Archives des ACTUALITÉS de janvier 2008News du jeudi 31 janvier 2008---------------
■ U2, police
sur les dents...
08H11 - ... 1987, Los Angeles, Where the Streets
Have No Name, sur le toit d'un petit édifice quelconque. En contre
bas, des piétons éberlués et contents, d'autres aux fenêtres...
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3
00H00 - Carole Beaulieu, la rédactrice en chef du magazine L'Actualité, écrit que l'ensemble des citoyens du Québec se souviendront longtemps de ces agents de la Sûreté du Québec en uniforme, manifestant sans permis, formant une menaçante haie de déshonneur et bousculant des ministres sous le regard d'un chef syndical qui se moquait des efforts des policiers municipaux pour contrôler les manifestants. (Carole Beaulieu - L'Actualité du 1ier octobre 2000) « En démocratie, ajoute-t-elle, le monopole de la force légitime est délégué aux policiers, qui doivent rester assujettis aux autorités élues. Il est malsain de voir ce bras armé de l'État établir avec les élus un rapport de force et se moquer des lois pour grossir son portefeuille déjà bien garnis. » La rédactrice en chef dévoile ensuite un volet de l'affaire que les médias, à ce qu'il semble bien, ignoraient. Elle rappelle que le Gouvernement du
Québec (NDLR : Gouvernement péquiste de Lucien Bouchard) avait déclaré que
les policiers de la Sûreté du Québec n'auraient pas un cent de plus que les
autres employés du secteur public : 9% sur quatre ans. Dans les faits,
explicite-t-elle, « environ 2 000 des
3 600 policiers de ce corps policier - les plus anciens et souvent les moins instruits - ont obtenu
11%. » Beaulieu fait le lien
avec d'autres employés du secteur public qui ont dû se contenter du 9% sur
quatre ans.
Les enseignants qui ne voient jamais la couleur de leurs heures supplémentaires, pendant que les policiers de la Sûreté du Québec encaissent du temps et demi et du temps double. Les infirmières qui n'en finissent pas de payer des amendes imposées à la suite de leur grève illégale de l'été 1999, pendant que ces mêmes policiers (NDLR : Insatisfaits des offres gouvernementales, ils avaient été une année complète sans émettre de contraventions) n'ont pas versé un cent d'amende pour avoir fait perdre plus de 40M$ au Trésor public et rendu les routes du Québec plus dangereuses. Ils n'ont même pas eu de sanction disciplinaire, déplore-t-elle. Ainsi que l'a vu plus haut, au cours de cette année-là, on avait dénombré deux morts de plus, mais moins de blessés que l'année précédente. Il importe de savoir aussi que, en vertu de la Loi
sur le régime syndical applicable à la Sûreté du Québec, gouvernement du Québec
et Association des policiers provinciaux du Québec ne sont pas tenus de déposer
le contrat de travail au bureau du Commissaire du travail. (Rapport de la
Commission Poitras) C'est un document confidentiel, Top Secret. Absence totale
de transparence et atteinte au droit du public d'être informé. Même la Commission
Poitras n'y a pas eu accès.
Lisez gratuitement les cinq pages du jour, au sommet de la colonne de droite, cliquez à l'endroit indiqué. News du mercredi 30 janvier 2008---------------
■ Fameux
moments à vivre....
Le laxisme de certains avocats de la Couronne et juges de paix, lui, a-t-il déjà fait l'objet d'une enquête publique, portant exclusivement là-dessus s'entend ? À ma connaissance, non. Là, ce que le pouvoir redoute, c'est que la crédibilité du système judiciaire soit entachée. Là aussi il en désigne les personnes. Mais il y a plus : il a peur que ses interventions clandestines soient étalées au grand jour et qu'il ne lui soit plus possible d'agir illégalement à sa guise. Son comportement est identique à celui de la police, qui préfère taire certaines affaires pour en assurer la pérennité, sous prétexte de scorer plus souvent. Quand un système, judiciaire ou policier, se met publiquement à nu, on a toutes les raisons de croire qu'on peut s'y fier. Dans le cas contraire, on en a autant de s'en méfier. Une certaine promiscuité, car c'est bien de cela dont il s'agit, a été mise en relief par la Commission Poitras. Ainsi, elle a fait le constat que, malgré l'expertise développée par les enquêteurs des Affaires internes de la Sûreté du Québec, on perçoit « une certaine retenue de leur part et de la part des procureurs (de la Couronne) lorsque vient le temps de porter des accusations à l'endroit de policiers. (...) certains dossiers ont été présentés à des substitut du procureur (des avocats de la Couronne) qui ont refusé de porter des accusations, laissant aux autorités (policières) l'obligation de sévir. » Elle joint aussi à son rapport la recherche effectuée par Me Patrick J. Knoll, professeur à la Faculté de droit de l'Université de Calgary, et portant sur les pratiques de pays occidentaux. Examinons en quelques passages. Avocats de la Couronne et policiers sont quotidiennement interdépendants et entretiennent une relation qui, en certaines circonstances, peut prendre des allures quasi symbiotiques (union étroite), écrit Me Knoll. Les dangers de cette proximité sont réels. Elle
laisse entrevoir les risques de parti pris et d'influence indue lorsque vient
le temps de décider si une accusation criminelle sera portée ou non contre un
policier. Selon lui, l'avocat de la Couronne peut être influencé, soit en
raison d'un préjugé favorable à l'endroit de la police ou parce qu'il juge
préférable de fermer les yeux s'il veut éviter animosité et friction. Pour lui,
la collaboration de la police est fondamentale, alors on éviterait les
agissements susceptibles de créer du ressentiment ou de la mauvaise volonté.
Se reportant à d'autres études, il constate que rien pratiquement n'a été fait dans la majorité des juridictions pour établir des barrières convenables. Il soutient que les avocats de la Couronne, responsables de l'étude des dossiers et des mises en accusation (impliquant des policiers), ne peuvent être en même temps ceux côtoyant quotidiennement les policiers. Dans le cas de litige et d'accusation très grave, recommande Me Knoll, il serait prudent aussi d'en faire l'étude ailleurs que dans les locaux où les faits reprochés sont survenus. Il importe que les décisions sur la mise en accusation soient indépendantes et perçues comme telles par le policier intimé, le plaignant, les médias et le public. Enfin, Me Knoll s'attarde sur les lenteurs du système à déposer des accusations criminelles contre des policiers. Les retards imposent un stress considérable aux personnes concernées et risquent de discréditer le système judiciaire. Concluons avec une question adressée au ministre libéral de la Sécurité publique et ministre également de la Justice, Jacques Dupuis, du gouvernement Jean Charest : qu'attendez-vous pour rétablir la confiance en la justice dans ces cas-là ?
Rappelons que le cumul de ces
deux ministères place le ministre Jacques Dupuis dans une situation de conflit
d'intérêts. Les avocats de la Couronne relèvent de la Justice, les policiers de
la Sécurité publique. Il ne peut être à la fois juge et partie.
Pour lire l'extrait du jour, cliquez à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite. News du mardi 29 janvier 2008---------------
■ Très bon
solo à la guitare électrique
Canon, du compositeur
allemand Johann Pachelbel, 1653-1706. L'ancien à la mode d'aujourd'hui.
■ Article à
lire...
Lisez : Nos enfants sont fichés, on ne s'en fiche pas ! Sur le site français http://souriez.info/ ■ Marijane
est de retour !
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NEW
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3
Dans l'affaire Lizotte que nous avons traitée plus haut, Hélène André, la sœur de Danielle André assassinée en 1991, ne s'étonnait pas de l'acquittement du policier Stante (Louise Leduc - La Presse du 19 septembre 2002) : « Le tribunal, c'est un gros cirque et rien de plus ! » tranchait-elle. D'après elle, les policiers de Laval ont tout fait pour protéger des suspects. « J'ai depuis déposé une plainte privée au criminel. Elle est tablettée au ministère (québécois) de la Justice, qui attend de voir les conclusions du commissaire à la déontologie policière du Québec. Vous imaginez ? Tout ça remonte à il y a 11 ans ! Les policiers impliqués dans l'histoire ont pris leur retraite et la police de Laval n'en finit plus de payer des avocats ! Comment un citoyen peut-il se battre contre des corps policiers ? C'est David contre Goliath et il faut vraiment déployer beaucoup d'énergie pour mener à terme une telle croisade. » Faisons état d'un drame... cette fois délibéré : l'affaire Michel Jetté, qui implique des membres de la Sûreté du Québec. (Christiane Desjardins et Yves Boisvert - La Presse des 21 octobre 1999 et 9 août 2000) En 1989, Jetté est condamné à six ans de pénitencier pour homicide involontaire, après avoir été battu et menacé par des policiers et forcé à faire de faux aveux. Des enquêteurs prétendaient l'avoir arrêté sur la foi de ceux-ci, et qui avaient été enregistrés sur cassette. Cependant, ils ne l'avaient pas produite en preuve, affirmant qu'elle avait été effacée, mais avaient néanmoins témoigné de son contenu incriminant. Jetté va ensuite en Cour d'appel. Puis s'ouvre un procès en Cour d'appel, en octobre
1999, qui donne lieu à un revirement inattendu où la justice triomphe enfin du
totalitarisme. Rivest, qui avait joué un rôle de premier plan dans cette sale
affaire, accepte de témoigner et avoue carrément s'être parjuré lors du premier
procès. Mieux, la fameuse cassette que l'on croyait effacée est déposée en
preuve. Les juges Marc Beauregard, Morris J. Fish et Michel Robert
l'auditionnent, constatent que Jetté n'y tient aucun propos incriminant,
annulent le verdict de culpabilité contre lui, ordonnent l'arrêt des procédures.
Malheureusement, Jetté ne l'a jamais su puisqu'il est mort d'une crise
cardiaque en 1997, environ deux ans auparavant.
Christiane Desjardins de La Presse rapporte les propos de l'ex-caporal Rivest, qui se dit satisfait de la décision des trois juges. « Je ne peux pas dire que je suis heureux, parce que ça me rappelle toutes les saletés que j'ai faites et celles qui se continuent à la Sûreté du Québec. Mais je suis content d'avoir dit la vérité. Des parjures, j'en ai faits beaucoup (sic), mais Michel Jetté, c'est une cause type. C'est un individu très normal, pas relié au crime organisé. Il n'avait pas les moyens de se payer un bon avocat. Cela prouve que c'est presque impossible pour un type dans cette situation-là de passer à travers nos parjures, si on (la police) ne fait pas d'erreur de notre côté. » Commentaire aussi de l'avocat de Jetté, Me Julio Peris : « Il fondait beaucoup d'espoir sur cet appel. C'est triste, il est mort avant. Ce jugement vient souligner qu'il y a une lacune dans la jurisprudence. Combien d'appels sont rejetés parce que déclarés sans motifs ? Si M. Rivest n'avait pas dit la vérité cette fois-là, que serait-il arrivé ? » s'interroge-t-il. La réponse est évidente : personne n'aurait jamais su le fond de l'histoire. Ce mois d'octobre-là, Manseau, du Mouvement Action Justice (MAJ), intente en Cour du Québec une poursuite contre Rivest, l'ex-enquêteur de la Sûreté du Québec. Une plainte privée, d'entrave à la justice reliée à une autre enquête effectuée par ce corps policier, celle-là portant sur la mort d'Yvon Lafrance, abattu par un policier de l'île de Montréal. Rivest avait changé les versions de certains policiers pour modifier la preuve. Il s'en était du reste lui-même confessé publiquement dans les médias en 1996, en même temps qu'il avait dénoncé diverses irrégularités prévalant à la Sûreté du Québec et celles auxquelles il avait participé. Dès le début du procès, en avril 2002, il avoue sa culpabilité. Concluons avec une question adressée au
ministre libéral de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, du
gouvernement Jean Charest : qu'attendez-vous pour rétablir la confiance en
la justice dans ces cas-là ? News du lundi 28 janvier 2008---------------
■ Torture :
tolérance du Canada ?
http://www.cyberpresse.ca/article/20080127/CPACTUALITES/80127105/6730/CPACTUALITES
00H20 - Étalons sur le tapis un cas où pouvoir et
police ont de toute évidence croisé les doigts en espérant que la population
n'en sache rien. En octobre 1999, Jean-Pierre Lizotte, 45 ans, un sans-abri de
Montréal, meurt des suites de blessures subies lors d'un passage à tabac par un
portier de bar et deux policiers. La tragédie s'amorce le 5 septembre 1999, aux
petites heures du matin, au Shed Café, boul. St-Laurent, à Montréal.
Jean-Maxime Leroux, parmi d'autres témoins oculaires,
y assiste. Il voit le portier du bar frapper le clochard en pleine figure à
deux reprises. Voit ensuite arriver deux policiers. Alors qu'un autre portier
lui tient les mains derrière le dos, ils lui assènent plusieurs coups au
visage. Le témoin Leroux : « L'itinérant
est tombé. Les policiers ont continué à frapper.» Lizotte est
ensuite transporté à l'Hôtel-Dieu, puis transféré à l'hôpital Notre-Dame, à
Montréal, où il décède le 16 octobre, après 41 jours d'hospitalisation.
Le coroner Jean-Noël Goupil, à l'issu de son enquête,
en juin 2000, statuera que « Lizotte est
décédé d'une broncho-pneumonie associée à des complications de ses lésions
neurologiques au niveau de la moelle épinière. » D'après lui, les
lésions sur cinq vertèbres cervicales ont empêché la victime de combattre la
pneumonie. Sa conclusion : il s'agit bel et bien d'une mort violente. Le
corps de Lizotte est aussitôt... incinéré, rendant impossible une seconde
autopsie, si jamais elle s'avérait utile, rapporte la Presse canadienne.
Huit décembre, la police de l'île de Montréal informe
les médias de l'affaire Lizotte plus ou moins... 94 jours après les faits :
arrestation et hospitalisation le 5 septembre (qui durera 41 jours), décès le
16 octobre et médiatisation le 8 décembre (médiatisation 53 jours après le
décès). Des silences de deux instances politiques qui savaient mais qui se sont
bien gardés d'en parler aux médias intriguent pour le moins : Vera
Danyluk, présidente de la Communauté urbaine de Montréal (CUM), organisme de
qui relevait la police, et Serge Ménard, ministre québécois de la Sécurité
publique.
Finalement, en avril 2000, des accusations d'homicide
involontaire, de voies de faits graves et de lésions corporelles sont déposées
contre le policier Giovanni Stante, 34 ans, et Steve Deschatelets, portier au
Shed Café lors des événements. Bien que les deux accusés soient impliqués dans
le même événement, ils auront droit à un procès séparé. Pourquoi ? Craint-on
que le portier incrimine le policier Stante ? Le 1ier août 2002, ce dernier est
acquitté, ce qui entraîne l'arrêt du processus dans la cause du portier
Deschâtelets.
On parle d'une justice à deux vitesses. Autre autres,
notons la réaction d'un lecteur de La Presse, Daniel Gibeault : « (...) la police a encore gagné ! Combien de temps cela
va-t-il prendre pour qu'on comprenne que le système de justice est pourri et
que les corps de police peuvent faire ce qu'ils veulent sans que personne
puisse faire quoi que ce soit ? (...) moi je pense que la société dans laquelle nous vivons va progressivement
perdre le droit à la parole et que, dans pas très longtemps, nos enfants vont
vivre dans la peur et le doute. »
Un ex-policier et ex-conseiller municipal, Marcel Sévigny, soulève un point donnant froid dans le dos : « C'est là une bavure monumentale ! (...) combien de décès de ce genre passent complètement inaperçus ? (...) Il faut se poser de sérieuses questions sur le service de police et sur l'opacité de son fonctionnement. Ce cas illustre une fois de plus la nécessité d'un comité de surveillance indépendant qui ne soit à la solde ni de policiers ni d'élus municipaux. » Concluons avec une question adressée au ministre libéral de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, du gouvernement Jean Charest : qu'attendez-vous pour rétablir la confiance en la justice dans ces cas-là ?
Deuxième fois que je pose la question au ministre
Jacques Dupuis, voir plus bas, en caractères rouges : News du samedi 26 janvier 2008,
manchette Partialité
des flics enquêtant sur des collègues.
Lisez les cinq pages du jour, cliquez à l'endroit
indiqué au sommet de la colonne de droite.
News du dimanche 27 janvier 2008---------------
■ Réappropriez-vous la rue...
http://www.o2zone.tv/tous-velo PS : Dès le printemps venu, je vais lancer un appel sur le oueb à tous les amateurs de vélo du Québec à venir se promener dans les rues de Lac Bouchette, le petit village policier. J'espère qu'il y aura foule.
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3
00H05 - Lors des audiences publiques de la Commission Poitras, les Citoyen-ne-s opposé-e-s à la brutalité policière (COBP) ont déposé un mémoire où ils dressent la liste de 19 décès attribuables à des opérations policières. (David Kavanaght et Yves Manseau - Mémoire des COBP - D'Anthony Griffin à Richard Whaley : vingt enquêtes sur des décès de citoyens lors d'interventions de membres du SPCUM - Montréal, le 26 juin 1998) La Commission, qui n'en avait pas le mandat, n'a pas enquêté les faits étalés par les COBP, dont la banque de donnée est constituée de 1 500 coupures de presse. Elle souligne toutefois le problème d'apparence de partialité dans les versions transmises aux médias par des responsables de services de relations publiques des corps de police impliqués. Alors que les enquêtes commencent à peine, ces versions disculpent déjà les policiers, concluant à l'absence de tout reproche pouvant être retenu contre eux. Elle cite des articles de journaux le démontrant. Onze novembre 1987, Anthony Griffin, un Noir, est tué par balle. Le même jour, déclaration d'un policier de l'île de Montréal préposé aux relations avec les médias : « ... je mets ma réputation en jeu qu'il ne s'agissait pas d'un incident raciste. » Quinze avril 1996, Nelson Perreault meurt quelques minutes après avoir été transporté de sa cellule à l'hôpital. Même jour, police de l'île de Montréal : les heures précédentes, les policiers ont utilisé le poivre de Cayenne lors de son arrestation parce qu'il se montrait « très récalcitrant » et « cherchait à se pousser ». Dix-sept mai 1996, Daniel Bélair est abattu. Même jour, même corps policier : « Ils (les policiers impliqués) ont senti que leur vie était en danger. Ils ont été obligés de répliquer ». Dix-sept juin 1996, Michel Mathurin est abattu. Même jour, police de Montréal : « Le policier l'a sommé à plusieurs reprises de s'immobiliser mais il a continué d'avancer. (...) En fonction des renseignements dont nous disposons à l'heure actuelle, le policier me semble tout à fait justifié d'avoir utiliser son arme à feu. » Dans d'autres cas, les commentaires émanent du service de relations publiques de la Sûreté du Québec. Quatorze novembre 1991, Osmond Fletcher perd la vie. Même jour, police de l'île de Montréal, auquel appartient le policier impliqué : « Il a retourné son arme contre lui. » Relations publiques de la Sûreté du Québec, responsable de cette enquête : « Les constatations tendent à confirmer la thèse du suicide. » Premier janvier 1993, Trevor Kelly décède. Moins d'une journée plus tard : « Il se dirigeait vers un des deux policiers avec un couteau et l'autre, sentant la vie de son partenaire menacée, a tiré un coup de feu. » Six mars 1993, autre décès, celui d'Yvon Asselin. Le même jour : « Il y a une enquête mais j'ai l'impression que c'est un suicide, à 95%. » À un journaliste anglophone, la même source policière : « We suppose he stabbed himself. He might have been hit by a rubber bullet. He could have died of a heart attack. Who knows ? (...) We will wait fort the autopsy. » Neuf mars 1995, Paolo Romanelli est abattu. Le même jour : Il avait « ignoré les directives des policiers qui lui disaient de jeter son arme ». Trente et un mai 1996, Martin Suazo est tué d'une balle dans la tête. Au plus tard le lendemain, toujours la Sûreté du Québec : « Le coup est parti accidentellement ». La Commission
s'interroge. Quel est le message que reçoit l'enquêteur de ce corps policier
qui, avant même de débuter son enquête, entend la position officielle de son
employeur ? Même si les enquêteurs parviennent à passer outre à ces
messages, le citoyen a une bonne raison de penser que ce n'est pas le cas. De
tous ces exemples extraits du mémoire des COBP, la Commission retient aussi que
« c'est
toujours la faute des victimes, jamais
celle de la police ». Elle recommande au ministère de la Sécurité
publique d'adopter une directive qui tiendrait compte du droit du public à
l'information et du devoir des policiers de ne pas tirer de conclusions ou en
donner l'apparence avant la fin de l'enquête. Recommande aussi que, dans le cas
d'un décès, le policier soit traité de la même façon que le citoyen impliqué.
Lisez gratuitement les cinq pages du jour, cliquez à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite. Bonne lecture. News du samedi 26 janvier 2008---------------
■ En France,
tous les enfants en âge d'être scolarisés
http://www.rougemidi.org/spip.php?article2900#forum657
■ Préparation
d'un grand défilé au Burkina Faso
■ Vos papiers
s'il vous plaît !
Dans la page s'affichant,
l'écran est un peu plus bas.
■ Partialité des flics enquêtant sur des
collègues
03H27 - Il y a une semaine, au
terme d'une chasse à l'homme, un ou des policiers auraient abattus un citoyen
de 43 ans. Deux corps policiers seraient impliqués : la Sûreté du Québec
et la police de Trois-Rivières. Ainsi que l'exige la loi, un autre corps
policier fera enquête, celui de la Ville de Québec. Que doit-on en penser ?
En 1996 et 1997, rapporte la Commission
Poitras, le ministère québécois de la Sécurité publique dénombrait, à partir de
statistiques du Bureau du coroner, 30 (trente !) décès survenus au cour
d'interventions policières, dont 25 imputés à des corps policiers municipaux. À
maintes reprises, des coroners ont constaté des problèmes d'apparence de
partialité dans les enquêtes policières portant sur des décès. La Commission
base notamment son argumentation sur le Rapport du coroner Pierre Trahan
relatif à la mort de Jorge Chavaria Reyes, le 22 novembre 1990. (Pierre Trahan - Rapport d'enquête
du coroner, 19 avril 1993)
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3
02H33
- Sur une photo de La Presse du 19 novembre 2001, une voiture complètement
démolie. Le bas de vignette relate une autre de ces poursuites policières à
haute vitesse, avec auto-patrouille, gyrophare et sirène allumés, cette fois
par des policiers de la Régie des Seigneuries. Résultat : l'homme au
volant, 23 ans, est mort. S'agissait d'un cas de violence conjugale, dit-on. On
aurait pu lui épargner la vie, si on l'avait suivi avec une voiture banalisée
plutôt que d'utiliser tout le tintamarre habituel. Le principe est
élémentaire : un véhicule finit toujours par s'arrêter quelque part, à
moins d'être alimentée en essence par un hélico. Sans compter que le fuyard
aurait pu entrer en collision avec un voiture venant en sens inverse, et
ajouter au bilan humain. La problématique sévit chez tous les corps policiers,
sans distinction.
Se référant à un rapport de la police de l'île de Montréal, le journaliste Éric Trottier de La Presse écrit que plus de 142 chasses à l'homme se sont déroulées cette année-là sur ce territoire, occasionnant 73 accidents. (Éric Trottier - La Presse du 28 juin 2002) Onze citoyens et trois policiers ont été blessés. Cent dix poursuites de plus qu'en 1997, et 20 de plus qu'en 2000. De 1995 à 2001, le nombre de blessés a été de 125 : 66 suspects (NDLR : On ignore si tous ces fuyards ont été jugés coupables de délits, mineurs ou majeurs...), 30 policiers et 29 citoyens. Au cours de ces cinq années, ce corps policiers a quadruplé le nombre de poursuites à haute vitesse dans les rues de la métropole. Quelque temps après, au cours d'une assemblée du
conseil municipal, le conseiller de Snowdon, Marvin Rotrand, fait part de ses
inquiétudes, demande à son collègue Peter Yeomans, responsable de la police au
sein du Comité exécutif de la nouvelle Ville de Montréal, ce qu'il compte faire
pour enrayer le problème. Yeomans, homme droite, rétorque ne pas croire qu'il
faille imposer un moratoire : « Ça peut commencer par une infraction mineure, mais, souvent, les
policiers se rendent compte que le véhicule qu'ils poursuivent a été volé et
peut-être même qu'il allait être employé à commettre un crime plus grave, comme
un hold-up. On ne peut pas dire que les poursuites policières sont inutiles ».
Mais Rotrand n'en démord pas : « La
police devrait laisser courir les fuyards. Entre une vie et une voiture
volée, on ne doit pas hésiter. »
Cet article confirme, comme si besoin est, que la police jouit de l'appuie du pouvoir politique municipal, dont celui de l'élu Yeomans, ex-maire de Dorval. On peut faire le même constat à l'endroit du ministre québécois de la Sécurité publique et de son homologue fédéral, le Solliciteur général, responsable de toutes les polices du Canada. Ces élus, sans l'avouer publiquement, considèrent les dommages collatéraux associés, entre autres, à ces poursuites comme « inévitables », la fatalité, en somme. Vraisemblable, car ils ne font rien pour brider les chevaux-vapeur. Tous les citoyens blessés intentent-ils des poursuites en dommages et intérêts contre la police et son employeur ? Notons que le droit à la vie et à la sécurité d'une personne est fondamental, selon la Chartre des droits et libertés. Tout cela contribue à diminuer la valeur de la vie humaine, et nous sommes loin d'avoir fini d'en faire la démonstration. Ainsi en était-il des armes à feu. Jusqu'aux années 1970, le citoyen qui, après avoir été interpellé par la police, s'enfuyait à toutes jambes était plus souvent qu'autrement abattu. « Arrêtes ou je tire ! », criait le policier. Et il tirait si le fuyard n'obtempérait pas. Il y a eu des morts, des blessés. La décision de tuer moins souvent n'est pas attribuable à l'humanité de la police, mais à la désapprobation de la population. N'avait été de cela, elle tuerait autant qu'avant, et sans problème de conscience. Lisez gratuitement les cinq
pas du jour, cliquez à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite.
News du vendredi 25 janvier 2008---------------
■ Se
réapproprier l'espace public
Ça se passe en France, mais ça pourrait aussi se passer dans les petites villes et villages du Québec si, et seulement si, les citoyens sortaient de leur isolement. Cette vidéo est une suite de celle ci-dessous...
http://www.tvbien.com/spip.php?article899#diapo
■ Parade des grandes personnes...
05H53 - ...spectacle de rue,
la nuit venue, dans un quartier de Maubeuge, en France. Divertissant !
http://leweb2zero.tv/video/alfred_9746e044ab81345
00H18 - Aux yeux de la police, les médias jouent un rôle vital : se sont eux qui rapportent les événements, par exemple les manifs tournant au vinaigre... Qu'est-ce à dire ? Que la police peut compter sur des alliés, dans les salles de nouvelles. En outre, ces dernières sont également infiltrées par la police. Faisons un bref rappel de la fin des années 1960 et d'une bonne partie de la décennie 1970, période d'effervescence nationaliste au Québec. Rappelons que la crise d'octobre s'est étalée sur une période de quatre ou cinq ans. La marmite sociopolitique a graduellement commencé à mijoter deux ou trois ans avant la crise proprement dite pour se refroidir peu à peu environ 1 an après l'assassinat du ministre Pierre Laporte, membre du gouvernement libéral de Robert Bourassa. Journaliste à Ottawa, au cours de ces années, j'ai constaté
que la salle des nouvelles du quotidien Le Droit où je travaillais, les
collègues, le syndicat des journalistes, les photographes, des amis, mêmes
certains milieux familiaux, dont le mien, étaient infiltrés par des agents et
agentes en civil de la Gendarmerie royale du Canada. L'auteur de ces lignes
pourrait citer le nom de “ confrères journalistes ” qui étaient membres de ce
corps policier : à l'époque, je n'avais pas encore découvert que la Sûreté
du Québec et les corps policiers municipaux s'adonnaient aussi à ces activités
clandestines. Je vais me limiter aux initiales : AG, PL, PT, AL. On peut
penser qu'il en était de même de celles des grands quotidiens montréalais et
des stations de télévisions, par exemple Radio-Canada. Les journalistes de ma
génération se souviennent tous que le nationalisme culminait davantage à
Montréal qu'à Ottawa. Toutefois, comme je n'y étais pas, je ne peux en juger,
seulement le présumer, quoique avec une marge d'erreur à peu près nulle.
J'ai eu l'occasion de remarquer également la présence policière dans des salles de nouvelles de la télé de Radio-Canada, notamment à Montréal, où j'ai travaillé vers le milieu des années 1970 jusqu'au début de la décennie suivante. À l'époque, je n'étais pas trop sûr que c'était le cas. Après mon enquête de six ans et demi dans l'underground policier, qui s'est étalée du début de 1997 et le milieu de 2003, me remémorant certains événements, mon hésitation s'est transformée en certitude. Suis convaincu qu'un journaliste, deux cameraman et un monteur de films de Radio-Canada étaient de fait des civils (Initiales : PT, AD, RS, entre autres), mais j'ignore à quel corps policier ils appartenaient. Il n'était pas toujours facile de travailler en symbiose avec un certain monteur, fallait entrer dans la salle de montage sur la pointe des pieds, adopter un profil bas, éviter tout ce qui pouvait porter ombrage à sa susceptibilité. Et avec un certain cameraman, qui conduisait son véhicule comme un dingue, bâclait son travail. Autant d'attitudes qui visaient à vous mettre en rogne, à vous déstabiliser psychologiquement. Croire que toutes ces taupes ont été exfiltrées depuis est faire preuve d'une bien grande candeur. Ceux qui ont par la suite pris leur retraite ont vraisemblablement été remplacés par d'autres. Tous les corps policiers se font des niches, dans les milieux de presse, y compris la Sûreté du Québec. Pas seulement dans les grands médias, les tout petits aussi. L'exemple du journal communautaire D'un lac à l'autre, à Lac Bouchette, tirant à 600 exemplaires, et dont j'ai déjà fait état (Voir tome 1 de L'Étau Policier), le démontre. Lisez gratuitement les cinq
pages du jour, cliquez à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite. Bonne
journée !
News du jeudi 24 janvier 2008---------------
■ De la
nécessité de créer des médias alternatifs
Quelques adresses de médias
alternatifs aux USA
Intervenants :
■ L'extrait du
jour de L'Étau Policier, tome 3
00H07 - Dans une centaine de villes de l'Occident, en mars 2002, se tiennent différents événements visant à protester contre les abus de pouvoir des forces de l'ordre dans le monde : théâtre, émissions, fêtes, marches. À Montréal, le MAJ et les COBP participent à cette mobilisation internationale, organisent une marche. Le lendemain, le journaliste Karim
Benessaieh de La Presse rapporte que la manifestation a quelque peu dérapé dans
le centre-ville de Montréal. Trois ou quatre jours après, nous apprenons que le
nombre d'arrestations était considérable. Éric Trottier de La Presse rapporte
que des voix commencent à s'élever mettant en doute le bien-fondé de
l'opération policière qui a permis d'arrêter... 371 manifestants (Éric
Trottier - La Presse du 20 mars 2002) : 268 adultes et 103 ados
avaient passé la nuit en prison puis été relâchés après avoir été accusés
d'attroupement illégal, de port d'armes prohibées et d'une douzaine d'autres
méfaits. En une heure, la police avait bien failli battre le record de 463
arrestations établi au cours du Sommet des Amériques (ZLÉA) tenu au printemps
2001.
« Le nombre m'apparaît énorme », déclare Robert Laramée, membre de la Commission de la sécurité publique de la Ville de Montréal, organisme responsable de la police. Il fait part de son intention de demander des comptes à la direction du service. « Il est évident qu'on ne peut accepter des gestes de saccage ou de barbouillage, mais je me demande tout de même pourquoi la police n'a pu faire la différence entre saccageurs et ceux qui voulaient manifester pacifiquement. » De son côté, le maire Gérald Tremblay, qui est nul en matière policière, se dit satisfait de l'opération policière : « Pour le moment (...) l'information que j'ai, c'est que les policiers ont fait un travail assez exceptionnel pour circonscrire les jeunes et s'assurer qu'il y ait le moins de dommages possibles à la propriété privée. » D'autres ne partagent pas l'opinion du maire, ainsi le criminaliste Christian Desrosiers : « C'est presque autant que lors des mesures de guerre ». (NDLR : À la suite de l'adoption de cette loi fédérale qui, ainsi qu'on l'a vu, visait à neutraliser le FLQ, plus de 400 avaient été arrêtés.) Me Julius Grey manifeste également son étonnement : « Quand, durant une manifestation, la police arrête une ou deux personnes, on se dit qu'elle peut avoir raison. Mais autant de gens à la fois, ça semble s'inscrire dans cette nouvelle politique d'intolérance que l'on voit depuis les événements de Québec (Sommet des Amériques du printemps 2001). » Me Grey lance un appel à la tolérance : « Il faut valoriser l'institution de la manifestation. Elle est un moyen d'expression fondamental pour des milliers de gens qui n'ont pas accès aux pages des grands journaux et aux autres médias pour faire connaître leurs points de vue. Nos politiciens, nos chefs de police et les avocats devraient réaffirmer ce rôle de la manifestation comme expression publique. Ils devraient admettre publiquement qu'elle est un des liens entre l'individu et l'État démocratique. » Me Grey prêche dans le désert, aucun politicien ni directeur de police ne répondra à son invitation. La vérité est que, partout au Québec, la police a confisqué l'espace public à la Société civile. On l'a vu depuis le début de ce livre, on continuera de le voir jusqu'à sa dernière page. Lisez gratuitement les cinq pages du
jour, cliquez à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite. Bonne
lecture!
News du mercredi 23 janvier 2008---------------
■ La peur de la criminalité
comme programme électoral
Il produit un renversement
dans l'ordre des facteurs. Le sentiment d'inquiétude naît d'une dégradation
générale des liens sociaux, précède les fixations sur des éléments précis. « Ce sentiment est alors la matrice de peurs
spécifiques - d'être cambriolé, d'être agressé - et non une expression
synthétique, décentrée, issue de ces appréhensions éparses. La donné
psychologique est première, elle cherche des objets adéquats dans lesquelles
s'incarner, prenant alors l'apparence de peurs particulières. »
Pensez-vous vraiment que la peur de la criminalité l'emporte sur
tous ces aléas ? Dans le tome 1 de mon livre L'Étau Policier, lisez les
chapitres Consultations et sondages
bidons sur le présumé sentiment d'insécurité et L'idéologie de la peur, qui est propagée par les médias, alimentés par la police. Vous
réaliserez que le danger d'être victime d'un acte criminel est
statistiquement infinitésimal. Le risque n'est pas là, il est sur les routes, où accidents, morts et blessés abondent. L'hécatombe!
■ L'extrait du jour de L'Étau policier, tome 3
00H00 - En juillet 2001, lors du rave Oasis tenu au Centre Molson, à Montréal, des gardiens de sécurité fouillent tous les participants, incluant portefeuilles et souliers, sous la supervision de policiers de l'île de Montréal. (Pascale Breton - La Presse du 31 juillet 2001) Au mois de mai précédent, la police a rencontré le promoteur, les Productions 514, et exigé que chaque personne se prête à cette fouille sous peine d'expulsion. Ce mois de juillet, de la drogue est saisie, des participants sont expulsés, mais, mis à part deux revendeurs, personne n'est arrêtée. Prenons connaissance de l'opinion de la criminologue Marie-Andrée Bertrand : « Il n'y pas eu d'arrestations parce que ces fouilles sont illégales, affirme-t-elle. Elles ne tiendraient pas devant la Cour ». Se référant à la Charte des droits et libertés, elle indique que son article 8 interdit les fouilles, perquisitions et saisies abusives, et que, selon le Code criminel, seul un juge peut donner le pouvoir aux policiers d'effectuer une perquisition, sauf s'il s'agit de loteries, maisons de jeux et prostitution. « Pour qu'un policier ait le droit d'intercepter une personne qu'il soupçonne être en possession de drogue, il faut que cette personne ait commis un délit sous ses yeux », ajoute-t-elle. L'avocat Julius Grey, reconnu comme un spécialiste en matière des droits de la personne, abonde un peu dans le même sens : « Les policiers ont le droit de fouiller une personne s'ils ont de bonnes raisons, mais de là à organiser une fouille systématique, il y a une marge. Ils sont probablement allés trop loin. » Du banc des accusés, le porte-parole de la police, le commandant André Durocher, persiste et signe : « C'est légal, puisque les gens sont consentants (sic). C'est un événement privé et s'ils ne sont pas d'accord, ils restent à la maison. Ce sont des agents de sécurité qui assurent les fouilles. Tout s'est déroulé selon le protocole d'entente en vigueur. » Le protocole de Durocher a-t-il préséance sur la loi ? Veinards comme nous sommes, disposerions-nous de deux Codes criminels ? Celui adopté par les citoyens que nous élisons au Parlement spécifiquement à cette fin et celui traficoté par la police que nous embauchons pour le faire respecter. Durocher parle du « consentement » des gens. Oui, mais extorqué : tu te soumets à la fouille ou tu n'entres pas dans la salle. Et la police se sert du paravent d'une agence de sécurité, responsable des fouilles, pour dissimuler son activité illégale. Et pourquoi l'organisateur de l'événement, Productions 514, s'est-il soumis à ce diktat ? Vraisemblablement parce qu'elle ne voulait pas se mettre la police à dos. Faut du coffre pour lui opposer un refus. L'entreprise craignait-elle des représailles ? Que la police en uniforme se permette de poser des gestes illégaux au vu et au su de tout le monde, donne un tout petit aperçu de ce qui se passe chez la police... en civil. Un clic à l'endroit
indiqué au sommet de la colonne de droite, et vous aurez accès gratuitement aux
cinq pages du jour. Bonne Lecture!
News du mardi 22 janvier 2008---------------
■ Autre extrait
du film Allez, Yallah!
Le réalisateur du documentaire d'1h58, Jean-Pierre Thorn, a fait là oeuvre très utile. En France, il a été présenté dans plusieurs cinémas. Ici, au Québec, on n'en a pas entendu parler. On préfère les grandes productions américaines, qui, habituellement, contribuent très peu au développement de la société. Et nos télés? Faut pas se raconter d'histoires : l'avenir est sur le oueb, pas dans les médias traditionnels, appelés à disparaitre éventuellement. Pour plus d'infos, écrivez dans la fenêtre de Google ou de Yahoo le nom de l'auteur ou seulement le titre du documentaire.
00H00 - Violence
policière à l'endroit de femmes. Deux cas, entre autres. Le 24 juin 1998, les
agents Richard Roy et Denis Lapointe, de la police de St-Basile-le-Grand,
appréhendent Manon Nancy Tremblay pour du tapage à la suite d'une dispute avec
un ami. (La Presse du 6 septembre 2001) Après lui avoir passé les menottes, les
policiers la blessent à un coude puis la sortent à moitié nue de la résidence
de sa mère. Au poste de police, on l'empêche d'appeler un avocat. Et, parce qu'elle
a craché au visage de l'un d'eux, on l'asperge de poivre de Cayenne et la
laisse, pendant 16 ou 17 heures, sans soins et sans eau dans une cellule :
l'eau permet d'en atténuer les douleurs occasionnées aux yeux.
Deuxième cas... Une citoyenne, fortement intoxiquée,
tombe en panne sur l'autoroute métropolitaine, dans l'île de Montréal. Elle est
arrêtée et mise en cellule au poste Montréal-Métro, à St-Laurent. Constatant
son état hystérique, le policier Daniel Caron de la Sûreté du Québec appelle
l'ambulance. (Rollande Parent, Presse canadienne - La Presse du 25 août 2002) Alors que deux collègues tentent de
l'immobiliser, le policier Caron entre dans la cellule et lui administre trois
coups poing au visage. En résulte un hématome. C'est l'ambulancier qui dénonce
le geste de violence.
Un clic à l'endroit indiqué au
sommet de la colonne de droite suffit pour avoir accès gratuitement aux cinq
pages du jour.
News du lundi 21 janvier 2008--------------- Lundi 21 janvier 2008
■ Comédie
■ La belle vie de quartier
■ Allez Yallah!
Dans la page s'affichant,
descendez jusqu'en bas et cliquez sur l'image ALLEZ YALLAH
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3
Un
clic à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite et vous avez accès
gratuitement aux cinq pages du jour. Bonne Journée !
News du dimanche 20 janvier 2008---------------
■ Un appel au vote
■ Impossible de... résister à ce spectacle de rue
■ Résister c'est créer!
* Appel pour une presse délivrée de l'argent et de la corruption. « Nous n'acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés ». * Appel à ne pas se laisser
impressionner par l'actuelle dictature internationale des marchés financiers
qui menacent la paix et la démocratie.
* Appel à créer un nouveau programme de résistance pour notre siècle, « sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l'intolérance, de la guerre et même des injustices sociales ». * Appel à une véritable
insurrection pacifique contre les moyens de communications de masse. Ils ne
proposent comme horizon à notre jeunesse que la consommation marchande, le
mépris des plus faibles et de la culture.
Les intervenants :
Il y a une suite à cette vidéo.
Elle est divisée en deux parties, visionnez les à l'adresse suivante...
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3
00H00 - Aujourd'hui, je traite notamment du Comité de déontologie policière du Québec qui, avant de rendre ses décisions, laisse généralement s'écouler des mois et, dans des cas particulièrement délicats, l'attente peut s'étaler entre quelques années et plusieurs. Alors, les journaliste, souvent débordés, renoncent ou oublient, après un certain temps, de vérifier où est rendu l'escargot dans sa progression. Une lenteur extrême favorisant
l'opacité plutôt que la transparence dont doivent faire preuve les tribunaux,
peu importe leur juridiction. Et minant sérieusement la crédibilité du système
aux yeux de la population.
En outre, son rapport annuel n'est
pas disponible chez Publication Québec. Du reste, il est bourrés de
statistiques, utiles certes, mais insuffisantes, car on n'y fait qu'un « résumé de quelques décisions d'intérêt »
sans identifier victimes et tortionnaires. Alors qu'il y aurait lieu
d'expliciter clairement le contexte de chacun des dossiers traités au cours de
l'année écoulée, d'indiquer le nom de la victime, celui aussi du ou des flics
impliqués et le corps policier auxquels ils appartiennent, leurs antécédents,
la progression des procédures. Et pourquoi pas ? D'ajouter les photos récentes
des policiers trouvés coupables de méfaits, que les médias pourraient ensuite
repiquer et diffuser, puis archiver. La glasnost, merde !
Un clic à l'endroit indiqué au sommet
de la colonne de droite suffit pour lire les cinq pages du jour.
News du samedi 19 janvier 2008---------------
■ De plus en plus de municipalités québécoises
http://www.cyberpresse.ca/article/20080118/CPACTUALITES/80118201/6488/CPACTUALITES
■ France : les CRS
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