News du mercredi 30 avril 2008--------------- 

Dans le béton des grandes cités Je cherche le nom de ce rappeur français, qui est vraiment très bon. Sa chronique urbaine est d’un réalisme… stupéfiant !

Bon, je reviens, j’ai trouvé. Son nom d’artiste : I AM. C’est un Noir. Ça, je m’en doutais, à cause du timbre de voix typique, soul, qui ajoute de l’humain à la musique. Voilà au moins quelque chose que les Noirs ont et que n’auront jamais les Blancs, à part quelques rares exceptions. J’ai trouvé aussi son site web.

Crise alimentaire : biocombustibles à l’origine – Selon Jean Ziegler, rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation, les biocombustibles sont les principaux responsables de l’augmentation soudaines du prix des aliments : riz, blé et produits de première nécessité. Les pays pauvres en sont les plus atteints. Il a déclaré que s’hl faut essayer de freiner le changement climatique, on doit y parvenir sans faire mourir de faim les gens.

L'auteur de l'article auquel je vous réfère, rapporte que les États-Unis ont sacrifié l'année passée un tiers de leur récolte de maïs à la production de biocombustibles. À l'Union européenne aussi qui semble prendre le même chemin. Tout cela alors que l’impact positif sur l’environnement n’a toujours pas été prouvé, entre autres à cause de la pollution générée lors de leur production. Après avoir pressé la Terre pour en extraire le pétrole traditionnel, voilà que l'on vide l'assiette des gens pour remplir nos réservoirs.

Il se pose aussi la question : pourquoi tant d'empressement à produire des biocombustibles de première génération, alors que ceux de la deuxième, constituée de déchets de l’agriculture, de l’industrie du bois ou des algues, des ressources n’entrant pas dans la consommation humaine, sont pratiquement au point ?

Carnaval de Nice 2008 - Un événement annuel particulièrement réussi et coloré. 24H00 – 32 photos

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – Arrive le mercredi 2 mai. Vais-je ou pas aller à vélo ? Potentiellement risqué. Oui, mais le droit de circuler librement au Canada, y compris à Lac Bouchette ? C'est bien beau, les droits, cependant il y a des jours où je n'ai pas vraiment envie de vérifier jusqu'où on peut aller trop loin. J'hésite, longuement, puis décide d'y aller malgré tout. Ce serait plier l'échine devant le totalitarisme policier.

Je croise des 4X4, deux conducteurs m'exhibent leurs canines, un autre me crie quelque chose, mais passe trop vite pour saisir ce qu'il dit. J'entends des pneus crisser, des moteurs s'accélérer, un autre klaxonner en me doublant. Je crains le pire. Il y a cet autre aussi qui transporte, sur la plateforme arrière de son camion, des charpentes de bois, ressemblant à l'ossature d'un pignon de maison, et dont les extrémités débordent largement l'un des côtés latéraux. Je me dis qu'il pourrait facilement m'en frapper la nuque, en me doublant. L'agression camouflée en accident.

Sens le besoin impérieux d'investir un peu plus dans mon assurance santé… La répression souterraine de la police, quand vous l'exhibez au grand jour, elle se volatilise. Me taire, c'est justement ce qu'il ne faut pas faire. Alors, à chaque piéton que je vois, et en verrai trois, je fais un petit topo de la situation, insiste sur ma peur d'être battu par des civils ou victime d'un faux accident de la circulation. À l'un d'eux, une femme que je connais, je fais aussi part de ma crainte que la police profite de la nuit pour enfoncer la porte de mon domicile et s'en prendre à moi. « (Tu as peur) à ce point-là ? » me lance-t-elle. « Oui ! » Je demande à chacun de propager l'info à leur entourage.

La police, qui a des oreilles partout dans le petit village, a dû recevoir le message 5 sur 5 puisque la situation revient à la normale dès lendemain, et je peux effectuer mes randonnées sans crainte. J'ai tenu bon et gagné. Cependant, je n'affiche pas l'arrogance d'un vainqueur, n'étant pas du genre. Et n'en souffle mot à personne. C'est la saison de la pêche, je juge plus sage de ne pas circuler dans la forêt, par crainte d'y faire des rencontres indésirables.

Au cours de cette période-là, ce n'était pas non plus le calme plat à mon appart. Trois voisins, tous des civils, ont un mur mitoyen avec ma… chambre. Tout au long de mon enquête, j'ai pu vérifier une bonne vingtaine de fois que je dors bien la nuit seulement quand je ne remue pas les eaux dormantes policières. Découvrir une activité clandestine de la Sûreté du Québec, révéler ou faire allusion à un de ses petits secrets, imposer ma présence en certains endroits, prendre des photos de personnes et lieux sensibles, m'assurent de passer quelques nuits blanches. L'objectif est de faire en sorte que je dorme le jour plutôt que la nuit. Comme ça, je ne les dérangerai plus, car je resterai chez moi au lieu d'aller et venir à vélo dans la village.

Au cours de mes deux premières années à Lac Bouchette, je n'ai eu qu'un seul préfet de discipline du genre. Ce civil, le même qui s'amusait à me couper le chemin et que j'avais relancé jusqu'à son appart, était affecté au quart de nuit. Exagération ? Non, il était méthodique dans sa façon de procéder, quasiment à toutes les heures jusqu'au petit matin, il ne me lâchait pas. Utilisait un répertoire varié de bruits distincts. Ça faisait boum sur le mur, ou clac, ou clic ou tsoum, etc., quand il frappait sur je ne sais quoi ou utilisait un instrument quelconque. Au début, vous vous préparez mentalement, réussissez à demeurer zen : « Frappes tant que tu veux, mon gars, tu me sortiras pas de mon sommeil ! » Pas longtemps parce qu'il revenait à la charge, redoublait d'ardeur, s'acharnait.

Rapidement, vous développez un réflexe conditionné : à quoi bon se rendormir puisque il remettra ça dans une heure. Pas bon pour le cœur non plus : un boum ou un bruit sec, CLAC ! et vous voilà réveillé en sursaut, décharge électrique au cerveau. À la longue, je finirai pas trouver deux moyens de m'en protéger. D'abord la radio branchée sur un poste envahi de parasites, un bruit neutre et constant, sans bla-bla ni musique. Votre tortionnaire comprend vite qu'il devra frapper plus fort et réveiller des collègues de travail. Se tranquillise un temps puis reprend du service, finit parfois par venir vous chercher dans votre sommeil. Alors là, vous décidez de combattre le bruit par la bruit, et la sainte paix revient.

Le dimanche 14 octobre 2001, 8h du matin, après une nuit mouvementée où j'ai utilisé cette tactique, suis juché sur une chaise, lave l'extérieur de mes fenêtres et porte. Une voix furieuse me fait sursauter. Un type, que je n'ai jamais vu auparavant, gros et grand, la cinquantaine ventripotente et des yeux bulbeux comme ceux d'une grenouille, se dirige vers moi d'un pas précipité, faisant monter et descendre ses épaules. Il se prétend locataire de l'appart voisin, veut savoir qui fait du bruit la nuit, mettre la main sur le « coupable », donne l'impression de vouloir lui régler son compte, dit avoir le droit de dormir en paix la nuit, payer son loyer, être sur le bs… Oups ! Suspect, quelqu'un qui vous dit être sur le bs alors que vous ne lui avez pas demandé. Je ne connais pas de pauvres se servant de ce statut comme d'une référence, on le cache, trop honteux. De toute façon, ce n'est pas lui qui habite cet appart, mais un flic plus jeune et bien barraqué.

Je lui fais face, riposte que les menaces n'ont pas d'emprise sur moi, son ton s'adoucit : « Non, non (je ne te menace pas) ». Je décline prénom et nom, veux connaître les siens, il refuse, revient à la charge avec son loyer et son bs, veut le « coupable ». Le réfère à mon tortionnaire. Là il veut savoir ce qu'il fait dans la vie, lui dis l'ignorer, il insiste. Il me testait probablement pour vérifier si j'étais du genre à dévoiler, à un pur inconnu comme lui, la véritable identité d'un civil. M'en abstiens, ça ne m'apparaît pas le moment idéal. Les choses en restent là, et je peux par la suite compter sur des nuits de sommeil complètes.

Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.

News du mardi 29 avril 2008---------------

Crise alimentaire : Ziegler propose un moratoire des biocarburants – Au cours d'une conférence de presse ce matin à Genève, Jean Ziegler, le Rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l'alimentation, a proposé d'imposer un moratoire de cinq ans sur les biocarburants et de briser la spéculation afin de maîtriser l'augmentation des prix alimentaires, dont il a souligné la brutalité.

Aux USA, l’Internet fait des ravages au sein de quotidiens version papier –  Une dépêche de l’AFP rapporte que les journaux américains ont vu leurs ventes encore chuter de 3,6 % au cours des six derniers mois, selon des chiffres de l'Audit Bureau of Circulations dévoilés hier. Cette baisse s'accélère, puisque, lors des six mois précédents, le recul était de 2,6 %.

Des photos que vous aimez et réclamez24 heures - 30
Tourisme spatial – 10 photos
Anti G8 - 17
Cyclone Dean, en Jamaique – 13
Made in China – 7
La série verte – 12
Photos du jour, Cyberpresse – 9
Carnaval de Bâle – 12

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – Les jours suivants, ma situation se dégrade sérieusement. Le lundi 30 avril, au moment où je quitte mon domicile, je flaire une ambiance particulièrement malsaine. Un voisin s'échine à fendre des bûches de bois sur un engin mécanisé, un autre travaille avec un coupe-herbe à essence. Les moteurs tournent, c'est la cacophonie. Les deux hommes ont la mine sévère. M'approche de celui coupant l'herbe, lui fait remarquer, sourire aux lèvres, que c'est un peu le branle-bas de combat. La gravité empreinte au visage, il me dit : « Fais attention à ta santé ! ». Je n'interprète pas son propos comme s'il m'avait dit : " Pour un homme de ton âge, tu fais trop de vélo, fais attention à ta santé. " De fait, il me menace d'être agressé physiquement.

En cours de route, on me coupe le chemin à trois reprises. Au moment où je vais passer devant le stationnement de l'épicerie du village, une femme y entre, je freine pour ne pas heurter son véhicule. Plus loin, deux hommes à bord d'une camionnette, tirant une petite remorque remplie de bois de poêle, tournent pour prendre une rue, sans se préoccuper de ma présence. Encore les freins. Peu après, les deux quidams sortent subitement d'une petite entrée séparant deux maisons. Il s'en faut de peu pour que j'aille m'écraser le nez contre la paroi de la remorque.

Devant la caisse pop, rue Principale, un civil à pied me crie : « Pourquoi tu vas pas faire du bicycle dans ta cours ? » Je connais bien ce vieil harceleur, j'ai appris à l'ignorer totalement quand il m'adresse la parole. Un jour, il m'avait salué d'un retentissant « bonjour, jeune homme ! » J'en avais assez de son insistance à mon égard, alors je lui avais lancé : « Comment va l'aïeul ? » Il avait bien saisi mon allusion à un autre mot à la consonance semblable, car il avait mis fin à son petit manège pendant quelque temps.

Dans une autre rue du village, je remarque la présence de sept ou huit véhicules devant la maison d'un notable de la place. Quatre sont stationnés en double ligne juste en face, un ou deux sont dans l'entrée et deux de l'autre côté de la rue. La portière passager d'un 4x4 rouge est même grand ouverte : cette couleur a une signification particulière pour moi. La plupart appartiennent à des civils et des collabos qui ne ratent jamais l'occasion de m'intimider.

Par exemple, ce même après-midi-là et les jours précédents, leur conducteur m'ont doublé ou croisé, certains en faisant crisser leurs pneus ou klaxonnant. Pour tout dire : la meute ! Il y a de l'urgence dans l'air. Jamais vu autant de véhicules devant cette résidence, je le sais, pour y passer souvent. Rencontre au sommet dans la cuisine pour trouver le moyen d'éjecter le cycliste de l'espace public ?

Le lendemain, dans ma cour, je revois l'homme qui m'avait averti de faire attention à ma santé. Lui relate brièvement ce qui s'est déroulé la veille. Je sais qu'il est un collabo assidu de la police, à cause notamment du métier qu'il a exercé pendant des années, au point où il m'arrive parfois de me demander s'il n'est pas flic, lui aussi. J'en profite pour lui signaler que j'agis dans un cadre légal, que les civils de la Sûreté du Québec devraient procéder de même.

Il me demande pourquoi je lui dit ça, m'affirme et répète n'avoir rien à voir avec ces incidents. Lui signale qu'en raison de ce qui s'est produit, son avertissement de la veille avait une connotation particulière. Il proteste encore, mais ne me rappelle pas moins d'y aller mollo avec le vélo, « pour ta santé ». Je n'insiste pas, désormais il sait que je sais.

Un peu effarouché, j'enfourche tout même mon vélo. Mis à part quelques conducteurs qui me font la grosse gueule, tout se déroule assez bien. C'est en revenant chez moi que ça se gâte. Sur la 155, une voiture sort rapidement d'une rue transversale. L'homme au volant, le visage dissimulé derrière le pare-soleil, effectue un virage si large qu'il vient presque me chercher de l'autre côté de la route, en bordure du trottoir : c'est l'une des artères du village où je juge plus sécuritaire de circuler face au trafic. Le véhicule, menaçant, se précipite dans ma direction. Je m'immobilise et d'un vigoureux coup de menton indique à l'homme d'en reprendre le contrôle. Il applique les freins, le devant de l'auto s'écrase, suivi d'un coup de volant et d'une accélération, et passe à quelques pieds de moi. En soirée, je rumine, la peur me tenaille.

Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.

News du lundi 28 avril 2008--------------- 

Un ex-directeur de l’OMC : le système du commerce n’est pas juste – Il est d’accord avec ceux qui le disent. Les pays riches dépensent 1 milliard de dollars par jour subventionner leur agriculture aux dépens de celle des pays pauvres, dont l’Afrique. Sur les secteurs de compétence qu’ont ces pays pauvres, on leur interdit d’exporter. Comment régler cette injustice ? Selon lui, cela se traitera par des négociations entre les pays.

Combien de marches d’escalier faudra-t-il monter ? Personne ne peut le dire. Car il est une fait que la libéralisation extrême des échanges économiques est une source de domination et d’inégalités. Elle permet aux plus puissants d’absorber les plus faibles. Guerre économique, donc.  Pourtant l'OMC affirme que l'isolement économique est à l'origine des guerres, que la mondialisation des échanges apportera la paix. Oui, mais entre ceux aptes à attaquer ou à se défendre, ce dont sont incapables les pays pauvres.

Dans cet excellent film de Vincent Glenn sur l’OMC (l’Organisation mondiale du commerce), divisé en 10 vidéos, on apprend beaucoup. 

Vidéo 1, durée 15:35
Vidéo 2, 14:56
Vidéo 3, 09:18
Vidéo 4, 13:32
Vidéo 5, 14:24
Vidéo 6, 13:19
Vidéo 7, 16:04
Vidéo 8, 17:08
Vidéo 9, 16:21
Vidéo 10, 06:02 (introuvable)

La démocratie totalitaire – L’expression n’est pas de moi, elle est de Me Julius Grey, un Québécois spécialisé en droits et libertés. Un valeureux combattant qui a gagné plusieurs causes à la Cour suprême du Canada. 

Dans sa dernière chronique, il atteint sa cible en plein centre, comme d’habitude.

Depuis quelques mois, écrit-il, l'offensive de notre société contre les libertés fondamentales prend de l'ampleur. Tant la droite que la gauche y participent avec enthousiasme… Lisez la suite ici.

Conserver précieusement l’adresse web de sa chronique, ça vaut vraiment le coup d'y aller chaque jour.

Décision de la Cour suprême du Canada : les chiens-renifleurs dans les écoles – Il y a quelques jours, elle a statué que «l'impression qu'un individu se livre à une activité criminelle» et «la seule intuition du policier, basée sur son expérience», ne suffisaient pas pour entamer une fouille. À défaut de quoi on contrevient à la Charte. Les parties de pêche sont interdites. On en déduit que le jugement du chien-renifleur est l’équivalent d’une décision de la Cour suprême, puisque celle-ci n’en traite pas.

Réaction de la Sûreté du Québec, que j’ai pigée sur le web et dont j’ai perdu la source : en milieu scolaire, les interventions sont rares et ont toujours été faites un mandat en main. Il est ainsi dans les autres lieux publics, les gares et les parcs, notamment. Autrement dit : interdiction d'y aller au pif.

La Sûreté du Québec ne dit pas toute la vérité, rien que la vérité... Lors de mon enquête à Lac Bouchette, j’ai été la cible de deux chiens-renifleurs. Je vous invite à lire ce passage du tome 1 de L’Étau Policier. Colonne de droite, cliquez sur l’icone du livre. Dans la page s’affichant, lisez les instructions permettant de repérer une page et utilisez les deux mots clés suivants : chien renifleur.

Big Brother de plus en plus surveillé par des Little Brothers – Les technologies servent aussi à surveiller ceux qui nous surveillent. Par conséquent, on n’aurait pas trop à s’inquiéter. C’est que je conclus d’une entrevue du quotidien Le Devoir avec le criminologue Benoît Dupont, prof en criminologie à l’Université de Montréal.

Des faits le démontrent, ainsi le décès du Polonais Robert Dziekanski survenu après quelques décharges de Taser, le 14 octobre dernier à l'aéroport de Vancouver. N’avait été de la présence d’un citoyen armé d’une caméra, la version de la Gendarmerie royale du Canada aurait été toute autre.

Un article du journaliste Brian Myles : à lire sans faute.

PS : Selon moi, le criminologue Dupont, bien qu’il ait raison sur certains points, va pas mal vite en besogne. Le terme Big Brother n’est pas devenu un archaïsme, très loin s’en faut. Les Little Brothers sont des non-initiés aux activités clandestines et illégales de la police en civil : municipale, régionale, provinciale et nationale. Plus clairement dit : ils sont nuls à cette matière. De toute évidence, c’est également le cas du criminologue Dupont. S’il savait ce qui se passe dans le sous-sol de la démocratie, son discours serait tout autre.

La nature dans toute sa beautéPort de Brest – 153 photos
Des animaux et des hommes – 12
En plongée – 10
Caricatures – 213

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – Dans ce genre d'enquête, le harcèlement fait parti du quotidien. En avril 2001, un inconnu avait pris l'habitude de me saluer de façon caricaturale, au volant d'une mini voiture bleue azurée équipée de deux antennes. Il habitait depuis peu le même édifice à logements que moi. Je voyais bien que son comportement n'était rien d'autre que de la provocation.

Après un certain temps, lui ai fait signe, il s'est arrêté, lui ai dit que je ne le connaissait pas. Il a prétendu le contraire, m'expliquant qu'on s'était déjà vu sur le Chemin de la Montagne, où des billes de bois étaient empilées en attendant leur transport vers une scierie. Me souvenais d'y avoir aperçu sept ou huit travailleurs forestiers, mais sans m'arrêter ni parler à quiconque. M'ayant confirmé qu'il demeurait dans le même édifice, lui ai souhaité la bienvenue au « quartier général de la police en civil de la Sûreté du Québec ». Les locataires sont tous des civils, lui ai-je souligné, sauf moi, ajoutant que lui, je le ne savais pas encore, que je le verrai bien au cours des prochaines semaines.

Le lendemain, je passe comme d'habitude près de son appart, le vois déposer à la hâte un gros sac de toile dans la valise de son véhicule et, un peu plus loin, l'entends crier « tabarnak ! ». Le gars, dans la jeune trentaine, environ six pieds, barbe de quatre ou cinq jours, ne semble pas avoir froid aux yeux. Quelques minutes après, il me double, me salue au passage, le regarde sans lui retourner sa salutation. Il disparaît de l'horizon puis revient, s'immobilise sur l'accotement de la rue, me lance « viens icitte ! », je réponds « viens icitte, toé ». Sort précipitamment de son véhicule, s'approche d'un pas décidé.

Contre toute attente, il me dit vouloir… écrire un livre, ne pas être très fort en rédaction et veut que je lui donne des cours. Je décline. Puis il se place devant ma roue avant, les pieds écartés, veut savoir pourquoi je pense qu'il est de la police. Lui rappelle ce que je lui ai dit la veille, ajoute que sa prétention de me connaître, alors que ce n'est pas le cas, est un truc que des civils utilisent occasionnellement. « As-tu peur de la police ? » Non, que je réponds. Lui raconte avoir enquêté dans l'underground policier pendant quatre ans et demi et que depuis celle-ci a pris une toute autre signification à mes yeux. 

Au même moment, un ado s'apprête à passer devant nous. Le flic l'interpelle, le ton de la voix un peu rude. Lui a-t-il demandé son nom ou exigé qu'il le salue ? Je ne m'en souviens plus. L'ado s'arrête un instant, affiche la lippe de quelqu'un au bord des larmes, et poursuit son chemin. Je reproche au flic de lui avoir fait peur, lui demande pourquoi il a fait ça. « Chu une police, respect ! », me lance-t-il avant de retourner à son auto.

Y repensant après coup, me suis dit que le respect n'est pas une notion à sens unique, que le flic se doit de respecter le citoyen s'il veux l'être lui même. - Plus tard, je découvrirai que l'ado est de fait un adulte ayant l'air plus jeune que son âge, et travaillant pour la police. Celui-ci était donc le deuxième personnage de cette mise en scène.

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News du dimanche 27 avril 2008---------------

Révolta, kilomètre zéro – Premier film de Jean-Michel Ben Soussan, réalisateur, et co-écrit avec Pascal Mougeot. Ce road-movie atypique mélange fiction et réalité. Il a été filmé entre Paris et le grand sud marocain.

"Révolta-kilomètre zéro" est l’histoire d’un homme qui part en voiture vers la Révolta, un petit pays utopique fondé pour servir d’état refuge aux révolutionnaires du monde entier; un pays que le père de frank a contribué à fonder. Depuis sa création la Révolta est en perpétuelle guerre civile. On y fait trois coups d'état par mois. Le pays est totalement ingouvernable. Essayer d'y pénétrer peut se révéler particulièrement dangereux.

À voir tout de suite, durée 01H16:23
N'oubliez pas d'agrandir plein écran : cliquez à l'endroit indiqué dans le bas de l'écran vidéo. 

La crise alimentaire : les pauvres n’ont pas d’argent pour acheter fertilisants et semences – Le FIDA (Fonds international de développement agricole), organisme relevant de l’ONU, a annoncé vendredi qu’il distribuera 200 millions de dollars : aide alimentaire d’urgence aux plus vulnérables, aide aux petits agriculteurs en prévision de la prochaine récolte et investissement à long terme afin de garantir la sécurité alimentaire.

Depuis le début de ses opérations en 1978, l'agence a investi plus de 10 milliards de dollars dans 766 projets et programmes qui ont bénéficié à plus 300 millions de personnes.

En Afrique, la faim, on connaît ça ! Certains se lancent dans le rapt avec l’espoir qu’un jour, ils vivront mieux. Écoutez-les décrire ce qu’ils vivent. Encouragez-les, achetez de leurs oeuvres.

Un festival international du film pas comme les autres – Le lieu : au Sahara occidental, appelé au Maroc : Sahara marocain. Un immense territoire désertique, pas encore autonome. Plus de 30 ans après le départ des Espagnols en 1976, des Sarhaouis aspirent toujours à l’indépendance. Mais ils ne sont pas les seuls à le revendiquer, le Maroc et l’Algérie aussi. (Source : Wikipedia) Regardez la vidéo, remplie de belles images.

Il y a de la magie dans l'air !BD – 76 photos
American Show Conthey (vieilles voitures) – 48
Visages peints – 91
Caricatures – 204

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – Voyons d'autres faits… Un civil de la Sûreté du Québec résidant dans le même édifice que moi avait entrepris de me couper occasionnellement le passage quand je me déplaçais à vélo. Ainsi un jour où j'entrais dans la cours, il était au volant de son auto stationnée le nez devant son appart, je l'ignorais, et il avait subitement fait marche arrière pour m'empêcher de passer. Une autre fois, j'en sortais quand il était soudainement apparu face à moi, le pare-choc de son auto presque collé à la roue avant de mon vélo, m'obligeant à freiner et le contourner.

Il y a aussi cet après-midi où il était brusquement sorti de la cours d'un garage de la rue Principale, au pied de la grande côte, pour me couper le chemin. Là, c'était plus sérieux. Il avait fait son stop, car une voiture s'en venait dans ma direction, mais la moitié de son auto était dans la rue, empiétant l'espace dont j'avais besoin pour passer. Une petite acrobatie m'avait permis de me faufiler derrière.

Que se serait-il produit si je m'étais glissé entre les deux véhicule ? J'extrapole, bien entendu, mais il le faut quand on veut évaluer un danger auquel on a été exposé. D'autant qu'il faisait semblant de ne pas m'avoir vu, la tête tournée vers la voiture qui approchait. M'aurait-il poussé contre cette dernière ? Je ne le crois pas. Cependant j'ai bien senti la menace immanente. Ce civil possède l'art de s'approcher de vous à votre insu, connaît bien les angles morts.

Un jour j'en ai eu assez et suis allé frapper à la porte de son domicile. Lui ai dit que je savais qu'il était flic, d'arrêter de jouer avec moi, de cesser aussi de me harceler la nuit en frappant le mur de ma chambre pour m'empêcher dormir, autrement j'allais loger une plainte contre lui : nous vivions sur le même étage, et partagions un mur mitoyen. Il a mis beaucoup d'énergie à nier le tout, hurlant même « NON ! » quand je lui ai dit qu'il était un civil. Je n'ai pas argumenté, lui ai répété mon avertissement et quitté les lieux. Par la suite, il s'est tranquillisé.

Il y avait quelque temps que je l'avais repéré. Lui et moi s'étions déjà livrés à un duel silencieux, dans un tout petit resto, situé au coin de la Route de l'Ermitage et de la rue Principale. Il y était entré peu après mon arrivée, avait fait un pas vers ma table, s'était immobilisé et avait entrepris de m'intimider. Sa tactique consistait à me dévisager, l'air sévère, et de projeter un peu sa tête en avant pour m'inciter à sortir. Je l'avais laissé exécuter son petit numéro un moment, continué de jaser avec l'une des serveuses. Puis j'ai décidé que ça suffisait. J'ai alors planté mon regard dans le sien, me disant en moi-même : « Toi, tu me sortiras pas d'ici  », et en employant la même technique du coup de tête en avant. Il a aussitôt pivoté pour aller s'asseoir à une table plus loin.

Ce civil est dans la soixantaine avancée, il est grand et mince. À l'épicerie du village, il joue de temps à autre au vieillard un peu gaga, cheveux en bataille comme s'il avait mal dormi la nuit précédente, l'air un peu misérable, mal habillé, le fond de culotte bas, le bouts des doigts dans les poches, marchant lentement, s'arrêtant longuement devant des étalages, avec cette expression dans le regard du vieil homme déconnecté de la réalité. C'en était déroutant, tellement qu'il m'arrivait de vouloir enlever l'étiquette de civil que je lui avais accolée. Ce n'est que lorsque des incidents l'impliquant se sont multipliés que j'ai compris que l'homme campait un personnage.

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News du samedi 26 avril 2008---------------

Le capitalisme : malade, pas malade ? – Dans la vidéo qui suit (09:15), vous n’apprendrez pas tout, d’A à Z.  Les quelques propos tenus incitent tout de même à la réflexion. Le capitalisme a sûrement besoin d’être bridé en quelque part (les subprimes à l’origine de l’actuelle crise financière), mais on n’y trouve pas que du mauvais.

L’un des intervenants est Joseph E. Stiglitz, prix Nobel d’Économie et auteur du livre La Grande Désillusion.

La guerre du Canada en Afghanistan, autre version que celle du pm Stephen Harper – Le journaliste américain Eric Margolis est un correspondant de guerre de longue date. Spécialiste de l’Afghanistan et de l’Asie en général, il vient de publier un livre : War at the Top of the World.

Il ne croit pas du tout à la victoire de l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique Nord) dans sa guerre en Afghanistan, population de près de 30 millions d’habitants, plus15 millions au Pakistan, fait-il remarquer dans une entrevue accordée à Sylvain Attal de France 24. D’autant que les Afghans sont des gens durs, courageux, qui aiment le combat et que l’ennemi vient de l’étranger. D'après lui, al-Qaïda n'y est pas présent.

Oui, mais l’émancipation des femmes ? Margolis rétorque : pourquoi mener une guerre pour faire ça, pourquoi pas ailleurs où les femmes sont maltraitées, par exemple en Arabie Saoudite ? Non, ce n’est pas une bonne raison de faire la guerre, qui tue des milliers d’Afghans, dont des femmes. Les Taliban appartiennent à la tribu des Pachtounes, qui représente 50% de la population. Vous ne pouvez pas établir la paix sans eux. Donc, la solution est politique.

Mener une guerre de bombardements de villages où beaucoup de civils sont tués, ça ne fait que produire d’autres ennemis pour l’Occident. Selon lui, le pétrole est une grande raison de la présence américaine.

PS : Unocal, Texaco, BP et Total auraient installés des bureaux à Kaboul, espérant remporter des appels d’offres du gouvernement.

De quoi vous régaler pendant quelques heures24 heures – 33 photos
Ingrid Betancourt – 17
Caricatures – 220
Miss Chine, Miss Terre, etc. – 124

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – Le fait que j'écrive un livre tracasse certains citoyens. Un septuagénaire, Chevalier de Colomb de son état et très proche du curé du village, s'organisait toujours pour me rencontrer et me sonder sur de sujets politiques. Chaque échange durait rarement plus de trois minutes et portait généralement sur un seul thème. Dès qu'il avait réussi à me tirer un ou deux vers du nez, il me saluait du geste de la main et reprenait son chemin. Et, à une occasion, ai-je constaté, pendant que je le regardais s'en aller, avec le sourire aux lèvres du gars fier de son coup. Il était impossible de nouer de liens d'amitié avec lui. Dès que je lui avais dit ce qu'il voulait savoir, il partait illico. Pour rebondir dans le paysage quelques semaines après, avec un autre item à l'ordre du jour.

Parfois ses approches étaient piégées. Ainsi cet après-midi où il m'a dit à brûle pour point que le fusil serait peut-être la façon la plus sûre d'arriver un jour à faire l'indépendance du Québec. M'a demandé si je connaissais un pays qui y était parvenu de cette manière. Son propos m'étonnait, grandement. J'ai failli lui téléphoner le lendemain pour l'avertir d'éviter d'en parler car il risquait de s'attirer l'attention des civils.

M'en suis abstenu parce que j'avais des doutes sur son rôle véritable. Me souvenais, notamment, de sa réaction quand je lui avais signalé que nous avions perdu nos belles libertés des années 1960-70 : « Ça, c'était trop ! », m'avait-il dit d'un ton brusque et sans appel. Je savais qu'il occupait un poste au sein de l'organisation locale du parti québécois. Travaillait-il aussi pour la police?

Un jour, j'en ai eu assez d'être le citron qu'on presse sans aucune délicatesse. Lui demande ce qu'il faisait avant de prendre sa retraite. Le connaissant depuis une trentaine d'années, je le sais mais veux l'entendre de sa bouche pour m'en assurer. Il me confirme avoir occupé un poste en autorité au sein d'une grande entreprise.

Lui souligne qu'à l'époque son poste avait bien dû l'obliger à collaborer avec la police. Petit sourire affiché, il me répond non, ajoutant qu'elle était peut-être là mais qu'on ne le savait pas. Lui avoue ensuite que je commence à m'interroger à son sujet. Puis, je lui pose franchement la question : « Travailles-tu pour le parti québécois ou la police ? » « On dirait que la police t'a fait quelque chose », réplique-t-il. Je fais non de la tête puis laisse tomber qu' « il faudra lire mon livre ».

Ma remarque le fait bondir de rage : « Je ne veux plus que tu me parles de ton livre, tu m'as compris ! » cela dit en élevant la voix et m'enfonçant son index à coups répétés dans l'épaule. Puis il appuie sur le fait qu'il ne sera jamais publié. Lorsque quelqu'un travaille aussi longtemps sur un livre - plus de quatre ans, à ce moment-là -, il ne publie pas, me lance-t-il, ajoutant… : « Il y a beaucoup trop de citations, dans ton livre, il sera jamais publié ». « Comment le sais-tu, que je lui demande ? » Oui, comment sait-il alors que je ne l'ai fait lire à personne ? Il ne répond pas à ma question, me traite de « maudit décroché (de la société) qui travaille pas. » Je suis surpris de tant d'agressivité de sa part, son index n'arrête pas de me darder. Le lui fait remarquer, il se calme puis me quitte, me disant qu'il ne me reparlera plus.

Comment savait-il que ce livre contient beaucoup de citations ? Cette question me turlupinera pendant un certain temps. J'ai la conviction que ce type a eu accès à mes disquettes contenant le livre. Expliquons. Dans la semaine qui a suivi mon arrivée dans cette municipalité, à la fin de juin 1999, j'ai logé dans une maison privée en attendant que mon appart soit prêt.

Or, cette personne, devais-je découvrir par la suite, était une collabo assidue d'un civil, qu'elle hébergeait d'ailleurs à l'occasion, et prétendument cuisinier de son état, mais dont les connaissances se limitaient à l'œuf brouillé. Suis convaincu que ce flic a fait des copies de mes disquettes. N'étant pas allé dans ce village pendant vingt ans, considérant ces vieilles connaissances comme étant de bonne foi, il m'est arrivé de quitter deux fois la maison, en laissant les disquettes dans ma chambre, sur un bureau. Le flic a disposé de tout le temps nécessaire pour les dupliquer.

Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.

News du vendredi 25 avril 2008---------------

Biocarburants versus crise alimentaire – Le premier ministre britannique Gordon Brown demandera à l’Union Européenne de réduire ses objectifs en matière de biocarburants si un audit en cours démontre que leur développement attise l’inflation des denrées alimentaires et nuit à l’environnement.

La flambée des prix de la nourriture a provoqué des "émeutes de la faim" en Asie et en Afrique. Dans les pays riches, comme la Grande-Bretagne, elle pèse sur les budgets alimentation des foyers.

PS : Le premier ministre du gouvernement conservateur de Stephen Harper devrait imiter son homologue Brown. L’enrichissement, c’est bien, mais au détriment de ventres vides dans des pays africains, ne l’est pas.

Montréal : les actes de vandalisme du 22 avril (suite) – Dès ce soir-là, la police de l’île de Montréal a réclamé des médias les photos et bandes vidéos prises lors de l’événement. Ceux-ci ont refusé. Le lendemain, mercredi, la police revenait à la charge, cette fois, elle était munie d’un mandat de perquisition. N’ayant pas le choix, les médias se sont conformés à la loi.

Mais l'affaire n'en est pas restée là, rapporte le journaliste Benoît Aubin du Journal de Montréal, dans sa chronique quotidienne. Ce même jour, les médias - le Journal, The Gazette, La Presse, TVA, CTV, SRC, entre autres - se sont adressés à la Cour supérieure pour faire invalider ce mandat de perquisition et ainsi empêcher la police de se servir de matériel journalistique pour identifier d'éventuels coupables.

« Nous sommes un organe d'information au service du public, précise le journaliste Aubin, et n'entendons pas nous substituer au service de police. La liberté et l'indépendance de la presse sont vues comme un rempart protégeant la démocratie - contre les tentations totalitaires d'un état policier, justement », ajoute-t-il.

Lisez l’article du journaliste Aubin.

Autre article du Journal de Montréal, pour le moins étonnant : le mandat de perquisition a été émis par un juge de…. Val-d’Or, en Abitibi !

Lisez l’opinion juridique d’Yves Boisvert de La Presse.

(NDLR) Seule façon de sensibiliser nos élus à cette situation inacceptable qui perdure depuis trop longtemps : tous les journalistes doivent manifester pacifiquement devant le quartier général de la police de l’île de Montréal, faire part de leur refus de devenir des collabos de la police et exiger d’être immédiatement arrêtés et emprisonnés. Des citoyens démocrates iront leur porter des oranges régulièrement…

Le monde en images 24 heures – 32 photos
École du cirque façon XIXe – 10
Les corridas de Séville – 13
Free-runners sur le parvis de Neaubourg – 8
Cuba – 124 – Chaque photo est un diapo : cliquez dessus.
Caricatures – 75

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – À un autre moment, un vieil homme assis sur une galerie m'interpelle, me dit, le reproche dans la voix, que je dois avoir « chaud » à rouler par une température pareille. Lui rétorque qu'il faut profiter du beau temps. Le jour suivant, il pleut. Il est sur le trottoir, près de son domicile, agite les doigts de la main droite près de sa tempe, façon de me signifier qu'il faut être fou pour faire du vélo sous la pluie. Je le salue comme le faisaient les chemises brunes, bras tendu en avant : « Heil Hitler ! » Là, j'avoue avoir manqué un peu de self-control. Cependant ma réaction aura tout de même porté fruit puisqu'il ne récidivera plus.

Dans les jours suivants, quelques autres y vont de leur petit grain de sel. L'un me signale que je dois avoir « chaud » à rouler sous ce soleil de plomb. Un autre dit, le ton un peu las, me voir « souvent, souvent » passer à vélo et constater, à la longueur de mon trajet, ma « grande forme physique ». Une citoyenne me demande pourquoi ai-je choisi de m'installer à Lac Bouchette, l'air de dire pourquoi tu ne vas pas habiter ailleurs. Une civile, à qui je raconte être né à Roberval, ville avoisinante, trouve ça « drôle » que j'ai choisi de vivre à Lac Bouchette. Quand on dit que c'est « drôle », que je lui signale, c'est parce qu'on trouve ça curieux, mystérieux. De toute évidence, la Sûreté du Québec a bien orchestré ces événements. La pseudo police communautaire créant artificiellement une désapprobation... communautaire en faisant appel à des citoyens de droite de la communauté.

Un jour, je pensais m'être déniché un informateur. S'agissant d'un marginal, je me disais que, vivant depuis plusieurs années dans le village, il pourrait sûrement m'apprendre un tas d'affaires. Surprise, dès notre premier contact, il me parle de mon livre, sans que je n'en aie fait la moindre allusion, et s'offre même d'en faire une première lecture avant sa publication. Le trouve un peu vite en besogne, lui signale qu'il faudrait d'abord apprendre à se connaître un peu. Autre surprise, au cours de la semaine suivante, il n'y a quasiment plus moyen d'aller au village sans le rencontrer. D'autres faits viendront s'ajouter, par exemple quand il me fera remarquer que je dois avoir « chaud » à rouler sous un soleil de plomb pareil...

Un après-midi où je m'adonne à passer devant son appart, rue Principale, il apparaît dans le paysage, visiblement pour rouler un bout de chemin en ma compagnie. Comme j'apprécie de moins en moins sa présence, sachant désormais très bien qui il est et en quoi consiste son rôle, je décide de mettre les choses au clair. Le mets en présence d'une contradiction flagrante : sa marginalité versus la police, l'ordre et le conformisme. Cela étant, je lui dis qu'il est soit un civil ou un collabo de la police. Comme il ne peut être que l'un ou l'autre, ajouté-je, il est par conséquent un faux marginal. Il me répond que la question est bien posée. Me raconte avoir connu un type qui était au courant de toutes les activités policières du coin, un « genre d'Allô Police local », au point où on se demandait s'il n'était pas policier lui-même. Le doute était là, pas la preuve, conclut-il. Quand nous nous quittons, lui souligne que sa véritable identité demeurera entre-nous. Me dit compter sur ma discrétion.

Au cours de mon enquête à Lac Bouchette, j'ai utilisé le truc consistant à ignorer l'autre pour qu'il se manifeste sous son vrai jour. Cesser de saluer et de répondre aux salutations de quelqu'un, sans le regarder, l'air glacial, provoque parfois des réactions éloquentes. Je l'ai appliquée au marginal, un jour où il venait de me lancer un convivial « bonjour, mon ami Jacques ! ».

À la fin de ma randonné, j'arrête à l'épicerie. Lui aussi, inquiet sans doute. Là encore, j'évite de le saluer, de le regarder. Il rapplique trois fois dans l'allée où je suis, dont deux où j'ai le sentiment qu'il va bondir sur moi : l'agression physique simulée, tactique éminemment policière que j'ai déjà décrite. Je fais comme s'il n'était pas là, ne lui concède aucun regard, continuant de fureter dans les tablettes à la recherche d'un produit. Constatant que sa prestation ne produit sur moi aucun effet et qu'il s'essouffle pour rien, il quitte les lieux.

Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.

News du jeudi 24 avril 2008--------------- 

Canada : Mosquito risque de se répandre partout – Cet appareil, qu’on fixe à des murs, émet des ultrasons à une très haute fréquence que seuls les jeunes peuvent capter. À la demande de son corps policier, la Ville de Montréal, dont le maire est Gérald Tremblay, songe à le permettre.

Cette nouvelle technologie est antisociale, car elle éloigne tous les jeunes, les bons comme les mauvais : elle cause également des maux de tête. Enfin, elle est illégale car elle constitue une atteinte au droit de circuler librement partout dans ce pays.

L’argument de la police de l’île de Montréal, qui veut en installer dans les secteurs où se tiennent des vendeurs de drogues, ne tient pas debout. Le maire Gérald Tremblay doit refuser d’accéder à la demande policière.

Lisez l’article de La Presse Canadienne.

En Europe, une pétition circule pour en interdire l’usage. Dans la page s’affichant, plus bas, TESTEZ LE PRINCIPE PAR VOUS-MÊME. Le son strident est audible seulement aux jeunes.

Le site de Mosquito (ou Beethoven en France)

Comment protéger…- …vos données personnelles sur le web et naviguer sans trop de problèmes ? Suis tombé sur un vrai petit chef d’œuvre expliquant le tout simplement, illustrations comprises. Vous allez apprendre bien des trucs pour neutraliser les trojans et virus. Vous éviterez ainsi les embouteillages : la cumulation des infos incomprises.

Cependant, le pire des virus est ici.

Un peu de toutHumeurs printanières – 23 photos
Au pays des glaces – 14
Cap sur le ciel – 11
Ça défile – 10
Les visages de l’immigration – 14
Poste mon amour – 9
Mummenschanz – 12

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – Ensuite, des événements se sont précipités. J'avais remarqué que trois citoyens patrouillaient en scooters. Officiellement pour prévenir… la criminalité, mais officieusement pour sortir de la rue les citoyens n'ayant aucune raison de s'y trouver.

Puis est arrivé un jour où une femme qui en chevauchait un m'a clairement indiqué que je ne devais plus circuler à vélo dans le village. Je suis sur le point de la croiser, rue Principale, quand elle applique brusquement les freins à fond, j'entend les pneus crisser, son bras gauche, légèrement écarté, pend comme si elle voulait m'indiquer d'arrêter. Suis surpris, mais n'en continue pas moins mon chemin. Cinq minutes après, elle revient, accélère d'un coup sec au guidon. Un peu plus loin, la revoilà. Je m'immobilise, en face de l'église, pour la regarder passer. Arrivée à ma hauteur, je vois qu'elle a replié son bras gauche et me montre son poing. Oui, son poing !

Que faire dans une situation semblable ? Renoncer à son droit de circuler librement partout au Canada, incluant Lac Bouchette, droit conféré par la Charte des droits et libertés ? Comment réagir face à de la provocation, à du harcèlement ?

Hirigoyen, psychiatre, psychanalyste et psychothérapeute familiale spécialisée en victimologie, écrit que si on a le sentiment d'une atteinte à sa dignité ou à son intégrité psychique en raison de l'attitude hostile d'une ou de plusieurs personnes, l'idéal est de réagir le plus tôt possible, avant d'être englué dans une situation où il n'y a pas d'autre solution que le départ de l'endroit où on est. (Marie-France Hirigoyen - Le harcèlement moral - Éditions Syros) En ne perdant jamais de vue qu'étant donné que le jeu du harceleur consiste à faire de la provocation et à mettre l'autre en faute en suscitant sa colère ou son désarroi, il faut apprendre à résister. Il est aussi parfois plus facile de se laisser aller et se soumettre plutôt que de résister et de risquer le conflit.

Quoi qu'elles éprouvent, Hirigoyen conseille aux victimes de jouer l'indifférence, de garder le sourire et de répondre avec humour, mais sans jamais en rajouter dans l'ironie. Elles doivent rester imperturbables et ne jamais entrer dans le jeu de l'agressivité. Il leur faut laisser dire, ne pas s'énerver, tout en notant chaque agression afin de préparer leur défense. Pour limiter le risque, la victime doit être irréprochable. Cela suppose que la personne harcelée soit capable de garder son sang-froid.

Ne pas être réactif aux provocations de son agresseur est particulièrement difficile pour quelqu'un qui a été ciblé pour son impulsivité. La victime doit apprendre à se calmer, à attendre son heure, insiste-t-elle. Il est important qu'elle garde au fond d'elle la conviction qu'elle est dans son bon droit et que, tôt ou tard, elle réussira à se faire entendre. Voilà pour l'approche, que j'ai toujours respectée du reste, enfin presque.

Je n'ai pas pour autant l'intention de passer l'éponge. Car il n'est pas mauvais, nous informe aussi Hirigoyen, que la victime inquiète son agresseur en lui faisant savoir que, désormais, elle ne se laissera plus faire. Je remonte donc sur mon vélo et emprunte la même direction qu'elle, qui, pure coïncidence, mène à son domicile. J'espère y voir son véhicule stationné derrière, mais il n'y est pas.

J'aperçois plutôt, sur le côté de la maison, près de la galerie, un couple dans la quarantaine. Je leur jette un oeil pour mémoriser leurs traits. L'homme me voit le faire, je l'entends dire « oui » à sa conjointe, en se penchant la tête et grattant la joue gauche. Un « oui » frappant le mur de la maison et rebondissant jusqu'à moi, amplifié par l'écho. Il vient de constater que je connais l'adresse de celle chevauchant le scooter. La femme a l'air contrarié et effrayé. Tous deux savent que je sais désormais qu'ils sont des éléments du quadrillage policier, craignent que je propage l'information à des citoyens.

Peu avant de partir à vélo, cet après-midi-là, une voiture bloquait mon entrée de stationnement. Sur le pare-brise, trois autocollants : " CdeC (acronyme des Chevaliers de Colomb) - Lac Bouchette - Conseil 7267 " ; " Pompier (un pompier volontaire de la municipalité, donc jouant à l'occasion à la police en civil) " ; et " La vitesse tue (avertissement subliminal ?) ". Puis, m'étant rendu chez le dépanneur, j'avais ouvert la porte vitrée et étais arrivé nez à nez avec le CdeC-pompier qui m'attendait sur le seuil, me barrant le passage. Il avait fait une brève allusion à mes balades à vélo, la mine sévère. Une femme voulait sortir, j'avais indiqué à l'homme de se tasser pour la laisser passer et m'étais faufilé, le laissant en plan.

Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.

News du mercredi 23 avril 2008---------------

Paris : la simple histoire d’un bistrot de quartier – Neuf minutes d’un documentaire d'Alexandre Lourié sur le jazz. N’oubliez pas d’agrandir la fenêtre plein écran.

Écrire sur le pavé, est-ce ok ? – Et si par la suite le maire de la municipalité fait goudronner le tout, est-ce une atteinte à la liberté d’expression ? Regardez la vidéo et si vous pensez que c’en est une, signez la pétition, après avoir lu l’article un peu plus bas.

Montréal, vandalisme après la victoire du club de hockey Canadienm - Si ces jeunes en ont contre la police, bien qu’ils sachent qu’en endommageant 16 auto-patrouilles, dont 5 ont été incendiées, ils lui donnent raison et n’aident pas la cause de la démocratie. Le vandalisme est une connerie innommable. Visionnez la vidéo et lisez l’article. 

PS : Je suggère aux ados et jeunes adultes tentés d’agir ainsi de se comporter comme de vrais démocrates. Par exemple, en aidant ceux qui, comme moi, luttent pacifiquement sur le web pour une démocratie de libération.

Clic et reclic !24 heures – 29 photos
Freedom Tower – 10
Sénégal – 30
Nicolas Michelin, urbaniste de demain - 19
L’auto se met au vert – 10
Maroc, art et design – 456 photos sur 26 pages – cliquez sur celles vous intéressant pour les agrandir.

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – À l'été 2000, la répression contre le journaliste-cycliste a monté d'un cran un jour où j'étais allé à l'épicerie du village. En sortant, je vois que mon vélo que j'avais parqué debout est tombé à terre. Une couple de semaines plus tard, l'incident se reproduit, au même endroit. J'aperçois en plus une partie de l'empreinte d'une semelle poussiéreuse sur un côté de la selle. La personne y a appuyé le pied pour essayer de la faire pivoter.

Puis je fais le lien avec un type rencontré plus tôt, pendant que je circulais dans une allée derrière mon panier. Quand je l'avais aperçu, son visage était empourpré et tendu. Hésitation aussi à me retourner ma salutation, et encore, une réponse du coin de la bouche. Il y circulait sans panier ni aucun produit dans les mains, marchait d'un pas accéléré, comme un client ne faisant que passer sans rien acheter.

J'ai interprété cet événement comme un avertissement de ne pas dévoiler qui il était. Je l'avais repéré et, depuis peu, il le savait. Il y avait déjà quelque temps que j'entretenais un gros doute à son sujet. Notamment à cause de son métier l'obligeant parfois à collaborer avec la police. Je l'avais vu aussi à quelques occasions patrouillant dans des rues du village à bord de différents véhicules, cherchant parfois à dissimuler son visage quand il me voyait. Et d'une manière si malhabile que j'avais vite compris que monsieur était un néophyte jouant au chérif pourchassant de dangereux bandits. Caricaturée, comme dans une bande dessinée. Risible !

Le lendemain, je raconte l'incident à un employé de l'épicerie. En profite pour m'enquérir du nom et de l'adresse de son présumé auteur. Je le lie indirectement à l'incident de la veille puisque j'ajoute l'avoir vu au marché un peu avant. Perspicace comme il est, cet employé a dû faire le rapprochement parce que par la suite j'ai eu droit à un autre avertissement, lors d'une balade à vélo.

Je roulais dans un secteur isolé et désert, m'apprêtais à grimper une petite côte quand sont apparues à son sommet trois hommes pédalant lentement côte à côte, les longues jambes écartées. Les ai salués, sans obtenir de réponse et qu'ils me consentent le moindre regard. Seulement l'amorce d'un petit sourire en coin de l'homme qui attachait beaucoup d'importance à ce que je la boucle.

Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.

News du mardi 22 avril 2008---------------

Une petite vidéo…- … sur une petite manif du Groupe Anonymous contre l’église de scientologie. L’intérêt porte sur le discours à la fin que l’un des participants adresse poliment à la police. Suis tout à fait d'accord avec ce qu'il dit.

Pour en savoir+ sur anonymous

Ce soir sur le web – Je ne suis pas le créateur de la formulation, l’ai trouvée en naviguant. Elle m’a frappé, habitué qu’on est à lire et entendre : ce soir à la télé... Que penseriez-vous d’une soirée cinéma sur l’Internet ?

Fiable, la valeur nutritive indiquée sur les aliments ? – Me suis souvent demandé comment les entreprises spécialisées dans l’alimentaire font pour établir les pourcentages en gras (lipides), en gras-trans, etc. Il y a quelque temps, j’ai acheté un petit jambon. Dans le tableau de la valeur nutritive on indiquait 2% de matière grasse. J’étais étonné : une épaisse couche de gras recouvrait le dessus.

Ça m’est revenu à la mémoire lorsque j’ai lu ce matin la manchette de l’article : « 0% de matière grasse »… ou 100% de mensonge ? Ici, on parle de santé, de longévité, de douleurs, d'opérations chirurgicales, de coûts élevés associés à la maladie, etc. Alors, on tient à ce que l’info nutritive soit exacte, mais l'appât du gain étant ce qu'il est... On l'a vu dans l'affaire des subprimes, et ce n'est pas le seul cas en l'espèce.

PS : J’ai déjà acheté une soupe aux nouilles (sans nom) qui contenait 45% de gras-trans ! Oui, 45% ! J'en revenais pas. Je l'ai montré à un ami, alors j'ai un témoin. Une agression santé aussi costaude qu’une agression physique.

La presse version papier, le commencement de la fin – Dans maintes entreprises, les revenus de la pub et des petites annonces diminuent. Abonnements et achats en kiosques également. Pas le choix : on doit procéder à la mise à pied d’employés. Le commencement de la fin d’une époque, du spectacle destiné à nous abuser. Cette presse, certes, a joué un rôle utile. Malheureusement, elle ne s’en est pas contentée. Elle a aussi collaboré avec le pouvoir, politique et policier : des civils sont infiltrés dans les salles de nouvelles.

L’Internet libère, démocratise. Désormais, les journalistes traditionnels n’ont plus le monopole de la parole. Ils sont graduellement remplacés par les médias alternatifs du web. Faut-il s’en réjouir ? Oui, cela dit sans hésitation. Vite, ouvrez les fenêtres, laissez entrer le bon air frais. Notre démocratie en a grand besoin.

Ils sont bien payés, nos journalistes traditionnels. Vous saviez, vous, qu’au Journal de Québec, le salaire d’un chef de pupitre, incluant temps supplémentaire et primes, est de plus de 100 000$ ? Que celui d’un simple journaliste atteint les 83 000$ ? Lisez cet article décrivant à la fois le déclin  et le pactole.

Coups d’oeil – Descente en enfer – 19 photos
Le parcours de Chavez - 19
Les prostituées, de victimes à délinquants – 9 – Diapo sonore
La montagne magique – 19
La Cité de l’architecture et du patrimoine – 19

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – Mon enquête dans les rues du village a vraiment débuté en avril 2000, lorsque j'ai fait l'acquisition d'un vélo de montagne. La plupart du temps, j'effectuais le même trajet, d'environ une heure et demi. Bien sûr, le cycliste est aussi journaliste, il observe discrètement ce qui s'y passe. Même si les rues sont désertes, il s'y passe de quoi.

C'est que, avec le temps, vous finissez par repérer d'autres civils et de leurs collabos patrouillant les rues. Avec ceux se déplaçant à pied, c'est vite fait. Pour le reste, le repérage nécessite un peu de patience. On reconnaît d'abord leurs véhicules banalisés. Cependant, identifier les visages derrières les volants n'est pas aisé. À cause de la lumière du jour qui se reflète sur les pare-brises. Ce n'est pas la seule difficulté.

Civils et collabos se rendent rapidement compte que vous cherchez à voir leurs traits. Alors, ils tentent tant bien que mal, quand vous les croisez, de dissimuler une partie de leur faciès. Soit en renversant légèrement la tête en arrière, ou se couvrant la bouche de la main, ou en tournant la tête dans une direction opposée. Ils se cachent aussi derrière des lunettes opaques ou le pare-soleil. Souvent, les vitres latérales et la partie supérieure du pare-brise sont teintées.

Ils ne semblent pas conscients que cacher leur visage vous met déjà la puce à l'oreille. Les collabos prennent leur travail à cœur, on les sent investis d'une mission extrêmement importante. Le petit village de 1 370 citoyens est dangereusement menacé par la criminalité.

Ils font régulièrement le circuit rue Principale-Route 155, pas tous en même temps, bien entendu. On alterne l'utilisation des véhicules pour brouiller les pistes. Le citoyen pourrait cliquer s'il voyait toujours les mêmes circuler à longueur de journée. Seul celui se déplaçant régulièrement dans l'espace public peut finir par obtenir une bonne vue d'ensemble. À vélo, et davantage qu'à pied, vous couvrez plus de terrain et disposez de tout votre temps pour découvrir peu à peu le scénario. Au début, lorsque vous les rencontrez sur la 155, vous croyez qu'ils font parti intégrante du trafic de cette route régionale. Puis vous découvrez qu'ils circulent aussi sur la rue Principale.

J'ai remarqué notamment une couple de voitures un peu bigarrées et dont les conducteurs, à l'allure revêche, roulent plus souvent que les autres, le système de son bien audible de l'extérieur, les bases à leur plus bas niveaux, avec les boum ! boum ! boum ! caractéristiques de la musique rave de l'heure. Quelques autos aussi au silencieux pas complètement silencieux. Lorsque le conducteur appuie sur l'accélérateur, on sent sa rage… au volant, le tout dépendant du contexte que nous verrons plus bas. Ils ne se promènent pas, ne draguent pas, d'ailleurs ce serait pour draguer qui ? Les rues sont désertes. Vous pouvez facilement rouler de bout en bout la rue Principale, d'environ un kilomètre, sans voir âme qui vive. Qu'y font-ils alors ? Ils surveillent. Peu à peu, vous finissez par identifier les endroits où tous ses patrouilleurs habitent.

Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.

News du lundi 21 avril 2008--------------- 

Les Canadiens ne devraient pas craindre…- …le partage international de renseignements biométriques comme les empreintes digitales, croit le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, Michael Chertoff. Selon lui, les empreintes digitales sont comme les traces de pas : elles ne sont pas vraiment privées, parce qu'on peut les trouver sur différents articles partout à travers le monde.

Le Canada travaille en collaboration avec les États-Unis, l'Australie et le Royaume-Uni à élaborer un échange systématique de données biométriques, soit des identifiants uniques comme les empreintes digitales, l'image faciale et le balayage de l'iris.

Jim Bronskill, de La Presse Canadienne, rapporte que ce concept inquiète, puisqu'il pourrait signaler la fin des méthodes traditionnelles d'utilisation et de partage des renseignements sur la sécurité, croit Roch Tassé, de la Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles.

La crise financière américaine : risque d’un ouragan Katrina, mais planétaire – Katrina est le nom de l’un des ouragans les plus puissants à avoir frappé les USA. Il est survenu en Nouvelle-Orléans, en août 2005. La crise financière, si elle n’était pas endiguée à temps, provoquerait un effet domino. L’accumulation des chocs : tout ce qui est fragile tomberait et ferait tomber le voisin, qui ferait tomber le sien, et ainsi de suite. 

Aux USA, la solution pourrait s’orienter vers la socialisation des dettes des banques, afin d’éviter la faillite. C’est-à-dire ? Que l’État paierait la note. Avec l’argent de qui, pensez-vous ? Celui du contribuable !

La crise est complexe et fascinante. Ça pique notre curiosité, on veut tout savoir. L’occasion rêvée d’enrichir ses connaissances en matière financière. On ouvre les yeux : nous naviguons dans un monde où il y a des bancs de petits poissons rouges et... beaucoup de requins affamés. Ça, on le savait, mais on ignorait que les capitalistes étaient d’une telle voracité qu’ils étaient prêts à détruire le système qui les nourrit si bien, et de nous entraîner dans leur chute.

Une entrevue avec Michel Aglietta, professeur de sciences économiques, à l’Université de Nanterre, en France. Un excellent prof, vous verrez !

Vidéo 1, intégrale – 12:52
Trois questions lui sont posées. Pourquoi la banque d’affaires Bear Stearns a-t-elle fait faillite ? (C’est là que tout a débuté, point de départ de l’effet domino) Quelle est la réaction de la FED ( Federal Reserve System, banque central des USA) ? Pourquoi y a-t-il contagion ?

Vidéo 2, intégrale – durée 07:54
Notamment cette question : Et la baisse du dollar américain ? (Les créanciers ne résidant pas aux USA n’ont plus confiance en cette devise. Le danger est là. Le retour aux USA de la crise du dollar américain sur l’économie. Ce qui remettrait en question bien des choses.)

Vidéo 3, bref résumé des 2 vidéos précédentes – 04:51 : dans la page s’affichant, plus bas. Questions posées : Pourquoi la banque d’affaires Bear Stearns a-t-elle fait faillite ? Est-ce une conséquence de la crise des subprimes ? Pourquoi la crise de l’immobilier ne semble pas avoir de plancher ? Dans quelle situation se trouvent les banques ? Que font les autorités américaines pour enrayer la crise ? La crise est-elle aussi grave qu’en 1929 ?

Sur cette même page, lisez le texte de Gabriel Zucman, sur Rue89.

Site de la FED

L’effet domino

De quoi se rincer l’œil ! – Les lauréats du World Press 2007 – 16 photos
Les activistes verts à Bali – 13
Toiles de rockeurs – 8
La Fête des lumières – 10
À qui appartenaient ces tableaux ? – 19

Vous avez vu l’heure ? – Entamons cette nouvelle journée en passant les 30 prochaines minutes avec l’UNO Jazz Trio. Des femmes, des Asiatiques, qui, ça parait,  connaissent la musique. Leur style ressemble beaucoup à celui du jazzman québécois, Oscar Peterson : piano, contrebasse et batteries. Le spectacle se déroule je ne sais où. Bonne musique, bonne ambiance ! Que demander de plus, hein ? Une coupe de vin et un petit cigare, peut-être ? Dès les premières notes de piano, vous serez conquis.

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – Pendant mon court séjour au journal, j'aurais eu tout de même eu le temps d'insuffler un peu… d'osmose dans le petit village policier. J'avais lancé un concours de décorations de Noël, doté de prix en argent et denrées. Le village, m'a-t-on dit, était illuminé comme il ne l'avait jamais été auparavant. J'avais organisé aussi un petit défilé du Père Noël, qui était accompagné de la Fée des Étoiles. Tous deux prenaient place dans une carriole tirée par un cheval. Ils étaient suivis de six autres personnages costumés et d'une chorale d'amateurs interprétant des chants de Noël. Le tout mis sur pieds en l'espace de quatre jours, et grâce aussi à deux citoyens dont j'avais sollicité l'aide : j'ignorais encore que l'un était un civil et l'autre un fanatique de la police et du conformisme.

Dans le journal, j'avais aussi porté atteinte indirectement à deux stéréotypes liés à la femme au foyer. J'essayais autant que possible de donner la parole à madame-tout-le-monde, qu'on n'entend jamais. Ainsi, dans le numéro de novembre 1999, je publiais une entrevue d'une page et demie effectuée avec une citoyenne du village qui, fait rarissime, avait abattu un orignal.

J'essayais aussi d'impliquer les hommes dans une des tâches traditionnellement réservées aux femmes. À cette fin, j'avais inauguré une chronique sur la préparation de repas, informé les lecteurs que nous respecterions l'alternance des sexes, et que chaque chronique serait signée par une personne différente. Pour l'inaugurer, j'avais choisi une femme. Au numéro suivant, c'était au tour d'un homme. Dans l'intro, je l'avais présenté aux lecteurs et ajouté : « Allez, mesdames, lisez votre journal pendant que monsieur prépare la dinde de Noël. »

Quelques semaines après, j'étais allé faire mon marché. Pendant que je poussais mon panier dans les allées, j'ai remarqué qu'une dame dans la cinquantaine me tournait autours. À la caisse, alors que je déposais mes trucs sur le comptoir, j'ai entendu derrière moi quelqu'un me demander : « Pourquoi vous ne faites pas faire le marché par votre femme ? ».

M'étais retourné, c'était elle. Lui avais répliqué que je considère la femme comme mon égale, tout en continuant de vider le contenu de mon panier. « Êtes-vous féministe ? » « Pas féministe, pas sexiste », que j'avais rétorqué. N'entendant plus rien, j'avais regardé derrière, l'avais vue s'en aller, tête penchée, un peu pensive, la main gauche au menton, cherchant peut-être à démêler l'énigme.

Dans les mois qui suivront mon départ, la réceptionniste-comptable, qui ne connaît rien en journalisme, produira trois numéros, le nombre de pages chutera subitement de 24 à 12, le contenu journalistique fera une plongée dans le vide et le nombre de pubs se réduira à presque rien. Dans son numéro de février 2000, elle publiera une lettre non signée, et présumément rédigée par les deux " citoyennes " auxquelles j'avais refusé de céder une page et demie du numéro de décembre. Elle se voulait une réplique à la mise au point que j'avais faite. S'agissant d'une lettre anonyme, je n'en traiterai pas dans ces pages. Anonymat et underground policier sont complémentaires. À l'été 2000, le journal cessait de paraître.

Puis, quelque part en août de cette année-là, le président de l'organisme responsable du journal et moi se croisons dans une rue du village. Il m'offre de reprendre le journal. Suis intéressé, mais lui précise qu'il ne saurait être question de refaire équipe avec ceux qui étaient là au moment de mon départ. Lui reproche d'avoir stoppé le développement du journal sous prétexte que j'allais trop vite, lui reproche aussi l'utilisation de logiciels piratés. Il a probablement constaté que bien des choses nous séparaient, puisqu'il ne m'en a pas donné de nouvelles, et je n'ai pas cherché à en obtenir non plus. Sans compter que je n'avais pas encore abordé la problématique de l'emprise psychologique de civils de la Sûreté du Québec et de quelques uns de ses collabos sur le journal.

En octobre 2000, on en reprendra la publication : 12 pages, et un peu plus d'articles, dont une chronique sur la prévention de la criminalité émanant de la... Sûreté du Québec : pas une pub, mais une chronique, comme si son auteur était un journaliste de la boîte ; et un article sur une travailleuse de rue intervenant auprès des jeunes de la municipalité, autre activité policière. Quelque part à l'été 2002, le journal deviendra l'équivalent d'une circulaire… Avec deux ou trois petits articles traitant toujours des mêmes sujets. Fin 2004, il cessera de paraître. À l'été 2006, il sera relancé, mais ne paraîtra que très rarement. L'ex-téléphoniste-comptable en demeure toujours la responsable et le civil de la Sûreté du Québec, membre du comité du journal, continue de publier sa chronique sur la prévention. Tout est sous contrôle.

Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.

News du dimanche 20 avril 2008---------------

En France, le suicide chez les policiers fait des ravages – Le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, fait état d'une récente étude : entre 1999 et 2008, de 39 à 55 se sont enlevés la vie chaque année.

PS : Selon moi, ces suicides sont attribuables, en grande partie, à la découverte de la face cachée du travail policier. De ce qu’on n’enseigne pas dans les écoles de formation. Le non-dit. Les coups fourrés qu’il apprend sur le terrain, de ceux qui sont dans le métier depuis des lunes, et en connaissant toutes les ficelles les plus tordues.

L’obligation de poser des gestes allant à l’encontre de sa culture, des principes de vie auxquels il croit. Poussé dans le dos par des supérieurs afin d’accomplir ce qui lui répugne, ce qui lui est contre-nature. Faire plus qu’harceler des citoyens qui lui semblent indéniablement honnêtes, et ne méritant pas cette violence. En fait, devenir un enfant-de-chienne, un vrai, un écoeurant.

Découverte d’un monde clandestin qu’il déteste comme la peste, parce que ça le brûle psychologiquement : le fer rouge, source de bien des souffrances. Perte de ses belles illusions, surtout de son innocence. La déception remplace peu à peu l’enthousiasme du début. Vient un moment où il hait la vie, car elle a perdu toutes ses saveurs.

Et ça, jamais les dirigeants de corps policiers l’admettront publiquement. Ce serait avouer des illégalités, en plus de nuire au recrutement. Tout le monde n’est pas fait pour devenir flic. Il faut être d’une étoffe particulièrement... rude.

Le prix du pétrole n’arrête pas d’augmenter – À Montréal, ce dimanche 20 avril 2008, le litre d’essence était près d’1.35$. Partout dans le monde, les citoyens en sont affectés. Dans les pays pauvres de l’Afrique par exemple, les conséquences sont dramatiques, car il influe, directement et indirectement, sur le prix des denrées.

Les auteurs du docu que je vous présente ont essayé de savoir, en suivant le cheminement d'un baril de pétrole, pourquoi le prix est continuellement à la hausse. Le tournage vidéo remonte à 2003. Alors, aujourd’hui, les chiffres énoncés diffèrent.

Titre : Le fabuleux voyage d’un baril de pétrole
Un film de Mouhcine El Ghomri

Vidéo 1 – 14:58
Intervenants :
Dr. Nicolas Sarkis, dg Centre arabe d’études pétrolières, Paris
Dr. Christian Bonten, Chef dép. design, BASF
Karsten Smid, Greenpeace
Ezzat Boresli, second officier du pétrolier Al Shuhadaa

Vidéo 2 – 14:58
Intervenants :
Dr. Nicolas Sarkis, dg Centre arabe d’études pétrolières, Paris
Dr. Klaus Fuhrmann, dir. raffinerie de Scholven
Volker Melian, dir. dépôt de carburants BP, Allemagne
Thorsten vom Sondern, gérant d’une station service

Vidéo 3 – 13:38
Intervenants :
Karsten Smid, Greenpeace
Dr. Achim Schempp, dir. production, SABIC
Dr. Christian Bonten, Chef dép. design, BASF
Dr. Jürgen Fischer, resp. Coordination technique,
Styropor/Neopor, BASF
Dr. Ahmed Arubee, ex-ministre de la Culture, Koweit

Solo de guitare magistral – Écoutez jusqu’à la fin le trio John Butler : Ocean. Sur la page s’affichant, colonne de droite, d’autres pièces du groupe.

La presse version papier traverse une crise mondiale – Dans le débat auquel vous allez assister, on parle de la diminution du tirage, de la pub, de l’équivalent d’un tremblement de terre. La crédibilité de la parole journalistique se détériore depuis 20 ans, signale l’un des participants. Une génération de journalistes se trouve fragilisée. Le tout lié à l'avènement de l'Internet.

Le thème du débat : La démocratie peut-elle s'en sortir sans la presse et les journalistes ? Sur France 24, avec l’animateur Sylvain Attal. Intervenants : Louis Dreyfus, dg du Nouvel Observateur ; Pierre Haski, journaliste co-fondateur de Rue89.com ; Alison Smale, rédactrice en chef, International Herard Tribune ; et François Ouinton, rédaction de Nonfiction.fr. 

Armée canadienne : beaucoup de suicides ! – Dans le rapport que Radio-Canada a obtenu en vertu de la Loi d’accès à l’information, son auteur, le major Michel Sartori, indique que 16 militaires se sont suicidés chaque année de 1994 à 2005. Mais à partir de 2006, le nombre de cas aurait augmenté de façon significative. Ainsi, le chercheur dénombre 20 cas de suicides avérés et probables en 2006 et 36 en 2007. On ignore si ces militaires avaient servi en Afghanistan.

Grand voyage en Afrique – Des centaines de photos. Plus bas, dans la page s’affichant, cliquez sur le chiffre 2, où vous aurez accès à des photos. Cela fait, allez ensuite sur 3. Complétez votre voyage en vous rendant jusqu’au chiffre 138. Faut cliquer sur la manchette de chaque photo pour lire la légende : il n’y en a pas toujours.

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – Tout ça constituait le point culminant d'une situation qui ne pouvait plus durer. Le mois précédent, après la sortie du numéro de novembre, j'avais quitté mes fonctions une première fois. Quelques citoyens l'avaient appris et exercé des pressions pour que je revienne. Le président s'était amené chez moi un soir m'en informer. Mais ça ne semblait pas faire son affaire puisqu'il m'avait précisé qu'il n'avait « pas le choix », que des gens souhaitaient mon retour. J'avais accepté, en espérant que l'ingénieur forestier et la réceptionniste-comptable changeraient d'attitude à mon endroit. C'était bien mal les connaître.

Par exemple, on exerçait beaucoup de pression sur moi pour que je consacre, à chaque numéro, un quart de page à un message de la Sûreté du Québec incitant les lecteurs à se protéger de la criminalité. Connaissant les accointances de la direction du journal avec celle-ci, je m'y opposais. La réceptionniste-comptable était la plus coriace. Elle revenait souvent à la charge, rafraîchissait la mémoire au directeur.

Je leur disais que ce n'était pas la Sûreté du Québec qui allait décider du contenu du journal. La liberté de presse, j'y tenais. Par contre, leur disais-je, si elle veut acheter de l'espace publicitaire, pas de problème. Ç'a été la fin du conflit, la municipalité décidant, d'après la réceptionniste-comptable, d'en défrayer le coût. Cependant je n'ai jamais eu accès aux vrais chiffres de la comptabilité du journal, malgré mes demandes répétées, et ne peux affirmer de façon certaine que, effectivement, oui, la municipalité y allait vraiment de ses deniers.

D'autres affaires me préoccupaient aussi. Une résidante de la municipalité avait perdu la vie, une couple d'années auparavant, lors d'un accident. Dans son rapport, le coroner recommandait des modifications de la route, afin d'éviter d'autres tragédies semblables. Je voulais en assurer le suivi auprès du ministère québécois concerné. Le directeur du journal me l'a interdit. Sous prétexte que son conjoint pourrait en être affecté émotivement. Mon intention n'était nullement de faire dans le morbide, seulement veiller à ce que les recommandations du coroner soient appliquées à l'intérieur de délais raisonnables.

En outre, quand j'étais allé leur offrir gratuitement mes services pour m'occuper du journal, j'avais précisé qu'il m'intéressait en autant qu'on me permette de le développer et le transformer avec du vrai contenu journalistique. Toutefois, après quelques numéros, le président de l'organisme responsable du journal m'a dit... « ça va trop vite pour nous autres ».

Je ne voyais pas en quoi son développement accéléré pouvait les affecter puisque je faisais tout moi-même, incluant la vente des espaces publicitaires et la confection, sur mon ordinateur, de la plupart des pubs, et sans ne rien charger aux annonceurs. Pour dire plus clairement les choses, on avait peur que les lecteurs, désormais mieux informés, assument de plus en plus leur... citoyenneté.

Je voulais doter aussi le journal de sa propre ligne téléphonique, avec boîte vocale, mais on a refusé. Le système à une ligne constituait une entrave de taille à mes activités. J'étais sous la tutelle de l'ingénieur forestier qui m'avait averti de ne plus expédier de fax et de lettres sans les lui soumettre pour approbation. Il m'avait déjà avisé aussi de ne pas monopoliser la ligne. Lorsque quelqu'un du bureau l'utilisait, j'étais réduit à l'inactivité. Et quand arrivait mon tour, je me sentais obligé d'écourter mes conversations téléphoniques. L'outil de travail d'un journaliste et de celui s'occupant de la sollicitation publicitaire, c'est le téléphone.

Ce ne sont là que quelques faits parmi bien d'autres. À la sortie du numéro de décembre 1999, je quitte le panier de crabes, mais sans leur annoncer, je n'ai plus le goût de communiquer avec eux. Trop de mauvaise foi, d'entraves et de sabotages de la Sûreté du Québec. Ça me peine un peu parce que des citoyens m'en semblaient fiers, j'en avais parfois des échos positifs et chaleureux. L'un d'eux, un vieux monsieur, croisé à l'épicerie du village, trouvera malheureux que j'aie abandonné, me dira que le journal allait bien, que « c'était l'fun ». Après lui avoir fait un petit topos de la situation, il me fera remarquer, dépité : « C'est toujours comme ça ici ! »

Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.

News du samedi 19 avril 2008--------------- 

Logements sociaux : Canada pointé du doigt par l’ONU – En novembre dernier, le rapporteur spécial de l’Organisation des Nations unies Miloon Kothari (ONU) était de passage au Canada pour constater l’état de cette crise. Selon lui, La situation vécue au Canada dans le domaine du logement social est lamentable, particulièrement lorsque mise en perspective avec la prospérité du pays.

Les problèmes sont nombreux : accroissement du nombre de sans-abri dans les grandes villes, phénomène de gentrification qui poussent les plus pauvres à quitter leur quartier, augmentation des loyers au-delà de l’inflation, indisponibilité de logements à prix modiques et de logements pouvant loger des familles, etc.

Tout est en métamorphose, sinon détruit – Dans une entrevue, l’écrivaine française Camille Laurens explique qu’en écrivant, elle essaie de donner une forme à ça. Ce qui l’intéresse le plus, c’est le creusement du doute qu’elle a sur le monde. Selon elle, on ne peut plus écrire un roman comme on le faisait avant. Aujourd’hui, la littérature doit interroger le réel.

Des entrevues aussi avec beaucoup d’autres auteurs, vous avez l’embarras du choix : Alice Ferney - Arnaud Cathrine - Marie-Hélène Lafon - François Bon - Laurence Tardieu - Jean Teulé - Nathalie Rheims - Philippe Besson - Delphine de Vigan - Serge Joncour - Valérie Tong Cuong – etc.  Une biblio bien garnie, avec en plus votre auteur préféré sur  l'écran de votre ordi.

Le monde en photos et une vidéo - Le vrai visage des ravisseurs d’Ingrid Betancourt, entre autres otages. Reportage très intéressant sur la vie quotidienne des FARC dans la jungle colombienne. Notamment des photos inédites trouvées dans l’ordi portable de l’un des chefs de la guérilla marxiste saisi lors d’un combat livré par l’armée colombienne. On y trouve aussi une vidéo, traduite en français, ponctuée de silences.

Un peu plus bas dans la page s’affichant, quatre blocs distincts, sur fond noir. Le premier, à gauche, contient une vidéo. Les trois suivants, des diapos commentés par le journaliste Axel Gyldén. Cliquez sur chacun pour avoir accès à son contenu. Après l’avoir visionné au complet, les quatre blocs s’affichent. Vous cliquez alors sur le suivant, et ainsi de suite.

Le riz, une culture en crise – 17
Le monde végétal conservé en Arctique – 10
Une ligne sous tension – 16

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – Environ un mois après, c'est au tour de la conjointe de ce même flic de se présenter au journal, accompagnée d'une dame. Elles entrent dans le bureau de la réceptionniste-comptable. J'entends de loin qu'elles veulent publier un texte. Je les y rejoins pour savoir de quoi il s'agit. Elles veulent que je leur cède une page et demie du numéro de décembre 1999, que je le publie intégralement et, après sa mise en page, que je le leur soumette ensuite pour approbation avant la publication. L'imprimatur, quoi.

La réceptionniste-comptable tente de défendre leur cause, je lui signifie clairement de se mêler de ses affaires. Elle est furieuse. C'est que j'interprète très bien le scénario. Quand on insiste en mettant de la pression, on ne demande plus, on exige. On veut mater le journaliste. Alors ma réponse est non. Le directeur général, l'ingénieur forestier, y mettra par la suite du sien aussi, en vain.

Sachant que ces deux " citoyennes " pouvaient par la suite répandre la rumeur que je refusais de collaborer avec la population, je juge nécessaire, dans ce numéro, de signer une mise au point. J'en explique le contexte, sans citer leur nom, puis j'ajoute que la liberté de publier ou non est un droit universel et inaliénable. Prétendre que le journal peut se permettre de déroger de ce principe sous prétexte qu'il est communautaire et, de surcroît, publié dans une petite municipalité, c'est porter atteinte au droit de ses citoyens à un journal libre. C'était une allusion directe à un argument que m'avait servi la réceptionniste-comptable.

Ce numéro du journal, j'en avais complété la mise en page au cours de la nuit, et au petit matin l'ingénieur forestier s'était amené chez moi en lire le contenu avant que j'aille faire photocopier l'original produit sur mon imprimante. Quant il tombe sur ma mise au point, il s'écrie, le ton irrité : « Je le savais que t'essaierais de m'en passer une vite ! »

Me demande de faire sauter le texte, je refuse. Insiste, sans réussir à me faire changer d'avis. À la fin, il se fait même un peu suppliant. Lui explique que je connais bien les méthodes de la police en civil, qu'elle va par la suite propager la rumeur de mon refus d'ouvrir des pages du journal à deux pauvres " citoyennes " et que je dois m'en protéger.

Lorsque je passe prendre livraison des 600 exemplaires du journal, au Service de la photocopie de l'Hôtel-Dieu de Roberval, après avoir remis la version laser à la préposée quelques heures plutôt, je remarque que celui qui s'occupait habituellement de cette tâche a été remplacé par un autre. Un agressif, fort probablement un civil de la Sûreté du Québec, qui m'accuse de faire de l'argent sur le dos du Service de la photocopie, parce que j'en ai augmenté le nombre de pages et de pubs. Je n'y suis pour rien, l'entente a été  conclue avec l'ex-directeur, avant mon arrivée, et j'en ignore le contenu.

News du vendredi 18 avril 2008---------------

Canada : l’usage du Taser prolifère – Et nos élus, tant fédéraux que provinciaux, se contentent de la regarder déferler. Qui ne dit mot, consent. Devra-t-on élaborer le profil psychosocial des candidats aux élections avant de voter pour eux ?

À Vancouver, les agents de sécurité du réseau de transport en commun en sont déjà équipés. Selon La Presse Canadienne, ils l’ont utilisé cinq fois contre des passagers qui tentaient apparemment de passer sans payer.

PS : La Gendarmerie royale du Canada sera moins cachottière ?!

Gérard D. Laflaque, personnage célèbre au Québec – Un extrait de son émission qui sera diffusée dimanche le 20 avril. Haut en couleur, ce Laflaque créé par le caricaturiste du quotidien La Presse, Serge Chapleau. Dans la page s’affichant CLIQUEZ sur l’extrait vidéo, plus bas, à droite.

Canada : la police municipale d’Ottawa menace un enfant de 10 ans d’utiliser le Taser – Le contexte : parents absents, enfants faisant beaucoup de bruit, des voisins portant plainte, la police arrive… Cliquez ici. Dans le bas de la page s’affichant, cliquez sur MIREILLE ALLARD, journaliste de Radio-Canada, qui relate à l’animateur Simon Durivage ce qui s’est passé.

Gendarmerie royale du Canada : coupable de discrimination raciale – Le Tribunal canadien des droits de la personne l’a condamnée cette semaine à verser une importante compensation financière à un musulman victime de discrimination lors de sa formation à titre de recrue de ce corps policier.

Le monde tel qu’il est – Shanghaï – 15 photos
Les Chiites célèbrent l’Achoura – 11
Buenos Aires : femmes en prison avec leur enfant – 13
Le Kenya s’enflamme – 19
Les insolites – 20

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – L'emprise psychologique de la Sûreté du Québec se manifestait également au journal local D'un Lac à l'autre. Pour le démontrer, je reviens notamment à cette visite imprévue que les deux civils m'avaient rendue à mon domicile, l'homme et la femme, les deux momies. Dans la cuisine, parmi les casseroles, on n'avait pas seulement parlé de ce que j'ai relaté.

Le journal avait publié une petite annonce invitant les lecteurs à s'inscrire à un cours de secourisme. La policière en civil se disait spécialiste en la matière et souhaitait en devenir la titulaire. Je lui ai dit ne pouvoir intervenir, ne s'agissant pas d'une initiative du journal local. Officiellement, ils étaient venus chez moi pour cette raison. Officieusement, ce n'était qu'une première démarche visant à m'intimider pour éventuellement reprendre le contrôle du journal et m'écoeurer suffisamment pour que je n'aie plus envie d'y faire du bénévolat.

Parce qu'ensuite la conversation avait pris une tangente pour le moins étrange. Je la relate exactement comme elle s'est engagée. Dans un premier temps, l'homme me confie travailler pour la Sûreté du Québec, ce que j'avais découvert dès la première semaine de mon arrivée au village. M'explique ensuite que, lorsque des policiers lui demandent de les suivre, il ne peut refuser.

Me raconte avoir participé à la recherche de personnes égarées dans la forêt, et même un jour à la poursuite en forêt de l'auteur d'un hold-up commis à la Caisse populaire du village. Dans un deuxième temps, il se lève et, s'adressant à sa collègue, lui dit : « Je peux pas le frapper, j'en ai pas le droit. » Ensuite, il s'approche de moi et posant la main sur mon épaule : « Toi aussi, tu pourrais pas refuser de les suivre s'ils te le demandaient. »

Pas mal culottés, les deux civils. Ils n'ont pas le droit d'entrer dans un espace privé, dans ce cas-ci mon domicile, sans un mandat émis par un juge. À cette illégalité, s'en ajoute une autre : ils y sont venus expressément pour me menacer. Cependant, ils ne sont pas agressifs, je n'en ai pas peur, suis tout de même étonné de leur hardiesse. Sachant que la police ne ferait jamais appel à mes services pour capturer un voleur, j'en avais déduit cependant qu'elle pouvait peut-être me mettre la main sur l'épaule pour m'amener en forêt. Pour y faire quoi, pensez-vous ?

Quelque temps après, le même civil s'amène au journal. Au moment où il entre, suis à jaser avec le directeur et la réceptionniste-comptable, debout, sur le seuil de la porte du bureau de celle-ci. M’apercevant, il s'immobilise aussitôt. Le souvenir de son passage à mon domicile me revient à l'esprit, je souris. Nous nous dévisageons, quelques secondes s'écoulent et il me salue d'un bref mouvement de la tête. Je ne lui retourne pas sa salutation et continue de sourire et le dévisager. D'autres secondes, puis, d'un pas martial, il s'approche du bureau. Je réalise qu'il cherche à m'impressionner. Je brûle d'envie de lui rappeler sa menace, mais juge préférable de retourner à mon bureau.

Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.

News du jeudi 17 avril 2008---------------

La crise financière pour les nuls – Une reportage d’Art, vulgarisé pour qu’on comprenne tous ce qui se passe. Vidéo, durée 03:56

L’appât du gain de bouchers, vous refilant de la viande avariée
accompagnée d’un sourire sympa ! – Généralement suivi d’un « Bonne journée, madame (ou monsieur) ! » Bonne gastro, vous voulez dire !

Vidéo 1 – durée 14:25
Vidéo 2 – durée 14:24

Tout est sous surveillance, incluant l’Internet ! – En cette matière, je n'ai jamais vu un tour d’horizon aussi complet. Cela va au-delà de la lutte contre le crime et le terrorisme. C’est vraiment un système de surveillance généralisée de l’ensemble des citoyens. Pourtant, ainsi que nous le verrons, l’État n’a pas à surveiller l’ensemble des comportements des citoyens, sauf lors d’une enquête judiciaire.  

Alex Türk, président de la Commission nationale de l’informatique des libertés (CNIL), organisme français, tient des propos portant à réfléchir sur notre avenir. Isolément, dit-il, chacune de ces technologies est probablement maîtrisable. Mais personne ne sait dans quel type de civilisation on se retrouvera dans 10 ou 15 ans, lorsque tous ces systèmes se seront mis en marche, se conjugueront, se combineront.

D’autant plus, explicite-t-il, qu’il faudra ajouter à cela toutes les législations nouvelles en matière de sécurité, de lutte contre la criminalité, le terrorisme. Si chacune d’elles met en place des usages nouveaux, il faudra aussi envisager en même temps les techos de l’info elles-mêmes. Selon lui, la difficulté est là. Quel type de société cela donnera d’ici quelques années ?

Ce que je retiens du documentaire confirme ce que j’ai toujours pensé : les États sont dépassés. Ils ne peuvent légiférer, il y a trop de nouveautés qui arrivent de partout. Ça ressemble, sur quelques points, à la situation qui prévalait au début de la mondialisation des marchés. Ils avaient été obligés d’intervenir, parce que la démocratie était en train d’être contrôlée par l’appât du gain des grandes corporations, toutes dépourvues de conscience sociale. Dans le cas des nouvelles technos de l’info, la question est de savoir si les États n’interviendront pas trop tard. Dans le sens que les citoyens s’y seront habitués, qu’ils… ne protesteront plus. L’implantation d’un système de flicage, de la suspicion généralisée.

Trois vidéos bien documentées décrivant les bienfaits et méfaits, tant de l’Internet que des nouvelles technos de l’info.

Titre : Total Contrôle

Vidéo 1 – durée 19:16
Intervenants :
Julien Pain, Reporters Sans Frontières
Omar Chlendi
Michel Roux, dg d’Advestigo
Marc Daniel, dir. technique, Kroll0mtrack
Paul Dujancourt, dg, Kroll0ntrack
Anne Dorange, experte en sécurisation d’internet
Pascal Lointier, Club de la sécurité de l’information
Stéphan Roux, Sophos Antivirus
Thomas Baumgartner, Microsoft Allemagne
Éric Freyssinet, spécialiste en cybercriminalité
Sébastien Canevet, enseignant, chercheur en droit
Jean-Louis Malys, secrétaire national CFDT
Christophe Escudier, ingénieur, SurfControl
Alex Türk, président CNIL

Vidéo 2 – durée 15:55
Intervenants :
Pierre Gattaz, fédé industries électroniques et numériques
Alain Didier-Weill, psychanalyste
Jean-Marc Tourreilles, dir. adjoint, Hôpital d’Hyères
Régine Patalano, déléguée syndicale CGT
Véronique Gauci, déléguée syndicale FO
Jacques Goldschneider, Services informatiques
Chaos Computer Club, Berlin
Philippe Sitbon, préfecture de police de Paris
Pierre Matignon, Tagsys RFID
Katherine Albrecht, spychips.com
Dr Christian Chabanon, cancérologue

Vidéo 3 – durée 12:55
Intervenants :
Laia Rondoni, infirmière
Carla Romina Bacchiocchin, barmaid
Conrad Chase, Baja Beach Club
Guillaume Jan, journaliste
Antonio Aceves, Laipac Tech Mexico
Sergio Galvan, Solusat
Irma Islas, députée PAN-Abgeordmete

Les diapos du jour – Le salon mondial de la Sécurité : Milipol – 12 photos
Les pires tatouages – 13
Les cyclonudistes – 10
Spencer Tunick met tout le monde à nu – 10
Corée du Nord, autre galaxie – 16
Persepolis – 8
Fin de la prise d’otages du Ponant – 10

L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier – Les pauvres de Lac Bouchette sont-ils tous responsables de leur pauvreté ? Examinons ça en quelques paragraphes. En janvier 2001, Henri Massé, président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), notait que dans les régions productrices de matières premières les taux de chômage sont « énormes ». (Marie Tison, Presse canadienne - La Presse du 6 janvier 2001) Il citait la Côte Nord et le Saguenay-Lac-Saint-Jean où il y a peu d'activités de deuxième et de troisième transformation des ressources. « Si nous ne sommes pas capables de développer quelque chose de plus important autour du fer sur la Côte Nord ou de l'aluminerie au Saguenay-Lac-Saint-Jean, ces régions seront vouées à des taux de chômage de 15, 16 ou 17%, déclarait-il ».

En outre, selon le sociologue Charles Côté, les régions sont en baisse démographique absolue. (Stéphane Paquet, Le Soleil - La Presse du 15 août 2002)  Il préconise une plus grande présence de l'État pour y uniformiser le taux d'emploi sur l'ensemble du Québec.

Le recensement fédéral de 2001 confirmait le déclin. (Alexandre Gauthier - l'Étoile du Lac du 16 mars 2002) Entre 1996 et 2002, toutes les municipalités de la MRC du Domaine-du-Roy en avaient été touchées, sauf St-Prime. Après Roberval, suivaient St-François-de-Salle (-5,4%) et Lac Bouchette (-5,2%).

S'agit seulement d'une petite érosion annuelle mais qui, étalée sur quelques décennies, finit par prendre une certaine consistance. Qu'une grande Cité d'1 million d'habitants perde une centaine de ses citoyens, ne fera paniquer personne, mais un petit village… À cette décroissance s'ajoute le vieillissement de la population.

Sous-développement et pénurie d'emplois des régions rurales s'expliquent aussi, il faut bien le dire, par le fait que les citoyens les plus créatifs n'aiment pas vivre dans des municipalités où il ne se passe à peu près jamais rien. Alors, ils les quittent pour d'autres où ça bouge un peu plus.

Les activités clandestines illégales des civils et de leurs collabos sont pour partie responsables de cette situation. Il y a un prix à payer pour l'hygiènisation outrancière de l'espace public. Les agglomérations mornes et dépourvues d'animation contiennent les germes de leur propre destruction et pas grand-chose d'autre. (Jane Jacobs - Déclin et survie des grandes villes américaines - Éditions Mardaga) Alors que celles qui sont vivantes, diversifiées, actives, contiennent les germes de leur régénération et peuvent faire profiter leur environnement de leur vitalité.

Suffit d'avoir fouillé un peu ce dossier pour mieux comprendre la véritable origine des mises à pied et du taux élevé de chômeurs et de bs. Quand vous entendez dire que « des gars (...) veulent pas travailler » et avez lu sur un tee-shirt « Tasses-toé de là ! Moi, je paye des impôts ! », allez donc, après avoir été marqués ainsi au fer rouge, protester sur la place publique contre l'absence de jobs dans cette région, et chercher un appui quelconque auprès de concitoyens.

De toute façon, la population en a déjà suffisamment plein les bras à lutter contre… la criminalité. Tactiques souterraines visant notamment à détourner leur attention des ratées de l'État ? Il n'est pas interdit de le penser.

Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.

News du mercredi 16 avril 2008---------------

Qui doit contrôler la vidéosurveillance policière et autres ? – En terme plus claire : y’a-t-il un pilote dans l’avion ? L’affaire est trop laissée à l’abandon par nos élus, ceux-là mêmes dont la première mission est de protéger nos droits, qu’il y a lieu, en plus de s’en inquiéter, d’agir ! S’ils ne veulent pas faire le job, faisons le à leur place. Et aux prochaines élections, remplaçons les par d’autres qui s’occuperont vraiment de nos préoccupations.
Gérard Haas, avocat, nous démêle le méli-mélo prévalant en France.

Yeux vs dangereux rayons ultraviolets – Faites le test, allez faire un tour dans la clinique d’un ophtalmologiste. Vous allez y voir une salle d’attente remplie à craquer de gens qui risquent de devenir aveugles, ou presque. Est-ce que le trou dans la couche d’ozone y est pour quelque chose, et qu’on évite d’en parler afin de ne pas effrayer la population ? Y a-t-il d’autres raisons que celles énoncées ? Je n’en sais rien, je m’interroge.

Que font aussi les ministères de la Santé de ce monde et les associations d'ophtalmologistes pour alerter la population à ce sujet ? Selon ce que j'en sais : RIEN ! 

Lisez sans faute ce petit article, il y va de votre vision !

76 photos - 10 technologies qui continuent d'effrayer. Ils ont fui l’Irak – 14
Visages changeants de la Russie – 17
Pendant ce temps, dans la cité… – 12
Le paradoxe indien – 18
Dans les rues de Tombouctou – 15

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – L'un des trois bars que compte la municipalité avait fermé ses portes parce que, suivant une rumeur, il y avait trop de batailles, et, suivant une autre, pas assez de clients potentiels pour le rentabiliser. Il était situé sur la route régionale 155, porte d'entrée donnant accès au Lac St-Jean et de sortie conduisant à Montréal via La Tuque, où des routiers circulent.

Plus tard, un collabo me confiera qu'il était une tentation pour ceux-ci et qu'on ne pouvait le garder ouvert à cause des risques d'accidents de la route. Suivant cette logique, devrait-on fermer tous les bars du Québec parce que alcool et volant ne font pas bon ménage ? La prévention, que ne fait-on pas en son nom. Quand aux deux autres, des motels-bars, ils sont situés dans la partie urbanisée de la municipalité, sur la rue Principale peu f?équentée, l'un invisible de la 155, l'autre à peine visible.

En octobre 2000, ce dernier fermera ses portes et, près de deux ans plus tard, sera transformé en deux chambres. D'après une rumeur, le locataire de l'établissement serait parti à l'extérieur parce qu'il ne supportait plus de faire l'objet de suspicion de la part de certains clients. Bien que je ne puisse la confirmer, j'ai tout de même constaté, les rares fois où j'y suis allé, l'omniprésence de civils de la Sûreté du Québec, qui a du reste fait ce qu'il fallait pour que je n'y mette plus les pieds. D'après une autre rumeur, il y aurait une histoire de cannabis là-dessous. Je n'ai rien lu ni entendu quoi que ce soit dans les médias régionaux à ce sujet. La présomption d'innocence ne valant plus rien de nos jours, est-ce bien nécessaires une preuve solide et un procès se clôturant par une condamnation ?

Au fait, cela existe-t-il encore, dans ce Québec policé mur à mur, de ces endroits où s'envoyer en l'air ? Oui, dans les grands centres urbains et leur périphérie, mais moins que dans les années 1960-1970. Et puis quand vous savez qu'ils sont un peu l'équivalent de mini postes de police, vous n'avez guère envie d'aller vous y extérioriser. Au Lac St-Jean, on en dénombre seulement quatre, dont deux à Alma.

Les bars, lieux grandement propices au péché, abîmes de dépravation. Bref, les civils pour vous garder pur, sobre, à l'abri du danger et dans l'impossibilité de nuire à quiconque. Autrefois, curés, Chevaliers de colomb et filles d'Isabelle, entre autres, s'occupaient de cette tâche, aujourd'hui, ce sont les civils. Et les propriétaires de bars n'ont pas le choix, doivent se soumettre aux diktats policiers, autrement ils s'exposent à un tas d'ennuis.

Faisons état d'une autre rumeur, celle-là dénigrant des travailleurs bénéficiant de prestations de la Commission de la santé et de la sécurité du travail ( CSST ). Le propriétaire de la petite scierie du village, Louisiana Pacific, a fermé ses portes au début de l'automne 2000, provisoirement, disait-on. Un civil, qui ignorait encore que je l'avais repéré, en a mis la faute sur « des gars qui se disent blessés, qui veulent pas travailler ».

Il m'expliquait, en m'exhibant l'intérieur de ses mains et massant de son pouce la paume de l'autre, l'air désabusé, que ces six ou sept employés prétendaient se les être blessées en manipulant des billes de bois. J'ai compris que cette rumeur, que j'avais entendue à deux reprises dans le village, si elle n'avait peut-être pas été lancée par la Sûreté du Québec, celle-ci contribuait à tout le moins à la propager.

La vérité arrive souvent trop tard, car elle marche moins vite que le mensonge, de là le devoir de rétablir rapidement les faits. Alors, je lui ai cloué le bec, soulignant que la CSST disposait de moyens pour dépister les fraudeurs. On ne peut pas, lui ai-je dit, en stigmatiser ainsi ces travailleurs tant que la preuve de leur culpabilité n'est pas clairement établie.

La présomption d'innocence existe de moins en moins dans ce pays de la pseudo police communautaire. Celle-ci peut lyncher n'importe qui sur la place publique sans passer par un juge. Elle utilise cette tactique  pour ameuter ses collabos et la population. Cela porte un nom : diffamation. Ça s'appelle aussi : commérage. Il n'y a pas pires bavards que des civils, hommes et femmes.

Ce n'est pas tout. Un après-midi de juillet 2000, j'ai vu, sortant d'une station d'essence de la route 155, située sur le territoire du village, une civile arborant un tee-shirt où on pouvait lire « Tasses-toé de là ! Moi, je paye des impôts ! » On verra dans ce récit que la Sûreté du Québec utilise à l'occasion le tee-shirt et des plaques d'immatriculation pour passer des mots d'ordre à la population. Le message, on ne peut plus direct, dénonçait ceux qui n'en paient pas, c'est-à-dire chômeurs et bénéficiaires de l'aide sociale.

Personnellement, on m'a demandé à quelques reprises si je travaillais, avec la mine et le sourcil suspicieux de ceux qui sont convaincus que vous ne foutez rien de bon. Un autre est allé plus loin, me traitant de « maudit décroché (de la société) qui travaille pas ». Suis certain de travailler pas mal plus d'heures qu'eux. Et même si je ne foutais rien, n'en aurais-je pas le droit à mon âge ?

Il est clair qu'ici, on tentait de soulever une désapprobation... communautaire à l'encontre des mis à pied et des autres chômeurs, des bs aussi. Une opération à double détente. La première consistant à les culpabiliser en les désignant sournoisement comme des citoyens responsables de leur pauvreté : « des gars (...) qui veulent pas travailler ». La deuxième visant à inciter des citoyens, gagnant décemment leur vie, à se chuchoter entre eux que ce sont des tout nus qui vivent de nos impôts : « moi, je paie des impôts », pas vous autres. En somme, des gens à éviter, et quand le hasard fait qu'on doive leur adresser la parole, à toiser d'un peu de haut.

Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.

News du mardi 15 avril 2008---------------

Nombreuses manifs contre la faim en Afrique ! – Je trouve ça tragique que des Africains, dont des enfants, ne mangent pas à leur faim. Les prix de plusieurs denrées ont grimpé à la verticale en l’espace de quelques semaines, d’autres en quelques mois. Plusieurs facteurs sont à l’origine de la situation. On constate que des pays du continent ne produisent pas suffisamment de céréales, notamment, pour répondre aux besoins de leur population.

Mais il y a pire. Le Suisse Jean Ziegler, rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation du Conseil des droits de l’homme, aux Nations Unies, s’en prend aux spéculateurs et aux biocarburants qui, selon lui, sont « un crime contre l'humanité ».

Un Organisme Génétiquement Modifié a… modifié les organes de souris – Dimanche 13 avril, 13H17 (voir plus bas), je diffusais sur cette page une vidéo intitulée Clonage thérapeutique et organisme génétiquement modifié (OGM). La remarque de l’un des intervenants m’avait un peu refroidi. Selon lui, on n’avait rien à reprocher aux OGM, le débat étant seulement une question d’habitude : des gens mangent des plantes naturelles depuis toujours et ne veulent rien savoir des OGM. Bref, un simplement refus au changement, sans plus.

Sur le web, j’ai finalement trouvé 2 vidéos qui nous montrent l’autre côté de la médaille. Elle implique le géant américain des OGM, la multinationale Monsanto, Chesterfield Village. Vous découvrirez que le secret industriel à préséance sur la santé des citoyens.

Vidéo 1, Émission 90minutes, Canal+
Intervenants :
Ted Kozinsky, relations publiques, Monsanto
Manuela Malatesta, biologiste, Université d’Urbino, Italie
Marc Fellous, président Commission du génie biomoléculaire
Corinne Lepage, ex-ministre française de l’agriculture
et présidente du Comité de recherche et d’info indépendantes
sur le génie génétique

La suite de l’Émission 90minutes, Canal+ est sous la vidéo 1
Intervenants :
Éric Giry, chef du bureau réglementation  alimentation
ministère français de l’Agriculture
Arpad Pusztai, biologiste
Gilles-Éric Seralini, biologiste, Commission du génie moléculaire
Eric Gall, Greenpeace
Lucien Lux, ministre de l’environnement du Luxembourg
Marc Fellous, président Commission du génie biomoléculaire

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) continue de cacher les blessures causées par le Taser – Dans les 4000 rapports qu’elle a rendus public, aucune info à ce sujet. Jusqu’à ce jour, vingt personnes sont décédées au Canada après avoir reçu des décharges électriques du Taser, chiffres impliquant aussi d’autres corps policiers du pays.

Lisez l’article de Sue Bailey et Jim Bronskill de La Presse Canadienne sur le site de Cyberpresse.

117 photos - Les plus grandes marées noires – 13 photos
Découvrez Pékin – 13
Au rythme d’Ispahan, Iran - 29
Le Vieux-Québec (400ième aniversaire, cette année) – 20
Gaza au quotidien – 18
Une semaine au bout de l’Amérique – 24

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – Un soir de l'automne 1999, alors que nous sommes chez moi, assis autour de la table de la cuisine, cette même pièce où je range justement mes casseroles, je m'étonne auprès de deux civils, un homme et une femme, du calme plat régnant dans le village, souligne la nécessité d'y animer les lieux en créant des événements, de... l'osmose. Ma suggestion est accueillie par un silence… assourdissant. J'ai beau répéter mon propos, les interroger du regard, ils ne disent mot. Deux momies.

Finalement, voyant que j'insiste, la femme rompt le silence, si l'on peut dire, mimant à deux reprises le geste de celui portant un verre ou une bouteille de bière à ses lèvres, m'indiquant ainsi que des événements du genre sont des occasions de boire. « Mais les gens n'ont pas le droit de boire dans l'espace public ! » que je lui précise. Même silence, même interrogation du regard, puis enfin un bref commentaire de celle-ci : ils prennent un coup quand même, il y en a qui peuvent devenir violents et vouloir se bagarrer avec d'autres.

J'aurais pu signaler à mes deux interlocuteurs, qui s'étaient présentés à mon domicile… sans invitation, qu'il appartenait à la police de les ramener à l'ordre, au besoin de les accuser de désordre public, mais je lisais en eux comme dans un grand livre ouvert. Le non dit est souvent plus éloquent que bien des paroles. Suffisait de les regarder pour comprendre les personnages : ces deux civils n'étaient pas intéressés d'agir en aval, misaient sur la prévention, le maître mot panzer, préféraient l'intervention en amont. Là où il y a risque qu'une fenêtre ouverte donne le " rhube " à des citoyens et les fasse éternuer. Pour tout dire, la peur de la contagion.

De là la nécessité de les confiner le plus possible dans leur résidence respective, afin de garder les rues désertes. En effet, pourquoi tenir des événements dans l'espace public ? Alors qu'il y a d'autres endroits s'y prêtant beaucoup mieux, dira-t-on : aréna, gymnase de l'école primaire, salle des Chevaliers de Colomb, Centre Vacances Nature, local des personnes du troisième âge, etc. À la limite, on pourrait toujours accepter qu'ils s'en déroulent dans la rue, mais pas n'importe quels. Surtout pas ceux incitant les citoyens à extérioriser leur joie de vivre, les poussant un peu à l'exubérance. Mieux vaudrait qu'ils soient épurés de tout ce qui pourraient leur donner envie de sortir du moule conformiste, où chacun restera sur son quant à soi, pas au garde-à-vous ni les fesses serrées, mais presque.

Remarquez que absolument rien n'empêche les citoyens, sous l'oeil inquisiteur des civils et des collabos, de vaquer à leur train-train quotidien : aller et revenir de travailler, acheter des biens de consommation, oeuvrer au sein d'organismes, visiter amis et parenté, fréquenter le local du troisième âge, la salle des Chevaliers de Colomb ou l'aréna, etc. Aller d'un point à un autre, oui, en autant que le déplacement soit justifié. Prendre une marche ou se balader en véhicule, oui, si ça ne dure pas trop longtemps et ne devient pas une habitude quotidienne. Ce serait aussi en inciter d'autres à faire de même. Dans certaines rues s'installerait un va-et-vient.

Qui dit que l'été venu des piétons ne s'installeraient pas dans l'herbe, quelque part, pour jaser, peut être même ouvrir quelques bières, fumer de la marijuana, faire du grabuge ou tramer des coups pendables ? Potentiellement dangereux pour la société aseptisée. De nos jours, on n'inculpe plus pour flânage, on déjudiciarise en rééduquant clandestinement sur le terrain, ce qui évite d'en faire la preuve devant un juge. Encombrantes, les preuves, quand on n'en a pas. Du pas-vu-pas-pris non plus, la police étant en civil et appuyée par des collabos dont les concitoyens ignorent tout de leurs activités souterraines illégales.

Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.

News du lundi 14 avril 2008-------------- 

Pourquoi le Canada est-il toujours en Afghanistan ? – Écoutons un contre discours à celui du gouvernement conservateur de Stephen Harper.

Le gouvernement de Stephen Harper ne veut pas que les horreurs de la guerre en Afghanistan soient connues du publicRadio-Canada rapporte qu’il veut museler une enquête de la Commission d'examen des plaintes de la police militaire (CPPM) en tentant de faire valoir que l'organisme de surveillance indépendant n'a pas la juridiction nécessaire pour enquêter sur des « opérations militaires ».

La CPPM tente de faire la lumière sur les raisons qui ont conduit la police militaire canadienne à transférer aux autorités afghanes, à au moins 18 reprises, des prisonniers capturés par l'armée canadienne. Ces transferts sont survenus même s'il avait été prouvé que la torture se pratiquait de façon systématique dans les prisons afghanes.

La plainte a été portée par Amnistie internationale et l’Association des droits civils de la Colombie-Britannique, une province du Canada. Les avocats des deux organisme estiment que si ce n'est qu'aujourd'hui qu’Ottawa (le gouvernement Harper) dépose une telle requête, alors que l'enquête est en cours depuis un an, c'est qu'il veut à tout prix empêcher la tenue d'une enquête publique sur la question.

PS : En utilisant des moyens détournés, le gouvernement conservateur de Stephen Harper cherche à cacher les horreurs de la guerre aux citoyens canadiens. Alors qu’on sait très bien qu’une guerre propre, ça n’existe pas.

Iran : séparation des sexes – Un court métrage militant de Sadaf Foroughi (Windows Media Player, durée 08:44). L’action se déroule dans un bus conduit par... une femme, à Téhéran. Dans le bas de la page s’affichant, cliquez sur FÉMININE – MASCULINE. Ensuite, double-cliquez sur l’écran. Les sous-titres sont en anglais. Contenu et contenant super !

Les films militants jouent un rôle essentiel au sein d’une démocratie – Ils développent la conscience politique du citoyen. Cependant, ils ne sont pas diffusés dans les cinémas commerciaux et rarissimement à la télé… également commerciale. Leur audience est donc limitée. Par contre, on en trouve partout sur le web, souvent en format DV qu’on doit acheter. Alors que, selon moi, il serait à la fois plus simple et payant pour tous ces auteurs de les grouper sur des sites où les visiteurs les visionneraient pour une somme modique, par exemple 1euro ou 1dollar. Remarquez, possible que cela existe déjà et que je ne le sache pas.

La vidéo que vous allez voir était la bande-annonce de la tenue du Festival du film militant d’Aubagne, en France, édition de 2006. Elle a été tournée en l’espace d’une demie journée. Malgré tout, le message passe comme une tonne de brique. On fait rapidement la distinction entre le troupeau et le mutant, le ou la rebelle refusant d’être dressé comme un animal domestique.

Notre petite toupie poursuit sa course autour du soleilRegardez la aller (plus bas, dans la page s’affichant), à 30kilomètres/seconde : contrairement à ce que laisse croire l’animation, elle met une année à faire le tour complet de la grosse boule de feu… Nous sommes plus de 6 milliards à voyager à bord de ce navire spatial. De là-haut, on ne voit et n’entend rien. Pourtant…

Les Palestiniens fuient en Égypte – 12 photos
On y expose des corps humains – 12
Le Gabon se développe – 21
Il y a des catastrophes – 19
On célèbre l’Halloween à Kawasaki – 6

Système solaire : dans la page s’affichant, plus bas,
cliquez  sur VOIR L’ANIMATION DU SYSTÈME SOLAIRE EN ROTATION

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – Pour la compréhension de la suite, il faut savoir que la gestion du journal communautaire D'un lac à l'autre relève d'un conseil d'administration (ca) élargi groupant trois ca, chacun représentant un organisme sans but lucratif (OSBL) distinct, et où siège notamment le maire de la municipalité, Marcellin Dumais, et, à ma connaissance, un civil de la Sûreté du Québec et des collabos de celle-ci. Outre les membres du ca du journal, ceux de la télévision communautaire et de la Corporation de développement de Lac Bouchette. Le ca élargi a embauché un directeur et une réceptioniste-comptable qui occupent un local situé au premier étage de la Caisse populaire, rue Principale.

Quand vous vous installez dans le village, vous percevez rapidement l'emprise psychologique de la Sûreté du Québec, identique à celle sévissant notamment dans le quartier montréalais Hochelaga-Maisonneuve. Je m'en étais ouvert d'ailleurs, à mots couverts, dans le premier numéro du journal local que j'avais produit, celui de septembre 1999. J'y faisais le constat que les rues du village étaient désertes, inanimées. Piéton moi-même, je parlais en connaissance de cause. J'ajoutais qu'il était même un peu suspect de s'y déplacer à pied, précisais néanmoins que, au Québec, le village n'était pas le seul à vivre cette situation. J'insistais sur la nécessité d'y insuffler de la vie, de... l'osmose, en créant différentes activités dans le centre du village.

On ne peut pas demeurer continuellement dans son espace privé, que j'écrivais, ajoutant que l'espace public appartient aux citoyens et qu'il leur revient de s'y faire une place. Dans le numéro suivant, celui d'octobre, répondant à la lettre d'une lectrice, j'ajoutais qu'un... mur de Berlin séparait l'espace public de l'espace privé. Ignorant comme bien d'autres Québécois l'existence et le rôle de l'underground policier, ces citoyens n'ont sans doute pas saisi l'allusion aux civils de la Sûreté du Québec, et à ses réseaux d'espionnage composés de citoyens et citoyennes collabos. Cependant, la Sûreté du Québec, elle, a bien dû capter cinq sur cinq mon message écrit noir sur blanc dans le journal local.

Ma situation s'est aggravée quand, à quelques occasions, j'ai confié par la suite à des citoyens du village des infos sur la présence de civils et de quelques unes de leurs activités. Aux yeux de ce corps policier, j'ai donc dû passer pour un dangereux hérétique. À ceux aussi des membres de son comité consultatif, composé d'une poignée de " sages " du village, dont on ignore nom et visage. Car, à l'instar de la police de l'île de Montréal et des autres corps policiers municipaux du Québec, la Sûreté du Québec s'est aussi mise à l'heure de la pseudo police communautaire, vaste écran de fumée, on le verra, lui permettant de s'infiltrer partout dans le quotidien des citoyens, incluant leur propre espace privé. Ceux-ci accueillent à leur domicile des gens, ou les y invitent, sans se douter que certains sont des civils, ou des collabos cherchant à savoir ce qu'ils mijotent dans leurs chaudrons pour ensuite le rapporter à la police. Oui, dans les cuisines parmi les casseroles.

Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.

News du dimanche 13 avril 2008---------------

Des vidéos nous réservent de belles surprises – Suis tombé par hasard sur le demo de Philippe Raynal, un illustrateur, que je ne connais pas. En la visionnant, me suis dit : sapristi que c’est bon !

Trahison des entreprises ? – Au cour de mon enquête de plus de six ans dans l’underground policier, j’ai souvent constaté la collaboration aveugle d’entreprises à des activités clandestines illégales des civils. Je me suis souvent demandé comment des marchands et de leurs employés pouvaient-ils participer à des déstabilisations psychologiques à l’encontre de leurs clients, s’attaquer à la source même de leur enrichissement. Avec le temps, j’ai compris qu’ils n’avaient pas le choix. Il faut du coffre pour dire non à la police. La loi les protège-t-elle des tordages de bras des flics ?  

J’utilise ce petit intro pour illustrer un cas survenu en Allemagne.

Clonage thérapeutique organisme génétiquement modifié (OGM) – La grande question est de savoir si l’homme fera un usage raisonnable du clonage. Car il y a eu des précédents où la science a été détournée à des fins idéologiques. L’eugénisme est l’un des cas.

Cette doctrine prétendait pouvoir améliorer l’espèce humaine. Elle était basée sur le fait que l’état de prolétaire, la pauvreté, l’absence de qualités morales, la déficience mentale étaient héréditaires. Et que ceux possédant ces tares devaient être stérilisés. Dans les années 1910, des lois étaient adoptées à cet effet, notamment aux États-Unis et dans certaines provinces du Canada.

Même le président Theodore Roosevelt était favorable à cette approche. L’idée était d’empêcher les faibles d’esprit et les criminels de laisser derrière eux une descendance. Des centaines de milliers ont été stérilisés en Occident. Hitler, lui, décida de les éliminer. Le rêve d’une race humaine supérieure se transforma en cauchemar.

L’autre grand débat de la vidéo que je vous propose porte sur les plantes transgéniques, dont le but est d’obtenir de nouvelles variétés végétales. Gros os il y a du fait que les entreprises cherchent à s’approprier toutes les modifications génétiques de la planète, chacune étant protégée d'un brevet. Or il arrive que du pollen de ces OGM s’envole dans l’atmosphère et s’étende sur plusieurs kilomètres. Il suffit qu’il entre en contact avec des plantes naturelles pour que celles-ci deviennent OGM. Ce qui expose son proprio à des poursuites de la part du détenteur du brevet. Les agriculteurs de plantes naturelles ne veulent pas non plus que celles-ci soient contaminées par des OGM. 

Intervenants :
Henri Atlan, biologiste et philosophe
Paul Berg, généticien – Prix Nobel, Université Stanford, Californie
Hervé Le Guyader, prof de biologie évolutive, Université Paris V1
Albert Jacquard, généticien
Svante Pääbo, dir. Dép. génétique, Institut Max Planck, Leipsig
P-H Gouyon, généticien, Muséum national d’histoire naturelle, Paris
Axel Kahn, dir. Institut Cochin de génétique moléculaire, Paris
Hank Greely, juriste et éthicien, Université de Stanford, Californie
David Magnus, dir. Centre de bioéthique de Stanford, Californie
Paul Rabinow, anthropologue, Université de Berkeley, Californie
Jacques Arnould, éthicien et théologien, Centre d’études spatiales, Paris
Jean-Paul Renard, dir. biologie du développement et reproduction
Jean Weissenbach, dg du Génoscope, Centre national de séquençage
Eddy Rubin, dir. du Joint genome institut, Californie

Le documentaire (La Grande Histoire des Gènes – 50:43) fait le point sur ces deux problématiques. Tout est expliqué clairement.

Aujourd’hui dimanche, 70 photos – Cinq diapos, cliquez aux endroits indiqués : Les Palestiniens fuient en Égypte – 12 photos
Expositions de corps humains – 12
Le petit Chine du Gabon – 21
L’année de toutes les catastrophes – 19
L’Halloween de Kawasaki – 6

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – Fin juin 1999, je quitte la Cité policière pour m'installer définitivement à Lac Bouchette, au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Deux ans et demi déjà que j'ai ouvert ce chantier. Je sens en moi l'urgence de le terminer au plus vite. À Montréal, la tâche serait insurmontable. L'air y est devenu irrespirable, peur aussi de dérapages, crainte de plus en plus présente.

Dès mon arrivée, plein d'indices m'indiquent que la matière journalistique n'y manque pas : petit village tricoté serré, comportements stéréotypés, climat de gravité, rues désertes. Le Québec uniculturel et unidimensionnel, et catho aussi. Je jubile. L'occasion, tout à fait inattendue, d'enquêter dans un autre milieu. J'ignore que j'en aurais encore pour… quatre autres années. La moisson sera riche, considérablement plus qu'à Montréal.

Dans une petite municipalité rurale, ai-je constaté sur le terrain, l'effet sociétal de la pseudo police communautaire est encore plus palpable que dans une grande Cité. Plus visible aussi, la présence de la police en civil et, il faut bien le dire, de certains élus municipaux, d'employés et de pompiers volontaires jouant à la police en civil, sans omettre les collabos.

À cette échelle réduite de 1 370 habitants, on en vient assez rapidement à se connaître les uns les autres, sinon personnellement à tout le moins de visu, avec nom, occupation, adresse, numéros de téléphone et de la plaque minéralogique... Ici, je le découvrirai au cours des années qui suivront, c'est la police communautaire dans sa forme probablement la plus achevée. Le village ne disposant pas de son propre corps policier, nous traiterons donc de la police en civil de la Sûreté du Québec.

Se pose la question : par où commencer ? Ce n'est pas en demeurant claquemuré chez moi que je découvrirai le milieu. Au contraire, je dois me mêler à la population. Deux mois après mon arrivée, à la suggestion d'un citoyen auquel j'avais part de mon expérience en journalisme, infographisme et éditique, j'offre bénévolement mes services au responsable du journal communautaire local D'un lac à l'autre, un mensuel publié dix fois l'an et distribué gratuitement à 600 exemplaires. J'en deviens à la fois l'éditeur délégué et le journaliste attitré. J'en éditerai quatre numéros : septembre, octobre, novembre et décembre 1999.

Ce job de bénévole m'ouvre aussi toutes les portes, et d'un seul coup. Difficile de trouver meilleur poste d'observation. Je veux faire la comparaison entre un village rural et la Cité policière, entre une police provinciale (Sûreté du Québec) et une police intermunicipale (police de l'île de Montréal). Cela vaut le coup puisque les deux entités sont aux antipodes l'une de l'autre : 1 370 citoyens versus un million (c'était Montréal d'avant la fusion municipale de janvier 2002), le grand calme rural versus l'intensité d'une grande Cité, la criminalité rurale versus la criminalité urbaine, etc. En milieu rural, toutes proportions gardées, la police en civil est-elle aussi omniprésente qu'à Montréal ? Ses activités de filature, d'infiltration et de déstabilisation sont-elles les mêmes ? Plein de points d'interrogation se bousculent dans ma tête.

Au sujet de la criminalité rurale, je le sais déjà, et les mois et années qui suivront me le confirmeront : il ne s'y passe à peu près jamais rien. Ainsi qu'en témoigne d'ailleurs la chronique policière de l'Étoile du Lac, un hebdo desservant les neuf municipalités de la MRC du Domaine-du-Roy. Un bassin de 32 135 citoyens où, quand il se passe de quoi, plus souvent qu'autrement il s'agit d'un petit vol, parfois un tout petit peu de drogue, la très grande majorité du temps de la marijuana ; du vandalisme - occasionnellement -, du grabuge - rarement -, quelques accidents de la circulation, etc. À ma connaissance, aucun meurtre ni agression physique grave entre juillet 1999 et juillet 2002, en trois ans : mi-juillet 2002, une femme sera violée et, fin de septembre, une autre assassinée par son ex-amant, les deux agressions survenues à Roberval.

Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.

News du samedi 12 avril 2008---------------

Une vidéo décontractée…– …sans prétention, jeune et plein de vie. L’approche idéale en communication. Contrairement au studio télé, y’a pas d’homme tronc assis derrière un bureau, visage maquillé, cheveux bien lisses, chemise blanche, cravate rouge parsemée de petits pois mauves numéro 1, boutons de manchettes, etc.

Cela dit, téléSorbonne nous présente le Big Purple Van Club, un groupe musical.

Bonnes vidéos…- … que je dédie au gouvernement de Stephen Harper. Le dernier clip de Madonna : Hard Candy, qui sort le 28 avril. Elle est vraiment en… forme ! Vive les belles femmes qui se trémoussent, se tortillent, sans…complexe!

Madonna, la combattante : Die Another Day
Surtout dans American Life, l’une de ses meilleures vidéos

Canada : le gouvernement conservateur de Stephen Harper
a des problèmes avec le sexe ! – Josée Verner, la ministre conservatrice du Patrimoine canadien, l’a dit : je ne pense pas que les contribuables canadiens seront d’accord pour qu’on subventionne des films pornographiques. Au fait, c’est quoi la porno ? Consultons le Petit Robert : Représentation (par écrits, dessins, peintures, photos) de choses obscènes destinées à être communiquées au public. Érotisme et pornographie.  Par ext. Obscénité en littérature, dans les spectacles.

Obscène, le sexe ? Freud disait qu’il est le plaisir le plus intense. L’orgasme partagé permet de vivre une relation de couple durable, d’avoir des enfants, d’essayer de leur donner le meilleur de nous-même. Y’a-t-il activité plus noble et humaine que de faire l’amour et d’avoir une famille ? Et plus ignoble et inhumaine que faire la guerre ? Deux antipodes.

La guerre, on peut obtenir des subventions gouvernementales pour la filmer, la diffuser : davantage le cas lorsqu’il s’agit de celle du premier ministre conservateur Stephen Harper, en Afghanistan. On la montre en long et en large quotidiennement, notamment à Radio-Canada, chaîne télé de l’État canadien. M?is la ministre conservatrice Verner ne veut pas subventionner le sexe. Gouvernement puritain, trop coincé dans ses émotions pour composer intelligemment avec cette source de bonheur, plutôt que d'horreurs.

Dans un autre contexte, Vincent Leduc, président du conseil d'administration de l'Association des producteurs de films et de télévision du Québec (APFTQ), soulignait vendredi l’importance de l’aide gouvernementale. « L'étroitesse du marché québécois avec six millions de francophones ainsi que la proximité géographique des États-Unis font en sorte que notre production nationale ne serait pas viable sans financement public. » Il précisait qu’une grande part du financement public n'est pas un don mais un investissement remboursable sur les revenus générés.

Pour en savoir plus sur le projet de loi censurant les films, lisez l’article de Patrice Roy, journaliste de Radio-Canada. Visionnez également son reportage.

  Aujourd’hui samedi, 67 photosIngrid Betancourt – 17 photos
Mardi-Gras à Sydney – 6 photos
Bush en Afrique – 14 photos
Les années Fidel Castro – 15 photos
Les carnavals de l’angoisse – 15 photos

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – Le regard de l'autre peut aider à repérer le citoyen conscient d'avoir été déstabilisé par des civils. La perception n'est visible que lorsque la victime rencontre inopinément, en votre présence, l'un de ses tortionnaires ou de ses collègues, car elle ressent alors de nouveau sa souffrance. Comme la femme violée du reste, dont la blessure psychique s'avive, par exemple dans une cour de justice, quand elle est confrontée à son agresseur.

Par contre, seuls ceux en ayant vécus, eux aussi, arrivent à l'y lire. Des déstabilisations à répétition, c'est comme avoir déjà été marqué au fer rouge : on se souvient longtemps de la brûlure du fer chauffé à blanc. À trois occasions, j'ai été témoins de rencontres semblables. J'ai alors croisé des regards émouvants. J'y ai vu souffrance, tristesse, lassitude, soumission. .

La première fois, c'était à l'Accueil Bonneau, quelque part en avril 1998. Comme dans un stalag, les pauvres occupaient les longues tables et mangeaient, silencieux, soumis. Climat de gravité ambiante très palpable, ai-je remarqué certains jours. Dans les soupes populaires, j'ai découvert une tristesse humaine inédite pour moi. Difficile de faire abstraction de ce que Norbert m'a déjà confié, un matin où justement le chape de plomb y était particulièrement perceptible, enveloppante, pesante : « Dans une prison, c'est comme ça ». Allusion explicite à la discipline policière, c'est-à-dire aux contrôles et nettoyages sociaux.

Norbert et moi étions assis côte à côte. M'indiquant du menton un type qui occupait une table presque en face de nous, il m'a dit, avec le ton et le visage encore marqués de mépris et d'irritation : « Ce gars-là avait l'habitude avant de s'habiller en rose ». Ce qui me laissait croire que la police l'avait convaincu... de ne plus s'exhiber de la sorte en public. Au même instant, l'homme, dans la trentaine, qui m'est apparu doux et paisible, a regardé Norbert. J'ai vu sa souffrance. J'ai la conviction qu'il le connaissait, qu'il savait qu'on parlait de lui et qu'on parlait de ça. Pendant quelques secondes, j'ai vraiment haï Norbert et tous ses semblables. Me suis retenu à deux mains pour ne pas lui dire ses quatre vérités. J'avais là sous les yeux un bel exemple d'un nettoyage social réussi. Notre homme en rose avait été momifié par la police, cela sautait aux yeux.

La deuxième fois, c'était rue Ste-Catherine-Est. Devant moi, à une trentaine de pieds, un homme marchait en parlant seul un peu fort, sans pour autant crier, une radio portative à la main, off. Ses propos étaient incohérents, mais il n'avait pas l'air menaçant. Probablement un ex-psychiatrisé. Au même moment, un civil - qui d'autre ? - m'a dépassé, à grandes enjambées, et la rudement apostrophé, lui ordonnant à deux ou trois reprises, brutalement, de se taire. L'homme s'est tu, et immobilisé. Quand je suis arrivé à sa hauteur, nos regards se sont croisés. Y ai vu la même souffrance que celle de l'homme en rose.

La toute dernière s'est déroulée à la cafétéria du Comité social Centre-Sud. Norbert et moi prenions place à la même table, sur le même banc. Un barbu, un peu échevelé, s'est amené avec son cabaret et pris place à une table proche de la nôtre. Relevant la tête vers nous, il a vu Norbert, et l'expression de son visage a subitement changé. M'a ensuite regardé. Même souffrance que chez les deux autres.

Le plus désolant, c'est que, ayant toujours été infiltré ou encadré par des civils, ces usagers m'ont pris pour l'un des leurs. M'en suis rendu compte quand, à deux occasions, j'ai croisé l'homme. Il marchait la tête haute, le regard droit devant lui, feignait de ne pas m'avoir vu. Je sentais très bien qu'il se comportait comme si j'en avais été un, marchait, je dirais, les fesses serrées. Je crois que si je lui avais demandé ses pièces d'identité, il me les aurait montrés sans discuter.

Quand vous connaissez bien le rôle du civil, vous en venez à établir des parallèles. Sachant qu'il ne peut tolérer un homme tout de rose vêtu ou parlant seul un peu fort, vous vous demandez, quand vous remarquez certains piétons à l'allure un peu bizarroïde, s'ils feront long feu dans l'espace public. Ainsi cet homme-sandwich croisé sur Ontario-Est. Le message qu'il affichait était d'une incohérence consommée, tant dans le texte que la disposition de l'argumentation. Il était planté à une intersection, essayait malhabilement de se donner une contenance en sifflotant. Il n'adressait pas la parole aux piétons, mais les regardait dans les yeux, sans tout de même trop insister. Dévisager le piéton constitue déjà de facto une entorse à la rectitude politique.

Au rez-de-chaussée de la démocratie, le citoyen non initié n'entend que le discours légaliste, ne voit que la vitrine d'hommes et de femmes à l'uniforme impeccablement propre et pressé, apparemment au-dessus de tout soupçon. L'air à de braves petits scouts de Baden Powell et de petites guides toujours prêts à aider l'aïeul et l'aveugle à traverser la rue. Seulement voilà, au fil des semaines et des mois d'enquête sur le terrain apparaissent des fissures qui finissent par faire réaliser qu'au sous-sol, l'underground policier n'a pas les mains très propres. Aucune preuve directe mais une convergences de faits et de recoupements irréfutables. Le pire n'est pas toujours sûr.

Casamayor fait une description réaliste de l'approche du pouvoir et de ses civils en matière de répression. ( Louis Casamayor - La Police - Gallimard ) Il dit que les sanglantes répressions des temps barbares ne sont pas des effets policiers. « C'est, au contraire, les sociétés lisses dont la surface n'est pas plus agitée que celle d'un étang qui révèlent la puissance de l'emprise policière. La meilleure répression est celle qui ne se voit pas. »

Je l'ai souvent constaté sur le terrain. Vrai, qu'on ne la voit pas. Vrai qu'elle laisse des traces indélébiles nous indiquant son omniprésence : climat de gravité ambiante et stéréotypes. C'est comme entrer dans une maison et constater que les enfants filent doux. Vous n'avez pas besoin d'être témoin de la rigueur disciplinaire des parents pour comprendre ce qui s'y passe. Normal dans une société libre ? Non, mais inévitable quand des activités policières sont enveloppées du s?cret absolu, et leurs auteurs assurés de l'impunité. Dans ce contexte, la liberté est une figure théorique.

À l'époque de mon enquête dans la Cité policière, qui s'est étalée de décembre 1996 à la fin de juin 1999, les civils de l'île de Montréal étaient les camions balais des membres du Comité exécutif de la Communauté urbaine de Montréal ( CUM ), du Comité exécutif de la Ville de Montréal et du Conseil des ministres du gouvernement du Québec.

Vera Danyluk régnait à la présidence de la CUM, Pierre Bourque à la mairie de Montréal, le péquiste Lucien Bouchard au sommet de la hiérarchie politique au Québec, et Serge Ménard régnait au ministère de la Sécurité publique. Avant l'arrivée des péquistes au pouvoir, on ne peut exclure l'hypothèse que les libéraux aient utilisés les mêmes méthodes. Le pouvoir politique n'étant jamais visé par la critipue, ce sont encore et toujours les policiers qui écopent, mais n'en exécutant pas moins les tâches qu'on leur demande d'accomplir.

Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.

News du vendredi 11 avril 2008--------------- 

Vidéo sur Silvio Berlusconi le politicien italien – Plutôt irrévérencieuse ! Traiter ainsi nos élus canadiens, ce serait quoi la réaction ? Pour le savoir, faudrait tester la tolérance des ciblés et celle des citoyens. On le sait depuis des lunes, nos caricaturistes québécois sont du genre politiquement et puritainement corrects, on ne peut pas s’attendre à ce qu’ils franchissent ce Rubicon. Qui osera faire les premiers pas ?

Dans la page s’affichant, colonne de droite, un peu plus bas.

Une patronne de la Gendarmerie royale du Canada (GRC)
accusée d’outrage au Parlement canadien – Radio-Canada International (RCI) rapporte que Barbara George, commissaire adjointe de la GRC, (a menti) aux membres du Comité parlementaire chargé d’enquêter sur la gestion du régime de retraite de ce corps policier. Alors qu’elle avait prétendu ne pas avoir joué un rôle lors de l’arrêt d’une enquête interne à ce sujet, un rapport publié ultérieurement faisait la démonstration du contraire.

Hier, les partis politiques de la Chambre des communes ont voté afin que des sanctions lui soient imposées. Amende ou peine de prison ? Il appartiendra à son supérieur, William Elliott, commissaire de son état, de décider si des accusations seront portées.

(NDLR : Notons que ce n’est pas un comité de déontologie ou une Cour de Justice qui décidera, mais un membre de la même famille policière, le grand patron de la GRC. Attendons de connaître la sentence avant de faire un autre commentaire, s’il y a lieu.)

Aujourd’hui, près de 80 photosDarfour  – 10 photos
Émeutes de la faim : Afrique, Argentine, Haïti – 13 photos
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Cargo Artémis échoué aux Sables-d’Olonnes – 12 photos
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Kosovo : colère et violence en Serbie – 13 photos

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – On l'a vu, le travail policier repose sur trois tactiques fondamentales : filature, infiltration et déstabilisation. On peut être témoin d'une filature, cependant cela nécessite un soutien logistique. Plus facile d'être témoin d'une infiltration. Quand on a appris à dépister des civils, on s'en rend compte lorsque ils ont infiltré un citoyen ou un groupe de citoyens. Difficile par contre d'être témoin d'une déstabilisation, et davantage d'en connaître les différentes étapes et la finalité. Les déstabilisateurs veillent à ce que l'agression psychologique ne soit vue ou perçue par personne. À moins d'être dans le secret des dieux, c'est-à-dire citoyen collabo. Remarquez que même là, il est loin d'être certain que la police vous dira tout. C'est qu'elle est cachottière, la police.

Cela dit, il peut arriver qu'on soupçonne qu'une déstabilisation soit en marche. Il faut cependant que les conditions soient réunies. Avoir repéré des civils et ceux-ci l'ignorer, autrement jamais ils ne procèderont en votre présence. Voyons quelques unes de ces séquences auxquelles on peut assister. Si un civil dénigre en votre présence un citoyen, cherche à l'abaisser devant les autres, ou attise sa colère, vous êtes justifié de penser qu'il tente de le déstabiliser, avec une désapprobation communautaire à la clé. Ce peut-être aussi l'oeuvre d'un citoyen collabo ou quelqu'un n'ayant rien à voir avec la police mais connaissant la tactique. Au fil des jours et des semaines, en l'observant discrètement, vous assisterez à sa dégradation psychologique. Vous ne saurez jamais ce qui s'est passé avant ni après.

Plus aisé de dénicher des témoignages de citoyens ayant fait l'objet de déstabilisations. Mais pas donné non plus, parce que la presque totalité des citoyens ignorent l'existence de ces tactiques policières. J'ai essayé d'en repérer dans des restos communautaires. Je devais aussi agir avec prudence. Je ne pouvais pas aller d'une table à l'autre, le demander à tout un chacun. Au cours de mon enquête, je n'ai pu agir en toute liberté, les civils m'avaient à l'oeil, savaient que je savais qui ils étaient et ce qu'ils faisaient, savaient tout autant qui j'étais.

Du reste, je ne crois pas que les citoyens n'ayant rien à se reprocher et conscients d'avoir été la cible de civils se bousculeraient pour raconter ce qu'ils ont vécu. Pour plusieurs raisons, dont la crainte de représailles, justifiée ou non. Affronter les médias n'est pas facile non plus. Vraiment pas bon pour le citoyen d'avoir susciter la curiosité policière. La peur-du-qu'en-dira-t-on est un puissant empêchement. Qu'en penseront journalistes et entourage immédiat ? Selon le préjugé favorable dont jouit la police et voulant que celle-ci ne s'intéresse jamais à quelqu'un sans de bonnes raisons. D'avantage vrai s'il est une vitre cassée, c'est-à-dire vivant sur le bs.

Suffit que la victime défende maladroitement son cas pour qu'une petite souillure transparaisse dans le compte-rendu. Et risquant de s'agrandir si la police affirme aux journalistes connaître l'individu. À elle seule, cette affirmation équivaut, aux yeux du journaliste et du citoyen, à un verdict de culpabilité. Attitude normale, quand on a perdu son sens critique vis-à-vis la police. Pourtant, c'est une exécution sommaire. Coupable de quoi, monsieur l'agent ? devrait demander le journaliste. Vous dites que votre enquête n'est pas encore terminée ? Quand vous aurez une preuve, portez une accusation et si l'infraction vaut la peine, j'assisterai au procès. Voilà de quelle façon le journaliste devrait procéder.

Tout cela étant, il m'est tout de même arrivé, au hasard de repas, de soulever discrètement auprès de quelques usagers la présence de civils. Cela a suffit pour susciter certains commentaires, très brefs. Me souviens particulièrement de l'un d'eux, un gars dans la trentaine. Il m'a chuchoté, la tête penchée vers moi, soulevant les épaules d'un air où résignation et déception étaient palpables : « Ils sont dans tous les organismes ! ». Une remarque que j'ai bien dû entendre à sept ou huit occasions, dont la variante : « Il y en a partout ! »

Il y a aussi cette employée à qui j'avais fait remarquer que la cafétéria du Comité social Centre-Sud où elle travaillait était infiltrée par des civils, que de ses collègues de travail, employés ou bénévoles, en étaient aussi. Elle m'avait spontanément rétorqué qu'elle le savait. Sa réponse m'avait franchement étonné. Moi qui la croyais incapable de percevoir ces choses. S'en rendant compte, elle avait ajouté, un peu vexée : « On n'est pas fou, on voit ce qui se passe ! »

Par contre d'autres usagers l'ignoraient ou semblaient indifférents. L'un, les yeux ronds, surpris de mon propos, n'a dit mot. D'autres m'ont écouté silencieusement pour embrayer, à la première occasion, sur un autre sujet de conversation. Enfin, il y a cette femme qui m'a affirmé ne rien craindre de la police puisqu'elle n'avait rien à se reprocher. Cette opinion reflète sans doute celle de la majorité de la population. De toute évidence, il y a là tout un monde invisible à faire découvrir. Revel écrit qu'il y a des « côtés positifs » en toute chose, y compris dans le nazisme. (Jean-François Revel - La tentation totalitaire - Éditions Robert Laffont) Tous les systèmes ont des qualités et des défauts. La question est de savoir à partir duquel il est le plus concevable et possible de construire une société meilleure.

Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous ld transmets gratuitement, bénévolement.

News du jeudi 10 avril 2008---------------

Québec : le petit village Les Éboulements ne veut pas d’une clôture anti-terroriste à ses quais - Jusqu'à maintenant la plus grande menace qu'il a connue est une météorite tombée il y a environ 350 ans, laissant un cratère de 100 kilomètres de long, sa principale attraction touristique

La guerre et sa pollutionVidéo avec son, mais sans parole. Pas nécessaire, on comprend tout.

Des photos à profusion – Tout le monde aime voir des photos. Alors, en voici quelques centaines. S’agit de diapos. Généralement, chacune est accompagnée d'une légende dans le bas. En naviguant sur le site où je vous invite, vous en trouverez beaucoup d'autres. Pour accélérer le défilement, cliquez sur la photo o? à l'endroit indiqué.

Paris : manifs contre la flamme olympique
L’Irak, cinq ans après
Cuba : le parcours de Raul Castro
Festival de la BD
Le Kenya déchiré par la haine
600 volontaires nus contre la fonte des glaciers
Fantastiques mécaniques
Victoire du chaos
Œuvres de Cézanne et Pissarro
Vie et mort d’un icône : Che Guevara

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – Autre fait illustrant cette fois la discipline que les civils imposent aux citoyens sans que ceux-ci n'imaginent une seconde qu'elle est d'origine policière. Celui impliquant un client un peu beaucoup guilleret, s'amusant à jouer le clown, et qui m'a bien fait rigoler. Il couchait sa copine sur la table de billard et s'allongeait sur elle pour l'embrasser goulûment, sans se préoccuper des boules affolées roulant dans toutes les directions. À une autre occasion, alors qu'il n'avait qu'à frapper en douceur la blanche pour en loger une dans la poche, tout près, il a trouvé le moyen de faire passer la blanche au-dessus et l'y entrer. Un civil, assis tout près, une bière à la main, n'a pu s'empêcher d'incliner la tête en la secouant légèrement, étonné de la prouesse.

Peu après, il avait jeté sa queue de billard sur le plancher. Une policière en civil lui avait crié sur un ton agressif de ménager l'équipement. La remarque avait blessé l'ego de notre homme qui, ignorant sans aucun doute que cette cliente était une flic, voulait aller lui dire deux mots dans le mufle. Heureusement, sa complice avait réussi à l'en dissuader, mais de peine et de misère, s'interposant devant lui à deux reprises pour l'en empêcher. Si l'homme était allé l'enguirlander, ses collègues masculins sur place seraient probablement intervenus pour la défendre. Il y aurait peut-être eu une bagarre, parce que notre homme semblait déterminé, bagarre qu'ils auraient évidemment gagnée. Et notre homme n'aurait jamais su que ses vainqueurs étaient des flics.

Cette brasserie n'est pas la seule à faire l'objet d'une haute surveillance, tous les autres bars du centre-ville aussi, quoique la police ait un faible pour les bars et les brasseries où il y a beaucoup d'osmose. L'alcool délie les langues, les clients communiquent davantage entre eux, souvent à hautes décibels. Endroit idéal pour écouter les conversations, épier les comportements du citoyen, infiltrer et sans aucun doute déstabiliser aussi certains d'entre eux, en y éloignant ceux ayant tendance à se soûler : de nos jours, voyez-vous encore des piétons en état d'ébriété sur la rue ? Les civils y font la cueillette de beaucoup plus de renseignements que dans un bar de danseuses nues, par exemple, où chaque client est isolé et silencieux, occupé qu'il est à se rincer l'oeil et à fantasmer dans son slip.

Retenez ceci : dans la partie est-ouest du centre-ville, celle que je connais le mieux, les civils sont partout. Ils y sont comme clients, certains-nes... servent occasionnellement aux tables ou au comptoir de restos et de bars. Ils ont probablement reçu une formation en restauration et tenue de bar leur permettant, avec la complicité obligée du patron de la boîte, de remplacer un employé pour mieux s'approcher et entendre les conversations ou déstabiliser certains clients. Ils peuvent aussi avoir été embauchés sans que leur patron ne sache qu'ils sont de la police. Il faut se méfier de l'oreille traînante des serveurs et serveuses. Ces gens, on les regardes à peine, ne s'en méfie pas, mais par leur situation stratégique sont - parfois ou souvent ? - de connivence avec la police ou carrément policiers.

Impossible de dire si des civiles vont même jusqu'à danser aux tables de clients. Peu probable. Ce dernier job est plus vraisemblablement dévolu, entre autres, à des étudiantes en techniques policières et des danseuses mouchardes. Ces dernières, collaboratrices volontaires ou obligées, pour de multiples raisons. Ce peut-être le cas, par exemple, de celle gagnant bien sa vie comme danseuse mais n'en continuant pas moins de retirer de l'aide sociale. Fraude découverte par la police, et servant ensuite de monnaie d'échange : on ferme les yeux si tu collabore avec nous. Pas grand choix, autrement elle risque d'être accusée, condamnée à une amende et devoir rembourser les chèques encaissés illégalement. En plus d'hériter d'un dossier judiciaire.

Y vend-on de la drogue, dans ces restos, ces brasseries, ces bars ? N'y ai jamais été témoin de transactions. En tout cas, rien de visible, d'après mes observations. Mais la drogue, et toutes les autres formes de criminalité, ne constitue pas, loin s'en faut, l'activité majeure des civils. Leur rôle premier étant d'établir l'identité de tous les citoyens, d'enrichir leur profil psychosocial en recueillant tous renseignements personnels à leur sujet et de procéder aux contrôles et nettoyages sociaux, notamment de ceux résistant à la normalisation. Tous fichés dans la mégabanque informatisée de la police ? En caricaturant un peu beaucoup on pourrait dire que seuls les nouveaux nés ne le sont pas encore. Sans aucun doute l'un des rares désavantages de l'arrivée de l'informatique dans nos vies. Et il est de taille.

Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.

News du mercredi 9 avril 2008--------------- 

Les citoyens adorent les dictateurs petits et grands – Lorsque Pinochet est décédé, dans son lit, en décembre 2006,  il y avait sur certaines grandes artères de Santiago plein de monde qui pleuraient à chaudes larmes, criaient : Que en paz no descanses ! Vous verrez comme le grand homme était aimé ! Dans la page s’affichant, descendez plus bas.

Venez avec moi…-...je vous amène dans une galerie d’art, où nous allons voir de bien belles œuvres, d’une modernité SUPER ! Un diapo particulièrement réussi. On n’a qu’à se remplir les yeux, sans rien toucher. 19 grannndes photos en tout ! Et ça coûte pas un sou. Après, on lira le texte, sous le diapo. Il y a aussi une vidéo… Faut cliquer sur la flèche pour qu’elle démarre.

Cordonnier mal chaussé - La démocratie, contrairement à ce qu’on cherche à nous faire avaler, ce n’est pas un système qu’on installe en un claquement des doigts. On ne sort pas les gens du Moyen-Âge en criant LAPIN, comme le fait un prestidigitateur. La démocratie se construit comme un lego : brique par brique. Ça demande des années, et encore, on passe notre temps à la peaufiner.

C’est ce que font quotidiennement nos législateurs qui, au Canada pour citer un exemple, légifèrent depuis le début de la confédération : plus d’un siècle ! Alors, cessons de nous leurrer, regardons la réalité en face. On va-t’en-guerre pour d’autres raisons. Le pétrole, entre autres richesses, en est une.

Autre point : comment l’Occident peut-il prétendre faire la leçon aux blocs arabe et asiatique, entre autres, alors qu’il est en train d’implanter sur son propre sol un système totalitaire de type soft, discret, avec son armada de nouvelles technologies ? J’attends la réponse.

Il est temps que les journalistes occidentaux spécialisés dans la défense des droits de l’homme à l’extérieur des frontières de l’Occident regardent ce qui se passe dans leur propre cour. Cette invitation s’adresse surtout à nos médias, dont des télés et de grands quotidiens, qui envoient à grands frais des as reporters partout dans le monde. Mais qui ne sont pas foutus de nous expliquer en long et en large pourquoi notre démocratie est aussi mal chaussée.

La résistance à la surveillance technologique se diversifie et se durcit – Un article de L’Express.fr, reproduit en mars par libertésinternets.wordpress, relate des faits éparses, mais qui, regroupés ensemble, démontrent l’émergence d’une nouvelle tendance. Certains groupes sont inquiets quant à l’avenir de la vie privée.

La réforme de la Gendarmerie Royale du Canada ne sera pas facile ! – La journaliste Joan Delaney, du cyberquotidien La Grande Époque, rapporte ces propos de Robert Gordon, prof de criminologie et directeur de l’École de Criminologie de l’Université Simon Fraser à Vancouver : « Une chose est très claire, la Gendarmerie Royale du Canada vivra un changement en 2008. (…) Essayer de réformer une organisation policière, c’est un peu comme essayer de faire plier le granit. (…) Elle va être particulièrement résistante au changement s’il n’est pas cohérent avec l’image qu’elle se fait d’elle-même, ou avec la perception de ses objectifs et intérêts. Ce sera très dur pour elle et le nouveau commissaire (William Elliott, un civil). » Lisez la suite ici

Les gagnants du FFDPMLe  3e Festival de films sur les droits de la personne de Montréal (FFDPM), tenu au Cinéma du Parc et au Cinéma ONF, a pris fin il y a quelques jours. 60 films documentaires en provenance de 21 pays étaient à l’affiche. 17 films étaient en compétition.

Cliquez sur les hyperliens pour avoir accès à la bande annonce.

Le Prix du public :
Philippe
Aractingi, Sous les Bombes (Under the Bombs) ;

Le Grand prix du documentaire FFDPM :
Annika
Gustafson, Killing Time ;

Une mention spéciale du jury :
Miroslaw
Dembinski,A Lesson of Belorussian.

Le jury était composé de Pierre-Nicolas Durand (France), réalisateur et producteur de documentaires ; de Mahalia Verna, directrice du développement des émissions à CBC Television (région du Québec), et deYves Langlois (Québec), scénariste, réalisateur et monteur.

Le Prix québécois du documentaire engagé du FFDPM:
Yves Langlois, Le Dernier Envol  (bande annonce non disponible).

Bandes annonces des autres films présentés.

L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier – Quittons les restos, allons fureter un brin dans une brasserie fréquentée par des artistes et journalistes. J'y suis allé à une dizaine d'occasions. Les civils m'y ont vite repéré, n'ont pas apprécié de me retrouver encore une fois dans une autre de leurs plates-bandes. L'ennui est qu'ils sont partout, alors partout où je vais, j'ai toujours les deux pieds dedans. Comme d'habitude, ils ont su faire le nécessaire pour m'inciter à ne plus le fréquenter.

Je prenais place le long du mur, près de la table de billard. Pendant que je lisais un quotidien en sirotant un verre de vin, un civil a pris position pour viser une boule. L'ai aperçu avant qu'il n'amorce le mouvement arrière de sa queue de billard pour frapper la balle blanche et que le manchon  passe à cinq pouces de mon nez. Tout de même un peu risquée, cette table, parce que trop près des joueurs. N'empêche.

Quand vous voulez y jouer au billard, vous devez ajouter votre nom sur un petit tableau, à la fin de la liste de ceux déjà inscrits. Dès qu'une partie est terminée, on efface le nom en tête et on passe au suivant. À quelques reprises, des joueurs, arrivés après moi, ont inscrit le leur au-dessus du mien. La première fois, suis intervenu amicalement. Puis m'en suis abstenu, m'étant aperçu que ces clients étaient de fait des civils, et qu'ils faisaient exprès pour me compliquer un peu l'existence.

Est venu un jour où j'ai décidé d'y mettre le holà. Suis tombé pile sur une civile que je connaissais pour l'avoir déjà vue en uniforme. Sur le coup, cependant, je ne l'ai pas reconnue. Lui ai dit gentiment que si elle voulait jouer avant moi, il fallait me le demander. M'a rétorqué qu'elle voulait faire une dernière partie avec son copain avant de quitter les lieux. J'ai accepté.

Une fille sympa, boute-en-train. Avant de frapper une balle, elle esquissait parfois quelques pas de danse, quand la musique diffusée dans la salle s'y prêtait. C'était particulièrement cocasse parce qu'elle les multipliait, à une occasion elle avait même fait un tour complet de la table de billard en dansant. Elle cherchait à déconcentrer son adversaire.

D'ailleurs, c'est en la voyant danser que je me suis rappelé d'elle. C'était lors d'une manif, peut-être un mois auparavant, au printemps 1999, et reliée aux garderies. Quelques centaines de manifestantes s'étaient groupées en bordure du Parc Lafontaine, dans l'attente du signal de départ du défilé. Les haut-parleurs diffusaient une musique entraînante. Je l'avais vu près d'une fourgonnette de l'escouade tactique de la police, vêtue de l'uniforme, y aller de quelques mouvements des hanches un peu olé, olé.

Pendant qu'elle entrait des balles dans les poches, nous échangions quelques mots. Elle se disait Belge. Lui ai demandé si elle était Wallonne ou Flamande. Elle a feint de ne pas avoir entendu et s'est dirigée de l'autre côté de la table mettre un peu de craie bleue sur le cap de sa baguette. Ai répété ma question, en montant un peu le volume. Elle s'est approchée de moi, hésitante, ne sachant trop quoi répondre. Je lui ai tendu une perche : la question est trop politique ? Oui, m'a-t-elle fait de la tête, avec empressement. Elle craignait sans doute les autres questions qui auraient pu suivre. J'aurais pu solliciter quelques mots wallons ou flamands, ou l'interroger sur le conflit politique opposant ces deux groupes linguistiques.

Et Bruxelles, est-ce en Belgique ? Cela demandé sur le ton de celui qui ne sait pas et veut savoir ? Là encore, visiblement, elle ne savait pas, balançait la tête à gauche et à droite, sans dire un mot. Si ce n'est pas en Belgique, alors c'est une Cité indépendante, un État ? Autres balancements de la tête signifiant ni oui ni non. Continuant de jouer à celui trouvant la géographie de ce coin d'Europe bien compliquée, je lui demande si la Belgique fait partie des Pays-Bas. Cette fois, elle connaissait la réponse : non, les Pays-Bas est un autre nom désignant la Hollande. Une réponse sur trois, pour une Belge...

J'ai ensuite demandé à son chum s'il était Belge : « Moé, chu Québécois. » Lui ai rétorqué de ne pas en dire davantage, que j'avais compris. « Ça te suffit ? » a-t-il ajouté. Ils avaient peu après quitté les lieux, madame en tête, d'un pas décidé et, je dirais, un tantinet intimidant.

Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.

News du mardi 8 avril 2008---------------

La frénésie sécuritaire – C’est le titre d’un livre (Éditions sur le Vif) produit sous la direction de Laurent Mucchielli, sociologue et directeur de recherches au Centre national de recherche scientifique. Neuf autres spécialistes renommés sont associés à cet ouvrage.

Bien qu’ils traitent de la situation en France, il intéresse tous les occidentaux, l’insécurité s’y étant également propagée. La police en civil, et ses collabos, doit être fière de son travail. Ainsi que le confirme mon enquête de plus de six ans dans l’underground policier, elle a réussi à semer le germe de la peur partout, avec son maître-mot panzer : la prévention du crime. Et son fameux concept de la pseudo police communautaire (ou de quartier ou de proximité, etc.), qui est de fait une vaste opération de relations publiques visant à infiltrer tout le monde. Rien d’autre qu’une fumisterie ! Car il s’agit de la police dans sa version classique et agressive, déguisée sous un autre nom.

Lisez le préambule du livre.

Des citoyens apprennent à se défendre des attaques continuelles contre leurs droits et libertés – Un exemple récent…Après avoir publié les empreintes digitales du ministre allemand de l’Intérieur, un groupe de hackers allemands menace d’en faire autant de celles de la ch?ncelière Angela Merkel.

Le Chaos Computer Club (CCC), véritable organisation de hacke?s très connue parmi les geeks du monde entier, entend ainsi protester contre un projet de passeport biométrique qui gardera les empreintes digitales des voyageurs. Un procédé peu fiable, selon le CCC, et qui n’aurait donc pour effet que de surveiller les citoyens pas de les protéger.

C’est aussi une riposte, du genre : vous voulez tout savoir sur nous, jusqu’à nos secrets les plus intimes ? Alors, nous allons en faire autant pour tout savoir à votre sujet. À la guerre comme à la guerre, n’est-ce-pas ?

Autre phénomène. Sur le web, des citoyens peuvent désormais noter différents groupes, notamment, et c’est le cas aux USA, les flics, les journalistes, les médecins et les profs.

Un bémol en majeure s’impose : impossible de vérifier la véracité de tout ce qu’on y rapporte. Une véritable passoire où n’importe qui peut prétendre n’importe quoi. Lumineuse idée, mais à peaufiner.

Infos sur le Chaos Computer Club

Source Le Monde (Lire surtout les commentaires plus bas)

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – Pour l'heure, braquons notre… caméra sur un resto pour voir discrètement comment ça se déroule sur le terrain. Tous les restos genre Second Cup, entre autres lieux de rencontres où sévit un peu d'osmose, sont sous haute surveillance. Le dénominateur commun étant que plus il y a de monde, plus il y a de civils, et inversement… Vous entrez dans l'un d'eux, rue St-Denis ? Votre filateur, ou son remplaçant, fera de même, prendra un café, s'installera près de votre table pour écouter votre conversation. Quand vous connaissez les ficelles du métier policier, vos sens sont plus en éveil, alors vous repérez rapidement ces auditeurs.

Puis s'enclenchera l'infiltration. Comme par hasard, votre voisin-e de table sera quelqu'un-e de sympa : ils le sont toujours, à l'étape du processus de l'infiltration. Lors de son approche préliminaire, il-elle aura le sourire engageant, se permettra de petites remarques anodines, sans plus. Il se peut même que si vous l'invitez à s'asseoir à votre table ou lui demandez la permission de prendre place à la sienne, il-elle s'excusera, devant justement partir. Car l'infiltration, sauf urgence, n'aura pas nécessairement lieu le jour même du premier contact. Parfois s'écouleront quelques semaines, quelques mois même. L'infiltrateur ne doit surtout pas paraître pressé. Cela pourrait piquer votre curiosité, si jamais vous étiez sur vos gardes. C'est comme ça que peu à peu l'étranger-ère s'introduira dans votre vie.

Un dimanche soir, accompagné d'un ami, j'en ai vu un d'une cinquantaine d'années opérer dans un resto de la rue St-Denis. Il était installé sur la terrasse extérieure, juste à côté de la porte d'entrée : tactique ressemblant à celle de ses collègues du Comité social Centre-Sud, assis à des tables faisant face à la porte d'entrée. De cet endroit stratégique, il scrutait le visage des piétons défilant sur le trottoir en face et de ceux entrant au resto, en interpellant quelques uns qu'il connaissait, plein de sollicitude pour chacun, lançant à l'un d'eux : « Viens donc prendre un bon café ! ». Bref, un bon père de famille cherchant à savoir comment vont ses enfants... tout en fouillant habilement dans leur tête pour évaluer notamment qui est digne ou non de l'endroit, ou qui l'était et ne l'est plus.

Tout un personnage, ce papa. Coloré, voix forte et enrouée, se mêlant à tout le monde. Toujours habillé à la bonne franquette. Parfois, accompagné de sa douce, probablement une collègue policière. Quand on ne le connaît pas, on a plutôt tendance à le croire bonasse et ignare sur les bords. Attention ! Cet homme possède l'art de la conversation. Saisit vite le demi mot et le non dit, connaît les mots de passe, sait ce qui fait plaisir aux gens, flatter l'orgueil, consoler aussi à l'occasion. Il sait un tas de choses sur nombre de personnes. Une inépuisable banque de renseignements personnels pour la police. Si vous allez dans le coin et entendez quelqu'un parler un peu fort, possible que ce soit lui, mais pas sûr non plus : gardez-vous de sauter aux conclusions trop rapidement.

Ce dimanche soir-là, au Second Cup de la rue St-Denis, il me donne l'impression d'être un peu le parrain des lieux, que quelques jeunes adultes saluent, garçons et filles. L'un d'eux, ai-je remarqué, un peu à contrecoeur. Savait-il qui il était et, le cas échéant, le trouvait-il un peu ou trop envahissant ? Ceux, et celles, refusant de jouer le jeu sont, sans doute sans le savoir, des dissidents. Ils ignorent que vous ne pouvez refuser l'infiltration d'un civil. Car vous êtes aussitôt perçu comme un rebelle potentiellement dangereux pour le système. J'ai une petite idée du sort qui leur est réservé. Notre bon papa veillera à le chasser du resto, à l'aide d'un ou quelques uns de ses collègues. Tous des pros spécialisés dans l'art consommé d'éjecter un citoyen sans que celui-ci ne soupçonne un seul instant que son envol est d'origine policière.

Parfois en sollicitant la complicité du propriétaire ou d'employés des lieux. Mais plus souvent qu'autrement sans même que ceux-ci ne se rendent compte de quoique ce soit. Capable de dire blanc et noir à deux interlocuteurs différents, et avec la même conviction, rien de plus facile que de se faire passer pour un client ou une cliente. De souffler à l'oreille du patron de la boîte ou de l'un de ses employés vous avoir vu sniffer une ligne de cocaïne à la sauvette, alors que vous n'avez jamais touché à la drogue de votre vie. Ou, dans le cas d'une civile, que vous passez votre temps à la regarder, tout en vous grattant l'entrejambe sous la table, alors qu'il n'en est rien. Les scénarios ne manquent pas. Soudain, et sans même que le fils indigne, ou la fille indigne, ne sache pourquoi, il sera surveillé par le personnel de l'établissement. Quand il y retournera par la suite, il constatera à sa mine renfrognée qu'il n'y est plus le bienvenu. Vexé, il décidera de ne plus jamais y mettre les pieds, et se dénichera un autre point de chute.

L'ennui, c'est qu'il est loin d'être sûr que le petit garçon rejetant son papa en sucre d'org? aura la paix en allant ailleurs. L'interdiction peut s'appliquer à ce seul resto comme à tous les établissements à but lucratif ou non. Les tactiques policières sont froidement planifiées, étudiées et réalisées par étapes, établissement après établissement, rue après rue, quartier après quartier, etc. Accepter de quitter un endroit de l'un de ces secteurs, c'est théoriquement accepter du même coup de quitter tous les autres où vous vous replierez par la suite. Suffit de vouloir y retourner pour s'en rendre compte. La répression à votre encontre sera plus intense que celle qui vous l'avait fait fuir. Utiles, les dossiers informatisés…

Votre dissidence y est inscrite et signalée, sur demande, aux autres réseaux policiers du pays. Votre exil à St-Machin-les-Bains, loin des grandes cités urbaines, est-il annoncé aux pompiers volontaires de ce minuscule village rural qui, cumulant également les fonctions de civils, n'attendent que votre arrivée pour vous faire subir le même sort ? A la fin de votre migration, vous retrouvez-vous dans une petite cabane en bois rond, au fin fond de la forêt, à des dizaines de kilomètres de la civilisation ? Théoriquement, oui. D'où l'obligation de refuser l'exclusion dès son point de départ. À ne jamais oublier.

Les civils de n'importe quels corps policier et pays déstabilisent le citoyen sans se préoccuper des dommages psychologiques et sociétaux. Cette technique, très répressive, le marginalise et l'exclu de toute vie sociale, le déstructure mentalement. Ne pouvant plus circuler sans être continuellement filé, infiltré et déstabilisé, rejeté partout où il passe, il se retrouve seul avec lui-même. Qu'il en claque par la suite un burnout ou se suicide est le moindre de leur soucie. D'ailleurs, pourquoi s'en soucieraient-ils ? Alors qu'ils agissent dans le secret absolu, sans témoin. L'impunité est assurée à tout coup. Le nettoyage social passe avant toute autre considération légale ou sociale. Sauf si le système vous a déjà momifié. En ce cas, vous êtes inoffensif et pouvez circuler librement partout. Les civils vous aiment et prennent soin de vous. Tout au plus vous feront-ils subir de temps à autres des tests, bien entendu à votre insu, histoire de vérifier si vous avez toujours toutes vos bandelettes.

Combien de suicides attribuables aux civils ? Et ces forcenés dont font état occasionnellement les médias ? Vous savez ces gens qui se barricadent, armés d'un fusil ou d'un couteau ou de rien du tout, avec ou sans otage, menaçant de se suicider, ou d'attenter à la vie de leur otage ou de ceux qui entreront dans leur domicile ? Généralement, la police fait évacuer le secteur, encercle la résidence ou l'édifice à logements, parlemente avec l'homme, l'incite à se rendre les mains levées. Combien d'eux ont-ils été acculés à ces limites extrêmes par des déstabilisations policières ? Encore de nos jours, il arrive que ces événements se soldent par la mort du forcené, suicidé ou abattu par la police. Quand vous connaissez bien l'underground policier, vous perdez d'abord vos illusions. Ensuite, vous n'excluez presque plus rien. Tout y est possible. Il y a là de quoi avoir froid dans le dos.

Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement.

News du lundi 7 avril 2008---------------

Mur blanc, peuple muet – Graffitis : Sevilla Andalucia Espagne Graffiti 3D 
Hamburg
 Belgique Portugal 

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – Les citoyens sont loin de se douter qu'ils sont sous haute surveillance. Plein de civils (terme désignant hommes et femmes) surveillent par exemple les piétons sur les artères les plus fréquentées de la Cité policière, sans omettre l'armée de gardiens et de gardiennes de sécurité en civil qui, eux, opèrent dans les grands magasins et centres commerciaux. Généralement, ils sont faciles à repérer. Comme ils sont là pour épier, ils ont l'attitude de gens qui épient.

La plupart déambulent, d'autres sont immobiles, soit adossés à un mur ou assis sur un muret, un bloc de béton, un banc public, une marche d'escalier ou une petite clôture bordant le trottoir, ou sur la selle de leur vélo, un pied à terre, etc. Vous dévisagent, Montréalais, observent attentivement votre va-et-vient, et sans que vous ne soupçonniez leur présence. Non contents d'être aveugles, vous leur racontez même une partie de ce qu'ils veulent savoir, parfois vos petits secrets d'alcôve et ceux de vos connaissances. Des renseignements se retrouvant ensuite dans la mégabanque informatisée de la police.

Certains portent une tenue vestimentaire extravagante, avec petite boucle à l'oreille, faux tatouage au bras (je le présume), lunettes futuristes, cheveux vaguement ou résolument punk. D'autres sont habillés comme des rockers ou des gars de bicycles. Ou comme des pauvres auxquels ils vous arrivent sans doute à l'occasion de donner quelques pièces de monnaie. Mais la plupart sont habillés à la mode, sans plus. Par exemple, les policières en civil comme des jeunes quand elles en ont l'âge, ou des femmes d'âges mûrs quand elles sont dans la quarantaine et plus. Tous caméléons, c'est-à-dire adoptant tenues et comportements appropriés au milieu où ils évoluent. J'allais oublier : on utilise aussi des enfants et des ados, sans doute fils et filles dont le père ou la mère, ou un oncle ou une tante faisant carrière dans la police.

Outre l'attitude de ceux qui surveillent, ils ont parfois d'autres points en commun. C'est que l'espace public est leur lieu de travail. Par conséquent, ils se comportent comme des gens qui travaillent, y mettent de l'énergie, quoique pas toujours ni partout. Contrairement à vous qui, par exemple le soir ou la fin d'semaine, disposez de tout votre temps pour vous prélasser, vous amuser un peu, notre civil semble occupé. Il ne faut pas en déduire que ceux s'habillant et se comportant ainsi en sont tous. Par contre, si vous remarquez qu'une personne ne reste pas en place longtemps, qu'un inconnu semble s'intéresser à vous ou abuse du cellulaire ou du téléphone public, alors là, vous êtes autorisé de penser que peut-être bien, sait-on jamais...

Pourquoi le cellulaire et le téléphone public ? Au cours d'un quart de travail, le civil rend compte de ses activités, peut être aussi dépêché à un autre endroit. Si votre profil ou tenue vestimentaire un peu ou trop voyante ou sexée ou les deux correspondent à certains de ses critères d'évaluation, ou si vous êtes de purs inconnus à ses yeux, ou un tas d'autres raisons dont votre comportement anticonformiste, c'est-à-dire transgressant les règles de la rectitude politique, il vous emboîtera le pas, écoutera discrètement la conversation que vous avez avec votre copain ou copine, ou le groupe vous accompagnant. S'il s'avère que vous êtes potentiellement intéressant, par exemple que vous menacez sa conception obtuse de l'ordre public, le filateur en fera part par cellulaire ou téléphone public à son supérieur immédiat qui, s'il le juge opportun, lui enverra aussitôt du renfort prendre la relève.

La plupart du temps, la relève est en stand by dans des camions à boîtes fermées ou camions de laiterie dotés d'une porte coulissante, latérale ou à l'arrière, équipés d'antennes sur le toit, et stationnés dans des rues voisines. Ou demeure dans des maisons de chambres, mêlés aux chambreurs, ou des appartements ou résidences privées louées et à l'usage exclusifs des civils, et sis dans le secteur où vous frayez. Cette relève est toujours prête à intervenir à quelques minutes d'avis. Chacun connaît son rôle par coeur, l'ayant joué à maintes reprises. Pour vous illusionner davantage, faire plus vrai, ils trimballent souvent un objet avec eux. Un paquet ou un sac vous donnant l'impression qu'ils viennent de faire quelques emplettes, un livre, ou le sac-à-dos, etc. Une fois, j'en ai vu un traînant une contrebasse dans son étui, sur un petit chariot roulant ... enfin je présume qu'elle y était, n'ayant pas vérifié.

Pourquoi cette relève ? Des policiers et policières en civil sont chargés de repérer les cibles, la relève a pour mission de les épier ou les infiltrer. Le scénario est le même que dans le cas d'une filature, dont nous traitions plus haut. L'un vous dépiste, les autres s'occupent du reste. Cependant, on alterne les filateurs pour éviter d'éveiller les soupçons de la cible. D'où l'importance, dépendant des circonstances, d'effectuer une filature à distance, sur le côté opposé de la rue ou dans un véhicule aux vitres teintées vous empêchant de voir qui est au volant, véhicule en mouvement ou parqué innocemment devant l'endroit où vous êtes entré, ou la terrasse du resto où vous avez pris place.

On peut penser que, à l'aide d'une caméra vidéo miniaturisée, installée dans un véhicule ou fixée à un sac-à-main déposé négligemment sur une table voisine de la vôtre ou autrement, la miniaturisation permettant aussi de cacher la caméra sur soi, on prendra quelques images de vous, bien entendu à votre insu : peu avant la descente de la police de l'île de Montréal à L'Orage, un club d'échangistes, des civils s'y étaient infiltrés et avaient pris des... images vidéo, à l'insu des échangistes, bien sûr.

Histoire de vérifier dans la mégabanque informatisée de la police si votre tête y est déjà stockée. Le cas échéant, on verra cd qu'on peut ajouter d'autres à votre fiche informatisée, vérifiera si vous avez conserver vos petites habitudes, fréquentez toujours les mêmes endroits, rencontrez toujours les mêmes personnes. Si elle n'y est pas, l'y stocker, chercher à savoir qui vous êtes, connaître vos habitudes, vos déplacements, et amorcer votre profil psychosocial.

Il y a les caméras portatives, et aussi... les caméras fixes cachées un peu partout dans les rues de la Cité policières. Le journaliste André Cédilot de La Presse nous en donne un petit aperçu, sans en parler implicitement, dans un article portant sur les installations du nouveau quartier général de la police, situé au 1441, rue St-Urbain, entre Ste-Catherine et Maisonneuve. (André Cédilot - La Presse du 12 février 2001)

Traitant du centre de contrôle qui, en ce mois de février 2001, n&était pas encore opérationnel, il écrit qu'il sera utilisé en cas d'urgence : catastrophes naturelles, manifestations ou recherches étendues. Lorsque ses équipements électroniques et sa mosaïque d'écrans d'une largeur de 22,7 mètres entreront en opération, cette immense pièce ovale aura l'aspect, précise-t-il, « d'une salle de commande du vaisseau Enterprise, dans Star Trek ! » À l'étage supérieur, d'un salon surplombant la salle de contrôle, l'état-major de la police pourra suivre le déroulement des opérations à travers une baie vitrée. Au besoin, assis autour d'une table, ajoute-t-il, « ils pourront même visionner sur un écran géant l'action qui se déroule dans la rue ( sic ) ».

Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.

News du dimanche 6 avril 2008---------------

Le féminisme ne remonte pas d’hier – En 1789, Olympe de Gouges élaborait les droits de la femme et de la citoyenne. À Toulouse, en France, il existe des collèges, des groupes scolaires, des maternités et un théâtre portant son nom.

Une vidéo (durée 03:22) permet de la découvrir. Dans la page s’affichant, elle est un peu plus basse.

La démocratie piratée – L’histoire d’un petit groupe de citoyens américains menés par une grand-mère de Seattle : Bev Harris, fondatrice de Black Box Voting. Ils voulaient savoir comment compte-t-on les votes aux États-Unis lors d’une élection ? Et si on ne le sait pas, qu’avons-nous ? Une démocratie ? Ils ont découvert des secrets : des votes dans des poubelles.

Cette enquête est liée indirectement aux élections présidentielles de 2000 (W. Bush l’emporte sur Al Gore) et 2004 (W. Bush gagne contre John Kerry), où on avait utilisé les machines à voter. L’enquête de Bev Harris se poursuivra jusqu’en 2005. Cette femme ordinaire, qui n’y connaissait rien en matière informatique, et ceux qui l’accompagnaient ont vraiment accompli du beau travail. Dans ce qui ressemble beaucoup à un thriller, aucun journaliste à l’horizon, seulement des citoyens.

Dans la page s’affichant, lisez l’article. La vidéo suit, un peu plus bas.
Sous-titres en français, durée 01H21:57

Bev Harris est fondatrice de Black Box Voting. Visitez son site. Plusieurs vidéos sont disponibles, mais seulement en anglais.

En France, une pétition circule afin d’interdire les machines à voter.

Royaume-Uni : deux résistants coriaces et célèbres - Brian Haw, infatigable militant pacifiste anti-guerre. Pendant cinq années, il a accumulé banderoles, drapeaux, messages, citations, images, coupure de journaux, face au parlement britannique, pour dénoncer les sanctions économiques prises à l’encontre de l’Irak, puis de l’engagement du Royaume-Uni dans la guerre. En 2005, le parlement interdit ce genre de manif publique à proximité des lieux de pouvoir. Les forces de police démantèlent le campement de Haw.

L’artiste britannique Mark Wallinger, témoin de l’événement, le reconstitue par la suite intégralement à la Tate Britain, une galerie d’art renommée de Londres. L’installation, à l’image de celle de Haw, est monumentale, près de 40 mètres.

Mais il y a plus, elle est maintenant exposée au musée d’art contemporain du Val-de-Marne, en France, jusqu’au 22 juin 2008. L’artiste se lance dans les grands débats politiques de nos sociétés en proposant d’interroger les formes de protestations. Le pouvoir aussi que porte en germe l’acte de résistance ou la perte des libertés individuelles. Enfin, le rôle de l’artiste face à des décisions politiques extrêmes.

Vidéo (durée 07:56) de Brian Haw accompagné d’une figurante déguisée en Charlie Chaplin, personnage central du film The Great Dictator.

Extrait du film de Chaplin (duré 02:34), The Great Dictator, à voir absolument : personnifiant Hitler, dans un moment d’ivresse du pouvoir, il danse avec un globe terrestre. Fameux !

Vidéo (durée 03:50) où W. Bush répète mot à mot le discours repentant de Chaplin, dans The Great Dictator. Mais seulement des lèvres, la voix est celle de Chaplin.

Vidéo (durée 04:54) du discours de Chaplin dans son film.

Sur le site de Brian Haw, plein de vidéos et de photos sur sa résistance.

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – « La règle fondamentale est de ne jamais croire qu'on n'est pas surveillé », écrit Wolf. (Markus Wolf - L'homme sans visage - Éditions Plon) Celui-ci s'y connaît en la matière. Pendant une trentaine d'années il fut le grand patron du renseignement à l'étranger, au ministère de la Sécurité d'État de la défunte République démocratique allemande ( RDA ), un service d'espionnage reconnu à l'époque comme l'un des meilleurs au monde, dit-on. De nos jours, l'espionnage de simples citoyens se pratique allègrement aussi dans nos sociétés occidentales présumément libres et démocratiques. Ainsi au Québec, l'une des provinces du Canada, Sûreté du Québec et corps policiers mun?cipaux et régionaux y investissent massivement leurs effectifs en civil.

J'ai été la cible d'innombrables filatures, infiltrations et déstabilisations psychologiques, au cours de mon enquête de six ans et demi, et même après avoir terminé mon enquête. J'ai toujours eu comme règle de leur faciliter la tâche en empruntant toujours les mêmes trajets. Autrement, ne sachant pas d'une fois à l'autre où je passerais, les civils auraient été dans l'incapacité de concocter à mon intention des mises en scène sophistiquées. Il le fallait si je voulais approfondir mes connaissances de l'underground policier.

Comment savoir si l'on est suivi ? Facile. Je parle ici d'une filature rapprochée, plus aisément repérable que celle à distance. Elle est souvent précédée de l'ide?tification positive de celui que l'on doit suivre. Nécessaire, si l'on veut être certain de filer la bonne personne. Vous croisez alors quelqu'un qui vous examine comme s'il n'arriverait pas à mettre un nom à votre visage. Ne le connaissant pas, sa curiosité intrigue. C'est lui qui confirme aux filateurs qu'il s'agit bel et bien de vous. Il ne participe pas à la filature parce que vous pourriez le reconnaître. L'identification n'est toutefois plus nécessaire quand les civils vous filent régulièrement, ils finissent par vous connaître des pieds à la tête.

Revenir subitement sur ses pas permet parfois de savoir si l'on est suivi. Si tel est le cas, on croise son suiveur, à moins qu'il soit sur l'autre côté de la rue. Comment l'identifier ? En scrutant le regard de chaque personne que l'on croise, on peut rencontrer celui du suiveur. Premier indice, un suiveur ne se comporte pas normalement comme un piéton, mais comme quelqu'un qui suit. C'est aussi bête que ça. La personne qui manifestement fait des efforts pour ne pas vous regarder, c'est-à-dire jouant malhabilement à celle ne vous connaissant pas, ou qui tourne la tête pour cacher son visage et éviter que vous en mémorisiez les traits, il y a des chances que ce soit elle, votre suiveur.

Deuxième indice : beaucoup de civils, quand ils se savent observés par celui qu'ils suivent, ont tendance à faire dans la caricature. Ils en mettent trop. C'est particulièrement le cas quand la filature connaît un temps mort. Il ne sait pas toujours le combler de façon convaincante. Si vous vous immobilisez sur le trottoir, par exemple, il ne peut en faire autant sans être aussitôt repéré. Il lui faut improviser. On peut l'avoir à l'usure, en restant sur place. Avec de la patience, on peut même susciter son... impatience. Il se révèle alors en caricaturant son comportement. Troisième indice : si vous rencontrez la même personne à deux ou trois endroits différents au cours du même après-midi, il y a de gros risques que... Il faut cependant un certain entraînement pour faire mouche. De la chance itou, parfois.

Examinons un cas. Un beau samedi après-midi ensoleillé, je déambule sur Ste-Catherine-Ouest, dans le secteur du centre-ville où se trouvent centres commerciaux et grands magasins. Les trottoirs sont noirs de monde, le trafic piéton est au ralenti. Je sais que je suis suivi, le contraire me surprendrait, mais comment débusquer mon suiveur ? Pas aisé avec tous ces piétons. La meilleure cachette du filateur est justement dans une foule. Je présume d'abord que le cas échéant, il ne doit pas être sur le même trottoir que moi. Trop de monde. Il lui faudrait faire une filature rapprochée pour ne pas me perdre de vu, et risquerait d'être repéré. Il est donc sur l'autre versant de la rue. Il ne peut être non plus à ma hauteur parce que si je tournais la tête dans sa direction, je pourrais le remarquer. Donc, il est légèrement en amont.

Je m'arrête, scrute les piétons de l'autre côté de la rue, en remontant en amont. Par un de ces coups de chance incroyable, je le découvre en moins de deux : les événements qui suivront le démontreront hors de toute doute. Au pifomètre, il est bien à deux cents pieds en amont. Il a attisé ma curiosité parce qu'il tranche sur tous les autres piétons. Par cette chaleur étouffante, tout le monde est habillé léger. Lui, il porte chemise blanche, cravate et veston. Il marche en bordure du trottoir, côté rue. Placé au fond, il ne pourrait me voir, trop de gens obstrueraient sa vue. Peut-être ne l'aurais-je pas repéré s'il n'avait pas commis deux petites fautes. Dès mon premier coup d'oeil, je remarque qu'il m'a vu, et lui, que je l'ai vu. Quand le regard zoome sur vous, et il m'est arrivé de le constater à quelques reprises, il se passe un phénomène physique et visible que je ne saurais décrire. Comme il mange un cornet de crème glacée, il se met à la lécher de façon je dirais un peu agressive. Il y a là signe d'exagération.

Je reprends ma marche vers l'ouest. Coin McGill-College, deux amuseurs publics, dont un mime jouant à la statue romaine, visage blanchi, robe typique de l'empire romain. M'y arrête, avec l'idée d'attendre que mon suiveur arrive à ma hauteur pour l'examiner de plus près. Quelques minutes s'écoulent. Du coin de l'oeil, je vois qu'il est arrivé, s'est immobilisé, qu'il regarde le spectacle, sens qu'il m'observe aussi. Je perçois un peu de violence dans l'ardeur qu'il met à manger sa glace. Il mesure environ six pieds, est mince, un peu athlétique. Le mime absorbe mon attention. Il est juché sur un muret de l'édifice, le dos au mur, créant l'illusion d'une statue intégrée à celui-ci. Plein de monde font demi-cercle devant lui, attendent qu'il bouge. Ce spectacle m'a fait oublier mon suiveur. Lui jette un oeil, il n'est plus là ! Regarde en vain à droite, en avant, en arrière. Je reprends ma marche vers l'ouest.

Je ne le sais pas encore, mais, pendant que le mime captivait mon attention, il a traversé la rue et m'attend, caché dans le portique d'un édifice. Et au moment précis où je suis pour passer devant, il en sort précipitamment, avec force et violence, déplaçant beaucoup d'air, me frôlant l'épaule de près, pour ensuite se perdre dans la foule. Ce genre de croisement est une tactique policière assez impressionnante. Le civil ne vous touche pas physiquement, ne fait que simuler une agression physique. Il s'en dégage une agressivité telle que vous en restez pantois, avec l'impression de l'avoir échappé belle. Dans les semaines qui suivront, je le croiserai quatre ou cinq fois. Lors de l'une d'elles, il sera accompagné d'un collègue en civil, que je reconnaîtrai, l'ayant déjà vu portant l'uniforme, à bord d'une auto-patrouille.

Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.

News du samedi 5 avril 2008---------------

Qui est le terroriste ? – Un clip du premier groupe rap palestinien, DAM. Les interprètes sont Tamer Nafar, son frère Suhell et Mahmoud Jreri, tous trois dans la vingtaine. Il témoigne d’une époque récente, les relations entre Palestiniens et Israéliens s’étant améliorées depuis. Cependant, tout n’est pas gagné, la Palestine n’est pas encore un pays.

La vidéo est sous-titrée en français. Durée 04:05, dans la page s’affichant, elle est un peu plus bas.

Visitez aussi le site du groupe DAM.

L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier – Tout cela achève de me convaincre que je pourrais difficilement poursuivre mon enquête sur le terrain. J'ai beau me répéter qu'ils ne cherchent qu'à m'apeurer, il y a toujours l'i?quiétude du passage à l'acte, inquiétude qui part, qui revient.

Je décide alors de me fabriquer de toutes pièces un rapport de force, en somme un écran de fumée. Je me rends d'abord au siège social de la Communauté urbain de Montréal (CUM), rue Metcalfe, organisme responsable de la police. Sachant que je suis continuellement suivi, mon filateur m'y verra entrer, croira peut-être que j'y vais porter plainte contre la police. Ensuite, je vais au bureau du sous-ministre québécois de la Sécurité publique, au Complexe Desjardins, et complète ma tournée avec le Comité de déontologie policière, Place Victoria.

Je m'y présente comme étant journaliste indépendant. Raconte préparer un truc sur la police en milieu urbain, avoir besoin d'infos. On me remet dépliants, brochures, documents, sauf au bureau du sous-ministre, qui est absent. À chacun de ces endroits, je fais en sorte de prolonger l'entretien. Visite aussi aux trois quotidiens de la métropole où je m'informe de la disponibilité de leur centre de documentation. La police peut croire que j'y suis allé porter une enveloppe ou une disquette adressée à un journaliste. Je parle du livre aussi à mon entourage : voisin de chambre, dépanneur, médecin traitant, coiffeur, connaissances que je croise dans la rue, etc. Me sens déjà un peu plus en sécurité.

La police n'en continue pas moins de me filer. Notamment Armand que je croise à deux reprises dans une petite rue résidentielle où je ne l'y vois jamais. À la deuxième, il me salue, me sourit, je le fixe dans les yeux sans répondre. Quelques pas plus loin, me retourne, l'interpelle. Lui dis que je sais qui il est, que le jour où je me sentirai obligé de saluer, sourire ou parler à un policier, ce jour-là, je ne serai plus dans une démocratie. Contre toute attente, il me lance, l'air très sérieux et visiblement surpris : « Oh ! bravo ! Jacques. Bravo ! Veux-tu que je prennes un autre chemin la prochaine fois ? » Cela dit sur le ton de celui découvrant tout à coup qui vous êtes réellement. Puis, je poursuis mon chemin, étonné qu'un civil me manifeste autant de respect. Je ne l'y reverrai plus du reste.

Au moment de clore ce chapitre, deux événements flashent sans arrêt dans ma tête… Même si nous sommes encore loin du 21 juin 1998, l'été est déjà arrivé. Je vais prendre une marche. L'air est sec et chaud, suis envahi d'un agréable sentiment de bien-être. Coin Ste-Catherine-Beaudry, j'aperçois trois motards de la police suivis d'une auto-patrouille. Ils sont disposés comme lors d'un défilé, forment une flèche, avec un motard en tête, deux derrière côte à côte suivis de près de l'auto-patrouille. Le déclic se fait aussitôt dans ma tête. Quelques heures plus tôt, les pauvres ont encaissé leur chèque d'aide-social. Je les vois magasiner pour remplir armoires et frigos vides. En ce début de semaine, la rue est plus animée que d'habitude, on sent une certaine effervescence.

Cette mini démonstration de force de la police leur rappelle que l'ordre et le conformisme les ont à l'oeil. En début de soirée, des autos-patrouille, appuyées par l'escouade tactique en fourgonnettes, circulera, dans un va-et-vient continuel. J'entendrai, venant peut-être de la rue Ontario, des sirènes. Mais pourquoi diable tout ce branle-bas policier ? S'y passe-t-il quelque événement que j'ignore ? La manœuvre d'intimidation du matin me reviendra à l'esprit. Tout à coup, je me sentirai de plus en plus inconfortable. La chape de plomb aura remplacé mon sentiment de bien-être !

Lors de ma toute dernière visite à la cafétéria du Comité social Centre-Sud, ce même été, je remarque qu'on a modifié la disposition des tables. Pour comprendre l'astuce se dissimulant derrière, il importe de savoir que la plupart, longues d'environ dix pieds, peuvent recevoir chacune une dizaine d'usagers. Ces tables ont été tournées face à la porte qu'empruntent les gens entrant ou sortant de la cafétéria. Auparavant, elles faisaient face aux murs latéraux. Vous pouviez entrer sans attirer l'attention. Désormais, les civils prennent place vis-à-vis la porte et vous voient dès votre arrivée. Intimidant.

Alors pour ne pas les avoir dans mon champ de vision, je décide de m'asseoir du même côté qu'eux, à deux rangées de tables derrière moi. Je pense avoir la paix. Après être allé se sesvir au comptoir, Olivier, cabaret en mains, fait un détour jusqu'à la porte d'entrée. Il s'est immobilisé devant moi, à deux ou trois rangées de tables plus loin. Je l'y vois en relevant la tête de mon assiette. Il affiche un sourire, regarde dans ma direction avec insistance. Je jette un oeil derrière, vois son collègue Jean-Pierre, qui semble trouver cela bien drôle. Puis George, le gradé, me joue le même scénario. Je les connais, ce n'est rien d'autres que du harcèlement et de l'intimidation. Quand la police veut vous éloigner d'un endroit, elle sait être méprisable.

S'en dégage l'impression d'être dans un aquarium, sous la surveillance de la police en civil, du gardien de sécurité de l'endroit et de certains employés de l'organisme, dont une femme élancée qui surgira derrière une colonne au moment où je quitterai les lieux, m'obligeant d'arrêter pour la laisser passer.

Avec l'épuisette, ils retirent le petit poisson ayant tendance à se comporter différemment des autres. Qu'un spécimen se hasarde à nager sur le côté ou sur le dos est hautement dangereux pour notre société conformiste. Tout à coup que les autres adopteraient cette mode. Il est donc retiré de l'aquarium communautaire et isolé dans son aquarium individuel, c'est-à-dire à son domicile. Une forme particulièrement vicieuse de confinement à domicile.

Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.

News du vendredi 4 avril 2008---------------

France : un flic démis de ses fonctions parce qu’il brassait un peu fort des ados – Il s’agit du chef de la police municipale d’Yerres (Essonne), Arnaud Libert. Début avril, un reportage diffusé par France 3 l’avait montré en train de malmener des ados. On l’y voit aussi en suivre... afin de les préserver de la délinquance.

Dans l'une des scènes, il fait basculer la chaise sur laquelle se trouve un ado, puis se retrouve penché au-dessus de lui, ce qui peut laisser penser qu'il est en train de pratiquer un étranglement. «Je ne l'étrangle pas, mais je le  tiens par le colbac », explique Libert. (…) Je le mets par terre, je pèse un peu sur lui ». Selon lui, l'ado en question a actuellement un maître d'apprentissage et se lève tôt chaque matin. « Il y a un an, il se levait à 14H00 », poursuit-il.

« Quand je secoue les mômes, je leur mets pas de baffes, je les tape pas réellement, je les secoue, je leur dit que je suis pas content ». Il admet que cette méthode puisse être « critiquable », mais « elle marche. (…) J'ai fait tout ce que j'ai pu pour aider certains jeunes, aujourd'hui c'est moi qui trinque, c'est le comble. (…) Sur huit mois de tournage, il y a quatre fois où je m'énerve ».

Une vidéo où le flic s’explique, durée 02:42 (Source : LeParisien.fr) Dans la page s’affichant, elle un peu plus bas.

Ruines d’un monde meilleur – Vision apocalyptique du monde : pollution, pétrole, nucléaire, manifestations, police anti-émeute, ciel rouge sang et noir, guerre, ruines, un monde en désordre. Cinématographiquement parlant, c’est réussi. Vidéo, durée 06:09

PS : Si vous avez le cafard, n’y allez pas.

Les Jeux Olympiques…– … de l’humoriste Bruno Bozzetto.

USA : par peur de perdre leurs subventions des biblios cachent les docus sur l’avortement – Selon l’Institute of Education Sciences (IES) News, la Progressive Librarian Guild a écrit à POPLINE, un service public de documentation sur la médecine reproductive, pour s’enquérir du fait que, des recherches contenant le mot “abortion” (avortement), qui retournaient encore des résultats il y a trois mois, ne retournent quasiment plus rien aujourd’hui.

En outre, en Afrique, des ONG anti-sida ou de lutte contre les violences faites aux femmes ont vu leurs budgets coupés par les USA parce qu’ils faisaient la promotion de l’avortement.

Dans ce pays, des opposants à l’avortement, dont des groupes religieux, commencent à relever la tête. Pendant ce temps, au Canada, pays voisin, le gouvernement conservateur de Stephen Harper irait beaucoup plus loin : il s’apprêterait, ainsi qu’on l’a vu plus bas, à criminaliser l’avortement.

Québécois et Québécoises, entendez-vous siffler à vos oreilles le vent de droite venant du Sud ?

Canada : éventuelle criminalisation de l’avortement ? – La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) est très préoccupée par les conséquences qu’auraient l’adoption du projet de loi C-484 (Loi sur les enfants non encore nés victimes d’actes criminels) déposé par le gouvernement conservateur de Stephen Harper, homme de droite.  

Elle demande aux partis de l’opposition du gouvernement du Canada de s’opposer fermement à l’adoption de celui-ci. « Ce projet de loi est une atteinte directe aux droits des femmes en matière de santé reproductive », de dire Michèle Boisclair, vice-présidente de la FIQ.

Québec : la ville de Saint-Georges veut conserver sa police municipale - Son maire, Roger Carette, est totalement contre la recommandation de l'Association des policiers provinciaux du Québec (APPQ) qui demande au gouvernement du Québec d'inciter les villes de moins de 100 000 habitants à recourir aux services de la Sûreté du Québec.

Il trouve la position de l'APPQ «immorale». «C'est désolant qu'un syndicat de policiers veuille influencer le ministre. Je trouve même immoral que le syndicat des policiers provinciaux dise au ministre de passer une loi pour lui permettre d'augmenter le nombre de ses membres. On va envoyer une lettre au Premier Ministre (Jean Charest), au ministre de la Sécurité publique (Jacques Dupuis) ainsi qu'à notre député pour leur faire part de notre position. Et si le gouvernement veut décider à la place des municipalités, qu'il nous (les élus municipaux) tasse de là», a lancé sèchement M. Carette.

Lisez la suite dans L’Éclaireur, de Beauce Nouvelle

PS : Je réitère ce que j’écrivais déjà dans cette page. Le gouvernement libéral de Jean Charest ne doit pas attribuer de nouveaux territoires à la Sûreté du Québec. Bien au contraire, il doit lui en enlever. Ce petit État dans l’État, disposant d’un budget de plus de 500 millions, est une menace aux droits et libertés. Depuis les années 1980, il a fait l’objet de plusieurs enquêtes, la plus récente étant celle présidée par le juge Lawrence A. Poitras : elle portait sur la déposition, lors du procès du clan Matticks, de 4 preuves fabriquées par des membres de ce corps policier.  

Il est préférable d’utiliser le concept des trois tiers, afin d’équilibrer les forces policières. C’est-à-dire : corps policiers intermunicipaux (régionaux), corps policiers municipaux et Sûreté du Québec. La société civile ne doit pas mettre tous ses œufs dans le même panier...

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – D'autres événements préoccupants surviennent, à la fin de juillet,  journée du chèque d'aide sociale. J'ai plein de choses à faire dans le centre-ville : achat de papier pour l'imprimante, visite chez Statistiques Canada, boulevard René-Lévesque-Ouest, pour aller chercher des données traitant de la criminalité dans les villes canadiennes, dont Montréal, etc. La police m'a à peine vu depuis plus d'un mois, mes allés et venus étaient de trop courtes durées pour qu'elle ait eu le temps de m'infiltrer. En l'espace d'une couple d'heures, je croiserai cinq civils, dont deux fois... Sandra. C'est beaucoup, en si peu de temps. Je sens qu'on a un pressant besoin de savoir ce que j'ai mijoté ces dernières semaines.

Revenant chez moi, je croise Olivier, coin Amherst-Ontario. Il fait semblant d'attendre l'autobus. Lorsque j'arrive à sa hauteur, il tourne la tête vers moi, m'adresse une brève salutation de la tête, accompagnée de ce qui semble être un rictus. Le coin gauche de sa lèvre supérieure est relevé, laissant apparaître quelques dents, à moins que ce ne soit des... crocs. Je le fixe sans lui rendre sa salutation. Fidèle à moi-même, je ne veux pas être contraint de saluer un flic en civil, ni même en uniforme... Juste derrière lui, Jean-Marc est assis sur le banc public, près des locaux du magazine l'Itinéraire. Il accompagne souvent Rodrigue. Il n'infiltre jamais la cible que je suis, se tient toujours à l'écart, un peu comme une force en réserve.

Depuis le début de mon enquête, la crainte d'un dérapage policier me tenaille de temps à autre. Elle est réelle, quoique sporadique et d'intensité variable. Suis parfaitement conscient d'avoir découvert quelque chose d'important, dont aucun journaliste, à ma connaissance, n'a jamais traité à ce jour : l'underground policier. La police le sait, cherche à m'isoler, en me confinant à mon domicile, par peur que je communique mes infos à des citoyens. Elle sait très bien également que tout ce que j'ai vu et verrai sera révélé au public. Les civils que je croise sur mon chemin me démontrent qu'elle prend l'affaire au sérieux. Il est clair qu'à ses yeux, je représente une menace. Ce contexte me donne un peu froid dans le dos.

À mon domicile, je dépose mes sacs et ressors aussitôt. Suis déterminé : pas question de céder à l'oppression policière. J'ai un peu la trouille mais y vais quand même. Je retourne dans le centre-ville, par le même itinéraire. On verra bien ce qui va se passer. Du coin de l'oeil, je repère Rodrigue, près d'une intersection, dans le secteur de la Caisse Pop. Il est légèrement en retrait du trottoir, près du mur d'un édifice, parle avec... Jean-Marc. M'apercevant, ce dernier lui souffle au visage la fumée de sa cigarette. Comme s'il réagissait à un signal, il se tourne aussitôt dans ma direction, me rattrape, s'inquiète que je ne l'ai pas reconnu... J'ai envie de répondre que je n'ai pas de compte à lui rendre. M'en abstiens, l'heure n'est pas au conflit.

Nous venons à peine de faire quelques pas que nous croisons Sandra et son chien en laisse. Elle porte des lulus, m'adresse un beau sourire, le lui retourne sans plus : elle cherchait peut-être à me rassurer. Je m'en vais à la micro boutique de l'UQÀM, sur Ste-Catherine-Est. Rodrigue ne me lâche pas d'une semelle. Il parle, je l'écoute distraitement, n'ai pas envie d'échanger avec lui. La petite crainte au fond de moi me stresse aussi, ne favorise pas la communication. Je pense qu'il s'en rend compte, car il cherche à faire baisser la tension, m'entraîne dans un Dollarama où il achète je ne sais plus quoi. Arrivés devant l'Université du Québec à Montréal ( l'UQÀM ), il suggère que nous assoyons un peu sur le muret. C'est lui qui entretient la conversation, moi, je me contente d'y glisser un mot de temps à autre.

Finalement, je me débloque un peu, lui dis, entre autres, que la police réprime tous les citoyens cherchant à sortir du moule social. Que le petit enfant entrant à la maternelle est programmé quand il sort de l'université à l'âge de trente ans. Lui parle de la lutte sans fin contre la drogue. N'ose pas lui dire que les droits des citoyens en souffrent, qu'on ne peut tolérer indéfiniment cette espèce de loi martiale sans le nom. Percevant sans doute mon soupçon de révolte, il me demande, d'un ton calme : « Qu'est-ce que tu penserais de ça d'avoir une bonne volée ? » Il ne réussit pas à m'effrayer, je ne le crains pas, le connaît depuis trop longtemps. Là-dessus, on se lève et poursuit notre marche vers la microboutique. Il continue de me parler, l'écoute distraitement, une idée me trotte dans la tête.

Avant de traverser la rue, je l'invite à m'accompagner à la microboutique, juste en face. Après, lui dis-je, nous irons prendre un café ensemble. « Noonn… ! » fait-il avec douceur, la mine un peu triste. Je sens dans son refus un interdit de fréquenter des restos ou tout autre endroit public. Il me suis, sa démarche devient chaloupée, exagérément, et par conséquent intimidante. Cela ne m'empêche pas de lui expliquer que je suis à préparer quelque chose et qu'il me manque certains éléments d'info pour compléter mon travail. J'apprécierais, lui dis-je, qu'on en parle ensdmble, m'engage à ne pas dévoiler son nom. Il s'est calmé un peu, conserve tout de même sa raideur policière. Il veut savoir de quoi il s'agit. Lui réponds que c'est à propos du travail qui est derrière celui qu'il prétend faire. Sans fixer de rendez-vous, je le quitte. S'il est intéressé, il saura bien me croiser quelque part... par hasard.

Revenant sur Amherst, j'arrête prendre un café au resto situé coin Maisonneuve. Une femme au visage fermé entre, prend place à la table, à côté de la mienne, sans passer au comptoir prendre un café ou de quoi bouffer. Au lieu de monter l'allée face à moi, elle a fait un détour pour arriver par derrière. Une civile ? Peu après, un homme, visage fermé, vient s'asseoir dans mon champ de vision. Un civil ? Les grandes baies vitrées du resto donne une vue panoramique de l'intersection.

Par l'une d'elles, je repère une automobile stationnée à l'intersection, près de la buanderie publique. Le type derrière le volant regarde dans ma direction, cellulaire collé à l'oreille. Par l'autre baie vitrée, le conducteur d'un camion blanc, équipé d'une boîte fermée blanche, se stationne, en descend et jette un oeil à ma voisine de table. Ça ressemble à une opération policière. J'avale d'un trait mon café, quitte les lieux. Sur le chemin de retour, de nouveau Sandra. À l'angle de Montcalm-de-Lafontaine, j'aperçois Fernand. L'ex-vendeur de rue du magazine l'Itinéraire a modifié son look, ne ressemble plus à un itinérant mais à un adulte branché. Il chevauche une bicyclette, s'est immobilisé, un pied à terre, me dévisage.

Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.

News du jeudi 3 avril 2008---------------  

Film Fitna et liberté d’expression – Nous vivons dans un monde où la liberté d’expression signifie également « fatwa » et mort, écrit Nox, pseudonyme de l’auteur de l’article. Faut-il pour cela se taire et se laisser diriger par des extrémistes ou parler et risquer l’assassinat ? Va-t-on vers une société du « silence » qui n’osera plus critiquer les fanatiques par peur de recevoir une balle dans la tête dans la rue comme le néerlandais Théo Van Gogh ?

Article intéressant à lire
http://www.come4news.com/fitna-loeuvre-de-quelques
-fanatiques-ou-le-vrai-visage-de-lislam--849892.html

Angola : concours de beauté de femmes mutilées par des mines antipersonnel – Impossible de passer sous silence cet événement. Saluons la Commission nationale pour le déminage du pays, qui en a eu l’idée. 18 jeunes femmes y sont inscrites. L’objectif est de leur redonner confiance, de les aider à se réinsérer dans la société et d’en faire les ambassadrices de toutes les victimes de cette arme particulièrement cruelle, car elle continue de tuer et mutiler même lorsque la guerre est terminée : dans ce pays, celle-ci a duré 27 ans et pris fin en 2002. Des mines du genre, il y en a des millions disséminées, des régions entières de l’Angola sont considérées comme dangereuses.

Regardez le diaporama des candidates
http://www.miss-landmine.org/misslandmine_news.html

Sabotages de la Sûreté du Québec du dg Normand Proulx - Toute la mise en page des ACTUALITÉS doit être refaite. Je l'ai corrigée un peu ce matin, mais regardez un peu plus bas, vous verrez les dommages considérables. Il va me falloir des heures et des heures de travail pour tout remettre en ordre.

Normand Proulx, le directeur général de la Sûreté du Québec, n'arrête pas de dresser des obstacles lorsque j'alimente mon site ou navigue sur le web. Il ne veut pas que les citoyens soient informés des activités illégales et clandestines des flics ne portant pas l'uniforme, les civils, hommes et femmes. Alors, il bousille mon travail et mes ordis. Aucun respect pour la liberté d'expression.

Dans son sous-sol, là où sévissent les civils, notre démocratie est un État Policier. Nous avons donc une démocratie à deux faces. Les citoyens du Canada du premier ministre conservateur Stephen Harper et du Québec du gouvernement libéral de Jean Charest vivent désormais dans un ÉTAT POLICIER. Aucun doute ! Dénoncez sur le web les illégalités des civils, vous verrez ce qu'il vous arrivera.

Moi, jamais je me la fermerai. JAMAIS ! JAMAIS !!!

Jacques Martel, journaliste indépendant

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – Examinons maintenant quelques uns des recoupements qui m'ont permis, au cours des mois suivants, d'établir définitivement le lien avec la police. Ils révèlent l'intérêt que celle-ci portait à mon travail journalistique. Lors des élections provinciales du 30 novembre 1998, donc un peu plus de quatre mois après les intrusions, je me rends dans un bureau de scrutin situé au centre du Parc Lafontaine. Suis accompagné de Picasso, un locataire habitant la même maison de chambres que moi, civil de son état. Dans le parc, sur Calixa-Lavallée, une jeune femme sympa descend de son auto, s'informe auprès de nous de l'endroit où voter. Nous l'invitons à nous suivre. J'ignore qui lance le sujet, mais toujours est-il que nous en venons à parler démocratie.

Conversation qui se poursuit jusqu'à l'intérieur de l'édifice, pendant que nous attendons le feu vert d'aller aux isoloirs. C'est alors que la jeune femme me souligne, gestes à l'appui, de l'importance, dans une société, de « séparer le bon grain de l'ivraie », expression que j'utilise dans ce livre : passage où je traite de la recherche de l'anthropologue Tremblay. Je fais aussitôt le recoupement, suis vraiment étonné, effrayé aussi. Un éclair passe dans ses yeux, exprimant sa satisfaction de l'effet surprise qu'elle m'a causé. Puis l'un des responsables du bureau de scrutin, momentum tombant drôlement pile, appelle les électeurs du pool 130, le mien justement. Je vote et, à la porte de sortie, serre au passage la main de la civil, me dit enchanté d'avoir fait sa connaissance. Elle me présente une main molle, ne dit mot, son air sympa a disparu.

Le 23 décembre suivant, je me rend à l'Hôpital St-Luc subir un traitement, croise Rodrigue en chemin. Tout souriant, il me prend par les épaules, me secouant amicalement, me demande ce qu'on fait ici, lui et moi, l'avant-veille de Noël, alors que tout le monde est parti dans le Sud. Lui signale que moi, les pays chauds... Suis plutôt un nordique. Me suggère comme lieu de destination la Norvège, les pays scandinaves. Je fais la moue. Il mentionne alors Paris. Lui avoue mon faible pour la Ville lumière. Me dit, la gueule fendue d'une oreille à l'autre, que j'en profiterais pour aller voir les femmes de Pigalle. Comme par hasard, je parle dans ce récit d'une chanson de Serge Lama : « Je m'en vais voir les petites femmes de Pigalle... ».

Ailleurs dans ces pages, il y a un passage où je fais état de trois motocyclistes de la police qui, profitant de la journée du chèque de bs, ont défilé sur Ste-Catherine-Est dans le but manifeste d'intimider les pauvres du secteur. Bien sachez qu'en décembre 1998, la Communauté urbaine de Montréal ( CUM ), responsable alors de la police, décidait d'abolir cette escouade... Il y a aussi cet autre, que j'ai supprimé par la suite, et où j'écrivais que des banlieusards n'aiment pas la grande Cité. Bien sachez, là encore, qu'un membre de la C?mmission de sécurité publique de la CUM, une élue de la banlieue, a en quelque sorte nié ce fait : « Nous aimons Montréal », a-t-elle déclaré à La Presse. Autre recoupement : à l'hiver 1998-99, j'ai vu Manon, vêtue de rose de la tête au pied. Elle m'a fixé du regard avec insistance. Y avait-il un lien avec l'homme en rose dont je parle plus bas ? Les recoupements sont nombreux.

Autre incident démontrant le souci manifeste de la police de se tenir au courant de la progression de la rédaction de ce livre. Au début de 1999, un civil a tenté de me piquer une enveloppe contenant une version laser d'environ 500 pages. Comment la police savait-elle qu'elle s'y trouvait ? Elle l'a su fort probablement du fils du dépanneur de la rue Dorval - nom fictif -, où j'habitais. Tous deux entretenaient des liens étroits avec celle-ci. J'avais déjà confié au fils que j'écrivais un livre sur l'underground policier montréalais. À l'occasion, il lui arrivait de s'enquérir s'il était prêt, ou à quel moment j'allais le publier. Un jour, m'apercevant avec une enveloppe assez volumineuse, il a voulu savoir si elle contenait le livre. J'ai feins de ne pas avoir entendu. Il devait bien s'en douter parce que, quand je sortais, je l'apportais, ainsi que les trois copies sur disquettes : après les intrusions, je n'en laissais plus aucune trace chez moi.

La tentative de vol de la version laser s'est déroulée alors que j'étais au premier étage de la Libraire Champigny, rue St-Denis. Je voulais avoir des notes biographiques sur Louis Casamayor, que je cite dans ces pages. Pendant que l'employé interrogeait son ordinateur, j'attendais, juste en face de lui, debout, accoudé sur le comptoir surélevé. J'avais déposé l'enveloppe près de mon coude gauche. Tout à coup, j'ai vu du coin de l'oeil que, mine de rien, un type avait entrepris de s'en approcher en douceur. Ses intentions ne laissaient place à aucun doute. Il n'était pas face au comptoir, mais de côté, le bras gauche nonchalamment allongé sur le comptoir surélevé, la main orientée vers l'enveloppe. L'employé de la librairie et moi étions de profil par rapport à lui. Il était bien positionné parce qu'il aurait pu, tout en surveillant nos réactions, la tirer doucement vers lui, du bout des doigts. J'ai vivement saisie l'enveloppe. L'instants d'après, j'ai tourné la tête dans sa direction, il avait disparu.

Plus tard, l'ai revu. J'étais dans un bar de la rue St-Laurent, versant ouest, à un coin de l'Avenue Mont-Royal, jouant au billard avec un client. Il s'est joint à nous. Je l'ai reconnu aussitôt. Son visage est gravé dans ma mémoire pour plusieurs années : je ne me sens aucune indulgence pour les joueurs de poker qui trichent. Après quelques parties, il m'a demandé pourquoi je n'attaquais pas les boules mal positionnées avant de passer à celles faciles à loger dans les poches. Il y avait du reproche dans le ton de sa voix. Il était brusque, m'indiquait de la main les endroits de la table où j'avais commis des erreurs. Insistait pesamment. Il cherchait à me provoquer. Lui ai souligné que j'étais un néophyte, ne pouvais en avoir une vision comparable à celui en jouant depuis des années.

Pour revenir aux deux intrusions illégales à mon domicile, ce n'est qu'en octobre 1999, soit un an et trois mois plus tard, que j'ai découvert l'effacement d'une quinzaine de pages. À ce moment-là, il y avait près de quatre mois que j'avais quitté définitivement Montréal pour Lac Bouchette, au Lac St-Jean. Comment expliquer ce retard ? C'est que chaque jour j'y ajoutais de nombreux éléments, résultats de mes lectures de bouquins et de l'enquête sur le terrain. Est venu un moment où la masse d'infos a pris des proportions énormes. Suffisante en tout cas pour ne pouvoir se souvenir de chacune d'elles. À cette époque, le livre comptait 753 pages.

C'est peu à peu que vous en prenez conscience. Vous commencez par remarquer qu'il y a un bout de temps que vous n'avez pas vu un passage en particulier : à quelques reprises, avant même mon départ de Montréal, j'en avais fait le constat. Au début, vous pensez l'avoir probablement vu, ne plus vous en souvenir. D'une relecture à l'autre, arrive tout de même un jour où la réalité prend corps : ce passage n'y est plus. En y réfléchissant bien, vous découvrez qu'il n'y a pas que celui-là qui a disparu, cet autre aussi n'y est plus. Qu'il était par ailleurs relié à d'autres éléments, également disparus, qui, eux-mêmes, se déclinaient en plusieurs paragraphes, tout autant volatilisés. Pour finalement constater que toutes les anecdotes concernant le dépanneur de la rue Dorval - nom fictif - ont été effacées, vraiment toutes, sans exception. Pertinentes, ces anecdotes.

Le propriétaire de cet établissement et son fils, tous deux d'origine marocaine, participaient activement aux déstabilisations policières dont je faisais l'objet, possédaient l'art de tirer les vers du nez à leur clientèle, renseignements qu'ils refilaient régulièrement à la police. Pendant environ seize mois, je suis allé à ce dépanneur au moins une fois par jour. Pourquoi la police a-t-elle fait disparaître ces pages ? Je crois qu'elle ne voulait pas que le lecteur de ce livre sache qu'ils étaient deux de ses collabos. Elle n'avait pas intérêt non plus à ce qu'il connaisse les techniques qu'ils employaient pour inciter leurs clients à la confidence. Ce ne sont pas les seuls faits. En mars 2004, je découvrirait que des noms de rues et d'organismes, cités dans ce livre, ont été modifiés, des formulations trafiquées, que d'autres ont carrément disparu. J'aurai aussi la conviction, solide, que la Sûreté du Québec en possède une copie. Plus loin, j'expliciterai davantage.

Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.

News du mercredi 2 avril 2008--------------- 

Les portraits…– … de Picasso. Une partie de son œuvre sous l’angle du morphing. Vidéo parfaitement réussie.

http://www.linternaute.com/video/73807/les-portraits-de-picasso/

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – Ce même mois de juin, lors du défilé de la St-Jean, rue St-Laurent, un quidam tente de subtiliser des disquettes de ce livre que je porte sur moi. J'avais pris place sur le trottoir. À un moment donné, je sens qu'un spectateur derrière me serre d'un peu trop près, me retourne, sa tête est proche de mon épaule. Il évite de me regarder, joue à faire semblant d'apprécier le spectacle. Il n'en comprend pas moins que je ça me dérange, et prend aussitôt ses distances.

Chez moi, je constate que le bouton fermant l'une des poches arrière de mon pantalon a disparu. J'en retire la boîte contenant les disquettes et découvre qu'il est dans le fond. Le boutonnière étant sur la partie extérieure de la poche, s'il était tombé de lui-même, ce serait sur le sol. J'en déduit que l'homme l'a d'abord déboutonné et coupé ensuite le fil le retenant. Fallait sans doute qu'il l'enlève, autrement la boîte risquait peut-être de l'accrocher au passage et attirer mon attention. Civil ou pickpocket ? Un peu plus tard, des faits surviendront, qui me confirmeront qu'il s'agissait probablement d'un pickpocket travaillant pour la police parce que je doute fort qu'un membre de celle-ci puisse se livrer à cet art consommé du vol à la tire.

Environ trois semaines après, nous sommes en juillet, deux autres incidents troublants se produisent. La police a profité de mon absence pour s'introduire dans mon domicile à deux reprises pour dupliquer les disquettes contenant ce livre et en effacer une quinzaine de pages. Avant d'aller plus loin, il me faut expliciter que, depuis que j'en ai entrepris la rédaction sur mon ordinateur, je prends certaines précautions pour éviter qu'un intrus fouille pour mettre la main sur mes fichiers. Au début, je les glissais dans des endroits impossibles de mon disque dur. Par la suite, le chantier du livre prenant de l'ampleur, j'ai renforcé les mesures de sécurité. À frayer quotidiennement dans l'underground policier, j'ai très vite appris certaines règles de prudence.

Après chaque séance de travail, j'enregistrais donc trois copies des fichiers, sur des disquettes différentes, et foutais à la poubelle de l'ordinateur les fichiers originaux. Quand je sortais, j'apportais toujours deux copies avec moi, cachais l'autre dans une enveloppe collée à l'endos d'un meuble. Je vivais dans une chambre, alors les endroits sécuritaires étaient plutôt limités. Pourquoi y cacher ces disquettes ? Au printemps et à l'été 1998, je portais des vêtements légers, et le seul endroit où je pouvais les mettre était les deux poches arrières de mon pantalon. Je les groupais dans des boîtiers fabriqués d'une matière plastique flexible. Il y avait risque qu'en m'assoyant, de les déformer. Je craignais aussi qu'on m'attaque dans la rue et me les vole. À mon retour, je réintroduisais les fichiers dans l'ordinateur en utilisant celles dissimulées derrière le meuble. Je n'étais pas encore conscient du danger potentiel de procéder ainsi.

Or, à deux reprises, ce mois de juillet-là, j'ai constaté, après m'être absenté, que les fichiers étaient de retour sur mon disque dur : plus loin, on verra qu'en mai 2005, la Sûreté du Québec a fait de même, à Lac Bouchette. La première fois, j'ai cru à un moment d'inattention de ma part. Peut-être avais-je oublié de les jeter à la poubelle. À la suite de ce premier incident, j'ai ajouté deux opérations à la poubelle, l'équivalent de noeuds dans la cravate. Je vérifie s'ils ont été effacés, vérifie également si le " Presse-papiers " est vide. S'écoule environ une semaine, je réalise à mon retour qu'ils sont encore revenus sur le disque dur. Je prends alors pour acquis que la première fois n'était pas attribuable à une omission de ma part, mais bien l'oeuvre d'un visiteur. Et celui-ci ne peut être qu'un policier. Je n'en ai pas la preuve, mais qui d'autre peut s'intéresser à ce livre ? Des recoupements du reste, et dont je fais état un peu plus bas, me le démontreront.

Le scénario de ses deux introductions illégales s'est probablement déroulé dans le contexte suivant. La police devait savoir que je transportais sur moi des disquettes de ce livre : comment l'aurait-elle su ? Endommager ou voler celles cachées à mon domicile aurait été par conséquent improductif. Et quand elle a décidé d'en effacer des pages, elle ne pouvait se permettre d'en éliminer plusieurs. Autrement, je pouvais m'en rendre compte, les réécrire et l'opération policière ne pas donner le résultat escompté. Sa première introduction aurait donc consisté à dupliquer les fichiers qui s'y trouvaient. Pas le choix, si elle voulait en connaître le contenu. Elle ne pouvait lire sur place autant de mégaoctets. Je sortais rarement plus qu'une couple d'heures. C'est en en prenant connaissance qu'elle a choisi les pages qu'elle allait gommer, ce qu'elle a fait à son deuxième passage à mon domicile.

Reste LA question : pourquoi le civil a-t-il, et à deux reprises, laissé les fichiers sur mon disque dur ? Il faut exclure la possibilité qu'il ait oublié, dans la crainte d'être pris en flagrant délit, de les y enlever. Un civil ne s'introduit pas illégalement dans un domicile sans avoir préalablement protégé ses arrières, en me faisant filer par un collègue. Rien de plus facile avec un cellulaire. Si jamais j'amorce un retour précipité chez moi, un coup de fil de mon filateur à son collègue, qui é?acue illico les lieux. Ma conclusion, je n'en vois vraiment pas d'autre : la police a voulu me faire savoir qu'elle avait une copie de mes disquettes. Si cette hypothèse est fondée, il s'agirait de cette même tactique d'intimidation consistant à me passer le message qu'elle au courant de tout ce que je fais, dis et écris. Dans la même veine que… cholestérol, bocal pour l'urine la nuit, stimulateur gingival, Radio-Canada FM, site du Louvre sur l'Internet, etc.

Il importe de savoir que l'une des missions dévolues à la police, peu importe le pays, a notamment trait à la transmission au pouvoir politique de renseignements menaçant l'ordre social. Cette mission comporte deux tranchants, qu'a déjà décrit un auteur dont j'ai oublié le nom. La nécessité est-elle d'acquérir la meilleure connaissance possible des situations afin de protéger l'ordre social ? Ou de contrecarrer, voire d'étouffer dans l'oeuf toute forme d'opposition venant des milieux sociaux ? J'ai la conviction que la police en a informé certains membres du pouvoir politique. Des déclarations et des actions visant à améliorer des situations sont des réactions à des dénonciations contenues dans cet ouvrage. Certaines mêmes jurent comparées aux approches usuelles du pouvoir. Trop nombreuses, les coïncidences, pour relever seulement du hasard.

Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.

News du mardi premier avril 2008---------------

Tous les médias sont-ils de droite ? – C’est le titre d’un livre rédigé par Mathias Reymond et Grégory Rzepski pour Action-Critique-Médias (ACRIMED).

Alors, le sont-ils ou non, de droite ? Évidemment, non, lit-on sur le site où je vous envoie. Du moins si l’on s’en tient aux orientations politiques qu’ils affichent. Mais justement, qu’ils prescrivent des opinions ou se portent garants du consensus, les médias dominants non seulement se comportent en gardiens du statu quo, mais accentuent les tendances les plus négatives inscrites, plus ou moins en pointillé, dans le mécanisme même de l’élection.

Lisez la suite ici
Dans la page s’affichant, l’article est un peu plus bas, colonne de droite
http://www.acrimed.org/article2850.html

Le film néerlandais FITNA de retour sur le net – Le site d’hébergement britannique LiveLeak l’a remis en ligne hier lundi. Dans la page de Fitna, l’hébergeur d’échange vidéos s’explique. « Depuis nous avons travaillé constamment pour améliorer la sécurité de notre personnel et de leur famille (…) Nous ne succomberons pas à la pression visant à censurer des images légales et qui cadrent dans nos règlements. »

Lisez l’article
http://libertesinternets.wordpress.com/2008/03/31/le-film-
islamophobe-fitna-a-nouveau-diffuse-via-liveleak/

Le film controversé hébergé sur LiveLeak
http://www.liveleak.com/browse?q=Fitna&sb=Search+All

Les gagnants du 6ème Festival International du Film des Droits de l’Homme (FIFDH) - La cérémonie de clôture du 6ème FIFDH de Paris a donné lieu à la remise des prix. La programmation comportait 32 films documentaires, pour la plupart inédits, mais 22 étaient en compétition.

Le jury Catégorie Documentaires de Création, composé de Gilles Bataillon, Camille Jouhair et Jean-Baptiste Legrand, a décerné le Grand Prix à la réalisatrice Lucia Gaja  pour son film "Ma vie dedans" (122 mn, Mexique, 2007).

Le Prix Spécial du Jury est revenu au film  "Mourir à Jérusalem" (76 mn) de la réalisatrice israélienne Hilla Medalia .

Le jury de la Catégorie Dossiers et Grands Reportages, composé de Pierre Guyot, Karim Lahidji et Christian Vélot a attribué le Grand Prix du Festival à "War Made Easy: la guerre pour les Nuls" de Loretta Alper & Jeremy Earp (72 mn, USA, 2007) 

Le Prix Spécial du Jury à la réalisatrice hollandaise Klaartje Quirijns pour "Chasseur de dictateurs" (72mn, Hollande, 2007).

Le Festival tient à remercier toutes celles et tous ceux qui ont contribué au succès de cette nouvelle édition et vous donne rendez-vous dès jeudi prochain 10 avril à 20H30 au cinéma Action Christine pour la reprise de ses projections mensuelles dans le cadre des Jeudis du FIFDH (projection à 20H30 de "Rwanda, à travers nous l'humanité")

Le site français SOURIEZ VOUS ÊTES FILMÉS lance une campagne d’identification des composantes de la télésurveillance – Les composantes ? Les caméras de surveillance : celles du centre de Strasbourg ou des périphéries, caméras ayant la forme d’une boule, caméras zoom. Le citoyen est invité à en parrainer une. À la suite de quoi, un écriteau sera fixé au pilier la soutenant. L’organisme estime que la télésurveillance doit être signalée, autrement, elle passe inaperçue. 

Deux photos illustrant l’objectif de la campagne
Pour en savoir davantage, colonne de droite, plus bas, cliquez sur FICHIER PDF
http://objectifcamera.free.fr/bagage_came/index.htm

Site de SOURIEZ, VOUS ÊTES FILMÉS
http://souriez.info/

L’insécurité urbaine l’ennemi est de moins en moins définissable – Selon, Jean-Pierre Garnier, sociologue et chercheur au Centre nationale de recherche scientifique (CNRS), en France, « Il s’agit, par le biais de l’aménagement urbain, de placer la ville sous haute surveillance et de pouvoir mieux contrôler les citadins pour les protéger contre... eux-mêmes. Dans une société qualifiée de ’vulnérable’ aux ’menaces’ que le système capitaliste ne cesse d’engendrer, ’l’ennemi’ est, en effet, de moins en moins définissable. Intérieur ou intérieur, réel ou virtuel, local ou global, il peut revêtir des visages multiples : le délinquant, ’l’incivil’, le mendiant, le zonard, l’étranger, le contestataire, le manifestant, l’insurgé, le subversif, le terroriste... Autant dire qu’il se fond dans la population au point de se confondre avec elle. »

En mars dernier, le sociologue prononçait une conférence traitant de la problématique à l’Université populaire de Saint-Denis, en France.

Dans la page s’affichant, un peu plus bas, cliquez sur ÉCOUTER LA CONFÉRENCE
http://souriez.info/Urbanisme-architecture-et-maintien-de-l-ordre

Garnier est notamment l’auteur des livres suivants :

Le Nouvel Ordre local, gouverner la violence – L’Harmattant, mai 1999

Des barbares dans la cité, de la tyrannie du marché à la violence urbaine – Flammarion, 1996

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier – Quelques temps après, autre bourde de ma part. Sortant de la Biblio centrale de la Ville de Montréal, je croise Sandra, coin Montcalm-de-Lafontaine, une femme que je connais depuis une couple d'années, sans ne l'avoir jamais fréquentée. Jusqu'à la fin de janvier 1998, nous avions habité le même édifice, près du Parc Lafontaine. Il nous arrivait de se croiser dans l'ascenseur, d'échanger quelques mots le temps de la descente ou de la montée des étages. Elle m'avait dit travailler comme téléphoniste à la salle des nouvelles de Radio-Canada : poste idéal pour savoir qui téléphone à qui. Ancien de la grosse boîte, plus précisément de cette même salle de nouvelle, je lui avais trouvé un ou deux atomes crochus.

Or, cet après-midi-là, après le bla-bla rituel, elle s'informe de ce qui se passe de neuf dans ma vie. On se connaît depuis deux ans, alors je lui en confie beaucoup plus qu'à l'homme à la bicyclette. Lui raconte avoir repéré plein de civils, dis rédiger un document à ce sujet à l'intention des médias, etc. À peine ai-je complété mon petit topo que Sandra dit devoir me quitter. Avant de partir, elle me demande de lui rappeler mon nom. Sa précipitation m'intrigue. Le ton de sa voix, l'expression de son visage, une certaine fébrilité, tout cela me laisse vraiment une drôle d'impression. Celle d'une personne qui veut s'assurer d'avoir correctement votre identité, un peu effrayée de la confidence que vous venez de lui faire, se hâtant de partir au plus vite pour communiquer le renseignement à quelqu'un d'autre.

Deux ou trois jours après, je dîne à la cafétéria du Comité social Centre-Sud en compagnie de George, le gradé en civil, et un gentil obèse. Informateur de la police ou civil ? Plutôt informateur. Il déborde de bonne foi à l'endroit de tout le monde. Assis en face de moi, il me dit, tapotant le bord de la table, accompagné de clins d'oeil m'incitant à la confidence, qu'une « rumeur » veut qu'un article sur la police sorte bientôt dans les médias. George est à mes côtés, la tête penchée, regard concentré sur son assiette vide, semble attendre ma réaction avec intérêt. Déçu il doit être puisque mine de rien, je fais dévier la conversation sur un sujet périphérique. L'obèse n'insiste pas. De son côté, George ressemble à l'uniforme qu'il porte dans sa tête.

Sandra à l'origine de la rumeur ? Après avoir été cinq mois sans la voir, je la croise, lui dit tout, et voilà que soudainement les rencontres se précipitent. La première, alors qu'elle est assise sur le socle du monument de Louis-Hypolite-Lafontaine, au Parc L`fontaine. Je ne tiens pas à lui parler, mais la vois au moment où elle n'est plus qu'à une dizaine de pieds de moi, adossée, les jambes allongées, un portable sur les cuisses, sourire engageant, évidemment trop tard pour me défiler. Elle se dit romancière et scénariste. Dès le début elle engage la conversation sur l'art… d'écrire. Elle cherche maladroitement à m'inciter à lui faire d'autres confidences. Pas question de lui en dire davantage, ni à elle ni à personne d'autre. L'échange dure environ une demi heure.

La deuxième rencontre a lieu alors que je marche sur un sentier du même parc, en direction de mon domicile, et que j'emprunte régulièrement quand je vais et reviens de la biblio. Je l'aperçois en aval, sur ma gauche, son petit chien noir en laisse, traversant au petit trot en diagonal une grande pelouse, me zieutant du coin de l'oeil, sourire épanoui. Arrivée à un endroit où je vais nécessairement passer, elle s'assied sur la pelouse, dos au sentier, s'attendant de toute évidence que je m'y arrête faire un brin de causette. Tout se passe très vite. Elle vient à peine de compléter sa manoeuvre que j'arrive déjà à sa hauteur et... passe à deux pieds derrière elle, sans la saluer, comme si je ne l'avais pas vue. La troisième se déroule dans le même secteur. Un homme à l'abondante chevelure blanche l'accompagne. Ai l'impression que je ne la reverrai plus. Erreur. D'ici peu, elle réapparaîtra dans le paysage, ce qui confirmera que madame est une civile.

Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.