Archives des ACTUALITÉS de janvier 2008

News du jeudi 31 janvier 2008---------------

U2, police sur les dents...

08H11 - ... 1987, Los Angeles, Where the Streets Have No Name, sur le toit d'un petit édifice quelconque. En contre bas, des piétons éberlués et contents, d'autres aux fenêtres...

07:23 de direct... ...

http://www.dailymotion.com/video/x1cuey_u2-where-the-streets-have-no-name_music

L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3

00H00 - Carole Beaulieu, la rédactrice en chef du magazine L'Actualité, écrit que l'ensemble des citoyens du Québec se souviendront longtemps de ces agents de la Sûreté du Québec en uniforme, manifestant sans permis, formant une menaçante haie de déshonneur et bousculant des ministres sous le regard d'un chef syndical qui se moquait des efforts des policiers municipaux pour contrôler les manifestants. (Carole Beaulieu - L'Actualité du 1ier octobre 2000) « En démocratie, ajoute-t-elle, le monopole de la force légitime est délégué aux policiers, qui doivent rester assujettis aux autorités élues. Il est malsain de voir ce bras armé de l'État établir avec les élus un rapport de force et se moquer des lois pour grossir son portefeuille déjà bien garnis. » La rédactrice en chef dévoile ensuite un volet de l'affaire que les médias, à ce qu'il semble bien, ignoraient.

Elle rappelle que le Gouvernement du Québec (NDLR : Gouvernement péquiste de Lucien Bouchard) avait déclaré que les policiers de la Sûreté du Québec n'auraient pas un cent de plus que les autres employés du secteur public : 9% sur quatre ans. Dans les faits, explicite-t-elle, « environ 2 000 des 3 600 policiers de ce corps policier - les plus anciens et souvent les moins instruits - ont obtenu 11%. » Beaulieu fait le lien avec d'autres employés du secteur public qui ont dû se contenter du 9% sur quatre ans.

Les enseignants qui ne voient jamais la couleur de leurs heures supplémentaires, pendant que les policiers de la Sûreté du Québec encaissent du temps et demi et du temps double. Les infirmières qui n'en finissent pas de payer des amendes imposées à la suite de leur grève illégale de l'été 1999, pendant que ces mêmes policiers (NDLR : Insatisfaits des offres gouvernementales, ils avaient été une année complète sans émettre de contraventions) n'ont pas versé un cent d'amende pour avoir fait perdre plus de 40M$ au Trésor public et rendu les routes du Québec plus dangereuses. Ils n'ont même pas eu de sanction disciplinaire, déplore-t-elle. Ainsi que l'a vu plus haut, au cours de cette année-là, on avait dénombré deux morts de plus, mais moins de blessés que l'année précédente.

Il importe de savoir aussi que, en vertu de la Loi sur le régime syndical applicable à la Sûreté du Québec, gouvernement du Québec et Association des policiers provinciaux du Québec ne sont pas tenus de déposer le contrat de travail au bureau du Commissaire du travail. (Rapport de la Commission Poitras) C'est un document confidentiel, Top Secret. Absence totale de transparence et atteinte au droit du public d'être informé. Même la Commission Poitras n'y a pas eu accès.

Lisez gratuitement les cinq pages du jour, au sommet de la colonne de droite, cliquez à l'endroit indiqué.

News du mercredi 30 janvier 2008---------------

Fameux moments à vivre....

15H25 - ... avec Radiohead's, en toute intimité, sans spectateur. Pendant 0 :52:19. Enregistrement réalisé le 31 décembre 2007, à Oxford, Engand. Musique fabuleuse, émotions... 

Intro
Weird Fishes/Arpeggi
Bodysnatchers
Jigsaw Falling Into Place
FaustArp
15 Step
Videotape
Reckoner
House of Cards
All I Need
Nude

http://music.aol.ca/article/radiohead-live/337/

L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3

03H32- Le pouvoir politique résiste longtemps aux pressions de la Société civile avant de décréter une enquête publique sur la police. Il attend toujours de ne plus avoir le choix. Quand enfin il se décide, il nomme lui-même ceux qui la mèneront et les confine dans un mandat étroit les empêchant d'aller trop loin, et fait ce que bon lui plaît de leurs recommandations. Il craint de braquer sa police et qu'elle ne lave plus aussi blanc les citoyens. Craint également que la sacro-sainte image de la police soit démolie et qu'elle perde de sa légitimité aux yeux de la population.

Le laxisme de certains avocats de la Couronne et juges de paix, lui, a-t-il déjà fait l'objet d'une enquête publique, portant exclusivement là-dessus s'entend ? À ma connaissance, non. Là, ce que le pouvoir redoute, c'est que la crédibilité du système judiciaire soit entachée. Là aussi il en désigne les personnes. Mais il y a plus : il a peur que ses interventions clandestines soient étalées au grand jour et qu'il ne lui soit plus possible d'agir illégalement à sa guise. Son comportement est identique à celui de la police, qui préfère taire certaines affaires pour en assurer la pérennité, sous prétexte de scorer plus souvent. Quand un système, judiciaire ou policier, se met publiquement à nu, on a toutes les raisons de croire qu'on peut s'y fier. Dans le cas contraire, on en a autant de s'en méfier.

Une certaine promiscuité, car c'est bien de cela dont il s'agit, a été mise en relief par la Commission Poitras. Ainsi, elle a fait le constat que, malgré l'expertise développée par les enquêteurs des Affaires internes de la Sûreté du Québec, on perçoit « une certaine retenue de leur part et de la part  des procureurs (de la Couronne) lorsque vient le temps de porter des accusations à l'endroit de policiers. (...) certains dossiers ont été présentés à des substitut du procureur (des avocats de la Couronne) qui ont refusé de porter des accusations, laissant aux autorités (policières) l'obligation de sévir. »

Elle joint aussi à son rapport la recherche effectuée par Me Patrick J. Knoll, professeur à la Faculté de droit de l'Université de Calgary, et portant sur les pratiques de pays occidentaux. Examinons en quelques passages. Avocats de la Couronne et policiers sont quotidiennement interdépendants et entretiennent une relation qui, en certaines circonstances, peut prendre des allures quasi symbiotiques (union étroite), écrit Me Knoll. Les dangers de cette proximité sont réels.

Elle laisse entrevoir les risques de parti pris et d'influence indue lorsque vient le temps de décider si une accusation criminelle sera portée ou non contre un policier. Selon lui, l'avocat de la Couronne peut être influencé, soit en raison d'un préjugé favorable à l'endroit de la police ou parce qu'il juge préférable de fermer les yeux s'il veut éviter animosité et friction. Pour lui, la collaboration de la police est fondamentale, alors on éviterait les agissements susceptibles de créer du ressentiment ou de la mauvaise volonté.

Se reportant à d'autres études, il constate que rien pratiquement n'a été fait dans la majorité des juridictions pour établir des barrières convenables. Il soutient que les avocats de la Couronne, responsables de l'étude des dossiers et des mises en accusation (impliquant des policiers), ne peuvent être en même temps ceux côtoyant quotidiennement les policiers. Dans le cas de litige et d'accusation très grave, recommande Me Knoll, il serait prudent aussi d'en faire l'étude ailleurs que dans les locaux où les faits reprochés sont survenus. Il importe que les décisions sur la mise en accusation soient indépendantes et perçues comme telles par le policier intimé, le plaignant, les médias et le public.

Enfin, Me Knoll s'attarde sur les lenteurs du système à déposer des accusations criminelles contre des policiers. Les retards imposent un stress considérable aux personnes concernées et risquent de discréditer le système judiciaire.

Concluons avec une question adressée au ministre libéral de la Sécurité publique et ministre également de la Justice, Jacques Dupuis, du gouvernement Jean Charest : qu'attendez-vous pour rétablir la confiance en la justice dans ces cas-là ? 

Rappelons que le cumul de ces deux ministères place le ministre Jacques Dupuis dans une situation de conflit d'intérêts. Les avocats de la Couronne relèvent de la Justice, les policiers de la Sécurité publique. Il ne peut être à la fois juge et partie.

Pour lire l'extrait du jour, cliquez à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite.

News du mardi 29 janvier 2008--------------- 

Très bon solo à la guitare électrique

11H32 - Un jeune asiatique particulièrement doué : Funtwo.

Canon, du compositeur allemand Johann Pachelbel, 1653-1706. L'ancien à la mode d'aujourd'hui.

Ces trucs sans lien avec le thème de ce site permettent d'en alléger un peu le contenu. On ne peut pas être sur la barricade 24h sur 24. Faut prendre le temps de souffler un peu aussi.

Durée 05:20

http://www.koreus.com/video/guitare-canon-jerryc.html

Il revient en politique...

10H19 - .... le leader de la droite italienne, Berlusconi. Qui savait qu'il est un fin gourmet ?

http://www.koreus.com/media/berlusconi.html

Article à lire...

03H00 - ... La France, un modèle à imiter, vraiment ? Je pose la question parce qu'à une époque récente, le ministre québécois de la Sécurité publique, Serge Ménard, du gouvernement péquiste de Bernard Landry, s'inspirait des tactiques de la pseudo police de proximité prévalant dans ce pays.

Lisez : Nos enfants sont fichés, on ne s'en fiche pas !

Sur le site français http://souriez.info/

Marijane est de retour !

01H45 - Un nouveau clip de mon anticonformiste préférée : la française Marijane Miracle. Le titre ? La France brûle... (Allusion aux émeutes dans certains quartiers) Elle a fait ce pas de plus confirmant sa liberté d'expression. Je l'en félicite et l'encourage à continuer.

Au sommet  de la page s'affichant, cliquez sur le flash NEW

http://www.marijane-miracle.com/machoire3.htm

Profitez-en aussi pour visiter son site, voir ses autres clips et même lui écrire un petit mot, en cliquant sur CONTACT, au sommet de sa page d'accueil, à gauche : http://marijane.fr/

L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3

00H29 - Autre enquête policière constituée d'un paquet de noeuds : celle entourant le meurtre de Danielle André, en 1991. Le scandale a éclaté au grand jour en 1993, lors du procès de Jean-Pierre Duclos, condamné à vie dans cette cause. Avec la bénédiction de leurs supérieurs, quatre policiers du corps de Laval auraient caché des faits et falsifié des rapports pour protéger un informateur (André Cédilot - La Presse du 12 septembre 2001) : les policiers Gérald Dance, Richard Millette, Marc Bourdon et Serge Morin. Déboutés de toutes les requêtes qu'ils ont présentées jusqu'en Cour d'appel au cours des sept années précédentes, ils tentent encore, en septembre 2001, d'éviter le tribunal déontologique. Entre-temps, ils ont tous quatre pris leur... retraite.

Dans l'affaire Lizotte que nous avons traitée plus haut, Hélène André, la sœur de Danielle André assassinée en 1991, ne s'étonnait pas de l'acquittement du policier Stante (Louise Leduc - La Presse du 19 septembre 2002) : « Le tribunal, c'est un gros cirque et rien de plus ! » tranchait-elle. D'après elle, les policiers de Laval ont tout fait pour protéger des suspects. « J'ai depuis déposé une plainte privée au criminel. Elle est tablettée au ministère (québécois) de la Justice, qui attend de voir les conclusions du commissaire à la déontologie policière du Québec. Vous imaginez ? Tout ça remonte à il y a 11 ans ! Les policiers impliqués dans l'histoire ont pris leur retraite et la police de Laval n'en finit plus de payer des avocats ! Comment un citoyen peut-il se battre contre des corps policiers ? C'est David contre Goliath et il faut vraiment déployer beaucoup d'énergie pour mener à terme une telle croisade. »

Faisons état d'un drame... cette fois délibéré : l'affaire Michel Jetté, qui implique des membres de la Sûreté du Québec. (Christiane Desjardins et Yves Boisvert - La Presse des 21 octobre 1999 et 9 août 2000) En 1989, Jetté est condamné à six ans de pénitencier pour homicide involontaire, après avoir été battu et menacé par des policiers et forcé à faire de faux aveux. Des enquêteurs prétendaient l'avoir arrêté sur la foi de ceux-ci, et qui avaient été enregistrés sur cassette. Cependant, ils ne l'avaient pas produite en preuve, affirmant qu'elle avait été effacée, mais avaient néanmoins témoigné de son contenu incriminant. Jetté va ensuite en Cour d'appel.

Puis s'ouvre un procès en Cour d'appel, en octobre 1999, qui donne lieu à un revirement inattendu où la justice triomphe enfin du totalitarisme. Rivest, qui avait joué un rôle de premier plan dans cette sale affaire, accepte de témoigner et avoue carrément s'être parjuré lors du premier procès. Mieux, la fameuse cassette que l'on croyait effacée est déposée en preuve. Les juges Marc Beauregard, Morris J. Fish et Michel Robert l'auditionnent, constatent que Jetté n'y tient aucun propos incriminant, annulent le verdict de culpabilité contre lui, ordonnent l'arrêt des procédures. Malheureusement, Jetté ne l'a jamais su puisqu'il est mort d'une crise cardiaque en 1997, environ deux ans auparavant.

Christiane Desjardins de La Presse rapporte les propos de l'ex-caporal Rivest, qui se dit satisfait de la décision des trois juges. « Je ne peux pas dire que je suis heureux, parce que ça me rappelle toutes les saletés que j'ai faites et celles qui se continuent à la Sûreté du Québec. Mais je suis content d'avoir dit la vérité. Des parjures, j'en ai faits beaucoup (sic), mais Michel Jetté, c'est une cause type. C'est un individu très normal, pas relié au crime organisé. Il n'avait pas les moyens de se payer un bon avocat. Cela prouve que c'est presque impossible pour un type dans cette situation-là de passer à travers nos parjures, si on (la police) ne fait pas d'erreur de notre côté. »

Commentaire aussi de l'avocat de Jetté, Me Julio Peris : « Il fondait beaucoup d'espoir sur cet appel. C'est triste, il est mort avant. Ce jugement vient souligner qu'il y a une lacune dans la jurisprudence. Combien d'appels sont rejetés parce que déclarés sans motifs ? Si M. Rivest n'avait pas dit la vérité cette fois-là, que serait-il arrivé ? » s'interroge-t-il. La réponse est évidente : personne n'aurait jamais su le fond de l'histoire.

Ce mois d'octobre-là, Manseau, du Mouvement Action Justice (MAJ), intente en Cour du Québec une poursuite contre Rivest, l'ex-enquêteur de la Sûreté du Québec. Une plainte privée, d'entrave à la justice reliée à une autre enquête effectuée par ce corps policier, celle-là portant sur la mort d'Yvon Lafrance, abattu par un policier de l'île de Montréal. Rivest avait changé les versions de certains policiers pour modifier la preuve. Il s'en était du reste lui-même confessé publiquement dans les médias en 1996, en même temps qu'il avait dénoncé diverses irrégularités prévalant à la Sûreté du Québec et celles auxquelles il avait participé. Dès le début du procès, en avril 2002, il avoue sa culpabilité.

Concluons avec une question adressée au ministre libéral de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, du gouvernement Jean Charest : qu'attendez-vous pour rétablir la confiance en la justice dans ces cas-là ?

News du lundi 28 janvier 2008---------------

Torture : tolérance du Canada ?

01H02 - Le premier ministre canadien Stephen Harper s'est fait reprocher son manque de leadership, et deux de ses ministres ont été accusés de mentir, dimanche, alors que l'opposition accentue la pression sur le gouvernement conservateur au sujet du traitement réservé aux insurgés faits prisonniers par les troupes canadiennes en Afghanistan.

Lire l'article de la Presse canadienne...

http://www.cyberpresse.ca/article/20080127/CPACTUALITES/80127105/6730/CPACTUALITES

L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3

00H20 - Étalons sur le tapis un cas où pouvoir et police ont de toute évidence croisé les doigts en espérant que la population n'en sache rien. En octobre 1999, Jean-Pierre Lizotte, 45 ans, un sans-abri de Montréal, meurt des suites de blessures subies lors d'un passage à tabac par un portier de bar et deux policiers. La tragédie s'amorce le 5 septembre 1999, aux petites heures du matin, au Shed Café, boul. St-Laurent, à Montréal.

Jean-Maxime Leroux, parmi d'autres témoins oculaires, y assiste. Il voit le portier du bar frapper le clochard en pleine figure à deux reprises. Voit ensuite arriver deux policiers. Alors qu'un autre portier lui tient les mains derrière le dos, ils lui assènent plusieurs coups au visage. Le témoin Leroux : « L'itinérant est tombé. Les policiers ont continué à frapper.» Lizotte est ensuite transporté à l'Hôtel-Dieu, puis transféré à l'hôpital Notre-Dame, à Montréal, où il décède le 16 octobre, après 41 jours d'hospitalisation.

Le coroner Jean-Noël Goupil, à l'issu de son enquête, en juin 2000, statuera que « Lizotte est décédé d'une broncho-pneumonie associée à des complications de ses lésions neurologiques au niveau de la moelle épinière. » D'après lui, les lésions sur cinq vertèbres cervicales ont empêché la victime de combattre la pneumonie. Sa conclusion : il s'agit bel et bien d'une mort violente. Le corps de Lizotte est aussitôt... incinéré, rendant impossible une seconde autopsie, si jamais elle s'avérait utile, rapporte la Presse canadienne.

Huit décembre, la police de l'île de Montréal informe les médias de l'affaire Lizotte plus ou moins... 94 jours après les faits : arrestation et hospitalisation le 5 septembre (qui durera 41 jours), décès le 16 octobre et médiatisation le 8 décembre (médiatisation 53 jours après le décès). Des silences de deux instances politiques qui savaient mais qui se sont bien gardés d'en parler aux médias intriguent pour le moins : Vera Danyluk, présidente de la Communauté urbaine de Montréal (CUM), organisme de qui relevait la police, et Serge Ménard, ministre québécois de la Sécurité publique.

Finalement, en avril 2000, des accusations d'homicide involontaire, de voies de faits graves et de lésions corporelles sont déposées contre le policier Giovanni Stante, 34 ans, et Steve Deschatelets, portier au Shed Café lors des événements. Bien que les deux accusés soient impliqués dans le même événement, ils auront droit à un procès séparé. Pourquoi ? Craint-on que le portier incrimine le policier Stante ? Le 1ier août 2002, ce dernier est acquitté, ce qui entraîne l'arrêt du processus dans la cause du portier Deschâtelets.

On parle d'une justice à deux vitesses. Autre autres, notons la réaction d'un lecteur de La Presse, Daniel Gibeault : «  (...) la police a encore gagné ! Combien de temps cela va-t-il prendre pour qu'on comprenne que le système de justice est pourri et que les corps de police peuvent faire ce qu'ils veulent sans que personne puisse faire quoi que ce soit ? (...) moi je pense que la société dans laquelle nous vivons va progressivement perdre le droit à la parole et que, dans pas très longtemps, nos enfants vont vivre dans la peur et le doute. »

Un ex-policier et ex-conseiller municipal, Marcel Sévigny, soulève un point donnant froid dans le dos  : « C'est là une bavure monumentale ! (...) combien de décès de ce genre passent complètement inaperçus ? (...) Il faut se poser de sérieuses questions sur le service de police et sur l'opacité de son fonctionnement. Ce cas illustre une fois de plus la nécessité d'un comité de surveillance indépendant qui ne soit à la solde ni de policiers ni d'élus municipaux. »

Concluons avec une question adressée au ministre libéral de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, du gouvernement Jean Charest : qu'attendez-vous pour rétablir la confiance en la justice dans ces cas-là ?

Deuxième fois que je pose la question au ministre Jacques Dupuis, voir plus bas, en caractères rouges : News du samedi 26 janvier 2008, manchette Partialité des flics enquêtant sur des collègues

Lisez les cinq pages du jour, cliquez à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite.

News du dimanche 27 janvier 2008--------------- 

Réappropriez-vous la rue...

04H45 - ... en faisant du vélo. À Lac Bouchette, village du Québec (Canada), les civils de la Sûreté du Québec et leurs nombreux collabos harcèlent le cycliste ou le piéton (enfant, ado et adulte) afin qu'il ne se sente pas bien dans l'espace public et demeure confiné à son domicile ou dans sa cour. On accepte que vous alliez d'un point à un autre (de votre domicile à l'épicerie, à l'église, etc.), mais pas de vous promener, prendre du bon air et profiter du beau temps. De fait, ces tactiques sont universelles, sauf dans les grandes villes : trop de monde, faudrait autant de flics en civil et de collabos.

En quoi consiste le harcèlement ? Il y a toutes sortes de tactiques : regard noir, grosse gueule, moue de dédain ou d'impatience ( l'air de dire : ah, non, pas encore lui, ou elle !) ; remarques à l'effet qu'on vous voit SOUVENT, SOUVENT, SOUVENT passer à vélo, que vous devez être en forme ; salutation de la main, qui est l'équivalent de DÉGAGES ; coup de klaxon, crissement des pneus, rires moqueurs ou gras, interminable bye-bye de la main, couper le chemin, frôler de son véhicule, coups sur une pièce en métal derrière une maison, ou aboiements, à chaque fois que vous passez devant ; chien agressif se lançant à votre poursuite ; etc. Bref,  intimidation et atteinte à  la dignité de la personne sont continuelles.

L'idéal est de se munir d'une caméra numérique ou, mieux encore, d'un caméscope, de vidéofilmer ou photographier ces faux citoyens et publier le tout sur Youtube ou Dailymotion, par exemple, en indiquant le nom du village, le nom des personnes et en montrant des images de leur domicile. Se munir également d'une petite bonbonne de poivre de Cayenne (c'est légal, il s'en vend partout), pour éloigner les chiens. Circuler en groupe, est aussi une bonne idée.

Rappelez vous que vous avez le droit (constitutionnel) de vous promener librement dans l'espace public, que la police ne peut vous arrêter seulement dans le cadre d'une loi.

Allez, tous à vélo, c'est bon pour santé et le tonus : durée 10:37

http://www.o2zone.tv/tous-velo

PS : Dès le printemps venu, je vais lancer un appel sur le oueb à tous les amateurs de vélo du Québec à venir se promener dans les rues de Lac Bouchette, le petit village policier. J'espère qu'il y aura foule.

L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3

00H05 - Lors des audiences publiques de la Commission Poitras, les Citoyen-ne-s opposé-e-s à la brutalité policière (COBP) ont déposé un mémoire où ils dressent la liste de 19 décès attribuables à des opérations policières. (David Kavanaght et Yves Manseau - Mémoire des COBP - D'Anthony Griffin à Richard Whaley : vingt enquêtes sur des décès de citoyens lors d'interventions de membres du SPCUM - Montréal, le 26 juin 1998) La Commission, qui n'en avait pas le mandat, n'a pas enquêté les faits étalés par les COBP, dont la banque de donnée est constituée de 1 500 coupures de presse. Elle souligne toutefois le problème d'apparence de partialité dans les versions transmises aux médias par des responsables de services de relations publiques des corps de police impliqués. Alors que les enquêtes commencent à peine, ces versions disculpent déjà les policiers, concluant à l'absence de tout reproche pouvant être retenu contre eux. Elle cite des articles de journaux le démontrant.

Onze novembre 1987, Anthony Griffin, un Noir, est tué par balle. Le même jour, déclaration d'un policier de l'île de Montréal préposé aux relations avec les médias : « ... je mets ma réputation en jeu qu'il ne s'agissait pas d'un incident raciste. » Quinze avril 1996, Nelson Perreault meurt quelques minutes après avoir été transporté de sa cellule à l'hôpital. Même jour, police de l'île de Montréal : les heures précédentes, les policiers ont utilisé le poivre de Cayenne lors de son arrestation parce qu'il se montrait « très récalcitrant » et « cherchait à se pousser ». Dix-sept mai 1996, Daniel Bélair est abattu. Même jour, même corps policier : « Ils (les policiers impliqués) ont senti que leur vie était en danger. Ils ont été obligés de répliquer ». Dix-sept juin 1996, Michel Mathurin est abattu. Même jour, police de Montréal : « Le policier l'a sommé à plusieurs reprises de s'immobiliser mais il a continué d'avancer. (...) En fonction des renseignements dont nous disposons à l'heure actuelle, le policier me semble tout à fait justifié d'avoir utiliser son arme à feu. »

Dans d'autres cas, les commentaires émanent du service de relations publiques de la Sûreté du Québec. Quatorze novembre 1991, Osmond Fletcher perd la vie. Même jour, police de l'île de Montréal, auquel appartient le policier impliqué : « Il a retourné son arme contre lui. » Relations publiques de la Sûreté du Québec, responsable de cette enquête : « Les constatations tendent à confirmer la thèse du suicide. » Premier janvier 1993, Trevor Kelly décède. Moins d'une journée plus tard : « Il se dirigeait vers un des deux policiers avec un couteau et l'autre, sentant la vie de son partenaire menacée, a tiré un coup de feu. » Six mars 1993, autre décès, celui d'Yvon Asselin. Le même jour : « Il y a une enquête mais j'ai l'impression que c'est un suicide, à 95%. » À un journaliste anglophone, la même source policière : « We suppose he stabbed himself. He might have been hit by a rubber bullet. He could have died of a heart attack. Who knows ? (...) We will wait fort the autopsy. » Neuf mars 1995, Paolo Romanelli est abattu. Le même jour : Il avait « ignoré les directives des policiers qui lui disaient de jeter son arme ». Trente et un mai 1996, Martin Suazo est tué d'une balle dans la tête. Au plus tard le lendemain, toujours la Sûreté du Québec : « Le coup est parti accidentellement ».

La Commission s'interroge. Quel est le message que reçoit l'enquêteur de ce corps policier qui, avant même de débuter son enquête, entend la position officielle de son employeur ? Même si les enquêteurs parviennent à passer outre à ces messages, le citoyen a une bonne raison de penser que ce n'est pas le cas. De tous ces exemples extraits du mémoire des COBP, la Commission retient aussi que « c'est toujours la faute des victimes, jamais celle de la police ». Elle recommande au ministère de la Sécurité publique d'adopter une directive qui tiendrait compte du droit du public à l'information et du devoir des policiers de ne pas tirer de conclusions ou en donner l'apparence avant la fin de l'enquête. Recommande aussi que, dans le cas d'un décès, le policier soit traité de la même façon que le citoyen impliqué.

Lisez gratuitement les cinq pages du jour, cliquez à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite. Bonne lecture.

News du samedi 26 janvier 2008---------------

En France, tous les enfants en âge d'être scolarisés
seront bientôt fichés

18H09 - Selon le magazine Rouge Midi, élaboré en l'absence de tout débat démocratique sur sa finalité, son fonctionnement, ses possibilités de croisements avec d'autres fichiers (police, justice,...), la décision est en voie de généralisation sur tout le territoire, après une simple déclaration à la CNIL le 24 décembre 2004.

Lire l'article au complet

http://www.rougemidi.org/spip.php?article2900#forum657

Préparation d'un grand défilé au Burkina Faso

07H45 - Un projet collectif à Ouagadougou, initié par l'Association Cargo21 d'Aubervilliers, en France, et auquel ont participé de nombreux citoyens, artistes et artisans de la capitale et des villes environnantes. Le thème : Le Fleuve... va passer bientôt dans votre ville.

L'Association la Voûte Nubienne
Parc International des Arts Modernes et Traditionnels de Boromo
L'Association Sim Landa
Via le Monde
Conseil général du 93
L'AFAA
Centre culturel français Henri Matisse de Bobo-Dioulasso
Centre culturel français Méliès de Ouagadougou
Point Afrique
Décor+

Beaucoup de poussière dans l'air
Des spectateurs de chaque côté de la rue, encore plus au Stade
Autruche, rhinocéros, crocodile, éléphant, petits orchestres
Commentaires à la fin de la vidéo explicites : on n'avait jamais vu ça, mélange des cultures, tout le monde a aimé, et ça ne restera pas sans suites....

http://www.tvbien.com/spip.php?article729#diapo

Vos papiers s'il vous plaît !
D'accord ou pas, il y a la manière

07H22 - En France, la  grande chasse aux sans-papiers, même dans des écoles et des restos, ne fait pas l'unanimité. Ainsi, le Réseau Éducation Sans Frontière (RESF) milite contre l'expulsion d'enfants fréquentant l'école et dont les parents sont dans une situation irrégulière. Il organise notamment des parrainages de familles sans-papiers. Les auteurs de la vidéo sont allés à la rencontre de ces citoyens français qui s'engagent, malgré les risques qu'ils encourent, à placer les sans-papiers sous leur protection et les aider dans leurs démarches.

http://www.la-trame.org/spip.php?article167

Dans la page s'affichant, l'écran est un peu plus bas.

Partialité des flics enquêtant sur des collègues

03H27 - Il y a une semaine, au terme d'une chasse à l'homme, un ou des policiers auraient abattus un citoyen de 43 ans. Deux corps policiers seraient impliqués : la Sûreté du Québec et la police de Trois-Rivières. Ainsi que l'exige la loi, un autre corps policier fera enquête, celui de la Ville de Québec. Que doit-on en penser ?

En 1996 et 1997, rapporte la Commission Poitras, le ministère québécois de la Sécurité publique dénombrait, à partir de statistiques du Bureau du coroner, 30 (trente !) décès survenus au cour d'interventions policières, dont 25 imputés à des corps policiers municipaux. À maintes reprises, des coroners ont constaté des problèmes d'apparence de partialité dans les enquêtes policières portant sur des décès. La Commission base notamment son argumentation sur le Rapport du coroner Pierre Trahan relatif à la mort de Jorge Chavaria Reyes, le 22 novembre 1990. (Pierre Trahan - Rapport d'enquête du coroner, 19 avril 1993)

Trahan y cite, dans un premier temps, un autre coroner, Me Harvey W. Yarosky, qui avait enquêté sur la mort de Marcellus François, abattu par un policier de l'île de Montréal le 3 juillet 1991 : « À la fin de l'enquête, écrit Me Harvey, plusieurs procureurs ont soulevé la question de l'appréhension raisonnable de partialité lorqu'un corps policier doit enquêter un autre corps policier comme ce fut le cas ici. Celle-ci est d'autant plus justifiée lorsque les corps policiers impliqués entretiennent entre eux des relations sur une base régulière et elle est accentuée par le fait que, de temps à autre, chaque corps policier devra enquêter les membres de l'autre corps policier. Il s'agit là d'une question sérieuse, souligne Me Harvey. L'opinion publique se doit d'avoir pleine confiance dans l'indépendance et l'impartialité de telles enquêtes. »

Et le coroner Trahan de faire ensuite état de sa propre expérience : « Au cours des quatre enquêtes faisant l'objet du présent rapport, j'ai eu à faire face aux mêmes remarques et principalement au cours de l'enquête à Québec. En effet, il est évident que plusieurs personnes ne sont pas satisfaites de la présente politique et elles n'hésitent pas à nous le faire sentir. (...) En attendant de trouver une solution réellement valable, nous devons nous assurer de l'impartialité des acteurs, car toute la crédibilité des enquêtes en découle. » La Commission Poitras se réfère également au rapport de la coroner Sourour, qui avait présidé l'enquête sur la mort de Trevor Kelly, survenue le premier janvier 1993. Elle suggère le modèle ontarien : « Devant la problématique largement soulevée et répétée dans les milieux publics (...) ».

D'après la Commission, l'inquiétude des coroners est plus que justifiée. Elle rappelle le témoignage fait devant elle par Gaétan Rivest, ex-policier de la Sûreté du Québec, qui avait lui-même participé à ce type d'enquêtes, à l'effet que, dans de telles circonstances, la prise des déclarations des policiers, « c'était tout arrangé ». Rivest a expliqué aux commissaires comment « on » pouvait volontairement omettre la mise en garde (que tout ce que vous déclarerez sera retenu contre vous...) ou la rater pour écarter de la preuve de la déclaration obtenue ou mener l'interrogatoire de sorte que les questions posées permettent aux policiers interrogés de ne pas s'incriminer. Il a aussi mentionné qu' « on » n'isolait pas la personne (le policier) directement impliquée comme « on » le ferait en d'autres circonstances et qu' « on » laissait les représentants syndicaux discuter avec les autres policiers pour fabriquer un scénario disculpant les policiers impliqués.

Ces « exemples perfides », note la Commission Poitras, trouvent, au moins en partie, écho dans le témoignage de l'avocat de la Couronne en chef de Montréal, Me André Vincent. Tout en signalant que ce type d'enquêtes est généralement bien fait par la Sûreté du Québec, il citait deux cas où la poursuite, après avoir autorisé la plainte, découvrit en cours de procédure que les policiers s'étaient consultés pour partager leurs versions avant que les enquêteurs ne les interrogent.

Concluons avec une question adressée au ministre libéral de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, du gouvernement Jean Charest : qu'attendez-vous pour rétablir la confiance en la justice dans ces cas-là ?

L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3

02H33 - Sur une photo de La Presse du 19 novembre 2001, une voiture complètement démolie. Le bas de vignette relate une autre de ces poursuites policières à haute vitesse, avec auto-patrouille, gyrophare et sirène allumés, cette fois par des policiers de la Régie des Seigneuries. Résultat : l'homme au volant, 23 ans, est mort. S'agissait d'un cas de violence conjugale, dit-on. On aurait pu lui épargner la vie, si on l'avait suivi avec une voiture banalisée plutôt que d'utiliser tout le tintamarre habituel. Le principe est élémentaire : un véhicule finit toujours par s'arrêter quelque part, à moins d'être alimentée en essence par un hélico. Sans compter que le fuyard aurait pu entrer en collision avec un voiture venant en sens inverse, et ajouter au bilan humain. La problématique sévit chez tous les corps policiers, sans distinction.

Se référant à un rapport de la police de l'île de Montréal, le journaliste Éric Trottier de La Presse écrit que plus de 142 chasses à l'homme se sont déroulées cette année-là sur ce territoire, occasionnant 73 accidents. (Éric Trottier - La Presse du 28 juin 2002) Onze citoyens et trois policiers ont été blessés. Cent dix poursuites de plus qu'en 1997, et 20 de plus qu'en 2000. De 1995 à 2001, le nombre de blessés a été de 125 : 66 suspects (NDLR : On ignore si tous ces fuyards ont été jugés coupables de délits, mineurs ou majeurs...), 30 policiers et 29 citoyens. Au cours de ces cinq années, ce corps policiers a quadruplé le nombre de poursuites à haute vitesse dans les rues de la métropole.

Quelque temps après, au cours d'une assemblée du conseil municipal, le conseiller de Snowdon, Marvin Rotrand, fait part de ses inquiétudes, demande à son collègue Peter Yeomans, responsable de la police au sein du Comité exécutif de la nouvelle Ville de Montréal, ce qu'il compte faire pour enrayer le problème. Yeomans, homme droite, rétorque ne pas croire qu'il faille imposer un moratoire : « Ça peut commencer par une infraction mineure, mais, souvent, les policiers se rendent compte que le véhicule qu'ils poursuivent a été volé et peut-être même qu'il allait être employé à commettre un crime plus grave, comme un hold-up. On ne peut pas dire que les poursuites policières sont inutiles ». Mais Rotrand n'en démord pas : « La police devrait laisser courir les fuyards. Entre une vie et une voiture volée, on ne doit pas hésiter. »

Cet article confirme, comme si besoin est, que la police jouit de l'appuie du pouvoir politique municipal, dont celui de l'élu Yeomans, ex-maire de Dorval. On peut faire le même constat à l'endroit du ministre québécois de la Sécurité publique et de son homologue fédéral, le Solliciteur général, responsable de toutes les polices du Canada. Ces élus, sans l'avouer publiquement, considèrent les dommages collatéraux associés, entre autres, à ces poursuites comme « inévitables », la fatalité, en somme. Vraisemblable, car ils ne font rien pour brider les chevaux-vapeur. Tous les citoyens blessés intentent-ils des poursuites en dommages et intérêts contre la police et son employeur ? Notons que le droit à la vie et à la sécurité d'une personne est fondamental, selon la Chartre des droits et libertés.

Tout cela contribue à diminuer la valeur de la vie humaine, et nous sommes loin d'avoir fini d'en faire la démonstration. Ainsi en était-il des armes à feu. Jusqu'aux années 1970, le citoyen qui, après avoir été interpellé par la police, s'enfuyait à toutes jambes était plus souvent qu'autrement abattu. « Arrêtes ou je tire ! », criait le policier. Et il tirait si le fuyard n'obtempérait pas. Il y a eu des morts, des blessés. La décision de tuer moins souvent n'est pas attribuable à l'humanité de la police, mais à la désapprobation de la population. N'avait été de cela, elle tuerait autant qu'avant, et sans problème de conscience.

Lisez gratuitement les cinq pas du jour, cliquez à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite.

News du vendredi 25 janvier 2008---------------  

Se réapproprier l'espace public

17h00 - J'ai une préférence marquée pour ces séquences de la vie de quartier, que je vous présente occasionnellement. Parce que c'est en ce lieu que se déroule la vraie vie communautaire. C'est là qu'émergent osmose et solidarité citoyennes. Elles permettent non seulement de ressouder la société éclatée, de reconstruire aussi la démocratie.

Ça se passe en France, mais ça pourrait aussi se passer dans les petites villes et villages du Québec si, et seulement si, les citoyens sortaient de leur isolement.

Cette vidéo est une suite de celle ci-dessous...  

http://www.tvbien.com/spip.php?article899#diapo

Parade des grandes personnes...

05H53 - ...spectacle de rue, la nuit venue, dans un quartier de Maubeuge, en France. Divertissant !

http://www.tvbien.com/spip.php?article900#diapo

Espionnage au quotidien

01H11 - Un documentaire du National Geographic sur les techniques de vidéosurveillance. Intéressant, sauf qu'un bémol en majeur s'impose : on nous montre que le beau côté de la médaille, garde sous silence les activités illégales de la police en matière de renseignements personnels n'ayant rien à voir avec le terrorisme ni même le crime.  Technologies utilisées également pour contrôler et nettoyer socialement tout ce qui dépasse au sein de la société : politiquement et puritainement incorrects. 

Il y a une coupure désagréable à la fin, mais le contenu qui précède vaut la peine d'être vu et écouté. Narration en français.

Durée 19:56

http://leweb2zero.tv/video/alfred_9746e044ab81345

L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3

00H18 - Aux yeux de la police, les médias jouent un rôle vital : se sont eux qui rapportent les événements, par exemple les manifs tournant au vinaigre... Qu'est-ce à dire ? Que la police peut compter sur des alliés, dans les salles de nouvelles. En outre, ces dernières sont également infiltrées par la police. Faisons un bref rappel de la fin des années 1960 et d'une bonne partie de la décennie 1970, période d'effervescence nationaliste au Québec. Rappelons que la crise d'octobre s'est étalée sur une période de quatre ou cinq ans. La marmite sociopolitique a graduellement commencé à mijoter deux ou trois ans avant la crise proprement dite pour se refroidir peu à peu environ 1 an après l'assassinat du ministre Pierre Laporte, membre du gouvernement libéral de Robert Bourassa.

Journaliste à Ottawa, au cours de ces années, j'ai constaté que la salle des nouvelles du quotidien Le Droit où je travaillais, les collègues, le syndicat des journalistes, les photographes, des amis, mêmes certains milieux familiaux, dont le mien, étaient infiltrés par des agents et agentes en civil de la Gendarmerie royale du Canada. L'auteur de ces lignes pourrait citer le nom de “ confrères journalistes ” qui étaient membres de ce corps policier : à l'époque, je n'avais pas encore découvert que la Sûreté du Québec et les corps policiers municipaux s'adonnaient aussi à ces activités clandestines. Je vais me limiter aux initiales : AG, PL, PT, AL. On peut penser qu'il en était de même de celles des grands quotidiens montréalais et des stations de télévisions, par exemple Radio-Canada. Les journalistes de ma génération se souviennent tous que le nationalisme culminait davantage à Montréal qu'à Ottawa. Toutefois, comme je n'y étais pas, je ne peux en juger, seulement le présumer, quoique avec une marge d'erreur à peu près nulle.

J'ai eu l'occasion de remarquer également la présence policière dans des salles de nouvelles de la télé de Radio-Canada, notamment à Montréal, où j'ai travaillé vers le milieu des années 1970 jusqu'au début de la décennie suivante. À l'époque, je n'étais pas trop sûr que c'était le cas. Après mon enquête de six ans et demi dans l'underground policier, qui s'est étalée du début de 1997 et le milieu de 2003, me remémorant certains événements, mon hésitation s'est transformée en certitude. Suis convaincu qu'un journaliste, deux cameraman et un monteur de films de Radio-Canada étaient de fait des civils (Initiales : PT, AD, RS, entre autres), mais j'ignore à quel corps policier ils appartenaient. Il n'était pas toujours facile de travailler en symbiose avec un certain monteur, fallait entrer dans la salle de montage sur la pointe des pieds, adopter un profil bas, éviter tout ce qui pouvait porter ombrage à sa susceptibilité. Et avec un certain cameraman, qui conduisait son véhicule comme un dingue, bâclait son travail. Autant d'attitudes qui visaient à vous mettre en rogne, à vous déstabiliser psychologiquement.

Croire que toutes ces taupes ont été exfiltrées depuis est faire preuve d'une bien grande candeur. Ceux qui ont par la suite pris leur retraite ont vraisemblablement été remplacés par d'autres. Tous les corps policiers se font des niches, dans les milieux de presse, y compris la Sûreté du Québec. Pas seulement dans les grands médias, les tout petits aussi. L'exemple du journal communautaire D'un lac à l'autre, à Lac Bouchette, tirant à 600 exemplaires, et dont j'ai déjà fait état (Voir tome 1 de L'Étau Policier), le démontre.

Lisez gratuitement les cinq pages du jour, cliquez à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite. Bonne journée !

News du jeudi 24 janvier 2008--------------- 

De la nécessité de créer des médias alternatifs

09H34 - Il y a de l'information qui ne circule pas dans les médias conventionnels : télés, radios, journaux version papier, maisons d'édition. À titre d'exemple à ne pas imiter : aucun de ces médias n'a parlé de mon enquête journalistique de plus six ans dans l'underground policier, le monde de la police en civil - municipale, régionale, provinciale et nationale - et de ses collabos.

Pourtant, ce monde clandestin est à l'origine de l'Étau policier qui est désormais le nôtre. Le silence de la confrérie démontre que le journalisme n'est plus ce qu'il était. Les journalistes, parce que bien encadrés dans les salles de nouvelles, sont devenus des gentils caniches de salon.

Médias alternatifs? Mon site en est un. Le visiteur y a accès à de l'information qui n'est pas disponible dans les médias conventionnels ou traditionnels. Sur le Oueb, je ne suis pas le seul à traiter de sujets chauds. Ainsi ONAIR.

Sur ce site, vous apprendrez que le paysage médiatique nord-américain est dominé par moins d'une dizaine de compagnies. Ces conglomérats contrôlent une grande partie de ce que l'Amérique voit, écoute et lit... C'est cet enfermement de la culture qui a donné le jour au mouvement médiatique alternatif : le même phénomène s'est produit en Europe, notamment en France. À travers les États-Unis, d'ouest en est, ON AIR examine ce contre-courant et raconte leur combat, leur existence, leurs revendications.

http://www.onairdoc.org/article.php3?id_article=31

Quelques adresses de médias alternatifs aux USA
http://www.mediachannel.org/

http://www.democracynow.org/

http://www.pbs.org/wgbh/pages/frontline/

http://www.naomiklein.org/main

http://www.motherjones.com/

http://howardzinn.org/default/

http://www.guerrillanews.com/

Danger : la concentration des médias

00H28 - Une documentaire solide portant sur la toute puissance de Fox News, l'empire médiatique australo-américain de Ruper Murdoch. À travers ses programmes et ses journaux télévisés, Murdoch met en place un système visant à manipuler l'opinion des trois quarts de la population de la planète.

Intervenants :
Bob McChesney, fondateur de Free Press
Jeff Cohen, ex-consultant pour MSNBC/Fox News
David Brock, président de Media Matters for America
Gene Kimmel, Pdt de Public Policy et avocat de Consumers Union
Frank O'Donnell, ex-producteur sur Fox News
David Burnett, ex-journaliste de Fox News
Diana Winthrop, ex-productrice sur Fox News
Larry Johnson, ex-consultant sur Fox News
John Du Pre, ex-présentateur sur Fox News
Clara Frenk, ex-productrice sur Fox News
Dave Korb, ex-journaliste à Fox News
Av Westin, ex-vice-président de ABC News
David Hnatiuk, ex-responsable de l'habillement musical chez Fox
James Wolcott, ex-journaliste au New Yorker
Peter Hart, analyste média chez FAIR
Steve Rendall, analyste chez FAIR
Bernie Sanders, député indépendant du Vermont
Joseph Cafasso, ex-spécialiste du contre-terrorisme sur Fox News
Al Franken, animateur de Air America
Eric Alterman, critique média
John Nichols, auteur
Chellie Pingree, directrice de Common Cause
Alexander Kippen, ex-journaliste de Fox News
Larry Irving, ex-secrétaire adjoint au Commerce
Len Hill, producteur indépendant
Malkia Cyril, directrice exécutive de Media Youth Council
David Goodfriend, fondateur de Air America Radio
Wally Bown, fondateur de Mountain Area Information Network

Durée 77:20

http://leweb2zero.tv/video/alfred_4945c7a9094c51f

L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3

00H07 - Dans une centaine de villes de l'Occident, en mars 2002, se tiennent différents événements visant à protester contre les abus de pouvoir des forces de l'ordre dans le monde : théâtre, émissions, fêtes, marches. À Montréal, le MAJ et les COBP participent à cette mobilisation internationale, organisent une marche.

Le lendemain, le journaliste Karim Benessaieh de La Presse rapporte que la manifestation a quelque peu dérapé dans le centre-ville de Montréal. Trois ou quatre jours après, nous apprenons que le nombre d'arrestations était considérable. Éric Trottier de La Presse rapporte que des voix commencent à s'élever mettant en doute le bien-fondé de l'opération policière qui a permis d'arrêter... 371 manifestants (Éric Trottier - La Presse du 20 mars 2002) : 268 adultes et 103 ados avaient passé la nuit en prison puis été relâchés après avoir été accusés d'attroupement illégal, de port d'armes prohibées et d'une douzaine d'autres méfaits. En une heure, la police avait bien failli battre le record de 463 arrestations établi au cours du Sommet des Amériques (ZLÉA) tenu au printemps 2001.

« Le nombre m'apparaît énorme », déclare Robert Laramée, membre de la Commission de la sécurité publique de la Ville de Montréal, organisme responsable de la police. Il fait part de son intention de demander des comptes à la direction du service. « Il est évident qu'on ne peut accepter des gestes de saccage ou de barbouillage, mais je me demande tout de même pourquoi la police n'a pu faire la différence entre saccageurs et ceux qui voulaient manifester pacifiquement. » De son côté, le maire Gérald Tremblay, qui est nul en matière policière, se dit satisfait de l'opération policière : « Pour le moment (...) l'information que j'ai, c'est que les policiers ont fait un travail assez exceptionnel pour circonscrire les jeunes et s'assurer qu'il y ait le moins de dommages possibles à la propriété privée. »

D'autres ne partagent pas l'opinion du maire, ainsi le criminaliste Christian Desrosiers : « C'est presque autant que lors des mesures de guerre ».  (NDLR : À la suite de l'adoption de cette loi fédérale qui, ainsi qu'on l'a vu, visait à neutraliser le FLQ, plus de 400 avaient été arrêtés.) Me Julius Grey manifeste également son étonnement : « Quand, durant une manifestation, la police arrête une ou deux personnes, on se dit qu'elle  peut avoir raison. Mais autant de gens à la fois, ça semble s'inscrire dans cette nouvelle politique d'intolérance que l'on voit depuis les événements de Québec (Sommet des Amériques du printemps 2001). »

Me Grey lance un appel à la tolérance : « Il faut valoriser l'institution de la manifestation. Elle est un moyen d'expression fondamental pour des milliers de gens qui n'ont pas accès aux pages des grands journaux et aux autres médias pour faire connaître leurs points de vue. Nos politiciens, nos chefs de police et les avocats devraient réaffirmer ce rôle de la manifestation comme expression publique. Ils devraient admettre publiquement qu'elle est un des liens entre l'individu et l'État démocratique. » Me Grey prêche dans le désert, aucun politicien ni directeur de police ne répondra à son invitation. La vérité est que, partout au Québec, la police a confisqué l'espace public à la Société civile. On l'a vu depuis le début de ce livre, on continuera de le voir jusqu'à sa dernière page.

Lisez gratuitement les cinq pages du jour, cliquez à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite. Bonne lecture!

News du mercredi 23 janvier 2008---------------

La peur de la criminalité comme programme électoral

02H24 - Lors des élections présidentielles du printemps 2002, en France, Jacques Chirac, homme de droite, a obtenu un deuxième mandat en utilisant le discours de la peur de la criminalité, en traitant du sentiment d'insécurité de la population, sans expliciter ses véritables origines. D'où vient cette peur?

Selon le sociologue Lagrange, « on peut voir dans l'altération des liens sociaux, dans le bouleversement des équilibres démographiques et économiques, les déterminations d'un mal-vivre, d'un sentiment de frustration et d'incertitude à l'égard de l'avenir qui, par un transfert sur cette catégorie d'actes universellement condamnés que sont les crimes, produit dans l'esprit du public une réalité nouvelle : le sentiment  de sécurité. » (Hugues Lagrange - Réponse à l'insécurité - Grenoble CERAT)

Il produit un renversement dans l'ordre des facteurs. Le sentiment d'inquiétude naît d'une dégradation générale des liens sociaux, précède les fixations sur des éléments précis. « Ce sentiment est alors la matrice de peurs spécifiques - d'être cambriolé, d'être agressé - et non une expression synthétique, décentrée, issue de ces appréhensions éparses. La donné psychologique est première, elle cherche des objets adéquats dans lesquelles s'incarner, prenant alors l'apparence de peurs particulières. »

Bien des aléas de la vie sont des sujets de fortes inquiétudes :
chômage, pauvreté, exclusion sociale, vie de couple incertaine, baisse de la consommation, avenir incertain, peur de perdre son job, endettement, marge de crédit pour joindre les deux bouts, taille de l'hypothèque, anxiété sociale, accès difficile ou impossible aux soins de santé, maladies graves, vieillissement physique et social, mort en devenir, dégradation de l'environnement, etc. Ma liste n'est pas exhaustive, loin de là. Sans omettre la police, en uniforme et en civil, incluant ses collabos, qui propage le virus de la peur au sein de la société. Pourquoi ? Pour justifier sa raison d'être et appesentir davantage son emprise psychologique sur la population.

Pensez-vous vraiment que la peur de la criminalité l'emporte sur tous ces aléas ? Dans le tome 1 de mon livre L'Étau Policier, lisez les chapitres Consultations et sondages bidons sur le présumé sentiment d'insécurité et L'idéologie de la peur, qui est propagée par les médias, alimentés par la police. Vous réaliserez que le danger d'être victime d'un acte criminel est statistiquement infinitésimal. Le risque n'est pas là, il est sur les routes, où accidents, morts et blessés abondent. L'hécatombe!

Ce préalable me semblait absolument nécessaire, car dans le reportage qui suit on ne traite pas de ce volet : faut comprendre qu'un reportage n'est pas un documentaire. Le contexte : nous sommes en 2002, entre les deux tours de l'élection présidentielle française alors que le thème de l'insécurité est sur toutes lèvres.

Durée 23:00

http://tvbruits.org/spip.php?article101

Dans la page s'affichant, l'écran vidéo est un peu plus bas.

L'extrait du jour de L'Étau policier, tome 3

00H00 - En juillet 2001, lors du rave Oasis tenu au Centre Molson, à Montréal, des gardiens de sécurité fouillent tous les participants, incluant portefeuilles et souliers, sous la supervision de policiers de l'île de Montréal. (Pascale Breton - La Presse du 31 juillet 2001) Au mois de mai précédent, la police a rencontré le promoteur, les Productions 514, et exigé que chaque personne se prête à cette fouille sous peine d'expulsion. Ce mois de juillet, de la drogue est saisie, des participants sont expulsés, mais, mis à part deux revendeurs, personne n'est arrêtée.

Prenons connaissance de l'opinion de la criminologue Marie-Andrée Bertrand : « Il n'y pas eu d'arrestations parce que ces fouilles sont illégales, affirme-t-elle. Elles ne tiendraient pas devant la Cour ». Se référant à la Charte des droits et libertés, elle indique que son article 8 interdit les fouilles, perquisitions et saisies abusives, et que, selon le Code criminel, seul un juge peut donner le pouvoir aux policiers d'effectuer une perquisition, sauf s'il s'agit de loteries, maisons de jeux et prostitution. «  Pour qu'un policier ait le droit d'intercepter une personne qu'il soupçonne être en possession de drogue, il faut que cette personne ait commis un délit sous ses yeux », ajoute-t-elle.

L'avocat Julius Grey, reconnu comme un spécialiste en matière des droits de la personne, abonde un peu dans le même sens : « Les policiers ont le droit de fouiller une personne s'ils ont de bonnes raisons, mais de là à organiser une fouille systématique, il y a une marge. Ils sont probablement allés trop loin. » Du banc des accusés, le porte-parole de la police, le commandant André Durocher, persiste et signe : « C'est légal, puisque les gens sont consentants (sic). C'est un événement privé et s'ils ne sont pas d'accord, ils restent à la maison. Ce sont des agents de sécurité qui assurent les fouilles. Tout s'est déroulé selon le protocole d'entente en vigueur. »

Le protocole de Durocher a-t-il préséance sur la loi ? Veinards comme nous sommes, disposerions-nous de deux Codes criminels ? Celui adopté par les citoyens que nous élisons au Parlement spécifiquement à cette fin et celui traficoté par la police que nous embauchons pour le faire respecter. Durocher parle du « consentement » des gens. Oui, mais extorqué : tu te soumets à la fouille ou tu n'entres pas dans la salle. Et la police se sert du paravent d'une agence de sécurité, responsable des fouilles, pour dissimuler son activité illégale. Et pourquoi l'organisateur de l'événement, Productions 514, s'est-il soumis à ce diktat ? Vraisemblablement parce qu'elle ne voulait pas se mettre la police à dos. Faut du coffre pour lui opposer un refus. L'entreprise craignait-elle des représailles ? Que la police en uniforme se permette de poser des gestes illégaux au vu et au su de tout le monde, donne un tout petit aperçu de ce qui se passe chez la police... en civil.

Un clic à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite, et vous aurez accès gratuitement aux cinq pages du jour. Bonne Lecture!

News du mardi 22 janvier 2008--------------- 

Autre extrait du film Allez, Yallah!
Dont je vous parlais hier, voir plus bas

02H13 - Vous y entendrez ce témoignage : tu ne seras jamais mon maître... on coupe le clito (ris)...etc. Quelques musulmanes déterminées, révoltées. Les religions doivent respecter la charte des droits de l'ONU : notamment le catholicisme qui est contre l'avortement, contre le condom, contre l'homosexualité, contre le lesbianisme, etc. Faire découvrir à ces femmes qu'elles ont des droits, ce qu'elles ignorent généralement, est porteur d'espoir.

Le réalisateur du documentaire d'1h58, Jean-Pierre Thorn, a fait là oeuvre très utile. En France, il a été présenté dans plusieurs cinémas. Ici, au Québec, on n'en a pas entendu parler. On préfère les grandes productions américaines, qui, habituellement, contribuent très peu au développement de la société. Et nos télés? Faut pas se raconter d'histoires : l'avenir est sur le oueb, pas dans les médias traditionnels, appelés à disparaitre éventuellement.

Pour plus d'infos, écrivez dans la fenêtre de Google ou de Yahoo le nom de l'auteur ou seulement le titre du documentaire. La bande-annonce est courte  (01 :38), mais en dit long.
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18706371&cfilm=111524.html

L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3

00H00 - Violence policière à l'endroit de femmes. Deux cas, entre autres. Le 24 juin 1998, les agents Richard Roy et Denis Lapointe, de la police de St-Basile-le-Grand, appréhendent Manon Nancy Tremblay pour du tapage à la suite d'une dispute avec un ami. (La Presse du 6 septembre 2001) Après lui avoir passé les menottes, les policiers la blessent à un coude puis la sortent à moitié nue de la résidence de sa mère. Au poste de police, on l'empêche d'appeler un avocat. Et, parce qu'elle a craché au visage de l'un d'eux, on l'asperge de poivre de Cayenne et la laisse, pendant 16 ou 17 heures, sans soins et sans eau dans une cellule : l'eau permet d'en atténuer les douleurs occasionnées aux yeux. Par la suite, Roy et Lapointe sont suspendus sans salaire pendant 32 et 23 jours respectivement. Un troisième policier, Robert Mercier, qui avait entre-temps quitté ses fonctions, est jugé inhabile à porter l'uniforme pendant deux ans.

Deuxième cas... Une citoyenne, fortement intoxiquée, tombe en panne sur l'autoroute métropolitaine, dans l'île de Montréal. Elle est arrêtée et mise en cellule au poste Montréal-Métro, à St-Laurent. Constatant son état hystérique, le policier Daniel Caron de la Sûreté du Québec appelle l'ambulance. (Rollande Parent, Presse canadienne - La Presse du 25 août 2002) Alors que deux collègues tentent de l'immobiliser, le policier Caron entre dans la cellule et lui administre trois coups poing au visage. En résulte un hématome. C'est l'ambulancier qui dénonce le geste de violence.

Me Richard W. Iuticone, président du Comité de déontologie, juge, en août 2002, comme facteur aggravant le fait que Caron ait toujours nié être entré dans la cellule. Il qualifie son geste « d'une gravité extrême et d'une inutilité absolue » et précise qu'il avait « perdu le contrôle d'une situation stressante ». Il le condamne à 20 jours de suspension sans solde. Des accusations criminelles de voies de fait sont également portées contre lui, mais il est acquitté parce que le principal témoin, l'ambulancier, n'a pu affirmer avec certitude que Caron était bel et bien l'agresseur.

Un clic à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite suffit pour avoir accès gratuitement aux cinq pages du jour.

News du lundi 21 janvier 2008---------------

Lundi 21 janvier 2008

Comédie

13H50 - Le thème : photo pour la fête des mères.

Durée 02:09
http://www.youtube.com/watch?v=bhcA4Ry65FU

La belle vie de quartier

13h34 - Rien d'autre. Des petits riens tout de même essentiels. Les cinéastes ? Des enfants, et des adultes leur montrant comment fonctionne un caméscope. Une seule adresse Oueb, mais 2 vidéos distinctes. Dans la page s'affichant, cliquez sur...

...l'image de 2.SMALL IS BEAUTIFUL, débarque à St André ;

...ensuite sur celle de 3.La fête à la Maison Municipale d'Animation de St André.

http://www.moteur-webtv.info/moteur/actualites_reportages.html

Dans la même page, d'autres vidéos sont disponibles, vous gênez pas, faites comme chez vous.

Allez Yallah!
Traduction : Allez de l'avant!

10H41 - C'est le titre d'un documentaire tourné par Jean Pierre Thorn et qui, en Occident, nous concerne tous. C'est l'histoire de quelques musulmanes quittant leur pays d'origine pour vivre en France. Elles découvrent que dans des quartiers, des intégristes sont en train de créer une société parallèle à celle de ce pays.

Ils réécrivent le coran pour faire passer des propos discriminatoires à l'encontre des femmes prônant leurs droits : on peut battre une femme, filles et garçons ne doivent pas être mêlés ensemble, etc. Il y a des choses que l'auteur Thorn a vu, et qui l'ont effrayé. Une Marocaine raconte que des Saoudiens sont en train de produire une génération en dehors du système prévalant en France.

Une petite vidéo de rien du tout, mais qui risque d'alerter bien des citoyens. « J'ai des droits », chante une musulmane. Najat Ikbsh, caravanière de la Ligue Marocaine des Droits des Femmes, témoigne de la situation.

Durée 09 :48

http://www.moteur-webtv.info/moteur/actualites_reportages.html

Dans la page s'affichant, descendez jusqu'en bas et cliquez sur l'image ALLEZ YALLAH

L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3

00H00 - Raciste, la police de l'île de Montréal ? Mylène Jaccoud, professeur de criminologie à l'Université de Montréal, a mené une enquête sur ce sujet, qu'elle a dévoilée en mars 2002. (Silvia Galipeau - La Presse du 21 mars 2002) Elle révèle que si ce corps policier embauche des Noirs, des Chinois, des Italiens ou autres membres de communautés minoritaires, c'est avant tout pour des raisons utilitaristes. Elle a fait cette découverte en épluchant de ses documents portant sur sa politique d'embauche de minorités ethnoculturelles et visibles.

Elle énumère quelques uns des motifs évoqués : l'efficacité (pour mieux connaître les communautés, précise-t-elle), le contrôle (mieux infiltrer les communautés), la prévention (réduire les tensions entre certaines communautés et la police). Jaccoud évoque aussi l'effet de relations publiques de sa politique d'embauche, de même que psychologique (soutient aux autres policiers membres de communautés minoritaires). Elle a complété sa recherche en interrogeant 47 policiers membres de communautés visibles et constaté que la majorité (68%) ne se disent pas victimes de racisme. Cependant, plusieurs se sont montrés réticents à dénoncer les blagues dont ils font l'objet, y voyant davantage l'empreinte de la « culture policière » que celle du racisme.

Les autres, au contraire, ont trouvé assez ou très difficile leur intégration, signalant leur isolement, le manque de soutien, la suspicion, les méfaits et les insultes dont ils sont la cible. Ils ont avoué se faire traiter de « mangeurs de vidanges », ou de « voleurs de jobs » par de leurs collègues. Les Italiens sont perçus comme des « mafiosi », les Arabes, des « conducteurs de chameaux ». Comment réagissent-ils, ces policiers Noirs, Chinois, Italiens, etc.? La criminologue mentionne trois stratégies possibles : la résistance (choisie par une minorité d'entre eux, souligne-t-elle), la résignation, le retrait ou la fuite (changer de partenaire, de poste de police, etc.) ou encore la conformité active à l'institution (pour mieux se faire accepter, certains de ces policiers font de l'excès de zèle).

Un clic à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite et vous avez accès gratuitement aux cinq pages du jour. Bonne Journée !

News du dimanche 20 janvier 2008--------------- 

Un appel au vote

15H09 - Eminem's Mosh

 http://www.gnn.tv/videos/video.php?id=28

Impossible de... résister à ce spectacle de rue

13H40 - Moment de détente : un marionnettiste et une grande Star du rock...

http://www.koreus.com/video/marionnette-squelette.html

Résister c'est créer!
Créer c'est résister!

10H13 - Un appel de treize résistants français à ceux qui feront le siècle qui commence afin que la flamme de la résistance ne s'éteigne jamais. Une soixantaine d'année après la fin de la dernière guerre mondiale, la menace n'a pas complètement disparue et « notre colère contre l'injustice est toujours intacte ». 

* Appel pour une presse délivrée de l'argent et de la corruption. « Nous n'acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés ».

* Appel à ne pas se laisser impressionner par l'actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menacent la paix et la démocratie.

* Appel à créer un nouveau programme de résistance pour notre siècle, « sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l'intolérance, de la guerre et même des injustices sociales ».

* Appel à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communications de masse. Ils ne proposent comme horizon à notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture.

Les intervenants :
Stéphane Hessel
Lise London
Henri Bartoli
Maurice Voutey
Raymond Aubrac
Georges Séguy
Maurice Kriegel-Valrimont
Philippe Dechartre

À cette liste s'ajoutent :
Lucie Aubrac
Daniel Cordier
Georges Guingouin
Germaine Tillion
Jean-Pierre Vernant


http://tvbruits.org/spip.php?article328
Dans la page s'affichant, l'écran est un peu plus bas

Comment lutter efficacement
et apporter des changements au sein de la société?

00H35 - Au lieu de la grande révolution bouleversant tout sur son passage, avec ces faux lendemains qui chantent, on s'engage de nos jours dans de petits projets concrets. D'où le titre de la vidéo que vous allez voir : Ici et Maintenant. Résister, c'est ne pas désirer le pouvoir, c'est créer et savoir où se trouvent les moteurs des changements.

Elle a été tournée lors d'une conférence débat à laquelle participaient Miguel Bénasayag, philosophe et psychanalyste, et Florence Aubenas, journaliste à Libération. Tous deux invités par l'organisme Motivé-e-s, au squat toulousain Mix'Art Myris, en France.

L'image vidéo manque un peu d'éclairage au début, mais cela s'améliore par la suite. Durée 20:00

http://tvbruits.org/spip.php?article235

Dans la page s'affichant, l'écran vidéo est un peu plus bas.

Il y a une suite à cette vidéo. Elle est divisée en deux parties, visionnez les à l'adresse suivante...  
http://tvbruits.org/spip.php?article155

Cependant, pour y avoir accès,  vous devez avoir le nouveau lecteur multimédias RealPlayer. Sinon, téléchargez le gratuitement à l'adresse suivante...
http://france.real.com/player/

L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3

00H00 - Aujourd'hui, je traite notamment du Comité de déontologie policière du Québec qui, avant de rendre ses décisions, laisse généralement s'écouler des mois et, dans des cas particulièrement délicats, l'attente peut s'étaler entre quelques années et plusieurs. Alors, les journaliste, souvent débordés, renoncent ou oublient, après un certain temps, de vérifier où est rendu l'escargot dans sa progression.

Une lenteur extrême favorisant l'opacité plutôt que la transparence dont doivent faire preuve les tribunaux, peu importe leur juridiction. Et minant sérieusement la crédibilité du système aux yeux de la population. Signalons qu'on accède au site Web du Comité de déontologie en passant par celui du ministère québécois de la Sécurité publique - http://www.msp.gouv.qc.ca/ -, ce qui démontre on ne peut mieux sa promiscuité avec le pouvoir.

En outre, son rapport annuel n'est pas disponible chez Publication Québec. Du reste, il est bourrés de statistiques, utiles certes, mais insuffisantes, car on n'y fait qu'un « résumé de quelques décisions d'intérêt » sans identifier victimes et tortionnaires. Alors qu'il y aurait lieu d'expliciter clairement le contexte de chacun des dossiers traités au cours de l'année écoulée, d'indiquer le nom de la victime, celui aussi du ou des flics impliqués et le corps policier auxquels ils appartiennent, leurs antécédents, la progression des procédures. Et pourquoi pas ? D'ajouter les photos récentes des policiers trouvés coupables de méfaits, que les médias pourraient ensuite repiquer et diffuser, puis archiver. La glasnost, merde !

Un clic à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite suffit pour lire les cinq pages du jour.  

News du samedi 19 janvier 2008---------------

De plus en plus de municipalités québécoises
embauchent des gardiens de la sécurité privée

02H36 - L'affaire n'est pas nouvelle. Il en ait ainsi depuis au moins le début des années 1990, surtout sur le territoire de l'île de Montréal, particulièrement dans les municipalités les mieux nanties, dont Westmount. Ces élus municipaux, incluant les maires, ont la responsabilité, l'obligation même, de veiller à ce que les agents et agentes de la sécurité privée, en civil ou en uniforme, aient une formation en droits et libertés. Et, le cas échéant, vérifier si tel est le cas, en leur faisant passer un examen sérieux. Ensuite, les candidats acceptés doivent s'engager par serment de les respecter. Sur ce plan, les élus doivent être intransigeants, intraitables, et ne rien laisser passer.

Lisez l'article de Cyberpresse...

http://www.cyberpresse.ca/article/20080118/CPACTUALITES/80118201/6488/CPACTUALITES

France : les CRS

01 :52 - Une opinion sur les Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS), voir le lien en rouge plus bas...

Durée 03:05

http://www.kewego.fr/video/iLyROoaftHp0.html