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News du vendredi 29 février 2008---------------
■ Les nouvelles technologies... - ... offrent beaucoup de possibilités aux créateurs. Ainsi que vous le
constaterez dans la vidéo que je vous propose, la succession d'images, de
rythmes, de sons, de graphiques, entre autres, forment un tout cohérent et particulièrement
prometteur.
Cet
événement expérimental a nécessité la participation de plusieurs personnes,
chacune spécialiste en son domaine. Vous allez les voir à l'oeuvre. En somme, un
grand orchestre, mais sans les instruments traditionnels. Car nous sommes dans
le nouveau monde de l'électronique. Pour vraiment apprécier ce spectacle
nouveau genre, nécessaire de visionner et écouter jusqu'à la fin.
Durée 04:55 - Dans la page s'affichant,
cliquez sur Ancien site///Vision'R ENTRER
Une nouvelle page s'ouvre, la vidéo est un peu plus bas
http://vision-r.fr/
News du vendredi 29 février 2008---------------
■ Remplacer le gaz lacrymogène par le gaz...hilarant ?
- Telle est la suggestion de Thomas Dérie, émise dans une lettre publiée dans Le
Devoir du 26 février, un quotidien du Québec. Selon lui, le rapport qualité de
vie-prix est bien meilleur, l'atmosphère serait beaucoup plus conviviale et les
altermondialistes (lors des sommets mondiaux) pourraient mourir de rire.
Neutraliser
quelqu'un par le rire, me semble préférable également à la violence du Taser.
Alors, j'adhère à cette drôle d'idée de Thomas.
■ Les fameux certificats de sécurité du
Canada ne sont pas différents des listes noires
- Je rappelle que récemment le Canada a pris des mesures répressives à
l'encontre de 5 citoyens soupçonnés de terrorisme sans qu'ils soient accusés de
quoi que ce soit.
Cequi avait soulevé un certain tollé. Ramenons la réaction de Philippe Robert
de Massy, avocat à la Ligue québécoise des droits et libertés : « Qu'ils
fassent la preuve et qu'on les laisse se défendre. » Celle aussi de Me
Julius Gray, spécialiste québécois en droits et libertés : « Le
gouvernement se base sur ses soupçons et non pas sur ses connaissances. Dans ce
genre de situation, on découvre, dans 99,9 % des cas, qu'on s'est trompé. »
Enfin, la citation de Béatrice Vaugrante, présidente de la section canadienne
francophone d'Amnistie internationale : « Si on a réellement des
preuves, qu'on les arrête et qu'on les juge. »
Notre
démocratie n'arrête pas de perdre des plumes.
■ Dick Marty, député européen : «On se sert du terrorisme pour faire peur et restreindre les libertés fondamentales» - En voilà au moins un ne craignant pas de dire la vérité. Marty, un Suisse,
est membre du parti ALDE (Alliance of Liberals and Democrats for Europe) et
siége à l'Assemblée parlementaire du Conseil d'Europe (APCE).
Brièvement
le contexte de cette affaire, qui nous concerne tous. Elle a trait aux listes
noires des personnes et groupements soupçonnés de terrorisme (NDLR : Les USA y
tenaient mordicus). À la suite du dépôt et l'étude d'un rapport, une majorité
écrasante de députés de l'APCE a demandé qu'elles soient revues car elles
violent les droits de l'homme et remettent en question la crédibilité de l'ONU
et de l'Union européenne (UE).
Selon
Marty, de très nombreux députés ne connaissaient pas dans le détail le
mécanisme pervers des listes noires et ont été très choqués en le découvrant.
Le fait qu'elles visent presque exclusivement des musulmans est
vraisemblablement la cause de ce peu d'intérêt.
Il
y a aussi cet autre passage...
Marty :
La peur du terrorisme est très payante du point de vue de la popularité. On met
beaucoup moins d'énergie à combattre d'autres menaces encore plus graves et qui
font plus de victimes : la traite des êtres humains, le trafic de drogue
international, le trafic d'armes et la corruption (la menace la plus grave pour
nos systèmes démocratiques); mais voilà, dans ces domaines, il y a des intérêts
énormes et la politique est beaucoup plus réticente à intervenir.
Même
contre le terrorisme les intérêts économiques ont la priorité : c'est ce qui a
induit Blair et Sarkozy à traiter Kadhafi comme un grand ami; sans une parole
pour les victimes de Lockerbie...
Cette
entrevue de Marty est révélatrice comme vous n'en avez pas idée.
http://libertesinternets.wordpress.com/2008/02/27/dick-marty-union-
europeenne-%c2%abon-se-sert-du-terrorisme-pour-faire-peur-et-pour-
restreindre-les-libertes-fondamentales%c2%bb/
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau
Policier
- Afin de générer
un peu d'argent neuf, que je voulais partager avec l'organisme, j'avais
confectionné un document corporatif. Je m'étais occupé de tout. Le Collège de
Photographie Marsan m'avait refilé l'un de ses étudiants, qui avait consenti de
travailler gratuitement, et que Norbert s'était d'ailleurs dépêché d'infiltrer.
Un studio de photographie m'avait prêté une caméra 35mm, donné les films et
développé gratuitement les photos. Vingt pages étaient réservées à des infos
sur le resto, et vingt autres à des pubs. J'en avais déjà vendues quelques
unes, dont au maire de Montréal, Pierre Bourque, via l'une de ses secrétaires.
J'avais aussi entrepris des démarches auprès d'une représentante de la
ministre Ressources humaines et Travail Canada, Jane Stewart, afin d'obtenir
gratuitement l'installation, dans notre resto, d'un terminal donnant accès à la
banque d'emplois disponibles partout au pays, dont ceux de la grande région
métropolitaine de Montréal. Je projetais de mettre à la disposition de nos
usagers et bénévoles une ligne fax et téléphonique afin de faciliter leur
communication avec les employeurs potentiels. D'associer Travail Québec à de
mini séances d'info portant sur la façon de rédiger un curriculum vitae, de se
présenter au téléphone ou au bureau d'un employeur potentiel. Éventuellement,
je songeais acquérir un ordinateur et une imprimante pour la conception et
l'impression des cv. Pour offrir ces services, j'aurais sollicité l'aide
financière d'entreprises et de fondations.
Je souhaitais également y insuffler un peu de culture, aussi importante
que l'osmose et la bouffe. Elle peut aider quelqu'un à sortir de sa coquille.
On oublie souvent que l'image que les pauvres se font d'eux-mêmes dépend pour une
large part de celle que leur renvoie le mobilier dégradé, urbain ou rural, où
ils vivent. De l'entourage humain aussi, car il se trouve des gens pour les
mépriser. Je voulais leur donner l'occasion de transformer positivement cette
image et de se découvrir, qui sait ? Peut-être des capacités insoupçonnées.
Nous allions monter des saynètes du théâtre burlesque intercalées de
numéros de variété. Usagers et bénévoles en seraient à la fois concepteurs et
acteurs. La capacité de 90 places assises du resto le permettait. Ne suffisait
que d'improviser une scène. Où dénicher des running gags ou
saynètes typiques du théâtre burlesque ? Coup de fil à Gilles Latulippe, le
maître en la matière au Québec. Le rejoins au deuxième appel, lui dit qui nous
sommes, explique le projet. Il accepte de nous aider, pourrait même assister à
quelques unes de nos répétitions.
Pour l'élaboration de numéros de variétés, pas compliqué, il y a plein de
talents au resto : joueurs de la flûte traversière, de la flûte à bec et du
tuba, poète, raconteur d'histoires. L'un de nos bénévoles, m'avait-on dit,
était un travesti. À cela, on pouvait ajouter d'autres numéros. Je songeais
notamment à la création des Girls de Bouffe-Héberge, petite troupe sobrement
froufroutante, dansant et chantant des classiques des nuits parisiennes, par
exemple Pigalle de Serge Lama : je m'en vais voir les petites femmes de
Pigalle... et tra-la-la ! Et sans discrimination d'âge et de tour de taille.
Songeais aussi à un extrait d'une pièce de Shakespeare. Ç'aurait été tordant
d'entendre des gens ne possédant aucune formation théâtrale s'exprimer en
alexandrins, incluant les imparfaits du subjonctif.
Lisez gratuitement le tome 1 : dans la colonne de droite, cliquez
sur l'icone du livre.
News du jeudi 28 février 2008---------------
■ Retour d'ascenseur
- Courte et intelligente vidéo, signée Manuella Maury. Contexte : le 4
février dernier, 60 femmes ont écrit LE TEMPS, un quotidien de référence de la
Suisse romande et francophone traitant de politique suisse internationale, d'économie
et culture. Par la suite, il y a eu une petite réception afin de célébrer
l'événement. Les invités accédaient à l'étage par l'ascenseur.
Durée 05:59
http://fr.youtube.com/watch?v=ArPJLoFCi1M
Vous
avez aimée, en voulez une autre de Manuella Maury ?
Durée 02:10 - Le côté mâle de la femme
http://fr.youtube.com/watch?v=MDiY6z-JczM
■ Les silences des universités du Québec !
- Dans cette vidéo, on soulève un point
éminemment important : l'autorité suprême du conseil d'administration
d'une université. C'est lui qui embauche et congédie des profs. Généralement,
les moutons noirs dénonçant par exemple des lois répressives adoptées par le
pouvoir n'y font pas long feu. Au Canada, les profs, en plus d'être bien
encadrés, sont liés par les subventions que le gouvernement verse à ceux
désirant effectuer des recherches. Les silences de nos universités sont aussi
éloquents que bien des paroles.
Heureusement,
il y a des étudiants refusant de se la fermer. En France, la contestation est
encore bien vivante. Une bonne bouffée d'air frais ou un bon jus d'orange, fait
avec de vraies oranges et dépourvues d'insecticide.
Durée 20:00 - La parti intéressante vient après l'intro
sur fond rouge.
http://www.regardeavue.com/index.php/2007/12/09/169-cine-journal-paris-8-n1-ag-du-19-11-2007
■ Nouveau stock de photos et caricatures
- À voir dans la page LIBERTÉS ICI :
79 caricatures et 57 photos (d'autres photos seront ajoutées plus tard dans la
journée). En France, publier une caricature d'un flic représenté sous la forme
d'un cochon est interdit. À ce sujet, il y a eu des poursuites à l'encontre de
caricaturistes, ce qui a soulevé tout un tollé. C'est à croire que le flic est
devenu un personnage aussi sacré que Mahomet.
Moi
aussi, je dis non, un GRAND NON, à cette
atteinte à la liberté d'expression. Alors, j'en publie quelques unes afin de
défendre ce droit et comme soutien aussi à ces artistes français qui ont été
réprimés. Et à chaque renouvellement du stock de caricatures sur mon site, il y
en aura, à moins que je n'en trouve pas sur le web. Ce dont je doute, compte
tenu de la... très très grande popularité de la police en ce monde.
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau policier
- Un après-midi, Simon, Antoine et moi venons de bouffer chez Old
Brewery, une soupe populaire, et déambulons rue St-Laurent. Je ne sais plus qui
amène le sujet sur le tapis, mais toujours est-il que nous en venons à parler
de l'appart de 872$ par mois que j'occupais aux Habitations Desjardins, en
1994-95.
Simon me souligne que je devais bien vendre un peu de coca pour arriver à
joindre les deux bouts. Pas le temps de répliquer qu'à l'époque j'éditais
plusieurs magazines, que mes revenus me le permettaient. Je travaillais chez
moi où je recevais parfois hommes d'affaires, clients et lecteurs, qu'il me fallait
un endroit présentable, image corporative oblige. Travailler à mon domicile me
revenait en outre pas mal moins cher que dans un local commercial. Pas le
temps, ils accélèrent aussitôt le pas. Les laisse aller, n'ai pas envie de
m'essouffler à les suivre. Tactique policière connue consistant à laisser
l'interlocuteur subitement en plan pour qu'il marine un peu dans son jus, seul
avec sa culpabilité.
Quelques jours plus tard, Antoine et moi revenons de bouffer du même
endroit, discutons de choses et d'autres sur le coin Ste-Catherine-St-Laurent.
Tout à coup, il m'interrompt, me demande si j'ai vu... ? Vu quoi ? Le pigeon
venant de se faire écrabouiller sous la roue d'une voiture qu'un type a
stationnée le long du trottoir, en face du resto La Belle Province. Réponds
non, puisque l'incident s'est déroulé derrière moi. Cela dit, je reprends la
discussion que j'avais entamée avec lui.
Il m'interrompt encore, me demande si j'ai entendu le bruit quand le
pigeon a été écrasé. Oui, effectivement, mais j'ignorais ce que c'était. Je
reprends encore le fil de la conversation, remarque qu'il me regarde
bizarrement, la tête penchée sur un côté. Je comprends alors ce qui le chicote.
Un pigeon vient d'être aplati, je devrais être ému mais ne le suis pas. Comment
le pourrais-je, n'ayant rien vu ? Que lui le soit, compréhensible, il en a été
témoin.
Voyez où je veux en venir ? La speudo prévention de la criminalité n'est
qu'un alibi, l'objectif des flics en civil étant d'abord et avant tout de
culpabiliser le citoyen, afin d'imposer et développer leur emprise
psychologique. C'est de cette façon qu'on prend le contrôle des citoyens d'un
village, d'une ville, d'une grande cité et d'un pays.
Apprenez
tout sur les activités clandestines illégales de la police en civil, lisez gratuitement
le tome 1 : colonne de droite, cliquez sur l'icone du livre.
News du mercredi 27 février
2008---------------
■ Mon FORUM :
pourquoi ce silence ?
- Il y a environ une semaine que le FORUM de L'Étau Policier est opérationnel
sur mon site et personne n'y a encore exprimé une opinion ou un
commentaire : voir dans la colonne de droite, cliquez sur FORUM, en flash.
Avez-vous peur de dire ce que vous pensez ? Avez-vous essayé d'y publier un
texte sans y parvenir ? Le cas échéant, faites le moi savoir par
courriel : sommet de la colonne de droite, à l'item LIENS, cliquez sur
CONTACTEZ-MOI. Je ne serais nullement étonné qu'un cyberflic de la Sûreté du
Québec, dont le directeur général est Normand Proulx,
y soit pour quelque chose.
■ Big Brother Awards (BBA)
- Petite vidéo de rien du tout illustrant ce qu'est la réalité d'aujourd'hui.
Il n'y a pas exagération, tout est vrai à 100%. C'est une promo annonçant la
remise des Césars du monde sécuritaire, le 21 mars prochain. Elle est organisée
par les collectifs Privacy International, BBA France, avec la contribution de
TV Plaisance et Regarde À Vue. Huitième du genre en France, elle se tiendra à
l'espace Confluences, au 190 Bd de Charonne 75020, à Paris. Programme :
19h : Projection de courts-métrages ; 20h30 : cérémonie de remise des
prix.
Durée 02:02 - Dans la page s'affichant, la vidéo est un
peu plus bas.
http://www.regardeavue.com/index.php/News
Prenez connaissance de la liste des derniers
récipiendaires :
http://bigbrotherawards.eu.org/Palmares-2006-des-Big-Brother-Awards-France.html
Dans la page s'affichant, un peu plus bas,
à AFFICHES ET DIPLÔMES BBA 7IÈME édition,
vous en apprendrez davantage en cliquant sur les images :
http://bigbrotherawards.eu.org/-Visuels-.html
PS :
À quand un événement annuel du genre au... Québec ? Et pourquoi pas ajouter
un prix ARA destiné au journaliste québécois s'étant le plus illustré dans sa
collabo...ration avec la police ?
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier
- Un jour, j'explique à Adèle un projet qui m'est cher. Je veux
produire un document corporatif pour le resto, format magazine, avec plein
d'articles, de photos et de pages publicitaires. Il générera des profits que je
partagerai avec l'organisme. Lui en montre la maquette que j'ai confectionnée
sur mon ordi. Armand glisse soudain dans la conversation l'expression « blanchiment
d'argent ». Je feins de ne pas avoir entendu sa remarque. Après le dîner,
l'informe vouloir lui parler confidentiellement, lui demande son numéro de
téléphone. Il dit préférer m'appeler, n'étant pas souvent chez lui. Je lui
donne le mien. À l'heure convenue, le téléphone sonne. C'est lui.
J'entre tout de suite dans le vif du sujet. Lui dit l'avoir entendu, à
l'heure du midi, murmurer « blanchiment d'argent »... Il ne me laisse
pas finir, nie l'avoir dit. Mais j'insiste, lui signale que s'il a des preuves,
de faire son devoir de citoyen, d'alerter la police. S'il ne veut pas s'en
occuper, de me les communiquer, que je le ferai à sa place. Lui fait remarquer
qu'une fausse rumeur du genre peut nuire considérablement à la réputation du
resto. C'est de la diffamation, et les gens la colportant vont devoir prouver
ce qu'ils avancent. Il me demande si je suis en train de lui faire des menaces.
Non, lui dis-je, mais si tu as des preuves, fais ton devoir : et en
sous-entendu, si tu n'en as pas, fermes-la. L'échange est vif. Il me demande
même si j'enregistre la conversation. Rétorque pas moi, toi peut-être.
Le lendemain midi, Rodrigue, que je n'ai pas vu depuis au moins un mois,
est de retour à Bouffe-Héberge. Ce civil était présumément parti gagner sa vie
à Vancouver. Aucun doute, il est venu prêter main forte à son collègue que j'ai
brassé un peu la veille au téléphone. Celui-ci d'ailleurs l'accompagne. Notre
voyageur des Rocheuses, qui devait être plus près de Montréal que de Vancouver
pour réagir aussi rapidement, se pavane, le torse légèrement bombé, me toise,
me fait sentir qu'il est venu spécialement pour me mettre au pas. M'appelle le
« petit vieux » devant des usagers, s'interroge tout haut sur mon âge
véritable, me dit, le ton méprisant, que je dois bien avoir soixante ans.
Finalement, les choses en restent là. Par la suite, Rodrigue deviendra un
habitué du resto. Quant à l'autre, lorsque je le croiserai dans la rue, il me
saluera pendant un certain temps bras levé, index et majeur en V.
Simon faisait également parti de la même mosaïque. Le genre à passer des
heures parmi un groupe sans dire un seul mot, et sans que personne ne remarque
vraiment sa présence. Il lui arrivait parfois d'interpréter le rôle de l'homme
à femmes. Ne détestait pas non plus jouer à l'amateur de coca, à l'occasion. Un
midi, après le repas, il nous raconte une orgie de bière et de drogue à
laquelle il a participé. À l'entendre, il y en avait à profusion. Chaque bière
était suivie d'une ligne de coca. De temps à autre, ils arrêtaient pour
bouffer. Ensuite, ça recommençait à boire et sniffer de plus belle. Il exagère
tellement que c'en devient ridicule.
Cette histoire, inventée de toutes pièces, n'a d'autre but que de vérifier
si j'en suis, moi aussi, un consommateur. Il s'attend sans doute à ce que je le
relance, lui raconte à mon tour une orgie de la même farine, ou que, en manque,
je me trahisse en reniflant et basculant la tête en arrière, le regard
halluciné, ainsi que réagissent parfois des cocaïnomanes. Ou que je lui
demande, voix chevrotante et narines frémissantes, s'il n'a pas un peu de stock
à vendre. Parler avec autant d'effusion de cocaïne à un drogué équivaut à
parler d'alcool à un alcoolo. Ce n'est pas long que les symptômes de sevrage se
manifestent. Je lui fais remarquer que moi, je n'ai pas besoin de ça pour avoir
du plaisir dans la vie. Mon propos a l'effet d'une douche froide. Il reste un
peu indécis, son histoire tombe à plat. Il ne cessera pas pour autant de
m'ausculter.
Lisez
au complet le tome 1 : colonne de droite, cliquez sur l'icone du livre.
News du mardi 26 février 2008---------------
■ Du courage de la non-violence
- Prenez connaissance de cette définition trouvée sur le web.
S'il
est vrai que la non-violence cherche à rompre avec la logique néfaste qui
prétend que l'on ne peut venir à bout du violent qu'en étant plus violent que
lui, remarquons que l'action non-violente requiert des qualités humaines telles
que le courage.
Le
courage d'un Socrate, d'un Gandhi ou de cet anonyme d'un quartier défavorisé
est d'un autre genre que celui d'un pilote du Paris-Dakar. Le but du courage
n'est pas l'exploit, dans la mesure où traverser, sur des engins insolents de
publicité, des régions où l'on meurt de malnutrition en serait un ! Le vrai
courageux respire une force morale qui se communique autour de lui, dans un
rayon d'action qui peut être celui d'une simple maison, d'un quartier ou même
d'un continent. Enfin, n'oublions pas que le pire ennemi du courage, c'est sans
doute le découragement !
L'Institut de Recherche sur la résolution non-violente
des Conflits (IRNC)
http://www.irnc.org/ANV/index.htm
■ La majorité des musulmans ne déteste pas les libertés et la démocratie
- Une vaste enquête sur les musulmans dans le monde réalisée durant six ans
dans une quarantaine de pays et rendue publique mardi montre que l'Islam ne
rime pas avec extrémisme et anti-américanisme. « Nous avons découvert que
les Musulmans ne détestent pas les libertés et la démocratie », a déclaré
John Esposito, co-auteur du livre "Who Speaks for Islam" (Qui parle
pour l'Islam) à paraître le mois prochain sur les bases de l'étude.
Lisez
cet article dans Le Monde d'aujourd'hui
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-34473844@7-60,0.html
■ Certains ne veulent rien
savoir du marché du travail
- Ces gens ne sont pas tous inactifs pour autant. Notamment, ceux créant des
collectifs afin de vivre plus librement. Pierre Carles, auteur de la vidéo,
signale que « ça, faut pas qu'on le sache qu'on peut vivre modestement et
heureux sans sacrifier à la religion de la croissance ». Il explique aussi
pourquoi il a décidé de produire des vidéos.
Durée 07:30
http://juralibertaire.over-blog.com/article-6816050.html
■ La face cachée du marché du travail
- Dans cette vidéo, on fait état de différentes situations. Par exemple, cet
homme devenu un jour vendeur de meubles. Mais il n'aimait pas conter des
histoires à des clients potentiels, leur faire acheter à crédit des produits
coûteux alors qu'ils n'avaient visiblement pas les moyens d'assumer les
mensualités.
On
assiste aussi à des séances de formation de nouveaux employés : quels
vêtements porter, éviter les cheveux longs, quel comportement adopter, quoi
dire et ne pas dire au client, etc.
Durée 46:17
http://juralibertaire.over-blog.com/article-6870502.html
D'autres
vidéos suivent.
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier
- Les semaines s'écoulant, peu à peu un fait s'impose à moi. Les
civils recherchent la compagnie de tout le monde, sans distinction : plus tard,
je ferai la même constatation aux autres endroits que je fréquenterai. C'est
alors que le déclic se fait dans ma tête : ces civils font de la prévention. À
ce moment-là, je crois vraiment avoir trouvé la véritable raison de leur
présence.
Il me faudra des mois et des mois d'enquête, de lecture d'ouvrages
spécialisés et de réflexion pour démêler le vrai du faux, découvrir le pot aux
roses : les contrôles et nettoyages sociaux des citoyens, la cueillette de
renseignements personnels et intimes, le tout intégré dans les mégabanques
informatisées de la police. Bref, Big Brother et Big Sister, avec leur armée de
commerçants, que les citoyens encouragent pourtant de leurs achats, de
dirigeants d'organisme sans but lucratif et autres citoyens mouchards.
Parce qu'au début, vous pensez que les civils ne cherchent qu'à débusquer
ou contrôler des criminels avérés ou potentiels. Vous les voyez bien utiliser
des trucs inattendus pour percer l'identité du citoyen. Au resto
Bouffe-Héberge, Armand, émule de Nostradamus, prétendait s'y connaître en
astrologie, au point d'être capables de tracer une carte du ciel. L'astuce
était à peu près toujours la même. Au hasard d'une conversation, il pouvait
vous interrompre et dire : « Toi, à t'écouter parler, tu dois être lion
ascendance vierge ». De fil en aiguille quelques usagers finissaient par
tout déballer : jour, mois, année, lieu de naissance.
Suffit de la date de naissance pour apprendre beaucoup de choses sur le
citoyen. C'est bête, simple, mais des plus efficaces : si vous avez un dossier
criminel, êtes recherché, avez un permis de conduire, de connaître vos numéros
d'assurance maladie et d'assurance sociale, etc. Et en dévoilant l'endroit où
vous êtes né, on peut penser que la police contactera de leurs collègues de
votre municipalité d'origine pour essayer d'en savoir un peu plus à votre
sujet.
Encore un peu beaucoup ignare sur les bords, vous passez votre temps à
rectifier votre tir : dans ce milieu de l'ombre et du silence, la vérité
prend énormément de temps à s'étaler sous le soleil. Car vous finissez pas
comprendre que l'objectif a peu avoir avec les criminels, qui ne représentent
même pas 1% de la population, tout à voir avec les comportements politiquement
et puritainement incorrects.
La police épure également clandestinement le langage. S'agit simplement
de créer un climat de gravité pour que le citoyen en vienne à ne plus dire et
faire ce qu'il pense. Après tout, il n'est pas chez lui, n'est-ce-pas, mais
dans l'espace public, qui appartient à la police. Celle-ci aime bien qu'il se
sente un peu coupable en quelque part, même s'il n'a commis aucun acte
punissable par la loi, qu'il marche un peu sur la pointe des pieds et les
fesses serrées. Cette tactique porte un nom : l'emprise psychologique.
L'équivalent d'un périmètre à l'intérieur duquel le citoyen doit rester. Ça s'appelle
aussi laver à l'eau de Javel et essorer socialement chaque élément de la
Société civile.
On note également les habitudes du citoyen, ce qu'il pense sur différents
sujets. On fouille continuellement dans son passé et son présent pour
emmagasiner un tas de renseignements. Créer de l'ambiance aussi, afin de
soutirer le curriculum vitae de quelqu'un. Règle générale, il est plutôt risqué
de parler de vos projets, car ils chercheront à les contrecarrer, si vous ne
correspondez pas tout à fait à l'idée obtuse qu'ils se font de ce que doit être
un bon citoyen.
Pour ses préfets de discipline, la soumission aveugle à l'ordre et au
conformisme est une vertu. S'ils vous accordent une plus ou moins bonne note,
vos démarches pour obtenir un emploi peuvent ne pas aboutir ou pire :
perdre celui que vous avez. Là aussi, bien sûr, vous ne saurez jamais qu'ils
sont à l'origine de vos échecs successifs. Plus loin, nous reparlerons de ces
activités particulièrement méprisables et inacceptables de la police en civil.
Lisez gratuitement et au complet tout le tome 1 de L'Étau Policier. Dans
la colonne de droite, cliquez sur l'icone du livre.
News du lundi 25 février 2008---------------
■ Collusion entre pouvoir, police et médias
- On en parle et on n'a pas fini dans parler. Car les médias, dont les maisons
d'édition, sont les chiens de garde de la démocratie. Ils fournissent aux
citoyens l'information dont ils ont besoin pour exercer leurs droits
démocratiques. Cependant, à partir du moment ou le pouvoir, la police en civil
et les propriétaires des médias empêchent des informations de circuler
librement, il y a urgence d'agir. Car ce qu'ils dérobent à la vue du citoyen
mine l'essence même de ses libertés. Il y a trop longtemps que cette situation
perdure. On ne peut plus se contenter d'une démocratie à deux vitesses.
Le
problème est le même partout, notamment en France. Lisez l'article à cette
adresse, profitez-en aussi pour explorer le site où il est publié, vous
apprendrez bien d'autres choses.
http://www.ecrandarret.org/spip.php?article31
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau
Policier - Après avoir coupé les ponts avec Norbert, j'avais remarqué que
Manon allait parfois s'asseoir à sa table. Les observant à la dérobée, je me
suis aperçu que sa présence suscitait la jalousie de Gilberte. S'en étant elle
aussi rendue compte, Manon avait par la suite pris ses distances avec Norbert.
Ce conflit est devenu patent un soir où Manon et moi étions assis à mon bureau,
parlant de choses et d'autres : quelques semaines auparavant, j'avais commencé
à y faire du bénévolat, à titre de responsable des communications internes et
externes de l'organisme, d'où le bureau.
Gilberte avait pris l'habitude, après son service aux tables, de remiser
ses souliers dans le dernier tiroir de l'un de mes classeurs. Ce soir-là, elle
fait tout un boucan en les y laissant tomber sans se pencher pour les déposer
en douceur comme elle le faisait ordinairement. Je sursaute, le lui reproche.
Manon se contente d'en sourire, me regarde, hausse légèrement les épaules. De
toute évidence, la manoeuvre a pour but de l'intimider. C'est un avertissement
de cesser de rôder autour de son chum.
Plus tard, réfléchissant à cet incident, je réaliserai que ces deux
policières m'avaient joué la comédie. Pourquoi cette mise en scène ? J'avais
déjà repéré mes trois premiers civils, Norbert, Gilberte et Fernand, et
j'entretenais de gros doutes à l'endroit de Manon et de certains autres usagers
du resto. Ceux-ci s'en aperçoivent quand vous avez découvert qui ils sont. Vous
commettez ce qu'on appelle le regard de trop, votre attitude change aussi à
leur égard.
En outre, je progressais dans ma perception de l'environnement où je
baignais tous les jours. La police s'en étant aperçue, je crois qu'elle
cherchait à limiter les dégâts. Cette mise en scène visait à me convaincre que
mes soupçons au sujet de Manon étaient infondés. Et on a réussi à me le faire
croire car je ne pouvais concevoir que deux civils puissent être à couteaux
tirés, en tout cas pas sur leur lieu de travail. J'avais donc déduit de cette
querelle que Manon n'était par une policière en civil. Je le croirai longtemps.
Par la suite, je décide d'observer discrètement ce qui se passe aux
autres tables. Au fil des semaines, je découvre, éberlué, que des civils ont
également infiltré d'autres usagers. Constat réconfortant et troublant à la
fois. Je réalise que je ne suis pas le seul à faire l'objet d'une attention
particulière, en même temps je m'interroges : serait-ce un endroit criminalisé
? Je fais une enquête discrète, m'informe de la réputation de la maison, de ses
dirigeants. Bien que certains les détestent, leur reproche d'être des sans
dessein, d'apporter à leur domicile des denrées de qualité pour leur
consommation personnelle, je ne découvre rien de vraiment incriminant.
Je scrute aussi usagers et bénévoles. J'en viens à la conclusion que, mis
à part une couple d'ex-psychiatrisés non violents, on peut comparer sa
clientèle à celle de n'importe quel resto genre McDonald, Dunkin's Donuts, etc.
Lorsqu'un resto communautaire sert entre 100 et 250 repas par jour, normal
d'avoir aussi comme clients trois ou quatre petits voyous, ou alcoolos et
cocaïnomanes. Quant au reste de la clientèle, ce sont des pauvres, du monde
paisible, dont des résidents des Habitations Jeanne-Mance, un HLM situées en
face, quelques familles monoparentales, des personnes seules aussi, surtout âgées
et des deux sexes.
À ma connaissance, aucun acte illégal n'y est commis. J'y fais du
bénévolat du matin au soir, sept jours sur sept, je le sais. Au resto, il ne se
consommait jamais d'alcool ni de drogues. Je n'y ai jamais été témoin de quoi
que ce soit ni entendu de commentaires à ce sujet de la part d'usagers ou de
bénévoles. Bien sûr, comme dans n'importe quel établissement, rien n'empêchait
quelqu'un d'aller aux toilettes avaler une pilule, sniffer une ligne de coca,
ou s'injecter je ne sais quoi dans une veine. Impossible de savoir ce qui se
passe en ce lieu intime et verrouillé. Quoique, selon moi, on n'y a jamais
trouvé de seringues ou de traces de poudre.
Découvrez
les tactiques illégales et clandestines de la police en civil, lisez gratuitement
tout le tome 1. Colonne de droite, cliquez sur l'icone du livre.
News du dimanche 24 février
2008---------------
■ Pour vous, qu'est-ce que la démocratie ?
- TvBruits a posé la question à des candidats aux élections municipales de
Toulouse, en France. C'était la seule et chacun disposait de trois minutes pour
y répondre. Les bonnes intentions sont là, aucun doute, reste à savoir si elles
résisteront à la griserie du pouvoir : la veille des élections, il
t'appelait fiston, le lendemain, comme de raison, il avait oublié ton nom.
TvBruits est très proche des citoyens. Un média à imiter...
Il y a trois vidéos placées à la verticale.
http://tvbruits.org/spip.php?article860
■ La dépendance économique du Canada à
l'égard des USA
ne remonte pas d'hier
- Il en a toujours été ainsi. À titre d'exemple, référons-nous aux mémoires
politiques de l'ex-premier ministre libéral du Canada Pierre Elliot Trudeau.
(Pierre Elliot Trudeau - Mémoires politiques - Éditions Le Jour, 1993) Le
contexte : en 1972, le président Richard Nixon, un républicain, impose une
taxe additionnelle de 10% sur tout produit exporté vers les États-Unis. Le
gouvernement Trudeau adopte alors une nouvelle politique visant à renforcer les
rapports d'indépendance envers ce pays : augmenter la propriété canadienne
de l'économie, protéger la culture, diversifier le commerce extérieur du
Canada. Et fondée alors sur la puissance croissante de l'économie japonaise et
l'importance du nouveau marché européen.
Cette politique « n'allait pas réussir hélas ! à changer les
habitudes, pour ne pas dires les routines, des exportateurs canadiens,
déplore Trudeau. (...) De fait, après plusieurs années d'efforts, une
conclusion a fini par s'imposer à moi : les hommes d'affaires canadiens
ont la partie trop facile dans leurs rapports avec les États-Unis dont ils
connaissent les clients potentiels, les techniques, la langue et la géographie.
Quand il s'agit de commerce avec l'Asie, l'Afrique et toutes les autres parties
du monde y compris même le continent européen, ils manifestent trop de paresse
et pas assez d'initiative. (...)
« Ce sont des entrepreneurs d'un type bien spécial, fait-il
remarquer. Au contraire des Américains, des Allemands ou des Français qu'on
retrouve partout, même dans les coins du monde les plus éloignés de leurs
territoires, c'est à coups de pied au derrière (sic) qu'il faut pousser
nos hommes d'affaires vers les nouveaux marchés, écrit Trudeau. À tour
de rôle, tous mes ministres du Commerce international me l'ont répété. Ainsi,
notre commerce a poursuivi son essor mais sans se diversifier comme nous
l'avions espéré, ce qui nous a laissés tributaire de nos échanges avec les
États-Unis. »
Cette dépendance à un coût politique et social énorme. On l'a vu
brièvement dans l'article ci-dessous. Il y va de nos libertés, notamment celle
d'adopter des lois en fonction des besoins des citoyens canadiens et non des
va-t-en-guerre régnant à la Maison-Blanche. Il y a tout un travail de
sensibilisation à faire auprès de nos hommes d'affaires... paresseux.
■ Devenir économiquement moins dépendant des
USA - Lorsque les républicains sont au volant de ce pays, ils ne sont pas toujours
faciles à vivre pour les voisins canadiens que nous sommes : vitesse excessive,
gyrophare allumé, crissements des pneus, coups de klaxon. C'est davantage le
cas depuis qu'ils sont entrepris leur guerre meurtrière contre la drogue, que
sont survenus les événements de 2001 et la guerre en Irak, lancée tambour
battant sans l'assentiment de l'ONU.
Dans
bien des cas, le Canada a été obligé d'harmoniser ses lois avec celles du
puissant voisin, c'est-à-dire de les rendre plus répressives à l'encontre de
ses propres citoyens. Il n'avait pas le choix : la presque totalité de ses
exportations est écoulée dans ce pays. W. Bush, entre autres, aime bien
fourrer son nez dans les chaudrons des autres pays.
Récemment,
le premier ministre québécois Jean Charest a entrepris des démarches afin
qu'une zone de libre échange soit créée entre le Canada et l'Union européenne
(UE). De sont côté, celle-ci, qui célèbre cette année le cinquantenaire de sa
fondation, caresse un rêve qui n'est pas loin du nôtre.
Durée 07:40 - Dans la page s'affichant, la vidéo est un
peu plus bas.
http://www.eurosduvillage.com/REPORTAGE-Video-50-ans-apres-le.html
■ Ouvrez les frontières...
- ... laissez-nous passer !
Reggae de Tiken Jah Fakoly, avec Soprano
Durée 04H06
http://www.dailymotion.com/video/x2x38w_tiken-jah-fakoly-soprano-ouvrez-les_music
Tiken
veut vous dire quelques mots
http://www.dailymotion.com/video/x2y2mo_tiken-jah-fakoly_music
L'adresse de son blog, où vous attendent 8 vidéos
http://africain.blog.20minutes.fr/
L'adresse de son site
http://www.tikenjah.net/
■ Répression du Canada contre 5 citoyens soupçonnés de terrorisme sans qu'ils soient accusés de quoi que ce soit
- Cette façon de faire soulève des désapprobations. Philippe Robert de Massy,
avocat à la Ligue québécoise des droits et libertés : « Qu'ils
fassent la preuve et qu'on les laisse se défendre. » Me Julius Gray,
spécialiste québécois en droits et libertés : « Le gouvernement se base
sur ses soupçons et non pas sur ses connaissances. Dans ce genre de situation,
on découvre, dans 99,9 % des cas, qu'on s'est trompé. » Béatrice Vaugrante,
présidente de la section canadienne francophone d'Amnistie
internationale : « Si on a réellement des preuves, qu'on les arrête et
qu'on les juge. »
Lisez
l'article de Mario Girard et Catherine Handfield, du quotidien La Presse, à
Montréal, sur son site Cyberpresse.
http://www.cyberpresse.ca/article/20080223/CPACTUALITES/80223151/6488/CPACTUALITES
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier
- Je décide de prendre mes distances avec Norbert, idem de sa
collègue Gilberte. Ce n'est pas le genre de relations que je cherche, d'autant
que je tiens à mon équilibre mental. Ne perdons pas de vue qu'une déstabilisation
est une agression générant une souffrance. J'en avais déjà suffisamment sur les
bras avec le naufrage financier que je venais de vivre. C'est le lendemain que
cela se passe. Alors que Norbert tire une chaise pour s'asseoir à ma table, je
lui signale qu'on ne peut prendre tous nos repas ensemble. J'évoque poliment le
besoin de me ventiler. Il encaisse sans broncher, rétorque : « Je comprends
ça ».
Cependant, Gilberte ne le prend pas. Je m'en rendrai compte dans les
jours suivants. Elle a toujours refusé de me dévoiler son nom de famille. Je
sentais son malaise quand je la taquinais un brin à ce sujet. À force
d'insister, elle finira par trouver une parade en prétendant porter celui de
son " chum ". Elle servait aux tables quelques jours par semaine.
Faisait souvent de petits détours vers la sienne pour lui glisser quelques
secrets dans le creux de l'oreille, une main à chaque coin de la bouche, ou lui
remettre des denrées dans des contenants en plastic, qu'il déposait dans son
sac. Tactique renforçant leur identité d'emprunt, celles du gars et de la fille
fréquentant l'endroit pour économiser leurs sous. Femme peu causante, mais
serviable et d'assez bonne compagnie. Habituellement, sauf à partir de ce
moment...
Suis à une table, attendant d'être servi. Quand arrive mon tour, elle me
demande si je veux ma soupe tout de suite, lui réponds oui. Au lieu d'aller la
chercher, elle va servir d'autres usagers. Le temps passe, suis compréhensif,
le resto est plein, elle est très occupée. J'attends, j'attends. J'ai faim !
Finalement, je me lève, me sers moi-même. Ma soupe terminée, elle me demande si
je veux mon assiette de viande tout de suite, hochement de la tête affirmatif.
La revoilà repartie vers d'autres tables. De temps à autre, elle passe près de moi,
me dit de patienter, ce ne sera pas long. L'attente s'éternise. Je me sers
encore moi-même, incluant le dessert. Le lendemain, elle me fait encore
poireauter. Je commence à comprendre son manège. Quand je me lève pour me
servir, elle me dit qu'elle va le faire, insiste, je refuse, en remontant le
menton et sortant un peu le bec pour bien lui faire sentir que je ne suis pas
dupe de son petit jeu.
À peu de temps de là, un midi, suis attablé, lis le Journal de Montréal.
Gilberte arrive derrière moi, s'en empare brusquement des deux mains sans me le
demander, le bras droit à un pouce du nez, me dit que Norbert et elle veulent
voir les films à l'affiche dans les cinémas, me promet de le rapporter « tout
de suite, tout de suite ». La méthode est cavalière, mais bon, je ne vais
pas en faire une histoire. Les minutes s'écoulent. J'attends, mais soupçonne
une autre petite mesquinerie de sa part.
Au bout d'un quart d'heure, je jette un oeil en direction de Norbert. Il
ne l'a même pas ouvert, il mange. Je n'ai vraiment pas envie de lui reparler,
mais sa " blonde " veut m'y forcer. Remarquez que je n'ai qu'à
ne pas aller l'y chercher, le journal. Seulement voilà, je suis décidé
désormais à me faire respecter. Je réponds à l'effronterie par l'effronterie.
Me rends à sa table, prends le journal sans lui demander s'il en a terminé, et
retourne m'asseoir. Tout se passe vite, il n'a pas le temps de répliquer quoi
que ce soit. Plus tard, je réaliserai que ces petites mesquineries ne visaient
qu'à m'éjecter du resto.
Apprenez tout sur les tactiques de la police en civil, lisez gratuitement
le tome 1. Vous y avez accès en cliquant, dans la colonne de droite, sur
l'icone du livre.
News du samedi 23 février 2008---------------
■ Le troc...
- ... n'est qu'une partie du tout argentin.
L'image
de la vidéo que je vous propose est meilleure sur le Nouveau RealPlayer.
Téléchargez le gratuitement sur le web.
Durée 05:55
http://www.dailymotion.com/video/xh4fo_gotan-project-el-mio-tango
■ Le troc...
- ... une stratégie de survie pour les pauvres. On n'achète pas avec de l'argent,
on échange des biens. On se souvient encore du mec qui avait commencé par
troquer sur le web je ne sais plus quoi - était-ce une épingle ou un cure-dents
? - et qui, en finale, avait obtenu une maison. Si ce cas est authentique, la
maison devait être plus proche de la petite cabane que du château. En
Argentine, le troc est populaire. Probablement un vestige de la crise
économique que ce pays a connue en 2001.
Durée 03:03
http://www.dailymotion.com/video/x44hsv_fdm-2003-argentine_politics
■ Changeons de propos
- Débrouillardise africaine
Durée 01:00
http://www.dailymotion.com/video/x4g28j_pemba_shortfilms
■ France : la police en civil à
l'origine des émeutes
- Je ne mettrais pas les pieds sur ce terrain glissant si je n'en avais pas la
profonde conviction. Mon enquête de plus six années dans l'underground policier
au Québec m'a beaucoup appris. La stratégie de la police en civil, peu importe
le pays, consiste à agresser régulièrement, psychologiquement ou autrement, les
citoyens refusant d'entrer dans le moule du politiquement et puritainement
corrects.
Je
vous réfère à un passage du tome 1 de L'Étau Policier. Dans la colonne de
droite, cliquez sur l'icone du livre. Dans la page s'affichant, cherchez ces
trois mots clés ( concrets en France ). Nécessaire de lire quelques pages
pour comprendre la situation.
*
Il y a aussi cette entrevue...
France2.fr
Un face à face, émission du 20 février 2008
Monique Atlan interroge Michel Kokoreff, auteur du livre Sociologie des
émeutes, publié par les Éditions Payot .
Atlan : Depuis l'automne 2005, la société française vit au rythme de
l'émeute. Chacun peut le pressentir, nous sommes rentrés dans un cycle générateur.
À la fois de drames, de révoltes et de violences.
Kokoreff -
On a assisté en novembre 2005 à des violences qui étaient d'une intensité
inédite. Donc, ça m'a semblé intéressant de comprendre pourquoi.
Atlan :
vous semblez accuser les politiques de tous bords d'instrumentaliser d'une
certaine façon ces émeutes.
Kokoreff
- Oui, d'un côté, effectivement, il y a eu une instrumentalisation de la
violence, pour exploiter l'indignation collective, que suscitent ces violences.
Et, on peut considérer que ç'a été rentable électoralement. Mais d'un autre
côté, ce qui est paradoxale, c'est que, tout en jouant sur une corde politique,
on ne cesse de dépolitiser les violences urbaines. C'est-à-dire qu'on n'entend
pas la colère, les aspirations sociales des habitants des quartiers.
Atlan -
Ce que vous dites au fond qu'on est l'après (NDLR : mot inaudible), qui n'est
nullement, pour vous, le retour au calme.
Kokoreff
- (...) Villiers-le-Bel (a) démontré que la violence avait passé un cran, ç'a été
constaté par tous les observateurs. Et sans doute,
faute de s'être attaqué, encore une fois, aux racines du mal. Rien n'a été fait
sur les rapports entre les jeunes et la police, par exemple.
Atlan
- Qu'est-ce que vous feriez, vous ?
Kokoreff
- Écoutez, je pense qu'on est dans une situation où la
police, plutôt que d'être un élément de pacification, de paix sociale est un
élément de tensions. Donc, il faut régler cette tension, la prendre au sérieux.
Pas simplement en mettant en place une police de proximité, mais en modifiant
les interventions des fonctionnaires sur le terrain (...).
Lisez aussi cet article du sociologue Kokoreff
http://quartiersc.canalblog.com/
Dans
la page s'affichant, l'article est dans la colonne du centre, un peu plus bas.
Le titre : Michel Kokoreff : « On ne cesse de dépolitiser les
émeutes »
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier
- Tout a commencé quand j'ai découvert, fin décembre 1996, mon
premier resto communautaire sans but lucratif. L'endroit m'a vite emballé. Me
suis rapidement lié d'amitié avec un usager et une bénévole, Norbert et sa
" blonde ", Gilberte. De bonne foi, me sentant en confiance,
je m'exprimais sans réserve. Les jours s'écoulant, j'ai remarqué qu'à
l'occasion il lui arrivait de me poser des questions d'une naïveté désarmante.
Ainsi, cette fois où nous discutions de l'effondrement du communisme en URSS,
il m'a demandé : « C'est quoi le communisme ? » Ç'a été son premier faux
pas. J'étais étonné qu'il ignore ce que des gens moins cultivés que lui
savaient. Au point où je lui ai spontanément demandé s'il était flic. Bien
entendu, il a nié. Un civil n'avoue jamais l'inavouable.
Il lui arrivait également de raisonner bizarrement. Ainsi ce jour où je
lui racontais, pour l'avoir lu dans un livre, que des gardiens de réserves
fauniques, dans certains pays africains, abattaient chaque année une centaine
de braconniers. Pour moi, c'était de la barbarie à l'état pur. Lui, au
contraire, se disait d'accord avec cette méthode. Opinion pour le moins
déconcertante. Devait-on tuer des humains pour les punir d'avoir voulu abattre
ou abattu des éléphants ? Manque de jugement ou provocation de sa part ?
J'hésitais. Mais le climat de cordialité jouant, je ne me posais pas plus de
questions qu'il ne le faut.
Ce n'est qu'après des échanges biquotidiens s'étalant sur environ un mois
que des soupçons ont commencé à sérieusement me faire réfléchir. Vient un
moment où tu te rends compte que quelque chose ne tourne pas rond. Tu réalises
que Norbert, ton bon copain de table, est en train de fouiller dans ta tête.
Qu'il lui arrive aussi de souffler le chaud et le froid dans nos conversations.
Ainsi cette fois où il m'avait demandé en présence d'autres usagés si j'étais
« menstrué ». Il parlait fort, le ton était grossier,
choquant. Je déteste la vulgarité. Lui avais rétorqué que s'il pensait que j'étais
un homo, il se trompait. J'interprétais la rudesse du ton comme une tentative
de me salir aux yeux des autres. Je respecte les gens, m'attends à la
réciprocité.
Il y avait eu aussi cet autre indice. Au cours d'un repas, un ami
d'origine portugaise raconte, à Norbert et moi, l'histoire d'un crime survenu
dans son pays. Deux types avaient kidnappé quelqu'un, exigé une rançon, indiqué
qu'elle devait être déposée dans une grosse boîte aux lettres de la Poste
portugaise située dans une rue peu achalandée. Un parent de l'otage avait obéi
à leurs directives, des flics en civil pris position à proximité. Après un
certain temps d'attente, ils avaient déduit que personne ne s'y pointerait le
nez. En ouvrant la boîte postale, surprise : elle n'avait plus de fond, un
tunnel débouchait juste dessous. L'argent avait comme de raison disparu. Quand
arrive le punch, j'éclate de rire. Je remarque que Norbert, lui, ne trouve pas
ça drôle du tout, ses mine sévère et silence sont éloquents.
L'astuce des kidnappeurs avait un petit côté particulièrement tordu et
tordant. Mon ami portugais conte bien ça, une histoire. Prend son temps, fait
des pauses pour vérifier ses effets, nous regarde de ses grands yeux humides
d'épagneul. J'en conviens, le rapt est un crime odieux. N'empêche. La froideur
de Norbert n'était pas sans rappeler l'apparatchik militant qui ne voyait qu'un
sacrilège dans une plaisanterie où la loi et l'ordre suscitaient le rire. Il y
avait là aussi contradiction. Il se disait d'accord avec l'exécution de braconniers
dans des réserves fauniques africaines, alors qu'une histoire de kidnapping où
il n'y avait pas eu mort suscitait chez lui un visible mécontentement. C'est
notamment ce genre de recoupements, ou contradictions, qui permettent de
repérer les civils.
Lisez
gratuitement le tome 1 au complet, dans la colonne de droite, cliquez sur
l'icone du livre. À partir d'aujourd'hui, vous allez faire en ma compagnie vos
premiers pas dans l'underground policier et découvrir les tactiques utilisées
par les civils. Ouvrez bien les yeux !
News du vendredi 22 février
2008---------------
■ Avez-vous plus peur de la criminalité...
- ... que de l'accident de la route, que de la maladie mortelle
(SIDA), du vieillissement et de l'inéluctable mortalité qui vous attend, de la
soupe chimique dans laquelle vous baignez quotidiennement dans votre cité, de
l'accident du travail, de la perte de votre emploi, des difficultés à joindre
les deux bouts, de la hausse du taux de votre hypothèque et autres mensualités,
et que de et que de ?
Durée 00:44
http://www.dailymotion.com/video/x23sk_aids-sida-spot-tv_ads
■ Michel Onfray, suite
- Le philosophe parle de l'un de ses nombreux livres, sur France2, à l'émission
des Mots de Minuit : La puissance d'exister...
Durée 22:46
http://www.dailymotion.com/video/xj042_michel-onfray-motsdeminuits
Si
vous voulez approfondir votre réflexion, voici l'adresse de plusieurs vidéos de
ce philosophe :
http://www.dailymotion.com/playlist/xcfq8_philooop_michel-onfray
De
mon côté, je vais en présenter de temps à autre. La philosophie est un outil
(un moteur) indispensable dans la vie. Ça n'a rien à voir avec les religions.
Dans le sens que ce n'est pas l'homme devant rendre des comptes à un dieu
hypothétique et dominateur, ce n'est pas non plus de l'horoscope, mais l'homme
face à lui-même, à son destin, à l'univers. Bref, ça fait appel à
l'intelligence plutôt qu'à la croyance, le fameux « ne penses pas, je pense
pour toi », qui est l'un des visages du totalitarisme.
■ France : longue nuit de solidarité
aux SDF
- Selon 20minutes.fr, plusieurs milliers de personnes passent présentement la
nuit de ce 21-22 février 2008 sous les étoiles, place de la République, à
Paris. Elles dénoncent ainsi la situation faite aux sans-abri. (NDLR : Ce
n'est pas à Montréal qu'on verrait ça.)
Lisez l'article à cette adresse :
http://www.20minutes.fr/article/214629/Paris-Une-longue-nuit-solidaire-commence.php
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier
- Amis lecteurs et lectrices, j'espère que vous ferez votre propre
enquête sur le terrain, ne serait-ce que pour vérifier si le journaliste que je
suis vous a menti ou pas. Ce livre a d'ailleurs pour but de vous y inciter et
aider. Attendez-vous à tomber des nues... Et ce, peu importe le pays où vous
habitez. Les tactiques policières décrites dans ces pages sont la norme, à
quelques rares variantes près.
Je suggère fortement comme point de départ votre... propre entourage.
Même si vous êtes loin de vous en douter, sachez qu'ils et elles sont là,
directement ou par commerçants et autres collabos interposés. Évitez les
jugements arbitraires, attendez d'avoir empilé suffisamment de recoupements,
c'est-à-dire des renseignements venant s'ajouter à ceux que vous possédez déjà
et vous confirmant que oui, ou que peut-être bien, ou que non c'en n'est pas un
ou une...
Outil d'enquête essentiel : une petite camera jetable, un témoin
potentiel qui vous suit pas à pas partout. On en trouve dans les pharmacies
pour une dizaine de dollars, film compris. Elle joue aussi un autre rôle :
photographier des civils et des collabos suscite une certaine inquiétude chez
ceux et celles qui nous épient. La caméra est l'équivalent d'une arme de
dissuasion, la photo, d'un avertissement subliminal : respectez mes droits
sinon votre visage fera la une des journaux et téléjournaux.
Sans chercher à dramatiser la situation décrite, il est un fait bien réel
que après avoir lu ce livre, vous éprouverez un sentiment d'irréalité assez
déplaisant, ne regarderez plus du même oeil votre grande Cité, ville ou
village. On se croit en pleine fiction, se frotte les yeux, gratte la tête à
deux mains, n'arrive pas à le croire. Comme le système marche tout croche, on
grince aussi des dents, cuit à l'intérieur. On ressent également un certain
mépris à l'endroit des citoyens-collabos, les béni-oui-oui de la police.
Il y a tout de même un pré requis, imparable : être un démocrate
convaincu. Si vous êtes un fanatique de la police, de l'ordre et du
conformisme, il y a peu de risque que ce livre, soit dit sans blague, vous
fasse manquer d'air. Personnellement, j'avoue qu'il y a des jours où je
souhaiterais n'avoir jamais été témoin de ce que j'ai vu sur le terrain.
Auparavant, respirer profondément dans ma Cité ou mon village me rendait plus
libre. Aujourd'hui, le démocrate sent une souffrance, comme une brûlure. C'est
ce qu'on appelle la chape de plomb ! Pour tout dire, mes belles illusions se
sont volatilisées !
Accédez au livre gratuitement, cliquez sur son icone, dans la colonne de
droite.
News du jeudi 21 février 2008---------------
Jeudi
21 février 2008
■ Sortir du moule musical, créer du neuf
- Arambol, un village de la province de Goa (Inde) où sont installé de nombreux
musiciens occidentaux en quête d'hédonismes et de spiritualités. Chris,
producteur parisien, Marie, chanteuse, et Dume (Otisto23), technicien
programmateur, sont partis capturer l'atmosphère de ce vivier musical après
avoir monté un studio local avec Fabrizio, guitariste, installé en Inde de
longue date.
Témoignage...
Des gens aux idées et aux origines différentes, partageant le même mode de vie.
Cela rend cet endroit spécial et plein d'énergie. La façon dont on mène sa vie
influe sur la musique qu'on joue : de nouveaux sons, de rythmes. Des gens assez
beaux, qui ont un beau talent .
Pendant
trois ans, ils créent une oeuvre (double CD) collective mélangeant différentes
influences : Rock, psychédélique, pop, transe, break beat, ballades
acoustiques, indienne ...
Durée
07:14
http://www.dailymotion.com/video/x36pf7_arambol-experience
■ Doll Face...
- ... animation-explicite
Durée 04:12
http://www.dailymotion.com/video/x1km3d_doll-face_creation
■ Message des insoumis
- Ils citent André Gide : « Le monde ne sera sauvé, s'il peut l'être,
que par des insoumis. Sans eux, c'en est fait de notre civilisation, de notre
culture, de ce que nous aimions et qui donnait à notre présence sur terre une
justification secrète. » Pour avoir une idée de quoi plus précisément ces
insoumis parlent, visionnez leur vidéo...
Durée 02:39
http://www.dailymotion.com/video/x32t57_les-insoumis
Et visitez leur site
http://site.lesinsoumis.org/
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau policier
- Les renseignements, cueillis par les civils et leurs collabos,
sont le point de départ de l'hygiènisation de tous les citoyens. Elle
s'effectue via la filature, l'infiltration et, si besoin est, par des
déstabilisations psychologiques à répétition. Peu connu du néophyte,
l'expression " déstabilisation psychologique " nécessite explication,
pour le moment sommaire, bien sûr, mais que nous approfondirons au fur et à mesure
de la progression de notre quête de la vérité.
Nous vivons dans un univers perfectible où plein d'événements peuvent
nous déstabiliser dans notre vie de tous les jours. Ainsi le fait de devenir
chômeur ou bénéficiaire de l'aide sociale, de tomber au bas de l'échelle
socio-économique. Il y a une souffrance psychologique associée à l'absence
d'emploi, au fait de ne pas pouvoir vivre et consommer comme tout le monde. Les
histoires de coeur tournant au vinaigre déstabilisent psychologiquement aussi,
de même que l'accident du travail, ou de la route, ou le fait d'apprendre de
son médecin qu'on est atteint d'un cancer généralisé, ou la mort d'un être
cher, etc.
L'intensité de la souffrance psychologique varie selon l'importance que
nous accordons aux aléas de la vie. L'événement nous affectant peu, déstabilise
peu. Nous continuons de vaquer à nos occupations sans que rien n'y paraisse, de
sourire, d'échanger avec les autres. Par contre, l'événement nous bouleversant
profondément, chamboule littéralement notre quotidien. Amour de la vie,
sérénité, confiance en soi, convivialité, tout s'écroule. On n'est pas bien, se
sent vulnérable, se renferme, quand on sort, on rase les murs.
On se révèle alors tel qu'on est véritablement, n'étant plus protégé par
la bulle douillette de la vie stable. La personne n'arrivant pas à retomber sur
ses pieds risque le burnout, à la limite le suicide. Nécessaire de bien saisir
les conséquences d'une déstabilisation du genre pour comprendre ses effets
dévastateurs lorsque elle est d'origine policière. C'est une arme blanche
redoutable, car, utilisée à répétition, elle déstructure mentalement le
citoyen : la répétition est la norme, la police ne lâche jamais sa proie.
La particularité du policier et de la policière en civil consiste
notamment à rencontrer le citoyen dans ses moments difficiles, quand il se
révèle sans masque, fragile. Cependant, ils utilisent aussi la tactique, et sur
une très grande échelle, à des fins de contrôles et de nettoyages sociaux. Là,
nous ne parlons plus de la même chose, entrons dans le vaste monde de la
répression clandestine illégale du citoyen ordinaire. Car ils créent
artificiellement des événements déstabilisateurs pour bouleverser sa vie. Ils
sont la plupart du temps accompagnés d'une désapprobation... communautaire à
son encontre, qu'ils montent de toutes pièces et propagent par le
bouche-à-oreille et l'aide sur le terrain de commerçants et autres collabos.
Ils disposent alors de toute la latitude voulue pour le manipuler à
volonté, gendarmer sa vie, l'éloigner d'endroits qu'ils ne veulent plus le voir
fréquenter, ou carrément l'éjecter de la société, geler en quelque sorte son
présent et son futur. Et sans le faire passer devant un juge, puisque ce sont
eux qui décident qui sera in ou out de la société démocratique. Du
pas-vu-pas-pris non plus puisque la cible ignore que les agressions
psychologiques dont elle fait l'objet sont l'oeuvre de la police en civil et
ses collabos. La meilleure répression est celle qui ne se voit pas, parce
qu'elle est illégale. D'ailleurs, ce citoyen sait-il seulement ce qu'est une
déstabilisation ? Combien de suicidés jusqu'à ce jour ?
Apprenez-en
davantage sur les tactiques clandestines et illégales de la police en civil et
de ses collabos. Dans la colonne de droite, cliquez sur l'icone du livre et
lisez gratuitement chaque jour autant de pages que vous voulez.
News du mercredi 20 février
2008---------------
■ Entrevue, à Radio Suisse 3, avec Michel
Onfray
- Pas de vidéo, seulement du son : bon, on n'en fera pas une dépression
nerveuse. Le philosophe parle des athées et des croyants ; du plaisir à donner,
du plaisir à recevoir ; etc. Trois minutes d'une entrevue entrecoupée d'une
chanson de Charlelie Couture : Appel à l'aide... Vraiment touchantes, les
paroles. Cet auteur-compositeur possède l'art de communiquer ses émotions, ce
qui n'est pas donné à tout le monde.
Ensuite,
comme cela se passe à la radio, l'entrevue se poursuit. Onfray est volubile,
nous apprend des choses essentielles dans la vie. Intéressant, ce mec-là.
http://www.dailymotion.com/video/x4ek2d_michel-onfray-interview-radio-suiss_politics
■ Belle tune : Le vent nous portera...
- ...un clip de Noir Désir
http://www.dailymotion.com/video/xliwq_noir-desir-le-vent-nous-portera_music
■ Michel Onfray : politique, médias,
journalisme
- Un point de vue méritant d'être connu, notamment sur l'autocensure de la
presse en général. Il a publié de nombreux ouvrages. Ses cours d'histoire de la
philosophie sont régulièrement diffusés sur France-Culture.
Durée 12:39
http://www.dailymotion.com/video/x3k94b_la-tele-libre-onfray-12-nov_politics
■ USA : accusés de discrimination
raciale persistante et systématique...
- ... depuis les geôles de Guantanamo jusqu'aux tribunaux et aux cours d'école.
L'accusation émane d'associations de défense des droits de l'homme, dont du
directeur de US Human Rights Network, Ajamu Baraka. Ce pays devra s'expliquer,
cette semaine, à Genève, où siège la Commission des droits de l'homme.
Lire
l'article de l'Agence France-Presse sur Cyberpresse.
http://www.cyberpresse.ca/article/20080220/CPMONDE/80220105/6644/CPMONDE
(NDLR :
Les républicains, lorsqu'ils sont au pouvoir, ne font pas dans la dentelle.
Inquiétant, notre puissant voisin !)
■ Le FORUM de L'Étau Policier...
- ... est maintenant opérationnel sur mon site : dans la colonne de droite,
cliquez sur FORUM. Inscrivez-vous au plus vite. Il est grand temps que des
citoyens, incluant des policiers, débattent des activités clandestines et
illégales des civils et de leurs collabos. Ainsi que je l'ai déjà dit et
répété, le Canada n'est pas un cas unique, la problématique est universelle.
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier
- René Laperrière, du Département des sciences juridiques de l'Université du
Québec à Montréal, et Pierre Patenaude, de la Faculté de droit de l'Université
de Sherbrooke, s'inquiétaient, en 1994, dans un ouvrage du fait que les
nouvelles technologies de l'information décuplent la présence de Big Brother dans
notre vie de tous les jours. ( NDLR : Sans oublier... Big Sister, tout aussi
omniprésente. ) Traitant des mégabanques informatisées, ils écrivaient qu'elles
permettent « d'accumuler une quantité considérable de renseignements sur les
citoyens, de les diffuser et utiliser de façon à réduire sensiblement leur vie
privée, en y enregistrant les moindres détails ( sic ) de leur existence
et en les comparant pour établir un double informationnel des individu (
... ) ». Les auteurs parlaient d' « un immense réseau de surveillance
et de contrôle social ». Quand on sait l'explosion exponentielle qu'ont
connu ces technologie depuis 1994, il y a de quoi avoir froid dans le dos.
En France, selon Hamon et Marchand, toutes sortes de renseignements sont
stockés dans le fichier central informatisé des polices françaises. Ceux
relatifs aux activités des criminels, bien sûr, mais également sur des hommes
publiques et des citoyens, sur les origines raciales, opinions politiques,
philosophiques, religieuses, syndicales, les moyens d'existence, les
fréquentations, la propension à la boisson, etc. Ils sont collectés grâce aux
voisins, aux employeurs ou à l'occasion de démarches administratives ou de
contrôles d'identité. Ce fichier central est constamment alimenté de renseignements
frais. Pour l'ensemble du territoire français, à titre d'exemple, Hamon et
Marchand parlent de 200 à 250 millions de fiches.
Le développement exponentiel
des nouvelles technologies de l'information, pourtant un bienfait en de
multiples domaines, et le concept de la pseudo police communautaire ont permis
à la police, en moins d'une décennie, une pénétration toute aussi exponentielle
de la vie privée du citoyen. Son emprise psychologique sur le citoyen s'en est
forcément trouvée considérablement alourdie. S'ajoutent à ces mégabanques
policières celles de l'État, qui emmagasinent cependant des renseignements
différents des premières, et ayant trait aux rapports du citoyen avec les
paliers gouvernementaux, fédéraux et provinciaux.
Dans son rapport annuel déposé au Parlement canadien en mai 2000, le
commissaire à la protection de la vie privée, Bruce Phillips, nous apprenait
que, à cause des mégabanques informatisées, « nous sommes dans une nouvelle
ère, où il est possible de prendre un peu d'information sur chacun de nous dans
différentes sources, de tout mettre cela ensemble et de tracer un portrait très
détaillé. »
Cependant, le lecteur découvrira dans ces pages que Big Brother et Big
Sister, c'est d'abord et surtout la police en civil, pas l'État. Aidée par ses
collabos et les agents et agentes de la sécurité privée en civil, elle cueille
sur le terrain une masse considérable de renseignements que l'on ne retrouve
pas dans les mégabanques informatisés de l'État, notamment tout ce qui touche
la vie privée du citoyen dans ses activités les plus intimes.
Lisez gratuitement le tome 1 au complet, cliquez sur l'icone du livre
dans la colonne de droite. Vous allez découvrir un monde clandestin dont vous
ignorez l'existence.
News du mardi 19 février 2008---------------
■ Le FORUM du site L'Étau Policier...
- ... s'en vient. Les visiteurs de
mon site pourront y débattre en toute liberté la grande question : quelles
mesures proposez-vous pour que la police en civil respecte les droits et
libertés ? Par ailleurs, d'ici peu ils auront la possibilité de commenter tous
les éléments du jour publiés dans mes ACTUALITÉS,
en page d'accueil. Donc, le FORUM sur le grande débat et les
COMMENTAIRES sur les news quotidiennes. J'ai bien hâte de vous lire.
■ L'extrait du tome
1 de L'Étau Policier
- Les civils, déguisés notamment en concierges, en employés de dépanneurs et
chauffeurs de taxi, ont plusieurs traits en commun. Au cours d'une
conversation, par exemple, ils argumentent rarement. Habituellement, ils
écoutent surtout, sorte d'échange où tu donnes le moins possible et recueilles
le maximum. Ils excellent aussi dans l'art de vous lancer et relancer. Demandez
à quelqu'un que vous croisez dans la rue, après les salutations d'usage : « Et
puis ? » ou « Et alors ? » et aussitôt il vous dévoilera ce qu'il
fait en ce moment ou projette de faire.
Le
volubile sera intarissable. Quelques sous questions discrètes, et il vous dira
tout. Plusieurs citoyens aiment aussi briller au cours d'une conversation,
étaler leurs connaissances. Quand on les écoute avec respect et humilité, sans
jamais leur couper la parole, ils l'apprécient. Se sentent valorisés lorsqu'on
leur sollicite une opinion. En déduisent en savoir plus que nous, pauvres
ignorants, et sur un tas de sujets. C'est davantage le cas quand ils vivent
seuls ou au sein d'une famille où plus personne n'accorde le moindre intérêt à
leurs opinions cent fois rabâchées.
Même les muets sont bavards. La tâche est un plus laborieuse, c'est tout.
Si l'un s'arrête, après vous avoir dit par exemple que demain, il va à tel
endroit, répétez ce qu'il vient de dire : « Comme ça, demain tu vas à
(tel endroit) ? » Il vous répondra qu'il va y faire réparer son auto,
s'arrêtera de nouveau. Même pas nécessaire de lui demander ce qu'elle a, plus
discret et efficace de le relancer en ces termes : « Ah, tu vas faire
réparer ton auto ? » Parce que la question n'est pas directe. Moins de
risque que la conversation ressemble à un interrogatoire.
Les gens sont méfiants quand ils s'aperçoivent que vous cherchez à leur
tirer les vers du nez. Patiemment et sans jamais le brusquer, vous apprendrez
aussi qu'il sera accompagné d'un tel, chômeur de son état, que sa conjointe est
partie chez une amie pour une semaine, etc. La police s'intéresse au
train-train de la vie quotidienne des citoyens. C'est à partir de tous ces
renseignements qu'elle élabore ses interventions répressives.
Lisez le tome 1 au complet et gratuitement, cliquez sur l'icone du livre,
dans la colonne de droite.
News du lundi 18 février 2008---------------
■ Le racisme rampant
- La vidéo traite de la France, des USA, mais se pose la question :
y'a-t-il seulement un pays occidental où le racisme n'existe pas ?
Le
plafond de verre est un film de Yamina Benguigui. Des victimes témoignent,
certaines le regard triste, d'autres les yeux mouillés et puis cet homme qui
pleure... insoutenable !
Intervenants :
Daniel Sabbagh, chercheur en sciences politiques
Said Bouamama, sociologue
Kamel Bensmaïl, DEA en sciences économiques
Philippe Bataille, ex-prés. Groupe d'études et de lutte contre les
discriminations
Khalid Hamdani, Haut conseil à l'intégration
Patrick Morgron, dir. Ressources humaines
Reda Bounaïb, ingénieur méthodes industrielles
Nordine Bouchebour, ingénieur logisticien
Bruno Libert, prés. de l'Ass. Alliances
Gwenaël Ledivelec, formateur Ass. Alliances
Sery Blé
Hortense Blé
Andrée-Valère Blé, étudiante École de commerce
Simon Goli, étudiant École de commerce
Carole da Silva, prés. Ass. Afrique Insertion
Dogad Dogui, prés. Ass. Africagora
Anissa Tengaout, chargée d'études marketing
Durée 51:31
http://www.dailymotion.com/video/x2sp4_docracismele-plafond-de-verre_family
À
la fin de la vidéo, on entend une chanson africaine sublime. Ému, j'étais,
fallait absolument que j'en trouve le clip pour l'afficher ici. Et j'ai
trouvé...Le nom de l'interprète : Queen Etémé, une Camerounaise, dont le
coeur, le tempérament et surtout sa voix ont fait d'elle une reine. Le
titre : Kuna
Durée 04:00
http://fr.youtube.com/watch?v=Zm4llM4ASzM
Pour
en savoir plus sur cette très grande artiste
http://www.afrik.com/article7647.html
Adresse du site d'AFRIK.com
■ Une vidéo destinée aux
citoyens-journalistes
- Suis tombé là-dessus par hasard, me suis dit que ça pouvais vous
intéresser : la différence entre un reportage et un documentaire, comment
s'y préparer, etc. Dès le départ, il y a des choses essentielles à savoir.
Durée 32:07
http://www.dailymotion.com/video/x5t0g_reportage-sur-production-de-documen_creation
■ Linux, une belle
aventure communautaire
- La logique du logiciel libre et de Linux en particulier, ainsi qu'on peut le
lire dans l'introduction, est un pied de nez au capitalisme sauvage et au
néolibéralisme. La réussite fulgurante d'un logiciel GRATUIT, réalisé
COLLECTIVEMENT, qui devient concurrent direct d'une des plus grande
multinationale au monde (Microsoft), tout en permettant à ses auteurs de vivre
et prospérer, voilà ce qui est non seulement une alternative réelle et humaine
mais en plus une démonstration qu'il existe une autre voie que la loi de la
jungle et qu'elle peut même donner des produits plus performants. (NDLR :
Au début, il était question de le vendre, mais ce n'était pas possible.
On explique pourquoi.)
Linux
est un système d'exploitation ouvert : son code source est publié sur Internet.
Ainsi, le travail collectif d'une communauté de programmeurs permet-il de le
faire évoluer et, grâce à cette progression perpétuelle, de le rendre meilleur
techniquement que les systèmes d'exploitation dits "fermés", comme
Windows de Microsoft. De plus, on peut le télécharger gratuitement sur
Internet. Aucun logiciel n'a réuni autant de collaborateurs de partout dans le
monde.
Quelques
uns des intervenants :
Richard Stallman, programmeur
Eric S. Raymond, programmeur
Linus Torvalds, créateur de Linux
Alan Cox, développeur Linux
Jon 'maddog' Hall, responsable de Linux International
Dave Miller, développeur Linux
Andrew S. Leonard, journaliste
Martti Tienari, prof Université d'Helsinki
Ari Lemmke, programmeur et distributeur de Linux
Theodore Y. TS'O, développeur Linux
Eric Allman, créateur de Sendmail
Miguel de Icaza, programmeur fondateur du projet GNOME
Robert Young, président de Red Hat Inc.
Nom
de code : LINUX
Les rebelles du Net
Documentaire de Hannu Puttonen
Durée 49:38 Il manque environ 2 minutes à la fin,
d'où le coupure.
http://www.dailymotion.com/video/xx752_documentairenomdecodelinuxalte_tech
■ Extrait du tome 1
de L'Étau policier
- Dans les pages de ce livre, le lecteur découvrira un monde dont
il ignore l'existence. Car il est un fait cent fois vérifié que, généralement,
il n'est pas conscient de la présence du policier ou de la policière en civil
dans son environnement. Lorsqu'il est infiltré ou que des gens de son entourage
immédiat le sont, il ne s'en rend pas compte parce qu'il ne conçoit pas qu'un
policier municipal, régional ou provincial - Sûreté du Québec - puisse
travailler sans uniforme, sans revolver à la hanche, sans walkie-talkie, sans
auto-patrouille. Cela dit, le métier de policier en civil n'est pas facilité
pour autant.
Car s'il veut demeurer invisible, le civil - vocable désignant un policier ou une
policière, qui sont aussi nombreuses que les hommes - doit avoir une allure passe-partout.
L'air le plus ordinaire, impersonnel et gris possible. Se choisir un nom
d'emprunt permettant de ne pas associer le vrai nom à un vrai visage, le sien.
Il doit mémoriser aussi la configuration de la ville d'où il prétend venir, les
noms de quelques notables et commerçants y habitant, préférablement des
collègues déjà infiltrés dans ce milieu, ou des gens introuvables ou décédés et
ne pouvant par conséquent nier le connaître.
Il doit aussi apprendre
par coeur certains détails de la vie du personnage qu'il incarne, par exemple
le métier qu'il prétend avoir. Quand il n'en possède pas l'abc, il en parle
peu. Parfois, peut-être même plus souvent qu'on le pense, il en possède bel et
bien la formation et l'exerce. Il peut pratiquer les boulots les plus
déroutants.
Faut être d'une fibre très particulière pour exercer le métier de
policier. Car le personnage qu'il incarne doit lui aller comme un gant et
savoir le jouer à fond, sept jours sur sept. Bien sûr, savoir mentir sans que
cela ne paraisse. Il ne peut se montrer aux autres sans faux-semblant. Ce qui
exige une mauvaise foi colossale, inhérente à la fonction, et un réel talent de
comédien, cela dit sans ironie. De vrais caméléons, s'adaptant à tous les
milieux. La vérité m'oblige à dire que certains sont de grands artistes alors
d'autres ne sont que de bons tâcherons, sans plus. Comme on dit, leur culture
policière finit par dépasser, tôt ou tard. Physiquement, ils ne sont plus en
uniforme, mais mentalement oui. Alors ceux-là on les entend et voit souvent
venir de loin.
N'empêche qu'une certaine connaissance des tactiques policières aide à
repérer le premier policier en civil, le plus difficile de tous à dépister.
Vraiment. Parce qu'il y a un mur psychologique à franchir. Ils et elles sont là
mais on ne les voit pas parce qu'on n'a jamais réfléchi à cette hypothèse de
leur présence dans notre environnement immédiat. Ce contexte étant, normal
qu'on ne cherche pas à les repérer. On les invite chez soi, ou ils s'invitent
d'eux-mêmes, ou on les croise dans la rue, on leur parle sans savoir qu'ils en
sont.
Lisez
gratuitement le tome 1 au complet. Dans la colonne de droite, cliquez sur
l'icone du livre. Vous aurez alors accès aux 300 pages du livre. Vous allez
faire de belles découvertes. Promis !
News du dimanche 17 février 2008---------------
■ Quoi faire pour réussir sa vie ?
- La réussir comme on veut qu'elle soit ? Qu'on soit le seul à décider ce
qu'elle sera ? Décider en toute liberté, bordel !
Voyons
deux approches des plus intéressantes...
Durée 02:43
http://www.dailymotion.com/video/x3iuwo_candlecastcs-secret_people
Durée 02:05
http://www.dailymotion.com/video/x4d4mv_autocast-1_shortfilms
■ Le choc des civilisations
- Citoyens du monde unissez-vous. C'est le message de cette vidéo. On le
voudrait bien, mais... on le veut pas tous.
Durée 02:30
http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=18675
■ Que penser du
citoyen...journaliste ?
- Jusqu'à présent, l'information était la chasse gardée des propriétaires des
médias et de leurs employés, les journalistes. Déjà, le fait d'être journaliste
indépendant, c'est-à-dire travailler à son propre compte, était et demeure
encore suspect. Pourquoi ? Il y a quelques raisons. La principale est liée au
fait que le journaliste indépendant n'est pas encadré par un patron, jouit
ainsi d'une plus grande liberté. Alors qu'en fera-t-il, ira-t-il au-delà des
barrières interdites ?
Nécessaire
de rappeler que dans les médias traditionnels (journaux, radio, télé, maisons
d'édition et même les sites news de ces médias) l'information est contrôlée et
désinfectée de ce qui peut ou pourrait remettre en question certaines
composantes du système. Par exemple étaler publiquement les activités
clandestines et illégales de la police en civil et de ses collabos. Si vous
rédigez un livre en traitant, vous vous heurterez à des portes fermées partout.
Les propriétaires de ces médias, en collusion avec le politique et sa police,
décident donc ce que le citoyen saura et ne saura pas. Gravissime, lorsqu'il y
va de la survie de la démocratie.
Et
voilà-t-il pas que des citoyens, ayant un beau caméscope flambant neuf et
aucune expérience en journalisme, commencent à grignoter le monopole. Moi, je
fais confiance à ces citoyens. Ils ne sont pas différents des journalistes, ils
vont apprendre comme eux et moi avons appris. Un gain pour la société ?
Forcément, car il y aura plus de journalistes, notamment d'avantage d'yeux
numérisés pour surveiller ceux qui nous surveillent et manipulent.
Assistons-nous à la naissance d'un cinquième pouvoir ? Écoutons la réponse de
Carlo Revelli d'agoravoxtv.
Dans
la page s'affichant, il y a un texte d'intro, à lire. L'écran est plus bas.
n
Durée non disponible
http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=16712
Une
autre vidéo suit plus bas, durée 03:58
■ Un extrait de L'Étau Policier, tome 1
- C'est dans un milieu des sans le sou que, tout à fait par hasard,
j'ai fait mes premiers pas dans l'underground policier. Ma découverte d'un
premier policier en civil, infiltré parmi les usagers d'un organisme sans but
lucratif, a d'abord attisé ma curiosité. Je me suis dit qu'il y en avait
peut-être un deuxième dans la place et, celui-là repéré, pourquoi pas un
troisième ? Et ainsi de suite. Lente accumulation de soupçons, souvent suivie
de certitudes que je ne pourrai jamais étoffer de preuves matérielles.
Je n'étais pas complètement un néophyte en techniques policières. J'avais
appris bien des trucs durant toutes ces années de journalisme, ayant notamment
couvert un district judiciaire. Cependant, ces mois de bénévolat à ce resto
communautaire m'ont permis d'affiner considérablement mes connaissances. Après
ce complément de formation accélérée sur le terrain, quelques jours de
fréquentation me suffiront par la suite pour jauger la situation en maints autres
endroits.
Au cours de mes deux années et demi d'enquête à Montréal, j'ai repéré, à
mon grand étonnement, de nombreux policiers et policières en civil, incluant
des commerçants, entre autres collabos. Après une trentaine, tout cela est
devenu tellement banal à mes yeux que j'ai cessé de les compter. Je me suis
lancé dans cette aventure sans avoir la moindre idée dans quoi je mettais les
pieds. Ce n'est que graduellement que je commencerai à comprendre un tout petit
peu ce qui se passe, et quelques autres années me seront nécessaires pour avoir
une bonne vue d'ensemble de la problématique. Dans ce monde de l'ombre et du
silence de la police en civil la vérité prend beaucoup de temps à s'étaler au
grand soleil. Faut vraiment ne pas être pressé.
La police de l'île de Montréal, qui relevait alors
de la Communauté urbaine de Montréal ( CUM ), savait que j'étais journaliste,
bien que n'appartenant à aucun média, et que j'enquêtais en vue de publier
éventuellement un livre. Elle craignait que j'informe des citoyens sur ses
activités clandestines illégales. Alors, elle m'a quotidiennement filé,
infiltré et déstabilisé psychologiquement. Elle a tout fait pour m'isoler
socialement.
J'ai tenu le coup le plus longtemps que j'ai pu,
mais après deux ans et demi d'observation sur le terrain, craignant d'être
agressé physiquement, peut-être même tué lors d'un faux accident de la
circulation, j'ai emménagé, fin juin 1999, dans le petit village de Lac
Bouchette, au Saguenay-Lac-Saint-Jean. J'avais aussi besoin d'un havre de paix
pour compléter et sortir au plus vite ce livre. Difficile, écrire quand votre
intellect est inhibé par la répression policière.
Lisez
gratuitement toutes les pages du tome 1, dans la colonne de droite, cliquez sur
l'icone du livre.
News du samedi 16 février 2008---------------
■ Daniel Caron
dérangerait l'establishment des médias classiques
- Qui est-il ? Selon Quitterie Delmas, qui l'a interviewé, il a été un
journaliste politique très respecté au "Monde", où il a travaillé
pendant dix ans, et aussi au "Nouvel Obs". Désabusé par les
innombrables connivences entre politiques et médias, il a quitté définitivement
le journalisme en 2002 pour se consacrer à l'écriture.
Depuis,
il a publié trois livres. Les deux premiers "Bien entendu... c'est off"
(Albin Michel, 2003) et "S'ils savaient à Paris : ce que la France
d'en haut ne voit plus" (Albin Michel, 2005) dénonçaient avec véhémence
les verrous du système politique, les phénomènes de cour, les collusions
politico-médiatiques. Son dernier né, "Une campagne off", traite de la
couverture journalistique des dernières élections présidentielles.
Curieusement, signale Delmas, il est ignoré par la plupart des médias français
avec lesquels il a pourtant collaboré pendant plus de vingt ans!
Durée 12:33
http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=18405
■ Qui savait que le canadien Desmarais est un ami de Sarkozy ?
- Hier, dans le grand salon de l'Élysée, le
président Sarkozy a honoré son ami Paul de la large écharpe rouge et de
l'insigne en or de la Grande Croix. Dans une allocution d'environ dix minutes,
il a confié que « si je suis aujourd'hui président de la République, je le
dois en partie aux conseils, à l'amitié et à la fidélité de Paul Desmarais ».
(Source : Louis-Bernard Robitaille - La Presse du samedi 16 février 2008)
Selon Le Devoir d'aujourd'hui, Desmarais (comme ses
fils d'ailleurs) est un très proche ami de Nicolas Sarkozy, qui a déjà séjourné
plusieurs fois, dit-on, au domaine de Sagard, dans Charlevoix, au Québec. Il
avait aussi pris part à la fête donnée au célèbre restaurant Fouquet's sur les
Champs-Élysées pour célébrer l'élection du nouveau président, en mai 2007.
Desmarais est le patron de Power Corporation, une entreprise canadienne
qui a des acquis en Amérique du Nord et en Europe, notamment dans les domaines
des médias de masse. Sa filiale Gesca Ltée est propriétaire de la grande
majorité des quotidiens du Québec : La Presse, Le Soleil, La Voix de
l'Est, La Tribune, Le Nouvelliste, Le Quotidien, Cyberpresse et du Droit, ce
dernier d'Ottawa, Ontario. Son fils André occupe la présidence du conseil
d'administration. (Source : Wikipédia) Gesca produit également des
émissions de télévision, publie des magazines spécialisés et des livres, et
exploite plusieurs sites Internet. (Source : Power Corporation)
Notons que Power Corporation a déjà été critiquée
pour ses liens avec la politique canadienne. (Source : Wikipédia)
Site de Power
Corporation
http://www.powercorp.com/
Organigramme de Power Corporation
http://debbyestratigacos.mu.nu/archives/Power%20Corp%20chart.jpg
■ Dernier extrait de L'Étau Policier,
tome 3
- Février 2002, le gouvernement canadien donne un nouvel élan aux pourparlers
visant à créer une vaste zone de libre-échange entre le Canada et l'Union
européenne (UE). Aux yeux du gouvernement fédéral libéral de Jean Chrétien, un
accord du genre permettrait de diminuer graduellement la dépendance de
l'économie canadienne à l'égard des États-Unis. De tisser aussi des liens
politiques plus forts avec les pays européens et de prendre ses distances avec
Washington. Ce mois de février-là, le Canada exporte 88% de ses exportations
aux États-Unis, 5% vers l'Europe et 5% vers les pays de l'Asie.
Cette situation insupportable n'est pas nouvelle. Référons-nous aux
mémoires politiques de l'ex-premier ministre libéral du Canada Pierre Elliot
Trudeau. Le contexte : en 1972, le président Richard Nixon, un
républicain, impose une taxe additionnelle de 10% sur tout produit exporté vers
les États-Unis. Le gouvernement Trudeau adopte alors une nouvelle politique
visant à renforcer les rapports d'indépendance envers ce pays : augmenter
la propriété canadienne de l'économie, protéger la culture, diversifier le
commerce extérieur du Canada. Et fondée alors sur la puissance croissante de
l'économie japonaise et l'importance du nouveau marché européen.
Cette politique « n'allait pas réussir hélas ! à changer les
habitudes, pour ne pas dires les routines, des exportateurs canadiens,
déplore Trudeau. (...) De fait, après plusieurs années d'efforts, une
conclusion a fini par s'imposer à moi : les hommes d'affaires canadiens
ont la partie trop facile dans leurs rapports avec les États-Unis dont ils
connaissent les clients potentiels, les techniques, la langue et la géographie.
Quand il s'agit de commerce avec l'Asie, l'Afrique et toutes les autres parties
du monde y compris même le continent européen, ils manifestent trop de paresse
et pas assez d'initiative. (...)
« Ce sont des entrepreneurs d'un type bien spécial, fait-il
remarquer. Au contraire des Américains, des Allemands ou des Français qu'on
retrouve partout, même dans les coins du monde les plus éloignés de leurs
territoires, c'est à coups de pied au derrière (sic) qu'il faut pousser
nos hommes d'affaires vers les nouveaux marchés, écrit Trudeau. À tour
de rôle, tous mes ministres du Commerce international me l'ont répété. Ainsi,
notre commerce a poursuivi son essor mais sans se diversifier comme nous
l'avions espéré, ce qui nous a laissés tributaire de nos échanges avec les
États-Unis. »
Tout cela étant, le Canada prendrait de bien grands
risques s'il légalisait toutes les drogues, ce qui, dans un avenir prévisible,
il ne fera pas du reste. Notons que le projet de loi sur la marijuana traîne
déjà de la patte. Novembre 2003, Jean Chrétien, à la veille de se retirer de la
vie politique, suspend les travaux de la Chambre des communes, laissant en plan
le projet de loi. Son successeur, Paul Martin, se dit favorable à la
décriminalisation de la possession simple d'une petite quantité. On verra ce
qu'il en fera. (NDLR : Au moment d'écrire ces lignes, ce mois de février
2008, il n'en est plus question.)
Lisez la suite et fin du tome 3, colonne de droite,
cliquez à l'endroit indiqué.
News du vendredi 15 février
2008---------------
■ SDF, suite
- Les Yes Men, que je vous ai présentés récemment, ont fait enquête à ce sujet.
L'un d'eux a interrogé Patrick Balkaney, le maire UMP de Levallois-Perret, tout
heureux de passer en direct sur une chaîne de stations de télévision
américaine. Il ignorait être en présence d'un faux journaliste, que celui-ci ne
l'interrogeait pas depuis Washington, mais de l'étage juste au-dessus de celui
où il était et que la chaîne de télévision n'existe pas.
Balkaney :
«Il n'y a pas de misère en France.»
Durée 02:18... N'oubliez
pas d'agrandir l'écran.
http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=19741
■ Un modèle d'interventions sociales
- Il m'arrive de vous en parler à l'occasion : Les Enfants de Don
Quichotte, organisme français défendant les droits des sans domiciles fixes
(SDF). Au Québec, ils portent un autre nom : les sans-abri.
Il
a produit un long métrage intitulé POUDRE AUX YEUX et illustrant en quoi
consiste très exactement sa mission. Son approche médiatique fait souvent
mouche. Ainsi, ce jour où il a invité tous les Français à dormir dehors sous la
tente par solidarité à l'égard des SDF. Des citoyens, on en ignore le nombre,
ont répondu à son appel. Dans ce pays, il existe une solidarité citoyenne qu'on
ne retrouve pas au Québec, entre autres endroits.
Durée 01H11... N'oubliez pas d'agrandir l'écran.
http://www.dailymotion.com/lesenfantsdedonquichotte
Site de l'organisme
http://www.lesenfantsdedonquichotte.com/v4/index.html
■ L'île aux fleurs
- Attention, titre trompeur... Son auteur nous fait découvrir la pauvreté extrême
dans toute sa... splendeur. L'un des meilleurs courts métrages, en tout cas parmi
les plus articulés. Vous allez rire....jaune !
En
Français, bien que le générique soit en portugais.
Durée 12:31
http://video.google.fr/videoplay?docid=-8867512033765032709
■ France : des journalistes réclament la liberté de la presse - Les syndicats de journalistes, réunis pour la première fois depuis quinze
ans, s'adressent à tous les français pour proposer une loi garantissant
l'indépendance des rédactions, à l'heure où les dérives déontologiques, les
rachats de médias et les pressions sur le contenu de l'information se
multiplient, remettant en cause le droit de chacun à une information honnête,
indépendante et fiable.
Lisez
l'article de l'Agence de presse alterinfo :
http://www.alterinfo.net/Il-n-y-a-pas-de-democratie-sans-liberte-de-la-presse
_a16852.html?preaction=nl&id=6763994&idnl=31760&
■ Un policier de Montréal travaillait pour Taser de Montréal
- C'est ce que rapporte la télévision de Radio-Canada. Il s'agit du lieutenant
Michel Massé. Tout porte à croire qu'il y en aurait un deuxième. Par ailleurs,
Radio-Canada a appris que l'utilisation du pistolet Taser par des policiers de
l'île de Montréal est injustifiée une fois sur cinq. Depuis deux ans, une
dizaine d'individus auraient été atteints alors qu'ils n'étaient pas agressifs
et ne résistaient pas à leur arrestation.
Lisez
l'article au complet sur Cyberpresse
http://www.cyberpresse.ca/article/20080214/CPACTUALITES/80214289/1019/CPACTUALITES
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome
3 - Le 27 mai 2003, le ministre Martin Cauchon dépose son projet de loi. En
conférence de presse, il évite soigneusement d'utiliser le terme « décriminalisation »,
préférant dire que le Canada veut modifier la sévérité des sanctions qui
s'appliqueront aux contrevenants puisque la marijuana demeurera une substance
illégale au pays.
Le
nouveau Solliciteur général, Wayne Easter, souligne avoir entendu les doléances
de dirigeants américains, mais ajoute que le Canada, en tant que pays
indépendant, a tout à fait « le droit souverain d'adopter ses propres
lois ». Le ministre Cauchon renchérie : au moins 12 États
américains ont déjà décriminalisé la possession de petites quantités de
cannabis. De son côté, la police ne demeure pas inactive. Dave Griffin, le
directeur de l'Association canadienne des policiers (ACP, toujours sur la barricade), invite le premier ministre
Chrétien « à mettre les freins » à cette réforme concoctée
« à la hâte » qui, selon lui, entraînera une hausse de la
consommation au pays, mais il n'en fait pas la démonstration.
L'été
suivant, on apprend qu'en plus des seringues, Québec fournira gratuitement, à
compter de septembre, une trousse aux usagers de drogue afin de freiner
l'épidémie d'hépatite C (Baptiste Ricard-Châtelin, Le Soleil - La Presse
du 23 juillet 2003) : ampoules d'eau stérile, contenants d'aluminium pour le
mélange ou le chauffage de la substance ainsi que des filtres. La distribution
sera assurée dans les centres d'accès aux seringues. Les pharmaciens
participant au programme devraient, quant à eux, vendre des trousses environ 3
ou 4$. Elles contiendront aussi condoms et lubrifiant.
Selon
Richard Cloutier, responsable du dossier au ministère québécois de la Santé et
des Services sociaux, la preuve est faite (...NDLR : Depuis des années,
mais vaut mieux tard que jamais...) que les dons de seringues ont permis de
contenir la propagation du VIH-sida à plus ou moins 14% des utilisateurs de
drogue par injection (UDI). Mais, ils ont été un échec pour limiter celle de
l'hépatite C, fait valoir Cloutier. (NDLR : Échec, parce que les seringues
neuves étaient distribuées à un nombre infime de consommateurs de drogues. Et
qu'il arrivait que la police en saisisse. Parfois ou souvent ?) Des
consommateurs s'échangent désormais moins les seringues mais ne respectent pas
les autres mesures d'hygiène : utilisation d'eau souillée provenant même
des toilettes, de contenants de mélange non stériles. (NDLR : Ils ne
respectent pas les mesures d'hygiène parce qu'ils ne disposent pas de lieu où
procéder de façon sécuritaire.)
« De
70 à 80% des UDI sont infectés par l'hépatite C à Montréal. C'est préoccupant »,
fait remarquer Cloutier. Son équipe préfère penser que ceux-ci traversent une
période difficile, qu'ils ne sont pas des consommateurs à vie. « Et
quant ils s'en sortent, on essaie que ce ne soit pas avec le VIH ou l'hépatite
C. (...) L'idéal, ce serait que ces gens-là n'aient pas besoin de ces
services ». Mais face à la réalité, mieux vaut utiliser tous les
moyens afin de limiter les dommages.
Lisez
gratuitement les cinq pages du jour, au sommet de la colonne de droite, cliquez
à l'endroit indiqué.
News du jeudi 14 février 2008---------------
■ Bonne fête de Saint-Valentin !
21H00
- Le temps des bizous ! Ne vous reste plus que quelques heures, hâtez-vous !
Durée 08:45
http://www.dailymotion.com/video/x4d43r_valentines-day-2008-in-paris-french_fun
■ Des citoyens filment l'actualité - Combien sont-il ? On ne saurait le dire, mais on peut prédire que le nombre
augmentera. Cela a fort probablement commencé quelque temps après l'arrivée du
caméscope. Des sites existent, notamment ceux spécialisés dans les échanges
vidéos, où ils peuvent charger leurs trouvailles. Une autre étape est en cours
de développement : des sites, ayant pour mission d'informer, acceptant
désormais les actualités filmées par des citoyens, ainsi cyberjournalistes et
agoravox-tv.
Durée 03:14
http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=16311
■ Pénurie de HLM en France
- Dans ce pays, beaucoup d'organismes sociaux présentent sur leur site des
vidéos étoffées de témoignages du milieu et illustrant clairement les
problématiques auxquelles ils sont confrontés. Au Québec, je n'en ai pas encore
déniché un sur le web utilisant la vidéo. Je ne dis pas qu'il n'y en a pas, je
dis n'en avoir trouvé aucun. Si vous en connaissez, j'apprécierais grandement
que vous m'en communiquiez les adresses web.
Voir
ce qui se passe à l'extérieure de nos frontières aide à mieux comprendre ce
qu'on vit ici. Toutefois, ce n'est pas suffisant, nécessaire de publier
également des témoignages québécois. Les longs textes et photos ont beaucoup
moins d'impact que les vidéos, qui permettent de saisir une situation en quelques
minutes.
Revenons
à la manchette de cet article. Qui dénonce la situation en France ? La
Fondation Abbé Pierre. Dans la page s'affichant, colonne du centre, vous avez
accès aux municipalités n'offrant pas de HLM. Cliquez sur À L'APPROCHE DES
ÉLECTIONS MUNICIPALES, QUELQUES BONS ET MAUVAIS ÉLÈVES... La vidéo est un peu
plus bas.
Durée 09:04
http://www.fondation-abbe-pierre.fr/
■ Faut-il avoir peur de Google
? - Selon certains intervenants, le plus puissant moteur de recherche
sur le web inquiète sous certains aspects. Nous vivons dans un monde où tout ce
qui existe, ou presque, est accessible par Google. Il enregistre chacune de nos
recherches. Des internautes peuvent trouver sur le web nos adresse, numéro de
téléphone et même savoir à quoi nous ressemblons, etc. Dans la vidéo, on voit
quelqu'un inscrire sur Google Earth son adresse, cliquer et le logiciel zoomer
sur le toit de son domicile. Fiction ou réalité ?
Google
utilise ses technologies avancées seulement à des fins commerciales. Selon
Sergey Brin et Larry Page, ses deux créateurs, tout ce qui existe sur le web
peut être utilisé d'une façon raisonnable. Oui, mais ce n'est pas tout le monde
qui est raisonnable. Se pose cette question, entre autres : quelle
utilisation peuvent en faire les gouvernements et la police ?
Le
documentaire comporte trois volets : la création de Google et son
développement, la bataille entre Google et Microsoft et, dans les 20 dernières
minutes, on traite de la vie privée, qui serait potentiellement menacée.
Les
intervenants :
David Cheriton, prof d'informatique, à Stanford
Paul Rabinow, prof de Berkeley
David Vise, journaliste auteur de Google Story
John Markoff, journaliste du New York Times
Brad Templeton, prés. Electric Frontier Foundation
Franck Poisson, ex-dg de Google France
David A, Rammelt, avocat
Mark Jen, Product Line Manager
Jessie Stricchiola, prés. Alchmist
Media
Larry Harvey, créateur de Burning Man
Bruno Patino. Prés. LeMonde.fr/Télérama
Jean-Noël Jeanneney, prés. Biblio nationale de France
Francis Pisani, journaliste au Monde.fr
Pierre Louette, pdg de l'AFP
Durée 01H17:44
http://video.google.fr/videoplay?docid=7294604022161146201&q=Faut-il+avoir+peur+de+Google&total
=32&start=0&num=10&so=0&type=search&plindex=0
Lisez
sur le site Art les textes d'introduction au documentaire réalisé par Stéphane
Osmont et Sylvain Bergère
http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/Les-nouveaux-maitres-du-monde/Programme/1527572.html
■ Pas facile le métier de journaliste... - ... par les temps qui courent. Ce qui se passe en France en ce moment, n'est
pas différent de ce que vivent les journalistes du Québec ou d'ailleurs en
Occident.
L'autocensure,
sinon on risque de baisser dans l'estime du patron, de nuire à sa carrière. Et,
si on persiste à traiter de sujets particulièrement tabous, d'être congédié à
la première occasion. À la suite d'une bisbille, la goutte faisant renverser le
verre. Et, dira-t-on, sans aucun lien avec la trop grande liberté dont faisait
preuve le journaliste. Les pigistes sont davantage exposés. Un commentaire de
trop suffit pour qu'on ne fasse plus appel à vos services.
Vous
pensez que les journalistes disposant d'un site sur le Oueb sont plus libres ?
J'ignore ce qu'ils vivent, mais en ce qui me concerne, je suis censuré par la
Sûreté du Québec, dont le directeur général est Normand Proulx. Suffit que je
dévoile des choses déplaisant à ce monsieur pour que l'audience sur mon site
fasse une chute à la verticale.
Je
me pose également des questions. En presque 4 mois, je n'ai vendu que trois
livres de L'Étau Policier, 30$ canadiens en tout. Depuis quelques jours,
j'offre aux visiteurs d'en lire au complet et gratuitement le tome 1 sur mon
site. Loin d'être certain que Normand Proulx ne demandera pas à l'un de ses
cyberflics de bloquer l'accès à la page où il est publié. J'envisage
sérieusement de vous dévoiler éventuellement d'autres méfaits de la Sûreté du
Québec.
Cela
dit, écoutons le témoignage du journaliste français Arnaud Viviant.
Durée 18:25 ... N'oubliez
pas d'agrandir l'écran.
http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=18491
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome
3
- Décembre 2002, après un an et demi de consultations, le Comité de la Chambre
des communes, présidé par la député libérale Paddy Torsney, dépose son rapport.
La présidente Torsney est d'avis que lever l'interdit sur l'ensemble des
drogues aurait été exagéré. Cependant, « il y a un problème moral quand on
laisse les gens contracter des maladies à cause de la drogue qu'ils consomment
et qu'on ne fait rien pour leur venir en aide, plaide la présidente. (NDLR : La plupart propagent ensuite sida et hépatites à des personnes ne
consommant pas de drogue.)
Le
rapport permet aussi de mettre en lumière un fait, négligé jusqu'alors :
l'information sur la toxicomanie fait cruellement défaut au Canada. Il n'explique
pas pourquoi, mais ce n'est pas nécessaire, on en connaît très bien la raison.
Le pouvoir préconisait la répression, sans aucun souci pour la santé et la vie
de ces citoyens. Fallait diaboliser les consommateurs de drogues. Guerre Sainte
et emprise psychologique vont de paire. Ne fallait surtout pas leur dire
comment procéder pour limiter les dégâts. Parmi les toxicos, des ados et de
jeunes adultes mal dans leur peau.
Pendant
ce temps, chez des associations de policiers, des critiques s'opposent à un
assouplissement des sanctions et réclament davantage de ressources pour lutter
contre les drogues. (Isabelle Rodrigue, Presse canadienne - La Presse du
13 décembre 2002) Rien de neuf là, le sénateur Nolin l'a déjà dit : la
prohibition rapporte aux policiers en heures de travail supplémentaires payées
à temps et demi et temps double, en ressources humaines et financières ainsi
qu'en étendue de leurs pouvoirs. Sans compter les équipements coûteux. La soif
de pouvoir et d'argent est considérable en milieu policier.
Avril
2003, un projet de loi sur la décriminalisation de la possession simple de
marijuana se profile à l'horizon. Ottawa veut mettre un terme aux punitions
excessives, à l'arbitraire et l'injustice dans l'application de la loi actuelle
par les corps policiers. « Dans les grandes villes, explique à La
Presse une source gouvernementale, il est très rare qu'un individu soit
poursuivi devant les tribunaux pour possession d'une petite quantité de
marijuana. Dans les régions rurales, les policiers sont plus zélés à cet égard.
C'est un système à deux poids deux mesures. »
Dans
ce pays, des lois ne sont pas appliquées de la même façon. La rigueur varie
d'une province à l'autre. Là nous apprenons qu'à l'intérieur même de chaque
province, elle varie aussi. L'arbitraire à cours partout, une justice à
plusieurs vitesses. Attribuable sans doute au fait qu'en milieu rural on
dénombre, selon la loi des proportions, plus de flics qu'en milieu urbain. La
population y est aussi plus homogène, par conséquent plus facile à enrôler dans
les milices de la police. Et comme on y dénombre moins d'actes criminels que
dans les centres urbains, les civils, soutenus par leurs collabos, disposent de
plus de temps libre pour s'adonner clandestinement à des activités illégales.
Lisez
les cinq pages du jour, au sommet de la colonne de droite, cliquez à l'endroit
indiqué.
News du mercredi 13 février 2008---------------
■ Le combat des médias alternatifs contre les médias traditionnels
- En gros, l'origine de ce combat se résume en un seul mot :
trahison. Les médias traditionnels (journaux, radio et télé) ne disent pas tout
à leur auditoire. Alors que les citoyens ont le droit de savoir. L'absence de
certaines informations a des effets néfastes sur la démocratie, sur les droits
et libertés notamment. Car ici, on parle de la pensée unique.
Les
médias alternatifs peuvent compter sur Naomi Klein, auteure particulièrement
connue pour son livre No Logo. Car elle aussi fait le même constat. Le paysage
médiatique nord-américain est dominé par moins d'une dizaine de compagnies. Ces
conglomérats contrôlent une grande partie de ce que l'Amérique, dont le Canada,
voit, écoute et lit... On prône le triomphe du journalisme de spéculation, de
sensationnalisme, de patriotisme et de spectacle au détriment du journalisme
d'information et d'investigation.
Le
pire de l'histoire est que la très grande majorité des citoyens ne se rendent
pas compte jusqu'à quel point ils sont manipulés, en plus d'être contrôlés et
nettoyer socialement, également à leur insu. Démocratie, dites-vous ?
Durée 02:52 ... Sous-titres
en français. N'oubliez pas d'agrandir l'écran
http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=17868
■ La télé que vous voulez et celle que vous ne voulez pas
- Deux questions posées lors d'un petit sondage sans prétention effectué par
TéléLibre, en France.
J'en
profite pour alimenter un peu le débat. La télé est-elle la même partout ? Elle
varie selon les cultures et les libertés permises ou tolérées. Ainsi, en Iran
et en Arabie Saoudite, images et sujets traités diffèrent de ce qu'on voit et
entend dans les pays occidentaux.
Un
fait demeure : ceux ne regardant que la télé ont une vision microscopique
du monde. En 2010, selon certains, il y aura 1 milliard d'internautes sur une
population mondiale de plus de 6,4 milliards : plus de 5 milliards
n'auraient donc pas accès au web, constitueraient un auditoire captif. Les
mieux nantis de ceux-ci disposent de combien de canaux ? Une centaine ?
Les
internautes ont accès à combien de canaux, eux ? On parle ici et là de 150
millions de sites. Alors, le choix abonne, au point où l'internaute naviguant
sur le web 24h sur 24 pendant un siècle n'arriverait pas à en faire le tour au
complet, et très loin de là. Sans oublier que lorsqu'il allume son ordi, les
médias traditionnels ne sont pas là pour lui imposer quoi que ce soit : c'est
lui qui décide ce qu'il verra. Sur n'importe quel sujet, il peut aller chercher
plusieurs versions des faits et une masse considérables de détails de toutes
sortes : textes, photos, vidéos.
Pendant
que le téléspectateur, lui, doit se contenter la plupart du temps d'une seule,
les stations de télé, à l'image de la radio, se répétant les unes les autres :
chaque année, on devrait attribuer à l'une d'elles le prix ARA. Enfin, il y a
toutes ces infos qui n'y circulent jamais, notamment celles relatives aux
activités clandestines illégales des civils et de leurs collabos. Aseptisées à
l'os (stérilisées, désinfectées, etc.), on n'y voit pas non plus les petites
saletés de la vie, alors que sur le Web...
Durée 05:45
http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=18351
Juste en dessous, une autre vidéo suit
Durée 07:00
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome
3
- Lisons cette argumentation particulièrement éclairante d'Amnon J. Suissa,
spécialisé en matière de dépendances - alcoolisme, toxicomanie et gambling - et professeur au département de Travail
social de l'Université du Québec en Outaouais. (Amnon J. Suissa - La Presse du
17 septembre 2002) Constatant lui aussi que le cannabis, dont l'usage modéré ne
présente aucun effet dommageable à la santé, est la substance pour laquelle il
y a le plus d'incarcération au Canada et dans le monde occidental, il
s'interroge dans une lettre publiée par La Presse de septembre 2002 :
« On peut se demander si la guerre à la drogue n'est pas en fait une
guerre contre les citoyens. »
Son
opinion correspond exactement à ce que je démontre dans les trois tomes de
L'Étau Policier. Suissa est l'un des premiers à avoir tout compris, en tout cas
à le dire publiquement. Car il est bel et bien vrai que pouvoir et police, bien
qu'il ne l'exprime pas en ces termes, utilisent notamment la répression contre
le cannabis pour mâter la population. Il s'agit de l'une de ces nombreuses
mesures répressives qui se sont empilées au cours des années et ont transformé
l'espace public en no men's land, charcuté le tissu social et réduit
considérablement les droits et libertés.
Suissa
écrit que la sagesse d'une loi est généralement jugée aux coûts imposés à la
société et aux bénéfices qu'elle en retire. Celle appliquée au cannabis a
engendré des coûts sociaux et judiciaires extraordinaires et de l'emprisonnement,
sans régler la criminalisation. En attribuant des valeurs sociales
déviantes à son usage, on « problématise » la situation car on
l'associe à un mauvais style de vie qu'il faut contrôler. « Pourtant,
ne devient pas abuseur qui veut, il faut des conditions psychosociales
particulières pour entrer dans le cycle de la dépendance »,
explique-t-il.
En
ne distinguant pas l'usage de l'abus, selon lui, on place directement plusieurs
centaines de milliers d'individus en situation de déviance, brise temporairement
leur vie, les exposent à des conditions difficiles en prison, fragilise leurs
relations avec les valeurs et les normes institutionnelles et sociales, ce qui
entraînent des effets pervers et des paradoxes importants :
discrimination, problèmes d'éthique, coûts sociaux et de santé importants, etc.
« Plus la distance relationnelle au social est grande, plus il y a
étiquetage et punitions », explicite-t-il. Cette approche est
également néfaste pour leur entourage familial et social. Suissa signale que
« ce type de contrôle étant plus ancré dans les classes sociales
défavorisées (sic), il vient s'ajouter aux autres modalités de contrôle
dont ces groupes sont déjà la cible ».
Enfin,
il estime que la majorité des consommateurs utilise les drogues d'une manière
modérée et sécuritaire. Il rappelle que l'usage de drogues licites ou illicites
a toujours existé et est inévitable dans toutes les sociétés : « Elles
sont là pour rester. » Ainsi qu'en témoigne du reste l'échec des
politiques canadiennes axées sur la répression. L'auteur favorise le « pragmatisme »
du rapport du Comité Nolin, aux « croyances utopiques » à
l'effet que les drogues seront supprimées. « L'approche de réduction
des méfaits, de l'acceptation de la réalité de l'usage des drogues comme un comportement
social parmi d'autres comportements à risque constitue, souligne-t-il,
une option très valable pour renforcer les liens sociaux, prendre en charge les
individus ayant développés une dépendance, et investir en santé et
prévention. » Ce point de vue de Suissa atteint la cible en plein
centre... En voilà au moins un n'hésitant pas à dire publiquement la vérité.
Lisez
gratuitement les cinq pages du jour, au sommet de la colonne de droite, cliquez
à l'endroit indiqué.
News du mardi 12 février 2008---------------
■ Superbes vidéos d'Afrique
- L'événement ? Y'en a pas, mise à part la vie dans son train-train quotidien,
ce qui est déjà beaucoup. Les premières minutes sont quelconques, mais
ensuite...hummmm ! Tournage effectué depuis un taxi roulant à vitesse réduite sur
une longue artère de Bamako, capitale de Mali. Défilent de petits commerces,
des gens, etc. Les scènes prises après le couchée du soleil sont fantastiques.
La musique donne envie de danser comme un dingue, tellement qu'elle est bonne.
Quant à la deuxième vidéo, l'approche est différente. J'aime l'Afrique, ses
habitants, leurs cultures.
Durée 18:30
de pur bonheur ! J'espère qu'il en sera ainsi pour vous.
http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=18105
Durée 14:49
http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=17999
Dans
la page s'affichant, les écrans sont un peu plus bas. Vous pouvez les visionner
grand format, ça vaut vraiment le coup, cliquez à l'endroit approprié, à la
base même des écrans, côté droit, sur le petit icone.
■ Le tome 1 de L'Étau Policier désormais disponible gratuitement
- Vous pouvez le lire sur ce site, en cliquant à l'endroit indiqué dans la
colonne de droite. Étant sous copyright, vous n'avez pas le droit de l'utiliser
de quelqu'autre façon que ce soit.
Il
est vital de lire le tome 1, car j'y raconte mon enquête de plus de six ans
dans l'underground policier. Vous y ferez un tas de découvertes. Je compte sur
vous pour inviter vos amis et connaissances à le lire. Plus il y aura de citoyens
au courant des activités clandestines illégales de la police en civil et de ses
collabos, et en quoi elles consistent, mieux se porteront nos droits et
libertés.
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome
3 - Début septembre 2002, le Comité Nolin, après avoir enquêté pendant près de
trois ans, entendu 234 témoins, passé au peigne fin des dizaines d'études et
consulté des citoyens de six grandes villes, rend public son rapport de 600
pages. Il recommande au Canada de légaliser - pas seulement décriminaliser - la marijuana et d'en encadrer la culture et la vente aux Canadiens
de plus de 16 ans, de la même manière que celui-ci procède déjà pour la bière
et le vin, et de détruire le casier judiciaire de tous les citoyens déjà
condamnés pour possession de cannabis. Ses huit membres incitent même Ottawa à
braver les foudres de Washington, pressent l'ONU de modifier les conventions
internationales prohibant les drogues.
Que
nous apprend de neuf, ce rapport ? Outre ce que dévoilait déjà sa synthèse du
mois de mai précédent, que la prohibition du cannabis entraîne toute une série
de conséquences perverses. Son maintient met la santé et le bien-être des
citoyens du pays davantage en danger qu'une mise en marché réglementée. Et
constitue un affront aux valeurs fondamentales consacrées dans la Charte
canadienne des droits et libertés et dans l'histoire de ce pays fondé sur la
diversité et la tolérance. « Notamment dans les écoles où les jeunes ne
jouissent plus des mêmes protections de leurs droits constitutionnels et
civiques que les autres personnes. »
Autres
constats, en vrac : les coûts annuels - 1,4 milliard -
découlant de l'usage de cette drogue sont environ cinq fois moins importants
que ceux de l'alcool et sept de moins que ceux du tabac ; là où on a osé
décriminaliser, la consommation n'a pas augmenté à long terme, au
contraire : les usagers s'en détournent d'eux-mêmes avec l'âge, rares
étant ceux qui restent accrochés ; le cannabis entraîne peu de pertes de
productivité et d'hospitalisation ; dans une société libre, le citoyen devrait
avoir le droit de décider d'en consommer ; il n'y aucune raison de continuer
d'enrichir le crime organisé ; enfin, « si on a inclus la marijuana
dans les conventions internationales, c'est par ignorance, et au nom d'une
morale dépassée ».
Ni
abdication ni à plat ventrisme, souligne les auteurs du rapport, mais plutôt
une vision du rôle de l'État et du droit pénal qui consiste à susciter et
favoriser l'action humaine sans la contrôler, à ne stipuler que les interdits
nécessaires relatifs aux principes fondamentaux du respect de la vie et à la
vie collective harmonieuse, et à soutenir et aider et non à juger et condamner
la différence. « On peut souhaiter un monde sans drogue. Moins de
fumeurs de tabac. Moins d'alcoolisme. Moins de dépendance aux médicaments
prescrits. Mais on sait qu'on n'éliminera pas ces maux. Et surtout, on ne
choisit pas de les criminaliser. C'est la même approche, la même attitude, que
nous pensons la plus saine et la plus respectueuse en matière de cannabis »,
signalent les auteurs du rapport.
De
son côté, l'Association canadienne des policiers (encore elle) bondit, outrée qu'une institution gouvernementale (le Sénat) « banalise » la marijuana. Son porte-parole, Me
Mike Niebudek : « Un message pareil au moment de la rentrée scolaire,
c'est un vrai cadeau aux pushers. (...) Ce n'est pas parce que le tabac et
l'alcool sont mauvais qu'on a une excuse pour créer une troisième drogue
légale. » Ramenons ce que disait le chef de police du canton de
Zurich, en Suisse, Georges Dulex : « La police doit jouer le
jeu. Si la société veut cette libéralisation, il faut l'accepter. Nous sommes
là pour défendre ses intérêts, pas les nôtres. »
News du lundi 11 février 2008---------------
■ Les Yes Men ont piégé Claude Goasguen...
- ... l'un des porte-parole de Sarkozy. Qui sont les Yes Men ? Selon les infos
glanées ici et là, il s'agit de deux Américains se faisant passer pour des
journalistes et travaillant pour une fausse chaîne de télévision américaine.
Ils interrogent des hommes politiques, qui croient vraiment être interviewés
depuis les États-Unis et en direct. Dans ce cas-ci, leur objectif était de
vérifier la sincérité de l'engagement français relativement au pacte
environnemental Hulot. Dans ce climat de totale confiance, Goasguen dévoile le
fond de sa pensée. Vous allez vous régaler.
Durée 08 :42
http://www.dailymotion.com/video/x1l2p2_le-lab-tv-the-yes-men-le-pacte-hulo_fun
Un site à visiter, vous en saurez beaucoup plus :
http://theyesmen.org/
■ Clearstream : la lessiveuse la plus
parfaite du monde ?
- Un reportage crédible suivant le cheminement du journaliste Denis Robert dans
son enquête sur Clearstream International, du Luxembourg, l'un des plus petits
pays d'Europe et des plus riches du monde. Un convoyeur d'argent, l'un des
sous-traitants de la finance internationale, des banques. Transférant d'un
point à un autre, 24h sur 24, des milliards de dollars.
Le
luxembourg est l'un des paradis fiscaux où tout est bloqué par le secret
bancaire. Là où l'argent circule hors de tout contrôle. Delà la question :
à quoi servent vraiment plusieurs de ces comptes ? Mystère. Selon des témoins,
ils constituent la face cachée de la finance parallèle.
Le
reportage traite aussi des conséquences à la suite de la publication du livre
de Denis Robert. Un journaliste courageux, comme il s'en trouve peu de nos
jours. À compter sur les doigts des deux mains.
Durée 28:49
http://www.dailymotion.com/video/xt1r4_denis-robert-clearstream-envoye-spe_events
■ L'extrais du jour de L'Étau Policier, tome
3
- Les politiciens canadiens manquent-ils de courage ? Nolin, le
président du Comité sénatorial sur la drogue, soutient en mai 2000 que son
statut de non élu lui donne toute la latitude nécessaire pour examiner
sereinement la situation. (Presse canadienne - La Presse du 1ier mai 2000) « Les
politiciens élus ont peur de se pencher sur certains dossiers qui peuvent
heurter la sensibilité de leurs électeurs. » Nolin avoue avoir déjà fumé de
la marijuana : « Selon certaines études, 25% de la population a essayé
une drogue ou une autre et j'en fais sûrement partie. »
Il affirme que les contribuables en ont assez de voir l'État dilapider
les deniers publics dans la répression des Canadiens inculpés de possession
simple : environ 600 000 possèdent un casier judiciaire, parfois vieux de
40 ans. Les lois n'ont pas stoppé l'usage de stupéfiants, comme la prohibition
de l'alcool aux États-Unis n'a pas empêché les gens de boire tout en permettant
en outre aux malfaiteurs de s'enrichir : « Les montants générés par le
trafic de la drogue sont gigantesques et finissent par être investis dans des
activités légales ».
Quelques
mois après, trois chercheurs en économie concluent que, en matière de drogue,
des mesures plus radicales pourraient être contreproductives (Silvia Galipeau -
La Presse du 27 décembre 2000) : Abdala Mansour et Nicolas Marceau, tous deux
de l'Université du Québec à Montréal, et Steeve Mongrain, de l'Université Simon
Fraser en Colombie-Britannique. Ils illustrent leurs propos de deux cas : la
croisade américaine contre le trafic d'opium entre les années 1970-1990, et
l'intervention américaine en Colombie contre les deux plus gros cartels de
cocaïne, Cali et Medellin.
Ils
relatent que ces mesures n'ont pas permis d'éradiquer l'offre de stupéfiants,
mais plutôt de l'augmenter davantage. Dans l'un de ces cas, l'offre d'opium a
plus que quadruplé. Dans l'autre, la dissolution des deux cartels a entraîné la
formation d'une multitude de petits gangs impliqués dans la production de
cocaïne. Celle-ci a donc augmenté, tandis que l'industrie de la cocaïne passait
d'une situation de duopole à un marché plus diversifié, constitué de 80 à 250 (
?! ) organisations, selon les estimations.
Pourquoi ? demande la journaliste Silvia Galipeau de La Presse à l'un des
trois chercheur, Marceau. Parce que l'objectif d'un gang criminel n'est pas
différent de celui de n'importe quel entrepreneur : maximiser les profits.
Comme dans toute activité économique, s'il y a un seul producteur, il y a
monopole et, dans une situation du genre, les quantités offertes sont limitées
et les prix élevés. Brisez le monopole et vous favoriserez l'émergence de la
concurrence, l'augmentation de l'offre et la diminution des prix.
Alors que faire ? interroge-t-elle. Comme pour l'alcool jadis, celui-ci
ne voit qu'une seule solution : la légalisation et la création d'un « cartel
d'État ». L'astuce consiste à remplacer un monopole par un autre. Marceau
reconnaît que l'idée n'est pas très populaire auprès de l'opinion publique,
mais elle l'est encore moins auprès des gangs eux-mêmes.
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sommet de la colonne de droite.
News du dimanche 10 février 2008---------------
■ Sans-abri : l'acteur français Jean
Rochefort s'implique
- Il y en a dans toutes les grandes villes du monde, des sans-abris. À les voir
dormir un peu partout dans l'espace public, on fini avec le temps à s'habituer,
à accepter cette situation, c'est notamment le cas à Montréal et Paris. C'est
ce que appréhende l'acteur.
Durée : 04:50
http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=16200
Dans l'entrevue, il parlait des Enfants de Don Quichotte, organisme
cherchant à créer l'événement afin de sensibiliser les élus et citoyens aux
conditions de vie des sans toit. Pendant un certain temps, celui-ci avait
dressé des tentes sur l'une des rives de la Seine, mais la police les en a délogés.
Alors, on a trouvé un autre moyen pour attirer l'attention : le plongeon
dans le canal St-Martin... Avis aux organismes montréalais s'intéressant au
sort des sans-abri...
Durée 01:32
http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=16233
■ Le gouvernement américain contrôle l'Internet ! - Éminemment important que le citoyen écoute attentivement cette vidéo. Car la
main mise américaine constitue une menace potentielle pour ses droits et
libertés. Bref, on ne peut pas faire confiance aux USA, sachant déjà ce dont
ils sont capables. L'Internet devrait relever d'un organisme international
neutre.
Le contexte est le suivant. En 1998, l'agence paragouvernementale
américaine ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) prenait
le contrôle de l'IANA (Internet Assigned Numbers Authority), un organisme
communautaire, qui, depuis le début des années 1990, gérait les adresses IP (le
numéro identifiant votre ordinateur). Le transfert a été effectué alors que le
démocrate Bill Clinton occupait la présidence. Aujourd'hui, cet
assujettissement des rouages fondamentaux d'Internet aux intérêts américains
apparaît inacceptable à un grand nombre de pays, d'organisations et de
citoyens.
Le
Québécois Philippe Le Roux, dirigeant de l'agence Internet VDL2 (http://www.vdl2.ca/) et du registraire
Mediafusion (http://www.mediafusion.ca/srs/),
en explique clairement les impacts politiques et suggère des solutions, par
exemple la création d'un réseau parallèle mais permettant l'interaction avec
celui des Américains.
Durée 23:29
http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=16707
Dans
la page s'affichant, l'écran est un peu plus bas.
PS
: Je vous invite à devenir gratuitement membre d'ISOC Québec (Internet
Society), un organisme composé de bénévoles : (www.isoc.qc.ca)
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome
3
- Appelons à la barre d'autres auteurs, notamment cet expert
français en géopolitique de la drogue qu'est Labrousse. (Alain Labrousse - La
drogue, l'argent et les armes - Éditions Fayard) Il raconte qu'en 1955, le Shah
d'Iran décida d'interdire la culture du pavot. Le remède fut pire que le mal.
Les toxicomanes s'adressèrent au marché clandestin et la demande fut
immédiatement satisfaite par les productions afghane et pakistanaise, qui
passèrent chacune de 100 à 200 tonnes, ainsi que turque.
Lorsque l'ayatollah Khomeyni renversa le Shah et prit le pouvoir en Iran,
il déclara une Guerre Sainte contre la drogue. Le Guide Suprême, homme
d'extrême droite pour qui la vie humaine ne valait pas grand-chose, prit les
grands moyens. Mille cinq cents trafiquants (1 500 !) furent pendus dans les
années 1989-90, en l'espace de deux ans, environ 750 par année. En outre, des
dizaines de milliers de consommateurs furent internés. On pourrait penser que
l'usage de la drogue chuta dramatiquement. Détrompons-nous.
Labrousse rapporte que, malgré les interdits, le fléau n'a pu être jugulé
et le pavot fleurissait toujours. Au début des années 1990, la production
d'opium y était évaluée entre 200 et 400 tonnes, toutes destinées à la
consommation d'un million d'héroïnomanes. Et l'histoire s'est répétée en
Turquie et dans d'autres pays. De fait, seuls les Talibans, de l'Afghanistan,
ont réussi, pas totalement mais presque, mais à quel prix de vies humaines ?
Pas sûr que les Sociétés civiles des pays occidentaux soient prêtes à payer
aussi chèrement cette pureté... extrême.
Dans la plupart des pays occidentaux, on n'a pas encore compris que cette
Guerre Sainte est pire que la légalisation. Thomas Szasz dit que les
gouvernements font la guerre à la drogue, tout en sachant qu'ils ne la
gagneront pas, parce qu'ils aiment cette guerre et ne souhaitent pas la gagner.
(Guy Sorman - Les vrais penseurs de notre temps - Éditions Fayard) Chaque
société a besoin de mener une guerre, civile de préférence. Pendant les années
vingt, aux États-Unis, ce fut, avec la prohibition, une guerre contre les
trafiquants d'alcool. Aujourd'hui, elle vise les trafiquants de drogue. « Avec
les mêmes arguments, les mêmes armes, les mêmes bons et les mêmes méchants. Et
la même inefficacité », précise-t-il.
Si, à aucun moment, on ne s'interroge sur l'échec de ces politiques,
c'est parce que ces combats nous donnent l'illusion d'un héroïsme à bon compte,
sans trop de risques et avec bonne conscience, explique-t-il. Cette guerre
inutile ne pourrait se terminer que par la légalisation, de même que la lutte
contre l'alcool s'acheva, à la veille de la seconde guerre mondiale, par la fin
de la prohibition. « Mais nous tenons trop à notre guerre pour la
suspendre. » Conséquence : la prolifération du sida. « Sans
l'interdiction de la vente libre de seringues, le sida n'aurait jamais pu se
diffuser aussi rapidement », soutient-il.
Que conclure de ce bref résumé ? Répétons-le pour que cela soit bien
claire : que la guerre sainte contre la drogue est à l'origine de la
prolifération du sida et des hépatites. Sans seringues neuves, sans lieux
d'injections sous surveillance médicale, il ne peut en être autrement. Sans
compter les morts attribuables aux overdoses, sans compter aussi les suicides
et tout le reste. N'ayons pas peur des mots : peu importe le pays, les
directeurs des corps policiers sont directement responsables de ce
charnier. Les citoyens élus au pinacle du pouvoir ont aussi leur part de
responsabilité, mais à un degré moindre, du fait que la plupart sont nuls
en matière policière. On peut dire de même des collabos.
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News du samedi 9 février 2008---------------
■ Foire interdite, appel à la résistance !
- La troupe du cirque Azzard, composée de 200 artistes, s'installe dans un
champ, en Ariège-Pyrénées, en France. Un vieux fonctionnaire grincheux lui met
des bâtons dans les roues. Pas moyen de s'expliquer avec lui. Monsieur a décidé
que la sécurité n'est pas assurée partout, que la foire n'aura pas lieu.
L'auteur
du reportage raconte que lorsqu'il y a vu ce grand champ couvert de chapiteaux
et su que la commission de sécurité de la municipalité interdisait la fête, il
a couru emprunter un caméscope pour filmer ce qui se passait. La résistance
s'est organisée. C'est comme ça que le film a commencé, par hasard. Que
l'auteur a débuté sa carrière dans le documentaire ! Une histoire qui se
termine bien, les organisateurs auront même droit à des félicitations de la
police, parce que tout se sera bien déroulé.
Il
y en a de plus en plus de ces brillants citoyens qui, caméscope à la main,
témoignent d'événements. L'information circule comme elle n'a jamais circulé
auparavant. Démocratisation de l'information sur le Oueb. De moins en moins
besoin des médias traditionnels et aussi aseptisés qu'une salle de chirurgie.
Et de leurs as reporters on camera.
Durée
17:44
http://www.dailymotion.com/video/x1txmw_fete-interdite-et-resistante-report_parties
■ Dion ouvrirait d'autres sites d'injection sécuritaires au Canada - Sous un gouvernement libéral, d'autres villes pourraient en être dotées. « Je
pense que le gouvernement conservateur (de Stephen Harper) a une
approche idéologique. Si la science vous dit qu'une initiative comme celle-là
sauve des vies, alors on doit continuer », a déclaré le chef du parti libéral canadien Stéphane Dion.
Notons
qu'il en existe un seul au pays, dans un quartier malfamé de Vancouver. Les
héroïnomanes peuvent s'y injecter leur propre drogue sans courir le risque
d'attraper le sida et les hépatites, maladies qu'ils propagent souvent par la
suite. Cependant, le gouvernement Harper a déjà indiqué qu'il devra fermer ses
portes en juin.
Lisez
l'article du journaliste Greg Joyce, de La Presse Canadienne :
http://www.cyberpresse.ca/article/20080208/CPACTUALITES/80208284/1019/CPACTUALITES
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3
- Quel est donc ce mal de vivre, ou cette situation sociale
insensée, qui fait qu'un citoyen décide de geler sa vie au risque de la gâcher,
ou de la perdre ? Une pléiade d'auteurs traite de la drogue, dont le Français
Guy Gilbert, un curé éducateur spécialisé dans le travail de rue. (Guy Gilbert
- Des jeunes y entrent, des fauves en sortent - Éditions Stock, 1982) « Seul
celui ou celle qui a pu rester un long temps présent à la souffrance et à la
solitude d'un drogué (à l'héroïne) peut comprendre l'emprise dingue
qu'elle exerce sur lui. Voir un drogué préparer sa dose est inimaginable.
« Une joie fabuleuse s'inscrit dans ses moindres gestes. Une hâte
incroyable s'empare de lui. Toute son énergie est centrée sur la seringue... Le
décollement de la réalité est évident. Ils " planent " comme ils disent.
(...) Aucune force au monde (sic) ne peut l'empêcher de se piquer. Si,
une seule. Une immense chaleur humaine, faite d'amitié géante, d'une présence
de tous les instants, douce et forte à la fois. Mais quel combat ! Quelle
présence, souvent réclamée et immédiatement exigée !
« J'ai vite compris qu'il ne s'en sortirait que lorsqu'il le
déciderait. Pas avant. Et il ne pouvait le décider que dans un climat où, quoi qu'il
arrive, il ne se sentirait pas jugé, épié, contrôlé. La consommation de la
drogue est avant tout simplement un appel à l'aide. Le drogué est la plupart du
temps quelqu'un de seul, qui a presque toujours des difficultés familiales ou
de relations. Quand on sait ça, on sait tout. »
Par contre, pour Cohen, se droguer, c'est aussi la liberté de choisir sa
vie et sa mort. (Bernard Cohen - Tu ne jouiras point : Le retour des puritains - Éditions Albin
Michel) « Être pur dans la masse, c'est aujourd'hui être propre,
vacciné, protégé contre l'addiction ». Le risque, que cela nous plaise ou
non, fait aussi parti intégrante de la vie. Ce n'est pas seulement une question
de burnout, d'héritage génétique ou culturel, d'être né pauvre ou de parents
indignes, de désespoir ou de désoeuvrement. C'est aussi le désir impérieux de
sortir du moule social, de mener une vie excitante, de faire gicler
l'adrénaline, de dépassement de soi, de recherche d'un absolu. Bref, grand
besoin d'un ailleurs.
Consciemment ou non, des citoyens préfèrent vivre pleinement et moins
longtemps. Et dangereusement : parachutisme, deltaplane, parapente, alpinisme,
canyoning, rafting, saut en bungee -
saut à l'élastique -, alcool
au volant, vitesse excessive sur les routes, Formule 1 où vouloir gagner une
fraction de seconde dans une courbe comporte le risque de culbuter mort dans le
décor, comme le Québécois Gilles Villeneuve. Certains de ces sports font même
l'objet de records à battre et de marché à la clé.
Lisez
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News du vendredi 8 février 2008---------------
■ Naufrage du Prestige, navire poubelle
- En novembre 2002, le Prestige, un vieux pétrolier monocoque, coule à
3 500 mètres de profondeur, près des côtés espagnoles. 3000 à 4000 tonnes
de fioul lourd sont répandues en mer par les fissures. C'est un résidu de
raffinage hautement toxique, peu volatil, le plus lourd des hydrocarbures, le
plus gluant, le plus polluant. Le tout s'échoue sur les côtes.
À
qui la faute ? C'est la grande question. Capitaine mis en prison, vieux
pétrolier monocoque, propriétaire introuvable, société écran, pavillon fantôme,
immatriculation virtuelle, affréteur volatilisé mais déjà remboursé, équipage
inexpérimenté ? Capitalisme dépourvu d'une conscience sociale !
Quoi
qu'il en soit, faut nettoyer les dégâts. Des volontaires (lire : des
bénévoles) arrivent d'un peu partout d'Europe. Une plage de cailloux les
attend. Porter des équipements spéciaux, gratter chacun avec une spatule,
déposer la matière visqueuse sur la main, gantée, faire une boule, la lancer
dans un sac. Ramasser ensuite à la main la matière entre les cailloux, puis
recommencer avec un autre caillou... Vous n'en croirez pas vos yeux.
Durée 18:00
http://marc.khanne.free.fr/document.htm
Sur
la page s'affichant, à droite, cliquez sur La Marée Noire du Prestige
■ La demande d'une enquête indépendante est justifiée - La coalition composée de politiciens et de groupes sociaux (voir la nouvelle
précédente) a parfaitement raison de réclamer cette enquête indépendante
sur les dangers liés à l'usage du Taser, cette arme qui foudroie sa cible d'une
décharge de 50 000 volts.
Dans
un article du samedi 22 décembre 2007, j'avais signalé que les 11 personnes qui
avaient recommandé au ministre Jacques Dupuis l'utilisation du Taser étaient
tous membres du Sous-comité consultatif permanent en
emploi de la force (SCCPEF) : 6 policiers (détenant de facto la majorité
des voix : 6 sur 11), 3 fonctionnaires du ministère de la Sécurité publique
(dont Dupuis est le ministre),1 employé de l'École nationale de la police, à
Nicolet, et 1 employé du Centre anti-poison du Québec. À l'exception de ce
dernier, les 10 autres sont soient policiers ou liés à la loi et à l'ordre.
Je
précisais que les recommandations avaient donc été élaborées entre membres
d'une même famille. J'en faisais la démonstration en publiant leur nom et celui
de leur employeur : voir la liste dans les ARCHIVES-ACTUALITÉS de décembre
2007, dans la colonne de droite. Enfin, j'ajoute que le député libéral
Jacques Dupuis est à la fois ministre de la Sécurité publique et de la Justice,
ce qui le place dans une situation de conflit d'intérêts. Car les avocats de la
Couronne relèvent de la Justice, les policiers de la Sécurité publique. Il ne
peut être à la fois juge et partie.
Il
y a de quoi s'inquiéter quand on sait de plus que Jacques Dupuis, avocat
criminaliste de profession, s'est investi pendant plusieurs années dans la
lutte contre le crime. En témoigne son curriculum vitæ, disponible sur le site
du gouvernement du Québec. Au cours de ces années, il n'est pas impossible
qu'il ait développé une affinité avec les milieux policiers. Il y a quelque
temps, un journaliste de La Presse signalait que le député Guy Ouellette,
ex-policier de la Sûreté du Québec à la retraite, « le suit partout »,
que ce dernier « pourrait avoir sa chance d'accéder au saint des saints ». C'est-à-dire ? Que Ouellette pourrait devenir ministre libéral de la
Sécurité publique.
Selon
moi, le ministre Jacques Dupuis serait plus près de la police que du citoyen.
Les criminels ne représentent qu'une fraction d'1% de la population de 7,6
millions du Québec. Ce ministère exige une vision globale de la société, un
certain recul (distanciation), que le ministre n'a plus. Bref, une histoire à
suivre de très près.
■ Taser au Québec : moratoire et enquête indépendante exigés - La demande a été faite, hier, en conférence de presse, par une coalition
composée de politiciens et de groupes sociaux.
«
Nous demandons au gouvernement (Jean Charest) d'imposer un moratoire
immédiat sur l'utilisation de cette arme (électrique) jusqu'à ce qu'une
étude sérieuse et indépendante (sic) se soit penchée sur les
conséquences de son utilisation sur la santé et que des lignes directrices
aient été établies pour encadrer cette utilisation», a déclaré Warren
Allmand, conseiller municipal montréalais et membre de la coalition.
Lisez
l'article de Sébastien Landry, du quotidien La Presse :
http://www.cyberpresse.ca/article/20080208/CPACTUALITES/802080720/1023/CPACTUALITES
■ The Corporation - Le documentaire de Mark Achbar, Jennifer Abbott et Joel Bakan a soulevé bien
des inquiétudes à sa sortie il y a quelques années. L'enquête débute dès les
premières séquences alors que des scandales boursiers, aux États-Unis, éclatent
les uns après les autres. On s'interroge sur l'absence de contrôle sur les
grandes sociétés. Se demande : qu'est-ce qui leur a permis d'obtenir un
tel pouvoir et une telle influence sur notre vie ?
The
Corporation, vidéos sous-titrées en français
1) Durée 51:44
http://www.dailymotion.com/video/xrtan_the-corporation1_news
2) Durée 51 :43
http://www.dailymotion.com/video/xrtlz_the-corporation2_news
3) Durée 40:35
http://www.dailymotion.com/video/xru2x_the-corporation-3_news
■ L'extrait
du jour de L'Étau Policier, tome 3
- Bibeau, professeur au département
d'anthropologie de l'Université de Montréal, et Perreault, anthropologue et
chercheur à l'Institut international de Montréal, font une bonne lecture des
« Dérives montréalaises », pour utiliser le titre de leur
ouvrage édité par Boréal, en 1995. (Gilles Bibeau et Marc Perreault - Dérives
montréalaises - Éditions Boréal) Ce ne sont pas des dilettantes, puisqu'ils ont
enquêté dans ce milieu sordide.
Leur conclusion ? En faisant des consommateurs de
drogue des hors la loi irrécupérables et des parias aux valeurs antisociales,
l'État et les services publics se sentent autorisés à ne délier que
parcimonieusement les cordons de leur bourse, voire à supprimer les fonds, alors
qu'il s'agit de programmes spécifiques comme celui de la méthadone pour les
héroïnomanes et celui d'échange des seringues.
Les auteurs relatent le cas de Denise, qu'ils ont
interviewée. Elle prend ses seringues neuves au Centre d'action communautaire
auprès des toxicomanes utilisateurs-trices de seringues (CACTUS), situé dans le
centre-ville de Montréal, au 1209 de la rue St-Dominique, et les donne aux
filles. « J'ai vu une fille se maganer assez, c'est incroyable ; J'en
ai vu mourir du sida. J'ai deux de mes chums qui ont le sida, j'en ai une qui
est morte, Manon... Ça s'attrape vite, pis ça meurt vite quand tu consommes. »
Denise donne son opinion sur les piqueries, bien
placée pour en parler en connaissance de cause car elle les fréquente.
« C'est quasiment nécessaire parce qu'y faut quand même des endroits
où est-ce qu'y a pas d'enfants ; où est-ce que les filles sont en sécurité ;
qu'y se font pas violer non plus par personne. Veut, veut pas là, même si (ce sont) des gelées, (ce sont) quand même des êtres humains. (...)
moi je me souviens du temps où est-ce qu'y en avait pas beaucoup de
piqueries... eh ben, c'était dans les parcs qu'(elles) allaient, c'était
partout : dans les escaliers des immeubles, c'était n'importe où ; pis
c'est peut-être là que le sida s'est développé le plus, (...) qu'y a eu le
plus d'overdoses aussi parce que les filles se reposaient pas, y pouvaient pas
dormir, y pouvaient pas manger...
« Dans les piqueries... écoute, c'est un
logement... moi j'étais le genre de fille qui mangeait pis qui dormait le plus
souvent possible pour avoir des highs les meilleurs. Fait que quand j'arrivais
avec mon lunch, y en avait toujours une ou deux qui avaient faim, pis j'ai
faisais manger... Si j'avais pas eu ces places-là pour dormir, je serais morte.
C'est quand même un repère pour les itinérants. C'est ben dommage que ça soitdes piqueries, mais qu'est-ce que tu veux faire, les filles consomment, y
ont besoin... y vont consommer dans des places où est-ce qu'y peuvent se reposer.
Sinon y consommeraient dans le milieu de la rue, y consommeraient pareil, veut,
veut pas, t'sé, y vont consommer. (Ce sont) des droguées, pis tant et
aussi longtemps qu'y se font pas soigner (elles vont) être comme ça. »
Pour savoir de quoi on parle plus explicitement, consultons un clinicien
oeuvrant dans la salle d'urgence d'un hôpital du Québec, le Dr Robert
Patenaude, auteur d'un bouquin permettant de voir la condition humaine de plus
près. Drogues et alcool ne sont pas des causes directes de suicide. « Nous
savons tous qu'un adulte alcoolique dissimule un adulte déprimé,
explique-t-il. Il en est de même chez l'ado qui consomme régulièrement des
drogues. Il est trop facile d'accuser la drogue et l'alcool. Bien sûr, cela
simplifie énormément nos tentatives de compréhension du suicide et nous enlève
toute forme de culpabilité. On se déculpabilise en disant : " Le jeune Patrick
s'est suicidé à cause de la drogue. " Et puis il est rassurant de trouver une
cause et de la combattre à coups de millions de dollars.
Lisez
gratuitement les cinq pages du jour, cliquez à l'endroit indiqué au sommet de
la colonne de droite.
News du jeudi 7 février 2008---------------
■ Parlement canadien : non, à la peine
de mort
- Le Parlement canadien a adopté, hier, une motion réaffirmant son opposition à
la peine de mort et demandant au gouvernement conservateur de Stephen Harper de
recommencer à réclamer la clémence pour les ressortissants condamnés à
l'étranger.
Nous
l'avons échappé belle, car si le gouvernement Harper avait obtenu la majorité
des députés aux dernières élections, parions que la peine de mort aurait été
rétablie. Car tous les députés conservateurs, sauf deux qui se sont abstenus,
ont voté contre la motion. La droite nous donne froid dans le dos.
Lisez
l'article de Karine Fortin, de la Presse Canadienne, publié sur Cyberpresse.
http://www.cyberpresse.ca/article/20080206/CPACTUALITES/80206192/6730/CPACTUALITES
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome
3
- En 1998, sur les 11 700 utilisateurs de drogues injectables à
Montréal, pas moins de 20% (2 340 utilisateurs) sont alors porteurs du
VIH-sida, le deuxième taux le plus élevé au Canada, affirme le Dr Mariane
Tournelier, directrice générale de CACTUS, à la journaliste Rima Elkouri de La
Presse. Dans la région de Montréal, il se distribue 400 000 seringues
annuellement alors qu'il en faudrait environ 3 millions. Non seulement en
manque-t-il 2,6 millions, mais il arrive aussi que la police de l'île de
Montréal saisisse des seringues neuves. Combien de ces 400 000 confisque-t-elle
annuellement ? On l'ignore, mais elle en confisque, cela ne fait aucun doute,
des témoignages le confirment.
Été 1998. Dans la rue, écrit le journaliste Richard Bousquet du magazine
RectoVerso, la police de l'île de Montréal fait parler d'elle. (Richard
Bousquet - RectoVerso - no. 273 - Juillet-Août 1998) Des jeunes se sont déjà
fait « confisquer » les seringues neuves que des travailleurs de rue
venaient de leur distribuer. Pour Patrick Langlois, travailleurs de rue de
CACTUS, et France Labelle, directrice générale du Refuge des jeunes : « Les
policiers (de l'île de Montréal) font partie du problème plutôt que de
la solution ».
Le journaliste rapporte aussi les propos du Dr Élise Roy, chercheur
principal au sein de l'Unité de santé publique. Elle reconnaît qu'il existe un
conflit de valeurs et de philosophie entre ce corps policier et la santé
publique : « Plusieurs policiers croient que la répression est utile à la
réinsertion (sic). La confiscation des seringues propres des jeunes ou
toute action entraînant la perte de contact entre le travailleur de la rue et
le jeune est contre-productive dans le cadre de notre mission de prévenir la
propagation du VIH et des autres maladies infectieuses, précise-t-elle.
Les réseaux ne se parlent pas assez. » Pour leur part, des policiers se
plaignent d'un manque de leadership politique face au problème. Le journaliste
Bousquet raconte que depuis 1995, le groupe de recherche auquel le Dr Roy
appartient a suivi 550 jeunes. Son enquête révèle que près de 40% d'entre eux
se font des injections de drogues, 27% de ceux qui se piquent auraient
contracté l'hépatite C.
Le phénomène de la contamination par les seringues usagées n'est pas
nouveau dans le paysage, québécois notamment. Au milieu des années 1990, Cantin
rapportait déjà que la mise en place à Montréal, en juin 1989, d'un centre
d'échanges de seringues avait connu un succès dépassant les prévisions. (Serge
Cantin - Traité des problèmes sociaux - Institut québécois de recherche sur la
culture - Synthèse de l'ouvrage collectif sous la direction de Fernand Dumont,
Simon Langlois et Yves Martin) Cependant, les statistiques révélaient que la
proportion d'adolescents bénéficiant de ce programme restait faible.
Les experts en santé publique avaient établi le lien entre les MTS
(maladies transmissibles sexuellement) et l'infection au VIH. Le taux de MTS
étant élevé chez ces jeunes, les experts craignaient une augmentation du taux d'infection
au VIH. Pas seulement à la suite de relations sexuelles non protégées, doit-on
ajouter à ses propos, de l'utilisation aussi de seringues usagées. Cantin
ignorait sans doute que la police de l'île de Montréal, en confisquant des
seringues neuves, participait à la construction sociale de l'épidémie. Et
comment les choses se passaient-elles ailleurs au Québec ? Selon le Dr Éric
Lefebvre, de la Clinique L'Actuel, à Montréal, « les hommes avec un problème
de drogue sont partout, pas toujours dans la rue, et les femmes ne sont pas
toujours au courant. » (Marie-Claude Malboeuf - La Presse du 2 décembre
2000)
Lisez gratuitement les cinq pages du jour, cliquez à l'endroit indiqué au
sommet de la colonne de droite. J'ose pas vous souhaiter une bonne lecture, le
contenu de ces pages est tellement triste, révoltant également.
News du mercredi 6 février
2008---------------
■ Un peu de musique
- Venez avec moi, je vous amène voir un petit spectacle... Ça va vous changer les
idées.
http://www.lejo.nu/dj.html
■ Sommes-nous passifs, résignés ou engagés ?
- Message produit par de jeunes français et diffusé en avril 2007, en France,
deux semaines avant les élections présidentielles. Message universel et qui
sera toujours d'actualité, s'adressant à tous ceux croyant en la démocratie,
peu importe le pays.
Les
intervenants :
- Julie Coudry, Confédération Étudiante
- Samir Mihi, ACLEFEU
Association, Collectif, Liberté, Égalité, Fraternité, Ensemble, Unis
- Gregory Huchon, Mouvement de jeunes ruraux
- Sihem Habchi, Mouvement Ni Putes Ni Soumises
- David Vaillant, Actenses-Lobby générationnel
- Talila Lysensoone, AFEV - accompagnement éducatif
Titre :
Génération engagée
http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=17478
■ Les Français ont le sens de la dérision
- Il n'y a pas seulement des manifs tournant au vinaigre. On sait y être
festifs aussi, ce qui est sans doute la meilleure façon d'exprimer sa
désapprobation ou son ras-le-bol. Ainsi, vous vous souvenez des déclarations de
Sarkozy invitant ses compatriotes à se lever tôt, à travailler plus pour gagner
plus ? Certains l'ont pris au mot. Ils ont manifesté très tôt le matin, à Sarko
moins quart, alors que les rues étaient désertes et les gens encore au lit.
http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=17524
■ Beaucoup de documentaires gratuits
- Cependant, tous en anglais. S'agit pas de clips de quelques minutes, mais de
longs métrages bien faits et particulièrement intéressants, que vous pouvez
visionner sous trois formats : petit, moyen, plein écran. Plusieurs
documentaires sur chacun des thèmes, que je vous énumère pêle-mêle :
droits de l'homme, média, activisme, politique, George Bush, globalisation, animaux
maltraités, environnement, prostitution et esclavage sexuel, santé, religion, guerre, société, etc. L'information abonde, littéralement ! Il
vous faudra pas mal de temps pour en faire le tour au complet. Seul le
Oueb peut vous en offrir autant. La télé ? Pouah, berk !
Je
vous recommande fortement ce site, cliquez sur l'adresse suivante :
http://www.freedocumentaries.org/index.php
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome
3
- Des jeunes de la rue, dans leur belle naïveté, pensent que rien ne peut leur
arriver. Puissante, la pensée magique. Cela transparaît d'ailleurs dans cet
article du journaliste Paul Roy de La Presse et titré La mort n'inquiète pas
les jeunes de la rue. (Paul Roy - La Presse du 26 septembre 1999) En septembre
1999, il a interviewé des jeunes toxicomanes assis sur un muret, en face de
l'Université du Québec à Montréal (UQÀM), rue St-Denis, à Montréal.
Invités
à commenter une étude démontrant la hausse du niveau d'infection au VIH chez
les jeunes toxicomanes, Vicky, 18 ans, qui a avoué fumer du crack, lui a
répondu : « Des statistiques, c'est juste des statistiques ». Écoutons
aussi ce commentaire d'un gars de 20 ans : « Rien de vrai là-dedans. Check,
man ! Je suis en pleine santé, ça fait deux ans que je couche tout partout ». Et enfin celui d'un squeegee qui a dit préférer les rues de Montréal à
celles de Drummondville où il s'ennuyait, et relaté faire entre 150 et 200$ par
jour : « J't'un junkie, ça passe toute là-dedans ». Le journaliste
notait que ses questions sur la mort ne les intéressaient pas une miette.
Cependant, je me dois de préciser que depuis mon enquête dans
l'underground policier, j'ai appris à prêter une attention critique à certaines
opinions émises dans certains milieux et situations. Plutôt inusité, éminemment
exceptionnel même, qu'un consommateur de drogue dure s'identifie au premier
venu comme étant un « junkie » ou fumant du « crack »,
d'où ma question : y avait-il des policiers ou policières en civil infiltrés
parmi ces jeunes, déguisés en punk ?
Si tel était le cas, quel était leur objectif ? Passer le message aux
lecteurs de La Presse que ces jeunes constituent un danger pour la population
car ils transmettent leurs maladies aux autres sans ce soucier des
conséquences. Bref, des sans génie qu'ils sont parfaitement justifiés de
réprimer. Il est un fait cent fois vérifiés que la police, quelle qu'elle soit,
manipule l'opinion publique pour l'orienter dans le sens de son orthodoxie.
Lisez gratuitement les cinq pages du jour, cliquez à l'endroit indiqué au
sommet de la colonne de droite.
News du
mardi 5 février 2008---------------
■ Safe in New York City...
- ...avec le groupe australien AC/DC. Deux versions, chacune dans un contexte
différent. À vous de choisir...
L'une
avant septembre 2001, durée 03:58
http://www.youtube.com/watch?v=qztue18EjTc
L'autre
après, durée 04:02
http://www.youtube.com/watch?v=EO-qOSD81Nk
■ La Sûreté du Québec me censure! - À chaque fois où je traite dans cette page d'une activité policière
particulièrement sensible, et c'est le cas depuis quelques jours, le nombre de
visiteurs sur mon site fait une super chute à la verticale. Je l'ai mainte et
mainte fois remarquée. Suis convaincu qu'un ou une cyberflic de la Sûreté du
Québec, du directeur général Normand Proulx, me censure.
Et
j'ai de très nombreuses raisons de croire que ce ou cette cyberflic, déguisé en
faux locataire, occupe un appartement mitoyen au mien, dans l'édifice où je
demeure, près d'une voie ferrée, à Lac Bouchette, le petit village policier
situé au Saguenay-Lac-Jean, dans la province de Québec, Canada. En ce domaine
ou en d'autres, cela dure depuis des mois. Alors, ma liste d'indices est longue
comme le bras.
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome
3
- Suis parfaitement conscient de la gravité de la question soulevée. Je l'ai
longuement tournée et retournée encore dans ma tête avant de me décider de
l'écrire noir sur blanc. Comment moi, journaliste depuis quelques lunes, et de
surcroît n'ayant aucune preuve directe de suicides, pouvais-je la soulever en
toute honnêteté ? Parce que mes six années et demie d'enquête m'ont ouvert les
yeux sur la violence psychologique dont est capable cette police en civil, et
ses collabos.
Parce
qu'il y a aussi tous ces témoignages cités plus haut, et d'autres que je
rapporterai plus loin, tous tirés d'innombrables articles de presse et de
quelques centaines d'ouvrages et d'études de toutes sortes. Et enfin parce que
ces activités meurtrières se déroulent dans ce monde de l'ombre et du secret où
opèrent policiers et policières en civil, et leurs collabos, et que la Société
civile doit en être informée.
Suis profondément et sincèrement convaincu que la police en civil, et ses
collabos, est à l'origine de certains sinon plusieurs de ces suicides : je
me retiens à deux mains pour ne pas écrire PLUSIEURS. Le répète :
profondément et sincèrement convaincu ! Le charnier dont je parlais plus haut,
il est notamment là. Des ados et des jeunes adultes sans défense dans la vie,
parmi les plus faibles de notre société libre et démocratique. Nous avons là un
beau cas de cette violence que le pouvoir politique génère dans notre société
via ses lois à tolérance zéro et sa police répressive.
En outre, je crois fermement aussi à ce que pense Vincent Hugeux,
journaliste à l'Express, de la neutralité journalistique, dans certains
contextes : « Il ne faut pas qu'en vertu d'une objectivité chimérique, d'une
équité perverse, on confère le même crédit au bourreau et à la victime. Le
devoir des témoins que nous sommes, c'est de décrypter les discours. C'est de
dire : Untel prétend ceci. Il ment. Voilà comment. Voilà pourquoi. »
À l'intérieur des salles de nouvelles, poursuit-il, on assiste à un débat
académique entre le « journalisme de compassion » et le « journalisme
de la distanciation », voire de la froideur. Hugeux dit se souvenir d'un
animateur du Comité international de la Croix-Rouge à Kaboul, au pire moment
des combats de 1994, qui lui confiait : « Certes, je suis Helvète, mais
jamais neutre ; je suis toujours du côté des victimes. Je considère que nous
devons faire preuve, dans notre choix d'interlocuteurs et dans notre écriture,
de compassion pour les humbles et d'intransigeance pour les nantis et les
puissants. »
Pour
sa part, Jean-Marie Colombani, alors directeur de la rédaction du Monde, se
disait d'avis qu'il ne faut pas croire que les journaux soient objectifs : « L'objectivité
est une notion qui n'existe pas ; la seule chose à laquelle nous puissions
prétendre, c'est à l'honnêteté dans l'expression de notre propre subjectivité. »
Le
journaliste Claude Morin, dans un passage de son livre où il en traite, cite un
confrère français, Hubert Vieille : « On tentera d'obtenir les deux points
de vue dans un conflit de travail, non pas pour faire 50/50, mais pour enrichir
le débat. Je vais vous citer un confrère éminent, Yvan Levagne, qui fait la
revue de presse sur France-Inter. Il disait : " C'est quoi l'objectivité ? " Il
ajoutait : " C'est 50 pour cent pour les Juifs et 50 pour cent pour Hitler ? "
Il y a une belle interrogation là-dessus, poursuit Vieille. Il ne peut y
avoir que de l'honnêteté, pas d'objectivité, c'est pas vrai. Même les scientifiques
ne sont pas objectifs et pourtant, ils ont des méthodes. »
Lisez
gratuitement les cinq pages du jour, cliquez à l'endroit indiqué au sommet de
la colonne de droite.
News du lundi 4 février 2008---------------
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome
3
- Le coroner en chef du Québec, Serge Turmel, révèle, en février
2001, que malgré l'accent mis sur la prévention au cours des années
précédentes, le nombre de suicides au Québec n'a pas cessé d'augmenter. En
1999, 1 551 personnes s'y sont enlevées la vie, soit une moyenne légèrement
supérieure à quatre par jour, comparativement à 1 365 l'année précédente. « Un
vrai désastre ! » indique Brigitte Lavoie, présidente de l'Association
québécoise de suicidologie (AQS)
On a constaté, au cours des années 1989-2001, une augmentation du taux de
suicide chez les filles âgées de 10-19 ans. Des chiffres ont été dévoilés par
des coroners-psychiatres québécois au cours d'une rencontre de presse tenue, en
novembre 2001, dans le cadre de l'assemblée annuelle des psychiatres du Canada,
à Montréal. Le coroner en chef du Québec, le Dr Serge Turmel, a dévoilé une
série d'études démontrant que les filles se suicident de plus en plus : ratio
d'une fille sur 5,7 garçons (chiffre de 1989-1992), d'une sur 4,5 garçons
(1996), d'une sur 3,5 garçons (1997) et d'une sur 2 garçons (1998). La moyenne
au cours des quatre années 1998-2001 était d'une fille sur 3,5 garçons. Les
spécialistes québécois n'arrivent pas à l'expliquer autrement que par des
hypothèses, indique le Dr Pierre Gagné, coroner-psychiatre.
Trois
mois plus tard, ce qui nous mène à février 2002, l'AQS, au moment de lancer la
Semaine nationale de prévention du suicide, précise que le nombre de suicides
au Québec représente chaque année l'écrasement de cinq Boeing 747. Ainsi,
chaque jour au Québec, près de cinq personnes s'enlèvent la vie. La présidente
de l'Association, Brigitte Lavoie, souligne qu'il est l'une des provinces du
Canada ayant un des taux de suicide le plus élevé, malgré tous les services mis
en place.
Toutefois
ces chiffres ne disent pas tout. Dans un livre illustrant comment se déroule
une journée dans une salle d'urgence d'un hôpital du Québec, le Dr Robert
Patenaude écrit que « beaucoup de décès sur la route sont des suicides
déguisés ». Il n'est pas rare d'y voir de jeunes conducteurs qui sont
décédés dans des accidents de la route inhabituels. Pour des raisons
complètement inexpliquées, ils ont percuté un camion, un poteau électrique ou
un pilier de pont à haute vitesse. Autre point éclairant, et remettant en
question la véracité des statistiques sur le suicide : « Beaucoup
de jeunes qui meurent par suite de la consommation de drogues dures sont
classés dans la section des décès par intoxication, écrit le Dr Patenaude.
Pourtant, il s'agit souvent de suicides, qui ne sont pas répertoriés comme
tels. »
Les
statistiques n'incluent pas non plus les récidivistes et les désespérés qui,
dans un ultime geste de désespoir, se jettent, l'arme au poing, devant des policiers,
qui n'ont d'autre choix que de se défendre et de les abattre. En outre, tous
les crimes liés à des gestes suicidaires : l'homme tuant sa femme et ses
enfants avant de se suicider ou la mère emportant avec elle son enfant dans le
suicide ne sont pas non plus répertoriés dans les statistiques sur le suicide.
« Ces décès sont en général catalogués comme morts violentes, crimes
passionnels ou accidents de la route », soutient-il.
Autre
préalable à la compréhension de la problématique policière et citoyenne-collaboratrice
(les collabos) : les effets meurtriers des déstabilisations
psychologiques. Fondamentale, cette connaissance. J'en décortique une. Je
m'inspire de ma lecture de centaines d'ouvrages, dont celui de Marie-France
Hirigoyen, psychiatre, psychanalyste et psychothérapeute familiale spécialisée
en victimologie. M'inspire aussi de mon expérience acquise sur le terrain au
cours de mon enquête de six ans et demi dans l'underground de la police de
l'île de Montréal et celui de la Sûreté du Québec opérant sur les territoires
de Lac Bouchette et Roberval.
En
passant, j'ai un morale en acier trempé, genre combattant, et l'idée du suicide
n'a jamais traversé mon esprit, ni avant mon enquête, ni pendant, ni après.
Quelqu'un de moins fort serait sans aucun doute passé à l'acte, parce que j'ai
subi un grand nombre d'agressions psychologiques particulièrement
costaudes. Cela dit sans vouloir faire dans le misérabilisme. Je
m'attendais à ce que cette enquête ne soit pas facile, j'étais conscient des
risques et parfaitement prêt à les assumer.
Lisez
gratuitement cet extrait du jour, cliquez à l'endroit indiqué au sommet de la
colonne de droite.
PS :
Je me rends compte, et ce n'est pas la première fois, que présenter un livre en
pièces détachées donne une très faible idée de son contenu, ne permet pas d'en
avoir vraiment une vision globale. C'est comme présenter chaque jour 5 minutes
d'un long métrage. Le lendemain, le spectateur a perdu le fil, ne sait plus
trop où il en est rendu. Cela étant, j'ai décidé de vous offrir au complet le
tome 1 de L'Étau Policier, près de 300 pages. Il sera disponible sur mon site.
Vous y aurez accès GRATUITEMENT, n'importe quand. Je vous en reparle d'ici peu.
News du dimanche 3 février 2008---------------
■ Ni pute, ni soumise !
- L'interprète Mali Rochevive lutte pour les droits des femmes. Clip à écouter
du début à la fin.
Durée 03:46
http://www.dailymotion.com/video/x3l90y_sans-appel-mali-rochevivenpns_music
Pour
en savoir plus sur Mali :
http://www.myspace.com/malirochevive
■ Les travailleuses et travailleurs du sexe
s'expriment
- Écoutez quelques unes de leurs revendications.
Durée
de la vidéo, 14:21
http://citoyen.onf.ca/node/1061&dossier_nid=1276
D'autres
vidéos :
http://citoyen.onf.ca/node/1057&dossier_nid=1276
http://citoyen.onf.ca/node/1058&dossier_nid=1276
http://citoyen.onf.ca/node/1059&dossier_nid=1276
http://citoyen.onf.ca/films&dossier_nid=1276
■ En 2017 : la société de surveillance totale! - Quoi faire, quoi dire,
quoi écrire pour que vous réagissiez au danger qui nous menace tous ? Tenez,
lisez cet énième article portant sur le sujet.
http://libertesinternets.wordpress.com/2008/02/03/2017-la-societe-de-surveillance-totale/#more-1540
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome
3
- Ce qui
inquiète dans la lutte contre la drogue, au Québec notamment, c'est son côté
croisade, son approche irresponsable, inhumaine, mutilante, meurtrière. D'un
côté, les tenants d'une approche critique, intelligente, humaine, généralement
des intervenants oeuvrant sur le terrain, les deux pieds dedans à journée
longue : travailleurs de rue, certains travailleurs sociaux, quelques rares
médecins.
De l'autre, un pouvoir politique, avec sa police et ses collabos, vivant
dans sa tour d'ivoire, insensible à la souffrance humaine, dépourvu de tout
sens critique et oeuvrant au maintien farouche de la répression. L'équivalant
du Djihad islamique, avec son discours ultra où le mot “ compromis †est banni.
Une mentalité de chien enragé qui ne jure que par la Guerre Sainte, et causant
des dommages considérables à la Société civile. C'est ce qui arrive quand une
élite dirigeante est assoiffée de contrôles et de nettoyages sociaux, et de ce
fait plus près de l'État que du citoyen. Le pouvoir est aussi une drogue et
certains en font un usage immodéré, au point d'avoir développé une dépendance.
L'inhumaine
tolérance zéro fait figure de bulldozer poussant des loques humaines dans des
tranchées, qu'on recouvre ensuite de terre. Le charnier ! Le nettoyage social
génère souvent des conséquences aussi graves que le nettoyage ethnique. Sur le
terrain, c'est l'image qui se dégage de la tolérance zéro. D'accord, il n'y a
ni bulldozer, ni tranchée, n'abusons pas de la métaphore du charnier,
gardons-la tout même présente à l'esprit.
Car
parler de répression policière, c'est parler notamment de déstabilisations
psychologiques à répétition. Cette arme redoutable donne au massacre
l'apparence d'un travail " pacifique ". Pas de cris, pas de marques sur le
corps, pas de sang sur les mains, pas de témoins non plus. Tout se passe dans
la tête dans la victime. Opérations silencieuses et invisibles, à l'image de ce
monde de l'ombre et du secret qu'est l'underground policier.
Ces
policiers et policières en civil connaissent très bien les effets dévastateurs
des déstabilisations à répétition. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'ils en
font abondamment usage. Si ce n'était pas efficace, ils emploieraient d'autres
tactiques. Ils agissent comme ces pilotes américains lâchant leurs bombes à dix
milles pieds d'altitude sans se soucier de leurs effets meurtriers quand elles
éclatent au sol.
Travail
“ pacifique †mais seulement en apparence, disions-nous, car il est un fait des
milliers de fois confirmé que des citoyens meurent et se suicident parce que le
pouvoir via sa police et ses collabos s'est livrés à des violences
psychologiques sur eux, parce qu'il les prive aussi de méthadone ou de
seringues neuves, c'est-à-dire non contaminées par le sida, notamment. Voilà la
réalité. Aussi cauchemardesque qu'un charnier, seule la méthode change. Qui
disait déjà que la torture s'est retirée des usages ? J'aimerais bien lui dire
deux mots.
Gratuitement,
lisez les cinq pages du jour, cliquez à l'endroit indiqué au sommet de la
colonne de droite. Bonne lecture !
News du samedi 2 février 2008---------------
■ L'ennemie des normes et des stéréotypes...
- ...Judith Butler, philosophe américaine (née en 1956, Cleveland, Ohio), mène
depuis plus de vingt ans une réflexion critique sur l'identité sexuelle. Sa
vision est d'une étonnante profondeur, elle sort vraiment des sentiers battus.
Comprendre l'autre, c'est déjà l'accepter tel-telle qu'il-elle est.
Toutes
les vidéos sont sous-titrées en français.
1)
http://www.dailymotion.com/video/x2rr56_judith-butler-1_events
Durée 07:02
2)
http://www.dailymotion.com/video/x2rrgm_judith-butler-2_events
Durée 05:08
3)
http://www.dailymotion.com/video/x2rt37_judith-butler-3_events
Durée 07:08
4)
http://www.dailymotion.com/video/x2rttd_judith-butler-4_events
Durée 05:47
5)
http://www.dailymotion.com/video/x2ru70_judith-butler-5_events
Durée 04:05
6)
http://www.dailymotion.com/video/x2rue4_judith-butler-6_events
Durée 08:30
7)
http://www.dailymotion.com/video/x2rw3v_judith-butler-7_events
Durée 05:35
8)
http://www.dailymotion.com/video/x2rxes_judith-butler-8_events
Durée 08:44
■ L'extrait du jour de L'Étau policier, tome
3
- Dans l'affaire du clan Matticks, qui a débuté le 3 mai 1994, la Sûreté du
Québec avait saisi 26 tonnes de haschisch - chiffre invérifiable. Jusque là, « la
plus grosse saisie de drogue jamais effectuée au Canada ». Vingt-six tonnes
versus la production mondiale de haschisch évaluée à 1 585 tonnes, selon
Labrousse, la marijuana, à 52 846... Cette année-là, à combien se
chiffraient les saisies à l'échelle de la planète, à 200 tonnes, 300 cents
tonnes ? Quand une fraction des 144 millions de consommateurs de cannabis est
privée du produit à la suite d'interventions policières, ce n'est pas long que
les trafiquants comblent le vide.
En
outre, les saisies de 480 kilos de cocaïne - autre chiffre invérifiable - comme
à Ste-Anne-de-Bellevue, au Québec, en octobre 1998, sont rares, à compter sur
quelques doigts d'une seule main. Car la police réussit beaucoup plus souvent
ses enquêtes sur la marijuana que sur les autres drogues, rapporte une dépêche
de la Presse canadienne en mars 1999. (Presse canadienne - La Presse du 10 mars
1999)
D'après
Statistique Canada, seules les interventions policières reliées au trafic de la
marijuana, en sol canadien, ont continuellement progressé depuis 1983. En 1997,
elles représentaient 72% de l'ensemble de ces activités dans le monde de la
drogue, contre 58% en 1991. Au cours de la période 1991-97, celles reliées à la
cocaïne et l'héroïne avaient même régressé. La police réussit beaucoup plus
souvent ses enquêtes sur le cannabis parce que les adeptes du joint sont
considérablement plus nombreux que ceux s'adonnant aux amphétamines, à la
cocaïne et aux opiacés, dont l'héroïne. Logique de penser que les milliards que
les narcotrafiquants blanchissent seraient moins faramineux que pouvoir et
police le prétendent.
Légaliser la consommation du cannabis sortirait de la clandestinité les
consommateurs du monde occidental car dans bien des pays de l'Asie et du
Moyen-Orient la substance n'est pas illégale. Combien d'adeptes de stimulants
aux amphétamines et de cocaïne abandonneraient ces drogues pour le cannabis ?
Impossible à dire, vraisemblable de croire qu'il y en aurait un certain nombre.
Quoi qu'il en serait, cette mesure, à elle seule, réduirait la drogue dans le
monde à un phénomène microscopique. En soustrayant les 144 millions de
consommateurs de marijuana des 180 millions chiffrés par les responsables du
PNUCID de l'ONU, il ne resterait plus qu'environ 36 millions de consommateurs
de drogues illégales... sur une population de 6,4 milliards, qui augmente de 76
millions annuellement.
Cependant, pouvoir et police vivraient cela comme un tremblement de terre
de plusieurs degrés à l'échelle Richter car une bonne partie de leur répression
clandestine ne tiendrait plus debout. Leur emprise psychologique sur la
population, patiemment construite au fil des années, en grande partie sur du
sable, craquellerait de partout, s'écroulerait. Il leur faudrait en fabriquer
une autre, ce qui nécessiterait quelques décennies. Pas aisé, dénicher une
cause à laquelle la majorité de la population accepterait de se soumettre. Car
après l'avoir trouvée, encore faudrait-il en imprégner les esprits. Entre
temps, le troupeau risquerait de sortir de sa torpeur, de recouvrer
graduellement sa liberté, s'aventurer au delà des clôtures ceinturant le pacage
où il est confiné. Hautement dangereuse, la liberté.
Un clic à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite et vous
aurez accès aux cinq pages du jour, qui sont toujours la suite de celles de la
journée précédente.
News du vendredi premier février 2008---------------
■ Pourquoi les jeunes protestent contre la mondialisation - Le libre-échange a servi à justifier une guerre généralisée des
grands groupes capitalistes qui l'ont utilisé pour étendre et accroître leur
puissance. (Jean-Luc Mathieu - L'insécurité - Éditions Que
sais-je ?) Ils ont développé leurs capacités de production notamment dans le
tiers monde, là où elles permettaient de produire le moins cher possible. Pour
fournir des biens à prix compétitif aux citoyens (des pays occidentaux)
réduits... à leur fonction hypertrophiée de consommateurs. On a donc détruit
des capacités de productions et des emplois partout où leur aptitude à faire
face à la concurrence disparaissait ou s'amoindrissait.
Le
projet de l'Accord multilatéral sur les investissements (AMI), élaboré par
l'Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE),
mettait en relief ce volet d'une mondialisation débridée. Lori Wallach,
professeur à la faculté de droit de Harvard et directrice de Global Trade
Watch, raconte que l'idée d'une conspiration internationale est devenue soudain
beaucoup plus tangible quand, en 1999, elle est tombée sur le projet secret de
l'AMI.
Elle
soutient que si l'AMI avait été signé dans les années 1980, « Nelson
Mandela de l'Afrique du Sud serait toujours en prison. » Elle compare
l'AMI à « un Dracula politique ne supportant pas le plein soleil. (
... ) Les citoyens ne laisseront pas l'AMI dominer leurs démocraties, clame-t-elle. Nous avons besoin de règles d'investissement internationales
pour aider à enraciner le capital dans les communautés dotées d'une
responsabilité démocratique, et le droit pour nos gouvernements de faire en
sorte que les investissements profitent à l'intérêt public, et non pas
seulement aux intérêts spéciaux. »
C'est
la toile de fond de la vidéo que vous allez voir. Elle a été réalisée autour de
John Zerzan, un antimondaliste américain connu. À la vision extrémiste
des grands capitalistes, il oppose l'antipode, qui n'est pas plus acceptable
que l'autre. Ça n'en demeure pas moins un contre-discours à connaître.
Elle
a valu à son auteur le Silver Wolf Award, au Festival international de
documentaires d'Amsterdam. C'est une vidéo de grande qualité, bien
que vers la fin il y ait quelques longueurs.
Durée 51:00
http://video.google.fr/videoplay?docid=-6265290247873039570&q=surplus&total=
1325&start=0&num=10&so=0&type=search&plindex=0
■ Dessin animé de Miaou Ronron...
- ... le réveil-matin, qui vous lâche pas !?
http://www.koreus.com/video/chat-reveille.html
■ Orwell se retourne dans sa tombe - Documentaire explicite portant sur notre système démocratique. L'auteur Robert
Kane Pappas s'en prend sans concession aux médias américains. Sur plusieurs
plans, la situation prévalant aux États-Unis n'est guère différente dans les
autres pays occidentaux, dont le Canada.
Principaux
intervenants :
Charles
Lewis, ex-journaliste d'investigation
Robert W. McChesney, prof en communication, Université de l'Illinois
Mark Crispin Miller, prof sur les médias, Université de New York
Bernie Sanders, membre du Congrès
Vincent Bugliosi, ex-procureur de Los Angeles
Greg Palast, ex-journaliste d'investigation pour la BBC
Jeff Cohenndateur, de FAIR
Michael Moore, réalisateur de documentaires
Danny Schechter, producteur de télévision
John Nichols, écrit pour The Nation
Aurora Wallace, prof en communication, Université de New York
Jeff Chester, responsable du Center for Digital Democracy
Mark Lloyd, journaliste pour NBC et CNN
Le film, Orwell Rolls in his Grave, est sous-titré en français.
Durée 1H43:40
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■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome
3
- Dans le chapitre Les pourchasseurs de dragons devenus eux-mêmes dragons,
que nous entamons aujourd'hui, nous traitons de la drogue. Est-ce que
tout le monde sniffent, se piquent, fument de marijuana ? Prenons
connaissance des chiffres de l'ONU. Selon des responsables du Programme des
Nations-Unies pour le contrôle international des drogues (PNUCID), qui se
référent à une étude rendue publique en janvier 2001, à Vienne, environ 180
millions de personnes consomment de la drogue dans le monde, soit une fraction
d'1% des 6,4 milliards d'habitants et plus que compte la planète terre :
la population mondiale progresse de 76 millions chaque année, ce qui réduit
d'autant le pourcentage.
Suivant
un haut responsable du PNUCID, Sandeep Chawala, ces personnes consomment
essentiellement du cannabis (144 millions de consommateurs), des stimulants aux
amphétamines (20 millions), de la cocaïne (14 millions) et des opiacés (13,5
millions dont 9 millions d'héroïnomanes). L'addition de ces différents types de
consommateurs dépasse d'un peu plus de 10 millions le chiffre de 180 millions
parce que des toxicomanes consomment plusieurs drogues, précise Chawala.
Chiffres dont il faut se retenir. Ils tranchent nettement de ceux de la police
et des États répressifs.
Examinons le phénomène à une échelle microscopique, qui permet de voir la
manipulation idéologique dont la population fait l'objet, la fameuse démesure.
Un citoyen de Lac Bouchette (Province de Québec, Canada), que je sais proche de
la Sûreté du Québec, m'affirmait, en janvier 2001, que dans une maison sur deux
de ce petit village rurale d'un peu plus de 1 000 habitants on fume du
cannabis. Une maison sur deux ! Qui a intérêt à répandre cette rumeur,
pensez-vous ? Encore et toujours, crier au loup pour que tous les citoyens se
rangent derrière la police, s'épient entre eux et bavassent contre tout un
chacun.
Au
début de septembre 2002, dans le journal local de Lac Bouchette, D'un Lac à
l'autre, l'auteur de la chronique Le coin de la Sûreté du Québec, le policier
Hugues Létourneau, lançait un appel à tous pour dénoncer ceux squattant des
terrains privés ou la forêt publique afin s'adonner à la culture clandestine de
la marijuana. Ça sentait la mobilisation de toute la population contre ce mal
absolu : « Citoyens, citoyennes, proclamait-il textuellement,
vous avez le droit au respect et vous devez résister à l'incursion de ces
organisations sur votre terrain et dans votre vie privée en le faisant savoir
aux autorités policières ». Il en appelait aussi aux « agriculteurs
et cultivateurs ».
C'était
le moment de la récolte, et quelques citoyens, inquiets, étaient aux aguets...
Ainsi ce commerçant, où j'étais allé acheter du tabac après le coucher du
soleil, qui m'avait demandé, sourcil relevé et oeil suspicieux : « Les
as-tu vus sortir du bois ? » Il avait fallu que j'insiste pour savoir de
quoi il parlait. D'après lui, des gens n'arrêtaient pas d'entrer et de sortir
de la forêt avec des plans de marijuana.
Il
y avait alors près de deux ans et demi que je circulais à vélo de montagne un
peu partout sur l'immense territoire - 919 kilomètres carrés - du petit village
policier, notamment dans sa partie forestière, où j'explorais des chemins
abandonnés. J'y effectuais, chaque mois, sauf l'hiver, une vingtaine de
randonnées de 30 à 40 kilomètres, parfois au delà. Je n'y ai jamais rencontré
personne et n'ai jamais vu de mes yeux un seul plan de marijuana. Entre 1999 et
2003, l'Étoile du Lac, l'hebdo régional, avait rapporté, à quelques reprises,
la découverte d'une centaine de plants, mais rien de plus. Pourquoi donc
braquer et stresser la population pour si peu ? C'est l'une des questions
auxquelles je répondrai dans ce chapitre.
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