Archives des ACTUALITÉS de décembre 2007

News du lundi 31 décembre 2007--------------- 

L'informatique, à la fois bienfait et danger !

13H03 - Le FBI veut créer la plus importante base de données biométriques du monde. Des centaines de millions de personnes y seraient identifiées. Aujourd'hui, il détiendrait déjà les empreintes digitales de quelque 55 millions de personnes, auxquelles s'ajouteraient les données biométriques de plusieurs centaines de milliers de prisonniers iraquiens ou afghans. Un référencement systématique qui ne manque pas de soulever quelques craintes...

On se sent impuissant face à cette folie sécuritaire. Les citoyens s'intéressant à ces questions sont si peu nombreux. La masse est comparable à un iceberg, il en faut des efforts pour le faire bouger un peu. Et encore : il ne vas pas toujours dans la direction qu'on veut.

Lire l'article ici...

http://www.clubic.com/actualite-89384-immense-base-donnees-biometriques-fbi.html

Emploi et logement : couleur correcte exigée

04H42 - Phénomène qu'une intervenante, que vous allez entendre, qualifiera d'extermination sociale. Excellent reportage, tour d'horizon complet de la problématique raciste. Titre de l'émission de France3 : Pièces à conviction, animatrice : Elise Lucet

Intervenants : REPORTAGE EMPLOI
Gaelle Asseline, 25 ans, Sénégalaise
Jean-François Amadieu, professeur en sociologue à la Sorbonne
Rachid Bessad, 24 ans
Djamel Hamidi, APC Recrutement
Karim Bensalah, ingénieur commercial
Karim Zeribi, directeur APC Recrutement
Yazid Chir, président de MEDEF 93
Laurent Gabaroum, cadre chez Renault depuis 20 ans, mais...
Hamid Senni, archi diplômé en marketing, Marocain
Gareth Roberts, directeur de recrutement

Intervenants : STUDIO
Marie-Flore Agboton, juriste
Louis Schweitzer, président de la Haute autorité de lutte
contre les discriminations et pour l'égalité ( HALDE )
Khalid Hamdani, consultant en ressources humaines

Intervenants : REPORTAGE LOGEMENT
Kahina et Yassim Kadri, deux informaticiens d'origine algérienne
Joyce, responsable des locations dans une agence immobilière
René Palincourt, président de la fédération nationale de l'immobilier
Samuel Thomas, vice-président de SOS RACISME
Moussa Ghezzal
Gérard Dezempte, maire de Charvieu-Chavagneux ( UMP )

La France n'est pas un cas unique. Parions qu'un reportage effectué au Québec et aussi fouillé que celui de Pièces à conviction ferait le même constat.

Durée de la vidéo : 60:24

http://www.dailymotion.com/video/xnbx9_racisme-couleur-correcte-exigee_music

Les sans-abri meurent à la douzaine

02H28 - En France, chaque année, entre 200 et 250 sans domicile fixe ( SDF ) meurent : donnée partielle, lit-on dans Libération. Selon Christophe Louis, président du Collectif des morts de la rue, ce n'est pas le froid qui les tue, c'est le lot complexe des difficultés de la vie liées à la rue : violence, usure, humiliation, déshumanisation.  

Et à Montréal ? Nos médias ne rapportent jamais ce genre de statistiques. L'absence de cette info ne contribue pas à améliorer le sort de ces... citoyens rejetés par la société.

Lisez cet article à l'adresse suivante :

http://www.liberation.fr//actualite/societe/300990.FR.php?utk=011b7f1d

L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3

01H07 - Le Disneyland, et ses victimes... Le suicide en mai 2000 de Dédé Fortin, leader du groupe des Colocs, en a ébranlé plus d'un : dans La Presse de janvier 2001, on écrivait qu'il avait déjà rencontré un psychologue, et même tenté de le revoir le jour même de son suicide, mais que celui-ci ne pouvait le recevoir qu'à une date ultérieure. L'auteur compositeur était un des rares artistes engagés socialement sinon le seul que comptait alors le Québec. Car Dédé n'était pas que de party, il célébrait aussi la mort, la perte de l'amour et toutes les injustices de ce monde tout croche, écrit le journaliste Jean-Christophe Laurence de La Presse. ( Jean-Christophe Laurence - La Presse du 12 mai 2000 ) Dans plusieurs de ses chansons, Dédé y cause d'urbanisation sauvage, des laissés-pour-compte, des sans-abri, etc.

Son dernier album, Dehors novembre, selon le journaliste Laurence, laisse filtrer le malaise profond d'un homme déçu par un monde de plus en plus déshumanisé. Il cite ce passage de l'une de ses chansons, Pissiômoins : « Baise-moi encore pour fuir le monde / Des dominants, des dominés / Des herbivores, des carnivores / En parlant d'herbe roules en donc un / Qu'on redevienne l'instant d'un spliff / Des souverains improductifs ». Pour sa part, sa collègue Isabelle Hachey cite Laurent Saulnier, ex-critique musical de l'hebdo montréalais VOIR ( Isabelle Hachey - La Presse du 13 mai 2000 ) : « Si les jeunes s'identifiaient beaucoup à Dédé, c'est ( ... ) parce qu'il avait un discours anticonformiste, anti-establishment ( ... ) il s'adressait directement aux jeunes, qui ont souvent des problèmes de chômage, de pauvreté, d'exclusion. » 

La rue Principale, une autre chanson de Dédé, évoque le déclin sociétal d'un petit village du Saguenay-Lac-Saint-Jean ( Normandin ? ) attribuable à la construction d'un centre commercial. La journaliste Hachey en cite cette strophe : « Je ris au nez des vendeurs d'ordre / Des exploiteurs endimanchés / Distributeurs de cochonneries / Et de bonheurs préfabriqués. » Citons aussi cette autre ( Paul Roy - La Presse du 12 mai 2000 ) : « Dans ma p'tite ville, on était juste 4 000, pis la rue principale, a s'appelait Saint-Cyrille, la coop, le gaz bar, la caisse pop, le croque-mort, puis le magasin général, quand j'y r'pense ça m'fait assez mal, yé tombé une bombe su'a rue Principale, depuis qu'y ont construit le centre d'achats... »

Dans cette même chanson, il disait aussi qu'une bonne fois, il allait y retourner, au centre d'achats, avec un bulldozer, et que celui-ci allait passer un mauvais quart d'heure. Gravissimes propos ! La police en civil, homme ou femme, l'avait-elle infiltré ? Raisonnable de le penser, parce qu'elle infiltre pour moins que ça. C'est même hautement vraisemblable. N'oublions pas que les jeunes s'identifiaient beaucoup à Dédé, parce qu'il tenait un discours anticonformiste, anti-establishment. Les apparatchiks n'aiment pas les anticonformistes, et n'apprécient pas les plaisanteries du genre non plus. Ils y voient une atteinte à l'ordre, l'équivalent d'un sacrilège, d'un crime. Ils prennent tout au pied de la lettre. C'est l'assise même de la fameuse prévention du crime, ce maître mot panzer.

Lisez ces cinq nouvelles pages en cliquant à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite.

News du dimanche 30 décembre 2007---------------

La journaliste Anna Politkowskaïa, vous connaissez ?

18H13 - Elle écrivait.... « Qui suis-je ? Et pourquoi est-ce que je couvre la deuxième guerre de Tchétchénie ? Je suis journaliste - envoyée spéciale du journal moscovite Novawa Gazeta - et c'est ma seule raison. J'ai vu la guerre, c'est pour cela qu'on m'a envoyée ici. Mais pas parce que je suis une correspondante de guerre, et que je connais bien ce sujet. Tout au contraire parce que je ne suis qu'une civile. L'idée du rédacteur en chef était simple : le fait même que je sois une civile me permet de comprendre bien mieux l'expérience vécue par d'autres civils, qui vivent dans les villes et les villages tchétchènes, et qui sont pris dans cette guerre. Voilà pourquoi, c'est tout. »

Elle était connue pour sa critique incessante de la politique menée en Tchétchénie par le régime de Vladimir Poutine. Elle a été assassinée le 7 octobre 2006. Son assassin court encore.  

Elle croyait à la liberté d'expression, à la démocratie. Elle a fait preuve d'un courage qu'on ne voit à peu près jamais ici dans les médias québécois. Pourtant, dévoiler aux citoyens l'étau policier sévissant au Canada, dont au Québec, serait beaucoup moins risqué que de faire de même en Tchétchénie. Nos chiens de garde de la démocratie sont devenus de gentils caniches de salon. Faut croire qu'ils sont bien encadrés dans les salles de nouvelles.

Monique Atlan de France2, interroge André Glucksmann, qui était son ami. Durée de la vidéo : 6:51

http://ma-tvideo.france2.fr/video/iLyROoaftu0n.html

Deux ouvrages à lire :
- Ouvrage collectif - Hommage à Anna Politkowskaïa - Éditions Buchet-Chastel

- Anna Politkowskaïa - Un Petit Coin en Enfer : Expéditions en Tchétchénie - Éditions Zakharov

Dany Laferrière dénonce le silence des intellectuels

03H52 - Le romancier québécois Laferrière écrit que la classe intellectuelle s'est couchée dernièrement. Elle s'est couchée devant Bush, en ne protestant pas assez fort lors du « Patriot Act » qui a fait reculer une démocratie qui faisait déjà l'objet de grande suspicion. Elle a reculé ici devant ( Stephen ) Harper ( premier ministre du Canada ) qui sape, un à un, les fondements de notre démocratie en touchant aux nerfs vitaux de son équilibre.

Un article à lire sans faute sur Cyberpresse...

http://www.cyberpresse.ca/article/20071229/CPOPINIONS02/712290657/1050/CPARTS02

Le Canada champion de la protection de la vie privée ?!

02H05 - Selon l'organisme Privacy International, c'est au Canada que la vie privée est la mieux protégée, pendant qu'elle est menacée aux États-Unis et sur le territoire de l'Union européenne, où les gouvernements mettent en place de vastes mesures de surveillance et de récolte de données au nom de la sécurité, affirme-t-il dans un document rendu public samedi.

Dans l'article auquel je vous réfère, l'organisme ne traite pas des atteintes innombrables à la vie privée perpétrées, clandestinement et illégalement, par les civils des corps policiers municipaux, régionaux, provinciaux et nationaux de partout dans le monde. L'organisme n'a pas enquêté dans l'underground policier ainsi que je l'ai fait pendant six années et demie. Bref, c'est faux, archi-faux ce qu'écrit Privacy International, qui est probablement nul en ce domaine. Appelons ça de la désinformation involontaire.

Lisez l'article dans Cyberpresse d'aujourd'hui, qui est la version électronique du quotidien La Presse de Montréal, Canada.

http://www.cyberpresse.ca/article/20071229/CPACTUALITES/71229084/1019/CPACTUALITES

L'extrait du jour de L'Étau policier, tome 3

Au Canada, Colette Parent, du Département de criminologie de l'Université d'Ottawa, fait parti de ceux affirmant qu'il faut repenser la problématique du commerce des services sexuels en reconnaissant la nécessité de secouer le carcan moral qui en a étroitement circonscrit jusqu'ici les analyses. ( Traité des problèmes sociaux - Institut québécois de recherche sur la culture - Ouvrage collectif sous la direction de Fernand Dumont, Simon Langlois et Yves Martin, 1 164 pages, 1994 ) Il est essentiel de refuser toute condamnation a priori de la prostitution et des prostituées, écrivait-elle en 1994.

Elle propose de redéfinir la problématique à partir des femmes pratiquant le métier. « Dans notre lutte contre les différentes formes d'oppression des femmes, écrit-elle, il nous apparaît essentiel ( ... ) de ( ne pas ) les réduire au statut de victimes, incapables de comprendre et gérer leur vie. Et nous ne saurions négliger toute la question du contrôle, pénal et autre, de ces pratiques qui suscitent beaucoup de débats et marquent fortement le quotidien de ces femmes. »

Les analyses existantes tendent à minimiser l'aspect relationnel inhérent au commerce des services sexuels. On ne mentionne jamais le rôle indispensable que les prostituées jouent dans la société. La prostitution est un péché, alors normal qu'on diabolise celles pratiquant le métier. Elles apportent un peu de chaleur humaine, notamment aux personnes âgées qui le désirent, à ceux frigorifiés par des aléas de la vie, ou incapables de conquêtes, parce que trop timides ou laids ou atteint d'un handicap physique, d'une pathologie mentale. Les bienfaits du toucher corporel, à caractère sexuel ou non, sont connus et reconnus. Il existe du reste des masséothérapeutes assurant ce service, dans ce dernier cas non sexuel, bien entendu. Il n'y a rien de plus humain et nécessaire que le sexe.

Pour avoir accès gratuitement à l'extrait du jour, au sommet de la colonne de droite, cliquez à l'endroit indiqué.

News du samedi 29 décembre 2007--------------- 

Religion et politique : mauvais amalgame

12H32 - God bless America, nous sommes des fanatiques religieux.
Les intervenants de cette vidéo de 10:23 :
George W. Bush chez le télé-évangéliste James Roberson
Michael Ledeen, conseiller de Ronald Reagan
Robert Baer, ex-agent de la CIA
David Frum, conseiller du président
Charles Lewis, directeur du Center for Public Integrity
Jim Hoagland, Washington Post
Joseph Trento, historien
Sam Gwynne, journaliste
Ed Mcateer, Coalition chrétienne
Arnaud de Borchgrave, Washington Times
Stanley Hoffman, Université de Harvard

Dans la même page, six autres vidéos suivent :
God bless America, nous sommes des manipulateurs
God bless America, nous sommes des menteurs
God bless America,  nous avons des tentations fascisantes
God bless America, nous sommes des affairistes
God bless America, mon grand-père était le banquier des nazis
God bless America, nous sommes les amis de Saddam

Ce site n'est pas toujours disponible, l'adresse est correcte :
http://www.piankhy.com/modules/newbb/viewtopic.php?topic_id=314&forum=3

Dans la page s'affichant, la première vidéo est un peu plus bas. Les autres suivent à la queue-leu-leu. 

Ces 7 vidéos, qui sont bien documentées, expliquent la véritable origine de la folie sécuritaire, pas seulement aux États-Unis, partout en Occident, dont au Canada. Et les atteintes aux droits et libertés en découlant. 

L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3

01H32 - Au Manitoba, l'une des provinces du Canada, la police saisit l'auto du client ayant sollicité une prostituée et envoie celui-ci dans une école de... réhabilitation pendant une journée. À Winnipeg, sa capitale, les John Schools permettent aux hommes, qui en sont accusés, d'échapper à la loi. Cependant ils doivent d'abord passer une entrevue menée par un travailleur social de l'Armée du Salut, éprouver des remords sincères, et ne pas donner l'impression qu'ils s'y inscrivent uniquement pour récupérer leur auto et éviter d'aller en cour. S'ils réussissent le test, ils la récupèrent et paient 400$ pour assister pendant une journée à des conférences données notamment par... des policiers. S'ils échouent, ils se retrouvent en cour et si trouvés coupables, le gouvernement Manitobain saisit leur auto, la vend et verse les profits à des organismes d'aide aux prostituées.

En Alberta, autre province canadienne, plus précisément à Calgary ( « Sodome et Gomorrhe », vous vous souvenez ? ), des clients de prostituées condamnés par la justice devaient, à partir de mai 2002, parcourir le centre-ville vêtus d'une tenue carcérale orange, afin de ramasser seringues, préservatifs et autres objets liés au commerce du sexe. ( La Presse du 13 avril 2002 ) De sept à dix hommes condamnés pour avoir abordé une prostituée, a indiqué le sergent Dean Young, chef de l'unité des moeurs de la police de Calgary, devaient constituer la première équipe. En somme, la rééducation policio-sexuelle sur la place publique, au vu et au su de tout le monde.

Rééducation aussi dans cette autre affaire et, apparemment, vicieuse et violente en plus. Selon Claire Thiboutot, porte-parole du groupe Stella, organisme oeuvrant à Montréal, le nombre d'agressions contre les travailleuses du sexe a doublé en juillet 2000. ( Stéphanie Bérubé - La Presse du 24 août 2000 ) Et la police de l'île de Montréal, loin de leur venir aide, serait en partie responsable de cette escalade de la violence, rapporte la journaliste Stéphanie Bérubé de La Presse. Sur les 24 cas d'agressions constatés au cours de ce mois, aucun n'a fait l'objet d'une plainte auprès de la police. Pour quelle raison ? Les prostituées ont peur de ne pas être prises au sérieux, de se faire accueillir avec des vieux préjugés du genre « elle a couru après », explique Thiboutot.

Elle fait également état du comportement misogyne de certains policiers présents dans le quartier Centre-Sud. Raconte qu'à la fin de juillet, une prostituée qui venait de se faire violer dans un buisson a cherché de l'aide auprès de policiers. Ceux-ci lui auraient tout simplement conseillé de changer de métier. « L'attitude de certains policiers semble plutôt démontrer une approbation tacite ( sic ) de cette violence », affirme Thiboutot. Serge Gascon, assistant directeur aux enquêtes de la police de l'île de Montréal, nie tout, déplore que les prostituées ne portent pas plainte : « Les prostituées doivent nous faire confiance ». Deux versions opposées, celle du groupe Stella et celle de Gascon de la police.

Lisez gratuitement cet extrait en cliquant à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite.

News du vendredi 28 décembre 2007---------------

Liberté...

12H54 - ... tourbillonner dans la spirale de la vraie vie, avec ses petites saletés et ses risques. Durée 03:08

http://www.dailymotion.com/video/x3h33b_
ozone-bullet-speedriding_extreme

La naissance du racisme à l'encontre des Noirs

02H14 -  D'où vient le mot racisme ?  Comment expliquer qu'il ait pris de l'ampleur ? Et beaucoup d'autres questions suivies de réponses. Bien qu'on ne le précise pas dans la vidéo, il est clair qu'on parle de son développement en Occident, notamment en France et aux États-Unis. Des cinq invités à cette table ronde, l'historien français Pascal Blanchard est sans aucun doute le plus intéressant. Il connaît son sujet vraiment à fond et en traite avec beaucoup d'aisance ! Il nous aide à mieux comprendre cette pathologie culturelle.

Durée de la vidéo : 17:32

http://www.dailymotion.com/video/x3dg3d_le-racisme-inconscient_news

L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3

01H16 - Un bon truc, et il est infaillible, pour repérer des civils de Montréal ou d'ailleurs : adopter des comportements anticonformistes, politiquement ou puritainement incorrects, tout de même sans excès et dans le cadre de la loi. Ils sont particulièrement sensibles à tout ce qui a trait au corps féminin : la femme portant un décolleté vertigineux ou un petit short mettant en relief sa croupe et enfoncé dans l'entre fesses, l'homme jetant des coups d'oeil furtifs à l'un ou à l'autre. Si vous êtes un homme, vous pouvez porter des jeans serrés moulant bien vos bijoux de famille. Ou habillez-vous en rose, tiens, portez la tenue napoléonienne, ou la coiffure mohawk, la vraie, la rouge, bien hérissée, qui fait dresser les poils sur les bras de ceux n'aimant pas du tout, mais cela nécessite un peu plus de courage.

Votre comportement fera que vous serez rapidement ciblé par la police en civil. En observant bien, vous verrez alors se déployer dans votre environnement immédiat une ou deux personnes que vous n'avez jamais vues, et qui vous mettront au pas selon les techniques usuelles de l'underground policier. Plus aucun doute ne vous sera alors permis : ces gens ne seront pas de simples citoyens. L'expérience sur le terrain est concluante. C'est un appât auquel ils mordent à tout coup. Être anticonformiste également pour combattre le conformisme. Vous faites alors d'une pierre deux coups. Et sans avoir à poser de gestes illégaux, la police ne pouvant vous arrêter que dans le cadre d'une loi.

Lisez l'extrait du jour en cliquant à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite. Bonne lecture !

News du jeudi 27 décembre 2007---------------

J'aime certains rapeurs et rapeuses...

04H15 - ... même si je comprends pas toujours tout ce qu'ils disent, la musique enterre souvent les paroles, qui se bousculent à la sortie. Ils témoignent des injustices sociales. Écoutez cet extrait du double album Confession d'un Enfant du Siècle : Rockin' Squat, France à fric. Et jusqu'à la fin, ça vaut le coup. Y'a beaucoup d'Africains et ça danse fort.  Impressionnant ! Durée :  4:54...

http://www.dailymotion.com/video/x1vo6r_rockin
-squat-france-a-fric_music

Extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3

02H29 - J'apporte d'autres cas de la répression sexuelle de la police de l'île de Montréal. Combien savent que son escouade des moeurs s'intéresse aussi aux bandes dessinées pornos ? Oui, les bd ! Elle a obligé Diffusion du Livre Mirabel de retirer du marché La Métamorphose de Lucius, publié par les Humanoïdes associés, du bédéiste italien Milo Manara, une adaptation érotico mythologique de L'Ane d'or d'Apulée. Qu'elle est intervenue également pour faire enlever d'une vitrine du Sky Pub, dans le Village Gay, une toile où deux hommes font l'amour ? Elle trouvait ça dégueulasse et vulgaire, estimait que ça affecte la... qualité de vie du citoyen.

Qu'elle déguise de ses policières en travailleuses du sexe sollicitant des clients dans la rue et même dans des restos ? Certaines s'étirent en fixant des yeux le client potentiel, les deux bras levés et repliés vers l'arrière, de façon à mettre en valeur leur poitrine. Les formes sont souvent généreuses, trop justement, parce que globuleuses et sphériques comme des obus, à plusieurs centimètres de la planche à repasser. Au point où l'on se demande s'il n'y pas là-dessous une arme secrète.

Signalons que le soutien-gorge high-tech a commencé à faire son apparition sur le marché à la fin des années 1990. Une filiale japonaise de Triumph en avait créé un, appelé Coupe du monde et du même matériau qu'un ballon de football. ( Agence France-Presse - La Presse du 7 juillet 1999 ) Aux États-Unis, Bio-Mecanica en avait lancé un actionné par une pile biomécanique et gonflant la poitrine d'une taille supplémentaire. La police utilise-t-elle ces gadgets pour neutraliser ceux commettant le péché de regard, ou de sollicitation ?

Vous en savoir plus, lisez l'extrait du tome 3 : au sommet de la colonne de droite, cliquez à l'endroit indiqué.

News du mercredi 26 décembre 2007---------------

La violence et son côté puritain

08H50 - Ses effets se manifestent tout à la fois par sa dénégation et par l'identification au mal absolu.

Sur mon site, en page LIBERTÉS ICI, le troisième élément de la colonne des PHOTOS, il y a une animation où un ado utilise son copain comme planche à roulettes. Lorsque je l'ai visionnée la première fois, ç'a fait clique dans ma tête, me suis dit : il y a des visiteurs qui vont l'identifier à de la violence. Effectivement, il y a eu quelques réactions. Parlant de l'ado transformé en planche à roulettes, l'un m'a dit : c'est un humain. Il y a des gens qui ne font pas la distinction entre un gag et la réalité.

Ce nouveau puritanisme fait quelques ravages aux USA, entre autres. J'ai lu quelque part qu'un enfant avait été suspendu de l'école une journée parce que, le jour de l'halloween, il s'y était présenté vêtu en pompier et portant à la ceinture une hache... en plastique. Au Québec, il y a quelques années, un ado, participant à un concours de compositions dans sa classe, avait créé tout un émoi au sein de notre bonne société en produisant un texte où il y avait de la violence : l'écrivain américain Stephen King est spécialisé dans l'horreur depuis des lunes et n'a jamais tué personne.

Tout cela n'est rien d'autre que de l'emprise psychologique policière sur la population, plus clairement dit : de l'intimidation. L'objectif est de faire en sorte que, dans l'espace public, le citoyen se sente un peu coupable en quelque part, même s'il n'a jamais commis le moindre délit, et marche sur la pointe des pieds et les fesses serrées. Tout est aseptisé : langage, geste, posture, coupe de cheveux, tenue vestimentaire, etc. Dans un petit village, c'est pire que dans une grande cité. Conclusion : la photo de la planche à roulettes va rester sur mon site. Allez la voir à cette adresse....
http://www.etaupolicier.com/pages5.php?id=11

Vous allez bien rigoler !

03H39 - Une imitation burlesque de Sarkozy...

http://www.dailymotion.com/video/x1cwwo_n-sarkozy-par-b-candida_fun

Big Brother State...

01H17 - ... sans oublier Big Sister et leurs frérots et soeurettes, leurs collabos.

Les technos de l'info, bienfaits dans des tas de domaines, décuplent aussi l'efficacité policière. Elles ont toujours une bonne longueur d'avance sur les États qui, respectueux ( hum ! ) de la vie privée des citoyens, en balisent les excès. Cependant, cela fait, ils se tournent ensuite vers la police et lui ouvre toutes les portes où elle veut entrer. Sans vérifier si elle respecte les lois. C'est que les élus, nuls en matière policière, ont une confiance bétonnée à l'égard de la police, dont la mauvaise foi est colossale. Gros dilemme !

Une vidéo donnant une petite idée de la situation prévalant actuellement.

Sous-titrée en français, durée 4:24
http://www.dailymotion.com/video/x23ku6_big-brother-state-stfr_creation

Extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3

00H17 - Aujourd'hui, je traite d'aventures sexuelles entre personnes consentantes, majeures et vaccinées. Et de la répression sexuelle de la police et du pouvoir.

Le sociologue Alberoni écrit que Talese a laissé une documentation détaillée de l'idéologie et de la pratique du collectif de Sandstone, aux États-Unis, fondé par John Williamson. ( Francesco Alberoni - L'érotisme - Éditions Ramsay ) ( Gay Talese - La femme du voisin - Éditions Presse-Pocket ) Formé à l'origine de couples d'amis qui vivaient dans la promiscuité sexuelle, le collectif s'est développé en tant que communauté thérapeutique et utopique grâce à la venue d'intellectuels et de sexologues.

Chaque soir, à Sandstone, une orgie avait lieu, dotée d'une fonction libératrice. Qui fréquentaient cette « luxerious California sex commune » ? Des couples désireux de sortir de la banalité de la chambre conjugale, des femmes divorcées et qui n'étaient pas encore prêtes pour un nouveau mariage, des femmes à l'énergie érotique débordante mais qui auraient eu peur d'aborder un homme en pleine rue, des féministes comme Sally Binford, archéologue réputée, et des sexologues comme Alex Comfort.

Selon Alberoni, chaque individu est différent et c'est cette différence que nous voulons capter. L'érotisme comporte et comportera toujours une dialectique profonde entre pluralité et unité, entre promiscuité et unicité. L'unicité requiert la multiplicité, elle en a besoin pour s'enrichir. Si elle s'installe dans la répétition, dans l'habitude, le devoir, la discipline, c'est la mort de l'érotisme. Il se transforme alors en ennui et en dégoût. Sans la multiplicité, sans le possible, sans la séduction, sans l'excès, il ne saurait y avoir érotisme.

Il se réfère à Freud qui considérait que le plaisir sexuel est le plus intense des plaisirs, qu'il est par conséquent en situation de créer les liens les plus forts. Chaque expérience positive, chaque orgasme, renforce le besoin de l'autre. Si l'expérience du plaisir renouvelé est bilatérale, un lien durable peut s'instaurer entre les deux partenaires, un lien susceptible de résister aux plus graves frustrations.

Les 5 nouvelles pages du jour sont toujours la suite des pages publiées la veille. Pour y avoir accès gratuitement, sommet de la colonne de droite, cliquez à l'endroit indiqué.  

News du mardi 25 décembre 2007--------------- 

Remaniement du gouvernement québécois de Charest en 2008 ?

15H22 - Cyberpresse du 14 décembre dernier rapportait cette citation du premier ministre ( pm ) Jean Charest  : « Quand je regarde en avant, je pense que notre gouvernement pourrait probablement mieux fonctionner s'il y avait un plus grand nombre de ministres ». On parlait de soulager des ministres qui croulent sous la tâche, les cumuls seraient lourds à porter.

Suggérons au pm d'abolir le cumul des ministères de la Justice et de la Sécurité publique : un ministre ne peut être à la fois juge et parti. Et de placer quelqu'un d'autre que le député Jacques Dupuis à la Sécurité publique, trop impliqué depuis trop d'années dans la lutte contre le crime, ainsi qu'en témoigne son curriculum vitæ en post-scriptum plus bas. Les criminels ne représentent qu'une fraction d'1% de la population de 7,6 millions du Québec.  

Son successeur devrait être quelqu'un ayant un certain recul, c'est-à-dire une vision plus globale de la société, ce qui ne semble plus le cas du ministre Dupuis. Il est temps de nommer à cette fonction un député possédant de bonnes connaissances en droits et libertés. Ce pourrait être un premier pas vers la démocratisation de nos corps policiers.  

PS : curriculum vitæ du député Jacques Dupuis ( source : site du gouvernement du Québec ) : membre du Comité du Barreau de Montréal sur l'administration de la justice en matière criminelle (1983-1984) ; avocat et conseiller juridique, Direction des affaires criminelles et pénales, ministère de la Justice (1996-1997) ; conférencier invité par les bureaux des enquêtes criminelles des diverses sûretés municipales de la région de Québec (1998) ; conférencier invité par l'escouade du crime organisé de la Sûreté du Québec, région de Québec (1998) ; substitut permanent du Procureur général du Québec, affecté à la lutte au crime organisé (1997-1998) ; ministre de la Justice et Procureur général du 27 avril 2004 au 18 février 2005 ; ministre de la Sécurité publique du 18 février 2005 au 18 avril 2007.

Croisade à tolérance zéro contre la cigarette !

08H41 - Pour savoir de quoi il s'agit exactement, jetez un oeil sur ce petit document du gouvernement du Québec intitulé : Lignes directrices pour l'application de l'interdiction d'étaler du tabac ou son emballage à la vue du public.

http://publications.msss.gouv.qc.ca/acrobat/f/documentation
/2007/07-006-10F.pdf

De fait, c'est du puritanisme, genre CACHEZ CE SEIN... Après avoir constaté la démesure, allez voir la vidéo de l'éditorialiste en chef du quotidien La Presse, dans sa version électronique : Cyberpresse...

http://www.cyberpresse.ca/section/CPACTUALITES
Dans la page s'affichant, colonne de droite, descendez jusqu'à VIDÉO, cliquez sur ANDRÉ PRATTE : L'Âge des ténèbres...

Ça me donne envie d'acheter un paquet de cigarettes. Dans l'espace public, si un ado m'en demandait une, je lui donnerais mon paquet au complet. Le principe à défendre est celui-ci : un grand OUI à la prévention civilisée, un grand NON à la prévention-répressive, prévention-stigmatisante, etc. Le Québec, peu importe le parti au pouvoir, n'arrête pas de s'introduire dans la vie privée des citoyens, de les infantiliser. 

On demande deux choses aux élus : gérer correctement le gouvernement et réduire la dette accumulée. On ne leur demande  pas de gendarmer tout le monde. Si vous n'avez rien d'autre à faire, occupez-vous de la police en civil et de ceux qui les dirigent, mettez ces fonctionnaires au pas, rétablissez  la démocratie dans cette province. Il y a là de quoi vous occuper un bon bout de temps. Droits et Libertés doivent avoir priorité sur la répression des fumeurs et autres croisades du genre.

Très Joyeux Noël !

00H10 - Fêtons à la bonne franquette, comme on dit au Québec et en France aussi, semble-t-il !

http://www.linternaute.com/video/vos-videos/actualite-1/92677/
marche-de-noel-de-vitrolles-1/

L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3

00H3 - Touraine condamne la priorité que la société moderne tend à accorder aux objets sur la liberté et les relations sociales. ( Alain Touraine - Qu'est-ce que la démocratie ? - Éditions Fayard ) Notons qu'il ne condamne pas la société de consommation, soutient même qu'elle joue un rôle positif en détruisant les barrières culturelles et sociales qui sont autant d'obstacles à la démocratie. Ne s'agit donc pas de tamiser les lumières de la société marchande, tout bonnement d'allumer celles de la liberté et de la socialisation. Pourquoi maintiendrait-on tout un pan de la socialité dans la grande noirceur d'une tempête de verglas ?

Il appartient dorénavant à chaque citoyen d'éclairer son milieu. Selon la formulation utilisée par Touraine, le citoyen doit devenir un sujet. Le sujet affirme sa volonté d'être acteur du changement et pas seulement consommateur. Il y a peu, on croyait encore qu'il fallait sacrifier ses intérêts personnels pour être un bon citoyen. C'est presque le contraire qu'il faut dire aujourd'hui, précise-t-il. Ceux dont le comportement se réduit à une participation passive à la consommation forment la masse d'appui des dominants. Seuls ceux qui sont des sujets peuvent opposer un principe de résistance à la domination des systèmes. Le sujet est centré sur lui-même et non plus sur la société. Il est défini par sa liberté et non plus par ses rôles.

D'après Touraine, l'individu ne se comporte pas comme un sujet quand il s'identifie à la volonté générale ou quand il est le héros d'une communauté. Car il est séparé de lui-même par des situations organisationnelles et institutionnelles chargées d'obstacles à la formation d'une expérience qu'il pourrait ensuite s'échanger avec d'autres. Dans ce système de domination, le rapport de l'individu avec lui-même est plus fondamental que les rapports des individus entre eux parce qu'il se heurte à la dépendance vécue. Le sociologue est d'avis que chaque individu travaillant à intégrer les éléments éclatés de la réalité sociale aide à reconstruire une société démocratique. L'exemple des femmes libérées et celui des homosexuels et lesbiennes illustrent bien ce dont traite Touraine, nous le verrons.

Pour lire gratuitement cet extrait, qui est la suite d'hier : au sommet de la colonne de droite, cliquez à l'endroit indiqué.

News du lundi 24 décembre 2007---------------

Défendre bénévolement des citoyens sans défense

11H32 - L'action se déroule à Toulouse, en octobre 2007. Plus que quelques jours avant la trêve hivernale empêchant toute expulsion de locataires. Des bénévoles de l'association Droit au Logement  investissent le bureau d'un office HLM pour protester contre l'expulsion imminente d'une locataire et de ses deux enfants. Interactions pointues, mais polies, des moments où tout le monde parle en même temps. De l'humain intégral, sans chrome : on expulse pas comme ça une mère de deux jeunes enfants.

Dans la page s'affichant, dans le bas, optez pour l'écran RealPlayer. Vidéo de 17:00...

http://tvbruits.org/spip.php?article340

L'extrait du jour de L'Étau policier, tome 3

00H15 - Disons le franchement : les intolérants sont de fait des inadaptés sociaux qui refusent de composer avec le pluralisme. Le pire, c'est qu'ils utilisent tous les moyens pour imposer à la population leur vision pathologique de la vie.

Dans l'extrait du jour, je compare la grande cité à une ogresse s'approchant dangereusement des frontières de leur presque campagne. Comme leur petite ville, ou village, se développe, des banlieusards croisent de plus en plus d'oiseaux de toutes les couleurs et chants. Dans quelques unes de leurs rues le trafic est plus dense, une couple de nouveaux établissements commerciaux y surgissent chaque année, la construction domiciliaire bulldoze le sol à certains endroits, éventre des rues pour la tuyauterie, transporte des matériaux, cogne du marteau.

Des résidents se retrouvent un beau matin avec de nouveaux voisins qui ont un peu de blé mais pas leur culture. Des étrangers élevant parfois trois ou quatre enfants bien vivants et un chien bâtard qui vient parfois faire sa crotte sur leur beau gazon. Cependant, il y a bien plus pénible : certains leur sourient, les saluent. Y a-t-il plus souffrant que de répondre à la convivialité de voisins n'appartenant pas à sa classe ?

Pour lire gratuitement ces 5 autres pages du tome 3 : colonne de droite, au sommet, cliquez à l'endroit indiqué.

PS : Joyeux Noël aux très nombreux visiteurs de mon site !

News du dimanche 23 décembre 2007--------------- 

Travail humanitaire auprès de sans-abri

20H35 - En France, une poignée de bénévoles du GAF et de Médecins du Monde parcourt deux fois par semaine les rues de Toulouse pour rencontrer des sans-abri, établir des liens avec eux, les socialiser. Repérer aussi ceux dont l'état de santé se dégrade, les orienter si besoin vers un établissement médico-social. On les informe également sur les lieux ouverts : hygiène, soins, hébergement, restauration. Enfin, on les y accompagne si nécessaire.

Durée vidéo 09:30 
http://tvbruits.org/spip.php?article355

Dans ce pays, l'organisme les Enfants de Don Quichotte ( EDQ ) est actif, dans certaines grandes cités. Ainsi à Toulouse, en mai 2007, c'était le cinquième mois de lutte pour des sans-abri. La mairie ( UMP ) voulait les parquer à l'extérieur de la ville, mais elle a échoué devant une cours de justice. Une vidéo nous montre et fait entendre des sans-abri, qui campaient, le jour du procès, sur la place du Capitole, devant le Tribunal de Grande Instance. Ils étaient supportés par l'EDQ et des citoyens. Le niveau de conscience sociale du citoyen est plus élevé en France qu'au Québec.

Durée vidéo 12:00
http://www.tvbruits.org/spip.php?article276

Dans la page s'affichant, un peu plus bas, utilisez le deuxième écran, celui de RealPlayer.

Autre témoignage d'un flic français

09H36 - Pendant qu'en France, le nombre de témoignages publics de policiers augmente petit à petit, ici au Québec, aucun flic n'a encore osé parler des innombrables illégalités commises par la police en civil chaque jour de chaque année. L'Omerta perdure, faut bien penser à sa carrière, n'est-ce-pas ? Sauf rares exceptions, le policier ne mord jamais la main de celui qui le nourrit si bien et l'assure du pas-vu-pas-pris.

Notre héros du jour, qui lui ne manque pas de couilles, s'appelle Erik Blondin. Vingt-trois ans de police et quelques déboires ne l'ont pas usé, apprend-on. Attaché au service public et aux « valeurs de la République », il dénonce chaque manquement, quitte à faire cavalier seul. Il ne craint pas non plus de s'opposer aux intimidations de la hiérarchie.

En 1990, affecté à la brigade de nuit au bois de Boulogne, il signale les dérives de certains collègues avec les prostituées. L'affaire est étouffée, lui est sanctionné : mutation à la garde statique de l'Élysée. Par refus des compromissions à l'oeuvre dans les syndicats institutionnalisés, il crée, en 1995, le Syndicat de la police nationale (SPN), mais on lui coupe l'herbe sous le pied : syndicat trop petit pour être reconnu.

Sa notation va baisser, il sera menacé de révocation et subira plusieurs blâmes. Ce qui ne l'empêche pas de continuer à rédiger des tracts cinglants qui en font un abonné aux convocations de l'Inspection générale des services (IGS). Et même de publier un livre : Erik Blondin - Le Journal d'un Gardien de la Paix - Éditions La Fabrique.

Vidéo 1, durée 09:04
http://www.dailymotion.com/video/x3mj6c_un-policier-different-
temoigne-cont_politics

Vidéo 2, durée 17:45
http://www.dailymotion.com/video/x3mjk9_un-policier-different-
part2-temoign_news

Extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3

00H25 - Comme vous devez bien vous en douter, le premier chapitre Urbanisme anti-social porte finalement sur la ségrégation spatiale des vitres cassées, les pauvres. On ne veut surtout pas les avoir comme concitoyens, encore moins comme voisins. En somme, une forme déguisée d'apartheid : les vitres cassées sont en quelque sorte des nègres blancs.

Le journaliste Edward Behr raconte qu'à Los Angeles, l'architecte américain John Jerde a créé le complexe commercial CityWalk, prolongement des Studios Universal. ( Edward Behr - Une Amérique qui fait peur - Éditions Plon ) Un ensemble de rues piétonnières, avec restos, magasins, cinémas. CityWalk est la copie conforme miniaturisée et aseptisée d'une ville idéale qui n'a jamais vraiment existé que dans l'imagination de son créateur, constate le journaliste. Un endroit exceptionnellement protégé, nous dépeint-il, où règne une exclusion indirecte, efficace : parking obligatoire et cher, pas de transport en commun - 15 minutes de marche pour s'y rendre et une côte escarpée à monter -, gardes armés en évidence, etc.

CityWalk a déjà ses émules dans d'autres villes, et même sa base idéologique : l'enclave, microcosme parfaitement aseptisé, permet de tout contrôler. Il rapporte que ces Cités dans la grande Cité sont mortes, totalement stériles et artificielles, et qu'il y règne la peur obsessionnelle de l'étranger, perçu comme colporteur de la violence.

Un extrait du livre à lire GRATUITEMENT : sommet de la colonne de droite, cliquez à l'endroit indiqué.

News du samedi 22 décembre 2007---------------

Les 11 qui ont recommandé
au ministre québécois de la Sécurité publique Jacques Dupuis
l'utilisation du Taser

05H10 - Ils sont membres du Sous-comité consultatif permanent en emploi de la force ( SCCPEF ) : 6 policiers ( détenant de facto la majorité des voix : 6 sur 11 ), 3 fonctionnaires du ministère de la Sécurité publique,1 employé de l'École nationale de la police, à Nicolet, et 1 employé du Centre anti-poison du Québec. À l'exception de ce dernier, les 10 autres sont soient policiers ou liés à la loi et à l'ordre.

Aucun spécialiste en matière de droits et libertés ni de représentants d'organismes luttant contre la brutalité policière. Les recommandations ont donc été élaborées entre membres d'une même famille. Dans la liste qui suit leur nom et celui de leur employeur

6 policiers
M. René ALLARD, inspecteur
Service à la communauté - Région Ouest
Service de police de la Ville de Montréal

M. Gilbert AUCLAIR, capitaine
Section planification, recherche et développement stratégique
Service de police de la Ville de Québec

M. Serge LEFEBVRE, inspecteur
Division coordination des opérations
Service de police de Longueuil

M. Danny Mc Connell, capitaine
Surveillance du territoire
Service de police de Sherbrooke


M. Michel VERREAULT, inspecteur
Gendarmerie
Service de la Sûreté municipale de la Ville de Thetford Mines

M. Mario VADNAIS, capitaine
Direction du développement et de la formation
Sûreté du Québec

3 fonctionnaires du ministère de la Sécurité publique
M. André BERNIER, conseiller
Direction de l'organisation et des pratiques policières
Ministère de la Sécurité publique

M. Mario LUSSIER, conseiller
Direction des affaires autochtones
Ministère de la Sécurité publique

Mme Caroline TANGUAY, M.D., pathologiste judiciaire
Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale
Ministère de la Sécurité publique

1 employé de l'École nationale de police du Québec
M. Ronald BÉLANGER, expert-conseil en emploi de la force
Direction du soutien pédagogique et de la recherche
École nationale de police du Québec

Directeur médical du Centre antipoison du Québec 
M. René BLAIS, M.D., FRCPC, ABMT, directeur médical
Centre antipoison du Québec

L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3

00H12 - Au sein de notre société, deux mentalités s'opposent : celle du banlieusard versus celle du citadin. Les deux ne voient pas la cohabitation citoyenne du même oeil. De fait, il s'agit d'un très vieux conflit. L'histoire le démontre : le citadin, plus libre, vit d'une façon que le banlieusard n'approuve pas.

Cependant, gardons-nous bien de généraliser. Tous les banlieusards ne pensent pas de même. Il y en a qui ont choisi la banlieue parce que les taxes y sont moins élevées qu'en ville. D'autres pour se rapprocher de leur emploi, de parents ou d'amis ou des raisons n'ayant absolument rien à voir avec le sujet que nous traitons. Il y a aussi des banlieusards vivant dans la grande Cité contre leur gré. Certaines de ses zones grises sont d'anciennes banlieues où ils s'étaient installés pour être plus près de la campagne que de la Cité. Il existe enfin des citadins n'aimant pas la Cité, eux sont des banlieusards qui s'ignorent. On peut se demander ce qu'ils y font, s'ils n'y sont pas heureux.

C'est ce que vous allez découvrir, si vous ne le savez pas déjà, dans ce premier chapitre du tome 3 intitulé Urbanisme anti-social. Sommet de la colonne de droite, cliquez à l'endroit indiqué. Bonne  lecture !

News du vendredi 21 décembre 2007--------------- 

Nouveau lot de photos et caricatures

20H13 - En tout, soixante photos et caricatures. Sans compter les ARCHIVES-PHOTOS et les ARCHIVES-CARICATURES, au sommet des colonnes PHOTOS et CARICATURES. Suffit de cliquer dessus pour avoir accès à plusieurs autres.  À voir sans faute en cliquant sur le flash LIBERTÉS ICI. Si vous en avez à me suggérer, n'hésitez pas une seconde, CONTACTEZ MOI.

Pas de racisme, ici...

14H38 - ... seulement deux hommes, un Noir et un Blanc, unissant leur talent pour notre plus grand plaisir : James Brown et Pavarotti... It's a Man's Wolrd !

http://www.youtube.com/watch?v=VCIyzNISw1Q

Le Québec, la province la plus surveillée au Canada ?

13H25 - Au Québec, serions-nous doués en matière d'écorniflage et de délation ? Semble bien, si l'on se fit à ce qui suit... Selon une étude menée en 2001 par Jean Trudelle, professeur de physique au Cégep d'Ahuntskic, à Montréal, dans cette institution le taux de réussite moyen des 20 programmes de formation technique les plus fréquentés au Québec n'est que de 26% au bout de trois ans, et de 50% au bout de cinq. ( Silvia Galipeau - La Presse du 12 janvier 2002 ) En technique policière, par contre, ce taux... grimpe à 62,2% en trois ans, et à 78,1% en cinq. Alors qu'à l'autre bout de l'échelle, en électronique, il atteint à peine les 13,4% en trois ans et les 35,5% en cinq.

Pourquoi les étudiants en technique policière réussissent-ils mieux que les autres ? La question ne lui a pas été posée. Il aurait été intéressant d'établir des comparaisons avec d'autres provinces, d'autres pays. Notons que, en juillet 2006, l'École nationale de police du Québec, situé à Nicolet, ne produisait pas suffisamment de diplômés pour répondre à la demande des corps policiers. ( Anabelle Nicoud et Jean-Paul Charbonneau - La Presse du 3 juillet 2006 ) La pénurie serait notamment attribuable à l'application de nouvelles lois et au resserrement de la sécurité face à la menace terroriste... L'un des rares métiers où le chômage atteint le point zéro.

C'est l'un des sujets que j'aborde dans l'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 2. Lisez le gratuitement en cliquant à l'endroit indiqué, au sommet de la colonne de droite. Demain, nous passerons au tome 3 du livre. Vous pourrez le lire au complet GRATUITEMENT, au rythme de 5 pages chaque jour.

Malik Oussekine

02H29 - Un reggae interprété par Aklid Akli, Berbère algérien, rappelant la mort de Malik Oussekine, tué à coups de matraques par trois policiers, à la fin de 1986. ( Nathalie Prévost - La mort indigne de Malik Oussekine - Éditions Bernard Barrault )

La journaliste Nathalie Prévost, qui a écrit un livre sur cette tragédie, raconte...  1h du matin, dans une petite rue près du Quartier Latin, à Paris, des étudiants manifestent contre le projet de réforme de l'enseignement supérieur. Pasqua, ministre de l'Intérieur sous le gouvernement Chirac, fait intervenir la compagnie de motocyclistes de la préfecture de Paris, une unité brutale et violente. Quarante motos surgissant dans la nuit en formation serrée, moteur hurlant, chevauchée chacune par deux athlètes casqués, cagoulés et bardés de cuir, dont l'un, le passager, brandit une matraque. Malik n'en survivra pas.

http://www.dailymotion.com/video/xppx8_akli-d-malik-live-evreux-fr_music

News du jeudi 20 décembre 2007---------------

Le ministre québécois Jacques Dupuis porte deux chapeaux

21H19 - Depuis le 18 avril 2007, le député Jacques Dupuis, du gouvernement libéral de Jean Charest, cumule les fonctions de ministre de la Justice et de ministre de la Sécurité publique. Deux postes incompatibles. À la Justice,  les avocats de la Couronne relèvent de son autorité. À la Sécurité publique, les corps policiers relèvent également de son autorité.  

Lorsqu'un policier commet un acte criminel dans l'exercice de ses fonctions, l'avocat de la Couronne l'inculpe et le traduit devant une cour de justice. Il est arrivé souvent dans le passé des cas où l'acquittement avait créé quelques remous au sein de la société. Pour éviter tout soupçon d'intervention du politique en la matière, un ministre ne peut être à la fois juge et parti.

Taser: la Ligue québécoise des droits toujours inquiète

18H22 - La Ligue québécoise des droits et libertés (LDL) réaffirme la nécessité d'imposer un moratoire quant à l'utilisation du taser par les forces policières.  « Ni le ministre ( libéral de la Sécurité publique Jacques P. Dupuis ) et ni le rapport ( qu'il a commandé ) ne donnent de restrictions satisfaisantes quant à l'usage du taser », déplore M. Dominique Peschard, président de la LDL. « L'emploi du taser demeure à la discrétion de l'agent-e de police et l'absence de restrictions fermes risque d'ouvrir à nouveau la porte aux abus constatés ces dernières années », précise-t-il.

Il rappelle qu'en novembre 2007, le Comité contre la Torture de l'ONU s'inquiétait de ce que l'usage du taser « provoque une douleur aigüe, constituant une forme de torture, et que dans certains cas, il peut même causer la mort, ainsi que l'ont révélé des études fiables et des faits récents survenus dans la pratique ».  Ce comité invite que l'on envisage de renoncer à l'usage des armes électriques.

Le 7 décembre dernier, signale enfin le président Peschard, une coalition demandait au gouvernement du Québec de décréter un moratoire immédiat de l'utilisation du taser.  La composition du comité, qui a rendu le rapport, y était également critiqué, car pas assez représentatif de la population du Québec et ni assez indépendant des forces policières. Outre de la LDL, cette coalition est formée d'Amnistie Internationale, de la Ligue des noirs du Québec, des conseillers ( municipaux ) de Côte-des-Neiges/Notre-Dame-de Grâce, Marvin Rotrand et Warren Allmand ( ex-solliciteur général du Canada ), de la conseillère Dida Berku, de la Ville de Côte-Saint-Luc, du Nouveau Parti Démocratique et du Parti québécois.

Bon débat télé sur la police...

08H04 - ...en France, pas ici. Dans nos télévisions québécoises, on n'en débat que rarement, ou si peu que ça ne vaut pas la peine d'en parler. En France, les débats sur les méthodes policières sont courants, ici c'est le silence total. On dirait que les journalistes ont peur de s'en prendre à la police, de remettre en question par exemple la pseudo police communautaire ( ou de quartier ou de proximité ), à moins que ce ne soit leur employeur qui s'y refuse. Manque de courage de la part de nos journalistes ? Pensent-ils plus à leur carrière qu'à la démocratie ? Sont-ils devenus de gentils caniches de salon ?

À titre d'exemple à ne pas imiter, non seulement les médias québécois, incluant les journalistes, n'ont pas parlé de mes livres L'Étau Policier, tomes 1, 2 et 3, mais en plus les sujets que j'y aborde, et qui sont si importants pour l'avenir de notre démocratie, ils n'en ont jamais traités. J'ai l'impression de vivre sur une autre planète qu'eux. 

Durée 19:38

http://www.dailymotion.com/video/x3oa8r_jeunes-contre-policiers-
avec-fogiel_politics

L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 2

00H04 - J'y traite de l'espionnite généralisée dans l'espace public, de citoyens délateurs à l'année longue... À ce chapitre, il existe un cas fameux : l'escouade cycliste de prévention de Jeunesse au Soleil composée de jeunes adultes idéologisés à l'ordre et au conformisme. Sid Stevens et Tommy Kulczyk, les deux piliers de l'organisme sans but lucratif, sont très impliqués idéologiquement.

Dans le cadre d'un programme de prévention, qu'ils ont mis au point avec la police de l'île de Montréal, ils fournissent à celle-ci de jeunes cyclistes pour patrouiller dans des parcs et des cours d'école en certains endroits du territoire de la Ville de Montréal. On les a munis de cellulaires et de walkies-talkies. Leur mission consiste à lui rapporter tout comportement délinquant ou « déviant ». La délinquance est un crime, la « déviance » n'en est pas un, parce qu'il s'agit de comportements politiquement incorrects, entre autres.

Des gens généreux, voyez-vous, sacrifiant bénévolement leurs moments de loisirs pour faire de la prévention et protéger les personnes âgées, protéger les femmes, protéger les jeunes, etc. Comprenez ?  Politiquement, la police évite d'officialiser l'utilisation de simples citoyens dans des activités de patrouille, cela pourrait susciter des réactions négatives, sinon agressives, de la part de ceux n'appréciant pas la présence de ces écornifleurs.

News du mercredi 19 décembre 2007---------------

Taser : Québec donne le feu vert

18H01 - De nouvelles directives viennent d'être émises à l'intention des policiers qui sont appelés à utiliser un dispositif à impulsions Taser, a annoncé mercredi le ministre libéral de la Sécurité publique, Jacques Dupuis.

Lire l'article sur Cyberpresse

http://www.cyberpresse.ca/article/20071219/CPACTUALITES
/71219175/6488/CPACTUALITES

Extrait du jour de L'Étau Policier, tome 2

00H19 - Pour y avoir accès gratuitement, sommet de la colonne de droite, cliquer à l'endroit indiqué.

Dans ce dernier chapitre, je traite des dégâts sociétaux attribuables à la pseudo police communautaire ( ou de quartier ou de proximité ) et à ses collabos, plus explicitement du tissu social délabré qui est désormais le nôtre. Urgent que le pouvoir sache ce qu'est une société et comment ça marche.

Selon le sociologue Morin, les seuls vrais rapports humains sont ceux de personne à personne, et, si elle la vaut, aucune morale abstraite supérieure ne prévaut contre la morale concrète pour les gens qu'on aime et qu'on aide. ( Edgar Morin - Pour sortir du vingtième siècle - Éditions Fernand Nathan ) « ( ... )  Il y a là une vérité qu'il faut d'autant moins oublier que nous sommes soumis aux devoirs généraux abstraits émanant de la société, et que nous sommes menacés par l'horrible devoir d'État qu'imposèrent les polices stalinienne et nazie, de dénoncer le fils, le père et le frère. La morale sociale abstraite, fondée sur la négation de tous liens concrets, devient par là l'antimorale, et il est aujourd'hui d'importance vitale non seulement éthique, mais politique, de maintenir le privilège de la relation concrète. »

News du mardi 18 décembre 2007--------------- 

Extrait du jour de L'Étau policier, tome 2

04H30 - Peut-on établir un lien entre la pseudo police communautaire ( ou de quartier ou de proximité ) et le maccarthysme ? Oui, et un lien solide. Dans l'extrait du jour, j'en traite : lisez le, en cliquant à l'endroit indiqué, au sommet de la colonne de droite.

D'après le constitutionnaliste américain Ackerman, McCarthy restera dans les annales de la république comme un démagogue sans succès, dont les tonitruants appels au peuple se révélèrent, au banc d'essai, incapable de rallier l'engagement populaire profond et durable qu'exige une transformation légitime des valeurs fondamentales. ( Bruce Ackerman - Au nom du peuple - Éditions Calmann-Lévy, 1998 ) Dans sa croisade, il jouissait de l'appuie du Sénat mais il s'est révélé incapable de vaincre la résistance institutionnelle du Congrès et de la présidence.

Ackerman est d'avis que ce sont les efforts déployés pour élargir ses appuis qui ont provoqué sa chute. Lentement, certaines des atteintes les plus sérieuses aux valeurs constitutionnelles et traditionnelles ont été réparées au cours de la génération suivante, mais sans vraiment recoller tous les morceaux de ces vies qui avaient été saccagées. McCarty prétendait parler au nom du peuple.

L'histoire se répète. De nos jours, pouvoir et police se réclament aussi du soutient de la population. Leurs efforts déployés pour aller chercher l'adhésion citoyenne au concept de la pseudo police communautaire a eu pour effet de rendre plus visible le véritable rôle de cette dernière, et de lui faire perdre sa légitimité. De la même façon que le maccarthysme perdit la sienne. On finit toujours par voir la démesure à travers le brouillard idéologique. La prévention de la criminalité a remplacé les autres orthodoxies, dont le communisme et le catholicisme.

Ce n'est pas le crime qui menace le plus la Société civile, mais l'acharnement que mettent police et pouvoir, sans omettre les collabos, à vicier l'osmose entre citoyens. L'écrivain brésilien Coelho dit que le plus grand péché de l'humanité est l'incommunicabilité, la solitude ni recherchée ni aimée, le moment où nous oublions que nous devons être les miroirs les uns des autres. ( Juan Arias - Conversations avec Paulo Coelho - Éditions Anne Carrière, 1999 pour la version française ) Tout ce qui facilite la rencontre et la communication entre nous contribue en définitive à nous rendre moins inhumains et plus solidaires.

News du lundi 17 décembre 2007---------------

Taser : le revolver aussi populaire qu'avant

01H32 - Des spécialistes avancent qu'en dépit des affirmations de politiciens et de certains services de police voulant que l'utilisation du Taser permettrait de sauver des vies en prévenant des fusillades, ce pistolet à impulsion électrique, dont se servent de plus en plus de forces policières, n'a jamais été perçu comme une solution de rechange aux armes traditionnelles.

Lisez cet article du journaliste Steve Lambert, de la Presse canadienne...

http://www.cyberpresse.ca/article/20071216/CPACTUALITES
/71216041/1019/CPACTUALITES

L'extrait du jour de L'Étau Policier,  tome 2

01H06 - Nous continuons de développer le thème relatif au tissu social, pour en lire la suite : allez au sommet de la colonne de droite et cliquez à l'endroit indiqué.

L'espionnite, quand vous en êtes conscient, est un vrai poison dans les relations humaines, aussi dévastateur sur le plan social qu'une mine antipersonnel l'est au plan physique, pouvant vous amputer les jambes en moins de deux. Le citoyen-mouchard s'exposant lui-même à être mouchardé par un voisin, même un ami, grande gueule sympa mais incapable de garder une confidence anodine, racontant tout à tout le monde, sans intentions malveillantes. On appelle ça un panier percé. N'oublions pas que la police s'intéresse à tout renseignement concernant chaque citoyen. Quant à collaborer avec elle, certains doivent faire rapidement l'équation : si je peux lui rapporter des choses concernant des membres de mon entourage ou de simples connaissances logique qu'eux aussi puissent faire de même.

Petit épicier, dépanneur, restaurateur, pharmacien, libraire, coiffeur, chauffeur de taxi, etc. jouent un rôle vital en matière de socialité dans un îlot de maisons, une rue, un quartier. Quand un citoyen fréquente régulièrement un petit commerce du genre, des liens se créent entre lui et le proprio et ses employés. À la longue l'un et l'autre se font mutuellement confiance, jasent d'un peu de tout, s'entraident aussi lorsque l'occasion se présente. En ces temps où Big Brother et Big Sister triomphent partout, car tout le monde leur ouvre les bras pour les accueillir, peut-on encore se permettre de tout leur dire ?

News du dimanche 16 décembre 2007--------------- 

Jackpot pour les Dalton, avec Lucky Luke

17H30 - Bon, reposons-nous un peu les méninges...

Je vous propose un épisode du... Far West, en... français. Au pénitencier, Averell frôle le génie après avoir été frappé par la foudre. Accomplissant de réels exploits devant ses frères, il devient le nouveau chef des Dalton et décide d'attaquer Fort Knox, la réserve d'or des États-Unis. Lucky Luke n'est pas au bout de ses peines. Mais quand Rantanplan est frappé à son tour par la foudre et devient le plus fin des limiers, Lucky Luke comprend tout... Durée 22 :58 

http://video.google.fr/videoplay?docid=2468138834040774976

Métier journaliste, pas toujours facile...

16H09 - ... cela dépendant des sujets dont on traite. Prenons l'exemple du journaliste français Guillaume Dasquié. Il a eu accès à des dossiers confidentiels portant sur les événements du 11 septembre 2001, aux USA. En avril 2007, six policiers de la Direction de la surveillance du territoire français ( DST ) ont effectué une perquisition à son domicile, à Paris. Il a été mis en garde à vue pendant 40 heures, soupçonné d'avoir divulgué des éléments provenant de rapports de la Direction générale de la sécurité extérieure ( DGSE ).  

Peu après sa libération, il avait déclaré sur France Inter être absolument outré : « La mise en garde à vue a consisté pour l'essentiel à porter atteinte à un droit sacro-saint des journalistes, c'est-à-dire à me contraindre à divulguer mes sources ». S'adressant à la ministre française de l'Intérieur et ex-ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, il écrit : « Je pensais exercer un métier, vous m'avez démontré que c'est un sacerdoce. Grâce à vous, une détermination nouvelle désormais me conduit ».

Selon Dasquié, « le journaliste participe à nourrir l'esprit critique des citoyens éclairés. Et à ce titre, il représente un gage de sécurité plus important, plus fondamental encore, que tous les pelotons de la DST réunis ». Le journalisme d'investigation spécialisé sur la raison d'État constitue à ses yeux « un garde-fou indispensable pour notre démocratie ».

Au Canada, ce n'est pas mieux. Personnellement, j'en sais quelque chose. Mon enquête sur la police en civil au Québec, la rédaction de mes trois livres, mes nombreuses démarches pour les faire publier, les refus essuyés les uns après les autres ( sujet trop chaud ), ma décision d'ouvrir mon site www.etaupolicier.com, tout cela s'est étalé sur près de 10 années. La police, et particulièrement la Sûreté du Québec, n'a jamais cessé de me filer, de m'infiltrer, de me déstabiliser psychologiquement, de me harceler même à mon domicile : dans l'édifice où je demeure, à Lac Bouchette, près d'une voie ferrée, trois des appartements, mitoyens au mien, sont occupés par des flics. Oui, des flics en civil déguisés en locataires. Ils utilisent cet alibi pour empiéter clandestinement et illégalement mon espace privé.

Tout cela dit, écoutons la vidéo où le journaliste Dasquié témoigne : durée : 17:41

http://www.dailymotion.com/video/x3ph2f_journaliste-menace-
de-prison-dasqui_news

Est-ce bien important le tissu social ?

01H55 - C'est le thème que j'aborde aujourd'hui dans l'extrait de L'Étau Policier, tome 2 : vous pouvez le lire gratuitement en cliquant à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite.

On visualise un peu mieux les effets de l'écorniflage, du commérage, du mouchardage et de la télésurveillance dans un pâté de maisons, une rue, un quartier quand on transpose ce climat de suspicion en milieu de travail. Qui aimerait être à l'emploi d'une entreprise où il y a des caméras et des micros cachés, où l'employé ne peut exprimer le fond de sa pensée à un collègue de travail sans que la direction ne le sache ? Qu'elle soit au courant de ce qu'il fait certains soirs et jours de congé : sa fréquentation d'un bar de danseuses nues où il va se rincer l'oeil ou encore d'un motel où il passe à l'occasion une demi heure avec une hôtesse des petites annonces classées ? Au courant aussi de ses conflits familiaux, de sa situation financière, des commérages que des voisins colportent à son sujet ou de sa famille ?

Dans un climat du genre, cet employé se méfierait-il de ses collègues de travail ou réduirait-il au strict minimum sa communication avec eux ? Sans en généraliser la pratique, on sait que l'un des rôles du gardien de sécurité consiste à procéder à des vérifications du personnel de l'entreprise ( Martine Fourcaudot et Lionel Prévost - Prévention de la criminalité et relations communautaires - Éditions Modulo ) : examen de la situation financière et familiale, évaluation de la loyauté et de l'honnêteté, identification des problèmes de comportements, de tension, etc.

Dans un village, une ville où les citoyens se méfient des autres, on peut parler d'un tissu social délabré. La pseudo police communautaire et ses collabos contribuent pour beaucoup à son délabrement. Ce n'est qu'un volet de ce que je traite aujourd'hui. D'autres pages portant sur le même sujet viendront s'y ajouter au cours des prochains jours.

News du samedi 15 décembre 2007---------------

Un proche du gouvernement Harper lobbyiste pour Taser !!!

02H52 - Un stratège électoral conservateur et ancien conseiller aussi bien du premier ministre Stephen Harper que du ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day, a été embauché comme lobbyiste par Taser International quand l'utilisation de ces pistolets électriques a commencé à faire l'objet d'un examen serré.

Ouf ! Sue Bailey, de la Presse canadienne, vient de nous sortir là un de ces scoops ! Lisez la suite ici, sur Cyberpresse :

http://www.cyberpresse.ca/article/20071214/CPACTUALITES/
71214189/1019/C

Gestion de la police, dont la GRC

02H03 - Le Groupe de travail sur la gouvernance et le changement culturel à la Gendarmerie royale du Canada ( GRC ) a recommandé, hier vendredi, d'importants changements à la structure, l'indépendance et la surveillance du service de police fédérale.

Lire la suite de l'article dans Cyberpresse :

http://www.cyberpresse.ca/article/20071214/CPACTUALITES/7121420
4/6730/CPACTUALITES

Pour le moment, je me limite à ce seul commentaire. L'autonomie policière, que ce soit celle de la GRC, de la Sûreté du Québec ou de n'importe corps policier de la planète, n'est absolument pas souhaitable. Parallèlement, dans aucun cas, le pouvoir politique ( incluant le ministre de l'intérieur ou de la Sécurité publique ) ne doit, ni de près ni de loin, intervenir dans les activités policières. Son rôle est de légiférer. Si des lois y produisent des effets imprévus, il doit les amender.

La police doit relever d'un Conseil de contrôle permanent détenant tous les pouvoirs et composé de citoyens aguerris en matière de tactiques policières et de droits et libertés. Et doté d'une ligne téléphonique sans frais et sécurisée, que le citoyen, et même le policier, utilisera lorsqu'il sera victime ou témoin d'une atteinte aux droits.

Si on prend le cas de la GRC, son commissaire doit relever du Conseil de contrôle permanent. Il n'y a pas de demi solution possible en ce domaine, c'est tout ou rien. L'avenir de notre démocratie est trop important pour la laisser entre les mains de la police, quelle qu'elle soit. Cela dit, la GRC n'est pas pire ni mieux que les autres corps policiers du monde occidental.

L'extrait d'aujourd'hui de L'Étau Policier, tome 2

00H25 - Le cancer du poumon, attribuable seulement à la cigarette ? D'après la Société canadienne du cancer, dans 80% des cas, oui. Depuis des années, toutes ses campagnes de prévention sont axées là-dessus, pas un mot sur la pollution de l'air et les nombreux produits chimiques sur le marché.

Le dossier environnemental est très lourd. Selon le Dr Rick Smith, de Défense environnementale, groupe voué à la protection de l'environnement et la santé, se référant à une étude effectuée par son organisme, les citoyens canadiens sont empoissonnés quotidiennement par une multitude de produits toxiques, vivent dans une « soupe chimique » qui met leur santé en danger. La pollution est si grande que les enfants ont davantage de produits toxiques en eux que leurs parents, dont des BPC. Personne n'y échappe, seul le niveau de contamination varie. En septembre 2006, le Canada complétait son étude portant sur des milliers de produits chimiques dont la toxicité n'avait jamais été... évaluée. ( François Cardinal - La Presse du 14 septembre 2006 )

Des experts ont établi la quantité de ces produits toxiques, mais pas de tous, loin de là, que l'on peut inhaler à plein poumons, ou consommer, sans danger. Cependant, on parle peu des effets combinés de toutes ces petites quantités, ces fameuses parties par million ( PPM ).  Et l'effet de serre, lié à la fumée de la cigarette ? L'usage du tabac est sans doute l'équivalent d'un sport extrême. Il y a eu, il y a, il y aura toujours des citoyens préférant, consciemment ou non, vivre dangereusement et moins longtemps. Et cette " déviance " se braque quand le pouvoir, au lieu de convaincre, impose ses Oukases.  Et le Canada n'est pas un cas unique.

Pour tout savoir à ce sujet, et sur bien d'autres sujets connexes : sommet de la colonne de droite, sous GRATUITEMENT LISEZ L'ÉTAU POLICIER, cliquez à l'endroit indiqué.

News du vendredi 14 décembre 2007---------------

Adresse mail « spécialisée dans la délation »

22H01 - En France, la police du Var a renoncé au signalement de délits par e-mail. Cette initiative permettait aux citoyens de signaler des infractions par écrit. Cependant, elle ouvrait la porte à bien d'autres renseignements n'ayant rien à voir avec la criminalité, tout à voir avec Big Brother et Big Sister : la délation à l'année longue sur tout un chacun. Remarquez, c'est ce que fait déjà admirablement bien la pseudo police communautaire ou de quartier, qui encourage la moitié des citoyens à surveiller l'autre moitié, et inversement. Tout le monde à la fenêtre, quoi ! Plus personne n'ayant confiance à personne. Charcuté par la police et ses collabos, notre tissu social est en lambeaux.

Lire l'article de 01net :

http://www.01net.com/editorial/366229/la-police-du-var-renonce-au-
signalement-de-delits-par-e-mail/

Abolition de la peine de mort

20H52 - Le New Jersey a aboli la peine de mort. Il devient ainsi le 14ième États des USA à ne plus y recourir, 36 l'autorisant encore. Je pense que cela mérite d'être signalé. Voir la vidéo de linternaute :

http://www.linternaute.com/video/actualite/95380/le-new-jersey-
abolit-la-peine-de-mort/

Lire l'article de linternaute, pour davantage de détails :

http://www.linternaute.com/actualite/depeche/afp/22/438321
/le_new_jersey_abolit_la_peine_de_mort_premier_etat_a_le_faire_par_
un_vote_en_40_ans.shtml

Visite à l'École nationale de police du Québec

13H22 - Rapide tour d'horizon institutionnel de 6:40. On n'y parle pas des droits et libertés : je comprends qu'on ne peut tout dire en si peu de temps. J'imagine qu'on doit en informer les futurs policiers la fréquentant. Je me pose tout de même quelques questions.

Comment expliquer que dans l'underground policier ( le monde de la police en civil ), québécois ou autres, ces droits ne sont pas respectés ? Je n'arrive pas à croire qu'une école de police enseignerait comment y porter atteintes. Alors qui s'occupe de cette formation ? Le supérieur du subalterne policier ? Que fait l'État pour s'assurer que la formation institutionnelle et clandestine soit conforme à la démocratie ?

À l'époque où je ne m'y connaissais pas beaucoup en matière policière, j'ai souvent entendu dire que la police est un mal nécessaire. Maintenant que j'ai compris ce qui se passe, j'ai ce point d'interrogation qui n'arrête pas de flasher dans ma tête : voulait-on dire que l'atteinte aux droits est un mal nécessaire ?

http://video.google.fr/videoplay?docid=3683224394759690448&q
=policier&total=102&start=30&num=10&so=0&type=search&plindex=1

Si cette adresse ne fonctionne pas correctement, allez à cette autre. Dans la page s'affichant, vous verrez ÉCOLE NATIONALE DE POLICE DU QUÉBEC. Sous ce paragraphe, cliquez sur VISIONNER LA VIDEO ICI.

http://video.google.fr/videosearch?q=policier&docid=-
369950659006551410&num=10&so=0&start=30

PS : Je traite de sujets chauds, alors normal que je me heurte à certains obstacles, n'est-ce-pas ?

L'extrait d'aujourd'hui de L'Étau Policier, tome 2

00H08 - Dans cet extrait, j'élargis le champ de l'intervention gouvernementale, en intégrant aux vitres cassées les citoyens gagnant décemment leur vie et les bien nantis. Ces gens ont tendance à se désintéresser du sort réservé aux pauvres. Ne vivant pas ces problèmes, ils se croient à l'abri de la répression politicienne et policière. Ils se trompent parce que quand le pouvoir traite les pauvres ainsi qu'il le fait, géné