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News du jeudi 31 janvier 2008---------------
■ U2, police
sur les dents...
- ... 1987, Los Angeles, Where the Streets
Have No Name, sur le toit d'un petit édifice quelconque. En contre
bas, des piétons éberlués et contents, d'autres aux fenêtres...
07:23 de direct... ...
http://www.dailymotion.com/video/x1cuey_u2-where-the-streets-have-no-name_music
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3
- Carole Beaulieu, la rédactrice en
chef du magazine L'Actualité, écrit que l'ensemble des citoyens du Québec se
souviendront longtemps de ces agents de la Sûreté du Québec en uniforme,
manifestant sans permis, formant une menaçante haie de déshonneur et bousculant
des ministres sous le regard d'un chef syndical qui se moquait des efforts des
policiers municipaux pour contrôler les manifestants. (Carole Beaulieu - L'Actualité du 1ier octobre 2000)
« En démocratie, ajoute-t-elle, le monopole de la force légitime est délégué aux
policiers, qui doivent rester assujettis aux autorités élues. Il est malsain de
voir ce bras armé de l'État établir avec les élus un rapport de force et se
moquer des lois pour grossir son portefeuille déjà bien garnis.»
La rédactrice en chef dévoile ensuite un volet de l'affaire que les médias, à
ce qu'il semble bien, ignoraient.
Elle rappelle que le Gouvernement du
Québec (NDLR : Gouvernement péquiste de Lucien Bouchard) avait déclaré que
les policiers de la Sûreté du Québec n'auraient pas un cent de plus que les
autres employés du secteur public : 9% sur quatre ans. Dans les faits,
explicite-t-elle, «environ 2 000 des
3 600 policiers de ce corps policier - les plus anciens et souvent les moins instruits - ont obtenu
11%.» Beaulieu fait le lien
avec d'autres employés du secteur public qui ont dû se contenter du 9% sur
quatre ans.
Les enseignants qui ne voient jamais la
couleur de leurs heures supplémentaires, pendant que les policiers de la Sûreté
du Québec encaissent du temps et demi et du temps double. Les infirmières qui
n'en finissent pas de payer des amendes imposées à la suite de leur grève
illégale de l'été 1999, pendant que ces mêmes policiers (NDLR :
Insatisfaits des offres gouvernementales, ils avaient été une année complète
sans émettre de contraventions) n'ont pas versé un cent d'amende pour avoir
fait perdre plus de 40M$ au Trésor public et rendu les routes du Québec plus
dangereuses. Ils n'ont même pas eu de sanction disciplinaire, déplore-t-elle.
Ainsi que l'a vu plus haut, au cours de cette année-là, on avait dénombré deux
morts de plus, mais moins de blessés que l'année précédente.
Il importe de savoir aussi que, en vertu de la Loi
sur le régime syndical applicable à la Sûreté du Québec, gouvernement du Québec
et Association des policiers provinciaux du Québec ne sont pas tenus de déposer
le contrat de travail au bureau du Commissaire du travail. (Rapport de la
Commission Poitras) C'est un document confidentiel, Top Secret. Absence totale
de transparence et atteinte au droit du public d'être informé. Même la Commission
Poitras n'y a pas eu accès.
Lisez gratuitement les cinq pages du jour, au sommet
de la colonne de droite, cliquez à l'endroit indiqué.
News du mercredi 30 janvier 2008---------------
■ Fameux
moments à vivre... - ...avec Radiohead's,
en toute intimité, sans spectateur. Pendant 0 :52:19. Enregistrement
réalisé le 31 décembre 2007, à Oxford, Engand. Musique fabuleuse, émotions...
Intro
Weird Fishes/Arpeggi
Bodysnatchers
Jigsaw Falling Into Place
FaustArp
15 Step
Videotape
Reckoner
House of Cards
All I Need
Nude
http://music.aol.ca/article/radiohead-live/337/
■ L'extrait
du jour de L'Étau Policier, tome 3
- Le pouvoir politique résiste longtemps aux pressions de la Société civile
avant de décréter une enquête publique sur la police. Il attend toujours de ne
plus avoir le choix. Quand enfin il se décide, il nomme lui-même ceux qui la
mèneront et les confine dans un mandat étroit les empêchant d'aller trop loin,
et fait ce que bon lui plaît de leurs recommandations. Il craint de braquer sa
police et qu'elle ne lave plus aussi blanc les citoyens. Craint également que
la sacro-sainte image de la police soit démolie et qu'elle perde de sa
légitimité aux yeux de la population.
Le
laxisme de certains avocats de la Couronne et juges de paix, lui, a-t-il déjà
fait l'objet d'une enquête publique, portant exclusivement là-dessus s'entend ?
À ma connaissance, non. Là, ce que le pouvoir redoute, c'est que la crédibilité
du système judiciaire soit entachée. Là aussi il en désigne les personnes. Mais
il y a plus : il a peur que ses interventions clandestines soient étalées
au grand jour et qu'il ne lui soit plus possible d'agir illégalement à sa
guise. Son comportement est identique à celui de la police, qui préfère taire
certaines affaires pour en assurer la pérennité, sous prétexte de scorer plus
souvent. Quand un système, judiciaire ou policier, se met publiquement à nu, on
a toutes les raisons de croire qu'on peut s'y fier. Dans le cas contraire, on
en a autant de s'en méfier.
Une
certaine promiscuité, car c'est bien de cela dont il s'agit, a été mise en relief
par la Commission Poitras. Ainsi, elle a fait le constat que, malgré
l'expertise développée par les enquêteurs des Affaires internes de la Sûreté du
Québec, on perçoit «une certaine
retenue de leur part et de la part des procureurs (de la
Couronne) lorsque vient le temps de porter
des accusations à l'endroit de policiers. (...) certains dossiers ont été présentés à des substitut
du procureur (des avocats de la Couronne) qui ont refusé de porter des accusations, laissant
aux autorités (policières)
l'obligation de sévir.»
Elle
joint aussi à son rapport la recherche effectuée par Me Patrick J. Knoll,
professeur à la Faculté de droit de l'Université de Calgary, et portant sur les
pratiques de pays occidentaux. Examinons en quelques passages. Avocats de la Couronne
et policiers sont quotidiennement interdépendants et entretiennent une relation
qui, en certaines circonstances, peut prendre des allures quasi symbiotiques
(union étroite), écrit Me Knoll. Les dangers de cette proximité sont réels.
Elle
laisse entrevoir les risques de parti pris et d'influence indue lorsque vient
le temps de décider si une accusation criminelle sera portée ou non contre un
policier. Selon lui, l'avocat de la Couronne peut être influencé, soit en
raison d'un préjugé favorable à l'endroit de la police ou parce qu'il juge
préférable de fermer les yeux s'il veut éviter animosité et friction. Pour lui,
la collaboration de la police est fondamentale, alors on éviterait les
agissements susceptibles de créer du ressentiment ou de la mauvaise volonté.
Se
reportant à d'autres études, il constate que rien pratiquement n'a été fait
dans la majorité des juridictions pour établir des barrières convenables. Il
soutient que les avocats de la Couronne, responsables de l'étude des dossiers
et des mises en accusation (impliquant des policiers), ne peuvent être en même
temps ceux côtoyant quotidiennement les policiers. Dans le cas de litige et
d'accusation très grave, recommande Me Knoll, il serait prudent aussi d'en
faire l'étude ailleurs que dans les locaux où les faits reprochés sont survenus.
Il importe que les décisions sur la mise en accusation soient indépendantes et
perçues comme telles par le policier intimé, le plaignant, les médias et le
public.
Enfin,
Me Knoll s'attarde sur les lenteurs du système à déposer des accusations
criminelles contre des policiers. Les retards imposent un stress considérable
aux personnes concernées et risquent de discréditer le système judiciaire.
Concluons avec une question adressée au
ministre libéral de la Sécurité publique et ministre également de la Justice, Jacques Dupuis, du
gouvernement Jean Charest : qu'attendez-vous pour rétablir la confiance en
la justice dans ces cas-là?
Rappelons que le cumul de ces
deux ministères place le ministre Jacques Dupuis dans une situation de conflit
d'intérêts. Les avocats de la Couronne relèvent de la Justice, les policiers de
la Sécurité publique. Il ne peut être à la fois juge et partie.
Pour
lire l'extrait du jour, cliquez à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de
droite.
News du mardi 29 janvier 2008---------------
■ Très bon
solo à la guitare électrique
- Un jeune asiatique
particulièrement doué : Funtwo.
Canon, du compositeur
allemand Johann Pachelbel, 1653-1706. L'ancien à la mode d'aujourd'hui.
Ces trucs sans lien avec le
thème de ce site permettent d'en alléger un peu le contenu. On ne peut pas être sur la barricade 24h sur 24. Faut prendre le temps de souffler un peu aussi.
Durée 05:20
http://www.koreus.com/video/guitare-canon-jerryc.html
■ Il revient
en politique...
- ...le leader de la
droite italienne, Berlusconi. Qui savait qu'il est un fin gourmet?
http://www.koreus.com/media/berlusconi.html
■ Article à
lire... - ...La France, un
modèle à imiter, vraiment ? Je pose la question parce qu'à une époque récente,
le ministre québécois de la Sécurité publique, Serge Ménard, du gouvernement péquiste
de Bernard Landry, s'inspirait des tactiques de la pseudo police de proximité
prévalant dans ce pays.
Lisez : Nos enfants sont fichés, on ne s'en fiche pas !
Sur le site français http://souriez.info/
■ Marijane
est de retour!
- Un nouveau clip de
mon anticonformiste préférée : la française Marijane Miracle. Le titre ?
La France brûle... (Allusion aux émeutes dans certains quartiers) Elle a fait ce
pas de plus confirmant sa liberté d'expression. Je l'en félicite et l'encourage
à continuer.
Au sommet de la page s'affichant, cliquez sur le flash
NEW
http://www.marijane-miracle.com/machoire3.htm
Profitez-en aussi pour
visiter son site, voir ses autres clips et même lui écrire un petit mot, en
cliquant sur CONTACT, au sommet de sa page d'accueil, à gauche : http://marijane.fr/
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3
- Autre enquête policière constituée d'un paquet de noeuds : celle
entourant le meurtre de Danielle André, en 1991. Le scandale a éclaté au grand
jour en 1993, lors du procès de Jean-Pierre Duclos, condamné à vie dans cette
cause. Avec la bénédiction de leurs supérieurs, quatre policiers du corps de
Laval auraient caché des faits et falsifié des rapports pour protéger un
informateur (André Cédilot - La Presse du 12
septembre 2001) : les policiers Gérald Dance, Richard Millette, Marc
Bourdon et Serge Morin. Déboutés de toutes les requêtes qu'ils ont présentées
jusqu'en Cour d'appel au cours des sept années précédentes, ils tentent encore,
en septembre 2001, d'éviter le tribunal déontologique. Entre-temps, ils ont
tous quatre pris leur... retraite.
Dans l'affaire Lizotte que nous avons traitée plus
haut, Hélène André, la soeur de Danielle André assassinée en 1991, ne s'étonnait
pas de l'acquittement du policier Stante (Louise Leduc - La Presse du 19 septembre 2002) : «Le tribunal, c'est un gros cirque et rien de plus!» tranchait-elle. D'après elle, les policiers de Laval ont
tout fait pour protéger des suspects. «J'ai
depuis déposé une plainte privée au criminel. Elle est tablettée au ministère (québécois) de la Justice, qui attend de voir les
conclusions du commissaire à la déontologie policière du Québec. Vous imaginez? Tout ça remonte à il y a 11 ans! Les policiers impliqués dans l'histoire ont
pris leur retraite et la police de Laval n'en finit plus de payer des avocats!
Comment un citoyen peut-il se battre contre des corps policiers? C'est David
contre Goliath et il faut vraiment déployer beaucoup d'énergie pour mener à
terme une telle croisade.»
Faisons état d'un drame... cette fois délibéré :
l'affaire Michel Jetté, qui implique des membres de la Sûreté du Québec. (Christiane
Desjardins et Yves Boisvert - La Presse des 21
octobre 1999 et 9 août 2000) En 1989, Jetté est condamné à six ans de
pénitencier pour homicide involontaire, après avoir été battu et menacé par des
policiers et forcé à faire de faux aveux. Des enquêteurs prétendaient l'avoir
arrêté sur la foi de ceux-ci, et qui avaient été enregistrés sur cassette.
Cependant, ils ne l'avaient pas produite en preuve, affirmant qu'elle avait été
effacée, mais avaient néanmoins témoigné de son contenu incriminant. Jetté va
ensuite en Cour d'appel.
Puis s'ouvre un procès en Cour d'appel, en octobre
1999, qui donne lieu à un revirement inattendu où la justice triomphe enfin du
totalitarisme. Rivest, qui avait joué un rôle de premier plan dans cette sale
affaire, accepte de témoigner et avoue carrément s'être parjuré lors du premier
procès. Mieux, la fameuse cassette que l'on croyait effacée est déposée en
preuve. Les juges Marc Beauregard, Morris J. Fish et Michel Robert
l'auditionnent, constatent que Jetté n'y tient aucun propos incriminant,
annulent le verdict de culpabilité contre lui, ordonnent l'arrêt des procédures.
Malheureusement, Jetté ne l'a jamais su puisqu'il est mort d'une crise
cardiaque en 1997, environ deux ans auparavant.
Christiane Desjardins de La Presse rapporte les propos
de l'ex-caporal Rivest, qui se dit satisfait de la décision des trois juges. « Je ne peux pas dire que je suis heureux, parce que ça
me rappelle toutes les saletés que j'ai faites et celles qui se continuent à la
Sûreté du Québec. Mais je suis content d'avoir dit la vérité. Des parjures,
j'en ai faits beaucoup (sic),
mais Michel Jetté, c'est une cause type. C'est un individu très normal, pas
relié au crime organisé. Il n'avait pas les moyens de se payer un bon avocat.
Cela prouve que c'est presque impossible pour un type dans cette situation-là
de passer à travers nos parjures, si on (la police) ne fait pas d'erreur de notre côté.»
Commentaire aussi de l'avocat de Jetté, Me Julio
Peris : «Il fondait beaucoup d'espoir sur
cet appel. C'est triste, il est mort avant. Ce jugement vient souligner qu'il y
a une lacune dans la jurisprudence. Combien d'appels sont rejetés parce que
déclarés sans motifs? Si M. Rivest n'avait pas dit la vérité cette fois-là,
que serait-il arrivé?» s'interroge-t-il. La réponse est évidente
: personne n'aurait jamais su le fond de l'histoire.
Ce mois d'octobre-là, Manseau, du Mouvement Action
Justice (MAJ), intente en Cour du Québec une poursuite contre Rivest,
l'ex-enquêteur de la Sûreté du Québec. Une plainte privée, d'entrave à la
justice reliée à une autre enquête effectuée par ce corps policier, celle-là
portant sur la mort d'Yvon Lafrance, abattu par un policier de l'île de
Montréal. Rivest avait changé les versions de certains policiers pour modifier
la preuve. Il s'en était du reste lui-même confessé publiquement dans les
médias en 1996, en même temps qu'il avait dénoncé diverses irrégularités
prévalant à la Sûreté du Québec et celles auxquelles il avait participé. Dès le
début du procès, en avril 2002, il avoue sa culpabilité.
Concluons avec une question adressée au
ministre libéral de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, du
gouvernement Jean Charest : qu'attendez-vous pour rétablir la confiance en
la justice dans ces cas-là ?
News du lundi 28 janvier 2008---------------
■ Torture :
tolérance du Canada?
- Le premier ministre
canadien Stephen Harper s'est fait reprocher son manque de leadership, et deux
de ses ministres ont été accusés de mentir, dimanche, alors que l'opposition
accentue la pression sur le gouvernement conservateur au sujet du traitement
réservé aux insurgés faits prisonniers par les troupes canadiennes en Afghanistan.
Lire l'article de la Presse
canadienne...
http://www.cyberpresse.ca/article/20080127/CPACTUALITES/80127105/6730/CPACTUALITES
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier,
tome 3
- Étalons sur le tapis un cas où pouvoir et
police ont de toute évidence croisé les doigts en espérant que la population
n'en sache rien. En octobre 1999, Jean-Pierre Lizotte, 45 ans, un sans-abri de
Montréal, meurt des suites de blessures subies lors d'un passage à tabac par un
portier de bar et deux policiers. La tragédie s'amorce le 5 septembre 1999, aux
petites heures du matin, au Shed Café, boul. St-Laurent, à Montréal.
Jean-Maxime Leroux, parmi d'autres témoins oculaires,
y assiste. Il voit le portier du bar frapper le clochard en pleine figure à
deux reprises. Voit ensuite arriver deux policiers. Alors qu'un autre portier
lui tient les mains derrière le dos, ils lui assènent plusieurs coups au
visage. Le témoin Leroux : «L'itinérant
est tombé. Les policiers ont continué à frapper.» Lizotte est
ensuite transporté à l'Hôtel-Dieu, puis transféré à l'hôpital Notre-Dame, à
Montréal, où il décède le 16 octobre, après 41 jours d'hospitalisation.
Le coroner Jean-Noël Goupil, à l'issu de son enquête,
en juin 2000, statuera que «Lizotte est
décédé d'une broncho-pneumonie associée à des complications de ses lésions
neurologiques au niveau de la moelle épinière.» D'après lui, les
lésions sur cinq vertèbres cervicales ont empêché la victime de combattre la
pneumonie. Sa conclusion : il s'agit bel et bien d'une mort violente. Le
corps de Lizotte est aussitôt... incinéré, rendant impossible une seconde
autopsie, si jamais elle s'avérait utile, rapporte la Presse canadienne.
Huit décembre, la police de l'île de Montréal informe
les médias de l'affaire Lizotte plus ou moins... 94 jours après les faits :
arrestation et hospitalisation le 5 septembre (qui durera 41 jours), décès le
16 octobre et médiatisation le 8 décembre (médiatisation 53 jours après le
décès). Des silences de deux instances politiques qui savaient mais qui se sont
bien gardés d'en parler aux médias intriguent pour le moins : Vera
Danyluk, présidente de la Communauté urbaine de Montréal (CUM), organisme de
qui relevait la police, et Serge Ménard, ministre québécois de la Sécurité
publique.
Finalement, en avril 2000, des accusations d'homicide
involontaire, de voies de faits graves et de lésions corporelles sont déposées
contre le policier Giovanni Stante, 34 ans, et Steve Deschatelets, portier au
Shed Café lors des événements. Bien que les deux accusés soient impliqués dans
le même événement, ils auront droit à un procès séparé. Pourquoi ? Craint-on
que le portier incrimine le policier Stante ? Le 1ier août 2002, ce dernier est
acquitté, ce qui entraîne l'arrêt du processus dans la cause du portier
Deschâtelets.
On parle d'une justice à deux vitesses. Autre autres,
notons la réaction d'un lecteur de La Presse, Daniel Gibeault : «(...) la police a encore gagné! Combien de temps cela
va-t-il prendre pour qu'on comprenne que le système de justice est pourri et
que les corps de police peuvent faire ce qu'ils veulent sans que personne
puisse faire quoi que ce soit? (...) moi je pense que la société dans laquelle nous vivons va progressivement
perdre le droit à la parole et que, dans pas très longtemps, nos enfants vont
vivre dans la peur et le doute.»
Un ex-policier et ex-conseiller municipal, Marcel
Sévigny, soulève un point donnant froid dans le dos : «C'est là une bavure monumentale! (...) combien de décès de ce genre passent complètement
inaperçus? (...) Il
faut se poser de sérieuses questions sur le service de police et sur l'opacité
de son fonctionnement. Ce cas illustre une fois de plus la nécessité d'un
comité de surveillance indépendant qui ne soit à la solde ni de policiers ni
d'élus municipaux.»
Concluons avec une question adressée au
ministre libéral de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, du
gouvernement Jean Charest : qu'attendez-vous pour rétablir la confiance en
la justice dans ces cas-là?
Deuxième fois que je pose la question au ministre
Jacques Dupuis, voir plus bas : news du samedi 26 janvier 2008,
manchette Partialité
des flics enquêtant sur des collègues.
Lisez les cinq pages du jour, cliquez à l'endroit
indiqué au sommet de la colonne de droite.
News du dimanche 27 janvier 2008---------------
■ Réappropriez-vous la rue...
- ...en faisant du
vélo. À Lac Bouchette, village du Québec (Canada), les civils de la Sûreté du
Québec et leurs nombreux collabos harcèlent le cycliste ou le piéton (enfant, ado et adulte)
afin qu'il ne se sente pas bien dans l'espace public et demeure confiné à son
domicile ou dans sa cour. On accepte que vous alliez d'un point à un autre
(de votre domicile à l'épicerie, à l'église, etc.), mais pas de vous promener,
prendre du bon air et profiter du beau temps. De fait, ces tactiques sont
universelles, sauf dans les grandes villes : trop de monde, faudrait autant de flics en civil et de collabos.
En quoi consiste le
harcèlement? Il y a toutes sortes de tactiques : regard noir, grosse
gueule, moue de dédain ou d'impatience ( l'air de dire : ah, non, pas
encore lui, ou elle!) ; remarques à l'effet qu'on vous voit SOUVENT, SOUVENT,
SOUVENT passer à vélo, que vous devez être en forme ; salutation de la main,
qui est l'équivalent de DÉGAGES ; coup de klaxon, crissement des pneus, rires
moqueurs ou gras, interminable bye-bye de la main, couper le chemin, frôler de son véhicule, coups sur une
pièce en métal derrière une maison, ou aboiements, à chaque fois que vous
passez devant ; chien agressif se lançant à votre poursuite ; etc. Bref, intimidation et atteinte à la dignité de la personne sont continuelles.
L'idéal est de se munir
d'une caméra numérique ou, mieux encore, d'un caméscope, de vidéofilmer ou
photographier ces faux citoyens et publier le tout sur Youtube ou Dailymotion, par exemple, en
indiquant le nom du village, le nom des personnes et en montrant des images de leur
domicile. Se munir également d'une petite bonbonne de poivre de Cayenne (c'est
légal, il s'en vend partout), pour éloigner les chiens. Circuler en groupe, est
aussi une bonne idée.
Rappelez vous que vous avez
le droit (constitutionnel) de vous promener librement dans l'espace public, que
la police ne peut vous arrêter seulement dans le cadre d'une loi.
Allez, tous à vélo, c'est bon pour santé et le tonus : durée 10:37
http://www.o2zone.tv/tous-velo
PS : Dès le printemps venu, je vais lancer un appel sur le oueb à tous les amateurs de vélo du Québec à venir se promener dans les rues de Lac Bouchette, le petit village policier. J'espère qu'il y aura foule.
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3
- Lors des audiences publiques de
la Commission Poitras, les Citoyen-ne-s opposé-e-s à la brutalité policière (COBP) ont
déposé un mémoire où ils dressent la liste de 19 décès attribuables à des
opérations policières. (David Kavanaght et Yves Manseau - Mémoire des COBP - D'Anthony
Griffin à Richard Whaley : vingt enquêtes sur des décès de citoyens lors
d'interventions de membres du SPCUM - Montréal,
le 26 juin 1998)
La Commission, qui n'en avait pas le mandat, n'a pas enquêté
les faits étalés par les COBP, dont la banque de donnée est constituée de
1 500 coupures de presse. Elle souligne toutefois le problème d'apparence
de partialité dans les versions transmises aux médias par des responsables de
services de relations publiques des corps de police impliqués. Alors que les
enquêtes commencent à peine, ces versions disculpent déjà les policiers,
concluant à l'absence de tout reproche pouvant être retenu contre eux. Elle
cite des articles de journaux le démontrant.
Onze novembre 1987, Anthony Griffin, un Noir, est tué
par balle. Le même jour, déclaration d'un policier de l'île de Montréal préposé
aux relations avec les médias : «... je mets ma réputation en jeu qu'il ne s'agissait pas d'un incident
raciste.» Quinze avril 1996, Nelson Perreault meurt quelques minutes
après avoir été transporté de sa cellule à l'hôpital. Même jour, police de
l'île de Montréal : les heures précédentes, les policiers ont utilisé le
poivre de Cayenne lors de son arrestation parce qu'il se montrait «très récalcitrant» et «cherchait à se pousser».
Dix-sept
mai 1996, Daniel Bélair est abattu. Même jour, même corps policier :
«Ils (les policiers
impliqués) ont senti que leur vie était en danger. Ils ont été obligés de
répliquer». Dix-sept juin 1996, Michel Mathurin est abattu. Même jour,
police de Montréal : «Le
policier l'a sommé à plusieurs reprises de s'immobiliser mais il a continué
d'avancer. (...) En fonction des
renseignements dont nous disposons à l'heure actuelle, le policier me semble
tout à fait justifié d'avoir utiliser son arme à feu.»
Dans d'autres cas, les commentaires émanent du
service de relations publiques de la Sûreté du Québec. Quatorze novembre 1991,
Osmond Fletcher perd la vie. Même jour, police de l'île de Montréal,
auquel appartient le policier impliqué : «Il a retourné son arme contre lui.» Relations
publiques de la Sûreté du Québec, responsable de cette enquête : «Les constatations tendent à confirmer la thèse du
suicide.» Premier janvier 1993, Trevor Kelly décède. Moins
d'une journée plus tard : «Il se
dirigeait vers un des deux policiers avec un couteau et l'autre, sentant la vie
de son partenaire menacée, a tiré un coup de feu.» Six mars
1993, autre décès, celui d'Yvon Asselin. Le même jour : «Il y a une enquête mais j'ai l'impression que c'est
un suicide, à 95%.» À un journaliste anglophone, la même
source policière : «We suppose
he stabbed himself. He might have been hit by a rubber bullet. He
could have died of a heart attack. Who knows? (...) We will wait fort the autopsy.»
Neuf mars 1995, Paolo Romanelli est abattu. Le même jour : Il avait
«ignoré les directives des policiers
qui lui disaient de jeter son arme». Trente et un mai 1996,
Martin Suazo est tué d'une balle dans la tête. Au plus tard le lendemain,
toujours la Sûreté du Québec : «Le
coup est parti accidentellement».
La Commission
s'interroge. Quel est le message que reçoit l'enquêteur de ce corps policier
qui, avant même de débuter son enquête, entend la position officielle de son
employeur? Même si les enquêteurs parviennent à passer outre à ces
messages, le citoyen a une bonne raison de penser que ce n'est pas le cas. De
tous ces exemples extraits du mémoire des COBP, la Commission retient aussi que «c'est toujours la faute des victimes, jamais celle de la police.
» Elle recommande au ministère de la Sécurité
publique d'adopter une directive qui tiendrait compte du droit du public à
l'information et du devoir des policiers de ne pas tirer de conclusions ou en
donner l'apparence avant la fin de l'enquête. Recommande aussi que, dans le cas
d'un décès, le policier soit traité de la même façon que le citoyen impliqué.
Lisez gratuitement les cinq pages du jour, cliquez à
l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite. Bonne lecture.
News du samedi 26 janvier 2008---------------
■ En France,
tous les enfants en âge d'être scolarisés
seront bientôt fichés
- Selon le magazine
Rouge Midi, élaboré en l'absence de tout débat démocratique sur sa finalité,
son fonctionnement, ses possibilités de croisements avec d'autres fichiers
(police, justice,...), la décision est en voie de généralisation sur tout le territoire,
après une simple déclaration à la CNIL le 24 décembre 2004.
Lire l'article au complet
http://www.rougemidi.org/spip.php?article2900#forum657
■ Préparation
d'un grand défilé au Burkina Faso
- Un projet collectif
à Ouagadougou, initié par l'Association Cargo21 d'Aubervilliers, en France, et
auquel ont participé de nombreux citoyens, artistes et artisans de la capitale
et des villes environnantes. Le thème : Le Fleuve... va passer bientôt dans
votre ville.
L'Association la Voûte
Nubienne
Parc International des Arts
Modernes et Traditionnels de Boromo
L'Association Sim Landa
Via le Monde
Conseil général du 93
L'AFAA
Centre culturel français
Henri Matisse de Bobo-Dioulasso
Centre culturel français
Méliès de Ouagadougou
Point Afrique
Décor+
Beaucoup de poussière dans
l'air
Des spectateurs de chaque
côté de la rue, encore plus au Stade
Autruche, rhinocéros,
crocodile, éléphant, petits orchestres
Commentaires à la fin de la
vidéo explicites : on n'avait jamais vu ça, mélange des cultures, tout le
monde a aimé, et ça ne restera pas sans suites....
http://www.tvbien.com/spip.php?article729#diapo
■ Vos papiers
s'il vous plaît! - En France, la grande chasse aux sans-papiers, même dans des
écoles et des restos, ne fait pas l'unanimité. Ainsi, le Réseau Éducation Sans
Frontière (RESF) milite contre l'expulsion d'enfants fréquentant l'école et dont
les parents sont dans une situation irrégulière. Il organise notamment des
parrainages de familles sans-papiers. Les auteurs de la vidéo sont allés à la
rencontre de ces citoyens français qui s'engagent, malgré les risques qu'ils
encourent, à placer les sans-papiers sous leur protection et les aider dans leurs
démarches.
http://www.la-trame.org/spip.php?article167
Dans la page s'affichant,
l'écran est un peu plus bas.
■ Partialité des flics enquêtant sur des
collègues
- Il y a une semaine, au
terme d'une chasse à l'homme, un ou des policiers auraient abattus un citoyen
de 43 ans. Deux corps policiers seraient impliqués : la Sûreté du Québec
et la police de Trois-Rivières. Ainsi que l'exige la loi, un autre corps
policier fera enquête, celui de la Ville de Québec. Que doit-on en penser ?
En 1996 et 1997, rapporte la Commission
Poitras, le ministère québécois de la Sécurité publique dénombrait, à partir de
statistiques du Bureau du coroner, 30 (trente !) décès survenus au cour
d'interventions policières, dont 25 imputés à des corps policiers municipaux. À
maintes reprises, des coroners ont constaté des problèmes d'apparence de
partialité dans les enquêtes policières portant sur des décès. La Commission
base notamment son argumentation sur le Rapport du coroner Pierre Trahan
relatif à la mort de Jorge Chavaria Reyes, le 22 novembre 1990. (Pierre Trahan - Rapport d'enquête
du coroner, 19 avril 1993)
Trahan y cite, dans un premier temps,
un autre coroner, Me Harvey W. Yarosky, qui avait enquêté sur la mort de
Marcellus François, abattu par un policier de l'île de Montréal le 3 juillet
1991 : «À la fin de l'enquête, écrit Me Harvey, plusieurs
procureurs ont soulevé la question de l'appréhension raisonnable de partialité
lorqu'un corps policier doit enquêter un autre corps policier comme ce fut le
cas ici. Celle-ci est d'autant
plus justifiée lorsque les corps policiers impliqués entretiennent entre eux
des relations sur une base régulière et elle est accentuée par le fait que, de
temps à autre, chaque corps policier devra enquêter les membres de l'autre
corps policier. Il s'agit là d'une question sérieuse, souligne
Me Harvey. L'opinion publique se doit d'avoir pleine confiance dans
l'indépendance et l'impartialité de telles enquêtes.»
Et le coroner Trahan de faire ensuite
état de sa propre expérience : «Au cours des quatre enquêtes
faisant l'objet du présent rapport, j'ai eu à faire face aux mêmes remarques et
principalement au cours de l'enquête à Québec. En effet, il est évident
que plusieurs personnes ne sont pas satisfaites de la présente politique et
elles n'hésitent pas à nous le faire sentir. (...) En attendant de
trouver une solution réellement valable, nous devons nous assurer de
l'impartialité des acteurs, car toute la crédibilité des enquêtes en
découle.» La Commission Poitras se réfère également au rapport de la
coroner Sourour, qui avait présidé l'enquête sur la mort de Trevor Kelly,
survenue le premier janvier 1993. Elle suggère le modèle ontarien :
«Devant la problématique largement soulevée et répétée dans les
milieux publics (...)».
D'après la Commission, l'inquiétude des
coroners est plus que justifiée. Elle rappelle le témoignage fait devant elle
par Gaétan Rivest, ex-policier de la Sûreté du Québec, qui avait lui-même
participé à ce type d'enquêtes, à l'effet que, dans de telles circonstances, la
prise des déclarations des policiers, «c'était tout arrangé».
Rivest a expliqué aux commissaires comment « on » pouvait
volontairement omettre la mise en garde (que tout ce que vous déclarerez sera
retenu contre vous...) ou la rater pour écarter de la preuve de la déclaration
obtenue ou mener l'interrogatoire de sorte que les questions posées permettent
aux policiers interrogés de ne pas s'incriminer. Il a aussi mentionné qu'
«on» n'isolait pas la personne (le policier) directement
impliquée comme «on» le ferait en d'autres circonstances et
qu' «on» laissait les représentants syndicaux discuter avec
les autres policiers pour fabriquer un scénario disculpant les policiers
impliqués.
Ces «exemples perfides»,
note la Commission Poitras, trouvent, au moins en partie, écho dans le
témoignage de l'avocat de la Couronne en chef de Montréal, Me André Vincent.
Tout en signalant que ce type d'enquêtes est généralement bien fait par la
Sûreté du Québec, il citait deux cas où la poursuite, après avoir autorisé la
plainte, découvrit en cours de procédure que les policiers s'étaient consultés
pour partager leurs versions avant que les enquêteurs ne les interrogent.
Concluons avec une question adressée au
ministre libéral de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, du
gouvernement Jean Charest : qu'attendez-vous pour rétablir la confiance en
la justice dans ces cas-là?
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3
- Sur une photo de La Presse du 19 novembre 2001, une voiture complètement
démolie. Le bas de vignette relate une autre de ces poursuites policières à
haute vitesse, avec auto-patrouille, gyrophare et sirène allumés, cette fois
par des policiers de la Régie des Seigneuries. Résultat : l'homme au
volant, 23 ans, est mort. S'agissait d'un cas de violence conjugale, dit-on. On
aurait pu lui épargner la vie, si on l'avait suivi avec une voiture banalisée
plutôt que d'utiliser tout le tintamarre habituel. Le principe est
élémentaire : un véhicule finit toujours par s'arrêter quelque part, à
moins d'être alimentée en essence par un hélico. Sans compter que le fuyard
aurait pu entrer en collision avec un voiture venant en sens inverse, et
ajouter au bilan humain. La problématique sévit chez tous les corps policiers,
sans distinction.
Se référant à un rapport de la police de l'île de
Montréal, le journaliste Éric Trottier de La Presse écrit que plus de 142
chasses à l'homme se sont déroulées cette année-là sur ce territoire,
occasionnant 73 accidents. (Éric Trottier - La Presse du 28 juin 2002) Onze citoyens et trois policiers ont été
blessés. Cent dix poursuites de plus qu'en 1997, et 20 de plus qu'en 2000. De
1995 à 2001, le nombre de blessés a été de 125 : 66 suspects (NDLR :
On ignore si tous ces fuyards ont été jugés coupables de délits, mineurs ou
majeurs...), 30 policiers et 29 citoyens. Au cours de ces cinq années, ce corps
policiers a quadruplé le nombre de poursuites à haute vitesse dans les rues de
la métropole.
Quelque temps après, au cours d'une assemblée du
conseil municipal, le conseiller de Snowdon, Marvin Rotrand, fait part de ses
inquiétudes, demande à son collègue Peter Yeomans, responsable de la police au
sein du Comité exécutif de la nouvelle Ville de Montréal, ce qu'il compte faire
pour enrayer le problème. Yeomans, homme droite, rétorque ne pas croire qu'il
faille imposer un moratoire : «Ça peut commencer par une infraction mineure, mais, souvent, les
policiers se rendent compte que le véhicule qu'ils poursuivent a été volé et
peut-être même qu'il allait être employé à commettre un crime plus grave, comme
un hold-up. On ne peut pas dire que les poursuites policières sont inutiles».
Mais Rotrand n'en démord pas : «La
police devrait laisser courir les fuyards. Entre une vie et une voiture
volée, on ne doit pas hésiter.»
Cet article confirme, comme si besoin est, que la
police jouit de l'appuie du pouvoir politique municipal, dont celui de l'élu
Yeomans, ex-maire de Dorval. On peut faire le même constat à l'endroit du
ministre québécois de la Sécurité publique et de son homologue fédéral, le
Solliciteur général, responsable de toutes les polices du Canada. Ces élus,
sans l'avouer publiquement, considèrent les dommages collatéraux associés,
entre autres, à ces poursuites comme «inévitables»,
la fatalité, en somme. Vraisemblable, car ils ne font rien pour brider les
chevaux-vapeur. Tous les citoyens blessés intentent-ils des poursuites en
dommages et intérêts contre la police et son employeur? Notons que le droit à la vie
et à la sécurité d'une personne est fondamental, selon la Chartre des droits et
libertés.
Tout cela contribue à diminuer la valeur de la vie
humaine, et nous sommes loin d'avoir fini d'en faire la démonstration. Ainsi en
était-il des armes à feu. Jusqu'aux années 1970, le citoyen qui, après avoir
été interpellé par la police, s'enfuyait à toutes jambes était plus souvent
qu'autrement abattu. «Arrêtes ou je tire!», criait le policier. Et il tirait si le fuyard n'obtempérait pas. Il y a eu
des morts, des blessés. La décision de tuer moins souvent n'est pas attribuable
à l'humanité de la police, mais à la désapprobation de la population. N'avait
été de cela, elle tuerait autant qu'avant, et sans problème de conscience.
Lisez gratuitement les cinq
pas du jour, cliquez à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite.
News du vendredi 25 janvier 2008---------------
■ Se
réapproprier l'espace public
- J'ai une préférence
marquée pour ces séquences de la vie de quartier, que je vous présente
occasionnellement. Parce que c'est en ce lieu que se déroule la vraie vie
communautaire. C'est là qu'émergent osmose et solidarité citoyennes. Elles
permettent non seulement de ressouder la société éclatée, de reconstruire aussi
la démocratie.
Ça se passe en France, mais ça pourrait aussi se passer dans les petites villes et villages du Québec si, et seulement si, les citoyens sortaient de leur isolement.
Cette vidéo est une suite de celle ci-dessous...
http://www.tvbien.com/spip.php?article899#diapo
■ Parade des grandes personnes... - ...spectacle de rue,
la nuit venue, dans un quartier de Maubeuge, en France. Divertissant !
http://www.tvbien.com/spip.php?article900#diapo
■ Espionnage
au quotidien
- Un documentaire du
National Geographic sur les techniques de vidéosurveillance. Intéressant, sauf
qu'un bémol en majeur s'impose : on nous montre que le beau côté de la
médaille, garde sous silence les activités illégales de la police en matière de
renseignements personnels n'ayant rien à voir avec le terrorisme ni même le
crime. Technologies utilisées également
pour contrôler et nettoyer socialement tout ce qui dépasse au sein de la société : politiquement et
puritainement incorrects.
Il y a une coupure
désagréable à la fin, mais le contenu qui précède vaut la peine d'être vu et
écouté. Narration en français.
Durée 19:56
http://leweb2zero.tv/video/alfred_9746e044ab81345
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3
- Aux yeux de la police, les médias jouent un rôle
vital : se sont eux qui rapportent les événements, par exemple les manifs
tournant au vinaigre... Qu'est-ce à dire ? Que la police peut compter sur des
alliés, dans les salles de nouvelles. En outre, ces dernières sont également
infiltrées par la police. Faisons un bref rappel de la fin des années 1960 et
d'une bonne partie de la décennie 1970, période d'effervescence nationaliste au
Québec.
Rappelons que la crise d'octobre s'est étalée sur une période de quatre
ou cinq ans. La marmite sociopolitique a graduellement commencé à mijoter deux
ou trois ans avant la crise proprement dite pour se refroidir peu à peu environ
1 an après l'assassinat du ministre Pierre Laporte, membre du gouvernement
libéral de Robert Bourassa.
Journaliste à Ottawa, au cours de ces années, j'ai constaté
que la salle des nouvelles du quotidien Le Droit où je travaillais, les
collègues, le syndicat des journalistes, les photographes, des amis, mêmes
certains milieux familiaux, dont le mien, étaient infiltrés par des agents et
agentes en civil de la Gendarmerie royale du Canada. L'auteur de ces lignes
pourrait citer le nom de quelques confrères journalistes qui étaient membres de ce
corps policier : à l'époque, je n'avais pas encore découvert que la Sûreté
du Québec et les corps policiers municipaux s'adonnaient aussi à ces activités
clandestines. Je vais me limiter aux initiales : AG, PL, PT, AL.
On peut
penser qu'il en était de même de celles des grands quotidiens montréalais et
des stations de télévisions, par exemple Radio-Canada. Les journalistes de ma
génération se souviennent tous que le nationalisme culminait davantage à
Montréal qu'à Ottawa. Toutefois, comme je n'y étais pas, je ne peux en juger,
seulement le présumer, quoique avec une marge d'erreur à peu près nulle.
J'ai eu l'occasion de remarquer également
la présence policière dans des salles de nouvelles de la télé de Radio-Canada,
notamment à Montréal, où j'ai travaillé vers le milieu des années 1970 jusqu'au
début de la décennie suivante. À l'époque, je n'étais pas trop sûr que c'était
le cas. Après mon enquête de six ans et demi dans l'underground policier, qui
s'est étalée du début de 1997 et le milieu de 2003, me remémorant certains
événements, mon hésitation s'est transformée en certitude.
Suis convaincu qu'un
journaliste, deux cameraman et un monteur de films de Radio-Canada étaient de
fait des civils (Initiales : PT, AD, RS, entre autres), mais j'ignore à
quel corps policier ils appartenaient. Il n'était pas toujours facile de
travailler en symbiose avec un certain monteur, fallait entrer dans la salle de
montage sur la pointe des pieds, adopter un profil bas, éviter tout ce qui
pouvait porter ombrage à sa susceptibilité. Et avec un certain cameraman, qui
conduisait son véhicule comme un dingue, bâclait son travail. Autant
d'attitudes qui visaient à vous mettre en rogne, à vous déstabiliser
psychologiquement.
Croire que toutes ces taupes ont été
exfiltrées depuis est faire preuve d'une bien grande candeur. Ceux qui ont par
la suite pris leur retraite ont vraisemblablement été remplacés par d'autres.
Tous les corps policiers se font des niches, dans les milieux de presse, y
compris la Sûreté du Québec. Pas seulement dans les grands médias, les tout
petits aussi. L'exemple du journal communautaire D'un lac à l'autre, à Lac
Bouchette, tirant à 600 exemplaires, et dont j'ai déjà fait état (Voir tome 1
de L'Étau Policier), le démontre.
Lisez gratuitement les cinq
pages du jour, cliquez à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite. Bonne
journée !
News du jeudi 24 janvier 2008---------------
■ De la
nécessité de créer des médias alternatifs
- Il y a de
l'information qui ne circule pas dans les médias conventionnels : télés,
radios, journaux version papier, maisons d'édition. À titre d'exemple à ne pas
imiter : aucun de ces médias n'a parlé de mon enquête journalistique de
plus six ans dans l'underground policier, le monde de la police en civil - municipale,
régionale, provinciale et nationale - et de ses collabos.
Pourtant, ce monde
clandestin est à l'origine de l'Étau policier qui est désormais le nôtre. Le
silence de la confrérie démontre que le journalisme n'est plus ce qu'il était.
Les journalistes, parce que bien encadrés dans les salles de nouvelles, sont
devenus des gentils caniches de salon.
Médias alternatifs? Mon site
en est un. Le visiteur y a accès à de l'information qui n'est pas disponible
dans les médias conventionnels ou traditionnels. Sur le Oueb, je ne suis pas le
seul à traiter de sujets chauds. Ainsi ONAIR.
Sur ce site, vous apprendrez que le
paysage médiatique nord-américain est dominé par moins d'une dizaine de
compagnies. Ces conglomérats contrôlent une grande partie de ce que l'Amérique voit,
écoute et lit... C'est cet enfermement de la culture qui a donné le jour au mouvement
médiatique alternatif : le même phénomène s'est produit en Europe,
notamment en France. À travers les États-Unis, d'ouest en est, ON AIR examine
ce contre-courant et raconte leur combat, leur existence, leurs revendications.
http://www.onairdoc.org/article.php3?id_article=31
Quelques adresses de médias
alternatifs aux USA
http://www.mediachannel.org/
http://www.democracynow.org/
http://www.pbs.org/wgbh/pages/frontline/
http://www.naomiklein.org/main
http://www.motherjones.com/
http://howardzinn.org/default/
http://www.guerrillanews.com/
■ Danger : la concentration des médias
- Une documentaire solide portant
sur la toute puissance de Fox News, l'empire médiatique australo-américain de
Ruper Murdoch. À travers ses programmes et ses journaux télévisés, Murdoch met
en place un système visant à manipuler l'opinion des trois quarts de la population de la planète.
Intervenants :
Bob McChesney, fondateur de
Free Press
Jeff Cohen, ex-consultant
pour MSNBC/Fox News
David Brock, président de Media Matters for America
Gene Kimmel, Pdt de Public Policy et avocat de Consumers Union
Frank O'Donnell,
ex-producteur sur Fox News
David Burnett,
ex-journaliste de Fox News
Diana Winthrop,
ex-productrice sur Fox News
Larry Johnson, ex-consultant
sur Fox News
John Du Pre, ex-présentateur
sur Fox News
Clara Frenk, ex-productrice
sur Fox News
Dave Korb, ex-journaliste à
Fox News
Av Westin, ex-vice-président
de ABC News
David Hnatiuk,
ex-responsable de l'habillement musical chez Fox
James Wolcott,
ex-journaliste au New Yorker
Peter Hart, analyste média
chez FAIR
Steve Rendall, analyste chez
FAIR
Bernie Sanders, député
indépendant du Vermont
Joseph Cafasso,
ex-spécialiste du contre-terrorisme sur Fox News
Al Franken, animateur de Air
America
Eric Alterman, critique
média
John Nichols, auteur
Chellie Pingree, directrice
de Common Cause
Alexander Kippen,
ex-journaliste de Fox News
Larry Irving, ex-secrétaire
adjoint au Commerce
Len Hill, producteur indépendant
Malkia Cyril, directrice exécutive de Media Youth Council
David Goodfriend, fondateur de Air America Radio
Wally Bown, fondateur de Mountain Area Information Network
Durée 77:20
http://leweb2zero.tv/video/alfred_4945c7a9094c51f
■ L'extrait du
jour de L'Étau Policier, tome 3
- Dans une centaine de villes de
l'Occident, en mars 2002, se tiennent différents événements visant à protester
contre les abus de pouvoir des forces de l'ordre dans le monde : théâtre,
émissions, fêtes, marches. À Montréal, le MAJ et les COBP participent à cette
mobilisation internationale, organisent une marche.
Le lendemain, le journaliste Karim
Benessaieh de La Presse rapporte que la manifestation a quelque peu dérapé dans
le centre-ville de Montréal. Trois ou quatre jours après, nous apprenons que le
nombre d'arrestations était considérable.
Éric Trottier de La Presse rapporte
que des voix commencent à s'élever mettant en doute le bien-fondé de
l'opération policière qui a permis d'arrêter... 371 manifestants (Éric
Trottier - La Presse du 20 mars 2002) : 268 adultes et 103 ados
avaient passé la nuit en prison puis été relâchés après avoir été accusés
d'attroupement illégal, de port d'armes prohibées et d'une douzaine d'autres
méfaits. En une heure, la police avait bien failli battre le record de 463
arrestations établi au cours du Sommet des Amériques (ZLÉA) tenu au printemps
2001.
«Le
nombre m'apparaît énorme», déclare Robert Laramée, membre de
la Commission de la sécurité publique de la Ville de Montréal, organisme
responsable de la police. Il fait part de son intention de demander des comptes
à la direction du service. «Il est
évident qu'on ne peut accepter des gestes de saccage ou de barbouillage, mais
je me demande tout de même pourquoi la police n'a pu faire la différence entre
saccageurs et ceux qui voulaient manifester pacifiquement.»
De son côté, le maire Gérald Tremblay, qui est nul en matière policière, se dit
satisfait de l'opération policière : «Pour le moment (...) l'information
que j'ai, c'est que les policiers ont fait un travail assez exceptionnel pour
circonscrire les jeunes et s'assurer qu'il y ait le moins de dommages possibles
à la propriété privée.»
D'autres ne partagent pas l'opinion du
maire, ainsi le criminaliste Christian Desrosiers : «C'est presque autant que lors des mesures de guerre».
(NDLR : À la suite de l'adoption de cette loi fédérale qui, ainsi qu'on
l'a vu, visait à neutraliser le FLQ, plus de 400 avaient été arrêtés.) Me
Julius Grey manifeste également son étonnement : «Quand, durant une manifestation, la police arrête une
ou deux personnes, on se dit qu'elle peut avoir raison. Mais autant de
gens à la fois, ça semble s'inscrire dans cette nouvelle politique
d'intolérance que l'on voit depuis les événements de Québec (Sommet
des Amériques du printemps 2001).»
Me Grey lance un appel à la
tolérance : «Il faut valoriser
l'institution de la manifestation. Elle est un moyen d'expression fondamental
pour des milliers de gens qui n'ont pas accès aux pages des grands journaux et
aux autres médias pour faire connaître leurs points de vue. Nos politiciens,
nos chefs de police et les avocats devraient réaffirmer ce rôle de la
manifestation comme expression publique. Ils devraient admettre publiquement
qu'elle est un des liens entre l'individu et l'État démocratique.»
Me Grey prêche dans le désert, aucun politicien ni directeur de police ne
répondra à son invitation. La vérité est que, partout au Québec, la police a
confisqué l'espace public à la Société civile. On l'a vu depuis le début de ce
livre, on continuera de le voir jusqu'à sa dernière page.
Lisez gratuitement les cinq pages du
jour, cliquez à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite. Bonne
lecture!
News du mercredi 23 janvier 2008---------------
■ La peur de la criminalité
comme programme électoral
- Lors des élections
présidentielles du printemps 2002, en France, Jacques Chirac, homme de droite, a obtenu un deuxième mandat en
utilisant le discours de la peur de la criminalité, en traitant du sentiment
d'insécurité de la population, sans expliciter ses véritables origines. D'où
vient cette peur?
Selon le sociologue
Lagrange, «on peut voir dans
l'altération des liens sociaux, dans le bouleversement des équilibres
démographiques et économiques, les déterminations d'un mal-vivre, d'un
sentiment de frustration et d'incertitude à l'égard de l'avenir qui, par un
transfert sur cette catégorie d'actes universellement condamnés que sont les
crimes, produit dans l'esprit du public une réalité nouvelle : le
sentiment de sécurité.» (Hugues
Lagrange - Réponse à l'insécurité - Grenoble CERAT)
Il produit un renversement
dans l'ordre des facteurs. Le sentiment d'inquiétude naît d'une dégradation
générale des liens sociaux, précède les fixations sur des éléments précis. «Ce sentiment est alors la matrice de peurs
spécifiques - d'être cambriolé, d'être agressé - et non une expression
synthétique, décentrée, issue de ces appréhensions éparses. La donné
psychologique est première, elle cherche des objets adéquats dans lesquelles
s'incarner, prenant alors l'apparence de peurs particulières.»
Bien des aléas de la vie
sont des sujets de fortes inquiétudes :
chômage, pauvreté, exclusion
sociale, vie de couple incertaine, baisse de la consommation, avenir incertain,
peur de perdre son job, endettement, marge de crédit pour joindre les deux
bouts, taille de l'hypothèque, anxiété sociale, accès difficile ou impossible
aux soins de santé, maladies graves, vieillissement physique et social, mort en
devenir, dégradation de l'environnement, etc. Ma liste n'est pas exhaustive,
loin de là. Sans omettre la police, en uniforme et en civil, incluant ses collabos, qui propage le virus de la peur au sein de la société. Pourquoi? Pour justifier sa raison d'être et appesentir davantage son emprise psychologique sur la population.
Pensez-vous vraiment que la peur de la criminalité l'emporte sur
tous ces aléas? Dans le tome 1 de mon livre L'Étau Policier, lisez les
chapitres Consultations et sondages
bidons sur le présumé sentiment d'insécurité et L'idéologie de la peur, qui est propagée par les médias, alimentés par la police. Vous
réaliserez que le danger d'être victime d'un acte criminel est
statistiquement infinitésimal. Le risque n'est pas là, il est sur les routes, où accidents, morts et blessés abondent. L'hécatombe!
Ce préalable me semblait absolument
nécessaire, car dans le reportage qui suit on ne traite pas de ce volet :
faut comprendre qu'un reportage n'est pas un documentaire. Le contexte :
nous sommes en 2002, entre les deux tours de l'élection présidentielle française
alors que le thème de l'insécurité est sur toutes lèvres.
Durée 23:00
http://tvbruits.org/spip.php?article101
Dans la page s'affichant,
l'écran vidéo est un peu plus bas.
■ L'extrait du jour de L'Étau policier, tome 3
- En juillet 2001, lors du rave
Oasis tenu au Centre Molson, à Montréal, des gardiens de sécurité fouillent
tous les participants, incluant portefeuilles et souliers, sous la supervision
de policiers de l'île de Montréal. (Pascale Breton - La Presse du 31 juillet 2001) Au mois de mai précédent, la police a
rencontré le promoteur, les Productions 514, et exigé que chaque personne se
prête à cette fouille sous peine d'expulsion. Ce mois de juillet, de la drogue
est saisie, des participants sont expulsés, mais, mis à part deux revendeurs,
personne n'est arrêtée.
Prenons
connaissance de l'opinion de la criminologue Marie-Andrée Bertrand :
«Il n'y pas eu d'arrestations parce
que ces fouilles sont illégales, affirme-t-elle. Elles ne tiendraient pas devant la Cour».
Se référant à la Charte des droits et libertés, elle indique que son article 8
interdit les fouilles, perquisitions et saisies abusives, et que, selon le Code
criminel, seul un juge peut donner le pouvoir aux policiers d'effectuer une
perquisition, sauf s'il s'agit de loteries, maisons de jeux et prostitution.
«Pour qu'un policier ait le droit
d'intercepter une personne qu'il soupçonne être en possession de drogue, il
faut que cette personne ait commis un délit sous ses yeux»,
ajoute-t-elle.
L'avocat Julius
Grey, reconnu comme un spécialiste en matière des droits de la personne, abonde
un peu dans le même sens : «Les
policiers ont le droit de fouiller une personne s'ils ont de bonnes raisons,
mais de là à organiser une fouille systématique, il y a une marge. Ils sont
probablement allés trop loin.» Du banc des accusés, le
porte-parole de la police, le commandant André Durocher, persiste et
signe : «C'est légal, puisque
les gens sont consentants (sic).
C'est un événement privé et s'ils ne sont pas d'accord, ils restent à la
maison. Ce sont des agents de sécurité qui assurent les fouilles. Tout s'est
déroulé selon le protocole d'entente en vigueur.»
Le protocole de
Durocher a-t-il préséance sur la loi? Veinards comme nous sommes,
disposerions-nous de deux Codes criminels? Celui adopté par les citoyens que
nous élisons au Parlement spécifiquement à cette fin et celui traficoté par la
police que nous embauchons pour le faire respecter. Durocher parle du «consentement» des gens. Oui, mais
extorqué : tu te soumets à la fouille ou tu n'entres pas dans la salle. Et
la police se sert du paravent d'une agence de sécurité, responsable des
fouilles, pour dissimuler son activité illégale. Et pourquoi l'organisateur de
l'événement, Productions 514, s'est-il soumis à ce diktat? Vraisemblablement
parce qu'elle ne voulait pas se mettre la police à dos. Faut du coffre pour lui
opposer un refus. L'entreprise craignait-elle des représailles? Que la police
en uniforme se permette de poser des gestes illégaux au vu et au su de tout le
monde, donne un tout petit aperçu de ce qui se passe chez la police... en civil.
Un clic à l'endroit
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cinq pages du jour. Bonne Lecture!
News du mardi 22 janvier 2008---------------
■ Autre extrait
du film Allez, Yallah!
Dont je vous parlais hier, voir plus bas
- Vous y entendrez ce témoignage : tu ne seras jamais
mon maître... on coupe le clito (ris)...etc.
Quelques musulmanes déterminées,
révoltées.
Les religions doivent respecter la charte des droits de l'ONU : notamment le catholicisme qui est contre l'avortement, contre le condom, contre l'homosexualité, contre le lesbianisme, etc. Faire découvrir à ces femmes qu'elles ont des droits, ce qu'elles ignorent généralement, est porteur d'espoir.
Le réalisateur du documentaire d'1h58, Jean-Pierre Thorn, a fait là oeuvre très utile. En France, il a été présenté dans plusieurs cinémas. Ici, au Québec, on n'en a pas entendu parler. On préfère les grandes productions américaines, qui, habituellement, contribuent très peu au développement de la société. Et nos télés? Faut pas se raconter d'histoires : l'avenir est sur le oueb, pas dans les médias traditionnels, appelés à disparaitre éventuellement.
Pour plus d'infos, écrivez dans la fenêtre de Google ou de Yahoo le nom de l'auteur ou seulement le titre du documentaire.
La bande-annonce est courte (01 :38), mais en dit long.
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18706371&cfilm=111524.html
■ L'extrait
du jour de L'Étau Policier, tome 3
- Violence
policière à l'endroit de femmes. Deux cas, entre autres. Le 24 juin 1998, les
agents Richard Roy et Denis Lapointe, de la police de St-Basile-le-Grand,
appréhendent Manon Nancy Tremblay pour du tapage à la suite d'une dispute avec
un ami. (La Presse du 6 septembre 2001) Après lui avoir passé les menottes, les
policiers la blessent à un coude puis la sortent à moitié nue de la résidence
de sa mère. Au poste de police, on l'empêche d'appeler un avocat. Et, parce qu'elle
a craché au visage de l'un d'eux, on l'asperge de poivre de Cayenne et la
laisse, pendant 16 ou 17 heures, sans soins et sans eau dans une cellule :
l'eau permet d'en atténuer les douleurs occasionnées aux yeux.
Par
la suite, Roy et Lapointe sont suspendus sans salaire pendant 32 et 23 jours
respectivement. Un troisième policier, Robert Mercier, qui avait entre-temps
quitté ses fonctions, est jugé inhabile à porter l'uniforme pendant deux ans.
Deuxième cas... Une citoyenne, fortement intoxiquée,
tombe en panne sur l'autoroute métropolitaine, dans l'île de Montréal. Elle est
arrêtée et mise en cellule au poste Montréal-Métro, à St-Laurent. Constatant
son état hystérique, le policier Daniel Caron de la Sûreté du Québec appelle
l'ambulance. (Rollande Parent, Presse canadienne - La Presse du 25 août 2002) Alors que deux collègues tentent de
l'immobiliser, le policier Caron entre dans la cellule et lui administre trois
coups poing au visage. En résulte un hématome. C'est l'ambulancier qui dénonce
le geste de violence.
Me Richard W. Iuticone, président du
Comité de déontologie, juge, en août 2002, comme facteur aggravant le fait que
Caron ait toujours nié être entré dans la cellule. Il qualifie son geste
«d'une gravité extrême et d'une
inutilité absolue» et précise qu'il avait «perdu le contrôle d'une situation stressante».
Il le condamne à 20 jours de suspension sans solde. Des accusations criminelles
de voies de fait sont également portées contre lui, mais il est acquitté parce
que le principal témoin, l'ambulancier, n'a pu affirmer avec certitude que
Caron était bel et bien l'agresseur.
Un clic à l'endroit indiqué au
sommet de la colonne de droite suffit pour avoir accès gratuitement aux cinq
pages du jour.
News du lundi 21 janvier 2008---------------
Lundi 21 janvier 2008
■ Comédie
- Le thème : photo
pour la fête des mères.
Durée 02:09
http://www.youtube.com/watch?v=bhcA4Ry65FU
■ La belle vie de quartier
- Rien d'autre. Des
petits riens tout de même essentiels. Les cinéastes ? Des enfants, et des
adultes leur montrant comment fonctionne un caméscope. Une seule adresse Oueb,
mais 2 vidéos distinctes. Dans la page s'affichant, cliquez sur...
...l'image de 2.SMALL IS BEAUTIFUL,
débarque à St André ;
...ensuite sur celle de 3.La fête
à la Maison Municipale d'Animation de St André.
http://www.moteur-webtv.info/moteur/actualites_reportages.html
Dans la même page, d'autres vidéos
sont disponibles, vous gênez pas, faites comme chez vous.
■ Allez Yallah!
Traduction : Allez
de l'avant!
- C'est le titre d'un
documentaire tourné par Jean Pierre Thorn et qui, en Occident, nous concerne
tous. C'est l'histoire de quelques musulmanes quittant leur pays d'origine pour
vivre en France. Elles découvrent que dans des quartiers, des intégristes sont
en train de créer une société parallèle à celle de ce pays.
Ils réécrivent le coran pour
faire passer des propos discriminatoires à l'encontre des femmes prônant leurs
droits : on peut battre une femme, filles et garçons ne doivent pas être mêlés
ensemble, etc. Il y a des choses que l'auteur Thorn a vu, et qui l'ont effrayé.
Une Marocaine raconte que des Saoudiens sont en train de produire une
génération en dehors du système prévalant en France.
Une petite vidéo de rien du
tout, mais qui risque d'alerter bien des citoyens. « J'ai des droits »,
chante une musulmane. Najat Ikbsh, caravanière de la Ligue Marocaine des Droits
des Femmes, témoigne de la situation.
Durée 09 :48
http://www.moteur-webtv.info/moteur/actualites_reportages.html
Dans la page s'affichant,
descendez jusqu'en bas et cliquez sur l'image ALLEZ YALLAH
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3
- Raciste, la police de l'île de Montréal ? Mylène Jaccoud, professeur de
criminologie à l'Université de Montréal, a mené une enquête sur ce sujet,
qu'elle a dévoilée en mars 2002. (Silvia Galipeau - La Presse du 21 mars 2002) Elle révèle que si ce corps policier
embauche des Noirs, des Chinois, des Italiens ou autres membres de communautés
minoritaires, c'est avant tout pour des raisons utilitaristes. Elle a fait
cette découverte en épluchant de ses documents portant sur sa politique
d'embauche de minorités ethnoculturelles et visibles.
Elle
énumère quelques uns des motifs évoqués : l'efficacité (pour mieux
connaître les communautés, précise-t-elle), le contrôle (mieux infiltrer les
communautés), la prévention (réduire les tensions entre certaines communautés
et la police). Jaccoud évoque aussi l'effet de relations publiques de sa
politique d'embauche, de même que psychologique (soutient aux autres policiers
membres de communautés minoritaires). Elle a complété sa recherche en
interrogeant 47 policiers membres de communautés visibles et constaté que la
majorité (68%) ne se disent pas victimes de racisme. Cependant, plusieurs se
sont montrés réticents à dénoncer les blagues dont ils font l'objet, y voyant davantage
l'empreinte de la « culture policière »
que celle du racisme.
Les
autres, au contraire, ont trouvé assez ou très difficile leur intégration,
signalant leur isolement, le manque de soutien, la suspicion, les méfaits et
les insultes dont ils sont la cible. Ils ont avoué se faire traiter de « mangeurs de vidanges », ou de
« voleurs de jobs »
par de leurs collègues. Les Italiens sont perçus comme des « mafiosi », les Arabes, des « conducteurs de chameaux ». Comment
réagissent-ils, ces policiers Noirs, Chinois, Italiens, etc.? La criminologue
mentionne trois stratégies possibles : la résistance (choisie par une
minorité d'entre eux, souligne-t-elle), la résignation, le retrait ou la fuite
(changer de partenaire, de poste de police, etc.) ou encore la conformité
active à l'institution (pour mieux se faire accepter, certains de ces policiers
font de l'excès de zèle).
Un
clic à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite et vous avez accès
gratuitement aux cinq pages du jour. Bonne Journée !
News du dimanche 20 janvier 2008---------------
■ Un appel au vote
- Eminem's Mosh
http://www.gnn.tv/videos/video.php?id=28
■ Impossible de... résister à ce spectacle de rue
- Moment de détente : un marionnettiste et
une grande Star du rock...
http://www.koreus.com/video/marionnette-squelette.html
■ Résister c'est créer!
Créer c'est résister!
- Un appel de treize
résistants français à ceux qui feront le siècle qui commence afin que la flamme de la résistance ne s'éteigne jamais. Une soixantaine d'année
après la fin de la dernière guerre mondiale, la menace n'a pas complètement
disparue et « notre colère contre l'injustice est toujours intacte ».
* Appel pour une presse délivrée
de l'argent et de la corruption. « Nous n'acceptons pas
que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés
».
* Appel à ne pas se laisser
impressionner par l'actuelle dictature internationale des marchés financiers
qui menacent la paix et la démocratie.
* Appel à créer un nouveau programme
de résistance pour notre siècle, « sachant que le fascisme se nourrit toujours du
racisme, de l'intolérance, de la guerre et même des injustices sociales ».
* Appel à une véritable
insurrection pacifique contre les moyens de communications de masse. Ils ne
proposent comme horizon à notre jeunesse que la consommation marchande, le
mépris des plus faibles et de la culture.
Les intervenants :
Stéphane Hessel
Lise London
Henri Bartoli
Maurice Voutey
Raymond Aubrac
Georges Séguy
Maurice Kriegel-Valrimont
Philippe Dechartre
À cette liste s'ajoutent :
Lucie Aubrac
Daniel Cordier
Georges Guingouin
Germaine Tillion
Jean-Pierre Vernant
http://tvbruits.org/spip.php?article328
Dans la page s'affichant,
l'écran est un peu plus bas
■ Comment lutter efficacement
et apporter des
changements au sein de la société?
- Au lieu de la grande
révolution bouleversant tout sur son passage, avec ces faux lendemains qui
chantent, on s'engage de nos jours dans de petits projets concrets. D'où le
titre de la vidéo que vous allez voir : Ici et Maintenant. Résister, c'est
ne pas désirer le pouvoir, c'est créer et savoir où se trouvent les moteurs des
changements.
Elle a été tournée lors d'une
conférence débat à laquelle participaient Miguel Bénasayag, philosophe et
psychanalyste, et Florence Aubenas, journaliste à Libération. Tous deux invités
par l'organisme Motivé-e-s, au squat toulousain Mix'Art Myris, en France.
L'image vidéo
manque un peu d'éclairage au début, mais cela s'améliore par la suite. Durée 20:00
http://tvbruits.org/spip.php?article235
Dans la page s'affichant,
l'écran vidéo est un peu plus bas.
Il y a une suite à cette vidéo.
Elle est divisée en deux parties, visionnez les à l'adresse suivante...
http://tvbruits.org/spip.php?article155
Cependant, pour y avoir accès, vous devez avoir le nouveau lecteur
multimédias RealPlayer. Sinon, téléchargez le gratuitement à l'adresse suivante...
http://france.real.com/player/
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3
- Aujourd'hui, je traite notamment
du Comité de déontologie policière du Québec qui, avant de rendre ses décisions, laisse
généralement s'écouler des mois et, dans des cas particulièrement délicats,
l'attente peut s'étaler entre quelques années et plusieurs. Alors, les
journaliste, souvent débordés, renoncent ou oublient, après un certain temps,
de vérifier où est rendu l'escargot dans sa progression.
Une lenteur extrême favorisant
l'opacité plutôt que la transparence dont doivent faire preuve les tribunaux,
peu importe leur juridiction. Et minant sérieusement la crédibilité du système
aux yeux de la population.
Signalons qu'on accède au site Web du
Comité de déontologie en passant par celui du ministère québécois de la Sécurité publique
- http://www.msp.gouv.qc.ca/
-, ce qui démontre on ne
peut mieux sa promiscuité avec le pouvoir.
En outre, son rapport annuel n'est
pas disponible chez Publication Québec. Du reste, il est bourrés de
statistiques, utiles certes, mais insuffisantes, car on n'y fait qu'un « résumé de quelques décisions d'intérêt »
sans identifier victimes et tortionnaires. Alors qu'il y aurait lieu
d'expliciter clairement le contexte de chacun des dossiers traités au cours de
l'année écoulée, d'indiquer le nom de la victime, celui aussi du ou des flics
impliqués et le corps policier auxquels ils appartiennent, leurs antécédents,
la progression des procédures. Et pourquoi pas ? D'ajouter les photos récentes
des policiers trouvés coupables de méfaits, que les médias pourraient ensuite
repiquer et diffuser, puis archiver. La glasnost, merde !
Un clic à l'endroit indiqué au sommet
de la colonne de droite suffit pour lire les cinq pages du jour.
News du samedi 19 janvier 2008---------------
■ De plus en plus de municipalités québécoises
embauchent des gardiens
de la sécurité privée
- L'affaire n'est pas
nouvelle. Il en ait ainsi depuis au moins le début des années 1990, surtout sur
le territoire de l'île de Montréal, particulièrement dans les municipalités les
mieux nanties, dont Westmount. Ces élus municipaux, incluant les maires, ont la
responsabilité, l'obligation même, de veiller à ce que les agents et agentes de
la sécurité privée, en civil ou en uniforme, aient une formation en droits et
libertés. Et, le cas échéant, vérifier si tel est le cas, en
leur faisant passer un examen sérieux. Ensuite, les candidats acceptés doivent
s'engager par serment de les respecter. Sur ce plan, les élus doivent être
intransigeants, intraitables, et ne rien laisser passer.
Lisez l'article de
Cyberpresse...
http://www.cyberpresse.ca/article/20080118/CPACTUALITES/80118201/6488/CPACTUALITES
■ France : les CRS
- Une opinion
sur les Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS), voir le lien en rouge plus bas...
Durée 03:05
http://www.kewego.fr/video/iLyROoaftHp0.html
■ La droite française et ses slogans
- Le 25 octobre 2003, des "artistes de rue de droite" se mobilisaient
pour "soutenir" le gouvernement. Ce qui est intéressant ici, ce n'est
pas l'événement comme tel, mais plutôt les slogans scandés par les manifestants.
À vous d'en juger.
Je vous en dresse la liste :
CRS (La police la plus
brutale du pays) = Tendresse
Réprimez les manifestations
Plus de police et moins d'artistes
On est plus de droite que
vous
Le clergé avec nous
Mort à Victor Hugo
Jésus revient avec Jean-Pierre
Raffarin
Monsieur Bush, priez pour
nous
Les femmes derrière, les
hommes devant
On n'est plus chez nous à
Paris, rendez-nous Tibéri
Libérez Alain Juppé
TF1 sur toutes les chaînes
Star Academy, c'est pas si
mal que ça
La culture, ça fait mal à la
tête
Intermittent, retournes dans
ton pays
MacDonald dans les cantines
On aime, on aime, les OGM
Respectez les passages cloutés
Intermittents, fainéants
Moins de festivals, plus de
quinzaines commerciales
Instituteurs, profiteurs
Afrique, paye ta dette aux
pays occidentaux
Joueur de Djumbé, retournes
dans ton cocotier
Faites des enfants, pas des
intermittents
Le gouvernement est avec
nous, les pauvres taisez-vous
Travail, Famille, Télévision
La messe en latin
Pas d'impôts pour les riches
On veut des tanks, pas des
saltimbanques
Plus de subventions pour les
porte-avions
Restons divisés
La gendarmerie sont nos
vrais amis
Durée de la vidéo 09:08
http://www.dailymotion.com/video/x1tl2l_manif-de-droite
■ L'extrait du
jour de L'Étau policier, tome 3
- Examinons l'un
des nombreux traitements de faveur dont la police se gratifie : la
vignette VIP (Very Important Person), impliquant des policiers de l'île de
Montréal. Apposée sur un coin de l'immatriculation de leur véhicule
personnel, elle indiquait aux agents de stationnement du Service
circulation et transport de la Ville de Montréal de ne pas émettre de
contravention à son propriétaire. Synthétisons l'événement à l'aide de nombreux
articles parus dans La Presse. Signalons au départ que ce corps policier n'est
pas le seul à s'octroyer ce genre de privilèges.
Dans le
rapport Poitras, l'anthropologue Geneviève Brisson écrit qu'en matière légale,
il existerait un «double standard», c'est-à-dire une loi
pour le citoyen et une autre pour le policier : «Les règles de
base sont modifiées par les policiers pour des policiers». Brisson
cite le rapport diagnostic produit en 1996 par la Sûreté du Québec. On y
apprend que «le code de sécurité routière ne semble pas s'appliquer
aux policiers» et rares sont ceux écopant de contraventions. Le fait
que tout se passe «entre policiers» et «qu'on sait
qu'il n'y aura pas de conséquences» serait la cause de ces
comportements. Cependant, il s'avère dommageables pour la crédibilité de la
police, rapporte Brisson : «Il n'est pas étonnant que le citoyen
ordinaire croit les policiers incapables de respecter les règles puisque
ceux-ci les interprètent fort librement quand elles concernent la confrérie».
Un seul clic à l'endroit
indiqué au sommet de la colonne de droite suffit pour avoir accès à l'extrait d'aujourd'hui,
qui est toujours la suite de ce que vous avez lu la veille. Bonne journée !
News du vendredi 18 janvier 2008---------------
■ Grande mascarade, à Toulouse, ville riche et propre - Organisée par le Collectif
Urgence d'Acteurs Culturels (COUAC), et particulièrement réussie, elle a eu
lieu le 24 février 2001. Cet organisme est engagé culturellement, politiquement
et socialement. J'ai une préférence marquée à l'égard de ces citoyens cherchant
à changer des choses dans leur milieu. Notre démocratie se porterait beaucoup
mieux s'il y en avait davantage...
L'écran RealPlayer auquel vous allez avoir accès et un peu petit. Afin d'avoir une meilleure
qualité d'images, je vous suggère fortement de télécharger GRATUITEMENT le
nouveau RealPlayer, qui est impeccable sur plus d'un plan. Une affaire de seulement
quelques minutes. Il vous sera utile à quelques occasions car il arrive que je
vous envoie sur des sites où ce lecteur multimédias soit le seul disponible. Téléchargez
le à cette adresse (http://france.real.com/player/). Dans la page s'affichant, le téléchargement gratuit est un peu plus bas, dans la colonne de gauche.
Le clip de la mascarade dure
3:40
http://tvbruits.org/spip.php?article176
Dans la page s'affichant, l'écran
RealPayer est un peu plus bas.
PS : à l'attention de COUAC : votre adresse e-mail ne fonctionne pas.
■ Partenariat de l'UE avec l'Afrique faisant peur à
certains - Dans son nouveau
clip, qui est excellent, le rappeur sénégalais Didier Awadi, accompagné de
Bouba Kirikou, dit non aux Accords de Partenariat Économique (APE) entre l'Union
Européenne (UE) et les ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique).
Pour en savoir davantage sur
le sujet, lisez l'article sous l'écran vidéo...
J'y pense tout à coup : évitez de sauter au
plafond, baissez le volume, la musique démarrant dès notre arrivée sur le
site.
http://www.awadimusic.com/
■ France : mesures d'État policier
contre les immigrés
provoquant de la résistance
- Les mesures prises
par le gouvernement français pour recruter des informateurs dans la fonction
publique afin d'aider à la chasse aux sans-papiers obligent ces fonctionnaires à
devenir des « auxiliaires de la police », ce qui provoquent chez eux
inquiétude et résistance. Simultanément, la criminalisation de ceux fournissant
aide et assistance aux sans-papiers progresse rapidement.
Lisez l'article d'Alterinfo,
agence de presse associative
http://www.alterinfo.net/France-Des-mesures-d-Etat-policier-contre-les-immigres-provoquent-la-resistance_
a15901.html?preaction=nl&id=6763994&idnl=30598&
Ce n'est pas la seule inquiétude,
loin de là. Visionnez également cette vidéo traitant du sujet et démontrant que
nos sociétés sont devenues paranos, lois et règlements s'empilant sans arrêt.
Tout le monde est appelé à dénoncer n'importe qui. Nos fonctionnaires
canadiens, dont ceux du Québec, sont-ils devenus, eux aussi, des auxiliaires de
la police ? La question mérite d'être posée du fait que la police a déjà accès à
toutes les mégabanques des gouvernements du Canada et du Québec et contenant
des renseignements personnels sur chacun de nous.
Les intervenants de la vidéo :
- Michel Tubiana
Président d'honneur de la
ligue des Droits de l'Homme
- Rémi Cochard, LDH
- Laurence Jaquemet,
Solidaires 31
- Bernard Dedeban, FSU
- Nicole Dedebat, UNSA,
Conseil Général
- Pascal Nakache, Syndicat
des avocats de France
- Jean-Louis Girbal, UNSA
Éducation
Durée 18:17
http://tvbruits.org/spip.php?article796
Dans la page s'affichant, l'écran
de RealPlayer est un peu plus bas
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3 - Qui
savait que les policiers écopant de journées de suspension du Comité de
déontologie payaient leur dette à la Société civile en puisant dans leur banque
individuelle de journées de congés payés accumulés ou de vacances annuelles, ou
ne purgeaient pas leur sentence au complet ? Personne, sauf les intéressés
eux-mêmes, leurs supérieurs hiérarchiques, dont les directeurs des corps
policiers. Des responsables du Comité de déontologie et des membres du pouvoir
politique, eux, étaient-ils au courant ?
L'affaire est sortie du sac en avril
1998. (Christiane Desjardins - La Presse du 8
juin 2001) Le contexte : un journaliste de Radio-Canada, dont j'ignore
malheureusement le nom, révèle que deux policiers de l'île de Montréal, Michel
Vadeboncoeur et André Lapointe, impliqués dans la mort de Richard Barnabé, sont
retournés au travail bien avant que leurs jours de suspension sans traitement
soient écoulés. À la suite de ce reportage, le commissaire à la déontologie
fait enquête et conteste en Cour supérieure le traitement (de faveur) dont les
deux policiers ont bénéficié. N'a pas le choix, le commissaire, l'affaire a
été... médiatisée.
En juin 2001, le juge Jean
Crépeau stipule que le « directeur d'un
corps policier n'a pas le pouvoir de réduire le nombre de journées de
suspension sans traitement d'un policier, en partie ou en totalité, pour les
remplacer par un nombre équivalent de journées de vacances ou de congés. »
Il précise que la pratique est largement répandue au sein des corps policiers,
particulièrement à la police de l'île de Montréal. Il ajoute que le commissaire
à la déontologie lui-même a « toujours
fermé les yeux ou ignoré qu'une telle pratique existait, ou omis de s'informer
sur l'application des sanctions. (...) La loi doit s'appliquer à tous et dans la même mesure ».
Depuis l'implantation du
Comité de déontologie, combien de policiers et policières que l'on croyait
suspendus sans solde étaient de fait en congé ou vacance payés ? Pendant une
décennie, on a leurré la population.
Le même phénomène existe à la
Gendarmerie royale du Canada, à quelques nuances près. Novembre 1998, la Presse
canadienne rapporte le propos d'un enquêteur, François Lavigne, qui affirme
avoir été contraint à maintes reprises de réécrire ses rapports, et d'en
modifier les conclusions, lorsqu'il avait été établi que de ses policiers
avaient commis une faute. L'ex-avocat général de la Commission des plaintes
contre ce corps policier, Me Pierre-Yves Delage, confirme que le processus
avait été entaché. Les ordres émanaient de Bertrand Giroux, décédé en septembre
1997.
Gratuitement, lisez l'extrait du jour,
qui est toujours la suite de celui de la veille. Sommet de la colonne de
droite, faites clic à l'endroit indiqué. Bonne lecture !
News du jeudi 17 janvier 2008---------------
■ L'extrait
du jour de L'Étau Policier, tome 3
- Les cas où la police manipule les médias pullulent.
La Commission Poitras en explore quelques uns, dont celui-ci. C'est l'histoire
du policier de la Sûreté du Québec, Lacasse, affecté à la salle d'exhibitions,
l'endroit où la police range tous les éléments de preuves de ses enquêtes, dont
les saisies de drogues. En septembre 1994, Lacasse est pris en flagrant délit
de vol de cocaïne, accusé et arrêté.
La Commission cite un article de la
journaliste Stéphanie Alaire du Journal de Montréal et rapportant les propos
que lui a tenus un responsable des relations avec les médias (Stéphane Alaire - Journal de Montréal du 3 septembre
1994) : « Lacasse aurait été
pincé à sa toute première tentative de vol de drogue, croit le sergent Poëti (de la Sûreté du Québec). Ce dernier
indique qu'un système de sécurité comportant des caméras et des procédures
strictes protègent la salle des pièces à conviction à Partenais. »
Première tentative de vol, disait le sergent Poëti à la
journaliste. Pourtant l'enquête a révélé que Lacasse en avait subtilisé
régulièrement pendant une période d'environ neuf mois. Caméras et procédures
strictes, affirmait-il aussi à la journaliste. La Commission Poitras souligne
que les informations de Poëti sur ces mesures de sécurité contredisent celles portées
à sa connaissance lors de ses travaux sur l'affaire Matticks. Ainsi, elle a
cherché à comprendre comment l'enveloppe contenant les quatre télécopies
litigieuses (les quatre preuves fabriquées par des membres de ce corps policier qui
ont fait avorter le procès contre le clan Matticks) avaient bien pu être
ouverte à la salle d'exhibitions, sans que la Sûreté du Québec ne soit en
mesure de savoir ni quand, ni par qui.
Autre cas de désinformation des médias
par la Sûreté du Québec : l'opération Brigade au poste de police de
Chambly, le premier septembre 1994, que nous avons traitée en partie plus haut.
Ici, la désinformation se niche notamment dans les motifs allégués dans les
mandats de perquisition. Le juge Pierre Verdon, dans son rapport sur cette affaire,
fait remarquer que la Sûreté du Québec avait « mis le paquet (...). (Rapport d'enquête du juge Pierre Verdon sur l'intervention de la SQ, premier
septembre 1994, au poste police de Chambly - Québec, premier septembre 1995) En
s'employant à tout relier à un vaste système de corruption et d'association
avec des groupes criminels, qui aurait sévi au sein du corps de police de
Chambly, elle a réussi à donner un portrait vraisemblablement alarmiste de la
réalité ».
Environ trois semaines après ce raid, la
Fédération des policiers municipaux du Québec (FPMQ) dressait ce bilan, lors
d'un point de presse : « La
Sûreté du Québec a abreuvé les médias d'une multitude d'allégations, imputant
aux policiers de Chambly une panoplie de délits très graves : trafic de
stupéfiants, contrebande de cigarettes, trafic d'alcool, tenir une maison de
débauche, trafic de stéroïdes, fraude à la CSST (Commission de la
santé et de la sécurité au travail), recel,
loterie illégale, fausse déclaration d'impôt, vente d'information du centre de
renseignements policiers. Pour colorer le tout, on a dit qu'une partouze avait
eu lieu au poste de police, ce qui est faux, que quatre policiers avaient
assisté aux noces de la fille d'un chef de la mafia montréalaise, ou d'un caïd
de la Rive-Sud, ce qui est faux. On a dit que les policiers de Chambly
fermaient les yeux sur le trafic de la drogue, ce qui est faux. (...) La Sûreté du Québec s'est livrée à une
campagne de salissage inimaginable. »
Lisez gratuitement la suite d'hier de L'Étau
policier, tome 3. Sommet de la colonne de droite, cliquez à l'endroit indiqué.
Bonne lecture !
News du mercredi 16 janvier 2008---------------
■ Êtes-vous prêt pour un moment de détente?
- J'ai ici quelque chose de spéciale. Une femme
très occupée, mais trouvant le moyen de faire deux choses en même temps. Les
moins de 18 ans s'abstenir. Ce n'est pas porno, long de là : les deux
complices gardent leurs vêtements. Mais c'est incroyablement drôle ! La scène
se passe dans le bureau de la jeune femme, même le va et vient de membres du
personnel et un appel téléphonique ne dérangent pas les deux complices.
http://www.youtube.com/watch?v=i0rw635Ltlw
■ Les archives de mes ACTUALITÉS...
- ... vous permettent d'avoir accès à un tas d'infos
de toutes sortes, incluant plusieurs vidéos, des reportages intéressants, des
pièces musicales, des dessins animés, etc. Il y a de tout, là-dedans. Le thème
de mon site L'Étau Policier n'est pas particulièrement reposant et réjouissant,
alors j'essaie de l'alléger le plus possible en y ajoutant des moments de
détentes agréables et drôles qui, souvent, n'ont aucun lien avec les méfaits de
la police.
Les archives de mes ACTUALITÉS sont à la toute fin de
la liste d'éléments figurant dans la colonne de droite. Cliquez sur DÉCEMBRE ou
NOVEMBRE 2007, une page va s'ouvrir, et à vous de choisir les items vous
intéressant... Il y a là de quoi vous occuper un sacré bout de temps.
Mon objectif est que vous soyez bien informés, et
heureux aussi, quand vous m'accordez le très grand privilège de visiter mon site.
Vous êtes très nombreux, vous savez. Ça me démontre que je ne travaille pas en
vain. Ça m'encourage à continuer. Un gros merci !
■ Plus d'une centaine de nouvelles photos et caricatures...
- ...ont été ajoutées dans la page LIBERTÉS ICI : cliquez à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite. Pour
ce qui est des photos, il y en a présentement 28, mais demain nous en
ajouterons une vingtaine d'autres. Sans oublier les ARCHIVES-PHOTOS et les
ARCHIVES-CARICATURES. Voilà de quoi vous faire passer de bons moments.
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3
- La liste des méfaits que nous allons voir
est incomplète du fait que nous rapporterons seulement ceux commis par la
police en uniforme, pas ceux de la police en civil. Pourquoi ? Parce que mis à
part ce que nous avons vu jusqu'à présent et verrons d'ici la fin de ce livre,
nous ne savons rien d'autre sur la police en civil. Remarquez que c'est déjà
pas si mal. Pour la très grande majorité des lecteurs, et nombre de
journalistes et membres du pouvoir, c'est de l'inédit, car ceux qui savent leur
ont toujours caché ces activités clandestines. Il n'empêche que nous ne savons
pas tout, en soupçonnons... de beaucoup plus graves.
Violence policière, physique
et psychologique, et atteintes aux droits et libertés sont incontestablement
beaucoup plus présentes dans cette partie cachée du travail policier. La
loi du pas-vu-pas-pris règne. Impossible de répertorier tous les actes illégaux
de ce monde de l'ombre et du secret. Impossible. Seules les victimes pourraient
en témoigner. Autant dire personne parce que celles-ci, sauf rarissimes exceptions,
ignorent que la police en civil est à l'origine d'agressions physiques ou
psychologiques dont elles ont été la cible. Pas surprenant non plus que la
police en uniforme commette des bavures. Celle-ci sait que les règles du jeux
n'y sont pas les mêmes qu'à la surface. La contamination virale vient de
l'underground policier.
Lisez gratuitement la suite d'hier, au
sommet de la colonne de droite, cliquez à l'endroit indiqué. Bonne lecture !
News du mardi 15 janvier 2008---------------
■ La vie de quartier
- L'achat à prix élevé
par la Ville de Paris d'un grand terrain destiné à la construction d'immeubles,
afin de le transformer un parc d'amusement destiné aux enfants et ados du quartier. Célébration de l'événement par l'Association des Jardins d'Eole. Grand reportage de Zalea
TV, un média sans but lucratif, qui interroge des enfants du secteur,
ainsi que le maire du 18ième arrondissement, Daniel Vaillant. Un beau moment de la vie de
quartier, où des citoyens s'impliquent.
Durée 49:50
http://www.zalea.org/spip.php?article1304
■ Rendre l'espace public plus agréable
- Un peu d'imagination et voilà ce que ça donne...
http://www.dailymotion.com/video/x3jvem_jr-face-2-face-paris-beaubourg_creation
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3
- Un doute plus que raisonnable subsiste à l'encontre
de Serge Ménard, l'ex-ministre péquiste de la Sécurité publique, et du
gouvernement auquel il appartenait, à tout le moins des initiés membres du
Conseil des ministres de Lucien Bouchard. Il est clair que Ménard ne voulait
pas d'une enquête sur la Sûreté du Québec. Mémorable sa décision, du 14 juillet
1995, de commander une enquête déontologique sur les policiers soupçonnés
d'être les auteurs de la fabrication des quatre preuves dans l'affaire Matticks.
Il savait que le dg Barbeau, un peu plus d'une semaine auparavant, avait créé
le Comité ad hoc pour enquêter exactement sur le même crime.
Deux enquête parallèles visant le même objectif,
l'inculpation des coupables. Avec en prime, les éléments de preuves du Comité
ad hoc refilés au Comité de déontologie. La décision du ministre-avocat a
permis aux policiers suspects de se réclamer du droit au silence conféré par la
loi, ce qui a constitué une entrave majeur aux membres du Comité ad hoc chargés
de cueillir de la preuve. C'est Ménard qui a délibérément asséné l'estocade à
cette enquête interne.
En outre, il n'était pas obligé de
témoigner devant la Commission Poitras : ce n'était pas un tribunal mais
une commission d'enquête. Avocat de profession, il devait bien le savoir,
savoir aussi qu'émettre des opinions et des états d'âme comportent des risques.
Avant d'aller témoigner, avait-il consulté les conseillers juridiques de son
ministère ? Et lors de son témoignage, avait-il soulevé la délicate situation
où le plaçait les questions des commissaires ? Ceux-ci l'en avaient-ils mis en
garde ? À tout le moins, aurait-il dû y déléguer une batterie d'avocats de son
ministère qui eut explicité aux commissaires des dangers potentiels liés aux
procédures criminelles, civiles, déontologiques et disciplinaires. Ou exiger de
témoigner à huis clos : à ses audiences, la Commission a du reste, à
quelques reprises, fait appel à cette procédure afin d'éviter que des
informations sensibles soient connues du public.
En témoignant avec « candeur » devant la Commission
Poitras, le ministre-avocat a délibérément asséné une deuxième estocade, cette
fois sa cible était le Comité déontologique qu'il avait lui-même mandaté pour
enquêter les illégalités commise par des policiers lors du procès du clan
Mattick. Le comité avait porté des accusations contre dix policiers en février
1999, exactement un mois après le dévoilement du rapport de la Commission
Poitras devant laquelle il avait tenu des propos incriminant à l'encontre des
policiers suspects. Jolie boucle. Ceux qui interviendront, entre ces deux
événements clés, participeront au massacre. Parmi ceux-ci des policiers, bien
sûr, mais beaucoup plus grave encore : le responsable déontologique, qui
n'a pas eu le courage de dire non au ministre.
Pourquoi Ménard a-t-il agi de la sorte ? Pour
protéger sa « police nationale »,
la Sûreté du Québec, qui serait bien utile si l'indépendance du Québec devenait
réalité.
Ce qui explique également pourquoi il n'a pas tenu compte
des recommandations les plus importantes du rapport de la Commission Poitras. La
délinquance policière au sein de la Sûreté du Québec est telle qu'elle
nécessitait une réforme majeure. Ménard se contentera d'une réformette.
Lisiez gratuitement les cinq pas du jour, qui sont la
suite d'hier. Au sommet de la colonne droite, cliquez à l'endroit indiqué.
Bonne lecture !
News du lundi 14 janvier 2008---------------
■ Vous croyez à la liberté d'expression?
- S'il arrive que mon
site L'Étau Policier ne soit pas accessible ou s'il y a un disfonctionnement
quelque part sur mon site, faites le moi savoir par courriel (jacnaliste@gmail.com ou cag_30b8@hotmail.com ou jacques120@sympatico.ca ou encore zibilili@yahoo.fr). J'ai des infos à l'effet
qu'il n'est pas toujours disponible ou qu'il est difficile d'y avoir accès. Des
cyberflics, notamment de la Sûreté du Québec, dont le dg est Normand Proulx,
ont intérêts à ce que les citoyens ne soient pas mis au parfum des illégalités
clandestines des civils et de leurs collabos.
Si nécessaire, n'hésitez pas
à dénoncer cette situation sur le Web. Je fais du journalisme d'enquête, je
traite d'un sujet très chaud, alors j'ai besoin de ce petit coup de pouce de
votre part. Merci !
■ Au sujet de la création d'Adam et Ève,
désolé, mais vous avez
tout faux!
- En témoigne de façon
irréfutable ce dessin animé de Bruno Bozzetto...
http://www.infonegocio.com/xeron/bruno/adam.html
■ Tous les
journaux du monde, ou presque...
- ...en allemand, anglais, arabe, chinois, coréen, danois, espagnol, finnois, français,
grec, italien, japonais, néerlandais, norvégien, polonais, roumain, russe,
suédois, turc et autres langues. Et à une seule adresse...
http://www.actuaoo.com/
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3 - Le 10 avril 2002, un coup de tonnerre
retentit dans l'actualité. Le juge Bernard Flynn, de la Cour supérieure, met
fin aux procédures du Comité de déontologie chargé d'enquêter sur les 8
policiers de l'ancienne brigade du banditisme de la Sûreté du Québec accusés
dans l'affaire Matticks (André Cédilot - La Presse du 11 avril 2002) : Roger Primeau, Lucien Landry,
Claude Charron, Pierre Duclos, Michel Patry, Mario Morissette, Laurent Laflamme
et Mario Simard (on a vu son cas plus haut). Sa décision repose sur deux
arguments. Il puise le premier dans un événement survenu quelques années plus
tôt, plus exactement les 28 et 29 mai 1997. Il a trait à des propos tenus par
le ministre péquiste de la Sécurité publique, Serge Ménard, alors qu'il
témoignait devant la Commission Poitras.
Qu'avait donc dit le ministre ? Dit qu'à
la suite de l'avortement du procès contre le clan Matticks, survenu le 15 juin
1995, et attribuable à la fabrication de quatre preuves par des membres de la
Sûreté du Québec, il s'était engagé à découvrir et à punir les coupables. Ce
pourquoi il avait ordonné une enquête déontologique le mois de juillet suivant.
Se référant à un événement plus récent, l'acquittement en juin 1996 des quatre
policiers accusés d'en être les auteurs, il avait dit qu'il ne l'acceptait pas,
ne croyait absolument pas à la défense de bonne foi évoquée par ceux-ci. Selon
lui, les policiers avaient bel et bien commis un acte criminel : « Le coupable est parmi le groupe, mais on ne sait pas
lequel... Il y avait eu de l'inconduite... J'avais la conviction qu'un acte
contraire à la déontologie avait été commis... ».
Cette déclaration du ministre Ménard
démontre clairement, se dit d'avis le juge Flynn, que celui-ci avait déjà
confirmé la culpabilité des policiers « et
que c'est vraisemblablement la conclusion que tirerait de ces propos la
personne désignée (Me Gilles Mignault) pour entendre l'affaire devant le Comité de déontologie ».
Ses membres, nommés par le pouvoir, sont soumis à des renouvellements de
contrat aux cinq ans, donc vulnérables aux pressions politiques. Par ses
propos, le ministre a placé l'assesseur (Me Mignault) dans une situation pour
le moins inconfortable. Citant la jurisprudence, il rappelle que les lois se
doivent de protéger le membre d'un tribunal administratif contre les sautes d'humeur
de l'État, à plus forte raison quand il s'agit de décisions affectant certaines
de ses politiques. Et le juge d'expliciter que le ministre n'avait fait que
répondre avec « sincérité et même une
certaine candeur (sic) » aux questions des membres de la
Commission Poitras. « On ne saurait
lui en faire reproche », précise-t-il.
Lisez gratuitement les cinq pages du jour, sommet de
la colonne de droite, cliquez à l'endroit indiqué.
News du dimanche 13 janvier 2008---------------
■ L'espace public appartient à la société civile, pas seulement aux
policiers en civil et à leurs collabos
- Dans les grandes
cités, le problème ne se pose pas : ils ne peuvent empêcher 1 million de
citoyens et plus de circuler librement. Il se pose dans les petites villes,
villages et milieux ruraux. Le citoyen peut se déplacer d'un endroit à un autre :
aller travailler, faire son marché, aller à l'église, etc. Mais il ne peut se
promener sans but précis, humer du bon air, profiter du beau temps.
Lorsque vous constatez que
les rues y sont désertes et inanimées, dites vous bien que c'est attribuable à
l'énorme emprise psychologique du tandem civils-collabos, dont de petits commerçants,
que vous encouragez pourtant de vos achats : à ne jamais oublier. Comment s'y
prennent-ils ? Ils font en sorte que le citoyen ne se sente pas bien dans l'espace
public : lisez le compte rendu de mon enquête sur le terrain dans L'Étau
Policier, tome 1, vous découvrirez ainsi toutes les tactiques qu'ils utilisent.
Le citoyen ignore que son
éjection de la rue est d'origine policière, car les flics ne portent pas l'uniforme.
Il ne sait pas non plus que des collabos participent clandestinement à ces activités illégales :
circuler librement dans l'espace public est un droit. Conclusion : le
citoyen est confiné à son domicile, sans le savoir. Méthode particulièrement
vicieuse, n'est-ce-pas ?
Pendant quelques minutes, réapproprions-nous
la rue, dans la diversité, l'inusité...
http://www.tvbien.com/spip.php?article954#diapo
■ L'extrait du jour de L'Étau policier, tome 3
- Passons au tamis les arguments que le
ministre péquiste Serge Ménard a servi aux médias, en 1999, pour justifier sa décision de
ne pas implanter une « police des polices
» pour combattre la délinquance des policiers de la Sûreté du Québec. L'un veut
que le nombre d'allégations annuelles contre eux, environ 350,
représente un pourcentage bien inférieur à celui prévalant au sein de la population
en général. Le ministre oubliait de chiffrer les innombrables atteintes aux droits
fondamentaux commises par la police en civil et ses collabos et dont on
n'entend jamais parler.
En affirmant en outre qu'une police des polices
coûterait trop cher, il associait un coût à la démocratie. Du reste, et
contrairement à ce que le ministre prétendait, il suffit de peu de moyens pour
lutter contre la délinquance policière. L'idéale est une ligne sans frais et
sécurisée... donnant directement accès à un Conseil de contrôle, du genre de
celui recommandé par la Commission Poitras. Ailleurs, on procède autrement,
mais d'une façon beaucoup moins efficace, puisque les appels sont dirigés vers
des policiers : faut pas compter sur eux pour faire le grand ménage.
Dans sa réformette, le ministre a choisi de ne pas
l'appliquer. Par contre, le gouvernement péquiste de Lucien Bouchard a mis à la
disposition des non-fumeurs une ligne délation sans frais pour s'assurer que sa
loi anti-tabac soit respectée. Le pouvoir politique développe beaucoup
d'ingéniosité pour mâter le citoyen. Comme il a besoin de sa police pour faire
ce job, on comprendra qu'il ne puisse lui appliquer la même médecine.
Il y a aussi le braquage potentiel des
policiers dans l'hypothèse où le gouvernement du Québec les assujettissait à
une police des polices. Justifiée, cette crainte du ministre ? Jusqu'à un
certain point, oui. Historiquement, les gouvernements ont toujours plié
l'échine devant la police. Alors, celle-ci a développé un réflexion
conditionné : elle n'a qu'à se braquer pour obtenir ce qu'elle veut, ou
une bonne partie. Dans les faits, ce que nous disait Ménard, c'est qu'il
fallait se contenter de moins démocratie d'ici à ce qu'un jour, imprévisible et
lointain, sa réformette produise les fruits espérés.
Au Chili, après la réinstauration de la démocratie,
le pouvoir y allait sur la pointe des pieds pour ne pas braquer l'armée du
généralissime Pinochet. Cependant, le Québec n'est pas le Chili et sa police
n'est pas une armée. Alors, ce qui était justifié dans ce pays, les pas feutrés
du gouvernement péquiste de Lucien Bouchard ne l'étaient pas. Excessivement
rare qu'un premier ministre essaie, à tout le moins, de mettre la police au
pas. À ma connaissance, le président François Mitterrand de la France est le
seul.
Lisez gratuitement l'extrait du jour en
cliquant à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite. Bonne lecture !
News du samedi 12 janvier 2008---------------
■ La libération des deux otages colombiennes, suite
- Je reviens sur cette affaire parce que c'est
tellement inhumain ce que le FARC fait subir aux nombreux otages qu'il détient
encore. Écoutez le témoignage de Clara Rojas, qui a recouvré la liberté après
six longues années de mauvais traitements et de misère noire en pleine jungle. On est justifié de se demander comment le FARC traiterait la population s'il prenait le pouvoir en Colombie.
http://www.linternaute.com/video/actualite/114966/clara-rojas-parle/
Et Hugo Chavez, qui aspire à occuper la présidence du
Vénézuéla aussi longtemps qu'il le souhaitera (durée illimitée), prétend que le
FARC, d'obédience marxiste, n'est pas un groupe de terroristes.
http://www.linternaute.com/video/actualite/114865/chavez-plaide-pour-les-farc/
PS : Certaines adresses vidéos changent parfois
rapidement, alors n'en retardez pas trop longtemps le visionnement. Sur le site linternaute où de vous envoie, attendez
que la fenêtre indiquant le chargement soit remplie, une affaire de quelques
secondes.
■ En France, la parité entre hommes et femmes...
- ... demeure un
difficile objectif à atteindre.
On traite de l'égalité des
sexes, ici. Lisez l'article du journaliste Marc Thibodeau, dans Cyberpresse d'aujourd'hui,
qui est la version électronique du quotidien La Presse, de Montréal.
http://www.cyberpresse.ca/article/20080112/CPMONDE/801120774/1014/CPMONDE
Croissons les doigts en espérant
que, dans ce pays, les organisations de femmes luttant pour l'égalité ne pervertiront pas le vocable en maître-mot panzer. C'est-à-dire qu'elles n'en
profiteront pour faire de la répression sexuelle, ainsi que l'a déjà fait le
Conseil québécois du statut de la femme. Contrairement à ce que pensent les
moralistes de ce monde, le corps de la femme n'a rien de dégradant.
L'égalité n'a pas de sexe, ni couleur de peau. Les féministes pures et dures nuisent considérablement à l'amélioration du statut de la femme.
■ USA : important pas en avant
- Depuis la fin de décembre dernier, des
modifications à la Loi sur la liberté d'accès de l'information ( Freedom of
Information Act, FOIA) obligent les agences fédérales des États-Unis à fournir
les renseignements dans les 20 jours, sauf si cela comporte un risque majeur
pour la sécurité nationale. Désormais, le journaliste peut y accéder sans
frais. Selon Reporters sans frontières, il s'agit indiscutablement d'un
important pas en avant, bien que tardif, favorisant plus de transparence et de
contrôle des activités du gouvernement par les citoyens.
Souhaitons que d'autres pays, dont le Canada, emboîteront
le pas aux USA. À cette mesure progressiste, il y a lieu d'en ajouter une autre,
et le plus rapidement possible : accorder au journaliste le droit de ne
pas dévoiler ses sources, lorsque des citoyens acceptent, mais seulement sous
le couvert de l'anonymat, de lui confier ce dont ils ont été témoins. Dans le
cas d'une poursuite en diffamation, le journaliste pourrait les dévoiler, mais
seulement à huis clos en présence du juge et des avocats concernés, bien
entendu, tous tenus au secret.
■ Une
fiction où les hommes sont inférieurs aux femmes
- Le scénario? Pour la première fois, un homme vient d'être élu président de
la France. Sa tâche consistera à restaurer légalité républicaine dans tous les
domaines. Notamment, le salaire des hommes qui, à compétence égale, est environ
30% inférieur à celui des femmes....
L'approche des auteurs de la vidéo atteint sa cible à plein centre : Paul
Dupuis, Benjamin Choisnard et Charly Dupuis.
Régalez
vous... Durée 2:37
http://charlydupuis.com/video/episode5.php
■ L'extrait du jour de L'Étau policier, tome 3
- Signalons une nomination au sein de la Sûreté du
Québec qui a fait beaucoup jaser. Ce mois de mars 1999, environ deux mois après
le dépôt du rapport Poitras, Florent Gagné, le dg de ce corps policier,
celui-là même qui réclamait « de la corde », fait de
l'inspecteur-chef Normand Proulx son adjoint. Qui est Normand Proulx ?
En 1996, alors
qu'il est inspecteur-chef, il intercepte un automobiliste, Philippe Ferron. (Yves
Boisvert -
La Presse du 4 mars 1999) Celui-ci l'ayant doublé d'une façon un peu trop
cavalière à son goût, il lui colle une contravention sur un ton agressif et
vulgaire : « Tu m'as coupé, mon crisse ! ». L'automobiliste Ferron loge
une plainte contre lui auprès du Comité de déontologie policière. La date de l'audience
est fixée au 19 mai 1998. De son côté, l'inspecteur-chef Proulx porte contre
Ferron une accusation pour « avoir commis sur un chemin public une action
susceptible de mettre en péril la vie ». La date de ce procès en Cour du
Québec est fixée au 31 juillet 1998. Deux dates à retenir.
Début mai,
l'automobiliste Ferron est informé que son procès en Cour du Québec n'aura pas
lieu le 31 juillet mais le 14 mai, c'est-à-dire 4 jours avant que le Comité de
déontologie n'étudie sa plainte contre Proulx... Ferron s'informe au palais de
justice de Montréal, apprend que c'est à sa propre demande que la date a été
devancée. Étonné est-il puisqu'il ne l'a jamais formulée. Finalement, on découvre
qu'elle a été faite par nul autre que... l'avocat de l'inspecteur-chef Proulx.
Il l'a adressée à l'avocat... de la Couronne, Me Jean Morin, qui a accepté, sans
hésitation, précise La Presse.
Pourquoi avoir
devancé la date du procès au... 14 mai ? À l'ouverture du procès intenté par
l'inspecteur-chef Proulx contre l'automobiliste, le juge Pierre Brassard
déclare que la manoeuvre avait pour but d'obtenir la condamnation de
l'automobiliste Ferron avant que l'inspecteur-chef Proulx ne passe devant le Comité
de déontologie quelques jours plus tard. L'avocat de ce dernier a d'ailleurs
admis au juge qu'il voulait étudier le comportement de l'automobiliste Ferron
en prévision de l'audience déontologique.
Quant à
l'inspecteur-chef Proulx, le juge Brassard signale que « ses réticences et
ses réponses évasives » l'ont convaincu qu'il en avait lui-même donné le
mandat à son avocat. « Il y a véritablement là de la magouille, s'indigne-t-il, puisque le
substitut du procureur général (l'avocat de la Couronne Jean Morin) s'est
prêté à cette demande. » L'avocat de la Couronne négociant avec un témoin à
charge dans le dos de l'accusé Ferron, « à des fins privées et pour
satisfaire des intérêts évidents », ceux de l'inspecteur-chef Proulx, rapporte La Presse. « L'intégrité même du
système judiciaire est en cause », dit le juge, qui déclare illico l'arrêt
des procédures. L'inspecteur-chef Proulx comptait sur une condamnation de
l'automobiliste en Cour du Québec pour obtenir un meilleur score devant le
Comité de déontologie.
Le 19 mai, l'inspecteur-chef Proulx est
reconnu coupable et essuie un blâme du Comité de déontologie pour s'être
comporté de façon agressive envers Ferron. Proulx en appelle de la décision
auprès de la Cour du Québec. Lors du procès présidé par la juge Michèle Pauzé,
il obtient gain de cause. (Christiane Desjardins - La Presse du 16
décembre 1999) : « Le policier a manqué de souplesse, mais rien ne prouve
qu'il ait manqué à son code de déontologie en étant agressif. » Notons que
cette décision n'annule en rien cependant les conclusions du Juge Pierre
Brassard dans l'autre cause, dont la date avait été devancée...
Quelques années plus tard, le 26 juin 2003, le ministre libéral de
la Sécurité publique, Jacques Chagnon, nommera Proulx directeur général de ce
corps policier, qui succèdera à Florent Gagné. (Jean-Paul Charbonneau - La Presse des
26 et 27 juin 2003) Dans un point de presse qu'il tiendra, après son assermentation,
un journaliste soulèvera la question de sa comparution devant le Comité de
déontologie : « J'ai été blanchi », répondra Proulx.
Personne ne l'interrogera sur l'autre cause, la « magouille »
dénoncée par le juge Brassard. De son côté, Proulx se gardera bien d'en
rafraîchir la mémoire aux journalistes. Ce samedi 12 janvier 2008, il est
encore le dg de la Sûreté du Québec. Le canevas policier est composé de
plusieurs fils entortillés...
Lisez l'extrait du jour, sommet de la
colonne de droite, cliquez à l'endroit indiqué. Bonne lecture.
News du vendredi 11 janvier 2008---------------
■ Bel hommage au
journaliste Denis Robert...
- ... et largement mérité. C'est lui qui a produit le livre Clearstream, l'enquête - Éditions
Les Arènes : voir plus bas les
News du mercredi 9 janvier 2008, manchette portant le titre Liberté d'expression
du journaliste corsetée serrée...
Ce
que j'aime bien dans la vidéo que vous allez voir, c'est l'intervention de
citoyens incitant les journalistes à INFORMER...
http://charlydupuis.com/video/episode8.php
■ Les nouvelles
sont rares aujourd'hui...
- ...alors j'en profite pour vous divertir un brin avec un jeu d'adresse
constitué de plusieurs niveaux. J'ai été incapable d'atteindre le dernier, une énigme incroyable. Si
vous trouvez la clé, faites le moi le savoir. Ça se joue avec les flèches du clavier : déplacer la boule orangée à gauche
ou à droite, la faire avancer ou reculer. Attention aux rayons des caméras ! C'est pas con, c'est intelligent.
Dans
la page s'affichant, cliquez sur l'écran de JEUX FLASH : SECURITY et
suivez les directives.
http://www.koreus.com/modules/news/article4437.html
■ Les
deux otages colombiennes libérées
- Toutes les vidéos sur la libération par le FARC, en fin d'après-midi hier, de
Clara Rojas et Consuelo Gonzalez, depuis la jungle colombienne où les
militaires les remettent à la Croix Rouge jusqu'à leur arrivée à Caracas, au Vénézuéla.
Aucune nouvelle, cependant, d'Ingrid Betancourt.
Dans la page où je vous envoie, il y a cette vidéo où le
FARC libère les deux otages et bien d'autres vidéos... Elles sont d'une meilleure qualité sur INTERNET EXPLORER que FIXEFOX, cela dit bien que ce dernier soit mon navigateur soit préféré.
http://tf1.lci.fr/infos/monde/ameriques/0,,3678867,00-colombie-images-liberation-otages-.html
■ À
quelques jours de son départ de la présidence...
- ... Clinton, n'a plus rien à faire, s'amuse : jouant au président auquel plus personne ne s'intéresse, prononçant son dernier discours dans une salle où il n'y a qu'un seul auditeur, répondant
au téléphone, lavant sa limousine et son linge, circulant à vélo dans des
corridors de la Maison Blanche, etc.
http://politicalhumor.about.com/library/multimedia/clinton-final-days.mov
■ L'extrait
du jour de L'Étau policier, tome 3
- En janvier 1999, la Commission Poitras dépose son rapport. Deux préalables
incontournables. À quelques occasions, les commissaires y énoncent clairement
que la Commission n'était pas une cour de justice et qu'elle ne devait pas
statuer sur la responsabilité civile ou criminelle de qui que ce soit. Jamais
une enquête, et celle-ci n'échappe pas à cette règle, ne peut offrir les mêmes
garanties qu'un procès en matière de preuve ou de procédure, écrivent-ils.
Autre mise en garde des commissaires : « Il ne faudrait pas tomber
dans le piège de croire que le nom de la Commission, la Commission d'enquête
chargée de faire enquête sur la Sûreté du Québec, en définit le mandat. Il
est en fait beaucoup plus restreint que le nom l'indique. Nombre d'activités,
de services et de types d'enquête de ce corps policier ne sont aucunement visés
par la présente enquête ». De plus, la Commission n'a pas eux accès à
tous les documents dont elle avait besoin, notamment à la convention collective
des policiers, ultra secrète.
Constat général de la Commission
Poitras : les dérapages de l'affaire Matticks ne constituent pas qu'un
épiphénomène ( aux effets secondaires ). Des problèmes beaucoup plus sérieux y
existaient et ils ne sont pas entièrement résorbés quelque trois ans plus tard.
La Commission recommande notamment un dispositif essentiel : la création d'un
Conseil de contrôle permanent composé de civils afin de surveiller les agissements
de la Sûreté du Québec. Et, pour s'assurer que ses recommandations seront
appliquées, la création d'un Comité de suivi pour cinq ans.
Enfin, elle rend hommage aux policiers qui
ont agi de façon généralement exemplaire dans leur enquête ou leur gestion
relativement à l'affaire Matticks et qui ont également témoigné et collaboré de
façon tout aussi exemplaire à ses travaux : les quatre membres du Comité
ad hoc ( Arseneault, Boudreault, Isabelle et St-Antoine, directeur général
adjoint ), Louise Pagé, directrice générale adjointe, Jacques Letendre,
directeur de l'Éthique professionnel, et Jean Bossé.
Pour en lire gratuitement les cinq pages du jour, au
sommet de la colonne de droite, cliquez à l'endroit indiqué. Bonne lecture !
News du jeudi 10 janvier 2008---------------
■ Un dessin animé
comme je les aime...
- ... et que vous aimerez, j'en ai aucun doute. C'est vous dire comme je peux être
certain de mon affaire.
Bruno
Bozzeto, vous connaissez? Non! Grand temps que vous fassiez sa connaissance.
Ouvrez
le son, cliquez sur cette adresse : http://www.bozzetto.com/flash/Life.htm
■ Torture : Amnistie
Internationale dénonce le Canada !
- Selon l'organisme, le droit international ne permet pas au Canada de
collaborer, au nom de la lutte contre le terrorisme, avec des pays pratiquant
la torture.
Lire
l'article de Cyberpresse...
http://www.cyberpresse.ca/article/20080109/CPACTUALITES/80109215/1019/CPACTUALITES
■ L'extrait du
jour de L'Étau Policier, tome 3
- À qui le policier doit-il finalement loyauté ? La Commission Poitras
signalera que pour certains officiers, le premier devoir de loyauté du membre
est envers l'organisation policière. L'Association des policiers provinciaux du
Québec (APPQ), dans son journal interne Au Devoir, est plus
terre-à-terre : « La
loyauté a longtemps été assurée par deux mécanismes : une culture
paramilitaire et une rémunération au-dessus de la moyenne des travailleurs
possédant une qualification semblable. » Une critique formulée
sur la place publique et entachant l'image de l'organisation est condamnable et
susceptible de donner lieu à une poursuite disciplinaire contre son auteur.
Que
conclure de ces propos ? Que la loyauté à l'institution policière a priorité
sur la loyauté à l'égard de la loi. Triomphe du totalitarisme policier sur
l'État de droit. L'État dans l'État, quoi. Partout dans le monde, les chefs de
police sont de petits potentats.
Lisez
la suite d'hier, cliquez à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite.
Bonne lecture !
News du mercredi 9 janvier 2008---------------
■ Programm yourself
- Un acharnement tel à convaincre l'autre qu'il est
capable de se programmer pour être actif et heureux, que c'en est très drôle. La
complicité entre le message vidéo et la musique l'accompagnant est évidente.
http://www.youtube.com/watch?v=IuoaFKD25tI
■ Liberté d'expression du journaliste corsetée serrée
- Depuis la sortie de son livre (Clearstream,
l'enquête - Éditions Les Arènes) traitant des activités de cette puissante et
discrète société installée au Luxembourg, les poursuites judiciaires se sont
abattues sans discontinuer sur le journaliste français Denis Robert : 30
procédures en cours de justice, 200 visites d'huissiers à son domicile, etc. C'est
que les résultats de son enquête de cinq ans sur ce centre névralgique de la
finance, écrit-on, a littéralement affolé l'industrie de la défense et les
milieux politiques, tant en France qu'ailleurs en Europe : l'auteur a
publié des documents inédits, des entrevues avec les principaux protagonistes,
ses notes accumulés lors de son enquête, ses échanges de mails et SMS.
À un point tel qu'un comité de soutien composé d'éminents
journalistes et de citoyens a été créé afin de défendre la liberté
d'expression, donc le livre et son auteur. Je vous invite à consulter le site
web de ce comité, du sommet de la page d'accueil jusqu'en bas.
http://www.lesoutien.blogspot.com/
Écoutez aussi le clip dénonciateur du journaliste Robert...
Durée 5:32
http://www.dailymotion.com/video/x3vhll_drobertbdelbecqchartlap_music
Enfin, dans mes news du mardi 8 janvier ( voir plus bas ), à la manchette France : censure dans l'édition et partout, dans la vidéo à laquelle vous avez accès, il y a une bonne entrevue avec le journaliste Denis Robert. Cependant, elle est insérée au milieu de la vidéo. Je vous en redonne l'adresse web...
http://www.zalea.org/spip.php?article1272
■ Travaillez plus...
- ...et gagnez plus, a dit le Président Sarkozy. Voyons
ce que cela donne sur le terrain.... La vidéo n'en traite pas spécifiquement, mais en la visionnant, je me suis dit : tiens, je vais pouvoir faire un lien amusant avec sa déclaration. Faut voir ça comme une caricature. L'auteur, dont je n'ai malheureusement pas le nom, fait preuve de beaucoup de créativité. Comme on dit, ça sort vraiment de l'ordinaire. Tout ce qui nous libère des stéréotypes, vaut la peine d'être vu et diffusé.
L'écran noir est dans la colonne du centre de la page s'affichant.
Durée 10:05
http://dinan22.canalblog.com/archives/happy_t_invente__la_route_du_rock_/index.html
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3
- Alors quand débute le procès avec jurés et présidé
par le juge Yves Mayrand, de la Cour supérieure du Québec, on imagine que
l'avocat de la Couronne et les officiers enquêteurs du Comité ad hoc doivent
croiser les doigts en espérant que Mario Simard, principal témoin, saura malgré
tout à la hauteur. Des policiers réservent même à leurs quatre collègues
accusés une « haie d'honneur ».
Deux jours après y avoir témoigné, il se plaint auprès de Boudreault d'une
rencontre qu'il a eue avec Antonio Cannavino, au quartier général de la Sûreté
du Québec, à Québec : celui-ci n'occupait pas encore la présidence de
l'APPQ, il n'y accèdera qu'après le départ de Jocelyn Turcotte, en novembre
1996. Il lui aurait demandé : « T'aimes-tu
ça te sentir comme un hostie de rat ? » Puis : « Ça va être ta fête mon grand ». Peu
après Simard aurait insisté pour qu'il y ait des plaintes criminelles ou
déontologiques de loger contre Cannavino.
Plus tard, dans une lettre de 14 pages, déposée à la
Commission Poitras, Josée Toupin, conjointe de Simard, relatera les pressions,
frustrations et privations que le couple a subies. « Le stress, la peur, l'obsession font partie de notre
vie de tous les jours depuis le 14 septembre 1995 »,
écrit-elle. Son conjoint Simard, selon elle, était inquiet de la réaction
de ses collègues, craignait même pour sa vie, a mis cinq jours à retourner au
bureau. Ainsi, le lendemain ( de son témoignage devant le juge Mayrand ),
téléavertisseur et téléphone de Simard se sont mis à sonner, dont des appels
d'au moins deux policiers visés par l'enquête.
Informés par Simard, inquiet, les enquêteurs Arsenault,
Boudreault et Isabelle l'incitent à demeurer chez lui, mais le téléphone ne
dérougit pas. Sa conjointe reçoit aussi un appel inhabituel d'un membre de
l'escouade du crime organisé lui demandant où est Mario. Par mesure préventive,
Simard se cache, passe d'un motel à l'autre, jusqu'à ce que lui et sa
conjointe, ainsi qu'on la vu plus haut, aient été mutés à Québec. « Il était en train de devenir fou, écrit sa conjointe. (...) C'était l'enfer.
Nous avions tous les deux le moral bas et les chicanes étaient fréquentes. On a
même pensé au suicide. (...) Le
stress, l'incertitude, la crainte le suivait partout. Après chaque journée de
procès, il arrivait défait. Il ne mangeait plus, ne dormait plus, n'avait plus
d'énergie. »
Lisez cette suite d'hier, cliquez à l'endroit indiqué
au sommet de la colonne de droite. Bonne lecture !
News du mardi 8 janvier 2008---------------
■ France : censure dans l'édition et partout
- Table ronde (en fait, petite table entourée de
fauteuils) où des participants font le point sur l'état de la liberté d'expression,
en France : on muselle en portant des accusations. Ils qualifient l'époque
actuelle d'inquiétante et absurde.
Notons qu'au Québec (Canada), on bâillonne les auteurs
autrement. C'est plus soft, voilé, je dirais hypocrite... L'éditeur refuse
votre livre sous prétexte que le contenu ne correspond pas à la politique
éditoriale de la maison. J'en sais quelque chose. Les tomes 1, 2 et 3 de L'Étau
Policier ont été refusés pour cette raison. Dans un tel contexte, comment
intenter des poursuites pour atteinte à la liberté d'expression ? Impossible. Et SURTOUT, comment améliorer les rapports entre la police et la démocratie si on ne peut pas en parler librement ?
Ici, les éditeurs sont subventionnés par les
gouvernements du Québec et du Canada. En somme, tenus en laisse. Ils éditent
pour faire de l'argent, et non pas pour prendre le risque de voir leurs subventions
annuelles réduites ou coupées. Craintes fondées ou pas ? Ça, je l'ignore.
La table ronde à laquelle vous allez assister est
édifiante sur plus d'un point.
En autres intervenants :
Denis Robert,
écrivain/enquêteur
Placid, dessinateur
Michel Sitbon, éditeur
Ferid Keddour, éditeur/libraire
La vidéo de Zalea TV dure 1H54
http://www.zalea.org/spip.php?article1272
Dans la page s'affichant, l'écran est un peu plus bas.
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3
- Le 26 août 1995, un incident a lieu au cours d'une soirée
privée au domicile de Pichette. Capital, le récit qu'en fera Isabelle devant la
Commission Poitras, car ce sera l'un des points de départ d'une série
d'entraves et de difficultés de toutes sortes que les enquêteurs du Comité ad
hoc rencontreront sur leur chemin. Pas étonnant que la Commission l'examinera
« soigneusement ».
Les principaux acteurs en sont Dupré, Arcand et Isabelle, qui, depuis quelques
années déjà, entretiennent des liens d'amitié personnels et professionnels.
Cependant les relations entre Isabelle et Dupré étant déjà tendues, la soirée
s'annonce peu amicale. Isabelle sera effectivement pris à partie par Arcand et
Dupré pour le rôle qu'il s'apprête à jouer dans l'enquête.
Peu après 22h, Dupré et Arcand
l'invitent à « prendre une bouteille
( de vin ) dehors ». Au
moment où ils prennent place à une table, Arcand commence à déblatérer, lançant
à Isabelle : « T'es un crosseur (
un traître ). Vous êtes des crosseurs à
Québec. Tu vas trouver ça dur enquêter des polices. Tu vois ce qui est arrivé à
Alain Gagnon ton ancien commandant. ( NDLR : Dans les
années 1990, l'officier Alain Gagnon avait été affecté à un Comité ad hoc
chargé d'enquêter sur les événements d'Oka, et été très malade par la suite, à
cause de pressions de ses collègues policiers. ) ( ... ) Je va me battre jusqu'au boute, vous toucherez pas à
Lucien Landry ( ... ) Dans cette
enquête m'a te dire quoi faire. C'est pas compliqué. Passes ( Roger
) Primeau pis ( Mario ) Simard au polygraphe ( détecteur de
mensonges ) pis ça va se régler là. Je
connais tout ce dossier-là par cÅ“ur. M'a toujours maintenir que c'est une
erreur de photocopies. Tu comprends ça, tu comprends ben ça. Hein ! Pis ça se
peut que Primeau ait été payé par la pègre là dedans ( NDLR :
Ce qui est faux ). Arseneault (
du Comité ad hoc ) y est pas blanc comme
neige pour enquêter ça, qui fasse bien attention à lui ».
Isabelle rétorque : « Moi, on m'a
désigné pour faire cette enquête là et je vais la faire ».
Arcand continue : « Moi je suis au courant du dossier de a à z.
Dans le cas de ( Lucien ) Landry,
je va me battre à mort. Tu comprends ben ça. Hein ! Il me reste 6 ans à la
Sûreté du Québec comme inspecteur et ça me dérange pas ».
Pichette intervient, lui demande de baisser le ton car les voisins vont
entendre. Arcand continue : « La
crisse de ( Me Madeleine ) Giauque ( avocate de la Couronne qui a
piloté le procès contre le clan Matticks ) c'est
une bonne à rien. J'ai été obligé de rencontrer ( Me Michel ) Breton et ( Me Louise ) Villemure ( tous deux étaient les
supérieurs de Me Giauque ) pour régler ça.
On peut pas avoir des procureurs comme du monde dans ces dossiers-là ».
Arcand insiste, dit que Primeau a peut-être été achetés par la pègre (
NDLR : Ce qui est faux ) et qu'on devrait s'intéresser à ça. Il est
agressif et répète son discours.
Dupré, le directeur adjoint, intervient dans la
conversation, semonce Isabelle : « T'avais
pas d'affaires dans cette enquête-là. C'est Arsenault qui brouille toute là
dedans. » Isabelle lui précise : « Arsenault a été désigné par le dg comme moi et a
jamais demandé à avoir l'enquête ». Dupré répond :
« Laisse faire ça toi... »,
lui signifiant par là qu'il ne le croit pas. Il demande à Isabelle :
« À quelle place couche Arsenault ? »
Isabelle ne répond pas. Dupré ajoute : « C'est pas grave je vois les comptes de dépenses, on va le savoir ».
Dupré lui lance : « Pour qui vous
vous prenez vous autres ( du Comité ad hoc ) ? Si vous pensez que vous allez pouvoir faire des
recommandations sur nos méthodes d'enquête... ( ... ) Je sais que vous avez commencé à voir du monde. Qui...
? »
Puis Arcand recommence de plus belle à gueuler, répétant
encore que Landry travaillait pour lui et qu'il savait tout ce qui s'était
passé dans ce dossier-là. À ce moment-là, Dupré se lève, disant : « Je veux pas entendre ça ». Arcand
continue : « Avec vous autres à
Québec ça marche plus. Vous êtes des crisses de crosseurs... »
Isabelle se lève lui aussi et rejoint les autres participants à la fête pour
éviter d'autres invectives. L'altercation a duré une vingtaine de minutes.
Quelques jours après, Pichette rencontre Isabelle pour s'excuser de la conduite
d'Arcand : « Ils m'ont mis dans
une drôle de situation. »
Lisez
gratuitement l'extrait du jour, qui est la suite de celui d'hier : au
sommet de la colonne, cliquez à l'endroit indiqué.
News du lundi 7 janvier 2008---------------
■ Mieux comprendre l'Islam
- Il y a un bout de temps que j'attendais
l'occasion de vous fournir de l'info à ce sujet. Je vous le dis tout de suite,
je suis athée, la seule idéologie à laquelle j'adhère est la démocratie.
Cependant, je reconnais à mes concitoyens de la planète le droit de pratiquer
la religion de leur choix.
La vidéo des artistes réunis autour d'un
projet caritatif ( manchette Savoir vivre ensemble, article publié dans
mes ACTUALITÉS d'aujourd'hui à 20h08, voir un peu plus bas ) m'en a fourni l'occasion.
Dans la vidéo suivante ( manchette Une suite logique de la vidéo précédente ), on a vu, cartes à l'appui, que l'Islam n'est pas un bloc monolithique. Pour
compléter le tout, je vous propose un court historique très intéressant sur la
création de l'Islam.
La première partie, durée 18:56
http://www.dailymotion.com/video/xmw64_religion-histoire-de-lislam_news
La deuxième partie, durée 09:11
http://www.dailymotion.com/video/x3qtxb_dessous-des-cartes-histoire-de-lisl_politics
■ Une suite logique de la vidéo
précédente
- Peut-on tout expliquer par les
cartes géographiques ? Non. C'est notamment le cas des pays musulmans. On est
tous un peu nuls dans ce domaine. On pense, à tort, que l'Islam forme un bloc
monolithique, un peu comme l'était l'ex-URSS.
Cette vidéo va vous démontrer le
contraire, cartes à l'appui. Durée 09:10
http://www.dailymotion.com/video/x2gls8_le-dessous-des-cartes-islam-documen_events
■ Savoir vivre ensemble
- Des artistes réunis autour d'un projet
caritatif. Ils ont travaillé bénévolement.
Le but : rénover l'image de l'Islam,
en France, qui a été fortement altérée ces dernières années. Mais il y avait
aussi la volonté de donner des informations religieuses correctes et saines, de
les diffuser particulièrement auprès des jeunes pour qu'ils améliorent leurs
comportements.
Intervenants :
- Kery James
- Disiz La Peste
- Kamnouze
- Azzedine Zoghbi
, Médiateur social et culturel à la
Mairie d'Orly, en France
- Lino (Arsenik)
- A. P.
113
- Black
Renega (Sniper)
- Jacky (Neg'Marrons)
- Diam's, rappeuse française bien
connue
- Habiba
- Rachid Djaïdani, écrivain comédien
- Leeroy Kesiah, Saïan Supa Crew
- Pit
Baccardi
- Mokobe 113
- Manu
Key
- Busta
Flex
- Kool
Shen
- Big
Brother Hakim
Bonne chance à ces mecs et nanas !
Durée 07:51
http://www.dailymotion.com/video/xixbm_kery-james-reportage_music
■ Du pain sur
la planche pour l'ONU en 2008
- « Nous devons nous
questionner sur les besoins des plus faibles, des désavantagés, de ceux qui ont
été exclus de la communauté internationale en général », a déclaré Ban
Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, devant un parterre de journalistes réuni
aujourd'hui pour une conférence de presse au siège de l'ONU à New York. Je
parle ici de ceux qui sont particulièrement vulnérables au changement
climatique. Ceux qui souffrent de la misère la plus noire. Ceux qui ne
jouissent pas des droits humains fondamentaux », a-t-il ajouté.
Lisez la suite
ici...
http://www.un.org/french/newscentre/
Profitez en
pour vous abonner gratuitement à la newsletter de l'ONU. Même si vous n'êtes
pas journaliste. Vous saurez ainsi ce qui se passe dans le monde. Dans la
colonne de gauche, cliquez sur ABONNEMENT ÉLECTRONIQUE. Dans la page s'affichant,
inscrivez votre adresse courriel, cliquez et le tour est joué. Je vous signale
que vous allez recevoir entre 6 ou 7 newsletters par jour, sauf les samedis et
dimanches. Pas grave, vous supprimez d'un clic celles ne vous intéressant pas. Et voilà que vous en savez autant que les journalistes. Hourra !
■ Une anticonformiste...
- ... portant atteinte aux
stéréotypes des féministes pures et dures. Vous connaissez le refrain : la
nudité est dégradante pour la femme. Que diraient-elles en visionnant les vidéos
de la française Marijane Miracle ? Qu'elle ridiculise la femme ? Bon, à
vos risques et périls. Je vous avertis, ce n'est pas du Céline Dion, que je n'écoute jamais. Marijane offre
8 clips, tous affichés à droite de l'écran. Je vous suggère de commencer avec
Les Mâchoires de Fer. Sensas, cette jeune femme !
http://www.marijane-miracle.com/machoire3.htm
Adresse de son site : http://www.marijane-miracle.com/
■ René Vautier, un cinéaste engagé...
- ...en témoignent notamment ses
pamphlets anticolonialistes AFRIQUE 50. Il s'est toujours intéressé aux luttes
sociales. On le présente comme un infatigable militant de la première heure. Dans
la vidéo, il raconte ses films, traite également de l'avenir du film militant. Une denrée rare, pas facile à mettre sur le marché. Les censeurs veillent au grain.
http://tvbruits.org/spip.php?article303
Dans la page s'affichant, descendez et
cliquez sur...
Voir l'interview des Le Garrec
- 7'45''
■ L'extrait du
jour de L'Étau Policier, tome 3
-
Aujourd'hui, nous entamons un nouveau chapitre : Affaire Mattick et
Commission Poitras.
Nous y traiterons
de la délinquance de la police portant l'uniforme. D'abord et avant tout,
l'affaire Matticks, qui est à l'origine de la création de la Commission
d'enquête Poitras portant sur la fabrication de quatre preuves par des
policiers de la Sûreté du Québec. ( Rapport de la Commission d'enquête chargée
de faire enquête sur la Sûreté du Québec - Les Publications du Québec, 1998 - La Commission, sous la présidence du
juge Lawrence A. Poitras, a Å“uvré pendant plus de deux ans. Les notes
sténographiques des 192 jours d'audiences publiques sont rassemblées dans plus
de 55 000 pages. La preuve accumulée représente 65 000 pages. Sans
compter les mémoires des participants et groupes intéressés. Le rapport de
l'enquête est un résumé en cinq volumes totalisant plus de 2 000 pages et
deux disques compacts. )
Elle illustre
particulièrement bien les méthodes auxquelles se livrent ceux-là même chargé de
faire respecter la loi, donc de protéger notre démocratie, qui, est-ce utile de
le rappeler, repose sur la loi. L'affaire s'étale sur plusieurs années et est
ponctuée de très nombreux rebondissements, chacun suivi d'une période
d'accalmie où semaines et mois s'écoulent sans qu'on en entende parler. Au
point même d'en oublier la raison d'être.
Cliquez à
l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite et lisez gratuitement cet
extrait de cinq pages. Demain, nous enchaînerons avec les cinq pages suivante.
Bonne lecture !
News du dimanche 6 janvier 2008---------------
■ Ajout important à la manchette
précédente....
- ..."L'extension des mesures de
surveillance de la vie
de nombre de personnes
a aujourd'hui atteint un niveau sans
précédent"...
...Dans l'article et
le rapport auxquels je vous réfère, Privacy International, de Londres, et Electronic
Privacy Information Center, de Washington, ne traitent pas des innombrables
illégalités quotidiennes et clandestines de la police en civil (municipale,
régionale, provinciale et nationale) et de ses collabos. Ils n'en traitent pas
parce qu'ils ne le savent pas, ignorent ce qui s'y passe.
Je sais pour avoir enquêté six
années et demie dans l'underground policier, sept jours sur sept, que droits et
libertés, dont les atteintes à la dignité de la personne et les intrusions dans
sa vie et son espace privées sont incalculables. Les civils et leurs collabos
entrent dans les résidences. Les civils s'y invitent directement ou par collabos interposés, ou en utilisant d'autres subterfuges, ou des citoyens les y invitent sans se douter de leur
double identité. La situation est donc pire que celle décrite par les deux
organismes. Les tactiques policières sont universelles.
J'avais apporté cette même mise
en garde, dimanche 30 décembre 2007 : voir plus pas, la manchette Le Canada champion de la protection de la vie privée
?!
■ "L'extension des mesures de surveillance
de la vie de nombre de personnes
a aujourd'hui atteint un niveau sans précédent"
- C'est ce que dévoile une étude
publiée il y a quelques jours et réalisée par les organisations Privacy
International, de Londres, et Electronic Privacy Information Center, de
Washington. Ces deux organismes observent les niveaux de surveillance des
citoyens de part le monde. Autrement dit, le niveau d'activité de Big Brother
et, ne soyons pas sexiste, de Big Sister aussi.
- Lisez l'article au complet ici
http://www.secuser.com/article
.php?ID=14221
- Lisez le rapport au complet,
accompagné d'une carte géographique, de la liste des pays des plus sécurisés au
moins sécurisés, et des explications justifiant la position de chacun.
The Privacy
& Human Rights Report 2007
■ Zalea tv
- Une télé pas comme
les autres, à laquelle le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) met depuis
plusieurs années des bâtons dans les roues. Ça se passe en France, au pays de
la Liberté, Égalité et de la Fraternité. Vive la République ! Un dossier à voir...
Durée 01H53
http://www.zalea.org/article.php3?id_article=646
Dans la page s'affichant, optez pour le GRAND FORMAT,
la qualité est excellente.
- À cette autre adresse, l'historique en long et en
large...
http://www.zalea.org/spip.php?article19
■ Des films qu'on voit rarement à la télé et au ciné et dont les journalistes parlent rarement
- Il y a plein de choses qui ne tournent pas rond, dans cette société stérilisée à l'os.
Les films
documentaires traitant des droits humains sont nombreux et souvent de bonne
qualité. Malheureusement, il y en a peu au cinéma et encore moins à la télévision,
déplorent les organisateurs du Festival International du Film des Droits de l'Homme
de Paris (FIFDH). Chaque année, l'organisme présente un panorama de la
production audiovisuelle sur ce thème et organise des rencontres avec leurs
auteurs en compagnie d'invités issus de la société civile : responsables d'ONG,
journalistes, universitaires....
L'équipe du Festival a
souhaité poursuivre cette démarche tout au long de l'année en proposant un
nouveau rendez-vous documentaire mensuel sur les droits de l'homme. Depuis le
12 octobre dernier, à chaque deuxième jeudi du mois à 20H30, au cinéma Action Christine, à Paris,
l'équipe invite la population à découvrir de nouveaux films inédits en salles
et à venir à la rencontre de celles et ceux qui font du combat pour les droits
humains leur engagement quotidien.
Visitez et faites visiter
régulièrement l'adresse Oueb suivante :
http://fifdhblog.blogspot.com
■ Le 6ième Festival International du film des droits
de l'homme...
- ...se tiendra du 26 mars au premier avril 2008, à
Paris, en France. Si vous voulez y présenter un film lié à ce thème, n'hésitez pas,
inscrivez-vous. Cet événement est organisé par l'Association Alliance dont l'objectif et de donner davantage de visibilité aux programmes concernant la solidarité, les droits humains, les enjeux humanitaires et le développement durable.
http://www.festival-droitsdelhomme.org/
Colonne de gauche de la page s'affichant,
abonnez vous gratuitement à la newsletter pour en savoir davantage...
Notez qu'à chaque 2ième jeudi du mois,
vous pouvez assister aux projections mensuelles du Festival International du
film des droits de l'homme de Paris. La prochaine projection aura lieu le jeudi
10 janvier 2008, à 20H30. Elle sera suivie comme chaque fois d'une
rencontre-débat avec les réalisateurs. Histoire de nous faire saliver d'envie,
nous qui n'avons la chance de vivre dans la Ville Lumière, fréquentons régulièrement cette adresse Oueb : http://fifdhblog.blogspot.com
■ Megaman vs Polish
immigrant
- Une parodie de la mort de l'immigrant polonais Robert Dziekanski
diffusée sur YouTube ne plait pas à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et à
la communauté polonaise du Canada. Dziekanski est décédé après avoir été
atteint de deux décharges de 50 000 volts d'un Taser, à l'aéroport de
Vancouver, Canada, en octobre dernier.
Lisez ici l'article de Cyberpresse.... S'il n'est pas disponible, cliquez,
dans la page s'affichant, colonne de droite, sur UNE PARODIE SUR YOUTUBE CHOQUE...
http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/texte_complet.
php?id=81,12399,0,012008,1406558.html&ref=cyberpresse
Visionnez ici la vidéo sur YouTube...
http://www.youtube.com/watch?v=ppjFalU7ZpI
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3 - L'écrivain Taillandier
décrit un hôtel à l'architecture ultra moderne, avec vastes baies fumées, terrasses,
rampe d'accès au parc de stationnement des voitures, arbustes et plantes
artistiquement disposés dans des soutènements de béton, tout cela bardé de
portails coulissants, de caméras, de digicodes, de bornes à cartes. Univers
soft et implacable. ( François Taillandier - Journal de Marseille - Éditions du Rocher, 1999 ) Le
concept moderne de soft n'est pas le contraire de la dureté ou de
l'implacabilité ; il va de pair avec elles, il les contient, les comporte, les
produit, écrit-il. Il est possible d'être implacable dans la perfection et le
mot se substitue tout naturellement à impeccable. « Je suppose la
douche implacablement réglée ( pression, mélange chaud-froid ), les
employés(e)s implacablement aimables, les haricots implacablement verts, le bourgogne
implacablement bourgogne. »
Ainsi la discipline marchande, épicière dans ce cas-ci, est
à l'image de ses tomates, entre autres produits de consommation. Toutes
implacablement rondes, de la même grosseur, de la même couleur, presque aussi
dures à croquer qu'une pomme, et sans saveur. Ce n'est pas sans rappeler la
peinture à numéros - chaque couleur identifiée d'un
numéro indiquant l'endroit de la toile où elle doit être appliquée -, ou les
dessins animés de Walt Disney. Où est la vraie vie et ses petites saletés ?
Beau cas de rationalisme.
On procède ainsi avec le citoyen, la police-jardinière et ses collabos
faisant en sorte que chaque légume que nous sommes soit implacablement de la
même grosseur, de la même couleur. L'épicier de son côté les plaçant dans un
ordre implacable. Dans ce monde uniformisé, on est loin de la bonne vieille
tomate de jardin, aux formes et couleurs rebelles, craquelée mais tendre,
juteuse, délectable. Glissons cette citation de Taillandier : « Toute
ma liberté quand je vois ses limites tient à ce pas de plus qui la
démontrerait. »
Lisez gratuitement la suite d'hier, en cliquant à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite.
News du samedi 5 janvier 2008---------------
■ Les contrôles d'identité
en France
- Dans ce pays... démocratique, la police peut demander des preuves d'identité à
n'importe qui, sans aucune raison particulière. Canal+ a fait enquête à ce
sujet. Elle a mis au point deux scénarios : l'un composé d'une famille
noire, l'autre d'une famille blanche. Les
deux journalistes de Canal+ racontent, preuves à l'appui : micro, caméra...
Intervenants :
-
Catherine Wihtol de Wenden
, directrice
de recherche au CNRS
-
Erik Blondin, policier
-
Monsieur X, policier
L'autre partie de la vidéo traite de la difficulté de se dénicher un logement lorsque vous n'êtes pas de peau blanche. J'en ai déjà traité, à vous de décider de l'écouter ou pas.
Durée 19:56
http://www.dailymotion.com/video/x198d1_dans-la-peau-dun-noir-13_news
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3 - Prenons
connaissance de cette lettre d'un combattant publiée dans La Presse, en février
2002. Son auteur : Gaétan Bouchard, de Trois-Rivières. ( Gaétan Bouchard - La Presse du 3 février 2002 ) « C'est un privilège
de cette auguste civilisation occidentale que de créer de nouvelles catégories
de criminels avec notre morale de petit bourgeois, écrit-il. Bientôt, les
fumeurs seront sous les verrous. Dans nos livres d'histoire, on présentera sous
des traits tout à fait vils ces sauvages qui s'adonnaient à inhaler de la
boucane en se moquant de l'avis des gens vertueux.
«
Poussons jusqu'au bout la logique de nos bien-pensants ! Pourquoi s'arrêter
à ne proscrire qu'un seul produit ? Bientôt, on verra des photos de gens
arrimés à des réanimateurs cardiaques sur les contenant de beurre. Sur les
bouteilles de vin, si chère aux personnes d'esprit et de bon goût, on verra un
ivrogne en train d'insérer un tire-bouchon dans la tête de son voisin. Si
d'aventure on s'achète de la corde à la quincaillerie, nous serons avisés de ne
pas nous pendre avec. Sur tout ces produits, si dangereux pour l'homme, vous
trouverez le numéro de téléphone sans frais du centre de désintoxication. On
verra des gens heureux déguster de la margarine en buvant de grands verres
d'eau. On présentera sous des traits déformés tous les fumeurs, outremangeurs
et autres libertins indécrottables. Ils seront gros, laids et leur nez sera un
peu croche...
« Qui suis-je, au fond, pour ne voir que des
vilenies et de la médiocrité intellectuelle chez ceux et celles qui veulent mon
bien ? se demande-t-il. C'est que j'ai toujours l'impression qu'ils
veulent aussi mon âme... Je devrais avoir honte d'écrire que je bouffe autant de
beurre que je veux, que je fume, que je bois et que je mange six œufs tous les
matins. Je devrais être mort et je résiste ! ( ... ) Je suis suffisamment
heureux pour refuser toute culpabilité quand à mes excès de table, que j'enrobe
de volutes de fumée et que j'arrose de vin tel un Gaulois. Les mécaniciens du
corps s'attaquent aux petits plaisirs de la vie au nom d'une morale qui
contribuera à créer encore plus de culpabilité, source de toutes les maladies
mentales de notre société. Le taux de suicide augmentera encore. L'État
s'occupe tellement de nous qu'on finit par oublier qui nous sommes. Je ne serai
jamais un Aryen ou un héros quotidien d'une quelconque révolution soviétique, avertit-il. Je fumerai jusqu'au goulag qu'on réserve aux récalcitrants, s'il le
faut ! J'insulterai mes médecins et tenterai de m'enfuir... »
Cliquez à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite et lisez gratuitement l'extrait du jour.
News du vendredi 4 janvier 2008---------------
■ Le front de la haine...
- ...allusion
directe au Front national de Jean-Marie Le Pen. Le titre d'un clip du très
jeune rappeur français, Kenny Arkana. La conviction est là...
Durée 02:31
http://www.dailymotion.com/video/x1zl8m_kenny-arkana-le-front-de-la-haine_music
■ Léo Ferré...
- ... des moments poétiques forts, très forts même...
Durée 31:44
http://www.dailymotion.com/video/xlhie_leo-ferre-hello-ferre-2eme-partie_music
Avec le temps ( Ferré ), durée 04:10
http://www.dailymotion.com/video/xlgzf_leoferre-avec-le-temps_music
Avec le temps ( Bashung )
http://www.wat.tv/playlist/605363/audio/607064/bashung-version-avec-temps.html
Quel lien avec L'Étau Policier ? La vie ! La vie volée, la
liberté volée par les civils et leurs collabos, celle qu'on aurait voulu vivre
mais qu'on n'a pas pu...
■ L'extrait du jour de L'Étau
Policier, tome 3
- Comment instaurer la liberté dans ce
vaste Disneyland qu'est devenu l'espace public ? Philosophie et histoire aident
à explorer certaines pistes. Onfray cite Ludwig Feuerbach, un philosophe. (
Michel Onfray - L'art de jouir - Éditions Grasset & Fasquelle ) En 1864, il a
ouvert une brèche dans l'histoire des idées. Il écrivait que si l'essence de
l'homme est la sensibilité, toutes les philosophies, toutes les religions,
toutes les institutions contredisant ce principe ne sont pas seulement
erronées, elles sont aussi fondamentalement corruptrices. Onfray résume ainsi
son concept philosophique.
C'est en rendant les hommes
heureux et les femmes heureuses qu'on les améliore. Pour y parvenir, il faut
aller aux sources de tous les bonheurs, de toutes les joies, c'est-à-dire aux
sens, tous les sens. Feuerbach soutenait que la négation des sens est la source
de toutes les folies, les méchancetés et les maladies qui peuplent la vie
humaine. Il disait que tous les hommes et les femmes sont bons dans la joie,
méchants dans la tristesse. Chez Feuerbach, il n'y a pas de hiérarchie parmi
les cinq sens : « Obéis aux sens ! Là où
commencent les sens cessent la religion et la philosophie, mais en échange
t'est donnée la vérité simple et nue. » C'est par les sens que
s'infiltre le monde, que se fait la jonction entre l'extérieur et l'intérieur.
La volonté de jouissance dont il parle associe plaisir et noblesse, affirmation
et santé, liberté et excellence.
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News du jeudi 3 janvier 2008---------------
■ U2 et Pavarotti ( 1995 ) : Miss Sarajevo...
- ...sur des images de destruction de Sarajevo, en
Bosnie. Durant la guerre de Yougoslavie, cette ville fut encerclée par les
forces serbes en avril 1992. Le siège dura jusqu'en octobre 1995, période où
Sarajevo subit de nombreuses destructions et une baisse dramatique de sa
population. Il n'y a pas eu de Miss
Sarajevo élue lors d'un concours de beauté. C'est une fiction que les auteurs
de la chanson ont utilisée pour passer un message.
Une jeune femme a vu cette vidéo, elle a compris et écrit.... « Cette folie de tuer son prochain par vengeance cessera-t-elle
un jour ? Comment le faire comprendre à des gens dont les familles entières se
sont faites massacrer, lorsqu'ils ne vivent plus que pour leur haine et n'ont
plus foi dans la vie ? Comment leur dire que la seule solution est l'amour, mais
que c'est aussi la plus difficile ? Comment ? Y a t il un moyen de leur faire
comprendre ? Et bien ce clip en est peut-être un. La femme, la plus belle des créatures
terrestres de notre pauvre planète demandant simplement de ne pas être abattue.
Moi, ça, ça me parle. »
http://www.dailymotion.com/video/xxmd4_u2-miss-sarajevo_events
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3
- Juin 1999, le journaliste Franco Nuovo n'en revenait
tout simplement pas que des lecteurs aient crié au scandale à la suite de la
publication de la photo, en page une du Journal de Montréal, d' « une petite fille toute nue sur l'herbe verte, dans un
parc ; une fillette qui, pour lutter contre la canicule, avait enlevé sa robe. ( Franco Nuovo -
Journal de Montréal du 11 juin 1999 ) Elle
la tenait à la main en affichant un sourire de bonheur et de jolies foufounes
rondes. ( ... ) Des lecteurs y
ont vu un appel, un encouragement à la pédophilie ».
Il rapporte quelques uns de leurs commentaires. « Il y a 15 000 pédophiles de plus au Québec qui auront
une photo de plus à leur collection. Je pense qu'il existe d'autres façons pour
démontrer qu'il fait chaud en été. » Un autre lecteur soutient que
« les pédophiles n'ont plus besoin de
s'inscrire à l'Internet car le Journal ( de Montréal ) fournit des photos. J'espère, continue ce lecteur,
que la DPJ ( Direction de la protection de la jeunesse ) fera une enquête ». Nuovo mentionne cette
autre réflexion : « Encore une fois les pédophiles sont bien servis. Vous
devriez penser deux fois avant de publier des ( pages unes ) aussi
provocantes ». Des commentaires du genre, son quotidien en a reçu « plein comme ça ». Et le journaliste de
s'interroger : « Maintenant, est-ce que
quelqu'un peut me dire ce qui se passe ? ( ... ) sommes-nous en train de devenir à ce point coucou, à
ce point malades, qu'on n'arrive plus à faire la distinction entre innocence et
perversité ? »
Répondons à sa question par
une autre : parmi ces lecteurs mécontents qui ont téléphoné ou écrit, se
trouvait-il des policiers et policières anonymes ? La police, en uniforme et en
civil, ne lésine pas sur les moyens pour soulever des désapprobations...
communautaires. La question prend tout son sens aussi du fait que, depuis
l'adoption de la loi fédérale interdisant la pornographie infantile, la
possession de photos d'enfants ou d'ados nus, même celle d'une fillette qui a
enlevé sa robe pour lutter contre la canicule, peut être jugées comme
suspectes. Les médias ont fait état de quelques cas déjà démontrant que, pour
un père ou une mère, il est plutôt risqué de se faire photographier lavant son
enfant, ou le faisant rire aux éclats en lui embrassant le ventre. Le studio
photo développant le film peut alerter la police.
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d'hier, en cliquant à l'endroit indiqué au sommet de la colonne de droite.
News du mercredi 2 janvier 2008---------------
■ Aux Antilles, la fièvre est tout le
temps présente...
- Dans le
chapitre de L'Étau Policier ( Morale malsaine de la police et du pouvoir
), que je publie depuis quelques semaines sur mon site, il est beaucoup
question de la liberté sexuelle et du puritanisme, entre autres.
Le puritanisme québécois est l'héritage culturel
que nous a laissé le clergé catholique des années 1960 et antérieures, qui
dominait et imposait ses dogmes. Depuis qu'il a perdu tous ses pouvoirs, il a
été remplacé par un autre clergé : la police en civil et ses collabos, qui
aseptisent tout.
Je vous propose une vidéo du scénariste et cinéaste
Philippe Lafaix permettant d'établir des différences culturelles, et peut-être
de mieux comprendre aussi ce qu'il nous arrive ici au Québec. Le titre : La fièvre
tout le temps. Le théâtre de l'action : les Antilles françaises, îles de toutes les
tentations. Attention, ce n'est pas une vidéo porno : je n'ai pas à vous
en présenter une, le Oueb vous offre déjà tout ce que voulez. C'est de l'anthropologie :
esclavage, culture de séduction, amour. Même si des scènes ne vous laisseront
pas indifférents. Promis : vous ne regretterez pas de l'avoir vue.
Intervenants :
Gérard Lauriette, instituteur
Suzanne Dragius Pinalie, écrivaine
Maryse Lafleur, assistante sociale
Ernest Pépin, écrivain
Raphael Confiant, écrivain
Jacqueline Cachemire Nole
Gladys Tigiffon, lycéenne
Patrick Sabine, professeur
Jacqueline Villoil, maquieuse
René Bacha, voyant magnétiseur
Danielle Beqel Gys, sociologue
Durée 53:06
http://www.dailymotion.com/video/x3lr95_la-fievre-tout-le-temps-52_music
■ Coup d'État à venir de la techno de proximité ?
- Les industriels de l'armement technologique de proximité ( cameras de surveillance - carte bancaire - rfid -
dmp - portable, etc... ) sont en passe de réussir leur coup d'état sur la vie de
chacun, grâce à la soft-dictature qui implique l'assentiment tacite des
personnes. ( Cette intro, je l'ai copiée-collée sur un site, que je vous invite à visiter chaque jour http://souriez.info/ )
À ma connaissance, c'est la première fois qu'on pointe du doigt les fabricants de ces technos de la surveillance. Ce sont eux qui vendent ces armes super performantes pour aider les États à mieux nous contrôler et asservir : l'équivalent d'une guerre techno contre la société civile et la démocratie. Elles se développent à un rythme incroyable. Il ne se passe pas une
semaine sans qu'un nouveau gadget amélioré soit mis en vente. Seuls ceux
abonnés à des newsletters en traitant sont au courant.
Québécois, réveillez-vous
pendant qu'il en est encore temps. L'avertissement s'adresse surtout à nos
élus et journalistes, qui font rien pour en protéger leurs concitoyens. Ils vivent dans le même système solaire que nous, mais sur ( dans ) la lune.
Article à lire...
■ L'extrait du jour de L'Étau
Policier, tome 3
- Dans son numéro d'octobre 2000,
la Gazette des femmes, qui est l'organe officiel du Conseil québécois du statut
de la femme, décernait le prix Déméritas aux journalistes sportifs qui avaient
couvert les Internationaux de tennis féminin de Montréal. ( Presse canadienne - La Presse du 27 octobre 2000 ) « Tout ce qui grouille et scribouille n'avait de cesse
que de se gausser des moues
suggestives d'Anna Kournikova, cette joueuse russe qui tire des revenus
publicitaires de 15M$ de sa blonde plastique », déplorait la Gazette des femmes. Elle regrettait que l'on ait préféré
mettre aussi l'accent sur « le
soutien-gorge suggestif d'une joueuse sans nous montrer un bel échange de coups
ou une belle montée au filet ». Le journaliste de la Presse
canadienne qui rapporte cette nouvelle n'a malheureusement pas identifié les
donneuses de leçons à qui nous devons ce puritanisme étriqué et sournoisement
maquillé en lutte contre l'iniquité et le sexisme dont font l'objet les femmes.
Dénoncer iniquité et sexisme
est nécessaire et utile à l'évolution de notre société. Par contre reprocher
aux journalistes sportifs d'avoir fait état de la « blonde plastique » de Kournikova et s'être attardés à son « soutien-gorge suggestif », c'est
carrément faire dans la répression sexuelle. Car là, le Conseil du statut de la
femme s'attaque vicieusement à la liberté de presse et à la liberté
d'expression. Il cherche à culpabiliser les médias, à soulever à leur encontre
une désapprobation... communautaire qui les incitera à s'autocensurer. Cela
s'appelle aussi de l'intimidation. Quand le Conseil du statut de la femme se
sert de l'iniquité et du sexisme pour faire de la répression sexuelle, il
pervertit les vocables, en fait des maîtres mots panzers. C'est ce même
organisme, plus précisément sa présidente par intérim d'alors, Thérèse Mailloux,
qui, dans l'affaire Rozon, proposait l'approche « concentrationnaire ».
En outre, l'accusation
d'avoir focaliser sur « le soutien-gorge
suggestif d'une joueuse sans nous montrer un bel échange de coups ou une belle
montée au filet » ne résiste pas à l'analyse des faits. Ceux lisant
régulièrement La Presse savent très bien que les journalistes traitent
abondamment des performances des joueuses de tennis... qui performent. Par
exemple, de celles des soeurs Serena et Venus Williams, « des joueuses coriaces et des personnalités très
fortes » ; de Martina Hingis, de Monica Seles, de Lindsay
Davenport, etc. Sans négliger toutes ces autres s'illustrant dans d'autres
activités sportives : Mélanie Turgeon, Geneviève Jeanson, Lyne Bessette,
Caroline Brunet, Anne Montminy, etc. Ce quotidien valorise continuellement les
femmes se distinguant dans une discipline sportive. Une belle performance n'a
pas de sexe.
Il est
aussi un fait avéré que des femmes aiment pratiquement autant les beaux joueurs
de tennis que des hommes les belles joueuses. L'engouement pour le tennis n'est
pas asexué. ( Rima Elkouri - La Presse du 3
août 2001 ) Aux Internationaux de tennis masculin de 1999, 48% des spectateurs
présents étaient des spectatrices. En 2000, au tournoi féminin, 65% des
spectateurs étaient des hommes : « Aux
matches d'Anna Kournikova, par exemple, on a noté une présence masculine plus
importante », note Alain Beaupré, directeur des services à la
clientèle chez Tennis Canada. C'est sans fausse honte que les organisateurs
mettent de l'avant non seulement les talents athlétiques des joueurs, mais
aussi leurs attributs physiques : « Si on fait la même chose avec les filles, on est taxé de sexisme, constate
Eugène Lapierre, directeur du Masters tennis Canada. Du côté des gars, on ne se gêne pas. Oui, ce sont de beaux gars. Ça fait
partie du spectacle. »
Lisez gratuitement
l'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3, en cliquant à l'endroit indiqué
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News du mardi premier janvier 2008---------------
■ Bonne Année...
- ... du Québec : les Têtes à
claques. Ensuite, des minous de France et de la belle zizique de Madagascar. On ne
peut pas toujours être sérieux, faut savoir aussi relaxer et
rigoler un peu.
http://www.dailymotion.com/video/x3w3ih_bonne-annee-2008-tetes-a-claques_fun
http://www.dailymotion.com/video/x3vxia_bonne-annee-2008_events
http://www.dailymotion.com/video/xzbyi_jaomarenga-bonne-annee_music
■ Des civils sur le terrain
- Ici,
vous allez voir un seul côté de la médaille : la police en civil épiant
des pickpockets. Sur mon site, je n'ai pas à démontrer les bons côtés de la police, nos
médias s'en occupant quotidiennement. Aujourd'hui, je le fais parce que, pour
la première fois peut-être, vous allez voir des vrais civils à l'oeuvre. Et réaliser
que ça existe, que je ne vous conte pas d'histoires.
J'ajoute deux
éléments d'information. Au pifomètre, on peut dire que 80% des flics
travaillent en civil, les autres en uniforme, peu importe le pays. Et que la
grande majorité des civils s'occupent, d'abord et avant tout, des contrôles et
nettoyages sociaux. Tâche consistant à couper tout ce qui dépasse. Là on entre
dans le vaste monde du politiquement et du puritainement corrects.
La police n'accepterait
jamais que l'équipe d'Envoyé spécial, ou de n'importe quelle autre émission, la
suive dans ces activités-là, clandestines aussi, certes, mais surtout
illégales. Bref, la police ne montre que ce qu'elle veut bien montrer. Dans ce
cas-ci, c'est excellent pour son image. Tout cela ressemble beaucoup à la série
québécoise Métier Policier, où la police de l'île de Montréal avait accepté la
présence de caméramans lors ses patrouilles.
Émission ENVOYÉ SPÉCIAL, France2
Lieu :
Paris, France
Durée :
29:24
http://www.dailymotion.com/video/xk11o_envoye-special-la-police-de-lombre_life
■ L'extrait du jour de L'Étau Policier, tome 3
- La philosophe française Élisabeth Badinter, auteur
du livre Fausse Route, déplore la radicalisation du féminisme en Amérique du
Nord. Dans une entrevue accordée à Katia Chapoutier de La Presse, elle dit
qu'elles ont commencé à dévier de leurs objectifs principaux lorsqu'elles se
sont focalisées sur la femme victime sexuelle de l'homme. ( Katia Chapoutier - La Presse du 14 juin 2003 ) « En étendant constamment le champ des violences sexuelles,
et en appelant à une répression toujours plus grande de la sexualité masculine,
elles ont tracé l'image de la femme victime, une enfant ( sic ) impuissante, et en creux, celle de l'homme bourreau ».
La journaliste lui a demandé en quoi cela est-il si
dangereux. « Le séparatisme, a-t-elle répondu. Ce que je trouve le plus
dangereux, c'est la représentation de l'homme comme le prédateur, exploiteur,
agresseur. C'est un discours constamment tenu. L'oppression des femmes étant
ancrée selon elles ( les féministes radicales ) dans la sexualité, la représentation qui se dégage
des hommes est une caricature du genre masculin qui implique évidemment une
séparation des sexes. L'homme est l'ennemi de la femme. C'est incompatible avec
mon propre féminisme. » Désignons la tactique de son nom
véritable : diviser pour mieux régner.
Le pouvoir subventionne ces
groupes féministes. On peut penser qu'il doit veiller à y placer des femmes
fidèles à son orthodoxie ou à tout le moins refuser de subventionner les
groupements qui, rejetant son paternalisme débilitant, promeuvent plutôt une
approche responsabilisant la femme. C'est de cette façon qu'il procède au sein
des organismes communautaires sans but lucratif, on l'a vu. Sans doute
serait-il instructif de tracer le profil psychosocial des dirigeantes de ces
mouvements de femmes. D'autres questions valent d'être soulevées. Ainsi, quelle
est la représentativité de ces groupuscules : coquilles vides, à moitié vides,
ou pleines ? Quel pourcentage des membres de ceux-ci participe aux élections de
leur exécutif ? Des policières en civil et des fanatiques de la police, de
l'ordre et du conformisme s'y sont-elles infiltrées ? Combien d'irréductibles
catholiques s'y sont-elles faites également une niche ? Les féministes
tolérantes y ont-elles droit de cité ?
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autre extrait, qui est toujours la suite de celui qui a été publié la veille. Colonne
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