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News du lundi 31
décembre 2007---------------
■ L'informatique, à la
fois bienfait et danger!
- Le FBI veut créer la plus
importante base de données biométriques du monde. Des centaines de millions de
personnes y seraient identifiées. Aujourd'hui, il détiendrait déjà les
empreintes digitales de quelque 55 millions de personnes, auxquelles s'ajouteraient
les données biométriques de plusieurs centaines de milliers de prisonniers
iraquiens ou afghans. Un référencement systématique qui ne manque pas de
soulever quelques craintes...
On se sent impuissant face à cette
folie sécuritaire. Les citoyens s'intéressant à ces questions sont si peu
nombreux. La masse est comparable à un iceberg, il en faut des efforts pour le
faire bouger un peu. Et encore : il ne vas pas toujours dans la direction
qu'on veut.
Lire l'article ici...http://www.clubic.com/actualite-89384-immense-base-donnees-biometriques-fbi.html
■ Emploi et logement : couleur
correcte exigée
- Phénomène qu'une
intervenante, que vous allez entendre, qualifiera d'extermination sociale.
Excellent reportage, tour d'horizon complet de la problématique raciste. Titre
de l'émission de France3 : Pièces à conviction, animatrice : Elise
Lucet
Intervenants : REPORTAGE
EMPLOI
Gaelle Asseline, 25 ans,
Sénégalaise
Jean-François Amadieu, professeur en
sociologue à la Sorbonne
Rachid Bessad, 24 ans
Djamel Hamidi, APC Recrutement
Karim Bensalah, ingénieur
commercial
Karim Zeribi, directeur APC
Recrutement
Yazid Chir, président de MEDEF 93
Laurent Gabaroum, cadre chez
Renault depuis 20 ans, mais...
Hamid Senni, archi diplômé en
marketing, Marocain
Gareth Roberts, directeur de
recrutement
Intervenants : STUDIO
Marie-Flore Agboton, juriste
Louis Schweitzer, président de la
Haute autorité de lutte
contre les discriminations et pour
l'égalité ( HALDE )
Khalid Hamdani, consultant en
ressources humaines
Intervenants : REPORTAGE
LOGEMENT
Kahina et Yassim Kadri, deux
informaticiens d'origine algérienne
Joyce, responsable des locations
dans une agence immobilière
René Palincourt, président de la
fédération nationale de l'immobilier
Samuel Thomas, vice-président de SOS
RACISME
Moussa Ghezzal
Gérard Dezempte, maire de
Charvieu-Chavagneux ( UMP )
La France n'est pas un cas unique.
Parions qu'un reportage effectué au Québec et aussi fouillé que celui-ci ferait le même constat.
Durée de la vidéo : 60:24
http://www.dailymotion.com/video/xnbx9_racisme-couleur-correcte-exigee_music
■ Les sans-abri meurent à la douzaine
- En France, chaque année, entre 200 et 250
sans domicile fixe ( SDF ) meurent : donnée partielle, lit-on dans Libération.
Selon Christophe Louis, président du Collectif des morts de la rue, ce n'est
pas le froid qui les tue, c'est le lot complexe des difficultés de la vie liées à la
rue : violence, usure, humiliation, déshumanisation.
Et à Montréal ? Nos médias ne rapportent jamais ce
genre de statistiques. L'absence de cette info ne contribue pas à améliorer le
sort de ces... citoyens rejetés par la société.
Lisez cet article à l'adresse suivante :
http://www.liberation.fr//actualite/societe/300990.FR.php?utk=011b7f1d
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3
- Le Disneyland, et ses victimes... Le suicide en mai
2000 de Dédé Fortin, leader du groupe des Colocs, en a ébranlé plus d'un : dans
La Presse de janvier 2001, on écrivait qu'il avait déjà rencontré un
psychologue, et même tenté de le revoir le jour même de son suicide, mais que
celui-ci ne pouvait le recevoir qu'à une date ultérieure. L'auteur compositeur
était un des rares artistes engagés socialement sinon le seul que comptait alors le Québec.
Car Dédé n'était pas que de party, il célébrait aussi la mort, la perte de
l'amour et toutes les injustices de ce monde tout croche, écrit le journaliste
Jean-Christophe Laurence de La Presse. ( Jean-Christophe Laurence - La Presse du 12 mai 2000 ) Dans plusieurs de ses
chansons, Dédé y cause d'urbanisation sauvage, des laissés-pour-compte, des
sans-abri, etc.
Son
dernier album, Dehors novembre, selon le journaliste Laurence, laisse filtrer
le malaise profond d'un homme déçu par un monde de plus en plus
déshumanisé. Il cite ce passage de l'une de ses chansons, Pissiômoins : « Baise-moi encore pour fuir le monde / Des dominants, des dominés / Des herbivores, des carnivores / En parlant d'herbe roules en donc un / Qu'on redevienne l'instant d'un spliff / Des souverains improductifs ». Pour sa
part, sa collègue Isabelle Hachey cite Laurent Saulnier, ex-critique musical de
l'hebdo montréalais VOIR ( Isabelle Hachey - La Presse du 13 mai 2000 ) : « Si
les jeunes s'identifiaient beaucoup à Dédé, c'est ( ... ) parce qu'il avait un discours anticonformiste,
anti-establishment ( ... ) il s'adressait directement aux jeunes, qui ont souvent
des problèmes de chômage, de pauvreté, d'exclusion. »
La rue Principale, une autre chanson de Dédé,
évoque le déclin sociétal d'un petit village du Saguenay-Lac-Saint-Jean ( Normandin ? ) attribuable à la construction d'un
centre commercial. La journaliste Hachey en cite cette strophe : «Je ris au nez des vendeurs d'ordre/ Des exploiteurs endimanchés/ Distributeurs de cochonneries/ Et de bonheurs préfabriqués. » Citons
aussi cette autre (Paul Roy - La Presse du 12 mai 2000) : «Dans ma p'tite ville, on était juste 4 000, pis la rue principale, a
s'appelait Saint-Cyrille, la coop, le gaz bar, la caisse pop, le croque-mort,
puis le magasin général, quand j'y r'pense ça m'fait assez mal, yé tombé une
bombe su'a rue Principale, depuis qu'y ont construit le centre d'achats...»
Dans cette même chanson, il disait aussi qu'une bonne fois,
il allait y retourner, au centre d'achats, avec un bulldozer, et que celui-ci
allait passer un mauvais quart d'heure. Gravissimes propos! La police en
civil, homme ou femme, l'avait-elle infiltré ? Raisonnable de le penser, parce
qu'elle infiltre pour moins que ça. C'est même hautement vraisemblable.
N'oublions pas que les jeunes s'identifiaient beaucoup à Dédé, parce qu'il
tenait un discours anticonformiste, anti-establishment. Les apparatchiks
n'aiment pas les anticonformistes, et n'apprécient pas les plaisanteries du
genre non plus. Ils y voient une atteinte à l'ordre, l'équivalent d'un
sacrilège, d'un crime. Ils prennent tout au pied de la lettre. C'est l'assise
même de la fameuse prévention du crime, ce maître mot panzer.
Lisez ces cinq nouvelles pages en cliquant à l'endroit
indiqué au sommet de la colonne de droite.
News du dimanche 30
décembre 2007---------------
■ La journaliste Anna Politkowskaïa,
vous connaissez?
- Elle écrivait.... «Qui suis-je?
Et pourquoi est-ce que je couvre la deuxième guerre de Tchétchénie? Je suis
journaliste - envoyée spéciale du journal moscovite Novawa Gazeta - et c'est ma
seule raison. J'ai vu la guerre, c'est pour cela qu'on m'a envoyée ici. Mais
pas parce que je suis une correspondante de guerre, et que je connais bien ce
sujet. Tout au contraire parce que je ne suis qu'une civile. L'idée du
rédacteur en chef était simple : le fait même que je sois une civile me
permet de comprendre bien mieux l'expérience vécue par d'autres civils, qui
vivent dans les villes et les villages tchétchènes, et qui sont pris dans cette
guerre. Voilà pourquoi, c'est tout.»
Elle était connue pour sa critique
incessante de la politique menée en Tchétchénie par le régime de Vladimir
Poutine. Elle a été assassinée le 7 octobre 2006. Son assassin court encore.
Elle croyait à la liberté d'expression,
à la démocratie. Elle a fait preuve d'un courage qu'on ne voit à peu près jamais
ici dans les médias québécois. Pourtant, dévoiler aux citoyens l'étau policier
sévissant au Canada, dont au Québec, serait beaucoup moins risqué que de faire
de même en Tchétchénie. Nos chiens de garde de la démocratie sont devenus de
gentils caniches de salon. Faut croire qu'ils sont bien encadrés dans les
salles de nouvelles.
Monique Atlan de France2, interroge André
Glucksmann, qui était son ami. Durée de la vidéo : 6:51
http://ma-tvideo.france2.fr/video/iLyROoaftu0n.html
Deux ouvrages à lire :
- Ouvrage collectif - Hommage à Anna
Politkowskaïa - Éditions Buchet-Chastel
- Anna Politkowskaïa -
Un Petit Coin en Enfer : Expéditions en Tchétchénie - Éditions Zakharov
■ Dany Laferrière dénonce le
silence des intellectuels
- Le romancier québécois Laferrière écrit que
la
classe intellectuelle s'est couchée dernièrement. Elle s'est couchée devant
Bush, en ne protestant pas assez fort lors du « Patriot Act » qui a fait
reculer une démocratie qui faisait déjà l'objet de grande suspicion. Elle a
reculé ici devant ( Stephen ) Harper ( premier ministre du Canada ) qui sape,
un à un, les fondements de notre démocratie en touchant aux nerfs vitaux de son
équilibre.
Un article à lire sans faute sur Cyberpresse...
http://www.cyberpresse.ca/article/20071229/CPOPINIONS02/712290657/1050/CPARTS02
■
Le Canada champion de la protection de la vie privée ?!
- Selon l'organisme Privacy International, c'est au Canada que la vie privée
est la mieux protégée, pendant qu'elle est menacée aux États-Unis et sur le
territoire de l'Union européenne, où les gouvernements mettent en place de
vastes mesures de surveillance et de récolte de données au nom de la sécurité,
affirme-t-il dans un document rendu public samedi.
Dans
l'article auquel je vous réfère, l'organisme ne traite pas des atteintes
innombrables à la vie privée perpétrées, clandestinement et illégalement, par
les civils des corps policiers municipaux, régionaux, provinciaux et nationaux
de partout dans le monde. L'organisme n'a pas enquêté dans l'underground
policier ainsi que je l'ai fait pendant six années et demie. Bref, c'est faux, archi-faux ce qu'écrit Privacy
International, qui est probablement nul en ce domaine. Appelons ça de la désinformation involontaire.
Lisez
l'article dans Cyberpresse d'aujourd'hui, qui est la version électronique du
quotidien La Presse de Montréal, Canada.
http://www.cyberpresse.ca/article/20071229/CPACTUALITES/71229084/1019/CPACTUALITES
■ L'extrait du jour de L'Étau
policier, tome 3
- Au Canada, Colette Parent, du Département
de criminologie de l'Université d'Ottawa, fait parti de ceux affirmant qu'il
faut repenser la problématique du commerce des services sexuels en
reconnaissant la nécessité de secouer le carcan moral qui en a étroitement
circonscrit jusqu'ici les analyses. (Traité des problèmes sociaux - Institut québécois de recherche sur la culture - Ouvrage collectif sous la direction de Fernand
Dumont, Simon Langlois et Yves Martin, 1 164 pages, 1994) Il est essentiel de
refuser toute condamnation a priori de la prostitution et des prostituées,
écrivait-elle en 1994.
Elle propose de redéfinir la
problématique à partir des femmes pratiquant le métier. «Dans notre lutte contre les différentes formes
d'oppression des femmes, écrit-elle, il nous apparaît essentiel (...) de (ne pas) les réduire au statut de victimes, incapables de comprendre et gérer
leur vie. Et nous ne saurions négliger toute la question du contrôle, pénal et
autre, de ces pratiques qui suscitent beaucoup de débats et marquent fortement
le quotidien de ces femmes.»
Les analyses existantes
tendent à minimiser l'aspect relationnel inhérent au commerce des services
sexuels. On ne mentionne jamais le rôle indispensable que les prostituées jouent
dans la société. La prostitution est un péché, alors normal qu'on diabolise
celles pratiquant le métier.
Elles apportent un peu de chaleur humaine,
notamment aux personnes âgées qui le désirent, à ceux frigorifiés par des aléas
de la vie, ou incapables de conquêtes, parce que trop timides ou laids ou
atteint d'un handicap physique, d'une pathologie mentale. Les bienfaits du
toucher corporel, à caractère sexuel ou non, sont connus et reconnus. Il existe
du reste des masséothérapeutes assurant ce service, dans ce dernier cas non
sexuel, bien entendu. Il n'y a rien de plus humain et nécessaire que le sexe.
Pour avoir accès gratuitement à l'extrait
du jour, au sommet de la colonne de droite, cliquez à l'endroit indiqué.
News du samedi 29
décembre 2007---------------
■ Religion et politique : mauvais amalgame
- God bless America, nous sommes des fanatiques religieux.
Les
intervenants de cette vidéo de 10:23 :
George
W. Bush chez le télé-évangéliste James Roberson
Michael
Ledeen, conseiller de Ronald Reagan
Robert
Baer, ex-agent de la CIA
David
Frum, conseiller du président
Charles
Lewis, directeur du Center for Public Integrity
Jim
Hoagland, Washington Post
Joseph
Trento, historien
Sam
Gwynne, journaliste
Ed
Mcateer, Coalition chrétienne
Arnaud
de Borchgrave, Washington Times
Stanley
Hoffman, Université de Harvard
Dans
la même page, six autres vidéos suivent :
God
bless America, nous sommes des manipulateurs
God
bless America, nous sommes des menteurs
God
bless America, nous avons des tentations
fascisantes
God
bless America, nous sommes des affairistes
God
bless America, mon grand-père était le banquier des nazis
God
bless America, nous sommes les amis de Saddam
Ce site n'est pas toujours disponible, l'adresse est correcte :
http://www.piankhy.com/modules/newbb/viewtopic.php?topic_id=314&forum=3
Dans la page s'affichant, la première vidéo est un peu plus bas. Les autres suivent à la queue-leu-leu.
Ces
7 vidéos, qui sont bien documentées, expliquent la véritable origine de la
folie sécuritaire, pas seulement aux États-Unis, partout en Occident, dont au
Canada. Et les atteintes aux droits et libertés en découlant.
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3
- Au Manitoba, l'une des provinces
du Canada, la police saisit l'auto du client ayant sollicité une prostituée et
envoie celui-ci dans une école de... réhabilitation pendant une journée. À
Winnipeg, sa capitale, les John Schools permettent aux hommes, qui en sont
accusés, d'échapper à la loi.
Cependant ils doivent d'abord passer une entrevue
menée par un travailleur social de l'Armée du Salut, éprouver des remords
sincères, et ne pas donner l'impression qu'ils s'y inscrivent uniquement pour
récupérer leur auto et éviter d'aller en cour. S'ils réussissent le test, ils
la récupèrent et paient 400$ pour assister pendant une journée à des
conférences données notamment par... des policiers. S'ils échouent, ils se
retrouvent en cour et si trouvés coupables, le gouvernement Manitobain saisit
leur auto, la vend et verse les profits à des organismes d'aide aux
prostituées.
En Alberta, autre province canadienne, plus
précisément à Calgary («Sodome et Gomorrhe», vous vous souvenez?), des
clients de prostituées condamnés par la justice devaient, à partir de mai 2002,
parcourir le centre-ville vêtus d'une tenue carcérale orange, afin de ramasser
seringues, préservatifs et autres objets liés au commerce du sexe. (La Presse
du 13 avril 2002) De sept à dix hommes condamnés pour avoir abordé une prostituée,
a indiqué le sergent Dean Young, chef de l'unité des moeurs de la police de
Calgary, devaient constituer la première équipe. En somme, la rééducation
policio-sexuelle sur la place publique, au vu et au su de tout le monde.
Rééducation aussi dans cette autre
affaire et, apparemment, vicieuse et violente en plus. Selon Claire Thiboutot,
porte-parole du groupe Stella, organisme oeuvrant à Montréal, le nombre
d'agressions contre les travailleuses du sexe a doublé en juillet 2000. (Stéphanie Bérubé - La Presse du 24 août 2000) Et la
police de l'île de Montréal, loin de leur venir aide, serait en partie
responsable de cette escalade de la violence, rapporte la journaliste Stéphanie
Bérubé de La Presse. Sur les 24 cas d'agressions constatés au cours de ce mois,
aucun n'a fait l'objet d'une plainte auprès de la police. Pour quelle raison?
Les prostituées ont peur de ne pas être prises au sérieux, de se faire
accueillir avec des vieux préjugés du genre «elle a couru après», explique Thiboutot.
Elle fait également état du comportement
misogyne de certains policiers présents dans le quartier Centre-Sud. Raconte
qu'à la fin de juillet, une prostituée qui venait de se faire violer dans un
buisson a cherché de l'aide auprès de policiers. Ceux-ci lui auraient tout simplement
conseillé de changer de métier. «L'attitude
de certains policiers semble plutôt démontrer une approbation tacite (sic) de cette violence»,
affirme Thiboutot. Serge Gascon, assistant directeur aux enquêtes de la police
de l'île de Montréal, nie tout, déplore que les prostituées ne portent pas
plainte : «Les prostituées doivent nous
faire confiance». Deux versions opposées, celle du groupe Stella
et celle de Gascon de la police.
Lisez gratuitement cet extrait en cliquant à l'endroit
indiqué au sommet de la colonne de droite.
News du vendredi 28
décembre 2007---------------
■ Liberté...
- ... tourbillonner dans la spirale de la vraie
vie, avec ses petites saletés et ses risques. Durée 03:08
http://www.dailymotion.com/video/x3h33b_
ozone-bullet-speedriding_extreme
■ La naissance
du racisme à l'encontre des Noirs
- D'où vient le mot racisme? Comment expliquer qu'il ait pris de l'ampleur? Et beaucoup d'autres questions suivies de réponses. Bien qu'on ne le précise
pas dans la vidéo, il est clair qu'on parle de son développement en Occident,
notamment en France et aux États-Unis. Des cinq invités à cette table ronde,
l'historien français Pascal Blanchard est sans aucun doute le plus intéressant.
Il connaît son sujet vraiment à fond et en traite avec beaucoup d'aisance ! Il
nous aide à mieux comprendre cette pathologie culturelle.
Durée de la
vidéo : 17:32
http://www.dailymotion.com/video/x3dg3d_le-racisme-inconscient_news
■
L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3
- Un bon truc, et il est infaillible, pour repérer des civils de Montréal ou
d'ailleurs : adopter des comportements anticonformistes, politiquement ou
puritainement incorrects, tout de même sans excès et dans le cadre de la loi.
Ils sont particulièrement sensibles à tout ce qui a trait au corps féminin : la
femme portant un décolleté vertigineux ou un petit short mettant en relief sa
croupe et enfoncé dans l'entre fesses, l'homme jetant des coups d'oeil furtifs
à l'un ou à l'autre.
Si vous êtes un homme, vous pouvez porter des jeans serrés
moulant bien vos bijoux de famille. Ou habillez-vous en rose, tiens, portez la
tenue napoléonienne, ou la coiffure mohawk, la vraie, la rouge, bien hérissée,
qui fait dresser les poils sur les bras de ceux n'aimant pas du tout, mais cela
nécessite un peu plus de courage.
Votre comportement fera que vous serez
rapidement ciblé par la police en civil. En observant bien, vous verrez alors
se déployer dans votre environnement immédiat une ou deux personnes que vous
n'avez jamais vues, et qui vous mettront au pas selon les techniques usuelles
de l'underground policier. Plus aucun doute ne vous sera alors permis : ces
gens ne seront pas de simples citoyens. L'expérience sur le terrain est concluante.
C'est un appât auquel ils mordent à tout coup. Être anticonformiste également
pour combattre le conformisme. Vous faites alors d'une pierre deux coups. Et
sans avoir à poser de gestes illégaux, la police ne pouvant vous arrêter que
dans le cadre d'une loi.
Lisez l'extrait du jour en cliquant à
l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite. Bonne lecture !
News du jeudi 27
décembre 2007---------------
■ J'aime certains rapeurs et rapeuses... - ... même si je comprends pas toujours tout ce
qu'ils disent, la musique enterre souvent les paroles, qui se bousculent à la
sortie. Ils témoignent des injustices sociales. Écoutez cet extrait du double
album Confession d'un Enfant du Siècle : Rockin' Squat, France à fric. Et
jusqu'à la fin, ça vaut le coup. Y'a beaucoup d'Africains et ça danse
fort. Impressionnant ! Durée : 4:54...
http://www.dailymotion.com/video/x1vo6r_rockin
-squat-france-a-fric_music
■ Extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3 - J'apporte d'autres cas de la répression
sexuelle de la police de l'île de Montréal. Combien savent que son escouade des
moeurs s'intéresse aussi aux bandes dessinées pornos ? Oui, les bd ! Elle a
obligé Diffusion du Livre Mirabel de retirer du marché La Métamorphose de
Lucius, publié par les Humanoïdes associés, du bédéiste italien Milo Manara,
une adaptation érotico mythologique de L'Ane d'or d'Apulée. Qu'elle est
intervenue également pour faire enlever d'une vitrine du Sky Pub, dans le
Village Gay, une toile où deux hommes font l'amour ? Elle trouvait ça
dégueulasse et vulgaire, estimait que ça affecte la... qualité de vie du citoyen.
Qu'elle déguise de ses policières en travailleuses du
sexe sollicitant des clients dans la rue et même dans des restos ? Certaines
s'étirent en fixant des yeux le client potentiel, les deux bras levés et
repliés vers l'arrière, de façon à mettre en valeur leur poitrine. Les formes
sont souvent généreuses, trop justement, parce que globuleuses et sphériques
comme des obus, à plusieurs centimètres de la planche à repasser. Au point où
l'on se demande s'il n'y pas là-dessous une arme secrète.
Signalons que le soutien-gorge high-tech a commencé à
faire son apparition sur le marché à la fin des années 1990. Une filiale
japonaise de Triumph en avait créé un, appelé Coupe du monde et du même
matériau qu'un ballon de football. ( Agence France-Presse - La Presse du 7 juillet 1999 ) Aux États-Unis, Bio-Mecanica en avait
lancé un actionné par une pile biomécanique et gonflant la poitrine d'une
taille supplémentaire. La police utilise-t-elle ces gadgets pour neutraliser
ceux commettant le péché de regard, ou de sollicitation?
Vous en savoir plus, lisez l'extrait du tome 3 :
au sommet de la colonne de droite, cliquez à l'endroit indiqué.
News du mercredi 26
décembre 2007---------------
■ La violence et son côté puritain - Ses effets se manifestent tout à
la fois par sa dénégation et par l'identification au mal absolu.
Sur mon site, en page LIBERTÉS ICI, le
troisième élément de la colonne des PHOTOS, il y a une animation où un ado
utilise son copain comme planche à roulettes. Lorsque je l'ai visionnée la
première fois, ç'a fait clique dans ma tête, me suis dit : il y a des visiteurs
qui vont l'identifier à de la violence. Effectivement, il y a eu quelques
réactions. Parlant de l'ado transformé en planche à roulettes, l'un m'a
dit : c'est un humain. Il y a des gens qui ne font pas la distinction
entre un gag et la réalité.
Ce nouveau puritanisme fait quelques
ravages aux USA, entre autres. J'ai lu quelque part qu'un enfant avait été
suspendu de l'école une journée parce que, le jour de l'halloween, il s'y était
présenté vêtu en pompier et portant à la ceinture une hache... en plastique. Au
Québec, il y a quelques années, un ado, participant à un concours de
compositions dans sa classe, avait créé tout un émoi au sein de notre bonne
société en produisant un texte où il y avait de la violence : l'écrivain
américain Stephen King est spécialisé dans l'horreur depuis des lunes et n'a
jamais tué personne.
Tout cela n'est rien d'autre que de
l'emprise psychologique policière sur la population, plus clairement dit :
de l'intimidation. L'objectif est de faire en sorte que, dans l'espace public,
le citoyen se sente un peu coupable en quelque part, même s'il n'a jamais
commis le moindre délit, et marche sur la pointe des pieds et les fesses
serrées. Tout est aseptisé : langage, geste, posture, coupe de cheveux,
tenue vestimentaire, etc. Dans un petit village, c'est pire que dans une grande
cité. Conclusion : la photo de la planche à roulettes va rester sur mon
site. Allez la voir à cette adresse....
http://www.etaupolicier.com/pages5.php?id=11
■ Vous allez bien rigoler! - Une imitation burlesque de Sarkozy...
http://www.dailymotion.com/video/x1cwwo_n-sarkozy-par-b-candida_fun
■ Big Brother State... - ...sans oublier Big Sister et leurs
frérots et soeurettes, leurs collabos.
Les technos de l'info, bienfaits dans des
tas de domaines, décuplent aussi l'efficacité policière. Elles ont toujours une
bonne longueur d'avance sur les États qui, respectueux ( hum ! ) de la vie
privée des citoyens, en balisent les excès. Cependant, cela fait, ils se
tournent ensuite vers la police et lui ouvre toutes les portes où elle veut
entrer. Sans vérifier si elle respecte les lois. C'est que les élus, nuls en
matière policière, ont une confiance bétonnée à l'égard de la police, dont la
mauvaise foi est colossale. Gros dilemme !
Une vidéo donnant une petite idée de la
situation prévalant actuellement.
Sous-titrée en français, durée 4:24
http://www.dailymotion.com/video/x23ku6_big-brother-state-stfr_creation
■ Extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3 - Aujourd'hui, je traite d'aventures sexuelles
entre personnes consentantes, majeures et vaccinées. Et de la répression
sexuelle de la police et du pouvoir.
Le sociologue Alberoni écrit que Talese a laissé une
documentation détaillée de l'idéologie et de la pratique du collectif de
Sandstone, aux États-Unis, fondé par John Williamson. (Francesco Alberoni - L'érotisme - Éditions
Ramsay) (Gay Talese - La femme du voisin - Éditions Presse-Pocket) Formé à l'origine de couples d'amis qui vivaient dans la
promiscuité sexuelle, le collectif s'est développé en tant que communauté thérapeutique
et utopique grâce à la venue d'intellectuels et de sexologues.
Chaque soir, à Sandstone, une orgie avait lieu, dotée
d'une fonction libératrice. Qui fréquentaient cette «luxerious California sex commune»?
Des couples désireux de sortir de la banalité de la chambre conjugale, des
femmes divorcées et qui n'étaient pas encore prêtes pour un nouveau mariage,
des femmes à l'énergie érotique débordante mais qui auraient eu peur d'aborder
un homme en pleine rue, des féministes comme Sally Binford, archéologue
réputée, et des sexologues comme Alex Comfort.
Selon Alberoni, chaque individu est différent et
c'est cette différence que nous voulons capter. L'érotisme comporte et
comportera toujours une dialectique profonde entre pluralité et unité, entre
promiscuité et unicité. L'unicité requiert la multiplicité, elle en a besoin
pour s'enrichir. Si elle s'installe dans la répétition, dans l'habitude, le
devoir, la discipline, c'est la mort de l'érotisme. Il se transforme alors en
ennui et en dégoût. Sans la multiplicité, sans le possible, sans la séduction,
sans l'excès, il ne saurait y avoir érotisme.
Il se réfère à Freud qui considérait que le plaisir
sexuel est le plus intense des plaisirs, qu'il est par conséquent en situation
de créer les liens les plus forts. Chaque expérience positive, chaque orgasme,
renforce le besoin de l'autre. Si l'expérience du plaisir renouvelé est
bilatérale, un lien durable peut s'instaurer entre les deux partenaires, un
lien susceptible de résister aux plus graves frustrations.
Les 5 nouvelles pages du jour sont toujours la suite
des pages publiées la veille. Pour y avoir accès gratuitement, sommet de la
colonne de droite, cliquez à l'endroit indiqué.
News du mardi 25
décembre 2007---------------
■ Remaniement du gouvernement
québécois de Charest en 2008? - Cyberpresse du 14
décembre dernier rapportait cette citation du premier ministre ( pm ) Jean
Charest : «Quand je regarde en
avant, je pense que notre gouvernement pourrait probablement mieux fonctionner
s'il y avait un plus grand nombre de ministres». On parlait de
soulager des ministres qui croulent sous la tâche, les cumuls seraient lourds à
porter.
Suggérons au pm d'abolir le
cumul des ministères de la Justice et de la Sécurité publique : un
ministre ne peut être à la fois juge et parti. Et de placer quelqu'un d'autre
que le député Jacques Dupuis à la Sécurité publique, trop impliqué depuis trop
d'années dans la lutte contre le crime, ainsi qu'en témoigne son curriculum
vitæ en post-scriptum plus bas. Les criminels ne représentent qu'une fraction
d'1% de la population de 7,6 millions du Québec.
Son successeur devrait être
quelqu'un ayant un certain recul, c'est-à-dire une vision plus globale de la
société, ce qui ne semble plus le cas du ministre Dupuis. Il est temps de
nommer à cette fonction un député possédant de bonnes connaissances en droits
et libertés. Ce pourrait être un premier pas vers la démocratisation de nos
corps policiers.
PS : curriculum vitæ du
député Jacques Dupuis (source : site du gouvernement du Québec) :
membre du Comité du Barreau de Montréal sur l'administration de la justice en
matière criminelle (1983-1984) ; avocat et conseiller juridique, Direction des
affaires criminelles et pénales, ministère de la Justice (1996-1997) ;
conférencier invité par les bureaux des enquêtes criminelles des diverses
sûretés municipales de la région de Québec (1998) ; conférencier invité par
l'escouade du crime organisé de la Sûreté du Québec, région de Québec (1998) ;
substitut permanent du Procureur général du Québec, affecté à la lutte au crime
organisé (1997-1998) ; ministre de la Justice et Procureur général du
27 avril 2004 au 18 février 2005 ; ministre de la Sécurité
publique du 18 février 2005 au 18 avril 2007.
■ Croisade à tolérance zéro contre la
cigarette! - Pour savoir de quoi il s'agit
exactement, jetez un oeil sur ce petit document du gouvernement du Québec
intitulé : Lignes directrices pour l'application de l'interdiction
d'étaler du tabac ou son emballage à la vue du public.
http://publications.msss.gouv.qc.ca/acrobat/f/documentation
/2007/07-006-10F.pdf
De fait, c'est du puritanisme, genre
CACHEZ CE SEIN... Après avoir constaté la démesure, allez voir la vidéo de
l'éditorialiste en chef du quotidien La Presse, dans sa version électronique :
Cyberpresse...
http://www.cyberpresse.ca/section/CPACTUALITES
Dans la page s'affichant, colonne de droite, descendez jusqu'à VIDÉO, cliquez
sur ANDRÉ PRATTE : L'Âge des ténèbres...
Ça me donne envie d'acheter un paquet de
cigarettes. Dans l'espace public, si un ado m'en demandait une, je lui
donnerais mon paquet au complet. Le principe à défendre est celui-ci : un grand
OUI à la prévention civilisée, un grand NON à la prévention-répressive,
prévention-stigmatisante, etc. Le Québec, peu importe le parti au pouvoir,
n'arrête pas de s'introduire dans la vie privée des citoyens, de les
infantiliser.
On demande deux choses aux élus : gérer
correctement le gouvernement et réduire la dette accumulée. On ne leur
demande pas de gendarmer tout le monde. Si vous n'avez rien d'autre à
faire, occupez-vous de la police en civil et de ceux qui les dirigent, mettez
ces fonctionnaires au pas, rétablissez la démocratie dans cette province.
Il y a là de quoi vous occuper un bon bout de temps. Droits et Libertés doivent
avoir priorité sur la répression des fumeurs et autres croisades du genre.
■ Très Joyeux
Noël! - Fêtons à la bonne
franquette, comme on dit au Québec et en France aussi, semble-t-il!
http://www.linternaute.com/video/vos-videos/actualite-1/92677/
marche-de-noel-de-vitrolles-1/
■ L'extrait du jour de L'Étau
Policier, tome 3 - Touraine condamne la priorité que
la société moderne tend à accorder aux objets sur la liberté et les relations
sociales. (Alain Touraine - Qu'est-ce que la
démocratie? - Éditions Fayard) Notons qu'il ne
condamne pas la société de consommation, soutient même qu'elle joue un rôle
positif en détruisant les barrières culturelles et sociales qui sont autant
d'obstacles à la démocratie. Ne s'agit donc pas de tamiser les lumières de la
société marchande, tout bonnement d'allumer celles de la liberté et de la
socialisation. Pourquoi maintiendrait-on tout un pan de la socialité dans la
grande noirceur d'une tempête de verglas ?
Il appartient dorénavant à chaque citoyen
d'éclairer son milieu. Selon la formulation utilisée par Touraine, le citoyen
doit devenir un sujet. Le sujet affirme sa volonté d'être acteur du changement
et pas seulement consommateur. Il y a peu, on croyait encore qu'il fallait sacrifier
ses intérêts personnels pour être un bon citoyen. C'est presque le contraire
qu'il faut dire aujourd'hui, précise-t-il. Ceux dont le comportement se réduit
à une participation passive à la consommation forment la masse d'appui des
dominants. Seuls ceux qui sont des sujets peuvent opposer un principe de
résistance à la domination des systèmes. Le sujet est centré sur lui-même et
non plus sur la société. Il est défini par sa liberté et non plus par ses
rôles.
D'après Touraine, l'individu ne se comporte
pas comme un sujet quand il s'identifie à la volonté générale ou quand il est
le héros d'une communauté. Car il est séparé de lui-même par des situations
organisationnelles et institutionnelles chargées d'obstacles à la formation
d'une expérience qu'il pourrait ensuite s'échanger avec d'autres. Dans ce
système de domination, le rapport de l'individu avec lui-même est plus
fondamental que les rapports des individus entre eux parce qu'il se heurte à la
dépendance vécue. Le sociologue est d'avis que chaque individu travaillant à
intégrer les éléments éclatés de la réalité sociale aide à reconstruire une
société démocratique. L'exemple des femmes libérées et celui des homosexuels et
lesbiennes illustrent bien ce dont traite Touraine, nous le verrons.
Pour lire gratuitement cet extrait, qui
est la suite d'hier : au sommet de la colonne de droite, cliquez à
l'endroit indiqué.
News du lundi 24
décembre 2007---------------
■ Défendre bénévolement
des citoyens sans défense - L'action se déroule à
Toulouse, en octobre 2007. Plus que quelques jours avant la trêve hivernale
empêchant toute expulsion de locataires. Des bénévoles de l'association Droit
au Logement investissent le bureau d'un office HLM pour protester contre
l'expulsion imminente d'une locataire et de ses deux enfants. Interactions
pointues, mais polies, des moments où tout le monde parle en même temps. De
l'humain intégral, sans chrome : on expulse pas comme ça une mère de deux
jeunes enfants.
Dans la page s'affichant, dans le
bas, optez pour l'écran RealPlayer. Vidéo de 17:00...
http://tvbruits.org/spip.php?article340
■ L'extrait
du jour de L'Étau policier, tome 3 - Disons le franchement : les
intolérants sont de fait des inadaptés sociaux qui refusent de composer avec le
pluralisme. Le pire, c'est qu'ils utilisent tous les moyens pour imposer à la
population leur vision pathologique de la vie.
Dans l'extrait du jour, je compare la grande cité à une ogresse s'approchant
dangereusement des frontières de leur presque campagne. Comme leur petite
ville, ou village, se développe, des banlieusards croisent de plus en plus
d'oiseaux de toutes les couleurs et chants. Dans quelques unes de leurs rues le
trafic est plus dense, une couple de nouveaux établissements commerciaux y
surgissent chaque année, la construction domiciliaire bulldoze le sol à
certains endroits, éventre des rues pour la tuyauterie, transporte des
matériaux, cogne du marteau.
Des résidents se retrouvent un beau matin
avec de nouveaux voisins qui ont un peu de blé mais pas leur culture. Des
étrangers élevant parfois trois ou quatre enfants bien vivants et un chien
bâtard qui vient parfois faire sa crotte sur leur beau gazon. Cependant, il y a
bien plus pénible : certains leur sourient, les saluent. Y a-t-il plus
souffrant que de répondre à la convivialité de voisins n'appartenant pas à sa
classe ?
Pour lire gratuitement ces 5 autres pages
du tome 3 : colonne de droite, au sommet, cliquez à l'endroit indiqué.
News du dimanche 23
décembre 2007---------------
■ Travail humanitaire auprès de
sans-abri - En France, une poignée de
bénévoles du GAF et de Médecins du Monde parcourt deux fois par semaine les
rues de Toulouse pour rencontrer des sans-abri, établir des liens avec eux, les
socialiser. Repérer aussi ceux dont l'état de santé se dégrade, les orienter si
besoin vers un établissement médico-social. On les informe également sur les
lieux ouverts : hygiène, soins, hébergement, restauration. Enfin, on les y
accompagne si nécessaire.
Durée vidéo 09:30
http://tvbruits.org/spip.php?article355
Dans ce pays, l'organisme les Enfants de
Don Quichotte ( EDQ ) est actif, dans certaines grandes cités. Ainsi à
Toulouse, en mai 2007, c'était le cinquième mois de lutte pour des sans-abri.
La mairie ( UMP ) voulait les parquer à l'extérieur de la ville, mais elle a
échoué devant une cours de justice. Une vidéo nous montre et fait entendre des
sans-abri, qui campaient, le jour du procès, sur la place du Capitole, devant
le Tribunal de Grande Instance. Ils étaient supportés par l'EDQ et des
citoyens. Le niveau de conscience sociale du citoyen est plus élevé en France qu'au
Québec.
Durée vidéo 12:00
http://www.tvbruits.org/spip.php?article276
Dans la page s'affichant, un peu plus
bas, utilisez le deuxième écran, celui de RealPlayer.
■ Autre témoignage d'un flic français - Pendant qu'en France, le nombre
de témoignages publics de policiers augmente petit à petit, ici au Québec,
aucun flic n'a encore osé parler des innombrables illégalités commises par la
police en civil chaque jour de chaque année. L'Omerta perdure, faut bien penser
à sa carrière, n'est-ce-pas ? Sauf rares exceptions, le policier ne mord jamais
la main de celui qui le nourrit si bien et l'assure du pas-vu-pas-pris.
Notre héros du jour, qui lui ne manque
pas de couilles, s'appelle Erik Blondin. Vingt-trois ans de police et quelques
déboires ne l'ont pas usé, apprend-on. Attaché au service public et aux « valeurs de la République », il dénonce
chaque manquement, quitte à faire cavalier seul. Il ne craint pas non plus de
s'opposer aux intimidations de la hiérarchie.
En 1990, affecté à la brigade de nuit au
bois de Boulogne, il signale les dérives de certains collègues avec les
prostituées. L'affaire est étouffée, lui est sanctionné : mutation à la garde
statique de l'Élysée. Par refus des compromissions à l'oeuvre dans les
syndicats institutionnalisés, il crée, en 1995, le Syndicat de la police
nationale (SPN), mais on lui coupe l'herbe sous le pied : syndicat trop
petit pour être reconnu.
Sa notation va baisser, il sera menacé de
révocation et subira plusieurs blâmes. Ce qui ne l'empêche pas de continuer à
rédiger des tracts cinglants qui en font un abonné aux convocations de
l'Inspection générale des services (IGS). Et même de publier un livre :
Erik Blondin - Le Journal d'un Gardien de la Paix - Éditions La Fabrique.
Vidéo 1, durée 09:04
http://www.dailymotion.com/video/x3mj6c_un-policier-different-
temoigne-cont_politics
Vidéo 2, durée 17:45
http://www.dailymotion.com/video/x3mjk9_un-policier-different-
part2-temoign_news
■ Extrait du jour de L'Étau
Policier, tome 3 - Comme vous devez bien vous en
douter, le premier chapitre Urbanisme
anti-social porte finalement sur la ségrégation spatiale des
vitres cassées, les pauvres. On ne veut surtout pas les avoir comme
concitoyens, encore moins comme voisins. En somme, une forme déguisée d'apartheid :
les vitres cassées sont en quelque sorte des nègres blancs.
Le journaliste Edward Behr raconte qu'à
Los Angeles, l'architecte américain John Jerde a créé le complexe commercial
CityWalk, prolongement des Studios Universal. (Edward Behr - Une Amérique qui fait peur - Éditions Plon) Un ensemble de rues piétonnières, avec restos,
magasins, cinémas. CityWalk est la copie conforme miniaturisée et aseptisée
d'une ville idéale qui n'a jamais vraiment existé que dans l'imagination de son
créateur, constate le journaliste. Un endroit exceptionnellement protégé, nous
dépeint-il, où règne une exclusion indirecte, efficace : parking obligatoire et
cher, pas de transport en commun - 15 minutes de
marche pour s'y rendre et une côte escarpée à monter -, gardes armés en évidence, etc.
CityWalk a déjà ses émules dans d'autres
villes, et même sa base idéologique : l'enclave, microcosme parfaitement
aseptisé, permet de tout contrôler. Il rapporte que ces Cités dans la grande
Cité sont mortes, totalement stériles et artificielles, et qu'il y règne la
peur obsessionnelle de l'étranger, perçu comme colporteur de la violence.
Un extrait du livre à lire
GRATUITEMENT : sommet de la colonne de droite, cliquez à l'endroit
indiqué.
News du samedi 22
décembre 2007---------------
■ Les 11 qui ont recommandé au ministre québécois de la Sécurité
publique Jacques Dupuis l'utilisation du Taser - Ils sont membres du Sous-comité
consultatif permanent en emploi de la force ( SCCPEF ) : 6 policiers (
détenant de facto la majorité des voix : 6 sur 11 ), 3 fonctionnaires du
ministère de la Sécurité publique,1 employé de l'École nationale de la police,
à Nicolet, et 1 employé du Centre anti-poison du Québec. À l'exception de ce
dernier, les 10 autres sont soient policiers ou liés à la loi et à l'ordre.
Aucun spécialiste en matière de droits et
libertés ni de représentants d'organismes luttant contre la brutalité
policière. Les recommandations ont donc été élaborées entre membres d'une même
famille. Dans la liste qui suit leur nom et celui de leur employeur
6 policiers
M. René ALLARD, inspecteur
Service à la communauté - Région Ouest
Service de police de la Ville de Montréal
M. Gilbert AUCLAIR, capitaine
Section planification, recherche et développement stratégique
Service de police de la Ville de Québec
M. Serge LEFEBVRE, inspecteur
Division coordination des opérations
Service de police de Longueuil
M. Danny Mc Connell, capitaine
Surveillance du territoire
Service de police de Sherbrooke
M. Michel VERREAULT, inspecteur
Gendarmerie
Service de la Sûreté municipale de la Ville de Thetford Mines
M. Mario VADNAIS, capitaine
Direction du développement et de la formation
Sûreté du Québec
3 fonctionnaires du ministère de la
Sécurité publique
M. André BERNIER, conseiller
Direction de l'organisation et des pratiques policières
Ministère de la Sécurité publique
M. Mario LUSSIER, conseiller
Direction des affaires autochtones
Ministère de la Sécurité publique
Mme Caroline TANGUAY, M.D., pathologiste
judiciaire
Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale
Ministère de la Sécurité publique
1 employé de l'École nationale de police du
Québec
M. Ronald BÉLANGER, expert-conseil
en emploi de la force
Direction du soutien pédagogique et de la recherche
École nationale de police du Québec
Directeur médical du Centre antipoison du
Québec
M. René BLAIS, M.D., FRCPC, ABMT, directeur médical
Centre antipoison du Québec
■ L'extrait du jour de L'Étau
Policier, tome 3 - Au sein de notre société, deux
mentalités s'opposent : celle du banlieusard versus celle du citadin. Les deux
ne voient pas la cohabitation citoyenne du même oeil. De fait, il s'agit d'un
très vieux conflit. L'histoire le démontre : le citadin, plus libre, vit d'une
façon que le banlieusard n'approuve pas.
Cependant, gardons-nous bien de
généraliser. Tous les banlieusards ne pensent pas de même. Il y en a qui ont
choisi la banlieue parce que les taxes y sont moins élevées qu'en ville.
D'autres pour se rapprocher de leur emploi, de parents ou d'amis ou des raisons
n'ayant absolument rien à voir avec le sujet que nous traitons. Il y a aussi
des banlieusards vivant dans la grande Cité contre leur gré. Certaines de ses
zones grises sont d'anciennes banlieues où ils s'étaient installés pour être plus
près de la campagne que de la Cité. Il existe enfin des citadins n'aimant pas
la Cité, eux sont des banlieusards qui s'ignorent. On peut se demander ce
qu'ils y font, s'ils n'y sont pas heureux.
C'est ce que vous allez découvrir, si
vous ne le savez pas déjà, dans ce premier chapitre du tome 3 intitulé Urbanisme anti-social. Sommet de la
colonne de droite, cliquez à l'endroit indiqué. Bonne lecture !
News du vendredi 21
décembre 2007---------------
■ Nouveau lot de photos
et caricatures - En tout, soixante
photos et caricatures. Sans compter les ARCHIVES-PHOTOS et les
ARCHIVES-CARICATURES, au sommet des colonnes PHOTOS et CARICATURES. Suffit de
cliquer dessus pour avoir accès à plusieurs autres. À voir sans faute en
cliquant sur le flash LIBERTÉS ICI. Si vous en avez à me suggérer, n'hésitez pas une seconde, CONTACTEZ MOI.
■ Pas de racisme,
ici... - ... seulement deux
hommes, un Noir et un Blanc, unissant leur talent pour notre plus grand
plaisir : James Brown et Pavarotti... It's a Man's Wolrd !
http://www.youtube.com/watch?v=VCIyzNISw1Q
■ Le Québec, la
province la plus surveillée au Canada? - Au Québec,
serions-nous doués en matière d'écorniflage et de délation? Semble bien, si
l'on se fit à ce qui suit... Selon une étude menée en 2001 par Jean Trudelle,
professeur de physique au Cégep d'Ahuntskic, à Montréal, dans cette institution
le taux de réussite moyen des 20 programmes de formation technique les plus
fréquentés au Québec n'est que de 26% au bout de trois ans, et de 50% au bout
de cinq. (Silvia Galipeau - La Presse du 12
janvier 2002) En technique policière, par contre, ce taux... grimpe à 62,2% en
trois ans, et à 78,1% en cinq. Alors qu'à l'autre bout de l'échelle, en
électronique, il atteint à peine les 13,4% en trois ans et les 35,5% en cinq.
Pourquoi les étudiants en
technique policière réussissent-ils mieux que les autres? La question ne lui a
pas été posée. Il aurait été intéressant d'établir des comparaisons avec
d'autres provinces, d'autres pays. Notons que, en juillet 2006, l'École
nationale de police du Québec, situé à Nicolet, ne produisait pas suffisamment
de diplômés pour répondre à la demande des corps policiers. (Anabelle Nicoud
et Jean-Paul Charbonneau - La Presse du 3 juillet 2006) La pénurie serait notamment attribuable à
l'application de nouvelles lois et au resserrement de la sécurité face à la
menace terroriste... L'un des rares métiers où le chômage atteint le point zéro.
C'est l'un des sujets que
j'aborde dans l'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 2. Lisez le
gratuitement en cliquant à l'endroit indiqué, au sommet de la colonne de
droite. Demain, nous passerons au tome 3 du livre. Vous pourrez le lire au
complet GRATUITEMENT, au rythme de 5 pages chaque jour.
■ Malik Oussekine - Un reggae interprété par Aklid
Akli, Berbère algérien, rappelant la mort de Malik Oussekine, tué à coups de
matraques par trois policiers, à la fin de 1986. (Nathalie Prévost - La mort
indigne de Malik Oussekine - Éditions Bernard Barrault)
La journaliste Nathalie Prévost, qui a
écrit un livre sur cette tragédie, raconte... 1h du matin, dans une petite
rue près du Quartier Latin, à Paris, des étudiants manifestent contre le projet
de réforme de l'enseignement supérieur. Pasqua, ministre de l'Intérieur sous le
gouvernement Chirac, fait intervenir la compagnie de motocyclistes de la
préfecture de Paris, une unité brutale et violente. Quarante motos surgissant
dans la nuit en formation serrée, moteur hurlant, chevauchée chacune par deux
athlètes casqués, cagoulés et bardés de cuir, dont l'un, le passager, brandit
une matraque. Malik n'en survivra pas.
http://www.dailymotion.com/video/xppx8_akli-d-malik-live-evreux-fr_music
News du jeudi 20
décembre 2007---------------
■ Le ministre québécois Jacques Dupuis porte deux
chapeaux - Depuis le 18 avril
2007, le député Jacques Dupuis, du gouvernement libéral de Jean Charest, cumule
les fonctions de ministre de la Justice et de ministre de la Sécurité publique.
Deux postes incompatibles. À la Justice, les avocats de la Couronne
relèvent de son autorité. À la Sécurité publique, les corps policiers relèvent
également de son autorité.
Lorsqu'un policier commet un acte criminel dans
l'exercice de ses fonctions, l'avocat de la Couronne l'inculpe et le traduit
devant une cour de justice. Il est arrivé souvent dans le passé des cas où
l'acquittement avait créé quelques remous au sein de la société. Pour éviter
tout soupçon d'intervention du politique en la matière, un ministre ne peut
être à la fois juge et parti.
■ Taser: la Ligue québécoise des
droits toujours inquiète - La Ligue québécoise des droits et
libertés (LDL) réaffirme la nécessité d'imposer un moratoire quant à
l'utilisation du taser par les forces policières. «Ni le ministre (libéral de la Sécurité
publique Jacques P. Dupuis) et ni le
rapport (qu'il a
commandé) ne donnent de restrictions
satisfaisantes quant à l'usage du taser», déplore M. Dominique
Peschard, président de la LDL. «L'emploi
du taser demeure à la discrétion de l'agent-e de police et l'absence de
restrictions fermes risque d'ouvrir à nouveau la porte aux abus constatés ces
dernières années», précise-t-il.
Il rappelle qu'en novembre 2007, le
Comité contre la Torture de l'ONU s'inquiétait de ce que l'usage du taser «provoque une douleur aigüe, constituant une forme de
torture, et que dans certains cas, il peut même causer la mort, ainsi que l'ont
révélé des études fiables et des faits récents survenus dans la pratique». Ce comité invite que l'on envisage de renoncer à l'usage des armes
électriques.
Le 7 décembre dernier, signale enfin le
président Peschard, une coalition demandait au gouvernement du Québec de
décréter un moratoire immédiat de l'utilisation du taser. La composition
du comité, qui a rendu le rapport, y était également critiqué, car pas assez
représentatif de la population du Québec et ni assez indépendant des forces
policières. Outre de la LDL, cette coalition est formée d'Amnistie
Internationale, de la Ligue des noirs du Québec, des conseillers (municipaux)
de Côte-des-Neiges/Notre-Dame-de Grâce, Marvin Rotrand et Warren Allmand (ex-solliciteur général du Canada), de la conseillère Dida Berku, de la Ville
de Côte-Saint-Luc, du Nouveau Parti Démocratique et du Parti québécois.
■ Bon débat télé sur la police... - ...en France, pas ici. Dans nos
télévisions québécoises, on n'en débat que rarement, ou si peu que ça ne vaut
pas la peine d'en parler. En France, les débats sur les méthodes policières
sont courants, ici c'est le silence total. On dirait que les journalistes ont
peur de s'en prendre à la police, de remettre en question par exemple la pseudo
police communautaire (ou de quartier ou de proximité), à moins que ce ne soit
leur employeur qui s'y refuse. Manque de courage de la part de nos journalistes? Pensent-ils plus à leur carrière qu'à la démocratie ? Sont-ils devenus de
gentils caniches de salon?
À titre d'exemple à ne pas imiter, non
seulement les médias québécois, incluant les journalistes, n'ont pas parlé de
mes livres L'Étau Policier, tomes 1, 2 et 3, mais en plus les sujets que j'y
aborde, et qui sont si importants pour l'avenir de notre démocratie, ils n'en
ont jamais traités. J'ai l'impression de vivre sur une autre planète
qu'eux.
Durée 19:38
http://www.dailymotion.com/video/x3oa8r_jeunes-contre-policiers-
avec-fogiel_politics
■ L'extrait du jour de L'Étau
Policier, tome 2 - J'y traite de l'espionnite
généralisée dans l'espace public, de citoyens délateurs à l'année longue... À ce
chapitre, il existe un cas fameux : l'escouade cycliste de prévention de
Jeunesse au Soleil composée de jeunes adultes idéologisés à l'ordre et au
conformisme. Sid Stevens et Tommy Kulczyk, les deux piliers de l'organisme sans
but lucratif, sont très impliqués idéologiquement.
Dans le cadre d'un programme de prévention,
qu'ils ont mis au point avec la police de l'île de Montréal, ils fournissent à
celle-ci de jeunes cyclistes pour patrouiller dans des parcs et des cours
d'école en certains endroits du territoire de la Ville de Montréal. On les a
munis de cellulaires et de walkies-talkies. Leur mission consiste à lui
rapporter tout comportement délinquant ou « déviant
». La délinquance est un crime, la « déviance » n'en est pas un, parce qu'il s'agit de comportements politiquement
incorrects, entre autres.
Des gens généreux, voyez-vous, sacrifiant
bénévolement leurs moments de loisirs pour faire de la prévention et protéger
les personnes âgées, protéger les femmes, protéger les jeunes, etc. Comprenez
? Politiquement, la police évite
d'officialiser l'utilisation de simples citoyens dans des activités de
patrouille, cela pourrait susciter des réactions négatives, sinon agressives,
de la part de ceux n'appréciant pas la présence de ces écornifleurs.
News du mercredi 19
décembre 2007---------------
■ Taser : Québec donne le feu vert - De
nouvelles directives viennent d'être émises à l'intention des policiers qui
sont appelés à utiliser un dispositif à impulsions Taser, a annoncé mercredi le
ministre libéral de la Sécurité publique, Jacques Dupuis.
Lire l'article sur
Cyberpresse
http://www.cyberpresse.ca/article/20071219/CPACTUALITES
/71219175/6488/CPACTUALITES
■ Extrait du jour de L'Étau
Policier, tome 2 - Pour y avoir accès gratuitement,
sommet de la colonne de droite, cliquer à l'endroit indiqué.
Dans ce dernier chapitre, je traite des
dégâts sociétaux attribuables à la pseudo police communautaire (ou de quartier
ou de proximité) et à ses collabos, plus explicitement du tissu social délabré
qui est désormais le nôtre. Urgent que le pouvoir sache ce qu'est une société
et comment ça marche.
Selon le sociologue Morin, les seuls
vrais rapports humains sont ceux de personne à personne, et, si elle la vaut,
aucune morale abstraite supérieure ne prévaut contre la morale concrète pour
les gens qu'on aime et qu'on aide. (Edgar Morin - Pour sortir du vingtième siècle - Éditions
Fernand Nathan) « (...) Il y a là une vérité qu'il faut d'autant moins
oublier que nous sommes soumis aux devoirs généraux abstraits émanant de la
société, et que nous sommes menacés par l'horrible devoir d'État qu'imposèrent
les polices stalinienne et nazie, de dénoncer le fils, le père et le frère. La
morale sociale abstraite, fondée sur la négation de tous liens concrets,
devient par là l'antimorale, et il est aujourd'hui d'importance vitale non
seulement éthique, mais politique, de maintenir le privilège de la relation
concrète.»
News du mardi 18 décembre
2007---------------
■ Extrait
du jour de L'Étau policier, tome 2 - Peut-on
établir un lien entre la pseudo police communautaire ( ou de quartier ou de
proximité ) et le maccarthysme ? Oui, et un lien solide. Dans l'extrait du
jour, j'en traite : lisez le, en cliquant à l'endroit indiqué, au sommet
de la colonne de droite.
D'après le
constitutionnaliste américain Ackerman, McCarthy restera dans les annales de la
république comme un démagogue sans succès, dont les tonitruants appels au
peuple se révélèrent, au banc d'essai, incapable de rallier l'engagement
populaire profond et durable qu'exige une transformation légitime des valeurs
fondamentales. (Bruce Ackerman - Au nom du peuple
- Éditions Calmann-Lévy, 1998) Dans sa croisade, il
jouissait de l'appuie du Sénat mais il s'est révélé incapable de vaincre la
résistance institutionnelle du Congrès et de la présidence.
Ackerman est d'avis
que ce sont les efforts déployés pour élargir ses appuis qui ont provoqué sa
chute. Lentement, certaines des atteintes les plus sérieuses aux valeurs
constitutionnelles et traditionnelles ont été réparées au cours de la
génération suivante, mais sans vraiment recoller tous les morceaux de ces vies
qui avaient été saccagées. McCarty prétendait parler au nom du peuple.
L'histoire se répète. De nos jours,
pouvoir et police se réclament aussi du soutient de la population. Leurs
efforts déployés pour aller chercher l'adhésion citoyenne au concept de la
pseudo police communautaire a eu pour effet de rendre plus visible le véritable
rôle de cette dernière, et de lui faire perdre sa légitimité. De la même façon
que le maccarthysme perdit la sienne. On finit toujours par voir la démesure à
travers le brouillard idéologique. La prévention de la criminalité a remplacé
les autres orthodoxies, dont le communisme et le catholicisme.
Ce n'est pas le crime qui menace le plus
la Société civile, mais l'acharnement que mettent police et pouvoir, sans
omettre les collabos, à vicier l'osmose entre citoyens. L'écrivain brésilien
Coelho dit que le plus grand péché de l'humanité est l'incommunicabilité, la
solitude ni recherchée ni aimée, le moment où nous oublions que nous devons
être les miroirs les uns des autres. (Juan Arias - Conversations avec Paulo Coelho - Éditions
Anne Carrière, 1999 pour la version française) Tout ce qui facilite la
rencontre et la communication entre nous contribue en définitive à nous rendre
moins inhumains et plus solidaires.
News du lundi 17 décembre
2007---------------
■ Taser : le
revolver aussi populaire qu'avant - Des spécialistes
avancent qu'en dépit des affirmations de politiciens et de certains services de
police voulant que l'utilisation du Taser permettrait de sauver des vies en
prévenant des fusillades, ce pistolet à impulsion électrique, dont se servent
de plus en plus de forces policières, n'a jamais été perçu comme une solution
de rechange aux armes traditionnelles.
Lisez cet article du
journaliste Steve Lambert, de la Presse canadienne...
http://www.cyberpresse.ca/article/20071216/CPACTUALITES
/71216041/1019/CPACTUALITES
■ L'extrait du jour de L'Étau
Policier, tome 2 - Nous continuons de développer le
thème relatif au tissu social, pour en lire la suite : allez au sommet de
la colonne de droite et cliquez à l'endroit indiqué.
L'espionnite, quand vous en êtes
conscient, est un vrai poison dans les relations humaines, aussi dévastateur
sur le plan social qu'une mine antipersonnel l'est au plan physique, pouvant
vous amputer les jambes en moins de deux. Le citoyen-mouchard s'exposant
lui-même à être mouchardé par un voisin, même un ami, grande gueule sympa mais
incapable de garder une confidence anodine, racontant tout à tout le monde,
sans intentions malveillantes. On appelle ça un panier percé. N'oublions pas
que la police s'intéresse à tout renseignement concernant chaque citoyen. Quant
à collaborer avec elle, certains doivent faire rapidement l'équation : si je
peux lui rapporter des choses concernant des membres de mon entourage ou de
simples connaissances logique qu'eux aussi puissent faire de même.
Petit épicier, dépanneur, restaurateur,
pharmacien, libraire, coiffeur, chauffeur de taxi, etc. jouent un rôle vital en
matière de socialité dans un îlot de maisons, une rue, un quartier. Quand un
citoyen fréquente régulièrement un petit commerce du genre, des liens se créent
entre lui et le proprio et ses employés. À la longue l'un et l'autre se font
mutuellement confiance, jasent d'un peu de tout, s'entraident aussi lorsque
l'occasion se présente. En ces temps où Big Brother et Big Sister triomphent
partout, car tout le monde leur ouvre les bras pour les accueillir, peut-on
encore se permettre de tout leur dire ?
News du dimanche 16
décembre 2007---------------
■ Jackpot pour les
Dalton, avec Lucky Luke - Bon, reposons-nous un
peu les méninges... Je vous propose un épisode
du... Far West, en... français. Au pénitencier, Averell frôle le génie après
avoir été frappé par la foudre. Accomplissant de réels exploits devant ses
frères, il devient le nouveau chef des Dalton et décide
d'attaquer Fort Knox, la réserve d'or des États-Unis. Lucky Luke n'est pas au
bout de ses peines. Mais quand Rantanplan est frappé à son tour par la foudre
et devient le plus fin des limiers, Lucky Luke comprend tout... Durée
22 :58
http://video.google.fr/videoplay?docid=2468138834040774976
■ Métier
journaliste, pas toujours facile... - ...cela dépendant des sujets dont
on traite. Prenons l'exemple du journaliste français Guillaume Dasquié. Il a eu
accès à des dossiers confidentiels portant sur les événements du 11 septembre
2001, aux USA. En avril 2007, six policiers de la Direction de la surveillance
du territoire français (DST) ont effectué une perquisition à son domicile, à
Paris. Il a été mis en garde à vue pendant 40 heures, soupçonné d'avoir
divulgué des éléments provenant de rapports de la Direction générale de la
sécurité extérieure (DGSE).
Peu après sa libération, il avait déclaré
sur France Inter être absolument outré : «La mise en garde à vue a consisté pour l'essentiel à porter atteinte à
un droit sacro-saint des journalistes, c'est-à-dire à me contraindre à
divulguer mes sources». S'adressant à la ministre française de
l'Intérieur et ex-ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, il écrit : «Je pensais exercer un métier, vous m'avez démontré
que c'est un sacerdoce. Grâce à vous, une détermination nouvelle désormais me
conduit».
Selon Dasquié, «le journaliste participe à nourrir l'esprit critique
des citoyens éclairés. Et à ce titre, il représente un gage de sécurité plus
important, plus fondamental encore, que tous les pelotons de la DST réunis». Le journalisme d'investigation spécialisé sur la raison d'État constitue à
ses yeux «un garde-fou indispensable pour
notre démocratie».
PS : Au Canada, ce n'est pas mieux.
Personnellement, j'en sais quelque chose. Mon enquête sur la police en civil au
Québec, la rédaction de mes trois livres, mes nombreuses démarches pour les
faire publier, les refus essuyés les uns après les autres ( sujet trop chaud ),
ma décision d'ouvrir mon site www.etaupolicier.com,
tout cela s'est étalé sur près de 10 années.
La police, et particulièrement la
Sûreté du Québec, n'a jamais cessé de me filer, de m'infiltrer, de me
déstabiliser psychologiquement, de me harceler même à mon domicile : dans l'édifice où je demeure, à Lac
Bouchette, près d'une voie ferrée, trois des appartements, mitoyens au mien,
sont occupés par des flics. Oui, des flics en civil déguisés en locataires. Ils
utilisent cet alibi pour empiéter clandestinement et illégalement mon espace
privé.
Tout cela dit, écoutons la vidéo où le
journaliste Dasquié témoigne : durée : 17:41
http://www.dailymotion.com/video/x3ph2f_journaliste-menace-
de-prison-dasqui_news
■ Est-ce bien important le tissu
social? - C'est le thème que j'aborde
aujourd'hui dans l'extrait de L'Étau Policier, tome 2 : vous pouvez le
lire gratuitement en cliquant à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de
droite.
On visualise un peu mieux les effets de
l'écorniflage, du commérage, du mouchardage et de la télésurveillance dans un
pâté de maisons, une rue, un quartier quand on transpose ce climat de suspicion
en milieu de travail. Qui aimerait être à l'emploi d'une entreprise où il y a
des caméras et des micros cachés, où l'employé ne peut exprimer le fond de sa
pensée à un collègue de travail sans que la direction ne le sache? Qu'elle
soit au courant de ce qu'il fait certains soirs et jours de congé : sa
fréquentation d'un bar de danseuses nues où il va se rincer l'oeil ou encore
d'un motel où il passe à l'occasion une demi heure avec une hôtesse des petites
annonces classées ? Au courant aussi de ses conflits familiaux, de sa situation
financière, des commérages que des voisins colportent à son sujet ou de sa
famille ?
Dans un climat du genre, cet employé se
méfierait-il de ses collègues de travail ou réduirait-il au strict minimum sa
communication avec eux ? Sans en généraliser la pratique, on sait que l'un des
rôles du gardien de sécurité consiste à procéder à des vérifications du personnel
de l'entreprise (Martine Fourcaudot et Lionel Prévost - Prévention de la criminalité et relations
communautaires - Éditions Modulo) : examen de la
situation financière et familiale, évaluation de la loyauté et de l'honnêteté,
identification des problèmes de comportements, de tension, etc.
Dans un village, une ville où les
citoyens se méfient des autres, on peut parler d'un tissu social délabré. La
pseudo police communautaire et ses collabos contribuent pour beaucoup à son
délabrement. Ce n'est qu'un volet de ce que je traite aujourd'hui. D'autres
pages portant sur le même sujet viendront s'y ajouter au cours des prochains
jours.
News du samedi 15
décembre 2007---------------
■ Un proche du
gouvernement Harper lobbyiste pour Taser!!! - Un stratège électoral
conservateur et ancien conseiller aussi bien du premier ministre Stephen Harper
que du ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day, a été embauché comme
lobbyiste par Taser International quand l'utilisation de ces pistolets
électriques a commencé à faire l'objet d'un examen serré.
Ouf ! Sue Bailey, de la Presse
canadienne, vient de nous sortir là un de ces scoops ! Lisez la suite ici, sur
Cyberpresse :
http://www.cyberpresse.ca/article/20071214/CPACTUALITES/
71214189/1019/C
■ Gestion de la police,
dont la GRC - Le Groupe de travail
sur la gouvernance et le changement culturel à la Gendarmerie royale du Canada
( GRC ) a recommandé, hier vendredi, d'importants changements à la structure,
l'indépendance et la surveillance du service de police fédérale.
Lire la suite de l'article dans
Cyberpresse :
http://www.cyberpresse.ca/article/20071214/CPACTUALITES/7121420
4/6730/CPACTUALITES
Pour le moment, je me limite à
ce seul commentaire. L'autonomie policière, que ce soit celle de la GRC, de la
Sûreté du Québec ou de n'importe corps policier de la planète, n'est absolument
pas souhaitable. Parallèlement, dans aucun cas, le pouvoir politique ( incluant
le ministre de l'intérieur ou de la Sécurité publique ) ne doit, ni de près ni
de loin, intervenir dans les activités policières. Son rôle est de légiférer. Si
des lois y produisent des effets imprévus, il doit les amender.
La police doit relever d'un Conseil de contrôle
permanent détenant tous les pouvoirs et composé de citoyens aguerris en matière
de tactiques policières et de droits et libertés. Et doté d'une ligne
téléphonique sans frais et sécurisée, que le citoyen, et même le policier,
utilisera lorsqu'il sera victime ou témoin d'une atteinte aux droits.
Si on prend le cas de la GRC, son commissaire doit
relever du Conseil de contrôle permanent. Il n'y a pas de demi solution
possible en ce domaine, c'est tout ou rien. L'avenir de notre démocratie est
trop important pour la laisser entre les mains de la police, quelle qu'elle
soit. Cela dit, la GRC n'est pas pire ni mieux que les autres corps policiers du
monde occidental.
■ L'extrait
d'aujourd'hui de L'Étau Policier, tome 2 - Le cancer du poumon, attribuable
seulement à la cigarette ? D'après la
Société canadienne du cancer, dans 80% des cas, oui. Depuis des années, toutes
ses campagnes de prévention sont axées là-dessus, pas un mot sur la pollution
de l'air et les nombreux produits chimiques sur le marché.
Le dossier environnemental est très lourd. Selon le
Dr Rick Smith, de Défense environnementale, groupe voué à la protection de
l'environnement et la santé, se référant à une étude effectuée par son
organisme, les citoyens canadiens sont empoissonnés quotidiennement par une
multitude de produits toxiques, vivent dans une « soupe chimique » qui met leur santé
en danger. La pollution est si grande que les enfants ont davantage de produits
toxiques en eux que leurs parents, dont des BPC. Personne n'y échappe, seul le
niveau de contamination varie. En septembre 2006, le Canada complétait son
étude portant sur des milliers de produits chimiques dont la toxicité n'avait
jamais été... évaluée. (François Cardinal - La Presse du 14 septembre 2006)
Des experts ont établi la quantité de ces
produits toxiques, mais pas de tous, loin de là, que l'on peut inhaler à plein
poumons, ou consommer, sans danger. Cependant, on parle peu des effets combinés
de toutes ces petites quantités, ces fameuses parties par million (PPM). Et l'effet de serre, lié à la fumée de la cigarette ? L'usage du tabac
est sans doute l'équivalent d'un sport extrême. Il y a eu, il y a, il y aura
toujours des citoyens préférant, consciemment ou non, vivre dangereusement et
moins longtemps. Et cette "déviance" se braque quand le pouvoir, au lieu de
convaincre, impose ses Oukases. Et le Canada n'est pas un cas unique.
Pour tout savoir à ce sujet, et sur bien
d'autres sujets connexes : sommet de la colonne de droite, sous
GRATUITEMENT LISEZ L'ÉTAU POLICIER, cliquez à l'endroit indiqué.
News du vendredi 14
décembre 2007---------------
■ Adresse mail «spécialisée dans la délation» - En France, la police du Var a
renoncé au signalement de délits par e-mail. Cette initiative permettait aux citoyens de signaler des infractions
par écrit. Cependant, elle ouvrait la porte à bien d'autres renseignements
n'ayant rien à voir avec la criminalité, tout à voir avec Big Brother et Big
Sister : la délation à l'année longue sur tout un chacun. Remarquez, c'est
ce que fait déjà admirablement bien la pseudo police communautaire ou de
quartier, qui encourage la moitié des citoyens à surveiller l'autre moitié, et
inversement. Tout le monde à la fenêtre, quoi ! Plus personne n'ayant confiance
à personne. Charcuté par la police et ses collabos, notre tissu social est en
lambeaux.
Lire l'article de 01net :
http://www.01net.com/editorial/366229/la-police-du-var-renonce-au-
signalement-de-delits-par-e-mail/
■ Abolition de la peine de mort - Le New Jersey a aboli la peine de
mort. Il devient ainsi le 14ième États des USA à ne plus y recourir, 36
l'autorisant encore. Je pense que cela mérite d'être signalé. Voir la vidéo de
linternaute :
http://www.linternaute.com/video/actualite/95380/le-new-jersey-
abolit-la-peine-de-mort/
Lire l'article de linternaute, pour
davantage de détails :
http://www.linternaute.com/actualite/depeche/afp/22/438321
/le_new_jersey_abolit_la_peine_de_mort_premier_etat_a_le_faire_par_
un_vote_en_40_ans.shtml
■ Visite à l'École
nationale de police du Québec - Rapide tour d'horizon
institutionnel de 6:40. On n'y parle pas des droits et libertés : je
comprends qu'on ne peut tout dire en si peu de temps. J'imagine qu'on doit en
informer les futurs policiers la fréquentant. Je me pose tout de même quelques
questions.
Comment expliquer que dans
l'underground policier (le monde de la police en civil), québécois ou autres,
ces droits ne sont pas respectés? Je n'arrive pas à croire qu'une école de
police enseignerait comment y porter atteintes. Alors qui s'occupe de cette
formation? Le supérieur du subalterne policier? Que fait l'État pour
s'assurer que la formation institutionnelle et clandestine soit conforme à la
démocratie?
À l'époque où je ne m'y
connaissais pas beaucoup en matière policière, j'ai souvent entendu dire que la
police est un mal nécessaire. Maintenant que j'ai compris ce qui se passe, j'ai
ce point d'interrogation qui n'arrête pas de flasher dans ma tête :
voulait-on dire que l'atteinte aux droits est un mal nécessaire?
http://video.google.fr/videoplay?docid=3683224394759690448&q
=policier&total=102&start=30&num=10&so=0&type=search&plindex=1
Si cette adresse ne fonctionne
pas correctement, allez à cette autre. Dans la page s'affichant, vous verrez
ÉCOLE NATIONALE DE POLICE DU QUÉBEC. Sous ce paragraphe, cliquez sur VISIONNER
LA VIDEO ICI.
http://video.google.fr/videosearch?q=policier&docid=-
369950659006551410&num=10&so=0&start=30
PS : Je traite de sujets chauds,
alors normal que je me heurte à certains obstacles, n'est-ce-pas ?
■ L'extrait
d'aujourd'hui de L'Étau Policier, tome 2 - Dans
cet extrait, j'élargis le champ de l'intervention gouvernementale, en intégrant
aux vitres cassées les citoyens gagnant décemment leur vie et les bien nantis.
Ces gens ont tendance à se désintéresser du sort réservé aux pauvres. Ne vivant
pas ces problèmes, ils se croient à l'abri de la répression politicienne et
policière. Ils se trompent parce que quand le pouvoir traite les pauvres ainsi
qu'il le fait, généralement il transpose son approche à l'ensemble de la
Société civile. Seuls les champs d'interventions diffèrent. L'État devenu ogre,
a toujours un petit creux en quelque part dans l'estomac.
Ainsi, de nos jours, selon Rosanvallon,
on raisonne en termes de coût et d'efficacité et non de conversion personnelle.
(Pierre Rosanvallon - La nouvelle question sociale - Éditions du Seuil) C'est de plus en plus en
invoquant des impératifs collectifs que l'on entend maintenant régir le
comportement des individus. C'est au nom d'une maîtrise des dépenses de
sécurité sociale que nous risquons aussi de glisser demain vers une société «hygiéniquement correcte» où l'usage du
tabac et de l'alcool serait pénalisé, craint-il.
Éventuellement, on peut penser
que les obsédés de la pureté iront plus loin, comme le prédit d'ailleurs
Rosanvallon. Pourquoi ne pas ensuite aller jusqu'au contrôle de l'alimentation
puisque la nature de celle-ci est un facteur fondamental de santé? Cette
question n'est pas superficielle non plus.
Peu importe le
pays, le pouvoir, quand il veut intervenir dans la vie des citoyens, les
désigne toujours comme les «champions»
de quelque chose. Il les stigmatise publiquement afin de se donner une plus
grande marge de manoeuvre et appliquer ses mesures extrémistes, charcutantes.
Disons un grand "Oui" à la
prévention civilisée, et un grand "Non" à l'ostracisme et à l'obligation, le cas échéant.
Pour tout savoir à
ce sujet, et sur bien d'autres sujets connexes : sommet de la colonne de
droite, sous GRATUITEMENT LISEZ L'ÉTAU POLICIER, cliquez à l'endroit indiqué.
News du jeudi 13 décembre
2007---------------
■ Destination Tunisie - Rien de mieux que d'aller voir ce
qui se passe dans d'autres pays pour mieux saisir la menace planant au-dessus
de nos têtes. Oui, c'est pire ailleurs ! Mais pour éviter qu'ici, ça devienne
comme ailleurs, on doit reconquérir les libertés qu'on a perdues et en
développer de nouvelles. Une démocratie en recul menace ce que nous avons
réussi jusqu'à présent à sauvegarder tant bien que mal. Si nous n'agissons pas,
la droite et les technologies de l'information vont bouffer ce qui nous reste.
Durée vidéo 35:19
http://video.google.fr/videoplay?docid=-6096337261867986916&q=
policier&total=33&start=0&num=
10&so=0&type=search&plindex=4
■ Agression musclée - Au début de l'année 2007,
un Noir, 64 ans, tabassé par des flics en uniforme de la Nouvelle Orléans. Cela
arrive régulièrement partout dans le monde. Si ceux portant l'uniforme se le
permettent, même en présence de témoins, imaginez ce que ce doit être dans
l'underground policier, là où les flics ne portent pas l'uniforme. En près de
40 ans de journalisme, je n'ai jamais entendu parler d'un seul cas où un flics
en civil a été accusé et condamné pour agression physique légère ou grave... ou
meurtre. J'ai beau fouiller dans ma tête, j'en trouve pas. Ça donne froid dans
le dos !
http://video.google.fr/videoplay?docid=-576772680705987149&q=
policier&total=37&start=20&num=10&so=0&type=search&plindex=5
■ Les organismes sociaux tenus en
laisse... - ...par les subventions
gouvernementales. Aujourd'hui, c'est le sujet dont je traite dans l'extrait de
L'Étau Policier, tome 2, que vous pouvez lire en cliquant à l'endroit indiqué,
au sommet la colonne de droite, sous GRATUITEMENT LISEZ L'ÉTAU POLICIER.
Importants, les organismes sociaux?
Ghislaine Théorêt, la directrice bénévole du Garde-Manger Pour Tous, organisme
servant des repas aux écoliers défavorisés du sud-ouest de Montréal, répondra à
cette question (Philippe Cantin - La Presse du 23
décembre 1998) : «Pour les
gouvernements, un organisme comme le nôtre permet de cacher sous la couverture
de graves problèmes sociaux. On représente une arme à deux tranchants. En
aidant les plus pauvres, on évite à nos élus de penser à des solutions à long
terme». Ce contexte, qu'elle décrit en trois courtes phrases,
explique on ne peut mieux de quoi il s'agit. On comprend aussi pourquoi le
pouvoir a peur de l'osmose, d'où l'omniprésence de sa police en civil dans ces
milieux.
Je cite quelques cas où le gouvernement du
Québec a coupé ou réduit considérablement ses subventions à des organismes qui
avaient osé dénoncer certaines de ses politiques. Ainsi, la Ligue québécoise
des droits et libertés qui, il y a quelques années, avait vu sa subvention
réduite radicalement parce qu'elle s'était ouvertement opposée à un projet de
réforme de l'aide juridique du ministère québécois de la Justice.
Malheureusement, ce témoin n'a pas identifié
le ministre et le parti politique auquel il appartenait. Réduire la subvention
à cette ligue chargée de protéger les droits et libertés des citoyens, ce n'est
tout de même pas rien. Décidément, rien n'arrête ce genre de personnes que la
population élit au pinacle du pouvoir! Mais enfin pour qui se prennent-ils?
News du mercredi 12
décembre 2007---------------
■ Ce qu'il y a de plus
tragique... - ...dans l'utilisation du
Taser, c'est que le citoyen atteint d'une décharge de 50 000 volts tombe
par terre, se recroqueville, roule d'un côté, roule de l'autre, essaie de se
lever sans y parvenir, bouge les bras sans arrêt, crie de douleur. Pendant ce
temps, la police, qui essaie de l'immobiliser sans y parvenir, interprète cette
grande agitation comme de la révolte, de la résistance et lui en administre une
autre décharge pour qu'il se calme.
J'ai visionné plusieurs vidéos
portant sur le Taser. J'ai remarqué que souvent la police lui dit et répète
sans arrêt et d'une voix forte de se calmer, alors que la victime ne peut pas,
la douleur du Taser l'en empêche. Peut-on exiger de quelqu'un qui a un fer rouge
plaqué dans le dos d'arrêter de bouger ?
Police insensible, inhumaine,
indigne de l'uniforme qu'elle porte ! On peut dire de même des élus
favorisant cette arme. À moins qu'ils aient peur de la police, ce
qui ne m'étonnerait pas. À son égard, ils se sont toujours comportés
comme de vraies poules mouillées. À ma connaissance, un seul chef
d'État de l'Occident a osé mettre la police au pas : le président François
Mitterrand de la France, au début de son premier septennat. Mais ça n'a pas
duré parce qu'il n'avait pas prévu, entre autres, un conseil de contrôle
indépendant du pouvoir et de la police : chassez le naturel et il revient au
galop. J'en traite dans le tome 1 de mon livre L'Étau policier.
■ Caricature du jour! - Son auteur crée le
contexte et les personnages sous nos yeux, au son d'une chanson appropriée. À
la fois coloré et innovateur. Le thème ? Vous en avez probablement une
petite idée.
http://video.google.fr/videoplay?docid=509594007220934182
6&q=policier&total=41&start=10&num=10&so=0&type=search&plindex=0
■ L'aide alimentaire aux pauvres
sous surveillance policière - Aujourd'hui, dans l'extrait de
L'Étau policier, tome 2, que je publie sur ce site, vous apprendrez qu'au
Magasin Partage, entre autres organismes sans but lucratif de l'île de
Montréal, des policiers et policières veillent à ce que les clients réguliers
ne développent pas une dépendance vis-à-vis... l'aide alimentaire.
Préoccupant, pour le moins. D'autant plus
que Normandeau et Leighton prévoyaient, dans leur document de 1990, que les
policiers s'intégreront davantage à la vie sociale et politique des
collectivités locales, en tant que membres. (André Normandeau et Barry
Leighton - Une vision de l'avenir de la police au Canada :
Police-défi 2000 - Direction de la police et de la
sécurité, Secrétariat du Ministère du Solliciteur général du Canada, 1990)
Leur participation ne sera limitée que lorsqu'il y aura conflit d'intérêts
direct avec leurs activités policières, écrivaient-ils. Les flics en uniforme "
oeuvrant " en milieu communautaire et appliquant la tolérance zéro vis-à-vis la
dépendance alimentaire du pauvre ont déjà les deux pieds dans le conflit
d'intérêts. Sans compter les civils, invisibles ceux-là.
Lorraine Doucet,
coordonnatrice du Phare, un organisme communautaire implanté dans l'est de la
Ville de Montréal, parmi les HLM Marie-Victorin, ne croit pas qu'il s'y trouve
des fraudeurs et des profiteurs. «Loin
d'abuser, les gens sont souvent mal à l'aise de réclamer un panier de Noël ou
un repas chaud», a-t-elle constaté. (Martha Gagnon - La Presse du 14 décembre 2001) Elle insiste pour
dire qu'elle travaille avec «des
familles et pas avec des facteurs de risque». Une expression,
souvent utilisée par des technocrates, dont elle a horreur. «Notre action est avant tout basée sur le respect. On
ne juge personne. Arrêtons de chercher des fraudeurs et des profiteurs. S'il y
en a ici, croyez-moi, ils sont rares. Peut-être sont-ils plus nombreux dans les
grosses multinationales.»
Dans un autre chapitre,
nous avons parlé de ces dernières. Les nombreux scandales financiers en milieu
boursier démontrent amplement que des entreprises ne sont pas blanches
comme neige, et loin s'en faut. Et que la police municipale et provinciale n'y
intervient pas, préfèrant lutter notamment contre la... dépendance alimentaire
des pauvres. Le monde à l'envers, quoi !
Pour lire cet extrait,
allez au sommet de la colonne de droite, sous GRATUITEMENT LISEZ L'ÉTAU
POLICIER, et cliquez à l'endroit indiqué.
■ Taser : la
Gendarmerie Royale du Canada va de l'avant - Le patron de la
Gendarmerie royale du Canada (GRC), William Elliott, affirme ne pas voir
l'utilité d'un moratoire sur l'utilisation du pistolet à décharges électriques
Taser par ses agents, malgré l'inquiétude croissante entourant la sécurité de
ces armes, signale Cyberpresse. Il croit que cela compromettrait la sécurité
des agents et celle du public.
Dans l'article auquel je vous
réfère, il n'explique pas en quoi cette sécurité serait compromise. Pas
nécessaire, le fonctionnaire Elliott n'a de compte à rendre à personne, c'est
lui qui décide. Point, à la ligne. L'équivalent d'un diktat, une décision
unilatérale contre laquelle on ne peut rien.
Important de rappeler
qu'Elliott, avant d'occuper le sommet hiérarchique de la GRC, était un
important fonctionnaire du gouvernement canadien. Sans être un proche du
premier ministre conservateur Stephen Harper, qui l'a nommé commissaire de la
GRC, il n'en gravitait pas moins dans les hautes sphères gouvernementales.
Difficile de croire qu'il ait agi sans consulter son patron immédiat : le
premier ministre Harper, un homme de droite, genre républicain made in
USA.
Le dossier du Taser étant
désormais clos à la GRC, qui est un corps policier national, ne reste plus que
d'attendre la décision du gouvernement québécois de Jean Charest et de son
ministre de la Sécurité publique Jacques Dupuis. Est-ce qu'ils permettront aux
policiers de la province de Québec de l'utiliser ?
Lire L'article ici : http://www.cyberpresse.ca/article/20071211/CPACTUALITES/
71211182/1019/CPACTUALITES
News du mardi 11 décembre
2007---------------
■ Une enquête dans la rue... - ... sur le racisme. Très drôle !
http://video.google.fr/videoplay?docid=1028943002663239448&
q=policier&total=32&start=20&num=10&so=0&type=search&plindex=4
■ Taser : ça remonte à 2004... - ... mais encore d'actualité. Théâtre de
l'action : Gwinnett County, Georgia, USA. La victime, décédée des suites de 5 décharges
électriques en 43 secondes : Deacon Frederick
Williams, 31 ans. Âmes sensibles s'abstenir !
1 ) L'événement :
http://video.google.fr/videoplay?docid=-1964707186772642906&q=policier
&total=47&start=30&num=10&so=0&type=search&plindex=3
2 ) Couverture
médiatique de la suite de l'événement :
http://www.11alive.com/news/news_
article.aspx?storyid=62415
http://www.commondreams.org/views05/
0505-24.htm
http://brownwatch.squarespace.com/
police-brutality-watch/2006/4/9/ gwinnett-county-deputy-impleads-taser-
company-in-death-of-hog-tied-black-man. html
http://www.saveourcivilliberties. org/en/2005/04/1070.shtml
■ Un flic cool... - ...Parles moi d'ça !
http://video.google.fr/videoplay?docid=528992333158218548&q=
policier&total=2240&start=10&num=10&so=0&type=search&plindex=2
News du lundi
10 décembre 2007---------------
■ Des civils mêlés à des
manifestants - Lors du sommet des trois chefs
d'États de l'Amérique du Nord (Mexique, USA et Canada), tenu en août 2007, à
Montebello, une petite ville du Québec, des manifestants ont repéré parmi eux
des provocateurs : trois policiers en civil de la Sûreté du Québec.
Chacun dissimulait son visage d'un mouchoir noué au cou et l'un d'eux avait une
pierre à la main.
La méthode est couramment utilisée partout
dans le monde. Elle peut être justifiée, elle peut aussi ne pas l'être. Dans un
cas comme dans l'autre, à un signal convenu, les provocateurs de la police
sèment la pagaille au sein des manifestants, notamment en commettant des actes
de vandalisme : faire voler en éclat des vitrines de magasins, endommager
des voitures stationnées tout près, etc. À partir de ce moment-là, la police
anti-émeute possède l'alibi dont elle a besoin pour intervenir de façon musclée
et arrêter des manifestant et en faire fuir d'autres. Le lendemain, dans les
médias, on rapportera, photos ou vidéos à l'appui, que la police n'avait pas le
choix parce que des anarchistes causaient des dommages à la propriété privée.
Vidéo 1 - Dans la première vidéo, vous
verrez Dave Coles (barbe blanche), président du syndicat Communications,
Energy & Paperworkers (CEP), tenter d'éloigner les trois agents
provocateurs. À la fin, ces derniers, se sentant probablement menacés,
chercheront refuge du côté policier. On simulera les arrestations en leur
passant les menottes. Durée 05:23
http://video.google.fr/videoplay?docid=-4164583117538248811&q=policier
&total=83&start=40&num=10&so=0&type=search&plindex=9
Vidéo 2 - Peu après, la Sûreté du Québec
reconnaîtra, lors d'une conférence de presse, qu'il s'agissait de civils
appartenant à ce corps policier. Cependant, elle niera qu'il s'agissait
d'agents provocateurs. Durée 09:01
http://video.google.fr/videoplay?docid=-3051763054336779863&q=policier
&total=83&start=30&num=10&so=0&type=search&plindex=1
■ Autre déclaration de la
Haut-Commissaire... - ...aux droits de l'homme, Louise
Arbour. Ce que j'en retiens le plus, ce sont ces deux paragraphes : l'espoir
est là.
«De nos
jours, constatant le faussé croissant entre les riches et les pauvres, les
puissants et les faibles, ceux qui sont technologiquement avancés et les
illettrés, les agresseurs et les victimes, la pertinence de la Déclaration et
l'universalité des droits qui y sont énoncés nécessitent d'être clairement
réaffirmés.
«Tout
au long de l'année, des efforts sans précédents doivent être faits pour assurer
que chaque être humain vive avec des lois justes qui le protègent. En faisant
progresser les droits de l'homme pour tous, nous avancerons vers
l'accomplissement ultime du potentiel humain, une promesse au coeur de la
Déclaration universelle.»
Si vous désirez sa déclaration au complet,
elle est ici. http://www.unhchr.ch/huricane/huricane.nsf/view01/26EA8A75C19D
2C8BC12573AD002A79D8?opendocument
■ L'ONU lance une campagne d'un an... - ...alors qu'on célèbre aujourd'hui le
59ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, l'ONU
entame une campagne qui durera jusqu'aux 60 ans de ce document unique,
actuellement traduit en plus de 360 langues.
Selon le secrétaire général de l'ONU, Ban
Ki-moon, cette Déclaration universelle est tout aussi importante à notre époque
qu'elle l'était le jour de son adoption. Pourtant, les libertés fondamentales
qui y sont énoncées ne sont pas toujours une réalité pour tous. Trop souvent,
les gouvernements n'ont pas la volonté politique d'appliquer les normes
internationales auxquelles ils ont accepté de se soumettre de leur plein gré.
Cette année anniversaire est l'occasion de renforcer
cette volonté. Elle est
l'occasion de veiller à ce que ces droits soient traduits dans la réalité, à ce
qu'ils soient connus, compris et exercés par tous ( NDLR : ... incluant les
policiers en uniforme et en civil ) et en tout lieu. Souvent, ceux dont les
droits de l'homme ont le plus besoin d'être protégés sont aussi ceux qui ont le
plus besoin d'être informés que la Déclaration existe, et qu'elle existe pour
eux.
Lire au complet la déclaration de Ban Ki-moon...
http://www.ohchr.org/EN/UDHR/Documents/60UDHR/sghrdayHR2007FR.pdf
■ Aujourd'hui est la journée des
Droits de l'Homme - On imagine que tous les corps
policiers de la planète, dont la Sûreté du Québec, doivent célébrer ce grand
événement : on entend d'ici les bouteilles de champagne s'ouvrir (paf!) et
les hourras!
Déclaration du Secrétaire général l'ONU, Ban
Ki-moon : «Nous avons le devoir
de veiller à ce que ces droits deviennent une réalité vivante - qu'ils soient
connus, compris et exercés par tous et en tout lieu. C'est souvent ceux qui ont
le plus besoin que leurs droits fondamentaux soient protégés, qui ont également
besoin d'être informés de l'existence de la Déclaration - et qu'elle existe
pour eux.»
Déclaration de la Haut-Commissaire aux
droits de l'homme, Louise Arbour, une Québécoise dont nous sommes
particulièrement fiers : «On a
du mal aujourd'hui à imaginer le changement fondamental que la Déclaration
universelle a représenté lors de son adoption il y a 60 ans. Dans un
monde d'après-guerre marqué par l'Holocauste, divisé par le colonialisme et
déchiré par les inégalités, une charte énonçant le premier engagement mondial
et officiel en faveur de la dignité et de l'égalité inhérentes de tous les
êtres humains, indépendamment de leur couleur, de leur croyance ou de leur
origine était une initiative pleine d'audace.»
Pour en savoir plus, allez à cette adresse : http://www.un.org/french/events/humanrights/
■ Taser :
une date à ne pas oublier - C'est lundi
le 17 décembre que le comité d'experts du ministre québécois de la Sécurité
publique, Jacques Dupuis, du gouvernement libéral de Jean Charest, fera part de
ses recommandations quant à l'usage du Taser.
Comité d'experts,
vraiment? Sur un total de 14 membres, 12 sont policiers ou instructeurs de
l'École de police de Nicolet ou fonctionnaires du même ministère que le
ministre Dupuis. 12 sur 14! Pas beaucoup de laïcs, là-dedans. Le moins qu'on
puisse dire est que le ministre n'a pas pris grand risque. C'est un peu comme
si on demandait aux corps policiers du Québec s'ils sont favorables à la peine
de mort. Ou si la Charte canadienne des droits est une entrave aux enquêtes
policières. Une histoire à suivre de très près.
PS : Au cours
de la journée, je vais essayer d'obtenir... les nom, fonction et photo de chacun
des membres du comité d'EXPERTS. Quelles sont mes chances, pensez-vous ?
News du
dimanche 9 décembre 2007---------------
■ Free hugs! - Vous savez ces gens qui, dans la
rue, affichent des pancartes offrant gratuitement une accolade accompagnée d'un
bizou ? Le 24 mars 2007, à Lille, en France, même des policiers ont accepté
l'étreinte.
http://video.google.fr/videoplay?docid=-4345635593281708719&q
=policier&total=2239&start=410&num=10&so=0&type=search&plindex=7
■ Bonne
vidéo à caractère socio-politique, intitulée Sabah - Selon les
auteurs, c'est une production associative dont la vocation est de servir
d'outil de débat autour du thème de la jeunesse et des violences. Les
évènements relatés sont fictifs, les personnages, le quartier et la ville
imaginaires. Mais toute ressemblance avec la réalité n'est pas fortuite. Sabah
est un faux documentaire, qui emprunte aux reportages télés ses codes
narratifs.
L'histoire se
déroule dans le quartier Lamartia, un grand ensemble HLM de
Villetigny-sur-Sein. Une jeune femme de 27 ans, fondatrice de l'association
Malices qui dynamise le quartier autour de projets culturels. A travers son
portrait, on découvre une banlieue qui bouge et l'existence d'une jeunesse très
demandeuse de moyens culturels et artistiques. Sabah tente d'offrir des
débouchés à toutes ces énergies mais les moyens font défauts. Durée 40:46...
http://video.google.fr/videoplay?docid=-2652455314081860261
&q=genre:MOVIE_SHORT&pr=goog-sl
PS : Soyez patient, il arrive
que... le socio-politique soit un peu lent à charger.
■ Rien de neuf, ce matin,
pour le moment - Il y a des jours où la
recherche journalistique prend du temps à aboutir. J'ai des infos qui s'en
viennent, mais ce sera pour un peu plus tard dans la journée. En entendant, je
vous propose une vidéo des plus... relaxantes. Ç'a tout à voir au besoin de vivre
intensément, la liberté, qui est de fait le thème central de ce site. Tout est
bon, là-dedans, l'action, les images et la musique, qui est vraiment superbe.
Alors, les haut-parleurs au max, d'accord ? Prêt ? Cliquez ici
http://www.youtube.com/watch?v=ZTcRbx4lMgw
News du samedi
8 décembre 2007---------------
■ Deux autres témoignages
de policiers français - Celui d'une
policière, dont on entend seulement la voix, maquillée afin qu'elle ne soit pas
reconnue. Au lieu de s'efforcer à comprendre ce qu'elle dit, il est préférable
de lire les sous-titres dans le bas de l'écran. Et celui de Jamel Boussetta,
qui lui, n'a pas peur de s'afficher puisqu'il ne pratique plus le métier. Il a
même écrit un livre : Jamel Le
CRS - Editions Duboiris. Les deux témoins parlent à tour de rôle.
http://regardeavue.com/index.php/2007/05/20/139-paroles-de-policiers
■ Fiables, les
statistiques policières? Non - Je vous en ai parlé il y
a quelque temps ( voir plus bas les news du jeudi 22 novembre 2007 ), sauf que
là, après avoir lu ces quelques paragraphes, vous allez avoir accès à une étude
effectuée par deux chercheurs français : Jean-Hugues Matelly et Christian
Mouhana, qui démontre les nombreuses incohérences des statistiques policières,
en France.
Dans plusieurs catégories
d'infractions, les policiers réussissent le tour de force à résoudre plus
d'affaires qu'ils en constatent.
Ainsi, dans le rapport policier
de septembre 2005, à l'item TOUS SERVICES - FRANCE MÉTROPOLITAINE, deux cas,
entre autres :
1) usage de stupéfiants :
sur 8620 faits constatés, 9216 ont été élucidés ;
2) infractions aux conditions
d'entrée de séjour des étrangers : sur 5882 faits constatés... 6020 ont été
élucidés.
L'enquête des deux chercheurs est
disponible gratuitement à cette adresse :
http://www.liberation.fr/_docs/Liberation-Mattely-Mouhana.pdf
Et dire que nos médias, québécois
notamment, font la une avec ces statistiques, particulièrement lorsque celles
de nos corps policiers indiquent une hausse du taux de la criminalité. Et que
nos élus en profitent pour serrer davantage l'étau policier sous prétexte d'en
protéger la population. Quelle comédie, cette démocratie !
■ La droite est partout - Les Pays-Bas étaient,
jusqu'à une époque récente, l'un des pays les plus libres de l'Europe, sinon de
l'Occident au complet. Regardez ce que la droite citoyenne et policière en a
fait. http://www.liberation.fr//actualite/monde/296666.FR.php?utk=011b7f1d
Grand temps que les citoyens se
réveillent.
■ Gangs de rue à
Montréal : la bonne solution - Québec consacrera 17,6
millions$ sur trois ans à la prévention contre les gangs de rue. À lire
l'article dans Cyberpresse, on réalise que le ministre libéral de la Sécurité
publique, Jacques Dupuis, a fait un pas dans la bonne direction. Il
subventionnera les projets issus de citoyens et ayant trait au sport, au
théâtre, à la musique, etc.
C'est exactement là qu'il faut investir. Pas dans
la police, qui passe son temps à réclamer davantage d'argent, qui veut tout
contrôler et nettoyer socialement et qui ne connaît rien d'autre que la
répression clandestine et illégale. Construisons une société où les jeunes
seront plus libres et plus heureux.
Lire l'article ici : http://www.cyberpresse.ca/article/20071207/CPFRONT
PAGE/71207210/1026/CPACTUALITES
■ Taser : moratoire
demandé au gouvernement du Québec - Une large coalition
politique et communautaire a demandé au gouvernement du Québec de décréter un
moratoire immédiat de l'utilisation du pistolet à impulsions électriques
(taser) par les forces policières de la province.
Lire l'article de Cyberpresse à
l'adresse suivante :
http://www.cyberpresse.ca/article/20071207/CPACTUALITES
/71207132/1026/CPACTUALITES
News du vendredi 7 décembre
2007---------------
■ Pour une fois qu'un flic se tient debout... - ... il mérite d'être soutenu
par la population. Je parle de l'ex-policier aux affaires judiciaires, en
France, qui témoigne dans les vidéos ci-dessous. Malheureusement, on ignore son
nom et où le rejoindre. On aimerait pouvoir le remercier du courage dont il
fait preuve. De mon côté, j'effectue de la recherche pour le contacter. Je vous
demande svp d'en faire autant du vôtre. Si vous trouvez, faites moi le savoir,
ok ? J'en informerai aussitôt les visiteurs de mon site.
Pour en savoir un peu plus sur son
cheminement, allez à l'adresse suivante : http://videobaseproject.net/video81.html
■ La version complète de Sans casque ni bouclier - J'ai trouvé sur le web
d'autres éléments du témoignage de l'ex-policier aux affaires judiciaires, en
France (voir plus bas, jeudi 6 décembre, manchette : Témoignage authentique : la police telle qu'elle
est).
Même si vous avez visionné cette
première version, qui durait un peu plus de 20 minutes, je vous suggère
fortement d'écouter les 5 clips ci-dessous, parce qu'il y a des ajouts très
intéressants. À moins que d'autres viennent éventuellement s'y ajouter, la
durée totale de ce témoignage est de 30:25.
- Sans casque ni bouclier - Intro (1) (durée 02:27)
http://www.youtube.com/watch?v=-gDDsMVPmb8
- Sans casque ni bouclier - Statistiques (2) (durée 07:36)
http://www.youtube.com/watch?v=Q6jmyi5nK9E
- Sans casque ni bouclier - Mise au pas (3) (durée 06:34)
http://www.youtube.com/watch?v=uGJTAqo1h2Y
- Sans casque ni bouclier - Et la justice? (4) (durée 06:37)
http://www.youtube.com/watch?v=JBAlIjF8wk0
- Sans casque ni bouclier - L'Omerta (5) (durée 07:01)
http://www.youtube.com/watch?v=_bo0KGCEy9Q
■ Prestation de serment de policiers lausannois,
Suisse - Autre culture, autre façon de faire. Au début
des années 2000, lorsque les policiers municipaux de Roberval ont été intégrés
à la Sûreté du Québec, ils ont juré OUI, JE LE VEUX ! Salaires, fonds de
pension et avenir étaient autrement plus intéressants à ce corps policier
provincial qu'à celui de la municipalité. Ensuite, ils ont entonné l'hymne de
la Sûreté du Québec. En Suisse, le coffre-fort de la planète, l'approche est
plutôt du genre militaire.
http://video.google.fr/videoplay?docid=-8133742097098258224&
q=policier&total=2233&start=170&num=10&so=0&type=search&plindex=7
■ Un rappel... - ... sur le classement mondial de la liberté de la presse 2007, établi par
Reporters sans frontières :
Au sommet de l'échelle,
l'Islande obtient la meilleure note (0,75).
D'autres surprennent par leur
dégringolade dans l'échelle :
- ainsi le Canada, mon pays, qui
occupe la 18ième place (4,88) ;
- la France, la 31ième (9,75) ;
- les USA (territoire américain),
la 48ième (14,50) ;
- les USA hors territoire américain), la 112ième (36,00).
Pour voir l'échelle au complet et
faire des comparaisons, cliquez ici :
http://www.rsf.org/article.php3?id_article=24011
■ Une petite île fait la leçon à l'Occident - L'exemple vient de loin, de la
République Maurice, une petite île du sud-ouest de l'Océan indien. Préoccupés jusqu'à présent plus par la croissance
économique que par le progrès social, la plupart des Mauriciens ignorent tout
des droits humains les plus élémentaires. Un centre vient d'ouvrir à Port-Louis
pour leur apprendre à regarder le monde autrement.
Seule différence, au lieu d'avoir une école
spécialisée en droits et libertés, on devrait les enseigner dans toutes les
écoles, dont celles du Québec. L'apprentissage à la démocratie doit
commencer là.
Lire l'article à cette adresse :
http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4834
■ Prix des droits et libertés 2007 - La Commission québécoise des droits de la
personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) a remis son prix Droits et
libertés 2007 au président de Gai Écoute et de la Fondation Émergence, Laurent
McCutcheon. Lire l'article dans Cyberpresse.
http://www.cyberpresse.ca/article/20071206/CPACTUALITES
/71206139/6782/CPACTUALITES
News du jeudi 6 décembre
2007---------------
■ Les citoyens devraient faire le bilan annuel des
droits et libertés - Dans l'extrait du jour du livre L'Étau Policier,
tome 2, que je publie sur mon site, je traite de l'anniversaire de l'adoption
des Chartes canadienne et québécoise des droits. Je qualifie l'idée de
brillante, mais à développer, car on ne peut se satisfaire de petites
cérémonies à tous les quarts de siècle, monopolisées en plus par le pouvoir
politique, et de ses belles déclarations la main sur le coeur.
Il serait salutaire qu'une fois l'an, les citoyens
dressent le bilan de la situation des droits au cours d'assises. Bilan des cas
où les deux Chartes ont triomphé du totalitarisme dans les différentes
activités humaines. Aussi des cas où il a continué de sévir ou commencé
d'émerger et proliférer en toute quiétude dans d'autres aspects de la vie. Les
auteurs des entorses aux Chartes dûment identifiés et dénoncés sur la place
publique, l'objectif étant de monter à leur encontre des désapprobations...
communautaires. Redonnons au vocable sa noblesse.
Assises annuelles suivies d'un défilé où les
citoyens, peu importe leur statut social et tenue vestimentaire, reprendraient
pacifiquement possession de l'espace public, qui leur appartient du reste : de
l'attaché-case à l'homme en rose ou portant la tenue napoléonienne, en passant
par la prostituée, l'ado à la coupe mohawk et jusqu'aux psychiatrisés, etc. Et
pourquoi pas? Portant des pancartes affichant la photo de ceux et celles qui
se sont livrés aux atteintes les plus outrageantes au cours de l'année écoulée.
■ Témoignage authentique : la police telle
qu'elle est - C'est le témoignage d'un ex-policier aux
affaires judiciaires, en France, qui a occupé la fonction pendant 20 ans :
il n'est pas identifié. J'ai trouvé cette vidéo ( sans casque, sans bouclier )
tout à fait par hasard, hier soir, lors de ma recherche sur le web.
Voici les sujets qu'il aborde :
- Manipulation de l'opinion concernant la
délinquance, des statistiques aussi ;
- Instrumentalisation par ceux qui dirigent la police
comme un instrument
de pouvoir ;
- Fonctionnement des statistiques de la délinquance ;
- Pourquoi la politique du chiffre (des statistiques)?
- Quelles sont les conséquences sociales de cette
politique ?
- À qui profite vraiment cette politique?
- Quels sont les services policiers porteurs (en
matière de statistiques)?
- Il est plus dangereux de désobéir à son chef qu'à
la loi ;
- Quelle est l'action des politiques?
- Y a-t-il des policiers déçus?
L'entrevue vidéo (plus de 20 minutes) avec
l'ex-policier a été réalisée le 27 octobre 2005 : un article avait été publié
en 2004. Tout ce qu'il dévoile était déjà écrit noir sur blanc dans mes livres
L'Étau Policier, tome 1, 2 et 3 depuis le milieu de 2003, mais qu'aucun éditeur
n'a voulu publier. Mon enquête dans l'underground policier québécois a duré
plus de six ans, du début de 1997 jusqu'au milieu de l'été 2003.
Je destine la vidéo plus particulièrement au premier
ministre canadien Stephen Harper (parti progressiste-conservateur, parti de
droite), à son ministre de la Sécurité publique Stockwell Day ; au
premier ministre québécois Jean Charest (parti libéral) et à son ministre de
la Sécurité publique Jacques Dupuis. De fait, à tous les élus de l'Occident...
démocratique. Aux journalistes aussi, bien sûr.
http://video.google.fr/videoplay?docid=-4479077476254338770&q=
policier&total=2216&start=120&num=10&so=0&type=search&plindex=3
News du mercredi 5 décembre
2007---------------
■ Un gentil policier... - ... c'est aussi rare qu'un extraterrestre. Mais
parait-il que ça existe, si l'on se fie à cette vidéo...
http://video.google.fr/videoplay?docid=-
207821489987102391&q=policier&total=
2208&start=90&num=10&so=0&type=search&plindex=4
■ The Madmen of
Africa (suite)
- Bon, je sais finalement qui est l'interprète
et le compositeur de la chanson The Madmen of Africa, dont je vous parlais,
plus bas : voir 2 décembre. Il s'agit de Fela Anikulapo Kuti, un artiste
nigerian mort en 1997. De mémoire d'Africain, aucun musicien aura marqué d'un
tel impact la vie socio-politique d'une nation, la plus puissante du continent.
Vous trouverez des informations sur lui ici : http://fr.wikipedia.org/wiki
/Fela_Kuti
Ces infos, je les dois à Roufaou Oumarou, un Africain
vivant à Deutschland. Merci Roufaou ! Lui aussi mène un combat pour la
démocratie. Allez visiter son site, ça lui fera plaisir : http://www.oumarou.org
Mais avant, écoutons encore cette chanson si
bouleversante, ok ?
http://www.youtube.com/watch?v=SrW7KTQ3PVY
News du mardi 4 décembre
2007---------------
■ J'ai participé à un sondage du
cybermagazine LINTERNAUTE - Le thème : La sécurité justifie-t-elle de limiter les droits individuels ?
PRÉAMBULE DE L'INTERNAUTE : Un passeport biométrique sur la base du volontariat a été créé en France. Un fichier de données génétiques à l'échelle européen est envisagé. La télésurveillance se généralise dans les grandes villes. Selon certains défenseurs des libertés individuelles, la prévention sécuritaire se fait de plus en plus au détriment des droits individuels. Et vous, qu'en pensez-vous ?
LINTERNAUTE : Que pensez-vous du recueil des
données biométriques (empreintes digitales, etc.) par l'Etat ?
MA RÉPONSE : On peut parler de la folie
sécuritaire. Je dirais oui, si les activités policières étaient contrôlées par
un organisme neutre composé de citoyens spécialisés en tactiques policières et
droits et libertés. Il faut créer un contre-pouvoir à celui de la police,
autrement c'est la spirale. Plus on lui en donne, plus elle en veut. Ça n'a pas
de fin.
LINTERNAUTE : Que pensez-vous du recueil des données génétiques (ADN) par
l'Etat?
MA RÉPONSE : Idem que plus haut.
LINTERNAUTE : Vidéo surveillance, recueil de données... Dans quelle mesure
êtes-vous prêt à accepter d'être "surveillé" dans le but d'améliorer
la sécurité ?
MA RÉPONSE : Les élus sont nuls en matière
policière. Ils ne sont pas différents de la quasi totalité de la population.
Personne ne sait ce que fait la police dans la clandestinité. Cette police en
civil est plus puissante que la démocratie. Il y là de quoi être inquiet.
LINTERNAUTE : Avez-vous le sentiment d'être très ou trop
"surveillé" en France?
MA RÉPONSE : Que ce soit en France où ailleurs
en Occident, la situation est la même. Notre police a transformé notre
démocratie en un étau policier. Les citoyens prennent pour du cash tout ce que
la police leur raconte, incluant les élus. Suis journaliste indépendant, j'ai
effectué une enquête de plus de 6 ans dans l'underground policier. Je sais de
quoi je parle. Visitez mon site http://www.etaupolicier.Com/.
PS : Linternaute n'a pas sollicité spécifiquement
ma participation. Suis abonné à sa newsletter et lorsque le thème d'un sondage
traite de tout ce qui touche la démocratie, il arrive que je donne mon opinion.
■ Demande d'aide aux visiteurs de ce site - Je cherche les noms de l'interprète
et du compositeur de la chanson The Madmen of Africa, dont je vous ai
communiqué l'adresse de la vidéo dimanche 2 décembre : voir plus bas. Je
trouve injuste qu'ils ne soient pas identifiés dans cette page. Elle est
tellement émouvante, cette chanson. Alors, si vous les connaissez, faites le
moi savoir par courriel en cliquant sur CONTACTEZ MOI, au sommet de la colonne
de droite. Merci !
News du lundi 3 décembre
2007---------------
■ La sécurité
privée vs les droits des citoyens - Dans Cyberpresse
de ce matin, on lit que Garda, une agence de la sécurité privée du Québec, veut
assurer sa présence partout dans la province, incluant les villages. ( lire
l'article à cette adresse : http://www.cyberpresse.ca/ Colonne du centre, en bas de la page, manchette : Naissance d'un deuxième
Garda ? )
On parle peu de ces agences et de la formation de
leurs employés en matière de droits et libertés des citoyens. J'ai déjà
interrogé individuellement à ce sujet quelques gardiens de sécurité, à
Roberval, au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ils m'ont tous dit ne pas connaître les
droits conférés par les chartes canadienne et québécoise, que leur employeur ne
leur en avait pas parlé, que l'apprentissage se faisait sur le tas et était limité
aux tactiques clandestines.
Il serait peut-être temps que les élus provinciaux et
nationaux s'intéressent à ce problème. Leur responsabilité ne consiste pas
seulement à gérer un budget, ils ont également celle de protéger les droits des
électeurs. Si on ne peut pas compter sur eux, qui le fera ? Oui, il y a les
médias. Cependant, ce ne sont pas les journalistes qui légifèrent, mais les
élus.
■ L'inconscience
des élus - C'est de cela
dont je parle dans l'extrait d'aujourd'hui de L'Étau policier, tome 2.
Cependant, l'arrivée de Gérald Tremblay à la mairie de Montréal, en 2001, aura
un effet bénéfique sur la crise du logement à prix abordable. Contrairement à
son prédécesseur Pierre Bourque, il prendra le dossier à bras-le-corps. «On veut que ce soit une ville humaine, centrée sur le
citoyen». Dans la ville, la rareté avait provoqué une hausse
des prix. En avril 2002, il déniche 25 terrains où ériger un premier lot de 1
000. Première grande vague de construction de logements sociaux depuis le début
des années 1990.
Notons qu'à la fin des
années 1990, le gouvernement canadien avait débloqué 300M$ à cette fin, mais...
ils somnolaient dans les coffres depuis deux ans, les provinces n'ayant pas
encore signé l'entente. Ce ne sont pas les seules composantes du
problème : des provinces imposaient aussi des pénalités aux bénéficiaires
d'aide sociale qui, pour arriver à joindre les deux bouts, partageaient leur
logement. Autre entrefilet significatif de la compassion des élus provinciaux à
l'endroit des sans domiciles fixes : ceux-ci n'avaient accès à aucune
prestation d'aide sociale.
On voit un peu plus
clairement le cercle infernal où vivent ces citoyens : errance, absence de
soutien social, mendicité - pas de bs parce
que pas de domicile fixe -, soupes
populaires, centres d'hébergement, et la répression policière comme bonus. Les
centres d'hébergement ne leur sont accessibles qu'à l'heure des repas et la
nuit pour dormir. Le reste du temps, ils flânent parce qu'ils n'ont pas
d'endroits où aller. Si on leur en offrait, ils s'y rendraient au lieu de
s'épuiser à marcher sans fin et sans but... Et c'est d'avantage le cas quand il
pleut ou l'hiver quand il fait froid.
Il y a nécessité,
obligation même, de prévoir de ces lieux où ils pourraient regarder la télé,
visionner des films, surfer sur le Web, jouer au billard, etc. Des gymnases
aussi où ils participeraient à des jeux d'équipe, des piscines, etc. :
remarquez qu'il en existe déjà, mais les sans-abri n'y sont pas admis. Meilleur
condition physique, meilleur tonus aussi, par conséquent plus aptes à envisager
des solutions pour améliorer leurs conditions de vie et se construire un
meilleur avenir. Des lieux gratuits, sur présentation d'une carte de sans-abri.
Voilà ce que devrait faire une Société civile se préoccupant, pas seulement du
bonheur de chacun de ses membres, mais d'en faire aussi des citoyens à part
entière. Largement préférable à la répression policière, non?
News du dimanche 2
décembre 2007---------------
■ Des tortionnaires de ce monde passé et
présent - The madmen
of Africa... Dépêchez-vous d'aller
écouter cette chanson. Ouvrez vos haut-parleurs au max. Je ne vous en dis pas
plus...
http://www.youtube.com/watch?v=SrW7KTQ3PVY
Remarquez, ce n'est pas parce que c'est pire ailleurs
qu'on doit se
contenter de ce qu'on a ici.
■ Le sort inhumain réservé aux sans-abri - L'extrait du livre L'Étau Policier, tome 2,
que je publie aujourd'hui, illustre bien le sort réservé aux sans-abri de notre
société. Je vous invite à en prendre connaissance, en cliquant ci-dessus,
colonne du centre, à l'endroit indiqué.
Si vous voulez avoir une bonne idée de la façon dont
le pouvoir,
sa police en civil et ses collabos traitent l'ensemble des citoyens, il suffit
d'examiner un tant soi peu tout ce qui est déjà visible à l'oeil nu :
traitement et «déjudiciarisation»
des ados, traitement des sans-abri, traitement des malades psychiatriques,
traitement des prisonniers, etc. La liste est longue. C'est à partir de ce qui
est visible que vous découvrirez peu à peu l'invisible : les innombrables
interventions clandestines illégales et inutilement mutilantes de la police en
civil et de ses collabos.
Conclusion : le pouvoir et sa police ne se comportent
pas mieux à l'endroit de l'ensemble des citoyens. Delà, l'importance de
défendre les droits de tout le monde, incluant ceux des sans-abri. Les
défendre, c'est en même temps sauvegarder les nôtres. Va-t-on enfin, et une
fois pour toutes, comprendre le principe de l'universalité des droits?
Comment régler le cas des sans-abri? Pas compliqué,
mon cher Watson. Suffit simplement de construire davantage de logements à prix
modiques. Vous verrez ce qui arrive lorsque le pouvoir, par désintérêt de la
chose ou autrement, néglige d'en construire suffisamment. Dans ce cas-ci, le
pouvoir est constitué du gouvernement du Canada, du gouvernement du Québec et
de la ville de Montréal. Le pire, c'est qu'en plus de ne pas avoir d'endroit où
se loger, on détruit leurs abris de fortune et la police et ses collabos les
répriment parce qu'ils errent dans les rues de la ville. Posez-vous la question
: sans toit, où irais-je ? Jolie boucle, n'est-ce-pas ?
News du samedi premier
décembre 2007---------------
■ Le Taser : pas bon pour l'image policière - Si l'usage du Taser se répandait partout au
Canada, dont le Québec fait parti, on peut s'attendre à ce que l'estime de
citoyens à l'égard de la police diminue. Je crois que le même phénomène se
produira ailleurs, à tout le moins en Occident. Impossible d'en chiffrer
l'importance. Mais à entendre des commentaires ici et là, à lire ceux du web,
on voit bien que la nouvelle arme ne fait pas l'unanimité.
Avec les dérapages qu'on a vus, et il y en aura
d'autres, le contraire étonnerait grandement, elle est associée à un
durcissement des méthodes policières. Se dégage l'image d'une police-robot
insensible à la douleur qu'elle cause, prête à prendre le risque de tuer pour
neutraliser un honnête citoyen, agité mais inoffensif. On se demandera - on se
le demande déjà - quelle importance la police accorde vraiment à la vie
humaine. En supprimer une pour protéger celle de qui ?
Le Taser, on doit continuer d'en parler. Au Canada,
actuellement, police et pouvoir gardent le silence. Ils attendent probablement
que la population se soit remise des émotions vécues lors du décès des deux
dernières victimes en sol canadien. Toutefois, ne vous faites pas d'illusions,
ils vont revenir à la charge, ne lâcheront pas le morceau facilement.
PS : Le ministère polonais de la Justice a
décidé d'ouvrir une enquête sur la mort Robert Dziekanski, originaire de
ce pays, survenu à Vancouver, Canada. Par la suite, des accusations criminelles
pourraient être portées. Si cela se produisait, le nom du tortionnaire serait
enfin dévoilé et sa photo disponible. Ce membre de la Gendarmerie royale du
Canada l'avait atteint de deux décharges électriques de 50 000 volts. Lire
l'article dans Cyberpresse de ce matin, si vous vous intéressez à vos
semblables : http://www.cyberpresse.ca/article/20071129/CPMONDE/711290971/6643/
CPMONDE
■ Des ados maltraités - Dans l'extrait d'aujourd'hui de L'Étau
policier, tome 2, vous découvrirez qu'il y a quelques années, au Québec,
l'application de la Loi sur la protection de la jeunesse variait selon les
régions. Ce qui entraînait des conséquences dramatiques chez des enfants et
ados maltraités. Dramatiques? Oui, des ados se suicidaient au sein du réseau
des centres de réadaptation du Québec.
À celui de St-Hyacinthe, municipalité adorant les
jeunes, on en obligeait à participer à des concours de zombies, les traitait de
minables, de piteux, les mettait en cellule pour un oui, pour un non, certains
étaient même agressés physiquement. Tout faire pour qu'ils ne se sentent pas
bien au sein de l'institution. Agressions psychologiques suffisamment violentes
pour générer un burnout et conduire au suicide. On croyait ces enfants et ados
entre bonnes mains, ils ne l'étaient pas.
Cependant, c'est un dossier qu'on ne peut pas fermer
définitivement. Car suivant le Regroupement des organismes communautaires
autonomes jeunesse du Québec et l'Association des groupes d'intervention en
défense de droits en santé mentale du Québec, on y utilisent des pratiques
ressemblant à celles du milieu carcéral. Selon eux, c'est tout le système de
ces établissement qui doit être remis en question. Personnellement, je crois
que le problème est à la grandeur de la planète.
Sans omettre que, dans ces années récentes,
la police maltraitait aussi des jeunes. Dans l'extrait d'aujourd'hui, je relate
quelques cas. Quand on pense que la pseudo police communautaire, dans sa
propagande visant à convertir tout le monde à son orthodoxie, souligne vouloir
protéger, entre autres éléments de la société, «nos enfants», il y a là de quoi
s'interroger. Est-ce encore le cas? Faudrait voir.
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