Archives des ACTUALITÉS de février 2008News du vendredi 29 février 2008--------------- 17H42
- ... offrent beaucoup de possibilités aux créateurs. Ainsi que vous le
constaterez dans la vidéo que je vous propose, la succession d'images, de
rythmes, de sons, de graphiques, entre autres, forment un tout cohérent et particulièrement
prometteur.
Cet
événement expérimental a nécessité la participation de plusieurs personnes,
chacune spécialiste en son domaine. Vous allez les voir à l'oeuvre. En somme, un
grand orchestre, mais sans les instruments traditionnels. Car nous sommes dans
le nouveau monde de l'électronique. Pour vraiment apprécier ce spectacle
nouveau genre, nécessaire de visionner et écouter jusqu'à la fin.
Durée 04:55 - Dans la page s'affichant, News du vendredi 29 février 2008---------------
■ Remplacer le gaz lacrymogène 13H32
- Telle est la suggestion de Thomas Dérie, émise dans une lettre publiée dans Le
Devoir du 26 février, un quotidien du Québec. Selon lui, le rapport qualité de
vie-prix est bien meilleur, l'atmosphère serait beaucoup plus conviviale et les
altermondialistes (lors des sommets mondiaux) pourraient mourir de rire.
Neutraliser
quelqu'un par le rire, me semble préférable également à la violence du Taser.
Alors, j'adhère à cette drôle d'idée de Thomas.
■ Les fameux certificats de sécurité du
Canada 08H45
- Je rappelle que récemment le Canada a pris des mesures répressives à
l'encontre de 5 citoyens soupçonnés de terrorisme sans qu'ils soient accusés de
quoi que ce soit.
Cequi avait soulevé un certain tollé. Ramenons la réaction de Philippe Robert
de Massy, avocat à la Ligue québécoise des droits et libertés : « Qu'ils
fassent la preuve et qu'on les laisse se défendre. » Celle aussi de Me
Julius Gray, spécialiste québécois en droits et libertés : « Le
gouvernement se base sur ses soupçons et non pas sur ses connaissances. Dans ce
genre de situation, on découvre, dans 99,9 % des cas, qu'on s'est trompé. »
Enfin, la citation de Béatrice Vaugrante, présidente de la section canadienne
francophone d'Amnistie internationale : « Si on a réellement des
preuves, qu'on les arrête et qu'on les juge. »
Notre
démocratie n'arrête pas de perdre des plumes.
■ Dick Marty, député européen : 00H11
- En voilà au moins un ne craignant pas de dire la vérité. Marty, un Suisse,
est membre du parti ALDE (Alliance of Liberals and Democrats for Europe) et
siége à l'Assemblée parlementaire du Conseil d'Europe (APCE).
Brièvement
le contexte de cette affaire, qui nous concerne tous. Elle a trait aux listes
noires des personnes et groupements soupçonnés de terrorisme (NDLR : Les USA y
tenaient mordicus). À la suite du dépôt et l'étude d'un rapport, une majorité
écrasante de députés de l'APCE a demandé qu'elles soient revues car elles
violent les droits de l'homme et remettent en question la crédibilité de l'ONU
et de l'Union européenne (UE).
Selon
Marty, de très nombreux députés ne connaissaient pas dans le détail le
mécanisme pervers des listes noires et ont été très choqués en le découvrant.
Le fait qu'elles visent presque exclusivement des musulmans est
vraisemblablement la cause de ce peu d'intérêt.
Il
y a aussi cet autre passage...
Marty :
La peur du terrorisme est très payante du point de vue de la popularité. On met
beaucoup moins d'énergie à combattre d'autres menaces encore plus graves et qui
font plus de victimes : la traite des êtres humains, le trafic de drogue
international, le trafic d'armes et la corruption (la menace la plus grave pour
nos systèmes démocratiques); mais voilà, dans ces domaines, il y a des intérêts
énormes et la politique est beaucoup plus réticente à intervenir.
Même
contre le terrorisme les intérêts économiques ont la priorité : c'est ce qui a
induit Blair et Sarkozy à traiter Kadhafi comme un grand ami; sans une parole
pour les victimes de Lockerbie...
Cette
entrevue de Marty est révélatrice comme vous n'en avez pas idée.
http://libertesinternets.wordpress.com/2008/02/27/dick-marty-union- ■ L'extrait du tome 1 de L'Étau
Policier
00H00 - Afin de générer
un peu d'argent neuf, que je voulais partager avec l'organisme, j'avais
confectionné un document corporatif. Je m'étais occupé de tout. Le Collège de
Photographie Marsan m'avait refilé l'un de ses étudiants, qui avait consenti de
travailler gratuitement, et que Norbert s'était d'ailleurs dépêché d'infiltrer.
Un studio de photographie m'avait prêté une caméra 35mm, donné les films et
développé gratuitement les photos. Vingt pages étaient réservées à des infos
sur le resto, et vingt autres à des pubs. J'en avais déjà vendues quelques
unes, dont au maire de Montréal, Pierre Bourque, via l'une de ses secrétaires.
J'avais aussi entrepris des démarches auprès d'une représentante de la
ministre Ressources humaines et Travail Canada, Jane Stewart, afin d'obtenir
gratuitement l'installation, dans notre resto, d'un terminal donnant accès à la
banque d'emplois disponibles partout au pays, dont ceux de la grande région
métropolitaine de Montréal. Je projetais de mettre à la disposition de nos
usagers et bénévoles une ligne fax et téléphonique afin de faciliter leur
communication avec les employeurs potentiels. D'associer Travail Québec à de
mini séances d'info portant sur la façon de rédiger un curriculum vitae, de se
présenter au téléphone ou au bureau d'un employeur potentiel. Éventuellement,
je songeais acquérir un ordinateur et une imprimante pour la conception et
l'impression des cv. Pour offrir ces services, j'aurais sollicité l'aide
financière d'entreprises et de fondations.
Je souhaitais également y insuffler un peu de culture, aussi importante
que l'osmose et la bouffe. Elle peut aider quelqu'un à sortir de sa coquille.
On oublie souvent que l'image que les pauvres se font d'eux-mêmes dépend pour une
large part de celle que leur renvoie le mobilier dégradé, urbain ou rural, où
ils vivent. De l'entourage humain aussi, car il se trouve des gens pour les
mépriser. Je voulais leur donner l'occasion de transformer positivement cette
image et de se découvrir, qui sait ? Peut-être des capacités insoupçonnées.
Nous allions monter des saynètes du théâtre burlesque intercalées de
numéros de variété. Usagers et bénévoles en seraient à la fois concepteurs et
acteurs. La capacité de 90 places assises du resto le permettait. Ne suffisait
que d'improviser une scène. Où dénicher des running gags ou
saynètes typiques du théâtre burlesque ? Coup de fil à Gilles Latulippe, le
maître en la matière au Québec. Le rejoins au deuxième appel, lui dit qui nous
sommes, explique le projet. Il accepte de nous aider, pourrait même assister à
quelques unes de nos répétitions.
Pour l'élaboration de numéros de variétés, pas compliqué, il y a plein de
talents au resto : joueurs de la flûte traversière, de la flûte à bec et du
tuba, poète, raconteur d'histoires. L'un de nos bénévoles, m'avait-on dit,
était un travesti. À cela, on pouvait ajouter d'autres numéros. Je songeais
notamment à la création des Girls de Bouffe-Héberge, petite troupe sobrement
froufroutante, dansant et chantant des classiques des nuits parisiennes, par
exemple Pigalle de Serge Lama : je m'en vais voir les petites femmes de
Pigalle... et tra-la-la ! Et sans discrimination d'âge et de tour de taille.
Songeais aussi à un extrait d'une pièce de Shakespeare. Ç'aurait été tordant
d'entendre des gens ne possédant aucune formation théâtrale s'exprimer en
alexandrins, incluant les imparfaits du subjonctif.
Lisez gratuitement le tome 1 : dans la colonne de droite, cliquez
sur l'icone du livre.
News du jeudi 28 février 2008---------------
■ Retour d'ascenseur
01H54
- Courte et intelligente vidéo, signée Manuella Maury. Contexte : le 4
février dernier, 60 femmes ont écrit LE TEMPS, un quotidien de référence de la
Suisse romande et francophone traitant de politique suisse internationale, d'économie
et culture. Par la suite, il y a eu une petite réception afin de célébrer
l'événement. Les invités accédaient à l'étage par l'ascenseur.
Durée 05:59 Vous
avez aimée, en voulez une autre de Manuella Maury ?
Durée 02:10 - Le côté mâle de
la femme ■ Les silences des universités du Québec !
01H04
- Dans cette vidéo, on soulève un point
éminemment important : l'autorité suprême du conseil d'administration
d'une université. C'est lui qui embauche et congédie des profs. Généralement,
les moutons noirs dénonçant par exemple des lois répressives adoptées par le
pouvoir n'y font pas long feu. Au Canada, les profs, en plus d'être bien
encadrés, sont liés par les subventions que le gouvernement verse à ceux
désirant effectuer des recherches. Les silences de nos universités sont aussi
éloquents que bien des paroles.
Heureusement,
il y a des étudiants refusant de se la fermer. En France, la contestation est
encore bien vivante. Une bonne bouffée d'air frais ou un bon jus d'orange, fait
avec de vraies oranges et dépourvues d'insecticide.
Durée 20:00 - La parti intéressante vient après l'intro
sur fond rouge. ■ Nouveau stock de photos et caricatures
00H04
- À voir dans la page LIBERTÉS ICI :
79 caricatures et 57 photos (d'autres photos seront ajoutées plus tard dans la
journée). En France, publier une caricature d'un flic représenté sous la forme
d'un cochon est interdit. À ce sujet, il y a eu des poursuites à l'encontre de
caricaturistes, ce qui a soulevé tout un tollé. C'est à croire que le flic est
devenu un personnage aussi sacré que Mahomet.
Moi
aussi, je dis non, un GRAND NON, à cette
atteinte à la liberté d'expression. Alors, j'en publie quelques unes afin de
défendre ce droit et comme soutien aussi à ces artistes français qui ont été
réprimés. Et à chaque renouvellement du stock de caricatures sur mon site, il y
en aura, à moins que je n'en trouve pas sur le web. Ce dont je doute, compte
tenu de la... très très grande popularité de la police en ce monde.
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau policier
00H00 - Un après-midi, Simon, Antoine et moi venons de bouffer chez Old
Brewery, une soupe populaire, et déambulons rue St-Laurent. Je ne sais plus qui
amène le sujet sur le tapis, mais toujours est-il que nous en venons à parler
de l'appart de 872$ par mois que j'occupais aux Habitations Desjardins, en
1994-95.
Simon me souligne que je devais bien vendre un peu de coca pour arriver à
joindre les deux bouts. Pas le temps de répliquer qu'à l'époque j'éditais
plusieurs magazines, que mes revenus me le permettaient. Je travaillais chez
moi où je recevais parfois hommes d'affaires, clients et lecteurs, qu'il me fallait
un endroit présentable, image corporative oblige. Travailler à mon domicile me
revenait en outre pas mal moins cher que dans un local commercial. Pas le
temps, ils accélèrent aussitôt le pas. Les laisse aller, n'ai pas envie de
m'essouffler à les suivre. Tactique policière connue consistant à laisser
l'interlocuteur subitement en plan pour qu'il marine un peu dans son jus, seul
avec sa culpabilité.
Quelques jours plus tard, Antoine et moi revenons de bouffer du même
endroit, discutons de choses et d'autres sur le coin Ste-Catherine-St-Laurent.
Tout à coup, il m'interrompt, me demande si j'ai vu... ? Vu quoi ? Le pigeon
venant de se faire écrabouiller sous la roue d'une voiture qu'un type a
stationnée le long du trottoir, en face du resto La Belle Province. Réponds
non, puisque l'incident s'est déroulé derrière moi. Cela dit, je reprends la
discussion que j'avais entamée avec lui.
Il m'interrompt encore, me demande si j'ai entendu le bruit quand le
pigeon a été écrasé. Oui, effectivement, mais j'ignorais ce que c'était. Je
reprends encore le fil de la conversation, remarque qu'il me regarde
bizarrement, la tête penchée sur un côté. Je comprends alors ce qui le chicote.
Un pigeon vient d'être aplati, je devrais être ému mais ne le suis pas. Comment
le pourrais-je, n'ayant rien vu ? Que lui le soit, compréhensible, il en a été
témoin.
Voyez où je veux en venir ? La speudo prévention de la criminalité n'est
qu'un alibi, l'objectif des flics en civil étant d'abord et avant tout de
culpabiliser le citoyen, afin d'imposer et développer leur emprise
psychologique. C'est de cette façon qu'on prend le contrôle des citoyens d'un
village, d'une ville, d'une grande cité et d'un pays.
Apprenez
tout sur les activités clandestines illégales de la police en civil, lisez gratuitement
le tome 1 : colonne de droite, cliquez sur l'icone du livre.
News du mercredi 27 février
2008---------------
■ Mon FORUM :
pourquoi ce silence ?
21H00
- Il y a environ une semaine que le FORUM de L'Étau Policier est opérationnel
sur mon site et personne n'y a encore exprimé une opinion ou un
commentaire : voir dans la colonne de droite, cliquez sur FORUM, en flash.
Avez-vous peur de dire ce que vous pensez ? Avez-vous essayé d'y publier un
texte sans y parvenir ? Le cas échéant, faites le moi savoir par
courriel : sommet de la colonne de droite, à l'item LIENS, cliquez sur
CONTACTEZ-MOI. Je ne serais nullement étonné qu'un cyberflic de la Sûreté du
Québec, dont le directeur général est Normand Proulx,
y soit pour quelque chose.
■ Big Brother Awards (BBA)
20H06
- Petite vidéo de rien du tout illustrant ce qu'est la réalité d'aujourd'hui.
Il n'y a pas exagération, tout est vrai à 100%. C'est une promo annonçant la
remise des Césars du monde sécuritaire, le 21 mars prochain. Elle est organisée
par les collectifs Privacy International, BBA France, avec la contribution de
TV Plaisance et Regarde À Vue. Huitième du genre en France, elle se tiendra à
l'espace Confluences, au 190 Bd de Charonne 75020, à Paris. Programme :
19h : Projection de courts-métrages ; 20h30 : cérémonie de remise des
prix.
Durée 02:02 - Dans la page s'affichant, la vidéo est un
peu plus bas. Prenez connaissance de la liste des derniers
récipiendaires : Dans la page s'affichant, un peu plus bas, PS :
À quand un événement annuel du genre au... Québec ? Et pourquoi pas ajouter
un prix ARA destiné au journaliste québécois s'étant le plus illustré dans sa
collabo...ration avec la police ?
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier
00h00 - Un jour, j'explique à Adèle un projet qui m'est cher. Je veux
produire un document corporatif pour le resto, format magazine, avec plein
d'articles, de photos et de pages publicitaires. Il générera des profits que je
partagerai avec l'organisme. Lui en montre la maquette que j'ai confectionnée
sur mon ordi. Armand glisse soudain dans la conversation l'expression « blanchiment
d'argent ». Je feins de ne pas avoir entendu sa remarque. Après le dîner,
l'informe vouloir lui parler confidentiellement, lui demande son numéro de
téléphone. Il dit préférer m'appeler, n'étant pas souvent chez lui. Je lui
donne le mien. À l'heure convenue, le téléphone sonne. C'est lui.
J'entre tout de suite dans le vif du sujet. Lui dit l'avoir entendu, à
l'heure du midi, murmurer « blanchiment d'argent »... Il ne me laisse
pas finir, nie l'avoir dit. Mais j'insiste, lui signale que s'il a des preuves,
de faire son devoir de citoyen, d'alerter la police. S'il ne veut pas s'en
occuper, de me les communiquer, que je le ferai à sa place. Lui fait remarquer
qu'une fausse rumeur du genre peut nuire considérablement à la réputation du
resto. C'est de la diffamation, et les gens la colportant vont devoir prouver
ce qu'ils avancent. Il me demande si je suis en train de lui faire des menaces.
Non, lui dis-je, mais si tu as des preuves, fais ton devoir : et en
sous-entendu, si tu n'en as pas, fermes-la. L'échange est vif. Il me demande
même si j'enregistre la conversation. Rétorque pas moi, toi peut-être.
Le lendemain midi, Rodrigue, que je n'ai pas vu depuis au moins un mois,
est de retour à Bouffe-Héberge. Ce civil était présumément parti gagner sa vie
à Vancouver. Aucun doute, il est venu prêter main forte à son collègue que j'ai
brassé un peu la veille au téléphone. Celui-ci d'ailleurs l'accompagne. Notre
voyageur des Rocheuses, qui devait être plus près de Montréal que de Vancouver
pour réagir aussi rapidement, se pavane, le torse légèrement bombé, me toise,
me fait sentir qu'il est venu spécialement pour me mettre au pas. M'appelle le
« petit vieux » devant des usagers, s'interroge tout haut sur mon âge
véritable, me dit, le ton méprisant, que je dois bien avoir soixante ans.
Finalement, les choses en restent là. Par la suite, Rodrigue deviendra un
habitué du resto. Quant à l'autre, lorsque je le croiserai dans la rue, il me
saluera pendant un certain temps bras levé, index et majeur en V.
Simon faisait également parti de la même mosaïque. Le genre à passer des
heures parmi un groupe sans dire un seul mot, et sans que personne ne remarque
vraiment sa présence. Il lui arrivait parfois d'interpréter le rôle de l'homme
à femmes. Ne détestait pas non plus jouer à l'amateur de coca, à l'occasion. Un
midi, après le repas, il nous raconte une orgie de bière et de drogue à
laquelle il a participé. À l'entendre, il y en avait à profusion. Chaque bière
était suivie d'une ligne de coca. De temps à autre, ils arrêtaient pour
bouffer. Ensuite, ça recommençait à boire et sniffer de plus belle. Il exagère
tellement que c'en devient ridicule.
Cette histoire, inventée de toutes pièces, n'a d'autre but que de vérifier
si j'en suis, moi aussi, un consommateur. Il s'attend sans doute à ce que je le
relance, lui raconte à mon tour une orgie de la même farine, ou que, en manque,
je me trahisse en reniflant et basculant la tête en arrière, le regard
halluciné, ainsi que réagissent parfois des cocaïnomanes. Ou que je lui
demande, voix chevrotante et narines frémissantes, s'il n'a pas un peu de stock
à vendre. Parler avec autant d'effusion de cocaïne à un drogué équivaut à
parler d'alcool à un alcoolo. Ce n'est pas long que les symptômes de sevrage se
manifestent. Je lui fais remarquer que moi, je n'ai pas besoin de ça pour avoir
du plaisir dans la vie. Mon propos a l'effet d'une douche froide. Il reste un
peu indécis, son histoire tombe à plat. Il ne cessera pas pour autant de
m'ausculter.
Lisez
au complet le tome 1 : colonne de droite, cliquez sur l'icone du livre.
News du mardi 26 février 2008---------------
■ Du courage de la non-violence
22H22
- Prenez connaissance de cette définition trouvée sur le web.
S'il
est vrai que la non-violence cherche à rompre avec la logique néfaste qui
prétend que l'on ne peut venir à bout du violent qu'en étant plus violent que
lui, remarquons que l'action non-violente requiert des qualités humaines telles
que le courage.
Le
courage d'un Socrate, d'un Gandhi ou de cet anonyme d'un quartier défavorisé
est d'un autre genre que celui d'un pilote du Paris-Dakar. Le but du courage
n'est pas l'exploit, dans la mesure où traverser, sur des engins insolents de
publicité, des régions où l'on meurt de malnutrition en serait un ! Le vrai
courageux respire une force morale qui se communique autour de lui, dans un
rayon d'action qui peut être celui d'une simple maison, d'un quartier ou même
d'un continent. Enfin, n'oublions pas que le pire ennemi du courage, c'est sans
doute le découragement !
L'Institut de Recherche sur la résolution non-violente
des Conflits (IRNC) ■ La majorité des musulmans 21H53
- Une vaste enquête sur les musulmans dans le monde réalisée durant six ans
dans une quarantaine de pays et rendue publique mardi montre que l'Islam ne
rime pas avec extrémisme et anti-américanisme. « Nous avons découvert que
les Musulmans ne détestent pas les libertés et la démocratie », a déclaré
John Esposito, co-auteur du livre "Who Speaks for Islam" (Qui parle
pour l'Islam) à paraître le mois prochain sur les bases de l'étude.
Lisez
cet article dans Le Monde d'aujourd'hui 20H19
- Ces gens ne sont pas tous inactifs pour autant. Notamment, ceux créant des
collectifs afin de vivre plus librement. Pierre Carles, auteur de la vidéo,
signale que « ça, faut pas qu'on le sache qu'on peut vivre modestement et
heureux sans sacrifier à la religion de la croissance ». Il explique aussi
pourquoi il a décidé de produire des vidéos.
Durée 07:30 ■ La face cachée du marché du travail
19H38
- Dans cette vidéo, on fait état de différentes situations. Par exemple, cet
homme devenu un jour vendeur de meubles. Mais il n'aimait pas conter des
histoires à des clients potentiels, leur faire acheter à crédit des produits
coûteux alors qu'ils n'avaient visiblement pas les moyens d'assumer les
mensualités.
On
assiste aussi à des séances de formation de nouveaux employés : quels
vêtements porter, éviter les cheveux longs, quel comportement adopter, quoi
dire et ne pas dire au client, etc.
Durée 46:17 D'autres
vidéos suivent. ■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier
00H00 - Les semaines s'écoulant, peu à peu un fait s'impose à moi. Les
civils recherchent la compagnie de tout le monde, sans distinction : plus tard,
je ferai la même constatation aux autres endroits que je fréquenterai. C'est
alors que le déclic se fait dans ma tête : ces civils font de la prévention. À
ce moment-là, je crois vraiment avoir trouvé la véritable raison de leur
présence.
Il me faudra des mois et des mois d'enquête, de lecture d'ouvrages
spécialisés et de réflexion pour démêler le vrai du faux, découvrir le pot aux
roses : les contrôles et nettoyages sociaux des citoyens, la cueillette de
renseignements personnels et intimes, le tout intégré dans les mégabanques
informatisées de la police. Bref, Big Brother et Big Sister, avec leur armée de
commerçants, que les citoyens encouragent pourtant de leurs achats, de
dirigeants d'organisme sans but lucratif et autres citoyens mouchards.
Parce qu'au début, vous pensez que les civils ne cherchent qu'à débusquer
ou contrôler des criminels avérés ou potentiels. Vous les voyez bien utiliser
des trucs inattendus pour percer l'identité du citoyen. Au resto
Bouffe-Héberge, Armand, émule de Nostradamus, prétendait s'y connaître en
astrologie, au point d'être capables de tracer une carte du ciel. L'astuce
était à peu près toujours la même. Au hasard d'une conversation, il pouvait
vous interrompre et dire : « Toi, à t'écouter parler, tu dois être lion
ascendance vierge ». De fil en aiguille quelques usagers finissaient par
tout déballer : jour, mois, année, lieu de naissance.
Suffit de la date de naissance pour apprendre beaucoup de choses sur le
citoyen. C'est bête, simple, mais des plus efficaces : si vous avez un dossier
criminel, êtes recherché, avez un permis de conduire, de connaître vos numéros
d'assurance maladie et d'assurance sociale, etc. Et en dévoilant l'endroit où
vous êtes né, on peut penser que la police contactera de leurs collègues de
votre municipalité d'origine pour essayer d'en savoir un peu plus à votre
sujet.
Encore un peu beaucoup ignare sur les bords, vous passez votre temps à
rectifier votre tir : dans ce milieu de l'ombre et du silence, la vérité
prend énormément de temps à s'étaler sous le soleil. Car vous finissez pas
comprendre que l'objectif a peu avoir avec les criminels, qui ne représentent
même pas 1% de la population, tout à voir avec les comportements politiquement
et puritainement incorrects.
La police épure également clandestinement le langage. S'agit simplement
de créer un climat de gravité pour que le citoyen en vienne à ne plus dire et
faire ce qu'il pense. Après tout, il n'est pas chez lui, n'est-ce-pas, mais
dans l'espace public, qui appartient à la police. Celle-ci aime bien qu'il se
sente un peu coupable en quelque part, même s'il n'a commis aucun acte
punissable par la loi, qu'il marche un peu sur la pointe des pieds et les
fesses serrées. Cette tactique porte un nom : l'emprise psychologique.
L'équivalent d'un périmètre à l'intérieur duquel le citoyen doit rester. Ça s'appelle
aussi laver à l'eau de Javel et essorer socialement chaque élément de la
Société civile.
On note également les habitudes du citoyen, ce qu'il pense sur différents
sujets. On fouille continuellement dans son passé et son présent pour
emmagasiner un tas de renseignements. Créer de l'ambiance aussi, afin de
soutirer le curriculum vitae de quelqu'un. Règle générale, il est plutôt risqué
de parler de vos projets, car ils chercheront à les contrecarrer, si vous ne
correspondez pas tout à fait à l'idée obtuse qu'ils se font de ce que doit être
un bon citoyen.
Pour ses préfets de discipline, la soumission aveugle à l'ordre et au
conformisme est une vertu. S'ils vous accordent une plus ou moins bonne note,
vos démarches pour obtenir un emploi peuvent ne pas aboutir ou pire :
perdre celui que vous avez. Là aussi, bien sûr, vous ne saurez jamais qu'ils
sont à l'origine de vos échecs successifs. Plus loin, nous reparlerons de ces
activités particulièrement méprisables et inacceptables de la police en civil.
Lisez gratuitement et au complet tout le tome 1 de L'Étau Policier. Dans
la colonne de droite, cliquez sur l'icone du livre.
News du lundi 25 février 2008---------------
■ Collusion entre pouvoir, police et médias
19H14
- On en parle et on n'a pas fini dans parler. Car les médias, dont les maisons
d'édition, sont les chiens de garde de la démocratie. Ils fournissent aux
citoyens l'information dont ils ont besoin pour exercer leurs droits
démocratiques. Cependant, à partir du moment ou le pouvoir, la police en civil
et les propriétaires des médias empêchent des informations de circuler
librement, il y a urgence d'agir. Car ce qu'ils dérobent à la vue du citoyen
mine l'essence même de ses libertés. Il y a trop longtemps que cette situation
perdure. On ne peut plus se contenter d'une démocratie à deux vitesses.
Le
problème est le même partout, notamment en France. Lisez l'article à cette
adresse, profitez-en aussi pour explorer le site où il est publié, vous
apprendrez bien d'autres choses.
http://www.ecrandarret.org/spip.php?article31
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau
Policier
00H00 - Après avoir coupé les ponts avec Norbert, j'avais remarqué que
Manon allait parfois s'asseoir à sa table. Les observant à la dérobée, je me
suis aperçu que sa présence suscitait la jalousie de Gilberte. S'en étant elle
aussi rendue compte, Manon avait par la suite pris ses distances avec Norbert.
Ce conflit est devenu patent un soir où Manon et moi étions assis à mon bureau,
parlant de choses et d'autres : quelques semaines auparavant, j'avais commencé
à y faire du bénévolat, à titre de responsable des communications internes et
externes de l'organisme, d'où le bureau.
Gilberte avait pris l'habitude, après son service aux tables, de remiser
ses souliers dans le dernier tiroir de l'un de mes classeurs. Ce soir-là, elle
fait tout un boucan en les y laissant tomber sans se pencher pour les déposer
en douceur comme elle le faisait ordinairement. Je sursaute, le lui reproche.
Manon se contente d'en sourire, me regarde, hausse légèrement les épaules. De
toute évidence, la manoeuvre a pour but de l'intimider. C'est un avertissement
de cesser de rôder autour de son chum.
Plus tard, réfléchissant à cet incident, je réaliserai que ces deux
policières m'avaient joué la comédie. Pourquoi cette mise en scène ? J'avais
déjà repéré mes trois premiers civils, Norbert, Gilberte et Fernand, et
j'entretenais de gros doutes à l'endroit de Manon et de certains autres usagers
du resto. Ceux-ci s'en aperçoivent quand vous avez découvert qui ils sont. Vous
commettez ce qu'on appelle le regard de trop, votre attitude change aussi à
leur égard.
En outre, je progressais dans ma perception de l'environnement où je
baignais tous les jours. La police s'en étant aperçue, je crois qu'elle
cherchait à limiter les dégâts. Cette mise en scène visait à me convaincre que
mes soupçons au sujet de Manon étaient infondés. Et on a réussi à me le faire
croire car je ne pouvais concevoir que deux civils puissent être à couteaux
tirés, en tout cas pas sur leur lieu de travail. J'avais donc déduit de cette
querelle que Manon n'était par une policière en civil. Je le croirai longtemps.
Par la suite, je décide d'observer discrètement ce qui se passe aux
autres tables. Au fil des semaines, je découvre, éberlué, que des civils ont
également infiltré d'autres usagers. Constat réconfortant et troublant à la
fois. Je réalise que je ne suis pas le seul à faire l'objet d'une attention
particulière, en même temps je m'interroges : serait-ce un endroit criminalisé
? Je fais une enquête discrète, m'informe de la réputation de la maison, de ses
dirigeants. Bien que certains les détestent, leur reproche d'être des sans
dessein, d'apporter à leur domicile des denrées de qualité pour leur
consommation personnelle, je ne découvre rien de vraiment incriminant.
Je scrute aussi usagers et bénévoles. J'en viens à la conclusion que, mis
à part une couple d'ex-psychiatrisés non violents, on peut comparer sa
clientèle à celle de n'importe quel resto genre McDonald, Dunkin's Donuts, etc.
Lorsqu'un resto communautaire sert entre 100 et 250 repas par jour, normal
d'avoir aussi comme clients trois ou quatre petits voyous, ou alcoolos et
cocaïnomanes. Quant au reste de la clientèle, ce sont des pauvres, du monde
paisible, dont des résidents des Habitations Jeanne-Mance, un HLM situées en
face, quelques familles monoparentales, des personnes seules aussi, surtout âgées
et des deux sexes.
À ma connaissance, aucun acte illégal n'y est commis. J'y fais du
bénévolat du matin au soir, sept jours sur sept, je le sais. Au resto, il ne se
consommait jamais d'alcool ni de drogues. Je n'y ai jamais été témoin de quoi
que ce soit ni entendu de commentaires à ce sujet de la part d'usagers ou de
bénévoles. Bien sûr, comme dans n'importe quel établissement, rien n'empêchait
quelqu'un d'aller aux toilettes avaler une pilule, sniffer une ligne de coca,
ou s'injecter je ne sais quoi dans une veine. Impossible de savoir ce qui se
passe en ce lieu intime et verrouillé. Quoique, selon moi, on n'y a jamais
trouvé de seringues ou de traces de poudre.
Découvrez
les tactiques illégales et clandestines de la police en civil, lisez gratuitement
tout le tome 1. Colonne de droite, cliquez sur l'icone du livre.
News du dimanche 24 février
2008---------------
■ Pour vous, qu'est-ce que la démocratie ?
17H49
- TvBruits a posé la question à des candidats aux élections municipales de
Toulouse, en France. C'était la seule et chacun disposait de trois minutes pour
y répondre. Les bonnes intentions sont là, aucun doute, reste à savoir si elles
résisteront à la griserie du pouvoir : la veille des élections, il
t'appelait fiston, le lendemain, comme de raison, il avait oublié ton nom.
TvBruits est très proche des citoyens. Un média à imiter...
Il y a trois vidéos placées à la verticale. ■ La dépendance économique du Canada à
l'égard des USA 14H28
- Il en a toujours été ainsi. À titre d'exemple, référons-nous aux mémoires
politiques de l'ex-premier ministre libéral du Canada Pierre Elliot Trudeau.
(Pierre Elliot Trudeau - Mémoires politiques - Éditions Le Jour, 1993) Le
contexte : en 1972, le président Richard Nixon, un républicain, impose une
taxe additionnelle de 10% sur tout produit exporté vers les États-Unis. Le
gouvernement Trudeau adopte alors une nouvelle politique visant à renforcer les
rapports d'indépendance envers ce pays : augmenter la propriété canadienne
de l'économie, protéger la culture, diversifier le commerce extérieur du
Canada. Et fondée alors sur la puissance croissante de l'économie japonaise et
l'importance du nouveau marché européen.
Cette politique « n'allait pas réussir hélas ! à changer les
habitudes, pour ne pas dires les routines, des exportateurs canadiens,
déplore Trudeau. (...) De fait, après plusieurs années d'efforts, une
conclusion a fini par s'imposer à moi : les hommes d'affaires canadiens
ont la partie trop facile dans leurs rapports avec les États-Unis dont ils
connaissent les clients potentiels, les techniques, la langue et la géographie.
Quand il s'agit de commerce avec l'Asie, l'Afrique et toutes les autres parties
du monde y compris même le continent européen, ils manifestent trop de paresse
et pas assez d'initiative. (...)
« Ce sont des entrepreneurs d'un type bien spécial, fait-il
remarquer. Au contraire des Américains, des Allemands ou des Français qu'on
retrouve partout, même dans les coins du monde les plus éloignés de leurs
territoires, c'est à coups de pied au derrière (sic) qu'il faut pousser
nos hommes d'affaires vers les nouveaux marchés, écrit Trudeau. À tour
de rôle, tous mes ministres du Commerce international me l'ont répété. Ainsi,
notre commerce a poursuivi son essor mais sans se diversifier comme nous
l'avions espéré, ce qui nous a laissés tributaire de nos échanges avec les
États-Unis. »
Cette dépendance à un coût politique et social énorme. On l'a vu
brièvement dans l'article ci-dessous. Il y va de nos libertés, notamment celle
d'adopter des lois en fonction des besoins des citoyens canadiens et non des
va-t-en-guerre régnant à la Maison-Blanche. Il y a tout un travail de
sensibilisation à faire auprès de nos hommes d'affaires... paresseux.
■ Devenir économiquement moins dépendant des
USA
09:05
- Lorsque les républicains sont au volant de ce pays, ils ne sont pas toujours
faciles à vivre pour les voisins canadiens que nous sommes : vitesse excessive,
gyrophare allumé, crissements des pneus, coups de klaxon. C'est davantage le
cas depuis qu'ils sont entrepris leur guerre meurtrière contre la drogue, que
sont survenus les événements de 2001 et la guerre en Irak, lancée tambour
battant sans l'assentiment de l'ONU.
Dans
bien des cas, le Canada a été obligé d'harmoniser ses lois avec celles du
puissant voisin, c'est-à-dire de les rendre plus répressives à l'encontre de
ses propres citoyens. Il n'avait pas le choix : la presque totalité de ses
exportations est écoulée dans ce pays. W. Bush, entre autres, aime bien
fourrer son nez dans les chaudrons des autres pays.
Récemment,
le premier ministre québécois Jean Charest a entrepris des démarches afin
qu'une zone de libre échange soit créée entre le Canada et l'Union européenne
(UE). De sont côté, celle-ci, qui célèbre cette année le cinquantenaire de sa
fondation, caresse un rêve qui n'est pas loin du nôtre.
Durée 07:40 - Dans la page s'affichant, la vidéo est un
peu plus bas. ■ Ouvrez les frontières...
06H57
- ... laissez-nous passer ! Durée 04H06 Tiken
veut vous dire quelques mots L'adresse de son blog, où vous attendent 8 vidéos L'adresse de son site ■ Mesures répressives du Canada 03H52
- Cette façon de faire soulève des désapprobations. Philippe Robert de Massy,
avocat à la Ligue québécoise des droits et libertés : « Qu'ils
fassent la preuve et qu'on les laisse se défendre. » Me Julius Gray,
spécialiste québécois en droits et libertés : « Le gouvernement se base
sur ses soupçons et non pas sur ses connaissances. Dans ce genre de situation,
on découvre, dans 99,9 % des cas, qu'on s'est trompé. » Béatrice Vaugrante,
présidente de la section canadienne francophone d'Amnistie
internationale : « Si on a réellement des preuves, qu'on les arrête et
qu'on les juge. »
Lisez
l'article de Mario Girard et Catherine Handfield, du quotidien La Presse, à
Montréal, sur son site Cyberpresse.
http://www.cyberpresse.ca/article/20080223/CPACTUALITES/80223151/6488/CPACTUALITES
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier
00H00 - Je décide de prendre mes distances avec Norbert, idem de sa
collègue Gilberte. Ce n'est pas le genre de relations que je cherche, d'autant
que je tiens à mon équilibre mental. Ne perdons pas de vue qu'une déstabilisation
est une agression générant une souffrance. J'en avais déjà suffisamment sur les
bras avec le naufrage financier que je venais de vivre. C'est le lendemain que
cela se passe. Alors que Norbert tire une chaise pour s'asseoir à ma table, je
lui signale qu'on ne peut prendre tous nos repas ensemble. J'évoque poliment le
besoin de me ventiler. Il encaisse sans broncher, rétorque : « Je comprends
ça ».
Cependant, Gilberte ne le prend pas. Je m'en rendrai compte dans les
jours suivants. Elle a toujours refusé de me dévoiler son nom de famille. Je
sentais son malaise quand je la taquinais un brin à ce sujet. À force
d'insister, elle finira par trouver une parade en prétendant porter celui de
son " chum ". Elle servait aux tables quelques jours par semaine.
Faisait souvent de petits détours vers la sienne pour lui glisser quelques
secrets dans le creux de l'oreille, une main à chaque coin de la bouche, ou lui
remettre des denrées dans des contenants en plastic, qu'il déposait dans son
sac. Tactique renforçant leur identité d'emprunt, celles du gars et de la fille
fréquentant l'endroit pour économiser leurs sous. Femme peu causante, mais
serviable et d'assez bonne compagnie. Habituellement, sauf à partir de ce
moment...
Suis à une table, attendant d'être servi. Quand arrive mon tour, elle me
demande si je veux ma soupe tout de suite, lui réponds oui. Au lieu d'aller la
chercher, elle va servir d'autres usagers. Le temps passe, suis compréhensif,
le resto est plein, elle est très occupée. J'attends, j'attends. J'ai faim !
Finalement, je me lève, me sers moi-même. Ma soupe terminée, elle me demande si
je veux mon assiette de viande tout de suite, hochement de la tête affirmatif.
La revoilà repartie vers d'autres tables. De temps à autre, elle passe près de moi,
me dit de patienter, ce ne sera pas long. L'attente s'éternise. Je me sers
encore moi-même, incluant le dessert. Le lendemain, elle me fait encore
poireauter. Je commence à comprendre son manège. Quand je me lève pour me
servir, elle me dit qu'elle va le faire, insiste, je refuse, en remontant le
menton et sortant un peu le bec pour bien lui faire sentir que je ne suis pas
dupe de son petit jeu.
À peu de temps de là, un midi, suis attablé, lis le Journal de Montréal.
Gilberte arrive derrière moi, s'en empare brusquement des deux mains sans me le
demander, le bras droit à un pouce du nez, me dit que Norbert et elle veulent
voir les films à l'affiche dans les cinémas, me promet de le rapporter « tout
de suite, tout de suite ». La méthode est cavalière, mais bon, je ne vais
pas en faire une histoire. Les minutes s'écoulent. J'attends, mais soupçonne
une autre petite mesquinerie de sa part.
Au bout d'un quart d'heure, je jette un oeil en direction de Norbert. Il
ne l'a même pas ouvert, il mange. Je n'ai vraiment pas envie de lui reparler,
mais sa " blonde " veut m'y forcer. Remarquez que je n'ai qu'à
ne pas aller l'y chercher, le journal. Seulement voilà, je suis décidé
désormais à me faire respecter. Je réponds à l'effronterie par l'effronterie.
Me rends à sa table, prends le journal sans lui demander s'il en a terminé, et
retourne m'asseoir. Tout se passe vite, il n'a pas le temps de répliquer quoi
que ce soit. Plus tard, je réaliserai que ces petites mesquineries ne visaient
qu'à m'éjecter du resto.
Apprenez tout sur les tactiques de la police en civil, lisez gratuitement
le tome 1. Vous y avez accès en cliquant, dans la colonne de droite, sur
l'icone du livre.
News du samedi 23 février 2008---------------
■ Le troc....
11h15
- ... n'est qu'une partie du tout argentin.
L'image
de la vidéo que je vous propose est meilleure sur le Nouveau RealPlayer.
Téléchargez le gratuitement sur le web.
Durée 05:55 ■ Le troc...
09H11
- ... une stratégie de survie pour les pauvres. On n'achète pas avec de l'argent,
on échange des biens. On se souvient encore du mec qui avait commencé par
troquer sur le web je ne sais plus quoi - était-ce une épingle ou un cure-dents
? - et qui, en finale, avait obtenu une maison. Si ce cas est authentique, la
maison devait être plus proche de la petite cabane que du château. En
Argentine, le troc est populaire. Probablement un vestige de la crise
économique que ce pays a connue en 2001.
Durée 03:03 ■ Changeons de propos
07H41
- Débrouillardise africaine
Durée 01:00 ■ France : la police en civil à
l'origine des émeutes
06H13
- Je ne mettrais pas les pieds sur ce terrain glissant si je n'en avais pas la
profonde conviction. Mon enquête de plus six années dans l'underground policier
au Québec m'a beaucoup appris. La stratégie de la police en civil, peu importe
le pays, consiste à agresser régulièrement, psychologiquement ou autrement, les
citoyens refusant d'entrer dans le moule du politiquement et puritainement
corrects.
Je
vous réfère à un passage du tome 1 de L'Étau Policier. Dans la colonne de
droite, cliquez sur l'icone du livre. Dans la page s'affichant, cherchez ces
trois mots clés ( concrets en France ). Nécessaire de lire quelques pages
pour comprendre la situation.
*
Il y a aussi cette entrevue...
France2.fr
Kokoreff -
On a assisté en novembre 2005 à des violences qui étaient d'une intensité
inédite. Donc, ça m'a semblé intéressant de comprendre pourquoi.
Atlan :
vous semblez accuser les politiques de tous bords d'instrumentaliser d'une
certaine façon ces émeutes.
Kokoreff
- Oui, d'un côté, effectivement, il y a eu une instrumentalisation de la
violence, pour exploiter l'indignation collective, que suscitent ces violences.
Et, on peut considérer que ç'a été rentable électoralement. Mais d'un autre
côté, ce qui est paradoxale, c'est que, tout en jouant sur une corde politique,
on ne cesse de dépolitiser les violences urbaines. C'est-à-dire qu'on n'entend
pas la colère, les aspirations sociales des habitants des quartiers.
Atlan -
Ce que vous dites au fond qu'on est l'après (NDLR : mot inaudible), qui n'est
nullement, pour vous, le retour au calme.
Kokoreff
- (...) Villiers-le-Bel (a) démontré que la violence avait passé un cran, ç'a été
constaté par tous les observateurs. Et sans doute,
faute de s'être attaqué, encore une fois, aux racines du mal. Rien n'a été fait
sur les rapports entre les jeunes et la police, par exemple.
Atlan
- Qu'est-ce que vous feriez, vous ?
Kokoreff
- Écoutez, je pense qu'on est dans une situation où la
police, plutôt que d'être un élément de pacification, de paix sociale est un
élément de tensions. Donc, il faut régler cette tension, la prendre au sérieux.
Pas simplement en mettant en place une police de proximité, mais en modifiant
les interventions des fonctionnaires sur le terrain (...). Dans
la page s'affichant, l'article est dans la colonne du centre, un peu plus bas.
Le titre : Michel Kokoreff : « On ne cesse de dépolitiser les
émeutes »
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier
00H00 - Tout a commencé quand j'ai découvert, fin décembre 1996, mon
premier resto communautaire sans but lucratif. L'endroit m'a vite emballé. Me
suis rapidement lié d'amitié avec un usager et une bénévole, Norbert et sa
" blonde ", Gilberte. De bonne foi, me sentant en confiance,
je m'exprimais sans réserve. Les jours s'écoulant, j'ai remarqué qu'à
l'occasion il lui arrivait de me poser des questions d'une naïveté désarmante.
Ainsi, cette fois où nous discutions de l'effondrement du communisme en URSS,
il m'a demandé : « C'est quoi le communisme ? » Ç'a été son premier faux
pas. J'étais étonné qu'il ignore ce que des gens moins cultivés que lui
savaient. Au point où je lui ai spontanément demandé s'il était flic. Bien
entendu, il a nié. Un civil n'avoue jamais l'inavouable.
Il lui arrivait également de raisonner bizarrement. Ainsi ce jour où je
lui racontais, pour l'avoir lu dans un livre, que des gardiens de réserves
fauniques, dans certains pays africains, abattaient chaque année une centaine
de braconniers. Pour moi, c'était de la barbarie à l'état pur. Lui, au
contraire, se disait d'accord avec cette méthode. Opinion pour le moins
déconcertante. Devait-on tuer des humains pour les punir d'avoir voulu abattre
ou abattu des éléphants ? Manque de jugement ou provocation de sa part ?
J'hésitais. Mais le climat de cordialité jouant, je ne me posais pas plus de
questions qu'il ne le faut.
Ce n'est qu'après des échanges biquotidiens s'étalant sur environ un mois
que des soupçons ont commencé à sérieusement me faire réfléchir. Vient un
moment où tu te rends compte que quelque chose ne tourne pas rond. Tu réalises
que Norbert, ton bon copain de table, est en train de fouiller dans ta tête.
Qu'il lui arrive aussi de souffler le chaud et le froid dans nos conversations.
Ainsi cette fois où il m'avait demandé en présence d'autres usagés si j'étais
« menstrué ». Il parlait fort, le ton était grossier,
choquant. Je déteste la vulgarité. Lui avais rétorqué que s'il pensait que j'étais
un homo, il se trompait. J'interprétais la rudesse du ton comme une tentative
de me salir aux yeux des autres. Je respecte les gens, m'attends à la
réciprocité.
Il y avait eu aussi cet autre indice. Au cours d'un repas, un ami
d'origine portugaise raconte, à Norbert et moi, l'histoire d'un crime survenu
dans son pays. Deux types avaient kidnappé quelqu'un, exigé une rançon, indiqué
qu'elle devait être déposée dans une grosse boîte aux lettres de la Poste
portugaise située dans une rue peu achalandée. Un parent de l'otage avait obéi
à leurs directives, des flics en civil pris position à proximité. Après un
certain temps d'attente, ils avaient déduit que personne ne s'y pointerait le
nez. En ouvrant la boîte postale, surprise : elle n'avait plus de fond, un
tunnel débouchait juste dessous. L'argent avait comme de raison disparu. Quand
arrive le punch, j'éclate de rire. Je remarque que Norbert, lui, ne trouve pas
ça drôle du tout, ses mine sévère et silence sont éloquents.
L'astuce des kidnappeurs avait un petit côté particulièrement tordu et
tordant. Mon ami portugais conte bien ça, une histoire. Prend son temps, fait
des pauses pour vérifier ses effets, nous regarde de ses grands yeux humides
d'épagneul. J'en conviens, le rapt est un crime odieux. N'empêche. La froideur
de Norbert n'était pas sans rappeler l'apparatchik militant qui ne voyait qu'un
sacrilège dans une plaisanterie où la loi et l'ordre suscitaient le rire. Il y
avait là aussi contradiction. Il se disait d'accord avec l'exécution de braconniers
dans des réserves fauniques africaines, alors qu'une histoire de kidnapping où
il n'y avait pas eu mort suscitait chez lui un visible mécontentement. C'est
notamment ce genre de recoupements, ou contradictions, qui permettent de
repérer les civils.
Lisez
gratuitement le tome 1 au complet, dans la colonne de droite, cliquez sur
l'icone du livre. À partir d'aujourd'hui, vous allez faire en ma compagnie vos
premiers pas dans l'underground policier et découvrir les tactiques utilisées
par les civils. Ouvrez bien les yeux !
News du vendredi 22 février
2008---------------
■ Avez-vous plus peur de la criminalité...
18H27 - ... que de l'accident de la route, que de la maladie mortelle
(SIDA), du vieillissement et de l'inéluctable mortalité qui vous attend, de la
soupe chimique dans laquelle vous baignez quotidiennement dans votre cité, de
l'accident du travail, de la perte de votre emploi, des difficultés à joindre
les deux bouts, de la hausse du taux de votre hypothèque et autres mensualités,
et que de et que de ?
Durée 00:44 ■ Michel Onfray, suite
16H32
- Le philosophe parle de l'un de ses nombreux livres, sur France2, à l'émission
des Mots de Minuit : La puissance d'exister...
Durée 22:46 Si
vous voulez approfondir votre réflexion, voici l'adresse de plusieurs vidéos de
ce philosophe :
De
mon côté, je vais en présenter de temps à autre. La philosophie est un outil
(un moteur) indispensable dans la vie. Ça n'a rien à voir avec les religions.
Dans le sens que ce n'est pas l'homme devant rendre des comptes à un dieu
hypothétique et dominateur, ce n'est pas non plus de l'horoscope, mais l'homme
face à lui-même, à son destin, à l'univers. Bref, ça fait appel à
l'intelligence plutôt qu'à la croyance, le fameux « ne penses pas, je pense
pour toi », qui est l'un des visages du totalitarisme.
■ France : longue nuit de solidarité
aux SDF
00H15
- Selon 20minutes.fr, plusieurs milliers de personnes passent présentement la
nuit de ce 21-22 février 2008 sous les étoiles, place de la République, à
Paris. Elles dénoncent ainsi la situation faite aux sans-abri. (NDLR : Ce
n'est pas à Montréal qu'on verrait ça.)
Lisez l'article à cette adresse : ■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier
00H00 - Amis lecteurs et lectrices, j'espère que vous ferez votre propre
enquête sur le terrain, ne serait-ce que pour vérifier si le journaliste que je
suis vous a menti ou pas. Ce livre a d'ailleurs pour but de vous y inciter et
aider. Attendez-vous à tomber des nues... Et ce, peu importe le pays où vous
habitez. Les tactiques policières décrites dans ces pages sont la norme, à
quelques rares variantes près.
Je suggère fortement comme point de départ votre... propre entourage.
Même si vous êtes loin de vous en douter, sachez qu'ils et elles sont là,
directement ou par commerçants et autres collabos interposés. Évitez les
jugements arbitraires, attendez d'avoir empilé suffisamment de recoupements,
c'est-à-dire des renseignements venant s'ajouter à ceux que vous possédez déjà
et vous confirmant que oui, ou que peut-être bien, ou que non c'en n'est pas un
ou une...
Outil d'enquête essentiel : une petite camera jetable, un témoin
potentiel qui vous suit pas à pas partout. On en trouve dans les pharmacies
pour une dizaine de dollars, film compris. Elle joue aussi un autre rôle :
photographier des civils et des collabos suscite une certaine inquiétude chez
ceux et celles qui nous épient. La caméra est l'équivalent d'une arme de
dissuasion, la photo, d'un avertissement subliminal : respectez mes droits
sinon votre visage fera la une des journaux et téléjournaux.
Sans chercher à dramatiser la situation décrite, il est un fait bien réel
que après avoir lu ce livre, vous éprouverez un sentiment d'irréalité assez
déplaisant, ne regarderez plus du même oeil votre grande Cité, ville ou
village. On se croit en pleine fiction, se frotte les yeux, gratte la tête à
deux mains, n'arrive pas à le croire. Comme le système marche tout croche, on
grince aussi des dents, cuit à l'intérieur. On ressent également un certain
mépris à l'endroit des citoyens-collabos, les béni-oui-oui de la police.
Il y a tout de même un pré requis, imparable : être un démocrate
convaincu. Si vous êtes un fanatique de la police, de l'ordre et du
conformisme, il y a peu de risque que ce livre, soit dit sans blague, vous
fasse manquer d'air. Personnellement, j'avoue qu'il y a des jours où je
souhaiterais n'avoir jamais été témoin de ce que j'ai vu sur le terrain.
Auparavant, respirer profondément dans ma Cité ou mon village me rendait plus
libre. Aujourd'hui, le démocrate sent une souffrance, comme une brûlure. C'est
ce qu'on appelle la chape de plomb ! Pour tout dire, mes belles illusions se
sont volatilisées !
Accédez au livre gratuitement, cliquez sur son icone, dans la colonne de
droite.
News du jeudi 21 février 2008---------------
Jeudi
21 février 2008
■ Sortir du moule musical, créer du neuf
21H44
- Arambol, un village de la province de Goa (Inde) où sont installé de nombreux
musiciens occidentaux en quête d'hédonismes et de spiritualités. Chris,
producteur parisien, Marie, chanteuse, et Dume (Otisto23), technicien
programmateur, sont partis capturer l'atmosphère de ce vivier musical après
avoir monté un studio local avec Fabrizio, guitariste, installé en Inde de
longue date.
Témoignage...
Des gens aux idées et aux origines différentes, partageant le même mode de vie.
Cela rend cet endroit spécial et plein d'énergie. La façon dont on mène sa vie
influe sur la musique qu'on joue : de nouveaux sons, de rythmes. Des gens assez
beaux, qui ont un beau talent .
Pendant
trois ans, ils créent une oeuvre (double CD) collective mélangeant différentes
influences : Rock, psychédélique, pop, transe, break beat, ballades
acoustiques, indienne ... ■ Doll Face...
21H24 - ... animation-explicite
Durée 04:12 ■ Message des insoumis
21H00
- Ils citent André Gide : « Le monde ne sera sauvé, s'il peut l'être,
que par des insoumis. Sans eux, c'en est fait de notre civilisation, de notre
culture, de ce que nous aimions et qui donnait à notre présence sur terre une
justification secrète. » Pour avoir une idée de quoi plus précisément ces
insoumis parlent, visionnez leur vidéo...
Durée 02:39 Et visitez leur site ■ L'extrait du tome 1 de L'Étau policier
00H00 - Les renseignements, cueillis par les civils et leurs collabos,
sont le point de départ de l'hygiènisation de tous les citoyens. Elle
s'effectue via la filature, l'infiltration et, si besoin est, par des
déstabilisations psychologiques à répétition. Peu connu du néophyte,
l'expression " déstabilisation psychologique " nécessite explication,
pour le moment sommaire, bien sûr, mais que nous approfondirons au fur et à mesure
de la progression de notre quête de la vérité.
Nous vivons dans un univers perfectible où plein d'événements peuvent
nous déstabiliser dans notre vie de tous les jours. Ainsi le fait de devenir
chômeur ou bénéficiaire de l'aide sociale, de tomber au bas de l'échelle
socio-économique. Il y a une souffrance psychologique associée à l'absence
d'emploi, au fait de ne pas pouvoir vivre et consommer comme tout le monde. Les
histoires de coeur tournant au vinaigre déstabilisent psychologiquement aussi,
de même que l'accident du travail, ou de la route, ou le fait d'apprendre de
son médecin qu'on est atteint d'un cancer généralisé, ou la mort d'un être
cher, etc.
L'intensité de la souffrance psychologique varie selon l'importance que
nous accordons aux aléas de la vie. L'événement nous affectant peu, déstabilise
peu. Nous continuons de vaquer à nos occupations sans que rien n'y paraisse, de
sourire, d'échanger avec les autres. Par contre, l'événement nous bouleversant
profondément, chamboule littéralement notre quotidien. Amour de la vie,
sérénité, confiance en soi, convivialité, tout s'écroule. On n'est pas bien, se
sent vulnérable, se renferme, quand on sort, on rase les murs.
On se révèle alors tel qu'on est véritablement, n'étant plus protégé par
la bulle douillette de la vie stable. La personne n'arrivant pas à retomber sur
ses pieds risque le burnout, à la limite le suicide. Nécessaire de bien saisir
les conséquences d'une déstabilisation du genre pour comprendre ses effets
dévastateurs lorsque elle est d'origine policière. C'est une arme blanche
redoutable, car, utilisée à répétition, elle déstructure mentalement le
citoyen : la répétition est la norme, la police ne lâche jamais sa proie.
La particularité du policier et de la policière en civil consiste
notamment à rencontrer le citoyen dans ses moments difficiles, quand il se
révèle sans masque, fragile. Cependant, ils utilisent aussi la tactique, et sur
une très grande échelle, à des fins de contrôles et de nettoyages sociaux. Là,
nous ne parlons plus de la même chose, entrons dans le vaste monde de la
répression clandestine illégale du citoyen ordinaire. Car ils créent
artificiellement des événements déstabilisateurs pour bouleverser sa vie. Ils
sont la plupart du temps accompagnés d'une désapprobation... communautaire à
son encontre, qu'ils montent de toutes pièces et propagent par le
bouche-à-oreille et l'aide sur le terrain de commerçants et autres collabos.
Ils disposent alors de toute la latitude voulue pour le manipuler à
volonté, gendarmer sa vie, l'éloigner d'endroits qu'ils ne veulent plus le voir
fréquenter, ou carrément l'éjecter de la société, geler en quelque sorte son
présent et son futur. Et sans le faire passer devant un juge, puisque ce sont
eux qui décident qui sera in ou out de la société démocratique. Du
pas-vu-pas-pris non plus puisque la cible ignore que les agressions
psychologiques dont elle fait l'objet sont l'oeuvre de la police en civil et
ses collabos. La meilleure répression est celle qui ne se voit pas, parce
qu'elle est illégale. D'ailleurs, ce citoyen sait-il seulement ce qu'est une
déstabilisation ? Combien de suicidés jusqu'à ce jour ?
Apprenez-en
davantage sur les tactiques clandestines et illégales de la police en civil et
de ses collabos. Dans la colonne de droite, cliquez sur l'icone du livre et
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News du mercredi 20 février
2008---------------
■ Entrevue, à Radio Suisse 3, avec Michel
Onfray
19H10
- Pas de vidéo, seulement du son : bon, on n'en fera pas une dépression
nerveuse. Le philosophe parle des athées et des croyants ; du plaisir à donner,
du plaisir à recevoir ; etc. Trois minutes d'une entrevue entrecoupée d'une
chanson de Charlelie Couture : Appel à l'aide... Vraiment touchantes, les
paroles. Cet auteur-compositeur possède l'art de communiquer ses émotions, ce
qui n'est pas donné à tout le monde.
Ensuite,
comme cela se passe à la radio, l'entrevue se poursuit. Onfray est volubile,
nous apprend des choses essentielles dans la vie. Intéressant, ce mec-là.
http://www.dailymotion.com/video/x4ek2d_michel-onfray-interview-radio-suiss_politics
■ Belle tune : Le vent nous portera...
18H08
- .... un clip de Noir Désir
Je
n'ai pas peur de la route http://www.dailymotion.com/video/xliwq_noir-desir-le-vent-nous-portera_music
■ Michel Onfray : politique, médias,
journalisme
16H54
- Un point de vue méritant d'être connu, notamment sur l'autocensure de la
presse en général. Il a publié de nombreux ouvrages. Ses cours d'histoire de la
philosophie sont régulièrement diffusés sur France-Culture.
Durée 12:39 ■ USA : accusés de discrimination
raciale 14H49
- ... depuis les geôles de Guantanamo jusqu'aux tribunaux et aux cours d'école.
L'accusation émane d'associations de défense des droits de l'homme, dont du
directeur de US Human Rights Network, Ajamu Baraka. Ce pays devra s'expliquer,
cette semaine, à Genève, où siège la Commission des droits de l'homme.
Lire
l'article de l'Agence France-Presse sur Cyberpresse.
http://www.cyberpresse.ca/article/20080220/CPMONDE/80220105/6644/CPMONDE
(NDLR :
Les républicains, lorsqu'ils sont au pouvoir, ne font pas dans la dentelle.
Inquiétant, notre puissant voisin !)
■ Le FORUM
de L'Étau Policier...
00H22
- ... est maintenant opérationnel sur mon site : dans la colonne de droite,
cliquez sur FORUM. Inscrivez-vous au plus vite. Il est grand temps que des
citoyens, incluant des policiers, débattent des activités clandestines et
illégales des civils et de leurs collabos. Ainsi que je l'ai déjà dit et
répété, le Canada n'est pas un cas unique, la problématique est universelle.
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier
00H00
- René Laperrière, du Département des sciences juridiques de l'Université du
Québec à Montréal, et Pierre Patenaude, de la Faculté de droit de l'Université
de Sherbrooke, s'inquiétaient, en 1994, dans un ouvrage du fait que les
nouvelles technologies de l'information décuplent la présence de Big Brother dans
notre vie de tous les jours. ( NDLR : Sans oublier... Big Sister, tout aussi
omniprésente. ) Traitant des mégabanques informatisées, ils écrivaient qu'elles
permettent « d'accumuler une quantité considérable de renseignements sur les
citoyens, de les diffuser et utiliser de façon à réduire sensiblement leur vie
privée, en y enregistrant les moindres détails ( sic ) de leur existence
et en les comparant pour établir un double informationnel des individu (
... ) ». Les auteurs parlaient d' « un immense réseau de surveillance
et de contrôle social ». Quand on sait l'explosion exponentielle qu'ont
connu ces technologie depuis 1994, il y a de quoi avoir froid dans le dos.
En France, selon Hamon et Marchand, toutes sortes de renseignements sont
stockés dans le fichier central informatisé des polices françaises. Ceux
relatifs aux activités des criminels, bien sûr, mais également sur des hommes
publiques et des citoyens, sur les origines raciales, opinions politiques,
philosophiques, religieuses, syndicales, les moyens d'existence, les
fréquentations, la propension à la boisson, etc. Ils sont collectés grâce aux
voisins, aux employeurs ou à l'occasion de démarches administratives ou de
contrôles d'identité. Ce fichier central est constamment alimenté de renseignements
frais. Pour l'ensemble du territoire français, à titre d'exemple, Hamon et
Marchand parlent de 200 à 250 millions de fiches.
Le développement exponentiel
des nouvelles technologies de l'information, pourtant un bienfait en de
multiples domaines, et le concept de la pseudo police communautaire ont permis
à la police, en moins d'une décennie, une pénétration toute aussi exponentielle
de la vie privée du citoyen. Son emprise psychologique sur le citoyen s'en est
forcément trouvée considérablement alourdie. S'ajoutent à ces mégabanques
policières celles de l'État, qui emmagasinent cependant des renseignements
différents des premières, et ayant trait aux rapports du citoyen avec les
paliers gouvernementaux, fédéraux et provinciaux.
Dans son rapport annuel déposé au Parlement canadien en mai 2000, le
commissaire à la protection de la vie privée, Bruce Phillips, nous apprenait
que, à cause des mégabanques informatisées, « nous sommes dans une nouvelle
ère, où il est possible de prendre un peu d'information sur chacun de nous dans
différentes sources, de tout mettre cela ensemble et de tracer un portrait très
détaillé. »
Cependant, le lecteur découvrira dans ces pages que Big Brother et Big
Sister, c'est d'abord et surtout la police en civil, pas l'État. Aidée par ses
collabos et les agents et agentes de la sécurité privée en civil, elle cueille
sur le terrain une masse considérable de renseignements que l'on ne retrouve
pas dans les mégabanques informatisés de l'État, notamment tout ce qui touche
la vie privée du citoyen dans ses activités les plus intimes.
Lisez gratuitement le tome 1 au complet, cliquez sur l'icone du livre
dans la colonne de droite. Vous allez découvrir un monde clandestin dont vous
ignorez l'existence.
News du mardi 19 février 2008---------------
■ Le FORUM du site
L'Étau Policier...
15H06 - ... s'en vient. Les visiteurs de
mon site pourront y débattre en toute liberté la grande question : quelles
mesures proposez-vous pour que la police en civil respecte les droits et
libertés ? Par ailleurs, d'ici peu ils auront la possibilité de commenter tous
les éléments du jour publiés dans mes ACTUALITÉS,
en page d'accueil. Donc, le FORUM sur le grande débat et les
COMMENTAIRES sur les news quotidiennes. J'ai bien hâte de vous lire.
■ L'extrait du tome
1 de L'Étau Policier
00H00
- Les civils, déguisés notamment en concierges, en employés de dépanneurs et
chauffeurs de taxi, ont plusieurs traits en commun. Au cours d'une
conversation, par exemple, ils argumentent rarement. Habituellement, ils
écoutent surtout, sorte d'échange où tu donnes le moins possible et recueilles
le maximum. Ils excellent aussi dans l'art de vous lancer et relancer. Demandez
à quelqu'un que vous croisez dans la rue, après les salutations d'usage : « Et
puis ? » ou « Et alors ? » et aussitôt il vous dévoilera ce qu'il
fait en ce moment ou projette de faire.
Le
volubile sera intarissable. Quelques sous questions discrètes, et il vous dira
tout. Plusieurs citoyens aiment aussi briller au cours d'une conversation,
étaler leurs connaissances. Quand on les écoute avec respect et humilité, sans
jamais leur couper la parole, ils l'apprécient. Se sentent valorisés lorsqu'on
leur sollicite une opinion. En déduisent en savoir plus que nous, pauvres
ignorants, et sur un tas de sujets. C'est davantage le cas quand ils vivent
seuls ou au sein d'une famille où plus personne n'accorde le moindre intérêt à
leurs opinions cent fois rabâchées.
Même les muets sont bavards. La tâche est un plus laborieuse, c'est tout.
Si l'un s'arrête, après vous avoir dit par exemple que demain, il va à tel
endroit, répétez ce qu'il vient de dire : « Comme ça, demain tu vas à
(tel endroit) ? » Il vous répondra qu'il va y faire réparer son auto,
s'arrêtera de nouveau. Même pas nécessaire de lui demander ce qu'elle a, plus
discret et efficace de le relancer en ces termes : « Ah, tu vas faire
réparer ton auto ? » Parce que la question n'est pas directe. Moins de
risque que la conversation ressemble à un interrogatoire.
Les gens sont méfiants quand ils s'aperçoivent que vous cherchez à leur
tirer les vers du nez. Patiemment et sans jamais le brusquer, vous apprendrez
aussi qu'il sera accompagné d'un tel, chômeur de son état, que sa conjointe est
partie chez une amie pour une semaine, etc. La police s'intéresse au
train-train de la vie quotidienne des citoyens. C'est à partir de tous ces
renseignements qu'elle élabore ses interventions répressives.
Lisez le tome 1 au complet et gratuitement, cliquez sur l'icone du livre,
dans la colonne de droite.
News du lundi 18 février 2008---------------
■ Le racisme rampant
14H12
- La vidéo traite de la France, des USA, mais se pose la question :
y'a-t-il seulement un pays occidental où le racisme n'existe pas ?
Le
plafond de verre est un film de Yamina Benguigui. Des victimes témoignent,
certaines le regard triste, d'autres les yeux mouillés et puis cet homme qui
pleure... insoutenable !
Intervenants :
Durée 51:31 À
la fin de la vidéo, on entend une chanson africaine sublime. Ému, j'étais,
fallait absolument que j'en trouve le clip pour l'afficher ici. Et j'ai
trouvé...Le nom de l'interprète : Queen Etémé, une Camerounaise, dont le
coeur, le tempérament et surtout sa voix ont fait d'elle une reine. Le
titre : Kuna
Durée 04:00 Pour
en savoir plus sur cette très grande artiste ■ Une vidéo destinée aux
citoyens-journalistes
02H10
- Suis tombé là-dessus par hasard, me suis dit que ça pouvais vous
intéresser : la différence entre un reportage et un documentaire, comment
s'y préparer, etc. Dès le départ, il y a des choses essentielles à savoir.
Durée 32:07 ■ Linux, une belle
aventure communautaire
00H01
- La logique du logiciel libre et de Linux en particulier, ainsi qu'on peut le
lire dans l'introduction, est un pied de nez au capitalisme sauvage et au
néolibéralisme. La réussite fulgurante d'un logiciel GRATUIT, réalisé
COLLECTIVEMENT, qui devient concurrent direct d'une des plus grande
multinationale au monde (Microsoft), tout en permettant à ses auteurs de vivre
et prospérer, voilà ce qui est non seulement une alternative réelle et humaine
mais en plus une démonstration qu'il existe une autre voie que la loi de la
jungle et qu'elle peut même donner des produits plus performants. (NDLR :
Au début, il était question de le vendre, mais ce n'était pas possible.
On explique pourquoi.)
Linux
est un système d'exploitation ouvert : son code source est publié sur Internet.
Ainsi, le travail collectif d'une communauté de programmeurs permet-il de le
faire évoluer et, grâce à cette progression perpétuelle, de le rendre meilleur
techniquement que les systèmes d'exploitation dits "fermés", comme
Windows de Microsoft. De plus, on peut le télécharger gratuitement sur
Internet. Aucun logiciel n'a réuni autant de collaborateurs de partout dans le
monde.
Quelques
uns des intervenants :
Richard Stallman, programmeur Durée 49:38 Il manque environ 2 minutes à la fin,
d'où le coupure. ■ Extrait du tome 1
de L'Étau policier
00H00 - Dans les pages de ce livre, le lecteur découvrira un monde dont
il ignore l'existence. Car il est un fait cent fois vérifié que, généralement,
il n'est pas conscient de la présence du policier ou de la policière en civil
dans son environnement. Lorsqu'il est infiltré ou que des gens de son entourage
immédiat le sont, il ne s'en rend pas compte parce qu'il ne conçoit pas qu'un
policier municipal, régional ou provincial - Sûreté du Québec - puisse
travailler sans uniforme, sans revolver à la hanche, sans walkie-talkie, sans
auto-patrouille. Cela dit, le métier de policier en civil n'est pas facilité
pour autant.
Car s'il veut demeurer invisible, le civil - vocable désignant un policier ou une
policière, qui sont aussi nombreuses que les hommes - doit avoir une allure passe-partout.
L'air le plus ordinaire, impersonnel et gris possible. Se choisir un nom
d'emprunt permettant de ne pas associer le vrai nom à un vrai visage, le sien.
Il doit mémoriser aussi la configuration de la ville d'où il prétend venir, les
noms de quelques notables et commerçants y habitant, préférablement des
collègues déjà infiltrés dans ce milieu, ou des gens introuvables ou décédés et
ne pouvant par conséquent nier le connaître.
Il doit aussi apprendre
par coeur certains détails de la vie du personnage qu'il incarne, par exemple
le métier qu'il prétend avoir. Quand il n'en possède pas l'abc, il en parle
peu. Parfois, peut-être même plus souvent qu'on le pense, il en possède bel et
bien la formation et l'exerce. Il peut pratiquer les boulots les plus
déroutants.
Faut être d'une fibre très particulière pour exercer le métier de
policier. Car le personnage qu'il incarne doit lui aller comme un gant et
savoir le jouer à fond, sept jours sur sept. Bien sûr, savoir mentir sans que
cela ne paraisse. Il ne peut se montrer aux autres sans faux-semblant. Ce qui
exige une mauvaise foi colossale, inhérente à la fonction, et un réel talent de
comédien, cela dit sans ironie. De vrais caméléons, s'adaptant à tous les
milieux. La vérité m'oblige à dire que certains sont de grands artistes alors
d'autres ne sont que de bons tâcherons, sans plus. Comme on dit, leur culture
policière finit par dépasser, tôt ou tard. Physiquement, ils ne sont plus en
uniforme, mais mentalement oui. Alors ceux-là on les entend et voit souvent
venir de loin.
N'empêche qu'une certaine connaissance des tactiques policières aide à repérer le premi |