitalistes étaient d’une telle voracité qu’ils étaient prêts à détruire le système qui les nourrit si bien, et de nous entraîner dans leur chute. Une entrevue avec Michel Aglietta, professeur de sciences économiques, à l’Université de Nanterre, en France. Un excellent prof, vous verrez !
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1, intégrale – 12:52
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2, intégrale – durée 07:54 Vidéo 3, bref résumé des 2 vidéos précédentes – 04:51 : dans la page s’affichant, plus bas. Questions posées : Pourquoi la banque d’affaires Bear Stearns a-t-elle fait faillite ? Est-ce une conséquence de la crise des subprimes ? Pourquoi la crise de l’immobilier ne semble pas avoir de plancher ? Dans quelle situation se trouvent les banques ? Que font les autorités américaines pour enrayer la crise ? La crise est-elle aussi grave qu’en 1929 ? Sur cette même page, lisez le texte de Gabriel Zucman, sur Rue89. Site de la FED ■ De quoi se rincer l’œil !
02H03 – Les lauréats du World
Press 2007 – 16 photos ■ Vous avez vu l’heure ? 00H09 – Il est passé minuit. Entamons cette nouvelle journée en passant les 30 prochaines minutes avec l’UNO Jazz Trio. Des femmes, des Asiatiques, qui, ça parait, connaissent la musique. Leur style ressemble beaucoup à celui du jazzman québécois, Oscar Peterson : piano, contrebasse et batteries. Le spectacle se déroule je ne sais où. Bonne musique, bonne ambiance ! Que demander de plus, hein ? Une coupe de vin et un petit cigare, peut-être ? Dès les premières notes de piano, vous serez conquis.
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau
Policier 00H00 – Pendant mon court séjour au journal, j'aurais eu tout de même eu le temps d'insuffler un peu… d'osmose dans le petit village policier. J'avais lancé un concours de décorations de Noël, doté de prix en argent et denrées. Le village, m'a-t-on dit, était illuminé comme il ne l'avait jamais été auparavant. J'avais organisé aussi un petit défilé du Père Noël, qui était accompagné de la Fée des Étoiles. Tous deux prenaient place dans une carriole tirée par un cheval. Ils étaient suivis de six autres personnages costumés et d'une chorale d'amateurs interprétant des chants de Noël. Le tout mis sur pieds en l'espace de quatre jours, et grâce aussi à deux citoyens dont j'avais sollicité l'aide : j'ignorais encore que l'un était un civil et l'autre un fanatique de la police et du conformisme. Dans le journal, j'avais aussi porté atteinte indirectement à deux stéréotypes liés à la femme au foyer. J'essayais autant que possible de donner la parole à madame-tout-le-monde, qu'on n'entend jamais. Ainsi, dans le numéro de novembre 1999, je publiais une entrevue d'une page et demie effectuée avec une citoyenne du village qui, fait rarissime, avait abattu un orignal. J'essayais aussi d'impliquer les hommes dans une des tâches traditionnellement réservées aux femmes. À cette fin, j'avais inauguré une chronique sur la préparation de repas, informé les lecteurs que nous respecterions l'alternance des sexes, et que chaque chronique serait signée par une personne différente. Pour l'inaugurer, j'avais choisi une femme. Au numéro suivant, c'était au tour d'un homme. Dans l'intro, je l'avais présenté aux lecteurs et ajouté : « Allez, mesdames, lisez votre journal pendant que monsieur prépare la dinde de Noël. » Quelques semaines après, j'étais allé faire mon marché. Pendant que je poussais mon panier dans les allées, j'ai remarqué qu'une dame dans la cinquantaine me tournait autours. À la caisse, alors que je déposais mes trucs sur le comptoir, j'ai entendu derrière moi quelqu'un me demander : « Pourquoi vous ne faites pas faire le marché par votre femme ? ». M'étais retourné, c'était elle. Lui avais répliqué que je considère la femme comme mon égale, tout en continuant de vider le contenu de mon panier. « Êtes-vous féministe ? » « Pas féministe, pas sexiste », que j'avais rétorqué. N'entendant plus rien, j'avais regardé derrière, l'avais vue s'en aller, tête penchée, un peu pensive, la main gauche au menton, cherchant peut-être à démêler l'énigme. Dans les mois qui suivront mon départ, la réceptionniste-comptable, qui ne connaît rien en journalisme, produira trois numéros, le nombre de pages chutera subitement de 24 à 12, le contenu journalistique fera une plongée dans le vide et le nombre de pubs se réduira à presque rien. Dans son numéro de février 2000, elle publiera une lettre non signée, et présumément rédigée par les deux " citoyennes " auxquelles j'avais refusé de céder une page et demie du numéro de décembre. Elle se voulait une réplique à la mise au point que j'avais faite. S'agissant d'une lettre anonyme, je n'en traiterai pas dans ces pages. Anonymat et underground policier sont complémentaires. À l'été 2000, le journal cessait de paraître. Puis, quelque part en août de cette année-là, le président de l'organisme responsable du journal et moi se croisons dans une rue du village. Il m'offre de reprendre le journal. Suis intéressé, mais lui précise qu'il ne saurait être question de refaire équipe avec ceux qui étaient là au moment de mon départ. Lui reproche d'avoir stoppé le développement du journal sous prétexte que j'allais trop vite, lui reproche aussi l'utilisation de logiciels piratés. Il a probablement constaté que bien des choses nous séparaient, puisqu'il ne m'en a pas donné de nouvelles, et je n'ai pas cherché à en obtenir non plus. Sans compter que je n'avais pas encore abordé la problématique de l'emprise psychologique de civils de la Sûreté du Québec et de quelques uns de ses collabos sur le journal. En octobre 2000, on en reprendra la publication : 12 pages, et un peu plus d'articles, dont une chronique sur la prévention de la criminalité émanant de la... Sûreté du Québec : pas une pub, mais une chronique, comme si son auteur étai |