Archives des ACTUALITÉS de février 2008

News du vendredi 29 février 2008---------------      

Les nouvelles technologies...

17H42 - ... offrent beaucoup de possibilités aux créateurs. Ainsi que vous le constaterez dans la vidéo que je vous propose, la succession d'images, de rythmes, de sons, de graphiques, entre autres, forment un tout cohérent et particulièrement prometteur.

Cet événement expérimental a nécessité la participation de plusieurs personnes, chacune spécialiste en son domaine. Vous allez les voir à l'oeuvre. En somme, un grand orchestre, mais sans les instruments traditionnels. Car nous sommes dans le nouveau monde de l'électronique. Pour vraiment apprécier ce spectacle nouveau genre, nécessaire de visionner et écouter jusqu'à la fin.

Durée 04:55 - Dans la page s'affichant,
cliquez sur Ancien site///Vision'R ENTRER
Une nouvelle page s'ouvre, la vidéo est un peu plus bas
http://vision-r.fr/

News du vendredi 29 février 2008---------------      

Remplacer le gaz lacrymogène
par le gaz...hilarant ?

13H32 - Telle est la suggestion de Thomas Dérie, émise dans une lettre publiée dans Le Devoir du 26 février, un quotidien du Québec. Selon lui, le rapport qualité de vie-prix est bien meilleur, l'atmosphère serait beaucoup plus conviviale et les altermondialistes (lors des sommets mondiaux) pourraient mourir de rire.

Neutraliser quelqu'un par le rire, me semble préférable également à la violence du Taser. Alors, j'adhère à cette drôle d'idée de Thomas.

Les fameux certificats de sécurité du Canada
ne sont pas différents des listes noires

08H45 - Je rappelle que récemment le Canada a pris des mesures répressives à l'encontre de 5 citoyens soupçonnés de terrorisme sans qu'ils soient accusés de quoi que ce soit.

Cequi avait soulevé un certain tollé. Ramenons la réaction de Philippe Robert de Massy, avocat à la Ligue québécoise des droits et libertés : «  Qu'ils fassent la preuve et qu'on les laisse se défendre. » Celle aussi de Me Julius Gray, spécialiste québécois en droits et libertés : « Le gouvernement se base sur ses soupçons et non pas sur ses connaissances. Dans ce genre de situation, on découvre, dans 99,9 % des cas, qu'on s'est trompé. » Enfin, la citation de Béatrice Vaugrante, présidente de la section canadienne francophone d'Amnistie internationale : « Si on a réellement des preuves, qu'on les arrête et qu'on les juge. »

Notre démocratie n'arrête pas de perdre des plumes.

Dick Marty, député européen :
« On se sert du terrorisme pour faire peur
et restreindre les libertés fondamentales »

00H11 - En voilà au moins un ne craignant pas de dire la vérité. Marty, un Suisse, est membre du parti ALDE (Alliance of Liberals and Democrats for Europe) et siége à l'Assemblée parlementaire du Conseil d'Europe (APCE).

Brièvement le contexte de cette affaire, qui nous concerne tous. Elle a trait aux listes noires des personnes et groupements soupçonnés de terrorisme (NDLR : Les USA y tenaient mordicus). À la suite du dépôt et l'étude d'un rapport, une majorité écrasante de députés de l'APCE a demandé qu'elles soient revues car elles violent les droits de l'homme et remettent en question la crédibilité de l'ONU et de l'Union européenne (UE).

Selon Marty, de très nombreux députés ne connaissaient pas dans le détail le mécanisme pervers des listes noires et ont été très choqués en le découvrant. Le fait qu'elles visent presque exclusivement des musulmans est vraisemblablement la cause de ce peu d'intérêt.

Il y a aussi cet autre passage...

Marty : La peur du terrorisme est très payante du point de vue de la popularité. On met beaucoup moins d'énergie à combattre d'autres menaces encore plus graves et qui font plus de victimes : la traite des êtres humains, le trafic de drogue international, le trafic d'armes et la corruption (la menace la plus grave pour nos systèmes démocratiques); mais voilà, dans ces domaines, il y a des intérêts énormes et la politique est beaucoup plus réticente à intervenir.

Même contre le terrorisme les intérêts économiques ont la priorité : c'est ce qui a induit Blair et Sarkozy à traiter Kadhafi comme un grand ami; sans une parole pour les victimes de Lockerbie...

Cette entrevue de Marty est révélatrice comme vous n'en avez pas idée.

http://libertesinternets.wordpress.com/2008/02/27/dick-marty-union-
europeenne-%c2%abon-se-sert-du-terrorisme-pour-faire-peur-et-pour-
restreindre-les-libertes-fondamentales%c2%bb/

L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier

00H00 - Afin de générer un peu d'argent neuf, que je voulais partager avec l'organisme, j'avais confectionné un document corporatif. Je m'étais occupé de tout. Le Collège de Photographie Marsan m'avait refilé l'un de ses étudiants, qui avait consenti de travailler gratuitement, et que Norbert s'était d'ailleurs dépêché d'infiltrer. Un studio de photographie m'avait prêté une caméra 35mm, donné les films et développé gratuitement les photos. Vingt pages étaient réservées à des infos sur le resto, et vingt autres à des pubs. J'en avais déjà vendues quelques unes, dont au maire de Montréal, Pierre Bourque, via l'une de ses secrétaires.

J'avais aussi entrepris des démarches auprès d'une représentante de la ministre Ressources humaines et Travail Canada, Jane Stewart, afin d'obtenir gratuitement l'installation, dans notre resto, d'un terminal donnant accès à la banque d'emplois disponibles partout au pays, dont ceux de la grande région métropolitaine de Montréal. Je projetais de mettre à la disposition de nos usagers et bénévoles une ligne fax et téléphonique afin de faciliter leur communication avec les employeurs potentiels. D'associer Travail Québec à de mini séances d'info portant sur la façon de rédiger un curriculum vitae, de se présenter au téléphone ou au bureau d'un employeur potentiel. Éventuellement, je songeais acquérir un ordinateur et une imprimante pour la conception et l'impression des cv. Pour offrir ces services, j'aurais sollicité l'aide financière d'entreprises et de fondations.

Je souhaitais également y insuffler un peu de culture, aussi importante que l'osmose et la bouffe. Elle peut aider quelqu'un à sortir de sa coquille. On oublie souvent que l'image que les pauvres se font d'eux-mêmes dépend pour une large part de celle que leur renvoie le mobilier dégradé, urbain ou rural, où ils vivent. De l'entourage humain aussi, car il se trouve des gens pour les mépriser. Je voulais leur donner l'occasion de transformer positivement cette image et de se découvrir, qui sait ? Peut-être des capacités insoupçonnées.

Nous allions monter des saynètes du théâtre burlesque intercalées de numéros de variété. Usagers et bénévoles en seraient à la fois concepteurs et acteurs. La capacité de 90 places assises du resto le permettait. Ne suffisait que d'improviser une scène. Où dénicher des running gags ou saynètes typiques du théâtre burlesque ? Coup de fil à Gilles Latulippe, le maître en la matière au Québec. Le rejoins au deuxième appel, lui dit qui nous sommes, explique le projet. Il accepte de nous aider, pourrait même assister à quelques unes de nos répétitions.

Pour l'élaboration de numéros de variétés, pas compliqué, il y a plein de talents au resto : joueurs de la flûte traversière, de la flûte à bec et du tuba, poète, raconteur d'histoires. L'un de nos bénévoles, m'avait-on dit, était un travesti. À cela, on pouvait ajouter d'autres numéros. Je songeais notamment à la création des Girls de Bouffe-Héberge, petite troupe sobrement froufroutante, dansant et chantant des classiques des nuits parisiennes, par exemple Pigalle de Serge Lama : je m'en vais voir les petites femmes de Pigalle... et tra-la-la ! Et sans discrimination d'âge et de tour de taille. Songeais aussi à un extrait d'une pièce de Shakespeare. Ç'aurait été tordant d'entendre des gens ne possédant aucune formation théâtrale s'exprimer en alexandrins, incluant les imparfaits du subjonctif.

Lisez gratuitement le tome 1 : dans la colonne de droite, cliquez sur l'icone du livre.

News du jeudi 28 février 2008---------------

Retour d'ascenseur

01H54 - Courte et intelligente vidéo, signée Manuella Maury. Contexte : le 4 février dernier, 60 femmes ont écrit LE TEMPS, un quotidien de référence de la Suisse romande et francophone traitant de politique suisse internationale, d'économie et culture. Par la suite, il y a eu une petite réception afin de célébrer l'événement. Les invités accédaient à l'étage par l'ascenseur.  

Durée 05:59
http://fr.youtube.com/watch?v=ArPJLoFCi1M

Vous avez aimée, en voulez une autre de Manuella Maury ?

Durée 02:10 - Le côté mâle de la femme
http://fr.youtube.com/watch?v=MDiY6z-JczM

Les silences des universités du Québec !

01H04 - Dans cette vidéo, on soulève un point éminemment important : l'autorité suprême du conseil d'administration d'une université. C'est lui qui embauche et congédie des profs. Généralement, les moutons noirs dénonçant par exemple des lois répressives adoptées par le pouvoir n'y font pas long feu. Au Canada, les profs, en plus d'être bien encadrés, sont liés par les subventions que le gouvernement verse à ceux désirant effectuer des recherches. Les silences de nos universités sont aussi éloquents que bien des paroles.

Heureusement, il y a des étudiants refusant de se la fermer. En France, la contestation est encore bien vivante. Une bonne bouffée d'air frais ou un bon jus d'orange, fait avec de vraies oranges et dépourvues d'insecticide.

Durée 20:00 - La parti intéressante vient après l'intro sur fond rouge.  
http://www.regardeavue.com/index.php/2007/12/09/169-cine-journal-paris-8-n1-ag-du-19-11-2007

Nouveau stock de photos et caricatures

00H04 - À voir dans la page LIBERTÉS ICI : 79 caricatures et 57 photos (d'autres photos seront ajoutées plus tard dans la journée). En France, publier une caricature d'un flic représenté sous la forme d'un cochon est interdit. À ce sujet, il y a eu des poursuites à l'encontre de caricaturistes, ce qui a soulevé tout un tollé. C'est à croire que le flic est devenu un personnage aussi sacré que Mahomet.

Moi aussi, je dis non, un GRAND NON, à cette atteinte à la liberté d'expression. Alors, j'en publie quelques unes afin de défendre ce droit et comme soutien aussi à ces artistes français qui ont été réprimés. Et à chaque renouvellement du stock de caricatures sur mon site, il y en aura, à moins que je n'en trouve pas sur le web. Ce dont je doute, compte tenu de la... très très grande popularité de la police en ce monde.

L'extrait du tome 1 de L'Étau policier

00H00 - Un après-midi, Simon, Antoine et moi venons de bouffer chez Old Brewery, une soupe populaire, et déambulons rue St-Laurent. Je ne sais plus qui amène le sujet sur le tapis, mais toujours est-il que nous en venons à parler de l'appart de 872$ par mois que j'occupais aux Habitations Desjardins, en 1994-95.

Simon me souligne que je devais bien vendre un peu de coca pour arriver à joindre les deux bouts. Pas le temps de répliquer qu'à l'époque j'éditais plusieurs magazines, que mes revenus me le permettaient. Je travaillais chez moi où je recevais parfois hommes d'affaires, clients et lecteurs, qu'il me fallait un endroit présentable, image corporative oblige. Travailler à mon domicile me revenait en outre pas mal moins cher que dans un local commercial. Pas le temps, ils accélèrent aussitôt le pas. Les laisse aller, n'ai pas envie de m'essouffler à les suivre. Tactique policière connue consistant à laisser l'interlocuteur subitement en plan pour qu'il marine un peu dans son jus, seul avec sa culpabilité.

Quelques jours plus tard, Antoine et moi revenons de bouffer du même endroit, discutons de choses et d'autres sur le coin Ste-Catherine-St-Laurent. Tout à coup, il m'interrompt, me demande si j'ai vu... ? Vu quoi ? Le pigeon venant de se faire écrabouiller sous la roue d'une voiture qu'un type a stationnée le long du trottoir, en face du resto La Belle Province. Réponds non, puisque l'incident s'est déroulé derrière moi. Cela dit, je reprends la discussion que j'avais entamée avec lui.

Il m'interrompt encore, me demande si j'ai entendu le bruit quand le pigeon a été écrasé. Oui, effectivement, mais j'ignorais ce que c'était. Je reprends encore le fil de la conversation, remarque qu'il me regarde bizarrement, la tête penchée sur un côté. Je comprends alors ce qui le chicote. Un pigeon vient d'être aplati, je devrais être ému mais ne le suis pas. Comment le pourrais-je, n'ayant rien vu ? Que lui le soit, compréhensible, il en a été témoin.

Voyez où je veux en venir ? La speudo prévention de la criminalité n'est qu'un alibi, l'objectif des flics en civil étant d'abord et avant tout de culpabiliser le citoyen, afin d'imposer et développer leur emprise psychologique. C'est de cette façon qu'on prend le contrôle des citoyens d'un village, d'une ville, d'une grande cité et d'un pays.

Apprenez tout sur les activités clandestines illégales de la police en civil, lisez gratuitement le tome 1 : colonne de droite, cliquez sur l'icone du livre.

News du mercredi 27 février 2008--------------- 

Mon FORUM : pourquoi ce silence ?

21H00 - Il y a environ une semaine que le FORUM de L'Étau Policier est opérationnel sur mon site et personne n'y a encore exprimé une opinion ou un commentaire : voir dans la colonne de droite, cliquez sur FORUM, en flash. Avez-vous peur de dire ce que vous pensez ? Avez-vous essayé d'y publier un texte sans y parvenir ? Le cas échéant, faites le moi savoir par courriel : sommet de la colonne de droite, à l'item LIENS, cliquez sur CONTACTEZ-MOI. Je ne serais nullement étonné qu'un cyberflic de la Sûreté du Québec, dont le directeur général est Normand Proulx, y soit pour quelque chose.

Big Brother Awards (BBA)

20H06 - Petite vidéo de rien du tout illustrant ce qu'est la réalité d'aujourd'hui. Il n'y a pas exagération, tout est vrai à 100%. C'est une promo annonçant la remise des Césars du monde sécuritaire, le 21 mars prochain. Elle est organisée par les collectifs Privacy International, BBA France, avec la contribution de TV Plaisance et Regarde À Vue. Huitième du genre en France, elle se tiendra à l'espace Confluences, au 190 Bd de Charonne 75020, à Paris. Programme : 19h : Projection de courts-métrages ; 20h30 : cérémonie de remise des prix.

Durée 02:02 - Dans la page s'affichant, la vidéo est un peu plus bas.
http://www.regardeavue.com/index.php/News

Prenez connaissance de la liste des derniers récipiendaires :
http://bigbrotherawards.eu.org/Palmares-2006-des-Big-Brother-Awards-France.html

Dans la page s'affichant, un peu plus bas,
à AFFICHES ET DIPLÔMES BBA 7IÈME édition,
vous en apprendrez davantage en cliquant sur les images :
http://bigbrotherawards.eu.org/-Visuels-.html

PS : À quand un événement annuel du genre au... Québec ? Et pourquoi pas ajouter un prix ARA destiné au journaliste québécois s'étant le plus illustré dans sa collabo...ration avec la police ?

L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier

00h00 - Un jour, j'explique à Adèle un projet qui m'est cher. Je veux produire un document corporatif pour le resto, format magazine, avec plein d'articles, de photos et de pages publicitaires. Il générera des profits que je partagerai avec l'organisme. Lui en montre la maquette que j'ai confectionnée sur mon ordi. Armand glisse soudain dans la conversation l'expression « blanchiment d'argent ». Je feins de ne pas avoir entendu sa remarque. Après le dîner, l'informe vouloir lui parler confidentiellement, lui demande son numéro de téléphone. Il dit préférer m'appeler, n'étant pas souvent chez lui. Je lui donne le mien. À l'heure convenue, le téléphone sonne. C'est lui.

J'entre tout de suite dans le vif du sujet. Lui dit l'avoir entendu, à l'heure du midi, murmurer « blanchiment d'argent »... Il ne me laisse pas finir, nie l'avoir dit. Mais j'insiste, lui signale que s'il a des preuves, de faire son devoir de citoyen, d'alerter la police. S'il ne veut pas s'en occuper, de me les communiquer, que je le ferai à sa place. Lui fait remarquer qu'une fausse rumeur du genre peut nuire considérablement à la réputation du resto. C'est de la diffamation, et les gens la colportant vont devoir prouver ce qu'ils avancent. Il me demande si je suis en train de lui faire des menaces. Non, lui dis-je, mais si tu as des preuves, fais ton devoir : et en sous-entendu, si tu n'en as pas, fermes-la. L'échange est vif. Il me demande même si j'enregistre la conversation. Rétorque pas moi, toi peut-être.

Le lendemain midi, Rodrigue, que je n'ai pas vu depuis au moins un mois, est de retour à Bouffe-Héberge. Ce civil était présumément parti gagner sa vie à Vancouver. Aucun doute, il est venu prêter main forte à son collègue que j'ai brassé un peu la veille au téléphone. Celui-ci d'ailleurs l'accompagne. Notre voyageur des Rocheuses, qui devait être plus près de Montréal que de Vancouver pour réagir aussi rapidement, se pavane, le torse légèrement bombé, me toise, me fait sentir qu'il est venu spécialement pour me mettre au pas. M'appelle le « petit vieux » devant des usagers, s'interroge tout haut sur mon âge véritable, me dit, le ton méprisant, que je dois bien avoir soixante ans. Finalement, les choses en restent là. Par la suite, Rodrigue deviendra un habitué du resto. Quant à l'autre, lorsque je le croiserai dans la rue, il me saluera pendant un certain temps bras levé, index et majeur en V.

Simon faisait également parti de la même mosaïque. Le genre à passer des heures parmi un groupe sans dire un seul mot, et sans que personne ne remarque vraiment sa présence. Il lui arrivait parfois d'interpréter le rôle de l'homme à femmes. Ne détestait pas non plus jouer à l'amateur de coca, à l'occasion. Un midi, après le repas, il nous raconte une orgie de bière et de drogue à laquelle il a participé. À l'entendre, il y en avait à profusion. Chaque bière était suivie d'une ligne de coca. De temps à autre, ils arrêtaient pour bouffer. Ensuite, ça recommençait à boire et sniffer de plus belle. Il exagère tellement que c'en devient ridicule.

Cette histoire, inventée de toutes pièces, n'a d'autre but que de vérifier si j'en suis, moi aussi, un consommateur. Il s'attend sans doute à ce que je le relance, lui raconte à mon tour une orgie de la même farine, ou que, en manque, je me trahisse en reniflant et basculant la tête en arrière, le regard halluciné, ainsi que réagissent parfois des cocaïnomanes. Ou que je lui demande, voix chevrotante et narines frémissantes, s'il n'a pas un peu de stock à vendre. Parler avec autant d'effusion de cocaïne à un drogué équivaut à parler d'alcool à un alcoolo. Ce n'est pas long que les symptômes de sevrage se manifestent. Je lui fais remarquer que moi, je n'ai pas besoin de ça pour avoir du plaisir dans la vie. Mon propos a l'effet d'une douche froide. Il reste un peu indécis, son histoire tombe à plat. Il ne cessera pas pour autant de m'ausculter.

Lisez au complet le tome 1 : colonne de droite, cliquez sur l'icone du livre.

News du mardi 26 février 2008---------------

Du courage de la non-violence

22H22 - Prenez connaissance de cette définition trouvée sur le web.

S'il est vrai que la non-violence cherche à rompre avec la logique néfaste qui prétend que l'on ne peut venir à bout du violent qu'en étant plus violent que lui, remarquons que l'action non-violente requiert des qualités humaines telles que le courage.

Le courage d'un Socrate, d'un Gandhi ou de cet anonyme d'un quartier défavorisé est d'un autre genre que celui d'un pilote du Paris-Dakar. Le but du courage n'est pas l'exploit, dans la mesure où traverser, sur des engins insolents de publicité, des régions où l'on meurt de malnutrition en serait un ! Le vrai courageux respire une force morale qui se communique autour de lui, dans un rayon d'action qui peut être celui d'une simple maison, d'un quartier ou même d'un continent. Enfin, n'oublions pas que le pire ennemi du courage, c'est sans doute le découragement !

L'Institut de Recherche sur la résolution non-violente des Conflits (IRNC)
http://www.irnc.org/ANV/index.htm

La majorité des musulmans
ne déteste pas les libertés et la démocratie

21H53 - Une vaste enquête sur les musulmans dans le monde réalisée durant six ans dans une quarantaine de pays et rendue publique mardi montre que l'Islam ne rime pas avec extrémisme et anti-américanisme. « Nous avons découvert que les Musulmans ne détestent pas les libertés et la démocratie », a déclaré John Esposito, co-auteur du livre "Who Speaks for Islam" (Qui parle pour l'Islam) à paraître le mois prochain sur les bases de l'étude.

Lisez cet article dans Le Monde d'aujourd'hui
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-34473844@7-60,0.html

Certains ne veulent rien savoir du marché du travail

20H19 - Ces gens ne sont pas tous inactifs pour autant. Notamment, ceux créant des collectifs afin de vivre plus librement. Pierre Carles, auteur de la vidéo, signale que « ça, faut pas qu'on le sache qu'on peut vivre modestement et heureux sans sacrifier à la religion de la croissance ». Il explique aussi pourquoi il a décidé de produire des vidéos.

Durée 07:30
http://juralibertaire.over-blog.com/article-6816050.html

La face cachée du marché du travail

19H38 - Dans cette vidéo, on fait état de différentes situations. Par exemple, cet homme devenu un jour vendeur de meubles. Mais il n'aimait pas conter des histoires à des clients potentiels, leur faire acheter à crédit des produits coûteux alors qu'ils n'avaient visiblement pas les moyens d'assumer les mensualités.

On assiste aussi à des séances de formation de nouveaux employés : quels vêtements porter, éviter les cheveux longs, quel comportement adopter, quoi dire et ne pas dire au client, etc.

Durée 46:17
http://juralibertaire.over-blog.com/article-6870502.html

D'autres vidéos suivent.

L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier

00H00 - Les semaines s'écoulant, peu à peu un fait s'impose à moi. Les civils recherchent la compagnie de tout le monde, sans distinction : plus tard, je ferai la même constatation aux autres endroits que je fréquenterai. C'est alors que le déclic se fait dans ma tête : ces civils font de la prévention. À ce moment-là, je crois vraiment avoir trouvé la véritable raison de leur présence.

Il me faudra des mois et des mois d'enquête, de lecture d'ouvrages spécialisés et de réflexion pour démêler le vrai du faux, découvrir le pot aux roses : les contrôles et nettoyages sociaux des citoyens, la cueillette de renseignements personnels et intimes, le tout intégré dans les mégabanques informatisées de la police. Bref, Big Brother et Big Sister, avec leur armée de commerçants, que les citoyens encouragent pourtant de leurs achats, de dirigeants d'organisme sans but lucratif et autres citoyens mouchards.

Parce qu'au début, vous pensez que les civils ne cherchent qu'à débusquer ou contrôler des criminels avérés ou potentiels. Vous les voyez bien utiliser des trucs inattendus pour percer l'identité du citoyen. Au resto Bouffe-Héberge, Armand, émule de Nostradamus, prétendait s'y connaître en astrologie, au point d'être capables de tracer une carte du ciel. L'astuce était à peu près toujours la même. Au hasard d'une conversation, il pouvait vous interrompre et dire : « Toi, à t'écouter parler, tu dois être lion ascendance vierge ». De fil en aiguille quelques usagers finissaient par tout déballer : jour, mois, année, lieu de naissance.

Suffit de la date de naissance pour apprendre beaucoup de choses sur le citoyen. C'est bête, simple, mais des plus efficaces : si vous avez un dossier criminel, êtes recherché, avez un permis de conduire, de connaître vos numéros d'assurance maladie et d'assurance sociale, etc. Et en dévoilant l'endroit où vous êtes né, on peut penser que la police contactera de leurs collègues de votre municipalité d'origine pour essayer d'en savoir un peu plus à votre sujet.

Encore un peu beaucoup ignare sur les bords, vous passez votre temps à rectifier votre tir : dans ce milieu de l'ombre et du silence, la vérité prend énormément de temps à s'étaler sous le soleil. Car vous finissez pas comprendre que l'objectif a peu avoir avec les criminels, qui ne représentent même pas 1% de la population, tout à voir avec les comportements politiquement et puritainement incorrects.

La police épure également clandestinement le langage. S'agit simplement de créer un climat de gravité pour que le citoyen en vienne à ne plus dire et faire ce qu'il pense. Après tout, il n'est pas chez lui, n'est-ce-pas, mais dans l'espace public, qui appartient à la police. Celle-ci aime bien qu'il se sente un peu coupable en quelque part, même s'il n'a commis aucun acte punissable par la loi, qu'il marche un peu sur la pointe des pieds et les fesses serrées. Cette tactique porte un nom : l'emprise psychologique. L'équivalent d'un périmètre à l'intérieur duquel le citoyen doit rester. Ça s'appelle aussi laver à l'eau de Javel et essorer socialement chaque élément de la Société civile.

On note également les habitudes du citoyen, ce qu'il pense sur différents sujets. On fouille continuellement dans son passé et son présent pour emmagasiner un tas de renseignements. Créer de l'ambiance aussi, afin de soutirer le curriculum vitae de quelqu'un. Règle générale, il est plutôt risqué de parler de vos projets, car ils chercheront à les contrecarrer, si vous ne correspondez pas tout à fait à l'idée obtuse qu'ils se font de ce que doit être un bon citoyen.

Pour ses préfets de discipline, la soumission aveugle à l'ordre et au conformisme est une vertu. S'ils vous accordent une plus ou moins bonne note, vos démarches pour obtenir un emploi peuvent ne pas aboutir ou pire : perdre celui que vous avez. Là aussi, bien sûr, vous ne saurez jamais qu'ils sont à l'origine de vos échecs successifs. Plus loin, nous reparlerons de ces activités particulièrement méprisables et inacceptables de la police en civil.

Lisez gratuitement et au complet tout le tome 1 de L'Étau Policier. Dans la colonne de droite, cliquez sur l'icone du livre.  

News du lundi 25 février 2008--------------- 

Collusion entre pouvoir, police et médias

19H14 - On en parle et on n'a pas fini dans parler. Car les médias, dont les maisons d'édition, sont les chiens de garde de la démocratie. Ils fournissent aux citoyens l'information dont ils ont besoin pour exercer leurs droits démocratiques. Cependant, à partir du moment ou le pouvoir, la police en civil et les propriétaires des médias empêchent des informations de circuler librement, il y a urgence d'agir. Car ce qu'ils dérobent à la vue du citoyen mine l'essence même de ses libertés. Il y a trop longtemps que cette situation perdure. On ne peut plus se contenter d'une démocratie à deux vitesses.

Le problème est le même partout, notamment en France. Lisez l'article à cette adresse, profitez-en aussi pour explorer le site où il est publié, vous apprendrez bien d'autres choses.

http://www.ecrandarret.org/spip.php?article31

L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier

00H00 - Après avoir coupé les ponts avec Norbert, j'avais remarqué que Manon allait parfois s'asseoir à sa table. Les observant à la dérobée, je me suis aperçu que sa présence suscitait la jalousie de Gilberte. S'en étant elle aussi rendue compte, Manon avait par la suite pris ses distances avec Norbert. Ce conflit est devenu patent un soir où Manon et moi étions assis à mon bureau, parlant de choses et d'autres : quelques semaines auparavant, j'avais commencé à y faire du bénévolat, à titre de responsable des communications internes et externes de l'organisme, d'où le bureau.

Gilberte avait pris l'habitude, après son service aux tables, de remiser ses souliers dans le dernier tiroir de l'un de mes classeurs. Ce soir-là, elle fait tout un boucan en les y laissant tomber sans se pencher pour les déposer en douceur comme elle le faisait ordinairement. Je sursaute, le lui reproche. Manon se contente d'en sourire, me regarde, hausse légèrement les épaules. De toute évidence, la manoeuvre a pour but de l'intimider. C'est un avertissement de cesser de rôder autour de son chum.

Plus tard, réfléchissant à cet incident, je réaliserai que ces deux policières m'avaient joué la comédie. Pourquoi cette mise en scène ? J'avais déjà repéré mes trois premiers civils, Norbert, Gilberte et Fernand, et j'entretenais de gros doutes à l'endroit de Manon et de certains autres usagers du resto. Ceux-ci s'en aperçoivent quand vous avez découvert qui ils sont. Vous commettez ce qu'on appelle le regard de trop, votre attitude change aussi à leur égard.

En outre, je progressais dans ma perception de l'environnement où je baignais tous les jours. La police s'en étant aperçue, je crois qu'elle cherchait à limiter les dégâts. Cette mise en scène visait à me convaincre que mes soupçons au sujet de Manon étaient infondés. Et on a réussi à me le faire croire car je ne pouvais concevoir que deux civils puissent être à couteaux tirés, en tout cas pas sur leur lieu de travail. J'avais donc déduit de cette querelle que Manon n'était par une policière en civil. Je le croirai longtemps.

Par la suite, je décide d'observer discrètement ce qui se passe aux autres tables. Au fil des semaines, je découvre, éberlué, que des civils ont également infiltré d'autres usagers. Constat réconfortant et troublant à la fois. Je réalise que je ne suis pas le seul à faire l'objet d'une attention particulière, en même temps je m'interroges : serait-ce un endroit criminalisé ? Je fais une enquête discrète, m'informe de la réputation de la maison, de ses dirigeants. Bien que certains les détestent, leur reproche d'être des sans dessein, d'apporter à leur domicile des denrées de qualité pour leur consommation personnelle, je ne découvre rien de vraiment incriminant.

Je scrute aussi usagers et bénévoles. J'en viens à la conclusion que, mis à part une couple d'ex-psychiatrisés non violents, on peut comparer sa clientèle à celle de n'importe quel resto genre McDonald, Dunkin's Donuts, etc. Lorsqu'un resto communautaire sert entre 100 et 250 repas par jour, normal d'avoir aussi comme clients trois ou quatre petits voyous, ou alcoolos et cocaïnomanes. Quant au reste de la clientèle, ce sont des pauvres, du monde paisible, dont des résidents des Habitations Jeanne-Mance, un HLM situées en face, quelques familles monoparentales, des personnes seules aussi, surtout âgées et des deux sexes.

À ma connaissance, aucun acte illégal n'y est commis. J'y fais du bénévolat du matin au soir, sept jours sur sept, je le sais. Au resto, il ne se consommait jamais d'alcool ni de drogues. Je n'y ai jamais été témoin de quoi que ce soit ni entendu de commentaires à ce sujet de la part d'usagers ou de bénévoles. Bien sûr, comme dans n'importe quel établissement, rien n'empêchait quelqu'un d'aller aux toilettes avaler une pilule, sniffer une ligne de coca, ou s'injecter je ne sais quoi dans une veine. Impossible de savoir ce qui se passe en ce lieu intime et verrouillé. Quoique, selon moi, on n'y a jamais trouvé de seringues ou de traces de poudre.

Découvrez les tactiques illégales et clandestines de la police en civil, lisez gratuitement tout le tome 1. Colonne de droite, cliquez sur l'icone du livre. 

News du dimanche 24 février 2008---------------

Pour vous, qu'est-ce que la démocratie ?

17H49 - TvBruits a posé la question à des candidats aux élections municipales de Toulouse, en France. C'était la seule et chacun disposait de trois minutes pour y répondre. Les bonnes intentions sont là, aucun doute, reste à savoir si elles résisteront à la griserie du pouvoir : la veille des élections, il t'appelait fiston, le lendemain, comme de raison, il avait oublié ton nom. TvBruits est très proche des citoyens. Un média à imiter...

Il y a trois vidéos placées à la verticale.
http://tvbruits.org/spip.php?article860

La dépendance économique du Canada à l'égard des USA
ne remonte pas d'hier

14H28 - Il en a toujours été ainsi. À titre d'exemple, référons-nous aux mémoires politiques de l'ex-premier ministre libéral du Canada Pierre Elliot Trudeau. (Pierre Elliot Trudeau - Mémoires politiques - Éditions Le Jour, 1993) Le contexte : en 1972, le président Richard Nixon, un républicain, impose une taxe additionnelle de 10% sur tout produit exporté vers les États-Unis. Le gouvernement Trudeau adopte alors une nouvelle politique visant à renforcer les rapports d'indépendance envers ce pays : augmenter la propriété canadienne de l'économie, protéger la culture, diversifier le commerce extérieur du Canada. Et fondée alors sur la puissance croissante de l'économie japonaise et l'importance du nouveau marché européen. 

Cette politique « n'allait pas réussir hélas ! à changer les habitudes, pour ne pas dires les routines, des exportateurs canadiens, déplore Trudeau. (...) De fait, après plusieurs années d'efforts, une conclusion a fini par s'imposer à moi : les hommes d'affaires canadiens ont la partie trop facile dans leurs rapports avec les États-Unis dont ils connaissent les clients potentiels, les techniques, la langue et la géographie. Quand il s'agit de commerce avec l'Asie, l'Afrique et toutes les autres parties du monde y compris même le continent européen, ils manifestent trop de paresse et pas assez d'initiative. (...)

« Ce sont des entrepreneurs d'un type bien spécial, fait-il remarquer. Au contraire des Américains, des Allemands ou des Français qu'on retrouve partout, même dans les coins du monde les plus éloignés de leurs territoires, c'est à coups de pied au derrière (sic) qu'il faut pousser nos hommes d'affaires vers les nouveaux marchés, écrit Trudeau. À tour de rôle, tous mes ministres du Commerce international me l'ont répété. Ainsi, notre commerce a poursuivi son essor mais sans se diversifier comme nous l'avions espéré, ce qui nous a laissés tributaire de nos échanges avec les États-Unis. »

Cette dépendance à un coût politique et social énorme. On l'a vu brièvement dans l'article ci-dessous. Il y va de nos libertés, notamment celle d'adopter des lois en fonction des besoins des citoyens canadiens et non des va-t-en-guerre régnant à la Maison-Blanche. Il y a tout un travail de sensibilisation à faire auprès de nos hommes d'affaires... paresseux.  

Devenir économiquement moins dépendant des USA

09:05 - Lorsque les républicains sont au volant de ce pays, ils ne sont pas toujours faciles à vivre pour les voisins canadiens que nous sommes : vitesse excessive, gyrophare allumé, crissements des pneus, coups de klaxon. C'est davantage le cas depuis qu'ils sont entrepris leur guerre meurtrière contre la drogue, que sont survenus les événements de 2001 et la guerre en Irak, lancée tambour battant sans l'assentiment de l'ONU.

Dans bien des cas, le Canada a été obligé d'harmoniser ses lois avec celles du puissant voisin, c'est-à-dire de les rendre plus répressives à l'encontre de ses propres citoyens. Il n'avait pas le choix : la presque totalité de ses exportations est écoulée dans ce pays.  W. Bush, entre autres, aime bien fourrer son nez dans les chaudrons des autres pays.

Récemment, le premier ministre québécois Jean Charest a entrepris des démarches afin qu'une zone de libre échange soit créée entre le Canada et l'Union européenne (UE). De sont côté, celle-ci, qui célèbre cette année le cinquantenaire de sa fondation, caresse un rêve qui n'est pas loin du nôtre.

Durée 07:40 - Dans la page s'affichant, la vidéo est un peu plus bas.
http://www.eurosduvillage.com/REPORTAGE-Video-50-ans-apres-le.html

Ouvrez les frontières...

06H57 - ... laissez-nous passer !
Reggae de Tiken Jah Fakoly, avec Soprano

Durée 04H06
http://www.dailymotion.com/video/x2x38w_tiken-jah-fakoly-soprano-ouvrez-les_music

Tiken veut vous dire quelques mots
http://www.dailymotion.com/video/x2y2mo_tiken-jah-fakoly_music

L'adresse de son blog, où vous attendent 8 vidéos
http://africain.blog.20minutes.fr/

L'adresse de son site
http://www.tikenjah.net/

Mesures répressives du Canada
à l'encontre de 5 citoyens soupçonnés de terrorisme
sans qu'ils soient accusés de quoi que ce soit

03H52 - Cette façon de faire soulève des désapprobations. Philippe Robert de Massy, avocat à la Ligue québécoise des droits et libertés : «  Qu'ils fassent la preuve et qu'on les laisse se défendre. » Me Julius Gray, spécialiste québécois en droits et libertés : « Le gouvernement se base sur ses soupçons et non pas sur ses connaissances. Dans ce genre de situation, on découvre, dans 99,9 % des cas, qu'on s'est trompé. » Béatrice Vaugrante, présidente de la section canadienne francophone d'Amnistie internationale : « Si on a réellement des preuves, qu'on les arrête et qu'on les juge. »

Lisez l'article de Mario Girard et Catherine Handfield, du quotidien La Presse, à Montréal, sur son site Cyberpresse.

http://www.cyberpresse.ca/article/20080223/CPACTUALITES/80223151/6488/CPACTUALITES

L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier

00H00 - Je décide de prendre mes distances avec Norbert, idem de sa collègue Gilberte. Ce n'est pas le genre de relations que je cherche, d'autant que je tiens à mon équilibre mental. Ne perdons pas de vue qu'une déstabilisation est une agression générant une souffrance. J'en avais déjà suffisamment sur les bras avec le naufrage financier que je venais de vivre. C'est le lendemain que cela se passe. Alors que Norbert tire une chaise pour s'asseoir à ma table, je lui signale qu'on ne peut prendre tous nos repas ensemble. J'évoque poliment le besoin de me ventiler. Il encaisse sans broncher, rétorque : « Je comprends ça ».

Cependant, Gilberte ne le prend pas. Je m'en rendrai compte dans les jours suivants. Elle a toujours refusé de me dévoiler son nom de famille. Je sentais son malaise quand je la taquinais un brin à ce sujet. À force d'insister, elle finira par trouver une parade en prétendant porter celui de son " chum ". Elle servait aux tables quelques jours par semaine. Faisait souvent de petits détours vers la sienne pour lui glisser quelques secrets dans le creux de l'oreille, une main à chaque coin de la bouche, ou lui remettre des denrées dans des contenants en plastic, qu'il déposait dans son sac. Tactique renforçant leur identité d'emprunt, celles du gars et de la fille fréquentant l'endroit pour économiser leurs sous. Femme peu causante, mais serviable et d'assez bonne compagnie. Habituellement, sauf à partir de ce moment...

Suis à une table, attendant d'être servi. Quand arrive mon tour, elle me demande si je veux ma soupe tout de suite, lui réponds oui. Au lieu d'aller la chercher, elle va servir d'autres usagers. Le temps passe, suis compréhensif, le resto est plein, elle est très occupée. J'attends, j'attends. J'ai faim ! Finalement, je me lève, me sers moi-même. Ma soupe terminée, elle me demande si je veux mon assiette de viande tout de suite, hochement de la tête affirmatif. La revoilà repartie vers d'autres tables. De temps à autre, elle passe près de moi, me dit de patienter, ce ne sera pas long. L'attente s'éternise. Je me sers encore moi-même, incluant le dessert. Le lendemain, elle me fait encore poireauter. Je commence à comprendre son manège. Quand je me lève pour me servir, elle me dit qu'elle va le faire, insiste, je refuse, en remontant le menton et sortant un peu le bec pour bien lui faire sentir que je ne suis pas dupe de son petit jeu.

À peu de temps de là, un midi, suis attablé, lis le Journal de Montréal. Gilberte arrive derrière moi, s'en empare brusquement des deux mains sans me le demander, le bras droit à un pouce du nez, me dit que Norbert et elle veulent voir les films à l'affiche dans les cinémas, me promet de le rapporter « tout de suite, tout de suite ». La méthode est cavalière, mais bon, je ne vais pas en faire une histoire. Les minutes s'écoulent. J'attends, mais soupçonne une autre petite mesquinerie de sa part.

Au bout d'un quart d'heure, je jette un oeil en direction de Norbert. Il ne l'a même pas ouvert, il mange. Je n'ai vraiment pas envie de lui reparler, mais sa " blonde " veut m'y forcer. Remarquez que je n'ai qu'à ne pas aller l'y chercher, le journal. Seulement voilà, je suis décidé désormais à me faire respecter. Je réponds à l'effronterie par l'effronterie. Me rends à sa table, prends le journal sans lui demander s'il en a terminé, et retourne m'asseoir. Tout se passe vite, il n'a pas le temps de répliquer quoi que ce soit. Plus tard, je réaliserai que ces petites mesquineries ne visaient qu'à m'éjecter du resto.

Apprenez tout sur les tactiques de la police en civil, lisez gratuitement le tome 1. Vous y avez accès en cliquant, dans la colonne de droite, sur l'icone du livre.

News du samedi 23 février 2008--------------- 

Le troc....

11h15 - ... n'est qu'une partie du tout argentin.

L'image de la vidéo que je vous propose est meilleure sur le Nouveau RealPlayer. Téléchargez le gratuitement sur le web.

Durée 05:55
http://www.dailymotion.com/video/xh4fo_gotan-project-el-mio-tango

Le troc...

09H11 - ... une stratégie de survie pour les pauvres. On n'achète pas avec de l'argent, on échange des biens. On se souvient encore du mec qui avait commencé par troquer sur le web je ne sais plus quoi - était-ce une épingle ou un cure-dents ? - et qui, en finale, avait obtenu une maison. Si ce cas est authentique, la maison devait être plus proche de la petite cabane que du château. En Argentine, le troc est populaire. Probablement un vestige de la crise économique que ce pays a connue en 2001.  

Durée 03:03
http://www.dailymotion.com/video/x44hsv_fdm-2003-argentine_politics

Changeons de propos

07H41 - Débrouillardise africaine

Durée 01:00
http://www.dailymotion.com/video/x4g28j_pemba_shortfilms

France : la police en civil à l'origine des émeutes

06H13 - Je ne mettrais pas les pieds sur ce terrain glissant si je n'en avais pas la profonde conviction. Mon enquête de plus six années dans l'underground policier au Québec m'a beaucoup appris. La stratégie de la police en civil, peu importe le pays, consiste à agresser régulièrement, psychologiquement ou autrement, les citoyens refusant d'entrer dans le moule du politiquement et puritainement corrects.

Je vous réfère à un passage du tome 1 de L'Étau Policier. Dans la colonne de droite, cliquez sur l'icone du livre. Dans la page s'affichant, cherchez ces trois mots clés  ( concrets en France ). Nécessaire de lire quelques pages pour comprendre  la situation.

* Il y a aussi cette entrevue...

France2.fr
Un face à face, émission du 20 février 2008
Monique Atlan interroge Michel Kokoreff, auteur du livre Sociologie des émeutes, publié par les Éditions Payot .

Atlan : Depuis l'automne 2005, la société française vit au rythme de l'émeute. Chacun peut le pressentir, nous sommes rentrés dans un cycle générateur. À la fois de drames, de révoltes et de violences.

Kokoreff - On a assisté en novembre 2005 à des violences qui étaient d'une intensité inédite. Donc, ça m'a semblé intéressant de comprendre pourquoi.

Atlan : vous semblez accuser les politiques de tous bords d'instrumentaliser d'une certaine façon ces émeutes.

Kokoreff - Oui, d'un côté, effectivement, il y a eu une instrumentalisation de la violence, pour exploiter l'indignation collective, que suscitent ces violences. Et, on peut considérer que ç'a été rentable électoralement. Mais d'un autre côté, ce qui est paradoxale, c'est que, tout en jouant sur une corde politique, on ne cesse de dépolitiser les violences urbaines. C'est-à-dire qu'on n'entend pas la colère, les aspirations sociales des habitants des quartiers.

Atlan - Ce que vous dites au fond qu'on est l'après (NDLR : mot inaudible), qui n'est nullement, pour vous, le retour au calme. 

Kokoreff - (...) Villiers-le-Bel (a) démontré que la violence avait passé un cran, ç'a été constaté par tous les observateurs. Et sans doute, faute de s'être attaqué, encore une fois, aux racines du mal. Rien n'a été fait sur les rapports entre les jeunes et la police, par exemple.

Atlan - Qu'est-ce que vous feriez, vous ?

Kokoreff  - Écoutez, je pense qu'on est dans une situation où la police, plutôt que d'être un élément de pacification, de paix sociale est un élément de tensions. Donc, il faut régler cette tension, la prendre au sérieux. Pas simplement en mettant en place une police de proximité, mais en modifiant les interventions des fonctionnaires sur le terrain (...).

Lisez aussi cet article du sociologue Kokoreff
http://quartiersc.canalblog.com/

Dans la page s'affichant, l'article est dans la colonne du centre, un peu plus bas. Le titre : Michel Kokoreff : « On ne cesse de dépolitiser les émeutes »

L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier

00H00 - Tout a commencé quand j'ai découvert, fin décembre 1996, mon premier resto communautaire sans but lucratif. L'endroit m'a vite emballé. Me suis rapidement lié d'amitié avec un usager et une bénévole, Norbert et sa " blonde ", Gilberte. De bonne foi, me sentant en confiance, je m'exprimais sans réserve. Les jours s'écoulant, j'ai remarqué qu'à l'occasion il lui arrivait de me poser des questions d'une naïveté désarmante. Ainsi, cette fois où nous discutions de l'effondrement du communisme en URSS, il m'a demandé : « C'est quoi le communisme ? » Ç'a été son premier faux pas. J'étais étonné qu'il ignore ce que des gens moins cultivés que lui savaient. Au point où je lui ai spontanément demandé s'il était flic. Bien entendu, il a nié. Un civil n'avoue jamais l'inavouable.

Il lui arrivait également de raisonner bizarrement. Ainsi ce jour où je lui racontais, pour l'avoir lu dans un livre, que des gardiens de réserves fauniques, dans certains pays africains, abattaient chaque année une centaine de braconniers. Pour moi, c'était de la barbarie à l'état pur. Lui, au contraire, se disait d'accord avec cette méthode. Opinion pour le moins déconcertante. Devait-on tuer des humains pour les punir d'avoir voulu abattre ou abattu des éléphants ? Manque de jugement ou provocation de sa part ? J'hésitais. Mais le climat de cordialité jouant, je ne me posais pas plus de questions qu'il ne le faut.

Ce n'est qu'après des échanges biquotidiens s'étalant sur environ un mois que des soupçons ont commencé à sérieusement me faire réfléchir. Vient un moment où tu te rends compte que quelque chose ne tourne pas rond. Tu réalises que Norbert, ton bon copain de table, est en train de fouiller dans ta tête. Qu'il lui arrive aussi de souffler le chaud et le froid dans nos conversations. Ainsi cette fois où il m'avait demandé en présence d'autres usagés si j'étais « menstrué ». Il parlait fort, le ton était grossier, choquant. Je déteste la vulgarité. Lui avais rétorqué que s'il pensait que j'étais un homo, il se trompait. J'interprétais la rudesse du ton comme une tentative de me salir aux yeux des autres. Je respecte les gens, m'attends à la réciprocité.

Il y avait eu aussi cet autre indice. Au cours d'un repas, un ami d'origine portugaise raconte, à Norbert et moi, l'histoire d'un crime survenu dans son pays. Deux types avaient kidnappé quelqu'un, exigé une rançon, indiqué qu'elle devait être déposée dans une grosse boîte aux lettres de la Poste portugaise située dans une rue peu achalandée. Un parent de l'otage avait obéi à leurs directives, des flics en civil pris position à proximité. Après un certain temps d'attente, ils avaient déduit que personne ne s'y pointerait le nez. En ouvrant la boîte postale, surprise : elle n'avait plus de fond, un tunnel débouchait juste dessous. L'argent avait comme de raison disparu. Quand arrive le punch, j'éclate de rire. Je remarque que Norbert, lui, ne trouve pas ça drôle du tout, ses mine sévère et silence sont éloquents.

L'astuce des kidnappeurs avait un petit côté particulièrement tordu et tordant. Mon ami portugais conte bien ça, une histoire. Prend son temps, fait des pauses pour vérifier ses effets, nous regarde de ses grands yeux humides d'épagneul. J'en conviens, le rapt est un crime odieux. N'empêche. La froideur de Norbert n'était pas sans rappeler l'apparatchik militant qui ne voyait qu'un sacrilège dans une plaisanterie où la loi et l'ordre suscitaient le rire. Il y avait là aussi contradiction. Il se disait d'accord avec l'exécution de braconniers dans des réserves fauniques africaines, alors qu'une histoire de kidnapping où il n'y avait pas eu mort suscitait chez lui un visible mécontentement. C'est notamment ce genre de recoupements, ou contradictions, qui permettent de repérer les civils.

Lisez gratuitement le tome 1 au complet, dans la colonne de droite, cliquez sur l'icone du livre. À partir d'aujourd'hui, vous allez faire en ma compagnie vos premiers pas dans l'underground policier et découvrir les tactiques utilisées par les civils. Ouvrez bien les yeux !

News du vendredi 22 février 2008---------------

Avez-vous plus peur de la criminalité...

18H27 - ... que de l'accident de la route, que de la maladie mortelle (SIDA), du vieillissement et de l'inéluctable mortalité qui vous attend, de la soupe chimique dans laquelle vous baignez quotidiennement dans votre cité, de l'accident du travail, de la perte de votre emploi, des difficultés à joindre les deux bouts, de la hausse du taux de votre hypothèque et autres mensualités, et que de et que de ?

Durée 00:44
http://www.dailymotion.com/video/x23sk_aids-sida-spot-tv_ads

Michel Onfray, suite

16H32 - Le philosophe parle de l'un de ses nombreux livres, sur France2, à l'émission des Mots de Minuit : La puissance d'exister...

Durée 22:46
http://www.dailymotion.com/video/xj042_michel-onfray-motsdeminuits

Si vous voulez approfondir votre réflexion, voici l'adresse de plusieurs vidéos de ce philosophe :
http://www.dailymotion.com/playlist/xcfq8_philooop_michel-onfray

De mon côté, je vais en présenter de temps à autre. La philosophie est un outil (un moteur) indispensable dans la vie. Ça n'a rien à voir avec les religions. Dans le sens que ce n'est pas l'homme devant rendre des comptes à un dieu hypothétique et dominateur, ce n'est pas non plus de l'horoscope, mais l'homme face à lui-même, à son destin, à l'univers. Bref, ça fait appel à l'intelligence plutôt qu'à la croyance, le fameux « ne penses pas, je pense pour toi », qui est l'un des visages du totalitarisme.

France : longue nuit de solidarité aux SDF

00H15 - Selon 20minutes.fr, plusieurs milliers de personnes passent présentement la nuit de ce 21-22 février 2008 sous les étoiles, place de la République, à Paris. Elles dénoncent ainsi la situation faite aux sans-abri. (NDLR : Ce n'est pas à Montréal qu'on verrait ça.)

Lisez l'article à cette adresse :
http://www.20minutes.fr/article/214629/Paris-Une-longue-nuit-solidaire-commence.php

L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier

00H00 - Amis lecteurs et lectrices, j'espère que vous ferez votre propre enquête sur le terrain, ne serait-ce que pour vérifier si le journaliste que je suis vous a menti ou pas. Ce livre a d'ailleurs pour but de vous y inciter et aider. Attendez-vous à tomber des nues... Et ce, peu importe le pays où vous habitez. Les tactiques policières décrites dans ces pages sont la norme, à quelques rares variantes près.

Je suggère fortement comme point de départ votre... propre entourage. Même si vous êtes loin de vous en douter, sachez qu'ils et elles sont là, directement ou par commerçants et autres collabos interposés. Évitez les jugements arbitraires, attendez d'avoir empilé suffisamment de recoupements, c'est-à-dire des renseignements venant s'ajouter à ceux que vous possédez déjà et vous confirmant que oui, ou que peut-être bien, ou que non c'en n'est pas un ou une...

Outil d'enquête essentiel : une petite camera jetable, un témoin potentiel qui vous suit pas à pas partout. On en trouve dans les pharmacies pour une dizaine de dollars, film compris. Elle joue aussi un autre rôle : photographier des civils et des collabos suscite une certaine inquiétude chez ceux et celles qui nous épient. La caméra est l'équivalent d'une arme de dissuasion, la photo, d'un avertissement subliminal : respectez mes droits sinon votre visage fera la une des journaux et téléjournaux.

Sans chercher à dramatiser la situation décrite, il est un fait bien réel que après avoir lu ce livre, vous éprouverez un sentiment d'irréalité assez déplaisant, ne regarderez plus du même oeil votre grande Cité, ville ou village. On se croit en pleine fiction, se frotte les yeux, gratte la tête à deux mains, n'arrive pas à le croire. Comme le système marche tout croche, on grince aussi des dents, cuit à l'intérieur. On ressent également un certain mépris à l'endroit des citoyens-collabos, les béni-oui-oui de la police.

Il y a tout de même un pré requis, imparable : être un démocrate convaincu. Si vous êtes un fanatique de la police, de l'ordre et du conformisme, il y a peu de risque que ce livre, soit dit sans blague, vous fasse manquer d'air. Personnellement, j'avoue qu'il y a des jours où je souhaiterais n'avoir jamais été témoin de ce que j'ai vu sur le terrain. Auparavant, respirer profondément dans ma Cité ou mon village me rendait plus libre. Aujourd'hui, le démocrate sent une souffrance, comme une brûlure. C'est ce qu'on appelle la chape de plomb ! Pour tout dire, mes belles illusions se sont volatilisées !

Accédez au livre gratuitement, cliquez sur son icone, dans la colonne de droite.

News du jeudi 21 février 2008--------------- 

Jeudi 21 février 2008

Sortir du moule musical, créer du neuf

21H44 - Arambol, un village de la province de Goa (Inde) où sont installé de nombreux musiciens occidentaux en quête d'hédonismes et de spiritualités. Chris, producteur parisien, Marie, chanteuse, et Dume (Otisto23), technicien programmateur, sont partis capturer l'atmosphère de ce vivier musical après avoir monté un studio local avec Fabrizio, guitariste, installé en Inde de longue date.

Témoignage... Des gens aux idées et aux origines différentes, partageant le même mode de vie. Cela rend cet endroit spécial et plein d'énergie. La façon dont on mène sa vie influe sur la musique qu'on joue : de nouveaux sons, de rythmes. Des gens assez beaux, qui ont un beau talent .

Pendant trois ans, ils créent une oeuvre (double CD) collective mélangeant différentes influences : Rock, psychédélique, pop, transe, break beat, ballades acoustiques, indienne ...

Durée 07:14
http://www.dailymotion.com/video/x36pf7_arambol-experience

Doll Face...

21H24 - ... animation-explicite

Durée 04:12
http://www.dailymotion.com/video/x1km3d_doll-face_creation

Message des insoumis

21H00 - Ils citent André Gide : « Le monde ne sera sauvé, s'il peut l'être, que par des insoumis. Sans eux, c'en est fait de notre civilisation, de notre culture, de ce que nous aimions et qui donnait à notre présence sur terre une justification secrète. » Pour avoir une idée de quoi plus précisément ces insoumis parlent, visionnez leur vidéo...

Durée 02:39
http://www.dailymotion.com/video/x32t57_les-insoumis

Et visitez leur site
http://site.lesinsoumis.org/

L'extrait du tome 1 de L'Étau policier

00H00 - Les renseignements, cueillis par les civils et leurs collabos, sont le point de départ de l'hygiènisation de tous les citoyens. Elle s'effectue via la filature, l'infiltration et, si besoin est, par des déstabilisations psychologiques à répétition. Peu connu du néophyte, l'expression " déstabilisation psychologique " nécessite explication, pour le moment sommaire, bien sûr, mais que nous approfondirons au fur et à mesure de la progression de notre quête de la vérité.

Nous vivons dans un univers perfectible où plein d'événements peuvent nous déstabiliser dans notre vie de tous les jours. Ainsi le fait de devenir chômeur ou bénéficiaire de l'aide sociale, de tomber au bas de l'échelle socio-économique. Il y a une souffrance psychologique associée à l'absence d'emploi, au fait de ne pas pouvoir vivre et consommer comme tout le monde. Les histoires de coeur tournant au vinaigre déstabilisent psychologiquement aussi, de même que l'accident du travail, ou de la route, ou le fait d'apprendre de son médecin qu'on est atteint d'un cancer généralisé, ou la mort d'un être cher, etc.

L'intensité de la souffrance psychologique varie selon l'importance que nous accordons aux aléas de la vie. L'événement nous affectant peu, déstabilise peu. Nous continuons de vaquer à nos occupations sans que rien n'y paraisse, de sourire, d'échanger avec les autres. Par contre, l'événement nous bouleversant profondément, chamboule littéralement notre quotidien. Amour de la vie, sérénité, confiance en soi, convivialité, tout s'écroule. On n'est pas bien, se sent vulnérable, se renferme, quand on sort, on rase les murs.

On se révèle alors tel qu'on est véritablement, n'étant plus protégé par la bulle douillette de la vie stable. La personne n'arrivant pas à retomber sur ses pieds risque le burnout, à la limite le suicide. Nécessaire de bien saisir les conséquences d'une déstabilisation du genre pour comprendre ses effets dévastateurs lorsque elle est d'origine policière. C'est une arme blanche redoutable, car, utilisée à répétition, elle déstructure mentalement le citoyen : la répétition est la norme, la police ne lâche jamais sa proie.

La particularité du policier et de la policière en civil consiste notamment à rencontrer le citoyen dans ses moments difficiles, quand il se révèle sans masque, fragile. Cependant, ils utilisent aussi la tactique, et sur une très grande échelle, à des fins de contrôles et de nettoyages sociaux. Là, nous ne parlons plus de la même chose, entrons dans le vaste monde de la répression clandestine illégale du citoyen ordinaire. Car ils créent artificiellement des événements déstabilisateurs pour bouleverser sa vie. Ils sont la plupart du temps accompagnés d'une désapprobation... communautaire à son encontre, qu'ils montent de toutes pièces et propagent par le bouche-à-oreille et l'aide sur le terrain de commerçants et autres collabos.

Ils disposent alors de toute la latitude voulue pour le manipuler à volonté, gendarmer sa vie, l'éloigner d'endroits qu'ils ne veulent plus le voir fréquenter, ou carrément l'éjecter de la société, geler en quelque sorte son présent et son futur. Et sans le faire passer devant un juge, puisque ce sont eux qui décident qui sera in ou out de la société démocratique. Du pas-vu-pas-pris non plus puisque la cible ignore que les agressions psychologiques dont elle fait l'objet sont l'oeuvre de la police en civil et ses collabos. La meilleure répression est celle qui ne se voit pas, parce qu'elle est illégale. D'ailleurs, ce citoyen sait-il seulement ce qu'est une déstabilisation ? Combien de suicidés jusqu'à ce jour ?

Apprenez-en davantage sur les tactiques clandestines et illégales de la police en civil et de ses collabos. Dans la colonne de droite, cliquez sur l'icone du livre et lisez gratuitement chaque jour autant de pages que vous voulez. 

News du mercredi 20 février 2008---------------

Entrevue, à Radio Suisse 3, avec Michel Onfray

19H10 - Pas de vidéo, seulement du son : bon, on n'en fera pas une dépression nerveuse. Le philosophe parle des athées et des croyants ; du plaisir à donner, du plaisir à recevoir ; etc. Trois minutes d'une entrevue entrecoupée d'une chanson de Charlelie Couture : Appel à l'aide... Vraiment touchantes, les paroles. Cet auteur-compositeur possède l'art de communiquer ses émotions, ce qui n'est pas donné à tout le monde.

Ensuite, comme cela se passe à la radio, l'entrevue se poursuit. Onfray est volubile, nous apprend des choses essentielles dans la vie. Intéressant, ce mec-là.

http://www.dailymotion.com/video/x4ek2d_michel-onfray-interview-radio-suiss_politics

Belle tune : Le vent nous portera...

18H08 - .... un clip de Noir Désir

Je n'ai pas peur de la route
Faudrait voir, faut qu'on y goûte
Des méandres au creux des reins
Et tout ira bien

Le vent l'emportera

Ton message à la grande ourse
Et la trajectoire de la course
A l'instantané de velours
Même s'il ne sert à rien

Le vent l'emportera
Tout disparaîtra
Le vent nous portera

La caresse et la mitraille
Cette plaie qui nous tiraille
Le palais des autres jours
D'hier et demain

Le vent les portera

Génétique en bandoulière
Des chromosomes dans l'atmosphère
Des taxis pour les galaxies
Et mon tapis volant lui

Le vent l'emportera
Tout disparaîtra
Le vent nous portera

Ce parfum de nos années mortes
Ceux qui peuvent frapper à ta porte
Infinité de destin
On en pose un, qu'est-ce qu'on en retient?

Le vent l'emportera

Pendant que la marée monte
Et que chacun refait ses comptes
J'emmène au creux de mon ombre
Des poussières de toi

Le vent les portera
Tout disparaîtra
Le vent nous portera

http://www.dailymotion.com/video/xliwq_noir-desir-le-vent-nous-portera_music

Michel Onfray : politique, médias, journalisme

16H54 - Un point de vue méritant d'être connu, notamment sur l'autocensure de la presse en général. Il a publié de nombreux ouvrages. Ses cours d'histoire de la philosophie sont régulièrement diffusés sur France-Culture.

Durée 12:39
http://www.dailymotion.com/video/x3k94b_la-tele-libre-onfray-12-nov_politics

USA : accusés de discrimination raciale
persistante et systématique....

14H49 - ... depuis les geôles de Guantanamo jusqu'aux tribunaux et aux cours d'école. L'accusation émane d'associations de défense des droits de l'homme, dont du directeur de US Human Rights Network, Ajamu Baraka. Ce pays devra s'expliquer, cette semaine, à Genève, où siège la Commission des droits de l'homme.

Lire l'article de l'Agence France-Presse sur Cyberpresse.

http://www.cyberpresse.ca/article/20080220/CPMONDE/80220105/6644/CPMONDE

(NDLR : Les républicains, lorsqu'ils sont au pouvoir, ne font pas dans la dentelle. Inquiétant, notre puissant voisin !)

Le FORUM de L'Étau Policier...

00H22 - ... est maintenant opérationnel sur mon site : dans la colonne de droite, cliquez sur FORUM. Inscrivez-vous au plus vite. Il est grand temps que des citoyens, incluant des policiers, débattent des activités clandestines et illégales des civils et de leurs collabos. Ainsi que je l'ai déjà dit et répété, le Canada n'est pas un cas unique, la problématique est universelle.

L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier

00H00 - René Laperrière, du Département des sciences juridiques de l'Université du Québec à Montréal, et Pierre Patenaude, de la Faculté de droit de l'Université de Sherbrooke, s'inquiétaient, en 1994, dans un ouvrage du fait que les nouvelles technologies de l'information décuplent la présence de Big Brother dans notre vie de tous les jours. ( NDLR : Sans oublier... Big Sister, tout aussi omniprésente. ) Traitant des mégabanques informatisées, ils écrivaient qu'elles permettent « d'accumuler une quantité considérable de renseignements sur les citoyens, de les diffuser et utiliser de façon à réduire sensiblement leur vie privée, en y enregistrant les moindres détails ( sic ) de leur existence et en les comparant pour établir un double informationnel des individu ( ... ) ». Les auteurs parlaient d' « un immense réseau de surveillance et de contrôle social ». Quand on sait l'explosion exponentielle qu'ont connu ces technologie depuis 1994, il y a de quoi avoir froid dans le dos.

En France, selon Hamon et Marchand, toutes sortes de renseignements sont stockés dans le fichier central informatisé des polices françaises. Ceux relatifs aux activités des criminels, bien sûr, mais également sur des hommes publiques et des citoyens, sur les origines raciales, opinions politiques, philosophiques, religieuses, syndicales, les moyens d'existence, les fréquentations, la propension à la boisson, etc. Ils sont collectés grâce aux voisins, aux employeurs ou à l'occasion de démarches administratives ou de contrôles d'identité. Ce fichier central est constamment alimenté de renseignements frais. Pour l'ensemble du territoire français, à titre d'exemple, Hamon et Marchand parlent de 200 à 250 millions de fiches.

Le développement exponentiel des nouvelles technologies de l'information, pourtant un bienfait en de multiples domaines, et le concept de la pseudo police communautaire ont permis à la police, en moins d'une décennie, une pénétration toute aussi exponentielle de la vie privée du citoyen. Son emprise psychologique sur le citoyen s'en est forcément trouvée considérablement alourdie. S'ajoutent à ces mégabanques policières celles de l'État, qui emmagasinent cependant des renseignements différents des premières, et ayant trait aux rapports du citoyen avec les paliers gouvernementaux, fédéraux et provinciaux.

Dans son rapport annuel déposé au Parlement canadien en mai 2000, le commissaire à la protection de la vie privée, Bruce Phillips, nous apprenait que, à cause des mégabanques informatisées, « nous sommes dans une nouvelle ère, où il est possible de prendre un peu d'information sur chacun de nous dans différentes sources, de tout mettre cela ensemble et de tracer un portrait très détaillé. »

Cependant, le lecteur découvrira dans ces pages que Big Brother et Big Sister, c'est d'abord et surtout la police en civil, pas l'État. Aidée par ses collabos et les agents et agentes de la sécurité privée en civil, elle cueille sur le terrain une masse considérable de renseignements que l'on ne retrouve pas dans les mégabanques informatisés de l'État, notamment tout ce qui touche la vie privée du citoyen dans ses activités les plus intimes.

Lisez gratuitement le tome 1 au complet, cliquez sur l'icone du livre dans la colonne de droite. Vous allez découvrir un monde clandestin dont vous ignorez l'existence.

News du mardi 19 février 2008---------------

Le FORUM du site L'Étau Policier...

15H06 - ... s'en vient. Les visiteurs de mon site pourront y débattre en toute liberté la grande question : quelles mesures proposez-vous pour que la police en civil respecte les droits et libertés ? Par ailleurs, d'ici peu ils auront la possibilité de commenter tous les éléments du jour publiés dans mes ACTUALITÉS, en page d'accueil.  Donc, le  FORUM sur le grande débat et  les COMMENTAIRES sur les news quotidiennes. J'ai bien hâte de vous lire.

L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier

00H00 - Les civils, déguisés notamment en concierges, en employés de dépanneurs et chauffeurs de taxi, ont plusieurs traits en commun. Au cours d'une conversation, par exemple, ils argumentent rarement. Habituellement, ils écoutent surtout, sorte d'échange où tu donnes le moins possible et recueilles le maximum. Ils excellent aussi dans l'art de vous lancer et relancer. Demandez à quelqu'un que vous croisez dans la rue, après les salutations d'usage : « Et puis ? » ou « Et alors ? » et aussitôt il vous dévoilera ce qu'il fait en ce moment ou projette de faire.

Le volubile sera intarissable. Quelques sous questions discrètes, et il vous dira tout. Plusieurs citoyens aiment aussi briller au cours d'une conversation, étaler leurs connaissances. Quand on les écoute avec respect et humilité, sans jamais leur couper la parole, ils l'apprécient. Se sentent valorisés lorsqu'on leur sollicite une opinion. En déduisent en savoir plus que nous, pauvres ignorants, et sur un tas de sujets. C'est davantage le cas quand ils vivent seuls ou au sein d'une famille où plus personne n'accorde le moindre intérêt à leurs opinions cent fois rabâchées.

Même les muets sont bavards. La tâche est un plus laborieuse, c'est tout. Si l'un s'arrête, après vous avoir dit par exemple que demain, il va à tel endroit, répétez ce qu'il vient de dire : « Comme ça, demain tu vas à (tel endroit) ? » Il vous répondra qu'il va y faire réparer son auto, s'arrêtera de nouveau. Même pas nécessaire de lui demander ce qu'elle a, plus discret et efficace de le relancer en ces termes : « Ah, tu vas faire réparer ton auto ? » Parce que la question n'est pas directe. Moins de risque que la conversation ressemble à un interrogatoire.

Les gens sont méfiants quand ils s'aperçoivent que vous cherchez à leur tirer les vers du nez. Patiemment et sans jamais le brusquer, vous apprendrez aussi qu'il sera accompagné d'un tel, chômeur de son état, que sa conjointe est partie chez une amie pour une semaine, etc. La police s'intéresse au train-train de la vie quotidienne des citoyens. C'est à partir de tous ces renseignements qu'elle élabore ses interventions répressives.

Lisez le tome 1 au complet et gratuitement, cliquez sur l'icone du livre, dans la colonne de droite.

News du lundi 18 février 2008---------------  

Le racisme rampant

14H12 - La vidéo traite de la France, des USA, mais se pose la question : y'a-t-il seulement un pays occidental où le racisme n'existe pas ?

Le plafond de verre est un film de Yamina Benguigui. Des victimes témoignent, certaines le regard triste, d'autres les yeux mouillés et puis cet homme qui pleure... insoutenable !

Intervenants :
Daniel Sabbagh, chercheur en sciences politiques
Said Bouamama, sociologue
Kamel Bensmaïl, DEA en sciences économiques
Philippe Bataille, ex-prés. Groupe d'études et de lutte contre les discriminations
Khalid Hamdani, Haut conseil à l'intégration
Patrick Morgron, dir. Ressources humaines
Reda Bounaïb, ingénieur méthodes industrielles
Nordine Bouchebour, ingénieur logisticien
Bruno Libert, prés. de l'Ass. Alliances
Gwenaël Ledivelec, formateur Ass. Alliances
Sery Blé
Hortense Blé
Andrée-Valère Blé, étudiante École de commerce
Simon Goli, étudiant École de commerce
Carole da Silva, prés. Ass. Afrique Insertion
Dogad Dogui, prés. Ass. Africagora
Anissa Tengaout, chargée d'études marketing

Durée 51:31
http://www.dailymotion.com/video/x2sp4_docracismele-plafond-de-verre_family

À la fin de la vidéo, on entend une chanson africaine sublime. Ému, j'étais, fallait absolument que j'en trouve le clip pour l'afficher ici. Et j'ai trouvé...Le nom de l'interprète : Queen Etémé, une Camerounaise, dont le coeur, le tempérament et surtout sa voix ont fait d'elle une reine. Le titre : Kuna

Durée 04:00
http://fr.youtube.com/watch?v=Zm4llM4ASzM

Pour en savoir plus sur cette très grande artiste
http://www.afrik.com/article7647.html
Adresse du site d'AFRIK.com

Une vidéo destinée aux citoyens-journalistes

02H10 - Suis tombé là-dessus par hasard, me suis dit que ça pouvais vous intéresser : la différence entre un reportage et un documentaire, comment s'y préparer, etc. Dès le départ, il y a des choses essentielles à savoir.  

Durée 32:07
http://www.dailymotion.com/video/x5t0g_reportage-sur-production-de-documen_creation

Linux, une belle aventure communautaire

00H01 - La logique du logiciel libre et de Linux en particulier, ainsi qu'on peut le lire dans l'introduction, est un pied de nez au capitalisme sauvage et au néolibéralisme. La réussite fulgurante d'un logiciel GRATUIT, réalisé COLLECTIVEMENT, qui devient concurrent direct d'une des plus grande multinationale au monde (Microsoft), tout en permettant à ses auteurs de vivre et prospérer, voilà ce qui est non seulement une alternative réelle et humaine mais en plus une démonstration qu'il existe une autre voie que la loi de la jungle et qu'elle peut même donner des produits plus performants. (NDLR  : Au  début, il était question de le vendre, mais ce n'était pas possible. On explique pourquoi.)

Linux est un système d'exploitation ouvert : son code source est publié sur Internet. Ainsi, le travail collectif d'une communauté de programmeurs permet-il de le faire évoluer et, grâce à cette progression perpétuelle, de le rendre meilleur techniquement que les systèmes d'exploitation dits "fermés", comme Windows de Microsoft. De plus, on peut le télécharger gratuitement sur Internet. Aucun logiciel n'a réuni autant de collaborateurs de partout dans le monde.

Quelques uns des intervenants : Richard Stallman, programmeur
Eric S. Raymond, programmeur
Linus Torvalds, créateur de Linux
Alan Cox, développeur Linux
Jon 'maddog' Hall, responsable de Linux International
Dave Miller, développeur Linux
Andrew S. Leonard, journaliste
Martti Tienari, prof Université d'Helsinki
Ari Lemmke, programmeur et distributeur de Linux
Theodore Y. TS'O, développeur Linux
Eric Allman, créateur de Sendmail
Miguel de Icaza, programmeur fondateur du projet GNOME
Robert Young, président de Red Hat Inc.

Nom de code : LINUX Les rebelles du Net
Documentaire de Hannu Puttonen

Durée 49:38  Il manque environ 2 minutes à la fin, d'où le coupure.
http://www.dailymotion.com/video/xx752_documentairenomdecodelinuxalte_tech

Extrait du tome 1 de L'Étau policier

00H00 - Dans les pages de ce livre, le lecteur découvrira un monde dont il ignore l'existence. Car il est un fait cent fois vérifié que, généralement, il n'est pas conscient de la présence du policier ou de la policière en civil dans son environnement. Lorsqu'il est infiltré ou que des gens de son entourage immédiat le sont, il ne s'en rend pas compte parce qu'il ne conçoit pas qu'un policier municipal, régional ou provincial - Sûreté du Québec - puisse travailler sans uniforme, sans revolver à la hanche, sans walkie-talkie, sans auto-patrouille. Cela dit, le métier de policier en civil n'est pas facilité pour autant.

Car s'il veut demeurer invisible, le civil - vocable désignant un policier ou une policière, qui sont aussi nombreuses que les hommes - doit avoir une allure passe-partout. L'air le plus ordinaire, impersonnel et gris possible. Se choisir un nom d'emprunt permettant de ne pas associer le vrai nom à un vrai visage, le sien. Il doit mémoriser aussi la configuration de la ville d'où il prétend venir, les noms de quelques notables et commerçants y habitant, préférablement des collègues déjà infiltrés dans ce milieu, ou des gens introuvables ou décédés et ne pouvant par conséquent nier le connaître.

Il doit aussi apprendre par coeur certains détails de la vie du personnage qu'il incarne, par exemple le métier qu'il prétend avoir. Quand il n'en possède pas l'abc, il en parle peu. Parfois, peut-être même plus souvent qu'on le pense, il en possède bel et bien la formation et l'exerce. Il peut pratiquer les boulots les plus déroutants.

Faut être d'une fibre très particulière pour exercer le métier de policier. Car le personnage qu'il incarne doit lui aller comme un gant et savoir le jouer à fond, sept jours sur sept. Bien sûr, savoir mentir sans que cela ne paraisse. Il ne peut se montrer aux autres sans faux-semblant. Ce qui exige une mauvaise foi colossale, inhérente à la fonction, et un réel talent de comédien, cela dit sans ironie. De vrais caméléons, s'adaptant à tous les milieux. La vérité m'oblige à dire que certains sont de grands artistes alors d'autres ne sont que de bons tâcherons, sans plus. Comme on dit, leur culture policière finit par dépasser, tôt ou tard. Physiquement, ils ne sont plus en uniforme, mais mentalement oui. Alors ceux-là on les entend et voit souvent venir de loin.

N'empêche qu'une certaine connaissance des tactiques policières aide à repérer le premi