Archives des ACTUALITÉS de mars 2008News du lundi 31 mars 2008---------------
■Appel à la solidarité 07H40 - Pour se protéger de la censure policière et gouvernementale sur le web, il est urgent que les responsables de sites engagés comme le mien mettent sur pied un réseau de veille mutuelle, et même d'entraide sur le plan technique. Pas seulement ça : que l'inaccessibilité d'un site engagé, ou de l'une de ses fonctions, soit aussitôt dénoncé par les membres du réseau sur le web. À titre d'exemple, mon FORUM est fonctionnel depuis plus près de deux mois et aucun visiteur ne l'a encore utilisé. Les cyberflics sont plus actifs qu'on le pense. Ils font sur le Net ce que la police en civil fait déjà dans l'espace public (le net en est le prolongement) : contrôler et nettoyer socialement les citoyens, surtout ceux dénonçant les activités illégales de la police, en uniforme et en civil. Plus les années s'écouleront, plus ils seront en mesure d'y imposer le politiquement et le puritainement corrects. C'est dans leur nature. Personnellement, des cyberflics de la Sûreté du Québec, dont le directeur général est Normand Proulx, n'arrêtent pas de me causer des problèmes techniques, allant même jusqu'à saboter mes équipements informatiques lorsque je m'absente de chez moi. Depuis le début de mon enquête en janvier 1997 jusqu'à ce lundi 31 mars 2008, ce corps policier m'a continuellement mis des bâtons dans les roues. Si cet appel à la solidarité vous intéresse, cliquez sur CONTACTEZ MOI, au sommet de la colonne de droite. Jacques
Martel, journaliste indépendant ■ Belle opération de sauvetage réussie 03H34 - Sauvetage de plus de 200 chevaux piégés dans un espace restreint après une inondation attribuable à des pluies abondantes, dans les Pays-Bas. Émouvant de voir les efforts déployés par des hommes et des femmes pour les sortir de là. Fallait les convaincre qu'il n'y avait pas de danger de s'aventurer dans l'eau, les y obliger aussi, à grands cris et mouvements des bras. 19 chevaux mourront quelque temps après, sans doute d'épuisement. On n'indique pas le nombre de jours où ils avaient été isolés sur ce petit îlot, entassés les uns sur les autres, au point d'être presque incapables de bouger, et sans nourriture. Durée 07:20 - Visionnez plein écran, cliquez à
l'endroit indiqué ■ Le syndicat des membres de la Sûreté du
Québec 01H07 - Selon Radio-Canada, la Ville de Rivière-du-Loup veut conserver son service de police municipale. Elle n'entend donc pas se présenter devant la commission parlementaire qui siégera cette semaine pour étudier d'éventuelles modifications à la Loi sur la police. Lisez
l'article ici ■ Le syndicat des membres de la Sûreté du
Québec 00H34 - Selon le Journal de Montréal, il demandera au gouvernement du Québec, dans un mémoire qu'il déposera mercredi prochain, d'inciter les villes de moins de 100 000 habitants à recourir à ses services. En vertu de la loi actuelle, seules les villes de 50 000 habitants sont obligées d'y avoir recours. Réaction du président de la Fédération des policiers municipaux du Québec, Denis Côté : la Sûreté du Québec a un problème de visibilité et de présence sur les routes, elle n'est pas capable de remplir ses mandats. Lisez
l'article ici (NDLR) - Mon opinion est que le ministre libéral de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, du gouvernement Jean Charest, doit rejeter cette demande. La Sûreté du Québec occupe déjà beaucoup trop de territoires. Au lieu de lui en donner d'autres, il faut lui en enlever. Notre démocratie, enfin ce qu'il en reste, a urgemment besoin d'une plus grande diversité de corps policiers. Depuis des mois, je m'échine bénévolement sur ce site à démontrer que la Sûreté du Québec du directeur général Normand Proulx, petit État dans l'État, a perdu sa légitimité. Delà l'importance d'y faire le grand ménage, en commençant par le sommet de la hiérarchie. D'ici quelques jours, je reviendrai de façon plus explicite sur ce sujet. C'est vraiment un dossier à suite de très très près. ■ Faceless, film de
science-fiction orwellien 00H03 - Il a été tourné avec des images capturées par les caméras de la... vidéo-surveillance. L'approche est particulièrement imaginative. Mais il y a plus. La cinéaste Manu Luksch, installée à Londres, s'appuie sur une loi du pays relative à la protection des données permettant aux personnes filmées de réclamer une copie de la bande vidéo. Si j'ai bien interprété le texte auquel je me réfère, cela signifierait que ces personnes pourraient la demander aux responsables de la vidéo-surveillance. Le cas échéant, il y a risque potentiel d'une avalanche de demandes. Faceless se déroule dans une société sans passé ni futur, où les humains sont dépourvus de visage à l'exception d'une femme. Visionnez la bande annonce - Durée 02:42 Plus d'infos sur ce site. Explorez-le, vous
découvrirez des choses ■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier 00H00 - Quelques semaines après, passant par le Parc Lafontaine, qui vois-je ? Rodrigue, Jean-Marc l'accompagne. Dans le monde de l'underground policier, les rencontres sont rarement le fruit du hasard. J'offre à Rodrigue un petit espace sous mon parapluie. Il cherche encore à fouiller dans ma tête. Puis me dit spontanément : « Je me sens généreux, aujourd'hui, je vais te donner 5 000$ ». Un peu éberlué, je le regarde et rétorque que je les accepterais volontiers. Me tend la main, comme s'il voulait conclure le pacte, la refuse en blaguant : « Je te la serrerai quand tu m'auras remis les 5 000$ ». Je ne peut m'empêcher de faire le rapprochement : Norbert l'a-t-il informé que je m'étais affiché comme un journaliste d'enquête ? Veut-on acheter mon silence ? Est-il sincère ? Est-ce un piège ? Je n'entendrai plus parler des 5 000$. Autre rencontre fortuite... Un gars que j'ai perdu de vu depuis environ un an. Elle a lieu sur Mentana, lui roulant à vélo dans la rue, moi marchant sur le trottoir. Debout sur ses pédales, il regarde par dessus le toit des autos stationnées pour mieux voir le seul piéton qui s'y trouve de l'autre côté, moi. Donne l'impression d'être à la recherche de quelqu'un. Pressé, le Resto du Plateau où je me dirige allant bientôt fermer, je feins de ne pas le voir, pense bien m'en être débarrassé, mais... « Salut, Jacques ! » que j'entends derrière moi. Me retourne, c'est lui, marchant à côté de son vélo sur le trottoir, souriant. Échange quelques mots, m'excuse, l'heure de fermeture du resto approche. Coïncidence, il cherche justement un endroit où bouffer. « Bon, allons-y, dis-je, et dépêchons-nous avant que ça ferme. » À la fin du repas, lorsque je veux le quitter pour me rendre au bureau de Travail Québec, autre coïncidence, il doit y aller, lui aussi. Passant devant un dépanneur, rue Laurier, il me demande ce que je fume, veut m'acheter un paquet de cigarettes. Je tombe des nues. Le remercie de sa gentillesse, mais refuse. Il insiste, finalement j'accepte. Un peu plus loin, alors que nous sommes sur Rachel, autre dépanneur. Là, il me demande si j'ai soif. Ce vendredi après-midi-là le soleil frappe fort, un bon coke glacé fera du bien. Rendu à destination, j'entre dans l'édifice. Mon compagnon de route qui pourtant disait y avoir affaire aussi, reste à l'extérieur. Je remarque, sans plus. Sur le chemin du retour, nous faisons, à sa demande, une halte dans un petit parc situé en face d'une piscine publique, rue Rachel. Parlons philosophie, de Teilhard de Chardin, auteur de plusieurs ouvrages : Phénomène humain, Énergie humaine, Activation de l'énergie, bref, la nécessité d'être utile à la société. Soudain, il laisse tomber, innocemment, dans un coq-à-l'âne aussi gros que l'Empire Stade Building de New York, l'expression « journaliste d'enquête ». Dans ma tête, ça fait clic. Passer du coq à l'âne, sans transition, est une tactique couramment utilisée dans les interrogatoires policiers. Elle consiste, mine de rien, à ne glisser qu'un ou deux mots pour lancer l'interlocuteur sur une autre trajectoire, souvent en détournant la tête. Quand quelqu'un regarde ailleurs, on peut présumer qu'il attache peu d'importance au sujet, n'est-ce-pas ? Efficace, quand l'âne n'est pas trop gros. Sauf que là, il vient de laisser tomber dans la conversation l'équivalent d'un édifice de cent étages Je fais illico le recoupement avec Norbert. Depuis le temps que je fréquente les milieux communautaires, je ne l'y ai jamais entendue, ni ailleurs du reste. Et voilà qu'elle refait surface peu après mon aveu à Norbert. Tout en lui parlant, j'attache ensemble les faits : plus tôt dans l'après-midi, il semblait chercher quelqu'un par dessus le toit des autos ( après coup, je réalise que c'était moi qu'il cherchait, donc qu'on l'avait prévenu de mon passage sur Mentana ) ; le paquet de cigarettes et la canette de coke ( petites gâteries incitant à la confidence ) ; sa venue à Travail-Québec où il n'est pas entré ; sa grande gentillesse alors que nous avions déjà eu une prise de becs dans le passé au cours d'une discussion politique, qui l'avait passablement refroidi à mon égard ; et finalement, l'expression « journaliste d'enquête ». Trop de ficelles pour que sa démarche soit l'effet du hasard. On m'a déjà dit qu'il a ses entrées auprès d'un membre du personnel du député péquiste de Ste-Marie-St-Jacques, André Boulerice. Est-il un civil ? Je n'ai pas assez d'éléments en main pour l'affirmer de façon certaine, et n'en aurais jamais d'autres puisque je n'aurai plus l'occasion d'échanger avec lui. N'en réalise pas moins qu'il y a là matière à réflexion. Je lui parle vaguement d'un document que je prépare, et compte photocopier et distribuer gratuitement aux médias montréalais. Lui dis avoir remarqué certaines choses au cours de mon passage en milieu communautaire, sans indiquer à quoi je fais allusion. Ajoute tout de même que je ne vise pas les dirigeants de ces organismes, mais le pouvoir politique, le seul responsable. Ensuite, je fais bifurquer la conversation sur un autre sujet. Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l'icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j'ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j'ai continué et continue toujours d'en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement. News du dimanche 30 mars 2008---------------
■ Le Che, un combattant 06H33 - Che Guevara compte de nombreux admirateurs dans le monde, particulièrement en Amérique Latine. Il combattait des dictatures répressives où aucun progrès social n'était possible. Lorsque des criminels de l'extrême droite détiennent le pouvoir, que toutes les portes du changement sont verrouillées à double tour, pas d'autres choix que de prendre les armes : dans une démocratie (une vraie, est-ce que le cela existe ?), et même dans un Étau Policier comme le nôtre, ce ne serait pas acceptable. Le Che n'était pas fait pour les grands salons où on marche à pas feutrés sur d'épais tapis, cigare de La Havane à la bouche. Sa grande révolte intérieure était son moteur, la jungle, son terrain de prédilection. Prêt à tout pour libérer les camarades opprimés, emprisonnés, torturés et mettre fin aux tueries. Castro, lui, c'est une autre histoire. Un grand idéaliste, le Che, qui a laissé sa marque dans l'histoire. Encore aujourd'hui, on lui porte hommage, dans un mélange de nostalgie et de tendresse. Durée 04:17 HASTA
SIEMPRE Aqui
se queda la clara ■ La Colombie fait de nouvelles offres
aux FARCS 00H35
- Le président colombien Alvaro Uribe a lancé samedi un appel pressant à ses
ravisseurs, les incitants à déserter les rangs de la guérilla. « Nous
garantissons la liberté aux guérilleros qui remettront leur otage et nous
protégerons leur famille », a déclaré le chef de l'État, qui a
rappelé qu'une prime de 100 millions de dollars serait versée dans ce cas. ■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier 00H00 - Norbert m'avait suggéré d'aller manger à l'Armée du Salut, situé au coin de Guy et St-Antoine, où, me répétait-il, les repas étaient de meilleure qualité et gratuits. L'idée me plaisait, j'y voyais l'occasion d'enquêter dans un autre milieu. À quelques reprises, nous nous y sommes donnés rendez-vous. Le seul problème, et il était de taille pour un journaliste faisant enquête : cette cafétéria, aussi vaste qu'un gymnase, était peu fréquentée, à peine une vingtaine d'usagers s'y éparpillaient un peu partout, chacun pratiquement isolé dans son coin. Je me sentais aussi un peu seul dans ce secteur où les piétons se font plutôt rares. J'avais toujours la crainte d'un dérapage policier, dans ce cas-ci par usager interposé... Certains avaient, comme on dit, des mines patibulaires. Lors de notre dernière rencontre à cette cafétéria, à l'été 1998, je remarque que Norbert et Gilberte jouent la carte de la convivialité. Je les connais assez bien pour savoir qu'ils ne disent et font rarement quelque chose sans avoir une idée en tête. Après le souper, Norbert me montre même son auto, une compacte, deux portes, la peinture, rouge, brûlée par le soleil, et qui a de toute évidence beaucoup de kilométrage dans le corps : le rouge, couleur symbolique... On peut avoir quelques raisons d'exhiber une voiture flambant neuve achetée les jours précédents. Mais cette vieille affaire-là ? D'autant qu'elle appartient fort probablement à la police de l'île de Montréal. L'atmosphère est relaxe. On jase de façon décousue comme entre vrais bons copains. Je m'abandonne, pas trop. Mes sens sont un peu en alertes, appréhendent je ne sais quoi. Vont-ils me proposer une balade ? Histoire de mettre les pendules à l'heure, j'allonge le cou pour en identifier la plaque d'immatriculation. Gilberte me voit faire, se raidit, interroge aussitôt Norbert du regard. Petite brise froide, ponctuée d'un silence. Puis la discussion se réchauffe de nouveau. À un moment donné, Norbert me compare à un intellectuel. Lui dit me définir plutôt comme un généraliste, un... « journaliste d'enquête ». Sur le coup, je regrette un peu cet aveu spontané. Depuis le tout début de mon arrivée dans le milieu communautaire, Norbert sait que je suis journaliste, mais là, je viens de lui suggérer l'idée que je fais une enquête journalistique. Pas pris le temps de réfléchir avant de parler. Le regrette, mais en même temps suis content. Ambivalence probablement attribuable à tout ce que je sais désormais de l'underground policier, que le démocrate que je suis n'arrive pas digérer. Ce ne sera d'ailleurs pas la dernière fois que je révélerai des choses que j'aurais dues cacher. Ainsi qu'en témoignent la suite des événements, ma franchise me desservira plus qu'elle ne me sera utile. S'il est vrai qu'elle me permettra de rencontrer davant`ge de civils, en contrepartie elle incitera la police à monter d'un cran sa répression. L'air de " Montréal, ma ville " deviendra particulièrement malsain pour l'auteur de ces lignes : la ville de qui, au fait ? Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l'icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j'ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cdtte enquête, j'ai continué et continue toujours d'en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement. Cependant, j'accepte les dons de 2$ et plus. Si vous pensez que mon enquête, mes trois livres et la chronique que je publie chaque jours dans les ACTUALITÉS sont utiles à la société, cliquez sur PayPal, dans la colonne de droite : dans quelques semaines, les tomes 2 et 3 seront offerts gratuitement sur mon site. Cet argent m'aide un peu à défrayer les coûts associés à l'entretien et au développement du site : je dois faire appel aux services d'un programmeur. News du samedi 29 mars 2008---------------
■ Rationalisme extrême et nazisme (Suite) 16H30 - Enquête sur le foie gras IGP Sud-Ouest, en France, certificat d'origine contrôlée sous lequel sont produites les plus grandes marques. Durée 03:28 Une association hollandaise a gavé au yaourt Giel Beelen, de la télévision des Pays-Bas, qui a exprimé ainsi son opposition à la suralimentation forcée des oiseaux pour le foie gras. Le dialogue est en néerlandais, mais la traduction n'est pas nécessaire. Durée 04:15 17H00 - Ce film documentaire americain, sous-titré en français, traite de la place de l'homme dans la nature et son action négative sur le monde animal.EARTLINGS est une chronique des pratiques des plus grandes industries actuelles, dont les profits dépendent tous de l'exploitation animale. Dans ce docu, on a utilisé des caméras cachées.Durée 01H35:28 ■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier 00H00 - À Montréal, le Comité social Centre-Sud, police oblige, est l'un de!ces autres organismes travaillant main dans la main avec les civils. Je le sais pour l'avoir fréquenté presque tous les jours pendant cinq mois. Quelques exemples de cette... osmose police-collabos. En avril 1998, après avoir offert mes services comme bénévole, suis intégré au sein du Comité organisateur de la fête de la St-Jean et nommé responsable des communications. Peu après, Norbert l'ayant appris de je ne sais qui, me fait remarquer que je suis « très actif ». Lui rétorque : « très actif non, mais actif oui. » Quelques jours après, il revient à la charge, cette fois manifestement agacé : « Là, tu vas t'infiltrer icitte (sic) ? » Oui, il a bel et bien dit " infiltrer ". Je lui explique que l'organisme a besoin de bénévoles, et même épinglé un message à cette fin sur son tableau d'affichage, dans le petit hall d'entrée. La police avait réussi à me déloger de Jeunesse au Soleil et de la Maison des amis du plateau Mont-Royal, j'ai compris qu'elle me délogerait aussi de ce comité organisateur. Par la suite, des civils et leurs collabos ont poursuivi leur beau travail. Appelons plutôt ça des riens significatifs, en somme d'autres gouttes d'eau venant s'ajouter à celles déjà dans la verre. Je voulais proposer que le comité organisateur lance un concours du chapeau le plus extravagant : chapeaux empruntant la forme de l'Hôtel de Ville de Montréal, du stade olympique, du pont Jacques-Cartier, etc. J'estimais que cette activité inciterait des résidents du quartier à participer concrètement à la réalisation de l'événement, en tout cas à au moins ce volet. Autre avantage : ils pourraient confectionner leur petit chef-d'oeuvre dans la grande cafétéria, ce qui créerait une certaine... osmose, susciterait d'autres adhésions. Le rôle d'un comité social comme celui-ci n'est-il pas de rayonner dans son milieu ? Il le fait déjà, remarquez bien, mais tout est tellement aseptisé par les civil, le gardien de sécurité et des employés et bénévoles mouchards de l'organisme que cela est plus près du sarcophage de la momie égyptienne que de l'édifice de brique et de béton ouvert à tous, sans discrimination, et bourdonnant d'activités. Avant la réunion du Comité organisateur, j'avais donc dessiné quatre modèles de chapeaux sur l'un des tableaux : l'organisme loge dans une ancienne école, d'où les tableaux. L'une des employées arrive, dit avoir besoin du tableau. Lui souligne qu'il y en a deux autres qu'elle pourrait utiliser, l'un juste à côté du mien, le deuxième sur l'autre mur. Essaie de l'en convaincre, peine perdue, madame insiste et, sans même obtenir mon consentement, efface d'un geste autoritaire tous mes dessins. À la réunion suivante, je constate que les deux membres en faisant partis, dont madame, se foutent carrément de ma gueule. Quand j'interviens pour donner mon opinion, ils ne prêtent aucune attention à ce que je dis, continuent de parler entre eux comme s'ils ne m'avaient pas entendu. Je monte un peu le volume pour manifester ma présence. Ils me regardent un bref instant, puis reprennent leur conciliabule. Quelque temps après, je croise sur le seuil de la porte donnant accès à la cafétéria, celui qui échangeait avec madame. Le salue chaleureusement, la main sur son épaule, lui souris. Il enlève lentement ma main, avec un dédain manifeste, et continue son chemin sans dire un mot... Il y a aussi ces autres riens significatifs dont l'action se déroule dans la salle des ordinateurs du Comité social. J'y travaille à la conception d'une circulaire amusante annonçant la St-Jean, que nous pourrons photocopier, distribuer dans le quartier et afficher sur les poteaux de téléphone. Rémy, responsable des ordinateurs, est présent. Le lendemain, je ne retrouve plus mon fichier sur le disque dur. M'en informe, il m'apprend que chaque jour, il faut mettre son fichier sur disquette parce qu'il y a des cours d'informatique le matin et que le prof efface les fichiers non pertinents. Pourquoi ne m'en a-t-il pas averti la veille ? Une couple d'heures de travail perdues qu'il me faut reprendre. Le surlendemain, Rémy s'empare de la souris et efface l'en-tête que j'ai conçue. Je le lui reproche, il nie l'avoir fait. Pourtant je n'ai pas rêvé : elle a disparue. Suis infographiste et travaille sur des ordinateurs depuis dix ans, je connais ça. Quelques jours après, il m'attribue un autre ordinateur, mais il ne fonctionne pas. Avant que je ne m'en rende compte, l'autre employée, madame, s'est déjà installée devant celui que j'utilise habituellement, je dois attendre qu'elle ait fini son travail. Pourquoi le mien alors qu'il y en a trois ou quatre autres sur la longue table ? De toute évidence, on crée artificiellement diverses situations pour me faire sortir de mes gonds. Des niaiseries, j'en conviens, prenant cependant une connotation particulière quand vous savez qu'elles sont concoctées par la police. D'autant qu'elles s'ajoutaient à la répression que je subissais quotidiennement dans la rue. En me harcelant, on cherche à me faire démissionner du comité. Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l'icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j'ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j'ai continué et continue toujours d'en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement. News
du vendredi 28 mars 2008--------------- ■ L'ONU condamne le film « anti-islamique »
21H28 - Le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a condamné aujourd'hui, « dans les termes les plus vigoureux, la diffusion du film anti-islamique et insultant de Geert Wilders », intitulé Fitna. « Nous devons (...) reconnaître que le véritable fossé n'est pas entre les sociétés musulmane et occidentale, comme certains aimeraient nous le faire croire, mais entre ces sociétés et de petites minorités d'extrémistes de tous bords dont l'intérêt personnel est d'inciter aux hostilités et aux conflits », insiste Ban Ki-moon. Lisez sa déclaration ici ■ Suisse : comment réussir son euthanasie 15H42 - En France, le suicide est interdit. Récemment, Chantal Sébire, atteinte d'une maladie qui l'avait complètement défigurée (vous avez vue sa photo ? Moi, oui : affreux !), est passée à l'acte. Seule, sans aucun soutient. Le Canada a connu quelques cas aussi. Une Québécoise a dû mettre fin à ses jours en Suisse : elle ne pouvait plus supporter des douleurs qu'aucun médicament ne pouvait neutraliser. Une autre, atteinte d'une maladie dégénérative, qui l'étouffait tranquillement, et un petit peu plus à chaque mois, a dû agir clandestinement. La Cour suprême du Canada lui avait refusé le droit au suicide assisté. Ne le lui reprochons pas, son rôle étant de statuer si légalement elle pouvait lui permettre ou pas. Mais reprochons à nos députés canadiens d'être insensibles aux douleurs des autres. Bon, revenons à la Suisse, qui est en émoi depuis qu'une association propose d'envoyer à ses "clients" un nécessaire pour se suicider grâce à de l'hélium. (La meilleure recette, sans douleur : inhaler de l'éther, un anesthésique, sur la rive d'un lac. Vous tombez à l'eau sans le savoir et c'est fini.) Lisez l'article ici ■ Entrevue au sujet du film néerlandais (suite) 14H35 - Marie Simon du magazine L'Express.fr interroge Olivier Roy, chercheur au CERI/CNRS (Centre national de la recherche scientifique, en France) et spécialiste de l'islam. Opinion méritant d'être connue. C'est au nom de la liberté d'expression que j'ai décidé de publier sur mon site l'adresse de l'extrait du film. L'entrevue ici Même extrait du film que plus bas ■ Extrait du film Fitna 13H50 - Depuis quelque temps, on en parlait beaucoup sur le web. L'accès de diffusion sur l'Internet lui était interdit, parce que, disait-on, anti-islam. Voilà qu'il est maintenant disponible. Regardez la vidéo ici. Dépêchez-vous pendant qu'il est
encore temps ■ Une
nouvelle mode est née 12H50 - La mode ÉMO, du mot émotion. Le look dérange, beaucoup, au point de susciter une certaine violence. Comment vous le décrire ? Ce qui frappe le plus, les deux couleurs encerclant les yeux. Sur la photo, que wous verrez à l'adresse où je vous envoie, un épais cercle noir est suivi d'un cercle rose, qui s'étend au-dessus des sourcils et se prolonge sur les côtés du visage. Ça ressemble à des lunettes. J'ai bien hâte de voir si des ados québécois l'adopteront et, surtout, les gros yeux de désapprobation dont ils seront la cible : civils et collabos, directeur d'écoles (il y a des couleurs interdites dans les écoles), etc. Souvenez-vous de ce qu'on disait lorsque le petit sac à dos a fait son apparition dans l'espace public. De ce que disaient aussi de savants psychologues lorsque le baladeur à commencer à se répandre : des jeunes anti-sociaux, enfermés dans leur bulle, préférant s'isoler de la société en écoutant de la musique dans des écouteurs. Notse société a bien plus besoin des marginaux pour s'aérer, se régénérer que des intégrés, un peu beaucoup intégristes sur les bords, rejetant tout ce qui n'est pas eux, ne leur ressemblant pas. Il ne leur faut pas grand-chose pour grimper dans les rideaux ou sauter au plafond. Allez, les ados, maquillez vous à la mexicaine et, à ceux qui vous jetteront des regards noirs, pointez l'index vers le haut. Lisez l'article à cette adresse. Il est accompagné
d'une photo Si vous voulez en savoir plus sur cette nouvelle forme
d'expression ■ Les fabricants d'infos 03H20 - C'est l'un des éléments présentés en France lors de la tenue, du 17 au 22 mars 2008, de la 19ième Semaine de la presse et des médias à l'école. Ainsi que l'explique les auteurs, s'agit d'une vidéo didactique et humoristique où on aborde de nombreuses thématiques d'éducation aux médias (objectivité, subjectivité, angle, effet Koulechov). (NDLR : L'objectivité n'existe pas. On ne peut pas donner 50% d'antenne à Hitler et 50% à des juifs témoignant des crimes nazis. Le rôle du journaliste est de défendre les victimes, pas les bourreaux. La seule notion valable en journalisme est l'honnêteté.) Au sommet de la page s'affichant, dans la colonne de
droite - Durée 06:54 ■ Freez à la gare de Lyon 02H27 - Freez ? Un groupe de personnes se donnant rendez-vous au même endroit et s'immobilisant à la même heure pendant 1 minute ou plus. Dans cette vidéo, l'endroit choisi était la gare de Lyon, où vont et viennent de nombreux passagers, ignorant encore ce qui se prépare. Le rendez-vous était fixé à 20h42 pour un freez de 90 secondes, entre 200 et 300 personnes étaient attendues... Écoutez les commentaires, à la fin de la vidéo. Vous comprendrez mieux le pourquoi de cette démonstration silencieuse. Durée 02:48 ■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier 00H00 - À une autre occasion, Genrge et moi s'éternisons après le repas. Les usagers ont quitté un à un la grande cafétéria, le calme est revenu, moment idéal pour échanger. Lui raconte que Péladeau, le fondateur du Journal de Montréal, avait commencé à brasser des affaires en vendant des arbres de Noël. George réplique que c'est en publiant des petits journaux jaunes qu'il a commencé à faire de l'argent, pas en vendant des arbres. Et sans que je ne m'y attende, le voilà qu'il enchaîne en me signalant que je trouverais cela pénible de publier semaine après semaine un petit hebdo du genre, « avec seulement des photos de fesses de femmes et des seins, page après page, numéro après numéro », me répète-t-il à un rythme accéléré, et en insistant pesamment. Je sens son mépris pour les petits journaux jaunes. Réalise surtout que là, il ne vise plus Péladeau, mais moi. Et qu'il fait une allusion directe, et on ne peut plus claire, à une confidence que j'avais faite environ trois ans plus tôt à une danseuse, dans un bar du centre-ville où il m'arrivait à l'occasion de prendre une bière pour relaxer et me rincer l'oeil. Me souviens très bien du contexte. À l'époque, la danse contact, appelée aussi « danse à 10$ », était interdite. J'avais dit à celle-ci que le pouvoir politique n'a pas à décider des loisirs sexuels entre citoyens majeurs, vaccinés et consentants en plus. Il n'a pas à mettre le nez dans des questions à caractère moral, il peut encadrer, pas interdire. Lui avais fait part de mon intention de lancer éventuellement un magazine pour défendre les loisirs sexuels entre adultes. L'allusion du galonné était claire, le recoupement s'est fait automatiquement dans ma tête. Et d'autant plus que c'est vraiment la seule fois où j'ai confié ce projet à quelqu'un. Lui avais même chuchoté qu'en matière de répression sexuelle, la police était pire que nos curés des années 1950. Il devait savoir aussi... Cette anecdote démontre qu'à Montréal, la Cité policière, et ailleurs dans le monde, il faut prendre garde à ce qu'on dit parce que nos propos peuvent se retrouver dans la mégabanque informatisée de la police et nous rebondir à la figure quelques années plus tard. Vous êtes en présence d'une jolie femme, elle vous inspire confiance, vous vous permettez certaines réflexions et, sans le savoir, elle rapporte tout à la police. Quand j'affirme et répète que les civils sont infiltrés partout et que, aidés de citoyens mouchards, ils collectent le plus de renseignements possible sur le plus grand nombre de citoyens, nous en avons là une démonstration convaincante. Je ne crois pas qu'à La Havane, sous la dictature du tyrannosaure Castro, on puisse se permettre de telles remarques. Mais à Montréal, une ville faisant partie intégrante d'un pays démocratique, n'ai-je pas le droit et la liberté de dire tout haut ce que je pense, sans être importuné par un flic ? La liberté d'opinion ne vaut rien si elle ne s'assortit pas de la liberté de parole, de chercher à persuader et de publier ou diffuser. Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l'icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j'ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j'ai continué et continue toujours d'en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement. Cependant, j'accepte les dons de 2$ et plus. Si vous pensez que mon enquête, mes trois livres et la chronique que je publie chaque jour dans ACTUALITÉ sont utiles à la société, cliquez sur PayPal, dans la colonne de droite : dans quelques semaines, les tomes 2 et 3 seront offerts gratuitement sur mon site. Cet argent m'aide un peu à défrayer les coûts associés à l'entretien et au développement du site : je dois faire appel aux services d'un programmeur. News du jeudi 27 mars 2008---------------
■ Un appel 23H45 - Appel en faveur de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH), organisme indépendant : « Mobilisons-nous pour un monde plus juste. » Déclaration de Shirin Ebadi Site de la FIDH - version française La FIDH : 155 organisations de
défense des droits de l'Homme à travers le monde ■ France :Toulouse s'attaque à des pauvres 06H35 - Petite histoire de citoyens sans emploie qui, essayant de gagner un peu d'argent pour garder leur logement et avoir de quoi se mettre dans l'estomac, vendent des biens de seconde main dans des marchés de bagatelle. Des flics municipaux arrivent, arrêtent des gens, balancent des habits et autres marchandises dans des bennes à ordure. Opération réussie : ces gens qui n'avaient presque rien, n'ont désormais plus rien. Durée 09:05 - Cliquez sur la flèche, à gauche ■ Préférence marquée 05H11 - Beaucoup de corps policiers occidentaux sont tombés en amour avec cette version moderne de la gégène, un instrument de torture : le pistolet Taser. Ils ne risquent plus de se décoiffer, friper et salir leur beau pantalon propre lorsqu'ils arrêtent quelqu'un, une décharge de 50&obsp;000 volts suffit, parfois (ou souvent?) plus d'une. Ainsi qu'on l'a lu plus bas, une enquête effectuée par Radio-Canada, CBC et Canadian Press démontre qu'à la Gendarmerie royale du Canada l'usage du Taser a augmenté de manière marquée, doublant à plus de 1000 par an au cours des deux dernières années, après avoir été d'environ 600 en 2005. Mais ce n'est pas tout ! Ce corps policier censure maintenant des éléments d'information que les policiers doivent inscrire au dossier chaque fois qu'ils ont recours à leur arme électrique. Par conséquent, les Canadiens sont beaucoup moins bien informés des cas d'utilisation de cette arme litigieuse, et des circonstances dans lesquelles elle est employée. Un porte-parole policier, Troy Lightfoot, a déclaré que des analyses internes des rapports d'utilisation du Taser ont conclu qu'il est employé correctement. Des éditorialistes et des critiques de l'opposition au Parlement canadien affirment que ce corps policier exige qu'on lui fasse aveuglement confiance sur cette question. Lisez
cet article de La Presse Canadienne ■ Suisse : On se plaint de l'absence de policiers 02H24 - Au Québec aussi, il arrive à l'occasion que des citoyens et même des élus s'en inquiètent. N'en voyant aucun circuler en uniforme, ils s'imaginent qu'il n'y en a pas. Qu'ils se rassurent, ils et elles sont là, ou par collabos interposés, mais habillés en civil. Et comme ils ont l'air de monsieur-madame tout le monde, personne ne s'en rend compte. Pourtant, ils les saluent, leur parlent, les invitent probablement chez-eux, ou les civils s'y invitent d'eux-mêmes. À Lac Bouchette, petit village du Québec où je demeure, une auto-patrouille de la Sûreté du Québec passe sur la rue Principale une fois par jour. Seul moment où on peut voir un uniforme policier. Est-ce à dire qu'entre-temps les citoyens ne sont pas protégés ? Absolument pas, car ils et elles sont infiltrés au sein de la population, des commerces et autres établissements, patrouillant aussi à pied dans les rues du villages, mais habillés en civil. La patrouille est surtout assurée par des femmes. Tout le monde pensant qu'il n'y a pas de femmes dans la police, le pas-vu-pas-pris est assuré. Voyez
la situation en Suisse Ou si vous n'y arrivez pas, cliquez sur cette adresse ■ Ingrid Betancourt bientôt libérée pour raison de santé ? 00H35 - Elle se trouverait dans un état de santé critique à cause de l'hépatite dont elle souffre. Les FARC, en état de guerre contre le gouvernement colombien, seraient disposées à la libérer très rapidement, afin qu'elle ne meure pas en captivité, entre leurs mains. Ce qui, croit-on, serait mal vue sur le plan politique.Lisez
l'article ici ■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier 00H00 - Le plus hiérarchisé de tous les civils de la Communauté urbaine de Montréal que j'ai connus est sans aucun doute George, un pseudo retraité, homme réfléchi, modèle technocrate, fin causeur, yeux brillants dans un visage triangulaire, dos un peu voûté, à moins que ce ne soit une musculature haltérophilique. Plus hiérarchisé pour deux raisons. Il était toujours le centre d'attraction des autres civils. En sa présence, ceux-ci parlaient peu, comme des élèves en présence de leur prof. C'est George qui tenait le plancher. De plus, contrairement aux autres, il me cachait à peine son appartenance à la police. Son grade le lui permettait-il ? Cela n'en demeurait pas moins dans le domaine du non dit. N'ai jamais abordé le sujet, de crainte qu'il ne se refroidisse et ne réponde plus à mes questions. Il est le seul avec qui j'ai pu, à quelques très rares occasions, parler un tout petit peu de son métier. Un après-midi, alors que tous les usagers de la cafétéria sont partis, je tente d'aborder avec lui la question de la mauvaise foi colossale des civils à l'endroit des citoyens qu'ils infiltrent. Sujet délicat. J'amorce la discussion en disant que moi, je suis de bonne foi et m'attends à ce que... (mon interlocuteur le soit aussi, simple question de respect)... Anticipant ce qui s'en vient, il ne me laisse pas compléter. Quand tu soulèves une question un peu embarrassante pour un civil, soit qu'il te coupe la parole ou s'en aille, sans avoir l'air de fuir, lentement, l'esprit ailleurs, comme si tu n'étais déjà plus là. George ne fuit pas, bien que le sujet l'embête un peu. Je tente de l'aider : peut-on parler de mauvaise foi entre guillemets ? Il semble voir dans mon approche un peu de malice de ma part. Mon propos l'agace, je n'ose pas insister. Depuis cet échange, il fait de gros efforts pour me démonter le contraire. Subtilité, désormais ce n'est plus lui qui me tend des perches mais un tiers, quand ce ne sont pas deux tiers. Lui se contente d'écouter mes réparties, tête baissée au-dessus de son assiette. Quoique pas toujours... Lors d'un autre dîner, à la même cafétéria, j'aurai l'impression de comparaître devant un juge. Cabaret en main, je repère George. Il est seul, vais l'y rejoindre, m'assieds en face de lui. À peine ai-je pris place que trois autres civils arrivent à la queue leu leu : Norbert, Olivier et Gilberte. Je constate alors qu'on a collé deux tables. Ce qui n'est jamais arrivé auparavant. Ça sent la mise en scène. Devant moi, le gradé, à ma droite ses trois collègues. Ambiance un peu protocolaire, pour ne pas dire militaire. George en profite pour me faire passer un petit test psychologique. Me parle d'individus qui rejettent la société. À mes yeux, c'est impossible, sains d'esprit s'entend. N'y a-t-il pas au moins certaines choses qu'ils acceptent, ne serait-ce que les biens de consommation, la télé, le hockey de la Ligue nationale ? Je n'y arrive pas parce qu'il cherche insidieusement à me faire gober que mon refus d'accepter l'omniprésence des civils émane du fait que je rejette la société. Obligation il y aurait donc d'accepter l'inacceptable, l'Étau policier. Pour mieux me faire comprendre ce qu'il insinue, il me place dans la situation du naufragé ayant trouvé refuge sur une île déserte et qui, un matin, en voit un autre arriver sur un radeau improvisé : « Ce serait quoi ta réaction ? » me demande-t-il. Jouant à l'élève obéissant, je réponds à mon prof qu'il aurait tout intérêt à s'en réjouir, qu'à deux, ils trouveront peut-être une solution pour revenir à la civilisation. Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l'icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j'ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j'ai continué et continue toujours d'en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement. Cependant, j'accepte les dons de 2$ et plus. Si le coeur vous en dit, colonne de droite, cliquez sur PayPal. Cet argent m'aide un peu à défrayer les coûts associés à l'entretien et au développement du site : je dois faire appel aux services d'un programmeur. News du mercredi 26 mars 2008---------------
■ Robert Reich, ex-conseiller économique
de Clinton 03H52 - Il estime qu'il y a un décrochage entre capitalisme et démocratie depuis l'émergence d'un super-capitalisme né du renforcement de la concurrence, attribuable aux nouvelles technologie, à la mondialisation et la déréglementation. Les PDG des grandes entreprises ne peuvent plus se permettre de prendre des positions divergentes des intérêts des actionnaires. Ils ne peuvent plus prendre en compte les intérêts des autres parties prenantes de l'entreprise : salariés, fournisseurs, collectivités. Ce renversement crée des problèmes majeurs, allant jusqu'à saper la démocratie. Reich, un économiste, est l'auteur du livre Super-capitalisme, dont la version française est sortie au début de l'année. Il possède son sujet sur le bout des doigts, explique clairement la situation. À lire, absolument. Entrevue effectuée par Jean-Marc Vittori ■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier 00H00 - Le jour suivant, je me rends au bureau de Travail-Québec renouveler ma demande d'aide sociale. Cela fait, je me dirige ensuite vers la cafétéria. Il est environ 13h30. Les usagers sont partis. À part du personnel de la cuisine occupé à nettoyer le comptoir, frotter poêle et tables chauffantes Steinless, il y a, assis à la même table, George, le galonné, Norbert et Louis. Je me dirige directo vers leur table, cabaret en mains, lançant de loin à Norbert, à la blague, et même deux fois plutôt qu'une : « Tiens, mon tortionnaire ! ». Il sourit. Au moment où je m'apprête à m'asseoir à leur table, Norbert me dit, l'oeil suspicieux, les lèvres arrondies : « Micro, micro ? ». Pense-t-il que j'ai enregistré la scène de la veille ? Sa remarque me fait réaliser qu'il n'avait alors pas dit un seul mot, l'affrontement était muet, tout était dans la mimique de ses yeux. Ou pense-t-il que je m'apprête à enregistrer la conversation que nous allons avoir ? Lui retourne la balle : « Micro, micro ? », dis-je en passant la main sous la table. Les choses en restent là. Leur raconte ensuite d'où j'arrive, ce que j'y suis allé faire, parle de mon livret de banque : « Avec les 57$ qui me restent, fais-je remarquer, la fille de l'aide sociale a dû trouver que j'avais pas beaucoup d'argent. Là, il m'en reste encore moins parce qu'avant de venir ici, j'ai retiré 20$ au guichet automatique ». George dit ne pas me croire, que, de l'argent, j'en ai plein. Prétend m'avoir même déjà aperçu, une nuit, en train de creuser un trou dans le Parc Lafontaine pour l'y cacher. Je rétorque que moi, mon argent, je l'envoie en Suisse, ( où j'ai un compte numéroté ). Norbert, la voix entrecoupée d'éclats de rire, me lance, en secouant la tête : « Avec les suisses, ha ! ha ! ha ! Avec les suisses, ha ! ha ! ha ! ». Lui, il fait allusion aux écureuils du Parc Lafontaine. Seule fois où j'ai vu ces hommes-là rire d'aussi bon coeur. Au cours de la conversation qui suit, Louis, le troisième homme, m'apprend qu'il est gardien de sécurité. Les bras m'en tombent, sans le laisser trop paraître. Toute une nouvelle ! Parce que ce gars-là, je le connais très bien. Pendant plusieurs mois, on a fait du bénévolat ensemble au resto Bouffe-Héberge. Dans ma tête, j'essaie de faire le point. Certains éléments de réponses me viendront sur le coup, d'autres plus tard. Cela suppose que la police en aurait embauché un pour l'infiltrer. Mais pourquoi quand on sait qu'il fourmillait déjà de civils, dont certains y faisaient même du bénévolat. Louis, gardien de sécurité ? Les ficelles sont trop grosses. Évidemment, il ne peut m'avouer être un civil, cela ne se dit pas. Et pourquoi maintenant et en présence des deux autres civils ? L'impression que Louis joue le rôle de celui ayant été témoin de méfaits. Impression devenant certitude quand il ajoute que le président du resto était un gars facilement influençable, avec l'air de dire que je l'avais influencé, sans préciser en quoi et en quelle circonstance, ou si c'était en bien ou en mal. Le dit-il pour me passer le message qu'il est au courant d'illégalités que j'aurais commises alors que j'y étais bénévole ? Sa remarque fielleuse m'irrite au point où je menace de lui écraser mon sandwich dans la face. La complicité entre eux est évidente, Louis sait que ses deux vis-à-vis sont des civils. Je me rends bien compte que leur petite mise en scène n'est rien d'autre qu'une tactique de harcèlement et d'intimidation. Tous ces petits coups d'épingle finissent par laisser des marques psychiques. Ça vous empoisonne l'existence et incite à ne plus jamais remettre les pieds à un endroit. Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l'icone du livre, dans la!colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j'ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j'ai continué et continue toujours d'en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement. Cependant, j'accepte les dons de 2$ et plus. Si le coeur vous en dit, colonne de droite, cliquez sur PayPal. Cet argent m'aide un peu à défrayer les coûts associés à l'entretien et au développement du site : je dois faire appel aux services d'un programmeur. News du mardi 25 mars 2008---------------
■ De plus en plus 13H46 - On ne va pas s'en plaindre, bien au contraire. On souhaite même qu'il y en ait encore davantage. Films et vidéos sont de puissants moyens de communication. Ils contribuent à sensibiliser des citoyens sur des situations intolérables prévalant un peu partout dans le monde. Cependant, il faut reconnaître que la salle d'un cinéma est un lieu restreint, à l'audience limitée. Et que les cinémas commerciaux ne sont pas intéressés à en présenter. L'idéal serait donc qu'ils soient tous offerts, moyennant contribution, sur le web : il en est ainsi de plusieurs événements intéressants, tels les jeux olympiques. Cela dit, passons au Festival international de films des droits de l'homme (FIFDH) qui commence aujourd'hui, à Paris. Jusqu'au 1er avril, 32 films y seront présentés. Bande
annonce du FIFDH de Paris Bande
annonce du film "Afrique dans la rue : la démocratie à Dakar" Site du FIFDH de Paris, où toutes les infos sont
disponibles ■ Campements de fortune 12H04 - Nous sommes loin des Champs-Élysées, de la Tour Eiffel... Le reportage photos de Diane Grimonet, la photographe des pauvres, en France. Campements de fortune Sur son site, elle développe différents thèmes : ■ Taser : l'École de police de Nicolet, au Québec 02H07 - ... le rapport concocté par la famille policière ? Selon le Journal de Montréal, tous les chefs de police du Québec ont été convoqués à Nicolet, où on leur remettra, aujourd'hui mardi 25 mars, le guide expliquant comment utiliser cette arme à décharge électrique. Le quotidien précise que celui-ci a été rédigé en tenant compte du rapport du ministère québécois de la Sécurité publique dévoilé en décembre dernier. Mais, ainsi qu'on la vu (Référence : Archives de décembre, le 22, 2007), ce rapport a été pondu par les 11 membres du Sous-comité consultatif permanent en emploi de la force (SCCPEF), c'est-à-dire : 6 policiers (détenant de facto la majorité des voix : 6 sur 11), 3 fonctionnaires du ministère de la Sécurité publique, 1 employé de l'École de police à Nicolet, et 1 employé du Centre anti-poison du Québec. À l'exception de ce dernier, les 10 autres sont liés à la loi et à l'ordre. Aucun représentant d'organismes de l'extérieur : Collège des médecins du Québec, Barreau du Québec, Ligue des droits et libertés, etc. Les recommandations ont donc été élaborées entre membres d'une même famille. Le ministre québécois de la Sécurité publique, le libéral Jacques Dupuis, n'a fait preuve d'aucune transparence. Lisez
l'article du Journal de Montréal rapporté par Corus Nouvelles ■ La Gendarmerie royale du Canada 00H06 - Selon une enquête conjointe effectuée par Radio-Canada, CBC et Canadian Press, ce corps policier a utilisé le Taser plus de 4000 fois depuis sept ans. En outre, le nombre d'incidents a augmenté de manière marquée, doublant à plus de 1010 par an au cours des deux dernières années, après avoir été d'environ 600 en 2005. Et ce n'est pas tout ! Lisez l'article sur Cyberpresse ■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier 00H00 - Au cours de mon enquête, il m'est arrivé de réagir émotivement. Seul moment où l'émotion a triomphé de la raison, quoique pas complètement tout de même. J'appellerais plutôt ça un dérapage accidentel mais contrôlé. J'étais à la cafétéria, dînais et discutais de tout et de rien avec Norbert et Gilberte. Celui-ci entreprend alors ses petits coups d'épingle, me coupant la parole, me reprochant, le ton baveux, de trop élaborer quand je raconte quelque chose. Je passe près de lui rétorquer que si je parle, c'est bien parce que lui n'a jamais rien à dire. M'en abstiens, mon approche ayant toujours été d'éviter de braquer des civils. Peu après, faisant allusion au fait que je porte des vêtements neufs, il me fait remarquer qu'il y a aussi des criminels qui s'habillent bien. Venant d'un citoyen, me contenterait d'en rire, mais d'un flic... Je ne réagis pas, reste calme, extérieurement, mais à l'intérieur je bouillonne. La raison l'emporte sur l'émotion... jusqu'au jour suivant. Le lendemain, Norbert, vient s'asseoir près de ma table, sur un banc longeant le mur. C'est alors que la colère que je n'ai pas extériorisée la veille éclate. J'ai très envie de taper un bon coup sur la table. Je réussis tout de même à la maîtriser, mais pas le reste. Quand la mesure déborde... D'une voix assez forte pour que les gens des tables voisines m'entendent bien, je dis à Norbert : « Toi, il faut que je te parle ». Je m'approche à six pouces de son visage, lui reproche ses petits coups d'épingle de la veille, l'accuse de chercher à me déstabiliser, lui lance un défi : « Si tu as une seule preuve contre moi, ou plusieurs, peu m'importe, passes moi les menottes immédiatement, dis-je en lui présentant mes poignets, fais moi un procès et GAGNE ton procès ! », en appuyant sur le verbe. Complètement désarçonné, Norbert se lève d'un bond, ne sait plus quoi dire, sinon répéter, en levant et baissant à quelques reprises les bras : « Non ! non ! non ! non ! non ! non !... ». Ma colère l'a surpris. On dirait qu'il cherche à calmer le jeu, je ne sais trop. Un peu comme s'il avait peur des conséquences de mon emportement. Pas de moi, je ne suis pas menaçant. Peut-être celle que des voisins de table se rendent compte, à la nature de mon propos, qu'il est un civil. Des mots peuvent les avoir fait tiquer : preuve, menottes, procès. Ou soupçonne-t-il un piège de ma part ? La présence peut-être d'un autre journaliste dans la cafétéria et les conséquences médiatiques ? Il peut le penser car je n'ai réagi que lendemain, ce qui m'aurait laissé amplement de temps de le piéger. S'écoule une bonne minute avant qu'il ne retombe sur ses pieds. Il marche quelques pas en direction de la porte. Puis il se retourne vivement et tout aussi vivement vient s'asseoir à ma table, en face de moi. Ce n'est plus le même homme. Il est visiblement choqué d'avoir été déstabilisé. Ses yeux sont mobiles, n'arrêtent pas d'aller de gauche à droite et l'inverse. Semble ramasser ses muscles avant de bondir sur moi. Avec tout le monde qu'il y a là, cela ferait beaucoup de témoin. Je ne crois pas qu'il serait passé à l'acte, ce n'est pas un gars violent. Après tout, je ne l'ai pas insulté. Et puis ce n'est pas moi qui lui ai fait quelque chose mais lui, un civil duquel je devrais m'attendre à ce qu'il me respecte plutôt que le contraire. Finalement, nous nous calmons les nerfs. Je garde quand même pendant quelques secondes mon regard furibond, je le sais, j'ai les yeux qui chauffent. Autour, des usagés nous observent. Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l'icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j'ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j'ai continué et continue toujours d'en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement. Cependant, j'accepte les dons de 2$ et plus. Si le coeur vous en dit, colonne de droite, cliquez sur PayPal. Cet argent m'aide un peu à défrayer les coûts associés à l'entretien et au développement du site : je dois faire appel aux services d'un programmeur. News du lundi 24 mars 2008---------------
■ La trahison des médias (traditionnels) 19H07 - C'est le titre d'un livre de Pierre Servent, publié aux Éditions Bourin. Démocratie malade de la « médiatique ». Plus de traitement ni d'analyse, mais une émotionnalisation de l'information. Cela est particulièrement vrai à la télévision, où l'émotion est devenue quasiment l'unique vecteur de « communication » avec les téléspectateurs. Médias de plus en plus assimilés à l'univers du show-business. Marchandisation de l'information. Les citoyens et les décideurs ont les médias qu'ils méritent. Lisez
l'article à l'adresse de ce blog ■ Liberté dans le métro parisien 16H08 - Performance du groupe Naturally 7, composé de Garfield Buckley, Rod Eldridge, Warren Thomas, Jamal Reed, Roger Thomas, Dwight Stewart, Armand "Hops" Hutton. Seulement des voix, pas d'instruments de musique. Il reprend un succès de Phil Collins : In the Air Tonight. Au début, les passagers sont surpris, certains se détendront aussitôt et à la fin plusieurs applaudiront, souriront, adresseront quelques mots à des interprètes. Les robots (les stéréotypés, que nous sommes tous dans l'espace public) se décrispent, sortent de leur bulle, s'humanisent. Durée 05:12 ■ France : les enfants 06H12 - État civil, absentéisme, cursus scolaire, redoublements, aides par le personnel spécialisé, évaluations, périscolaire, etc. Certains de ces renseignements sont, pour le moment, facultatifs. Toutes ces données seront nominatives au niveau de l'inspection départementale et académique. Un numéro identifiant national sera attribué à chaque enfant. Lisez
l'article de Sud Éducation ■ 7 ans après le G8 de Gêne (2001) 04H07 - 307 personnes avaient été interpellées lors de ce sommet international et avaient subi de graver sévices. Un des manifestants avait été tué d'une balle dans la tête. Des sentences ont été réclamées à l'encontre de 44 policiers, carabiniers, agents pénitentiaires et médecins. Le verdict devrait être rendu en mai. Le procès a permis de reconstituer les événements. Lisez l'article Ainsi que vous le verrez sur la vidéo, la police s'était attaquée à des manifestants pacifiques. Elle avait réussi à les confiner dans un cul-de-sac. Les images de son intervention agressive sont suivies du témoignage d'Emanuele Tambuscio, avocat du Genoa Legal Forum. Visionnez
la vidéo plein écran, en cliquant à l'endroit que vous savez. ■ Campagne internationale contre la surveillance globale 03H13 - Ses organisateurs décrivent dans un rapport détaillé l'implantation progressive de mesures généralisées de surveillance dans de nombreux pays, appuyées sur des objectifs ou discours antiterroristes. Plusieurs organismes y participent, entre autres : American Civil Liberties Union (ACLU), Focus on the Global South, Statewatch et Globenet, qui vous invitent à faire de même. Lisez
l'article, colonne droite, sous la bannière d'ICAM Lisez
le rapport (anglais) - 71 pages Ensuite,
si vous le jugez opportun ■ Les journalistes des médias
traditionnels 01H30 - Des citoyens et aussi des journalistes alimentent bénévolement des sites web invitant les uns et les autres à participer à la circulation de l'information. La liberté d'expression y est plus grande, la durée des reportages n'est pas limitée à soixante secondes ou une minute. Les médias alternatifs n'arrêtent pas de prendre de l'ampleur. La démocratie de libération, si chère au sociologue français Alain Touraine... se fera sur le web. (Alain Touraine - Qu'est-ce que la démocratie ? - Éditions Fayard) Participants : Durée 05:50 ■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier 00H00 - Mais tout cela n'était que du menu fretin, certes contribuant à alourdir les relations sociales et inhiber quelque peu l'intellect, mais, à l'époque, c'est un danger collatéral qui me préoccupait pas mal moins que la possibilité d'être agressé physiquement. Car, à quelques reprises, la police en civil a réussi en effet à m'effrayer. Celle-ci possède un arsenal complet d'armes psychologiques redoutables. Pour elle, lancer des opérations semblables est l'enfance de l'art. Une déstabilisation m'a particulièrement impressionné. Nous sommes un samedi, 11h du matin. En cette fin d'hiver 1997-98, il reste encore un peu de neige. Les rues du quartier sont vides. Je descends Baudry vers le sud, m'en vais dîner à la cafétéria du Comité social Centre-Sud. Coin Ontario, une Asiatique, vêtue d'un manteau trois quart rouge clair visible à mille pieds à la ronde, arrive à ma hauteur, me regarde avec insistance : le rouge, une couleur à suivre dans les prochains paragraphes. J'entre dans une tabagie acheter deux cigarettes. En ressort, trois quatre minutes après, pour constater qu'elle n'a fait que traverser la rue Ontario, m'attend, juste en face. Je ne lui prête pas plus d'attention qu'il ne faut. Les rues sont désertes, mais je n'en vérifie pas moins à gauche s'il ne vient pas un véhicule, puis à droite... Oups ! J'aperçois le nez d'une auto-patrouille de la police, coin Ontario-Montcalm, rue parallèle à Beaudry, et sur le même versant que moi. Au moment où j'entreprends de traverser la rue, elle projette sa tête en avant en fronçant les sourcils, l'air courroucé, comme si elle voulait m'en dissuader. J'entends boum ! Regarde en direction du bruit, sur ma droite : l'auto-patrouille a franchi Ontario et son conducteur, qui observait peut-être la scène, n'a pas vu un obstacle qu'il a heurté. L'Asiatique fait alors un quart de tours, et s'en va d'un pas rapide sur Ontario, direction est. À la cafétéria, je prends un cabaret, des ustensiles, un bol de soupe. Pendant que la préposée au service me prépare une assiette de viande, s'amène à mes côtés un punk habillé chic. Il porte attaché au thorax une pancarte où je vois le dessin d'une pierre tombale, avec le RIP, l'année de naissance et de décès du défunt, un dénommé... Maurice Barnabé. En fait, c'est de Richard Barnabé dont il s'agit, un chauffeur de taxi qui est mort après avoir été maîtrisé avec plus de force que nécessaire par des policiers de l'île de Montréal : l'après-midi même une manif à cet effet doit justement avoir lieu quelque part dans le centre-ville. Les lettres sont rouge clair, comme le manteau de l'Asiatique. Peu après, deux autres punks, eux aussi tirés à quatre épingles, un homme et une femme, viennent se joindre à lui. Ils prennent place près de ma table, une allée seulement nous sépare. Pourtant, ce midi-là, l'endroit est pratiquement vide, les tables inoccupées ne manquent pas : plus tard, d'eux d'entre eux participeront à d'autres déstabilisations à mon encontre. Après le repas, retours chez moi par le même chemin. Coin Beaudry-Ontario, côté nord, une femme en chaise roulante. Elle est tournée dans ma direction, s'apprête à traverser Ontario. Elle est vêtue de vêtements foncés et porte sur la poitrine un grand morceau de tissu... rouge clair, comme les caractères de la pierre tombale de Barnabé et le manteau de l'Asiatique. À une centaine de pieds en amont, un homme, nez légèrement courbé, environ 6 pieds, mince, la trentaine. Il marche dans la même direction que la " paraplégique ". Il cligne des yeux vers moi et, réalisant que je l'observe, les recligne droit devant lui. Il n'y a personne d'autre que nous sur la rue. Puis la femme descend du trottoir et, au lieu de s'en venir dans ma direction, poursuit son chemin sur Ontario. J'en déduis qu'elle s'est tournée vers moi pour s'assurer que je vois bien le tissu rouge. Va pour une coïncidence, même deux, mais plus de trois, c'est trop. Ce rouge clair détonne trop aussi dans ce paysage désert et peu coloré de cette fin d'hiver. Je décode enfin le message, mais curieusement la frousse ne me prendra qu'en soirée. J'interprète le symbolisme ainsi : rouge clair = sang ; manteau rouge de l'Asiatique + RIP de la pierre tombale et allusion à Richard Barnabé en lettres rouge clair = deuxième Barnabé, moi-même ; " paraplégique " + chaise roulante + tissu rouge clair = l'immobilité si je ne suis pas tué. Agression psychologique assez costaude, considérant le contexte de répression policière où je baigne chaque jour. Sans compter cette petite peur de l'agression physique, qui revient ponctuellement et dont l'intensité varie, selon les occasions. Cette fois, je suis déterminé à identifier les deux acteurs du scénario. Je suppose que la " paraplégique " n'en est pas une, et que la chaise roulante, il faudra bien la transporter quelque part. Mon idée est de les surprendre montant dans un véhicule, leur demander de s'identifier et noter le numéro d'immatriculation. Mine de rien, je poursuis lon chemin, traverse Ontario, m'engage sur la continuation de Beaudry, marche une dizaine de pas... puis reviens rapidement sur Ontario. Surprise, les deux personnages ont disparu. Me dirige au coio d'Ontario-Montcalm, ils n'y sont pas non plus, ni au nord, ni au sud. Les rues sont désertes, je les aurais repérés tout de suite. Rebrousse chemin, regarde aux fenêtres - il n'y a pas de vitrines dans cette partie de la rue - des commerces sur Ontario, entre Montcalm et Beaudry, rien. Ils étaient sans doute cachés dans une cours arrière, rue Montcalm, mais n'envisagerai cette hypothèse que le lendemain. En soirée, craignant vraiment qu'on s'en prenne à moi physiquement, je téléphone à un journaliste. Absent de son bureau, je lui laisse un message dans sa boîte vocale. M'identifie, explique que je suis journaliste et fait une enquête sur l'underground policier montréalais, que je me sens menacé par la police et que, comme je travaille solo, sans personne pour protéger mes arrières au-cas-z-où, je compte sur lui pour témoigner si jamais un incident se produisait. Cette nuit-là, le sommeil tardera à venir. J'ai vraiment peur pour la première fois de ma vie. À partir de ce moment, ma perception de la police ne sera plus la même. Une couple de jours s'écoule avant que je décide de retourner à la cafétéria. Le temps que mon début de panique se dissipe et... le journaliste refasse surface. Je m'impose une restriction : plus aucune sortie en ville après le coucher du soleil, moment de la journée me semblant plus propice à des dérapages musclés. Dans les jours suivants, je verrai, sur le même trajet, deux fourgonnettes... rouges. L'une stationnée et sans conducteur, m'obstruant le passage à cette même intersection d'Ontario-Beaudry, côté sud ; l'autre, me doublant alors que je monte la côte longeant la Biblio centrale de Montréal, sur Beaudry. Je reverrai également la " paraplégique ", sur la rue Beaudry, près de Sherbrooke, mais sans son fameux tissu rouge sang. À l'été suivant, rue Mont-Royal-Est, je croiserai l'homme. On avait fermé l'artère pour permettre aux commerçants d'y étaler et vendre leurs produits. Il circulait au milieu de la rue et a feint de ne pas me voir. Me suis arrêté pour le regarder aller, ai bien senti son regard périphérique. Que ceux pensant que la police considère l'affaire Barnabé comme une bavure mille fois regrettables, se détrompent. On dit que la tactique de dissuasion consiste à montrer sa force pour ne pas être obligé de s'en servir. Sophisme, parce que y recourir sur le plan psychologique ce peut être aussi costaud que de la violence physique. Autres faits significatifs. Lorsque sortiront les premières New Beettle de Volkswagen, au cours de ce même été, je confierai à Norbert et Gilberte que si mes moyens me le permettaient, j'en achèterais une, de la couleur de ma chemise, bleue. Gilberte précisera, d'un ton suffisamment appuyé pour que je saisisse l'allusion au scénario rouge sang de Barnabé : « Non, toi, c'est le rouge que t'aime, Jacques, hein ? Le rrrouge. » À d'autres occasions, des civils glisseront dans leur conversation la couleur rouge, parfois avec un petit air entendu : à Lac Bouchette, où je m'installerait en juillet 1999, des civils de la Sûreté du Québec utiliseront des véhicules... rouges pour me passer le message du sang, etc. J'en traiterai plus loin. Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l'icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j'ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j'ai continué et continue toujours d'en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement. Cependant, j'accepte les dons de 2$ et plus. Si le coeur vous en dit, colonne de droite, cliquez sur PayPal. Cet argent m'aide un peu à défrayer les coûts associés à l'entretien et au développement du site : je dois faire appel aux services d'un programmeur. News du dimanche 23 mars 2008---------------
■ Le groupe Radiohead's.... 18H35 - ... Je vous l'ai déjà présenté, en janvier dernier, je pense. La deuxième pièce de la vidéo est vraiment exceptionnelle. Jetez un oeil de temps en temps au batteur, en arrière plan. Pas aisé maintenir un rythme semblable. Ça demande de la concentration, du souffle, de l'énergie, beaucoup. Durée 52:19 ■ France : liste des gagnants 15H12 - Le Prix Spécial du Jury est décerné, indique-t-on, à des personnes ou des institutions qui, par leur activité inlassable ou leur négligence, ont porté atteinte à la sphère privée, facilitant la violation des droits de la personne ou faisant la promotion de la surveillance de l'individu ou des groupes. Voyons quelques uns des récipiendaires de cet événement annuel, qui s'est déroulé à Paris, vendredi 21 mars. Ma préférence va pour ceux nommément identifiés. Ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Martie (UMP), pour son hyperactivité dans le domaine de la vidéosurveillance : trois fois plus de caméras sur la voie publique, caméras aux péages d'autoroute, caméras sur des drônes. Groupe TF1, pour la diffusion périodique d'émissions de propagande et de manipulation sécuritaire. Mention spéciale à Google, pour sa collecte des données personnelles à large échelle en refusant de se soumettre aux lois européennes et qui se lance maintenant dans la récupération planétaire de notre ADN. D'autres entreprises sont récompensées pour leur beau travail : banques du consortium BMS, ELSA (drônes), QUADRI-France (drônes), Sirehna (taser), Taser France, etc. Liste au complet ici Visiter aussi cette page où les infos
abondent ■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier 00H00 - Au cours de ce même été, Norbert me fait remarquer que certains préfèrent les stations de radio populaires tandis que moi, je n'écoute que Radio-Canada FM, avec sa grande musique classique. Étonnant qu'il le sache puisque je n'en ai jamais parlé à personne. Comment l'a-t-il su ? Un jour, j'avais téléphoné à Radio-Canada, à un numéro mis à la disposition de l'auditeur ayant des plaintes ou suggestions à formuler au sujet de sa programmation. Il y avait une émission radio à caractère culturel que je trouvais particulièrement géniale, sauf sa partie affaires publiques. On invitait toujours le même mec pour commenter l'actualité, le genre ironisant sur tout un chacun, le seul à avoir toujours raison. J'avais donc suggéré d'inviter aussi une contrepartie. Il est arrivé que Norbert en fasse allusion en me demandant à brûle pour point ce que je pensais de ce type. À l'époque, ma ligne téléphonique était-elle sous écoute ? Coïncidence, peu après je croisais le gars en question, que je n'avais jamais vu de ma vie en personne. Dans une petite rue résidentielle déserte, lui à vélo, moi à pied. Norbert m'a déjà raconté que lorsqu'il voyage, il lui arrive de dormir dans son auto. Et s'il a besoin d'uriner, il le fait dans un bocal. Ça lui évite de sortir. Curieux de hasard, je vivais à ce moment-là dans une maison de chambres et je devais utiliser des toilettes communes. Alors, j'employais parfois le même truc, la nuit, cela m'évitait d'enfiler souliers, pantalon et tee-shirt. Drôlement informé, le civil. Comment le savait-il ? Alors que j'agissais dans l'intimité de mon appart, à l'abris de tout regard, en pleine nuit, et encore, rarement. Mystère ! Autre énigme. Lors d'une visite chez le dentiste, on m'a remis un stimulateur gingival. Quelques jour après, Norbert en tenait un à la main et l'air de rien s'amusait avec. Comment l'avait-il appris ? À une autre occasion, je suis à la Biblio centrale de la Ville de Montréal, sur Sherbrooke-Est, dans la salle des Humanités, devant le rayon où l'on place les nouveautés. Pendant que je les consulte, un barbu s'amène. Furetant chacun de notre côté, nous en venons à échanger quelques mots. L'informe qu'à la biblio on peut naviguer sur le Web sans frais pendant deux heures. Il me demande de quelle manière on s'y prend. Lui en explique un peu les grandes lignes. Petit sourire en coin, il me confie qu'un site l'intéresse en particulier. « Lequel ? » que je lui demande. « Le musée du Louvres, en France ». Or il se trouve que la dernière fois, c'est l'un des sites que j'ai visités... En mars 2000, le nombre de sites Web atteignait les 56 millions, et le barbu est tombé pile dessus. (l'Actualité du 15 juin 2000) La police surveille-t-elle les usagers de la biblio naviguant sur l'Internet ? Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l'icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j'ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j'ai continué et continue toujours d'en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement. Cependant, j'accepte les dons de 2$ et plus. Si le coeur vous en dit, colonne de droite, cliquez sur PayPal. Cet argent m'aide un peu à défrayer les coûts associés à l'entretien et au développement du site : je dois faire appel aux services d'un programmeur. News du samedi 22 mars 2008---------------
■ Au sujet du 11 septembre 2001 22H37 - Selon Francesco Cossiga, l'un des présidents de la République qui a le plus marqué l'histoire politique italienne récente, l'attaque aurait été planifiée et exécutée par la CIA et le Mossad. Lisez
l'article à cette adresse PS : Moi, je n'arrive pas à croire cette histoire. Comme nombre d'entre vous, j'ai visionné plusieurs vidéos sur le web traitant cette tragédie comme étant un complot américain : CIA ou Pentagone. Je constate que toutes adoptent le même scénario. On ne semble pas avoir pensé à l'hypothèse que des explosifs aient été placés dans les édifices les semaines précédentes par des terroristes, avec la complicité de gardiens de sécurité d'obédience islamiste travaillant sur les lieux. D'où leur effondrement étage par étage et les explosions entendues par des témoins. Et puis, il y a cet autre volet. Une opération de cette envergure nécessite la participation de plusieurs personnes. Plus il y a de personnes dans le secret, moins le secret est bien gardé. En outre, secret particulièrement lourd à porter. Il y a tout de même eu près de 3000 morts et tout le chaos que l'on sait. Comment être certain que dans dix ans, dans vingt ans ou plus, qu'un des participants au complot ne serait pas rongé par le remord et ne dévoilerait pas tout, par exemple dans un document dévoilé après son décès ? Je crois que s'il y a secret, il a trait aux explosifs installés par des terroristes les semaines précédentes. Si cette hypothèse est fondée, ceux qui savent auraient gardé le silence afin de ne pas effrayer la population, particulièrement ceux travaillant dans des gratte-ciel. Le dévoiler serait aussi démontrer que les USA sont facilement vulnérables, et sur plus d'un plan. Contrairement aux adeptes du complot américain, je ne sais pas ce qui s'est passé, je ne fais qu'extrapoler. ■ Québec : religions, philosophie et médias 19H15 - Dans les médias québécois, on parle de temps à autre de religions, rarissimement de philosophie, pour ne pas dire à peu près jamais. Pourtant les religions ne sont pas les seules à pouvoir transmettre au citoyen un sens à la vie. La philosophie aussi, qui a l'avantage d'être basée sur le réel et non l'irréel. Seulement voilà, faut aller à l'université pour acquérir ce savoir ou se procurer des livres de philosophes. Vous en connaissez beaucoup qui en achètent ? Dans certaines écoles, on enseigne l'éthique. Je pense qu'on devrait ajouter des notions philosophiques. Les jeunes, qui, généralement, ne sont absolument pas attirés par le mystique, ont besoin d'un moteur dans la vie. Le temps est venu pour la société québécoise d'ouvrir un espace à la philosophie, à la réflexion plutôt qu'à la croyance aveugle. Nécessité il y a de protéger notre laïcité, qui est un terrain public neutre où aucune religion ne peut accaparer le pouvoir et s'imposer à tous. Charles Taylor et Gérard Bouchard, coprésidents de la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodements reliées aux différences culturelles et religieuses, déposeront bientôt leur rapport. Lors de leurs audiences tenues partout dans la province, la question du port du voile a notamment été soulevée. Je vous propose une entrevue avec Michel Onfray, un philosophe du quotidien, diffusée sur France Culture. Dans un langage très accessible, il traite avec beaucoup de conviction de ces questions. L'entretien est super intéressant. Durée 19:45 - Le chargement est un peu lent, soyez patients
■ La liberté et l'avenir du journalisme régional 00H50 - Je n'ai pas enquêté sur le sujet, serais plutôt mal placé d'en témoigner. Sinon d'un seul hebdo, celui d'une région où j'ai déjà habitée. Pendant des années, il n'a rapporté que ce qui ne dérangeait pas le pouvoir en place et l'élite marchande. Avec un seul journaliste en place, homme à tout faire, incluant éditorial, couverture de conférences de presse et autres événements insipides, prise des photos, relations publiques, etc. Semaine de travail trop surchargée pour faire du vrai journalisme. Un job de fou et peu de moyens. En matière policière, on y publiait les activités de la semaine, sans identifier les personnes, que la police affirmait avoir arrêtées sur le fait ou à la suite d'enquêtes. Sans assurer le suivi judiciaire non plus. Pendant quelques années, dans l'intro de cette chronique, on avait indiqué qu'elles étaient colligées en... collaboration avec la police. Bref, celle-ci pouvait dire n'importe quoi, sachant que le journaliste n'effectuait aucune vérification. De toute façon cela aurait été plutôt mal vu par le proprio du journal, qui ne cherchait surtout pas à créer des situations conflictuelles, mais bel et bien faire de l'argent, tranquillement dans son coin. Chaque numéro ressemblait à l'autre, on y traitait toujours des mêles sujets soporifiques. Régulièrement, un cahier thématique y était intégré, prétexte utilisé pour vendre d'avantage de pubs : fête des mères, fêtes de fin d'année, rentrée scolaire, etc. Souvent, il comptait beaucoup plus de pages que la partie dédiée à l'information. Parfois même, plus proche de la circulaire publicitaire que d'un journal. Beaucoup d'informations n'y circulaient pas. En outre, une chasse bien gardée du proprio et de l'élite régionale, surtout politique. Le journaliste d'un média provincial ou national venant y enquêter devait ménager les susceptibilités du lilieu, autrement c'était le tollé... de l'élite. Voyons brièvement des cas prévalant à l'étranger, cela nous aidera peut-être à mieux saisir ce que le Québec vit dans ses régions. En France, on fait le constat suivant : création de médias alternatifs sur le web, diminution de l'audience et des revenus de la presse régionale traditionnelle, c'est-à-dire dans sa version papier et conservatrice. Presse régionale : le journalisme du sens commun La presse régionale est-elle au rabais ? ■ YouTube Awards 2008 00H10 - Les prix ont été décernés jeudi. Je ne retiens qu'Avaaz, qui a produit la meilleure vidéo politique : Stop the Clash of Civilizations. Ainsi qu'on l'indique dans la documentation, la vidéo se veut un appel à lutter contre la discrimination et les préjugés. Message efficace. Durée 02:31 ■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier 00H00 - Il y a des jours où j'ai besoin de souffler un peu, fuis la présence des civils. Simple besoin de me libérer de leur emprise psychologique. Infiltrer ou être infiltré, c'est finalement du pareil au même. Je me sens un peu comme une souris blanche à laquelle un technicien de labo a injecté un virus, disons celui de la peste bubonique. Et qui sait que le technicien lui fera passer régulièrement une batterie de tests pour évaluer sa progression et ses ravages. Il est un fait cent fois vérifiés que d'une rencontre à l'autre, les civils cherchent à évaluer les effets de leurs déstabilisations sur votre équilibre mental. Si v |