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News du lundi 31 mars 2008---------------
■ Appel à la solidarité à ceux possédant un site engagé comme le mien - Pour se protéger de la censure policière et gouvernementale sur le web, il
est urgent que les responsables de sites engagés comme le mien mettent sur pied
un réseau de veille mutuelle, et même d'entraide sur le plan technique. Pas
seulement ça : que l'inaccessibilité d'un site engagé, ou de l'une de ses
fonctions, soit aussitôt dénoncé par les membres du réseau sur le web. À titre
d'exemple, mon FORUM est fonctionnel depuis plus près de deux mois et aucun
visiteur ne l'a encore utilisé.
Les
cyberflics sont plus actifs qu'on le pense. Ils font sur le Net ce que la
police en civil fait déjà dans l'espace public (le net en est le prolongement)
: contrôler et nettoyer socialement les citoyens, surtout ceux dénonçant les
activités illégales de la police, en uniforme et en civil. Plus les années
s'écouleront, plus ils seront en mesure d'y imposer le politiquement et le
puritainement corrects. C'est dans leur nature.
Personnellement,
des cyberflics de la Sûreté du Québec, dont le
directeur général est Normand Proulx, n'arrêtent pas de
me causer des problèmes techniques, allant même jusqu'à saboter mes équipements
informatiques lorsque je m'absente de chez moi. Depuis le début de mon
enquête en janvier 1997 jusqu'à ce lundi 31 mars 2008, ce corps policier m'a
continuellement mis des bâtons dans les roues.
Si
cet appel à la solidarité vous intéresse, cliquez sur CONTACTEZ MOI, au sommet
de la colonne de droite.
Jacques
Martel, journaliste indépendant
Petit village policier de Lac Bouchette
Saguenay-Lac-St-Jean
Province de Québec - Canada
■ Belle opération de sauvetage réussie - Sauvetage de plus de 200 chevaux piégés dans un espace restreint après une
inondation attribuable à des pluies abondantes, dans les Pays-Bas. Émouvant de
voir les efforts déployés par des hommes et des femmes pour les sortir de là.
Fallait les convaincre qu'il n'y avait pas de danger de s'aventurer dans l'eau,
les y obliger aussi, à grands cris et mouvements des bras.
19
chevaux mourront quelque temps après, sans doute d'épuisement. On n'indique pas
le nombre de jours où ils avaient été isolés sur ce petit îlot, entassés les
uns sur les autres, au point d'être presque incapables de bouger, et sans
nourriture.
Durée 07:20 - Visionnez plein écran, cliquez à
l'endroit indiqué
http://video.google.fr/videoplay?docid=720890495056891
3763&q=genre%3ANEWS&pr=goog-sl
■ Le syndicat de la Sûreté du
Québec veut
l'abolition d'autres corps policiers municipaux (suite) - Selon Radio-Canada, la Ville de Rivière-du-Loup veut conserver son service de
police municipale. Elle n'entend donc pas se présenter devant la commission
parlementaire qui siégera cette semaine pour étudier d'éventuelles
modifications à la Loi sur la police.
Lisez
l'article ici
http://www.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2008/03/30/003-police_rdl.asp
■ Le syndicat de la Sûreté du
Québec veut
l'abolition d'autres corps policiers municipaux - Selon le Journal de Montréal, il demandera au gouvernement du Québec, dans un
mémoire qu'il déposera mercredi prochain, d'inciter les villes de moins de 100
000 habitants à recourir à ses services. En vertu de la loi actuelle, seules
les villes de 50 000 habitants sont obligées d'y avoir recours.
Réaction
du président de la Fédération des policiers municipaux du Québec, Denis
Côté : la Sûreté du Québec a un problème de visibilité et de présence sur
les routes, elle n'est pas capable de remplir ses mandats.
Lisez
l'article ici
Dans la page s'affichant, colonne de gauche, il
est un peu plus bas
http://www.corusnouvelles.com/nouvelle-appq_veut_accroitre_
territoire-814202-2.html
(NDLR)
- Mon opinion est que le ministre libéral de la Sécurité publique, Jacques
Dupuis, du gouvernement Jean Charest, doit rejeter cette demande. La Sûreté du
Québec occupe déjà beaucoup trop de territoires. Au lieu de lui en donner
d'autres, il faut lui en enlever. Notre démocratie, enfin ce qu'il en reste, a
urgemment besoin d'une plus grande diversité de corps policiers.
Depuis
des mois, je m'échine bénévolement sur ce site à démontrer que la Sûreté du
Québec du directeur général Normand Proulx, petit État dans
l'État, a perdu sa légitimité. Delà l'importance d'y faire le grand ménage, en
commençant par le sommet de la hiérarchie. D'ici quelques jours, je reviendrai
de façon plus explicite sur ce sujet. C'est vraiment un dossier à suite de très
très près.
■ Faceless, film de
science-fiction orwellien d'un
genre tout à fait nouveau - Il a été tourné avec des images capturées par les caméras de la...
vidéo-surveillance. L'approche est particulièrement imaginative. Mais il y a
plus.
La
cinéaste Manu Luksch, installée à Londres, s'appuie sur une loi du pays
relative à la protection des données permettant aux personnes filmées de
réclamer une copie de la bande vidéo. Si j'ai bien interprété le texte auquel
je me réfère, cela signifierait que ces personnes pourraient la demander aux
responsables de la vidéo-surveillance. Le cas échéant, il y a risque potentiel
d'une avalanche de demandes.
Faceless se
déroule dans une société sans passé ni futur, où les humains sont dépourvus de
visage à l'exception d'une femme.
Visionnez la bande annonce - Durée 02:42
http://www.youtube.com/watch?v=yLzJCeGYgbg
Plus d'infos sur ce site. Explorez-le, vous
découvrirez des choses
http://www.ambienttv.net/content/?q=faceless
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier - Quelques semaines après,
passant par le Parc Lafontaine, qui vois-je ? Rodrigue, Jean-Marc l'accompagne.
Dans le monde de l'underground policier, les rencontres sont rarement le fruit
du hasard. J'offre à Rodrigue un petit espace sous mon parapluie. Il cherche
encore à fouiller dans ma tête. Puis me dit spontanément : « Je me sens généreux, aujourd'hui, je vais te donner 5
000$ ». Un peu éberlué, je le regarde et rétorque que je les
accepterais volontiers. Me tend la main, comme s'il voulait conclure le pacte,
la refuse en blaguant : « Je te la serrerai
quand tu m'auras remis les 5 000$ ». Je ne peut m'empêcher de faire
le rapprochement : Norbert l'a-t-il informé que je m'étais affiché comme
un journaliste d'enquête ? Veut-on acheter mon silence ? Est-il sincère ?
Est-ce un piège ? Je n'entendrai plus parler des 5 000$.
Autre rencontre fortuite... Un
gars que j'ai perdu de vu depuis environ un an. Elle a lieu sur Mentana, lui
roulant à vélo dans la rue, moi marchant sur le trottoir. Debout sur ses
pédales, il regarde par dessus le toit des autos stationnées pour mieux voir le
seul piéton qui s'y trouve de l'autre côté, moi. Donne l'impression d'être à la
recherche de quelqu'un. Pressé, le Resto du Plateau où je me dirige allant
bientôt fermer, je feins de ne pas le voir, pense bien m'en être débarrassé,
mais... « Salut, Jacques ! »
que j'entends derrière moi. Me retourne, c'est lui, marchant à côté de son vélo
sur le trottoir, souriant. Échange quelques mots, m'excuse, l'heure de
fermeture du resto approche. Coïncidence, il cherche justement un endroit où
bouffer. « Bon, allons-y, dis-je, et dépêchons-nous avant que ça ferme. »
À la fin du repas, lorsque je veux le quitter
pour me rendre au bureau de Travail Québec, autre coïncidence, il doit y aller,
lui aussi. Passant devant un dépanneur, rue Laurier, il me demande ce que je
fume, veut m'acheter un paquet de cigarettes. Je tombe des nues. Le remercie de
sa gentillesse, mais refuse. Il insiste, finalement j'accepte. Un peu plus
loin, alors que nous sommes sur Rachel, autre dépanneur. Là, il me demande si
j'ai soif. Ce vendredi après-midi-là le soleil frappe fort, un bon coke glacé
fera du bien. Rendu à destination, j'entre dans l'édifice. Mon compagnon de
route qui pourtant disait y avoir affaire aussi, reste à l'extérieur. Je
remarque, sans plus.
Sur le chemin du retour, nous
faisons, à sa demande, une halte dans un petit parc situé en face d'une piscine
publique, rue Rachel. Parlons philosophie, de Teilhard de Chardin, auteur de
plusieurs ouvrages : Phénomène humain, Énergie humaine, Activation de
l'énergie, bref, la nécessité d'être utile à la société. Soudain, il laisse
tomber, innocemment, dans un coq-à-l'âne aussi gros que l'Empire Stade Building
de New York, l'expression « journaliste
d'enquête ».
Dans ma tête, ça fait clic.
Passer du coq à l'âne, sans transition, est une tactique couramment utilisée
dans les interrogatoires policiers. Elle consiste, mine de rien, à ne glisser
qu'un ou deux mots pour lancer l'interlocuteur sur une autre trajectoire,
souvent en détournant la tête. Quand quelqu'un regarde ailleurs, on peut
présumer qu'il attache peu d'importance au sujet, n'est-ce-pas ? Efficace,
quand l'âne n'est pas trop gros. Sauf que là, il vient de laisser tomber dans
la conversation l'équivalent d'un édifice de cent étages
Je fais illico le recoupement
avec Norbert. Depuis le temps que je fréquente les milieux communautaires, je
ne l'y ai jamais entendue, ni ailleurs du reste. Et voilà qu'elle refait
surface peu après mon aveu à Norbert. Tout en lui parlant, j'attache ensemble
les faits : plus tôt dans l'après-midi, il semblait chercher quelqu'un par
dessus le toit des autos ( après coup, je réalise que c'était moi qu'il
cherchait, donc qu'on l'avait prévenu de mon passage sur Mentana ) ; le paquet
de cigarettes et la canette de coke ( petites gâteries incitant à la confidence
) ; sa venue à Travail-Québec où il n'est pas entré ; sa grande gentillesse
alors que nous avions déjà eu une prise de becs dans le passé au cours d'une
discussion politique, qui l'avait passablement refroidi à mon égard ; et
finalement, l'expression « journaliste
d'enquête ». Trop de ficelles pour que sa démarche soit l'effet du
hasard.
On m'a déjà dit qu'il a ses
entrées auprès d'un membre du personnel du député péquiste de
Ste-Marie-St-Jacques, André Boulerice. Est-il un civil ? Je n'ai pas assez
d'éléments en main pour l'affirmer de façon certaine, et n'en aurais jamais
d'autres puisque je n'aurai plus l'occasion d'échanger avec lui. N'en réalise
pas moins qu'il y a là matière à réflexion.
Je lui parle vaguement d'un
document que je prépare, et compte photocopier et distribuer gratuitement aux
médias montréalais. Lui dis avoir remarqué certaines choses au cours de mon
passage en milieu communautaire, sans indiquer à quoi je fais allusion. Ajoute
tout de même que je ne vise pas les dirigeants de ces organismes, mais le
pouvoir politique, le seul responsable. Ensuite, je fais bifurquer la
conversation sur un autre sujet.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1.
Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l'icone du livre, dans
la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que
j'ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j'ai continué et continue toujours d'en apprendre. Aucune université
de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement,
bénévolement.
News du dimanche 30 mars 2008---------------
■
Le Che, un combattant - Che Guevara compte de nombreux admirateurs dans le monde, particulièrement en
Amérique Latine. Il combattait des dictatures répressives où aucun progrès
social n'était possible. Lorsque des criminels de l'extrême droite détiennent
le pouvoir, que toutes les portes du changement sont verrouillées à double
tour, pas d'autres choix que de prendre les armes : dans une démocratie
(une vraie, est-ce que le cela existe ?), et même dans un Étau Policier comme
le nôtre, ce ne serait pas acceptable.
Le
Che n'était pas fait pour les grands salons où on marche à pas feutrés sur
d'épais tapis, cigare de La Havane à la bouche. Sa grande révolte intérieure
était son moteur, la jungle, son terrain de prédilection. Prêt à tout pour
libérer les camarades opprimés, emprisonnés, torturés et mettre fin aux
tueries. Castro, lui, c'est une autre histoire.
Un
grand idéaliste, le Che, qui a laissé sa marque dans l'histoire. Encore
aujourd'hui, on lui porte hommage, dans un mélange de nostalgie et de
tendresse.
Durée 04:17
http://www.dailymotion.com/video/xmyvs_comandante-che_music
HASTA
SIEMPRE
Aprendimos a quererte
Desde la histórica altura
Donde el sol de tu bravura
Le puso un cerco a la muerte
Refrain
Aqui
se queda la clara
La entrañable transparencia
De tu querida presencia
Comandante Che Guevara
Tu mano gloriosa y fuerte
Sobre la historia dispara
Cuando todo Santa Clara
Se despierta para verte
Refrain
Vienes quemando la brisa
Com soles de Primavera
Para plantar la bandera
Com la luz de tu sonrisa
Refrain
Tu amor revolucionario
Te conduce a nueva empresa
Donde esperan la firmeza
De tu brazo libertario
Refrain
Seguiremos adelante
Como junto a ti seguimos
Y com Fidel te decimos:
Hasta siempre, Comandante
Refrain
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier - Norbert m'avait suggéré
d'aller manger à l'Armée du Salut, situé au coin de Guy et St-Antoine, où, me
répétait-il, les repas étaient de meilleure qualité et gratuits. L'idée me
plaisait, j'y voyais l'occasion d'enquêter dans un autre milieu. À quelques
reprises, nous nous y sommes donnés rendez-vous. Le seul problème, et il était
de taille pour un journaliste faisant enquête : cette cafétéria, aussi vaste
qu'un gymnase, était peu fréquentée, à peine une vingtaine d'usagers s'y
éparpillaient un peu partout, chacun pratiquement isolé dans son coin. Je me
sentais aussi un peu seul dans ce secteur où les piétons se font plutôt rares.
J'avais toujours la crainte d'un dérapage policier, dans ce cas-ci par usager
interposé... Certains avaient, comme on dit, des mines patibulaires.
Lors de notre dernière rencontre
à cette cafétéria, à l'été 1998, je remarque que Norbert et Gilberte jouent la
carte de la convivialité. Je les connais assez bien pour savoir qu'ils ne
disent et font rarement quelque chose sans avoir une idée en tête. Après le
souper, Norbert me montre même son auto, une compacte, deux portes, la
peinture, rouge, brûlée par le soleil, et qui a de toute évidence beaucoup de
kilométrage dans le corps : le rouge, couleur symbolique... On peut avoir
quelques raisons d'exhiber une voiture flambant neuve achetée les jours
précédents. Mais cette vieille affaire-là ? D'autant qu'elle appartient fort
probablement à la police de l'île de Montréal.
L'atmosphère est relaxe. On jase
de façon décousue comme entre vrais bons copains. Je m'abandonne, pas trop. Mes
sens sont un peu en alertes, appréhendent je ne sais quoi. Vont-ils me proposer
une balade ? Histoire de mettre les pendules à l'heure, j'allonge le cou pour
en identifier la plaque d'immatriculation. Gilberte me voit faire, se raidit,
interroge aussitôt Norbert du regard. Petite brise froide, ponctuée d'un
silence. Puis la discussion se réchauffe de nouveau. À un moment donné, Norbert
me compare à un intellectuel. Lui dit me définir plutôt comme un généraliste,
un... « journaliste d'enquête ». Sur le coup, je regrette un peu cet aveu spontané.
Depuis le tout début de mon
arrivée dans le milieu communautaire, Norbert sait que je suis journaliste,
mais là, je viens de lui suggérer l'idée que je fais une enquête
journalistique. Pas pris le temps de réfléchir avant de parler. Le regrette,
mais en même temps suis content. Ambivalence probablement attribuable à tout ce
que je sais désormais de l'underground policier, que le démocrate que je suis
n'arrive pas digérer.
Ce ne sera d'ailleurs pas la
dernière fois que je révélerai des choses que j'aurais dues cacher. Ainsi qu'en
témoignent la suite des événements, ma franchise me desservira plus qu'elle ne
me sera utile. S'il est vrai qu'elle me permettra de rencontrer davantage de
civils, en contrepartie elle incitera la police à monter d'un cran sa
répression. L'air de " Montréal, ma ville " deviendra
particulièrement malsain pour l'auteur de ces lignes : la ville de qui, au
fait ?
Lisez au complet toutes les pages du tome 1.
Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l'icone du livre, dans
la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que
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enquête, j'ai continué et continue toujours d'en apprendre. Aucune université
de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement,
bénévolement.
Cependant, j'accepte les dons de 2$ et plus.
Si vous pensez que mon enquête, mes trois livres et la chronique que je publie
chaque jours dans les ACTUALITÉS sont utiles à la société, cliquez sur PayPal,
dans la colonne de droite : dans quelques semaines, les tomes 2 et 3
seront offerts gratuitement sur mon site. Cet argent m'aide un peu à défrayer
les coûts associés à l'entretien et au développement du site : je dois
faire appel aux services d'un programmeur.
News du samedi 29 mars 2008---------------
■
Rationalisme extrême et nazisme (Suite) - Enquête sur le foie gras IGP Sud-Ouest, en France, certificat d'origine
contrôlée sous lequel sont produites les plus grandes marques.
Durée 03:28
http://www.dailymotion.com/video/x4umw7_foiegrasigp_animals
Une
association hollandaise a gavé au yaourt Giel Beelen, de la télévision des
Pays-Bas, qui a exprimé ainsi son opposition à la suralimentation forcée des
oiseaux pour le foie gras. Le dialogue est en néerlandais, mais la traduction
n'est pas nécessaire.
Durée 04:15
http://www.dailymotion.com/video/x3cqeo_gavage-humain-pour-protester-contre_fun
■ Rationalisme extrême et nazisme - Ce film
documentaire americain, sous-titré en français, traite de la place de l'homme
dans la nature et son action négative sur le monde animal.
EARTLINGS est une
chronique des pratiques des plus grandes industries actuelles, dont les profits
dépendent tous de l'exploitation animale. Dans ce docu, on a utilisé des
caméras cachées.
Durée 01H35:28
http://cvr.vodpod.com/video/726784-earthlings-terriens-
sous-titres-fran?c=sort.popularity
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier - À Montréal, le Comité
social Centre-Sud, police oblige, est l'un de!ces autres organismes travaillant
main dans la main avec les civils. Je le sais pour l'avoir fréquenté presque
tous les jours pendant cinq mois. Quelques exemples de cette... osmose
police-collabos. En avril 1998, après avoir offert mes services comme bénévole,
suis intégré au sein du Comité organisateur de la fête de la St-Jean et nommé
responsable des communications.
Peu après, Norbert l'ayant
appris de je ne sais qui, me fait remarquer que je suis « très actif ». Lui rétorque : « très actif non, mais actif oui. »
Quelques jours après, il revient à la charge, cette fois manifestement agacé :
« Là, tu vas t'infiltrer icitte
(sic) ? » Oui, il a bel et bien
dit " infiltrer ". Je
lui explique que l'organisme a besoin de bénévoles, et même épinglé un message
à cette fin sur son tableau d'affichage, dans le petit hall d'entrée. La police
avait réussi à me déloger de Jeunesse au Soleil et de la Maison des amis du
plateau Mont-Royal, j'ai compris qu'elle me délogerait aussi de ce comité
organisateur.
Par la suite, des civils et
leurs collabos ont poursuivi leur beau travail. Appelons plutôt ça des riens
significatifs, en somme d'autres gouttes d'eau venant s'ajouter à celles déjà
dans la verre. Je voulais proposer que le comité organisateur lance un concours
du chapeau le plus extravagant : chapeaux empruntant la forme de l'Hôtel de
Ville de Montréal, du stade olympique, du pont Jacques-Cartier, etc. J'estimais
que cette activité inciterait des résidents du quartier à participer
concrètement à la réalisation de l'événement, en tout cas à au moins ce volet.
Autre avantage : ils pourraient
confectionner leur petit chef-d'oeuvre dans la grande cafétéria, ce qui
créerait une certaine... osmose, susciterait d'autres adhésions. Le rôle d'un
comité social comme celui-ci n'est-il pas de rayonner dans son milieu ? Il le
fait déjà, remarquez bien, mais tout est tellement aseptisé par les civil, le
gardien de sécurité et des employés et bénévoles mouchards de l'organisme que
cela est plus près du sarcophage de la momie égyptienne que de l'édifice de
brique et de béton ouvert à tous, sans discrimination, et bourdonnant
d'activités.
Avant la réunion du Comité organisateur,
j'avais donc dessiné quatre modèles de chapeaux sur l'un des tableaux :
l'organisme loge dans une ancienne école, d'où les tableaux. L'une des
employées arrive, dit avoir besoin du tableau. Lui souligne qu'il y en a deux
autres qu'elle pourrait utiliser, l'un juste à côté du mien, le deuxième sur
l'autre mur. Essaie de l'en convaincre, peine perdue, madame insiste et, sans
même obtenir mon consentement, efface d'un geste autoritaire tous mes dessins.
À la réunion suivante, je
constate que les deux membres en faisant partis, dont madame, se foutent
carrément de ma gueule. Quand j'interviens pour donner mon opinion, ils ne
prêtent aucune attention à ce que je dis, continuent de parler entre eux comme
s'ils ne m'avaient pas entendu. Je monte un peu le volume pour manifester ma
présence. Ils me regardent un bref instant, puis reprennent leur conciliabule.
Quelque temps après, je croise sur le seuil de la porte donnant accès à la
cafétéria, celui qui échangeait avec madame. Le salue chaleureusement, la main
sur son épaule, lui souris. Il enlève lentement ma main, avec un dédain
manifeste, et continue son chemin sans dire un mot...
Il y a aussi ces autres riens
significatifs dont l'action se déroule dans la salle des ordinateurs du Comité
social. J'y travaille à la conception d'une circulaire amusante annonçant la
St-Jean, que nous pourrons photocopier, distribuer dans le quartier et afficher
sur les poteaux de téléphone. Rémy, responsable des ordinateurs, est présent.
Le lendemain, je ne retrouve plus mon fichier sur le disque dur. M'en informe,
il m'apprend que chaque jour, il faut mettre son fichier sur disquette parce
qu'il y a des cours d'informatique le matin et que le prof efface les fichiers
non pertinents. Pourquoi ne m'en a-t-il pas averti la veille ? Une couple
d'heures de travail perdues qu'il me faut reprendre.
Le surlendemain, Rémy s'empare
de la souris et efface l'en-tête que j'ai conçue. Je le lui reproche, il nie
l'avoir fait. Pourtant je n'ai pas rêvé : elle a disparue. Suis infographiste
et travaille sur des ordinateurs depuis dix ans, je connais ça. Quelques jours
après, il m'attribue un autre ordinateur, mais il ne fonctionne pas. Avant que
je ne m'en rende compte, l'autre employée, madame, s'est déjà installée devant
celui que j'utilise habituellement, je dois attendre qu'elle ait fini son
travail.
Pourquoi le mien alors qu'il y
en a trois ou quatre autres sur la longue table ? De toute évidence, on crée
artificiellement diverses situations pour me faire sortir de mes gonds. Des
niaiseries, j'en conviens, prenant cependant une connotation particulière quand
vous savez qu'elles sont concoctées par la police. D'autant qu'elles
s'ajoutaient à la répression que je subissais quotidiennement dans la rue. En
me harcelant, on cherche à me faire démissionner du comité.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1.
Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l'icone du livre, dans
la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que
j'ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j'ai continué et continue toujours d'en apprendre. Aucune université
de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement,
bénévolement.
News
du vendredi 28 mars 2008---------------
■ L'ONU condamne le film «anti-islamique» du
Hollandais Geert Wilders (suite)
- Le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a condamné aujourd'hui, « dans les
termes les plus vigoureux, la diffusion du film anti-islamique et insultant de
Geert Wilders », intitulé Fitna.
« Nous
devons (...) reconnaître que le véritable fossé n'est pas entre les
sociétés musulmane et occidentale, comme certains aimeraient nous le faire
croire, mais entre ces sociétés et de petites minorités d'extrémistes de tous
bords dont l'intérêt personnel est d'inciter aux hostilités et aux conflits »,
insiste Ban Ki-moon.
Lisez sa déclaration ici
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=
16215&Cr=BKM&Cr1=islam
■ Suisse : comment réussir son
euthanasie - En France, le suicide est interdit. Récemment, Chantal Sébire, atteinte d'une
maladie qui l'avait complètement défigurée (vous avez vue sa photo ? Moi,
oui : affreux !), est passée à l'acte. Seule, sans aucun soutient.
Le
Canada a connu quelques cas aussi. Une Québécoise a dû mettre fin à ses jours
en Suisse : elle ne pouvait plus supporter des douleurs qu'aucun
médicament ne pouvait neutraliser.
Une
autre, atteinte d'une maladie dégénérative, qui l'étouffait tranquillement, et
un petit peu plus à chaque mois, a dû agir clandestinement. La Cour suprême du
Canada lui avait refusé le droit au suicide assisté. Ne le lui reprochons pas,
son rôle étant de statuer si légalement elle pouvait lui permettre ou pas. Mais
reprochons à nos députés canadiens d'être insensibles aux douleurs des
autres.
Bon,
revenons à la Suisse, qui est en émoi depuis qu'une association propose
d'envoyer à ses "clients" un nécessaire pour se suicider grâce à de
l'hélium. (La meilleure recette, sans douleur : inhaler de l'éther, un
anesthésique, sur la rive d'un lac. Vous tombez à l'eau sans le savoir et
c'est fini.)
Lisez l'article ici
http://www.rue89.com/2008/03/28/un-nouveau-
kit-euthanasie-cree-lemoi-en-suisse
■ Entrevue au sujet du film néerlandais
(suite) - Marie Simon du magazine L'Express.fr interroge Olivier Roy, chercheur au
CERI/CNRS (Centre national de la recherche scientifique, en France) et
spécialiste de l'islam. Opinion méritant d'être connue.
C'est
au nom de la liberté d'expression que j'ai décidé de publier sur mon site
l'adresse de l'extrait du film.
L'entrevue ici
http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=469037
Même extrait du film que plus bas
http://www.liveleak.com/view?i=7d9_1206624103
■ Extrait du film Fitna du
député néerlandais Geert Wilders - Depuis quelque temps, on en parlait beaucoup sur le web. L'accès de diffusion
sur l'Internet lui était interdit, parce que, disait-on, anti-islam. Voilà
qu'il est maintenant disponible.
Regardez la vidéo ici. Dépêchez-vous pendant qu'il est
encore temps
http://www.liveleak.com/view?i=7d9_1206624103
■ Une
nouvelle mode est née chez des ados mexicains - La mode
ÉMO, du mot émotion. Le look dérange, beaucoup, au point de susciter une
certaine violence. Comment vous le décrire ? Ce qui frappe le plus, les deux
couleurs encerclant les yeux. Sur la photo, que wous verrez à l'adresse où je
vous envoie, un épais cercle noir est suivi d'un cercle rose, qui s'étend
au-dessus des sourcils et se prolonge sur les côtés du visage. Ça ressemble à
des lunettes.
J'ai
bien hâte de voir si des ados québécois l'adopteront et, surtout, les gros yeux
de désapprobation dont ils seront la cible : civils et collabos, directeur
d'écoles (il y a des couleurs interdites dans les écoles), etc. Souvenez-vous
de ce qu'on disait lorsque le petit sac à dos a fait son apparition dans
l'espace public. De ce que disaient aussi de savants psychologues lorsque le
baladeur à commencer à se répandre : des jeunes anti-sociaux, enfermés
dans leur bulle, préférant s'isoler de la société en écoutant de la musique
dans des écouteurs.
Notse
société a bien plus besoin des marginaux pour s'aérer, se régénérer que des
intégrés, un peu beaucoup intégristes sur les bords, rejetant tout ce qui n'est
pas eux, ne leur ressemblant pas. Il ne leur faut pas grand-chose pour grimper
dans les rideaux ou sauter au plafond. Allez, les ados, maquillez vous à la
mexicaine et, à ceux qui vous jetteront des regards noirs, pointez l'index vers
le haut.
Lisez l'article à cette adresse. Il est accompagné
d'une photo
http://libertesinternets.wordpress.com/2008/03/27/vague-de-violence
-anti-emo-au-mexique-bizarre/
Si vous voulez en savoir plus sur cette nouvelle forme
d'expression
http://www.wikihow.com/Be-Emo
■ Les fabricants d'infos : une
vidéo pour comprendre les dessous du montage - C'est l'un des éléments présentés en France lors de la tenue, du 17 au 22
mars 2008, de la 19ième Semaine de la presse et des médias à l'école. Ainsi que
l'explique les auteurs, s'agit d'une vidéo didactique et humoristique où on
aborde de nombreuses thématiques d'éducation aux médias (objectivité,
subjectivité, angle, effet Koulechov).
(NDLR :
L'objectivité n'existe pas. On ne peut pas donner 50% d'antenne à Hitler et 50%
à des juifs témoignant des crimes nazis. Le rôle du journaliste est de défendre
les victimes, pas les bourreaux. La seule notion valable en journalisme est
l'honnêteté.)
Au sommet de la page s'affichant, dans la colonne de
droite - Durée 06:54
http://latelelibre.fr/index.php/2008/03/semaine-de-la-presse-
et-des-medias-dans-lecole/
■ Freez à la gare de Lyon - Freez ? Un groupe de personnes se donnant rendez-vous au même endroit et
s'immobilisant à la même heure pendant 1 minute ou plus. Dans cette vidéo,
l'endroit choisi était la gare de Lyon, où vont et viennent de nombreux
passagers, ignorant encore ce qui se prépare. Le rendez-vous était fixé à 20h42
pour un freez de 90 secondes, entre 200 et 300 personnes étaient attendues...
Écoutez
les commentaires, à la fin de la vidéo. Vous comprendrez mieux le pourquoi de
cette démonstration silencieuse.
Durée 02:48
http://latelelibre.fr/index.php/2008/03/freezing-gare-de-lyon/
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier - À une autre occasion,
Genrge et moi s'éternisons après le repas. Les usagers ont quitté un à un la
grande cafétéria, le calme est revenu, moment idéal pour échanger. Lui raconte
que Péladeau, le fondateur du Journal de Montréal, avait commencé à brasser des
affaires en vendant des arbres de Noël. George réplique que c'est en publiant des
petits journaux jaunes qu'il a commencé à faire de l'argent, pas en vendant des
arbres. Et sans que je ne m'y attende, le voilà qu'il enchaîne en me signalant
que je trouverais cela pénible de publier semaine après semaine un petit hebdo
du genre, « avec seulement des photos de
fesses de femmes et des seins, page après page, numéro après numéro », me répète-t-il à un rythme accéléré, et en insistant pesamment. Je sens son
mépris pour les petits journaux jaunes.
Réalise surtout que là, il ne
vise plus Péladeau, mais moi. Et qu'il fait une allusion directe, et on ne peut
plus claire, à une confidence que j'avais faite environ trois ans plus tôt à
une danseuse, dans un bar du centre-ville où il m'arrivait à l'occasion de
prendre une bière pour relaxer et me rincer l'oeil. Me souviens très bien du
contexte. À l'époque, la danse contact, appelée aussi « danse à 10$ », était interdite.
J'avais dit à celle-ci que le
pouvoir politique n'a pas à décider des loisirs sexuels entre citoyens majeurs,
vaccinés et consentants en plus. Il n'a pas à mettre le nez dans des questions
à caractère moral, il peut encadrer, pas interdire. Lui avais fait part de mon
intention de lancer éventuellement un magazine pour défendre les loisirs
sexuels entre adultes. L'allusion du galonné était claire, le recoupement s'est
fait automatiquement dans ma tête. Et d'autant plus que c'est vraiment la seule
fois où j'ai confié ce projet à quelqu'un. Lui avais même chuchoté qu'en
matière de répression sexuelle, la police était pire que nos curés des années
1950. Il devait savoir aussi...
Cette anecdote démontre qu'à
Montréal, la Cité policière, et ailleurs dans le monde, il faut prendre garde à
ce qu'on dit parce que nos propos peuvent se retrouver dans la mégabanque
informatisée de la police et nous rebondir à la figure quelques années plus
tard. Vous êtes en présence d'une jolie femme, elle vous inspire confiance,
vous vous permettez certaines réflexions et, sans le savoir, elle rapporte tout
à la police.
Quand j'affirme et répète que
les civils sont infiltrés partout et que, aidés de citoyens mouchards, ils
collectent le plus de renseignements possible sur le plus grand nombre de
citoyens, nous en avons là une démonstration convaincante. Je ne crois pas qu'à
La Havane, sous la dictature du tyrannosaure Castro, on puisse se permettre de
telles remarques. Mais à Montréal, une ville faisant partie intégrante d'un
pays démocratique, n'ai-je pas le droit et la liberté de dire tout haut ce que
je pense, sans être importuné par un flic ? La liberté d'opinion ne vaut rien
si elle ne s'assortit pas de la liberté de parole, de chercher à persuader et
de publier ou diffuser.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1.
Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l'icone du livre, dans
la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que
j'ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j'ai continué et continue toujours d'en apprendre. Aucune université
de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement,
bénévolement.
Cependant, j'accepte les dons de 2$ et plus.
Si vous pensez que mon enquête, mes trois livres et la chronique que je publie
chaque jour dans ACTUALITÉ sont utiles à la société, cliquez sur PayPal, dans
la colonne de droite : dans quelques semaines, les tomes 2 et 3 seront
offerts gratuitement sur mon site. Cet argent m'aide un peu à défrayer les
coûts associés à l'entretien et au développement du site : je dois faire
appel aux services d'un programmeur.
News du jeudi 27 mars 2008---------------
■ Un appel de
Shirin Ebadi, prix Nobel de la Paix - Appel en faveur de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH),
organisme indépendant : «Mobilisons-nous pour un monde plus juste.»
Déclaration de Shirin Ebadi
http://www.fidh.org/spip.php?rubrique719
Site de la FIDH - version française
www.fidh.org
La FIDH : 155 organisations de
défense des droits de l'Homme à travers le monde
http://www.fidh.org/rubrique.php3?id_rubrique=789
■ France : Toulouse s'attaque à des
pauvres - Petite histoire de citoyens sans emploie qui, essayant de gagner un peu
d'argent pour garder leur logement et avoir de quoi se mettre dans l'estomac,
vendent des biens de seconde main dans des marchés de bagatelle. Des flics
municipaux arrivent, arrêtent des gens, balancent des habits et autres
marchandises dans des bennes à ordure. Opération réussie : ces gens qui
n'avaient presque rien, n'ont désormais plus rien.
Durée 09:05 - Cliquez sur la flèche, à gauche
http://infoblog.samizdat.net/une-rafle-mediatisee-malgre-elle-a-toulouse
■ Préférence de
la Gendarmerie royale du Canada pour
la gégène, le Taser (suite) - Beaucoup de corps policiers occidentaux sont tombés en amour avec cette
version moderne de la gégène, un instrument de torture : le pistolet
Taser. Ils ne risquent plus de se décoiffer, friper et salir leur beau pantalon
propre lorsqu'ils arrêtent quelqu'un, une décharge de 50 000 volts
suffit, parfois (ou souvent?) plus d'une.
Ainsi
qu'on l'a lu plus bas, une enquête effectuée par Radio-Canada, CBC et Canadian
Press démontre qu'à la Gendarmerie royale du Canada l'usage du Taser a augmenté
de manière marquée, doublant à plus de 1000 par an au cours des deux dernières
années, après avoir été d'environ 600 en 2005.
Mais
ce n'est pas tout ! Ce corps policier censure maintenant
des éléments d'information que les policiers doivent inscrire au dossier chaque
fois qu'ils ont recours à leur arme électrique. Par conséquent, les Canadiens
sont beaucoup moins bien informés des cas d'utilisation de cette arme litigieuse,
et des circonstances dans lesquelles elle est employée.
Un porte-parole policier, Troy Lightfoot, a déclaré que des
analyses internes des rapports d'utilisation du Taser ont conclu qu'il est
employé correctement. Des éditorialistes et des critiques de l'opposition au
Parlement canadien affirment que ce corps policier exige qu'on lui fasse
aveuglement confiance sur cette question.
Lisez
cet article de La Presse Canadienne
http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2008/03/20080326-192021.html
■ Suisse : On se plaint de l'absence
de policiers - Au Québec aussi, il arrive à l'occasion que des citoyens et même des élus
s'en inquiètent. N'en voyant aucun circuler en uniforme, ils s'imaginent qu'il
n'y en a pas. Qu'ils se rassurent, ils et elles sont là, ou par collabos
interposés, mais habillés en civil. Et comme ils ont l'air de monsieur-madame
tout le monde, personne ne s'en rend compte. Pourtant, ils les saluent, leur
parlent, les invitent probablement chez-eux, ou les civils s'y invitent d'eux-mêmes.
À
Lac Bouchette, petit village du Québec où je demeure, une auto-patrouille de la
Sûreté du Québec passe sur la rue Principale une fois par jour. Seul moment où
on peut voir un uniforme policier. Est-ce à dire qu'entre-temps les citoyens ne
sont pas protégés ? Absolument pas, car ils et elles sont infiltrés au sein de
la population, des commerces et autres établissements, patrouillant aussi à
pied dans les rues du villages, mais habillés en civil. La patrouille est
surtout assurée par des femmes. Tout le monde pensant qu'il n'y a pas de femmes
dans la police, le pas-vu-pas-pris est assuré.
Voyez
la situation en Suisse
http://www.24heures.ch/pages/home/24_heures/l_actu/vaud/detail_vaud/(contenu)/209888
Ou si vous n'y arrivez pas, cliquez sur cette adresse
http://www.24heures.ch/
Dans la page s'affichant, descendez plus bas
colonne du centre, manchette :
La police de l'Ouest lausannois manque d'huile dans ses rouages
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier - Le plus hiérarchisé de
tous les civils de la Communauté urbaine de Montréal que j'ai connus est sans
aucun doute George, un pseudo retraité, homme réfléchi, modèle technocrate, fin
causeur, yeux brillants dans un visage triangulaire, dos un peu voûté, à moins
que ce ne soit une musculature haltérophilique.
Plus hiérarchisé pour deux
raisons. Il était toujours le centre d'attraction des autres civils. En sa
présence, ceux-ci parlaient peu, comme des élèves en présence de leur prof.
C'est George qui tenait le plancher. De plus, contrairement aux autres, il me
cachait à peine son appartenance à la police. Son grade le lui permettait-il ?
Cela n'en demeurait pas moins dans le domaine du non dit. N'ai jamais abordé le
sujet, de crainte qu'il ne se refroidisse et ne réponde plus à mes questions.
Il est le seul avec qui j'ai pu, à quelques très rares occasions, parler un
tout petit peu de son métier.
Un après-midi, alors que tous
les usagers de la cafétéria sont partis, je tente d'aborder avec lui la
question de la mauvaise foi colossale des civils à l'endroit des citoyens
qu'ils infiltrent. Sujet délicat. J'amorce la discussion en disant que moi, je
suis de bonne foi et m'attends à ce que... (mon interlocuteur le soit aussi,
simple question de respect)... Anticipant ce qui s'en vient, il ne me laisse
pas compléter. Quand tu soulèves une question un peu embarrassante pour un
civil, soit qu'il te coupe la parole ou s'en aille, sans avoir l'air de fuir,
lentement, l'esprit ailleurs, comme si tu n'étais déjà plus là. George ne fuit
pas, bien que le sujet l'embête un peu. Je tente de l'aider : peut-on parler de
mauvaise foi entre guillemets ? Il semble voir dans mon approche un peu de
malice de ma part. Mon propos l'agace, je n'ose pas insister.
Depuis cet échange, il fait de
gros efforts pour me démonter le contraire. Subtilité, désormais ce n'est plus
lui qui me tend des perches mais un tiers, quand ce ne sont pas deux tiers. Lui
se contente d'écouter mes réparties, tête baissée au-dessus de son assiette.
Quoique pas toujours... Lors d'un autre dîner, à la même cafétéria, j'aurai
l'impression de comparaître devant un juge. Cabaret en main, je repère George.
Il est seul, vais l'y rejoindre, m'assieds en face de lui. À peine ai-je pris
place que trois autres civils arrivent à la queue leu leu : Norbert, Olivier et
Gilberte. Je constate alors qu'on a collé deux tables. Ce qui n'est jamais
arrivé auparavant. Ça sent la mise en scène. Devant moi, le gradé, à ma droite
ses trois collègues. Ambiance un peu protocolaire, pour ne pas dire militaire.
George en profite pour me faire
passer un petit test psychologique. Me parle d'individus qui rejettent la
société. À mes yeux, c'est impossible, sains d'esprit s'entend. N'y a-t-il pas
au moins certaines choses qu'ils acceptent, ne serait-ce que les biens de
consommation, la télé, le hockey de la Ligue nationale ? Je n'y arrive pas
parce qu'il cherche insidieusement à me faire gober que mon refus d'accepter
l'omniprésence des civils émane du fait que je rejette la société. Obligation
il y aurait donc d'accepter l'inacceptable, l'Étau policier. Pour mieux me
faire comprendre ce qu'il insinue, il me place dans la situation du naufragé
ayant trouvé refuge sur une île déserte et qui, un matin, en voit un autre
arriver sur un radeau improvisé : « Ce
serait quoi ta réaction ? » me demande-t-il. Jouant à l'élève
obéissant, je réponds à mon prof qu'il aurait tout intérêt à s'en réjouir, qu'à
deux, ils trouveront peut-être une solution pour revenir à la civilisation.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1.
Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l'icone du livre, dans
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enquête, j'ai continué et continue toujours d'en apprendre. Aucune université
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News du mercredi 26 mars 2008---------------
■ Robert Reich : le
capitalisme menace la démocratie - Il estime qu'il y a un décrochage entre capitalisme et démocratie depuis l'émergence
d'un super-capitalisme né du renforcement de la concurrence, attribuable aux
nouvelles technologie, à la mondialisation et la déréglementation.
Les
PDG des grandes entreprises ne peuvent plus se permettre de prendre des
positions divergentes des intérêts des actionnaires. Ils ne peuvent plus
prendre en compte les intérêts des autres parties prenantes de
l'entreprise : salariés, fournisseurs, collectivités. Ce renversement crée
des problèmes majeurs, allant jusqu'à saper la démocratie.
Reich,
un économiste, est l'auteur du livre Super-capitalisme, dont la version
française est sortie au début de l'année. Il possède son sujet sur le bout des
doigts, explique clairement la situation. À lire, absolument.
Entrevue effectuée par Jean-Marc Vittori
http://www.lesechos.fr/info/inter/300235688.htm
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier - Le jour suivant, je me
rends au bureau de Travail-Québec renouveler ma demande d'aide sociale. Cela
fait, je me dirige ensuite vers la cafétéria. Il est environ 13h30. Les usagers
sont partis. À part du personnel de la cuisine occupé à nettoyer le comptoir,
frotter poêle et tables chauffantes Steinless, il y a, assis à la même table,
George, le galonné, Norbert et Louis. Je me dirige directo vers leur table,
cabaret en mains, lançant de loin à Norbert, à la blague, et même deux fois
plutôt qu'une : « Tiens, mon tortionnaire ! ». Il sourit.
Au moment où je m'apprête à
m'asseoir à leur table, Norbert me dit, l'oeil suspicieux, les lèvres arrondies
: « Micro, micro ? ».
Pense-t-il que j'ai enregistré la scène de la veille ? Sa remarque me fait
réaliser qu'il n'avait alors pas dit un seul mot, l'affrontement était muet,
tout était dans la mimique de ses yeux. Ou pense-t-il que je m'apprête à
enregistrer la conversation que nous allons avoir ? Lui retourne la balle : « Micro, micro ? », dis-je en passant la
main sous la table. Les choses en restent là.
Leur raconte ensuite d'où
j'arrive, ce que j'y suis allé faire, parle de mon livret de banque : « Avec les 57$ qui me restent, fais-je
remarquer, la fille de l'aide sociale a dû
trouver que j'avais pas beaucoup d'argent. Là, il m'en reste encore moins parce
qu'avant de venir ici, j'ai retiré 20$ au guichet automatique ».
George dit ne pas me croire,
que, de l'argent, j'en ai plein. Prétend m'avoir même déjà aperçu, une nuit, en
train de creuser un trou dans le Parc Lafontaine pour l'y cacher. Je rétorque
que moi, mon argent, je l'envoie en Suisse, ( où j'ai un compte numéroté ).
Norbert, la voix entrecoupée d'éclats de rire, me lance, en secouant la tête :
« Avec les suisses, ha ! ha ! ha ! Avec les
suisses, ha ! ha ! ha ! ». Lui, il fait allusion aux écureuils du
Parc Lafontaine. Seule fois où j'ai vu ces hommes-là rire d'aussi bon coeur.
Au cours de la conversation qui
suit, Louis, le troisième homme, m'apprend qu'il est gardien de sécurité. Les
bras m'en tombent, sans le laisser trop paraître. Toute une nouvelle ! Parce
que ce gars-là, je le connais très bien. Pendant plusieurs mois, on a fait du
bénévolat ensemble au resto Bouffe-Héberge. Dans ma tête, j'essaie de faire le
point. Certains éléments de réponses me viendront sur le coup, d'autres plus
tard. Cela suppose que la police en aurait embauché un pour l'infiltrer. Mais
pourquoi quand on sait qu'il fourmillait déjà de civils, dont certains y
faisaient même du bénévolat. Louis, gardien de sécurité ? Les ficelles sont
trop grosses. Évidemment, il ne peut m'avouer être un civil, cela ne se dit
pas. Et pourquoi maintenant et en présence des deux autres civils ?
L'impression que Louis joue le
rôle de celui ayant été témoin de méfaits. Impression devenant certitude quand
il ajoute que le président du resto était un gars facilement influençable, avec
l'air de dire que je l'avais influencé, sans préciser en quoi et en quelle
circonstance, ou si c'était en bien ou en mal. Le dit-il pour me passer le
message qu'il est au courant d'illégalités que j'aurais commises alors que j'y
étais bénévole ? Sa remarque fielleuse m'irrite au point où je menace de lui
écraser mon sandwich dans la face.
La complicité entre eux est
évidente, Louis sait que ses deux vis-à-vis sont des civils. Je me rends bien
compte que leur petite mise en scène n'est rien d'autre qu'une tactique de
harcèlement et d'intimidation. Tous ces petits coups d'épingle finissent par
laisser des marques psychiques. Ça vous empoisonne l'existence et incite à ne
plus jamais remettre les pieds à un endroit.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1.
Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l'icone du livre, dans
la!colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que
j'ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j'ai continué et continue toujours d'en apprendre. Aucune université
de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement,
bénévolement.
Cependant, j'accepte les dons de 2$ et plus.
Si le coeur vous en dit, colonne de droite, cliquez sur PayPal. Cet argent
m'aide un peu à défrayer les coûts associés à l'entretien et au développement
du site : je dois faire appel aux services d'un programmeur.
News du mardi 25 mars 2008---------------
■ De plus en plus de
festivals de films des droits de l'homme - On ne va pas s'en plaindre, bien au contraire. On souhaite même qu'il y en
ait encore davantage. Films et vidéos sont de puissants moyens de
communication. Ils contribuent à sensibiliser des citoyens sur des situations
intolérables prévalant un peu partout dans le monde.
Cependant,
il faut reconnaître que la salle d'un cinéma est un lieu restreint, à
l'audience limitée. Et que les cinémas commerciaux ne sont pas intéressés à en
présenter. L'idéal serait donc qu'ils soient tous offerts, moyennant
contribution, sur le web : il en est ainsi de plusieurs événements
intéressants, tels les jeux olympiques.
Cela
dit, passons au Festival international de films des droits de l'homme (FIFDH)
qui commence aujourd'hui, à Paris. Jusqu'au 1er avril, 32 films y seront
présentés.
Bande
annonce du FIFDH de Paris
Durée 02:08
http://www.dailymotion.com/video/x4sxrg_bande-annonce-
fifdh-de-paris-2008_shortfilms
Bande
annonce du film "Afrique dans la rue : la démocratie à Dakar"
projeté en avant-première au FIFDH de Paris
Durée 03:29
http://www.dailymotion.com/video/x4i65n_afrique
-dans-la-rue-la-democratie-a_politics
Site du FIFDH de Paris, où toutes les infos sont
disponibles
http://www.festival-droitsdelhomme.org/
■ Campements de fortune en banlieue parisienne - Nous sommes loin des Champs-Élysées, de la Tour Eiffel... Le reportage photos
de Diane Grimonet, la photographe des pauvres, en France.
Campements de fortune
http://www.dianegrimonet.fr/index.php?rub=176
Sur son site, elle développe différents thèmes :
logement, sans-abri, femmes, immigration en France, Islam en France
monde du travail, délinquance, art-culture-loisirs
http://www.dianegrimonet.fr/
■ Taser : l'École de police de Nicolet, au Québec s'apprête-t-elle
à imposer en douce... - ... le rapport concocté par la famille policière ? Selon le Journal de
Montréal, tous les chefs de police du Québec ont été convoqués à Nicolet, où on
leur remettra, aujourd'hui mardi 25 mars, le guide expliquant comment utiliser
cette arme à décharge électrique. Le quotidien précise que celui-ci a été
rédigé en tenant compte du rapport du ministère québécois de la Sécurité
publique dévoilé en décembre dernier.
Mais,
ainsi qu'on la vu (Référence : Archives de décembre, le 22, 2007), ce
rapport a été pondu par les 11 membres du Sous-comité consultatif permanent en
emploi de la force (SCCPEF), c'est-à-dire : 6
policiers (détenant de facto la majorité des voix : 6 sur 11), 3 fonctionnaires
du ministère de la Sécurité publique, 1 employé de l'École de police à
Nicolet, et 1 employé du Centre anti-poison du Québec. À l'exception de ce
dernier, les 10 autres sont liés à la loi et à l'ordre.
Aucun représentant d'organismes de l'extérieur :
Collège des médecins du Québec, Barreau du Québec, Ligue des droits et
libertés, etc. Les recommandations ont donc été élaborées entre membres d'une
même famille. Le ministre québécois de la Sécurité publique, le libéral Jacques Dupuis, n'a fait preuve d'aucune
transparence.
Lisez
l'article du Journal de Montréal rapporté par Corus Nouvelles
http://www.info690.com/nouvelle-guide_quebecois_sur_pistolet-805752-2.html
■ La Gendarmerie royale du Canada cache des infos sur le Taser - Selon une enquête conjointe effectuée par Radio-Canada, CBC et Canadian
Press, ce corps policier a utilisé le Taser plus de 4000 fois depuis sept ans.
En outre, le nombre d'incidents a augmenté de manière marquée, doublant à plus
de 1010 par an au cours des deux dernières années, après avoir été d'environ
600 en 2005. Et ce n'est pas tout !
Lisez l'article sur Cyberpresse
http://www.cyberpresse.ca/article/20080324/CPFRONTPAGE
/80324068/6730/CPACTUALITES
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier - Au cours de mon enquête,
il m'est arrivé de réagir émotivement. Seul moment où l'émotion a triomphé de
la raison, quoique pas complètement tout de même. J'appellerais plutôt ça un
dérapage accidentel mais contrôlé. J'étais à la cafétéria, dînais et discutais
de tout et de rien avec Norbert et Gilberte. Celui-ci entreprend alors ses
petits coups d'épingle, me coupant la parole, me reprochant, le ton baveux, de
trop élaborer quand je raconte quelque chose. Je passe près de lui rétorquer
que si je parle, c'est bien parce que lui n'a jamais rien à dire. M'en
abstiens, mon approche ayant toujours été d'éviter de braquer des civils.
Peu après, faisant allusion au
fait que je porte des vêtements neufs, il me fait remarquer qu'il y a aussi des
criminels qui s'habillent bien. Venant d'un citoyen, me contenterait d'en rire,
mais d'un flic... Je ne réagis pas, reste calme, extérieurement, mais à
l'intérieur je bouillonne. La raison l'emporte sur l'émotion... jusqu'au jour
suivant.
Le lendemain, Norbert, vient s'asseoir près
de ma table, sur un banc longeant le mur. C'est alors que la colère que je n'ai
pas extériorisée la veille éclate. J'ai très envie de taper un bon coup sur la
table. Je réussis tout de même à la maîtriser, mais pas le reste. Quand la
mesure déborde... D'une voix assez forte pour que les gens des tables voisines
m'entendent bien, je dis à Norbert : « Toi,
il faut que je te parle ».
Je m'approche à six pouces de
son visage, lui reproche ses petits coups d'épingle de la veille, l'accuse de
chercher à me déstabiliser, lui lance un défi : « Si tu as une seule preuve contre moi, ou plusieurs, peu m'importe,
passes moi les menottes immédiatement, dis-je en lui présentant mes
poignets, fais moi un procès et GAGNE ton
procès ! », en appuyant sur le verbe.
Complètement désarçonné, Norbert
se lève d'un bond, ne sait plus quoi dire, sinon répéter, en levant et baissant
à quelques reprises les bras : « Non ! non
! non ! non ! non ! non !... ». Ma colère l'a surpris. On dirait
qu'il cherche à calmer le jeu, je ne sais trop. Un peu comme s'il avait peur
des conséquences de mon emportement. Pas de moi, je ne suis pas menaçant.
Peut-être celle que des voisins de table se rendent compte, à la nature de mon
propos, qu'il est un civil. Des mots peuvent les avoir fait tiquer : preuve,
menottes, procès. Ou soupçonne-t-il un piège de ma part ? La présence peut-être
d'un autre journaliste dans la cafétéria et les conséquences médiatiques ? Il
peut le penser car je n'ai réagi que lendemain, ce qui m'aurait laissé
amplement de temps de le piéger.
S'écoule une bonne minute avant
qu'il ne retombe sur ses pieds. Il marche quelques pas en direction de la
porte. Puis il se retourne vivement et tout aussi vivement vient s'asseoir à ma
table, en face de moi. Ce n'est plus le même homme. Il est visiblement choqué
d'avoir été déstabilisé. Ses yeux sont mobiles, n'arrêtent pas d'aller de
gauche à droite et l'inverse. Semble ramasser ses muscles avant de bondir sur
moi. Avec tout le monde qu'il y a là, cela ferait beaucoup de témoin.
Je ne crois pas qu'il serait
passé à l'acte, ce n'est pas un gars violent. Après tout, je ne l'ai pas
insulté. Et puis ce n'est pas moi qui lui ai fait quelque chose mais lui, un
civil duquel je devrais m'attendre à ce qu'il me respecte plutôt que le
contraire. Finalement, nous nous calmons les nerfs. Je garde quand même pendant
quelques secondes mon regard furibond, je le sais, j'ai les yeux qui chauffent.
Autour, des usagés nous observent.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1.
Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l'icone du livre, dans
la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que
j'ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j'ai continué et continue toujours d'en apprendre. Aucune université
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News du lundi 24 mars 2008---------------
■ La trahison des médias (traditionnels) - C'est le titre d'un livre de Pierre Servent, publié aux Éditions Bourin. Démocratie malade de la « médiatique ». Plus de traitement ni
d'analyse, mais une émotionnalisation de l'information. Cela est particulièrement vrai à
la télévision, où l'émotion est devenue quasiment l'unique
vecteur de « communication »
avec les téléspectateurs. Médias de plus en plus assimilés à l'univers du
show-business. Marchandisation
de l'information. Les
citoyens et les décideurs ont les médias qu'ils méritent.
Lisez
l'article à l'adresse de ce blog
http://www.inter-ligere.net/article-16354232.html
■ Liberté dans le métro parisien - Performance du groupe Naturally 7, composé de Garfield Buckley, Rod Eldridge,
Warren Thomas, Jamal Reed, Roger Thomas, Dwight Stewart, Armand
"Hops" Hutton. Seulement des voix, pas d'instruments de musique. Il
reprend un succès de Phil Collins : In the Air Tonight.
Au
début, les passagers sont surpris, certains se détendront aussitôt et à la fin
plusieurs applaudiront, souriront, adresseront quelques mots à des interprètes.
Les robots (les stéréotypés, que nous sommes tous dans l'espace public) se
décrispent, sortent de leur bulle, s'humanisent.
Durée 05:12
http://fr.youtube.com/watch?v=AF-KagTq7qY
■ France : les enfants de
l'école primaire seront fichés - État civil, absentéisme, cursus scolaire, redoublements, aides par le
personnel spécialisé, évaluations, périscolaire, etc. Certains de ces
renseignements sont, pour le moment, facultatifs. Toutes ces données seront
nominatives au niveau de l'inspection départementale et académique. Un numéro
identifiant national sera attribué à chaque enfant.
Lisez
l'article de Sud Éducation
http://www.sudeducation.org/article2427.html
■ 7 ans après le G8 de Gêne (2001), l'ultraviolence
policière face au tribunal - 307 personnes avaient été interpellées lors de ce sommet international et
avaient subi de graver sévices. Un des manifestants avait été tué d'une balle
dans la tête. Des sentences ont été réclamées à l'encontre de 44 policiers,
carabiniers, agents pénitentiaires et médecins. Le verdict devrait être rendu
en mai. Le procès a permis de reconstituer les événements.
Lisez l'article
http://www.liberation.fr//actualite/monde/317301.FR.php?utk=011b7f1d
Ainsi
que vous le verrez sur la vidéo, la police s'était attaquée à des manifestants
pacifiques. Elle avait réussi à les confiner dans un cul-de-sac. Les images de
son intervention agressive sont suivies du témoignage d'Emanuele Tambuscio,
avocat du Genoa Legal Forum.
Visionnez
la vidéo plein écran, en cliquant à l'endroit que vous savez.
Sous-titres en français. Durée 09 :50
http://video.google.fr/videoplay?docid=457950110889936787&q=
G8+G%C3%AAne&total=99&start=0&num=10&so=0&type=search&plindex=0
■ Campagne internationale contre la
surveillance globale - Ses organisateurs décrivent dans un rapport détaillé l'implantation
progressive de mesures généralisées de surveillance dans de nombreux pays,
appuyées sur des objectifs ou discours antiterroristes.
Plusieurs
organismes y participent, entre autres : American Civil Liberties Union
(ACLU), Focus on the Global South, Statewatch et Globenet, qui vous invitent à
faire de même.
Lisez
l'article, colonne droite, sous la bannière d'ICAM
http://www.globenet.org/179.Campagne-internationale-contre-la.html
Lisez
le rapport (anglais) - 71 pages
Colonne de gauche, THE ICAMS REPORT - pdf
http://www.i-cams.org/Endorse.html
Ensuite,
si vous le jugez opportun
signez la pétition dans la même page
■ Les journalistes des médias
traditionnels ont
perdu le monopole de la parole - Des citoyens et aussi des journalistes alimentent bénévolement
des sites web invitant les uns et les autres à participer à la circulation de
l'information. La liberté d'expression y est plus grande, la durée des
reportages n'est pas limitée à soixante secondes ou une minute.
Les médias alternatifs n'arrêtent pas de prendre de l'ampleur. La
démocratie de libération, si chère au sociologue français Alain Touraine... se
fera sur le web. (Alain Touraine -
Qu'est-ce que la démocratie ? - Éditions Fayard)
Participants :
John-Paul Lepers, fondateur de LaTéléLibre
Pierre Haski, co-fondateur de Rue89
Carlo Revelli, fondateur d'Agoravox
Durée 05:50
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=35968
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier - Mais tout cela n'était
que du menu fretin, certes contribuant à alourdir les relations sociales et
inhiber quelque peu l'intellect, mais, à l'époque, c'est un danger collatéral
qui me préoccupait pas mal moins que la possibilité d'être agressé
physiquement. Car, à quelques reprises, la police en civil a réussi en effet à
m'effrayer. Celle-ci possède un arsenal complet d'armes psychologiques
redoutables. Pour elle, lancer des opérations semblables est l'enfance de
l'art.
Une déstabilisation m'a
particulièrement impressionné. Nous sommes un samedi, 11h du matin. En cette
fin d'hiver 1997-98, il reste encore un peu de neige. Les rues du quartier sont
vides. Je descends Baudry vers le sud, m'en vais dîner à la cafétéria du Comité
social Centre-Sud. Coin Ontario, une Asiatique, vêtue d'un manteau trois quart
rouge clair visible à mille pieds à la ronde, arrive à ma hauteur, me regarde
avec insistance : le rouge, une couleur à suivre dans les prochains
paragraphes. J'entre dans une tabagie acheter deux cigarettes. En ressort,
trois quatre minutes après, pour constater qu'elle n'a fait que traverser la
rue Ontario, m'attend, juste en face.
Je ne lui prête pas plus
d'attention qu'il ne faut. Les rues sont désertes, mais je n'en vérifie pas
moins à gauche s'il ne vient pas un véhicule, puis à droite... Oups !
J'aperçois le nez d'une auto-patrouille de la police, coin Ontario-Montcalm,
rue parallèle à Beaudry, et sur le même versant que moi. Au moment où
j'entreprends de traverser la rue, elle projette sa tête en avant en fronçant
les sourcils, l'air courroucé, comme si elle voulait m'en dissuader. J'entends
boum ! Regarde en direction du bruit, sur ma droite : l'auto-patrouille a
franchi Ontario et son conducteur, qui observait peut-être la scène, n'a pas vu
un obstacle qu'il a heurté. L'Asiatique fait alors un quart de tours, et s'en
va d'un pas rapide sur Ontario, direction est.
À la cafétéria, je prends un
cabaret, des ustensiles, un bol de soupe. Pendant que la préposée au service me
prépare une assiette de viande, s'amène à mes côtés un punk habillé chic. Il
porte attaché au thorax une pancarte où je vois le dessin d'une pierre tombale,
avec le RIP, l'année de naissance et de décès du défunt, un dénommé... Maurice
Barnabé. En fait, c'est de Richard Barnabé dont il s'agit, un chauffeur de taxi
qui est mort après avoir été maîtrisé avec plus de force que nécessaire par des
policiers de l'île de Montréal : l'après-midi même une manif à cet effet doit
justement avoir lieu quelque part dans le centre-ville. Les lettres sont rouge
clair, comme le manteau de l'Asiatique.
Peu après, deux autres punks,
eux aussi tirés à quatre épingles, un homme et une femme, viennent se joindre à
lui. Ils prennent place près de ma table, une allée seulement nous sépare.
Pourtant, ce midi-là, l'endroit est pratiquement vide, les tables inoccupées ne
manquent pas : plus tard, d'eux d'entre eux participeront à d'autres
déstabilisations à mon encontre.
Après le repas, retours chez moi
par le même chemin. Coin Beaudry-Ontario, côté nord, une femme en chaise
roulante. Elle est tournée dans ma direction, s'apprête à traverser Ontario.
Elle est vêtue de vêtements foncés et porte sur la poitrine un grand morceau de
tissu... rouge clair, comme les caractères de la pierre tombale de Barnabé et
le manteau de l'Asiatique. À une centaine de pieds en amont, un homme, nez
légèrement courbé, environ 6 pieds, mince, la trentaine. Il marche dans la même
direction que la " paraplégique ". Il cligne des yeux vers moi et,
réalisant que je l'observe, les recligne droit devant lui. Il n'y a personne
d'autre que nous sur la rue. Puis la femme descend du trottoir et, au lieu de
s'en venir dans ma direction, poursuit son chemin sur Ontario. J'en déduis
qu'elle s'est tournée vers moi pour s'assurer que je vois bien le tissu rouge.
Va pour une coïncidence, même
deux, mais plus de trois, c'est trop. Ce rouge clair détonne trop aussi dans ce
paysage désert et peu coloré de cette fin d'hiver. Je décode enfin le message,
mais curieusement la frousse ne me prendra qu'en soirée. J'interprète le
symbolisme ainsi : rouge clair = sang ; manteau rouge de l'Asiatique + RIP de
la pierre tombale et allusion à Richard Barnabé en lettres rouge clair =
deuxième Barnabé, moi-même ; " paraplégique " + chaise roulante +
tissu rouge clair = l'immobilité si je ne suis pas tué. Agression psychologique
assez costaude, considérant le contexte de répression policière où je baigne
chaque jour. Sans compter cette petite peur de l'agression physique, qui
revient ponctuellement et dont l'intensité varie, selon les occasions.
Cette fois, je suis déterminé à
identifier les deux acteurs du scénario. Je suppose que la " paraplégique
" n'en est pas une, et que la chaise roulante, il faudra bien la
transporter quelque part. Mon idée est de les surprendre montant dans un
véhicule, leur demander de s'identifier et noter le numéro d'immatriculation.
Mine de rien, je poursuis lon chemin, traverse Ontario, m'engage sur la
continuation de Beaudry, marche une dizaine de pas... puis reviens rapidement sur
Ontario. Surprise, les deux personnages ont disparu. Me dirige au coio
d'Ontario-Montcalm, ils n'y sont pas non plus, ni au nord, ni au sud. Les rues
sont désertes, je les aurais repérés tout de suite. Rebrousse chemin, regarde
aux fenêtres - il n'y a pas de vitrines dans cette partie de la rue - des
commerces sur Ontario, entre Montcalm et Beaudry, rien. Ils étaient sans doute
cachés dans une cours arrière, rue Montcalm, mais n'envisagerai cette hypothèse
que le lendemain.
En soirée, craignant vraiment qu'on
s'en prenne à moi physiquement, je téléphone à un journaliste. Absent de son
bureau, je lui laisse un message dans sa boîte vocale. M'identifie, explique
que je suis journaliste et fait une enquête sur l'underground policier
montréalais, que je me sens menacé par la police et que, comme je travaille
solo, sans personne pour protéger mes arrières au-cas-z-où, je compte sur lui
pour témoigner si jamais un incident se produisait.
Cette nuit-là, le sommeil
tardera à venir. J'ai vraiment peur pour la première fois de ma vie. À partir
de ce moment, ma perception de la police ne sera plus la même. Une couple de
jours s'écoule avant que je décide de retourner à la cafétéria. Le temps que
mon début de panique se dissipe et... le journaliste refasse surface. Je
m'impose une restriction : plus aucune sortie en ville après le coucher du
soleil, moment de la journée me semblant plus propice à des dérapages musclés.
Dans les jours suivants, je
verrai, sur le même trajet, deux fourgonnettes... rouges. L'une stationnée et
sans conducteur, m'obstruant le passage à cette même intersection
d'Ontario-Beaudry, côté sud ; l'autre, me doublant alors que je monte la côte
longeant la Biblio centrale de Montréal, sur Beaudry. Je reverrai également la
" paraplégique ", sur la rue Beaudry, près de Sherbrooke, mais sans
son fameux tissu rouge sang. À
l'été suivant, rue Mont-Royal-Est, je croiserai l'homme. On avait fermé
l'artère pour permettre aux commerçants d'y étaler et vendre leurs produits. Il
circulait au milieu de la rue et a feint de ne pas me voir. Me suis arrêté pour
le regarder aller, ai bien senti son regard périphérique.
Que ceux pensant que la police
considère l'affaire Barnabé comme une bavure mille fois regrettables, se
détrompent. On dit que la tactique de dissuasion consiste à montrer sa force
pour ne pas être obligé de s'en servir. Sophisme, parce que y recourir sur le
plan psychologique ce peut être aussi costaud que de la violence physique.
Autres faits significatifs.
Lorsque sortiront les premières New Beettle de Volkswagen, au cours de ce même
été, je confierai à Norbert et Gilberte que si mes moyens me le permettaient,
j'en achèterais une, de la couleur de ma chemise, bleue. Gilberte précisera,
d'un ton suffisamment appuyé pour que je saisisse l'allusion au scénario rouge
sang de Barnabé : « Non, toi, c'est le
rouge que t'aime, Jacques, hein ? Le rrrouge. » À d'autres
occasions, des civils glisseront dans leur conversation la couleur rouge,
parfois avec un petit air entendu : à Lac Bouchette, où je m'installerait en
juillet 1999, des civils de la Sûreté du Québec utiliseront des véhicules...
rouges pour me passer le message du sang, etc. J'en traiterai plus loin.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1.
Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre
pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l'icone du livre, dans
la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que
j'ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette
enquête, j'ai continué et continue toujours d'en apprendre. Aucune université
de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement,
bénévolement. Cependant, j'accepte les dons de 2$ et plus. Si le coeur vous en
dit, colonne de droite, cliquez sur PayPal. Cet argent m'aide un peu à défrayer
les coûts associés à l'entretien et au développement du site : je dois
faire appel aux services d'un programmeur.
News du dimanche 23 mars 2008---------------
■ Le groupe Radiohead... - ... Je vous l'ai déjà présenté, en
janvier dernier, je pense. La deuxième pièce de la vidéo est vraiment
exceptionnelle. Jetez un oeil de temps en temps au batteur, en arrière plan.
Pas aisé maintenir un rythme semblable. Ça demande de la concentration, du
souffle, de l'énergie, beaucoup.
Durée 52:19
http://music.aol.ca/article/radiohead-live/337/
■ France : les gagnants des
Big Brother Awards 2007 - Le Prix Spécial du Jury
est décerné, indique-t-on, à des personnes ou des institutions qui, par leur
activité inlassable ou leur négligence, ont porté atteinte à la sphère privée,
facilitant la violation des droits de la personne ou faisant la promotion de la
surveillance de l'individu ou des groupes.
Voyons
quelques uns des récipiendaires de cet événement annuel, qui s'est déroulé à
Paris, vendredi 21 mars. Ma préférence va pour ceux nommément identifiés.
Ministre
de l'Intérieur Michèle Alliot-Martie (UMP), pour son hyperactivité dans le
domaine de la vidéosurveillance : trois fois plus de caméras sur la voie
publique, caméras aux péages d'autoroute, caméras sur des drônes.
Groupe
TF1, pour la diffusion périodique d'émissions de propagande et de manipulation
sécuritaire.
Mention
spéciale à Google, pour sa collecte des données personnelles à large échelle en
refusant de se soumettre aux lois européennes et qui se lance maintenant dans
la récupération planétaire de notre ADN. D'autres entreprises sont récompensées
pour leur beau travail : banques du consortium BMS, ELSA (drônes),
QUADRI-France (drônes), Sirehna (taser), Taser France, etc.
Liste au complet ici
http://bigbrotherawards.eu.org/?page=liste-bba&annee=2007
Visiter aussi cette page où les infos
abondent
À signaler particulièrement : COLLECTIF REFUS ADN
http://bigbrotherawards.eu.org/Collectif-Refus-ADN.html
PS : Le Québec aura-t-il bientôt ses Big Brother Awards ? Je suggère le
prix ARA pour les journalistes et les élus prenant pour du cash tout ce que la
police leur dit.
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier - Au cours de ce même été,
Norbert me fait remarquer que certains préfèrent les stations de radio
populaires tandis que moi, je n'écoute que Radio-Canada FM, avec sa grande
musique classique. Étonnant qu'il le sache puisque je n'en ai jamais parlé à
personne. Comment l'a-t-il su ?
Un jour, j'avais téléphoné à
Radio-Canada, à un numéro mis à la disposition de l'auditeur ayant des plaintes
ou suggestions à formuler au sujet de sa programmation. Il y avait une émission
radio à caractère culturel que je trouvais particulièrement géniale, sauf sa
partie affaires publiques. On invitait toujours le même mec pour commenter
l'actualité, le genre ironisant sur tout un chacun, le seul à avoir toujours
raison. J'avais donc suggéré d'inviter aussi une contrepartie. Il est arrivé
que Norbert en fasse allusion en me demandant à brûle pour point ce que je
pensais de ce type. À l'époque, ma ligne téléphonique était-elle sous écoute ?
Coïncidence, peu après je croisais le gars en question, que je n'avais jamais
vu de ma vie en personne. Dans une petite rue résidentielle déserte, lui à
vélo, moi à pied.
Norbert m'a déjà raconté que
lorsqu'il voyage, il lui arrive de dormir dans son auto. Et s'il a besoin
d'uriner, il le fait dans un bocal. Ça lui évite de sortir. Curieux de hasard,
je vivais à ce moment-là dans une maison de chambres et je devais utiliser des
toilettes communes. Alors, j'employais parfois le même truc, la nuit, cela
m'évitait d'enfiler souliers, pantalon et tee-shirt. Drôlement informé, le
civil. Comment le savait-il ? Alors que j'agissais dans l'intimité de mon
appart, à l'abris de tout regard, en pleine nuit, et encore, rarement. Mystère
! Autre énigme. Lors d'une visite chez le dentiste, on m'a remis un stimulateur
gingival. Quelques jour après, Norbert en tenait un à la main et l'air de rien
s'amusait avec. Comment l'avait-il appris ?
À une autre occasion, je suis à
la Biblio centrale de la Ville de Montréal, sur Sherbrooke-Est, dans la salle
des Humanités, devant le rayon où l'on place les nouveautés. Pendant que je les
consulte, un barbu s'amène. Furetant chacun de notre côté, nous en venons à
échanger quelques mots. L'informe qu'à la biblio on peut naviguer sur le Web
sans frais pendant deux heures. Il me demande de quelle manière on s'y prend.
Lui en explique un peu les grandes lignes. Petit sourire en coin, il me confie
qu'un site l'intéresse en particulier. « Lequel
? » que je lui demande. « Le
musée du Louvres, en France ». Or il se trouve que la dernière
fois, c'est l'un des sites que j'ai visités... En mars 2000, le nombre de sites
Web atteignait les 56 millions, et le barbu est tombé pile dessus. (l'Actualité
du 15 juin 2000) La police surveille-t-elle les usagers de la biblio naviguant
sur l'Internet ?
Lisez au complet toutes les pages du tome 1.
Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils et défendre pacifiquement vos
droits et libertés. Un seul clic sur l'icone du livre, dans la colonne de
droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j'ai accumulées
pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j'ai
continué et continue toujours d'en apprendre. Aucune université de la planète
ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.
Cependant, j'accepte les dons de 2$ et plus. Si le coeur vous en dit, colonne de
droite, cliquez sur PayPal. Cet argent m'aide un peu à défrayer les coûts
associés à l'entretien et au développement du site : je dois faire appel
aux services d'un programmeur.
News du samedi 22 mars 2008---------------
■ Au sujet du 11 septembre 2001 - Selon Francesco Cossiga, l'un des présidents de la République qui a le plus
marqué l'histoire politique italienne récente, l'attaque aurait été planifiée
et exécutée par la CIA et le Mossad.
Lisez
l'article à cette adresse
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=32957
PS :
Moi, je n'arrive pas à croire cette histoire. Comme nombre d'entre vous, j'ai
visionné plusieurs vidéos sur le web traitant cette tragédie comme étant un
complot américain : CIA ou Pentagone. Je constate que toutes adoptent le
même scénario. On ne semble pas avoir pensé à l'hypothèse que des explosifs
aient été placés dans les édifices les semaines précédentes par des terroristes,
avec la complicité de gardiens de sécurité d'obédience islamiste travaillant
sur les lieux. D'où leur effondrement étage par étage et les explosions
entendues par des témoins.
Et
puis, il y a cet autre volet. Une opération de cette envergure nécessite la
participation de plusieurs personnes. Plus il y a de personnes dans le secret,
moins le secret est bien gardé. En outre, secret particulièrement lourd à
porter. Il y a tout de même eu près de 3000 morts et tout le chaos que l'on
sait. Comment être certain que dans dix ans, dans vingt ans ou plus, qu'un des
participants au complot ne serait pas rongé par le remord et ne dévoilerait pas
tout, par exemple dans un document dévoilé après son décès ?
Je
crois que s'il y a secret, il a trait aux explosifs installés par des
terroristes les semaines précédentes. Si cette hypothèse est fondée, ceux qui
savent auraient gardé le silence afin de ne pas effrayer la population,
particulièrement ceux travaillant dans des gratte-ciel. Le dévoiler serait
aussi démontrer que les USA sont facilement vulnérables, et sur plus d'un plan.
Contrairement aux adeptes du complot américain, je ne sais pas ce qui s'est
passé, je ne fais qu'extrapoler.
■ Québec : religions,
philosophie et médias - Dans les médias québécois, on parle de temps à autre de religions,
rarissimement de philosophie, pour ne pas dire à peu près jamais.
Pourtant les religions ne sont pas les seules à pouvoir transmettre au citoyen
un sens à la vie.
La
philosophie aussi, qui a l'avantage d'être basée sur le réel et non l'irréel.
Seulement voilà, faut aller à l'université pour acquérir ce savoir ou se
procurer des livres de philosophes. Vous en connaissez beaucoup qui en achètent
? Dans certaines écoles, on enseigne l'éthique. Je pense qu'on devrait ajouter
des notions philosophiques. Les jeunes, qui, généralement, ne sont absolument
pas attirés par le mystique, ont besoin d'un moteur dans la vie.
Le
temps est venu pour la société québécoise d'ouvrir un espace à la philosophie,
à la réflexion plutôt qu'à la croyance aveugle. Nécessité il y a de protéger
notre laïcité, qui est un terrain public neutre où aucune religion ne peut
accaparer le pouvoir et s'imposer à tous.
Charles
Taylor et Gérard Bouchard, coprésidents de la Commission de consultation sur
les pratiques d'accommodements reliées aux différences culturelles et
religieuses, déposeront bientôt leur rapport. Lors de leurs audiences tenues
partout dans la province, la question du port du voile a notamment été
soulevée.
Je
vous propose une entrevue avec Michel Onfray, un philosophe du quotidien,
diffusée sur France Culture. Dans un langage très accessible, il traite avec
beaucoup de conviction de ces questions. L'entretien est super intéressant.
Durée 19:45 - Le chargement est un peu lent, soyez patients
http://www.dailymotion.com/video/x4afga_michel-onfray-
france-culture-entret_politics
■ La liberté et l'avenir du journalisme
régional - Je n'ai pas enquêté sur le sujet, serais plutôt mal placé d'en témoigner.
Sinon d'un seul hebdo, celui d'une région où j'ai déjà habitée. Pendant des
années, il n'a rapporté que ce qui ne dérangeait pas le pouvoir en place et
l'élite marchande. Avec un seul journaliste en place, homme à tout faire,
incluant éditorial, couverture de conférences de presse et autres événements
insipides, prise des photos, relations publiques, etc. Semaine de travail trop
surchargée pour faire du vrai journalisme. Un job de fou et peu de moyens.
En
matière policière, on y publiait les activités de la semaine, sans identifier
les personnes, que la police affirmait avoir arrêtées sur le fait ou à la suite
d'enquêtes. Sans assurer le suivi judiciaire non plus. Pendant quelques années,
dans l'intro de cette chronique, on avait indiqué qu'elles étaient colligées
en... collaboration avec la police. Bref, celle-ci pouvait dire n'importe quoi,
sachant que le journaliste n'effectuait aucune vérification. De toute façon
cela aurait été plutôt mal vu par le proprio du journal, qui ne cherchait
surtout pas à créer des situations conflictuelles, mais bel et bien faire de
l'argent, tranquillement dans son coin.
Chaque
numéro ressemblait à l'autre, on y traitait toujours des mêles sujets soporifiques.
Régulièrement, un cahier thématique y était intégré, prétexte utilisé pour
vendre d'avantage de pubs : fête des mères, fêtes de fin d'année, rentrée
scolaire, etc. Souvent, il comptait beaucoup plus de pages que la partie dédiée
à l'information. Parfois même, plus proche de la circulaire publicitaire que
d'un journal. Beaucoup d'informations n'y circulaient pas.
En
outre, une chasse bien gardée du proprio et de l'élite régionale, surtout
politique. Le journaliste d'un média provincial ou national venant y enquêter
devait ménager les susceptibilités du lilieu, autrement c'était le tollé... de
l'élite.
Voyons
brièvement des cas prévalant à l'étranger, cela nous aidera peut-être à mieux
saisir ce que le Québec vit dans ses régions. En France, on fait le constat
suivant : création de médias alternatifs sur le web, diminution de
l'audience et des revenus de la presse régionale traditionnelle, c'est-à-dire
dans sa version papier et conservatrice.
Presse régionale : le journalisme du sens commun
http://www.la-clau.net/fr/editos/2008/00017.php
La presse régionale est-elle au rabais ?
Certains journaux manquent de sens
La presse régionale va-t-elle le rester?
http://www.la-clau.net/
■ YouTube Awards 2008 - Les prix ont été décernés jeudi. Je ne retiens qu'Avaaz, qui a produit la
meilleure vidéo politique : Stop the Clash of Civilizations. Ainsi qu'on
l'indique dans la documentation, la vidéo se veut un appel à lutter contre la
discrimination et les préjugés. Message efficace.
Durée 02:31
http://www.youtube.com/watch?v=WWyJJQbFago
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier - Il y a des jours où
j'ai besoin de souffler un peu, fuis la présence des civils. Simple besoin de
me libérer de leur emprise psychologique. Infiltrer ou être infiltré, c'est
finalement du pareil au même. Je me sens un peu comme une souris blanche à
laquelle un technicien de labo a injecté un virus, disons celui de la peste
bubonique. Et qui sait que le technicien lui fera passer régulièrement une
batterie de tests pour évaluer sa progression et ses ravages. Il est un fait
cent fois vérifiés que d'une rencontre à l'autre, les civils cherchent à
évaluer les effets de leurs déstabilisations sur votre équilibre mental. Si
votre tonus demeure intact, ils redoublent d'ardeur ou modifient leur approche.
Ces tactiques répressives sont potentiellement dangereuses, car elles épuisent
mentalement. Tous ces accrocs aux droits dépriment aussi.
Cependant, le sabotage de ce que
vous entreprenez nécessite un peu plus de travail sur vous-même. Vous vous
sentez comme si votre horizon était complètement bouché, sans espoir, sans
avenir. Car les civils, de Montréal ou d'ailleurs dans le monde, vous mettent
des bâtons dans les roues partout. Dans le jargon policier, on appelle ça geler
l'existence d'un citoyen. Sans qu'il ne sache pourquoi ni comment, celui-ci se
rend compte un jour que plus rien ne fonctionne dans sa vie.
Ainsi, ils vous nuisent le plus
possible dans vos démarches visant à obtenir un emploi, ou vous relancer en
affaires. Peu importe l'endroit où vous alliez, ils y passent immédiatement
après vous, ou téléphonent, et informent les personnes que vous avez
rencontrées de ce que je ne sais quoi à votre sujet. Vous n'en êtes jamais
témoin, n'en avez jamais la preuve. Mais lorsque vous rencontrez de nouveau ces
mêmes employeurs ou clients potentiels, vous vous rendez bien cnmpte que leur
attitude a changé à votre égard, sentez même un peu d'agressivité... quand ils
acceptent de vous revoir. Pourtant, lors de votre première rencontre, la
convivialité et l'intérêt étaient là. Incroyable, n'est-ce-pas ? Mais bel et
bien vrai, ainsi qu'en témoigne l'anecdote suivante.
André se prétend professeur. La
cinquantaine, six pieds, mince, le visage buriné par le soleil et marqué de
sillons. Ai fait sa connaissance à l'été 1998, chez un inconditionnel de la
police, le dépanneur de la rue Dorval -
nom fictif -, situé en face de chez
moi. De fil en aiguille, nous en sommes venus à se saluer, à échanger un ou
deux mots au passage. À quelques occasions, il m'était arrivé de dire au
proprio de ce dépanneur que Montréal était quadrillée de civils, que cela
donnait une bonne idée de la façon dont les choses devaient se passer à La
Havane. Or, un jour, sortant de son établissement, je croise André sur le
trottoir. Sans préambule, il me demande si j'estime vivre dans un État policier
comme à Cuba... Lui répond non, puisque nous élisons nos représentants,
démocratie aux quatre ans que les médias actualisent au quotidien.
C'est alors qu'il me menace, me
murmurant à voix basse, le visage proche du mien, qu'il est facile de « faire débouler un escalier à quelqu'un »
ou de faire en sorte qu'il ne trouve pas d'emploi. Répète le mot « emploi », les yeux ronds, faisant monter
et descendre ses sourcils. Son message est clair : fermes la ! Du tac au tac,
je le place devant l'hypothèse où quatre civils agressent physiquement un
citoyen. Lui précise que celui-ci ignore que ses agresseurs sont de fait des
flics. Croyant avoir affaire à des gens criminalisés, il compose le 911.
Qu'arrive-t-il de cette enquête de la police en uniforme, lui demandé-je ?
Il ne répond pas, part
précipitamment, soi-disant parce qu'il a un rendez-vous chez son médecin pour
une prise de sang, prétend avoir des problèmes de cholestérol. Or, il s'adonne
que j'en ai, moi aussi. Il tenait à me faire savoir que la police est au
courant de mon état de santé, de tout ce que je dis et fais, afin de
m'intimider. Ce n'était pas la première fois qu'on employait cette tactique à
mon endroit, ni la dernière, avec le ton sentencieux ou l'attitude approprié.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1.
Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils et défendre pacifiquement vos
droits et libertés. Un seul clic sur l'icone du livre, dans la colonne de
droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j'ai accumulées
pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j'ai
continué et continue toujours d'en apprendre. Aucune université de la planète
ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.
Cependant, j'accepte les dons de 2$ et plus. Ils m'aident un peu à défrayer les
coûts associés à l'entretien et au développement du site : je dois faire
appel aux services d'un programmeur.
News du vendredi 21 mars 2008---------------
■ Légendes d'automne - Un hymne aux enfants des sans papiers. Touchant !
Durée 02:28
http://www.dailymotion.com/video/x48ej9_legendes-dautomne_street
■ Des fournisseurs d'accès à l'Internet
(FAI) enregistrent
des infos sur la navigation de leurs clients - Et ça, ça ne fait pas le bonheur de l'un des inventeurs du World Wide Web
(les lettres WWW que nous devons!ajouter à l'adresse d'un site), Sir Tim
Berners-Lee. Il affirme qu'il changerait tout de suite de fournisseur s'il
apprenait que celui-ci s'adonne à cette pratique : « Mon historique
de navigation m'appartient ».
Lisez
l'article ici
http://techno.branchez-vous.com/actualite/2008/03/createur_
du_web_mon_historique.html
PS :
Informez-vous auprès de votre fournisseur s'il procède ainsi. Nos libertés sont
vraiment attaquées de tout bord tout côté. Incroyable ce que notre génération
vit en si peu de temps. Ceux qui s'intéresseront à notre époque ne manqueront
pas de la décrire en long et en large. Peut-être souligneront-ils notre apathie
congénitale, nous accuseront-ils d'avoir tout gobé sans mot dire. Ce sera la
faute de la majorité silencieuse, pas la nôtre. Quel bel avenir elle aura légué
à ses enfants !
■ Suivez en direct la
remise des prix Big Brother Awards - La cérémonie se déroulera à Paris, ce vendredi 21 mars, à partir de 19h
(heure de Paris) à l'espace Confluences, 190, boulevard de Charonne, Paris
20ième arrondissement. Ceux qui ne pourront s'y rendre, because le coût des
tarifs aériens, disposent de trois options :
-
suivre l'événement en direct sur l'internet en se rendant sur
http://teleplaisance.org
- lancer ce flux mms://www.diffusepro.com /liveteleplaiz dans VLC
http://www.videolan.org/vlc/
- ou visionner la retransmission sur
http://teleplaisance.org
Plus d'info
http://bigbrotherawards.eu.org
/
Important
que les internautes en traitent sur leur site, en indiquant le nom, la fonction
et en ajoutant la photo des citoyens récipiendaires. Que ces éléments circulent
partout dans le monde. Se sont eux, les responsables de l'Étau policier, qui
est désormais le nôtre en Occident.
■ Créativité sur vidéo - Participation d'étudiants à un concours de l'Université de Montréal, sous le
thème : comment les esprits créatifs contribuent-ils à bâtir l'avenir ?
Des milliers d'internautes ont voté pour la vidéo de leur choix.
Deux
prix étaient en jeu : prix du jury, prix du public. Nguyen-Anh Nguyen a
remporté le premier (Inflorescence), Ronnie Ko, le deuxième (Ce n'est pas parce
que...). Moi, ma préférence va pour ce dernier, je trouve sa vidéo plus
futuriste, bien que l'humain n'y ait pas place. Cependant, faut la visionner
jusqu'à la fin pour l'apprécier. Pour les voir, ne cliquez pas au centre de
l'écran, mais sur le nom de son auteur.
Vidéos des deux gagnants ici...
http://www.nightlifemagazine.ca/umontreal
Vidéos d'autres participants sont
disponibles ici...
http://www.nightlifemagazine.ca/umontreal/videos
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier - Des civils vous tendent
des pièges grossiers. Norbert, mon pied à terre pendant presque un an dans
l'underground policier montréalais, voulait que j'écrive un article sur ses
voyages à Cuba. Il semble avoir une préférence pour l'île de Castro. Aime vivre
chez l'habitante plutôt qu'à l'hôtel. M'a raconté y avoir couché avec de ses
logeuses, à La Havane. Femmes tarifées ? Non. M'a expliqué qu'avant de prendre
l'avion pour revenir au Québec, il leur laisse des petites choses qu'il ne peut
rapporter avec lui.
Toujours est-il qu'il veut que
j'écrive un article, qu'il souhaite publier dans un quotidien. J'en serais le
rédacteur fantôme, lui le signataire. Je sais qui il est et lui sait que je
sais et qui je suis. Son offre me rend assez circonspect. J'avais déjà confié au
proprio du dépanneur de la rue Dorval -
nom fictif -, collabo à tout crin de
la police, que le quadrillage des rues de Montréal par les civils devait avoir
quelques ressemblances avec celui de La Havane. En fait-il allusion ?
Quoi qu'il en soit, je flaire le
coup monté. Il peut m'inventer des anecdotes et peut-être ensuite m'accuser
d'être un journaliste écrivant n'importe quoi, sans vérifier ses sources. Je
décide alors de le sonder, en plaidant le faux pour savoir le vrai. Dans le cas
d'un récit de voyage à caractère touristique, fais-je valoir, on peut arrondir
un peu les coins. Il tique aussitôt : « Ah
! comme ça, vous autres les journalistes.... ».
Jouant son
jeu, je qualifie son idée de lumineuse, lui précise néanmoins qu'elle a besoin
d'être enrichie... Norbert sourit comme je ne l'en ai jamais vu auparavant, et
m'encourageant à accepter sa proposition. Un large sourire, qui a tout de celui
du renard, carnassier, on ne voit pas les crocs, on devine qu'ils sont là,
derrière les babines. Bon vendeur, ce Norbert.
Je suggère
d'éditer ensemble un bel album couleur sur la vie socio-économique des citoyens
de La Havane et... le quadrillage des quartiers havanais par la police. Je me
retiens de peine et de misère de lui préciser... en uniforme et en civil,
sans oublier l'armée de citoyens mouchards enrégimentés dans les fameux comités
de défense de la révolution ( CDR ). Je propose qu'à cette fin, lui et moi se
rendions à La Havane.
J'ai même trouvé un titre
original pour notre album : Notre homme à La Havane, emprunté d'un roman
d'espionnage de Graham Green. Le romancier y raconte l'histoire d'un vendeur
d'aspirateurs, installé dans la capitale, et travaillant pour une puissance
étrangère. Il photographiait ses produits et les faisaient passer pour des images
de missiles. Norbert n'a pas l'air trop emballé... Et encore moins quand
j'ajoute que, avant de réaliser ce projet ensemble, je lui fournirai des
références à mon sujet. En contrepartie, il devra de son côté en faire autant.
Normal, n'est-ce-pas, d'exiger ce préalable.
Ç'a été la mort du projet. Il
s'est aussitôt esquivé, sous prétexte qu'il désirait seulement « un tout petit article ». Il ne m'en
a plus parlé. Moi si ! Indirectement, à deux occasions, juste pour le taquiner
un brin. Alors qu'il se dirigera vers ma table, lui lancerai : « Tiens, notre homme à La Havane. » La fois
suivante, il sera en compagnie de l'un de ses supérieurs, George. Agacé,
fronçant même les sourcils, ce dernier me demandera de répéter, m'exécuterai,
percevrai une pointe de mécontentement.
Lisez au complet toutes les pages du tome 1.
Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils et défendre pacifiquement vos
droits et libertés. Un seul clic sur l'icone du livre, dans la colonne de
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News du jeudi 20 mars 2008---------------
■ Mondialisation et capitalisme sauvage
(suite) - À ce sujet, j'ai déjà rapporté des faits démontrant que seul le profit
compte, que la misère semée sur son passage ne compte pas, notamment en
Afrique.
En
Indes, semble bien que la situation soit bien pire. Semences, engrais,
pesticides, pétrole, électricité : les coûts agricoles ont bondi de
300 % depuis les années 90. Les revenus, eux, ont chuté sous les coups du
dumping occidental.
Un
bienfait, disaient-ils de la mondialisation. Oui, mais pour qui ? Qui sont ceux
contribuant au dumping occidental ? Combien d'eux ont installé leurs pénates
dans des pays pauvres afin d'exploiter la main-d'oeuvre et ruiner de petites
entreprises locales ? Enquêtez dans votre milieu. Vous y dénicherez
probablement de petits capitalistes devenus gros et de gros capitalistes
devenus encore plus gros. L'argent n'a pas d'odeur.
Lisez
l'article du journaliste québécois Camille Beaulieu
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article6139
■ J. McCain, candidat républicain à la
présidence des USA... - ...serait-il pire que W. Bush ? Lorsqu'on sait dont est capable ce pays, sous
la férule républicaine, normale que des citoyens de la planète se posent la
question. Et davantage encore lorsque vous l'avez comme voisin. On a vu, et
probablement pas fini de voir, ce que cela donne au Canada, sous le
gouvernement conservateur de Stephen Harper, homme de droite.
Voici
un article rapportant des témoignages livrés par des gens, dont des républicains
eux-mêmes, le connaissant bien. McCain aurait dit : « On n'a pas
fini de faire la guerre au reste du monde ».
http://www.alterinfo.net/JOHN-MC-CAIN-ON-A-PAS-FINI-DE-FAIRE
-LA-GUERRE-AU-RESTE-DU-MONDE-_a17941.html?preaction=nl&id
=6763994&idnl=33024&
■ L'armée canadienne enseigne aux
familles de soldats comment
composer avec les médias - À cette fin, elle a produit un guide destiné à celles dont les membres
combattent les Talibans, en Afghanistan.
Sur
le site de Corus-Nouvelles, lisez l'article sur ce qu'elle leur conseille de
dire : dans la page s'affichant, un peu plus bas dans la colonne de gauche
http://www.info690.com/nouvelle-armee_enseigne_familles_militaire-800542-2.html
L'article du quotidien Le
Devoir est plus complet
http://www.ledevoir.com/2008/03/20/181353.html?fe=3439&fp=382506&fr=74065
■ Canada : les détenus en vertu d'un
certificat de sécurité
n'ont
pas droit aux visites conjugales - Pourquoi ? Selon l'Agence canadienne des services frontaliers, aucune
obligation du genre n'est requise par les traités internationaux. Doit-on en
déduire que, cela étant, on peut se permettre d'être inhumain ? Quant on sait
de plus que les détenus n'ont subi aucun procès, que la durée des détentions
s'étale sur plusieurs années, on réalise qu'ils sont triplement réprimés. Le
Canada du premier ministre conservateur de Stephen Harper est devenu fasciste. J'ai
honte de mon pays!
Lisez l'article de Gilles Toupin de Cyberpresse
http://www.cyberpresse.ca/article/20080320/CPACTUALITES/8
03200650/1019/CPACTUALITES
■ Je reviens au clip de
Maria et Triny Prada - Je l'ai visionné encore, ce matin. Vraiment bien pensé, ce clip des deux
franco-colombiennes. Maria possède voix et capacité d'expression pour
transmettre ses émotions. La vidéo, réalisée par sa soeur Triny, qui est
vidéaste de profession, illustre bien les paroles de Where are you darling ?
Les images de Clermont Ferrand, en France, où le tournage a eu lieu, les
accélérés, le rouge de la passion, les rues qui défilent : où est-il ? Un
petit chef d'oeuvre.
Durée 03 :10 - Le chargement de la vidéo est un peu
lent, soyez patient, ça vaut le coup
http://blip.tv/file/154354
■ Festival de films sur
les droits de la personne de Montréal (FFDPM) - Il a pour objectif de créer un espace rencontre, de discussion et de
réflexion autour de la problématique de l'intolérance et du respect des droits
de la personne. Les films sélectionnés célèbrent les gestes de solidarité,
dénoncent des situations dans lesquelles des personnes, des groupes ou des
nations se trouvent menacées.
Il
veut également faire découvrir au public montréalais des réalisations de
qualité peu diffusées commercialement et encourager la production, encore trop
rare, de films sur les droits de la personne.
Sa
troisième édition se tiendra du 27 mars au 3 avril 2008 au Cinéma du Parc
(3575, Avenue du Parc, Montréal) et au Cinéma ONF (1564, rue St-Denis,
Montréal)
Les
grilles horaires des deux cinémas sont disponibles ici
http://www.ffdpm.com/fr/horaire/jours.html
J'encourage
vivement les visiteurs de mon site à participer en grand nombre à cet événement
annuel. Impliquez-vous dans la défense des droits. On n'est jamais mieux servi
que par soi-même.
Page
d'accueil du site du FFDPM
http://www.ffdpm.com/fr/trailer/html/24.html
■ L'extrait
du tome 1 de L'Étau Policier - Normand a la soixantaine
athlétique, genre GI. Se prétend ex-homme d'affaires qui aurait dilapidé son
argent en passant plus de temps dans les Caraïbes qu'à son entreprise en sol
québécois. M'a débité tout ça, à la cafétéria du Comité social Centre-Sud.
Raconté avoir bien connu Bébé Doc, pris de la coca, vécu pendant deux ans avec
une Dominicaine de... 13 ans (oups ! il vient de lancer ses appâts : serais-je
un amateur de coca ou de belles ados ou les deux ?)...
Fait une pose, mine de rien,
attend que je réagisse (vais-je l'envier, lui demander des... détails
croustillants sur sa relation chauffée à blanc avec la belle ado, ou s'il prend
encore de la coca et n'en aurait pas sur lui, par un heureu-z-hasard ?). Je
tique, mon regard planté dans le sien, l'interroge, sur un ton un peu
accusateur : « 13 ans ? » Il
rectifie le tir : « Elle avait l'air
beaucoup plus vieille (sic) que
son âge. »
Lui offre un café gros format,
il me demande si je peux lui donner un peu de tabac à rouler (pour vérifier
s'il contient quelques substances illicites ?), lui en donne. N'ai rien à
cacher, ma vie est un grand livre ouvert. À un moment donné, Normand dit à
quelqu'un qui est derrière moi, en ricanant : « Je va (sic) rentrer
dedans avec mon bicycle ». Me retourne aussitôt et vois le gardien
de sécurité du Comité social Centre-Sud s'esclaffer, secoué de ces petits rires
sarcastiques et nerveux typiques du subalterne trouvant bien drôle le gag de
son supérieur. Il est pratiquement plié en deux, le pauvre. Le flic fait-il
allusion à moi ? Je le pense. Le gardien de sécurité a dû lui faire une mimique
quelconque. Vexant, mais on ne va pas en faire une histoire.
Certains civils sont carrément
déroutants dans leur approche. Sylvain appartient à cette catégorie. Un grand
sec sympa, dont le dada est la religion catho. Prétend faire du bénévolat pour
les oeuvres du cardinal Léger. À notre première rencontre, il m'avait donné une
image de la Ste-Vierge, avec en prime, à l'endos, une prière : on a dû me la
piquer, je n'arrive plus à la trouver... Sylvain dst spécialisé dans les sujets
de conversation n'intéressant personne. Ça existe, vous savez, ce genre de
spécialistes. Comme vous n'avez pas envie d'y investir de l'énergie, et que
c'est un bon gars, vous l'écoutez, l'écoutez, attendez l'occasion de le
propulser sur une autre orbite.
Vous démontrera longuement que
ce n'est pas la terre qui tourne autours du soleil, mais l'inverse. La grosse
boule de feu graviterait autours de notre petite totpie. Nous serions le centre
de notre système solaire. Très fort, le mec. A fait cette découverte un
après-midi, allongé sur une pelouse. Pendant plusieurs heures, il a observé le
soleil, l'a bel et bien vu tourner autours de la terre. Passionnant ! Possède
l'art d'endormir son interlocuteur pour mieux le faire parler. Sa grande
naïveté nous met tout de suite en confiance, et fait baisser nos défenses. On
se dit que ça ne se peut pas qu'un gars aussi calé en astronomie soit un flic.
Cet homme, lors d'un interrogatoire, doit être redoutable.
Un jour, l'ai vu amener de force
un handicapé mental au Comité social Centre-Sud. Souffrant aussi d'un handicap
dans les jambes, le type avait de la difficulté à se déplacer, pleurait comme
un enfant, ne voulait pas y aller. Sylvain le tenait fermement par le bras,
près des aisselles, là où la chaire est sensible. C'était un peu pathétique.
Quand il m'a aperçu, son attitude a changé, a lâché son bras, s'est fait tout
sourire, m'a dit qu'il amenait son ami manger à la cafétéria. Quel était
l'objectif de cette sortie ? Socialiser ce pauvre gars ? Me suis demandé s'il
n'y avait pas des façons de faire plus pédagogiques que la contrainte physique.
M'a invité à dîner, avec l'air et le ton de celui sachant fort bien qu'ayant
atteint votre quota de répression policière, vous refuserez l'invitation.
Lisez au complet toutes les pages du Tome 1.
Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils et défendre pacifiquement vos
droits et libertés. Un seul clic sur l'icone du livre, dans la colonne de
droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j'ai accumulées
pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j'ai continué
et continue toujours d'en apprendre. Aucune université de la planète ne peut
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News du mercredi 19 mars 2008---------------
■ Je
l'aime, ce clip... - ... de la franco-colombienne Maria Prada, sur fond d'images de Clermont
Ferrand, en France. L'émotion est là : Urge (Where are you darling ?)
Durée 03 :10 - Le chargement de la vidéo est un
peu lent, soyez patient, ça vaut le coup
http://blip.tv/file/154354
La
vidéo est sur le site de la soeur de Maria Prada, Triny, une grande artiste qui
produit des oeuvres sur vidéos. Il y a quelques jours, celle-ci a été
particulièrement malmenée par la police, sans aucune raison.
Lisez l'article à cette adresse
http://www.lamontagne.fr/une_artiste_de_videoformes_
apprehendee@CARGNjFdJSsAFBoCBA==.html
■ La Suisse adopte le Taser - Cette arme neutralisant une personne d'une décharge de 50 000 volts, est
l'équivalent de la gégène (du mot électrogène), qu'on utilise depuis que
l'électricité existe, notamment lors de conflits armés. Elle est un instrument
de torture.
Si
la police ne disposait d'aucun autre moyen pour immobiliser un forcené, on
n'aurait pas le choix, faudrait faire avec. Cependant, ce n'est absolument pas
le cas. Le poivre de Cayenne, entre autres, réussit à venir à bout de n'importe
qui. Tout cela étant, cette décision n'est rien d'autre qu'un durcissement des
méthodes policières.
Lisez l'article du Courrier d'aujourd'hui, un journal
de Suisse
http://www.lecourrier.ch/index.php?name=NewsPaper&fime=article&sid=439015
■ Le capitalisme sauvage sans garde-fou à
l'origine de l'actuelle crise boursière - C'est ce que je conclus après la lecture de l'intéressante chronique d'Yves
de Kerdrel du Figaro. Selon lui, à tout moment, la crise boursière, qui
n'affecte que le secteur financier, peut se transformer en une tornade qui
dévastera l'économie mondiale.
Il
explique comment on en vient là. Les 7 000 sociétés cotées dans le monde
respectent des normes émises et instaurées par un « sympathique » club de
comptables aguerris membres d'une institution privée, l'International
Accounting Standards Board (IASB), qui n'a de compte à rendre à personne, même
pas aux gouvernements de ce monde. Elle peut changer les règles du jeu sans en
mesurer les conséquences dramatiques.
Le
journaliste Kerdrel exqlique clairement les choses. Alors les non-initiés en la
matière comprendront tout, d'A à Z.
http://www.lefigaro.fr/debats/2008/03/18/01005-20080318ARTFIG00
494-les-marchescontre-la-democratie.php
■ L'extrait
du tome 1 de L'Étau Policier - Casamayor écrit que pour délier des
langues, percer des secrets, le moyen qui réussit le mieux, c'est la flatterie.
(Louis Casamayor - La
Police - Gallimard) Il recommande
la flatterie suggestive, celle qui laisse au flatté le soin de tirer lui-même
la conclusion. Elle est moins voyante.
Sans posséder cette capacité de mentir, il
m'est arrivé d'obtenir tout de même certains succès. Ainsi, dire du bien de la
police à des civils est un truc qui rate jamais la cible. Fallait voir leur
visage s'illuminer un brin quand j'utilisais cette tactique. Attentifs, ils
m'écoutaient sans m'interrompre, parfois la bouche légèrement entrouverte.
Sentais très bien le petit velours que ça leur procurait.
Avec emphase, sans aller tout même jusqu'à
sortir le violoncelle de Rostropovitch, je disais, et le crois sincèrement, que
la police joue un rôle nécessaire dans notre société. Ajoutais que les citoyens
insatisfaits de certaines lois ne devraient pas critiquer les policiers, ces
éternels boucs émissaires, ces mal-aimés - là, j'avoue que j'en mettais un peu
-, mais ceux qui les avaient votées, les élus.
J'avais assisté, un samedi soir,
sur St-Laurent, à la hauteur de Prince-Arthur, à l'arrestation d'un
motocycliste. Fâché de faire l'objet d'une enquête, il avait étoilé de son
casque protecteur le pare-brise de l'auto-patrouille. Il avait même repoussé le
policier en uniforme en lui administrant un coup d'avant-bras à la gorge, mais
retenu, sans véritable intention de le blesser.
Geste gratuit, celui-ci ne le
menaçait aucunement. Il était allé dans son auto-patrouille réclamer de l'aide,
puis en était sorti. Poivre de Cayenne aidant, en moins de deux il était jeté à
terre, menotté et installé sur la banquette arrière de l'auto-patrouille. Il
s'était passé de quoi avant mon arrivée. Le policier avait peut-être repéré sur
son ordinateur de bord des contraventions impayées. Une remorqueuse était sur
place, la plate-forme descendue au niveau de la rue, prête à recevoir la moto.
Le lundi suivant, je décrivais à
des " amis " la technique parfaite en tout point du policier, son
professionnalisme, ventais son courage. Je ne jouais pas au citoyen admiratif,
l'étais réellement. Il était seul, il y avait beaucoup de badauds autour,
peut-être parmi eux des copains de bar du motocycliste. À l'écoute attentive de
mon récit, George, le gradé de la police, n'a pu se retenir, ç'a été plus fort
que lui, il m'a dit, laissant filtrer un peu d'amertume : « Sais-tu que la plupart du temps les arrestations se
déroulent de cette façon ? Mais on n'en parle jamais, les gens ne parlent que
de l'affaire Barnabé. »
Normand, lui, m'a demandé d'une
voix où perçait l'autorité de la loi et l'ordre : « POUR...QUOI (j'avais apprécié le travail du policier) ? » Dans une société
démocratique, lui ai-je répondu, on ne peut tolérer la violence. J'ai perçu un
signe de tête discret, comme une approbation. J'avais passé le test... Lui
aussi.
Lisez au complet toutes les pages du Tome 1.
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droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j'ai accumulées
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continué et continue toujours d'en apprendre. Aucune université de la planète
ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.
Cependant, j'accepte les dons de 2$ et plus.
Ils m'aident un peu à défrayer les coûts associés à l'entretien et au
développement du site : je dois faire appel aux services d'un programmeur.
Par ailleurs, je consacre plusieurs heures chaque jour à la recherche sur le
web et la rédaction des textes.
Pour éviter toute ambiguïté, je le précise encore
une fois : ce n'est pas obligatoire, car l'accès au tome 1 est totalement
gratuit. Très bientôt, les tomes 2 et 3 vous seront aussi offerts gratuitement
sur mon site. Soyez patients, ça s'en vient.
News
du mardi 18 mars 2008---------------
■ Votre pays fait-il partie de ceux
où le bonheur règne ? - Adrian White, un
universitaire anglais, a établi une carte mondiale du bonheur en utilisant cinq
critères : santé, richesse, éducation, identité nationale et beauté des
paysages. Le Danemark est au sommet du bonheur, le Burundi figure au bas de la
liste, donc le plus malheureux.
Le Canada, mon pays, occupe la 10 ième place. Suis super content de savoir
que je suis heureux. Je pensais vraiment pas qu'on pouvait l'être dans un Étau
Policier. Je devrais peut-être déboucher une bouteille de vin et m'allumer un
petit cigare.
Et envoyer par courriel des félicitations au gouvernement conservateur de Stephen
Harper, homme de droite passant beaucoup de temps à concocter
des projets de loi ou des amendements à des lois afin de serrer d'avantage les
mâchoires de l'Étau Policier, pour qu'on soit encore plus heureux.
Courriel également au ministre québécois de la Sécurité publique, Jacques
Dupuis, du gouvernement LIBÉRAL de Jean Charest, qui va probablement permettre (qui ne dit mot consent)
à des policiers montréalais d'être à la solde de l'Association des banquiers
canadiens. L'amalgame pouvoir-capital-police sera l'occasion de grandes
célébrations dans la rue, vous verrez.
Dans la page s'affichant, vous trouverez la carte mondiale du bonheur,
suivie de la listes des pays, des plus heureux aux plus malheureux. http://www.populationdata.net/insolite/monde-bonheur.php
Ce mardi 18 mars, à 16h38 et 23 secondes, notre monde comptait
6 685 031 187 d'heureux et de malheureux. Installez-vous au
salon avec de quoi grignoter et suivez en direct à ce canal l'évolution de la
population mondiale...
http://www.populationmondiale.com/
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau
policier - Je reviens à Ronald, ne pouvant passer sous silence deux autres
anecdotes, tant elles sont cocasses. Environ tn an plus tard, je le
rencontrerai par hasard dans un resto de la rue St-Laurent, endroit fréquenté
par une jeunesse un peu bigarrée et anticonformiste. Je l'aperçois au fond,
assis à une table avec quelqu'un. Il affiche une toute petite moustache. A
changé la façon de se coiffer aussi. Je le reconnais tout de suite, lui feint
de ne pas m'avoir vu.
Au comptoir, je commande un croque-madame, avec un toute une madame
dedans, et un café puis me dirige vers une table. Ronald me salue, finalement.
M'immobilise, cabaret en mains, à une dizaine de pieds de lui, l'invite à se
joindre à moi. Il accepte mais désire auparavant compléter sa conversation avec
la personne l'accompagnant. L'appelant par ron prénom, je lui demande s'il veut
un café. J'ai souvent tendance à parler un peu trop fort, alors son prénom
retentit dans le resto. Le ton impatient, un peu fâché même, il me chuchote : « Parles
pas si fort, c'est pas mon nom ! » La situation est drôle, j'ai une
folle envie de rire.
Environ trois semaines s'écoulent, et je le revois alors qu'il s'apprête
à sortir du resto situé coin Prince-Arthur et St-Laurent. Il est derrière la
porte vitrée, m'a vu, se mouche pour dissimuler son visage, puis sort sans me
regarder ni adresser la parole. Ce n'est plus le même homme. Il a remplacé son
soupçon de moustache pour une autre, volumineuse. L'image d'Astérix me vient à l'esprit.
Le problème, c'est que Ronald, peu importe son déguisement, je le reconn`îtrai
toujours. J'ai très envie de m'enquérir de la marque du fertilisant qu'il a
utilisé pour que son petit carré de poils prenne des proportions aussi
imposantes en si peu de temps. M'en abstiens, il a rejoins un quidam dans une
rue transversale, la conversation semble assez animée, même un peu dramatique.
J'ai l'impression qu'il oblige le gars à faire quelque chose qu'il rechigne à
faire.
Au cours de mon enquête, j'ai constaté que, habituellement, les policiers
en civil ont du mal à passer d'un look à un autre. Le maquilleur chargé de ce
travail n'est pas vraiment un as du déguisement. En tous cas, pas toujours. La
moustache tombante de Ronald, comme trouvaille, on avait déjà vue mieux. Par
contre, les policières en civil possèdent l'art de changer de personnalité.
Plus facile pour une femme qu'un homme, habituée qu'elle est à se maquiller, à
varier à l'infini la façon de se coiffer et vêtir. Souvent vous avez de la
difficulté à reconnaître certaines d'entre elles. Vous vous rappelez vaguement
avoir déjà vu ce visage, mais où ? N'arrivez pas à vous souvenir, jusqu'au
moment où le déclic se fasse quelques minutes ou heures plus tard, parfois deux
ou trois jours, d'autres fois jamais.
Un après-midi, j'en ai identifiée une qui s'était complètement
transformée. Ses cheveux frisottés tombaient en petites boucles sur son front,
perruque sans doute puisque la dernière fois que je l'avais vue, elle portait
les cheveux plutôt courts que longs et d'une autre couleur. Le maquillage était
un peu grossier : tour des yeux au crayon noir, paupières recouvertes de bleu,
lèvres peintes d'un rose pâle. Une tenue vestimentaire jeunes, genre fripes bon
marché, et de différentes cnuleurs s'harmonisant plus ou moins, avec un
assortiment de colliers, bracelets, plusieurs trucs noués mollement autour de
la taille et le petit sac à dos. Avec un accoutrement pareil qui penserait que
la jeune dame est une flic ? Et belle à part ça, l'aurais volontiers invitée à
ma table.
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News du lundi 17 mars 2008---------------
■ Désormais possible de se protéger de la vidéosurveillance
- Les Allemands
d'OBERVELT ont mis au point I-RASC, un système composé de LED infrarouge. Porté
autour de la tête (genre bandeau, serre-tête, turban), il aveugle par la
lumière (invisible) qu'il émet la vision des caméras de surveillance. Selon les
infos disponibles, il peut être facilement fabriqué sans besoin de grandes
connaissances techniques.
Mille fois hélas, on
n'explique pas comment ! Et tant que cela ne sera pas fait, il demeurera inaccessible
au commun des mortels : et au martel, que je suis. On peut penser que d'ici
peu, ces infos devraient circuler sur le oueb. Compte tenu du nombre de
citoyens s'opposant à la vidéosurveillance, on peut s'attendre à un effet boule
de neige : image justifiée au Québec, où une autre tempête nous est annoncée.
Entouré d'inadaptés sociaux incapables de composer intelligemment avec le
pluralisme et la tolérance, le citoyen n'a pas le choix : il va se
technologiser.
Sur le site en français,
en plus d'un texte explicite, trois photos illustrant son efficacité.
Adresse où la nouvelle est traduite en français
http://libertesinternets.wordpress.com/2008/03/17/comment-se-
proteger-de-la-videosurveillance-omnipresente/
Adresse du site allemand, traduisible en anglais
seulement
http://www.oberwelt.de/projects/2008/Filo%20art.htm
Adresse du site du Collectif artistique OBERWELT, en
allemand seulement
http://www.oberwelt.de/
■ Policiers montréalais à la solde des banquiers canadiens (suite) - Étonnant que le ministre libéral de la Sécurité
publique, Jacques Dupuis, du gouvernement québécois de Jean
Charest, n'ait pas encore officiellement réagi. Cherche-t-on à
placer la population devant un fait accompli, où aucun recul ne serait
possible, genre cage à homards ?
■ La mode du FREEZ, vous connaissez ? - Elle viendrait de
New York. À Paris, en fin de semaine, plus de 2 000 personnes ont accepté
de participer à un FREEZE. Au signal donné, elles se sont immobilisées, pendant
quelques minutes, dans la position qu'elles avaient choisie. On parle d'une
performance propice à la rencontre, d'un moment de réflexion sur la vitesse.
Moi, j'y vois une façon de se libérer des stéréotypes, de s'imposer dans
l'espace public, de s'y sentir comme si on était chez soi.
Durée 06:44
http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=19894
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier - Ronald est le seul civil avec qui j'ai pu aborder ce sujet tabou
de la police clandestine sans me faire traiter de parano. L'ai croisé, au début
du printemps 1998, coin Amherst et Maisonneuve. Il y avait près d'un an qu'on
s'était vu. Il avait coupé sa barbe, mais l'ai reconnu quand même du premier
coup d'oeil. Je l'aime bien, Ronald. Décontracté, intelligent, belle
personnalité, pas baveux, doux. Avec lui, les contacts sont toujours agréables.
Son comportement est différent du policier classique. Rien à voir avec
celui se sentant investi d'une mission, sauver la société. Ce qui en fait,
selon moi, le flic idéal. Suis content de le revoir, lui aussi, me
semble-t-il. Dans ce milieu, les rencontres sont rarement fortuites.
L'invite à prendre un café au resto Valentin, au coin de l'intersection. Il
hésite, pas d'argent. Pas grave, le lui offre. Dites-moi, comment pourrait-on
soupçonner quelqu'un qui n'a même pas 1.25$ pour se payer un café d'être un
civil ?
Je lui raconte longuement, avec moult détails, tout ce que je sais au
sujet de la présence des civils. Ronald m'écoute attentivement, sans ne presque
jamais m'interrompre. L'échange, ou plutôt le monologue, dure environ une
heure. Une civile vient s'asseoir à la table voisine, femme dans la
cinquantaine que je connais pour l'avoir repérée ailleurs. À un moment, Ronald
me demande, le regard inquiet, si je vais dévoiler l'identité de ses collègues
que j'ai débusqués. Le rassure, suis un citoyen responsable, veux améliorer le
système, pas le détruire. Il me souligne que la police, pour se protéger, va
ressortir de vieilles affaires me concernant et datant de quelques années. Lui
dis ne pas avoir peur, n'ayant rien à me reprocher.
À la fin, il me félicite, selon sa propre expression, de chercher à
équilibrer les choses, dit que je suis un bon citoyen. Fait plutôt inusité, il
vient me reconduire jusqu'au seuil de la porte du resto, car il ne quitte pas
les lieux, préférant préalablement, me semble-t-il, aller aux toilettes et
terminer son café. Et, au moment de se quitter, en me serrant la main, il
m'avoue spontanément, d'un ton ferme, et même le répète, comme s'il voulait
s'assurer que j'ai bien compris : « C'est l'État policier ! »
Suis vraiment abasourdi de l'entendre me faire cette confidence, le regarde un
bref instant dans le blanc des yeux, avant de le quitter.
Pourtant, au cours de l'entretien, en aucun moment n'en ai-je fait
allusion. S'il n'y avait que la démocratie aux quatre ans, sans doute y serions
nous jusqu'au cou. Seulement voilà, les médias jouissent de la liberté
d'expression et de presse et actualisent au quotidien la démocratie aux quatre
ans. Donc possible d'améliorer le système. Ce que nous ne pourrions faire si
nous vivions vraiment dans un État policier. Je crois qu'il est plus juste de
parler d'un État de droit étroit ou d'un Étau policier. Bien sûr, je ne connais
pas toutes les ficelles du métier. Ronald en sait sûrement plus long que moi
sur ce point. N'empêche qu'élections et médias demeurent des incontournables.
Ronald, un policier démocrate ? Suis porté à le croire, oui.
Assis à une table du fond, avec des écouteurs des années quarante aux
oreilles, ai remarqué la présence de Martial. Il n'était pas là à notre
arrivée. Dos à la porte, je ne l'avais pas vu entrer. Qu'écoutait-il dans ces
vieux machins ? Voulait-il me faire savoir que tout ce que j'avais raconté à
Ronald avait été enregistré ? Cet homme, la soixantaine avancée, cultivé et
courtois, d'origine française, donne du « monsieur » à tout le monde.
Il tranche sur ses collègues, possède prestance et faciès pour camper un
commissaire de police dans un thriller. Faut le voir, la bouche ouverte, lèvre
inférieure tombante, thorax légérement penché, paume des mains bien appuyée sur
le rebord de la table.
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News du dimanche 16 mars 2008---------------
■ Empêcher les jeunes de se regrouper dans l'espace
public... - ... en utilisant un gadget nommé Mosquito émettant des ondes sonores à hautes
fréquences. Avant qu'il ne prolifère, une pétition a été lancée afin de
l'interdire dans toute l'Europe. Selon un intervenant, c'est un procédé de
l'extrême droite, une espèce de société névrosée cherchant à exclure toute une
partie de la population. (NDLR : L'exclure de l'espace public ? Il ne le
précise pas.)
Durée 02:04
http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=19937
■ La cybermanifestation de Reporters sans
Frontières (RSF)... - ... dont je vous parlais vendredi 14 mars (voir plus bas). J'utilisais des mots
pour décrire en quoi cet événement est innovateur, du jamais vu sur le web.
J'ai déniché aujourd'hui une vidéo où on la visualise.
Désormais,
on peut prévoir, sans se tromper, que les cybermanifestations vont se
multiplier à travers le monde. Notamment, pour dénoncer chez soi, assis bien
tranquille devant son ordi, la brutalité policière, sans avoir dans les jambes
des trouble-fêtes masqués et spécialisés dans l'art consommé de transformer une
manif pacifique en chaos.
Durée 05:14
http://latelelibre.fr/index.php/2008/03/cyber-manif-mondiale-pour-la-liberte/
■ À la recherche
d'un appartement ? - Suivez l'approche de Jeudi-Noir, organisme
cherchant à sensibiliser le gouvernement français sur le prix élevé des
logements et des locateurs toujours plus exigeants, dont certains pratiquent le
BIZUTAGE, hétéros ou homos. Pourquoi JEUDI ? C'est la journée noire, celle de
la chasses aux petites annonces. Celle aussi ou on envisage des solutions
alternatives : colocation, sous-location, logement chez des proches, squat,
retour chez les parents ?...
L'organisme
estime que « les
politiques du logement peuvent jour un rôle stabilisateur. Elles doivent aider
prioritairement les personnes qui ont besoin de se loger. Aux pouvoirs publics
de se mobiliser. A nous de leur rappeler ».
Ses
membres sont très amusants et festifs. Alors, ne soyez pas surpris du contenu
de la vidéo et du fond musical disco des Bee Gees : Stayin' Alive
Titre de la vidéo : Disco King et
Jeudi-Noir - Durée 06:27
http://www.dailymotion.com/video/xoqqg_disco-king-et-jeudi-noir_fun
Site du clip des
Bee Gees - Durée 04:00
http://video.google.fr/videoplay?docid=-1823209162331824108&q=
Bee+Gees&total=10717&start=0&num=10&so=0&type=search&plindex=0
■ 24h de circulation sur un échangeur routier...
- ... de quoi
réfléchir sur le milieu urbain
Durée
non indiquée
http://www.cerimes.education.fr/index.php?page=bi_admin&op1=plan,,,99,,,,,1,16
■ Manif à Montréal contre la brutalité policière tournant au vinaigre - De nombreux actes de vandalisme ont été commis, dont des autos incendiées.
Parmi les quelques centaines de manifestants, 32 ont été arrêtés, selon La
Presse Canadienne.
C'est
immanquable : à Montréal, presque chaque manif portant sur ce thème
dégénère ainsi. Tellement illogique que je n'arrive pas à comprendre. Comment
des citoyens dénonçant la violence policière peuvent-ils faire preuve de
violence eux-mêmes en se livrant au vandalisme ? Pire : en endommageant
des biens de leurs concitoyens n'ayant rien à voir avec la police.
Dans
ce contexte, comment pensent-ils rallier la population à leur cause ? Aucune
chance d'y parvenir, parce que celle-ci réalise que la police est tout à fait
justifiée d'être brutale avec des vandales ne respectant pas le bien d'autrui.
Alors, ça sert à quoi ces manifs ?
Le
ministre libéral de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, devrait tenir une
enquête afin qu'on sache une bonne fois pour toutes pourquoi elles se terminent
généralement ainsi. À qui ces crimes profitent-ils ? Enquête neutre :
version des flics, version des vandales, d'autres manifestants et de piétons
témoins. Et le rapport du ministre dévoilé par lui-même lors d'une conférence
de presse...
Je
souris en écrivant ces lignes, sachant que le ministre n'en fera strictement
rien, imitant en cela tous ceux qui l'ont précédé dans cette fonction, incluant
le péquiste Serge Ménard, l'homme qui lavait plus blanc que blanc. Je réalise
pour la nième fois que plus ça change, plus c'est pareil. On n'avance pas, nos
élus sont tous confortablement assis sur le statu quo. À bien y penser, il n'y
a vraiment pas de quoi sourire...
Lisez
l'article de La Presse Canadiennes
http://www.cyberpresse.ca/article/20080315/CPACTUALITES/8031
5047/1019/CPACTUALITES
■ L'extrait du
tome 1 de L'Étau Policier - Un midi, à la cafétéria du Comité social Centre-Sud, je veux
confier à Norbert ce que je sais de l'underground policier montréalais. Il ne
me laisse pas terminer mon topo. Lui si calme d'habitude, devient véhément,
parle fort, gesticule, jette un regard d'impatience au plafond, m'accuse de
faire de la paranoïa. De mon côté, argumentant, mais un peu craintif tout de
même. Depuis le temps que j'accumule de l'info, j'ai tout ce qu'il faut dans la
tête pour en discuter. Il me crie presque que je dois m'ouvrir : sous-entendu,
collaborer avec les policiers en civil.
Lui rétorque qu'il n'en est pas question. Lui dis connaître l'attitude de
certains citoyens quand ils sont en présence de flics portant l'uniforme, toujours
prêts à se valoriser à leurs yeux. Il insiste pour savoir si je veux ainsi dire
que je ne collaborerai pas avec la police. Non, je ne collaborerai pas, que je
rétorque sur un ton vraiment déterminé, l'expression faciale appropriée.
Seulement quand je serai témoin d'un délit, pas plus, comme cela m'est arrivé à
quelques reprises d`ns le passé, et par le 911.
Il y a de quoi s'inquiéter quand un civil insiste sur un sujet aussi
délicat. Norbert a probablement fait inscrire dans la mégabanque informatisée
de la police mon refus, et identifié comme étant un mauvais citoyen. Cela
suffit pour que la police vous accole l'étiquette antipolice ou antisociale. Ce
qui inquiète doublement, c'est le ton qu'il a utilisé quand il m'a posé la
question. J'y ai perçu l'obligation du citoyen que je suis de moucharder les
gens que je connais.
Des noms désignent le citoyen racontant à des policiers, sur une base
régulière, tous les ragots de son îlot, son quartier, sa ville, son village :
mouchard, collabo, lèche-bottes, fanatique de la police, de l'ordre et du
conformisme, etc. Je n'en suis pas un et ne le deviendrai jamais. C'est très
clair dans ma tête, et irréversible. Et le citoyen collaborant ainsi avec la
police doit être dénoncé, car il crée suspicion et zizanie au sein de la
société, et contribue à la destruction du tissu social. Plus loin, je serai
plus explicatif.
Elle ramasse tout, absolument tout, la police en civil. Et sur le plus
grand nombre possible de citoyens. Elle cherche continuellement à établir des liens avec eux, afin de
savoir graduellement, par petites touches, qui ils sont, de quoi ils vivent,
quels sont leurs amis, leurs loisirs, ce que fait le voisin ou la voisine et sa
parenté, genre d'homme ou de femme, lieu d'origine, train de vie, fréquentations,
avec qui il ou elle couche, les petites fantaisies sexuelles de chacun,
opinions sur différents sujets, etc. L'enquête permanente sur tout le monde.
Ma prise de bec avec Norbert ne s'arrête pas là. Le voilà
qui ramène encore sur le tapis ma présumée paranoïa. La police riposte à toute
tentative de discuter de ses activités clandestines en vous en accusant. À lui
seul, cet anathème doit verrouiller l'esprit critique de bien des citoyens.
Lorsque l'on nous en accuse, cela revient à nous dire de ne pas penser, que
l'on pense pour nous.
Lui signale que je suis prêt à admettre qu'il y a
peut-être un peu de ça dans mon histoire, même si au fond de moi-même je n'en
crois rien, mais à la condition que lui, de son côté, admette que la paranoïa
policière existe aussi. Visiblement, Norbert ne s'attendait pas à cette
riposte. Il donne un vigoureux coup de tête sur le côté, tout en reculant un
peu, elle est presque couchée à l'horizontale, mais la redresse aussitôt. Après
avoir argumenté encore quelques minutes, il quitte la table, sans
précipitation, lentement, tout à fait en situation de contrôle.
De mémoire de journaliste, je n'avais encore jamais
vu un " citoyen " défendre la police avec autant de vigueur. N'ai pas
réussi à le convaincre, les mots glissaient sur lui, filtrés par une sorte de
tamis idéologique. Ce fut la première fois où prise de becs il y eut entre un
civil et moi. Le lendemain, nous partagerons la même table, lui et moi, comme
si rien ne s'était passé la veille.
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News du samedi 15 mars 2008---------------
■ Pas toujours
drôle, la vie étudiante - Surtout dans une grande cité. Études
universitaires, manuels, métro, appartement, denrées, vêtements, entre autres,
tout cela coûte des sous. Les plus mal pris sont ceux nés de familles pauvres.
Normalement, ces derniers devraient avoir accès gratuitement à l'université.
Malheureusement, la grande majorité des gouvernements sont
lourdement endettée. Lors des élections générales, les partis politiques
promettent mer et monde pour élire suffisamment de députés et accéder au
pouvoir. Et au cours de leur mandat, ils dépensent au-delà de leurs prévisions
budgétaires. Enfin, ils ne remboursent annuellement que les intérêts d'une
dette accumulée, qui a pris encore entre temps du volume. On parle ici de
milliards de dollars dont les citoyens sont privés, chaque année. Les élus ne
semblent pas se rendre compte qu'en hypothéquant l'avenir, ils privent les
pauvres de ressources essentielles dont ils ont besoin pour se débrouiller dans
la vie et contribuer au développement de la société.
En France, 100 000 étudiants vivraient sous le seuil
de la pauvreté : ce sont les seuls chiffres nationaux dont je dispose au
moment d'écrire ces lignes. De ce nombre, 7 sur 10 devraient réduire
leurs achats de denrées pour arriver à joindre les deux bouts. D'après
Guillaume Houzel, président de L'observatoire de la Vie Étudiante, la situation
serait attribuable aux prix élevés des appartements. Ce pays ne doit pas être
un cas unique en l'espèce.
Voyons comment doivent se débrouiller certains d'entre eux.
Durée 01:24 - dans la page
s'affichant, la vidéo est un peu plus bas.
http://infoblog.samizdat.net/logement-boutin-aime-les-jeunes-sur-le-trottoir
Cette situation est confirmée par Libération. Lisez son
enquête intitulée : « Loue studette contre pipe».
http://www.liberation.fr/transversales/grandsangles/308288.FR.php
■ Grande-Bretagne : l'infini délire maladif de l'insécurité - Un journaliste du magazine Le Monde a fait enquête et raconte...« Vue de
l'extérieur, la voiture de police du Constable Jeff Martin, garée devant le QG
de la police routière du comté de Staffordshire, ressemble à toutes les autres.
«
Mais
lorsqu'on s'assied à l'intérieur, on découvre un équipement électronique
ultra-sophistiqué : deux caméras numériques orientables fixées au plafond à
l'avant et à l'arrière, un écran couleur tactile intégré au tableau de bord, tn
boîtier GPS, un clavier dépassant de la boîte à gants. »
Un
article à lire au complet parce qu'il décrit ce qui sera peut-être notre lot
bientôt, si ce n'est pas déjà le cas, sans qu'on le sache : la police est
cachottière, ne dit pas tout.
http://libertesinternets.wordpress.com/2008/03/03/big-brother
-sur-la-route-un-gigantesque-appareil-de-surveillance-en-grande-bretagne/
■ Policiers
de l'île de Montréal bientôt
membre du personnel des banquiers du Canada ? - Selon Radio-Canada, l'Association des banquiers du
Canada serait en pourparlers avec le Service de police de la Ville de Montréal
(SPVM) afin de créer une escouade spéciale contre les fraudes bancaires. «Si on arrive à
avoir des policiers qui sont payés par une compagnie, automatiquement, le
service va être gagnant car ils vont engager d'autres policiers»,
semble se réjouir le commandant Robert Quévillon, chef de la division des
crimes économiques du SPVM.
Et pourquoi ces banquiers ont-ils choisi la police de
Montréal, pourquoi pas celle de Toronto ou d'ailleurs au pays ? Y a-t-il un
lien avec l'ex-directeur général (dg) Michel Sarrazin de ce corps policier qui,
en avril 2005, avait quitté ses fonctions pour occuper la direction de la
sécurité corporative en sein de la Banque Nationale ?
La promiscuité de la police avec les entreprises privées
n'est pas nouvelle. Il y a quelques années, la New Beetle du corps policier de
la Ville de Mirabel était notamment commanditée par des entreprises de
transport et de télécommunication. Son dg, Bernard Bousseau, déclarait à La
Presse : (...) Si une compagnie nous donne de l'argent et veut profiter des
retombées médiatiques, c'est tant mieux. Nous n'aurions aucun problème
d'étendre ça à d'autres équipements tels que les uniformes (sic) des policiers.
Des joueurs de hockey et de soccer en Europe portent sur leur chandail les
couleurs de multinationales. Ça s'en vient d'une manière ou d'une autre au
Québec. » Les uniformes policiers, avait dit le dg Bousseau.
Vous voyez ça d'ici : un flic vous donnant illégalement un coup poing sur
la gueule commandité par une chaîne de magasins que vous encouragez de vos
achats ?
Qu'en pensait Yves Prud'Homme, alors président de la
Fédération des policiers municipaux du Québec ( FPMQ ) ? « Ça
m'étonnerait beaucoup que des contributions privées destinées à la police
communautaire puissent compromettre l'impartialité des corps policiers. Bien
entendu, il va toujours y avoir une limite à ne pas franchir. »
Autre exemple, puisé à peu près à la même époque :
les policiers du poste numéro 5 de l'île de Montréal, desservant Dorval,
l'Île-Dorval et Pointe-Claire, s'étaient inspirés, eux, des cartes de hockey
pour produire, en collaboration avec les restos McDonald's, une collection de
30 cartes " Police de quartier " représentant des flics dans leur milieu de
travail. « Plus
un enfant établira de contacts avec les policiers, plus sa collection sera
importante », indiquait-on dans la légende d'une photo publiée dans
La Presse de l'automne 1998.
Je reviens à ce que j'écrivais hier vendredi dans cette
page (voir article du 15 mars, un peu plus bas) : dans l'hypothèse où des
policiers devenaient des employés payés par des banquiers, ils se
placeraient dans une situation de conflits d'intérêts, à cause des relations
employés-employeurs. L'affaire serait aussi inacceptable que si on voulait
privatiser des éléments du système judiciaire. Bref, la police ne peut pas et
ne doit pas être privatisée, ni en totalité, ni en partie. Elle est un
service public appartenant à la société civile, pas aux entreprises privées.
■ La préservation des libertés : nouvelle forme de résistance se développe - Utiliser l'humour pour combattre la folie sécuritaire permet de sensibiliser
des gens, mais cela ne suffira pas à lancer le débat. La situation actuelle
nécessite une réflexion politique de fond. Un intervenant des deux vidéos que
vous allez voir, croit que les remèdes apportés depuis trente ans à ce qu'on
nous a présenté comme un déchirement du tissu social est en réalité une
régression considérable de nos libertés individuelles. (NDLR : Depuis les
grands mouvements de libération des années 1960 et 1970, la police en civil, et
sans que personne ne s'en aperçoive, a réduit nos libertés de façon à ce que
cela ne se reproduise plus.)
Un
autre souligne qu'aujourd'hui, on a de plus en plus l'impression que le citoyen
est considéré comme un risque pour la sécurité. Comme un suspect potentiel,
qu'il faut de plus en plus surveiller. Le qouvoir de surveillance des
administrations croit de jour en jour. Un troisième signale qu'on est en train
de créer une forme de totalitarisme que nous n'avons jamais connue : soft,
discrète.
Certains
suggèrent des moyens de lutte plus efficaces et qui ont l'avantage d'être
utilisés tout de suite et maintenant, pas dans 5 ou 10 ans, alors qu'il sera
peut-être trop tard. S'agit d'apprendre aux citoyens de quelles façons ils
peuvent se protéger de l'intrusion dans leur vie des nouvelles technos.
N'importe quel hacker arrive à désosser le gadget le plus récent et trouver une
parade. Les plus célèbres pirates informatiques vivent à Berlin. Certains ont
notamment trouvé le moyen de leurrer des systèmes biométriques. Une nouvelle
forme de résistance se développe.
Des
intervenants, parmi d'autres :
Marie-Claude Bonneville, site Souriez, vous êtes filmés
Jean-Pierre Petit, même site
Jean-Marc Manach, des Big Brother Awards
Xavier Faltot, de Média Mutant
Jean-Marc Fedida, avocat, auteur du livre L'Horreur Sécuritaire
Jérôme Thorel, des Big Brother Awards
Adrian Dabrowski
Christian Mock
Roger Ferreri, psychiatre
Annalee Newitz, journaliste
Jonatham Westhues, expert en informatique
Vidéo 1/2 - durée 16:43
http://www.dailymotion.com/video/x2c0am_resistantscom-12
Vidéo 2/2 - durée 10:55
http://www.dailymotion.com/video/x2c0fn_resistantscom-22_shortfilms
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau
Policier - Un soir d'hiver, je reviens
d'une longue marche de santé. Suis presque rendu à mon appart, rue Cherrier. Il
fait très froid. Trois de mes orteils sont quasiment gelées, ne les sens
presque plus. Pas le choix, faut que j'arrête me réchauffer quelque part. Étant
devant la station de métro Sherbrooke, rue Berry, je décide d'y faire un arrêt.
À l'intérieur, j'en active la circulation sanguine en marchant jusqu'à la
porte-est puis je reviens sur mes pas.
Au moment où je monte l'escalier menant à la sortie-ouest, j'entends
derrière moi crier : « Monsieur, monsieur... », me retourne, vois
quelqu'un grimper quatre à quatre les marches pour me rattraper. C'est
Rodrigue. Suis étonné qu'il me donne du « monsieur », depuis le temps
qu'on se tutoie. Nous nous installons sur le banc, juste en face de la porte,
parlons de dramaturgie, de comédiens. Le sujet de conversation qu'il a amorcé
n'est pas gratuit. Il m'ausculte pour savoir si je lui joue la comédie. Ma
présence à la station de métro, à cette heure, l'intrigue. Nous échangeons
là-dessus pas loin de trois quarts d'heure. Il est passé 23h, je dois rentrer
chez moi. Il m'emboîte le pas.
Arrivés coin St-Hubert, il m'invite à son domicile, me dit que c'est tout
proche. J'accepte. Deuxième étage d'une maison de chambres appartenant à
l'Office d'Habitation de Montréal, rue St-Hubert, coin Napoléon. Dès mon
entrée, lui fais part de mes gros soupçons quant à sa véritable identité. Il
nie être policier, mollo, trop mollo. Si on me faisait part d'un soupçon
semblable à mon égard, je nierais en y mettant plus d'énergie.
On a vite fait le tour de sa toute petite chambre. Tout est placé le long
des murs, avec au centre à peine d'espace pour quatre ou cinq personnes debout
: petite table de cuisine et deux chaises droites, fauteuil, lit simple, petite
armoire, frigo, évier, poêle, porte d'entrée. Pas de téléphone, pas de télé.
J'enlève mon manteau, le dépose sur le lit, m'assoie dans le fauteuil. Rodrigue
sort un poêlon, nous fait sauter chacun une crêpe, que nous dégustons avec
mélasse et jus de fruit.
Bien sûr, il en profite aussi pour me cuisiner. Le petit lunch n'a pas
d'autre but que de créer un climat propice aux confidences. On ne s'en sort
jamais, avec les civils. Toujours en train de fouiller dans votre tête et votre
coeur. C'est notamment ce qui permet de percer assez rapidement leur véritable
identité. Certains jours, l'approche est particulièrement flagrante.
Attribuable à la routine, la pire ennemie du civil. Jouer la comédie exige de
la concentration. Pas facile, lorsqu'on la joue huit ou dix heures par jour. Le
flic devient plus expéditif et ça transparaît dans ses rapports avec les
autres. On peut penser qu'il y a aussi des jours où il en a ras le bol des feux
de la rampe.
Après avoir mangé, je reprends place dans le fauteuil, lui s'assied sur
le lit, le dos appuyé contre le mur. Il a enlevé ses bottes, allumé une
cigarette et déposé le cendrier sur.... mon manteau. Il gesticule quand il
parle, secoue sa cigarette au-dessus du petit cendrier, sans trop viser. Suis
un peu inquiet, crains qu'une cendre brûlante tombe dessus.
C'est au moment où il pose la main à plat sur l'une des poches et
commence à en palper le tissu en me fixant droit dans les yeux que le déclic se
fait dans ma tête. Il cherche à en deviner le contenu. Monsieur m'a surpris à
22h faisant un aller retour dans la station de métro sans prendre le métro.
Monsieur pense que j'ai de la drogue dans la poche de mon manteau. Je plante
mes yeux dans les siens, lui dis n'avoir jamais touché à la drogue de ma vie.
Semble rassuré.
Il entreprend ensuite de me convaincre qu'un jour notre civilisation
retournera à l'époque du Moyen Âge, beaucoup de nos acquis seront alors réduits
à néant. Perspective d'avenir pour le moins déprimante. Finalement, las de cet
interrogatoire grossier, lui reproche amicalement de tout peindre en noir pour
me forcer à sortir tout ce que j'ai dans la tête. Moment de silence, sourire.
C'est presque un aveu. L'instant d'après, il se lève, m'indiquant ainsi le
moment de partir.
Lisez gratuitement le tome 1 : colonne de droite, faites clic sur l'icone
du livre. Éminemment important que vous connaissiez sur le bout des doigts
toutes les techniques utilisées par la police en civil et ses collabos.
News du vendredi 14 mars 2008---------------
■ La cybermanifestation de
Reporters Sans Frontières (RSF)... - ... contre neuf des pays ennemis de l'Internet est vraiment époustouflante,
tant elle est imaginative. Le contexte... Il y a quelques temps, RSF a invité les
internautes à venir manifester sur son site. S'agissait d'une manif de 24
heures, du 12 au 13 mars 2008. Près de 22 000 ont répondu à son
invitation.
Vous
voulez voir cette inusitée CYBERMANIFESTATION ?
http://www.rsf.org/24heures/pages/
Un
peu plus bas dans la page s'affichant, à gauche, la liste des neuf pays. Pour
savoir où les internautes ont cybermanifesté et combien ils étaient, par
exemple en Birmanie, cliquez sur le nom de ce pays. Un panneau va s'afficher
au-dessus du globe terrestre. On y indique qu'ils étaient 3 611. En cliquant
sur VOIR, vous allez les voir manifester dans un décor typique de ce pays.
Cliquez sur des pancartes, si vous voulez connaître les noms de quelques uns
d'entre eux. Vraiment GÉNIALE, cette cybermanifestation.
■ La police ne peut pas travailler pour
une entreprise privée - Un article de Cyberpresse, version électronique du quotidien La Presse de
Montréal, révélait récemment qu'une entreprise, en l'occurrence une banque
canadienne, allait créer une escouade afin de lutter contre les fraudes
bancaires, notamment. Elle serait constituée de policiers de l'île de Montréal
rémunérés par cette entreprise.
Le
premier commentaire me venant à l'esprit est à l'effet que ce projet n'est pas
souhaitable parce que potentiellement malsain. Dans le sens qu'il place ces
policiers dans une situation de conflits d'intérêts : relations
employés-employeur.
Non
seulement pas souhaitable, mais également pas nécessaire. Car l'entreprise
privée, au lieu de créer une escouades de policiers, peut en mettre une sur
pieds composée de citoyens spécialisés en la matière, qui accumuleraient des
preuves et porteraient des accusations. Il est aussi un fait confirmé que la
police ne possède pas cette expertise.
L'affaire
est aussi inacceptable que si on voulait privatiser des éléments du système
judiciaire. Bref, la police ne peut pas et ne doit pas être privatisée, ni
totalement, ni en partie.
■ Le Canada et sa guerre en Afghanistan - Au Canada, où je demeure, les médias ne savent pas tout ce qui s'y
passe, très loin s'en faut. Certains envoient de temps à autre des journalistes
sur le terrain, mais ils ne jouissent pas d'une totale liberté, encadrés qu'ils
sont par des relationnistes de l'armée canadienne. Par ailleurs, il serait
particulièrement risqué pour un journaliste d'y enquêter sans sa protection.
D'où
l'intérêt des témoignages de L'association Iraq Veterans Against the War (les
vétérans d'Irak contre la guerre). Ils affirment que les exemples de brutalité
américaine les plus médiatisés - comme le scandale de la prison d'Abou Ghraib
et le massacre d'une famille entière d'Irakiens dans la ville d'Haditha - ne
sont pas des incidents isolés commis par «une poignée de brebis galeuses»
; ils s'inscrivent dans la logique «d'une occupation de plus en plus
meurtrière».
Des
anciens combattants américains des guerres d'Irak et d'Afghanistan sont à
Washington du 13 au 16 mars afin de témoigner sur les crimes de guerre qu'ils
ont commis. (NDLR : L'histoire des conflits armés démontre amplement qu'il
n'y a pas de guerres propres.)
Lisez
l'article «Ces crimes que j'ai commis en Irak en votre nom»
http://www.cyberpresse.ca/article/20080314/CPMONDE/80314070/6723/CPMONDE
Notons
que la Commission d'examen des plaintes concernant la police militaire de
l'armée canadienne a décidé de tenir une enquête d'intérêt public avec
audiences sur les transferts de prisonniers talibans aux autorités afghanes.
Son
président Peter A. Tinsley a affirmé hier qu'il n'avait pas le choix devant le
refus du gouvernement conservateur de Stephen Harper (NDLR : homme de droite)
de coopérer à son enquête précédente, lancée il y a plus d'un an, sur les
allégations de tortures concernant le transfert de détenus afghans. La nouvelle
enquête est dotée d'un pouvoir d'assignation lui permettant d'avoir accès à
tous les documents gouvernementaux pertinents et, surtout, non caviardés.
Lisez
l'article du journaliste Gilles Toupin du quotidien La Presse de Montréal
http://www.cyberpresse.ca/article/20080313/CPACTUALITES/8031
30588/1019/CPACTUALITES
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier - C'était la deuxième fois que je voyais Rodrigue en compagnie de
cette femme. La première remontait à une couple d'années. Rodrigue et moi
avions pris l'habitude de se rencontrer de temps en temps dans un resto de la
rue St-Laurent où nous passions quelques heures à discuter de choses sérieuses
en buvant du café. Un jour, elle s'était jointe à nous. Rodrigue me l'avait
présentée comme travaillant avec un groupe de jeunes sur différents projets,
dans un loft lui appartenant. Un autre civil nous accompagnait. Lui se disait
professeur de mathématiques à la retraite. Il donnait, prétendait-il, des cours
de rattrapage à des étudiants.
Me souviens que cet après-midi-là, cherchant à connaître un peu mieux
Rodrigue, je m'étais permis de lui décocher quelques questions bien ciblées sur
ce qu'il faisait, d'où il venait. Il s'était vraiment mis en colère contre moi,
me disant le ton haut perché qu'il n'aimais pas qu'on l'interroge sur sa vie
privée. Indigné au point de se lever comme s'il allait partir, pour ensuite
reprendre sa place.
Assis à ses côtés, sur la même banquette, j'avais tenté de le calmer un
peu en enveloppant amicalement ses épaules de mon bras et le berçant doucement.
J'avais fait remarquer à la blague aux deux autres que c'était un bon gars,
quoique parfois un peu chiant, qualificatif prononcé à la française, la nasale
bien accentuée. L'avais même répété. Je n'avais pas été sans percevoir la
réaction de la jeune femme assise juste en face moi. Elle riait d'un rire
retenu, un peu scandalisée de ma remarque et de mon comportement, avec l'air de
me dire du regard : " Tu ne sais pas à qui tu parles ".
Comme tous ses collègues, lui non plus ne fait pas un job facile.
Patrouillant à pied ou faisant le pied de grue, peu importe la température,
cherchant à s'infiltrer partout, parlant à tout le monde. Un passionné du
métier, ça paraît. Le peu de cheveux qu'il a, il les rase. Huilé et bronzé, son
crâne reluit comme une boule de billard. Certains jours, il ressemble à Lénine,
d'autres à Trotski, avec le bouc du faux subversif, la chevelure en moins.
Fausse, la barbichette ? Possible parce que parfois sa couleur variait un peu.
N'ai jamais osé vérifier... Officiellement sans emploi. Joue au gars qui voit
tout en noir, tactique permettant de repérer ceux récriminant contre le système
: sa photo figure dans l'un des rapports annuels de la police de l'île de
Montréal.
Astrologue aussi à ses heures. Parlerait et écrirait le mandarin. Quand
vous le rencontrez dans un resto, il lui arrive souvent de sortir de son sac et
d'étaler négligemment à votre vue, sur la table, quelques feuilles recouvertes
d'idéogrammes. C'est beau, proprement fait, du travail d'artiste. Je doute
qu'il en soit l'auteur, doute tout autant qu'il parle le chinois comme il le
prétend. A probablement appris une dizaine de mots, à dessiner quelques
idéogrammes, afin de leurrer la galerie, mais je crois que ses connaissances se
limitent à ça. Elles font parti de tous ces éléments factices qu'il utilise
pour se créer une identité d'emprunt.
Quand vous le croisez sur la rue, il a l'habitude de s'approcher très
près de votre visage pour vérifier si vos pupilles sont dilatées. Arrive
toujours à l'improviste. L'apercevez-vous, qu'il est déjà à six pouces de votre
visage, la tête penchée sur le côté en train de vous les scruter attentivement.
Un jour, je m'en allais souper à l'Armée du Salut, coin St-Antoine et
Guy, où m'attendaient Norbert et Gilberte. Au moment où je passe devant
l'ancienne Place Dupuis, le voilà qui surgit tout à coup, me demande où je
vais, le lui dis. Trouve que c'est une bonne idée, s'enquiert s'il peut m'y
accompagner. J'accepte, c'est loin, ne refuse jamais un compagnon de route. Il
fait à peine deux trois pas avec moi pour changer aussitôt d'avis. Il a des
choses plus urgentes à s'occuper. Ne me le dit pas, je le vois bien.
Un commerce flambe au coin de Ste-Catherine-St-Hubert. Il y a là plein de
fumée, les pompiers sont sur les lieux, beaucoup de curieux aussi. Je comprends
que son travail, cet après-midi-là, consiste à faire le tour des badauds au cas
où il n'y aurait pas un pyromane parmi eux. Notre brève rencontre lui a permis
de savoir où j'allais et, en disant vouloir venir avec moi, de vérifier si j'y
allais vraiment. Sans doute aussi pour vérifier s'il n'y avait pas un petit
incendie qui flambait quelque part derrière mes yeux.
Lisez
gratuitement et au complet le tome 1 : colonne de droite, faites clic sur
l'icone du livre.
News
du jeudi 13 mars 2008---------------
■ Définitions de la laïcité - Au Québec, Charles Taylor et Gérard Bouchard, coprésidents de la Commission
de consultation sur les pratiques d'accommodements reliées aux différences
culturelles et religieuses, déposeront bientôt leur rapport. Ils ont tenu des
audiences partout dans la province, auxquelles beaucoup de citoyens ont
participé, et devraient faire des recommandations reflétant les valeurs de la
société québécoise, qui est pluraliste, démocratique et égalitaire.
Tous
les pays du monde doivent composer avec différentes cultures et religions,
seule façon d'harmoniser les rapports entre les citoyens. Je pense que vous
serez intéressés d'entendre l'opinion de Français. TéléLibre s'est installée
dans un parc à Paris, et lancé le débat, invitant des personnes un peu à
l'écart de s'approcher et d'y participer. Le thème : la laïcité, dieu et
notre République.
L'un
a dit que la laïcité, c'est l'acceptation de toutes les religions. Surtout la
séparation de la religion et du domaine public, à ajouter l'une. On a institué
l'école publique avec cette intention, justement pour éviter que le religieux
prenne toute la place. La laïcité est faite pour l'entente entre les gens.
Durée 38:04
http://latelelibre.fr/index.php/2008/03/le-point-rouge-la-laicite-dieu-et-notre-republique/
■ Protéger nos données personnelles,
est-ce possible ? - De quoi parle-t-on au juste ? Des éléments de notre identité que nous
laissons un peu partout lors de notre navigation sur le web. À peu près
n'importe qui peut les rassembler et s'en servir à des fins inavouables :
un criminel peut emprunter notre identité, un cyberflic peut enrichir notre
dossier informatisé de renseignements sur ce que nous faisons sur le web, même
si nous sommes d'honnêtes citoyens.
Il
existerait désormais un logiciel effaçant toutes ces traces.
Lisez l'article d'Estelle Dumout sur ZDNet.fr
http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39379005,00.htm
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier - Un jour je vois Norbert enlever des mains le paquet de cigarettes
d'un habitué d'un resto communautaire, l'examiner attentivement, lunettes de
lecture sur le bout du nez, poser deux ou trois questions carabinées (contrebande ? Mais sans prononcer
le mot). Après le départ de l'usager, lui fais remarquer avoir reconnu le style
(du policier enquêtant). Me
faut le répéter, en l'encourageant de clins d'oeil complices, le visage tout
plissé de rire, pour qu'il me consente finalement un petit sourire sec, à peine
perceptible. La complicité est microscopique. Insuffisante pour prétendre que
nous sommes entre initiés.
Quand un civil craint que son identité soit percée, il utilise une
panoplie de trucs pour déjouer les soupçons. Un après-midi Rodrigue et moi
déambulons rue St-Denis, à Montréal. Nous croisons une jeune femme, l'une de
ses collègues. Il se précipite vers elle, la prend par le bras, s'en écarte
légèrement pour mieux apprécier sa tenue vestimentaire et la félicite du « beau rôle » qu'elle a choisi.
La femme partie, je lui demande si celle-ci est comédienne. Pris de
court, il baisse la tête, incapable de formuler une réponse. Comme tout civil
réalisant qu'un mot de trop -
« beau
rôle » - a mis en
péril leur véritable identité, la sienne et celle de sa collègue, il tente
aussitôt d'étoffer davantage le personnage qu'il campe en me quémandant de
l'argent pour un café. Le bout du bout ! Moi, pauvre comme Job, payant un café
à un flic gagnant au delà de 50 000 $ par année. En ces temps de disette, il
n'a droit qu'à 0.75¢. L'homme ou la femme jouant à celui n'ayant pas d'argent
pour se payer un café, que voilà une belle cachette pour un civil.
Certains raconteront avoir déniché un job, disparaîtront pour réapparaître
un mois plus tard et jouer aux travailleurs découragés d'avoir été mis à pied
ou congédiés. Souvent, cela suffira à vous convaincre que vous aviez tort de
penser que... Momentanément, car, les contacts quotidiens reprenant, ce n'est
pas long que la certitude refait surface.
Une autre tactique consiste à s'attirer la sympathie ou la pitié. Très
rare que cette ruse ne fasse pas mouche. Si vous êtes le moindrement sensible à
la misère des autres, vous tomberez dans le panneau les deux pieds joints et,
comme il m'est quelques fois arrivé, compatirez à leur sort, essaierez tant
bien que mal de recoller les morceaux. À la condition, bien sûr, que ces civils
soient bons comédiens, dans le cas contraire...
Rodrigue me jouera le rôle de celui dont les jours sont comptés. Presque
plié en deux par la douleur, l'air souffreteux, monosyllabique, se disant
atteint d'une maladie mystérieuse incurable, il se demandait sérieusement s'il
allait passer l'hiver. Il en mettait, en mettait. Ne l'ai pas crû. J'avais
accumulé trop de recoupements sur son compte.
Le printemps venu, il était d'ailleurs toujours là, bien en vie, trop
pour le mort en sursis qu'il avait été deux mois plus tôt : légèrement bronzé,
yeux brillants, convivial, et accompagné d'une jolie femme plus jeune que lui,
quoique collègue plutôt qu'amante. Par la suite me suis un peu amusé à ses
dépends, à une couple d'occasions, disant que sa mère avait dû prier pas mal
fort pour qu'il recouvre miraculeusement la santé, caricaturant à gros traits
son état souffreteux d'alors.
Lisez gratuitement le tome 1 au complet : dans le colonne de droite,
faites clic sur l'icone du livre.
News du mercredi 12 mars 2008---------------
■ Mondialisation : le Fond Monétaire
International (FMI) fabrique
la misère - La mondialisation a des bienfaits, particulièrement dans les pays riches.
Cependant, on parle peu de ses méfaits dévastateurs dans le tiers monde,
notamment en Afrique. Il faut comprendre que sur ce continent, les citoyens
vivent déjà de peu. Alors, lorsque les prix des denrées augmentent, entre
autres impacts, la misère s'amplifie. Et la révolte gronde, chez ceux se
rendant compte de ce qui se passe.
Absence
de conscience sociale du capitalisme, particulièrement sauvage dans le cas de
l'Afrique. Le profit d'abord et avant tout. Et les humains ? Bof ! ils se
débrouilleront bien ou encore : nous ne sommes pas un État providence.
Regardez
ce documentaire de la BBC de Londres, traduit en français, et portant sur un
pays pauvre, le Ghana, en Afrique.
Dans la page s'affichant, colonne du centre, sous la
photo,
cinq vidéos à la queue-leu-leu illustrant la situation y prévalant.
Vidéo 1/5 - Durée 11:40
Vidéo 2/5 - Durée 10:08
Vidéo 3/5 - Durée 09:53
Vidéo 4/5 - Durée 10:06
Vidéo 5/5 - Durée 04:29
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article62919
■ Les manipulateurs : ne les laissez
plus faire - Ils sont nombreux à sévir, cela va du sommet de notre société jusqu'à son
sous-sol pas très propre et nauséabond : les policiers en uniforme et en civil,
incluant les directeurs généraux de corps policiers (Les champions toutes
catégories), leurs collabos (Beurk!), des élus (Pouah!), etc. Comment les
repérer et s'en protéger ?
Lisez
cet article de linternaute
http://www.journaldunet.com/management/vie-personnelle/dossier/detecter
-manipulateurs/index.shtml
Suggestions
de quelques ouvrages :Jacques
Regard,
Manipulation : ne vous laissez plus faire ! (Je ne l'ai pas lu)
Christel
Petitcollin, Échapper aux manipulateurs (Je ne l'ai pas lu)
Marie-France
Hirigoyen, Le Harcèlement Moral, Éditions Syros (Je l'ai lu, très bon)
■ Trois questions sur des sujets
nous touchant tous - Je diffuse assez régulièrement sur mon site des vidéos et articles traitant
des liberté de presse et d'expression, entre autres libertés démocratiques.
Depuis mon enquête de plus de six ans dans l'underground policier, j'ai
découvert, un peu beaucoup sur le tard (mieux vaut tard que jamais), que dans
notre société supposément libre, il y a des engrenages qui grincent et font
grincer des dents.
Aujourd'hui,
je récidive, avec un vif plaisir, en vous présentant ces vidéos où les invités
répondent à trois questions : Une Télé Libre? ; Une Presse Libre? ; Un point de vue, une
idée, une info... Libre?
Le cinéaste Cédric Klapisch,
auteur de plusieurs films, dont À propos de Paris, Le Péril Jeune, Chacun
cherche sont chat, L'Auberge espagnole.
Durée 08:33
http://latelelibre.fr/index.php/2008/02/la-libre-interview-de-cedric-klapisch/
Hervé
Di Rosa, artiste, peintre, sculpteur, dessinateurs, etc.
Durée 10:27
http://latelelibre.fr/index.php/2008/01/la-libre-interview-de-herve-di-rosa/
Gilles
Clément, jardinier et auteur de la théorie d'un Jardin Planétaire.
Durée 10:21
http://www.latelelibre.fr/index.php/2007/10/libre-interview-de-gilles-clement/
Michel
Onfray, philosophe engagé, enseignant et écrivain, dont j'ai déjà diffusé sur
mon site des vidéos : et il y en aura d'autres, ses interventions
permettant de mieux comprendre le monde d'aujourd'hui. Son objectif :
démocratiser la culture et dispenser gratuitement un savoir au plus grand nombre.
Durée 12:41
http://www.latelelibre.fr/index.php/2007/11/la-libre-interview-de-michel-onfray/
Laetitia
Masson, réalisatrice de longs-métrages, dont Coupable, En avoir ou pas, À
vendre, Love me, La repentie, Pourquoi le Brésil ? Ses films traitent des
sentiments, du travail et de l'argent.
Durée 10:19
http://www.latelelibre.fr/index.php/2007/12/la-libre-interview-de-laetitia-masson/
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier - Pas toujours drôle le métier de civil, ainsi que je m'en rendrai
souvent compte. Par exemple de se les geler l'hiver par dix ou vingt sous zéro,
et pas seulement les pieds, ou de recevoir une bonne douche glaciale l'automne,
en faisant la queue à la porte d'une soupe populaire. Il y a aussi la
nourriture, souvent de piètre qualité et très mal apprêtée.
Un matin, à l'Accueil Bonneau, je vois Norbert toiser son bol de soupe
avec appréhension, se demandant sans doute par quel côté l'attaquer. « De la vraie
pâtée à cochons », lui fais-je remarquer. Il lève la tête, me
regarde sans dire un mot, je perçois un peu de détresse dans le fond de ses
yeux, que j'interprète comme un acquiescement tacite. Pas facile pour lui, qui
appartient à un autre monde que celui du pauvre. Comme tout flic, il gagne bien
sa vie, peut se permettre de bons gueuletons dans de restos huppés. Alors, la
soupe de l'Accueil Bonneau.
Un jour, après nos agapes à cette soupe populaire, lui et moi remontons
Berry. Je vois venir dans notre direction une de mes connaissances. Un
ex-fonctionnaire à la retraite du gouvernement du Québec, barbe blanche à la
Hemingway. Ce matin-là, il n'a pas la pipe vissée au coin de la bouche. Je le
connais depuis plus d'un an. Un homme contre lequel je nourris une petite
rancune. Lui en veux un peu de ne pas avoir voulu faire tandem avec moi quand
j'ai commencé à faire du bénévolat au resto Bouffe-Héberge. Car il venait y
faire son tour de temps à autre. À un moment, je croyais vraiment l'en avoir
convaincu. Lui et moi s'étions répartis certaines tâches puis on ne l'y avait
plus revu. À nous deux, nous aurions facilement réussi ce que je n'ai pu faire
seul : écarter les irresponsables dirigeant cet organisme, redresser la
situation financière et développer des activités à l'intention des usagers. Je
m'en étais d'ailleurs déjà confié à Norbert.
Celui-ci a vu aussi l'ex-fonctionnaire se diriger vers nous, probablement
en route vers l'Accueil Bonneau. Il me chuchote : « Ton ami s'en vient !
». Cela dit sur un ton laissant entendre qu'il ne l'est plus. Sans être des
intimes, l'ex-fonctionnaire et moi échangions à l'occasion quelques mots. Au
moment de lui serrer la main, ce matin-là, je réalise à son attitude glaciale
que Norbert a raison : il n'est effectivement plus mon ami. Que sait-il passé ?
Ne serais pas du tout étonné que mes " amis " y soient pour quelque
chose. Ils ont déjà détourné de moi des gens de Jeunesse au Soleil et de la
Maison des amis du plateau Mont-Royal. Cette méchanceté me blesse. Me
réconforte intérieurement, n'ai pas à rougir ou avoir honte : moi, je ne porte
atteinte aux droits fondamentaux d'aucun citoyen.
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gratuitement et au complet le tome 1 : colonne de droite, faites clic sur
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News du mardi 11 mars 2008---------------
■ Journée
internationale de la liberté d'expression sur Internet - L'idée de cette premier Journée d'envergure planétaire vient de Reporters
sans frontières (RSF). L'objectif est de dénoncer la censure exercée par les gouvernements
et réclamer plus de libertés sur l'Internet. RSF appelle à manifester dans neuf
pays ennemis du Net : Birmanie, Chine, Corée du Nord, Cuba, Egypte,
Erythrée, Tunisie, Turkménistan et Viêt-nam.
Durant
24 heures, du mercredi 12 mars à 11h jusqu'au jeudi 13 mars à 11h (heure de
Paris), les internautes pourront créer un avatar (représentation
virtuelle créée par un internaute pour évoluer dans le cyberespace), choisir le
message de leur banderole et prendre part à l'une des cybermanifestations qui
auront lieu dans ces neuf pays. (NDLR : Est-ce la première
cybermanifestation ?) «
24h contre la censure », clame l'organisme, qui appelle
les internautes à se mobiliser sur son site (www.rsf.org).
PS : Si vous voulez voir le faciès (pour utiliser un mot poli)
d'une trentaine de ces 65 citoyens ayant accédés au pouvoir suprême de leur
pays et étant devenus par la suite des prédateurs de la liberté d'expression
(dixit RSF), allez à cette adresse :
http://www.rsf.org/article.php3?id_article=13648
■ La
Suisse Florence Proton dénonce
vidéosurveillance et répression policière - « Pour
moi, il est important de revendiquer mes droits de citoyenne. On a plus de
droits que d'aller voter trois fois par an. C'est déjà beaucoup par rapport à
ce qui existe dans les pays voisins, mais ce n'est pas suffisant.
«
De
nombreuses choses ne vont pas dans notre société. On le constate tous les
jours. Je ne peux pas rester les bras croisés face aux injustices. C'est
contraire à ma manière de penser. »
Lisez l'entrevue
http://www.lenouvelliste.ch/fr/news/valais/florence-proton-passe-a-l-attac_9-71326
■ France : à Nantes, semaine contre
la répression policière - Le samedi 15 mars sera la 12e Journée Internationale Contre les Violences
Policières. À cette occasion, le CAR (Collectif Anti Répression) organise tout
au long de la semaine différents événements : projections, débats,
concerts. La semaine se terminera par une manifestation contre la répression.
Face aux nouvelles formes de répression et de contrôle social, le CAR s'est
fixé des objectifs, notamment ce qui concerne l'utilisation des nouvelles
technologies de l'information.
Heureuse
initiative méritant d'être imitée au Québec, et ailleurs en Occident. Grand
temps que les citoyens mettent le nez dans les activités illégales de la police
en civil. Faut surtout pas compter sur celle-ci
pour défendre la démocratie, qui n'a rien à voir avec l'anarchie policière.
Lisez
l'article
http://infoblog.samizdat.net/semaine-contre-la-repression-du-10-au-15-mars-a-nantes
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau
Policier - Comment faire pour repérer autant de civils ? Facile, quand on
sait qu'ils sont là et connaît leurs façons d'opérer. Je me permets d'insister
de nouveau sur le genre féminin, afin que le lecteur ne l'oublie pas... Les
femmes de tous âges sont aussi présentes que les hommes. Ne faut pas se laisser
bluffer par qui ou quoi que ce soit : sexe, apparences (beauté, laideur, obésité, malformations ou
handicaps physiques ou... déficiences mentales légères), sourires sympas, statuts
social ou économique, etc. Questions aussi de perceptions et de recoupements
accumulés jour après jour, dans certains cas pendant des mois. Quelques unes de
ces perceptions.
Norbert ne se déplace jamais sans un sac de voyage usagé, son garde-manger,
qu'il porte en bandoulière. En cette fin d'hiver 1997-98, il fréquente, chaque
jour, deux soupes populaires et un resto communautaire. Le matin, il est à
l'Accueil Bonneau, rue de la Commune, dans le Vieux-Port. L'y ai déjà vu à deux
reprises transvider le reste de son assiette dans l'un de ses récipients de
plastique.
Le soir, il est à la cafétéria de l'Armée du Salut, sur St-Antoine-Ouest,
à la hauteur de Guy, où les non-résidents ont droit au souper gratuit. Après le
repas, les surplus de cuisine sont distribués gratuitement aux usagers. À une
occasion, je l'ai vu prendre tout ce qui passe. Il opère avec méthode,
conviction. Ouvre son sac, en retire un premier récipient de plastique et hop !
le spaghetti, pose le couvercle dessus, le replace dans son garde-manger, en
retire un deuxième pour la pointe de tarte. Show convaincant, destiné à ses
voisins de table et l'auteur de ces lignes. Quand tu vois un usager apporter
des denrées chez lui, tu n'as pas besoin de dessin.
Par contre, le midi, à la cafétéria du Comité social Centre-Sud, rue
Beaudry, il ne prend qu'une partie du menu du jour, et encore, pas tout le
temps : la fin d'semaine, il partage son cabaret avec Gilberte. Il mange si peu
qu'on en vient à se demander ce qu'il vient y faire. Il complète son menu
frugal en sortant de son garde-manger un ou deux récipients, qu'il prétend
avoir remplis un peu plus tôt à l'Accueil Bonneau.
Curieusement, la fraîcheur des aliments y est nettement supérieure à ceux
servis rue de la Commune. Ainsi les bouquets de brocoli, d'un vert aussi vif
que la verdure après une bonne pluie et non d'un beige malodorant, et les
carottes, finement coupées, mécaniquement et non à la main. Un midi,
s'apercevant que je focalise sur le contenu de son récipient, il rougit légèrement,
un peu de gêne passe dans ses yeux, donne l'impression de quelqu'un pris en
flagrant délit. Par la suite, il évitera d'en apporter.
Un après-midi il m'amène chez lui. Un moment, je crois qu'un lien de
confiance s'est peut être créé entre nous. Je jubile un peu intérieurement. On
n'invite pas chez soi n'importe qui, n'est-ce-pas ? Avant même qu'il ne
déverrouille sa porte, désenchantement : il m'indique du doigt la trace
d'une tentative d'infraction à son domicile. À la hauteur de la serrure, le
cadre de sa porte est endommagé, il manque un petit éclat de bois. Son oeil
inquisiteur scrute ma réaction, sens un léger soupçon peser sur moi. Les choses
en restent là, nous entrons.
Deux paliers, assez grand, moderne, confortable, meubles anciens, tapis
partout, et dans un vieil édifice historique rénové, bien entretenu, avec comme
voisin de palier une clinique de dentistes, notamment. Appart d'environ 600$
par mois, sinon plus, qu'il dit partager avec d'autres. Je ne vois pas comment
puisqu'il n'y a qu'une chambre et un grand lit. Il y a aussi ce simulacre
d'agression qu'il me fait, pendant quelques secondes : sur la pointe des
pieds, corps légèrement penché, bras ouvert, mine sévère, la posture de celui
s'apprêtant à bondir sur vous.
Lisez
gratuitement tout le tome 1 : colonne de droite, faites clic sur l'icone
du livre.
News du lundi 10 mars 2008---------------
■ Stupéfiants : l'ONUDC
recommande une approche sanitaire - Pour contrôler
davantage la consommation de stupéfiants, il faut adopter une approche
multilatérale et accorder davantage d'importance aux questions de santé, a
plaidé aujourd'hui Antonio Maria Costa, le directeur exécutif de l'Office des
Nations Unies contre la drogue et le crime.
«
Le
contrôle des stupéfiants pâtit d'un problème d'image : trop de crimes liés à la
drogue, trop de gens en prison, et trop peu dans les services de soins, trop
peu de ressources pour les traitements préventifs et la réhabilitation, trop
d'éradication de cultures, et pas assez d'éradication de la pauvreté
», a-t-il affirmé devant la 51ème session de la Commission des stupéfiants des
Nations Unies, selon un communiqué publié aujourd'hui à Vienne.
(NDLR)
Il y en aurait très long à dire sur cette guerre meurtrière contre la
drogue : bientôt, vous le verrez lorsque je mettrai en ligne gratuitement
le tome 3 de L'Étau Policier. Voyons un petit aperçu. Parce que les
consommateurs ne disposent pas de seringues propres, non contaminées, ils
attrapent le sida et les hépatites, qu'ils propagent ensuite à des partenaires
ne se droguant pas. La police va même jusqu'à saisir des seringues neuves,
contribuant ainsi à l'épidémie. Des consommateurs meurent aussi d'overdose,
parce qu'ils n'ont pas accès à des lieux d'injections sécuritaires. D'autres se
suicident, parce que déstabilisés psychologiquement à répétition par des
civils. Sans cette guerre meurtrière, le sida ne se serait jalais développé à
ce point. Et ce n'est qu'une mise en bouche de ce que vous apprendrez d'ici
peu.
Lisez
l'article de l'ONUDC
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=16079&Cr=drogues&Cr1=ONUDC
■ Des identités sexuelles difficiles à
assumer et
sources de bien des souffrances - On parle ici du travesti et du transexuel. En Occident, certains les
considèrent comme des gugusses auxquels on peut porter atteinte à la dignité
sans problème. Alors que d'autres adoptent le principe de neutralité : «C'est sa vie à
lui, ça ne me regarde pas.» En Turquie, entre autres pays,
l'intensité de la souffrance décuple.
Titre de la vidéo : La Terreur Transexuelle - Durée 18:32 - Lisez le texte sous l'écran
http://infoblog.samizdat.net/turquie-la-terreur-transexuelle
■ France : quelques données sur le
suicide - Il y a un élément dont on ne tient jamais compte lorsqu'on cherche à
comprendre le suicide : les déstabilisations psychologiques à répétition
de la police en civil et de ses collabos. Elles déstructurent mentalement la
cible, l'incite à s'isoler socialement. Il en résulte un burnout et (parfois ou
souvent?) le suicide.
Civils
et collabos utilisent régulièrement et quotidiennement cette redoutable arme
blanche dans leur combat contre le politiquement et puritainement incorrects.
Ados et jeunes adultes, qui n'ont pas encore eu l'occasion de vraiment se
colleter avec les difficultés de la vie, sont les plus vulnérables.
J'aborde
cette problématique dans mes livres. Je vous incite fortement à lire celui de
Marie-France Hirigoyen : Le Harcèlement Moral, Éditions Syros.
Durée 04:41 - Lisez le texte en bas de l'écran
http://latelelibre.fr/index.php/2008/02/le-suicide-en-face/
■ Huit étudiantes nues devant le CA de
l'université du Québec à Montréal - Elles ont manifesté ainsi devant le Conseil d'Administration (CA) afin
de protester contre son manque de transparence, son refus de négocier avec les
étudiants et l'inégalité des rapports de sexes en politique.
Article
et photo censurée ici
http://www.cmaq.net/fr/node/29364
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier - Où poursuivre
mon enquête journalistique ? Cette fois ce sera au Comité social Centre-Sud,
rue Berry. Le repas coûte 2.50$ mais, en ce mois de février 1998, j'ai les
moyens de payer. Une dizaine de jours plus tôt, j'ai quitté mon coûteux
appartement, que je n'arrivais plus à payer complètement. Les gestionnaires de
l'édifice étaient au courant de mes difficultés financières, faisaient preuve
de compréhension à mon égard. Lorsqu'on m'a offert de résilier mon bail, sans
passer par la Régie du logement, j'ai accepté avec soulagement. Je commençais à
me rendre compte qu'avec la police dans les jambes, mes chances de retourner
sur le marché du travail était nulle.
Soulagé aussi parce que dans cet édifice de quatorze étages, il y avait
trop de civils qui épiaient les locataires. L'un d'eux, affecté au comptoir de réception
du poste de police de la rue Rachel, à un coin de rue de là, y exécutait même
des travaux... d'entretien. Et puis, j'avais un peu de difficulté à composer avec
la mauvaise foi permanente du concierge et du gardien de nuit, collabos assidus
de la police. Enfin, vivre constamment en situation de pénurie alimentaire
appréhendée, c'est déplaisant au possible.
Suis donc devenu locataire dans une maison de chambres subventionnée par
la Ville de Montréal, rue Dorval -
nom de rue fictif : 269$ par mois. Mon revenu mensuel étant de 590$, me
reste en poche 321$, de quoi effectuer des dépenses urgentes : achat et
installation d'un disque dur dans mon ordinateur principal, d'une cartouche
d'encre pour mon imprimante laser, etc.
Jusqu'à présent, j'ai accumulé des infos sur l'underground policier, ai
retracé aussi une bonne partie des événements dont j'ai été témoin alors que je
faisais du bénévolat au resto Bouffe-Héberge. Enfin, j'ai commencé à me
documenter à la Biblio centrale de la Ville de Montréal, rue Sherbrook, où
j'emprunte en moyenne quatre bouquins par semaine. Tout en poursuivant ma
recherche, je compte offrir éventuellement à la direction du Comité social
Centre-Sud un document corporatif, et retrouver enfin mon autonomie financière.
J'espère, sans trop me faire d'illusions, que cette fois-ci la police ne
viendra pas contrecarrer mon projet.
Dès mon arrivée à la cafétéria du Comité social Centre-Sud,
surprise : je croise Norbert et Gilberte. Celui-là même auquel j'avais
fait part de mon besoin de me ventiler, ou dit plus clairement, avec qui
j'avais rompu la communication. Et sa pseudo copine, sa collègue policière,
celle qui disait qu'elle allait me servir mon repas et ne le faisait pas, vous
vous souvenez ? Je décide de rétablir les ponts avec eux. Je veux approfondir
ma relation, compte aussi les utiliser un peu comme une ligne dormante. Je peux
sortir de ces eaux des faits intéressants comme je peux ne rien sortir du tout.
La suite de ce récit démontrera que la pêche a été bonne, miraculeuse même.
Ils me serviront aussi en quelque sorte de tremplin. Tout en cultivant
mes liens avec eux, je pourrai, en toute quiétude, repérer d'autres civils, les
infiltrer discrètement. À partir de ce moment, on ne fera pas que m'infiltrer,
j'infiltrerai également, déterminerai la durée de l'infiltration, pas trop
longtemps, juste assez pour vérifier s'ils sont ou non des
messieurs-dames-tout-le-monde. J'adopterai un comportement empreint de respect.
Pas de questions embarrassantes non plus, sauf quelques unes, de temps à autre,
pas trop, faudra savoir où s'arrêter. S'agira surtout d'écouter, d'observer en
ayant l'air de ne faire ni l'un ni l'autre. Tout un programme !
Les deux premiers mois, tout se déroule normalement. Y suis même
confortable. Au point d'en être étonné. Sans doute attribuable au fait que
l'organisme, largement subventionné, est quasiment une institution du
gouvernement du Québec, enfin disons de son ministère péquiste de la
Solidarité : ce parti était au pouvoir lors de mon enquête. Endroit, s'il
en est, où la répression policière se doit d'être plus douce.
Dans la rue, par contre, c'est le cirque. La police monte même d'un cran
sa répression à mon encontre. Filatures et déstabilisations s'enchaînent avec
une régularité déconcertante. Sur le coup, je ne comprends pas pourquoi. Peu à
peu la lumière se fera : je viens d'investir un autre endroit où, jusqu'à
mon arrivée, elle pouvait manoeuvrer en paix. Et je ne m'en contente pas
puisque avant d'y aller dîner, il m'arrive de temps à autre de déjeuner à l'Accueil
Bonneau. Encombrant, le journaliste. Ma persévérance me permettra de découvrir
que des civils y fourmillent aussi.
Lisez gratuitement le tome 1 : dans la colonne de droite, cliquez
sur l'icone du livre.
News du dimanche 9 mars 2008---------------
■ Individualisme, solitude, isolement : comment est-ce possible ? - Le phénomène est particulièrement visible dans les milieux ruraux, petits
villages (Lac Bouchette, mon village), petites villes. Celui connaissant bien
les tactiques clandestines et illégales de la police en civil et de ses
collabos sait tout de suite ce qui se passe lorsque les rues sont désertes,
inanimées.
De
nos jours, le citoyen ne peut plus circuler librement dans l'espace public. Il
doit aller d'un point à un autre : de son domicile à l'épicerie, à
l'église, etc. Il ne peut pas sortir de chez lui pour se promener, prendre du
bon air, à pieds ou à vélo. Car cela pourrait devenir une habitude et inciter
d'autres citoyens à faire de même. Il y aurait risque que les rues deviennent
animées.
Alors
civils et collabos font tout pour que le citoyen ne se sente pas bien dans
l'espace public. Et l'éjecté ignore que ceux-ci sont responsables de son envol.
Si en plus vous êtes un punk, ou une femme portant une tenue sexée, vous serez
rapidement pris en main par ce monde de l'ombre et du silence.
Ces
tactiques illégales sont en très grande partie à l'origine de l'individualisme
et de l'isolement social, dont traite la vidéo qui suit... Elles ont détruit
l'osmose et charcuté le tissu social, dont il ne reste plus que des lambeaux.
Durée 07:58
http://cvr.vodpod.com/video/822965-seul-si-lindividualisme-m%C3%
A9tait-racont%C3%A9?c=sort.popularity
■ L'avenir des médias - Avant l'avènement de l'Internet, il fallait beaucoup investir pour créer un
média et faire circuler des informations. Ce qui n'était pas donné à tout le
monde, et très loin s'en faut. Aujourd'hui, c'est tout le contraire. N'importe
qui, ou presque, peut ouvrir un blog ou un site, cueillir des infos sur le web,
les diffuser et commenter. Cette démocratisation de l'information, dont tout le
monde profite, incite à se demander de quoi sera fait l'avenir médiatique.
Les
intervenants :
Philippe Couve
Benoît Rahpaël
Michel Mikiane Levy-Provençal
François Guillot
Damien Van Achter
Durée 39:37 - Dans la fenêtre s'affichant, la vidéo est
un peu plus bas
http://www.politicshow.fr/
■ Au Québec, la Régie de police
Memphrémagog
ne
s'intéresse pas au «Taser»... - ... l'arme à décharge électrique. Le directeur général de ce corps policier,
Adrien Mercier, préfère largement l'utilisation d'un bâton télescopique (pour
tenir éloigner un individu), du poivre de Cayenne ou, ultimement et très
rarement, du pistolet traditionnel. Des trois options, le poivre de Cayenne
demeure le plus utilisé pour maîtriser un individu au comportement violent.
Lisez
l'article du journaliste Dany Jacques de l'hebdo Le Reflet du Lac
http://www.lerefletdulac.com/article-190536-La-Regie-de-police
-ne-sinteresse-pas-au-taser.html
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier - Quelque temps après, Victor sonnera à la porte de ma chambre de
la rue Dorval - j'utilise un
nom de rue fictif afin d'éviter que l'on identifie certaines personnes habitant
ce secteur dont il sera question dans d'autres pages -. L'apercevrai de la fenêtre du
rez-de-chaussée, m'apprêterai à lui ouvrir, quand le bruit d'une porte glissant
sur ses rails et fermée avec fracas attirera mon attention.
De l'autre côté de la rue, je verrai un de ses collègues monter
précipitamment dans une fourgonnette blanche et quitter les lieux en quatrième
vitesse : le reconnaîtrai aussitôt car il avait déjà utilisé à mon
encontre des tactiques d'intimidation, notamment à la Biblio centrale de la
Ville de Montréal. Alerté par le bruit de la porte, peut-être un signal convenu
entre eux, Victor fera de même, traversera la rue en jetant de rapides coups
d'oeil dans la direction prise par la fourgonnette.
Ces deux-là avaient une mission à remplir. Laquelle ? Je m'interroge. Si
le type de la fourgonnette, une vieille connaissance, ne m'avait pas vu et que
j'étais allé répondre à la porte, que se serait-il passé ? La peur d'un
dérapage policier est parfois bien présente à mon esprit, mais pas cette fois,
que je me disais pour me rassurer, car l'événement s'était déroulé en plein
jour. Si dérapage il y avait, je crois que le moment le plus propice serait
après le coucher du soleil. Je le crois, quoique dans la petite entrée déserte
de la maison de chambres où j'habitais alors...
Ou si j'avais été absent de mon domicile, quelle aurait été la suite du
scénario ? Victor se serait-il introduit illégalement chez moi ? Dans
l'underground policier, tout est possible. Plus tard, j'aurai la preuve que la
police de l'île de Montréal s'est introduite à au moins deux reprises chez moi,
en mon absence. J'en traiterai plus loin.
À la Maison des amis du plateau Mont-Royal, ce n'est pas long que
l'atmosphère devient irrespirable. La tension est telle que je ne peux plus
tenir. Après seulement trois semaines de fréquentation, je décide de ne plus y
retourner. On peut penser que si j'avais persévéré, j'aurais repéré d'autres
civils. Me voilà éjecté de cet autre organisme. Assez incroyable que la police
ait réussi son coup aussi rapidement. Pourtant, j'étais bien déterminé à
résister à mes oppresseurs. J'ai sous-estimé ma capacité de composer avec
l'isolement social et le poids de la chape de plomb policière.
Tout cela pèse trop lourd. Il n'y pas à dire, ce corps policier est très
fort en matière de déstructuration psychologique et d'exclusion : de fait,
peu importe le pays, tous les corps policiers opèrent ainsi. On peut déplorer
qu'il ne soit pas aussi compétent en intégration sociale. Je m'étais donné
quelques semaines avant d'offrir à l'organisme un document corporatif. Pas le
choix, il me faut oublier ce projet.
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News du samedi 8 mars 2008---------------
■ La présomption d'innocence menacée par les médias - Très souvent la police y porte atteinte, diabolise un accusé avant même la
tenue du procès. Elle possède des alliés dans les salles de nouvelles, qui
n'attendent que ses scoops pour se mettre en valeur, on caméra, bien peignés et
cravatés.
Et
lorsqu'à la suite du procès l'accusé est acquitté, les citoyens, qui ont gobé
sans se poser de questions le verdict de la police (qui n'arrête pas que des
coupables), dénoncent le laxisme du tribunal, s'en prennent aussi à la charte
des droits et libertés qui, prétendent-ils, protège les criminels. Rendu à
cette étape, on ne parle plus seulement d'une atteinte à l'innocence, mais
aussi à celle de la neutralité du système judiciaire.
Lisez
l'article à sujet
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=37080
■ Le photographe à qui nous devons... - ... le fantastique hommage à la femme africaine (voir vidéo précédente) a tenté
de réaliser le même exploit en Israël et en Palestine. Cependant, cette fois le
thème était différent. Il y a des moments où cela n'a pas été facile. « Si on oublie
de rire, on oublie d'être humain », dira un citoyen. Un autre
estimera que le mur est ridicule, que les photos ridicules ne font que
l'illustrer. Génial !
Durée 10:45
http://www.dailymntion.com/video/x2aho1_face-2-face-sur-metropolis-arte_creation
■ «Women are
heroes !» - Un fantastique hommage rendu à la femme africaine. Superbe vidéo, faite de
pleures et de rires. Émouvante afrika ! Le titre est en anglais, mais les
commentaires sont rares, tout est dans les images vidéos.
« Women
are heroes ! » Médecins Sans Frontières (MSF) et
l'artiviste JR le clament à l'occasion, ce 8 mars 2008, de la journé internationale de la femme.
http://www.dailymotion.com/video/x4lv1b_trailer-women-are-heroes_creation
■ Louise Arbour quittera son poste à
l'ONU - Au cours de son mandat, la Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme a
dû faire face aux critiques des États-Unis et de nombre de pays en voie de
développement dont elle a dénoncé les violations des engagements en matière de
droits de l'homme.
«Les pressions
s'exercent par des critiques publiques, mais je ne fais pas l'objet d'obscures
pressions secrètes», a-t-elle assuré. Certaines attaques «extrêmement
injustes» l'ont «blessée», a-t-elle reconnu : «surtout quand
cela touche à l'intégrité» ou lorsqu'elles visent «sur un ton
méprisant» ses collaborateurs déployés sur le terrain.
Lisez
l'article de Denis Rousseau de l'Agence France-Presse
http://www.cyberpresse.ca/article/20080307/CPMONDE/80307014
/1023/CPACTUALITES
Lisez
également cet article sur le site de l'ONU
Arbour traite de la discrimination dont la femme est encore la cible
http://www.un.org/french/newscentre/
■ La femme moins bien payée que l'homme, à
compétences égales - Rien de neuf là. Bien qu'il y ait eu des améliorations, la discrimination à
son égard perdure. Il y a encore des employeurs qui considèrent la femme comme
un être inférieur.
Lisez
un article à ce sujet sur Cyberpresse
http://www.cyberpresse.ca/article/20080307/CPACTUALITES/80307183
/1019/CPACTUALITES
■ Hier, le PM libéral du Québec Jean Charest
a
parlé notamment de justice sociale et des libertés individuelles - Dans un discours prononcé devant environ 2 500 militants libéraux, il a
énuméré quelques unes des valeurs qui guideraient son action au cours des
prochaines années. Il a dit vouloir faire du Québec «une société de
référence», dont le monde entier, dans 10 ans, chercherait à
s'inspirer.
Lisez
l'article de la journaliste Jocelyne Richer du quotidien La Presse
http://www.cyberpresse.ca/article/20080307/CPACTUALITES/80307259
/1019/CPACTUALITES
PS :
Je ne vous cacherai pas qu'il y a
quelque temps, j'ai fait parvenir par courriels, à tous les députés du
parlement du Québec, toutes couleurs politiques confondues, une invitation à
visiter mon site afin qu'ils soient mis au courant des activités clandestines
illégales de la police en civil et de ses collabos. Et que j'ai fait de même
avec ceux du parlement du Canada.
Il ne faut jamais oublier que les élus sont des citoyens ordinaires dont
la presque totalité sont nuls en matière policière. Ils ne sont pas différents
de vous, amis lecteurs. J'ai la conviction que certains commencent à comprendre
ce qui se passe dans l'underground policier. Se sont les civils qui décident ce
que sera notre démocratie. Ils sont plus puissants que nos élus.
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau
Policier - Au cours de cette première visite, suis surpris d'y croiser
Adèle, une femme que j'ai connue l'année précédente au resto Bouffe-Héberge.
Celle-là même qui avait saboté la petite réunion que j'avais tenue en compagnie
de quelques bénévoles du resto communautaire. Elle me plaisait bien jusqu'à ce
que je découvre que derrière la pseudo artiste spécialisée dans la fabrication
de masques se cachait une civile. Adèle trône derrière une grande table, avec
l'un de ses collègues, Étienne, tous deux dos au mur, ce qui leur donne une
vision panoramique de la cafétéria et de sa porte d'accès. Endroit stratégique
d'où rien ne peut échapper à leur regard inquisiteur.
Peu après, nous échangeons quelques mots, dans le hall. Lui demande ce qu'elle fait dans ces
parages, elle ne sait trop quoi répondre, son regard se dérobe au mien, elle
baisse la tête, bredouille quelque chose que je ne comprends pas. Elle est
visiblement mal à l'aise de m'y rencontrer, ce qui expliquera sans doute que je
ne l'y reverrai plus par la suite. Dans les jours suivants, Antoine, son pseudo
chum, que j'ai connu aussi au resto Bouffe-Héberge, la remplace. Il fait tandem
avec Étienne. Ce qui frappe chez le premier, c'est la douceur de ses traits et
de son regard, le poil noir un peu clairsemé et sa grande maigreur. N'a
vraiment pas l'air d'un flic. L'autre, à part de dire qu'il est petit, je ne
peux pas le décrire, il n'a aucun trait particulier.
Dès le début, tous deux cherchent à m'infiltrer, sont particulièrement
collants. Je décide de les ignorer comme s'ils étaient de purs étrangers. Je
pense avoir ainsi la paix. Ben non ! Dans l'underground policier, le citoyen ne
peut refuser l'infiltration, autrement il s'expose à un tas d'ennuis. Les
civils sont les rois et maîtres de l'espace public. Tu ne t'appartiens plus, tu
leur appartiens, et font de toi ce qu'eux seuls jugent approprié dans ton
" cas ".
Alors Antoine et Étienne font le nécessaire pour m'emmerder. À
l'extérieur, on ne me lâche pas non plus. Le modus operandi est toujours le
même. Des patrouilleurs en uniforme et des civils à bord de véhicules banalisés
ou à bicyclette ou à pied mettent de la pression en s'arrangeant pour me
croiser de temps à autre au cours de mon trajet, même dans les rues peu
fréquentées. La tension monte. Montréal prend à mes yeux les aspects rugueux de
la ville du mauvais western américain.
Le pire, c'est qu'ils réussissent à monter contre moi les dirigeants de
l'organisme, comme d'autres avant eux m'ont fait le même coup auprès de la
direction de Jeunesse au Soleil. J'ignore ce qu'ils ont pu dire mais leur
attitude change du tout au tout à mon égard. Les visages se ferment,
deviennent sévères. Illustrons la situation d'une petite mesquinerie,
remarquable par sa subtilité. Elle met en relie l' " osmose "
existant entre eux et la police. À cette cafétéria communautaire, on évite la
cohue au comptoir en servant une table à la fois, l'équivalent de cinq à dix
usagers, suivant l'achalandage. Chacune porte un numéro et on procède par
tirage. Une employée ou bénévole demande à un usager d'en piger dans une petite
boîte et invite ensuite ses occupants à aller au comptoir pour y être servis.
Cela fait, elle indique à ceux d'une autre tablée d'en faire autant, et ainsi
de suite.
Un midi, je m'aperçois que la responsable du tirage a triché. Elle s'est
approché d'une table voisine de la mienne, a présenté à un usager la boîte, qui
en a pigé un et le lui a remis. Elle l'a regardé, dissimulé dans le creux de sa
main gauche et je l'ai entendu lui dire : « Non pas celui-là, prends en un autre ( numéro dans la boîte ) ». Je continue de l'observer discrètement jusqu'au
moment où elle s'approche enfin de la table que je partage avec d'autres, pour
nous signifier d'aller au comptoir. Il n'y a pas de tirage, car elle utilise le
numéro qu'elle avait caché dans sa main. Il y a une vingtaine de tables, alors
lorsque vous passez l'avant dernier ou le dernier, l'attente est longue. Quand
un tirage se déroule honnêtement, pas grave, attendre, mais là...
Puis l'homme trapu, si accueillant à ma première visite, se révèle sous
son vrai jour. Le voilà qui remonte l'allée passant près de la table que j'occupe,
comme un préfet de discipline, lentement, me regardant sans me regarder et
roulant légèrement des épaules. Probable qu'il m'a vu réagir d'une mimique
quand j'ai découvert la tricherie. Par sa petite démonstration de force, il
veut me faire sentir d'accepter les règles du jeu sans rechigner, sinon...
Ensuite, un de ses collègues vient s'asseoir à mes côtés. C'est Victor, grand
sec au visage un peu long et osseux. Sommes pratiquement épaule contre épaule.
A l'air agressif, je n'ose pas lui adresser la parole.
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News du vendredi 7 mars 2008---------------
■ La loi du profit - Le titre de 3 vidéos portant sur la vie difficile des immigrés illégaux :
sans-papiers, clandestins. Jawad Rhalib, son auteur, nous avertit qu'on ne
mangera plus jamais des fraises (ou des tomates...) espagnoles de la même
façon...
Voyons
les conditions de travail de ces bêtes de sommes et leur lieu d'habitation dans
la belle Andalousie...
Vidéo 1/3 - Durée 16:10
http://www.dailymotion.com/video/x2a9bw_el-ejido-13_business
Vidéo 2/3 - Durée 19:51
http://www.dailymotion.com/video/x2a9vy_el-ejido-23_news
Vidéo 3/3 - Durée 15:49
http://www.dailymotion.com/video/x2aa50_el-ejido-33_news
■ Ce chanteur ne se gêne pas de
dire ce qu'il pense - Entre la langue de bois et le franc-parler, le choix n'est pas difficile à
faire. Allez, Brother Ali, dites-nous ce qui vous déplaît chez cet Uncle Sam
Godamn !
Durée 04:59
http://cvr.vodpod.com/video/631695-brother-ali-uncle-sam-goddamn?c=sort.popularity
■ Mondialisation néolibérale - Les pays de l'Occident subissent des contre coups de la mondialisation. Mais
ce n'est rien comparé à son impact dans les pays en voie de développement et
ceux du tiers monde.
Les
intervenants de la vidéo que vous allez voir résident en différents endroits de
la planète : Argentine, Mexique, Philippines, Mali, Tchad, Inde, Brésil,
France, Belgique, Suisse. Se sont pour la plupart de simples citoyens. Ils
étalent les aspects négatifs de la mondialisation. Tout doit devenir
marchandise, tout doit devenir profit, résultat : exploitation,
privatisation, délocalisation, spéculation, etc.
Quelques
exemples... Aux Philippines, il y un endroit où l'eau a été privatisée. S'en est
suivi une hausse du prix. En Inde, des rivières ont été privatisées. Vraiment
incroyable, ce témoignage. Des citoyens vivant dans la précarité sont obligés
d'en puiser la nuit, à la cachette. Pour eux, ce n'est pas un vol, l'eau
appartient à tout le monde, comme l'air qu'on respire. Au Niger, c'est le dispensaire
d'un village qui a été privatisé. Les malades, même dans les cas d'urgence,
doivent payer avant d'obtenir des soins.
Au
Mali, le gouvernement a vendu le chemin de fer à un prix ridicule et il y a eu
800 mises à pied, dont des chefs de familles. Le nouveau propriétaire a
abandonné le transport de passagers afin de transporter des marchandises. Des
petits commerçants de plusieurs willages construits près de la voie ferrée ont
perdu leur clientèle à laquelle ils vendraient fruits et légumes. Ils ont notamment
des tonnes de bananes qui pourrissent là-bas, parce qu'il n'y pas de route.
Aujourd'hui, ils se trouvent enclavés.
Selon
un Malien, cette forme de mondialisation n'est qu'un moyen de maintenir le
peuple dans un état d'exploitation, de consommation, de soumission et
d'anéantissement (culturel ?). Il faudrait une autre alternative, dit-il. Les
intervenants suggèrent du reste une approche plus humaine, tenant compte des
besoins de la population.
Titre : Un autre monde est possible
Durée 1H:51
http://cvr.vodpod.com/video/621089-keny-arkana-autre-monde-possible
-docu-documentaire-luttes-sociales-possible-dailymotion-share-your-
videos?c=sort.popularity
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier - Après un mois de bénévolat à Jeunesse au Soleil, je décide de quitter les
lheux. J'aimerais bien y poursuivre mon enquête mais la tension est beaucoup
trop forte. Il est clair que la police ne veut pas que je fréquente cet
endroit, ni d'ailleurs les autres qui suivront, mais ça, je le découvrirai
après. Elle cherche à me marginaliser, me déstructurer psychologiquement.
Résister à sa répression siphonne mon tonus, m'épuise. Pourtant, dans ma tête,
tout était on ne peut pmus clair : je suis un bon citoyen, vis dans une société
libre et la police ne me sortira jamais de là. J'ai hâte aussi de voir ce qui
se passe dans d'autres organismes communautaires.
Où allais-je maintenant dénicher un organisme communautaire qui acceptera
mes services comme bénévole et pourrai poursuivre mon enquête, surveiller les
occasions d'affaires ? Certains m'avaient déjà dit du bien de la Maison des
amis du plateau Mont-Royal, située au 4 395 de la rue Papineau, au nord de la
rue Marie-Anne. S'agissant d'un organisme que je ne connais pas, je juge bon de
le fréquenter quelques semaines avant d'y offrir mes services.
Ce resto communautaire en est un autre collaborant avec la police. L'ai
constaté dès mon premier passage. Nous n'allons pas en faire un plat, ils se
comportent tous de cette manière, par conviction que celle-ci ne dit toujours
rien que la vérité et seulement la vérité, et aussi et surtout par obligation.
Essayez donc, juste pour voir, de dire non à la police !
Adrien, un homme trapu, très sympa, m'y accueille. Être reçu par des
personnes conviviales, souriantes, surtout de bonne foi, donne de l'énergie.
Cependant, lui, il en met trop. L'impression d'un vendeur ne voulant pas rater
sa vente. Après tout,
lui et moi se rencontrons pour la première fois. Un civil ? Oui, j'en ai la
confirmation dans les secondes qui suivent.
Il me demande si je veux faire du bénévolat. La question m'étonne, je ne
m'attendais pas à ce qu'on me harponne de la sorte dès ma première visite,
alors que je viens à peine d'en franchir le seuil. Pas sûr qu'il adresse cette
demande à tous les nouveaux venus. À peine ai-je balbutié un « oui » hésitant que notre civil se lève de sa chaise, pivote, fait deux pas, ouvre
une porte et me fait entrer dans une pièce où un vieux monsieur, assis derrière
une table, me fait remplir illico un formulaire. Les choses se passent aussi
rondement que je les décris.
Il à l'allure revêche, le regard fuyant. Comme un novice, je déballe
tout. L'homme au formulaire a oublié ses lunettes chez lui, n'arrive pas à lire
un ou deux chiffres de ma carte d'assurance maladie, semble douter de son
authenticité. Me dit, le soupçon dans la voix et le regard, qu' « il y a des
petites choses qui ne sont pas claires », me demande de revenir le
lendemain en remplir un autre. Je n'irai pas, trop parano le vieux mec. On ne
me reparlera plus du formulaire.
Ces renseignements étaient destinés à qui, pensez-vous ? Je n'ai aucun
doute de l'identité du destinataire. À Jeunesse au Soleil, j'avais déjà tout
dit, et de nombreuses fois. La police, on sait ça, aime faire répéter, autant
de fois que nécessaires, pour vérifier si toutes les versions concordent.
Lisez le tome 1, indispensable si vous voulez connaître les tactiques
clandestines illégales utilisées par les civils. Dans la colonne de droite,
cliquez sur l'icone du livre.
News du jeudi 6 mars 2008---------------
■ L'activisme... - ...en un mot, pourquoi contre ?
Durée 03:12
http://cvr.vodpod.com/video/621050-en-un-mot-pourquoi-contre?c=sort.popularity
■ Le citoyen a le droit... - ...de rager intérieurement face à l'injustice, mais sans violence physique ni
vandalisme. Autrement, il justifie la violence policière, justifie sa
répression. Réagir ainsi à la provocation, ça s'appelle tomber dans le piège
policier. Le citoyen contrôlant bien ses émotions opte pour la manifestation
festive dans la rue, avec des instruments de musique, des tenues colorées,
clownesques, name it ! La résistance à l'oppression nécessite sang froid et
créativité.
Le
clip du jeune et talentueux rapeur français Keny Arkana : La Rage
Durée 04:11
http://cvr.vodpod.com/video/621084-video-keny-arkana-la-rage-clip-rap-rage-
marseille-keny-clip-dailymotion-share-your-videos?c=sort.popularity
■ Écoute planétaire illégale des
communications - Un trop grand pouvoir est souvent synonyme de dérapages. Un flic ne peut
capter vos appels téléphoniques, entre autres, sans un mandat judiciaire. Ses
activités clandestines ne faisant l'objet d'aucune surveillance, c'est-à-dire
que le pouvoir policier n'étant contrôlé par aucun contre-pouvoir, alors le
free for all règne en maître partout.
À
plus forte raison lorsqu'il s'agit de l'écoute planétaire. Ici, nous parlons
spécifiquement du réseau Echelon, le plus grand aspirateur de communications au
monde. Les infos qu'il cueille entrent automatiquement dans des super ordis qui
en font le tri à l'aide de mots clés. Et tout aussi automatiquement, les
renseignements valables sont acheminés aux services secrets américains.
Le
réseau est constitué de cinq agences. Une seule intercepte les
communications : National Security Agency (NSA), des USA. La NSA transmet
ensuite certains de ces renseignements à ses quatre partenaires : Government
communications headquarters (DCHQ), de la Grande-Bretagne ; Communications
Security Establishment (CSE), du Canada ; Defense signals directorate (DSD), de
l'Australie ; et Government communications security bureau (GCSD), de la
Nouvelle-Zélande. Ces cinq agences échappent au contrôle des États, ne rendent
de comptes qu'à elles-mêmes. Notons que les USA gèrent en plus, et en toute
quiétude, les IP des ordis de la planète naviguant sur le web.
Selon
un intervenant, que vous entendrez, nous sommes tous des cibles
potentielles : citoyens, entreprises, gouvernements. Les gens sont un peu
apathiques sur le sujet, estime-t-il. Ils se disent : «Je n'ai rien à
cacher, pourquoi m'inquiéter ? Ils pourraient bien se réveiller un
matin et découvrir qu'il est trop tard pour agir.»
Et
les États espionnés par la NSA ? Ceux possédant les moyens financiers et les
capacités technologiques disposent d'équipements plus modestes et moins
sophistiqués que les USA. Ils pourraient dénoncer l'intrusion américaine mais
se taisent parce qu'ils pratiquent l'espionnage, eux aussi. Quant aux pays
pauvres...
En
tout, 5 vidéos, classées d'1 à 5
Une coproduction de France2
Titre : Echelon : le pouvoir du secret
Narration et sous-titres en français
Les
intervenants :
Mike Frost, ex-agent du CSE, Canada
James Bamford, journaliste d'investigration
Nicky Hager, spécialiste du Réseau Echelon
Fred Stock, ex-agent du CSE, Canada
James Woolsey, ex-directeur de la CIA
Wayne Madsen, ex-agent de la NSA
Duncan Campbell, journaliste spécialiste du Réseau Echelon
Georges Sarre, député du parlement français
Elizabeth Guigou, députée du parlement français
Pierre Marion, ex-directeur de la DGSE
Guillaume Dasquie, rédacteur en chef d'une revue
Yves Bonnet, ex-directeur de la DST
Gerhard Schmid, Commission Echelon de l'Union Européenne (UE)
Carlos Coelho, prés. Commission Echelon de l'UE
David Korn-Brzoza
Après un bref historique, on entre dans le vif du sujet
Vidéo 1/5 - Durée 16:24
http://cvr.vodpod.com/video/619221-echelon-le-pouvoir-secret-15-?c=sort.popularity
Un journaliste a pénétré sur une base
Sous écoute : Parlement canadien, bureau du pm, ambassades, Québec-France,
Amnesty international, Lady Di, reine d'Angleterre, pape, etc.
Vidéo 2/5 - Durée 14:40
http://cvr.vodpod.com/video/619225-video-echelon-le-pouvoir-secret-25?c=sort.popularity
Des femmes ont piqué des documents, sur une base
L'Union Européenne met sur pied une commission d'enquête sur Echelon
Vidéo 3/5 - Durée 16:33
http://cvr.vodpod.com/video/619244-echelon-le-pouvoir-secret-35?c=sort.popularity
Vidéo 4/5 - Durée 17:18
http://cvr.vodpod.com/video/619262-echelon-le-pouvoir-secret-45?c=sort.popularity
Vidéo 5/5 - Durée 16:00
http://cvr.vodpod.com/video/619265-echelon-le-pouvoir-secret-55?c=sort.popularity
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau
Policier - Et si malgré tout vous refusez d'obtempérer, jusqu'où tout cela
peut-il mener ? Ultimement, on ne peut exclure l'agression physique. Quoique la
méthode soit plutôt risquée dans le cas d'un journaliste. Il m'arrive de penser
que, n'avait été de mon métier, la police n'aurait pas hésité à passer à
l'acte. De le penser après coup, car dans le feu de l'action j'étais loin d'en
être certain. Je n'avais pas la peur au ventre pour rien.
Rodrigue me demandera : « Qu'est-ce que tu penserais de ça d'avoir une bonne volée ?
» Un autre, André, me fera remarquer que « c'est facile de faire débouler un
escalier à quelqu'un ». Enfin, Norbert, qui m'estimera trop actif
pour mon âge, me suggèrera de prendre ma retraite. Lui ayant rétorqué que je ne
suis pas prêt d'arrêter, à moins d'être assassiné par un mari jaloux, il
enchaînera : « Ou par une balle perdue ». Certes, je n'ai
jamais craint d'être atteint d'une balle. N'empêche qu'il m'est arrivé d'y
penser à certaines occasions.
La méthode policière est connue. Quand la police veut sortir d'honnêtes
citoyens d'un endroit ou carrément les éjecter de la société, elle les traite
comme s'ils étaient de véritables criminels. Projette délibérément l'image
d'une police arbitraire et agressive, en se comportant de façon odieuse. Elle
se préoccupe peu de l'image qu'ils conserveront d'elle, l'important étant
qu'elle réussisse à les éjecter d'endroits qu'elle ne veut plus les voir
fréquenter, et les sortir aussi du centre-ville, peut-être même de l'île de
Montréal, tant qu'à y être, pourquoi pas ?
Infaillible, la tactique, parce que ces citoyens, pour se soustraire à
cette répression illégale, vont fuir la police comme la peste. Ils peuvent
résister un certain temps. Cependant vient toujours un moment où, veut, veut
pas, ils décident de ne plus y mettre les pieds. Cette répression injustifiée
génère stress et souffrance. Comme il est à peu près impossible de circuler en
ville sans croiser au moins une ou deux autos-patrouille et des civils, ces
citoyens préféreront davantage leur espace privé à l'espace public, d'où
l'isolement, la détérioration du lien social, le burnout, maladie mentale, cela
peut aller jusqu'au suicide. J'y reviendrai.
C'est à ce moment-là que je décide d'enquêter sur le terrain. Nous sommes
à la fin de 1997. Mon verre est plein. Au départ, je veux produire un document
d'une cinquantaine de pages, le photocopier et distribuer gratuitement à des
journalistes montréalais. Mais changerai d'avis, au fur et à mesure que je découvrirai
l'omniprésence des civils, de leur collabos, et leur rôle véritable. Impossible
de tout raconter dans un document du genre, trop incomplet pour être crédible.
C'est donc un livre qu'il faut écrire. Suis obligé de me faire violence
pour m'en convaincre parce que je n'en ai pas le goût, vraiment pas, et que
c'est tout un chantier : ma priorité est de retourner au plus vite sur le
marché de l'édition. Un travail d'au moins deux ans. J'ignore encore qu'il m'en
faudra pas mal plus. Seulement voilà, le journaliste que je suis ne peut se
convaincre de passer sous silence ce qu'il a vu et soupçonne. Trop grave pour
que je me taise. Élus et citoyens, la plupart nuls en matière policière,
doivent en être informés pour retrouver leur sens critique. À partir de ce
jour, j'accepte que la police me fasse passer pour tout ce qu'elle voudra. Suis
même honoré de l'attention qu'elle me porte.
Il faut se dire, ainsi que l'écrit Casamayor dans un autre contexte (
Louis Casamayor - La Police -
Gallimard ) : « Votre
notation ne me fait pas honte du tout. Vous croyez mauvaise une note qui est
basse. Vous me la donnez, mais j'en suis fière. Ma honte ce serait d'être bien
noté ( ...par vous... ). Votre jugement, votre condamnation m'honorent, je vais en
informer l'opinion le plus largement possible, et tout de suite ! »
D'autant que cette attitude peut faire boule de neige. La diffusion est le seul
moyen de s'affranchir de l'hygiénisme social, et de ramener au niveau commun
des oppresseurs. C'est, avec le système de la sanction, toute la société de
répression qui est atteinte, soutient avec justesse Casamayor.
Lisez le tome 1 : colonne de droite, cliquez sur l'icone du livre.
News du mercredi 5
mars 2008---------------
■ Big Brother City
- Londres, on en parle beaucoup. Pourtant, elle est très loin d'être la seule.
À quelques nuances près, la norme de la haute surveillance prévaut désormais
partout dans les pays occidentaux, incluant les petits villages, dont celui où
j'habite : Lac Bouchette, province de Québec, Canada. Sauf qu'ici, les
caméras de la Sûreté du Québec ne sont pas visibles, elles sont cachées.
Vidéo 1, durée 13:53
http://cvr.vodpod.com/video/838089-big-brother-city-12-surveillance-cam?c=sort.popularity
Vidéo 2, durée 14:32
http://www.dailymotion.com/video/x2crsl_big-brother-city-22
■ Canada : censure des films
(resuite) - La petite phrase de deux lignes instaurant la censure était cachée dans un
volumineux projet de loi portant sur les crédits d'impôt. Y'a-t-il plus
soporifique qu'un document du genre ? À bâiller jusqu'aux limites des
mandibules.
Ce
n'est pas sans rappeler certains contrats que l'on signe, par exemple lors de
l'achat d'un bien à crédit ou d'une police d'assurance, avec sa partie lisible
et l'autre illisible, écrite en petits caractères accessibles seulement à
l'aide d'une loupe.
Les
députés du gouvernement conservateur de Stephen Harper reprochent à leurs
collègues de l'opposition de n'avoir pas lu le projet de loi avant de
l'adopter. À ce compte, on peut aussi reprocher aux conservateurs de ne pas les
avoir informés, lors du débat, de la présence des deux petites lignes
étranglant la liberté d'expression. Harper, un homme de droite rusé à
surveiller de très près.
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau
Policier - La surveillance policière, en uniforme ou en civil, est
constante. Le matin, dans la rue, quand je me rends à Jeunesse au Soleil,
durant mes heures de bénévolat et en fin d'après-midi quand je retourne chez
moi. C'est la chape de plomb continuelle. Plus la police vous serre de près, plus
vous avez le visage défait et l'air misérable, et plus elle resserre son étau.
Carrément du sadisme. Dans ce contexte de loi martiale sans le nom, la menace
potentielle de dérapages policiers fait peur. Alors, il y a parfois cette
angoisse lancinante vous faisant craindre le pire, l'agression physique. Quand
on fraie dans l'underground policier, le stress émotionnel est parfois présent
ou latent. Pour tout dire, ce n'est pas toujours de tout repos.
On fait tout pour me
faire accroire que je suis sous enquête. Dans les faits, c'est une tactique,
basée sur un faux prétexte, pour m'éloigner d'endroits où elle veut continuer
de travailler en paix, hors de la présence du journaliste que je suis.
Cependant, il ne lui est pas facile de m'éjecter. Je ne réagis pas comme le
font sans doute la plupart des autres citoyens n'ayant, eux aussi, rien à se
reprocher. On peut penser qu'effrayés, ceux-ci doivent céder à cet arbitraire.
Combien sont ainsi exclus illégalement de certains secteurs ? Démocrate
convaincu, je refuse d'être traité comme un vulgaire criminel, et par ceux-là
même qui devraient me protéger et défendre mes droits fondamentaux. Alors, je
m'accroche. Il y a là combat à livrer, n'ai pas l'intention de m'y dérober. Ne
réussissant pas à me faire lâcher prise, elle est obligée de tester différents
scénarios avant de trouver le bon, celui qui me fera le plus mal
psychologiquement. C'est un crescendo.
Dans un premier temps, elle me fait sentir que ma présence n'est pas la
bienvenue. Autos-patrouille et civils sont notamment là pour ça. Cette méthode
s'avérant inefficace, une wagonnette de l'escouade tactique et un civil se
déplaçant à bicyclette me coupent à quelques occasions le chemin pour bien me
faire sentir que je suis persona non grata dans le secteur. Comme je persiste,
la police se fait plus insistante. Sans jamais m'inculper de quoi que ce soit
puisque je n'ai jamais commis le moindre délit. Elle ne peut non plus m'accoler
une accusation d'entrave au travail de policiers, n'étant pas sur le lieu d'un
crime, j'ai parfaitement le droit d'y circuler librement. D'une fois à l'autre,
elle en vient à utiliser des tactiques de plus en plus répressives.
Me souviens de cet après-midi où j'avais entrepris de traverser la rue
Sherbrooke, à l'intersection d'Amherst. Mon feu est vert et, juste en face de
moi, sur l'autre versant de la rue, une auto-patrouille est immobilisée, le
policier me regarde, avant-bras appuyés sur le volant. Soudain, j'entends le
vrombissement d'un moteur tournant à plein régime, coup d'oeil à gauche : une
auto-patrouille, qui vient de démarrer, se dirige dans ma direction. Le moteur
est à ce point sollicité que la partie avant de la carrosserie vibre.
Auto-patrouille rapide, menaçante. Sans avertissement sonore.
Je reviens précipitamment sur mes pas, pour me réfugier sur le trottoir.
Elle passe en trombe, comme une balle. Mon feu était-il passé du vert au rouge
? Je l'ignore. Chose certaine, le flic, sur l'autre côté de la rue, était
encore là. En outre, celui qui avait foncé sur moi avait dû me voir puisque
j'étais presque rendu au milieu de l'artère. Je n'affirme pas qu'il cherchait
délibérément à me frapper, mais seulement à m'effrayer.
Lisez
gratuitement le tome 1 : colonne de droite, cliquez sur l'icone du livre.
News du mardi 4 mars 2008---------------
■ Déportation Canada - C'est le titre d'une vidéo amusante sur un sujet qui ne n'est pas. Elle a le mérite d'informer
sans verser dans le drame. À cela s'ajoute probablement la difficulté d'être à
l'aéroport au moment précis où des flics s'amènent avec un sans-papiers
menotté. Les auteurs de la vidéo écrivent que le Canada en déporte chaque année
10 000.
Durée 04:24 - Agrandissez l'écran à l'endroit indiqué.
http://video.google.fr/videoplay?docid=-8310100954629635870
■ La dépendance du Canada, dont le Québec au
marché américain - Si l'un des deux candidats aux primaires démocrates était élu à la présidence
des USA, il renégocierait les termes de l'Accord du libre-échange
nord-américain (ALENA).
Voilà
de quoi inquiéter le premier ministre libéral du Québec, Jean Charest, partisan
d'un libre-échange avec l'Union Européenne. Le principe est de ne pas mettre
tous ses oeufs dans le même panier. Et, en sourdine, de ne pas être influencé
par des dirigeants américains lorsque le Québec, entre autres provinces du
Canada, et incluant le Canada lui-même, adopte des lois indisposant ces
messieurs.
Lisez
l'article du journaliste André Duchesne du quotidien La Presse (Cyberpresse)
http://www.cyberpresse.ca/article/20080304/CPACTUALITES/803040574/1025/CPACTUALITES
■ Canada : censure des films et
des émissions télévisuelles (suite) - «Le
Sénat va sauver les meubles en ce qui a trait au projet de loi C-10»,
affirme la sénatrice Céline Hervieux-Payette.
Lisez
l'article du journaliste Gilles Toupin du quotidien La Presse
http://www.cyberpresse.ca/article/20080304/CPACTUALITES/803040578/1025/CPACTUALITES
■ Canada : censure des films
contraires à l'ordre public - Censure indirecte, puisque le gouvernement conservateur de Stephen Harper
(homme de droite) n'accorderait plus de crédits d'impôts aux producteurs de
films portant atteinte à l'ordre public. Une notion particulièrement floue
ouvrant potentiellement bien des portes. Censure tout de même, car on réduirait
ainsi les sources de financement aux producteurs. Au Québec, le marché du gilm
est petit, plus ou moins rentable. Forcément, l'autocensure se développerait à la
vitesse d'un TGV. Éminemment malsain pour la liberté d'expression.
Demain
mercredi, le Bloc québécois présentera une motion demandant le retrait du
paragraphe (deux lignes) du projet de loi C-10. De toute évidence, les députés
de l'opposition ne l'avaient pas lu au complet, en octobre dernier, lorsqu'ils
l'avaient adopté. Cependant, il n'est pas encore vigueur, car il doit être
préalablement adopté par les membres du Sénat. Finalement, se serait peut-être
eux qui auraient le dernier mot.
Le
reportage d'Yves Malo de TVA
Durée 02:16
http://lcn.canoe.ca/cgi-bin/player/video.cgi?file=20080303-203659&alt=1
■ Canada : Les travailleurs
étrangers vivent
dans une situation de presque sans droit - L'origine de cette situation émane notamment des interdits qui leur sont
imposés : interdiction de changer d'employeur, obligation de dormir chez
son employeur, interdiction de tenter l'intégration permanente, interdiction de
vivre en famille.
Eugénie
Depatie-Pelletier, de la Chaire de Recherche du Canada en Droit international
des migrations, est l'auteur du dossier que je vous propose. Il est publié sur
le site Sisyphe.info
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2919
■ Hier, le
Canadien Conrad Black ex-patron
de l'empire de presse Hollinger International... - ...a commencé à purger sa peine de six ans et demi pour fraude et obstruction
à la justice, au pénitencier de Coleman, en Floride. Cependant, il en appel de
sa condamnation.
Avant
l'avènement des années 2000, les hommes d'affaires malhonnêtes avaient les
coudées franches. Notre police ne s'intéressait pas à eux, préférait sévir dans
les quartiers pauvres. Si vous étiez pris en flagrant délit du vol d'une
enveloppe de jus de fruits d'1.25$ dans une épicerie, vous étiez aussitôt
arrêté, traduit devant la cour et héritiez d'un dossier judiciaire.
Dans
un petit village, ce n'est pas long que la population, informée par le bouche à
oreille de la police en civil, vous traitait comme si vous étiez un grand
criminel. Pendant ce temps-là, les hommes d'affaires véreux se remplissaient
les poches à coups de millions de dollars en toute impunité : faut pas se
leurrer, la police demeure toujours massivement investie là où vivent les
pauvres, contrôles et nettoyages sociaux étant plus importants que tout le
reste.
Les paradis fiscaux, la prochaine étape ? Combien sont-ils, ces citoyens
richissimes, à y convoyer des millions pour éviter de débourser des impôts ?
L'Allemagne a fait le premier pas. On verra jusqu'où elle ira et si d'autres
pays l'imiteront. Remarquons, là aussi, la lenteur du processus. Les États sont
plus prompts à l'encontre des sans le sou que des riches. Alors, ne rêvons pas
trop en couleur.
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier - À Jeunesse au Soleil, j'avais été affecté à l'entrepôt. Au cours
de cette période, j'ai dû y préparer plus de 1 000 sacs de denrées :
500 à Noël et autant en janvier 1998, destinés cette fois à des sinistrés de la
tempête de verglas, à Montréal. Je participais aussi au tri des boîtes de
conserve de toutes sortes livrées à l'entrepôt : mettre les légumes ensemble
dans de gros bacs, les viandes ensemble, et ainsi de suite. Un volume
incroyable de boîtes de conserve. Pour vous en donner une idée, sachez que
l'entrepôt occupe tout le troisième étage de l'édifice situé au coin nord-ouest
des rues St-Laurent-Rachel, et qu'il est rempli de bacs. Beaucoup de pauvres
compte sur l'organisme alors les stocks sont continuellement renouvelés.
C'était ma façon d'exprimer ma gratitude à cet organisme qui, au cours
des mois de septembre, octobre et novembre précédents, m'avait aidé à de
nombreuses occasions. Il l'a fait généreusement, sans hésitation. J'y étais
bien reçu et on s'occupait vraiment de mes besoins alimentaires. Et je n'en
étais pas le seul bénéficiaire. L'organisme, je l'ai souvent constaté, est
continuellement sur la brèche pour aider les pauvres. En y travaillant
gratuitement, je voulais aussi donner un coup d'épaule aux personnes dans le
besoin. J'en avais profité, bien sûr, pour offrir à un membre de la direction
un document corporatif semblable à celui que j'avais voulu produire à
Bouffe-Héberge. Je m'attendais à être bien traité, mais à ma grande surprise, c'est
tout le contraire qui s'est produit.
J'y ai alors découvert un autre visage de l'organisme, celui de la
répression. J'y étais régulièrement épié et infiltré par des civils, et des
employés ou bénévoles de Jeunesse au Soleil. J'y ai aussi été la cible de
quelques déstabilisations, ainsi ce jour où l'alarme contre les incendies a
retenti dans l'entrepôt. Quelqu'un, parait-il, avait mis le feu dans un
container placé à l'arrière de l'édifice. Pas de fumée, pas de pompiers, mais
bon, puisqu'on me le dit, je crois sans avoir vu. En moins d'un quart d'heure,
le début d'incendie est maitrisé, me dit-on, et nous pouvons reprendre le
travail. Quelques jours après, deuxième alerte. Nous nous groupons à la salle
de repos. Là encore aucun indice qu'il y a feu. Et où ça ? Encore dans le
container, semble-t-il.
Germain, un civil, toujours en train de me gendarmer, affirme, à deux
reprises, devant tout le monde, et sur un ton on ne peut plus sérieux, le
mépris affiché même aux coins de la bouche, que c'est un ami à moi qui y a mis
le feu. Les autres m'interrogent du regard. À cause du contexte répressif où je
baigne, je ne tiens surtout pas à ce qu'on m'associe à un pseudo « ami » pyromane. Facile d'égratigner la réputation de quelqu'un par personne
interposée. Je suis furieux. Une fureur intérieure contenue, qui doit bien
laisser passer quelques flammèches dans les yeux. Sentant sans doute la tension
monter, un responsable de l'entrepôt intervient, nous donne congé pour le reste
de l'après-midi.
On se retrouve tous dans l'ascenseur. Cherchant le bouton du
rez-de-chaussée, je pèse par mégarde sur celui de l'urgence. Étrangement, la
sonnerie de l'ascenseur émet la même tonalité que l'alarme contre le feu. Les
deux présumées alertes émanaient donc possiblement de l'ascenseur, pas du
système contre les incendies. Germain en remet, prend à témoin les autres
passagers, me désignant de la main : « Tiens ! Tu vois ! » C'est à
n'y rien comprendre. Un peu plus tôt, il m'avait désigné comme l'ami d'un
pyromane, là, il laisse entendre que je suis l'auteur de l'alerte. J'ai envie
de lui dire d'allumer ses lumières, mais je n'ai vraiment pas le goût
d'argumenter, me contente de rétorquer que je cherchais le bouton pour
l'éjecter de la cage de l'ascenseur. La policière en civil qui l'accompagne
éclate de rire.
Je quitte l'édifice, Germain m'emboîte le pas. Pas rancunier, je ne m'y
refuse pas. Ce peut-être l'occasion d'en apprendre un peu plus à son sujet.
Pour la première fois depuis que nous nous connaissons, il est convivial. Habituellement,
il ne se gêne pas pour me rappeler à l'occasion que je ne suis pas là pour « faire du
social » mais travailler. Moi, je crois les deux compatibles.
Souvent, les gens font du bénévolat pour se socialiser justement. J'aime
communiquer, n'ai pas l'intention de m'en priver. Enfin, c'est quoi cette idée
d'empêcher les bénévoles de communiquer entre eux ? Cette approche
concentrationnaire ne me plaît pas, vraiment pas.
Chemin faisant, il m'apprend être un plombier en chômage. Curieusement,
il est le deuxième bénévole de l'entrepôt à me dire exercer le métier. Lui en
fait la remarque, il patine un peu, ajoute qu'il y en a trop sur le marché du
travail. Puis nous prenons Cherrier, rue où j'habite. Je découvre alors qu'il y
demeure également, à trois cents pieds de mon domicile, dans une maison de
chambres, au 925, côté nord de Cherrier : beaucoup de policiers et policière en
civil demeurent en chambres. Nous nous quittons bons amis.
Je n'oublie pas pour autant son allusion teintée de diffamation à mon égard.
Dès le lendemain matin, je relate l'incident à la préposée des ressources
humaines de Jeunesse au Soleil, lui demande d'alerter la police pour qu'il y
ait enquête sur les fausses alertes et d'exiger que Germain, sans tout de même
dévoiler sa double identité, me fasse des excuses devant tout le monde :
l'enquête n'aura pas lieu, et n'aurai pas droit à des excuses puisque on ne l'y
reverra plus.
Cela fait, je me dirige ensuite vers l'entrepôt. Gabriel, un autre civil,
y travaille aussi. Il a été témoin de l'incident de la veille. À mon arrivée,
ce matin-là, il soutient que j'avais l'air fâché, parle de moi comme d'un grand
sensible. À l'entendre, il aurait fallu que j'encaisse sans dire un mot, et
même en rire puisqu'il s'agissait d'une bonne blague entre potes. Suis bien
d'accord, cependant pas de cette façon, et encore moins dans ces circonstances.
La moutarde recommence à me monter au nez, Gabriel n'insiste pas. Il disparaît
de la circulation, lui aussi.
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livre.
News du lundi 3 mars 2008---------------
■ Quelques mauvais souvenirs... - ... du sommet des Amériques tenu dans
la Ville de Québec, en 2001. Serge Ménard, homme de droite, régnait alors au
ministère péquiste de la Sécurité publique du gouvernement du Québec. On se
souvient qu'il avait annoncé sa décision de vider la prison d'Orsainville pour
faire place aux éventuels manifestants qui y seraient arrêtés.
Inquiet d'entendre ces propos, le président
de la Ligue des droits et libertés du Québec, André Paradis, lui avait reproché
de créer l'impression que manifester est un geste illégal et non un droit.
Finalement, l'organisme avait formé un comité de surveillance des libertés
publiques, constitué principalement d'avocats, de juristes et d'intervenants
communautaires, et présidé par Me Julius Grey. En outre, le comité avait
demandé à Amnistie internationale, à la Fédération internationale des Ligues
des droits de l'homme ainsi qu'à Human Rights Watch d'y déléguer une mission
d'observateurs.
Dans son rapport annuel, rendu
public un an après les événements, Amnistie internationale (AI) soulignera la
« brutalité policière »
qui avait marqué, à son avis, ce sommet. AI déplorera aussi l'absence d'une
« enquête indépendante »
pour examiner les nombreuses « allégations
de force excessive » de la police. Mentionnera l'emploi abusif
de gaz lacrymogène « même contre des
manifestants qui n'étaient pas impliqués dans les actes violents et ne
menaçaient aucunement les policiers ou les propriétés » :
en mai 2005, l'ONU demandera au Canada d'enquêter également ces abus. AI
parlera aussi de gens arraisonnés par la police, « plusieurs sans représentation légale rapide et
détenus dans des cellules surchargées pendant des périodes prolongées ».
Trois
corps policiers étaient impliqués : la Gendarmerie royale du Canada, la
Sûreté du Québec et la police municipale de la Ville de Québec. Sur les deux vidéos que je vous propose, on
n'assiste pas à de la brutalité policière. Cependant, le lacrymogène créé une
ambiance particulièrement surréaliste. Ces deux vidéos ne vous donnent
qu'une petite idée de ce qui s'y est passé. Sur le site de Youtube.fr où
je vous envoie, vous en trouvez d'autres.
Durée 04:01 - L'enfer à
Québec-1
http://fr.youtube.com/watch?v=aUviVWJH3zc&NR=1
Durée 03:14 - L'enfer à
Québec-2 - Musique : The Wall
http://fr.youtube.com/watch?v=K-IcTizJi9w&NR=1
■ Des Québécois au coeur d'or - Témoignage d'un Ivoirien expulsé du
Canada, mais qui persévère et revient 2 ans plus tard avec sa fille. Solidarité
de la part de ses confrères de travail québécois : pendant deux ans, ils
lui envoient entre 1000 et 2000$ par mois pour l'aider à revenir de son exil.
Intervenant :
Yvon Théoret, prés. de Roxboro Excavation, à Montréal
Immigration d'un Ivoirien au
Canada
http://fr.youtube.com/watch?v=TMnRMeILGn8
■ Le visage caché du racisme au Québec - Le journaliste Raymond St-Pierre de
Radio-Canada a fait une petite enquête à ce sujet, dans une salle de bingo.
Durée 02:18
http://fr.youtube.com/watch?v=Fsti--9Uyl4&NR=1
■ Alcool interdit dans les mess des officiers de la Sûreté du Québec - Le 21 février
dernier, un contractuel de ce corps policier, qui venait de quitter un mess du
quartier-général de Parthenais, à Montréal, avait été arrêté pour ivresse. Par
la suite, le directeur général Normand Proulx avait interdit indéfiniment
l'alcool dans les huit mess de la Sûreté du Québec.
Une député de
l'Action démocratique du Québec (ADQ), Sylvie Roy, a demandé au ministre
libéral de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, que le «régime sec» devienne
permanent. Selon elle, cette tradition est un anachronisme, donc dépassée.
■
Projet de censure des films
canadiens par le gouvernement conservateur de
Stephen Harper - Des
représentants des milieux du cinéma et de la télé rencontrent aujourd'hui des
fonctionnaires du ministère du Patrimoine afin d'obtenir davantage d'explications
sur le projet de loi C-10, rapporte La Presse Canadienne. Sandra Cunningham,
présidente de l'Association canadienne de production de films et de télévision,
dit craindre qu'il n'ait des motivations politiques.
Ces représentants semblent
favoriser le dialogue plutôt que l'affrontement. Nous en saurons plus demain,
mardi.
■ L'extrait du tome 1 de L'Étau Policier - Le matin de mon premier
jour de bénévolat à Jeunesse au Soleil, la présence d'un policier de l'île de
Montréal a tout de suite piqué ma curiosité. Je l'y avais déjà remarqué, à
l'automne 1997, lorsque je m'y étais rendu pour obtenir de l'aide alimentaire.
Facile à identifier puisqu'il en portait l'uniforme. Je ne m'étais pas
interrogé plus que ça, sauf cette fois-là.
Entrant dans une pièce - en haut de l'escalier, premier étage à
gauche, au fond du couloir, dernière porte à gauche - où je dois m'inscrire pour le repas du
midi, je l'y vois, à mon grand étonnement, vêtu de son uniforme, assis devant
un ordinateur, pianotant sur le clavier. Mon arrivée impromptue le rend
visiblement nerveux. Sa tête n'arrête pas de pivoter de l'écran à moi. Je sens
que le travail qu'il effectue est confidentiel, qu'il craint sans doute que je
m'en approche et lise ce qu'il affiche : dès le lendemain, d'ailleurs, on me
désignera un autre local où m'inscrire.
Pour que la suite de cette
anecdote soit crédible, il faut noter les faits suivants. Le pauvre désirant
obtenir de l'aide alimentaire de Jeunesse au Soleil doit fournir au préposé
qu'il rencontre, outre une lettre de Travail Québec, toutes les pièces
d'identité en sa possession et, ai-je constaté au début de l'été 1998, le nom
de ses créanciers ainsi que le montant d'argent qu'il doit à chacun. Le tout
complété d'un topo de sa situation financière, son métier. Toutes ces infos
sont informatisées.
J'ai assisté deux fois à cette
saisie de données. On ne m'a jamais dit que les renseignements transmis
demeureraient confidentiels, n'ai jamais pensé de demander non plus qu'ils le
soient. Là ou ailleurs, le pauvre est du reste plutôt mal placé pour exiger
quoi que ce soit. Il a besoin de ces sacs de denrées, est prêt à tout déballer.
Et lorsque j'ai commencé à y
travailler gratuitement, un vieil homme, employé ou bénévole de l'organisme,
m'a signalé, le doigt pointé au plafond, qu'il y avait des caméras partout à
l'intérieur des locaux : l'entrepôt, situé dans un autre édifice, doit être
aussi sous télésurveillance. J'ai perçu sa remarque comme un avertissement.
J'ignorais son nom, ne l'avais jamais vu non plus auparavant. Il ne me l'a pas
faite au cours d'une conversation, mais au moment où nous nous croisions dans
le corridor du premier étage. Et après m'en avoir informé, il a poursuivi son
chemin sans rien ajouter d'autre. On peut penser que la télésurveillance est
" normale " puisqu'elle est présente partout de nos jours.
Seulement voilà, lorsque la
police, celle de l'île de Montréal ou de n'importe où dans le monde, a pied à
terre quelque part, justification il y a de pousser la réflexion plus loin. Il
ne faut jamais perdre de vue qu'elle ne peut se contenter d'être simplement sur
place comme le commun des mortels. D'où ces interrogations légitimes.
Le policier que j'ai surpris en
plein travail sur l'ordinateur était-il en train de trier ces renseignements
personnels et confidentiels recueillis par l'organisme auprès des pauvres en
vue d'alimenter la mégabanques informatisée de ce corps policier ? Et la
télésurveillance à l'intérieur de l'édifice ? Caméras avec zoom permettant
d'enregistrer en gros plan le visage du pauvre venant y quémander de l'aide
alimentaire, et à son insu ? L'image vidéo viendrait-elle compléter les
renseignements personnels ?
Je n'en ai aucune preuve directe
mais une convergence de faits irréfutables me porte à le croire. Et forcément
avec la complicité de la direction de l'organisme. Ce policier prenait même
parfois son repas du midi à la cafétéria. À l'automne 1997, en outre, j'avais
souvent remarqué la présence d'une auto-patrouille stationnée devant l'entrée
principale, rue St-Urbain.
Ce qui donne aussi du poids à cette très
forte présomption, c'est qu'au début des années 1990, Jeunesse au Soleil a créé
le service PACTE (Partenaire avec les commerçants via la télécommunication
électronique). Son objectif : favoriser l'échange d'infos sur la
criminalité entre police de l'île de Montréal, Jeunesse au Soleil et
commerçants du quartier St-Louis, où l'organisme a pignon sur rue. Au fur et à
mesure que vous progresserez dans la lecture de ce récit et sa partie analyse,
vous en arriverez sans doute, tout comme moi, à ne pas exclure la possibilité
que cette mini banque informatisée puisse contenir d'autres données
individuelles, celles-là n'ayant rien à voir avec la criminalité, tout à voir
avec les contrôles et nettoyages sociaux.
Autre élément factuel :
l'escouade cycliste de prévention de Jeunesse au Soleil, composée de jeunes
adultes, qui existerait depuis une dizaine d'années. Certains de ses membres,
bénévoles ou employés de l'organisme, donnent des conférences dans des écoles
de Montréal sur le rapt d'enfants, les dangers de la drogue, le vol à
l'étalage, le taxage des jeunes pratiqué par de grands ados ou des gangs, etc.
De plus son escouade cycliste patrouille dans des parcs et cours d'écoles. La
mission de ses membres : rapporter à la police tout ce qu'ils y voient et
entendent. Ces volontaires sont fortement imprégnés de l'idéologie policière :
sentiment que la criminalité est présente partout, suspicion à l'encontre des
autres, obsession de l'ordre et du conformisme.
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1 : dans la colonne de droite, cliquez sur l'icone du livre.
■ Des difficultés d'ordre technique... - ... m'ont empêché,
depuis hier jusqu'en ce début d'après-midi, de publier mon site sur le oueb.
Beaucoup de visiteurs ont sans doute été déçus de ne pas y avoir accès. Hélas,
je n'avais aucun contrôle là-dessus. Bon, je reprends mon travail. Dans moins
d'1 heure, il y aura du matériel neuf. Promis !
News du dimanche 2 mars 2008---------------
■ Canada : les milieux du cinéma et de la
télévision se préparent à partir en guerre... - ...contre le projet de loi
C-10 du gouvernement conservateur de Stephen Harper : étant minoritaire, il a
tout de même eu l'aide de députés de l'opposition. Si ce projet devient
loi, le financement public des films et des émissions de télévision serait
limité aux oeuvres ne contrevenant pas à «l'ordre public».
Malheureux que je n'aie pas sous
la main un film d'horreur à vous présenter, ayant comme tête d'affiche
l'assassin à la scie-à-chaîne, frenkeinstein, le Vampire aux longues canines
pointues ou le divin marquis de Sade.
Je vais tout de même vous amener à une soirée FOG au Batofar, en France. Au
programme, entre autres, THE MICRONAUTS et des projections de classiques du
cinéma d'horreur... Bof ! Rien d'effrayant.
Durée 03:24
http://www.telesorbonne.com/index.php?option=com_xevgfx&Itemid=
99999999&func=detail&id=45
■ Canada : Stephen Harper imposerait la censure des films - Le Canada
refuserait de financer les films jugés «offensants» et contraires à «l'ordre public». Certains
prétendent que ce n'est pas de la censure. C'est oublier le fait que le marché
du film, au Québec, est trop petit pour s'autofinancer lui-même. Il a besoin de
l'aide du gouvernement du Canada. Alors si ce n'est pas de la censure,
j'aimerais bien savoir ce que c'est.
La nouvelle politique, qui est
présentement à l'étude au Sénat, a été camouflée dans un projet de loi traitant
de l'impôt. Pour emprunter la formulation de la journaliste Marie-Andrée
Chouinard du quotidien Le Devoir, n'eût été la vigilance du Globe and Mail, qui
a repéré l'incongruité, l'article 120 du projet de loi C-10 (deux petites
lignes) aurait allègrement vogué jusqu'à l'adoption finale.
Lire la chronique du journaliste
Marc Cassivi du quotidien La Presse
http://moncinema.cyberpresse.ca/nouvelles-et-critiques/chroniqueurs/chronique/3274
-Des-raisons-de-craindre-le-pire.html
■ Des problèmes techniques... - ....sont à l'origine de
la qualité médiocre de la mise en page. Le tout devrait être corrigé d'ici peu.
Merci de votre compréhension.
■ Le Festival du film gay et
lesbien - Il se tient en France et existe depuis 13 ans. Ses organisateurs
le considèrent comme un acte militant. Différentes questions se posent,
notamment est-ce qu'il a contribué à faire évoluer les mentalités ?
Vidéo à voir sur Télésorbonne, la télévision étudiante des universités.
Durée 06:13
http://www.telesorbonne.com/index.php?option=com_xevgfx&Itemid=99999999&func
=detail&id=43
■ L'extrait du
tome 1 de L'Étau Policier - C'est après
la fermeture du resto que la police de l'île de Montréal a commencé à me
surveiller de près. Elle était continuellement à mes trousses. Je voyais bien
que des autos-patrouille circulaient sur mon itinéraire habituel. Et quand je
faisais la queue à l'entrée de la Mission Old Brewery, notamment, que des
civils que je connaissais s'organisaient toujours pour synchroniser leur
arrivée avec la mienne. Sentais aussi que certains inconnus cherchant assidûment
ma compagnie pouvaient en être, par la façon dont ils me posaient des
questions. Je ne prêtais pas attention à l'intérêt qu'on me manifestait,
n'avais qu'une idée en tête : refaire du bénévolat et surveiller les occasions
d'affaires. Mais où ?
Je cherchais
un endroit où je pourrais me propulser rapidement. Du bénévolat, j'en avais
fait quotidiennement pendant environ trois mois. J'avais déjà donné. Ma fibre
missionnaire s'était amincie. À cause de ma situation, j'étais devenu la
priorité. Faire du bénévolat simultanément avec une activité professionnelle
pour mettre un peu d'espèces sonnantes et trébuchantes dans mon tiroir-caisse,
oui. Parce que cet argent, je pouvais l'investir dans des projets d'édition.
Aider, oui, mais ouvrez-moi aussi des portes ! Voilà ce que j'appelle du bon
égoïsme. L'expérience ne manquait pas. Journaliste depuis plusieurs années,
dont huit comme éditeur de magazines, infographiste possédant tous les
équipements informatiques nécessaires à la fonction, et environ trois mois à développer
une expertise en gestion de crises. Ma hantise était de tomber encore sur des
dirigeants irresponsables.
C'est alors
que j'ai pensé à Jeunesse au Soleil. Pourquoi là plutôt qu'ailleurs ?
L'organisme est solide, prestigieux et n'a jamais cessé de se développer depuis
sa fondation. Signes évidents de dynamisme et de bonne santé financière. M'y
suis donc rendu. Cependant, la police n'allait pas me faciliter la tâche.
Craignait-elle que le journaliste découvre d'autres de ses activités clandestines
illégales ? Qu'il l'entrave dans son travail d'infiltration des bénévoles y
oeuvrant et des usagers le fréquentant ? Craignait-elle qu'il y accède à
certaines responsabilités. J'avais confié au concierge où j'habitais mon
intention d'y grimper assez rapidement l'échelle hiérarchique. Le sachant
proche de la police, il n'est pas exagéré de penser qu'il l'en aurait informée.
Il y avait
plus de trois mois que le resto était fermé quand j'ai commencé, au milieu de
décembre 1997, à y faire du bénévolat. La pression policière s'est clairement
manifestée dès les premiers jours de mon arrivée. Dans la rue, c'était le bal
d'autos-patrouille et de civils. Filature, infiltration et déstabilisations
seront mon lot quotidien. Je n'avais aucune idée de l'enfer que ceux-ci me
feraient vivre. Ils allaient déployer beaucoup de moyens pour m'en dissuader,
autant à Jeunesse au Soleil que dans les autres organismes communautaires où
j'irais par la suite. Pour moi, il ne pouvait être question de rester à mon
appart à ne rien foutre. Attendre sagement mon chèque de bien-être sociale (bs)
à la maison en me tournant les pouces, non merci.
News du samedi premier
mars 2008---------------
■ L'extrait du
tome 1 de L'Étau policier - L'eau s'infiltre de plus en plus dans le
bateau. Le président du resto n'arrive pas à payer le loyer au complet. Le
nouveau propriétaire n'apprécie pas. À la recherche d'une autre solution de
sauvetage, me vient alors l'idée de créer un nouvel organisme qui assurerait la
relève et maintiendrait la flamme de l'osmose allumée. Si on ne peut pas sauver
financièrement Bouffe-Héberge, qui est criblé de dettes, laissons-le couler à
pic. J'ai environ de trois à quatre semaines devant moi. C'est le branle-bas de
combat.
Je veux un Conseil d'administration (ca) représentatif
du milieu. Suis à la recherche de quelqu'un de prestigieux pour occuper la
présidence. Un représentant du CLSC des Faubourgs accepterait un poste de
directeur. Les usagers y éliraient un des leur, les bénévoles aussi. J'en
ferais parti à titre de directeur général (dg) bénévole, sans salaire. Les
réunions se dérouleraient au resto, en présence des habitués. La transparence
serait la règle.
Je réunis discrètement quelques bénévoles afin de
préparer la transition. La rencontre a lieu un soir, au domicile de l'un d'eux.
Dès le début, la discussion s'engage sur les candidats éventuels du ca. Leur
dis être à la recherche de quelqu'un pour assumer la présidence, de leur côté,
ils n'ont personne à proposer. Les informe aussi que le dg en fera parti, et
que j'en occuperai la fonction bénévolement, sans salaire.
Adèle, la pseudo artiste spécialisée dans la création
de masques émaillés, policière en civil de son état et bénévole au resto, ne
l'entend pas ainsi. Elle soutient qu'un dg ne peut être membre. Lui explique
que rien ne l'interdit, en autant qu'il n'est pas rémunéré. Je n'avais pas
prévu qu'Adèle créerait de la bisbille. Habituellement, elle était plutôt
silencieuse, un peu amorphe même, n'argumentait jamais au cours d'une
conversation. Et voilà que soudain, elle devient une redoutable adversaire,
s'acharne à couper les cheveux en quatre. Déterminée et manoeuvrant habilement,
la civile réussit à prendre le contrôle de la petite réunion.
Son intervention à l'effet d'une douche froide sur
l'enthousiasme des bénévoles présents, suscite de la suspicion à mon égard. On
semble me percevoir comme quelqu'un voulant accaparer tous les pouvoirs, alors
que ma démarche est toute autre. Visiblement, Adèle cherche à nous monter les
uns contre les autres, à transformer la réunion en affrontement. En nous
divisant, elle paralyse le comité. La prise de bec dure une dizaine de minutes.
Bel exemple d'une déstabilisation de type policier. Après coup, je me
demanderai pourquoi le corps policiers auquel elle appartient n'avait pas
dénoncé l'ex-dg, qui occupait un poste au sein du ca, dénoncé aussi le ca
illégal, parce que bidon ?
À la fin de la soirée, quand je quitte les lieux, tout
est très clair dans ma tête : je ne veux plus rien savoir de ce panier de
crabes, abandonne l'idée de créer le nouvel organisme. Trop de policiers et
policières en civil dans le paysage. Je n'ai rien contre la police, mais là
elle dépasse les bornes.
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