|
News
du mercredi 30 avril 2008---------------
■ Dans le béton des grandes cités – Je cherche le nom
de ce rappeur français, qui est vraiment très bon. Sa
chronique urbaine est d’un réalisme… stupéfiant
!
Bon, je reviens, j’ai trouvé. Son nom d’artiste :
I AM. C’est un Noir. Ça, je m’en doutais, à cause
du timbre de voix typique, soul, qui ajoute de l’humain à la
musique. Voilà au moins quelque chose que les Noirs ont et que
n’auront jamais les Blancs, à part quelques rares
exceptions. J’ai trouvé aussi son
site web.
■ Crise alimentaire :
biocombustibles à l’origine – Selon Jean Ziegler, rapporteur spécial de l’ONU
pour le droit à l’alimentation, les biocombustibles sont les
principaux responsables de l’augmentation soudaines du prix des
aliments : riz, blé et produits de première
nécessité. Les pays pauvres en sont les plus atteints.
Il a déclaré que s’hl faut essayer de freiner le
changement climatique, on doit y parvenir sans faire mourir de faim
les gens.
L'auteur de l'article auquel je vous réfère, rapporte
que les États-Unis ont sacrifié l'année passée
un tiers de leur récolte de maïs à la production
de biocombustibles. À l'Union européenne aussi qui
semble prendre le même chemin. Tout cela alors que l’impact
positif sur l’environnement n’a toujours pas été
prouvé, entre autres à cause de la pollution générée
lors de leur production. Après avoir pressé la Terre
pour en extraire le pétrole traditionnel, voilà que
l'on vide l'assiette des gens pour remplir nos réservoirs.
Il se pose aussi la question : pourquoi
tant d'empressement à produire des
biocombustibles de première génération, alors
que ceux de la deuxième, constituée de déchets
de l’agriculture, de l’industrie du bois ou des algues, des
ressources n’entrant pas dans la consommation humaine, sont
pratiquement au point ?
■ Carnaval
de Nice 2008 - Un événement annuel particulièrement
réussi et coloré. 24H00 – 32 photos
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau
Policier – Arrive le mercredi 2 mai. Vais-je ou pas aller à
vélo ? Potentiellement risqué. Oui, mais le droit de
circuler librement au Canada, y compris à Lac Bouchette ?
C'est bien beau, les droits, cependant il y a des jours où je
n'ai pas vraiment envie de vérifier jusqu'où on peut
aller trop loin. J'hésite, longuement, puis décide d'y
aller malgré tout. Ce serait plier l'échine devant le
totalitarisme policier.
Je croise des 4X4, deux conducteurs m'exhibent leurs canines, un
autre me crie quelque chose, mais passe trop vite pour saisir ce
qu'il dit. J'entends des pneus crisser, des moteurs s'accélérer,
un autre klaxonner en me doublant. Je crains le pire. Il y a cet
autre aussi qui transporte, sur la plateforme arrière de son
camion, des charpentes de bois, ressemblant à l'ossature d'un
pignon de maison, et dont les extrémités débordent
largement l'un des côtés latéraux. Je me dis
qu'il pourrait facilement m'en frapper la nuque, en me doublant.
L'agression camouflée en accident.
Sens le besoin impérieux d'investir un peu plus dans mon
assurance santé… La répression souterraine de la
police, quand vous l'exhibez au grand jour, elle se volatilise. Me
taire, c'est justement ce qu'il ne faut pas faire. Alors, à
chaque piéton que je vois, et en verrai trois, je fais un
petit topo de la situation, insiste sur ma peur d'être battu
par des civils ou victime d'un faux accident de la circulation. À
l'un d'eux, une femme que je connais, je fais aussi part de ma
crainte que la police profite de la nuit pour enfoncer la porte de
mon domicile et s'en prendre à moi. « (Tu as peur)
à ce point-là ? » me
lance-t-elle. « Oui ! » Je demande à
chacun de propager l'info à leur entourage.
La police, qui a des oreilles partout dans le petit village, a dû
recevoir le message 5 sur 5 puisque la situation revient à la
normale dès lendemain, et je peux effectuer mes randonnées
sans crainte. J'ai tenu bon et gagné. Cependant, je n'affiche
pas l'arrogance d'un vainqueur, n'étant pas du genre. Et n'en
souffle mot à personne. C'est la saison de la pêche, je
juge plus sage de ne pas circuler dans la forêt, par crainte
d'y faire des rencontres indésirables.
Au cours de cette période-là, ce n'était pas non
plus le calme plat à mon appart. Trois voisins, tous des
civils, ont un mur mitoyen avec ma… chambre. Tout au long de mon
enquête, j'ai pu vérifier une bonne vingtaine de fois
que je dors bien la nuit seulement quand je ne remue pas les eaux
dormantes policières. Découvrir une activité
clandestine de la Sûreté du Québec, révéler
ou faire allusion à un de ses petits secrets, imposer ma
présence en certains endroits, prendre des photos de personnes
et lieux sensibles, m'assurent de passer quelques nuits blanches.
L'objectif est de faire en sorte que je dorme le jour plutôt
que la nuit. Comme ça, je ne les dérangerai plus, car
je resterai chez moi au lieu d'aller et venir à vélo
dans la village.
Au cours de mes deux premières
années à Lac Bouchette, je n'ai eu qu'un seul préfet
de discipline du genre. Ce civil, le même qui s'amusait à
me couper le chemin et que j'avais relancé jusqu'à son
appart, était affecté au quart de nuit. Exagération
? Non, il était méthodique dans sa façon de
procéder, quasiment à toutes les heures jusqu'au petit
matin, il ne me lâchait pas. Utilisait un répertoire
varié de bruits distincts. Ça faisait boum sur le mur,
ou clac, ou clic ou tsoum, etc., quand il frappait sur je ne sais
quoi ou utilisait un instrument quelconque. Au début, vous
vous préparez mentalement, réussissez à demeurer
zen : « Frappes tant que tu veux, mon gars, tu me
sortiras pas de mon sommeil ! » Pas longtemps parce
qu'il revenait à la charge, redoublait d'ardeur, s'acharnait.
Rapidement,
vous développez un réflexe conditionné : à
quoi bon se rendormir puisque il remettra ça dans une heure.
Pas bon pour le cœur non plus : un boum ou un bruit sec, CLAC !
et vous voilà réveillé en sursaut, décharge
électrique au cerveau. À la longue, je finirai pas
trouver deux moyens de m'en protéger. D'abord la radio
branchée sur un poste envahi de parasites, un bruit neutre et
constant, sans bla-bla ni musique. Votre tortionnaire comprend vite
qu'il devra frapper plus fort et réveiller des collègues
de travail. Se tranquillise un temps puis reprend du service, finit
parfois par venir vous chercher dans votre sommeil. Alors là,
vous décidez de combattre le bruit par la bruit, et la sainte
paix revient.
Le
dimanche 14 octobre 2001, 8h du matin, après une nuit
mouvementée où j'ai utilisé cette tactique, suis
juché sur une chaise, lave l'extérieur de mes fenêtres
et porte. Une voix furieuse me fait sursauter. Un type, que je n'ai
jamais vu auparavant, gros et grand, la cinquantaine ventripotente et
des yeux bulbeux comme ceux d'une grenouille, se dirige vers moi d'un
pas précipité, faisant monter et descendre ses épaules.
Il se prétend locataire de l'appart voisin, veut savoir qui
fait du bruit la nuit, mettre la main sur le « coupable »,
donne l'impression de vouloir lui régler son compte, dit avoir
le droit de dormir en paix la nuit, payer son loyer, être sur
le bs… Oups ! Suspect, quelqu'un qui vous dit être sur le bs
alors que vous ne lui avez pas demandé. Je ne connais pas de
pauvres se servant de ce statut comme d'une référence,
on le cache, trop honteux. De toute façon, ce n'est pas lui
qui habite cet appart, mais un flic plus jeune et bien barraqué.
Je
lui fais face, riposte que les menaces n'ont pas d'emprise sur moi,
son ton s'adoucit : « Non,
non
(je ne te menace pas) ». Je décline prénom
et nom, veux connaître les siens, il refuse, revient à
la charge avec son loyer et son bs, veut le « coupable ».
Le réfère à mon tortionnaire. Là il veut
savoir ce qu'il fait dans la vie, lui dis l'ignorer, il insiste. Il
me testait probablement pour vérifier si j'étais du
genre à dévoiler, à un pur inconnu comme lui, la
véritable identité d'un civil. M'en abstiens, ça
ne m'apparaît pas le moment idéal. Les choses en restent
là, et je peux par la suite compter sur des nuits de sommeil
complètes.
Lisez
au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment
repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone
du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à
toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon
enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j’ai continué et continue toujours d’en
apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous
offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.
News du mardi 29
avril 2008---------------
■ Crise alimentaire : Ziegler
propose un moratoire des biocarburants – Au cours d'une conférence de presse ce matin à
Genève, Jean Ziegler, le Rapporteur spécial de l’ONU
sur le droit à l'alimentation, a proposé d'imposer un
moratoire de cinq ans sur
les biocarburants et de briser la spéculation
afin de maîtriser l'augmentation des prix alimentaires, dont il
a souligné la brutalité.
■ Aux USA, l’Internet fait des ravages au
sein de quotidiens version papier – Une dépêche
de l’AFP rapporte que les journaux américains
ont vu leurs ventes encore chuter de 3,6 % au cours des six derniers
mois, selon des chiffres de l'Audit Bureau of Circulations dévoilés
hier. Cette baisse s'accélère, puisque, lors des six
mois précédents, le recul était de 2,6 %.
■ Des photos que vous aimez et réclamez – 24
heures - 30
Tourisme
spatial – 10 photos
Anti
G8 - 17
Cyclone
Dean, en Jamaique – 13
Made
in China – 7
La
série verte – 12
Photos
du jour, Cyberpresse – 9
Carnaval
de Bâle – 12
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau
Policier – Les jours suivants, ma situation se dégrade
sérieusement. Le lundi 30 avril, au moment où je quitte
mon domicile, je flaire une ambiance particulièrement
malsaine. Un voisin s'échine à fendre des bûches
de bois sur un engin mécanisé, un autre travaille avec
un coupe-herbe à essence. Les moteurs tournent, c'est la
cacophonie. Les deux hommes ont la mine sévère.
M'approche de celui coupant l'herbe, lui fait remarquer, sourire aux
lèvres, que c'est un peu le branle-bas de combat. La gravité
empreinte au visage, il me dit : « Fais
attention à ta santé ! ». Je
n'interprète pas son propos comme s'il m'avait dit : "
Pour un homme de ton âge, tu fais trop de vélo, fais
attention à ta santé. " De fait, il me menace
d'être agressé physiquement.
En cours de route, on me coupe le chemin à trois reprises. Au
moment où je vais passer devant le stationnement de l'épicerie
du village, une femme y entre, je freine pour ne pas heurter son
véhicule. Plus loin, deux hommes à bord d'une
camionnette, tirant une petite remorque remplie de bois de poêle,
tournent pour prendre une rue, sans se préoccuper de ma
présence. Encore les freins. Peu après, les deux
quidams sortent subitement d'une petite entrée séparant
deux maisons. Il s'en faut de peu pour que j'aille m'écraser
le nez contre la paroi de la remorque.
Devant la caisse pop, rue Principale, un civil à pied me crie
: « Pourquoi tu vas pas faire du bicycle dans ta cours ?
» Je connais bien ce vieil harceleur, j'ai appris à
l'ignorer totalement quand il m'adresse la parole. Un jour, il
m'avait salué d'un retentissant « bonjour, jeune
homme ! » J'en avais assez de son insistance à mon
égard, alors je lui avais lancé : « Comment
va l'aïeul ? » Il avait bien saisi mon allusion à
un autre mot à la consonance semblable, car il avait mis fin à
son petit manège pendant quelque temps.
Dans une autre rue du village, je remarque la présence de sept
ou huit véhicules devant la maison d'un notable de la place.
Quatre sont stationnés en double ligne juste en face, un ou
deux sont dans l'entrée et deux de l'autre côté
de la rue. La portière passager d'un 4x4 rouge est même
grand ouverte : cette couleur a une signification particulière
pour moi. La plupart appartiennent à des civils et des
collabos qui ne ratent jamais l'occasion de m'intimider.
Par exemple, ce même après-midi-là et les jours
précédents, leur conducteur m'ont doublé ou
croisé, certains en faisant crisser leurs pneus ou klaxonnant.
Pour tout dire : la meute ! Il y a de l'urgence dans l'air.
Jamais vu autant de véhicules devant cette résidence,
je le sais, pour y passer souvent. Rencontre au sommet dans la
cuisine pour trouver le moyen d'éjecter le cycliste de
l'espace public ?
Le lendemain, dans ma cour, je revois l'homme qui m'avait averti de
faire attention à ma santé. Lui relate brièvement
ce qui s'est déroulé la veille. Je sais qu'il est un
collabo assidu de la police, à cause notamment du métier
qu'il a exercé pendant des années, au point où
il m'arrive parfois de me demander s'il n'est pas flic, lui aussi.
J'en profite pour lui signaler que j'agis dans un cadre légal,
que les civils de la Sûreté du Québec devraient
procéder de même.
Il me demande pourquoi je lui dit ça, m'affirme et répète
n'avoir rien à voir avec ces incidents. Lui signale qu'en
raison de ce qui s'est produit, son avertissement de la veille avait
une connotation particulière. Il proteste encore, mais ne me
rappelle pas moins d'y aller mollo avec le vélo, « pour
ta santé ». Je n'insiste pas, désormais il
sait que je sais.
Un peu effarouché, j'enfourche tout même mon vélo.
Mis à part quelques conducteurs qui me font la grosse gueule,
tout se déroule assez bien. C'est en revenant chez moi que ça
se gâte. Sur la 155, une voiture sort rapidement d'une rue
transversale. L'homme au volant, le visage dissimulé derrière
le pare-soleil, effectue un virage si large qu'il vient presque me
chercher de l'autre côté de la route, en bordure du
trottoir : c'est l'une des artères du village où je
juge plus sécuritaire de circuler face au trafic. Le véhicule,
menaçant, se précipite dans ma direction. Je
m'immobilise et d'un vigoureux coup de menton indique à
l'homme d'en reprendre le contrôle. Il applique les freins, le
devant de l'auto s'écrase, suivi d'un coup de volant et d'une
accélération, et passe à quelques pieds de moi.
En soirée, je rumine, la peur me tenaille.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi
comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone
du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à
toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon
enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j’ai continué et continue toujours d’en
apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous
offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.
News
du lundi 28 avril 2008---------------
■ Un ex-directeur de l’OMC : le
système du commerce n’est pas juste – Il est d’accord avec ceux qui le disent. Les pays riches
dépensent 1 milliard de dollars par jour subventionner leur
agriculture aux dépens de celle des pays pauvres, dont
l’Afrique. Sur les secteurs de compétence qu’ont ces pays
pauvres, on leur interdit d’exporter. Comment régler cette
injustice ? Selon lui, cela se traitera par des négociations
entre les pays.
Combien de marches d’escalier faudra-t-il monter ? Personne ne peut
le dire. Car il est une fait que la libéralisation extrême
des échanges économiques est une source de domination
et d’inégalités. Elle permet aux plus puissants
d’absorber les plus faibles. Guerre économique, donc.
Pourtant l'OMC affirme que l'isolement économique est à
l'origine des guerres, que la mondialisation des échanges
apportera la paix. Oui, mais entre ceux aptes à attaquer ou à
se défendre, ce dont sont incapables les pays pauvres.
Dans cet excellent film de Vincent Glenn sur l’OMC (l’Organisation
mondiale du commerce), divisé en 10 vidéos, on apprend
beaucoup.
Vidéo
1, durée 15:35
Vidéo
2, 14:56
Vidéo
3, 09:18
Vidéo
4, 13:32
Vidéo
5, 14:24
Vidéo
6, 13:19
Vidéo
7, 16:04
Vidéo
8, 17:08
Vidéo
9, 16:21
Vidéo 10, 06:02 (introuvable)
■ La démocratie totalitaire – L’expression n’est pas de moi, elle est de Me Julius
Grey, un Québécois spécialisé en droits
et libertés. Un valeureux combattant qui a gagné
plusieurs causes à la Cour suprême du Canada.
Dans sa dernière chronique, il atteint sa cible en plein
centre, comme d’habitude.
Depuis quelques mois, écrit-il, l'offensive de notre société
contre les libertés fondamentales prend de l'ampleur. Tant la
droite que la gauche y participent avec enthousiasme… Lisez
la suite ici.
Conserver précieusement l’adresse web de sa chronique, ça
vaut vraiment le coup d'y aller chaque jour.
■ Décision de la Cour suprême du Canada : les
chiens-renifleurs dans les écoles – Il y a quelques jours, elle a statué que
«l'impression qu'un individu se livre à une activité
criminelle» et «la seule intuition du policier,
basée sur son expérience», ne suffisaient
pas pour entamer une fouille. À défaut de quoi on
contrevient à la Charte. Les parties de pêche sont
interdites. On en déduit que le jugement du chien-renifleur
est l’équivalent d’une décision de la Cour suprême,
puisque celle-ci n’en traite pas.
Réaction de la Sûreté du Québec, que j’ai
pigée sur le web et dont j’ai perdu la source : en
milieu scolaire, les interventions sont rares et ont toujours été
faites un mandat en main. Il est ainsi dans les autres lieux publics,
les gares et les parcs, notamment. Autrement dit : interdiction d'y
aller au pif.
La Sûreté du Québec ne dit pas toute la vérité,
rien que la vérité... Lors de mon enquête à
Lac Bouchette, j’ai été la cible de deux
chiens-renifleurs. Je vous invite à lire ce passage du tome 1
de L’Étau Policier. Colonne de droite, cliquez sur l’icone
du livre. Dans la page s’affichant, lisez les instructions
permettant de repérer une page et utilisez les deux mots clés
suivants : chien renifleur.
■ Big
Brother de plus en plus surveillé par
des Little Brothers – Les technologies servent aussi à surveiller ceux qui
nous surveillent. Par conséquent, on n’aurait pas trop à
s’inquiéter. C’est que je conclus d’une entrevue du
quotidien Le Devoir avec le criminologue Benoît Dupont, prof en
criminologie à l’Université de Montréal.
Des faits le démontrent, ainsi le décès du
Polonais Robert Dziekanski survenu après quelques décharges
de Taser, le 14 octobre dernier à l'aéroport de
Vancouver. N’avait été de la présence d’un
citoyen armé d’une caméra, la version de la
Gendarmerie royale du Canada aurait été toute autre.
Un article du journaliste Brian Myles : à
lire sans faute.
PS : Selon moi, le criminologue Dupont, bien qu’il ait raison
sur certains points, va pas mal vite en besogne. Le terme Big Brother
n’est pas devenu un archaïsme, très loin s’en faut.
Les Little Brothers sont des non-initiés aux activités
clandestines et illégales de la police en civil :
municipale, régionale, provinciale et nationale. Plus
clairement dit : ils sont nuls à cette matière. De
toute évidence, c’est également le cas du
criminologue Dupont. S’il savait ce qui se passe dans le sous-sol
de la démocratie, son discours serait tout autre.
■ La nature dans toute sa beauté – Port
de Brest – 153 photos
Des
animaux et des hommes – 12
En
plongée – 10
Caricatures – 213
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – Dans ce genre d'enquête, le harcèlement fait parti
du quotidien. En avril 2001, un inconnu avait pris l'habitude de me
saluer de façon caricaturale, au volant d'une mini voiture
bleue azurée équipée de deux antennes. Il
habitait depuis peu le même édifice à logements
que moi. Je voyais bien que son comportement n'était rien
d'autre que de la provocation.
Après
un certain temps, lui ai fait signe, il s'est arrêté,
lui ai dit que je ne le connaissait pas. Il a prétendu le
contraire, m'expliquant qu'on s'était déjà vu
sur le Chemin de la Montagne, où des billes de bois étaient
empilées en attendant leur transport vers une scierie. Me
souvenais d'y avoir aperçu sept ou huit travailleurs
forestiers, mais sans m'arrêter ni parler à quiconque.
M'ayant confirmé qu'il demeurait dans le même édifice,
lui ai souhaité la bienvenue au « quartier général
de la police en civil de la Sûreté du Québec ».
Les locataires sont tous des civils, lui ai-je souligné, sauf
moi, ajoutant que lui, je le ne savais pas encore, que je le verrai
bien au cours des prochaines semaines.
Le lendemain, je passe comme d'habitude près de son appart, le
vois déposer à la hâte un gros sac de toile dans
la valise de son véhicule et, un peu plus loin, l'entends
crier « tabarnak ! ». Le gars, dans la jeune
trentaine, environ six pieds, barbe de quatre ou cinq jours, ne
semble pas avoir froid aux yeux. Quelques minutes après, il me
double, me salue au passage, le regarde sans lui retourner sa
salutation. Il disparaît de l'horizon puis revient,
s'immobilise sur l'accotement de la rue, me lance « viens
icitte ! », je réponds « viens icitte,
toé ». Sort précipitamment de son véhicule,
s'approche d'un pas décidé.
Contre toute attente, il me dit vouloir… écrire un livre, ne
pas être très fort en rédaction et veut que je
lui donne des cours. Je décline. Puis il se place devant ma
roue avant, les pieds écartés, veut savoir pourquoi je
pense qu'il est de la police. Lui rappelle ce que je lui ai dit la
veille, ajoute que sa prétention de me connaître, alors
que ce n'est pas le cas, est un truc que des civils utilisent
occasionnellement. « As-tu peur de la police ? »
Non, que je réponds. Lui raconte avoir enquêté
dans l'underground policier pendant quatre ans et demi et que depuis
celle-ci a pris une toute autre signification à mes yeux.
Au même moment, un ado s'apprête à passer devant
nous. Le flic l'interpelle, le ton de la voix un peu rude. Lui a-t-il
demandé son nom ou exigé qu'il le salue ? Je ne m'en
souviens plus. L'ado s'arrête un instant, affiche la lippe de
quelqu'un au bord des larmes, et poursuit son chemin. Je reproche au
flic de lui avoir fait peur, lui demande pourquoi il a fait ça.
« Chu une police, respect ! », me
lance-t-il avant de retourner à son auto.
Y repensant après coup, me suis dit que le respect n'est pas
une notion à sens unique, que le flic se doit de respecter le
citoyen s'il veux l'être lui même. - Plus tard, je
découvrirai que l'ado est de fait un adulte ayant l'air plus
jeune que son âge, et travaillant pour la police. Celui-ci
était donc le deuxième personnage de cette mise en
scène.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi
comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone
du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à
toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon
enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j’ai continué et continue toujours d’en
apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous
offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.
News
du dimanche 27 avril 2008---------------
■ Révolta, kilomètre zéro – Premier film de Jean-Michel Ben Soussan, réalisateur,
et co-écrit avec Pascal Mougeot. Ce road-movie atypique
mélange fiction et réalité. Il a été
filmé entre Paris et le grand sud marocain.
"Révolta-kilomètre zéro" est
l’histoire d’un homme qui part en voiture vers la Révolta,
un petit pays utopique fondé pour servir d’état
refuge aux révolutionnaires du monde entier; un pays que le
père de frank a contribué à fonder. Depuis sa
création la Révolta est en perpétuelle guerre
civile. On y fait trois coups d'état par mois. Le pays est
totalement ingouvernable. Essayer d'y pénétrer peut se
révéler particulièrement dangereux.
À
voir tout de suite, durée 01H16:23
N'oubliez
pas d'agrandir plein écran : cliquez à l'endroit
indiqué dans le bas de l'écran vidéo.
■ La crise alimentaire : les pauvres n’ont pas
d’argent pour acheter fertilisants et
semences – Le FIDA (Fonds international de développement agricole), organisme
relevant de l’ONU, a annoncé vendredi qu’il distribuera
200 millions de dollars : aide alimentaire d’urgence aux plus
vulnérables, aide aux petits agriculteurs en prévision
de la prochaine récolte et investissement à long terme
afin de garantir la sécurité alimentaire.
Depuis le début de ses opérations en 1978, l'agence a
investi plus de 10 milliards de dollars dans 766 projets et
programmes qui ont bénéficié à plus 300
millions de personnes.
En Afrique, la faim, on connaît ça ! Certains se lancent
dans le rapt avec l’espoir qu’un jour, ils vivront mieux.
Écoutez-les
décrire ce qu’ils vivent. Encouragez-les,
achetez de leurs oeuvres.
■ Un festival international du film pas
comme les autres – Le lieu : au Sahara occidental, appelé au
Maroc : Sahara marocain. Un immense territoire désertique,
pas encore autonome. Plus de 30 ans après le départ des
Espagnols en 1976, des Sarhaouis aspirent toujours à
l’indépendance. Mais ils ne sont pas les seuls à le
revendiquer, le Maroc et l’Algérie aussi. (Source :
Wikipedia) Regardez la
vidéo, remplie de belles images.
■ Il y a de la magie dans l'air ! – BD
– 76 photos
American
Show Conthey (vieilles voitures) – 48
Visages
peints – 91
Caricatures – 204
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau
Policier – Voyons d'autres faits… Un civil de la Sûreté
du Québec résidant dans le même édifice
que moi avait entrepris de me couper occasionnellement le passage
quand je me déplaçais à vélo. Ainsi un
jour où j'entrais dans la cours, il était au volant de
son auto stationnée le nez devant son appart, je l'ignorais,
et il avait subitement fait marche arrière pour m'empêcher
de passer. Une autre fois, j'en sortais quand il était
soudainement apparu face à moi, le pare-choc de son auto
presque collé à la roue avant de mon vélo,
m'obligeant à freiner et le contourner.
Il y a aussi cet après-midi où il était
brusquement sorti de la cours d'un garage de la rue Principale, au
pied de la grande côte, pour me couper le chemin. Là,
c'était plus sérieux. Il avait fait son stop, car une
voiture s'en venait dans ma direction, mais la moitié de son
auto était dans la rue, empiétant l'espace dont j'avais
besoin pour passer. Une petite acrobatie m'avait permis de me
faufiler derrière.
Que se serait-il produit si je m'étais glissé entre les
deux véhicule ? J'extrapole, bien entendu, mais il le faut
quand on veut évaluer un danger auquel on a été
exposé. D'autant qu'il faisait semblant de ne pas m'avoir vu,
la tête tournée vers la voiture qui approchait.
M'aurait-il poussé contre cette dernière ? Je ne le
crois pas. Cependant j'ai bien senti la menace immanente. Ce civil
possède l'art de s'approcher de vous à votre insu,
connaît bien les angles morts.
Un jour j'en ai eu assez et suis allé frapper à la
porte de son domicile. Lui ai dit que je savais qu'il était
flic, d'arrêter de jouer avec moi, de cesser aussi de me
harceler la nuit en frappant le mur de ma chambre pour m'empêcher
dormir, autrement j'allais loger une plainte contre lui : nous
vivions sur le même étage, et partagions un mur mitoyen.
Il a mis beaucoup d'énergie à nier le tout, hurlant
même « NON ! » quand je lui ai
dit qu'il était un civil. Je n'ai pas argumenté, lui ai
répété mon avertissement et quitté les
lieux. Par la suite, il s'est tranquillisé.
Il y avait quelque temps que je l'avais repéré. Lui et
moi s'étions déjà livrés à un duel
silencieux, dans un tout petit resto, situé au coin de la
Route de l'Ermitage et de la rue Principale. Il y était entré
peu après mon arrivée, avait fait un pas vers ma table,
s'était immobilisé et avait entrepris de m'intimider.
Sa tactique consistait à me dévisager, l'air sévère,
et de projeter un peu sa tête en avant pour m'inciter à
sortir. Je l'avais laissé exécuter son petit numéro
un moment, continué de jaser avec l'une des serveuses. Puis
j'ai décidé que ça suffisait. J'ai alors planté
mon regard dans le sien, me disant en moi-même : «
Toi, tu me sortiras pas d'ici », et en employant
la même technique du coup de tête en avant. Il a aussitôt
pivoté pour aller s'asseoir à une table plus loin.
Ce
civil est dans la soixantaine avancée, il est grand et mince.
À l'épicerie du village, il joue de temps à
autre au vieillard un peu gaga, cheveux en bataille comme s'il avait
mal dormi la nuit précédente, l'air un peu misérable,
mal habillé, le fond de culotte bas, le bouts des doigts dans
les poches, marchant lentement, s'arrêtant longuement devant
des étalages, avec cette expression dans le regard du vieil
homme déconnecté de la réalité. C'en
était déroutant, tellement qu'il m'arrivait de vouloir
enlever l'étiquette de civil que je lui avais accolée.
Ce n'est que lorsque des incidents l'impliquant se sont multipliés
que j'ai compris que l'homme campait un personnage.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi
comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone
du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à
toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon
enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j’ai continué et continue toujours d’en
apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous
offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.
News
du samedi 26 avril 2008---------------
■ Le capitalisme : malade, pas malade ? – Dans la
vidéo qui suit (09:15), vous n’apprendrez pas
tout, d’A à Z. Les quelques propos tenus incitent tout
de même à la réflexion. Le capitalisme a sûrement
besoin d’être bridé en quelque part (les subprimes à
l’origine de l’actuelle crise financière), mais on n’y
trouve pas que du mauvais.
L’un des intervenants est Joseph E. Stiglitz, prix Nobel d’Économie
et auteur du livre La
Grande Désillusion.
■ La guerre du Canada en Afghanistan, autre version que celle du pm Stephen Harper – Le journaliste américain Eric Margolis est un
correspondant de guerre de longue date. Spécialiste de
l’Afghanistan et de l’Asie en général, il vient de
publier un livre : War
at the Top of the World.
Il ne croit pas du tout à la victoire de l’OTAN
(Organisation du traité de l’Atlantique Nord) dans sa guerre
en Afghanistan, population de près de 30 millions d’habitants,
plus15 millions au Pakistan, fait-il remarquer dans
une entrevue accordée à Sylvain Attal de
France 24. D’autant que les Afghans sont des gens durs, courageux,
qui aiment le combat et que l’ennemi vient de l’étranger.
D'après lui, al-Qaïda n'y est pas présent.
Oui, mais l’émancipation des femmes ? Margolis rétorque :
pourquoi mener une guerre pour faire ça, pourquoi pas ailleurs
où les femmes sont maltraitées, par exemple en Arabie
Saoudite ? Non, ce n’est pas une bonne raison de faire la guerre,
qui tue des milliers d’Afghans, dont des femmes. Les Taliban
appartiennent à la tribu des Pachtounes, qui représente
50% de la population. Vous ne pouvez pas établir la paix sans
eux. Donc, la solution est politique.
Mener une guerre de bombardements de villages où beaucoup de
civils sont tués, ça ne fait que produire d’autres
ennemis pour l’Occident. Selon lui, le pétrole est une
grande raison de la présence américaine.
PS : Unocal, Texaco, BP et Total auraient installés des
bureaux à Kaboul, espérant remporter des appels
d’offres du gouvernement.
■ De quoi vous régaler pendant
quelques heures – 24
heures – 33 photos
Ingrid
Betancourt – 17
Caricatures
– 220
Miss
Chine, Miss Terre, etc. – 124
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau
Policier – Le fait que j'écrive un livre tracasse certains
citoyens. Un septuagénaire, Chevalier de Colomb de son état
et très proche du curé du village, s'organisait
toujours pour me rencontrer et me sonder sur de sujets politiques.
Chaque échange durait rarement plus de trois minutes et
portait généralement sur un seul thème. Dès
qu'il avait réussi à me tirer un ou deux vers du nez,
il me saluait du geste de la main et reprenait son chemin. Et, à
une occasion, ai-je constaté, pendant que je le regardais s'en
aller, avec le sourire aux lèvres du gars fier de son coup. Il
était impossible de nouer de liens d'amitié avec lui.
Dès que je lui avais dit ce qu'il voulait savoir, il partait
illico. Pour rebondir dans le paysage quelques semaines après,
avec un autre item à l'ordre du jour.
Parfois ses approches étaient piégées. Ainsi cet
après-midi où il m'a dit à brûle pour
point que le fusil serait peut-être la façon la plus
sûre d'arriver un jour à faire l'indépendance du
Québec. M'a demandé si je connaissais un pays qui y
était parvenu de cette manière. Son propos m'étonnait,
grandement. J'ai failli lui téléphoner le lendemain
pour l'avertir d'éviter d'en parler car il risquait de
s'attirer l'attention des civils.
M'en suis abstenu parce que j'avais des doutes sur son rôle
véritable. Me souvenais, notamment, de sa réaction
quand je lui avais signalé que nous avions perdu nos belles
libertés des années 1960-70 : « Ça,
c'était trop ! », m'avait-il dit d'un ton
brusque et sans appel. Je savais qu'il occupait un poste au sein de
l'organisation locale du parti québécois.
Travaillait-il aussi pour la police?
Un jour, j'en ai eu assez d'être le citron qu'on presse sans
aucune délicatesse. Lui demande ce qu'il faisait avant de
prendre sa retraite. Le connaissant depuis une trentaine d'années,
je le sais mais veux l'entendre de sa bouche pour m'en assurer. Il me
confirme avoir occupé un poste en autorité au sein
d'une grande entreprise.
Lui souligne qu'à l'époque son poste avait bien dû
l'obliger à collaborer avec la police. Petit sourire affiché,
il me répond non, ajoutant qu'elle était peut-être
là mais qu'on ne le savait pas. Lui avoue ensuite que je
commence à m'interroger à son sujet. Puis, je lui pose
franchement la question : « Travailles-tu pour le parti
québécois ou la police ? » « On
dirait que la police t'a fait quelque chose »,
réplique-t-il. Je fais non de la tête puis laisse tomber
qu' « il faudra lire mon livre ».
Ma remarque le fait bondir de rage : « Je ne veux plus que
tu me parles de ton livre, tu m'as compris ! » cela dit en
élevant la voix et m'enfonçant son index à coups
répétés dans l'épaule. Puis il appuie sur
le fait qu'il ne sera jamais publié. Lorsque quelqu'un
travaille aussi longtemps sur un livre - plus de quatre ans, à
ce moment-là -, il ne publie pas, me lance-t-il, ajoutant… :
« Il y a beaucoup trop de citations, dans ton livre, il
sera jamais publié ». « Comment le
sais-tu, que je lui demande ? » Oui, comment
sait-il alors que je ne l'ai fait lire à personne ? Il ne
répond pas à ma question, me traite de « maudit
décroché (de la société) qui
travaille pas. » Je suis surpris de tant d'agressivité
de sa part, son index n'arrête pas de me darder. Le lui fait
remarquer, il se calme puis me quitte, me disant qu'il ne me
reparlera plus.
Comment savait-il que ce livre contient beaucoup de citations ? Cette
question me turlupinera pendant un certain temps. J'ai la conviction
que ce type a eu accès à mes disquettes contenant le
livre. Expliquons. Dans la semaine qui a suivi mon arrivée
dans cette municipalité, à la fin de juin 1999, j'ai
logé dans une maison privée en attendant que mon appart
soit prêt.
Or, cette personne, devais-je découvrir par la suite, était
une collabo assidue d'un civil, qu'elle hébergeait d'ailleurs
à l'occasion, et prétendument cuisinier de son état,
mais dont les connaissances se limitaient à l'œuf brouillé.
Suis convaincu que ce flic a fait des copies de mes disquettes.
N'étant pas allé dans ce village pendant vingt ans,
considérant ces vieilles connaissances comme étant de
bonne foi, il m'est arrivé de quitter deux fois la maison, en
laissant les disquettes dans ma chambre, sur un bureau. Le flic a
disposé de tout le temps nécessaire pour les dupliquer.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi
comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone
du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à
toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon
enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j’ai continué et continue toujours d’en
apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous
offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.
News
du vendredi 25 avril 2008---------------
■ Biocarburants versus crise alimentaire – Le premier ministre britannique Gordon Brown demandera à
l’Union Européenne de réduire ses objectifs en
matière de biocarburants si un audit en cours démontre
que leur développement attise l’inflation des denrées
alimentaires et nuit à l’environnement.
La flambée des prix de la nourriture a provoqué des
"émeutes
de la faim" en Asie et en Afrique. Dans les pays
riches, comme la Grande-Bretagne, elle pèse sur les budgets
alimentation des foyers.
PS : Le premier ministre du gouvernement conservateur de Stephen
Harper devrait imiter son homologue Brown. L’enrichissement, c’est
bien, mais au détriment de ventres vides dans des pays
africains, ne l’est pas.
■ Montréal : les actes de vandalisme du 22 avril (suite) – Dès ce soir-là, la police de l’île de
Montréal a réclamé des médias les photos
et bandes vidéos prises lors de l’événement.
Ceux-ci ont refusé. Le lendemain, mercredi, la police revenait
à la charge, cette fois, elle était munie d’un mandat
de perquisition. N’ayant pas le choix, les médias se sont
conformés à la loi.
Mais l'affaire n'en est pas restée là, rapporte le
journaliste Benoît Aubin du Journal de Montréal, dans sa
chronique quotidienne. Ce même jour, les médias - le
Journal, The Gazette, La Presse, TVA, CTV, SRC, entre autres -
se sont adressés à la Cour supérieure pour faire
invalider ce mandat de perquisition et ainsi empêcher la police
de se servir de matériel journalistique pour identifier
d'éventuels coupables.
« Nous sommes un organe d'information au service du public,
précise le journaliste Aubin, et n'entendons pas nous
substituer au service de police. La liberté et l'indépendance
de la presse sont vues comme un rempart protégeant la
démocratie - contre les tentations totalitaires d'un état
policier, justement », ajoute-t-il.
Lisez l’article du journaliste
Aubin.
Autre article du Journal de Montréal, pour le moins étonnant :
le mandat de perquisition a été émis par un juge
de…. Val-d’Or,
en Abitibi !
Lisez l’opinion juridique d’Yves
Boisvert de La Presse.
(NDLR) Seule façon de sensibiliser nos élus à
cette situation inacceptable qui perdure depuis trop longtemps :
tous les journalistes doivent manifester pacifiquement devant le
quartier général de la police de l’île de
Montréal, faire part de leur refus de devenir des collabos de
la police et exiger d’être immédiatement arrêtés
et emprisonnés. Des citoyens démocrates iront leur
porter des oranges régulièrement…
■ Le monde en images – 24
heures – 32 photos
École du cirque façon
XIXe – 10
Les
corridas de Séville – 13
Free-runners sur le parvis de Neaubourg – 8
Cuba
– 124 – Chaque photo est un diapo : cliquez dessus.
Caricatures
– 75
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau
Policier – À un autre moment, un vieil homme assis sur une
galerie m'interpelle, me dit, le reproche dans la voix, que je dois
avoir « chaud » à rouler par une
température pareille. Lui rétorque qu'il faut profiter
du beau temps. Le jour suivant, il pleut. Il est sur le trottoir,
près de son domicile, agite les doigts de la main droite près
de sa tempe, façon de me signifier qu'il faut être fou
pour faire du vélo sous la pluie. Je le salue comme le
faisaient les chemises brunes, bras tendu en avant : « Heil Hitler ! » Là, j'avoue avoir manqué
un peu de self-control. Cependant ma réaction aura tout de
même porté fruit puisqu'il ne récidivera plus.
Dans les jours suivants, quelques autres y vont de leur petit grain
de sel. L'un me signale que je dois avoir « chaud »
à rouler sous ce soleil de plomb. Un autre dit, le ton un peu
las, me voir « souvent, souvent » passer à
vélo et constater, à la longueur de mon trajet, ma
« grande forme physique ». Une citoyenne
me demande pourquoi ai-je choisi de m'installer à Lac
Bouchette, l'air de dire pourquoi tu ne vas pas habiter ailleurs. Une
civile, à qui je raconte être né à
Roberval, ville avoisinante, trouve ça « drôle
» que j'ai choisi de vivre à Lac Bouchette. Quand on dit
que c'est « drôle », que je lui signale,
c'est parce qu'on trouve ça curieux, mystérieux. De
toute évidence, la Sûreté du Québec a bien
orchestré ces événements. La pseudo police
communautaire créant artificiellement une désapprobation...
communautaire en faisant appel à des citoyens de droite de la
communauté.
Un jour, je pensais m'être déniché un
informateur. S'agissant d'un marginal, je me disais que, vivant
depuis plusieurs années dans le village, il pourrait sûrement
m'apprendre un tas d'affaires. Surprise, dès notre premier
contact, il me parle de mon livre, sans que je n'en aie fait la
moindre allusion, et s'offre même d'en faire une première
lecture avant sa publication. Le trouve un peu vite en besogne, lui
signale qu'il faudrait d'abord apprendre à se connaître
un peu. Autre surprise, au cours de la semaine suivante, il n'y a
quasiment plus moyen d'aller au village sans le rencontrer. D'autres
faits viendront s'ajouter, par exemple quand il me fera remarquer que
je dois avoir « chaud » à rouler
sous un soleil de plomb pareil...
Un après-midi où je m'adonne à passer devant son
appart, rue Principale, il apparaît dans le paysage,
visiblement pour rouler un bout de chemin en ma compagnie. Comme
j'apprécie de moins en moins sa présence, sachant
désormais très bien qui il est et en quoi consiste son
rôle, je décide de mettre les choses au clair. Le mets
en présence d'une contradiction flagrante : sa marginalité
versus la police, l'ordre et le conformisme. Cela étant, je
lui dis qu'il est soit un civil ou un collabo de la police. Comme il
ne peut être que l'un ou l'autre, ajouté-je, il est par
conséquent un faux marginal. Il me répond que la
question est bien posée. Me raconte avoir connu un type qui
était au courant de toutes les activités policières
du coin, un « genre d'Allô Police local »,
au point où on se demandait s'il n'était pas policier
lui-même. Le doute était là, pas la preuve,
conclut-il. Quand nous nous quittons, lui souligne que sa véritable
identité demeurera entre-nous. Me dit compter sur ma
discrétion.
Au cours de mon enquête à Lac Bouchette, j'ai utilisé
le truc consistant à ignorer l'autre pour qu'il se manifeste
sous son vrai jour. Cesser de saluer et de répondre aux
salutations de quelqu'un, sans le regarder, l'air glacial, provoque
parfois des réactions éloquentes. Je l'ai appliquée
au marginal, un jour où il venait de me lancer un convivial « bonjour, mon ami Jacques ! ».
À la fin de ma randonné, j'arrête à
l'épicerie. Lui aussi, inquiet sans doute. Là encore,
j'évite de le saluer, de le regarder. Il rapplique trois fois
dans l'allée où je suis, dont deux où j'ai le
sentiment qu'il va bondir sur moi : l'agression physique simulée,
tactique éminemment policière que j'ai déjà
décrite. Je fais comme s'il n'était pas là, ne
lui concède aucun regard, continuant de fureter dans les
tablettes à la recherche d'un produit. Constatant que sa
prestation ne produit sur moi aucun effet et qu'il s'essouffle pour
rien, il quitte les lieux.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi
comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone
du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à
toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon
enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j’ai continué et continue toujours d’en
apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous
offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.
News du jeudi 24 avril 2008---------------
■ Canada : Mosquito risque de se répandre partout – Cet appareil, qu’on fixe à des murs, émet
des ultrasons à une très haute fréquence que
seuls les jeunes peuvent capter. À la demande de son corps
policier, la Ville de Montréal, dont le maire est Gérald
Tremblay, songe à le permettre.
Cette nouvelle technologie est antisociale, car elle éloigne
tous les jeunes, les bons comme les mauvais : elle cause
également des maux de tête. Enfin, elle est illégale
car elle constitue une atteinte au droit de circuler librement
partout dans ce pays.
L’argument de la police de l’île de Montréal, qui
veut en installer dans les secteurs où se tiennent des
vendeurs de drogues, ne tient pas debout. Le maire Gérald
Tremblay doit refuser d’accéder à la demande
policière.
Lisez
l’article de La Presse Canadienne.
En Europe, une pétition circule pour en interdire
l’usage. Dans la page s’affichant, plus bas,
TESTEZ LE PRINCIPE PAR VOUS-MÊME. Le son strident est audible
seulement aux jeunes.
Le site de Mosquito (ou Beethoven en France)
■ Comment protéger…- …vos données personnelles sur le web et naviguer
sans trop de problèmes ? Suis tombé sur un vrai petit
chef d’œuvre expliquant le tout simplement, illustrations
comprises. Vous allez apprendre bien des trucs pour neutraliser les
trojans
et virus. Vous éviterez ainsi les
embouteillages : la cumulation des infos incomprises.
Cependant, le
pire des virus est ici.
■ Un peu de tout – Humeurs
printanières – 23 photos
Au
pays des glaces – 14
Cap
sur le ciel – 11
Ça
défile – 10
Les
visages de l’immigration – 14
Poste
mon amour – 9
Mummenschanz – 12
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau
Policier – Ensuite, des événements se sont précipités.
J'avais remarqué que trois citoyens patrouillaient en
scooters. Officiellement pour prévenir… la criminalité,
mais officieusement pour sortir de la rue les citoyens n'ayant aucune
raison de s'y trouver.
Puis est arrivé un jour où une femme qui en chevauchait
un m'a clairement indiqué que je ne devais plus circuler à
vélo dans le village. Je suis sur le point de la croiser, rue
Principale, quand elle applique brusquement les freins à fond,
j'entend les pneus crisser, son bras gauche, légèrement
écarté, pend comme si elle voulait m'indiquer
d'arrêter. Suis surpris, mais n'en continue pas moins mon
chemin. Cinq minutes après, elle revient, accélère
d'un coup sec au guidon. Un peu plus loin, la revoilà. Je
m'immobilise, en face de l'église, pour la regarder passer.
Arrivée à ma hauteur, je vois qu'elle a replié
son bras gauche et me montre son poing. Oui, son poing !
Que faire dans une situation semblable ? Renoncer à son droit
de circuler librement partout au Canada, incluant Lac Bouchette,
droit conféré par la Charte des droits et libertés
? Comment réagir face à de la provocation, à du
harcèlement ?
Hirigoyen, psychiatre, psychanalyste et psychothérapeute
familiale spécialisée en victimologie, écrit que
si on a le sentiment d'une atteinte à sa dignité ou à
son intégrité psychique en raison de l'attitude hostile
d'une ou de plusieurs personnes, l'idéal est de réagir
le plus tôt possible, avant d'être englué dans une
situation où il n'y a pas d'autre solution que le départ
de l'endroit où on est. (Marie-France Hirigoyen - Le harcèlement moral - Éditions
Syros) En ne perdant jamais de vue qu'étant donné que
le jeu du harceleur consiste à faire de la provocation et à
mettre l'autre en faute en suscitant sa colère ou son
désarroi, il faut apprendre à résister. Il est
aussi parfois plus facile de se laisser aller et se soumettre plutôt
que de résister et de risquer le conflit.
Quoi qu'elles éprouvent, Hirigoyen conseille aux victimes de
jouer l'indifférence, de garder le sourire et de répondre
avec humour, mais sans jamais en rajouter dans l'ironie. Elles
doivent rester imperturbables et ne jamais entrer dans le jeu de
l'agressivité. Il leur faut laisser dire, ne pas s'énerver,
tout en notant chaque agression afin de préparer leur défense.
Pour limiter le risque, la victime doit être irréprochable.
Cela suppose que la personne harcelée soit capable de garder
son sang-froid.
Ne pas être réactif aux provocations de son agresseur
est particulièrement difficile pour quelqu'un qui a été
ciblé pour son impulsivité. La victime doit apprendre à
se calmer, à attendre son heure, insiste-t-elle. Il est
important qu'elle garde au fond d'elle la conviction qu'elle est dans
son bon droit et que, tôt ou tard, elle réussira à
se faire entendre. Voilà pour l'approche, que j'ai toujours
respectée du reste, enfin presque.
Je n'ai pas pour autant l'intention de passer l'éponge. Car il
n'est pas mauvais, nous informe aussi Hirigoyen, que la victime
inquiète son agresseur en lui faisant savoir que, désormais,
elle ne se laissera plus faire. Je remonte donc sur mon vélo
et emprunte la même direction qu'elle, qui, pure coïncidence,
mène à son domicile. J'espère y voir son
véhicule stationné derrière, mais il n'y est
pas.
J'aperçois plutôt, sur le côté de la
maison, près de la galerie, un couple dans la quarantaine. Je
leur jette un oeil pour mémoriser leurs traits. L'homme me
voit le faire, je l'entends dire « oui » à
sa conjointe, en se penchant la tête et grattant la joue
gauche. Un « oui » frappant le mur de la maison et
rebondissant jusqu'à moi, amplifié par l'écho.
Il vient de constater que je connais l'adresse de celle chevauchant
le scooter. La femme a l'air contrarié et effrayé. Tous
deux savent que je sais désormais qu'ils sont des éléments
du quadrillage policier, craignent que je propage l'information à
des citoyens.
Peu avant de partir à vélo, cet après-midi-là,
une voiture bloquait mon entrée de stationnement. Sur le
pare-brise, trois autocollants : " CdeC (acronyme des Chevaliers
de Colomb) - Lac Bouchette - Conseil 7267 " ; " Pompier (un pompier volontaire de la
municipalité, donc jouant à l'occasion à la
police en civil) " ; et " La vitesse tue (avertissement
subliminal ?) ". Puis, m'étant rendu chez le dépanneur,
j'avais ouvert la porte vitrée et étais arrivé
nez à nez avec le CdeC-pompier qui m'attendait sur le seuil,
me barrant le passage. Il avait fait une brève allusion à
mes balades à vélo, la mine sévère. Une
femme voulait sortir, j'avais indiqué à l'homme de se
tasser pour la laisser passer et m'étais faufilé, le
laissant en plan.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi
comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone
du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à
toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon
enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j’ai continué et continue toujours d’en
apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous
offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.
News du mercredi 23
avril 2008---------------
■ Paris : la simple histoire d’un bistrot de quartier – Neuf minutes d’un documentaire d'Alexandre Lourié
sur le
jazz. N’oubliez pas d’agrandir la fenêtre
plein écran.
■ Écrire sur le pavé, est-ce ok ? – Et si par la suite le maire de la municipalité fait
goudronner le tout, est-ce une atteinte à la liberté
d’expression ? Regardez
la vidéo et si vous pensez que c’en est une, signez
la pétition, après avoir lu l’article un peu plus
bas.
■ Montréal, vandalisme
après la victoire du club de hockey Canadienm - Si ces jeunes en ont contre la police, bien qu’ils sachent
qu’en endommageant 16 auto-patrouilles, dont 5 ont été
incendiées, ils lui donnent raison et n’aident pas la cause
de la démocratie. Le vandalisme est une connerie innommable.
Visionnez
la vidéo et lisez
l’article.
PS : Je suggère aux ados et jeunes adultes tentés
d’agir ainsi de se comporter comme de vrais démocrates. Par
exemple, en aidant ceux qui, comme moi, luttent pacifiquement sur le
web pour une démocratie de libération.
■ Clic et reclic ! – 24
heures – 29 photos
Freedom
Tower – 10
Sénégal – 30
Nicolas Michelin, urbaniste
de demain - 19
L’auto se met au
vert – 10
Maroc, art
et design – 456 photos sur 26 pages – cliquez sur
celles vous intéressant pour les agrandir.
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau
Policier – À l'été 2000, la répression
contre le journaliste-cycliste a monté d'un cran un jour où
j'étais allé à l'épicerie du village. En
sortant, je vois que mon vélo que j'avais parqué debout
est tombé à terre. Une couple de semaines plus tard,
l'incident se reproduit, au même endroit. J'aperçois en
plus une partie de l'empreinte d'une semelle poussiéreuse sur
un côté de la selle. La personne y a appuyé le
pied pour essayer de la faire pivoter.
Puis je fais le lien avec un type rencontré plus tôt,
pendant que je circulais dans une allée derrière mon
panier. Quand je l'avais aperçu, son visage était
empourpré et tendu. Hésitation aussi à me
retourner ma salutation, et encore, une réponse du coin de la
bouche. Il y circulait sans panier ni aucun produit dans les mains,
marchait d'un pas accéléré, comme un client ne
faisant que passer sans rien acheter.
J'ai interprété cet événement comme un
avertissement de ne pas dévoiler qui il était. Je
l'avais repéré et, depuis peu, il le savait. Il y avait
déjà quelque temps que j'entretenais un gros doute à
son sujet. Notamment à cause de son métier l'obligeant
parfois à collaborer avec la police. Je l'avais vu aussi à
quelques occasions patrouillant dans des rues du village à
bord de différents véhicules, cherchant parfois à
dissimuler son visage quand il me voyait. Et d'une manière si
malhabile que j'avais vite compris que monsieur était un
néophyte jouant au chérif pourchassant de dangereux
bandits. Caricaturée, comme dans une bande dessinée.
Risible !
Le lendemain, je raconte l'incident à un employé de
l'épicerie. En profite pour m'enquérir du nom et de
l'adresse de son présumé auteur. Je le lie
indirectement à l'incident de la veille puisque j'ajoute
l'avoir vu au marché un peu avant. Perspicace comme il est,
cet employé a dû faire le rapprochement parce que par la
suite j'ai eu droit à un autre avertissement, lors d'une
balade à vélo.
Je roulais dans un secteur isolé et désert, m'apprêtais
à grimper une petite côte quand sont apparues à
son sommet trois hommes pédalant lentement côte à
côte, les longues jambes écartées. Les ai salués,
sans obtenir de réponse et qu'ils me consentent le moindre
regard. Seulement l'amorce d'un petit sourire en coin de l'homme qui
attachait beaucoup d'importance à ce que je la boucle.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi
comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone
du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à
toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon
enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j’ai continué et continue toujours d’en
apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous
offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.
News
du mardi 22 avril 2008---------------
■ Une petite vidéo…- … sur une petite manif du Groupe Anonymous contre l’église
de scientologie. L’intérêt porte sur le discours à la fin que l’un des participants adresse poliment à
la police. Suis tout à fait d'accord avec ce qu'il dit.
Pour en savoir+ sur anonymous
■ Ce soir sur le web – Je ne suis pas le créateur de la formulation, l’ai
trouvée en naviguant. Elle m’a frappé, habitué
qu’on est à lire et entendre : ce soir à la
télé... Que penseriez-vous d’une soirée
cinéma sur l’Internet ?
■ Fiable, la valeur nutritive indiquée sur les
aliments ? – Me suis souvent demandé comment les entreprises
spécialisées dans l’alimentaire font pour établir
les pourcentages en gras (lipides), en gras-trans, etc. Il y a
quelque temps, j’ai acheté un petit jambon. Dans le tableau
de la valeur nutritive on indiquait 2% de matière grasse.
J’étais étonné : une épaisse
couche de gras recouvrait le dessus.
Ça m’est revenu à la mémoire lorsque j’ai lu
ce matin la manchette de l’article : « 0% de
matière grasse »… ou
100% de mensonge ? Ici, on parle de santé,
de longévité, de douleurs, d'opérations
chirurgicales, de coûts élevés associés à
la maladie, etc. Alors, on tient à ce que l’info nutritive
soit exacte, mais l'appât du gain étant ce qu'il est...
On l'a vu dans l'affaire des subprimes, et ce n'est pas le seul cas
en l'espèce.
PS : J’ai déjà acheté une soupe aux
nouilles (sans nom) qui contenait 45% de gras-trans ! Oui, 45% ! J'en
revenais pas. Je l'ai montré à un ami, alors j'ai un
témoin. Une agression santé aussi costaude qu’une
agression physique.
■ La presse version papier, le
commencement de la fin – Dans maintes entreprises, les revenus de la pub et des
petites annonces diminuent. Abonnements et achats en kiosques
également. Pas le choix : on doit procéder à
la mise à pied d’employés. Le commencement de la fin
d’une époque, du spectacle destiné à nous
abuser. Cette presse, certes, a joué un rôle utile.
Malheureusement, elle ne s’en est pas contentée. Elle a
aussi collaboré avec le pouvoir, politique et policier :
des civils sont infiltrés dans les salles de nouvelles.
L’Internet libère, démocratise. Désormais, les
journalistes traditionnels n’ont plus le monopole de la parole. Ils
sont graduellement remplacés par les médias alternatifs
du web. Faut-il s’en réjouir ? Oui, cela dit sans
hésitation. Vite, ouvrez les fenêtres, laissez entrer le
bon air frais. Notre démocratie en a grand besoin.
Ils sont bien payés, nos journalistes traditionnels. Vous
saviez, vous, qu’au Journal de Québec, le salaire d’un
chef de pupitre, incluant temps supplémentaire et primes, est
de plus de 100 000$ ? Que celui d’un simple journaliste
atteint les 83 000$ ? Lisez cet article décrivant à
la fois le
déclin et le pactole.
■ Coups d’oeil – Descente en
enfer – 19 photos
Le parcours de Chavez - 19
Les prostituées, de
victimes à délinquants – 9 – Diapo
sonore
La montagne magique
– 19
La Cité de l’architecture et du patrimoine – 19
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau
Policier – Mon enquête dans les rues du village a vraiment
débuté en avril 2000, lorsque j'ai fait l'acquisition
d'un vélo de montagne. La plupart du temps, j'effectuais le
même trajet, d'environ une heure et demi. Bien sûr, le
cycliste est aussi journaliste, il observe discrètement ce qui
s'y passe. Même si les rues sont désertes, il s'y passe
de quoi.
C'est que, avec le temps, vous finissez par repérer d'autres
civils et de leurs collabos patrouillant les rues. Avec ceux se
déplaçant à pied, c'est vite fait. Pour le
reste, le repérage nécessite un peu de patience. On
reconnaît d'abord leurs véhicules banalisés.
Cependant, identifier les visages derrières les volants n'est
pas aisé. À cause de la lumière du jour qui se
reflète sur les pare-brises. Ce n'est pas la seule difficulté.
Civils et collabos se rendent rapidement compte que vous cherchez à
voir leurs traits. Alors, ils tentent tant bien que mal, quand vous
les croisez, de dissimuler une partie de leur faciès. Soit en
renversant légèrement la tête en arrière,
ou se couvrant la bouche de la main, ou en tournant la tête
dans une direction opposée. Ils se cachent aussi derrière
des lunettes opaques ou le pare-soleil. Souvent, les vitres latérales
et la partie supérieure du pare-brise sont teintées.
Ils ne semblent pas conscients que cacher leur visage vous met déjà
la puce à l'oreille. Les collabos prennent leur travail à
cœur, on les sent investis d'une mission extrêmement
importante. Le petit village de 1 370 citoyens est
dangereusement menacé par la criminalité.
Ils font régulièrement le circuit rue Principale-Route
155, pas tous en même temps, bien entendu. On alterne
l'utilisation des véhicules pour brouiller les pistes. Le
citoyen pourrait cliquer s'il voyait toujours les mêmes
circuler à longueur de journée. Seul celui se déplaçant
régulièrement dans l'espace public peut finir par
obtenir une bonne vue d'ensemble. À vélo, et davantage
qu'à pied, vous couvrez plus de terrain et disposez de tout
votre temps pour découvrir peu à peu le scénario.
Au début, lorsque vous les rencontrez sur la 155, vous croyez
qu'ils font parti intégrante du trafic de cette route
régionale. Puis vous découvrez qu'ils circulent aussi
sur la rue Principale.
J'ai remarqué notamment une couple de voitures un peu
bigarrées et dont les conducteurs, à l'allure revêche,
roulent plus souvent que les autres, le système de son bien
audible de l'extérieur, les bases à leur plus bas
niveaux, avec les boum ! boum ! boum ! caractéristiques de la
musique rave de l'heure. Quelques autos aussi au silencieux pas
complètement silencieux. Lorsque le conducteur appuie sur
l'accélérateur, on sent sa rage… au volant, le tout
dépendant du contexte que nous verrons plus bas. Ils ne se
promènent pas, ne draguent pas, d'ailleurs ce serait pour
draguer qui ? Les rues sont désertes. Vous pouvez facilement
rouler de bout en bout la rue Principale, d'environ un kilomètre,
sans voir âme qui vive. Qu'y font-ils alors ? Ils surveillent.
Peu à peu, vous finissez par identifier les endroits où
tous ses patrouilleurs habitent.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi
comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone
du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à
toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon
enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j’ai continué et continue toujours d’en
apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous
offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.
News
du lundi 21 avril 2008---------------
■ Les Canadiens ne devraient pas craindre…- …le partage international de renseignements biométriques
comme les empreintes digitales, croit le secrétaire américain
à la Sécurité intérieure, Michael
Chertoff. Selon lui, les empreintes digitales sont comme les traces
de pas : elles ne sont pas vraiment privées, parce qu'on peut
les trouver sur différents articles partout à travers
le monde.
Le Canada travaille en collaboration avec les États-Unis,
l'Australie et le Royaume-Uni à élaborer un échange
systématique de données biométriques, soit des
identifiants uniques comme les empreintes digitales, l'image faciale
et le balayage de l'iris.
Jim
Bronskill, de La Presse Canadienne, rapporte que ce
concept inquiète, puisqu'il pourrait signaler la fin des
méthodes traditionnelles d'utilisation et de partage des
renseignements sur la sécurité, croit Roch Tassé,
de la Coalition pour la surveillance internationale des libertés
civiles.
■ La crise financière américaine : risque
d’un ouragan Katrina, mais planétaire – Katrina est le nom de l’un des ouragans les plus
puissants à avoir frappé les USA. Il est survenu en
Nouvelle-Orléans, en août 2005. La crise financière,
si elle n’était pas endiguée à temps,
provoquerait un effet domino. L’accumulation des chocs : tout
ce qui est fragile tomberait et ferait tomber le voisin, qui ferait
tomber le sien, et ainsi de suite.
Aux USA, la solution pourrait s’orienter vers la socialisation des
dettes des banques, afin d’éviter la faillite. C’est-à-dire
? Que l’État paierait la note. Avec l’argent de qui,
pensez-vous ? Celui du contribuable !
La crise est complexe et fascinante. Ça pique notre curiosité,
on veut tout savoir. L’occasion rêvée d’enrichir ses
connaissances en matière financière. On ouvre les
yeux : nous naviguons dans un monde où il y a des bancs
de petits poissons rouges et... beaucoup de requins affamés.
Ça, on le savait, mais on ignorait que les capitalistes
étaient d’une telle voracité qu’ils étaient
prêts à détruire le système qui les
nourrit si bien, et de nous entraîner dans leur chute.
Une entrevue avec Michel Aglietta, professeur de sciences
économiques, à l’Université de Nanterre, en
France. Un excellent prof, vous verrez !
Vidéo
1, intégrale – 12:52
Trois questions lui
sont posées. Pourquoi la banque d’affaires Bear Stearns
a-t-elle fait faillite ? (C’est là que tout a débuté,
point de départ de l’effet domino) Quelle est la réaction
de la FED ( Federal Reserve System, banque central des USA) ?
Pourquoi y a-t-il contagion ?
Vidéo
2, intégrale – durée 07:54
Notamment
cette question : Et la baisse du dollar américain ? (Les
créanciers ne résidant pas aux USA n’ont plus
confiance en cette devise. Le danger est là. Le retour aux USA
de la crise du dollar américain sur l’économie. Ce
qui remettrait en question bien des choses.)
Vidéo
3, bref résumé des 2 vidéos
précédentes – 04:51 : dans la page s’affichant,
plus bas. Questions posées : Pourquoi la banque
d’affaires Bear Stearns a-t-elle fait faillite ? Est-ce une
conséquence de la crise des subprimes ? Pourquoi la crise de
l’immobilier ne semble pas avoir de plancher ? Dans quelle
situation se trouvent les banques ? Que font les autorités
américaines pour enrayer la crise ? La crise est-elle aussi
grave qu’en 1929 ?
Sur cette même page, lisez le texte de Gabriel Zucman, sur
Rue89.
Site de la FED
L’effet
domino
■ De quoi se rincer l’œil ! – Les lauréats du World
Press 2007 – 16 photos
Les activistes
verts à Bali – 13
Toiles de rockeurs
– 8
La Fête
des lumières – 10
À qui
appartenaient ces
tableaux ? – 19
■ Vous avez vu l’heure ? – Entamons cette nouvelle journée
en passant les 30 prochaines minutes avec l’UNO Jazz Trio. Des
femmes, des Asiatiques, qui, ça parait, connaissent la
musique. Leur style ressemble beaucoup à celui du jazzman
québécois, Oscar Peterson : piano, contrebasse et
batteries. Le spectacle se déroule je ne sais où. Bonne
musique, bonne ambiance ! Que demander de plus, hein ? Une coupe de
vin et un petit cigare, peut-être ? Dès les premières
notes de piano, vous serez conquis.
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau
Policier – Pendant mon court séjour au journal, j'aurais eu
tout de même eu le temps d'insuffler un peu… d'osmose dans le
petit village policier. J'avais lancé un concours de
décorations de Noël, doté de prix en argent et
denrées. Le village, m'a-t-on dit, était illuminé
comme il ne l'avait jamais été auparavant. J'avais
organisé aussi un petit défilé du Père
Noël, qui était accompagné de la Fée des
Étoiles. Tous deux prenaient place dans une carriole tirée
par un cheval. Ils étaient suivis de six autres personnages
costumés et d'une chorale d'amateurs interprétant des
chants de Noël. Le tout mis sur pieds en l'espace de quatre
jours, et grâce aussi à deux citoyens dont j'avais
sollicité l'aide : j'ignorais encore que l'un était
un civil et l'autre un fanatique de la police et du conformisme.
Dans le journal, j'avais aussi porté atteinte indirectement à
deux stéréotypes liés à la femme au
foyer. J'essayais autant que possible de donner la parole à
madame-tout-le-monde, qu'on n'entend jamais. Ainsi, dans le numéro
de novembre 1999, je publiais une entrevue d'une page et demie
effectuée avec une citoyenne du village qui, fait rarissime,
avait abattu un orignal.
J'essayais aussi d'impliquer les hommes dans une des tâches
traditionnellement réservées aux femmes. À cette
fin, j'avais inauguré une chronique sur la préparation
de repas, informé les lecteurs que nous respecterions
l'alternance des sexes, et que chaque chronique serait signée
par une personne différente. Pour l'inaugurer, j'avais choisi
une femme. Au numéro suivant, c'était au tour d'un
homme. Dans l'intro, je l'avais présenté aux lecteurs
et ajouté : « Allez, mesdames, lisez votre journal
pendant que monsieur prépare la dinde de Noël. »
Quelques semaines après, j'étais allé faire mon
marché. Pendant que je poussais mon panier dans les allées,
j'ai remarqué qu'une dame dans la cinquantaine me tournait
autours. À la caisse, alors que je déposais mes trucs
sur le comptoir, j'ai entendu derrière moi quelqu'un me
demander : « Pourquoi vous ne faites pas faire le
marché par votre femme ? ».
M'étais retourné, c'était elle. Lui avais
répliqué que je considère la femme comme mon
égale, tout en continuant de vider le contenu de mon panier. «
Êtes-vous féministe ? » « Pas
féministe, pas sexiste », que j'avais rétorqué.
N'entendant plus rien, j'avais regardé derrière,
l'avais vue s'en aller, tête penchée, un peu pensive, la
main gauche au menton, cherchant peut-être à démêler
l'énigme.
Dans les mois qui suivront mon
départ, la réceptionniste-comptable, qui ne connaît
rien en journalisme, produira trois numéros, le nombre de
pages chutera subitement de 24 à 12, le contenu journalistique
fera une plongée dans le vide et le nombre de pubs se réduira
à presque rien. Dans son numéro de février 2000,
elle publiera une lettre non signée, et présumément
rédigée par les deux " citoyennes "
auxquelles j'avais refusé de céder une page et demie du
numéro de décembre. Elle se voulait une réplique
à la mise au point que j'avais faite. S'agissant d'une lettre
anonyme, je n'en traiterai pas dans ces pages. Anonymat et
underground policier sont complémentaires. À l'été
2000, le journal cessait de paraître.
Puis, quelque part en août de cette année-là, le
président de l'organisme responsable du journal et moi se
croisons dans une rue du village. Il m'offre de reprendre le journal.
Suis intéressé, mais lui précise qu'il ne
saurait être question de refaire équipe avec ceux qui
étaient là au moment de mon départ. Lui reproche
d'avoir stoppé le développement du journal sous
prétexte que j'allais trop vite, lui reproche aussi
l'utilisation de logiciels piratés. Il a probablement constaté
que bien des choses nous séparaient, puisqu'il ne m'en a pas
donné de nouvelles, et je n'ai pas cherché à en
obtenir non plus. Sans compter que je n'avais pas encore abordé
la problématique de l'emprise psychologique de civils de la
Sûreté du Québec et de quelques uns de ses
collabos sur le journal.
En octobre 2000, on en reprendra la publication : 12 pages, et un peu
plus d'articles, dont une chronique sur la prévention de la
criminalité émanant de la... Sûreté du
Québec : pas une pub, mais une chronique, comme si son
auteur était un journaliste de la boîte ; et un article
sur une travailleuse de rue intervenant auprès des jeunes de
la municipalité, autre activité policière.
Quelque part à l'été 2002, le journal deviendra
l'équivalent d'une circulaire… Avec deux ou trois petits
articles traitant toujours des mêmes sujets. Fin 2004, il
cessera de paraître. À l'été 2006, il sera
relancé, mais ne paraîtra que très rarement.
L'ex-téléphoniste-comptable en demeure toujours la
responsable et le civil de la Sûreté du Québec,
membre du comité du journal, continue de publier sa chronique
sur la prévention. Tout est sous contrôle.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi
comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone
du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à
toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon
enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j’ai continué et continue toujours d’en
apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous
offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.
News
du dimanche 20 avril 2008---------------
■ En France, le suicide chez
les policiers fait des ravages – Le directeur général de la police nationale,
Frédéric Péchenard, fait état d'une
récente étude : entre 1999 et 2008, de 39
à 55 se sont enlevés la vie chaque
année.
PS : Selon moi, ces suicides sont attribuables, en grande
partie, à la découverte de la face cachée du
travail policier. De ce qu’on n’enseigne pas dans les écoles
de formation. Le non-dit. Les coups fourrés qu’il apprend
sur le terrain, de ceux qui sont dans le métier depuis des
lunes, et en connaissant toutes les ficelles les plus tordues.
L’obligation de poser des gestes allant à l’encontre de sa
culture, des principes de vie auxquels il croit. Poussé dans
le dos par des supérieurs afin d’accomplir ce qui lui
répugne, ce qui lui est contre-nature. Faire plus qu’harceler
des citoyens qui lui semblent indéniablement honnêtes,
et ne méritant pas cette violence. En fait, devenir un
enfant-de-chienne, un vrai, un écoeurant.
Découverte d’un monde clandestin qu’il déteste
comme la peste, parce que ça le brûle
psychologiquement : le fer rouge, source de bien des
souffrances. Perte de ses belles illusions, surtout de son innocence.
La déception remplace peu à peu l’enthousiasme du
début. Vient un moment où il hait la vie, car elle a
perdu toutes ses saveurs.
Et ça, jamais les dirigeants de corps policiers l’admettront
publiquement. Ce serait avouer des illégalités, en plus
de nuire au recrutement. Tout le monde n’est pas fait pour devenir
flic. Il faut être d’une étoffe particulièrement...
rude.
■ Le prix du pétrole n’arrête pas
d’augmenter – À Montréal, ce dimanche 20 avril 2008, le
litre d’essence était près d’1.35$. Partout dans le
monde, les citoyens en sont affectés. Dans les pays pauvres de
l’Afrique par exemple, les conséquences sont dramatiques,
car il influe, directement et indirectement, sur le prix des denrées.
Les auteurs du docu que je vous présente ont essayé de
savoir, en suivant le cheminement d'un baril de pétrole,
pourquoi le prix est continuellement à la hausse. Le tournage
vidéo remonte à 2003. Alors, aujourd’hui, les
chiffres énoncés diffèrent.
Titre : Le fabuleux voyage d’un baril de pétrole
Un
film de Mouhcine El Ghomri
Vidéo
1 – 14:58
Intervenants :
Dr. Nicolas
Sarkis, dg Centre arabe d’études pétrolières,
Paris
Dr. Christian Bonten, Chef dép. design, BASF
Karsten
Smid, Greenpeace
Ezzat Boresli, second officier du pétrolier
Al Shuhadaa
Vidéo
2 – 14:58
Intervenants :
Dr. Nicolas
Sarkis, dg Centre arabe d’études pétrolières,
Paris
Dr. Klaus Fuhrmann, dir. raffinerie de Scholven
Volker
Melian, dir. dépôt de carburants BP, Allemagne
Thorsten
vom Sondern, gérant d’une station service
Vidéo
3 – 13:38
Intervenants :
Karsten Smid,
Greenpeace
Dr. Achim Schempp, dir. production, SABIC
Dr.
Christian Bonten, Chef dép. design, BASF
Dr. Jürgen
Fischer, resp. Coordination technique,
Styropor/Neopor, BASF
Dr.
Ahmed Arubee, ex-ministre de la Culture, Koweit
■ Solo de guitare magistral – Écoutez jusqu’à la fin le trio John
Butler : Ocean.
Sur la page s’affichant, colonne de droite, d’autres pièces
du groupe.
■ La presse version papier traverse
une crise mondiale – Dans le débat auquel vous allez assister, on parle
de la diminution du tirage, de la pub, de l’équivalent d’un
tremblement de terre. La crédibilité de la parole
journalistique se détériore depuis 20 ans, signale l’un
des participants. Une génération de journalistes se
trouve fragilisée. Le tout lié à l'avènement
de l'Internet.
Le
thème du débat : La démocratie peut-elle
s'en sortir sans la presse et les journalistes ? Sur France
24,
avec l’animateur Sylvain Attal. Intervenants : Louis Dreyfus,
dg du Nouvel Observateur ; Pierre Haski, journaliste co-fondateur de
Rue89.com ; Alison Smale, rédactrice en chef, International
Herard Tribune ; et François Ouinton, rédaction de
Nonfiction.fr.
■ Armée
canadienne : beaucoup de suicides ! – Dans le rapport que Radio-Canada a
obtenu en vertu de la Loi d’accès à l’information,
son auteur, le major Michel Sartori, indique que 16 militaires se
sont suicidés chaque année de 1994 à 2005. Mais
à partir de 2006, le nombre de cas aurait augmenté de
façon significative. Ainsi, le chercheur dénombre 20
cas de suicides avérés et probables en 2006 et 36 en
2007. On ignore si ces militaires avaient servi en Afghanistan.
■ Grand voyage en Afrique – Des centaines de photos. Plus bas, dans la page
s’affichant, cliquez sur le chiffre 2, où vous aurez accès
à des photos. Cela fait, allez ensuite sur 3. Complétez
votre
voyage en vous rendant jusqu’au chiffre 138. Faut
cliquer sur la manchette de chaque photo pour lire la légende :
il n’y en a pas toujours.
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau
Policier – Tout ça constituait le point culminant d'une
situation qui ne pouvait plus durer. Le mois précédent,
après la sortie du numéro de novembre, j'avais quitté
mes fonctions une première fois. Quelques citoyens l'avaient
appris et exercé des pressions pour que je revienne. Le
président s'était amené chez moi un soir m'en
informer. Mais ça ne semblait pas faire son affaire puisqu'il
m'avait précisé qu'il n'avait « pas le
choix », que des gens souhaitaient mon retour.
J'avais accepté, en espérant que l'ingénieur
forestier et la réceptionniste-comptable changeraient
d'attitude à mon endroit. C'était bien mal les
connaître.
Par exemple, on exerçait beaucoup de pression sur moi pour que
je consacre, à chaque numéro, un quart de page à
un message de la Sûreté du Québec incitant les
lecteurs à se protéger de la criminalité.
Connaissant les accointances de la direction du journal avec
celle-ci, je m'y opposais. La réceptionniste-comptable était
la plus coriace. Elle revenait souvent à la charge,
rafraîchissait la mémoire au directeur.
Je leur disais que ce n'était pas la Sûreté du
Québec qui allait décider du contenu du journal. La
liberté de presse, j'y tenais. Par contre, leur disais-je, si
elle veut acheter de l'espace publicitaire, pas de problème.
Ç'a été la fin du conflit, la municipalité
décidant, d'après la réceptionniste-comptable,
d'en défrayer le coût. Cependant je n'ai jamais eu accès
aux vrais chiffres de la comptabilité du journal, malgré
mes demandes répétées, et ne peux affirmer de
façon certaine que, effectivement, oui, la municipalité
y allait vraiment de ses deniers.
D'autres affaires me préoccupaient aussi. Une résidante
de la municipalité avait perdu la vie, une couple d'années
auparavant, lors d'un accident. Dans son rapport, le coroner
recommandait des modifications de la route, afin d'éviter
d'autres tragédies semblables. Je voulais en assurer le suivi
auprès du ministère québécois concerné.
Le directeur du journal me l'a interdit. Sous prétexte que son
conjoint pourrait en être affecté émotivement.
Mon intention n'était nullement de faire dans le morbide,
seulement veiller à ce que les recommandations du coroner
soient appliquées à l'intérieur de délais
raisonnables.
En outre, quand j'étais allé leur offrir gratuitement
mes services pour m'occuper du journal, j'avais précisé
qu'il m'intéressait en autant qu'on me permette de le
développer et le transformer avec du vrai contenu
journalistique. Toutefois, après quelques numéros, le
président de l'organisme responsable du journal m'a dit... «
ça va trop vite pour nous autres ».
Je ne voyais pas en quoi son développement accéléré
pouvait les affecter puisque je faisais tout moi-même, incluant
la vente des espaces publicitaires et la confection, sur mon
ordinateur, de la plupart des pubs, et sans ne rien charger aux
annonceurs. Pour dire plus clairement les choses, on avait peur que
les lecteurs, désormais mieux informés, assument de
plus en plus leur... citoyenneté.
Je voulais doter aussi le journal de sa propre ligne téléphonique,
avec boîte vocale, mais on a refusé. Le système à
une ligne constituait une entrave de taille à mes activités.
J'étais sous la tutelle de l'ingénieur forestier qui
m'avait averti de ne plus expédier de fax et de lettres sans
les lui soumettre pour approbation. Il m'avait déjà
avisé aussi de ne pas monopoliser la ligne. Lorsque quelqu'un
du bureau l'utilisait, j'étais réduit à
l'inactivité. Et quand arrivait mon tour, je me sentais obligé
d'écourter mes conversations téléphoniques.
L'outil de travail d'un journaliste et de celui s'occupant de la
sollicitation publicitaire, c'est le téléphone.
Ce ne sont là que quelques faits parmi bien d'autres. À
la sortie du numéro de décembre 1999, je quitte le
panier de crabes, mais sans leur annoncer, je n'ai plus le goût
de communiquer avec eux. Trop de mauvaise foi, d'entraves et de
sabotages de la Sûreté du Québec. Ça me
peine un peu parce que des citoyens m'en semblaient fiers, j'en avais
parfois des échos positifs et chaleureux. L'un d'eux, un vieux
monsieur, croisé à l'épicerie du village,
trouvera malheureux que j'aie abandonné, me dira que le
journal allait bien, que « c'était l'fun ».
Après lui avoir fait un petit topos de la situation, il me
fera remarquer, dépité : « C'est toujours
comme ça ici ! »
Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi
comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone
du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à
toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon
enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j’ai continué et continue toujours d’en
apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous
offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.
News
du samedi 19 avril 2008---------------
■ Logements sociaux : Canada pointé
du doigt par l’ONU – En novembre dernier, le rapporteur spécial de
l’Organisation des Nations unies Miloon Kothari (ONU) était
de passage au Canada pour constater l’état de cette crise.
Selon lui, La situation vécue au Canada dans le domaine du
logement social est lamentable, particulièrement lorsque mise
en perspective avec la prospérité du pays.
Les
problèmes sont nombreux : accroissement du
nombre de sans-abri dans les grandes villes, phénomène
de gentrification qui poussent les plus pauvres à quitter leur
quartier, augmentation des loyers au-delà de l’inflation,
indisponibilité de logements à prix modiques et de
logements pouvant loger des familles, etc.
■ Tout est en métamorphose, sinon détruit – Dans une entrevue, l’écrivaine française
Camille Laurens explique qu’en écrivant, elle essaie de
donner une forme à ça. Ce qui l’intéresse le
plus, c’est le creusement du doute qu’elle a sur le monde. Selon
elle, on ne peut plus écrire un roman comme on le faisait
avant. Aujourd’hui, la littérature doit interroger le
réel.
Des entrevues aussi avec beaucoup d’autres auteurs, vous avez
l’embarras du choix : Alice Ferney - Arnaud Cathrine - Marie-Hélène
Lafon - François Bon - Laurence Tardieu - Jean Teulé -
Nathalie Rheims - Philippe Besson - Delphine de Vigan - Serge Joncour
- Valérie Tong Cuong – etc. Une biblio bien garnie,
avec en plus votre auteur préféré sur
l'écran de votre ordi.
■ Le monde en photos et une vidéo - Le vrai visage des ravisseurs d’Ingrid Betancourt, entre
autres otages. Reportage
très intéressant sur la vie quotidienne des FARC dans
la jungle colombienne. Notamment des photos inédites trouvées
dans l’ordi portable de l’un des chefs de la guérilla
marxiste saisi lors d’un combat livré par l’armée
colombienne. On y trouve aussi une vidéo, traduite en
français, ponctuée de silences.
Un peu plus bas dans la page s’affichant, quatre blocs distincts,
sur fond noir. Le premier, à gauche, contient une vidéo.
Les trois suivants, des diapos commentés par le journaliste
Axel Gyldén. Cliquez sur chacun pour avoir accès à
son contenu. Après l’avoir visionné au complet, les
quatre blocs s’affichent. Vous cliquez alors sur le suivant, et
ainsi de suite.
Le riz, une culture
en crise – 17
Le monde végétal conservé
en Arctique – 10
Une ligne sous
tension – 16
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau
Policier – Environ un mois après, c'est au tour de la conjointe
de ce même flic de se présenter au journal, accompagnée
d'une dame. Elles entrent dans le bureau de la
réceptionniste-comptable. J'entends de loin qu'elles veulent
publier un texte. Je les y rejoins pour savoir de quoi il s'agit.
Elles veulent que je leur cède une page et demie du numéro
de décembre 1999, que je le publie intégralement et,
après sa mise en page, que je le leur soumette ensuite pour
approbation avant la publication. L'imprimatur, quoi.
La réceptionniste-comptable tente de défendre leur
cause, je lui signifie clairement de se mêler de ses affaires.
Elle est furieuse. C'est que j'interprète très bien le
scénario. Quand on insiste en mettant de la pression, on ne
demande plus, on exige. On veut mater le journaliste. Alors ma
réponse est non. Le directeur général,
l'ingénieur forestier, y mettra par la suite du sien aussi, en
vain.
Sachant que ces deux " citoyennes " pouvaient par la suite
répandre la rumeur que je refusais de collaborer avec la
population, je juge nécessaire, dans ce numéro, de
signer une mise au point. J'en explique le contexte, sans citer leur
nom, puis j'ajoute que la liberté de publier ou non est un
droit universel et inaliénable. Prétendre que le
journal peut se permettre de déroger de ce principe sous
prétexte qu'il est communautaire et, de surcroît, publié
dans une petite municipalité, c'est porter atteinte au droit
de ses citoyens à un journal libre. C'était une
allusion directe à un argument que m'avait servi la
réceptionniste-comptable.
Ce numéro du journal, j'en
avais complété la mise en page au cours de la nuit, et
au petit matin l'ingénieur forestier s'était amené
chez moi en lire le contenu avant que j'aille faire photocopier
l'original produit sur mon imprimante. Quant il tombe sur ma mise au
point, il s'écrie, le ton irrité : « Je le
savais que t'essaierais de m'en passer une vite ! »
Me demande de faire sauter le texte,
je refuse. Insiste, sans réussir à me faire changer
d'avis. À la fin, il se fait même un peu suppliant. Lui
explique que je connais bien les méthodes de la police en
civil, qu'elle va par la suite propager la rumeur de mon refus
d'ouvrir des pages du journal à deux pauvres " citoyennes
" et que je dois m'en protéger.
Lorsque je passe prendre livraison des 600 exemplaires du journal, au
Service de la photocopie de l'Hôtel-Dieu de Roberval, après
avoir remis la version laser à la préposée
quelques heures plutôt, je remarque que celui qui s'occupait
habituellement de cette tâche a été remplacé
par un autre. Un agressif, fort probablement un civil de la Sûreté
du Québec, qui m'accuse de faire de l'argent sur le dos du
Service de la photocopie, parce que j'en ai augmenté le nombre
de pages et de pubs. Je n'y suis pour rien, l'entente a été
conclue avec l'ex-directeur, avant mon arrivée, et j'en ignore
le contenu.
News
du vendredi 18 avril 2008---------------
■ Canada : l’usage du Taser prolifère – Et nos élus, tant fédéraux que
provinciaux, se contentent de la regarder déferler. Qui ne dit
mot, consent. Devra-t-on élaborer le profil psychosocial des
candidats aux élections avant de voter pour eux ?
À Vancouver, les agents de sécurité du réseau
de transport en commun en sont déjà équipés.
Selon La Presse Canadienne, ils l’ont utilisé cinq
fois contre des passagers qui tentaient apparemment de
passer sans payer.
PS : La Gendarmerie royale du Canada sera moins
cachottière ?!
■ Gérard D. Laflaque, personnage célèbre au Québec – Un extrait de son émission qui sera diffusée
dimanche le 20 avril. Haut en couleur, ce Laflaque créé
par le caricaturiste du quotidien La Presse, Serge Chapleau. Dans la
page s’affichant CLIQUEZ
sur l’extrait vidéo, plus bas, à droite.
■ Canada : la police municipale d’Ottawa menace
un enfant de 10 ans d’utiliser le Taser – Le contexte : parents absents, enfants faisant
beaucoup de bruit, des voisins portant plainte, la police arrive…
Cliquez
ici. Dans le bas de la page s’affichant, cliquez sur
MIREILLE ALLARD, journaliste de Radio-Canada, qui relate à
l’animateur Simon Durivage ce qui s’est passé.
■ Gendarmerie royale du Canada : coupable
de discrimination raciale – Le Tribunal canadien des droits de la personne l’a
condamnée cette semaine à verser une importante
compensation financière à un musulman victime
de discrimination lors de sa formation à titre de recrue de ce
corps policier.
■ Le monde tel qu’il est – Shanghaï
– 15 photos
Les Chiites célèbrent l’Achoura
– 11
Buenos
Aires : femmes en prison avec leur enfant –
13
Le
Kenya s’enflamme – 19
Les
insolites – 20
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau
Policier – L'emprise psychologique de la Sûreté du Québec
se manifestait également au journal local D'un Lac à
l'autre. Pour le démontrer, je reviens notamment à
cette visite imprévue que les deux civils m'avaient rendue à
mon domicile, l'homme et la femme, les deux momies. Dans la cuisine,
parmi les casseroles, on n'avait pas seulement parlé de ce que
j'ai relaté.
Le journal avait publié une petite annonce invitant les
lecteurs à s'inscrire à un cours de secourisme. La
policière en civil se disait spécialiste en la matière
et souhaitait en devenir la titulaire. Je lui ai dit ne pouvoir
intervenir, ne s'agissant pas d'une initiative du journal local.
Officiellement, ils étaient venus chez moi pour cette raison.
Officieusement, ce n'était qu'une première démarche
visant à m'intimider pour éventuellement reprendre le
contrôle du journal et m'écoeurer suffisamment pour que
je n'aie plus envie d'y faire du bénévolat.
Parce qu'ensuite la conversation avait pris une tangente pour le
moins étrange. Je la relate exactement comme elle s'est
engagée. Dans un premier temps, l'homme me confie travailler
pour la Sûreté du Québec, ce que j'avais
découvert dès la première semaine de mon arrivée
au village. M'explique ensuite que, lorsque des policiers lui
demandent de les suivre, il ne peut refuser.
Me raconte avoir participé à la recherche de personnes
égarées dans la forêt, et même un jour à
la poursuite en forêt de l'auteur d'un hold-up commis à
la Caisse populaire du village. Dans un deuxième temps, il se
lève et, s'adressant à sa collègue, lui dit :
« Je peux pas le frapper, j'en ai pas le droit. »
Ensuite, il s'approche de moi et posant la main sur mon épaule :
« Toi aussi, tu pourrais pas refuser de les suivre
s'ils te le demandaient. »
Pas mal culottés, les deux civils. Ils n'ont pas le droit
d'entrer dans un espace privé, dans ce cas-ci mon domicile,
sans un mandat émis par un juge. À cette illégalité,
s'en ajoute une autre : ils y sont venus expressément
pour me menacer. Cependant, ils ne sont pas agressifs, je n'en ai pas
peur, suis tout de même étonné de leur hardiesse.
Sachant que la police ne ferait jamais appel à mes services
pour capturer un voleur, j'en avais déduit cependant qu'elle
pouvait peut-être me mettre la main sur l'épaule pour
m'amener en forêt. Pour y faire quoi, pensez-vous ?
Quelque temps après, le même civil s'amène au
journal. Au moment où il entre, suis à jaser avec le
directeur et la réceptionniste-comptable, debout, sur le seuil
de la porte du bureau de celle-ci. M’apercevant, il s'immobilise
aussitôt. Le souvenir de son passage à mon domicile me
revient à l'esprit, je souris. Nous nous dévisageons,
quelques secondes s'écoulent et il me salue d'un bref
mouvement de la tête. Je ne lui retourne pas sa salutation et
continue de sourire et le dévisager. D'autres secondes, puis,
d'un pas martial, il s'approche du bureau. Je réalise qu'il
cherche à m'impressionner. Je brûle d'envie de lui
rappeler sa menace, mais juge préférable de retourner à
mon bureau.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi
comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone
du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à
toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon
enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j’ai continué et continue toujours d’en
apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous
offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.
News
du jeudi 17 avril 2008---------------
■ La crise financière pour les nuls – Une reportage d’Art, vulgarisé pour qu’on comprenne
tous ce qui se passe. Vidéo,
durée 03:56
■ L’appât du gain de bouchers, vous
refilant de la viande avariée
accompagnée
d’un sourire sympa ! – Généralement suivi d’un « Bonne
journée, madame (ou monsieur) ! »
Bonne gastro, vous voulez dire !
Vidéo
1 – durée 14:25
Vidéo
2 – durée 14:24
■ Tout est sous surveillance, incluant l’Internet ! – En cette matière, je n'ai jamais vu un tour
d’horizon aussi complet. Cela va au-delà de la lutte contre
le crime et le terrorisme. C’est vraiment un système de
surveillance généralisée de l’ensemble des
citoyens. Pourtant, ainsi que nous le verrons, l’État n’a
pas à surveiller l’ensemble des comportements des citoyens,
sauf lors d’une enquête judiciaire.
Alex Türk, président de la Commission nationale de
l’informatique des libertés (CNIL), organisme français,
tient des propos portant à réfléchir sur notre
avenir. Isolément, dit-il, chacune de ces technologies est
probablement maîtrisable. Mais personne ne sait dans quel type
de civilisation on se retrouvera dans 10 ou 15 ans, lorsque tous ces
systèmes se seront mis en marche, se conjugueront, se
combineront.
D’autant plus, explicite-t-il, qu’il faudra ajouter à cela
toutes les législations nouvelles en matière de
sécurité, de lutte contre la criminalité, le
terrorisme. Si chacune d’elles met en place des usages nouveaux, il
faudra aussi envisager en même temps les techos de l’info
elles-mêmes. Selon lui, la difficulté est là.
Quel type de société cela donnera d’ici quelques
années ?
Ce que je retiens du documentaire confirme ce que j’ai toujours
pensé : les États sont dépassés. Ils
ne peuvent légiférer, il y a trop de nouveautés
qui arrivent de partout. Ça ressemble, sur quelques points, à
la situation qui prévalait au début de la
mondialisation des marchés. Ils avaient été
obligés d’intervenir, parce que la démocratie était
en train d’être contrôlée par l’appât du
gain des grandes corporations, toutes dépourvues de conscience
sociale. Dans le cas des nouvelles technos de l’info, la question
est de savoir si les États n’interviendront pas trop tard.
Dans le sens que les citoyens s’y seront habitués, qu’ils…
ne protesteront plus. L’implantation d’un système de
flicage, de la suspicion généralisée.
Trois vidéos bien documentées décrivant les
bienfaits et méfaits, tant de l’Internet que des nouvelles
technos de l’info.
Titre : Total Contrôle
Vidéo
1 – durée 19:16
Intervenants :
Julien
Pain, Reporters Sans Frontières
Omar Chlendi
Michel
Roux, dg d’Advestigo
Marc Daniel, dir. technique,
Kroll0mtrack
Paul Dujancourt, dg, Kroll0ntrack
Anne Dorange,
experte en sécurisation d’internet
Pascal Lointier, Club
de la sécurité de l’information
Stéphan
Roux, Sophos Antivirus
Thomas Baumgartner, Microsoft
Allemagne
Éric Freyssinet, spécialiste en
cybercriminalité
Sébastien Canevet, enseignant,
chercheur en droit
Jean-Louis Malys, secrétaire national
CFDT
Christophe Escudier, ingénieur, SurfControl
Alex
Türk, président CNIL
Vidéo
2 – durée 15:55
Intervenants :
Pierre
Gattaz, fédé industries électroniques et
numériques
Alain Didier-Weill, psychanalyste
Jean-Marc
Tourreilles, dir. adjoint, Hôpital d’Hyères
Régine
Patalano, déléguée syndicale CGT
Véronique
Gauci, déléguée syndicale FO
Jacques
Goldschneider, Services informatiques
Chaos Computer Club,
Berlin
Philippe Sitbon, préfecture de police de
Paris
Pierre Matignon, Tagsys RFID
Katherine Albrecht,
spychips.com
Dr Christian Chabanon, cancérologue
Vidéo
3 – durée 12:55
Intervenants :
Laia
Rondoni, infirmière
Carla Romina Bacchiocchin,
barmaid
Conrad Chase, Baja Beach Club
Guillaume Jan,
journaliste
Antonio Aceves, Laipac Tech Mexico
Sergio Galvan,
Solusat
Irma Islas, députée PAN-Abgeordmete
■ Les diapos du jour – Le salon mondial de la Sécurité :
Milipol
– 12 photos
Les
pires tatouages – 13
Les cyclonudistes – 10
Spencer Tunick met tout
le monde à nu – 10
Corée
du Nord, autre galaxie – 16
Persepolis
– 8
Fin
de la prise d’otages du Ponant – 10
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier – Les pauvres de Lac Bouchette sont-ils tous responsables de
leur pauvreté ? Examinons ça en quelques paragraphes.
En janvier 2001, Henri Massé, président de la
Fédération des travailleurs du Québec (FTQ),
notait que dans les régions productrices de matières
premières les taux de chômage sont « énormes ». (Marie Tison, Presse canadienne -
La Presse du 6 janvier 2001) Il citait la Côte Nord et le
Saguenay-Lac-Saint-Jean où il y a peu d'activités de
deuxième et de troisième transformation des ressources.
« Si nous ne sommes pas capables de développer
quelque chose de plus important autour du fer sur la Côte Nord
ou de l'aluminerie au Saguenay-Lac-Saint-Jean, ces régions
seront vouées à des taux de chômage de 15, 16 ou
17%, déclarait-il ».
En outre, selon le sociologue Charles Côté, les régions
sont en baisse démographique absolue. (Stéphane Paquet,
Le Soleil - La Presse du 15 août
2002) Il préconise une plus grande présence de
l'État pour y uniformiser le taux d'emploi sur l'ensemble du
Québec.
Le recensement fédéral de 2001 confirmait le déclin.
(Alexandre Gauthier - l'Étoile du
Lac du 16 mars 2002) Entre 1996 et 2002, toutes les municipalités
de la MRC du Domaine-du-Roy en avaient été touchées,
sauf St-Prime. Après Roberval, suivaient St-François-de-Salle
(-5,4%) et Lac Bouchette (-5,2%).
S'agit
seulement d'une petite érosion annuelle mais qui, étalée
sur quelques décennies, finit par prendre une certaine
consistance. Qu'une grande Cité d'1 million d'habitants perde
une centaine de ses citoyens, ne fera paniquer personne, mais un
petit village… À cette décroissance s'ajoute le
vieillissement de la population.
Sous-développement et pénurie d'emplois des régions
rurales s'expliquent aussi, il faut bien le dire, par le fait que les
citoyens les plus créatifs n'aiment pas vivre dans des
municipalités où il ne se passe à peu près
jamais rien. Alors, ils les quittent pour d'autres où ça
bouge un peu plus.
Les activités clandestines illégales des civils et de
leurs collabos sont pour partie responsables de cette situation. Il y
a un prix à payer pour l'hygiènisation outrancière
de l'espace public. Les agglomérations mornes et dépourvues
d'animation contiennent les germes de leur propre destruction et pas
grand-chose d'autre. (Jane Jacobs - Déclin
et survie des grandes villes américaines - Éditions Mardaga) Alors que celles qui sont vivantes,
diversifiées, actives, contiennent les germes de leur
régénération et peuvent faire profiter leur
environnement de leur vitalité.
Suffit d'avoir fouillé un peu ce dossier pour mieux comprendre
la véritable origine des mises à pied et du taux élevé
de chômeurs et de bs. Quand vous entendez dire que « des
gars (...) veulent pas travailler » et avez lu
sur un tee-shirt « Tasses-toé de là ! Moi, je
paye des impôts ! », allez donc, après avoir
été marqués ainsi au fer rouge, protester sur la
place publique contre l'absence de jobs dans cette région, et
chercher un appui quelconque auprès de concitoyens.
De toute façon, la population en a déjà
suffisamment plein les bras à lutter contre… la criminalité.
Tactiques souterraines visant notamment à détourner
leur attention des ratées de l'État ? Il n'est pas
interdit de le penser.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi
comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone
du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à
toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon
enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j’ai continué et continue toujours d’en
apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous
offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.
News du mercredi 16
avril 2008---------------
■ Qui doit contrôler la vidéosurveillance policière
et autres ? – En terme plus claire : y’a-t-il un pilote dans
l’avion ? L’affaire est trop laissée à l’abandon
par nos élus, ceux-là mêmes dont la première
mission est de protéger nos droits, qu’il y a lieu, en plus
de s’en inquiéter, d’agir ! S’ils ne veulent pas faire
le job, faisons le à leur place. Et aux prochaines élections,
remplaçons les par d’autres qui s’occuperont vraiment de
nos préoccupations.
Gérard Haas, avocat, nous
démêle le méli-mélo prévalant en France.
■ Yeux
vs dangereux rayons ultraviolets – Faites le test, allez faire un tour dans la clinique d’un
ophtalmologiste. Vous allez y voir une salle d’attente remplie à
craquer de gens qui risquent de devenir aveugles, ou presque. Est-ce
que le trou dans la couche d’ozone y est pour quelque chose, et
qu’on évite d’en parler afin de ne pas effrayer la
population ? Y a-t-il d’autres raisons que celles énoncées
? Je n’en sais rien, je m’interroge.
Que font aussi les ministères de la Santé de ce monde
et les associations d'ophtalmologistes pour alerter la population à
ce sujet ? Selon ce que j'en sais : RIEN !
Lisez sans faute ce petit article, il y va de votre
vision !
■ 76 photos - 10 technologies qui continuent d'effrayer. Ils
ont fui l’Irak – 14
Visages
changeants de la Russie – 17
Pendant
ce temps, dans la cité… – 12
Le paradoxe
indien – 18
Dans les rues de Tombouctou – 15
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau
Policier – L'un des trois bars que compte la municipalité avait
fermé ses portes parce que, suivant une rumeur, il y avait
trop de batailles, et, suivant une autre, pas assez de clients
potentiels pour le rentabiliser. Il était situé sur la
route régionale 155, porte d'entrée donnant accès
au Lac St-Jean et de sortie conduisant à Montréal via
La Tuque, où des routiers circulent.
Plus tard, un collabo me confiera qu'il était une tentation
pour ceux-ci et qu'on ne pouvait le garder ouvert à cause des
risques d'accidents de la route. Suivant cette logique, devrait-on
fermer tous les bars du Québec parce que alcool et volant ne
font pas bon ménage ? La prévention, que ne fait-on pas
en son nom. Quand aux deux autres, des motels-bars, ils sont situés
dans la partie urbanisée de la municipalité, sur la rue
Principale peu f?équentée,
l'un invisible de la 155, l'autre à peine visible.
En octobre 2000, ce dernier fermera ses portes et, près de
deux ans plus tard, sera transformé en deux chambres. D'après
une rumeur, le locataire de l'établissement serait parti à
l'extérieur parce qu'il ne supportait plus de faire l'objet de
suspicion de la part de certains clients. Bien que je ne puisse la
confirmer, j'ai tout de même constaté, les rares fois où
j'y suis allé, l'omniprésence de civils de la Sûreté
du Québec, qui a du reste fait ce qu'il fallait pour que je
n'y mette plus les pieds. D'après une autre rumeur, il y
aurait une histoire de cannabis là-dessous. Je n'ai rien lu ni
entendu quoi que ce soit dans les médias régionaux à
ce sujet. La présomption d'innocence ne valant plus rien de
nos jours, est-ce bien nécessaires une preuve solide et un
procès se clôturant par une condamnation ?
Au fait, cela existe-t-il encore, dans ce Québec policé
mur à mur, de ces endroits où s'envoyer en l'air ? Oui,
dans les grands centres urbains et leur périphérie,
mais moins que dans les années 1960-1970. Et puis quand vous
savez qu'ils sont un peu l'équivalent de mini postes de
police, vous n'avez guère envie d'aller vous y extérioriser.
Au Lac St-Jean, on en dénombre seulement quatre, dont deux à
Alma.
Les bars, lieux grandement propices au péché, abîmes
de dépravation. Bref, les civils pour vous garder pur, sobre,
à l'abri du danger et dans l'impossibilité de nuire à
quiconque. Autrefois, curés, Chevaliers de colomb et filles
d'Isabelle, entre autres, s'occupaient de cette tâche,
aujourd'hui, ce sont les civils. Et les propriétaires de bars
n'ont pas le choix, doivent se soumettre aux diktats policiers,
autrement ils s'exposent à un tas d'ennuis.
Faisons état d'une autre rumeur, celle-là dénigrant
des travailleurs bénéficiant de prestations de la
Commission de la santé et de la sécurité du
travail ( CSST ). Le propriétaire de la petite scierie du
village, Louisiana Pacific, a fermé ses portes au début
de l'automne 2000, provisoirement, disait-on. Un civil, qui ignorait
encore que je l'avais repéré, en a mis la faute sur « des gars qui se disent blessés, qui veulent pas travailler
».
Il m'expliquait, en m'exhibant l'intérieur de ses mains et
massant de son pouce la paume de l'autre, l'air désabusé,
que ces six ou sept employés prétendaient se les être
blessées en manipulant des billes de bois. J'ai compris que
cette rumeur, que j'avais entendue à deux reprises dans le
village, si elle n'avait peut-être pas été lancée
par la Sûreté du Québec, celle-ci contribuait à
tout le moins à la propager.
La vérité arrive souvent trop tard, car elle marche
moins vite que le mensonge, de là le devoir de rétablir
rapidement les faits. Alors, je lui ai cloué le bec,
soulignant que la CSST disposait de moyens pour dépister les
fraudeurs. On ne peut pas, lui ai-je dit, en stigmatiser ainsi ces
travailleurs tant que la preuve de leur culpabilité n'est pas
clairement établie.
La présomption d'innocence existe de moins en moins dans ce
pays de la pseudo police communautaire. Celle-ci peut lyncher
n'importe qui sur la place publique sans passer par un juge. Elle
utilise cette tactique pour ameuter ses collabos et la
population. Cela porte un nom : diffamation. Ça s'appelle
aussi : commérage. Il n'y a pas pires bavards que des
civils, hommes et femmes.
Ce n'est pas tout. Un après-midi de juillet 2000, j'ai vu,
sortant d'une station d'essence de la route 155, située sur le
territoire du village, une civile arborant un tee-shirt où on
pouvait lire « Tasses-toé de là ! Moi, je
paye des impôts ! » On verra dans ce récit
que la Sûreté du Québec utilise à
l'occasion le tee-shirt et des plaques d'immatriculation pour passer
des mots d'ordre à la population. Le message, on ne peut plus
direct, dénonçait ceux qui n'en paient pas,
c'est-à-dire chômeurs et bénéficiaires de
l'aide sociale.
Personnellement, on m'a demandé à quelques reprises si
je travaillais, avec la mine et le sourcil suspicieux de ceux qui
sont convaincus que vous ne foutez rien de bon. Un autre est allé
plus loin, me traitant de « maudit décroché
(de la société) qui travaille pas ».
Suis certain de travailler pas mal plus d'heures qu'eux. Et même
si je ne foutais rien, n'en aurais-je pas le droit à mon âge
?
Il est clair qu'ici, on tentait de soulever une désapprobation...
communautaire à l'encontre des mis à pied et des autres
chômeurs, des bs aussi. Une opération à double
détente. La première consistant à les
culpabiliser en les désignant sournoisement comme des citoyens
responsables de leur pauvreté : « des gars (...) qui veulent pas travailler ». La deuxième
visant à inciter des citoyens, gagnant décemment leur
vie, à se chuchoter entre eux que ce sont des tout nus qui
vivent de nos impôts : « moi, je paie des impôts
», pas vous autres. En somme, des gens à éviter,
et quand le hasard fait qu'on doive leur adresser la parole, à
toiser d'un peu de haut.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi
comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone
du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à
toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon
enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j’ai continué et continue toujours d’en
apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous
offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.
News
du mardi 15 avril 2008---------------
■ Nombreuses manifs contre la faim en Afrique ! – Je trouve ça tragique que des Africains, dont des
enfants, ne mangent pas à leur faim. Les prix de plusieurs
denrées ont grimpé à la verticale en l’espace
de quelques semaines, d’autres en quelques mois. Plusieurs facteurs
sont à l’origine de la situation. On constate que des pays
du continent ne produisent pas suffisamment de céréales,
notamment, pour répondre aux besoins de leur population.
Mais il y a pire. Le Suisse Jean
Ziegler, rapporteur spécial pour le droit à
l’alimentation du Conseil des droits de l’homme, aux Nations
Unies, s’en prend aux spéculateurs et aux biocarburants qui,
selon lui, sont « un crime contre l'humanité ».
■ Un Organisme Génétiquement Modifié a… modifié les organes de souris – Dimanche 13 avril, 13H17 (voir plus bas), je diffusais sur
cette page une vidéo intitulée Clonage
thérapeutique et organisme
génétiquement modifié (OGM).
La remarque de l’un des intervenants m’avait un peu refroidi.
Selon lui, on n’avait rien à reprocher aux OGM, le débat
étant seulement une question d’habitude : des gens
mangent des plantes naturelles depuis toujours et ne veulent rien
savoir des OGM. Bref, un simplement refus au changement, sans plus.
Sur le web, j’ai
finalement trouvé 2 vidéos qui nous montrent l’autre
côté de la médaille. Elle
implique le géant américain des OGM, la multinationale
Monsanto, Chesterfield Village. Vous découvrirez que le secret
industriel à préséance sur la santé des
citoyens.
Vidéo
1, Émission 90minutes, Canal+
Intervenants :
Ted Kozinsky, relations
publiques, Monsanto
Manuela Malatesta, biologiste, Université
d’Urbino, Italie
Marc Fellous, président Commission du
génie biomoléculaire
Corinne Lepage, ex-ministre
française de l’agriculture
et présidente du Comité
de recherche et d’info indépendantes
sur le génie
génétique
La suite de l’Émission
90minutes, Canal+ est sous la vidéo 1
Intervenants :
Éric
Giry, chef du bureau réglementation
alimentation
ministère français de
l’Agriculture
Arpad Pusztai, biologiste
Gilles-Éric
Seralini, biologiste, Commission du génie moléculaire
Eric
Gall, Greenpeace
Lucien Lux, ministre de l’environnement du
Luxembourg
Marc Fellous, président Commission du génie
biomoléculaire
■ La Gendarmerie royale du Canada (GRC) continue
de cacher les blessures causées par le Taser – Dans les 4000 rapports qu’elle a rendus public, aucune
info à ce sujet. Jusqu’à ce jour, vingt personnes
sont décédées au Canada après avoir reçu
des décharges électriques du Taser, chiffres impliquant
aussi d’autres corps policiers du pays.
Lisez
l’article de Sue Bailey et Jim Bronskill de La
Presse Canadienne sur le site de Cyberpresse.
■ 117 photos - Les plus grandes marées
noires – 13 photos
Découvrez Pékin – 13
Au rythme d’Ispahan,
Iran - 29
Le Vieux-Québec
(400ième aniversaire, cette année) – 20
Gaza
au quotidien – 18
Une semaine au
bout de l’Amérique – 24
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau
Policier – Un soir de l'automne 1999, alors que nous sommes chez moi,
assis autour de la table de la cuisine, cette même pièce
où je range justement mes casseroles, je m'étonne
auprès de deux civils, un homme et une femme, du calme plat
régnant dans le village, souligne la nécessité
d'y animer les lieux en créant des événements,
de... l'osmose. Ma suggestion est accueillie par un silence…
assourdissant. J'ai beau répéter mon propos, les
interroger du regard, ils ne disent mot. Deux momies.
Finalement, voyant que j'insiste, la femme rompt le silence, si l'on
peut dire, mimant à deux reprises le geste de celui portant un
verre ou une bouteille de bière à ses lèvres,
m'indiquant ainsi que des événements du genre sont des
occasions de boire. « Mais les gens n'ont pas le droit de
boire dans l'espace public ! » que je lui précise.
Même silence, même interrogation du regard, puis enfin un
bref commentaire de celle-ci : ils prennent un coup quand même,
il y en a qui peuvent devenir violents et vouloir se bagarrer avec
d'autres.
J'aurais pu signaler à mes
deux interlocuteurs, qui s'étaient présentés à
mon domicile… sans invitation, qu'il appartenait à la police
de les ramener à l'ordre, au besoin de les accuser de désordre
public, mais je lisais en eux comme dans un grand livre ouvert. Le
non dit est souvent plus éloquent que bien des paroles.
Suffisait de les regarder pour comprendre les personnages : ces
deux civils n'étaient pas intéressés d'agir en
aval, misaient sur la prévention, le maître mot panzer,
préféraient l'intervention en amont. Là où
il y a risque qu'une fenêtre ouverte donne le " rhube "
à des citoyens et les fasse éternuer. Pour tout dire,
la peur de la contagion.
De là la nécessité
de les confiner le plus possible dans leur résidence
respective, afin de garder les rues désertes. En effet,
pourquoi tenir des événements dans l'espace public ?
Alors qu'il y a d'autres endroits s'y prêtant beaucoup mieux,
dira-t-on : aréna, gymnase de l'école primaire, salle
des Chevaliers de Colomb, Centre Vacances Nature, local des personnes
du troisième âge, etc. À la limite, on pourrait
toujours accepter qu'ils s'en déroulent dans la rue, mais pas
n'importe quels. Surtout pas ceux incitant les citoyens à
extérioriser leur joie de vivre, les poussant un peu à
l'exubérance. Mieux vaudrait qu'ils soient épurés
de tout ce qui pourraient leur donner envie de sortir du moule
conformiste, où chacun restera sur son quant à soi, pas
au garde-à-vous ni les fesses serrées, mais presque.
Remarquez que absolument rien n'empêche les citoyens, sous
l'oeil inquisiteur des civils et des collabos, de vaquer à
leur train-train quotidien : aller et revenir de travailler, acheter
des biens de consommation, oeuvrer au sein d'organismes, visiter amis
et parenté, fréquenter le local du troisième
âge, la salle des Chevaliers de Colomb ou l'aréna, etc.
Aller d'un point à un autre, oui, en autant que le déplacement
soit justifié. Prendre une marche ou se balader en véhicule,
oui, si ça ne dure pas trop longtemps et ne devient pas une
habitude quotidienne. Ce serait aussi en inciter d'autres à
faire de même. Dans certaines rues s'installerait un
va-et-vient.
Qui dit que l'été venu des piétons ne
s'installeraient pas dans l'herbe, quelque part, pour jaser, peut
être même ouvrir quelques bières, fumer de la
marijuana, faire du grabuge ou tramer des coups pendables ?
Potentiellement dangereux pour la société aseptisée.
De nos jours, on n'inculpe plus pour flânage, on déjudiciarise
en rééduquant clandestinement sur le terrain, ce qui
évite d'en faire la preuve devant un juge. Encombrantes, les
preuves, quand on n'en a pas. Du pas-vu-pas-pris non plus, la police
étant en civil et appuyée par des collabos dont les
concitoyens ignorent tout de leurs activités souterraines
illégales.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi
comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone
du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à
toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon
enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j’ai continué et continue toujours d’en
apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous
offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.
News
du lundi 14 avril 2008--------------
■ Pourquoi le Canada est-il
toujours en Afghanistan ? – Écoutons un contre
discours à celui du gouvernement conservateur
de Stephen Harper.
■ Le gouvernement de Stephen
Harper ne veut pas que les horreurs de la
guerre en Afghanistan soient connues du
public – Radio-Canada
rapporte qu’il veut museler une enquête de la Commission
d'examen des plaintes de la police militaire (CPPM) en tentant de
faire valoir que l'organisme de surveillance indépendant n'a
pas la juridiction nécessaire pour enquêter sur des
« opérations militaires ».
La CPPM tente de faire la lumière sur les raisons qui ont
conduit la police militaire canadienne à transférer aux
autorités afghanes, à au moins 18 reprises, des
prisonniers capturés par l'armée canadienne. Ces
transferts sont survenus même s'il avait été
prouvé que la torture se pratiquait de façon
systématique dans les prisons afghanes.
La plainte a été portée par Amnistie
internationale et l’Association des droits civils de la
Colombie-Britannique, une province du Canada. Les avocats des deux
organisme estiment que si ce n'est qu'aujourd'hui qu’Ottawa (le
gouvernement Harper) dépose une telle requête, alors que
l'enquête est en cours depuis un an, c'est qu'il veut à
tout prix empêcher la tenue d'une enquête publique sur la
question.
PS : En utilisant des moyens détournés, le
gouvernement conservateur de Stephen Harper cherche à cacher
les horreurs de la guerre aux citoyens canadiens. Alors qu’on sait
très bien qu’une guerre propre, ça n’existe pas.
■ Iran : séparation des sexes – Un court métrage militant de Sadaf Foroughi (Windows
Media Player, durée 08:44). L’action se déroule dans
un bus conduit par... une femme, à Téhéran.
Dans le bas de la page s’affichant, cliquez sur FÉMININE –
MASCULINE. Ensuite, double-cliquez sur l’écran. Les
sous-titres sont en anglais. Contenu et contenant super !
■ Les films militants jouent un
rôle essentiel au sein d’une démocratie – Ils développent la conscience politique du citoyen.
Cependant, ils ne sont pas diffusés dans les cinémas
commerciaux et rarissimement à la télé…
également commerciale. Leur audience est donc limitée.
Par contre, on en trouve partout sur le web, souvent en format DV
qu’on doit acheter. Alors que, selon moi, il serait à la
fois plus simple et payant pour tous ces auteurs de les grouper sur
des sites où les visiteurs les visionneraient pour une somme
modique, par exemple 1euro ou 1dollar. Remarquez, possible que cela
existe déjà et que je ne le sache pas.
La vidéo que vous allez voir était la bande-annonce de
la tenue du Festival du film militant d’Aubagne, en France, édition
de 2006. Elle a été tournée en l’espace d’une
demie journée. Malgré tout, le message passe comme une
tonne de brique. On fait rapidement la distinction entre le troupeau
et le mutant, le ou la rebelle refusant d’être dressé comme un animal domestique.
■ Notre petite toupie poursuit
sa course autour du soleil – Regardez
la aller (plus bas, dans la page s’affichant), à
30kilomètres/seconde : contrairement à ce que
laisse croire l’animation, elle met une année à faire
le tour complet de la grosse boule de feu… Nous sommes plus de 6
milliards à voyager à bord de ce navire spatial. De
là-haut, on ne voit et n’entend rien. Pourtant…
Les Palestiniens fuient en Égypte – 12 photos
On y expose des corps
humains – 12
Le Gabon
se développe – 21
Il y a des catastrophes
– 19
On célèbre l’Halloween à Kawasaki – 6
Système
solaire : dans la page s’affichant, plus
bas,
cliquez sur VOIR L’ANIMATION DU SYSTÈME
SOLAIRE EN ROTATION
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau
Policier – Pour la compréhension de la suite, il faut savoir
que la gestion du journal communautaire D'un lac à l'autre
relève d'un conseil d'administration (ca) élargi
groupant trois ca, chacun représentant un organisme sans but
lucratif (OSBL) distinct, et où siège notamment le
maire de la municipalité, Marcellin Dumais, et, à ma
connaissance, un civil de la Sûreté du Québec et
des collabos de celle-ci. Outre les membres du ca du journal, ceux de
la télévision communautaire et de la Corporation de
développement de Lac Bouchette. Le ca élargi a embauché
un directeur et une réceptioniste-comptable qui occupent un
local situé au premier étage de la Caisse populaire,
rue Principale.
Quand vous vous installez dans le village, vous percevez rapidement
l'emprise psychologique de la Sûreté du Québec,
identique à celle sévissant notamment dans le quartier
montréalais Hochelaga-Maisonneuve. Je m'en étais ouvert
d'ailleurs, à mots couverts, dans le premier numéro du
journal local que j'avais produit, celui de septembre 1999. J'y
faisais le constat que les rues du village étaient désertes,
inanimées. Piéton moi-même, je parlais en
connaissance de cause. J'ajoutais qu'il était même un
peu suspect de s'y déplacer à pied, précisais
néanmoins que, au Québec, le village n'était pas
le seul à vivre cette situation. J'insistais sur la nécessité
d'y insuffler de la vie, de... l'osmose, en créant différentes
activités dans le centre du village.
On ne peut pas demeurer continuellement dans son espace privé,
que j'écrivais, ajoutant que l'espace public appartient aux
citoyens et qu'il leur revient de s'y faire une place. Dans le numéro
suivant, celui d'octobre, répondant à la lettre d'une
lectrice, j'ajoutais qu'un... mur de Berlin séparait l'espace
public de l'espace privé. Ignorant comme bien d'autres
Québécois l'existence et le rôle de l'underground
policier, ces citoyens n'ont sans doute pas saisi l'allusion aux
civils de la Sûreté du Québec, et à ses
réseaux d'espionnage composés de citoyens et citoyennes
collabos. Cependant, la Sûreté du Québec, elle, a
bien dû capter cinq sur cinq mon message écrit noir sur
blanc dans le journal local.
Ma situation s'est aggravée quand, à quelques
occasions, j'ai confié par la suite à des citoyens du
village des infos sur la présence de civils et de quelques
unes de leurs activités. Aux yeux de ce corps policier, j'ai
donc dû passer pour un dangereux hérétique. À
ceux aussi des membres de son comité consultatif, composé
d'une poignée de " sages " du village, dont on
ignore nom et visage. Car, à l'instar de la police de l'île
de Montréal et des autres corps policiers municipaux du
Québec, la Sûreté du Québec s'est aussi
mise à l'heure de la pseudo police communautaire, vaste écran
de fumée, on le verra, lui permettant de s'infiltrer partout
dans le quotidien des citoyens, incluant leur propre espace privé.
Ceux-ci accueillent à leur domicile des gens, ou les y
invitent, sans se douter que certains sont des civils, ou des
collabos cherchant à savoir ce qu'ils mijotent dans leurs
chaudrons pour ensuite le rapporter à la police. Oui, dans les
cuisines parmi les casseroles.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi
comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone
du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à
toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon
enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j’ai continué et continue toujours d’en
apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous
offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.
News
du dimanche 13 avril 2008---------------
■ Des vidéos nous réservent de belles
surprises – Suis tombé par hasard sur le demo de Philippe
Raynal, un illustrateur, que je ne connais pas. En la visionnant, me
suis dit : sapristi que c’est bon !
■ Trahison des entreprises ? – Au cour de mon enquête de plus de six ans dans
l’underground policier, j’ai souvent constaté la
collaboration aveugle d’entreprises à des activités
clandestines illégales des civils. Je me suis souvent demandé
comment des marchands et de leurs employés pouvaient-ils
participer à des déstabilisations psychologiques à
l’encontre de leurs clients, s’attaquer à la source même
de leur enrichissement. Avec le temps, j’ai compris qu’ils
n’avaient pas le choix. Il faut du coffre pour dire non à la
police. La loi les protège-t-elle des tordages de bras des
flics ?
J’utilise ce petit intro pour illustrer un
cas survenu en Allemagne.
■ Clonage thérapeutique organisme
génétiquement modifié (OGM) – La grande question est de savoir si l’homme fera un usage
raisonnable du clonage. Car il y a eu des précédents où
la science a été détournée à des
fins idéologiques. L’eugénisme est l’un des cas.
Cette doctrine prétendait pouvoir améliorer l’espèce
humaine. Elle était basée sur le fait que l’état
de prolétaire, la pauvreté, l’absence de qualités
morales, la déficience mentale étaient héréditaires.
Et que ceux possédant ces tares devaient être
stérilisés. Dans les années 1910, des lois
étaient adoptées à cet effet, notamment aux
États-Unis et dans certaines provinces du Canada.
Même le président Theodore Roosevelt était
favorable à cette approche. L’idée était
d’empêcher les faibles d’esprit et les criminels de laisser
derrière eux une descendance. Des centaines de milliers ont
été stérilisés en Occident. Hitler, lui,
décida de les éliminer. Le rêve d’une race
humaine supérieure se transforma en cauchemar.
L’autre grand débat de la vidéo que je vous propose
porte sur les plantes transgéniques, dont le but est d’obtenir
de nouvelles variétés végétales. Gros os
il y a du fait que les entreprises cherchent à s’approprier
toutes les modifications génétiques de la planète,
chacune étant protégée d'un brevet. Or il arrive
que du pollen de ces OGM s’envole dans l’atmosphère et
s’étende sur plusieurs kilomètres. Il suffit qu’il
entre en contact avec des plantes naturelles pour que celles-ci
deviennent OGM. Ce qui expose son proprio à des poursuites de
la part du détenteur du brevet. Les agriculteurs de plantes
naturelles ne veulent pas non plus que celles-ci soient contaminées
par des OGM.
Intervenants :
Henri Atlan, biologiste et philosophe
Paul
Berg, généticien – Prix Nobel, Université
Stanford, Californie
Hervé Le Guyader, prof de biologie
évolutive, Université Paris V1
Albert Jacquard,
généticien
Svante Pääbo, dir. Dép.
génétique, Institut Max Planck, Leipsig
P-H Gouyon,
généticien, Muséum national d’histoire
naturelle, Paris
Axel Kahn, dir. Institut Cochin de génétique
moléculaire, Paris
Hank Greely, juriste et éthicien,
Université de Stanford, Californie
David Magnus, dir.
Centre de bioéthique de Stanford, Californie
Paul Rabinow,
anthropologue, Université de Berkeley, Californie
Jacques
Arnould, éthicien et théologien, Centre d’études
spatiales, Paris
Jean-Paul Renard, dir. biologie du développement
et reproduction
Jean Weissenbach, dg du Génoscope, Centre
national de séquençage
Eddy Rubin, dir. du Joint
genome institut, Californie
Le documentaire
(La Grande Histoire des Gènes – 50:43) fait le point sur ces
deux problématiques. Tout est expliqué clairement.
■ Aujourd’hui
dimanche, 70 photos – Cinq diapos, cliquez aux endroits indiqués :
Les Palestiniens
fuient en Égypte – 12 photos
Expositions de corps
humains – 12
Le petit Chine du Gabon
– 21
L’année de toutes les catastrophes – 19
L’Halloween de
Kawasaki – 6
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau
Policier – Fin juin 1999, je quitte la Cité policière
pour m'installer définitivement à Lac Bouchette, au
Saguenay-Lac-Saint-Jean. Deux ans et demi déjà que j'ai
ouvert ce chantier. Je sens en moi l'urgence de le terminer au plus
vite. À Montréal, la tâche serait insurmontable.
L'air y est devenu irrespirable, peur aussi de dérapages,
crainte de plus en plus présente.
Dès mon arrivée, plein d'indices m'indiquent que la
matière journalistique n'y manque pas : petit village
tricoté serré, comportements stéréotypés,
climat de gravité, rues désertes. Le Québec
uniculturel et unidimensionnel, et catho aussi. Je jubile.
L'occasion, tout à fait inattendue, d'enquêter dans un
autre milieu. J'ignore que j'en aurais encore pour… quatre autres
années. La moisson sera riche, considérablement plus
qu'à Montréal.
Dans une petite municipalité rurale, ai-je constaté sur
le terrain, l'effet sociétal de la pseudo police communautaire
est encore plus palpable que dans une grande Cité. Plus
visible aussi, la présence de la police en civil et, il faut
bien le dire, de certains élus municipaux, d'employés
et de pompiers volontaires jouant à la police en civil, sans
omettre les collabos.
À cette échelle réduite de 1 370 habitants, on
en vient assez rapidement à se connaître les uns les
autres, sinon personnellement à tout le moins de visu, avec
nom, occupation, adresse, numéros de téléphone
et de la plaque minéralogique... Ici, je le découvrirai
au cours des années qui suivront, c'est la police
communautaire dans sa forme probablement la plus achevée. Le
village ne disposant pas de son propre corps policier, nous
traiterons donc de la police en civil de la Sûreté du
Québec.
Se pose la question : par où commencer ? Ce n'est pas en
demeurant claquemuré chez moi que je découvrirai le
milieu. Au contraire, je dois me mêler à la population.
Deux mois après mon arrivée, à la suggestion
d'un citoyen auquel j'avais part de mon expérience en
journalisme, infographisme et éditique, j'offre bénévolement
mes services au responsable du journal communautaire local D'un lac à
l'autre, un mensuel publié dix fois l'an et distribué
gratuitement à 600 exemplaires. J'en deviens à la fois
l'éditeur délégué et le journaliste
attitré. J'en éditerai quatre numéros :
septembre, octobre, novembre et décembre 1999.
Ce
job de bénévole m'ouvre aussi toutes les portes, et
d'un seul coup. Difficile de trouver meilleur poste d'observation. Je
veux faire la comparaison entre un village rural et la Cité
policière, entre une police provinciale (Sûreté
du Québec) et une police intermunicipale (police de l'île
de Montréal). Cela vaut le coup puisque les deux entités
sont aux antipodes l'une de l'autre : 1 370 citoyens versus un
million (c'était Montréal d'avant la fusion municipale
de janvier 2002), le grand calme rural versus l'intensité
d'une grande Cité, la criminalité rurale versus la
criminalité urbaine, etc. En milieu rural, toutes proportions
gardées, la police en civil est-elle aussi omniprésente
qu'à Montréal ? Ses activités de filature,
d'infiltration et de déstabilisation sont-elles les mêmes
? Plein de points d'interrogation se bousculent dans ma tête.
Au sujet de la criminalité rurale, je le sais déjà,
et les mois et années qui suivront me le confirmeront : il ne
s'y passe à peu près jamais rien. Ainsi qu'en témoigne
d'ailleurs la chronique policière de l'Étoile du Lac,
un hebdo desservant les neuf municipalités de la MRC du
Domaine-du-Roy. Un bassin de 32 135 citoyens où, quand il se
passe de quoi, plus souvent qu'autrement il s'agit d'un petit vol,
parfois un tout petit peu de drogue, la très grande majorité
du temps de la marijuana ; du vandalisme - occasionnellement -, du
grabuge - rarement -, quelques accidents de la circulation, etc. À
ma connaissance, aucun meurtre ni agression physique grave entre
juillet 1999 et juillet 2002, en trois ans : mi-juillet 2002,
une femme sera violée et, fin de septembre, une autre
assassinée par son ex-amant, les deux agressions survenues à
Roberval.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi
comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone
du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à
toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon
enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j’ai continué et continue toujours d’en
apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous
offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.
News
du samedi 12 avril 2008---------------
■ Une vidéo décontractée…– …sans prétention, jeune et plein de vie.
L’approche idéale en communication. Contrairement au studio
télé, y’a pas d’homme tronc assis derrière
un bureau, visage maquillé, cheveux bien lisses, chemise
blanche, cravate rouge parsemée de petits pois mauves numéro
1, boutons de manchettes, etc.
Cela dit, téléSorbonne nous présente le Big
Purple Van Club, un groupe musical.
■ Bonnes
vidéos…- … que je dédie au gouvernement de Stephen Harper. Le
dernier clip de Madonna : Hard
Candy, qui sort le 28 avril. Elle est vraiment en…
forme ! Vive les belles femmes qui se trémoussent, se
tortillent, sans…complexe!
Madonna, la combattante : Die
Another Day
Surtout dans American
Life, l’une de ses meilleures vidéos
■ Canada : le gouvernement conservateur de Stephen
Harper
a des problèmes avec le
sexe ! – Josée Verner, la ministre conservatrice du
Patrimoine canadien, l’a dit : je ne pense pas que les
contribuables canadiens seront d’accord pour qu’on subventionne
des films pornographiques. Au fait, c’est quoi la porno ?
Consultons le Petit Robert : Représentation (par écrits,
dessins, peintures, photos) de choses obscènes destinées
à être communiquées au public. Érotisme
et pornographie. Par ext. Obscénité en
littérature, dans les spectacles.
Obscène, le sexe ? Freud disait qu’il est le plaisir le plus
intense. L’orgasme partagé permet de vivre une relation de
couple durable, d’avoir des enfants, d’essayer de leur donner le
meilleur de nous-même. Y’a-t-il activité plus noble et
humaine que de faire l’amour et d’avoir une famille ? Et plus
ignoble et inhumaine que faire la guerre ? Deux antipodes.
La guerre, on peut obtenir des subventions gouvernementales pour la
filmer, la diffuser : davantage le cas lorsqu’il s’agit de
celle du premier ministre conservateur Stephen Harper, en
Afghanistan. On la montre en long et en large quotidiennement,
notamment à Radio-Canada, chaîne télé de
l’État canadien. M?is
la ministre conservatrice Verner ne veut pas subventionner le sexe.
Gouvernement puritain, trop coincé dans ses émotions
pour composer intelligemment avec cette source de bonheur, plutôt
que d'horreurs.
Dans un autre contexte, Vincent Leduc, président du conseil
d'administration de l'Association des producteurs de films et de
télévision du Québec (APFTQ), soulignait
vendredi l’importance de l’aide gouvernementale. «
L'étroitesse du marché québécois avec
six millions de francophones ainsi que la proximité
géographique des États-Unis font en sorte que notre
production nationale ne serait pas viable sans financement public. » Il précisait qu’une grande part du financement
public n'est pas un don mais un investissement remboursable sur les
revenus générés.
Pour en savoir plus sur le projet de loi censurant les films, lisez
l’article de Patrice Roy, journaliste de Radio-Canada. Visionnez
également son reportage.
■ Aujourd’hui
samedi, 67 photos – Ingrid
Betancourt – 17 photos
Mardi-Gras
à Sydney – 6 photos
Bush
en Afrique – 14 photos
Les années Fidel
Castro – 15 photos
Les carnavals de l’angoisse – 15 photos
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau
Policier – Le regard de l'autre peut aider à repérer le
citoyen conscient d'avoir été déstabilisé
par des civils. La perception n'est visible que lorsque la victime
rencontre inopinément, en votre présence, l'un de ses
tortionnaires ou de ses collègues, car elle ressent alors de
nouveau sa souffrance. Comme la femme violée du reste, dont la
blessure psychique s'avive, par exemple dans une cour de justice,
quand elle est confrontée à son agresseur.
Par contre, seuls ceux en ayant vécus, eux aussi, arrivent à
l'y lire. Des déstabilisations à répétition,
c'est comme avoir déjà été marqué
au fer rouge : on se souvient longtemps de la brûlure du fer
chauffé à blanc. À trois occasions, j'ai été
témoins de rencontres semblables. J'ai alors croisé des
regards émouvants. J'y ai vu souffrance, tristesse, lassitude,
soumission. .
La première fois, c'était à l'Accueil Bonneau,
quelque part en avril 1998. Comme dans un stalag, les pauvres
occupaient les longues tables et mangeaient, silencieux, soumis.
Climat de gravité ambiante très palpable, ai-je
remarqué certains jours. Dans les soupes populaires, j'ai
découvert une tristesse humaine inédite pour moi.
Difficile de faire abstraction de ce que Norbert m'a déjà
confié, un matin où justement le chape de plomb y était
particulièrement perceptible, enveloppante, pesante : «
Dans une prison, c'est comme ça ». Allusion
explicite à la discipline policière, c'est-à-dire
aux contrôles et nettoyages sociaux.
Norbert et moi étions assis côte à côte.
M'indiquant du menton un type qui occupait une table presque en face
de nous, il m'a dit, avec le ton et le visage encore marqués
de mépris et d'irritation : « Ce gars-là
avait l'habitude avant de s'habiller en rose ». Ce qui me
laissait croire que la police l'avait convaincu... de ne plus
s'exhiber de la sorte en public. Au même instant, l'homme, dans
la trentaine, qui m'est apparu doux et paisible, a regardé
Norbert. J'ai vu sa souffrance. J'ai la conviction qu'il le
connaissait, qu'il savait qu'on parlait de lui et qu'on parlait de
ça. Pendant quelques secondes, j'ai vraiment haï Norbert
et tous ses semblables. Me suis retenu à deux mains pour ne
pas lui dire ses quatre vérités. J'avais là sous
les yeux un bel exemple d'un nettoyage social réussi. Notre
homme en rose avait été momifié par la police,
cela sautait aux yeux.
La deuxième fois, c'était rue Ste-Catherine-Est. Devant
moi, à une trentaine de pieds, un homme marchait en parlant
seul un peu fort, sans pour autant crier, une radio portative à
la main, off. Ses propos étaient incohérents, mais il
n'avait pas l'air menaçant. Probablement un ex-psychiatrisé.
Au même moment, un civil - qui d'autre ? - m'a dépassé,
à grandes enjambées, et la rudement apostrophé,
lui ordonnant à deux ou trois reprises, brutalement, de se
taire. L'homme s'est tu, et immobilisé. Quand je suis arrivé
à sa hauteur, nos regards se sont croisés. Y ai vu la
même souffrance que celle de l'homme en rose.
La toute dernière s'est déroulée à la
cafétéria du Comité social Centre-Sud. Norbert
et moi prenions place à la même table, sur le même
banc. Un barbu, un peu échevelé, s'est amené
avec son cabaret et pris place à une table proche de la nôtre.
Relevant la tête vers nous, il a vu Norbert, et l'expression de
son visage a subitement changé. M'a ensuite regardé.
Même souffrance que chez les deux autres.
Le plus désolant, c'est que, ayant toujours été
infiltré ou encadré par des civils, ces usagers m'ont
pris pour l'un des leurs. M'en suis rendu compte quand, à deux
occasions, j'ai croisé l'homme. Il marchait la tête
haute, le regard droit devant lui, feignait de ne pas m'avoir vu. Je
sentais très bien qu'il se comportait comme si j'en avais été
un, marchait, je dirais, les fesses serrées. Je crois que si
je lui avais demandé ses pièces d'identité, il
me les aurait montrés sans discuter.
Quand vous connaissez bien le rôle du civil, vous en venez à
établir des parallèles. Sachant qu'il ne peut tolérer
un homme tout de rose vêtu ou parlant seul un peu fort, vous
vous demandez, quand vous remarquez certains piétons à
l'allure un peu bizarroïde, s'ils feront long feu dans l'espace
public. Ainsi cet homme-sandwich croisé sur Ontario-Est. Le
message qu'il affichait était d'une incohérence
consommée, tant dans le texte que la disposition de
l'argumentation. Il était planté à une
intersection, essayait malhabilement de se donner une contenance en
sifflotant. Il n'adressait pas la parole aux piétons, mais les
regardait dans les yeux, sans tout de même trop insister.
Dévisager le piéton constitue déjà de
facto une entorse à la rectitude politique.
Au rez-de-chaussée de la démocratie, le citoyen non
initié n'entend que le discours légaliste, ne voit que
la vitrine d'hommes et de femmes à l'uniforme impeccablement
propre et pressé, apparemment au-dessus de tout soupçon.
L'air à de braves petits scouts de Baden Powell et de petites
guides toujours prêts à aider l'aïeul et l'aveugle
à traverser la rue. Seulement voilà, au fil des
semaines et des mois d'enquête sur le terrain apparaissent des
fissures qui finissent par faire réaliser qu'au sous-sol,
l'underground policier n'a pas les mains très propres. Aucune
preuve directe mais une convergences de faits et de recoupements
irréfutables. Le pire n'est pas toujours sûr.
Casamayor fait une description réaliste de l'approche du
pouvoir et de ses civils en matière de répression. (
Louis Casamayor - La Police - Gallimard ) Il dit que les sanglantes répressions des temps
barbares ne sont pas des effets policiers. « C'est, au
contraire, les sociétés lisses dont la surface n'est
pas plus agitée que celle d'un étang qui révèlent
la puissance de l'emprise policière. La meilleure répression
est celle qui ne se voit pas. »
Je l'ai souvent constaté sur le terrain. Vrai, qu'on ne la
voit pas. Vrai qu'elle laisse des traces indélébiles
nous indiquant son omniprésence : climat de gravité
ambiante et stéréotypes. C'est comme entrer dans une
maison et constater que les enfants filent doux. Vous n'avez pas
besoin d'être témoin de la rigueur disciplinaire des
parents pour comprendre ce qui s'y passe. Normal dans une société
libre ? Non, mais inévitable quand des activités
policières
sont enveloppées du s?cret
absolu, et leurs auteurs assurés de l'impunité. Dans ce
contexte, la liberté est une figure théorique.
À l'époque de mon enquête dans la Cité
policière, qui s'est étalée de décembre
1996 à la fin de juin 1999, les civils de l'île de
Montréal étaient les camions balais des membres du
Comité exécutif de la Communauté urbaine de
Montréal ( CUM ), du Comité exécutif de la Ville
de Montréal et du Conseil des ministres du gouvernement du
Québec.
Vera Danyluk régnait à la présidence de la CUM,
Pierre Bourque à la mairie de Montréal, le péquiste
Lucien Bouchard au sommet de la hiérarchie politique au
Québec, et Serge Ménard régnait au ministère
de la Sécurité publique. Avant l'arrivée des
péquistes au pouvoir, on ne peut exclure l'hypothèse
que les libéraux aient utilisés les mêmes
méthodes. Le pouvoir politique n'étant jamais visé
par la critipue, ce sont encore et toujours les policiers qui
écopent, mais n'en exécutant pas moins les tâches
qu'on leur demande d'accomplir.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi
comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone
du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à
toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon
enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j’ai continué et continue toujours d’en
apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous
offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.
News
du vendredi 11 avril 2008---------------
■ Vidéo sur Silvio Berlusconi le
politicien italien – Plutôt irrévérencieuse ! Traiter ainsi
nos élus canadiens, ce serait quoi la réaction ? Pour
le savoir, faudrait tester la tolérance des ciblés et
celle des citoyens. On le sait depuis des lunes, nos caricaturistes
québécois sont du genre politiquement et puritainement
corrects, on ne peut pas s’attendre à ce qu’ils
franchissent ce Rubicon.
Qui osera faire les premiers pas ?
Dans la page s’affichant, colonne de droite, un peu plus bas.
■ Une patronne de la Gendarmerie royale du Canada (GRC)
accusée d’outrage au Parlement
canadien – Radio-Canada International (RCI) rapporte que Barbara
George, commissaire adjointe de la GRC, (a menti) aux membres du
Comité parlementaire chargé d’enquêter sur la
gestion du régime de retraite de ce corps policier. Alors
qu’elle avait prétendu ne pas avoir joué un rôle
lors de l’arrêt d’une enquête interne à ce
sujet, un rapport publié ultérieurement faisait la
démonstration du contraire.
Hier, les partis politiques de la Chambre des communes ont voté
afin que des sanctions lui soient imposées. Amende ou peine de
prison ? Il appartiendra à son supérieur, William
Elliott, commissaire de son état, de décider si des
accusations seront portées.
(NDLR : Notons que ce n’est pas un comité de
déontologie ou une Cour de Justice qui décidera, mais
un membre de la même famille policière, le grand patron
de la GRC. Attendons de connaître la sentence avant de faire un
autre commentaire, s’il y a lieu.)
■ Aujourd’hui,
près de 80 photos - Darfour – 10 photos
Émeutes
de la faim : Afrique, Argentine, Haïti –
13 photos
Créations
artistiques – 14 photos
Cargo
Artémis échoué aux Sables-d’Olonnes – 12 photos
La Chines’occidentalise–
15 photos
Kosovo :
colère et violence en Serbie – 13 photos
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau
Policier – On l'a vu, le travail policier repose sur trois tactiques
fondamentales : filature, infiltration et déstabilisation. On
peut être témoin d'une filature, cependant cela
nécessite un soutien logistique. Plus facile d'être
témoin d'une infiltration. Quand on a appris à dépister
des civils, on s'en rend compte lorsque ils ont infiltré un
citoyen ou un groupe de citoyens. Difficile par contre d'être
témoin d'une déstabilisation, et davantage d'en
connaître les différentes étapes et la finalité.
Les déstabilisateurs veillent à ce que l'agression
psychologique ne soit vue ou perçue par personne. À
moins d'être dans le secret des dieux, c'est-à-dire
citoyen collabo. Remarquez que même là, il est loin
d'être certain que la police vous dira tout. C'est qu'elle est
cachottière, la police.
Cela dit, il peut arriver qu'on soupçonne qu'une
déstabilisation soit en marche. Il faut cependant que les
conditions soient réunies. Avoir repéré des
civils et ceux-ci l'ignorer, autrement jamais ils ne procèderont
en votre présence. Voyons quelques unes de ces séquences
auxquelles on peut assister. Si un civil dénigre en votre
présence un citoyen, cherche à l'abaisser devant les
autres, ou attise sa colère, vous êtes justifié
de penser qu'il tente de le déstabiliser, avec une
désapprobation communautaire à la clé. Ce
peut-être aussi l'oeuvre d'un citoyen collabo ou quelqu'un
n'ayant rien à voir avec la police mais connaissant la
tactique. Au fil des jours et des semaines, en l'observant
discrètement, vous assisterez à sa dégradation
psychologique. Vous ne saurez jamais ce qui s'est passé avant
ni après.
Plus aisé de dénicher des témoignages de
citoyens ayant fait l'objet de déstabilisations. Mais pas
donné non plus, parce que la presque totalité des
citoyens ignorent l'existence de ces tactiques policières.
J'ai essayé d'en repérer dans des restos
communautaires. Je devais aussi agir avec prudence. Je ne pouvais pas
aller d'une table à l'autre, le demander à tout un
chacun. Au cours de mon enquête, je n'ai pu agir en toute
liberté, les civils m'avaient à l'oeil, savaient que je
savais qui ils étaient et ce qu'ils faisaient, savaient tout
autant qui j'étais.
Du reste, je ne crois pas que les citoyens n'ayant rien à se
reprocher et conscients d'avoir été la cible de civils
se bousculeraient pour raconter ce qu'ils ont vécu. Pour
plusieurs raisons, dont la crainte de représailles, justifiée
ou non. Affronter les médias n'est pas facile non plus.
Vraiment pas bon pour le citoyen d'avoir susciter la curiosité
policière. La peur-du-qu'en-dira-t-on est un puissant
empêchement. Qu'en penseront journalistes et entourage immédiat
? Selon le préjugé favorable dont jouit la police et
voulant que celle-ci ne s'intéresse jamais à quelqu'un
sans de bonnes raisons. D'avantage vrai s'il est une vitre cassée,
c'est-à-dire vivant sur le bs.
Suffit que la victime défende maladroitement son cas pour
qu'une petite souillure transparaisse dans le compte-rendu. Et
risquant de s'agrandir si la police affirme aux journalistes
connaître l'individu. À elle seule, cette affirmation
équivaut, aux yeux du journaliste et du citoyen, à un
verdict de culpabilité. Attitude normale, quand on a perdu son
sens critique vis-à-vis la police. Pourtant, c'est une
exécution sommaire. Coupable de quoi, monsieur l'agent ?
devrait demander le journaliste. Vous dites que votre enquête
n'est pas encore terminée ? Quand vous aurez une preuve,
portez une accusation et si l'infraction vaut la peine, j'assisterai
au procès. Voilà de quelle façon le journaliste
devrait procéder.
Tout cela étant, il m'est tout de même arrivé, au
hasard de repas, de soulever discrètement auprès de
quelques usagers la présence de civils. Cela a suffit pour
susciter certains commentaires, très brefs. Me souviens
particulièrement de l'un d'eux, un gars dans la trentaine. Il
m'a chuchoté, la tête penchée vers moi, soulevant
les épaules d'un air où résignation et déception
étaient palpables : « Ils sont dans tous les
organismes ! ». Une remarque que j'ai bien dû
entendre à sept ou huit occasions, dont la variante : «
Il y en a partout ! »
Il y a aussi cette employée à qui j'avais fait
remarquer que la cafétéria du Comité social
Centre-Sud où elle travaillait était infiltrée
par des civils, que de ses collègues de travail, employés
ou bénévoles, en étaient aussi. Elle m'avait
spontanément rétorqué qu'elle le savait. Sa
réponse m'avait franchement étonné. Moi qui la
croyais incapable de percevoir ces choses. S'en rendant compte, elle
avait ajouté, un peu vexée : « On n'est pas
fou, on voit ce qui se passe ! »
Par contre d'autres usagers l'ignoraient ou semblaient indifférents.
L'un, les yeux ronds, surpris de mon propos, n'a dit mot. D'autres
m'ont écouté silencieusement pour embrayer, à la
première occasion, sur un autre sujet de conversation. Enfin,
il y a cette femme qui m'a affirmé ne rien craindre de la
police puisqu'elle n'avait rien à se reprocher. Cette opinion
reflète sans doute celle de la majorité de la
population. De toute évidence, il y a là tout un monde
invisible à faire découvrir. Revel écrit qu'il y
a des « côtés positifs » en toute
chose, y compris dans le nazisme. (Jean-François Revel - La tentation totalitaire - Éditions
Robert Laffont) Tous les systèmes ont des qualités et
des défauts. La question est de savoir à partir duquel
il est le plus concevable et possible de construire une société
meilleure.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi
comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone
du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à
toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon
enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j’ai continué et continue toujours d’en
apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous
offrir ce savoir. Je vous ld transmets gratuitement, bénévolement.
News
du jeudi 10 avril 2008---------------
■ Québec : le petit village Les Éboulements
ne veut pas d’une clôture
anti-terroriste à ses quais - Jusqu'à maintenant la plus grande menace qu'il a
connue est une météorite tombée il y a environ
350 ans, laissant un cratère de 100 kilomètres de long,
sa principale attraction touristique…
■ La guerre et sa pollution – Vidéo
avec son, mais sans parole. Pas nécessaire, on comprend tout.
■ Des photos à profusion – Tout le monde aime voir des photos. Alors, en voici
quelques centaines. S’agit de diapos. Généralement,
chacune est accompagnée d'une légende dans le bas. En
naviguant sur le site où je vous invite, vous en trouverez
beaucoup d'autres. Pour accélérer le défilement,
cliquez sur la photo o?
à l'endroit indiqué.
Paris : manifs contre la flamme
olympique
L’Irak, cinq
ans après
Cuba : le parcours de Raul
Castro
Festival de la BD
Le Kenya déchiré par la haine
600 volontaires
nus contre la fonte des glaciers
Fantastiques
mécaniques
Victoire du
chaos
Œuvres de Cézanne et Pissarro
Vie et mort d’un icône :
Che Guevara
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau
Policier – Autre fait illustrant cette fois la discipline que les
civils imposent aux citoyens sans que ceux-ci n'imaginent une seconde
qu'elle est d'origine policière. Celui impliquant un client un
peu beaucoup guilleret, s'amusant à jouer le clown, et qui m'a
bien fait rigoler. Il couchait sa copine sur la table de billard et
s'allongeait sur elle pour l'embrasser goulûment, sans se
préoccuper des boules affolées roulant dans toutes les
directions. À une autre occasion, alors qu'il n'avait qu'à
frapper en douceur la blanche pour en loger une dans la poche, tout
près, il a trouvé le moyen de faire passer la blanche
au-dessus et l'y entrer. Un civil, assis tout près, une bière
à la main, n'a pu s'empêcher d'incliner la tête en
la secouant légèrement, étonné de la
prouesse.
Peu après, il avait jeté sa queue de billard sur le
plancher. Une policière en civil lui avait crié sur un
ton agressif de ménager l'équipement. La remarque avait
blessé l'ego de notre homme qui, ignorant sans aucun doute que
cette cliente était une flic, voulait aller lui dire deux mots
dans le mufle. Heureusement, sa complice avait réussi à
l'en dissuader, mais de peine et de misère, s'interposant
devant lui à deux reprises pour l'en empêcher. Si
l'homme était allé l'enguirlander, ses collègues
masculins sur place seraient probablement intervenus pour la
défendre. Il y aurait peut-être eu une bagarre, parce
que notre homme semblait déterminé, bagarre qu'ils
auraient évidemment gagnée. Et notre homme n'aurait
jamais su que ses vainqueurs étaient des flics.
Cette brasserie n'est pas la seule à faire l'objet d'une haute
surveillance, tous les autres bars du centre-ville aussi, quoique la
police ait un faible pour les bars et les brasseries où il y a
beaucoup d'osmose. L'alcool délie les langues, les clients
communiquent davantage entre eux, souvent à hautes décibels.
Endroit idéal pour écouter les conversations, épier
les comportements du citoyen, infiltrer et sans aucun doute
déstabiliser aussi certains d'entre eux, en y éloignant
ceux ayant tendance à se soûler : de nos jours,
voyez-vous encore des piétons en état d'ébriété
sur la rue ? Les civils y font la cueillette de beaucoup plus de
renseignements que dans un bar de danseuses nues, par exemple, où
chaque client est isolé et silencieux, occupé qu'il est
à se rincer l'oeil et à fantasmer dans son slip.
Retenez ceci : dans la partie est-ouest du centre-ville, celle que je
connais le mieux, les civils sont partout. Ils y sont comme clients,
certains-nes... servent occasionnellement aux tables ou au comptoir
de restos et de bars. Ils ont probablement reçu une formation
en restauration et tenue de bar leur permettant, avec la complicité
obligée du patron de la boîte, de remplacer un employé
pour mieux s'approcher et entendre les conversations ou déstabiliser
certains clients. Ils peuvent aussi avoir été embauchés
sans que leur patron ne sache qu'ils sont de la police. Il faut se
méfier de l'oreille traînante des serveurs et serveuses.
Ces gens, on les regardes à peine, ne s'en méfie pas,
mais par leur situation stratégique sont - parfois ou souvent
? - de connivence avec la police ou carrément policiers.
Impossible de dire si des civiles vont même jusqu'à
danser aux tables de clients. Peu probable. Ce dernier job est plus
vraisemblablement dévolu, entre autres, à des
étudiantes en techniques policières et des danseuses
mouchardes. Ces dernières, collaboratrices volontaires ou
obligées, pour de multiples raisons. Ce peut-être le
cas, par exemple, de celle gagnant bien sa vie comme danseuse mais
n'en continuant pas moins de retirer de l'aide sociale. Fraude
découverte par la police, et servant ensuite de monnaie
d'échange : on ferme les yeux si tu collabore avec nous. Pas
grand choix, autrement elle risque d'être accusée,
condamnée à une amende et devoir rembourser les chèques
encaissés illégalement. En plus d'hériter d'un
dossier judiciaire.
Y vend-on de la drogue, dans ces restos, ces brasseries, ces bars ?
N'y ai jamais été témoin de transactions. En
tout cas, rien de visible, d'après mes observations. Mais la
drogue, et toutes les autres formes de criminalité, ne
constitue pas, loin s'en faut, l'activité majeure des civils.
Leur rôle premier étant d'établir l'identité
de tous les citoyens, d'enrichir leur profil psychosocial en
recueillant tous renseignements personnels à leur sujet et de
procéder aux contrôles et nettoyages sociaux, notamment
de ceux résistant à la normalisation. Tous fichés
dans la mégabanque informatisée de la police ? En
caricaturant un peu beaucoup on pourrait dire que seuls les nouveaux
nés ne le sont pas encore. Sans aucun doute l'un des rares
désavantages de l'arrivée de l'informatique dans nos
vies. Et il est de taille.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi
comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone
du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à
toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon
enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j’ai continué et continue toujours d’en
apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous
offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.
News
du mercredi 9 avril 2008---------------
■ Les citoyens adorent les dictateurs petits
et grands – Lorsque Pinochet est décédé, dans son
lit, en décembre 2006, il y avait sur certaines grandes
artères de Santiago plein de monde qui pleuraient à
chaudes larmes, criaient : Que en paz no descanses ! Vous verrez
comme le grand homme était aimé
! Dans la page s’affichant, descendez plus bas.
■ Venez avec moi…-...je vous amène dans une galerie d’art, où
nous allons voir de bien belles œuvres, d’une modernité
SUPER ! Un diapo particulièrement réussi. On n’a qu’à
se remplir les yeux, sans rien toucher. 19 grannndes photos
en tout ! Et ça coûte pas un sou. Après, on lira
le texte, sous le diapo. Il y a aussi une vidéo…
Faut cliquer sur la flèche pour qu’elle démarre.
■ Cordonnier mal chaussé - La démocratie, contrairement à ce qu’on cherche à
nous faire avaler, ce n’est pas un système qu’on installe
en un claquement des doigts. On ne sort pas les gens du Moyen-Âge
en criant LAPIN, comme le fait un prestidigitateur. La démocratie
se construit comme un lego : brique par brique. Ça
demande des années, et encore, on passe notre temps à
la peaufiner.
C’est
ce que font quotidiennement nos législateurs qui, au Canada
pour citer un exemple, légifèrent depuis le début
de la confédération : plus d’un siècle !
Alors, cessons de nous leurrer, regardons la réalité en
face. On va-t’en-guerre pour d’autres raisons. Le pétrole,
entre autres richesses, en est une.
Autre
point : comment l’Occident peut-il prétendre faire la
leçon aux blocs arabe et asiatique, entre autres, alors qu’il
est en train d’implanter sur son propre sol un système
totalitaire de type soft, discret, avec son armada de nouvelles
technologies ? J’attends la réponse.
Il
est temps que les journalistes occidentaux spécialisés
dans la défense des droits de l’homme à l’extérieur
des frontières de l’Occident regardent ce qui se passe dans
leur propre cour. Cette invitation s’adresse surtout à nos
médias, dont des télés et de grands quotidiens,
qui envoient à grands frais des as reporters partout dans le
monde. Mais qui ne sont pas foutus de nous expliquer en long et en
large pourquoi notre démocratie est aussi mal chaussée.
■ La résistance à la surveillance
technologique se diversifie et se durcit – Un article de L’Express.fr, reproduit en mars par
libertésinternets.wordpress, relate des faits éparses,
mais qui, regroupés ensemble, démontrent l’émergence d’une nouvelle tendance. Certains groupes sont inquiets quant à
l’avenir de la vie privée.
■ La réforme de la Gendarmerie Royale du Canada ne
sera pas facile ! – La journaliste Joan Delaney, du cyberquotidien La Grande
Époque, rapporte ces propos de Robert Gordon, prof de
criminologie et directeur de l’École de Criminologie de
l’Université Simon Fraser à Vancouver : « Une chose est très claire, la Gendarmerie Royale du Canada
vivra un changement en 2008. (…) Essayer de réformer
une organisation policière, c’est un peu comme essayer de
faire plier le granit. (…) Elle va être
particulièrement résistante au changement s’il n’est
pas cohérent avec l’image qu’elle se fait d’elle-même,
ou avec la perception de ses objectifs et intérêts. Ce
sera très dur pour elle et le nouveau commissaire (William Elliott, un civil). » Lisez la suite ici…
■ Les gagnants du FFDPM – Le 3e Festival de films sur les
droits de la personne de Montréal (FFDPM), tenu au Cinéma
du Parc et au Cinéma ONF, a pris fin il y a quelques jours. 60
films documentaires en provenance de 21 pays étaient à
l’affiche. 17 films étaient en compétition.
Cliquez sur les hyperliens pour avoir accès à la bande
annonce.
Le
Prix du public :
Philippe Aractingi,
Sous les Bombes (Under the Bombs) ;
Le
Grand prix du documentaire FFDPM :
Annika Gustafson,
Killing Time ;
Une
mention spéciale du jury :
Miroslaw Dembinski,A
Lesson of Belorussian.
Le
jury était composé de Pierre-Nicolas Durand (France),
réalisateur et producteur de documentaires ; de Mahalia Verna,
directrice du développement des émissions à CBC
Television (région du Québec), et deYves
Langlois (Québec), scénariste, réalisateur et
monteur.
Le
Prix québécois du documentaire engagé du
FFDPM:
Yves Langlois, Le Dernier Envol (bande annonce non
disponible).
Bandes annonces des autres
films présentés.
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier – Quittons les restos, allons fureter un brin dans une
brasserie fréquentée par des artistes et journalistes.
J'y suis allé à une dizaine d'occasions. Les civils m'y
ont vite repéré, n'ont pas apprécié de me
retrouver encore une fois dans une autre de leurs plates-bandes.
L'ennui est qu'ils sont partout, alors partout où je vais,
j'ai toujours les deux pieds dedans. Comme d'habitude, ils ont su
faire le nécessaire pour m'inciter à ne plus le
fréquenter.
Je prenais place le long du mur, près de la table de billard.
Pendant que je lisais un quotidien en sirotant un verre de vin, un
civil a pris position pour viser une boule. L'ai aperçu avant
qu'il n'amorce le mouvement arrière de sa queue de billard
pour frapper la balle blanche et que le manchon passe à
cinq pouces de mon nez. Tout de même un peu risquée,
cette table, parce que trop près des joueurs. N'empêche.
Quand vous voulez y jouer au billard, vous devez ajouter votre nom
sur un petit tableau, à la fin de la liste de ceux déjà
inscrits. Dès qu'une partie est terminée, on efface le
nom en tête et on passe au suivant. À quelques reprises,
des joueurs, arrivés après moi, ont inscrit le leur
au-dessus du mien. La première fois, suis intervenu
amicalement. Puis m'en suis abstenu, m'étant aperçu que
ces clients étaient de fait des civils, et qu'ils faisaient
exprès pour me compliquer un peu l'existence.
Est venu un jour où j'ai décidé d'y mettre le
holà. Suis tombé pile sur une civile que je connaissais
pour l'avoir déjà vue en uniforme. Sur le coup,
cependant, je ne l'ai pas reconnue. Lui ai dit gentiment que si elle
voulait jouer avant moi, il fallait me le demander. M'a rétorqué
qu'elle voulait faire une dernière partie avec son copain
avant de quitter les lieux. J'ai accepté.
Une fille sympa, boute-en-train. Avant de frapper une balle, elle
esquissait parfois quelques pas de danse, quand la musique diffusée
dans la salle s'y prêtait. C'était particulièrement
cocasse parce qu'elle les multipliait, à une occasion elle
avait même fait un tour complet de la table de billard en
dansant. Elle cherchait à déconcentrer son adversaire.
D'ailleurs, c'est en la voyant danser que je me suis rappelé
d'elle. C'était lors d'une manif, peut-être un mois
auparavant, au printemps 1999, et reliée aux garderies.
Quelques centaines de manifestantes s'étaient groupées
en bordure du Parc Lafontaine, dans l'attente du signal de départ
du défilé. Les haut-parleurs diffusaient une musique
entraînante. Je l'avais vu près d'une fourgonnette de
l'escouade tactique de la police, vêtue de l'uniforme, y aller
de quelques mouvements des hanches un peu olé, olé.
Pendant qu'elle entrait des balles dans les poches, nous échangions
quelques mots. Elle se disait Belge. Lui ai demandé si elle
était Wallonne ou Flamande. Elle a feint de ne pas avoir
entendu et s'est dirigée de l'autre côté de la
table mettre un peu de craie bleue sur le cap de sa baguette. Ai
répété ma question, en montant un peu le volume.
Elle s'est approchée de moi, hésitante, ne sachant trop
quoi répondre. Je lui ai tendu une perche : la question est
trop politique ? Oui, m'a-t-elle fait de la tête, avec
empressement. Elle craignait sans doute les autres questions qui
auraient pu suivre. J'aurais pu solliciter quelques mots wallons ou
flamands, ou l'interroger sur le conflit politique opposant ces deux
groupes linguistiques.
Et Bruxelles, est-ce en Belgique ? Cela demandé sur le ton de
celui qui ne sait pas et veut savoir ? Là encore, visiblement,
elle ne savait pas, balançait la tête à gauche et
à droite, sans dire un mot. Si ce n'est pas en Belgique, alors
c'est une Cité indépendante, un État ? Autres
balancements de la tête signifiant ni oui ni non. Continuant de
jouer à celui trouvant la géographie de ce coin
d'Europe bien compliquée, je lui demande si la Belgique fait
partie des Pays-Bas. Cette fois, elle connaissait la réponse :
non, les Pays-Bas est un autre nom désignant la Hollande. Une
réponse sur trois, pour une Belge...
J'ai ensuite demandé à son chum s'il était Belge
: « Moé, chu Québécois. »
Lui ai rétorqué de ne pas en dire davantage, que
j'avais compris. « Ça te suffit ? »
a-t-il ajouté. Ils avaient peu après quitté les
lieux, madame en tête, d'un pas décidé et, je
dirais, un tantinet intimidant.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi
comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone
du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à
toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon
enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j’ai continué et continue toujours d’en
apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous
offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.
News du mardi 8
avril 2008---------------
■ La frénésie sécuritaire – C’est le titre d’un livre (Éditions sur le Vif)
produit sous la direction de Laurent Mucchielli, sociologue et
directeur de recherches au Centre national de recherche scientifique.
Neuf autres spécialistes renommés sont associés
à cet ouvrage.
Bien qu’ils traitent de la situation en France, il intéresse
tous les occidentaux, l’insécurité s’y étant
également propagée. La police en civil, et ses
collabos, doit être fière de son travail. Ainsi que le
confirme mon enquête de plus de six ans dans l’underground
policier, elle a réussi à semer le germe de la peur
partout, avec son maître-mot panzer : la prévention
du crime. Et son fameux concept de la pseudo police communautaire (ou
de quartier ou de proximité, etc.), qui est de fait une vaste
opération de relations publiques visant à infiltrer
tout le monde. Rien d’autre qu’une fumisterie ! Car il s’agit
de la police dans sa version classique et agressive, déguisée
sous un autre nom.
Lisez le préambule
du livre.
■ Des citoyens apprennent à se défendre des
attaques continuelles contre leurs droits et libertés – Un exemple récent…Après avoir publié
les empreintes digitales du ministre allemand de l’Intérieur,
un groupe de hackers allemands menace d’en faire autant de celles
de la ch?ncelière
Angela Merkel.
Le Chaos
Computer Club (CCC), véritable organisation de
hacke?s très
connue parmi les geeks du monde entier, entend ainsi protester contre
un projet de passeport biométrique qui gardera les empreintes
digitales des voyageurs. Un procédé peu fiable, selon
le CCC, et qui n’aurait donc pour effet que de surveiller les
citoyens pas de les protéger.
C’est aussi une riposte, du genre : vous voulez tout savoir
sur nous, jusqu’à nos secrets les plus intimes ? Alors, nous
allons en faire autant pour tout savoir à votre sujet. À
la guerre comme à la guerre, n’est-ce-pas ?
Autre phénomène. Sur le web, des citoyens peuvent
désormais noter différents groupes, notamment, et c’est
le cas aux USA, les flics,
les journalistes,
les médecins et les profs.
Un bémol en majeure s’impose : impossible de vérifier
la véracité de tout ce qu’on y rapporte. Une
véritable passoire où n’importe qui peut prétendre
n’importe quoi. Lumineuse idée, mais à peaufiner.
Infos
sur le Chaos Computer Club
Source Le
Monde (Lire surtout les commentaires plus bas)
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau
Policier – Pour l'heure, braquons notre… caméra sur un resto
pour voir discrètement comment ça se déroule sur
le terrain. Tous les restos genre Second Cup, entre autres lieux de
rencontres où sévit un peu d'osmose, sont sous haute
surveillance. Le dénominateur commun étant que plus il
y a de monde, plus il y a de civils, et inversement… Vous entrez
dans l'un d'eux, rue St-Denis ? Votre filateur, ou son remplaçant,
fera de même, prendra un café, s'installera près
de votre table pour écouter votre conversation. Quand vous
connaissez les ficelles du métier policier, vos sens sont plus
en éveil, alors vous repérez rapidement ces auditeurs.
Puis s'enclenchera l'infiltration. Comme par hasard, votre voisin-e
de table sera quelqu'un-e de sympa : ils le sont toujours, à
l'étape du processus de l'infiltration. Lors de son approche
préliminaire, il-elle aura le sourire engageant, se permettra
de petites remarques anodines, sans plus. Il se peut même que
si vous l'invitez à s'asseoir à votre table ou lui
demandez la permission de prendre place à la sienne, il-elle
s'excusera, devant justement partir. Car l'infiltration, sauf
urgence, n'aura pas nécessairement lieu le jour même du
premier contact. Parfois s'écouleront quelques semaines,
quelques mois même. L'infiltrateur ne doit surtout pas paraître
pressé. Cela pourrait piquer votre curiosité, si jamais
vous étiez sur vos gardes. C'est comme ça que peu à
peu l'étranger-ère s'introduira dans votre vie.
Un dimanche soir, accompagné d'un ami, j'en ai vu un d'une
cinquantaine d'années opérer dans un resto de la rue
St-Denis. Il était installé sur la terrasse extérieure,
juste à côté de la porte d'entrée :
tactique ressemblant à celle de ses collègues du Comité
social Centre-Sud, assis à des tables faisant face à la
porte d'entrée. De cet endroit stratégique, il scrutait
le visage des piétons défilant sur le trottoir en face
et de ceux entrant au resto, en interpellant quelques uns qu'il
connaissait, plein de sollicitude pour chacun, lançant à
l'un d'eux : « Viens donc prendre un bon café ! ».
Bref, un bon père de famille cherchant à savoir comment
vont ses enfants... tout en fouillant habilement dans leur tête
pour évaluer notamment qui est digne ou non de l'endroit, ou
qui l'était et ne l'est plus.
Tout un personnage, ce papa. Coloré, voix forte et enrouée,
se mêlant à tout le monde. Toujours habillé à
la bonne franquette. Parfois, accompagné de sa douce,
probablement une collègue policière. Quand on ne le
connaît pas, on a plutôt tendance à le croire
bonasse et ignare sur les bords. Attention ! Cet homme possède
l'art de la conversation. Saisit vite le demi mot et le non dit,
connaît les mots de passe, sait ce qui fait plaisir aux gens,
flatter l'orgueil, consoler aussi à l'occasion. Il sait un tas
de choses sur nombre de personnes. Une inépuisable banque de
renseignements personnels pour la police. Si vous allez dans le coin
et entendez quelqu'un parler un peu fort, possible que ce soit lui,
mais pas sûr non plus : gardez-vous de sauter aux
conclusions trop rapidement.
Ce dimanche soir-là, au Second Cup de la rue St-Denis, il me
donne l'impression d'être un peu le parrain des lieux, que
quelques jeunes adultes saluent, garçons et filles. L'un
d'eux, ai-je remarqué, un peu à contrecoeur. Savait-il
qui il était et, le cas échéant, le trouvait-il
un peu ou trop envahissant ? Ceux, et celles, refusant de jouer le
jeu sont, sans doute sans le savoir, des dissidents. Ils ignorent que
vous ne pouvez refuser l'infiltration d'un civil. Car vous êtes
aussitôt perçu comme un rebelle potentiellement
dangereux pour le système. J'ai une petite idée du sort
qui leur est réservé. Notre bon papa veillera à
le chasser du resto, à l'aide d'un ou quelques uns de ses
collègues. Tous des pros spécialisés dans l'art
consommé d'éjecter un citoyen sans que celui-ci ne
soupçonne un seul instant que son envol est d'origine
policière.
Parfois en sollicitant la complicité du propriétaire ou
d'employés des lieux. Mais plus souvent qu'autrement sans même
que ceux-ci ne se rendent compte de quoique ce soit. Capable de dire
blanc et noir à deux interlocuteurs différents, et avec
la même conviction, rien de plus facile que de se faire passer
pour un client ou une cliente. De souffler à l'oreille du
patron de la boîte ou de l'un de ses employés vous avoir
vu sniffer une ligne de cocaïne à la sauvette, alors que
vous n'avez jamais touché à la drogue de votre vie. Ou,
dans le cas d'une civile, que vous passez votre temps à la
regarder, tout en vous grattant l'entrejambe sous la table, alors
qu'il n'en est rien. Les scénarios ne manquent pas. Soudain,
et sans même que le fils indigne, ou la fille indigne, ne sache
pourquoi, il sera surveillé par le personnel de
l'établissement. Quand il y retournera par la suite, il
constatera à sa mine renfrognée qu'il n'y est plus le
bienvenu. Vexé, il décidera de ne plus jamais y mettre
les pieds, et se dénichera un autre point de chute.
L'ennui, c'est qu'il est loin d'être sûr que le petit
garçon rejetant son papa en sucre d'org?
aura la paix en allant ailleurs. L'interdiction peut s'appliquer à
ce seul resto comme à tous les établissements à
but lucratif ou non. Les tactiques policières sont froidement
planifiées, étudiées et réalisées
par étapes, établissement après établissement,
rue après rue, quartier après quartier, etc. Accepter
de quitter un endroit de l'un de ces secteurs, c'est théoriquement
accepter du même coup de quitter tous les autres où vous
vous replierez par la suite. Suffit de vouloir y retourner pour s'en
rendre compte. La répression à votre encontre sera plus
intense que celle qui vous l'avait fait fuir. Utiles, les dossiers
informatisés…
Votre dissidence y est inscrite et signalée, sur demande, aux
autres réseaux policiers du pays. Votre exil à
St-Machin-les-Bains, loin des grandes cités urbaines, est-il
annoncé aux pompiers volontaires de ce minuscule village rural
qui, cumulant également les fonctions de civils, n'attendent
que votre arrivée pour vous faire subir le même sort ? A
la fin de votre migration, vous retrouvez-vous dans une petite cabane
en bois rond, au fin fond de la forêt, à des dizaines de
kilomètres de la civilisation ? Théoriquement, oui.
D'où l'obligation de refuser l'exclusion dès son point
de départ. À ne jamais oublier.
Les civils de n'importe quels corps policier et pays déstabilisent
le citoyen sans se préoccuper des dommages psychologiques et
sociétaux. Cette technique, très répressive, le
marginalise et l'exclu de toute vie sociale, le déstructure
mentalement. Ne pouvant plus circuler sans être continuellement
filé, infiltré et déstabilisé, rejeté
partout où il passe, il se retrouve seul avec lui-même.
Qu'il en claque par la suite un burnout ou se suicide est le moindre
de leur soucie. D'ailleurs, pourquoi s'en soucieraient-ils ? Alors
qu'ils agissent dans le secret absolu, sans témoin. L'impunité
est assurée à tout coup. Le nettoyage social passe
avant toute autre considération légale ou sociale. Sauf
si le système vous a déjà momifié. En ce
cas, vous êtes inoffensif et pouvez circuler librement partout.
Les civils vous aiment et prennent soin de vous. Tout au plus vous
feront-ils subir de temps à autres des tests, bien entendu à
votre insu, histoire de vérifier si vous avez toujours toutes
vos bandelettes.
Combien de suicides attribuables aux civils ? Et ces forcenés
dont font état occasionnellement les médias ? Vous
savez ces gens qui se barricadent, armés d'un fusil ou d'un
couteau ou de rien du tout, avec ou sans otage, menaçant de se
suicider, ou d'attenter à la vie de leur otage ou de ceux qui
entreront dans leur domicile ? Généralement, la police
fait évacuer le secteur, encercle la résidence ou
l'édifice à logements, parlemente avec l'homme,
l'incite à se rendre les mains levées. Combien d'eux
ont-ils été acculés à ces limites
extrêmes par des déstabilisations policières ?
Encore de nos jours, il arrive que ces événements se
soldent par la mort du forcené, suicidé ou abattu par
la police. Quand vous connaissez bien l'underground policier, vous
perdez d'abord vos illusions. Ensuite, vous n'excluez presque plus
rien. Tout y est possible. Il y a là de quoi avoir froid dans
le dos.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous
apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes)
et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un
seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit
pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai
accumulées pendant mon enquête de plus six ans :
même après cette enquête, j’ai continué
et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la
planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets
gratuitement.
News
du lundi 7 avril 2008---------------
■ Mur blanc, peuple muet – Graffitis :
Sevilla Andalucia Espagne
Graffiti 3D
Hamburg Belgique Portugal
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – Les citoyens sont loin de se douter qu'ils sont sous haute
surveillance. Plein de civils (terme désignant hommes et
femmes) surveillent par exemple les piétons sur les artères
les plus fréquentées de la Cité policière,
sans omettre l'armée de gardiens et de gardiennes de sécurité
en civil qui, eux, opèrent dans les grands magasins et centres
commerciaux. Généralement, ils sont faciles à
repérer. Comme ils sont là pour épier, ils ont
l'attitude de gens qui épient.
La plupart déambulent, d'autres sont immobiles, soit adossés
à un mur ou assis sur un muret, un bloc de béton, un
banc public, une marche d'escalier ou une petite clôture
bordant le trottoir, ou sur la selle de leur vélo, un pied à
terre, etc. Vous dévisagent, Montréalais, observent
attentivement votre va-et-vient, et sans que vous ne soupçonniez
leur présence. Non contents d'être aveugles, vous leur
racontez même une partie de ce qu'ils veulent savoir, parfois
vos petits secrets d'alcôve et ceux de vos connaissances. Des
renseignements se retrouvant ensuite dans la mégabanque
informatisée de la police.
Certains portent une tenue vestimentaire extravagante, avec petite
boucle à l'oreille, faux tatouage au bras (je le présume),
lunettes futuristes, cheveux vaguement ou résolument punk.
D'autres sont habillés comme des rockers ou des gars de
bicycles. Ou comme des pauvres auxquels ils vous arrivent sans doute
à l'occasion de donner quelques pièces de monnaie. Mais
la plupart sont habillés à la mode, sans plus. Par
exemple, les policières en civil comme des jeunes quand elles
en ont l'âge, ou des femmes d'âges mûrs quand elles
sont dans la quarantaine et plus. Tous caméléons,
c'est-à-dire adoptant tenues et comportements appropriés
au milieu où ils évoluent. J'allais oublier : on
utilise aussi des enfants et des ados, sans doute fils et filles dont
le père ou la mère, ou un oncle ou une tante faisant
carrière dans la police.
Outre l'attitude de ceux qui surveillent, ils ont parfois d'autres
points en commun. C'est que l'espace public est leur lieu de travail.
Par conséquent, ils se comportent comme des gens qui
travaillent, y mettent de l'énergie, quoique pas toujours ni
partout. Contrairement à vous qui, par exemple le soir ou la
fin d'semaine, disposez de tout votre temps pour vous prélasser,
vous amuser un peu, notre civil semble occupé. Il ne faut pas
en déduire que ceux s'habillant et se comportant ainsi en sont
tous. Par contre, si vous remarquez qu'une personne ne reste pas en
place longtemps, qu'un inconnu semble s'intéresser à
vous ou abuse du cellulaire ou du téléphone public,
alors là, vous êtes autorisé de penser que
peut-être bien, sait-on jamais...
Pourquoi le cellulaire et le téléphone public ? Au
cours d'un quart de travail, le civil rend compte de ses activités,
peut être aussi dépêché à un autre
endroit. Si votre profil ou tenue vestimentaire un peu ou trop
voyante ou sexée ou les deux correspondent à certains
de ses critères d'évaluation, ou si vous êtes de
purs inconnus à ses yeux, ou un tas d'autres raisons dont
votre comportement anticonformiste, c'est-à-dire transgressant
les règles de la rectitude politique, il vous emboîtera
le pas, écoutera discrètement la conversation que vous
avez avec votre copain ou copine, ou le groupe vous accompagnant.
S'il s'avère que vous êtes potentiellement intéressant,
par exemple que vous menacez sa conception obtuse de l'ordre public,
le filateur en fera part par cellulaire ou téléphone
public à son supérieur immédiat qui, s'il le
juge opportun, lui enverra aussitôt du renfort prendre la
relève.
La plupart du temps, la relève est en stand by dans des
camions à boîtes fermées ou camions de laiterie
dotés d'une porte coulissante, latérale ou à
l'arrière, équipés d'antennes sur le toit, et
stationnés dans des rues voisines. Ou demeure dans des maisons
de chambres, mêlés aux chambreurs, ou des appartements
ou résidences privées louées et à l'usage
exclusifs des civils, et sis dans le secteur où vous frayez.
Cette relève est toujours prête à intervenir à
quelques minutes d'avis. Chacun connaît son rôle par
coeur, l'ayant joué à maintes reprises. Pour vous
illusionner davantage, faire plus vrai, ils trimballent souvent un
objet avec eux. Un paquet ou un sac vous donnant l'impression qu'ils
viennent de faire quelques emplettes, un livre, ou le sac-à-dos,
etc. Une fois, j'en ai vu un traînant une contrebasse dans son
étui, sur un petit chariot roulant ... enfin je présume
qu'elle y était, n'ayant pas vérifié.
Pourquoi cette relève ? Des policiers et policières en
civil sont chargés de repérer les cibles, la relève
a pour mission de les épier ou les infiltrer. Le scénario
est le même que dans le cas d'une filature, dont nous traitions
plus haut. L'un vous dépiste, les autres s'occupent du reste.
Cependant, on alterne les filateurs pour éviter d'éveiller
les soupçons de la cible. D'où l'importance, dépendant
des circonstances, d'effectuer une filature à distance, sur le
côté opposé de la rue ou dans un véhicule
aux vitres teintées vous empêchant de voir qui est au
volant, véhicule en mouvement ou parqué innocemment
devant l'endroit où vous êtes entré, ou la
terrasse du resto où vous avez pris place.
On peut penser que, à l'aide d'une caméra vidéo
miniaturisée, installée dans un véhicule ou
fixée à un sac-à-main déposé
négligemment sur une table voisine de la vôtre ou
autrement, la miniaturisation permettant aussi de cacher la caméra
sur soi, on prendra quelques images de vous, bien entendu à
votre insu : peu avant la descente de la police de l'île de
Montréal à L'Orage, un club d'échangistes, des
civils s'y étaient infiltrés et avaient pris des...
images vidéo, à l'insu des échangistes, bien
sûr.
Histoire de vérifier dans la mégabanque informatisée
de la police si votre tête y est déjà stockée.
Le cas échéant, on verra cd qu'on peut ajouter d'autres
à votre fiche informatisée, vérifiera si vous
avez conserver vos petites habitudes, fréquentez toujours les
mêmes endroits, rencontrez toujours les mêmes personnes.
Si elle n'y est pas, l'y stocker, chercher à savoir qui vous
êtes, connaître vos habitudes, vos déplacements,
et amorcer votre profil psychosocial.
Il y a les caméras portatives, et aussi... les caméras
fixes cachées un peu partout dans les rues de la Cité
policières. Le journaliste André Cédilot de La
Presse nous en donne un petit aperçu, sans en parler
implicitement, dans un article portant sur les installations du
nouveau quartier général de la police, situé au
1441, rue St-Urbain, entre Ste-Catherine et Maisonneuve. (André
Cédilot - La Presse du 12 février
2001)
Traitant du centre de contrôle qui, en ce mois de février
2001, n&était pas encore opérationnel, il écrit
qu'il sera utilisé en cas d'urgence : catastrophes
naturelles, manifestations ou recherches étendues. Lorsque ses
équipements électroniques et sa mosaïque d'écrans
d'une largeur de 22,7 mètres entreront en opération,
cette immense pièce ovale aura l'aspect, précise-t-il,
« d'une salle de commande du vaisseau Enterprise, dans
Star Trek ! » À l'étage supérieur,
d'un salon surplombant la salle de contrôle, l'état-major
de la police pourra suivre le déroulement des opérations
à travers une baie vitrée. Au besoin, assis autour
d'une table, ajoute-t-il, « ils pourront même
visionner sur un écran géant l'action qui se déroule
dans la rue ( sic ) ».
Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi
comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone
du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à
toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon
enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j’ai continué et continue toujours d’en
apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous
offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.
News du dimanche 6
avril 2008---------------
■ Le féminisme ne remonte pas d’hier – En 1789, Olympe de Gouges élaborait les droits de la
femme et de la citoyenne. À Toulouse, en France, il existe des
collèges, des groupes scolaires, des maternités et un
théâtre portant son nom.
Une vidéo
(durée 03:22) permet de la découvrir. Dans la page
s’affichant, elle est un peu plus basse.
■ La démocratie piratée – L’histoire d’un petit groupe de citoyens américains
menés par une grand-mère de Seattle : Bev Harris,
fondatrice de Black Box Voting.
Ils voulaient savoir comment
compte-t-on les votes aux États-Unis lors d’une élection
? Et si on ne le sait pas, qu’avons-nous ? Une démocratie ?
Ils ont découvert des secrets : des votes dans des
poubelles.
Cette enquête est liée indirectement aux élections
présidentielles de 2000 (W. Bush l’emporte sur Al Gore) et
2004 (W. Bush gagne contre John Kerry), où on avait utilisé
les machines à voter. L’enquête de Bev Harris se
poursuivra jusqu’en 2005. Cette femme ordinaire, qui n’y
connaissait rien en matière informatique, et ceux qui
l’accompagnaient ont vraiment accompli du beau travail. Dans ce qui
ressemble beaucoup à un thriller,
aucun journaliste à l’horizon, seulement des citoyens.
Dans la page s’affichant, lisez l’article. La vidéo suit,
un peu plus bas.
Sous-titres en français, durée
01H21:57
Bev Harris est fondatrice de Black Box Voting. Visitez
son site. Plusieurs vidéos sont disponibles,
mais seulement en anglais.
En France, une pétition circule afin d’interdire les
machines
à voter.
■ Royaume-Uni : deux résistants coriaces et
célèbres - Brian Haw, infatigable militant pacifiste anti-guerre.
Pendant cinq années, il a accumulé banderoles,
drapeaux, messages, citations, images, coupure de journaux, face au
parlement britannique, pour dénoncer les sanctions économiques
prises à l’encontre de l’Irak, puis de l’engagement du
Royaume-Uni dans la guerre. En 2005, le parlement interdit ce genre
de manif publique à proximité des lieux de pouvoir. Les
forces de police démantèlent le campement de Haw.
L’artiste britannique Mark Wallinger, témoin de l’événement,
le reconstitue par la suite intégralement à la Tate
Britain, une galerie d’art renommée de
Londres. L’installation, à l’image de celle de Haw, est
monumentale, près de 40 mètres.
Mais il y a plus, elle est maintenant exposée au musée
d’art contemporain du Val-de-Marne, en France,
jusqu’au 22 juin 2008. L’artiste se lance dans les grands débats
politiques de nos sociétés en proposant d’interroger
les formes de protestations. Le pouvoir aussi que porte en germe
l’acte de résistance ou la perte des libertés
individuelles. Enfin, le rôle de l’artiste face à des
décisions politiques extrêmes.
Vidéo (durée 07:56) de Brian
Haw accompagné d’une figurante déguisée
en Charlie Chaplin, personnage central du film The Great Dictator.
Extrait du film de Chaplin (duré 02:34), The
Great Dictator, à voir absolument :
personnifiant Hitler, dans un moment d’ivresse du pouvoir, il danse
avec un globe terrestre. Fameux !
Vidéo (durée 03:50) où W. Bush
répète mot à mot le discours repentant de
Chaplin, dans The Great Dictator. Mais seulement des lèvres,
la voix est celle de Chaplin.
Vidéo (durée 04:54) du discours
de Chaplin dans son film.
Sur le site
de Brian Haw, plein de vidéos et de photos sur
sa résistance.
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau
Policier – « La règle fondamentale est de ne jamais
croire qu'on n'est pas surveillé », écrit
Wolf. (Markus Wolf - L'homme sans
visage - Éditions Plon) Celui-ci s'y
connaît en la matière. Pendant une trentaine d'années
il fut le grand patron du renseignement à l'étranger,
au ministère de la Sécurité d'État de la
défunte République démocratique allemande ( RDA
), un service d'espionnage reconnu à l'époque comme
l'un des meilleurs au monde, dit-on. De nos jours, l'espionnage de
simples citoyens se pratique allègrement aussi dans nos
sociétés occidentales présumément libres
et démocratiques. Ainsi au Québec, l'une des provinces
du Canada, Sûreté du Québec et corps policiers
mun?cipaux
et régionaux y investissent massivement leurs effectifs en
civil.
J'ai été la cible d'innombrables filatures,
infiltrations et déstabilisations psychologiques, au cours de
mon enquête de six ans et demi, et même après
avoir terminé mon enquête. J'ai toujours eu comme règle
de leur faciliter la tâche en empruntant toujours les mêmes
trajets. Autrement, ne sachant pas d'une fois à l'autre où
je passerais, les civils auraient été dans l'incapacité
de concocter à mon intention des mises en scène
sophistiquées. Il le fallait si je voulais approfondir mes
connaissances de l'underground policier.
Comment savoir si l'on est suivi ? Facile. Je parle ici d'une
filature rapprochée, plus aisément repérable que
celle à distance. Elle est souvent précédée
de l'ide?tification positive de celui que l'on doit suivre.
Nécessaire, si l'on veut être certain de filer la bonne
personne. Vous croisez alors quelqu'un qui vous examine comme s'il
n'arriverait pas à mettre un nom à votre visage. Ne le
connaissant pas, sa curiosité intrigue. C'est lui qui confirme
aux filateurs qu'il s'agit bel et bien de vous. Il ne participe pas à
la filature parce que vous pourriez le reconnaître.
L'identification n'est toutefois plus nécessaire quand les
civils vous filent régulièrement, ils finissent par
vous connaître des pieds à la tête.
Revenir subitement sur ses pas permet parfois de savoir si l'on est
suivi. Si tel est le cas, on croise son suiveur, à moins qu'il
soit sur l'autre côté de la rue. Comment l'identifier ?
En scrutant le regard de chaque personne que l'on croise, on peut
rencontrer celui du suiveur. Premier indice, un suiveur ne se
comporte pas normalement comme un piéton, mais comme quelqu'un
qui suit. C'est aussi bête que ça. La personne qui
manifestement fait des efforts pour ne pas vous regarder,
c'est-à-dire jouant malhabilement à celle ne vous
connaissant pas, ou qui tourne la tête pour cacher son visage
et éviter que vous en mémorisiez les traits, il y a des
chances que ce soit elle, votre suiveur.
Deuxième indice : beaucoup de civils, quand ils se savent
observés par celui qu'ils suivent, ont tendance à faire
dans la caricature. Ils en mettent trop. C'est particulièrement
le cas quand la filature connaît un temps mort. Il ne sait pas
toujours le combler de façon convaincante. Si vous vous
immobilisez sur le trottoir, par exemple, il ne peut en faire autant
sans être aussitôt repéré. Il lui faut
improviser. On peut l'avoir à l'usure, en restant sur place.
Avec de la patience, on peut même susciter son... impatience.
Il se révèle alors en caricaturant son comportement.
Troisième indice : si vous rencontrez la même personne à
deux ou trois endroits différents au cours du même
après-midi, il y a de gros risques que... Il faut cependant un
certain entraînement pour faire mouche. De la chance itou,
parfois.
Examinons un cas. Un beau samedi après-midi ensoleillé,
je déambule sur Ste-Catherine-Ouest, dans le secteur du
centre-ville où se trouvent centres commerciaux et grands
magasins. Les trottoirs sont noirs de monde, le trafic piéton
est au ralenti. Je sais que je suis suivi, le contraire me
surprendrait, mais comment débusquer mon suiveur ? Pas aisé
avec tous ces piétons. La meilleure cachette du filateur est
justement dans une foule. Je présume d'abord que le cas
échéant, il ne doit pas être sur le même
trottoir que moi. Trop de monde. Il lui faudrait faire une filature
rapprochée pour ne pas me perdre de vu, et risquerait d'être
repéré. Il est donc sur l'autre versant de la rue. Il
ne peut être non plus à ma hauteur parce que si je
tournais la tête dans sa direction, je pourrais le remarquer.
Donc, il est légèrement en amont.
Je m'arrête, scrute les piétons de l'autre côté
de la rue, en remontant en amont. Par un de ces coups de chance
incroyable, je le découvre en moins de deux : les événements
qui suivront le démontreront hors de toute doute. Au
pifomètre, il est bien à deux cents pieds en amont. Il
a attisé ma curiosité parce qu'il tranche sur tous les
autres piétons. Par cette chaleur étouffante, tout le
monde est habillé léger. Lui, il porte chemise blanche,
cravate et veston. Il marche en bordure du trottoir, côté
rue. Placé au fond, il ne pourrait me voir, trop de gens
obstrueraient sa vue. Peut-être ne l'aurais-je pas repéré
s'il n'avait pas commis deux petites fautes. Dès mon premier
coup d'oeil, je remarque qu'il m'a vu, et lui, que je l'ai vu. Quand
le regard zoome sur vous, et il m'est arrivé de le constater à
quelques reprises, il se passe un phénomène physique et
visible que je ne saurais décrire. Comme il mange un cornet de
crème glacée, il se met à la lécher de
façon je dirais un peu agressive. Il y a là signe
d'exagération.
Je reprends ma marche vers l'ouest. Coin McGill-College, deux
amuseurs publics, dont un mime jouant à la statue romaine,
visage blanchi, robe typique de l'empire romain. M'y arrête,
avec l'idée d'attendre que mon suiveur arrive à ma
hauteur pour l'examiner de plus près. Quelques minutes
s'écoulent. Du coin de l'oeil, je vois qu'il est arrivé,
s'est immobilisé, qu'il regarde le spectacle, sens qu'il
m'observe aussi. Je perçois un peu de violence dans l'ardeur
qu'il met à manger sa glace. Il mesure environ six pieds, est
mince, un peu athlétique. Le mime absorbe mon attention. Il
est juché sur un muret de l'édifice, le dos au mur,
créant l'illusion d'une statue intégrée à
celui-ci. Plein de monde font demi-cercle devant lui, attendent qu'il
bouge. Ce spectacle m'a fait oublier mon suiveur. Lui jette un oeil,
il n'est plus là ! Regarde en vain à droite, en avant,
en arrière. Je reprends ma marche vers l'ouest.
Je ne le sais pas encore, mais, pendant que le mime captivait mon
attention, il a traversé la rue et m'attend, caché dans
le portique d'un édifice. Et au moment précis où
je suis pour passer devant, il en sort précipitamment, avec
force et violence, déplaçant beaucoup d'air, me frôlant
l'épaule de près, pour ensuite se perdre dans la foule.
Ce genre de croisement est une tactique policière assez
impressionnante. Le civil ne vous touche pas physiquement, ne fait
que simuler une agression physique. Il s'en dégage une
agressivité telle que vous en restez pantois, avec
l'impression de l'avoir échappé belle. Dans les
semaines qui suivront, je le croiserai quatre ou cinq fois. Lors de
l'une d'elles, il sera accompagné d'un collègue en
civil, que je reconnaîtrai, l'ayant déjà vu
portant l'uniforme, à bord d'une auto-patrouille.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi
comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone
du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à
toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon
enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j’ai continué et continue toujours d’en
apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous
offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.
News
du samedi 5 avril 2008---------------
■ Qui est le terroriste ? – Un clip du premier groupe rap palestinien, DAM.
Les interprètes sont Tamer Nafar, son frère Suhell et
Mahmoud Jreri, tous trois dans la vingtaine. Il témoigne d’une
époque récente, les relations entre Palestiniens et
Israéliens s’étant améliorées depuis.
Cependant, tout n’est pas gagné, la Palestine n’est pas
encore un pays.
La vidéo est sous-titrée en français. Durée
04:05, dans la page s’affichant, elle est un peu plus bas.
Visitez aussi le site du groupe DAM.
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier – Tout cela achève de me convaincre que je pourrais
difficilement poursuivre mon enquête sur le terrain. J'ai beau
me répéter qu'ils ne cherchent qu'à m'apeurer,
il y a toujours l'i?quiétude
du passage à l'acte, inquiétude qui part, qui revient.
Je décide alors de me fabriquer de toutes pièces un
rapport de force, en somme un écran de fumée. Je me
rends d'abord au siège social de la Communauté urbain
de Montréal (CUM), rue Metcalfe, organisme responsable de la
police. Sachant que je suis continuellement suivi, mon filateur m'y
verra entrer, croira peut-être que j'y vais porter plainte
contre la police. Ensuite, je vais au bureau du sous-ministre
québécois de la Sécurité publique, au
Complexe Desjardins, et complète ma tournée avec le
Comité de déontologie policière, Place Victoria.
Je m'y présente comme étant journaliste indépendant.
Raconte préparer un truc sur la police en milieu urbain, avoir
besoin d'infos. On me remet dépliants, brochures, documents,
sauf au bureau du sous-ministre, qui est absent. À chacun de
ces endroits, je fais en sorte de prolonger l'entretien. Visite aussi
aux trois quotidiens de la métropole où je m'informe de
la disponibilité de leur centre de documentation. La police
peut croire que j'y suis allé porter une enveloppe ou une
disquette adressée à un journaliste. Je parle du livre
aussi à mon entourage : voisin de chambre, dépanneur,
médecin traitant, coiffeur, connaissances que je croise dans
la rue, etc. Me sens déjà un peu plus en sécurité.
La police n'en continue pas moins de me filer. Notamment Armand que
je croise à deux reprises dans une petite rue résidentielle
où je ne l'y vois jamais. À la deuxième, il me
salue, me sourit, je le fixe dans les yeux sans répondre.
Quelques pas plus loin, me retourne, l'interpelle. Lui dis que je
sais qui il est, que le jour où je me sentirai obligé
de saluer, sourire ou parler à un policier, ce jour-là,
je ne serai plus dans une démocratie. Contre toute attente, il
me lance, l'air très sérieux et visiblement surpris : « Oh ! bravo ! Jacques. Bravo ! Veux-tu que je prennes un autre
chemin la prochaine fois ? » Cela dit sur le ton de celui
découvrant tout à coup qui vous êtes réellement.
Puis, je poursuis mon chemin, étonné qu'un civil me
manifeste autant de respect. Je ne l'y reverrai plus du reste.
Au moment de clore ce chapitre, deux événements
flashent sans arrêt dans ma tête… Même si nous
sommes encore loin du 21 juin 1998, l'été est déjà
arrivé. Je vais prendre une marche. L'air est sec et chaud,
suis envahi d'un agréable sentiment de bien-être. Coin
Ste-Catherine-Beaudry, j'aperçois trois motards de la police
suivis d'une auto-patrouille. Ils sont disposés comme lors
d'un défilé, forment une flèche, avec un motard
en tête, deux derrière côte à côte
suivis de près de l'auto-patrouille. Le déclic se fait
aussitôt dans ma tête. Quelques heures plus tôt,
les pauvres ont encaissé leur chèque d'aide-social. Je
les vois magasiner pour remplir armoires et frigos vides. En ce début
de semaine, la rue est plus animée que d'habitude, on sent une
certaine effervescence.
Cette mini démonstration de force de la police leur rappelle
que l'ordre et le conformisme les ont à l'oeil. En début
de soirée, des autos-patrouille, appuyées par
l'escouade tactique en fourgonnettes, circulera, dans un va-et-vient
continuel. J'entendrai, venant peut-être de la rue Ontario, des
sirènes. Mais pourquoi diable tout ce branle-bas policier ?
S'y passe-t-il quelque événement que j'ignore ? La
manœuvre d'intimidation du matin me reviendra à l'esprit.
Tout à coup, je me sentirai de plus en plus inconfortable. La
chape de plomb aura remplacé mon sentiment de bien-être
!
Lors de ma toute dernière visite à la cafétéria
du Comité social Centre-Sud, ce même été,
je remarque qu'on a modifié la disposition des tables. Pour
comprendre l'astuce se dissimulant derrière, il importe de
savoir que la plupart, longues d'environ dix pieds, peuvent recevoir
chacune une dizaine d'usagers. Ces tables ont été
tournées face à la porte qu'empruntent les gens entrant
ou sortant de la cafétéria. Auparavant, elles faisaient
face aux murs latéraux. Vous pouviez entrer sans attirer
l'attention. Désormais, les civils prennent place vis-à-vis
la porte et vous voient dès votre arrivée. Intimidant.
Alors pour ne pas les avoir dans mon champ de vision, je décide
de m'asseoir du même côté qu'eux, à deux
rangées de tables derrière moi. Je pense avoir la paix.
Après être allé se sesvir au comptoir, Olivier,
cabaret en mains, fait un détour jusqu'à la porte
d'entrée. Il s'est immobilisé devant moi, à deux
ou trois rangées de tables plus loin. Je l'y vois en relevant
la tête de mon assiette. Il affiche un sourire, regarde dans ma
direction avec insistance. Je jette un oeil derrière, vois son
collègue Jean-Pierre, qui semble trouver cela bien drôle.
Puis George, le gradé, me joue le même scénario.
Je les connais, ce n'est rien d'autres que du harcèlement et
de l'intimidation. Quand la police veut vous éloigner d'un
endroit, elle sait être méprisable.
S'en dégage l'impression d'être dans un aquarium, sous
la surveillance de la police en civil, du gardien de sécurité
de l'endroit et de certains employés de l'organisme, dont une
femme élancée qui surgira derrière une colonne
au moment où je quitterai les lieux, m'obligeant d'arrêter
pour la laisser passer.
Avec l'épuisette, ils retirent le petit poisson ayant tendance
à se comporter différemment des autres. Qu'un spécimen
se hasarde à nager sur le côté ou sur le dos est
hautement dangereux pour notre société conformiste.
Tout à coup que les autres adopteraient cette mode. Il est
donc retiré de l'aquarium communautaire et isolé dans
son aquarium individuel, c'est-à-dire à son domicile.
Une forme particulièrement vicieuse de confinement à
domicile.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi
comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone
du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à
toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon
enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j’ai continué et continue toujours d’en
apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous
offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.
News
du vendredi 4 avril 2008---------------
■ France : un flic démis de ses fonctions
parce qu’il brassait un peu fort des
ados – Il s’agit du chef de la police municipale d’Yerres
(Essonne), Arnaud Libert. Début avril, un reportage diffusé
par France 3 l’avait montré en train de malmener des ados.
On l’y voit aussi en suivre... afin de les préserver de la
délinquance.
Dans l'une des scènes, il fait basculer la chaise sur laquelle
se trouve un ado, puis se retrouve penché au-dessus de lui, ce
qui peut laisser penser qu'il est en train de pratiquer un
étranglement. «Je ne l'étrangle pas, mais je
le tiens par le colbac », explique Libert. (…) Je
le mets par terre, je pèse un peu sur lui ». Selon
lui, l'ado en question a actuellement un maître d'apprentissage
et se lève tôt chaque matin. « Il y a un an,
il se levait à 14H00 », poursuit-il.
« Quand je secoue les mômes, je leur mets pas de baffes, je
les tape pas réellement, je les secoue, je leur dit que je
suis pas content ». Il admet que cette méthode
puisse être « critiquable », mais «
elle marche. (…) J'ai fait tout ce que j'ai pu pour
aider certains jeunes, aujourd'hui c'est moi qui trinque, c'est le
comble. (…) Sur huit mois de tournage, il y a quatre fois
où je m'énerve ».
Une vidéo où le flic
s’explique, durée 02:42 (Source :
LeParisien.fr) Dans la page s’affichant, elle un peu plus bas.
■ Ruines d’un monde meilleur – Vision apocalyptique du monde : pollution, pétrole,
nucléaire, manifestations, police anti-émeute, ciel
rouge sang et noir, guerre, ruines, un monde en désordre.
Cinématographiquement parlant, c’est réussi. Vidéo,
durée 06:09
PS : Si vous avez le cafard, n’y allez pas.
■ Les Jeux Olympiques…– … de l’humoriste Bruno Bozzetto.
■ USA : par peur de perdre leurs subventions des
biblios cachent les docus sur l’avortement – Selon l’Institute of Education Sciences (IES) News, la
Progressive Librarian Guild a écrit à POPLINE,
un service public de documentation sur la médecine
reproductive, pour s’enquérir du fait que, des recherches
contenant le mot “abortion” (avortement), qui retournaient encore
des résultats il y a trois mois, ne retournent quasiment plus
rien aujourd’hui.
En outre, en Afrique, des ONG anti-sida ou de lutte contre les
violences faites aux femmes ont vu leurs budgets coupés par
les USA parce qu’ils faisaient la promotion de l’avortement.
Dans ce pays, des opposants à l’avortement, dont des groupes
religieux, commencent à relever la tête. Pendant ce
temps, au Canada, pays voisin, le gouvernement conservateur de
Stephen Harper irait beaucoup plus loin : il s’apprêterait,
ainsi qu’on l’a vu plus bas, à criminaliser l’avortement.
Québécois et Québécoises, entendez-vous
siffler à vos oreilles le vent de droite venant du Sud ?
■ Canada : éventuelle criminalisation de
l’avortement ? – La Fédération interprofessionnelle de la
santé du Québec (FIQ) est très préoccupée
par les conséquences qu’auraient l’adoption du projet de
loi C-484 (Loi sur les enfants non encore nés victimes d’actes
criminels) déposé par le gouvernement conservateur de
Stephen Harper, homme de droite.
Elle demande aux partis de l’opposition du gouvernement du Canada
de s’opposer fermement à l’adoption de celui-ci. «
Ce projet de loi est une atteinte directe aux droits des femmes
en matière de santé reproductive », de dire
Michèle Boisclair,
vice-présidente de la FIQ.
■ Québec : la ville de Saint-Georges veut
conserver sa police municipale - Son maire, Roger
Carette, est totalement contre la recommandation de l'Association des
policiers provinciaux du Québec (APPQ) qui demande au
gouvernement du Québec d'inciter les villes de moins de 100
000 habitants à recourir aux services de la Sûreté
du Québec.
Il trouve la position de l'APPQ «immorale».
«C'est désolant qu'un syndicat de policiers veuille
influencer le ministre. Je trouve même immoral que le syndicat
des policiers provinciaux dise au ministre de passer une loi pour lui
permettre d'augmenter le nombre de ses membres. On va envoyer une
lettre au Premier Ministre (Jean Charest), au ministre de la
Sécurité publique (Jacques Dupuis) ainsi qu'à
notre député pour leur faire part de notre position. Et
si le gouvernement veut décider à la place des
municipalités, qu'il nous (les élus municipaux)
tasse de là», a lancé sèchement
M. Carette.
Lisez la suite dans L’Éclaireur,
de Beauce Nouvelle
PS : Je réitère ce que j’écrivais déjà
dans cette page. Le gouvernement libéral de Jean Charest ne
doit pas attribuer de nouveaux territoires à la Sûreté
du Québec. Bien au contraire, il doit lui en enlever. Ce petit
État dans l’État, disposant d’un budget de plus de
500 millions, est une menace aux droits et libertés. Depuis
les années 1980, il a fait l’objet de plusieurs enquêtes,
la plus récente étant celle présidée par
le juge Lawrence A. Poitras : elle portait sur la déposition,
lors du procès du clan Matticks, de 4 preuves fabriquées
par des membres de ce corps policier.
Il est préférable d’utiliser le concept des trois
tiers, afin d’équilibrer les forces policières.
C’est-à-dire : corps policiers intermunicipaux
(régionaux), corps policiers municipaux et Sûreté
du Québec. La société civile ne doit pas mettre
tous ses œufs dans le même panier...
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – D'autres événements préoccupants
surviennent, à la fin de juillet, journée du
chèque d'aide sociale. J'ai plein de choses à faire
dans le centre-ville : achat de papier pour l'imprimante, visite chez
Statistiques Canada, boulevard René-Lévesque-Ouest,
pour aller chercher des données traitant de la criminalité
dans les villes canadiennes, dont Montréal, etc. La police m'a
à peine vu depuis plus d'un mois, mes allés et venus
étaient de trop courtes durées pour qu'elle ait eu le
temps de m'infiltrer. En l'espace d'une couple d'heures, je croiserai
cinq civils, dont deux fois... Sandra. C'est beaucoup, en si peu de
temps. Je sens qu'on a un pressant besoin de savoir ce que j'ai
mijoté ces dernières semaines.
Revenant chez moi, je croise Olivier, coin Amherst-Ontario. Il fait
semblant d'attendre l'autobus. Lorsque j'arrive à sa hauteur,
il tourne la tête vers moi, m'adresse une brève
salutation de la tête, accompagnée de ce qui semble être
un rictus. Le coin gauche de sa lèvre supérieure est
relevé, laissant apparaître quelques dents, à
moins que ce ne soit des... crocs. Je le fixe sans lui rendre sa
salutation. Fidèle à moi-même, je ne veux pas
être contraint de saluer un flic en civil, ni même en
uniforme... Juste derrière lui, Jean-Marc est assis sur le
banc public, près des locaux du magazine l'Itinéraire.
Il accompagne souvent Rodrigue. Il n'infiltre jamais la cible que je
suis, se tient toujours à l'écart, un peu comme une
force en réserve.
Depuis le début de mon enquête, la crainte d'un dérapage
policier me tenaille de temps à autre. Elle est réelle,
quoique sporadique et d'intensité variable. Suis parfaitement
conscient d'avoir découvert quelque chose d'important, dont
aucun journaliste, à ma connaissance, n'a jamais traité
à ce jour : l'underground policier. La police le sait, cherche
à m'isoler, en me confinant à mon domicile, par peur
que je communique mes infos à des citoyens. Elle sait très
bien également que tout ce que j'ai vu et verrai sera révélé
au public. Les civils que je croise sur mon chemin me démontrent
qu'elle prend l'affaire au sérieux. Il est clair qu'à
ses yeux, je représente une menace. Ce contexte me donne un
peu froid dans le dos.
À mon domicile, je dépose mes sacs et ressors aussitôt.
Suis déterminé : pas question de céder à
l'oppression policière. J'ai un peu la trouille mais y vais
quand même. Je retourne dans le centre-ville, par le même
itinéraire. On verra bien ce qui va se passer. Du coin de
l'oeil, je repère Rodrigue, près d'une intersection,
dans le secteur de la Caisse Pop. Il est légèrement en
retrait du trottoir, près du mur d'un édifice, parle
avec... Jean-Marc. M'apercevant, ce dernier lui souffle au visage la
fumée de sa cigarette. Comme s'il réagissait à
un signal, il se tourne aussitôt dans ma direction, me
rattrape, s'inquiète que je ne l'ai pas reconnu... J'ai envie
de répondre que je n'ai pas de compte à lui rendre.
M'en abstiens, l'heure n'est pas au conflit.
Nous venons à peine de faire quelques pas que nous croisons
Sandra et son chien en laisse. Elle porte des lulus, m'adresse un
beau sourire, le lui retourne sans plus : elle cherchait
peut-être à me rassurer. Je m'en vais à la micro
boutique de l'UQÀM, sur Ste-Catherine-Est. Rodrigue ne me
lâche pas d'une semelle. Il parle, je l'écoute
distraitement, n'ai pas envie d'échanger avec lui. La petite
crainte au fond de moi me stresse aussi, ne favorise pas la
communication. Je pense qu'il s'en rend compte, car il cherche à
faire baisser la tension, m'entraîne dans un Dollarama où
il achète je ne sais plus quoi. Arrivés devant
l'Université du Québec à Montréal (
l'UQÀM ), il suggère que nous assoyons un peu sur le
muret. C'est lui qui entretient la conversation, moi, je me contente
d'y glisser un mot de temps à autre.
Finalement, je me débloque un peu, lui dis, entre autres, que
la police réprime tous les citoyens cherchant à sortir
du moule social. Que le petit enfant entrant à la maternelle
est programmé quand il sort de l'université à
l'âge de trente ans. Lui parle de la lutte sans fin contre la
drogue. N'ose pas lui dire que les droits des citoyens en souffrent,
qu'on ne peut tolérer indéfiniment cette espèce
de loi martiale sans le nom. Percevant sans doute mon soupçon
de révolte, il me demande, d'un ton calme : « Qu'est-ce
que tu penserais de ça d'avoir une bonne volée ? »
Il ne réussit pas à m'effrayer, je ne le crains pas, le
connaît depuis trop longtemps. Là-dessus, on se lève
et poursuit notre marche vers la microboutique. Il continue de me
parler, l'écoute distraitement, une idée me trotte dans
la tête.
Avant de traverser la rue, je l'invite à m'accompagner à
la microboutique, juste en face. Après, lui dis-je, nous irons
prendre un café ensemble. « Noonn… ! »
fait-il avec douceur, la mine un peu triste. Je sens dans son refus
un interdit de fréquenter des restos ou tout autre endroit
public. Il me suis, sa démarche devient chaloupée,
exagérément, et par conséquent intimidante. Cela
ne m'empêche pas de lui expliquer que je suis à préparer
quelque chose et qu'il me manque certains éléments
d'info pour compléter mon travail. J'apprécierais, lui
dis-je, qu'on en parle ensdmble, m'engage à ne pas dévoiler
son nom. Il s'est calmé un peu, conserve tout de même sa
raideur policière. Il veut savoir de quoi il s'agit. Lui
réponds que c'est à propos du travail qui est derrière
celui qu'il prétend faire. Sans fixer de rendez-vous, je le
quitte. S'il est intéressé, il saura bien me croiser
quelque part... par hasard.
Revenant sur Amherst, j'arrête prendre un café au resto
situé coin Maisonneuve. Une femme au visage fermé
entre, prend place à la table, à côté de
la mienne, sans passer au comptoir prendre un café ou de quoi
bouffer. Au lieu de monter l'allée face à moi, elle a
fait un détour pour arriver par derrière. Une civile ?
Peu après, un homme, visage fermé, vient s'asseoir dans
mon champ de vision. Un civil ? Les grandes baies vitrées du
resto donne une vue panoramique de l'intersection.
Par l'une d'elles, je repère une automobile stationnée
à l'intersection, près de la buanderie publique. Le
type derrière le volant regarde dans ma direction, cellulaire
collé à l'oreille. Par l'autre baie vitrée, le
conducteur d'un camion blanc, équipé d'une boîte
fermée blanche, se stationne, en descend et jette un oeil à
ma voisine de table. Ça ressemble à une opération
policière. J'avale d'un trait mon café, quitte les
lieux. Sur le chemin de retour, de nouveau Sandra. À l'angle
de Montcalm-de-Lafontaine, j'aperçois Fernand. L'ex-vendeur de
rue du magazine l'Itinéraire a modifié son look, ne
ressemble plus à un itinérant mais à un adulte
branché. Il chevauche une bicyclette, s'est immobilisé,
un pied à terre, me dévisage.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi
comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone
du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à
toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon
enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j’ai continué et continue toujours d’en
apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous
offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.
News
du jeudi 3 avril 2008---------------
■ Film Fitna et liberté d’expression – Nous vivons dans un monde où la liberté
d’expression signifie également « fatwa » et
mort, écrit Nox, pseudonyme de l’auteur de l’article.
Faut-il pour cela se taire et se laisser diriger par des extrémistes
ou parler et risquer l’assassinat ? Va-t-on vers une société
du « silence » qui n’osera plus critiquer les
fanatiques par peur de recevoir une balle dans la tête dans la
rue comme le néerlandais Théo Van Gogh ?
Article intéressant à
lire
http://www.come4news.com/fitna-loeuvre-de-quelques
-fanatiques-ou-le-vrai-visage-de-lislam--849892.html
■ Angola : concours de beauté de
femmes mutilées par des mines antipersonnel – Impossible de passer sous silence cet événement.
Saluons la Commission nationale pour le déminage du pays, qui
en a eu l’idée. 18 jeunes femmes y sont inscrites.
L’objectif est de leur redonner confiance, de les aider à se
réinsérer dans la société et d’en faire
les ambassadrices de toutes les victimes de cette arme
particulièrement cruelle, car elle continue de tuer et mutiler
même lorsque la guerre est terminée : dans ce pays,
celle-ci a duré 27 ans et pris fin en 2002. Des mines du
genre, il y en a des millions disséminées, des régions
entières de l’Angola sont considérées comme
dangereuses.
Regardez le diaporama des candidates
http://www.miss-landmine.org/misslandmine_news.html
■ Sabotages de la Sûreté du Québec du
dg Normand Proulx - Toute la mise en page des ACTUALITÉS doit être
refaite. Je l'ai corrigée un peu ce matin, mais regardez un
peu plus bas, vous verrez les dommages considérables. Il va me
falloir des heures et des heures de travail pour tout remettre en
ordre.
Normand Proulx, le directeur général de la Sûreté
du Québec, n'arrête pas de dresser des obstacles lorsque
j'alimente mon site ou navigue sur le web. Il ne veut pas que les
citoyens soient informés des activités illégales
et clandestines des flics ne portant pas l'uniforme, les civils,
hommes et femmes. Alors, il bousille mon travail et mes ordis. Aucun
respect pour la liberté d'expression.
Dans son sous-sol, là où sévissent les civils,
notre démocratie est un État Policier. Nous avons donc
une démocratie à deux faces. Les citoyens du Canada du
premier ministre conservateur Stephen Harper et du Québec
du gouvernement libéral de Jean Charest vivent désormais
dans un ÉTAT POLICIER. Aucun doute ! Dénoncez sur le
web les illégalités des civils, vous verrez ce qu'il
vous arrivera.
Moi, jamais je me la fermerai. JAMAIS ! JAMAIS !!!
Jacques Martel, journaliste indépendant
■L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – Examinons maintenant quelques uns des recoupements qui
m'ont permis, au cours des mois suivants, d'établir
définitivement le lien avec la police. Ils révèlent
l'intérêt que celle-ci portait à mon travail
journalistique. Lors des élections provinciales du 30 novembre
1998, donc un peu plus de quatre mois après les intrusions, je
me rends dans un bureau de scrutin situé au centre du Parc
Lafontaine. Suis accompagné de Picasso, un locataire habitant
la même maison de chambres que moi, civil de son état.
Dans le parc, sur Calixa-Lavallée, une jeune femme sympa
descend de son auto, s'informe auprès de nous de l'endroit où
voter. Nous l'invitons à nous suivre. J'ignore qui lance le
sujet, mais toujours est-il que nous en venons à parler
démocratie.
Conversation qui se poursuit jusqu'à l'intérieur de
l'édifice, pendant que nous attendons le feu vert d'aller aux
isoloirs. C'est alors que la jeune femme me souligne, gestes à
l'appui, de l'importance, dans une société, de « séparer le bon grain de l'ivraie », expression
que j'utilise dans ce livre : passage où je traite de la
recherche de l'anthropologue Tremblay. Je fais aussitôt le
recoupement, suis vraiment étonné, effrayé
aussi. Un éclair passe dans ses yeux, exprimant sa
satisfaction de l'effet surprise qu'elle m'a causé. Puis l'un
des responsables du bureau de scrutin, momentum tombant drôlement
pile, appelle les électeurs du pool 130, le mien justement. Je
vote et, à la porte de sortie, serre au passage la main de la
civil, me dit enchanté d'avoir fait sa connaissance. Elle me
présente une main molle, ne dit mot, son air sympa a disparu.
Le 23 décembre suivant, je me rend à l'Hôpital
St-Luc subir un traitement, croise Rodrigue en chemin. Tout souriant,
il me prend par les épaules, me secouant amicalement, me
demande ce qu'on fait ici, lui et moi, l'avant-veille de Noël,
alors que tout le monde est parti dans le Sud. Lui signale que moi,
les pays chauds... Suis plutôt un nordique. Me suggère
comme lieu de destination la Norvège, les pays scandinaves. Je
fais la moue. Il mentionne alors Paris. Lui avoue mon faible pour la
Ville lumière. Me dit, la gueule fendue d'une oreille à
l'autre, que j'en profiterais pour aller voir les femmes de Pigalle.
Comme par hasard, je parle dans ce récit d'une chanson de
Serge Lama : « Je m'en vais voir les petites femmes de
Pigalle... ».
Ailleurs dans ces pages, il y a un passage où je fais état
de trois motocyclistes de la police qui, profitant de la journée
du chèque de bs, ont défilé sur
Ste-Catherine-Est dans le but manifeste d'intimider les pauvres du
secteur. Bien sachez qu'en décembre 1998, la Communauté
urbaine de Montréal ( CUM ), responsable alors de la police,
décidait d'abolir cette escouade... Il y a aussi cet autre,
que j'ai supprimé par la suite, et où j'écrivais
que des banlieusards n'aiment pas la grande Cité. Bien sachez,
là encore, qu'un membre de la C?mmission
de sécurité publique de la CUM, une élue de la
banlieue, a en quelque sorte nié ce fait : « Nous
aimons Montréal », a-t-elle déclaré à
La Presse. Autre recoupement : à l'hiver 1998-99, j'ai vu
Manon, vêtue de rose de la tête au pied. Elle m'a fixé
du regard avec insistance. Y avait-il un lien avec l'homme en rose
dont je parle plus bas ? Les recoupements sont nombreux.
Autre incident démontrant le souci manifeste de la police de
se tenir au courant de la progression de la rédaction de ce
livre. Au début de 1999, un civil a tenté de me piquer
une enveloppe contenant une version laser d'environ 500 pages.
Comment la police savait-elle qu'elle s'y trouvait ? Elle l'a su fort
probablement du fils du dépanneur de la rue Dorval - nom fictif -, où j'habitais. Tous
deux entretenaient des liens étroits avec celle-ci. J'avais
déjà confié au fils que j'écrivais un
livre sur l'underground policier montréalais. À
l'occasion, il lui arrivait de s'enquérir s'il était
prêt, ou à quel moment j'allais le publier. Un jour,
m'apercevant avec une enveloppe assez volumineuse, il a voulu savoir
si elle contenait le livre. J'ai feins de ne pas avoir entendu. Il
devait bien s'en douter parce que, quand je sortais, je l'apportais,
ainsi que les trois copies sur disquettes : après les
intrusions, je n'en laissais plus aucune trace chez moi.
La tentative de vol de la version laser s'est déroulée
alors que j'étais au premier étage de la Libraire
Champigny, rue St-Denis. Je voulais avoir des notes biographiques sur
Louis Casamayor, que je cite dans ces pages. Pendant que l'employé
interrogeait son ordinateur, j'attendais, juste en face de lui,
debout, accoudé sur le comptoir surélevé.
J'avais déposé l'enveloppe près de mon coude
gauche. Tout à coup, j'ai vu du coin de l'oeil que, mine de
rien, un type avait entrepris de s'en approcher en douceur. Ses
intentions ne laissaient place à aucun doute. Il n'était
pas face au comptoir, mais de côté, le bras gauche
nonchalamment allongé sur le comptoir surélevé,
la main orientée vers l'enveloppe. L'employé de la
librairie et moi étions de profil par rapport à lui. Il
était bien positionné parce qu'il aurait pu, tout en
surveillant nos réactions, la tirer doucement vers lui, du
bout des doigts. J'ai vivement saisie l'enveloppe. L'instants
d'après, j'ai tourné la tête dans sa direction,
il avait disparu.
Plus tard, l'ai revu. J'étais dans un bar de la rue
St-Laurent, versant ouest, à un coin de l'Avenue Mont-Royal,
jouant au billard avec un client. Il s'est joint à nous. Je
l'ai reconnu aussitôt. Son visage est gravé dans ma
mémoire pour plusieurs années : je ne me sens
aucune indulgence pour les joueurs de poker qui trichent. Après
quelques parties, il m'a demandé pourquoi je n'attaquais pas
les boules mal positionnées avant de passer à celles
faciles à loger dans les poches. Il y avait du reproche dans
le ton de sa voix. Il était brusque, m'indiquait de la main
les endroits de la table où j'avais commis des erreurs.
Insistait pesamment. Il cherchait à me provoquer. Lui ai
souligné que j'étais un néophyte, ne pouvais en
avoir une vision comparable à celui en jouant depuis des
années.
Pour revenir aux deux intrusions
illégales à mon domicile, ce n'est qu'en octobre 1999,
soit un an et trois mois plus tard, que j'ai découvert
l'effacement d'une quinzaine de pages. À ce moment-là,
il y avait près de quatre mois que j'avais quitté
définitivement Montréal pour Lac Bouchette, au Lac
St-Jean. Comment expliquer ce retard ? C'est que chaque jour j'y
ajoutais de nombreux éléments, résultats de mes
lectures de bouquins et de l'enquête sur le terrain. Est venu
un moment où la masse d'infos a pris des proportions énormes.
Suffisante en tout cas pour ne pouvoir se souvenir de chacune
d'elles. À cette époque, le livre comptait 753 pages.
C'est peu à peu que vous en
prenez conscience. Vous commencez par remarquer qu'il y a un bout de
temps que vous n'avez pas vu un passage en particulier : à
quelques reprises, avant même mon départ de Montréal,
j'en avais fait le constat. Au début, vous pensez l'avoir
probablement vu, ne plus vous en souvenir. D'une relecture à
l'autre, arrive tout de même un jour où la réalité
prend corps : ce passage n'y est plus. En y réfléchissant
bien, vous découvrez qu'il n'y a pas que celui-là qui a
disparu, cet autre aussi n'y est plus. Qu'il était par
ailleurs relié à d'autres éléments,
également disparus, qui, eux-mêmes, se déclinaient
en plusieurs paragraphes, tout autant volatilisés. Pour
finalement constater que toutes les anecdotes concernant le dépanneur
de la rue Dorval - nom fictif - ont été effacées, vraiment toutes, sans
exception. Pertinentes, ces anecdotes.
Le propriétaire de cet établissement et son fils, tous
deux d'origine marocaine, participaient activement aux
déstabilisations policières dont je faisais l'objet,
possédaient l'art de tirer les vers du nez à leur
clientèle, renseignements qu'ils refilaient régulièrement
à la police. Pendant environ seize mois, je suis allé à
ce dépanneur au moins une fois par jour. Pourquoi la police
a-t-elle fait disparaître ces pages ? Je crois qu'elle ne
voulait pas que le lecteur de ce livre sache qu'ils étaient
deux de ses collabos. Elle n'avait pas intérêt non plus
à ce qu'il connaisse les techniques qu'ils employaient pour
inciter leurs clients à la confidence. Ce ne sont pas les
seuls faits. En mars 2004, je découvrirait que des noms de
rues et d'organismes, cités dans ce livre, ont été
modifiés, des formulations trafiquées, que d'autres ont
carrément disparu. J'aurai aussi la conviction, solide, que la
Sûreté du Québec en possède une copie.
Plus loin, j'expliciterai davantage.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi
comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone
du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à
toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon
enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j’ai continué et continue toujours d’en
apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous
offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.
News du mercredi 2
avril 2008---------------
■ Les portraits…– … de Picasso. Une partie de son œuvre sous l’angle du
morphing. Vidéo parfaitement réussie.
http://www.linternaute.com/video/73807/les-portraits-de-picasso/
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – Ce même mois de juin, lors du défilé de
la St-Jean, rue St-Laurent, un quidam tente de subtiliser des
disquettes de ce livre que je porte sur moi. J'avais pris place sur
le trottoir. À un moment donné, je sens qu'un
spectateur derrière me serre d'un peu trop près, me
retourne, sa tête est proche de mon épaule. Il évite
de me regarder, joue à faire semblant d'apprécier le
spectacle. Il n'en comprend pas moins que je ça me dérange,
et prend aussitôt ses distances.
Chez moi, je constate que le bouton fermant l'une des poches arrière
de mon pantalon a disparu. J'en retire la boîte contenant les
disquettes et découvre qu'il est dans le fond. Le boutonnière
étant sur la partie extérieure de la poche, s'il était
tombé de lui-même, ce serait sur le sol. J'en déduit
que l'homme l'a d'abord déboutonné et coupé
ensuite le fil le retenant. Fallait sans doute qu'il l'enlève,
autrement la boîte risquait peut-être de l'accrocher au
passage et attirer mon attention. Civil ou pickpocket ? Un peu plus
tard, des faits surviendront, qui me confirmeront qu'il s'agissait
probablement d'un pickpocket travaillant pour la police parce que je
doute fort qu'un membre de celle-ci puisse se livrer à cet art
consommé du vol à la tire.
Environ trois semaines après, nous sommes en juillet, deux
autres incidents troublants se produisent. La police a profité
de mon absence pour s'introduire dans mon domicile à deux
reprises pour dupliquer les disquettes contenant ce livre et en
effacer une quinzaine de pages. Avant d'aller plus loin, il me faut
expliciter que, depuis que j'en ai entrepris la rédaction sur
mon ordinateur, je prends certaines précautions pour éviter
qu'un intrus fouille pour mettre la main sur mes fichiers. Au début,
je les glissais dans des endroits impossibles de mon disque dur. Par
la suite, le chantier du livre prenant de l'ampleur, j'ai renforcé
les mesures de sécurité. À frayer
quotidiennement dans l'underground policier, j'ai très vite
appris certaines règles de prudence.
Après chaque séance de travail, j'enregistrais donc
trois copies des fichiers, sur des disquettes différentes, et
foutais à la poubelle de l'ordinateur les fichiers originaux.
Quand je sortais, j'apportais toujours deux copies avec moi, cachais
l'autre dans une enveloppe collée à l'endos d'un
meuble. Je vivais dans une chambre, alors les endroits sécuritaires
étaient plutôt limités. Pourquoi y cacher ces
disquettes ? Au printemps et à l'été 1998, je
portais des vêtements légers, et le seul endroit où
je pouvais les mettre était les deux poches arrières de
mon pantalon. Je les groupais dans des boîtiers fabriqués
d'une matière plastique flexible. Il y avait risque qu'en
m'assoyant, de les déformer. Je craignais aussi qu'on
m'attaque dans la rue et me les vole. À mon retour, je
réintroduisais les fichiers dans l'ordinateur en utilisant
celles dissimulées derrière le meuble. Je n'étais
pas encore conscient du danger potentiel de procéder ainsi.
Or, à deux reprises, ce mois de juillet-là, j'ai
constaté, après m'être absenté, que les
fichiers étaient de retour sur mon disque dur : plus
loin, on verra qu'en mai 2005, la Sûreté du Québec
a fait de même, à Lac Bouchette. La première
fois, j'ai cru à un moment d'inattention de ma part. Peut-être
avais-je oublié de les jeter à la poubelle. À la
suite de ce premier incident, j'ai ajouté deux opérations
à la poubelle, l'équivalent de noeuds dans la cravate.
Je vérifie s'ils ont été effacés, vérifie
également si le " Presse-papiers
" est vide. S'écoule environ une semaine, je
réalise à mon retour qu'ils sont encore revenus sur le
disque dur. Je prends alors pour acquis que la première fois
n'était pas attribuable à une omission de ma part, mais
bien l'oeuvre d'un visiteur. Et celui-ci ne peut être qu'un
policier. Je n'en ai pas la preuve, mais qui d'autre peut
s'intéresser à ce livre ? Des recoupements du reste, et
dont je fais état un peu plus bas, me le démontreront.
Le scénario de ses deux introductions illégales s'est
probablement déroulé dans le contexte suivant. La
police devait savoir que je transportais sur moi des disquettes de ce
livre : comment l'aurait-elle su ? Endommager ou voler celles
cachées à mon domicile aurait été par
conséquent improductif. Et quand elle a décidé
d'en effacer des pages, elle ne pouvait se permettre d'en éliminer
plusieurs. Autrement, je pouvais m'en rendre compte, les réécrire
et l'opération policière ne pas donner le résultat
escompté. Sa première introduction aurait donc consisté
à dupliquer les fichiers qui s'y trouvaient. Pas le choix, si
elle voulait en connaître le contenu. Elle ne pouvait lire sur
place autant de mégaoctets. Je sortais rarement plus qu'une
couple d'heures. C'est en en prenant connaissance qu'elle a choisi
les pages qu'elle allait gommer, ce qu'elle a fait à son
deuxième passage à mon domicile.
Reste LA question : pourquoi le civil a-t-il, et à deux
reprises, laissé les fichiers sur mon disque dur ? Il faut
exclure la possibilité qu'il ait oublié, dans la
crainte d'être pris en flagrant délit, de les y enlever.
Un civil ne s'introduit pas illégalement dans un domicile sans
avoir préalablement protégé ses arrières,
en me faisant filer par un collègue. Rien de plus facile avec
un cellulaire. Si jamais j'amorce un retour précipité
chez moi, un coup de fil de mon filateur à son collègue,
qui é?acue
illico les lieux. Ma conclusion, je n'en vois vraiment pas d'autre :
la police a voulu me faire savoir qu'elle avait une copie de mes
disquettes. Si cette hypothèse est fondée, il s'agirait
de cette même tactique d'intimidation consistant à me
passer le message qu'elle au courant de tout ce que je fais, dis et
écris. Dans la même veine que… cholestérol,
bocal pour l'urine la nuit, stimulateur gingival, Radio-Canada FM,
site du Louvre sur l'Internet, etc.
Il importe de savoir que l'une des missions dévolues à
la police, peu importe le pays, a notamment trait à la
transmission au pouvoir politique de renseignements menaçant
l'ordre social. Cette mission comporte deux tranchants, qu'a déjà
décrit un auteur dont j'ai oublié le nom. La nécessité
est-elle d'acquérir la meilleure connaissance possible des
situations afin de protéger l'ordre social ? Ou de
contrecarrer, voire d'étouffer dans l'oeuf toute forme
d'opposition venant des milieux sociaux ? J'ai la conviction que la
police en a informé certains membres du pouvoir politique. Des
déclarations et des actions visant à améliorer
des situations sont des réactions à des dénonciations
contenues dans cet ouvrage. Certaines mêmes jurent comparées
aux approches usuelles du pouvoir. Trop nombreuses, les coïncidences,
pour relever seulement du hasard.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi
comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone
du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à
toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon
enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j’ai continué et continue toujours d’en
apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous
offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.
News du mardi premier
avril 2008---------------
■ Tous les médias sont-ils de droite ? – C’est le titre d’un livre rédigé par Mathias
Reymond et Grégory Rzepski pour Action-Critique-Médias
(ACRIMED).
Alors,
le sont-ils ou non, de droite ? Évidemment, non, lit-on sur le
site où je vous envoie. Du moins si l’on s’en tient aux
orientations politiques qu’ils affichent. Mais justement, qu’ils
prescrivent des opinions ou se portent garants du consensus, les
médias dominants non seulement se comportent en gardiens du
statu quo, mais accentuent les tendances les plus négatives
inscrites, plus ou moins en pointillé, dans le mécanisme
même de l’élection.
Lisez la suite ici
Dans la
page s’affichant, l’article est un peu plus bas, colonne de
droite
http://www.acrimed.org/article2850.html
■ Le film néerlandais FITNA de retour sur le net – Le site d’hébergement britannique LiveLeak l’a
remis en ligne hier lundi. Dans la page de Fitna, l’hébergeur
d’échange vidéos s’explique. « Depuis
nous avons travaillé constamment pour améliorer la
sécurité de notre personnel et de leur famille (…) Nous ne succomberons pas à la pression visant à
censurer des images légales et qui cadrent dans nos
règlements. »
Lisez l’article
http://libertesinternets.wordpress.com/2008/03/31/le-film-
islamophobe-fitna-a-nouveau-diffuse-via-liveleak/
Le film controversé hébergé sur LiveLeak
http://www.liveleak.com/browse?q=Fitna&sb=Search+All
■ Les gagnants du 6ème Festival International du
Film des Droits de l’Homme (FIFDH) - La cérémonie de clôture du 6ème
FIFDH de Paris a donné lieu à la remise des prix. La
programmation comportait 32 films documentaires, pour la plupart
inédits, mais 22 étaient en compétition.
Le
jury Catégorie
Documentaires de Création, composé
de Gilles Bataillon, Camille Jouhair et
Jean-Baptiste Legrand, a décerné le Grand Prix à
la réalisatrice Lucia Gaja pour son film "Ma
vie dedans" (122 mn, Mexique, 2007).
Le Prix Spécial du Jury est revenu au film "Mourir
à Jérusalem" (76 mn) de la
réalisatrice israélienne Hilla Medalia .
Le jury
de la Catégorie Dossiers
et Grands Reportages, composé de Pierre Guyot,
Karim Lahidji et Christian Vélot a attribué le Grand
Prix du Festival à "War
Made Easy: la guerre pour les Nuls" de
Loretta Alper & Jeremy Earp (72 mn, USA, 2007)
Le Prix Spécial du Jury à la réalisatrice
hollandaise Klaartje Quirijns pour "Chasseur
de dictateurs" (72mn, Hollande,
2007).
Le Festival tient à remercier toutes celles et tous ceux qui
ont contribué au succès de cette nouvelle édition
et vous donne rendez-vous dès jeudi prochain 10 avril à
20H30 au cinéma Action Christine pour la reprise de
ses projections mensuelles dans le cadre des Jeudis du FIFDH
(projection à 20H30 de "Rwanda, à travers
nous l'humanité")
■ Le site français SOURIEZ VOUS
ÊTES FILMÉS lance une
campagne d’identification des
composantes de la télésurveillance – Les composantes ? Les caméras de surveillance :
celles du centre de Strasbourg ou des périphéries,
caméras ayant la forme d’une boule, caméras zoom. Le
citoyen est invité à en parrainer une. À la
suite de quoi, un écriteau sera fixé au pilier la
soutenant. L’organisme estime que la télésurveillance
doit être signalée, autrement, elle passe inaperçue.
Deux photos illustrant l’objectif de la campagne
Pour en savoir
davantage, colonne de droite, plus bas, cliquez sur FICHIER PDF
http://objectifcamera.free.fr/bagage_came/index.htm
Site de SOURIEZ, VOUS ÊTES FILMÉS
http://souriez.info/
■ L’insécurité urbaine l’ennemi
est de moins en moins définissable – Selon, Jean-Pierre Garnier, sociologue et chercheur au
Centre nationale de recherche scientifique (CNRS), en France, «
Il s’agit, par le biais de l’aménagement urbain, de
placer la ville sous haute surveillance et de pouvoir mieux contrôler
les citadins pour les protéger contre... eux-mêmes. Dans
une société qualifiée de ’vulnérable’
aux ’menaces’ que le système capitaliste ne cesse
d’engendrer, ’l’ennemi’ est, en effet, de moins en moins
définissable. Intérieur ou intérieur, réel
ou virtuel, local ou global, il peut revêtir des visages
multiples : le délinquant, ’l’incivil’, le
mendiant, le zonard, l’étranger, le contestataire, le
manifestant, l’insurgé, le subversif, le terroriste...
Autant dire qu’il se fond dans la population au point de se
confondre avec elle. »
En mars dernier, le sociologue prononçait une conférence
traitant de la problématique à l’Université
populaire de Saint-Denis, en France.
Dans la page s’affichant, un peu plus bas, cliquez sur ÉCOUTER
LA CONFÉRENCE
http://souriez.info/Urbanisme-architecture-et-maintien-de-l-ordre
Garnier est notamment l’auteur des livres suivants :
Le Nouvel Ordre local, gouverner la violence – L’Harmattant, mai
1999
Des barbares dans la cité, de la tyrannie du marché à
la violence urbaine – Flammarion, 1996
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – Quelques temps après, autre bourde de ma part.
Sortant de la Biblio centrale de la Ville de Montréal, je
croise Sandra, coin Montcalm-de-Lafontaine, une femme que je connais
depuis une couple d'années, sans ne l'avoir jamais fréquentée.
Jusqu'à la fin de janvier 1998, nous avions habité le
même édifice, près du Parc Lafontaine. Il nous
arrivait de se croiser dans l'ascenseur, d'échanger quelques
mots le temps de la descente ou de la montée des étages.
Elle m'avait dit travailler comme téléphoniste à
la salle des nouvelles de Radio-Canada : poste idéal pour
savoir qui téléphone à qui. Ancien de la grosse
boîte, plus précisément de cette même salle
de nouvelle, je lui avais trouvé un ou deux atomes crochus.
Or, cet après-midi-là, après le bla-bla rituel,
elle s'informe de ce qui se passe de neuf dans ma vie. On se connaît
depuis deux ans, alors je lui en confie beaucoup plus qu'à
l'homme à la bicyclette. Lui raconte avoir repéré
plein de civils, dis rédiger un document à ce sujet à
l'intention des médias, etc. À peine ai-je complété
mon petit topo que Sandra dit devoir me quitter. Avant de partir,
elle me demande de lui rappeler mon nom. Sa précipitation
m'intrigue. Le ton de sa voix, l'expression de son visage, une
certaine fébrilité, tout cela me laisse vraiment une
drôle d'impression. Celle d'une personne qui veut s'assurer
d'avoir correctement votre identité, un peu effrayée de
la confidence que vous venez de lui faire, se hâtant de partir
au plus vite pour communiquer le renseignement à quelqu'un
d'autre.
Deux ou trois jours après, je dîne à la cafétéria
du Comité social Centre-Sud en compagnie de George, le gradé
en civil, et un gentil obèse. Informateur de la police ou
civil ? Plutôt informateur. Il déborde de bonne foi à
l'endroit de tout le monde. Assis en face de moi, il me dit, tapotant
le bord de la table, accompagné de clins d'oeil m'incitant à
la confidence, qu'une « rumeur » veut qu'un
article sur la police sorte bientôt dans les médias.
George est à mes côtés, la tête penchée,
regard concentré sur son assiette vide, semble attendre ma
réaction avec intérêt. Déçu il doit
être puisque mine de rien, je fais dévier la
conversation sur un sujet périphérique. L'obèse
n'insiste pas. De son côté, George ressemble à
l'uniforme qu'il porte dans sa tête.
Sandra à l'origine de la rumeur ? Après avoir été
cinq mois sans la voir, je la croise, lui dit tout, et voilà
que soudainement les rencontres se précipitent. La première,
alors qu'elle est assise sur le socle du monument de
Louis-Hypolite-Lafontaine, au Parc L`fontaine. Je ne tiens pas à
lui parler, mais la vois au moment où elle n'est plus qu'à
une dizaine de pieds de moi, adossée, les jambes allongées,
un portable sur les cuisses, sourire engageant, évidemment
trop tard pour me défiler. Elle se dit romancière et
scénariste. Dès le début elle engage la
conversation sur l'art… d'écrire. Elle cherche
maladroitement à m'inciter à lui faire d'autres
confidences. Pas question de lui en dire davantage, ni à elle
ni à personne d'autre. L'échange dure environ une demi
heure.
La deuxième rencontre a lieu alors que je marche sur un
sentier du même parc, en direction de mon domicile, et que
j'emprunte régulièrement quand je vais et reviens de la
biblio. Je l'aperçois en aval, sur ma gauche, son petit chien
noir en laisse, traversant au petit trot en diagonal une grande
pelouse, me zieutant du coin de l'oeil, sourire épanoui.
Arrivée à un endroit où je vais nécessairement
passer, elle s'assied sur la pelouse, dos au sentier, s'attendant de
toute évidence que je m'y arrête faire un brin de
causette. Tout se passe très vite. Elle vient à peine
de compléter sa manoeuvre que j'arrive déjà à
sa hauteur et... passe à deux pieds derrière elle, sans
la saluer, comme si je ne l'avais pas vue. La troisième se
déroule dans le même secteur. Un homme à
l'abondante chevelure blanche l'accompagne. Ai l'impression que je ne
la reverrai plus. Erreur. D'ici peu, elle réapparaîtra
dans le paysage, ce qui confirmera que madame est une civile.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi
comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone
du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à
toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon
enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j’ai continué et continue toujours d’en
apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous
offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.
|