News du samedi 31 mai 2008---------------

La stratégie du choc – C’est le titre du dernier livre (Éditions Actes Sud) de l’Américaine Naomi Klein, auteur qui s’est fait connaître avec No Logo. Elle soulève une question des plus pertinentes. Qu’y a-t-il de commun entre notamment les attentats du 11 septembre 2001, la guerre en Irak, la torture partout et en tous lieux, dont à Abou Ghraib ou Guantanamo ? Tous ces moments historiques ont partie liée avec l’avènement d’un capitalisme du désastre.

Klein dénonce l’existence, depuis plus d’un demi-siècle, de stratégies concertées pour assurer la prise de contrôle de la planète par les multiples tenants d’un ultralibéralisme qui a systématiquement mis à contribution crises, désastres ou attentats terroristes. Et qui n’a pas hésité à recourir à la torture pour substituer aux acquis des civilisations et valeurs de démocratie la seule loi du marché et de la barbarie de la spéculation.

Titre de la vidéo (06:48) à voir au complet : La stratégie du choc. Rédaction du texte de la narration : Naomi Klein et Alfonso Cuaron.

PS : La stratégie n’est pas nouvelle, car il en a toujours été ainsi. À plus petite échelle, citons le cas des policiers québécois qui maximalisent l’importance de la criminalité afin d’imposer leur emprise psychologique sur l’ensemble des citoyens : la prévention n’est rien d’autre que de la spéculation. Celui des civils aussi qui enfreignent quotidiennement les droits et libertés : ici, on parle de torture psychologique. Et tout ce beau monde n’arrête pas de réclamer régulièrement plus d’argent, plus d’effectifs et plus d’équipements, dont les dernières technologies et les... chocs du Taser.

À ne jamais oublier : c’est à la base, dans le train-train quotidien, dans un petit village, une petite ville que tout commence. Alors, avant de mettre au pas les grands de ce monde, commençons par le bas et montons graduellement les échelons jusqu’au sommet de la hiérarchie politique. Restaurer la liberté dans son îlot de maisons, sa rue, son quartier, d’abord et avant tout. 

Les gagnants des meilleures caricatures du monde… – Ils ont participé au 8e concours international de dessin éditorial sur la liberté de presse. Cette année 2008, le thème était : Réécrire l’histoire. Personnellement, je préfère les caricatures de 2007, tenu sous le thème Tuer le messager.

Concours Flash 2007- 2008, pour un monde différent –  Organisé par Alernatives Montréal, le vernissage aura lieu le jeudi 5 juin qui vient, de 17h à 19h, au Centre culturel Simon Bolivar, 394, boul. de Maisonneuve Ouest, Montréal (métro Place-des-Arts) : du vin et un léger goûter seront servis. Alternatives Montréal y invite anciens stagiaires et toutes personnes s’intéressant aux enjeux sociaux, politiques et environnementaux qui touchent les pays du Sud. Les clichés pris en Amérique latine, dans les Caraïbes, en Afrique et en Asie vous feront voir le monde d’un oeil différent !

En voici plusieurs, chacun accompagné d’une légende expliquant le contexte. Dans la page s’affichant, cliquez sur les thèmes : 1) des organisations dynamiques et novatrices ; 2) des visages pour un monde différent ; 3) l’actualité en première scène et 4) un environnement en changement.

La liberté d’expression à «Islamsterdam» – Nekschot, caricaturiste, a été « croqué » par la police néerlandaise. Il y avait trois ans qu’elle tentait d’identifier celui se cachant sous le pseudonyme de Nekschot (traduction : une balle dans la nuque).

Selon la signataire de l’article que vous allez lire, Sabine Cessou du cybermagazine Libération, la formulation désigne une méthode courante d’élimination, dans les années 30, des opposants au communisme et au fascisme. Nekschot, qu’elle a interrogé, craint que son identité soit dévoilée et subisse le même sort que… Theo Van Gogh, assassiné en 2004 par un jeune islamiste.

Deux de ses caricatures : l’une visible dès l’ouverture de la page, l’autre plus bas. Une autre iciVidéo dénonçant ce cas de censure (02:37) et celle-ci (02:20 – sans son)

Remise en question du journalisme québécois ? – Dans sa chronique d’hier (vendredi 30 mai 08) publiée dans Le Devoir, Lise Payette fait le constat que les journalistes sont malmenés ces temps-ci au Québec. Tous ne réagissent pas de la même façon devant les difficultés que vit la profession. Il y a ceux que ça laisse complètement indifférents, car leurs salaires sont élevés, leurs plans de pension blindés et ils attendent tranquillement la retraite dorée qu'ils estiment avoir bien méritée. Et il y a les autres, ceux qui croient dur comme fer qu'ils sont un rouage important de la démocratie telle qu'on la connaît ici et qui estiment qu'ils ne peuvent plus remplir librement leur mission qui consiste, d'abord et avant tout, à bien informer le public. Lisez la suite ici.

«Ha ! ha ! ha !»… Ça sent l'atteinte à la dignité à plein nez – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Cependant, je ne crois pas que les déboires que j'ai connus par la suite avec mon ordi soient attribuables à ces interruptions de l'électricité. Juin 2001, ce vieux MacIntosh, un LC11 acheté en 1993, une machine fiable qui n'a jamais connu de ratée, me fait faux bond. Fort heureusement, tous mes fichiers étaient sur disquettes, et en trois copies.

Le seul représentant MacIntosh de la région Saguenay-Lac-St-Jean demeure à Chicoutimi. Transport et réparation risquent de coûter un bras au bénéficiaire de l'aide social que je suis encore à cette époque-là. Prends rendez-vous avec le technicien. Le chauffeur-collabo m'y conduit. Lui en ayant fait part la veille, il a eu le temps d'en informer la Sûreté du Québec, qui a pu préparer le terrain avant mon arrivée. Après avoir poireauté pendant près de trois heures, le technicien me rend la machine, signale qu'elle « est encore bonne pour plusieurs années ».

À mon domicile, je constate qu'il a remplacé le couvercle de l'ordi par celui d'un autre modèle. Je n'arrive pas à insérer ma disquette dans la lecteur, l'espace prévu à cette fin dans le couvercle est trop petit., me faut l'enlever pour fonctionner. Le lendemain, l'ordi refuse de se remettre en marche : encore là, mes copies sur disquettes sont bien utiles. Retours à Chicoutimi, avec le collabo informé la veille… Pendant l'attente, je remarque l'arrivée d'une civile. Facile à identifier. Comme on m'a souvent fait le coup à Montréal et à Lac Bouchette, madame m'exhibe sa croupe, elle porte un pantalon serré, le tissu enfoncé entre les deux fesses.

Le technicien travaille sur l'ordi une environ heure, me le remet, s'excuse de s'être trompé de couvercle, m'assure que maintenant tout est en ordre, et ne me charge rien. Au comptoir, pendant qu'il m'explique tout ça, madame est derrière moi. Le patron de la boîte ou un employé, je ne sais trop, accompagne le technicien. Accoudé sur le comptoir, il semble se régaler de la situation, ricane comme un con, en jetant un coup d'œil complice à la flic : « Ha ! ha ! ha ! » Ça sent l'atteinte à la dignité à plein nez. 

Deux jours s'écoulent puis l'ordi retombe de nouveau en panne. Impossible de le remettre en marche. Pas question d'aller à Chicoutimi, n'ai plus confiance. Sabotage policier ? Peut-être, peut-être pas non plus, comment savoir ? La machine datait tout de même de 1993. Mon livre a de nouveau la vie sauve grâce aux disquettes.

Dépité, suis obligé d'en suspendre la rédaction. Pas d'argent pour en acquérir un neuf. Par chance, je commencerai à retirer ma pension de vieillesse en septembre 2001. Le temps d'amasser la somme nécessaire, plus de 2 000$, serai tout de même huit mois sans ordi, de juin 2001 à février 2002. (La suite demain)

News du vendredi 30 mai 2008---------------

Afghanistan : des soldats canadiens prennent somnifères et antidépresseurs – Des dizaines sont traités pour une dépression et une centaine doivent contrer l’insomnie. Ils n’en continuent pas moins d’occuper leur fonction sur le terrain. Selon le colonel à la retraite Michel Drapeau, l’armée canadienne devrait les rapatrier et leur permettre de se refaire une santé. Seulement voilà, il n’est pas certains qu’on possède les effectifs pour les remplacer par d’autres.

Entrevue vidéo de LCN avec le colonel Drapeau.

Lisez l’article des deux journalistes du Journal de Montréal à l’origine de ce scoop : Valérie Dufour et Fabrice de Pierrebourg.

PS : Le premier ministre canadien Stephen Harper, homme de droite, est-il au courant de cette situation ? Si oui, qu'en pense-t-il ? 

Catherine Fieschi : changer la façon dont les gens vivent la démocratie – Selon elle, la démocratie ce n’est pas quelque chose qui se vit de temps à autre lors d’une élection. C’est quelque chose qui se vit au quotidien dans les rapports qu’on a tous les jours avec les instances de pouvoirs.

Fieschi est directrice de Démos, le thing tank britannique spécialisé dans l’innovation sociale. Son objectif : résoudre « la déliquescence sociale » (Petit Robert : décomposition, décrépitude… ). Il est grandement rassurant de savoir que des organismes comme le sien savent ce qui se passent et prennent les moyens pour insuffler à la démocratie une nouvelle vie. 

Entrevue avec Fieschi, captivante. Deux vidéos, chacune suivie de sa transcription. Dans cette même page, des hyperliens à visiter. À lire, propager sur le web et faire lire à son entourage.

La sonde américaine Phoenix… – …s’est posée sur Mars dimanche le 25 mai 2008. Regardez les clichés les plus récents provenant de la planète rouge. Dans le diapo, il y a ceux pris sur le terrain cette semaine et ceux provenant d’autres sources. Lisez les légendes des photos pour mieux vous situer.

Des photos de 20minutes

Des civils de la Sûreté du Québec me coupent l’électricité – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Dans mon appart, il se passe rarement une semaines ou deux sans qu'il y ait une panne d'électricité. Si certaines sont occasionnées par des orages électriques, d'autres semblent provenir d'une autre origine. C'est le cas quand le ciel est d'un bleu azuré et sans nuage, ou étoilé. Vous travaillez sur votre ordi, quelque part dans l'édifice, un locataire, policier en civil de son état, dévisse un fusible et tout s'éteint dans votre appart.

L'interruption durant une seconde ou deux, votre ordi se remet aussitôt en marche. Le disque dur, qui n'a pas eu le temps de s'immobiliser, reprend subitement ses 6 000 tours minute. L'équivalent d'un coup de reins risquant de l'endommager. En outre, tout ce que vous n'aviez pas enregistré est perdu. Il arrive même que ces pannes s'enchaînent à la queue leu leu. La lumière revient, l'ordi redémarre. Oups ! encore une autre, puis une autre. C'en est ridicule.

Curieusement, ces fausses pannes, par ciel dégagé, surviennent lorsque la veille ou l'après-midi même j'ai dévoilé un petit secret policier ou que je suis à écrire ou rewriter un passage de ce livre où la police en prend pour son rhume. Quelqu'un, quelque part, suit-il, mot à mot, je veux dire en temps réel, ce que j'écris sur l'écran de mon ordi ? Je ne le crois pas vraiment… bien qu'il m'arrive de le penser à cause des synchronismes. Je ne rêve pas, ils sont bel et bien là. De nos jours, c'est tout à fait possible, car il existe des technologies permettant d'enregistrer les frappes sur le clavier de l'ordinateur, les courriels, les clavardages et bien plus.

Ça m'a pris des mois avant d'en avoir la certitude. J'avais de la difficulté à croire que la police en civil puisse être derrière ça. Je n'aurai la preuve de son implication qu'en novembre 2002, lorsque je ferai l'acquisition de la batterie Tripp-Lite power protection, qui prend illico la relève quand une interruption du courant survient. Ce sera la fin les pannes par beau temps. Seuls l'ordinateur et l'écran seront branchés sur le système. Et les autres lumières de mon appart, dont la lampe sur mon bureau, qui ne le seront pas, ne cligneront de l'œil que très rarement.  Sachant que mon ordi était désormais protégé des pannes, la police en civil a cessé de dévisser le fusible. (La suite demain)

News du jeudi 29 mai 2008---------------

«VOUS ! il va falloir que je vous parle ! » – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) J'ai constaté également la présence de deux civiles, environ quatre mois plus tard, lorsque j'ai visité un ami très proche hospitalisé à l'Hôtel-Dieu de Roberval, où il avait subit une opération chirurgicale la veille.

Une " infirmière " s'amène dans la chambre pour l'aider à faire sa toilette. D'un ton péremptoire, haut et fort, elle me lance : « VOUS ! il va falloir que je vous parle ! » Je l'identifie aussitôt : elle était à l'hôpital de Chicoutimi, au début de l'année. Dans le même département que moi. Je l'avais croisée à la cafétéria, m'étais permis de lui sourire et dire gentiment : « Je vous connais, vous. » Elle avait riposté, le ton rageur, pointant son indexe dans ma direction : « Moi aussi, je vous connais ! » J'avais été étonné de sa réaction agressive. À l'époque, je n'arrivais pas à m'expliquer son attitude, mais là, je comprenais que madame est une civile.

Le conciliabule se déroule dans le corridor. Tranchante, le visage empourpré, haut du corps exagérément en recul et penché sur le côté droit pour mieux m'observer, elle est vraiment choquée que mon ami pense réintégrer son domicile dans une couple de jours, alors que son opération nécessitera une hospitalisation d'environ une semaine. Je lui explique, calmement, qu'il ne réalise pas encore la gravité de son état, que je vais faire le nécessaire pour l'en sensibiliser. De fait, la civile utilisait une tactique policière consistant à créer artificiellement un petit conflit pour justifier une agression verbale injustifiée. Car les infirmières savent composer avec ce genre situation.

À la réception du département, une autre " infirmière " s'enquiert auprès de moi de la santé de mon ami, accompagnant chacune de mes réponses de rapides coups de tête affirmatifs pour le moins caricaturaux. J'ai bien vu que, à travers lui, toutes deux me visaient personnellement. Un autre patient était alité dans sa chambre, pour un saignement de nez qui n'arrêtait pas, paraît-il… Portant ses vêtements, et seulement allongé sur un lit, pas défait.

La présence policière et citoyenne-collaboratrice dans les hôpitaux ne m'étonne nullement. Depuis mon arrivée au Saguenay-Lac St-Jean, au début de l'été 1999, je fréquente des cliniques médicales privées, à l'extérieur du petit village policier. Les civil, hommes et femmes, y sont assez régulièrement présents. Pas seulement dans les salles d'attentes, parfois aussi comme réceptionnistes et quelques fois comme médecins. Lors de deux consultations médicales, j'ai la conviction d'avoir été en présence de deux civils.

Bouclons ce chapitre avec d'autres anecdotes sur mon chauffeur très particulier. Un jour, je lui raconte que mon vélo est maintenant équipé d'un odomètre, lui signale qu'il me sera bien utile parce que je veux augmenter progressivement mon kilométrage. Trois jours plus tard, l'odomètre ne fonctionne plus. Utiles, les renseignements que le collabo transmet à la police.

De nombreuses tentatives aussi de m'effrayer… M'en allant faire extraire une dent titillée par un abcès, mon chauffeur-collabo me dit que le dentiste va me casser la mâchoire. Pratiquant la marche à pied dans la forêt, il me raconte qu'un type en faisait aussi et, un jour, il a disparu, on ne sait pas ce qu'il est devenu. Le 17 mars 2003, il me livre La Presse. Je m'informe si les Américains ont décidé d'attaquer l'Irak sans le consentement de l'ONU. Non pas encore. Puis il complète son topo en me signalant que le conflit israélo-palestinien a repris de plus belle. Les Israéliens tirent sur les Palestiniens, me conseille en riant de faire attention, peut-être qu'une… balle israélienne pourrait m'atteindre. (La suite demain)

News du mercredi 28 mai 2008---------------

l'Allemagne propose une interdiction mondiale sur la spéculation des prix du pétrole – Son ministre social-démocrate des Transports, Uwe Beckmeyer, affirme que 25% de la dernière augmentation du prix du pétrole qui a atteint 135$ le baril n'a rien à voir avec l'offre et la demande : « C'est de la pure spéculation.»

Lisez aussi l’article (en anglais) du Telegraph et sa traduction en français.

PS : La spéculation, qu’on soit d’accord ou pas, fait parti du système économique. Toutefois, lorsqu’elle est la source de l’augmentation accélérée du prix des denrées essentielles dans les pays pauvres, ce n’est pas humanitairement acceptable. De plus, qu’elle menace la stabilité socio-économique des autres pays de la planète démontre jusqu’à quel point la spéculation sur les produits pétroliers est une source de désordre. Ces spéculateurs devraient être clairement identifiés par les médias et dénoncés publiquement.

Elle ne veut pas que je prenne sa photo, se cache le visage – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Trois jours plus tard, retour à Ville de Saguenay. Le collabo passe me prendre à l'heure que je lui ai indiquée l'avant veille. Cette fois-là, la destination est l'hôpital. Le lendemain, 8h30, nous sommes quatre patients groupés dans une grande chambre. Chacun a son lit et un fauteuil confortable attitrés. Des chaises droites sont prévues pour les personnes les accompagnant. Un médecin arrive et me conduit dans une petite pièce où il me pose une série de questions sur mon état de santé.

Lorsque je reviens, une femme corpulente, dans la cinquantaine, qui accompagne l'un des patients, a pris place dans mon fauteuil : tous deux se disent frère et sœur. Suis debout devant elle, ne sachant trop comment lui dire de me céder mon fauteuil, pendant que, discutant avec son frère, elle feint de ne pas me voir. Une voisine lui signale que c'est ma place. Elle me la cède aussitôt, sans me consentir un regard.

J'aperçois alors au fond du fauteuil mon sac ceinturon contenant les disquettes de mon livre, que pourtant j'avais laissé sur ma petite table, juste à côté : j'avais oublié de l'apporter avec moi quand j'avais accompagné le médecin, première fois que ça m'arrivait, après environ cinq ans d'enquête. Donc, pendant mon absence, quelqu'un l'avait changé de place.

Importantes, ces disquettes, parce que quand je m'absente de mon domicile, je ne laisse aucune trace du livre sur le disque dur de mon ordi, foute tout à la poubelle. Les seuls exemplaires existant de ce livre sont sur celles-ci. Madame, une obèse, a la croupe fastueuse. Alors, je suis mécontent, réussis tout de même à le dissimuler. Lui demande si elle a senti le sac ceinturon sous elle quand elle s'y est installée. Non, elle ne s'est pas assise dessus.

Je crains davantage le sabotage que la duplication des disquettes. Trop de témoins dans la chambre pour en faire des copies. Par contre, on peut s'asseoir dessus et les endommager sans que personne autour ne s'en rende compte. Mon conducteur avait fort probablement informé la Sûreté du Québec de mon passage à la clinique. Ensuite, c'était un jeu d'enfants pour elle de s'enquérir de la suite des événements. Elle disposait du temps nécessaire pour placer ses pions.

Alors, mes neurones sont en rogne et grincent. Si la femme les a délibérément endommagées je ne pourrai jamais la retrouver, prouver son lien avec la Sûreté du Québec, intenter des poursuites, à tout le moins la dénoncer publiquement. Par bonheur, je traîne toujours sur moi, depuis quelques années, une petite caméra jetable. Un témoin potentiel qui vous suit partout, pas à pas. Indispensable dans ce genre d'enquête. Sauf circonstances particulières, j'évite, autant que possible, de photographier des civils ou de leurs collabos, par crainte d'en braquer quelques uns. Après mûre réflexion, je conclus en vivre une. L'opération est simple, suffit de jouer au gars voulant garder un souvenir de son passage à l'hôpital, d'agir avec doigté, le sourire affiché, de l'entrain.

Je passe à l'action après le dîner, me place soudainement devant la sœur et le frère, tous deux assis, leur demande un beau sourire… La réaction de madame est immédiate, et tout à fait inattendue. Elle ne veut pas que je prenne sa photo, le répète, se cache le visage des deux mains, refuse « parce que je suis trop laide ». Juste avant que l'appareille ne flashe, elle tourne la tête vers une petite table et, pendant qu'elle cache son profil de la main gauche, attrape vivement un magazine qu'elle ouvre pour couvrir complètement son visage.

Jamais rien vu de semblable en plus de trente ans de journalisme. J'ai commis l'erreur de leur demander un beau sourire, ce qui a tout déclenché. Pour un instantané du genre, on ne demande rien, on clique et c'est fini. Pourtant, la femme, sans être une beauté, n'est pas un monstre, loin de là. Deux hypothèses… L'homme, dans la soixantaine, et la femme ne seraient pas frère et sœur, mais mariés chacun de leur côté, donc amants ; ou la femme est une civile, bien décidée à protéger son anonymat.

J'ajoute aussi ces faits, qui se sont produits le lendemain. Sachant que plus tard dans l'avant-midi, vers les 11h, on me transportera sur civière à la salle du sous-sol de l'hôpital où je passerai une artériographie, je fais, confidentiellement, à une " infirmière " un bref topo sur mon travail journalistique, souligne la nécessité d'y apporter avec moi mes disquettes : la veille, on nous l'avait présentée comme une personne n'étant pas de service ce jour-là, mais, se trouvant sur les lieux, qu'elle avait accepté… d'y travailler. Elle s'y oppose, je n'ai qu'à placer mon sac ceinturon dans le tiroir du petit bureau près de mon lit, qu'il y sera en sécurité. Je refuse. Elle me suggère alors de le remettre… à l'agence responsable de la sécurité dans l'hôpital. Refus, là aussi, comme de raison. Elle n'insiste pas.

Dans la grande salle d'examens du sous-sol, mon sac ceinturon ne gêne personne. On accepte même de le déposer sur une civière placée contre un mur, bien en vue de la table où je suis allongé. Le " frère " de madame passe immédiatement après moi. L'aperçois quand on me conduit dans une petite pièce adjacente. Il est allongé, muet et immobile comme un cadavre. Pourtant, il ne sort pas d'une salle d'opération mais de sa chambre, comme moi avant lui. Le médecin vient m'y rejoindre.

J'en profite pour lui confier des détails sur mon enquête, pendant tout le temps où il appuie fortement les doigts sur l'artère, au niveau de l'aine, pour éviter une hémorragie, avant qu'une infirmière vienne y apposer un adhésif. Dans une situation à risques, les confidences sont l'équivalent d'une assurance santé… Plus il y a de monde dans le secret, plus les risques diminuent. On me ramène à ma chambre.

Environ une heure après, le frère arrive à son tour, sur une civière. On le transfère sur son lit, juste à côté du mien. Sa " sœur " s'approche, le regarde, une jambe colée contre le lit, puis lui dit : « On devrait peut-être prendre une photo  ». Dans ma tête, ça fait clic ! Aucun doute, elle fait allusion à celle que j'ai prise la veille. Suis convaincue qu'elle a voulu m'indiquer à mots couverts que son " frère " était vraiment malade… Donc, qu'il ne campait pas un personnage. Quelle maladresse de sa part ! Parce que démontrant que madame… sait pourquoi je l'ai photographiée la veille.

Quand je chargerai les disquettes sur mon ordinateur, je constaterais qu'elles n'avaient pas été endommagées. Quel soulagement ! (La suite demain)

News du mardi 27 mai 2008---------------

Livre noir sur la censure – Un travail collectif dirigé par Me Emmanuel Pierrat : dix juristes, philosophes, essayistes et journalistes.

L’une des illustrations de cette censure, dont fait état le livre. Dans les films d’aujourd’hui, les personnages ne fument plus. On utilise Photoshop pour ôter sa clope à Lucky Luke, dans les rééditions de ses aventures. On enlève la cigarette des lèvres de Malraux, on casse sa pipe une seconde fois à Jean-Paul Sartre…

Bon compte rendu de Rue89. Texte explicatif ponctué de 5 vidéos. La synchro du mouvement des lèvres et du son de la voix laisse à désirer, mais bon, faut faire avec, le sujet traité est important.

«S'il y avait un micro dans l'auto, me le dirais-tu?» «Non» – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Décrivons le contexte pour bien situer d'autres faits. En février 2002, je me suis gelé le petit orteil et une partie latérale du pied droite en faisant du vélo. Il est devenu grisâtre, violacé, douloureux. Une jeune femme médecin l'examine, me fixe illico un rendez-vous avec un chirurgien cardio-vasculaire de Ville de Saguenay qui, après m'avoir passé un rapide examen, le 21 février, me dirigera vers l'Unité de soins actifs de courte durée (USACD), du Complexe hospitalier de la Sagamie, afin de subir une batterie de tests. Diagnostique : les deux artères sont désormais obstruées aux trois quarts, faudra deux pontages à chacune des jambes. Voyons comment cela s'est déroulé.

Vingt-et-un février, je me rends à Ville de Saguenay, à la clinique d'un chirurgien cardio-vasculaire et thoracique, où j'ai rendez-vous à 11h. Le même collabo de la Sûreté du Québec m'y conduit, je l'en ai informé… deux jours auparavant.  En cours de route, vers 9h30, dans le secteur du village de Larouche, je remarque une voiture qui, depuis un bon bout de temps, roule à environ 200 pieds juste devant nous. La première moitié de la plaque d'immatriculation ne m'est pas inconnue. J'ai la certitude de l'avoir vue à Lac Bouchette. Je jette un œil dans le rétroviseur fixé à ma portière. Une wagonnette de la Sûreté du Québec nous suit à environ 200 pieds. Ça ressemble à une escorte, nous sommes précédés et suivis.

En glisse un mot au collabo. Non, il n'a jamais vu au village cette voiture qui est devant nous. Lui explique que s'il y a un micro caché quelque part dans la nôtre, le magnétophone enregistrant notre conversation doit être dans le véhicule de la Sûreté du Québec, ce qui expliquerait sans doute que celle-ci nous colle aux fesses. Puis je demande à mon conducteur : « S'il y avait un micro dans l'auto, me le dirais-tu ? » « Non. » Je le félicite de sa franchise. Ce n'est pas la première occasion que j'aborde la question du micro avec lui. Il ajoute, l'air soucieux, se passant et repassant la main sur le menton : « Je travaille pour la police. » Collabo, oui, policier en civil, je persiste à ne pas le croire.

Dans les minutes qui suivent, la suite du scénario ressemble à une réaction aux propos que je viens de tenir. Dans le rétroviseur, je constate que la Sûreté du Québec a ralenti, creusant un écart, bien que son véhicule demeure encore visible. Ensuite, la voiture devant nous accélère, en double une autre. Peu après, c'est la wagonnette de la Sûreté du Québec qui nous double pour virer à gauche un peu plus loin : c'est un wagon cellulaire.

Nous rattrapons et doublons l'autre véhicule, j'essaie en vain de voir qui est au volant. Arrivés à un feu rouge, il vient se placer à notre droite, seulement le nez de sa voiture, pas le reste. Quelques secondes s'écoulent puis il avance encore un peu et je vois apparaître derrière la vitre de sa portière un homme, qui me dévisage, et porte de grosses lunettes de soleil opaque, alors qu'il bruine et fait sombre.

Dans la salle d'attente de la clinique où j'ai rendez-vous, quelques personnes prennent place. Arrivent deux femmes âgées, l'une marchant à l'aide d'une canne, vêtue comme si elle allait à un gala, longue jupe noire, cintrée et fendue sur le côté droit, d'où apparaît le rebord d'un jupon. Toutes deux cherchent à lancer la conversation. Celle à la canne dit, en me fixant du regard, qu'aujourd'hui, on n'est plus que des numéros.

Le vieux monsieur, assis à côté de moi, lui, s'intéresse à la criminalité, relate deux actes criminels commis récemment, et tous semblent d'accord pour dire que ça n'a pas de bon sens. Moi, je n'ai pas envie d'en discuter, l'ai fait déjà, avec mon chauffeur, grand spécialiste des histoires morbides, quand on a quitté Lac Bouchette pour se rendre ici. Au cours de la consultation, le médecin veut en savoir davantage sur mon état, décide de me faire subir une batterie d'examens, prends les arrangements avec l'hôpital, le tout prévu dans trois jours.

Sur le chemin du retour, à la hauteur de Metabetchouan, une voiture beige devant nous. Je la reconnais aussitôt, de même que la plaque, sait même le nom et l'adresse de sa conductrice, une " réceptionniste-comptable " que je connais très bien. Signale à mon conducteur que c'est un véhicule de Lac Bouchette. « Non, non », qu'il répond, j'insiste mais sans plus. Rendus à Chambord, à l'intersection de la 169 et de la 155 conduisant au petit village policier, la voiture tourne sur la 155, pendant sa manoeuvre madame amorce un mouvement de la main gauche pour dissimuler son profil. (La suite demain)

News du lundi 26 mai 2008---------------

La recherche d’un emploi et les barrières des préjugés – Les vidéos que vous allez voir traitent de la situation en France, qui n'est pas un cas unique, très loin s'en de là. Alors, elle concerne l'Occident, en très grande partie, dont le Canada.

À compétence égale, en France, le chômage touche trois fois plus de personnes d’origine non européenne que la moyenne des autres français. (Source de l’auteur du film : Rapport 2004 de l’Européen network against racism)

Plus le diplôme est élevé, plus il est difficile pour un jeune diplômé issu de l’immigration d’y trouver un emploi. La discrimination jouant davantage pour les postes à responsabilité. (Source de l’auteur du film : Rapport de l’Association française pour l’insertion des jeunes diplômés – 2004) Au Québec, soit dit en passant, si vous avez une formation en médecine mais venez de l’étranger, probable que vous deviendrez chauffeur de taxi. Les portes des ordres professionnels sont closes.

Les expériences vécues par des citoyens de couleur sont reconstituées par des comédiens. Cependant, des victimes de discrimination témoignent.

Vidéo 1 (14:17)

Témoignages, entre autres :
«
Un gâchis de compétences. On se dit que c’est dommage ».
«
Au téléphone, le contact se passe assez bien. Lors de l’entretien avec l’employeur, on ne me parle presque jamais du poste que je postule. On me parle de la Martinique, de la banane, du soleil, du rhum, de la plage. Ils me considèrent comme une guide touristique. »
«
Quand j’arrive, le regard de la personne me fait comprendre ce qu’elle se dit dans sa tête : non, c’est pas le genre de l’entreprise.»

Intervenants : Nadia Laïche – Marie-Flore Agboton – Bertrand Nouadje – Nanou Kamosi – Ingrid Babo – Sandra Nemale.

Vidéo 2 (13:49)

Témoignages, entre autres :
«
Vous avez beaucoup de compétences et vous en êtes réduit à faire du téléphone. C’est incompréhensif ! »
«
Quand vous avez osé postuler un poste, on vous fait comprendre : non, ce n’est pas pour vous, ça.»
«
Pourquoi on devrait accepter des postes n’exigeant aucune qualification particulière, alors que le poste pour lequel on postule, on a fait des études pour ça ?»
«
On est compétent, on peut apporter quelque chose à l’entreprise et s’ils ne nous prennent pas, ils vont passer à côté de quelque chose.»

Les intervenants sont les mêmes que plus haut.

Vidéo convaincante… – …. Celle de l’organisme Médecins du Monde. Agir pour venir en aide aux enfants africains affamés est un cheminement : réflexion, conscientisation, action. 39 petites secondes, durée de la vidéo bien pensée, peuvent suffire, sait-on jamais.

Lisez l’article sur une exposition des Images de la colère tenue par Médecins du Monde.

Faut que j'aille voir qui est ce type... – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Mon chauffeur ne se limite pas à la désinformation, il est aussi spécialiste en délation. Il informe la Sûreté du Québec de mes déplacements, quand il me conduit, et fort probablement fait-il de même avec ses autres clients.

Deux février 2002. Je lui demande de me conduire à Roberval. À midi pile, coup de klaxon devant ma porte, il me fait signe, baisse sa vitre, m'explique qu'il doit passer au garage, ça risque de prendre quelques heures. Il savait, la veille quand je l'ai contacté, qu'il avait ce petit ennui mécanique. Pourquoi alors avoir accepté de m'y conduire ? Soupçonnant une autre provocation policière, j'insiste, plaide un rendez-vous à Roberval. Il veut savoir ce que je vais y faire.  « Je vais à la banque, le comptoir ferme à 14h. » Où est-ce que je vais ensuite ? « Au Centre commercial. » À quelle heure vais-je avoir terminé mes achats ? « Une affaire d'environ trois quarts d'heure. » Y a-t-il un autre endroit où je vais après ? « Non, on retourne à Lac Bouchette. »

Certains jours, j'en ai assez qu'il me prenne pour un con. Lui signale que je ne suis pas dupe de son petit interrogatoire, que je sais qu'il est un informateur de la police, et qu'il lui communique ensuite ces renseignements afin qu'elle puisse préparer en conséquence sa filature et ses petites provocations. Il ne prend même pas la peine de se défendre. Rien de nouveau là, lui et moi en discutons parfois.

Finalement, il accepte de m'y conduire, mais doit d'abord aller manger une bouchée chez lui. Il s'écoule à peine cinq minutes qu'il est déjà de retour, une banane à la main qu'il achève de manger et dont il lance la peau, pendant que je prends place sur la banquette avant, entre la portière et moi, effleurant mon pantalon au passage, accompagné d'un petit sourire niais, et qui atterrit sur mon espace de stationnement.

À Roberval, je respecte mon horaire, et prenons le chemin du retour. À la sortie de la ville, rencontre inattendue : un civil, de surcroît l'un de mes voisins, fait de l'autostop en compagnie de sa présumée copine, probablement une collègue. Mon chauffeur s'immobilise aussitôt. À peine ai-je le temps de dire de ne pas le faire monter, qu'il a déjà pris place sur la banquette arrière. Le collabo lui fait part mon refus. « Ah, y veut pas », répète-t-il avant de descendre du véhicule.

Nous revoilà en route. Je reproche calmement au collabo d'avoir été le complice de cette mise en scène policière. J'ajoute que je ne suis pas en peine pour eux, que, dans leur scénario, ils ont dû prévoir un véhicule pour les cueillir sur le bord de la route. Comme de fait, moins de cinq minutes après un véhicule nous double, à l'arrière les deux civils se retournent, nous adressent (m'adressent) rires et grands bye-bye de la main.

Deux jours après, venant à peine de passer à vélo devant le domicile de mon chauffeur, je vois surgir du terrain de stationnement du mini poste de police ( le dépanneur ) un VTT… rouge, couleur-message. Juste avant de me croiser, son conducteur, coiffé d'un casque protecteur, m'adresse une grimace et feint de donner un coup de guidon dans ma direction pour me frapper. Par dessus mon épaule, le vois emprunter l'entrée longeant la maison de mon chauffeur et disparaître.

Faut que j'aille voir qui est ce type. Repasse lentement devant la maison, roule une couple de centaines de pieds puis reviens. Ne sachant probablement pas que j'ai rebroussé chemin, il sort de l'entrée, prend la galerie et entre précipitamment dans la maison… de mon chauffeur. Avertissement voilé de ne pas l'accabler au sujet de ses accointances avec la Sûreté du Québec. Et, surtout, ne pas propager l'info dans le village. (La suite demain)

News du dimanche 25 mai 2008---------------

La délation moderneSelon Me Julius Grey, spécialiste en droits et libertés, notre société, présente des opportunités particulièrement inquiétantes pour la délation. Le nombre de lois et de prohibitions est en pleine ébullition et, en conséquence, personne n’est à l’abri de mauvaises langues. De plus, Internet facilite la compilation de renseignements sur chacun. La dénonciation quotidienne pourrait bientôt créer une atmosphère de peur dans une société nominalement démocratique…

Festival de Cannes – La Palme d’Or 2008 a été décernée aujourd’hui dimanche au réalisateur français Laurent Cantet pour son film Entre les murs. Il y avait 21 ans que la France n’avait pas décroché ce prix tant convoité. Lisez l’article ici : plus bas dans la page s’affichant.

Enquête sur la mort de Dziekansky : Taser s’occupe de la formation des policiers – Témoignant devant la Commission d’enquête, qui tient ses audiences à Vancouver, un policier l’a déploré, rapporte Radio-Canada International. Pour sa part, le président de l'Association des chefs de police municipale et aussi chef de la police de Vancouver, Bob Rich, a déclaré que l'utilisation du pistolet électrique était laissée à la discrétion de chaque municipalité et qu'il n'y avait aucune politique provinciale la réglementant. La Commission a fait le constat que les autorités disposent de peu de données sur son usage.

Cette enquête, qui se poursuit, a été instituée lorsque le Polonais Robert Dziekansky est décédé après avoir reçu des décharges électriques d’un policier de la Gendarmerie royale du Canada, l’automne dernier, à l’aéroport de Vancouver. Fort heureusement, un citoyen avait filmé l’événement. Visionnez ici cette vidéo, qui a fait le tour du monde : un peu plus bas dans la page s’affichant. 

PS : Voilà une autre preuve démontrant que nos élus municipaux, provinciaux et nationaux n’assument pas leurs responsabilités de protéger le citoyen des dérives policières. Pas seulement parce qu’ils sont nuls en la matière mais aussi par manque de couilles : nos élus ont peur de la police !

Voyage philosophique sans sortir de chez soi – Nous, les terrestres, vivons quelque part entre l’infiniment petit et l’infiniment grand. On dit que l’atome est un soleil autour duquel gravitent des astres (neutrons et protons, entre autres). Bref regard sur ces trois dimensions.

Formes et couleurs précédant l’infiniment petit – 30 photos
Un paysage extraterrestre sur Terre – 22
Ce qu’on sait de Mars, ce qu’il reste à découvrir – Plusieurs photo et textes. Dans la page s’affichant, cliquez sur LIRE. Dans les autres pages qui suivent, cliquez sur SUIVANTE.
Plongez dans la voie lactée – Images et textes
L’Homme et la Femme à la conquête de l’espace – Images et textes
Site de la
NASA – Images et textes en anglais

«Je travaille avec la police !» – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) N'ayant pas d'auto, je peux compter sur trois personnes quand je dois aller à l'extérieur du village. Deux sont de bonne foi, le troisième, pas une miette. Sous des apparences doucereuses, ce Chevalier de Colomb ( CdeC ) est un collabo pur et dur. Il se prétend civil de la Sûreté du Québec, mais « faut pas le dire à personne », m'a-t-il déjà averti. Je ne l'ai jamais cru, pas assez allumé pour le métier. Mais fanatique de la police, de l'ordre et du conformisme, et CdeC, cela ne fait pas l'ombre d'un doute. Et à tout crin, participant aux patrouilles dans les rues du village, à des déstabilisations aussi, espionnant, on peut le présumer sans se tromper, les gens qu'il transporte. Je le connais depuis plus de quatre ans, un maudit bon gars, qui ne rate jamais l'occasion cependant de me désinformer.

J'ai remarqué que lorsqu'il me dit du mal de quelqu'un, et c'est imparable, il s'agit d'un civil. Il fait de gros efforts pour étoffer sa fausse identité. Il me confiera notamment que l'un de mes voisins est un homo. Ainsi, lui en accoler l'étiquette visait à égratigner un peu sa réputation. Un homo ne peut pas être dans la police, pensera-t-on. Il déblatérera aussi contre le faux ado, celui qui, en ma présence, si vous vous souvenez bien, avait été interpellé un peu rudement par un civil, au point d'être sur le bord des larmes. Mon chauffeur-collabo me le décrira comme un jeune malfaisant qui a déjà pillé un jardin un soir, et qui prend de la drogue.

Dans l'édifice où j'habite, le mini quartier général de la Sûreté du Québec, j'ai vu de temps à autre ce dernier en sortir ou entrer. Un jour, il est apparu à la fenêtre d'un appart de l'étage, arborant une fausse petite moustache et un faux collier de barbe. Au même instant, au rez-de-chaussée, juste en dessous, l'homme-au-toutou sortait sur la galerie, affichant la fameuse coupe iroquoise, la soft, une petite moustache noire à la Chaplin complétait le déguisement. Synchronismes.

À une autre occasion, ai aperçu Faux-Ado, sur le terrain voisin, jouant au ballon, vêtu d'un tee-shirt… rouge, s'est même tourné dans ma direction pour que je lise bien l'inscription : FBI, en lettres blanches. L'instant d'après, la mini partie de soccer prenait fin. Scénario qui m'était de toute évidence destiné. Pas de doute : il travaille pour la police.

En outre, ai souvent vu mon chauffeur utiliser les mêmes techniques policières que ceux qui me harcèlent ou cherchent à m'intimider quand je circule à vélo : coups de klaxon, grosses gueules, gestes d'impatience de la main indiquant à la cible de dégager.

À l'été 2002, entre autres, lors des travaux routiers sur la 155, à la hauteur du village voisin, St-François-de-Salle. Il avait ainsi harcelé une jeune femme préposée à la circulation, passait son temps, quand nous traversions ce secteur en construction, à pester contre elle. Après quelque temps, j'avais remarqué le faciès un peu effrayé de la jeune femme. Il avait aussi procédé de cette façon avec un coéquipier de celle-ci, un homme dans la cinquantaine qui, visiblement, était étonné de ses simagrées.

Autre fait démontrant le genre de saloperies que le collabo propage délibérément. Brièvement le contexte. Au début de 2002, le ministre québécois des Transports, Guy Chevrette, relate à l'animateur de l'émission Arcand, diffusée par TVA, que durant la campagne électorale de 1989, alors qu'il était chef du Parti québécois, une avocate lui avait offert un pot-de-vin de 500 000$ afin qu'il s'oppose à l'étatisation des loteries vidéo. (Pascale Breton - La Presse du 24 janvier 2002) C'était l'un des éléments du programme électoral du gouvernement libéral sortant. Il visait à neutraliser le crime organisé qui avait souvent la mainmise sur le jeu de hasard. Chevrette, qui était accompagné d'un adjoint, avait refusé et donné deux minutes à l'avocate pour quitter les lieux.

Quelque mois après, mon chauffeur-collabo m'informe avoir entendu, dans une de ces émissions réveil matin de la télé québécoise, un avocat raconter à l'animateur que Chevrette, contrairement à sa déclaration, avait accepté le pot-de-vin de 500 000$. Le collabo ne se souvient pas à quel canal il a capté ces propos ni des noms de l'animateur et de l'émission.

J'ai toujours considéré Chevrette comme un politicien intègre. Alors, je suis vraiment tétanisé par cette nouvelle, n'arrive pas à le croire. D'autant plus que dans les médias que j'écoute et lis aucun n'a fait écho de ce rebondissement. Une nouvelle de cette importance y aurait fait la manchette pendant des jours. J'en viens rapidement à la conclusion que c'est carrément de la diffamation. L'avertis de faire attention. Me rétorque, ton de la voix et geste impatients : « Je travaille avec la police ! » (La suite demain)

News du samedi 24 mai 2008---------------

Un bon tube… – … qui vieillit bien : Billie Jean (08:00), de Michael Jackson, sur scène, devant lui une foule ravie, qui applaudie, danse et chante. C'est la fête. Le rythme est toujours aussi entraînant.

L’Homme de Rio – Un film de Philippe de Broca. Jean-Paul Belmondo copartage la vedette avec Françoise Dorléac. Celle-ci se fait kidnapper. Témoin, Belmondo se lance dans une folle poursuite. Elle est la seule pouvant l’aider à trouver des statuettes indiennes volées. On ne sait pas trop où il va, mais on sent l'urgence d'arriver quelque part ! Du vrai Tintin à son meilleur ! Encore drôle, aujourd’hui, même si le film remonte à 1964…Extrait du film (04:47)

Bientôt, vous pourrez vous venger des pétrolières – La voiture fonctionnant à air comprimé s’en vient. Oui : à l’air qu’on respire, et sans monoxyde de carbone ou autres pollutions. L’invention existerait depuis longtemps mais on l’aurait remisée aux oubliettes, probablement parce qu’elle contribuait moins au développement économique que celle utilisant le pétrole. L’appât du gain a toujours la priorité. Ce sera à votre tour, consommateurs, d’en profiter, lorsqu’elle pointera le nez dans votre pays. Vroum-vroum ou put-put ? On verra bien !

Quelques textes et vidéos, où vous la verrez en marche. Dans la page s’affichant, colonne du centre, tout à fait en bas, cliquez sur la page numéro 2. Ensuite, cliquez sur la photo de la voiture.

PS – J’ai lu sur le web que 60% des augmentations du prix de l’essence sont (seraient ?) dues à la spéculation. Si tel est le cas, disons un grand merci aux spéculateurs, grâce à eux de plus en plus de proprios de véhicules s’orienteront vers le développement durable.

Une charge contre les guerres technologisées – Elle vient du général Vincent Desportes, commandant du Centre de doctrine de l'emploi des forces (CDEF) du ministère de la Défense, en France. 

Selon lui, l'incapacité des armées occidentales à gagner des guerres ces dernières années, devrait nous amener à une remise en question de la doctrine militaire actuelle. Il nous faut mener une guerre capable de produire « un effet en politique », a dit le Général. Le seul objectif d'une guerre, quand on doit la mener, est de pouvoir créer rapidement les conditions du retour à la normale, du retour à la paix. Or, les guerres actuelles (Irak et Afghanistan) ne permettent pas de faire cela.

Il souligne qu’à la fin de la guerre froide, plutôt que de bâtir un monde de républiques souveraines, les Bush et les Cheney, sous l'influence de l'Empire Britannique, ont décidé de transformer les États-Unis en Empire, projetant leur pouvoir militaire aux quatre coins du monde et entraînant leurs alliés dans cette direction.

Lisez l’article au complet et cet autre ici.

PS : Le premier ministre conservateur Stephen Harper du Canada a tout intérêt à lire ces articles. La suggestion n’est pas gratuite. Harper guerroie en Afghanistan, des soldats canadiens meurent, d’autres sont handicapés ou mutilés pour la vie, idem de familles Afghanes n’ayant rien à voir avec ce conflit. Le comble de l’affaire : l’homme de droite Harper cache aux Canadiens ce qui se déroule sur le terrain.

Sans compter les coûts de cette guerre canadienne : les dernières nouvelles faisaient état de plus de 5 milliards. Sans oublier non plus le projet d’Harper d’investir durant les deux prochaines décennies près 100 milliards afin de moderniser et technologiser son armée. On le voit, Harper et ses députés sont l’équivalent de républicains purs et durs, made in USA.

Canada-Aghanistan : les Canadiens ne sont pas informés de ce qui s’y passe – Selon John Manley, président du groupe d’experts qui avait recommandé le prolongement conditionnel jusqu’en 2011 de la présence de soldats canadiens dans ce pays, le problème réside en partie dans le contrôle de l’information du premier ministre conservateur Stephen Harper, du ministère des Affaires étrangères et de l’ACDI (L’Agence canadienne de développement international). 

Manley affirme que, quatre mois après le dépôt de son rapport, les changements recommandés n’ont pas été appliqués.  Il estime que le gouvernement Stephen Harper ne respecte pas ses promesses de mieux informer les Canadiens sur cette mission controversée. Pourtant, ce dernier s'était engagé à accroître ses efforts de communication sur cette mission.

Le Canada compte 2,500 militaires en Afghganistan, dont 83 ont été tués depuis 2002. (Source : Radio-Canada Internationale)

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) achète 160 pistolets Taser… – … malgré la controverse soulevée par cette arme, rapporte La Presse Canadienne, Radio-Canada et le quotidien Winnipeg Free Press, qui a obtenu ces renseignements grâce à la Loi d’accès à l’information.

Le Taser peut provoquer un arrêt cardiaque – Le cardiologue Charles Kerr et le chirurgien cardiaque Michael Janusz, tous deux de l'Université de la Colombie-Britannique (Canada), ont expliqué à la commission d'enquête qui se penche sur l'utilisation de cette arme que le risque de provoquer un arrêt cardiaque ne doit pas être pris à la légère. Le docteur Janusz a ajouté que les policiers devraient être formés de manière à pouvoir réagir immédiatement en cas d'arrêt cardiaque. Lisez l’article de La Presse Canadienne.

Un peu de tout, ou presquePhotos 24 heures. Photos, autant que vous en voulez ! Plus vous descendez dans la page, plus vous en trouvez. Afrique : pour agrandir les photos, placer la flèche de la sourie dessus. Les plus beaux PC personnalisés. La Terre haute en couleur avec Google Earth.

L'un me crie : «La police s'en vient» – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Ce qui semble avoir touché Snowbird, c'est de lui avoir signalé que, dans le village, on porte atteinte à la dignité de la personne. Cette formulation a atteint ma cible en plein centre. Me suis alors rendu compte, pour la seconde fois au cours de mon enquête, que la formulation " atteinte aux droits fondamentaux " est trop abstraite pour que les gens cliquent. En utilisant un exemple concret, le message passe comme une tonne de brique.

Preuve comme quoi j'avais bien choisi mon homme. Il l'a transmis aux autres, aussi sûr que deux et deux font quatre. Pas seulement ça. Lui-même cessera ses provocations. Dans les semaines précédant son départ pour le Sud, je ne le verrai pratiquement plus dans l'espace public, et les très rares fois où cela arrivera, il m'ignorera totalement. J'insiste : tous les civils et leurs collabos.

Ces derniers, comme s'ils faisaient la découverte d'un autre monde, celui des droits et libertés, dont le droit à la dignité. Certains disparaîtront de la circulation, d'autres réapparaîtront peu après, détournant la tête lors de mon passage, ou la baissant avec le petit air gêné de ceux qui savent que vous savez. Conscientisés sur les illégalités auxquelles, sans doute sans le savoir, ils se livraient. Certains auront aussi un peu peur, ça se sentira. Peur de représailles, peur de poursuites judiciaires.

Les fanatiques de l'ordre et du conformisme viennent de découvrir la face cachée de leur collaboration étroite et quotidienne avec la police. La Sûreté du Québec les en avait-elle informés avant de les enrôler dans sa milice ? Non, et j'en suis convaincu. Il ne fait aucun doute qu'elle leur avait enseigné ces tactiques policières illégales, ils ne pouvaient les avoir apprises d'eux-mêmes. Du reste les civils les utilisent régulièrement.

Se pose aussi toute la question de la participation citoyenne à la pseudo police communautaire. Volontaire ou obligatoire ? Que fera le commerçant, par exemple, si l'un de ses employés refuse d'entrer dans la milice policière, ou de participer occasionnellement, dans son établissement et ailleurs, à des activités de répression clandestines ? Ce citoyen est-il désigné comme un rebelle à l'ordre établi par la police ? Suscite-t-il l'opprobre de celle-ci et de ses miliciens, au point de devenir l'équivalent d'un lépreux qu'on rejette, éjecte ? Et le commerçant, est-il également obligé ? Oui, et de cela j'en suis également convaincu. Un pouvoir politique devient immoral quand il exige que des citoyens participent à son système de répression.

Virage à 180 degrés, cependant, il faudra un peu de temps tout de même pour que chaque rouage de la machine répressive ralentisse la cadence. Neuf janvier 2002, vers 18h, rue Principale, je roule en direction de la biblio. Dans la grande côte, j'ai droit au pas de parade… à la soviétique. Une civile dans la quarantaine descend la grande côte, le pas haut, balançant les bras ensemble, le tout exécuté au ralenti : les bras à gauche, la jambe droite levée, les bras à droite, la jambe gauche levée. Marche martiale ! De l'autre côté, un voisin riverain, qui s'apprête à monter dans sa camionnette, intrigué, s'est immobilisé pour la regarder passer. Tout un spectacle. Veut-elle me signifier sa capacité de se défendre si jamais je l'attaquais ?

J'avais déjà été témoin de démonstrations de force du genre, de la part de deux de ses collègues féminines. Chez l'une, c'est le mouvement des bras. Tête légèrement penchée sur le côté, regard dérobé, le bras droite amorce un arc, main ouverte. Le geste est d'abord lent puis vif avant de s'immobiliser une fraction de seconde et s'abattre sur une cible invisible, comme au karaté, puis l'autre bras entreprend la même trajectoire. L'effet saccadé fait penser à l'automate. Chez l'autre, c'est le déplacement de la jambe qui est mécanisé. L'effet est visible seulement quand elle revient à son point de départ, avec une étonnante vélocité.

Des chorégraphies exécutées au quart de tour. Spectacle bien rôdé, les interprètes ne sont pas des débutantes gauches et hésitantes. L'impression de robots bien programmés, aveugles et sourds. Intimidant, réellement ! Et en même temps vous avez aussi cette impression de vivre dans un de ces États policiers de cauchemar. Comme en sommes-nous venus là !

Autres exemples démontrant que la machine répressive fonctionne encore, bien qu'au ralenti. Sept février, début de l'après-midi, je vais à l'épicerie. Sur Principale, je ralentie à l'intersection de la Route de l'Ermitage, une wagonnette s'en vient, lui donne la priorité, mais son conducteur s'est arrêté et ne semble pas vouloir en profiter. Alors, j'accélère un peu pour ne pas le faire patienter trop longtemps, ne peut aller vite à cause de la neige et de la glace. Au moment où j'entreprends de passer devant son pare-choc, monsieur décide d'avancer à un pied de ma jambe.

Je m'arrête, suis devant lui, il s'excuse, fait signe qu'il ne m'avait pas vu. Pas vu ? Nous sommes les deux seuls véhicules à l'intersection. Je le dévisage un moment. Je m'apprête à repartir, une auto rouge vin, dissimulée derrière, dans un angle mort, surgit et se place parallèlement à la wagonnette. J'identifie illico son proprio : un conseiller municipal impliqué dans la répression policière. Il s'étire le cou à gauche et à droite pour s'assurer que la voie est libre, et tourne sur Principale. À l'autre coin de l'intersection, juste en face, une autre spécialiste de la répression souterraine. Trois coïncidences…

Dix sept mai, excursion à vélo dans la forêt. Alors que j'escalade une côte abrupte, une camionnette surgit de l'autre versant. Tiens, de la visite. Je fais signe au conducteur, il s'arrête, on cause une bonne demi heure. À cet endroit, il est traversé par un gazoduc de Gas Métropolitain. Le type me demande : « T'as quand même pas l'intention de revenir ( au village ) après ( ta randonnée ) par là ( le chemin du gazoduc ) ? »

Lui réponds non. Dans la formulation et le ton, je perçois une interdiction d'y circuler. Du reste, m'explique-t-il, c'est vaseux et plein de trous. C'est aussi un endroit très fréquenté par les ours. Il y en a tellement, me raconte-t-il, qu'il lui est arrivé d'y stationner sa camionnette, d'attendre, pas longtemps, mains jointes derrière la nuque, geste à l'appui, pour en voir quatre ou cinq sortir de la forêt.

L'interdiction subliminale par vase, trous et peur de l'ours interposés. On se laisse là-dessus. Sur le chemin du retour, une camionnette me croise. À l'arrière, trois jeunes adultes debout, accoudés sur le toit de la cabine. L'un me crie : « La police s'en vient. » (La suite demain)

News du vendredi 23 mai 2008---------------

L’ordi à 100$ destiné aux enfants des pays pauvres – 600 000 ont été vendus jusqu’à présent, alors qu’on s’attendait à 1 million de commandes. Une nouvelle version est prévue pour 2011, qui serait plus performante que la précédente.

100$ ? Certains affirment que le prix serait plutôt de 180 : lorsque la demande est faible, forcément les prix augmentent. Il n’en demeure pas moins que c’est une façon efficace d’aider les pays du tiers monde. En initiant les enfants à cet outil de communication et d’accès à la connaissance disponible sur le web, cela donnera sûrement des résultats dans quelques années, 5 ou un peu plus. Les enfants apprennent vite, ce n’est pas long qu’ils innovent. L’informatique est la clé du développement.

Je me demande comment nous citoyens occidentaux pourrions aider financièrement les parents de ces enfants à faire l’acquisition d’un ordi. Comme plusieurs d’entre vous, je serais prêt à contribuer. Se pose la question : comment être certain que l’argent sera vraiment utilisé à cette fin ?

Lisez l’article  -  Photos de l’ordi et textes : après chaque photo, cliquez sur SUIVANTE  -  En  savoir plus sur les ordis les moins chers, notamment.

  La puce électronique mènera à la surveillance totale – Elle est munie d’une antenne dissimulée notamment dans les cartes plastifiées, les badges d’identifications, sous les étiquettes ou des code-barres. La puce-étiquette est collée ou incorporée au produit. Lorsque qu’elle est stimulée par les ondes radio, elle utilise l’énergie reçue pour envoyer une info qui permet ainsi de l’identifier. Désormais, on sait qui l’a fabriqué, où il a transité et vers où il est expédié. C’est à partir de ce système utile et particulièrement performant qu’on passe des biens de consommation… aux humains.

La radio identification (Radio Frequency Identification – RFID) est une techno qui risque de changer le monde dans lequel on vit. Le problème réside dans l’accumulation des données personnelles au fil des ans et le risque que la puce électronique s’incruste partout. Un jour, on peut penser que les magasins n’auraient plus les systèmes anti-vol qu’on connaît, mais des lecteurs de radio-étiquettes. Pas seulement là, dans les transports en commun aussi, entre autres.

Tout serait relié à la vidéosurveillance. On saurait où sont les gens, quelle est leur personnalité, leur état de santé, leurs comportements. Entre nouvelles applications technologiques et contrôle social croissant, on se retrouverait prisonnier d’une bulle techno d’où personne ne pourrait s’échapper. Disons que ça donne un peu froid dans le dos.

Un documentaire d’anticipation réalisé par Art permet d’appréhender la situation potentielle dans toute son ampleur.

Vidéo 1 (18:10)
Intervenants :
Militants contre les puces électroniques, RFID-Kritiker
Jörg Sandlöhken, Labo RFID
Klaus Finkenzeller, auteur du Guide de la RFID
Elgar Fleisch, École polytechnique, Zurich
Gerhard Tomen, Nokia
Michael ten Hompel, Institut Fraunhofer

Vidéo 2 (18:47)
Intervenants :
Jörg Lienert, Tag it pour aveugles
Peer Laslo, Business Consulting SAP
Christa Ziemer, Asso. d’aide aux animaux
Friedemann Mattern, École polytechnique, Zurich
Holger Maier, Centre développement IBM, Stuttgart

Vidéo 3 (14:27)
Intervenants :
Kurt Hoffmann, biologiste, École polytechnique, Aix-la-Chapelle
Günter Falkus, Expert en Management

«Salut, mon brave !» – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Huit décembre 2001, vers 16h30, je reviens de ma randonnée un peu fatigué et frigorifié, rentre le vélo, branche l'arbre de Noël et m'allonge sur le divan. Une trentaine de minutes après, un bruit provenant de l'appart voisin me réveille. Me fais un café et ouvre la porte prendre une bonne bouffée d'air frais, regarde à droite, constate une zone sombre au centre de l'arbre, m'approche : des d'ampoules ont disparu. Les remplace aussitôt, ce qui me permet de faire le compte : sur 50 ampoules, il en manque 14 et 3 autres sont brûlées. Comme elles sont voisines les unes des autres, j'en déduis qu'elles ont sans doute été endommagées à coups de chiquenaudes. M'étais prémuni contre cet autre sabotage policier, en avais acheté 25 de plus.

Une semaine s'écoule et ça recommence. Quatre cette fois, en visse de nouvelles. Après, une autre se volatilise. Nous voilà rendu à 22. Pas de problème, les gars. Suis prêt à me réapprovisionner de 25 autres, veux simplement voir jusqu'où vous pouvez aller. Symboliquement, c'est aussi le triomphe de la lumière sur la grande noirceur.

Les faits abondent mais je ne peux faire état de tous. Quelques uns en vrac… Point d'interrogation tracé sur le miroir, au-dessus du lavabo de ma chambre de bain, à l'aide d'un savon, preuve évidente qu'on avait profité de mon absence pour s'introduire illégalement chez moi, ce qui n'était pas nouveau. Autre exemple, été 2002, j'avais placé deux documents sous mon matelas, un de chaque côté du lit. À mon retour, j'ai trouvé l'un sous une taie d'oreiller. Civils toussant ou grommelant je ne sais quoi au moment de passer devant ma porte. C'est notamment le cas de celui distribuant l'hebdo l'Étoile du Lac.

Revenant d'une randonné à vélo, j'aperçois un civil, qui ne demeure pas dans le même immeuble que moi, dans mon espace de stationnement. Monsieur m'attend pour jaser. Lui indique carrément qu'il n'a pas d'affaire ici, que je suis chez moi, comme lui-même sur son terrain privé. Il s'en va d'un pas rapide, tête penchée, grommelant : « Tabarnak, y'est rough à matin (c'était l'après-midi, vers 16h30). » « Ça va être comme ça désormais ! » que je lui lance.

À la fin de l'année 2002, je suis un peu las de cette enquête. Les comportements des civils et de leurs collabos deviennent répétitifs, ne m'apprennent plus rien que je ne sache déjà. C'est comme visionner toujours le même vieux film. Cela dit sans prétendre tout savoir, absolument tout. Le temps me semble quand même venu d'aborder une question de fond, juste pour voir les réactions. Je vais faire une confidence à Snowbird. Je l'ai ciblé parce que je le soupçonne d'être, dans le petit village, l'un des principaux rouages de la participation citoyenne à la fameuse cause de la prévention. C'est un vieux monsieur à la retraite, respectable et respecté. La profession qu'il a exercée toute sa vie faisait de lui un candidat idéal comme collabo clandestin de la Sûreté du Québec.

Démontrons brièvement son implication incontestable sur le terrain. Novembre 2001, Chemin de la Montagne, on se croise. Il lève le bras droit en guise de salutation, s'apparentant à l'hitlérienne. Samedi 1e décembre, même rue, il marche d'un pas pressé, comme d'habitude, mais cette fois on sent en quelque part une certaine urgence. Il lève le bras droit pour me saluer. Lui lance : «  Les coïncidences font bien les choses, hein ? » « Oui », cela dit en levant de nouveau son bras. Message explicite : on finira bien par te sortir de l'espace public. La veille, je l'y avais rencontré vers 14h. Aujourd'hui, il est environ 15h30. J'ai retardé mon départ de chez moi pour vérifier si je l'y verrais. Changer les heures de mes routines permet de voir si les rencontres sont fortuites ou non. Expérience concluante.

Les deux patrouilleuses de l'escouade cyclistes ont remisé leur bécane, hiver obligeant, et effectuent leur ronde à pied. Les vois, un jour ou deux après Snowbird, sur la route de l'Ermitage. « Salut, les filles ! », que je leur lance au passage. Je me fais aussitôt répondre par l'une d'elles : « Tiens, un brave ! » Oups, pardon ! Il arrive souvent que quelqu'un utilise une expression et que, peu après, vous établissiez le lien avec une autre personne. Le lendemain Snowbird apparaît dans le paysage. Brandissant le bras, index et majeur en V, il me crie au passage : « Bonjour, mon brave ! » Je retiens un sourire. À l'épicerie, encore lui, les coudes appuyés sur le dessus de la caisse du comptoir de la quincaillerie. Il m'observe, cherche à m'intimider. Je n'hésite pas : « Salut, mon brave ! » Il répond, sans conviction.

Quelques jours après, revoilà Snowbird, qui s'en vient d'un bon pas. Je décide de l'entretenir des atteintes à la dignité de la personne, innombrables dans le village, auxquels se livrent les civils et leurs collabos. Lui laisse faussement comprendre que j'ai été témoin d'infractions du genre commises à l'encontre de citoyens du village, ou de confidences que certains m'ont faites, sans lui préciser que je parle spécifiquement de celles dont j'ai été la cible. Autant de civils et de collabos ne le sillonnent tout de même pas uniquement pour surveiller et déstabiliser le journaliste que je suis. Tous les autres symptômes sont là, et solidement enracinés : climat de gravité ambiante, stéréotypes, rues désertes, citoyens confinés à leur résidence, etc.

En l'espace d'une dizaine de jours, le résultat sera spectaculaire. Mes yeux écarquillés n'arriveront pas à le croire. C'est fou comme on fera désormais preuve de respect à mon égard. Du jamais vu, jusqu'à ce moment-là. Fini les grosses gueules de mes oppresseurs, les regards noirs et autres mimiques, finis les gestes m'indiquant de dégager, finies les paroles faussement mielleuses, et j'en passe, la liste est trop longue. On m'ignorera, tout en continuant de s'intéresser à moi mais discrètement et de loin. L'attitude des citoyens collabos, surtout, s'en trouvera, et littéralement, culbutée, bien que subsisteront encore quelques entourloupes, quoi que légères comparées à celles d'avant. Graduellement, ils seront aussi moins nombreux à patrouiller les rues. Le démocrate que je suis est fier de son coup. Soudain, je les trouve un peu moins laids. (La suite demain)

News du jeudi 22 mai 2008---------------

France : rendre la démocratie irréprochable ! – Tel est le grand chantier que la ministre française de la Justice, Rachida Dati, semble déterminée à mettre de l’avant. En tout cas, c’est ce que l’on conclut après avoir lu l’article qu’elle signe dans Le Figaro d’hier.

« Nous rendons la démocratie irréprochable en encadrant les pouvoirs du président de la République, écrit-elle. (…) Nous rendons la démocratie irréprochable en donnant des droits nouveaux aux citoyens. Le texte suprême de notre République n'a pas pour seule fonction d'organiser les relations entre les pouvoirs ; il en possède une autre, essentielle : celle de garantir les droits fondamentaux. Toute personne qui s'estime lésée par le fonctionnement d'un service public pourra faire appel au défenseur des droits des citoyens. »

Son texte, que vous pouvez lire ici, est très prometteur. Reste à voir jusqu’où il lui sera possible d'aller.

Fission, de Kuni – Si vous adorez le design, vous apprécierez cette vidéo (04:54). Le scénario : un homme se voit vivre dans un graffiti peint sur un mur. Excellente musique aussi. Relaxante !

Photos sphériquesPanoramiques 360 degrés. Suivez les directives au sommet de la page s’affichant. Exemple : pour voir un élément de la photo de plus près, cliquez sur +, etc. Allumez vos haut-parleurs, certaines sont commentées. Quelques centaines d’autres disponibles à cette adresse. Outre celles affichées, sommet de la colonne de droite, cliquez sur la liste des hyperliens.

Une ombre derrière le store fermé de la buanderie – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Dans ma cours, ce n'est pas non plus le calme plat… Novembre 2001, emprunt d'une petite hache pour aller couper mon arbre de Noël dans la forêt tout proche, que je fixe ensuite sur mon vélo. Le type me demande de la déposer dans son véhicule lorsque j'en aurai terminée, ne veut pas que je la lui rapporte sur son lieu de travail : « Ç'aurait trop l'air d'un massacre à la hache. » Pourtant, à la quincaillerie où il travaille, on en trouve d'autrement plus impressionnantes, certaines ressemblent même à celles utilisées par les pompiers pour éventrer une porte en moins de deux. Prévention… En soirée, alors que j'installe mon arbre de Noël près du mur de mon appart, deux civils se dirigent vers la maison en retrait de la 155, l'un dit à l'autre d'une voix suffisamment forte pour que je l'entende : « On va y voler. »

Depuis trois semaines, ce même mois, je ne reçois plus l'hebdo régional l'Étoile du Lac. Il est distribué gratuitement, porte à porte, par Publisac. Une autre situation conflictuelle concoctée par des civils : souvent, la distribution est effectuée par certains d'eux, ce qui leur permet de violer l'espace privée des citoyens. Je décide de piquer celui d'un civil demeurant dans l'édifice. L'un de ses collègues d'une maison avoisinante, au fond d'un cul-de-sac, me voit de sa fenêtre. Impossible de sortir de chez soi sans être capté par une caméra extérieure. M'étais plaint deux fois auprès de l'hebdo, en vain. Je rejoins la responsable de la distribution locale, me promet de s'en occuper. Cet incident est clos mais d'autres surviennent. La police passe sont temps à allumer des petits feux.

Le 25 novembre, un dimanche, 17h15. J'entends des pas sur le chemin de pierre concassée longeant une partie du mur extérieur de mon appart, suivi de l'affaissement de quelque chose frottant légèrement au passage le cadre de la porte. Allume la lumière extérieure, ouvre, la tête de mon arbre de Noël est à mes pieds, sur la dalle de béton, près du seuil : les ampoules n'avaient pas encore été installées. C'est vrai qu'il vente, mais il est rachitique, l'arbre, adossé au mur et retenu à la verticale par deux piquets enfoncés de biais dans la terre, qui n'est pas encore gelée, à coups de tête de hache, et reliés au tronc avec de la corde. On a arraché l'un des piquets.

Et puis, il y a les pas intrigants entendu peu avant. J'enfile un vêtement chaud, tourne le coin de l'édifice, une ombre se profile derrière le store fermé de la buanderie, l'endroit étant éclairé. M'immobilise à vingt pieds, attend un moment, la porte s'ouvre, l'ombre sort : c'est le flic qui disait « On va y voler ». Nous nous dévisageons sans dire un mot puis je vais jeter un œil à l'autre coin. À l'extrémité de la longue galerie, longeant la façade de l'édifice, l'arbre du civil n'a pas été touché, seul un petit support doté de trois pieds le tient debout. Pourtant, le vent souffle plus fort de ce côté, le plus exposé, à cause de la 155 et du vaste espace dégagé d'arbres.

Le 29, au milieu de l'après-midi, je le repositionne, installe deux jeux de lumières de 25 ampoules chacun. En l'espace d'un peu plus d'1 heure, j'aperçois 3 civils dans mon environnement immédiat. L'un, dès ma sortie de mon domicile. C'est l'homme-au-toutou. Depuis quelque temps, ses apparitions sont synchros aux miennes. Deux autres suivent, défilant derrière moi, à quelques minutes d'intervalle. Dont celui qui a fait tomber l'arbre : « Ça commence à ressembler à Noël », me lance-t-il. Une neige abondante tombe, il fait doux : « C'est magnifique », que je réponds. Et cet autre, encore un locataire de l'édifice, qui me fait sursauter : « C'est les grosses décorations ! » Je n'en fais pas de cas, continue de m'affairer.

Un 4e se manifeste, lui, en frappant sur quelque chose, l'avertissement subliminal caractéristique. Je l'entends mais ne le vois pas, me déplace, l'homme est sur sa galerie, frappe sur le rebord d'une fenêtre. C'est le nouveau proprio de la maison voisine. Auparavant, il demeurait sur la Route de l'Ermitage, près du lac. D'après l'un de ses fils, l'ex-proprio et son père…ont échangé leur maison : ces échanges entre flics m'intriguent. Je l'ai souvent vu patrouiller à pied ou en auto. Un après-midi, entre autres, marchant rue Principale accompagné d'une collabo, calepin et crayon à la main. À l'été 2001, l'avais vu sortir de chez lui, fouillant nerveusement dans la poche arrière de ses jeans, affairé au point où je lui avais demandé s'il partait en patrouille, ma question l'avais saisi : « Heuheu... oui ! », une réponse sèche.

Quelques semaines après, je déneige mon entrée. Il sort de son domicile, me salue, je lui demande à brûle pour point s'il est un civil. « Nooonnn ! » fait-il le bec arrondi, dit travailler pour un organisme sans but lucratif de Ville de Saguenay. En avril 2002, il s'y installera. Cédera-t-il sa maison à un autre civil d'ici ? Oui. La " conjointe " du nouveau proprio fait du " bénévolat " à l'aréna municipale. Tous deux partent régulièrement en patrouille, surtout le soir. Ils répondent aux appels de collègues, préposés aux écrans, qui les informent qu'un véhicule ou un piéton circule dans l'espace public. Parfois je les vois partir, parfois les entends seulement : portières qui claquent, bref vrombissement du moteur, que j'identifie aussitôt, suivi de la marche arrière, d'un arrêt et de l'accélération en direction de la 155. Et notre homme habitant désormais Ville de Saguenay, occupe-t-il la maison d'un collègue muté dans une autre ville ? (La suite demain)

News du mercredi 21 mai 2008---------------

Un voyage entre expérience utopique et réflexion humaniste – … dans un lieu dédié à la tolérance et à la créativité la plus débridée, la plus extrême !  Située dans le désert du Nevada, USA, ce lieu est une ville qui n’existe que le temps de ce festival unique :  Black Rock City, qu’on détruit à la fin et reconstruit différemment l’année suivante. Des dizaines de milliers de personnes, venant d’un peu partout de la planète, y participent. Une communauté où chacun exprime ses potentialités, ses libertés. Ce qu’on y voit et fait pourraient difficilement se passer dans une ville occidentale ou d’ailleurs.

Trois vidéos (Burning man, voyage in Utopia) pour comprendre de quoi il s’agit. J’en ajoute une quatrième, trouvée à une autre adresse. Dans la page s’affichant, cliquez seulement sur la première vidéo parce que les autres plus bas sont des répétions de celles que vous aurez vues.

Black Rock City a fait l’objet d’un film de 90 minutes (Burning man, voyage en Utopia) réalisé par Laurent Le Gall. Son site pour d'autres d’infos.

Lesbophobie, homophobie et transphobie – Le 17 mai, Journée mondiale de la lutte contre ces phobies, se tenait à Paris une manif. Les Français ont la réputation de se mobiliser assez vite. Vivant au Québec où on peut compter sur les doigts des deux mains les rassemblements annuels du genre dans l’espace public, je les envie beaucoup. Ils jouissent d’une belle liberté d’expression qu’on n’a pas ici : faut grand-chose pour que la police intervienne sous différents prétextes, la plupart du temps faux et, malheureusement, rarement pour ne pas dire jamais enquêtés.

De part le monde, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir avant que ces phobies disparaissent de la culture. En milieu rural beaucoup plus que dans les grandes cités, où les citoyens sont plus habitués à se colleter à la diversité. Il faut défendre bec et ongles le pluralisme. L’équation est simple : moins il y a de libertés, moins il y a de démocratie. Ici, dans mon petit village policier (Lac Bouchette), on coupe tout ce qui dépasse. On considère les citoyens comme une haie de cèdres, où aucune brindille ne doit se distinguer des autres.

Vidéo Kiss-in (08:50) contre la Lesbophobie ! N’oubliez pas de lire le texte sous l’écran.

«T'as juste à ne pas t'en occuper (de la police)» – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Examinons quelques autres tactiques pratiquées sur le terrain. Important de savoir que ceux qui patrouillent à pied sont presque toujours des femmes. Pourquoi ? Parce que la présence d'une femme dans la rue est plus rassurante que celle d'un homme. Et qu'il y a moins de risques qu'une femme soit identifiée par des citoyens comme étant une civile. Tout le monde sait ça, Big Sister n'existe pas.

J'ai remarqué que, assez souvent, elles passent d'un endroit à un autre avec une telle rapidité que vous en venez à soupçonner l'intervention d'un véhicule fantôme. L'hiver la preuve s'étale sous vos yeux. Suffit simplement de revenir là où vous les aviez rencontrées pour remarquer l'empreinte de pneus dans la neige, des piétinements sur place et la fin de toute trace piétonne.

Quand vous quittez la partie urbanisée du village pour rouler sur la 155 ou des chemins sillonnant la forêt, là les citoyens sont presque aussi rares que les extraterrestres. Un après-midi de l'été 2001. Un homme coupe l'herbe en face de sa maison, en bordure de la route régionale. L'endroit est magnifique, il fait beau et chaud, le ciel est bleu, et c'est le premier bipède que je vois en liberté depuis quelques jours. Tentant en maudit !

M'approche et, après les salutations d'usage, lui fais un petit topo de la présence policière dans le petit village. Un truc que j'utilise parfois pour savoir à qui j'ai affaire. Ne dis pas tout, dévoile deux ou trois petits secrets policiers, toujours les mêmes. Si c'est un civil ou un collabo, sa réaction sera différente du vrai citoyen, qui n'est ni l'un ni l'autre.

Tiens, tiens, il m'apprend avoir commis des méfaits dans le passé, ne pas aimer la police, avoir déjà « pas mal déculotté (battu) » un policier, vouloir « le tuer mais ne pouvoir le faire pour le moment parce qu'il a été muté dans une autre région », n'a aucune idée où, se promet de passer à l'acte un jour, même s'il doit attendre « 7 ans ». Je lui conseille amicalement de ne pas agir de la sorte. Son fils aussi, enchaîne-t-il, a commis des infractions à la loi, a la police sur le dos qui a l'intention « de faire (de son cas) un exemple ». Au moment de se quitter, car une armoire à glace s'est approchée de lui et semble solliciter sa présence en un autre lieu, il me donne un conseil, le répète même : « T'as juste à ne pas t'en occuper (de la police). »

Du fils, il est passé à moi, se rappelant tout à coup que je lui avais raconté que depuis le début de mon enquête, j'étais filé, infiltré et déstabilisé par la police. Et son discours ? Débité en l'espace de quelques minutes, sans haine, avec le ton de la voix de celui parlant météo. Vous connaissez quelqu'un qui vous a déjà déballé, comme ça, spontanément, à vous qui êtes un pur inconnu, son passé criminel, sa détermination d'assassiner un flic ? (La suite demain)

News du mardi 20 mai 2008--------------- 

France : la CNIL inquiète ! – Dans son rapport 2007 (voir plus bas), Alex Türk, président de la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) ne cache pas son inquiétude face au développement des technologies intrusives qui permettent de croiser les données personnelles (biométrie, vidéosurveillance, cartes téléphoniques ou bancaires, réseaux sociaux et moteurs de recherche sur Internet).

Au rythme où nous allons, prédit-il, nos enfants et nous-mêmes, dans quelques années, nous ne bénéficierons pas de la même liberté d’aller et venir que les générations qui nous ont précédé ou actuelles. (…)Le traçage dans l’espace et dans le temps des individus met en cause les deux libertés les plus fondamentales ”,celles du mouvement et d’expression.

Il demande par conséquent que le droit à la protection des données individuelles soit inscrit dans la constitution. Et plus précisément, il souhaite que le gouvernement révise le régime juridique de le télésurveillance, “juridiquement obsolette”, à l’heure où la ministre de l’Intérieur veut multiplier les caméras de vidéosurveillance.

Lisez l’article au complet.

Autre article : la CNIL se dit choquée d’avoir été ignorée par le gouvernement français.

PS : Alors que la CNIL sonne l’alarme, au Canada, chez nos élus et fonctionnaires directement impliqués, c’est le silence intégral : on cache tout à la population. Un jour viendra où ces carpes (muet comme une…) auront des comptes à rendre aux Québécois et autres Canadiens.

Ce n’est pas tous les mecs…– …qui savent draguer les nanas. Des hommes en témoignent : plusieurs vidéos empilées les unes sur les autres, colonne de gauche. Ensuite, des femmes donnent leur opinion. Notons bien ce qu’elles disent, pour modifier nos approches, mieux conquérir celles qui nous allument, les inviter chez soi à prendre le thé. La meilleure drague, finalement, est celle qui ne se voit pas.

Faudra pas oublier le Vendée Globe, hein ? – Cette course à voile autour du globe en solitaire, sans escale et sans assistance. Elle a lieu tous les quatre ans et dure près de trois mois : reportages vidéos chaque jour sur le web avec les participants, depuis leur voilier. Ce sera l’événement sportif de l’année 2008. Je l’ai mis sur mon agenda pour ne pas vous le faire manquer : 09 novembre qui vient. Départ et arrivée aux Sables-d’Olonne, au pays de La Loire, en France.

Le skipper gagnant en 2005 : Vincent Riou. Arrivé le 02/02/2005 à 22:49:55, en 87 jours, 10 heures, 47 minutes et 55 secondes, à la vitesse moyenne de 11.28 nœuds. Comme avant goût, visitez le site de l’organisme, visionnez des vidéos de cette dernière course, un peu plus bas dans la page s’affichant. Il y en a plein, étalées sur quatre pages. Régalez-vous !

Explorez le site, en partant de la page d’accueil.

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Combat contre la ségrégation raciale, aux USASichuan dévasté par un séisme – 13 photos
Les grandes dates de l'État d'Israël – 17
Les Malouines – 20
Festival de jazz de Montreux 2008 – 12
Un (coup) poing sur l’Amérique… Intéressante rétrospective du combat des Noirs américains des années 60 et ultérieures. Photos, vidéos et extraits de pièces musicales de l’époque, etc. Après chaque élément, cliquez sur l’image suivante plus bas.

The Last Poets : Niggers Are Scared of Revolution (1970)
Gil Scott-Heron : The Revolution Will Not Be Televised (1970)
The Watts Prophets : Saint America, né des émeutes de Watts en 1965
Malcom X, du nationalisme noir, aux USA, un peu plus bas dans la page
Muhammad Ali, lié à Malcom X : vidéo plus bas (1964)
Amiri Baraka : Somebody Blew Up America, vidéo plus bas (2001)
Assata Shakur des Black Panthers, réfugiée à Cuba
Saul Williams, Public Enemy : Bring The Noise, vidéo plus bas (2004)

«On est tous des polices, on agresse. Là, c'est toi qui m'agresses» – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) La plupart du temps, je vais à l'épicerie vers la fin de l'après-midi. On connaît bien mon train-train quasi quotidien. Cependant, il m'est arrivé de vérifier si la présence policière et collaboratrice étaient la même aux autres heures de la journée. Alors, je m'y présentais à l'improviste, les jeudis ou vendredis soirs où les clients sont beaucoup plus nombreux.

Je les y retrouvais ainsi que d'autres que j'avais repérés depuis belle lurette. Pour tout dire, l'achalandage suscitait la curiosité de plus de civils et collabos, et ma présence gênait quelques uns. Je voyais certains-nes en grande conversation avec de vrais clients, dans le secteur de la caisse, pendant qu'une ou deux autres, le panier rempli à ras bord, faisaient et refaisaient les allées sans passer à la caisse, abordant au passage un client ou cliente pour faire un brin de causette.

Le dépanneur est l'un des endroits où des clients parfois se vident un peu le cœur : cependant, le lieu où ils se livrent le plus demeure indéniablement le salon de coiffure. Dans le village, l'un des dépanneurs est l'équivalent d'un mini poste de police. Son proprio s'est investi corps et âme dans la prévention. L'une de ses employées, à la caisse, est d'ailleurs une civile. C'est elle qui m'a fait passer le test du chien renifleur. À cet établissement, souvent un civil est présent, mise à part, quand elle est de service, celle y travaillant.

Assez régulièrement, il utilise, pour justifier sa présence, l'alibi de la loterie. Il est là, hésitant devant l'assortiment complet de billets de loterie de toutes sortes étalé sous le plastique transparent posé sur le comptoir. Ou se met aussitôt à piocher sur une grille de la 6/49. L'astuce lui permet de gagner du temps, de continuer d'être là et d'écouter ce que vous avez à dire pendant que la caissière ou le proprio essayera de savoir ce qui se passe dans votre vie. Et d'y rester quand vous avez quitté les lieux. Et de refaire son spectacle, je présume, lorsque quelqu'un d'autre s'y présente. Avec le temps, ç'a fini par faire clic dans votre tête : ces gens achètent beaucoup trop de billets de loterie pour que ce soit vrai.

Pour compléter ce portrait, quittons ces établissements et circulons à vélo sur quelques artères du village. Un jour, j'ai entendu une civile, qui faisait de la patrouille à pied, s'enquérir auprès d'une collègue en auto, devant l'église, sur l'autre versant de la rue Principale : « Comment ça se fait que toutes les polices sont sorties ? » Seule bribe que j'ai pue capter au passage. Je n'en croyais pas mes oreilles. Première fois, depuis le début de mon enquête, que j'avais la confirmation officielle de l'existence de l'underground policier. Aucun doute : elle parlait des civils parce que des flics en uniforme, on n'en voit qu'un seul, occasionnellement. Et encore, il ne patrouille pas dans les rues du village, ne fait que le traverser au volant d'une auto-patrouille de la Sûreté du Québec. L'impression que ensuite il traverse le village voisin, St-François-de-Salle. C'est un acte de présence, rien d'autre. La Sûreté du Québec n'a pas le choix, des citoyens, ne voyant jamais d'uniformes, pourraient se plaindre d'être mal desservis.

Beaucoup plus tard, au printemps 2003, Snowbird me confirmera également, sans détour, la présence de civils dans le village. Le contexte : encore un chien, policier celui-là, qui se lancera à ma poursuite, m'obligeant à fuir en rebroussant chemin. Je verrai alors Snowbird en grande conversation avec un hypocrite passionné, qui me voyant arrivé, essoufflé, trouvera le moyen de sourire de ma mésaventure.

Les accuserai de complicité, traiterai Snowbird de débile, parlerai d'atteinte à la dignité. « Où ça ? », me demandera-t-il la mine déconfite. « Ça fait quatre ans que j'enquête sur vous autres, je vous connais. » Snowbird rétorquera : « On est tous des polices, en parlant de nous trois, on agresse. Là, c'est toi qui m'agresses. » Sa répartie me surprendra, car mon enquête sur eux est journalistique. En outre, je persiste à ne pas croire qu'ils sont des civils, mais seulement des collabos assermentés comme agents, sans la formation inhérente à la fonction. Et cerise sur le sunday : nous avons ici la confirmation qu'ils sont là pour agresser clandestinement et illégalement les citoyens.  

Une randonnée à vélo, un dimanche de décembre 2001, donne une idée de cette présence clandestine dans le petit village. Devant le Motel Lac Bouchette, rue Principale, juste avant de descendre la grande côte, une civile patrouille à pied, on se salue mutuellement. Dans la partie déserte de la Route de l'Ermitage, en voilà une autre ( celle qui m'avait lancé : « Oh Yeah ! » ), elle me salue, je ne lui réponds pas.

Chemin de la Montagne, à la hauteur du Centre Vacances Nature, deux du coup : une femme, avec son chien blanc tacheté de noir, accompagnée d'un homme, l'un de mes voisins. Là, on m'a concocté une petite provocation. Je les croise et, quelques mètres plus loin, amorce un virage pour revenir à mon domicile, à l'endroit où je le fais habituellement. Oups ! Madame, et monsieur lui emboîte le pas, décide de prendre sa petite marche dans la direction opposée, je l'évite de peu d'un petit coup de guidons. La police connaît mes routines, les deux civils m'attendaient à ce point précis.

Sur la 155, devant la station de service, en voilà une autre, elle est au volant d'une auto : dans un tout petit resto de la 155, elle m'a déjà… préparé et servi trois hot-dogs, avec café. Descendant la grande côte, je vois, à ma gauche, en contrebas, deux ados marchant sur Principale, dont l'un à côté de son vélo. Eux, ils me préparent une petite arrivée synchro.

Continuons de rouler. Devant l'édifice, un civil entre dans un appart. Me dirige vers l'arrière et quand j'arrive à ma porte… les deux ados s'adonnent à passer dans la cour voisine. J'avais une bonne longueur d'avance sur eux. Pour me rattraper, il leur a fallu sprinter ou monter à deux sur le vélo. Petit détail significatif : ce sont les fils du civil qui faisait tandem avec madame, dans l'entrée du Camp Vacances Natures. À part ces flics et fils d'un flic, n'ai vu aucun citoyen circuler à pied. Pourtant, il faisait beau ce dimanche-là. (La suite demain)

News du lundi 19 mai 2008---------------  

La CNIL réclame son indépendance de l’État français – Dans son rapport annuel de 2007, Alex Türk, président de la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés), souhaite remplacer l’aide financière de l’État Français par un système de cotisation, qui est déjà en vigueur au Royaume-Uni. Entreprises, administrations et collectivités verseraient ainsi directement des frais d'inscription de 50 à 60 euros par an.

Parenthèse… La Commission d’Accès à l’Information du Québec et le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada devraient s’inspirer du même système afin de se libérer de la dépendance des gouvernements du Québec et du Canada. Nos droits et libertés sont trop importants pour être laissé aux mains de ceux qui nous gouvernent, sachant déjà ce dont ils sont capables. La fibre démocratique varie d’un gouvernement à l’autre. Le problème réside dans le fait que de nos élus se prennent pour dieu le père et cherchent à reconstruire la société à leur image et ressemblance. C'est exactement ce que font la police en civil du Québec et ses collabos et aucun élu n'intervient. Qui ne dit mot consent.

Fermons la  parenthèse et revenons au rapport annuel 2007 de la CNIL, que vous pouvez lire au complet sur le site de l’organisme. Contenant 127 pages, je ne peux le résumer ici, sinon signaler quelques éléments qui me semblent d’importance majeure et que vous pouvez lire sur le JournalduNet. Dans la page s’affichant, vous pouvez compléter la lecture du texte en cliquant dans les petits encadrés titrés EN SAVOIR PLUS, notamment celui portant sur les 4 pré-requis de la CNIL en matière de biométrie.

Vrai ou faux, le réchauffement de la planète ? – Visionnez cette vidéo de la NASA sur l’évolution des températures depuis 1884 : il n’y a pas de son.

Une civile : «Lui, il bloque le passage à tout le monde !» – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Autre petite péripétie, dont je ne dévoilerai pas le contexte parce que des gens du village pourrait repérer facilement l'homme. J'ai taquiné amicalement une personne qui m'a littéralement planté verbalement : « Je va (sic) te donner un coup de pied. Je va frapper si fort que je va avoir le pied tout enflé. » J'en suis resté bouche bée, je voulais le faire rire, pas le mettre en rogne. Habituellement, sans être volubile, il est de commerce agréable.

Quelques jours après, je vois une camionnette Ford, brune et orange, d'allure commerciale mais d'un genre particulier que je n'ai jamais vu nulle part. Une bande orangée d'environ d'un demi mètre de large passe sous les fenêtres des portières et fait le tour du véhicule. Sur les côtés, pas de nom de commerce, d'adresse et numéro de téléphone, seulement l'expression « Big Foot », peinte en grosses lettres noires, près des portières. Pensez-vous qu'on peut établir le lien entre la menace de me donner un bon coup de pied et « Big Foot » ?

Environ un mois s'écoule, je l'aperçois de nouveau, elle est stationnée dans l'entrée d'une maison dont je connais les activités souterraines auxquelles se livre l'occupant. Je prends deux photos. En a-t-il été témoin derrière sa fenêtre ou m'a-t-on vu le faire sur un des écrans de la télésurveillance pour le lui rapporter par la suite ? Toujours est-il qu'environ trois semaines après, alors que je suis à l'épicerie, l'homme en question s'approche, me demande : « Pourquoi tu me parles pas ? » Je poursuis mon chemin sans lui prêter attention.

À la caisse, il remet ça. Il est dans une allée : « Psitt ! Viens ici ! », me souffle-t-il, il insiste, de guerre lasse j'y vais. « Qu'est-ce que je t'ai fait ? », le répète, veut savoir. Muet comme une carpe, je retourne à la caisse. À l'extérieur, au moment où j'enfourche mon vélo, le revoilà : « Pourquoi tu m'en veux ? » Lui brosse rapidement le tableau : « J'en veux à personne. Je communique seulement avec les gens de bonne foi. Toi, je te considère comme étant de mauvaise foi. » Coup de pédale, pendant que derrière je l'entends marmonner je ne sais quoi. Civil ou collabo ? Civil, je ne sais pas, collabo, pas de doute.

Examinons maintenant comment la police opère lorsque je me présente à la caisse. Généralement, un civil, mais plus souvent une femme qu'un homme, manœuvre pour se placer juste derrière moi, avec, pour faire plus vrai, un ou deux articles dans les bras. Cela lui permet d'assister à mes échanges avec la caissière, juger de mon comportement et voir ce que j'achète. Possible de mettre un peu de sable dans l'engrenage. C'est-à-dire ? Lui offrir de passer avant vous… La plupart du temps, il ou elle accepte, paie, quitte les lieux, et revient après votre départ remettre les articles et se faire rembourser. Je n'en ai jamais été témoin, mais c'est de cette façon que ça se passe. Les civils ne sont pas là pour acheter, mais contrôler et nettoyer socialement. Ils procèdent ainsi régulièrement. Les préposés à la caisse le savent, sont habitués.

La police crée aussi de faux achalandages à la caisse. Du grand art ! Un civil, qui fera en sorte d'arriver juste avant vous dans la ligne d'attente, se dirigera, peu après, comme par hasard, vers la caisse de la quincaillerie où un employé vient justement de prendre place. Tentant d'en faire autant, s'il y a une file devant vous, dont de faux clients, des civils, bien sûr, mais aussi des collabos. Alors vous succomberez pour vous rendre compte ensuite que l'employé, après avoir mis les articles du " client " dans un sac, quittera d'un pas rapide les lieux, en vous ignorant totalement, et disparaître au fin fond de l'entrepôt. Vous voilà le bec à l'eau, pas le choix, vous retournez dans la ligne d'attente de la caisse de l'épicerie qui, entre-temps, s'est allongée.

Un autre jour, une civile, grande et corpulente, le panier passablement rempli, offre à un collègue de passer avant elle. Suis juste derrière, et il n'y a personne d'autre que nous deux. Monsieur accepte et sort de l'allée où il se dissimulait, avec quelques articles dans les bras. C'est gentil de céder sa place à un autre, mais elle aurait pu m'en parler avant. En d'autres circonstances, ça ne me dérangerait pas, bien au contraire. Mais conscient du petit scénario policier dont je suis la cible, je proteste, signale à l'homme de faire comme moi, de se mettre en ligne. « Hein ? » me fait-il en se tournant. « T'as pas compris ? » « Hein ? », me répète-t-il. J'ajoute que, moi, j'ai compris (que vous êtes deux flics). Une employée, craignant sans doute que le ton monte, s'installe devant une autre caisse et me fait signe.

La même civile, grande et corpulente, m'a joué un autre scénario, cette fois au IGA, à Roberval, une ville située à 45 km de Lac Bouchette. Elle a ameuté les clients, agglutinés à la caisse, vociférant haut et fort en me désignant du doigt : « Lui, il bloque le passage à tout le monde ! » Ce qui était faux, car je sortais d'une allée presque déserte, me dirigeais vers la caisse. L'embouteillage était là, devant moi. Des gens avec des paniers presque vides, collés les uns aux autres, comme les pièces d'un puzzle, et me faisant la gueule. Probablement des civils eux aussi, qui d'autres ?

Fin d'hiver 2002-2003. Suis à la caisse de l'épicerie du village, le volume des achats dépasse largement la capacité du panier de mon vélo, alors je demande qu'on me les livre à domicile. Parmi elles, des boîtes de conserve. Je les examine toujours, avant de les déposer dans mon panier, pour éviter celles qui sont bossées. Un employé, habituellement préposé à la quincaillerie, se charge de placer le tout dans des boîtes de carton, sur lesquelles il inscrit mon adresse. Après la livraison, je constate qu'une boîte de petits pois Le Sieur de 398 ml est enfoncée en son centre, quasiment pliée en deux. J'examine la boîte de carton qui la contenait, elle n'est pas endommagée. De plus, le carton est épais et rigide.

La fois suivante, je remets la boîte de conserve écrasée (probablement du talon) à celui qui a fait la livraison. Lui dis clairement qu'il s'agit d'un petit sabotage soit de la part de l'homme qui avait déposé les denrées dans les boîtes ou du livreur, c'est-à-dire lui, mais sans le désigner comme tel. Par la suite, le premier modifiera son comportement à mon endroit, m'évitera. Le verrai aussi patrouillant au volant d'un véhicule, qui n'est pas le sien, le nez chaussé de fausses lunettes ajustées à la vue, à monture noire, penchant la tête du côté opposé pour éviter que je l'identifie. (La suite demain)

News du dimanche 18 mai 2008--------------- 

La mécanique médiatique mise à nue – Sébastien Bohler n’est pas un journaliste comme les autres. Il est en plus docteur en neurobiologie. Il vient de publier un livre où il expose en plein soleil la mécanique médiatique et les roues dentelées qu’elle met en mouvement : consommation, inquiétudes, fantasmes et projections. Il traite particulièrement de la télévision. (Titre de son livre : 150 petites expériences de psychologie des médias, pour mieux comprendre comment on vous manipule – Éditions Dunod)

Dans la page s’affichant, colonne de gauche, un texte explicatif et trois entrevues sur vidéos avec l’auteur du livre.

PS : Il est un fait confirmé aussi que le téléspectateur ne dispose pas d’autant de sources d'information que l’internaute. Que valent en effet une centaine de canaux versus 150 millions de sites web, que j’évalue au pif ne possédant pas le vrai chiffre ? L’internaute peut compléter la lecture d’une news ou le visionnement d’une vidéo en cherchant sur le web d’autres éléments liés à l’événement. Il a l’embarras du choix. Pas le téléspectateur, qui est captif et voit seulement ce qu’on veut bien lui montrer. Peut-on trouver meilleur outil pour formater un cerveau ? Pensée unique versus pensée critique, le choix n'est pas difficile à faire.

«Bonjour, monsieur Martel», le ton emprunté et la voix forte – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Jetons un œil sur les établissements commerciaux, peu nombreux, et faisant l'objet d'une surveillance continuelle de la part des civils et de leurs collabos. J'étale les faits sans tenir compte de la chronologie, sauf exceptions, les agglomérant selon des thèmes. Quand je pars en randonnée, ordinairement certains me doublent ou me croisent. Dans un petit village, on ne peut varier à l'infini les trajets. Connaissant bien mes routines et mon itinéraire de plusieurs kilomètres, ils disposent de tout le temps nécessaire pour me concocter des rencontres " fortuites ", bien entendu, et mettre au point de petits scénarios sympas. L'épicerie du village est toujours la dernière étape avant le retour à mon domicile. Allons voir ce qui s'y passe.

2 avril 2001. Une employée me bloque le passage, dans l'allée longeant les réfrigérateurs des produits laitiers. Ce n'est pas une première et, curieusement, elle est la seule à s'adonner à ce petit jeu. Madame place des litres de lait dans l'un des frigos ouverts. Devant, elle a stationné le chariot qu'elle utilise pour le transport des produits depuis l'entrepôt jusqu'à l'épicerie. Elle a déposé sur le plancher, à côté du chariot, une caisse de lait vide de couleur… rouge.

Elle feint de ne pas me voir. Elle travaille avec minutie, se recule un brin pour s'assurer que tout est bien aligné. Je lui signale qu'elle fait exprès de me bloquer le passage, et que ce n'est pas la première fois. Elle se tourne vers moi et enlève aussitôt la caisse de lait. Je passe, l'entend rétorquer dans mon dos : « C'est pas vrai (que je fais exprès) ». Me retourne et insiste : « Oui, c'est vrai ». Elle n'ose pas me regarder dans les yeux, son visage a roussi.

Le surlendemain, elle est dans une allée, en train de regarnir des tablettes. Lorsque je m'en approche, elle fait soudainement tout un tintamarre avec de gros récipients métalliques vides. Ça fait pif-paf-boum, ça sent la violence à plein nez. Et juste au moment où je vais doubler son chariot, elle amorce un mouvement comme si elle voulait me couper le chemin, mais ce n'est qu'une feinte, m'obligeant tout de même d'arrêter puis d'accélérer pour libérer rapidement le passage. Pendant un certain temps, madame me saluera d'un « bonjour, monsieur Martel », le ton emprunté et la voix forte, en sachant très bien que je ne lui rendrai pas la pareille. Provocation et atteinte à la dignité.

Février 2002. Un homme me fait remarquer la présence « de belles femmes ici ». Justement, il y en a une derrière moi, dans la cinquantaine, avec son panier, attendant que je libère le chemin. Dans l'allée suivante, suis bloqué par trois " clients " poussant des paniers. Le même homme, qui est cette fois devant moi, la même femme, qui est maintenant à mon côté, et une autre, juste derrière. Suis encadré, impossible d'avancer ou reculer. Seul un hélico pourrait me sortir de là… Comment m'en extraire ? J'opte de faire allusion à leur métier  : « Il faudrait un agent de la circulation ici », dis-je tout haut. En un rien de temps, ils se volatilisent tous, comme des pigeons effrayés par un bruit.

Décembre 2001. Au bout d'une allée, un flic en civil surgit, me bloque le passage, s'attend de toute évidence à ce que je libère le chemin. « No sir ! », que je me dis. J'avance un peu plus et lui enfonce lentement mon panier dans le ventre : « C'est dans cette direction que je vais ! », cela dit en poussant encore un peu plus. Il n'insiste pas, s'écarte, passe à côté, me gratifie d'une petite tape dans le dos, ajoute qu'il voulait seulement « blaguer ». Je pourrais riposter : " Une blague ? Moi, je pense que c'est plutôt de la provocation ", mais à quoi bon.  (La suite demain)

News du samedi 17 mai 2008---------------

Les prix en journalisme sont destinés aux médias traditionnels – Au Québec, certains de ces médias n’arrêtent pas d’en recevoir, année après année, parfois à coups de deux ou trois. Pourtant, les journalistes récipiendaires n’ont pas contribué au développement de la liberté d’expression, se sont contentés de fréquenter les sentiers des millions de fois battus. Plus explicitement, ils ont fait dans l’information traditionnelle, sans sortir des ornières ou enlever leurs oeillères.

Et ceux qui les leur attribuent ne prennent pas grands risques. Cela étant, ils contribuent, eux aussi, à maintenir le statu quo lézardé et craquelant de partout. De toute évidence, on ne peut pas compter sur eux pour reconnaître le mérite de journalistes oeuvrant dans l’alternatif bénévolement, ou presque. De toutes façons, nous n’avons pas besoin de médailles ou de trophées pour traduire la réalité quotidienne telle qu’elle est, sans faire dans la cachotterie. Pas besoin non plus de fonds de pension rutilant pour performer. Le feu au cul nous suffit.

La sécurité de votre ordi 15 conseils essentiels – Protéger son ordi, c’est protéger simultanément sa vie privée.
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2) Filtrer efficacement ses messages
3) Et pour les messageries instantanées ? Etc.
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Convergence de luttes citoyennes – Ça se passe au début de mai à Toulouse, l’une des municipalités françaises où l’engagement social est probablement l’un des plus enracinés dans la culture. Après une manif, 600 personnes, venant de différents milieux et organismes (22), ont participé à ce ralliement dans un parc ensoleillé. L’ambiance était festive : kiosques, musique, débats. Un beau moment de solidarité entre citoyens voulant apporter pacifiquement leur contribution à la société.

Dans la page s’affichant, la vidéo (26:00) est un peu plus bas.

La beauté du pardon – Selon Me Julius Grey, défenseur émérite des droits et libertés, c'est une erreur de la part de nos législateurs d'avoir donné aux victimes une voix dans la détermination de la sentence ou de la date de la libération conditionnelle.

Lisez le pourquoi dans sa chronique, publiée dans le Journal de Montréal.

«Vous n'avez pas eu trop chhhaaauuud ?» – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) À Lac Bouchette, tout, absolument tout, est infiltré mur à mur. Outre les commerces, les associations et autres organismes sans but lucratif, dont le Centre Vacance Nature, un centre de plein air. À l'hiver 2000-2001, j'y faisais régulièrement un arrêt pour me réchauffer, boire un café et fumer une cigarette. À cet endroit, l'infiltration est verticale, du conseil d'administration au personnel : oui, des civils et des collabos y travaillent. Infiltrés aussi, les HLM, le Foyer Lac Bouchette (un foyer de personnes âgées), l'Ermitage St-Antoine.

Infiltrés également, la fonction publique municipale et le conseil municipal ? Chose certaine, ils sont à peu près tous des collabos : deux conseillers participent à des patrouilles. Lors d'une élection municipale, l'un des candidats défaits, qui se présentait à ce poste pour la première fois, était un civil de la Sûreté du Québec. Infiltrées également, l'aréna et la biblio municipale. J'ai fréquentée cette dernière régulièrement pendant environ deux ans, en moyenne une fois par semaine. Attardons-nous y un peu.

En milieu rural, la biblio régionale du Saguenay-Lac-St-Jean alimente, à tous les deux ou trois mois, la biblios locale. Celle-ci lui retourne une centaine de livres, la régionale les lui remplace. Cette dernière choisirait les titres. Cependant, entre les rotations, l'usager peut, par l'entremise de la biblio locale, en commander à la régionale. Quelque part au cours de l'hiver 2001-2002, le nombre des livres sociopolitiques provenant de la biblio régionale a diminué, diminué… Au point où plus aucune nouveauté ne présentait quelque intérêt à mes yeux. Même qu'on a sauté une rotation. Bien sûr, j'aurai pu commander des titres, mais cela impliquait presque un mois d'attente, des fois d'avantage, et n'en obtenais qu'un sur dix. Avait-on créé artificiellement une disette, cherchait-on indirectement à m'expulser de la biblio ? J'ai des raisons de le croire.

Puis au printemps, une bénévole avec laquelle je me sentais quelques atomes crochus, a cessé d'y travailler. Au début, je m'inquiétais de son absence, mais on me rétorquait, un peu vexé ou agacé : « Avec nous, est-ce que ça va faire pareil ? » Je n'insistais pas. Puis un jour, on m'a enfin avoué qu'elle n'y travaillait plus. Par la suite, j'ai su d'un proche de la biblio qu'elle avait quitté parce qu'elle ne s'y sentait plus tout à fait la bienvenue. Éjectée en douce ? J'y avais d'ailleurs déjà été témoin d'un malaise entre elle et une civile. J'en ignore la raison, mais il était évident que la bénévole n'appréciait pas ce qu'elle lui demandait de faire. Je la sentais visiblement irritée.

Par la suite, deux civiles et une collabo à tout crin ont pris le relais. Elles y faisaient déjà du " bénévolat ", mais rarement les trois en même temps, alternant leur présence, une ou deux à la fois. Le triumvirat dispose désormais des coudées franches. C'est-à-dire ? Tirer les vers du nez des usagers, peaufiner le profil de chacun à partir des livres qu'ils empruntent, harceler au passage quelques anticonformistes ou rebelles à l'ordre tel qu'établi par ceux et celles qui ne veulent que notre bien, et qui vont l'avoir. Décider également qui sera in ou out de la petite biblio. Les connais des pieds à la tête. Elles patrouillent dans les rues du village, circulent dans les allées de l'épicerie aussi, on les croise parfois au Carrefour Jeannois, centre commercial de Roberval.

À la biblio, l'une des civiles m'accueillait toujours le visage fermé comme une boîte de conserve, nos rapports étaient d'une incroyable pesanteur. À trois occasions différentes, quand je lui avais présenté ma carte de la biblio pour l'enregistrement sur l'ordi des livres empruntés, elle avait tendu la main, mais ne l'avait pas prise, la laissant tomber. Lors de mon avant dernier passage à la biblio, au milieu de l'été 2002, sa collègue m'a demandé, le bec bien arrondi : « Vous n'avez pas eu trop chhhaaauuud ? » Un « chaud » long, étiré à la limite de son élastique… Oui, il avait fait chaud au cours de la journée, mais pas tant que ça. Lui ai demandé si elle cherchait à m'intimider. Elle en est restée bouche bée. J'ai ajouté que je connaissais bien son travail caché…

Pendant les deux années où j'ai fréquenté la biblio, la responsable m'avait permis de placer mon vélo dans le petit vestibule. Le laisser à l'extérieur, dans la grande cours déserte, éloignée de la rue, me semblait un peu risqué : je craignais les sabotages policiers. Lorsque le triumvirat policier s'est emparé du pouvoir, on y a déposé une chaise de bureau. Peu après, on l'a remplacée par un gros bac de recyclage. Tactique sournoise, car si elles m'avaient demandé de ne plus l'y mettre, j'aurais obéi sans discuter. J'ai bien senti en quelque part que ce n'était pas le vélo que l'on poussait de plus en plus vers la porte de sortie. La biblio ne m'apportant plus rien de neuf, j'ai cessé de la fréquenter. Le triumvirat occupait toute la place, j'ignore s'il y œuvre encore… bénévolement.

Revenons sur la température caniculaire pour mieux comprendre le double sens du qualificatif chaud… Belle journée d'août 2001, Chemin de la Montagne, deux femmes appartenant à la Sûreté du Québec. L'une me demande : « Vous trouvez pas qu'il fait un peu chhhaaauuud ? » Traduisons le jargon policier : à voir autant de civils vous surveiller, vous ne commencez pas à avoir un peu peur ? Relaxe, je m'exclame : « C'est superbement beau ! » Et sa collègue de réagir par un « Oh Yeah ! » retentissant. Plus loin, rue Principale, un jeune civil, particulièrement agressif, se pavane à vélo. Il porte un tee-shirt orange, avec un message imprimé dans le dos où on peut notamment lire : « Yeah me… Good luck man. » Je fais le lien avec le « Oh Yeah ! » de sa consoeur.

Une couple de mois auparavant, il m'avait doublé, dans la partie déserte de la Route de l'Ermitage, en face de la plage municipale, pédalant comme un dingue pour ensuite virer à pratiquement 180 degrés quelques mètres pieds plus loin, un pied à terre, et revenir et répéter sa démonstration de force. On cherche l'effet de la cape rouge sur le taureau, avec l'espoir qu'il se ruera dedans, toutes cornes en avant, la fumée fusant du museau. La provocation policière, c'est exactement ça. Ce type habite un édifice à logements, sur Principale, tout près de l'épicerie, et du même côté de la rue. L'ai vu, l'été, se mêler aux autres locataires qui profitaient du beau temps sur les galeries, la petite pelouse… Endroits propices aux confidences. (La suite demain)

News du vendredi 16 mai 2008---------------   

La concentration des médias aux USA à l’origine des médias alternatifs – Le cinéaste Christophe Joly a tourné un film sur la résistance des médias alternatifs au sein de la première puissance mondiale : ON AIR. Tv.bruit, un média alternatif français du web, l’a interrogé sur le tournage effectué en sol américain. L’entrevue est précédée d’une brève intro expliquant le début de la concentration des médias américains et d’une intervention intéressante de Naomi Klein, auteure du livre No Logo. Aux États-Unis, cette journaliste engagée joue un rôle de premier plan en la matière.

La concentration des médias a essaimé partout dans le monde occidental, ce qui a produit les mêmes effets : des médias alternatifs y ont également été créés. Personnellement, je considère que mon site étaupolicier.com en est un. Le visiteur y trouve des textes, des photos et des vidéos traitant de sujets dont il n’entend à peu près jamais parler dans les médias traditionnels. Il y a effectivement de l’info qui ne circule pas. Ce qui revient à dire : ne soit pas un citoyen, mais un consommateur ou achètes et fermes ta gueule. Le média alternatif demeure la seule façon de sortir de cette pensée unique.

Durée de la vidéo 26:18. Dans la page s’affichant, l’écran est plus bas.

Le film ON AIR est disponible ici, mais n’est pas gratuit. Cependant, vous avez accès à d’autres extraits. Vous pouvez également explorer le site, qui contient des infos.   

Pour avoir accès à un écran plus grand, je vous suggère fortement de télécharger gratuitement le Nouveau RealPlayer. Il vous sera d’un précieux secours en maintes circonstances. Lorsque vous l’avez sur votre ordi, un petit panneau s’affiche, vous offrant d’enregistrer chaque vidéo que vous voulez visionner. Il est indispensable. Seule mise en garde : évitez d’enregistrer des vidéos protégées par des droits d’auteurs, autrement vous piraterez.  

Dans la page s’affichant, colonne de gauche, un peu plus bas, cliquez sur TÉLÉCHARGEMENT REALPLAYER GRATUITEMENT, la version française.

Expérience à imiter ? – Dans la ville de Kananga, au Congo, des enfants de la rue s’occupent de la propreté urbaine : ramassent des ordures, balayent des artères, repeignent et remettent en état des bordures, etc. 

Lorsqu’ils acceptent de participer à ces travaux, à la fin de chaque journée, ils reçoivent un dollar pour se nourrir, plus 30$ à la fin de chaque mois. L’expérience est basée sur le volontariat. Une superbe de bonne idée ! Largement préférable à la répression.

Ouverture du Festival de Cannes réussie – Le clou du spectacle : Ritchie Evens interprète Oh My Lord. À visionner jusqu’à la fin, ça vaut le coup !

Galerie d’Art québécois Au P’tit Bonheur – Beaucoup de belles toiles et sculptures à contempler, 28 artistes à découvrir. Dans la page s’affichant, cliquez sur chaque photo pour accéder à d’autres : un clic, pour les agrandir.

5 photos d’un style différent, plus contemporain.

D’autres œuvres d’art à explorer : l’avènement de la vidéo permet de nouvelles formes d’expression artistique, aux peintres et sculpteurs. Certains aiment, d’autres pas. 

L’enquête sur le décès de Robert Dziekanski (suite)
Taser admet que l’arme n’est pas sans risques – Tom Smith, son président, a soutenu hier, rapporte Radio-Canada International, que cette arme cause moins de blessures et de décès que les coussins gonflables dans les automobiles.

L’enquête publique a été amorcée en Colombie-Britannique, province du Canada, à la suite au décès, en octobre dernier, d'un immigrant polonais à l'aéroport international de Vancouver. Robert Dziekanski avait reçu plusieurs décharges de ce pistolet.

Dans une autre dépêche de Radio-Canada International, la mère de la victime, Zofia Cisowski, a réclamé, lors de son témoignage hier, un moratoire sur cette arme. Elle a affirmé que sans le Taser son fils serait encore vivant. Son avocat, Me Walter Kosteckyj, a demandé que le moratoire soit maintenu jusqu'à ce que « les inquiétudes sur la sécurité de cette arme aient reçu une réponse », et que les règles concernant son utilisation soient redéfinies.

Comme tant d’autres, je suis de très prêt cette enquête. Je vous informerai de ses suites au fur et à mesure.

Les civils propagent dans le village de fausses rumeurs – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Suite de l'épisode, en janvier 2002. Je remarque devant la même maison une femme, qui fait régulièrement de la patrouille à pied dans le village, et un homme de six pieds, près d'une motoneige. De loin, je le vois de dos et, au fur et à mesure de ma progression dans sa direction, il pivote légèrement de manière à ce que je ne vois toujours que son dos. Bien sûr, pour m'empêcher de mémoriser, sinon son visage, en tout cas son profil. Pas grave, je le reconnais quand même.

C'est le civil qui était dans la petite-maison-aux-écrans lorsque je suis passé devant et qui m'a regardé par-dessus sa télé. Qui lançait à ma poursuite le chien hargneux, sur la 155, l'homme pratiquant son golf, l'homme au coupe-herbe sous une pluie fine. Ça vous revient ? Sur le chemin du retour, quand je repasse devant, l'homme me fait une petite démonstration de son savoir : il fait pivoter sur place à vive allure son engin rageur, imitant en cela le VTT. Le lien est fait, j'ai trouvé la base d'attache. On a dû la changer de place depuis, car la maison porte désormais son numéro civique.

Au printemps 2002, j'aurai droit à un autre spectacle du genre, quoique moins violent, parce que sans cabrioles, mais pas moins hurlant. Deux VTT me doublent à haute vitesse sur la Route de l'Ermitage, près de l'intersection du Chemin de la Montagne. Sachant qu'ils vont revenir, leur objectif étant de m'intimider, je m'arrête, sors ma caméra et attends. Quand ils ne sont plus qu'à une vingtaine de pieds, je clique de face, pivote d'un demi tour et reclique, de dos ce coup-là. Plus loin, ils sont immobilisés côte à côte. L'un des conducteurs me demande si j'ai pris des photos. « Oui », que je réponds sans m'arrêter. « Pourquoi ? » « Pour le plaisir. »

En plus des VTT, le village compte une couple de voitures dont la radio est ouverte au max. S'en dégage une certaine agressivité, car on entend que les grosses batteries, pas la musique, et à fond la caisse. Elles circulent à différents moments de la journée, plus particulièrement le printemps et l'été quand il fait beau, un peu moins à la fin de l'automne et presque pas l'hiver, sauf durant les fêtes de fin d'année. Dans la soirée du mercredi soir 26 décembre 2001, entre 20h et 21h, je l'entendais distinctement de mon appart, pourtant situé à l'arrière de l'édifice devant lequel passe la 155. Je les avais remarqué dès mon arrivée au petit village, à l'été 1999. Cependant, ce n'est que deux ans plus tard, à l'été 2001, que j'en ai vraiment saisi la dimension psychologique. Dans ce genre d'enquête, la vérité prend du temps à se dévoiler telle qu'elle est.

Cet après-midi-là, j'avais été la cible d'une attention particulière de la part de civils et de leurs collabos. Le déclic s'est fait sur la Route de l'Ermitage. À environ 800 pieds devant moi, j'ai aperçu ces deux véhicules stationnés en parallèle, dans le secteur inhabité et désert séparant les lacs Bouchette et Ouiatchouan, près de la plage. Même à cette distance, j'entendais distinctement le rythme lourd des batteries. J'ai alors craint l'agression physique. Leur conducteur, je les connaissais, n'étaient pas d'humeur à plaisanter. Un moment, j'ai songé à rebrousser chemin. Mais j'avais le droit de circuler, et il ne pouvait être question de céder au totalitarisme policier. Prudent, je m'étais mis à rouler de l'autre côté de la route. C'est ainsi que, maîtrisant ma trouille, j'ai réussi à passer nonchalamment devant eux.

Par la suite, lorsque j'entendrai ce boum-boum-boum, il aura une toute autre signification, associée à la violence policière, psychologique et physique. C'est de fait l'équivalent d'un couvre-feu. Il est parfois accompagné d'accélérations inquiétantes, de crissements de pneus. Les grosses gueules au volant n'ont rien de rassurantes. Cette démonstration de force, car c'en est une, joue le même rôle que les VTT. C'est l'avertissement de la police en civil de dégager… mais seulement pour ceux sachant décoder ses messages subliminaux.

Combien sont-ils, ceux qui savent ? Je l'ignore. Faudrait interroger des citoyens. Je n'ose pas. Ici, suis coincé exactement comme je l'étais lors de mon enquête à Montréal. Peur de tomber sur un collabo ou un flic que je n'ai pas encore repéré. Comportement obligé si l'on veut éviter les dérapages musclés de civils. Interroger des citoyens entrait dans la catégorie des choses à ne pas faire, surtout pas. De toute façon, ils me coupent de tout contact extérieur.

En outre, mes connaissances en matière policière n'ont aucune commune mesure avec celles des citoyens. J'enquête sur les activités clandestines de l'underground policier depuis plusieurs années et j'ai lu des centaines d'ouvrages, normal que je sois plus informé qu'eux. À cela se greffent toutes mes années en journalisme, où j'ai appris bien des choses. Je sais aussi que, pour nombre d'entre eux, la police a une valeur émotionnelle. L'argument massue : le citoyen qui n'a rien à se reprocher n'a pas peur de la police. Quoi rétorquer à ça ? Comme disait l'autre : raisonner de manière rationnelle avec des gens qui ne le sont pas, et sur des questions qui ne le sont pas non plus, ça donne rien.

Les rares occasions où je me suis vraiment ouvert la trappe, j'ai néanmoins constaté qu'ils cliquaient lorsque je leur disais que les civils, hommes et femmes, et leurs collabos entrent même dans les maisons privées. Une dame m'a lancé, en se soulevant de sa chaise pour éviter un faux plis à sa robe et se croiser la jambe : « Ben là, par exemple ! » Elle était sur sa galerie, on s'était salué, la connaissant de vu, m'étais arrêté un moment pour en jaser et essayer de connaître le fond se pensée. Jusqu'à ce moment, elle n'avait pas réagi à mes propos. À partir de là, je crois qu'elle a commencé à comprendre de quoi il s'agissait exactement.

Les citoyens du village doivent bien l'entendre, eux aussi, ce battage à fond de caisses. Peut-on avancer que la très grande majorité en ignorent la véritable signification ? Je le crois. Au village, ceux qui ont l'air un peu voyou et bagarreur sont assez souvent des civils, jeunes et vieux. Ce sont des leurres qu'ils lancent à droite et à gauche pour attirer ceux qui seraient tentés de commettre un petit vol, une petite fraude ou autres petites entorses à la loi.

Mais ils sont là d'abord et surtout pour réprimer clandestinement et illégalement les citoyens portant atteinte aux politiquement et puritainement corrects et sortir de l'espace publique ceux y circulant sans raison. Ils ont également une autre mission… Ne sachant pas qu'ils sont des flics, la population doit penser que se sont des gens qui ne font pas grand chose de leurs dix doigts, décrochent de temps à autre de petits emplois d'une journée ou deux, et probablement criminalisés et peu recommandables.

Sans omettre un fait capital : la police en civil propage dans le village de fausses rumeurs sur leurs collègues déguisés en bons en rien ou en voyous, qui sont ensuite reprises et colportées par des collabos. Un village n'est pas une grande Cité, alors ce n'est pas long qu'elles trouvent écho au sein de la population. Quelques collabos très proche de la police savent que ce sont des mensonges, mais n'en continuent pas moins leur beau travail. Ainsi ce chauffeur de taxi clandestin, qui passe son temps à me dire du mal de certains civils, sciemment, dans le but évident d'étoffer leur fausse identité. Combien de fois l'ai-je entendu me dire qu'un tel, c'est un homo ; que tel autre ne travaille pas, n'arrête pas de boire et se droguer ; que tel autre encore vend de la drogue et a déjà fait de la prison ; que telle femme, c'est une putain ; etc. La liste est longue… En somme, du monde qu'il faut éviter et fuir, car potentiellement dangereux.

Peut-on trouver mieux pour mousser la prévention contre la criminalité, inciter les citoyens à se ranger derrière la police ? Celle-ci est passée maître dans l'art de devenir indispensable à leurs yeux, en créant à la fois l'offre et la demande. Peut-elle aller jusqu'à monter de toutes pièces de faux actes criminels ? J'en suis convaincu, bien que dans le petit village je n'en aie pas été témoin, ni à Montréal du reste. De toute façon, ces coups fourrés, à moins d'une chance inouïe, vous ne pouvez en être témoin. Ils sont soigneusement planifiés et suffisamment compartimentés pour que vous n'y voyiez que du feu. Il n'empêche que deux incidents, qui m'ont été rapportés, me portent à croire que la police en civil en était peut-être à l'origine : des civils se disant victimes de… faux vols. (La suite demain)

News du jeudi 15 mai 2008---------------  

Soudain surgit de l'autre versant un VTT rageur – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) La Sûreté du Québec n'utilise pas que des chiens pour empêcher les piétons et cyclistes de circuler dans le village et les chemins forestiers. Quand j'entendais des coups de freins suivis d'accélérations et de crissements de pneus rageurs d'un véhicule au moment où il me doublait ou croisait, que je voyais des VTT, sans plaque d'immatriculation, effectuer des cabrioles : rouler sur les roues arrière, virer dans un angle serré en faisant poivrer du gravier sur l'asphalte, circuler sur le trottoir. Ou que j'étais confronté à des VTT circulant à haute vitesse, la très grande majorité du temps c'était l'œuvre de civils de la Sûreté du Québec.

Les faits que je vais relater se sont produits à la limite de la partie urbanisée du village, dans une portion de la Route de l'Ermitage et sur deux chemins de gravier déserts, sans témoin, et en pleine forêt : Chemin de la Montagne et Chemin du Barrage. Dans cette partie boisée, pas d'acrobaties, dont j'ai quelques fois fait l'objet. Seulement de la haute vitesse potentiellement dangereuse pour le cycliste que je suis. Ç'arrivait au moment où je ne m'y attendais pas, bien que ça coïncidait, infailliblement, avec des confidences de nature policière que j'avais faites la veille à un ou deux citoyens. En somme, un avertissement sérieux de me la fermer, sinon…

Un jour, j'entreprends, sur le Chemin de la Montagne, la montée de deux côtes passablement raides et qui se suivent. Soudain surgit de l'autre versant un VTT rageur, j'ai tout juste le temps de me ranger sur le côté. Habituellement, je les entendais venir de loin, mais pas cette fois. La manœuvre d'intimation était bien synchronisée. Décrivons les lieux pour mieux la comprendre. Après la première côte, s'enchaînent un palier plat d'une couple de centaine de pieds, puis une courbe et une deuxième côte. On peut penser que le conducteur du VTT s'était immobilisé au sommet de la 2e côte, moteur au ralenti, attendant qu'un collègue lui signale mon arrivée au pied de la 1er côte, pour ensuite dévaler sans bruit la 2e côte, prendre la courbe et, après avoir subitement accéléré sur le palier plat, surgir devant moi à une vitesse infernale.

Des deux chemins forestiers cités, celui du Barrage est le plus étroit, une voie au lieu de deux, par conséquent le plus risqué. J'évalue le niveau de dangerosité au bruit du moteur. S'il ne fait que vroum-vroum, pas de problème. Par contre, si je l'entend rugir au loin, je juge bon de descendre du vélo et me ranger sur le côté, le dos collé aux broussailles : il n'y a pas d'accotement. Le bolide n'en passe pas moins comme un coup de vent devant moi, m'enveloppe dans un nuage de poussière. À une occasion, j'ai eu la mauvaise idée de lui indiquer de la main de ne pas aller si vite. Monsieur n'a pas aimé, m'a serré de plus près encore, simulé même un petit coup de guidons dans ma direction pour m'effrayer, sans toutefois modifier sa trajectoire. J'étais furieux.

À la limite de la partie urbanisée du village, les scénarios diffèrent. Ainsi, ce jour où deux VTT roulaient dans ma direction à une vitesse agressive, violente, rugissante. L'un des conducteurs a ralenti et cabré son véhicule comme un cheval, ne se déplaçant plus que sur les deux roues arrière, s'amusant ensuite à tourner en rond en soulevant beaucoup de poussière. L'autre a monté sur le trottoir. Je n'en revenais pas, me suis arrêté pour bien les observer, jusqu'à ce qu'ils disparaissent dans une rue transversale. Impossible de les identifier, à cause du casque protecteur et l'absence de plaque d'immatriculation. Ce n'était pas la première fois que l'on me faisait une démonstration de force de la sorte. À deux reprises, je les avais suivis pour savoir où ils remisaient leur VTT. Un vélo est moins rapide qu'un véhicule motorisé, ce n'était pas long que je les perdais de vue. Ce jour-là, cependant, j'ai la certitude de les trouver. N'attendant plus les moteurs, leur base d'attache ne doit pas être bien loin.

Décrivons ce secteur, pour la compréhension de la suite. Sur la Route de l'Ermitage (imaginons une tige à la verticale), entre la rue Principale et le pont, une seule rue débouche sur cette artère, c'est la rue du Lac (ajoutons à la tige verticale une branche à l'horizontale). Lorsque vous êtes un peu éloigné de cette intersection et voyez un véhicule tourner, vous en déduisez qu'il a pris la rue du Lac. Cependant, vous pouvez être induit en erreur par une illusion d'optique, car le conducteur peut s'être engagé dans une entrée, entre deux maisons, pour se stationner à l'arrière. C'est précisément ce qui est arrivé, ce jour-là, mais, ne le sachant pas encore, je tourne sur la rue du Lac : pas de VTT à l'horizon.

Cette rue s'étire sur une assez bonne distance, ils ne pouvaient l'avoir parcourue avant mon arrivée. Tournant la tête à gauche, j'aperçois alors, à ma grande satisfaction, dois-je avouer, la porte sur rail d'un petit garage se fermer rapidement. Ne l'oublions pas : j'étais sur la rue du Lac (la branche à l'horizontal) qui permet de voir les cours arrière des maisons dont la façade donne sur l'autre rue, la Route de l'Ermitage (la tige à la verticale). Un homme fait les cents pas devant la porte du bâtiment, sur le côté gauche un chien blanc attaché. Une femme, un chien en laisse, sort de la maison voisine : je la connais bien, elle patrouille dans les rues du village et est infiltrée un peu partout, notamment à la bibliothèque.

Je ne crois pas que l'homme m'aurait permis de regarder à l'une des fenêtres, encore moins d'entrer dans le garage. Me donnait l'impression d'être là justement pour m'empêcher d'approcher si jamais l'envie me prenait. Une sentinelle en quelque sorte. Les engins et leur chauffard devaient être à l'intérieur. Je décide de ne pas pousser ma chance plus loin, pour le moment. Ce secteur fait partie de mon itinéraire habituel, j'aurai amplement l'occasion d'examiner ça de plus près. Les jours suivants, je constaterai que la maison ne porte pas de numéro civique. Au cours d'une autre randonnée, j'emprunterai le chemin d'entrée et roulerai jusqu'à l'arrière de la maison, le chien de garde se mettra à japper, n'insisterai pas. Tout cela se déroulait en septembre-octobre 2001. (La suite demain)

News du mercredi 14 mai 2008--------------- 

Un surf d’1 minute 29 secondes… – …mais tout un

Roméo Dallaire, général canadien à la retraite… – … estime que le traitement du jeune canadien Omar Khadr, arrêté à l’âge de 15 ans en Afghanistan et détenu depuis 6 ans à Guantanamo, abaisse le Canada et les États-Unis au niveau des terroristes. Selon lui, en faisant fi de ses droits et des conventions internationales, ces deux pays ne font pas mieux que ceux qui n'accordent aucune importance aux droits.

L’ex-général n’est pas le seul à le dire : Khadr est une victime, un enfant soldat qui devrait être réhabilité et réintégré à la société plutôt que traduit en justice devant ce qu'il considère être un tribunal illégal.

Lisez l’article de La Presse Canadienne.

40e anniversaire de Mai 1968 – Vu de l’étranger, l’événement historique avait été perçu par certains comme une rupture entre l’ancien monde et le nouveau : De Gaulle, alors président de la France, avait du reste pris sa retraite quelques mois après. Les émeutes de ces dernières années démontrent un malaise évident dans ce pays où droite et gauche se succèdent au pouvoir.

Trop de l’une ou de l’autre est aussi pire que pas assez. Sans la droite, la gauche deviendrait tyrannique, et vice-versa. La démocratie a besoin des deux pour survivre, déployer d’avantage ses ailes. La dualité permet d’avancer ou… de reculer. Un équilibre par toujours facile à maintenir. Bref, un combat sans fin et nécessaire. Le prix à payer pour ne pas sombrer dans la pensée unique.

En 68, la police ne disposait pas des nouvelles technos de l’info. En ces années 2000, oui. S’ajoute à ça le fait que devenir collabo de la police à l’année longue est bien vu de nos jours. Alors, la répression clandestine est plus efficace. De nos jours, on neutralise sans que la cible ne s’en rende compte. Nos sociétés occidentales sont devenues des étangs sans ride, ou presque, métaphore illustrant l’emprise psychologique de la police et de ses collabos. Tout est sous contrôle. Nous vivons désormais dans un monde soft. Mais pour combien de temps encore ?

Revivez, ou vivez pour la première fois, les événements de mai 68. Vous pourrez ensuite comparer entre ce qu’était la liberté et ce qu’elle est devenue.

Citoyens écornifleurs et chiens… renifleurs – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Sur la 155, se trouve un îlot de trois maisons. J'y ai remarqué, une dizaine de fois, une femme et un homme qui prenaient place dans une balançoire sur la galerie de la première maison. Plusieurs autos étaient parfois stationnées sur le côté. Dès le début, j'ai soupçonné ces gens de surveiller les véhicules circulant sur la 155.

Un après-midi, alors que j'arrive dans le secteur, la femme, m'apercevant, prend son cellulaire (le vieux modèle beige, donc probablement prêté par la Sûreté du Québec), le colle à l'oreille. Fait-elle un appel, ou en simule-t-elle un, pour informer la police de mon passage ? À une autre occasion, j'entend une femme, invisible derrière la moustiquaire de la porte, répéter deux fois à son chien, à voix basse : « Attaques…non ! » Encore un autre à la carrure athlétique. Il est assis sur la pelouse devant la galerie, me zieute, ne semble pas intéressé à ma cheville.

Les anecdotes canines abondent. Retenons en deux dernières, elles tranchent sur toutes les autres. Vous savez désormais qu'il y a des citoyens écornifleurs, dont de petits commerçants, des livreurs et des vendeurs itinérants itou ! Mais saviez-vous que la police en civil utilise des chiens… renifleurs de drogues, sans même que les reniflés ne s'en rendent compte ?

Septembre 2001, Chemin du Barrage, je marche à côté de mon vélo. Me proviennent d'une couple de centaine de pieds plus loin en avant des éclats de rires et cris de femmes. Ne les vois pas, des broussailles m'en empêchent. Quand je suis sur le point d'arriver à leur hauteur, elles en sortent, comme par hasard, et se dirigent vers moi. Trois femmes accompagnées d'un chien. Je les reconnais. Deux travaillent chez un dépanneur, l'équivalent d'un mini poste de police : une civile et une collabo, qui cohabite avec un homme, également collabo. La troisième, sans doute une collabo aussi, a déjà travaillé comme cuisinière au Centre Vacances Nature.

La civile s'arrête à une dizaine de pieds, en plein milieu du chemin, pieds écartés, mains sur les hanches, menton relevé, l'attitude de celle cherchant à vous impressionner. Elle avance, se place de l'autre côté du vélo, nous entamons une conversation décousue. Son chien arrive, va l'y rejoindre. Elle l'empoigne par l'encolure et dirige sa tête vers le sac sport accroché aux guidons de mon vélo et où j'enfourne un petit lunch, des cigarettes et ma caméra jetable. Le chien y dépose son museau. De ses deux mains, elle frotte vigoureusement son encolure. Quelques mots encore et le trio s'en va. Je viens d'être contrôlé par un chien renifleur. Si j'avais eu de la drogue dans mon sac, il aurait réagi et j'étais fait. Le trio ne sait pas que je sais.

Même été 2001, Chemin de la Montagne. Un membre de la petite élite marchande s'en vient dans ma direction, sur l'autre versant de la chaussée. Comme d'habitude son gros chien l'accompagne. Je vais l'y rejoindre. Pendant que nous discutons de choses et d'autres, j'assiste au même scénario que plus haut. Seule différence, il ne contrôlera pas le sac fixé à mes guidons (parce que ayant déjà été contrôlé ?) mais le ceinturon que je porte à la taille, contre le ventre, et contenant les disquettes de ce livre. Il est sous mon imper jaune dont j'ai remonté la fermeture éclaire, donc invisible. Le collabo sait qu'il est là, dessous, autrement il n'aurait pas pris la tête de son gros toutou et en diriger le museau en plein dessus. S'ensuivent des frictions énergiques à l'encolure. Résultat négatif : pas de drogue, pas de réaction du chien.

Je décide alors de faire savoir que je connais leur petit truc. Environ une semaine après, lorsque j'aborde Snowbird dans le même secteur, lui signale que des civils de la Sûreté du Québec utilise des chiens renifleurs, en explique brièvement le modus operendi, sans toutefois préciser que j'en ai été l'objet ni mentionner le nom de la civile et du commerçant. Va-t-il répéter mon propos à ce dernier, qui est l'un de ses voisins ? Le cas échéant, le déclic se fera dans sa tête, se dira : " Martel était donc conscient de ce que je faisais ! " Oui, il le lui dira, car celui-ci changera d'attitude à mon endroit. Pour être bien certain de mon affaire j'adopterai deux tactiques.

La première. Il est de l'autre côté de la rue, et, sans le saluer ni même lui dire un mot, je lui adresse un long sourire complice, bouche grand ouverte, pour bien lui faire sentir que je sais et ne lui en tiens pas rigueur. Cet homme, qui pourtant m'a toujours apparu sévère et réservé, me gratifie alors du premier sourire depuis que je le connais. Un large, insistant, épanoui, un peu plus il se plierait en deux et se taperait la cuisse. Il savait que j'étais au courant.

Deuxième tactique. Cette fois, elle consiste à ne pas le regarder, ni le saluer. Là, il change du tout au tout, je le sens inquiet. À une autre occasion, il marche avec sa conjointe. Il a le visage défait, a vraiment l'air atterré, démoli. Ne l'ai jamais vu dans un tel état. Il doit craindre que je propage l'info dans le village. Heureusement, il retombe assez rapidement sur ses pieds car les semaines suivantes, je le sens agressif, cherchant à m'impressionner, ce qu'il n'avait jamais fait auparavant. (La suite demain)

News du mardi 13 mai 2008---------------

Tom Smith, président de Taser : cette arme n'est pas sans risques –  Il l’a reconnu lors de l’enquête publique tenue en Colombie-Britannique (Canada) portant sur le décès du Polonais Robert Dziekanski. «Il y a une différence entre contribuer et causer (la mort) », a-t-il dit. «Est-ce que le Taser peut causer la mort ?», lui a demandé Me Vertlieb . «Il ne faut jamais dire jamais», a-t-il répondu.

Lisez l’article de La Presse Canadienne.

 

Amitié entre un ours polaire et un huskie – Le photographe était sûr que son huskie se ferait bouffer. Colonne de gauche, écran bleu pâle, titre : Rêve de PAIX. Diapo réalisé à Churchill, Manitoba, Canada. Le village est dans le corridor migratoire qu’empruntent chaque automne des ours polaires pour aller chasser le phoque dans la Baie d’Hudson. Et en attendant que la glace prenne, ils circulent librement dans et en périphérie du village. Chaque photo est suivie d’un commentaire. Cliquez pour voir la suite.

PS : Début des années 1980, j’y suis allé faire un reportage sur ce port de mer pour le Téléjournal de Radio-Canada. Arrivé par avion au petit aéroport, taxi (j’y repère un resto), motel, entré dans la chambre y déposer ma valise, sorti par la porte latérale pour aller au resto. Longue marche sur une route déserte aussi large qu’une piste d’atterrissage de 747, luminaire aux 200 mètres, noirceur, poudrerie, resto. Retour au motel à pied. La réceptionniste me demande d’où je viens : « Du resto ». « Mais, monsieur, il y a des ours polaires, ici. » Oups ! Mon reportage portera finalement sur ce sujet. Le lendemain, je constate en effet qu’il y en a beaucoup. L’ai échappé belle, comme on dit.

Québec : deux manifs dont les médias ont peu parlé – Celles contre la brutalité policière et de la Journée internationale des travailleurs et travailleuses.

Photos de la manif du 1er mai, journée internationale des travailleurs et travailleuses, tenue dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal. Cliquez dessus pour les agrandir. Autres photos ici. Il y a des textes à lire sur les sites où je vous réfère. Vidéos de CTV et d’Urgence.tv sur l’événement.

Enfin, la manif contre la brutalité policière, tenue à Montréal, le 15 mars. Elle était organisée par le Collectif opposé à la brutalité policière (site du COBP). Vidéo de l’événement par Urgence.tv, qui est spécialisée dans les faits divers.

«Deux, ça suffit !», que je me dis – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Deux jours après, la Sûreté du Québec remet ça. L'action se déroule sur la 155, devant cette maison où habite le chien qui parfois me pourchasse. Sur la pelouse, à cent pieds de la route, un homme pratique son golf, le même que d'habitude. Je me dis qu'il va se tenir tranquille, son maître est là. Ben non, ça recommence. Fâché, je lui crie de surveiller son « maudit de chien ». « Hein ? » M'arrête, le lui répète, puis je dépose mon vélo sur l'accotement et lance quelques pierres à la bête.

Le jour suivant, l'homme vient à peine de descendre de sa camionnette, près de la maison, que le chien s'élance dans ma direction. Lui crie de le rappeler, semble n'avoir pas compris. Environ 400 pieds nous séparent, et, pendant qu'il marche vers moi, je m'arrête et lance des roches à l'animal. En colère, il me somme d'arrêter, accélère le pas visiblement pour s'en prendre à moi.

Je ne bouge pas, lui fais même signe de la main de s'en venir. La situation est si ridicule que je doute qu'il passe à l'acte, s'il est le moindrement intelligent. Quand il arrive, il chasse la bête, qui est à cinq pieds, menaçante, m'exhibant ses canines. Je tente de lui expliquer la situation, il ne veut rien savoir et s'en retourne. Peu après, il utilisera un autre scénario, celui du maître sortant de la maison et du chien qui en profite pour se faufiler et courir vers moi.

Autre tentative d'agression, quelque temps plus tard. Cependant, ce jour-là, j'ai trouvé une parade pour m'en prémunir. Au lieu de rouler dos au trafic, je roule sur l'autre versant de la route. Là, ce ne sera plus moi qui risquerai d'être frappé par un véhicule, mais son chien si jamais il décide de venir m'y rejoindre. Au loin, je vois monsieur sortir de la maison, oui encore lui, tenant quelque chose à la main. Voilà une autre apparition dans le paysage suffisamment synchro pour ne pas penser à la présence de caméras cachées.

J'entends le bruit d'un petit moteur. Un coupe-herbe ! Alors que le ciel, grisâtre d'un horizon à l'autre, est à l'orage et qu'une petite pluie fine tombe déjà. J'examine attentivement les lieux, pas de chien. J'ignore qu'il est dissimulé dans les joncs, en bordure de la route, et attend mon arrivée pour bondir. Cependant, il n'ira pas loin, n'osera pas la traverser.

Dans le petit village policier, j'ai découvert un tas de petits secrets des civils de la Sûreté du Québec et de leurs collabos. Exemples. Au cours de ma randonnée à vélo, quand sur mon passage des chiens me jappent après, que quelques portes claquent, que certains, dissimulés derrière leur maison, frappent un bon coup sur du métal, ce sont là des signes évidents que l'underground policier n'a pas du tout digéré les propos que j'ai tenus, ou l'attitude adoptée, la veille ou l'avant-veille. En ai même vu un, un peu en retrait dans l'entrée de sa cour, faire rugir sa tronçonneuse, l'extrémité de l'engin pointée dans ma direction. Sa conjointe, à ses côtés, elle aussi une collabo, avait enfilé son capuchon pour cacher son visage : trop tard, madame, j'ai eu le temps de vous identifier.

Les collabos collectent sur le terrain une myriade de petits détails sur la vie privée de tout un chacun, et n'ayant rien à voir avec la criminalité. C'est du renseignement qu'ils font. Sans le savoir, ils aident Big Brother et Big Sister dans leur tâche. Chaque fois que je pars en randonnée, je m'imagine les voir et les entendre quand je passe devant leur résidence. Le ou la groupie de la police téléphonant à un ou une autre groupie pour l'informer qu'il vient tout juste de me voir à sa fenêtre, de me surveiller à la sienne où je devrais passer dans quelques minutes : selon moi, la police, cachottière comme je la connais, ne les a sûrement pas informés de la présence des caméras extérieures. Bien sûr ce n'est quand même pas tout le village à la fenêtre, ils sont tout au plus une quarantaine environ, incluant des petits commerçants et de leurs employés.

Illustrons. Été 2001, rue Principale, je dévale une pente. Au moment pile où j'arrive devant une maison, la porte s'ouvre brusquement, un très gros chien beige, à la gueule proportionnelle, surgit tout à coup sur la galerie fermée et se met à japper après moi, semble vouloir en enjamber le garde-fou. Je sursaute, pense, inquiet, qu'il va se lancer à ma poursuite. Ne le voyant pas derrière, je m'immobilise plus bas, rebrousse chemin, prudemment, et vois une femme le faire entrer. Bien synchronisé.

En octobre, c'est un boxer qui en sort. Dans l'embrasure de la porte, j'entrevois quelque chose que je n'arrive pas à distinguer. L'intérieur de la maison est sombre. Est-ce l'œil bien rond et noir d'un adulte qui me fixe ou… la gueule d'un fusil qu'on pointe dans ma direction ? M'arrête un peu plus loin, le chien est déjà en bordure de la rue, ne semble pas agressif, ne jappe pas. « Deux, ça suffit ! », que je me dis. Le lendemain, je prends des photos, de l'autre versant de la rue. Ç'a été la fin de cette forme d'intimidation : ma caméra inquiète mes agresseurs. (La suite demain)

News du lundi 12 mai 2008---------------

La GRC censure le rapport sur la mort de Robert Dziekanski – Même le nom de la victime n’y figure pas, encore moins celui de l’agent de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui a utilisé le Taser, à l’aéroport de Vancouver. Lisez l’article de La Presse Canadienne dressant la liste des infos absentes.  

Prenez connaissance aussi de cet autre : en Ohio, un tribunal a ordonné le retrait de toute référence à l’arme Taser dans les résultats d’autopsie.

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Des coups de feu m'accompagnent sur un bon kilomètre – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Peu après, dans cette même partie boisée du Chemin de la Montagne, un VTT arrive derrière moi. Son conducteur ralentit, un civil que je reconnais sous son casque protecteur. Il m'avertit de ne pas faire le saut, que son chien s'en vient derrière : « C'est pour la chasse aux canards », me crie-t-il, avant d'accélérer et disparaître dans une courbe. Dans les secondes qui suivent, un beau labrador noir arrive au grand galop, à la poursuite de son maître. Ces chiens sont doux, n'en ai pas peur, d'autant que son attitude n'est pas agressive. Je crois l'épisode clos, n'y pense plus.

Mais le vois revenir sur ses pas, ventre à terre encore. Cinq minutes s'écoulent, puis c'est encore lui, langue pendante, commence à être un peu essoufflé. À la sortie d'une courbe, je l'aperçois, il marche au pas, nez au sol, va et vient d'un bord à l'autre du chemin, s'avance un peu dans la forêt, en ressort, avant de repartir de plus belle, cette fois dans ma direction. Ensuite, c'est le VTT. Le civil s'informe si j'ai vu son chien. Lui indique qu'il est à environ un quart de kilomètre plus haut. Il me remercie et part l'y rejoindre.

Au belvédère, je m'assieds pour griller une cigarette. Vroum, vroum, le VTT et le flic aux guidons ! Salutations d'usages. Le chien ne l'accompagne pas. Et quand j'arrive à la hauteur de son chalet, le prétendu chasseur de canards scie du bois à la tronçonneuse. Depuis le printemps 2001, je passe à cet endroit et fait le chemin inverse pour revenir chez mois une quarantaine de fois par mois. Immanquablement, monsieur se manifeste sur son terrain, effectuant de petits travaux ou sortant par hasard de son chalet. Parfois il me regarde, parfois me salue de la main, mais ne lui réponds pas. Autant de coïncidences supposent la présence de caméras. Provocation policière, rien d'autre. Les autres proprios de chalet, je les vois rarement.

Chasse aux canards, disait-il. Me reviens à la mémoire deux événements survenus moins d'un mois plus tôt. Sur le Chemin du Barrage qui sillonne la forêt, trois coups de feu suivis d'environ 2 autres de moindres calibres m'accompagnent sur un bon kilomètre. Ils proviennent probablement d'une voie parallèle, pas loin de là. À l'intersection du Chemin de la Montagne, tiens une civile s'adonne à la marche rapide, semble-t-il. Brève conversation, et chacun poursuit son chemin. Un autre bang résonne tout près… Oups !

Le surlendemain, même chemin, deux chasseurs sur un VTT, le passager a déposé son arme en travers de ses cuisses, la gueule du canon pointé à la hauteur de mes jambes. L'homme cache son visage, la tête tournée dans la direction opposée, est agrippé aux épaules du conducteur comme si le véhicule roulait à plein régime, alors que, au contraire, il se déplace au pas. Les deux occupants scrutent la forêt, à la recherche de… perdrix. Au cours de la même période quelqu'un m'y avait doublé au volant d'une voiture. Sa plaque d'immatriculation commençait par " 210 ABA… ". Une plaque-message, comme les autres qu'il m'arrive de voir.

Circuler à vélo sur la route régionale 155 exige plus de prudence que sur la rue Principale du village ou un chemin forestier. À surveiller surtout les gros camions tirant deux remorques d'une vingtaine de roues chacune et transportant des troncs d'arbres destinés aux scieries. À l'été 2002, un chien de grosseur moyenne, particulièrement hargneux, s'est lancé à quelques occasions à ma poursuite, près de l'intersection de la Route de l'Écluse. Rusé, il jappe seulement quand il n'est plus qu'à quelques pieds de ma cheville. Je sursaute, donne un coup de guidon vers le centre de la route pour éviter la morsure. C'est instinctif, pas le temps de penser au véhicule qui s'en vient peut-être derrière moi. Éminemment dangereux.

Après sa première agression, je m'en méfiais, gardais un œil vers la maison de ses maîtres, située à environ 500 pieds de la route, vérifiais s'il n'avait pas entrepris de traverser la grande pelouse, ventre à terre, pour venir m'attaquer. Cependant, les semaines s'écoulent sans récidive, ma vigilance s'assoupie jusqu'au jour où il me surprend de nouveau, je crampe ma roue. Le réalise l'instant d'après, suis en beau maudit. Heureusement, aucun véhicule derrière.

La fois suivante, une camionnette, venant en sens inverse, me précède de peu, emprunte l'entrée jusqu'à la maison, au fin fond du terrain, s'y stationne sur le côté, et son conducteur n'est pas sitôt descendu que le chien se rue dans ma direction. J'ai la conviction que l'homme l'a incité à m'attaquer : le même civil de la petite-maison-aux-écrans. S'en suit une accalmie de quelques jours.

Entre-temps, début septembre, Route de l'Écluse, suis la cible d'une autre tentative d'intimidation, cette fois de la part d'une civile. Elle a reculé sa camionnette bleue métallique, flambant neuve, dans l'entrée d'une vieille maison en rénovation. Elle est accroupie dans une petite remorque rouge, s'affairant à je ne sais quoi, et, au moment où j'arrive, l'entends dire « wa » (signal d'attaque ?). Aussitôt un gros chien noir, vraiment impressionnant, que je n'avais pas vu, surgit de l'arrière du véhicule en grognant et bondit dans ma direction. Pendant une fraction de seconde, je me dis que cette fois, ça y est, je vais y goûter. Mais il ne va pas loin, une laisse l'immobilise d'un coup sec, la cabre sur ses pattes arrières.

Le Lendemain, la camionnette bleue est stationnée le long de la façade de la maison. Sur le chemin du retour, madame est debout derrière la petite remorque, attachant un tissu… rouge à l'un des vieux madriers qui en débordent. M'arrête, le temps d'une photo. J'applique ici la technique d'Hirigoyen, dont j'ai parlé plus haut, et consistant à faire savoir à mes agresseurs que je ne les laisserai pas faire. (Marie-France Hirigoyen - Le harcèlement moral - Éditions Syros) Un peu plus loin, autre arrêt, car je présume qu'elle s'apprête à partir et va probablement emprunter la même route pavée. La voilà qui arrive, deux autres photos : de madame au volant, souriante, et de la plaque d'immatriculation.

À l'épicerie du village, je constate qu'on n'a pas apprécié. Un conseiller municipal, impliqué jusqu'aux oreilles dans la répression policière souterraine et illégale à l'encontre de citoyens du village, me salue d'un petit «bonjour monsieur», salutation sèche, formulée le bec arrondi et tout plissé : des citoyens votant pour lui ne le savent probablement pas qu'il participe à la répression dont ils sont la cible… Habituellement, il me tutoie, mais là il veut me signifier sa désapprobation. (La suite demain)

News du dimanche 11 mai 2008---------------

Monter son ordi en pièces détachées – Pourquoi ? Ça coûte moins cher, vous commandez les pièces nécessaires à la puissance que vous souhaitez et êtes assuré que parmi les éléments il n’y en a pas d’usagés. Ensuite, lorsqu’il y a bris, vous pouvez effectuer vous-même certaines réparations et sauver ainsi de la main-d’œuvre.

Trois vidéos, trois étapes : le déballage, le montage des composants et le branchement. Après chaque une, cliquez sur SUIVANTE, plus bas. À la fin de l’audition de la troisième vidéo, cliquez sur VOIR LE GUIDE PRATIQUE EN 33 PHOTOS.

Petit conseil : ne jamais laisser votre ordi dans un atelier de réparation. Prenez rendez-vous avec le technicien afin d’y assister. Et si on refuse votre présence, allez ailleurs. Pourquoi ? Les ateliers sont souvent infiltrés par des cyberflics, hommes et femmes.

Testez gratuitement la vitesse de votre connexion Internet

Facebook : danger ! – Les données confidentielles que vous dévoilez à Facebook ne sont pas protégées. Donc accessibles à n’importe qui sachant comment les y trouver. Et ceux cherchant à savoir qui vous êtes ne sont pas tous bien intentionnés. Là, on parle de vols d’identités à des fins criminelles, notamment : pour les cyberflics, ce site est une mine d’or d’infos de toutes sortes à votre sujet.  

Pour avoir un bon aperçu des dangers plus que potentiels : un texte en français du Monde faisant état d’une enquête de la BBC (textes et vidéos en anglais) et une vidéo (09:34) en français. Le narrateur, qui n’est pas visible, explique, écran Facebook affiché, où vont vos données. Ses explications sont ponctuées de pauses afin de vous permettre de lire les infos sur l’écran.

Renseignez vous, c’est la meilleure façon de protéger votre vie privée.

Le Québec frappé par l’effet boumerang des subprimes – Pour le moment, c’est ce secteur qui est touché. Selon le quotidien Le Soleil, les reprises de maisons sont en hausse de 33%. Lisez l’article du journaliste Pierre Couture.

Des photos à perte de vue27 diapos… Dans la page s’affichant, colonne de gauche, à la queue-leu-leu ; grande quantité d’autres disponibles ici.

Des films animés… – …vraiment superbes. Ils sont réalisés par Talantis Films. L’âge du cinéphile n’a pas d’importance, ici. Dans la page s’affichant, l’écran est plus bas. Après ce premier visionnement, revenez au sommet de la page, il y en a d’autres qui vous attendent. Suis pas mal certain que vous allez apprécier. En tout cas, moi, ça me fait bien rigoler : les deux dragons, en particulier.

J'avais gardé mon calme, mais n'en menais pas large – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Au cours de ce même été 1999, un autre chien, dont la proprio demeure près de l'Hôtel de Ville, rue Principale, m'avait agressé à deux occasions, sans toutefois me mordre, alors que je me rendais à l'épicerie. À l'époque, je n'avais pas encore de vélo, me déplaçais à pied. Dans une situation semblable, on se sent pas mal plus vulnérable. La dernière attaque avait été pour le moins inquiétante. Contrairement à la précédente, il ne s'était pas contenté de me suivre derrière en jappant et grognant.

Là, il me faisait face, tentait de me faire rebrousser chemin. Il n'arrêtait pas de sauter à environ trois pieds devant moi, la gueule béante et baveuse, jappait, grognait, les canines toutes sorties. Effrayant, et assourdissant aussi, vraiment. J'avais gardé mon calme, mais n'en menais pas large, continué d'avancer lentement, sans le regarder. L'incident s'était déroulé à quelques pas de la porte d'entrée du domicile de sa maîtresse. Suis convaincu que madame ne l'aurait pas laissé en liberté si elle avait été absente. Par conséquent, qu'elle entendait ses jappements, mais n'était pas intervenue.

Une semaine après, il avait fallu que je retourne dans le centre du village, faire un autre marché à l'épicerie. À pied ! Malgré un ciel bleu sans nuage, j'avais apporté mon parapluie télescopique. Peu avant d'arriver au même endroit, le même chien agressif était apparu d'un coin de la maison, là où se trouve la porte latérale. Venait-on tout juste de le faire sortir ? Oui. Je crois qu'on savait que je m'en venais : utile la télésurveillance. Il avait amorcé son approche sournoise, les oreilles couchées, l'air menaçant, pour me refaire son numéro. J'avais alors pointé le parapluie dans sa direction, appuyé sur le bouton, et l'avais utilisé comme bouclier. Étonné, son agressivité s'était muée en curiosité.

C'est à ce moment-là que j'étais allé à l'Hôtel de Ville loger une première plainte auprès du secrétaire-trésorier de la municipalité. Lorsque, l'été de l'année suivante, j'y suis retourné pour une deuxième, celle-là contre la proprio du chien qui m'avait attaqué dans la grande côte, ce fonctionnaire municipal devait bien se souvenir de ma démarche précédente…

Sauf que là, il réalisait que le déclic s'était fait dans ma tête, réalisait aussi ma détermination d'aller au fond des choses, d'où le léger empourprement, son visible embarras… Suis convaincu qu'il était au courant que la Sûreté du Québec utilise des chiens pour empêcher des gens de circuler dans la village. Entorse au règlement municipal interdisant, sous peine d'amendes, qu'un chien circule librement dans les rues. Faudra l'amender d'un alinéa pour légaliser les activités canines clandestines de la Sûreté du Québec.

Examinons d'autres rencontres canines… Dix-neuf octobre 2001, Chemin de la Montagne, là où le gravier succède à l'asphalte, un chien noir se faufile dans les hautes herbes. Je ne le vois pas au complet, mais par contre je sais qu'il est gros et s'apprête à sortir du terrain d'un chalet pour me rejoindre. Le cri d'une femme le ramène à l'ordre, cette fois-ci… Une autre petite guéguerre souterraine de la Sûreté du Québec, par chien interposé, s'amorce.

Le lendemain, le chien part du fond du terrain pour se diriger rapidement vers moi d'un pas souple, sans courir. Deux hommes, l'un accroupi, examine le dessous du chalet, pendant que l'autre, debout à ses côtés, l'observe. Je leur crie de surveiller le chien. Bref coup d'œil dans ma direction de l'homme debout qui, au lieu de l'appeler, se détourne et concentre son attention sur ce que l'autre est en train de faire. S'écoulent quelques secondes avant qu'il ne siffle et que le chien ne s'immobilise. Dans l'intervalle, il a eu le temps de se rendre jusqu'à moi, à dix pieds, en plein milieu du chemin, me barrant le passage. Bête impressionnante, élancée, athlétique, oreilles taillées pointues, pas agressive, mais qui me toise pendant quelques secondes avant d'obéir à son maître.

Dimanche 21 octobre, Chemin de la Montagne. Je croise l'une des deux femmes de l'escouade cycliste citoyenne. Un peu plus loin, je fais ma halte habituelle au belvédère, endroit montagneux où je peux me remplir les yeux du panorama s'étendant à mes pieds, et griller une cigarette. Sa collègue surgit tout à coup, ne l'ai pas entendue venir, elle grimpe la côte à pied, vélo à son côté. Je redoute que le molosse me cause des difficultés, m'en confie à la collabo, qui me dit le trouver « ben tannant, ce chien-là ». L'a-t-elle vu quand elle est passée devant le chalet ? Non, elle n'a pas passé à cet endroit-là, elle vient d'un peu en aval, me dit-elle, d'une maison bleue, blanche, verte : vérification faite, aucune maison ou chalet n'est peint de ces couleurs dans le secteur.

Je connais bien madame, elle demeure près de chez moi, dans la petite rue débouchant sur la 155, en face de l'ex-petite-maison-aux-écrans : la conjointe du civil. Et le chalet où résident les proprios du chien est un passage obligé. Bref, un mensonge gros comme une maison. Puis elle me lance, cette formulation typiquement policière : « C'est beau ! », et part rejoindre sa copine.

Dans l'instant qui suit, une camionnette… rouge, couleur-message, se pointe le nez dans la courbe passant devant le belvédère où je suis assis sur une roche, et arrivant de la même direction que vient tout juste de prendre la collabo. Elle s'est pointée dans un silence intégral, comme la collabo plus tôt. L'homme au volant me salue de la tête, une femme l'accompagne. En voilà deux autres impliqués dans la pseudo police communautaire. Ils habitent la même maison que la patrouilleuse en scooter, dont j'ai parlé plus haut.

La passagère de la camionnette tourne la tête, s'étire le cou pour me regarder par la lunette arrière, puis la tourne dans l'autre direction, et jette un œil sur un chalet, situé à environ trois cents pieds en contrebas, sur le bord du Lac Bouchette. Une harpie qui espionne les citoyens, avec son chauffeur attitré, cheveux courts, bec pincé, regard sévère et plein de suspicion.

Le molosse occupe mes pensées. Dans un fossé, je déniche une branche cassée, l'émonde un peu, la place en travers des guidons, prêt à m'en servir. Quand j'arrive dans son secteur, il est là, trône au plein milieu du chemin, à environ 300 pieds du terrain de son maître. Dès que j'apparais dans son champ de vision, il aboie trois fois, toutefois sans trop de conviction. Il se permet néanmoins quelques bonds dans ma direction, mais suis suffisamment loin pour avoir le temps de grimper dans un arbre s'il décidait d'attaquer. Que faire ? C'est le seul point de passage, autrement je devrai reprendre mon itinéraire à l'inverse pour revenir chez moi, me taper près de vingt kilomètres. Heureusement, une camionnette arrive, je fais signe, explique au conducteur la situation, il accepte de me prendre à bord avec le vélo, me fait franchir le no men's land.

Lundi 22 octobre. Je rencontre, à son domicile, un conseiller municipal, impliqué dans la répression clandestine. Lui explique la problématique, incluant mon enquête sur la police en civil, dis ne pas vouloir me plaindre à l'Hôtel de Ville, une employée m'ayant informé qu'il faut composer le 911, que la Sûreté du Québec est chargée de faire respecter ce règlement. Il me coupe la parole : « Non, non, dit-il et fait-il de la tête, c'est pas de même que ça marche ». Il prend son cellulaire, rejoint, je crois, le nouveau secrétaire-trésorier de la municipalité, règle l'affaire en deux minutes. Le lendemain, au point de passage, pas de trace du molosse, seulement quatre personnes travaillant fort à rassembler les feuilles mortes sur le terrain. Après une journée de relâche à cause de la pluie, j'y repasserai de nouveau. Pas âme qui vive, ni chien, et la cheminée ne fume plus. Les lieux sont redevenus ce qu'ils sont la plupart du temps, inhabités. (La suite demain)

News du samedi 10 mai 2008--------------- 

Le vrai visage de la guerre –  Les États-Unis (qui mène l’OTAN par le bout du nez), le Canada et la France, entre autres, font la guerre aux Talibans de l’Afghanistan : ceux-ci ne sont pas tous des terroristes. Ici, au Canada, le gouvernement conservateur de Stephen Harper tient des propos à ce point soporifiques qu’on en vient à croire que l’armée canadienne mène une guerre propre, propre. Sauf que ce genre de guerre n’existe pas.   

À la base aérienne de Bagram, en Afghanistan, la police militaire américaine était chargée de la sécurité des prisonniers, jusqu’au jour où le Renseignement militaire lui a demandé de les préparer à l’interrogatoire en les affaiblissant, humiliant, les cassant. Dans les vidéos que vous allez voir, des tortionnaires de l’armé américaine s’expriment.

L’un dira : « Obtenir des informations (des prisonniers), c’est tout ce qu’on nous demandait. » Un autre : « Quand on est dans des situations démentes, on pose des gestes déments. » Un troisième : « J’aurais dû suivre ma propre moral, au lieu de suivre les autres. Mais je ne voulais pas me désolidariser des collègues. » Après une pause : « Allez là-bas (en Irak et en Afghanistan), vous comprendrez. » Enfin ce commentaire qui en dit bien long sur ce qu’est une guerre : « Voir des copains mourir, ça peut inciter à dépasser les limites. » Bref, à la guerre personne ne se fait de cadeaux.

Titre : Un taxi pour l’enfer
Quelques uns des intervenants : Brian Cammack, caporal USA, Irak ; Eric Lahammer, renseignements militaires, USA, Irak ; Ken Davis, police militaire, US ; John Hutson, amiral ; Tony Lagournis, interrogateur, USA ; Lawrence Wilkerson, colonel, USA, Irak ; Dan McNeill, général, USA, Irak ; Tim Golden, New York Times ; Sergent Thomas Curtis, USA, Afghanistan ; Sergent Anthony Morden, USA, Afghanistan ; Soldat Willie Brand, USA, Afghanistan ; Soldat Damien Corsetti, USA, Afghanistan ; Capitaine Christopher Beiring ; Glendale Walls, caporal, afghanistan, USA, etc. D’ex-prisonniers témoignent aussi

Vidéo 1 (durée 19:31).
Vidéo 2 (durée 19:33)
Vidéo 3 (durée 19:46)
Vidéo 4 (durée 19:34)
Vidéo 5 (durée 19:31)
Vidéo 6 (durée 05:07)

J’ai beaucoup de problèmes techniques… – … avec mon ordi. C’est immanquable : à chaque fois où le directeur général de la Sûreté du Québec, Normand Proulx, n’aime pas ce que j’écris, tout se met à mal fonctionner. Ça fait près de 10 ans que ça dure, alors je sais de quoi je parle.

Qu’est-ce qu’il n’a pas aimé, Proulx, cette fois-ci ? Probablement, et entre autres, ce sous-titre, voir plus bas : Le fonctionnaire qui jappait s'est adouci. Plus tard, il quittera ses fonctions ; et cet autre, à voir aussi plus bas : La Sûreté du Québec utilise à mon encontre des chiens dressés à l’attaque.

J’ai un millier de bonnes raisons de croire que le ou la cyberflic qui bousille mon ordi occupe un appartement mitoyen au mien. L’édifice où j’habite depuis près de 10 ans (DIX ANS), dans le petit village policier de Lac Bouchette, a toujours été occupé par des civils de la Sûreté du Québec.

Le fonctionnaire qui jappait s'est adouci, plus tard, il quittera ses fonctions – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Milieu de juin 2000, un autre chien s'attaque à moi, alors que je grimpe à vélo la grande côte située à l'une des extrémités de la rue Principale. Elle est assez raide, j'avance lentement. À la hauteur d'une résidence, l'agressif arrive en trombe et bondit sur moi sans avertissement. Tout se passe à la vitesse de l'éclair. J'exécute en catastrophe un demi-tour pour éviter la charge, pas le temps de vérifier si un véhicule monte ou descend la côte, et entreprends illico la descente. S'il y avait eu un véhicule, il m'aurait frappé. Je suis furieux. La propriétaire de ce chien est l'une des deux femmes qui s'étaient amenées au journal D'un Lac à l'autre et avaient exigé que je leur cède une page et demie du numéro de décembre 1999. Pas la conjointe du civil, l'autre.

Dès le lendemain, je vais porter plainte à l'Hôtel de Ville. Explique à la préposée de la réception l'objet de ma visite. Elle me dit de composer le 911, que c'est la responsabilité de… la Sûreté du Québec. Pas question, que je rétorque. En ce cas, enchaîne-t-elle, adressez-vous au secrétaire-trésorier, m'indiquant de la main son bureau, juste à côté. Je le connais bien, ce type. À l'automne 1999, alors que j'étais responsable du journal local, je lui téléphonais pour compléter les infos du procès-verbal de la réunion du conseil municipal. À Chaque fois, j'étais vraiment étonné de la rudesse de sa voix, affûtée comme la lame d'un couteau. Il ne parlait pas, il jappait. Assez intimidant, merci ! 

Alors, j'entre dans son bureau, lui relate l'agression canine, précise que là, j'ai l'intention d'aller au fond des choses, car c'est la deuxième plainte contre un proprio de chien que je loge auprès de lui. Ma détermination le fait roussir un brin. Pendant que je l'observe, il farfouille maladroitement sur le dessus d'une pile de papier posée sur sa table de travail, silencieux, cherche à se donner une contenance, ne sait pas trop comment réagir. Pour être franc, je le sens coincé. Finalement, il me dit qu'il va téléphoner à la dame. L'homme qui jappait s'est adouci : un ou deux ans plus tard, il quittera ses fonctions.

Ma détermination n'est pas feinte. C'est que des flashes se bousculent dans ma tête et permettant de comprendre enfin ce qui se passe, car il se passe bel et bien de quoi. L'année précédente, à la fin de juin 1999, quand j'avais quitté Montréal pour m'installer définitivement au village, j'avais habité une semaine dans une résidence privée, dans l'attente d'un appart. J'y avais fait l'objet de déstabilisations policières, dans la cuisine parmi les casseroles. Ma logeuse, ainsi que je l'ai déjà relaté, hébergeait à l'occasion un civil : celui qui a fort probablement dupliqué les disquettes contenant ce livre. Un midi, alors que nous étions à la table, il avait pris place en face de moi et passé son temps à bouger de la tête en me dévisageant, de façon caricaturée. La reculait d'un coup sec ou la penchait sur le côté, la redressait, etc. Complice, ma logeuse m'avait servi un bol de soupe presque vide, l'équivalent de deux ou trois cuillérées.

J'avais alors réalisé que c'était un panier de crabes et souhaitais en savoir davantage. Alors dans les jours qui avaient suivi mon aménagement dans un appart, j'étais allé, à quelques occasions, rendre visite à mon ex-logeuse. Ainsi, cette fois où trois étrangers étaient en train de souper : une femme d'une quarantaine d'années, qui m'exhibait généreusement sa croupe, un jeune homme et une jeune fille. Elle m'avait présenté la femme comme étant la conjointe du propriétaire de la maison d'en face, celle de l'intersection, et propriétaire aussi de la petite scierie, m'avait-elle précisé. Ajoutant que madame était la mère du jeune homme, et la jeune fille, l'épouse de ce dernier, tous deux de passage dans le village. À une autre visite, autre tablée. Là, mon ex-logeuse m'avait présenté notamment l'époux de madame qui, m'avait-elle précisé, avait vendu sa petite scierie et s'apprêtait à emménager dans un village près d'Alma. 

Par la suite, on avait fait le nécessaire pour me signifier que mes visites n'y étaient pas appréciées. Les déstabilisations se multipliaient, dont certaines étaient appuyées par l'intervention d'un chien que je n'avais jamais vu, et visiblement dressé pour intimider une cible : mon ex-logeuse n'en avait pas. Nous étions dans la cuisine et quand je me levais de ma chaise, il se dirigeait vers moi, la démarche chaloupée, les yeux un peu fous, je craignais qu'il m'attaque. À une occasion, lui tournant le dos, il m'avait attrapé de ses dents par le fond de culotte et tiré, y faisant même un petit trou, sans me mordre cependant. Il appartenait, prétendait mon ex-logeuse, au jeune couple de passage dans la maison d'en face, qui appartient à l'ex-proprio de la petite scierie, me répétait-elle.

La petite scierie lui avait-elle vraiment appartenu ? Plus tard, un représentant syndical y travaillant me confiera : « Lui, je le connais, il reste jamais longtemps à la même place. » Tout était faux, dans ce scénario monté par la Sûreté du Québec : faux jeune couple, faux parents, faux proprio. Ils habitaient cette même maison située à l'intersection où le nom des rues avaient été intervertis, vous vous rappelez ? Celle derrière laquelle se trouvait la petite-maison-aux-écrans, la civils-femme-de-ménage ? Scénario confirmé du reste par des incidents…

Alors que je sortais de chez mon ex-logeuse, j'avais entendu le claquement d'une porte, levé la tête : de l'autre côté de la rue, sur la pelouse, la présumée épouse du jeune homme. Elle avait fait deux pas accélérés, comme si allait bondir dans ma direction, pendant que le même chien me gratifiait d'un aboiement. Un seul, précédé d'un roulement dans la gorge, et reconnaissable entre mille autres. À deux reprises, après le couché du soleil, l'entendrai passer en trombe sur la pierre concassée longeant le mur extérieur de mon appart et lâcher, juste devant la porte, son aboiement caractéristique. (La suite demain)

News du vendredi 9 mai 2008---------------

Cyclone, faune, paysages politiques et autresCyclone en Birmanie
Bolivie – Cliquez sur la flèche, à droite
Les Andes   La Namibie  La Patagonie
Le Botswana
  Le Chili
Au plus près du tigre de Bengale – 30
Périple de la flamme olympique – 30
Les drôles de photos – 15
Mai 68 revient sur les murs – 24

La Sûreté du Québec utilise contre moi des chiens dressés à l’attaque – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Peut-on ajouter à la télésurveillance l'écoute téléphonique ? Je ne sais pas mais…  Jeudi 4 octobre 2001, midi trente, je vais téléphoner à la cabine de Bell, située à l'extérieur de la station d'essence de la 155, n'ayant pas le téléphone à mon domicile. Je l'utilise rarement plus d'une fois par mois, mais ces derniers temps j'ai quelques appels urgents à loger et souvent quelqu'un me précède de quelques minutes. Ça m'intrigue. À cause des synchronismes, bien sûr, mais aussi de leur attitude. Pendant qu'ils conversent au téléphone, ils sont tourné vers moi et me regarde, parfois ils sortent de la cabine en affichant un petit sourire.

Un homme descend d'un véhicule et y entre juste au moment où j'arrive. Habituellement, je me tiens à l'écart pour laisser l'usager converser en toute intimité. Cependant, ce jour-là, je veux essayer de savoir ce qui en est vraiment, alors je m'installe juste à côté des portes battantes de la cabine, l'oreille bien déployée. « Est-ce que le rassemblement est fait ? » demande-t-il à son interlocuteur à l'autre bout du fil : en matière d'écoute téléphonique, le mot « rassemblement » fait-il parti du jargon policier ?

Il se racle la gorge et, pendant une bonne minute, semble attendre que l'autre ait vérifié et répondu à sa question. Puis, il dit ne pouvoir parler longtemps, quelqu'un (moi) attend pour téléphoner et raccroche. En sortant, il me dit : « Je vous laisse le téléphone, il est tout chaud. » Je m'y installe, observe la wagonnette à bord de laquelle il monte. Sur le pare-choc avant, une plaque portant le numéro 00-000. Plaque-message ? Cherchait-on à me signifier que même mes conversations téléphoniques étaient sous écoute ? Jouait-on à me le faire croire ou l'étaient-elles vraiment ?

Abordons un autre volet de la répression clandestine et illégale des civils de la Sûreté du Québec à mon encontre. Pour le moins ahurissant, celui-là, réellement. Avant mon arrivée au journal local D'un Lac à l'autre et après mon départ de celui-ci, la Sûreté du Québec a tenté de m'empêcher de circuler à pied et à vélo dans le village en utilisant notamment des chiens dressés à l'attaque. Lorsque j'en étais l'éditeur délégué et le journaliste, elle ne pouvait utiliser ces méthodes à mon encontre, car il y avait risque que j'en fasse échos dans ses pages.

Pondérons tout de même : des chiens dressés à feindre l'agression physique. Dressage présumé puisque je n'ai jamais été mordu. Le problème est que vous ignorez qu'il n'y aura pas morsures et l'attaque est à ce point convaincante que vous pensez qu'ils vont vous manger tout rond. Il me faudra plus d'un an avant de comprendre que la répression policière se cachait derrière les violences canines. Répète-t-on le pour ne pas l'oublier : la meilleure répression est toujours celle que le citoyen ne voit pas. Pourquoi ? Les tactiques étant illégales, le citoyen pourrait intenter des poursuites si les flics portaient leur uniforme. Comme vous allez voir, l'affaire est sérieuse.

Début mai 2000, j'ai eu à composer avec un obstacle majeur, en bordure de la forêt, près de chez moi : un chien enragé d'une race bâtarde et aussi gros qu'un berger allemand. Je ne m'y attendais pas parce que ne l'y avais pas vu auparavant. Alors j'ai la frousse de ma vie quand il surgit soudainement de l'arrière d'une maison et fonce à vive allure sur moi, grognant, les canines sorties et cherchant à me mordre la cheville. Je réussis à l'esquiver en sprintant et composant du mieux que je peux avec nids de poules et cailloux. Fort heureusement, l'endroit est suivi d'une pente, que je dévale en moins de deux. Dans l'après-midi, me faut repasser devant la maison pour revenir chez moi. Cette fois, suis armé d'un branche d'un arbuste, alors quand il se rue sur moi, suis un peu mieux préparé à l'affronter.

N'empêche. J'ai peur des gros chiens agressifs. Impossible de téléphoner au proprio de l'animal. J'en ignore le nom, des gens de mon entourage également. C'est que cette maison, isolée et située au sommet d'une colline, est en rénovation, les samedis et dimanches. Le reste de la semaine, une parente, amie ou conjointe habite entre-temps dans une petite roulotte. Pas question d'aller frapper à sa porte pour m'enquérir du nom du proprio... Vais-je y retourner ou pas ? Finalement, je me dis que je vais tout même pas me priver des plaisirs de cette belle forêt, tout près de mon domicile, à cause d'un chien qui ne sait pas vivre.

Un matin, prenant mon courage à deux mains, je décide de lui faire face. Je tiens dans la main droite une branche d'aune, du même côté que la maison. Rusé, il m'attaque cette fois sur la gauche. Je crie au propriétaire d'appeler son maudit chien. En périphérie, j'entrevois une femme, près de la roulotte, qui l'appelle, mais d'une voix si faiblarde et peu convaincante qu'il ne l'entend même pas.

En fin d'après-midi, madame est debout devant la roulotte, presque au garde-à-vous, me souriant, sans chien aux alentours. Attitude et sourire caricaturés, pour bien me faire sentir qu'elle se foute carrément de ma gueule. Elle m'attendait, de toute évidence. À cause de la présence d'arbres et d'un bâtiment, son champ de vision est d'environ 500 pieds. M'a-t-elle aperçu au moment où elle s'adonnait à jeter un oeil à la fenêtre de la roulotte ? L'avait-on averti de mon arrivée ?

Après quelques jours de répit où j'ai pu circuler sans problème, il m'agresse à deux autres occasions. Lors de l'une d'elles, curieusement, il vient à ma rencontre alors que je commence à peine à gravir la colline et que la maison n'est pas encore visible. Il se contente d'abord de courir dans le champ bordant le chemin et de japper pour ensuite passer à l'offensive quand j'arrive à la hauteur de la maison. Il est 8 ou 9h00 du matin. De l'intérieure de la roulotte, me parvient la même voix faiblarde l'appelant. Cette fois, elle ensommeillée en plus. Un appel l'encourageant quasiment à poursuivre son attaque. Je réussis à lui échapper. Vers la fin de l'après-midi, quand j'emprunterai le chemin à l'inverse, mon agresseur n'y sera pas. Pendant un certain temps, j'aurai la paix. (La suite demain)

News du jeudi 8 mai 2008--------------- 

La débrouillardise n’a pas de limite – Un groupe de musiciens britanniques voulait produire un clip, mais n’avait pas les sous pour en défrayer le coût. Comment faire ? Élémentaire, mon cher Watson. Il a utilisé des caméra de la télésurveillance : il y en aurait plus de 4 millions au Royaume-Uni. Ensuite, ainsi que le permet la loi sur la liberté d’information, il a réclamé les images. Et voici ce que cela a donné : The Get Out Clause - Paper

PSITT : Selon Mike Neville, responsable du bureau des images de Scotland Yard, les images provenant des 65 000 caméras londoniennes n’ont permis d’élucider que 3% des vols commis sur la voie publique. Lisez l’article ici.

Sur le site où de vous envoie, vous avez accès à deux courts reportages radio sur la télésurveillance + également au site gouvernemental du Royaume-Uni présentant la stratégie britannique de développement de la vidéosurveillance + enfin, au site de la ministre française de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, et à son programme relatif à l’Installation de la Commission nationale de la Vidéosurveillance.

Clip du Groupe français Justice, belle propagande pour la police ! – Attention : je ne dis pas qu’il est de connivence avec la police. Explications. Le clip Stress a été tourné dans une banlieue française. On y voit un gang d’ados agressifs se livrant à plusieurs incivilités grossières à l’encontre de citoyens, en frappant même quelques uns, semant le désordre partout où il passe. Le punch, à la fin : l’un lance un cocktail-molotov à l’intérieur d’une auto.

On ne peut manquer de faire lien avec les émeutes survenues ces dernières années dans plusieurs de ces banlieues. Sur le web, j’ai retenu ce commentaire de quelqu’un qui a vu la vidéo : « Pourquoi souffler sur le feu » ?

Et la connivence involontaire ? Le Groupe électro Justice donne raison aux flics français. Sarkozy et Le Pen vont être contents, eux aussi. Personne ne pourrait tolérer ce genre de comportements. Du même coup, Justice affaiblit le message socio-économique des émeutiers. Remarquez, y’a pas de quoi en faire un drame, mais les faits sont là.

Ma préférence va pour les photos et dessins engagés… – …lorsque j’en trouve. Suis vraiment pas du genre " people ". C’est tant mieux ainsi. Car sur le web, y’a déjà beaucoup de journalistes s’intéressant aux petits faits divers. Il en faut, remarquez, mais il y en a trop. Être inoffensif est excellent pour la carrière.

Chronique de Tchétchénie – colonne du centre, lisez l’article,
plusieurs dessins suivent

Calepin de Fanch – De nombreux dessins d’actualité
Sur le bandeau de la page s’affichant, naviguez sur les années
de 2004 à 2008.

Visitez le site de Fanch Ar Ruz – BD et dessins politiques
Colonne de droite, cliquez sur les bandeaux

Cyberpresse – 8 photos

"Qu'est-ce qu'il fait ici, lui ?" – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Venons en donc à la petite-maison-aux-écrans située à l'arrière de la résidence de la civile-femme-de-ménage. Pour diverses raisons, il y avait plus d'un an qu'elle titillait ma curiosité. Tout comme la belle résidence du coin de l'intersection, elle avait changé de main trois fois en l'espace d'un an et demi. Je soupçonnais ses résidents d'être le point central d'une activité particulière. Elle était suffisamment près de chez moi pour en épier les allés et venues de l'une des fenêtres de ma cuisine-salon.

J'y avais constaté un achalandage inhabituel de véhicules. Certains jours, quatre étaient stationnés dans l'entrée. Et de manière ordonnée (disciplinée), en deux lignes parallèles : deux au fond de l'entrée, les deux autres juste derrière. Formant un tout, comme quatre pièces d'un puzzle imbriquées les unes contre les autres. Va-et-vient de piétons aussi. Des résidents des maisons avoisinantes, dont la civile-femme-de-ménage et des locataires de l'immeuble où j'habite, dont l'homme-au-toutou. Trop de visiteurs pour une aussi petite maison d'un seul étage. Je m'interrogeais : y visionnait-on les images captées par les caméras extérieures (et intérieures ?) disséminées dans l'îlot où j'habite?

Un soir de décembre 2000, j'ai pris une marche sur cette petite rue liée à la 155. Mon doute est confirmé dans les minutes qui suivent. Comme il fait noir et que le store vertical n'est pas fermé, j'aperçois un homme assis devant une télé, face à une fenêtre donnant sur la petite rue : un civil, que je connais bien et qui demeure ailleurs dans le village. J'ai la conviction qu'il m'a d'abord vu sur son écran, avant de tourner la tête pour adresser quelques mots à une femme, debout derrière le divan où il prenait place. Celle-ci s'est aussitôt penchée, comme si elle ramassait quelque chose sur le plancher, m'empêchant ainsi de voir son visage. Suis convaincu qu'il l'informait que je le fixais parce qu'ensuite, il m'a regardé, par dessus sa télé.

Sur le chemin du retour, l'homme-au-toutou apparaît dans le paysage. Il s'en vient dans ma direction, sur le même versant, je remarque son air sévère. Pas de salutations, ni de sa part ni de la mienne. Poussé par la curiosité, j'entreprends une deuxième fois le même trajet. Le vois revenir, il penche légèrement la tête sur le côté opposé. Lorsque je fais le chemin à l'inverse, il a disparu.

Le lendemain soir, je sors prendre ma marche. À la petite-maison-aux-écrans, même constat : cette fois, le même homme, encore devant sa télé, sait que je m'en viens car il fixe déjà la fenêtre au moment de mon passage. Quand je repasse, quelques minutes après, le store de la fenêtre a été fermé. De l'autre côté de la rue, de la fenêtre de la cuisine d'une résidence, j'aperçois une femme se plier en deux pour m'exhiber sa croupe : je connais le truc, on me l'a tellement fait à Montréal. Connais très bien aussi la dame : c'est l'une des deux membres de l'escouade cycliste. Je précise qu'en aucun moment ne me suis-je immobilisé devant la fenêtre. Cependant, marchant très lentement, à cause d'artères partiellement obstruées dans les jambes, j'ai amplement eu le temps d'en visionner suffisamment pour comprendre.

Le soir suivant, une femme y promène un gros chien beige, sans laisse. Connaissant les us et coutumes des civils et l'utilisation qu'ils font des chiens dressés à l'attaque, ainsi qu'on le verra plus loin, j'emprunte un autre trajet pour ne pas rencontrer le gros toutou, en marchant sur un petit bout de la 155. À mon retour, je vois la civile-femme-de-ménage, qui demeure à l'intersection, sortir de la petite-maison-aux-écrans. Sortie synchronisée ? Je vais à sa rencontre, nous causons une dizaine de minutes. Suis convaincu que c'est elle qui s'est penchée derrière le divan pour se dérober à mon regard.

Peu après, je nettoie mon entrée. Un inconnu descend du premier étage de l'immeuble et enlève la neige du toit de son véhicule. Ca fait boum-boum-boum, il insiste beaucoup trop. Je décide de faire de même avec ma pelle, m'acharne sur des plaques de glace qui ont adhéré à l'asphalte. Lui tient tête assez longtemps pour qu'il comprenne que j'ai décodé son message subliminal, et qu'il décroche. Et l'homme-au-toutou a recommencé son petit manège. Il amène son chien se soulager en face de ma porte d'entrée, à quelques pieds. Les civils sont des récidivistes impénitents.

Six mois plus tard, nous sommes à l'été 2001, d'autres indices viennent s'empiler sur ceux que je possède déjà. Tout commence par le tintement d'une cloche. Une dizaine de minutes s'écoulent, puis cette fois un bref coup de sirène retentit. Que se passe-t-il ? J'ouvre la porte, du seuil j'aperçois le camion à incendie de la municipalité stationné devant la petite-maison-aux-écrans. Pas de boyaux d'arrosage, ni flamme, ni fumée. Me demande aussi pourquoi la sirène ? Ça ne ressemble tellement pas à un incendie que j'en déduis qu'il va plutôt y avoir un petit défilé sur la rue Principale et, ainsi que cela est arrivé une fois, que le lieu sert de point de ralliement de véhicules.

Au printemps 2002, on entreprend la démolition de la petite-maison-aux-écrans qui, selon la rumeur, aurait été endommagée par le feu. Suis vraiment étonné. Ses résidents sont des voisins, seules une pelouse et la petite rue nous séparent. J'en suis même assez proche pour identifier qui y entre ou en sort. S'il y avait eu incendie, je le saurais. Grosse envie d'aller visiter le chantier de démolition. Elle est démontée planche par planche. Deux ouvriers s'y affairent, déposent les matériaux dans un container. Je patiente deux jours puis… « Est-ce qu'on peut visiter ? » Oui, me dit l'un des deux responsables des travaux. Ce n'est pas long que des civils s'amènent sur les lieux. Trois, pas d'un seul coup, les arrivées espacées de deux ou trois minutes. Légèrement en retrait, ils m'observent, silencieux, avec une curiosité manifeste, semblent se demander : " Qu'est-ce qu'il fait ici, lui ? "

Premier constat : aucune odeur de fumée à l'intérieur, pas d'endroits calcinés, pas de suie. Deuxième constat : une maison de trois petites pièces et seule la partie arrière est dotée d'une cave, où est installé le système de chauffage, me dit-on. L'équivalent d'un petit chalet. Constate aussi qu'on a commencé à enlever le revêtement des murs intérieurs. Près de la porte d'entrée, trois tubes, sorte de chemises fabriquées d'un matériau flexible, de couleur beige, dans lesquels on introduit plusieurs fils électriques. Identiques au fil à découvert, à la surface du sol, près de ma porte, et dont j'ai parlé plus tôt. Les tubes sont côte à côte, pendouillent, mais les fils n'y sont plus. Était-ce ceux qui reliaient les caméras aux écrans ? Un îlot compte plusieurs caméras, ce qui implique autant de fils pour acheminer images et sons jusqu'aux écrans. La petite-maison-aux-écrans était surveillée à l'extérieur par un chien qui assez souvent aboyait et hurlait. Quand il commençait, il n'arrêtait plus, ça pouvait durer des heures. (La suite demain)

News du mercredi 7 mai 2008---------------

Depuis 2002, 83e soldat canadien tué en Afghanistan – Curieusement, l’armée canadienne ne fait état que des morts, jamais de ceux ayant subit des blessures graves, qui les handicaperont lourdement jusqu’au dernier jour de leur vie. Si ce bilan était ajouté à celui des décès, le portrait de la situation serait beaucoup plus près de la réalité.

Le caporal Micheal Starker, la dernière victime en liste, était-il vraiment convaincu de l’importance de cette guerre ou y participait-il par soumission à l’autorité militaire ? J’aimerais qu’une maison de sondage réputée pose la question suivante, entre autres, à des Canadiens : seriez-vous prêt à risquer votre vie ou d’être gravement blessé en Afghanistan afin de défendre l'hégémonie américaine et de grosses compagnies pétrolières ?

Plusieurs albums de photosActualités – 32 photos
Mai 68 vu par la
préfecture de police de Paris – 12
Les enfants de GTA – 13
24 heures images – 5
Autre
24 heures images – 5
Participants à la traditionnelle parade «
Jack in the green » dans les rues d'Hastings, Grande-Bretagne, le 5 mai 2008 – 30 photos (Dans la page s’affichant, un peu plus bas. Et à la fin de page, des liens donnant accès à d’autres photos.)

Le village est divisé en îlots de télésurveillance – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Mon interprétation de ces événements, parmi d'autres que je vais étaler dans ces pages, est que dans ce petit village rurale, et je ne crois pas que ce soit spécifique à Lac Bouchette, on emploie les mêmes méthodes de quadrillage que dans la Cité policière, Montréal. Le village, au territoire immense (919 kilomètres carrés) et peu peuplé (1 370 citoyens), est fort probablement divisé en îlots, chacun comptant une maison privée où un civil surveille les allés et venus des citoyens sur des écrans.

Il est un fait bien réel que, selon le concept de la pseudo police communautaire, la police en civil doit créer des îlots de surveillance (de télésurveillance) partout, et s'y enraciner pendant des années afin de connaître en profondeur les us et coutumes de chaque citoyen. Cependant, comme il y a plusieurs îlots de télésurveillance, cela implique plusieurs caméras et écrans.

Pour cette raison, la télésurveillance ne peut être concentrée dans une seule maison privée. Le nombre d'écrans à visionner nécessiterait la concentration sur les lieux de plusieurs civils : sans compter le nombre de pieds de fil que cela impliquerait pour y acheminer les images. En résulterait un va-et-vient, et pas seulement à la fin d'un quart de travail. Des gens qui y entrent et en sortent, partant en patrouille au volant d'un véhicule banalisé ou en revenant. Tout cela risquerait d'attiser la curiosité des voisins et des passants.

Obligation donc que le préposé à la télésurveillance habite la maison ou l'appart de l'îlot où il est affecté, et soit le seul à y vivre, ou avec une fausse compagne, ou un faux compagnon. En ajoutant un enfant au faux couple, et faisant de madame une femme de ménage et de monsieur un chômeur ou un bs, on est certain de bluffer tout le monde.

La superficie des îlots varie selon la concentration de citoyens. Dans la partie urbanisée du village, le nombre de civils est forcément plus élevé que dans ses parties rurales et forestières. Bien que ces deux dernières sont autrement plus vastes que le secteur urbanisé, les caméras doivent être moins nombreuses, du fait qu'il y a moins de voies de circulation qu'au cœur du village. S'agit la plupart du temps de chemins de terre ponctués de rares embranchements. Quelques caméras installées en des points stratégiques suffisent pour suivre le cheminement de ceux les empruntant. Les civils préposés aux écrans doivent y être en nombre inférieur aussi.  

Dès que l'un de ceux affectés à un îlot aperçoit un citoyen ou un véhicule sur l'un de ses écrans, il fait rapport, et on dépêche immédiatement sur les lieux un collègue, au volant d'un véhicule ou à pied, dépendamment des lieux et circonstances. S'agi?sant d'un village où tout le monde se connaît, il est par conséquent possible d'identifier citoyens et véhicules sur les écrans. La nature de l'intervention du patrouilleur variera selon la réputation dont jouit chaque piéton ou conducteur. Tout ce quadrillage n'exclut pas la présence d'un mini poste de police, d'où émaneraient les ordres, logé aussi dans un appart ou une maison privée.

J'ai souvent constaté, lorsque j'allais acheter du tabac ou des denrées à une certaine station de service située sur la 155 (compte tenu du nombre de civils y travaillant, suis porté à penser qu'elle serait même exploitée par la Sûreté du Québec), le soir après souper, qu'un véhicule, venant d'une direction opposée, m'y précédait de quelques minutes. À environ 500 pieds de là, je voyais le conducteur s'y stationner et entrer.

Quand j'arrivais, l'homme ou la femme jasait avec le ou la préposé à la clientèle, manifestement au courant de l'identité d'emprunt du civil. Il achetait rarement quelque chose et, quand il le faisait, il s'organisait pour quitter après moi. Sur le chemin du retour, l'y voyait en sortir. Avait-il vraiment effectué un achat ? J'en serais étonné. Comment savait-il que j'allais à cet endroit ? La police m'avait vu sur des écrans me préparer, sortir de chez moi et rouler sur la 155. Connaissant bien mes routines, elle savait que je m'y rendais et l'y avait dépêché. Tout ce qui précède permet de préparer le terrain à ce qui suit. (La suite demain)

News du mardi 6 mai 2008--------------- 

Si le Taser avait été un médicament ou un appareil médical… – … le nombre de personnes décédées après avoir reçu une décharge électrique aurait amené les autorités canadiennes à agir. C’est ce qu'affirme le Dr Matthew Stanbrook dans un article publié dans le Journal de l'Association médicale du Canada.

Chercheur et spécialiste en respiration à l’hôpital Toronto Western, il attire l’attention des autorités sur le fait que les messages au sujet du Taser sont contrôlés par ceux qui le fabriquent, le vendent ou l’utilisent. Le Dr Stanbrook souhaite que les données soient remises à des chercheurs indépendants qui pourront déterminer si l'utilisation du Taser a sauvé des vies ou non.

Lisez l’article au complet sur le site de Radio-Canada.

PS : Dans notre supposée démocratie, c’est la police qui mène, pas nos élus. La police, en uniforme et en civil, est plus puissante que la démocratie. Va-t-on finir par le comprendre et, surtout, la chevaucher bride à la main et éperons aux talons.

La vie de quartier – Une petite galerie d’art dans un quartier, aussi nécessaire qu’un petit resto, un petit bar, une petite épicerie, un petit parc, etc. C’est là que se nouent les liens entre les citoyens, que se développent l’osmose et la démocratie. Comment est-ce encore possible de nos jours alors que les civils et leurs collabos ont littéralement charcuté le tissu social avec leurs maîtres mots panzers : prévention, criminalité, terrorisme ? Alors que la moitié des citoyens espionne l’autre moitié ?

Peut-on faire encore confiance à quelqu’un, sans qu’il rapporte tout à la police ? On ne parle de crimes ici, mais de renseignements personnels et intimes que la police ajoute à notre fichier, dans sa mégabanque informatisée. Ce n’est pas une vue de l’esprit, mais une réalité bien concrète, touchable du doigt.

Quatre vidéos, le titre : L’Art, la Vie, la Ville
Elles ont été tournées dans un quartier montréalais
N’oubliez pas d’utiliser le plein écran
Partie 1 (durée 10:00)
Partie 2 (10:04)
Partie 3 (15:00)
Partie 4 (12:22)

Photos du webArrêt sur l’image – 5
Mai 68 – 19 (Les manifestants ont congédié De Gaulle)
Lecteurs de Libération – 50
L’Afrique vue du ciel, plus bas dans la page s’affichant
Site de photos de toutes sortes, plus bas dans la page

Je décide d'aller voir ce qu'il y a l'autre côté de ce maudit miroir – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Certains jours, j'en avais marre d'entendre ces pas s'acheminer vers le mur mitoyen et les longs silences qui s'ensuivaient, avec cette impression très nette d'être observé de l'autre côté du miroir. Est venu un moment où j'ai pensé l'enlever pour voir ce qu'il y a derrière. Cependant il était trop solidement fixé pour que j'y parvienne. L'idée m'a traversé l'esprit de le fracasser. J'hésitais. Les prendre en flagrant délit d'espionnage comportait un risque. Comment réagiraient-ils ? Les activités clandestines de la police, et davantage de ce genre que bien d'autres, doivent demeurer secrètes. J'en avais donc abandonné l'idée, jugeant aussi plus sage finalement qu'ils ignorent que j'étais au courant du petit jeux auquel ils se livraient.

Seulement voilà, les mois s'écoulent, et… ma petite crainte s'émousse. Je décide donc d'aller voir ce qu'il y a l'autre côté de ce maudit miroir. Je constate qu'il est fixé au mur à ses quatre coins. J'essaie de scier la colle d'un des coins, sans y parvenir. Pourtant, le couteau de cuisine que j'utilise est l'équivalent d'une petite scie. S'agit donc de métal. Le couteau coupe le bois, pas le métal. Ce qui me porte à croire que chacun des coins est peut-être boulonné derrière la feuille de gyproc. Comme je peux librement déplacer la longue lame partout ailleurs, j'essaie de repérer un obstacle quelconque : le rebord d'une petite ouverture dans le mur, sait-on jamais. Finalement, je laisse tomber. À l'aide d'une barre à clous j'y parviendrais, mais pas sans endommager sérieusement le mur. Mes tentatives n'ont duré que quelques minutes, celles qui suivent sont significatives…

J'entends des gens entrer dans l'appart et se diriger d'un pas rapide en direction du mur mitoyen. Je décèle une précipitation, une urgence. Un dialogue s'engage entre deux hommes, je prête oreille sans parvenir à comprendre distinctement. Je reconnais le timbre de voix particulier de celui qui avait dit « Y'é toujours tout seul ». Pendant que l'autre enlève quelque chose du mur mitoyen, des frottements contre la cloison l'indiquent clairement (un gros fil ?), il cherche à le convaincre à voix basse de je ne sais quoi, sans réussir puisque l'autre proteste d'une voix assez forte, au point où son interlocuteur semble lui dire de baisser le ton. Aussitôt, l'un d'eux met en marche le système de ventilation de la chambre de bain, et je n'entends plus que le bruit du moteur.

Voyons d'autres éléments étoffant mon propos. Un jour j'ai vu, entre le mur extérieur de l'appart de ce civil et la clôture du voisin, là où le terrain est recouvert de pierre concassée, à environ quinze de pieds à côté de ma porte, un tube beige et pliable dans lequel on introduit un ou plusieurs fils électriques, soit pour les grouper ensemble ou les protéger, et qui, je le présume, reliait cet appart à la maison voisine. J'ignore comme cela s'était produit, mais il était partiellement à découvert. Il a fallu quelques semaines avant que quelqu'un s'en aperçoive et le recouvre de pierre concassée. Par ailleurs, dans le sous-sol de l'édifice où je demeure, un enchevêtrement incroyable de fils de différentes grosseurs est fixés au plafond. Beaucoup trop pour les 10 locataires y habitant.

En outre, un soir de l'automne 2003, passant devant la fenêtre de l'appart du flic baraqué, celui qui menaçait de me donner un coup poing sur « l'aïeul », j'ai vu, dans la toute petite cuisine de ce deux et demi, la silhouette d'une femme assise dos à la fenêtre, devant un écran blanc, qui n'affichait aucune image : le baraqué y vivait seul… Silhouette et scintillement de l'écran bien visibles parce que la lumière était éteinte dans l'appart.

Une femme ? À cause de sa chevelure, abondante, et de sa main droite, doigts bien écartés, effilés comme ceux d'une femme, et index placé à la verticale devant l'écran. Je pense qu'elle venait d'appuyer sur une touche du clavier de son ordinateur pour faire disparaître ce qu'elle visionnait. Un ordinateur ? Sa tête était à un pied de l'écran, quand on regarde la télé, on s'en tient loin. De nos jours, les images captées par les caméras entrent directement dans l'ordi. Le lendemain, le store vertical était fermé, comme il l'est toujours du reste.

Il y a aussi les synchronismes constatés en d'innombrables occasions. Ils sont particulièrement convaincants. Avant même que je pointe le nez dehors, des civils savent que je m'apprête à quitter mon domicile. J'ai à peine déposé mon vélo à l'extérieur que simultanément j'entends une portière claquer, un moteur démarrer et un véhicule reculer ou faire un demi cercle pour emprunter la 155. Parfois, je les vois aussi. Quand ce n'est pas la camionnette d'un locataire habitant l'immeuble, c'est la voiture stationnée devant la maison de l'un de mes voisins. Mes sorties font la plus part du temps l'objet d'une mobilisation policière. Il arrive même que ce soit manifesté de telle sorte que je capte cinq sur cinq qu'on m'a à l'oeil. Que peu importe où j'irai et à qui je parlerai, ils le sauront, que je ne pourrai jamais leur échapper.

Provoquer délibérément des situations donne évidemment les mêmes résultats. Ainsi sortir de son domicile, l'été, vers 4h30 du matin, alors que le soleil commence à peine à se lever, suscite certaines réactions chez ceux qui me surveillent 24h sur 24h. J'en ai fait le constat un de ces petits matins où je voulais tester leur vigilance. Suis sorti, ai fait un demi tour de l'immeuble, me suis placé juste sur le coin de la façade, les yeux braqués sur la résidence qu'occupe un civil, située en retrait de la 155.

L'instant d'après, monsieur (le même qui disait : « Y'é toujours tout seul ») apparaissait dans sa grande baie vitrée. Ai refait le test à quelques reprises, et chaque fois monsieur ou le résident d'une autre maison s'y pointait. La présence de caméras est confirmée par bien d'autres faits. Dès l'automne 1999, je savais déjà qu'au village on s'adonnait à la télésurveillance. Le contraire m'eut étonné grandement, puisque c'est la norme maintenant dans notre société policée mur à mur. Cependant, il est impossible de les repérer.

Étoffons d'un autre… écran. Dimanche 6 janvier 2002… J'arrête à une station de service, sur la 155, acheter l'hebdo Progrès-Dimanche. En profite pour faire, à l'une des préposées au comptoir, un petit topo de ce que j'ai découvert dans le village. Me voyant soudainement sur l'écran fixé près du plafond, m'informe si tout ce que j'ai dit a été enregistré. Ne s'y attendant pas, elle se crispe un peu, m'adresse un très léger signe de tête affirmatif.

Remettez-vous la vidéocassette à la police ? Là, la réponse est moins claire. C'est que la demoiselle est de plus en plus tendue. Je n'insiste pas. A-t-elle dit oui, a-t-elle dit non ? J'opte pour noui. J'en aurais une autre à lui poser, mais ce serait la mettre dans l'embarras : image et son captés ici sont-ils transmis directement, en temps réel, dans une maison privée servant de centre de visionnement et d'écoute dans cet îlot ? D'après moi, affirmatif.

Environ dix minutes après, quand j'arrive devant l'édifice où je réside, j'assiste à un va-et-vient jamais vu. Une civile sort d'un appart, me regarde avec insistance et s'installe au volant de son auto, sans démarrer et partir. Arrive aussitôt une auto qui se parque le long de la façade de l'édifice, suivie l'instant d'après d'une camionnette qui s'immobilise en parallèle. Son conducteur baisse la vitre côté passager, se penche pour parler au type de l'auto.

Pendant ce temps, le passager de ce dernier suit mon déplacement, le cou tordu pour me voir arriver de l'arrière du véhicule et qui se détord pour suivre ma progression. Tournant le coin de l'édifice, le moteur de la camionnette du civil baraqué, stationnée le nez devant sa porte d'entrée, ronronne, sans personne à bord. Ronronne aussi le véhicule vide d'un voisin tout proche. Avertissement de faire attention à ce que je dis. (La suite demain)

Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.

News du lundi 5 mai 2008---------------

Une police cool… – Moi, suis d’accord avec cette façon de faire. Alors, je vous présente la vidéo, non pas pour me moquer des deux flics qui en sont les héros, bien au contraire, mais pour les saluer cordialement au passage. Une police décontractée, parlez moi de ça, surtout que l’événement s’y prêtait bien : la course cycliste en France. La vidéo (09:58) date un peu (1998), elle n’en conserve pas moins toute sa convivialité.

L’heure de la pause-café 24 Heures – 31 photos
Qui sont les
Hell’s Angels ? – 12
Des caricatures, en voulez-vous ? En voilà en quantité !
Utilisez l’ascenseur pour voir toutes celles figurant dans la page d’entrée, dont une du pape qui risque vraiment de vous étonner : qui l’eut cru ? En bas, cliquez sur PAGE SUIVANTE : 21 autres pages vous attendent, remplies de dessins politiques.

«Mais pourquoi voulez-vous savoir ça, vous ?» – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Ce décor trompe-l'œil étant planté, explorons d'autres coulisses. Au cours de mes trois premières années au village, l'un des apparts voisins du mien servait de lieu de réunions à des civils. Pour faciliter la compréhension de ce qui va suivre, décrivons-en sommairement la configuration. S'agissant de deux apparts l'un à côté de l'autre, un mur mitoyen les sépare. D'un côté la chambre du locataire voisin, le civil, de l'autre ma cuisine, et mur contre lequel sont placés poêle, armoires, évier et frigo. Ce même mur mitoyen sépare aussi notre chambre de bain respective.

La minceur de la cloison me permettait de capter parfois des bribes de conversations. Certains soirs, le brouhaha m'indiquait qu'ils étaient quatre ou cinq, peut-être davantage. J'y ai souvent constaté la présence d'autant de véhicules stationnés en face de la porte d'entrée. Me suis même permis une couple de photos. Quelqu'un a dû voir la lumière de ma caméra flasher parce que peu après un flash illuminait la fenêtre de ma cuisine. Comment avait-il su que c'était moi ? J'avais agi dans la noirceur et sans témoin. Caméras extérieures ? Oui, mais invisibles, parce que déguisées en d'autres objets.

En collant l'oreille contre la cloison, j'attrapais un mot par-ci par-là, mais jamais assez cependant pour savoir de quoi ils discutaient exactement. Alors, j'ai très vite mis fin à cette activité. Malgré cela, au fil des semaines et des mois, des mots prononcés d'une voix plus forte s'étaient nettement détachés des autres, du brouhaha et des bruits de pas aussi. Peu à peu, ils ont pris l'habitude, quand ils discutaient entre eux, de mettre en marche le ventilateur de la chambre de bain, voisine de la mienne. Le ronron du moteur couvrait les éclats de voix, mais il leur arrivait de temps à autre de l'oublier...

Un jour, j'entends de l'autre côté du mur, là où est située la chambre, la voix d'un homme dire : « Y'é toujours tout seul. » J'ai la conviction qu'il parle de moi. Je reconnais aussi le timbre de voix particulier du civil habitant la maison située tout près, en retrait de la 155. Parfois, j'identifiais aussi celles de l'homme-au-toutou-qui-faisait-vous-savez-quoi et de quelques autres que je connaissais bien.

Je n'avais pas été sans remarquer également que souvent j'entendais quelqu'un entrer dans l'appart et des pas suffisamment audibles pour en suivre la progression jusqu'à la cloison mitoyenne. N'en étant pas les locataires, que faisaient-ils donc dans cette chambre ? Au-dessus de mon évier, il y avait un grand miroir, de deux pieds de large par près d'un pied et demi de haut. Le bruit de ces pas était assez éloquent, leur pr?gression suivie d'un silence une fois arrivés au pied du mur, pour penser que peut-être de l'autre coté du miroir m'épiait-on.

Il y avait d'autres indices. L'année précédente, début juillet 1999, à peu près une semaine avant que j'occupe cet édifice, j'avais visité cet appart voisin, sans autre motif que la simple curiosité, car j'avais remarqué qu'on y faisait des travaux. La porte étant ouverte, j'y étais entré et avais marché jusqu'au fond, là où se trouve la chambre. Mon arrivée imprévue avait visiblement surpris les deux " ouvriers " en train d'effectuer des travaux de plâtrage sur le mur mitoyen de mon futur appart. Ils avaient figé, m'observant sans dire un mot. J'avais trouvé leur attitude un peu étrange.

Au printemps 2001, il était de nouveau rénové. Deux rénovations en moins de deux ans, pendant que les autres apparts n'en subiront aucune. Facile, nicher une caméra derrière un miroir sans tain ou d'en effacer les traces quand le voisin, de l'autre côté, s'est rendu compte de quelque chose. Des flics ? Peu probable qu'on utilise de simples collabos pour effectuer ce genre de travaux éminemment clandestins.

Depuis le début de cette deuxième rénovation, on faisait beaucoup de vacarme. Mais bon, je me disais que ce n'était qu'un mauvais moment à passer. Jusqu'au jour où c'est devenu carrément infernal. L'impression d'être dans une caisse de résonance sur laquelle on s'acharnait à frapper frénétiquement sans discontinuer. Vacarme comparable à celui du forgeron frappant de sa masse une pièce de métal déposée sur l'enclume. Bruit assourdissant qui m'était destiné ? Plus que plausible. Je voulais savoir si les travaux dureraient encore longtemps. J'espérais aussi que le locataire, nouvellement arrivé, me permettrait de visiter les lieux et, surtout, d'accéder à la fameuse chambre. Toc, toc, toc dans la fenêtre de la porte, un jeune homme sympa m'ouvre, je m'identifie, explique la situation. Non, il n'en a plus que pour un jour ou deux, et oui, je peux jeter un œil.

Au fond, la porte de la chambre est ouverte. « Puis-je…? » « Certainement. » Murs impeccables, frais peints. Bureau et grand miroir adossés au mur mitoyen. Grande envie d'examiner le mur derrière le miroir, mais, manque de cran, n'ose pas. « Miroir fixé au bureau ou au mur ? » « Au bureau », me répond-il. Puis, après une pause, la voix légèrement irritée, un peu haut perchée : « Mais pourquoi voulez-vous savoir ça, vous ? » « Juste pour savoir », dis-je.

Il se rend compte de sa maladresse, tente de corriger l'impression qu'il me laisse, devient ultra gentil et quand je m'apprête à le quitter, serre chaleureusement la main à « Monsieur Martel ». À quelques occasions, j'ai constaté que le civil pris en quasi flagrant délit retombe vite sur ses pieds en agissant de la sorte. Cela embrouille votre sens critique, mais pas longtemps parce que quand le brouillard s'est dissipé, vous retrouvez votre lucidité pour découvrir la feinte.

Plus tard, à l'automne 1999, alors que je causais avec l'homme-au-toutou (du temps où il était le bienvenu chez moi…), tous deux assis à la table de la cuisine, j'avais perçu du coin de l'oeil une lueur, brève mais vive, jaillir du centre du miroir. Elle ne pouvait provenir de mes deux fenêtres, qui n'ont rien de panoramiques et dont les stores sont partiellement fermés. La lumière extérieure entrant dans l'appart se reflétant sur l'écran de mon ordinateur, je travaille un peu dans la pénombre, une lampe allumée sur le bureau. De toute façon, les fenêtres ne font pas face au miroir, mais aux murs latéraux. Je crois qu'on avait fait un test pour vérifier si j'étais conscient du double jeu du miroir. Comme j'avais feint de n'avoir rien vu et poursuivi la conversation sans trébucher sur les mots, on en avait probablement déduit qu'on pouvait continuer de m'observer sans risque.

Il y a aussi cet autres indice, parmi tant d'autres, tout aussi révélateur à mes yeux. Une nuit, un abcès à une dent m'avait empêché de dormir. C'était l'hiver et le froid vif l'avait titillé. Rien dans ma pharmacie pour neutraliser la douleur. Et à cette heure, le seul endroit où j'aurais pu en acheter était bien entendu fermé. Surprise ! Deux jours après, la réceptionniste-comptable du journal communautaire où je travaillais avait fait allusion à des maux de dents, sans spécifiquement parler du mien, mais d'un air suffisamment entendu pour que j'en saisisse l'à-propos. Tactique policière, ainsi qu'on l'a déjà vue, consistant à démontrer à celui que l'on cherche à intimider qu'on sait tout ce qu'il fait, même en pleine nuit quand il est seul chez lui. (La suite demain)

PS : Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.

News du dimanche 4 mai 2008--------------- 

Des hommes et femmes ordinaires peuvent-ils devenir des bourreaux? – Oui, mais ce n’est tout le monde qui accepte. Le sujet devient bourreau (sur les plans physique ou psychologique) simplement en exécutant les ordres, par soumission à l’autorité : agents de la sécurité privée, policiers, soldats, agents secrets, etc. L’expérience du Dr Stanley Milgram, psychologue social, effectuée dans les années 1960 le démontrait.

Vidéo de l’expérience de Milgram, en anglais seulement, durée 04:25.
Intervenants : Dr. Stanley Milgram, psychologue social, et Dr. Thomas Blass, prof en psychologie sociale, UMBC.

Un film en français a été tourné à ce sujet, avec des acteurs. Ce qui permettra à ceux ne possédant pas la langue anglaise de savoir en quoi consistait l’expérience de Milgram. Durée de la vidéo 19:38.

Une série d’études récentes remet cependant en cause les conclusions Milgram. La soumission à l’a?torité n’est pas aussi facile à induire qu’on l’a dit... Lisez l’excellent papier de Jean-François Dortier : La banalité du mal revisitée.

Une vidéo tabou – Je la dédie au gouvernement conservateur de Stephen Harper, un homme de droite qui n’arrête pas de serrer davantage les mâchoires de l’Étau Policier canadien. Sa tactique consiste à faire un tout petit pas à la fois. Il a aussi des problèmes avec le sexe : il veut censurer indirectement les films causant du désordre, notamment pornos. Dans la page s’affichant, la vidéo est un peu plus bas. Si vous n’y arrivez pas, because la censure, essayez ici : Cheating Couple Busted

Un faux couple de civils et un enfant, celui de la civile – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Cet édifice où j'habite compte dix apparts. Les neuf autres sont occupés par des civils de la Sûreté du Québec. Évidemment, aucune auto-patrouille stationnée en face des apparts, surtout pas, mais des camionnettes, avec double bonbonnes pour la soudure à l'arrière, ou un canot, ou une petite cargaison de matériaux de construction. Pour mieux illusionner le commun des mortels. Quelques autos aussi, rien de luxueux. Il y a aussi des civils qui habitent près de l'édifice, sur ce même côté de la 155. Ils occupent cinq maisons : pour éviter que des citoyens d'ici ne les identifient, suis obligé de modifier un peu la cartographie du secteur. 

D'un côté de l'édifice, il y a celle située en retrait de la route, où un civil vit seul. De l'autre côté, à l'intersection, un faux couple de civils et un enfant, celui de la civile. À l'arrière de leur résidence, en bordure d'une rue débouchant sur la 155, une petite maison est utilisée à des fins de télésurveillance, activité que je décrirai dans quelques paragraphes et désignerai sous le nom de la petite-maison-aux-écrans. Juste en face de celle-ci, un flic, sa conjointe et un enfant. Dans cette rue, on y dénombre également deux autres maisons. Deux frères habitent l'une d'elles, collabos à tout crin, dont l'un jouant au cerveau lent : ke crois que l'un d'eux est flic, sans en être certain à cent pour cent. À quelques centaines de pieds de là, une vieille cambuse, le toit vallonné, sert de lieux de rencontres. Et de cinq.

Les civils ne sont pas tous doués pour le mensonge. Leurs histoires sont souvent mal ficelées. Suffisamment pour qu'on constate que le paquet contient autre chose que ce qu'ils prétendent. Entrons sur la pointe des pieds dans la maison située à l'intersection. Elle a toute une histoire récente derrière elle. En l'espace d'un an et demi, en l999 et 2000, elle a changé de main trois fois. À l'été 1999, quand je suis arrivé à Lac Bouchette, elle était à vendre, son proprio, qu'on prétendait - faussement, on le verra - également proprio de la petite scierie, quittait le village pour un autre, paraît-il près d'Alma.

Au début de l'hiver qui suit, une jeune femme accompagnée de son bambin vient chez-moi m'informer qu'en l'absence de mon proprio, qui hiberne dans le Sud, elle s'occupera des locataires de l'édifice. Elle m'apprend avoir acheté la maison située à l'intersection et vendu celle qu'elle occupait avant et sise juste à l'arrière : la petite maison-aux-écrans. Elle se prétend femme de ménage. Au fil de la conversation, j'apprends qu'elle s'est séparée de son chum, même s'ils continuent de vivre ensemble, sans partager le même lit, me précise-t-elle. Puis, elle disparaît de la circulation, après avoir cédé, paraît-il, sa belle résidence à une autre femme qui, elle aussi, est mère d'un enfant et se dit femme de ménage… Ce n'est pas long que je découvre que cette dernière, même si parfois elle porte les cheveux aplatis et huileux de celle qui a trop transpiré à laver plafonds, murs et planchers, est plutôt spécialisée dans le nettoyage… social.

Par ailleurs, quand on regarde la maison, toute en brique avec piscine hors terre à l'arrière, et que j'ai eu l'occasion, l'été d'avant, de visiter (assez somptueux merci), on se demande comment une femme de ménage peut arriver à joindre les deux bouts : mensualités, taxes municipales et scolaires, électricité, chauffage, sans oublier l'auto. (Plus loin, on verra que lorsqu'un civil quitte un endroit, il « échange » sa maison avec celle d'un collègue…)

Officiellement, elle y vit avec son chum et son enfant. Officieusement, il s'agit plutôt, et de nombreux faits le démontrent, d'un policier et d'une policière en civil jouant à faire semblant de vivre en couple. Ils se servent de ce faux statut pour étoffer leur identité d'emprunt. Brillante, cette couverture, qu'ils ne sont pas les seuls à utiliser du reste. Difficile de concevoir qu'un couple, avec ou sans enfant, soient tous les deux des flics. À l'été 2000, cette deuxième femme de ménage me confiera, elle aussi, s'être séparée de son chum, un peu trop renfermé à son goût. Et l'automne 2001 venu, elle m'apprendra que son remplaçant l'a quittée. Certains policiers ne restent pas longtemps en place, alors, il faut bien inventer des histoires… cousues de fils blancs.

Autre indice. La maison est à l'intersection de la route régionale 155 et d'une petite rue, mais on y a interverti les panneaux de signalisation. La petite rue porte celui de la 155, et vice-versa. Dans l'annuaire téléphonique, l'adresse officielle indique la 155, qui passe d'ailleurs devant la façade de la maison, là où se trouve la porte d'entrée principale : le téléphone est enregistré au nom de la civile. Cependant, le numéro civique est affiché à la porte secondaire latérale donnant sur la partie rue. De quoi mêler un bon moment le quidam cherchant cette adresse. Les civils font preuve de beaucoup d'imagination pour brouiller les pistes et ne pas être repérés. (La suite demain)

PS : Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.

News du samedi 3 mai 2008---------------

La planète blanche – Suis un passionné de la nature et de la faune, alors je veux absolument partager avec vous ce documentaire exceptionnel. Dès le début vous verrez naître un petit ourson blanc (attendrissant que le diable !), ensuite vous irez de surprise en surprise. Vous ne pourrez plus quitter des yeux l’écran. Réchauffement de la planète étant, on se demande, un peu inquiet : est-ce que cela continuera d’exister ?

Vidéo 1 (19:35)
Vidéo 2 (19:07)
Vidéo 3 (13:44)
Vidéo 4 (11:16)
Vidéo 5 (14:42)

Le sexe est bon pour la santé – Des femmes qui avouent se masturber. Bravo ! Moi aussi, je. Voilà de quoi faire sauter au plafond petits curés, Chevaliers de Colomb et Filles d’Isabelle du petit village policier de Lac Bouchette où j'habite (Province de Québec, Canada). Ici, tenues vestimentaires et comportements des femmes et des hommes sont contrôlés et aseptisés clandestinement et illégalement par ces cathos, les civils et leurs autres collabos.

Deux vidéos identifiant les zones érogènes du vagin, le titre : Pardon, c’est trop bon !

Vidéo 1, durée 14:44
Intervenants :
Pierre Desvaux, sexologue
Sophie Caladen, psychanalyste

Vidéo 2, durée 13:56

Découvrez la Chine – Le pont le plus long au monde est en Chine : 32,5km.
Photos du nouvel An chinois, célébré à Paris
Plusieurs autres photos sur la Chine.
24 heures – 32 photos

Journée mondiale de la liberté de presse 2008 – Elle se tient sous l’égide de l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture). Selon son directeur général Koïchiro Matsuura, « la liberté de la presse et l'accès à l'information s'insèrent dans l'objectif plus large d'habiliter la population en lui donnant les renseignements capables de les aider à maîtriser davantage leur propre vie. Et cela va de susciter des débats publics jusqu'à faire rendre des comptes aux
gouvernements et autres ».

Sur le site de l’UNESCO, quelques articles sur la liberté d’expression, notamment sur l’information « fast food ».

Vidéo (12:00) sur le rôle de l’UNESCO

«Voyons, tabarnak, y'é tu mort à matin !» – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Afin de relater un autre volet de mon enquête, je reviens à 1999 et en explique brièvement le contexte. Cette année-là, Louisiana Pacific avait fait l'acquisition de la scierie de Lac Bouchette. Elle souhaitait amender le Contrat d'approvisionnement et d'aménagement forestier (CAAF) que détenait la petite scierie du village. Ce qui ne se réaliserait pas en un claquement de doigts, car il fallait l'autorisation du ministère québécois des Ressources naturelles et, ultimement, si la conjoncture se politisait dans la municipalité, du ministre péquiste Jacques Brassard lui-même : pour être franc, pas grand-chose se politise ici. L'entreprise avait donc amorcé des négociations avec le ministère.

Mais au début de l'hiver 1999-2000, elles n'avaient toujours pas abouti, et un civil de la Sûreté du Québec, qui partageait le même édifice à logements que moi, déployait de gros efforts pour me faire dire ce que les travailleurs de la scierie, incluant la vingtaine de mis à pied temporairement, devaient faire pour les accélérer. Voyant que je n'avais rien à proposer, il avait suggéré que ceux-ci devraient manifester avec des pancartes et dénoncer leur employeur.

Vous voyez ça d'ici ? Le journaliste du journal local, moi en l'occurrence, tramant avec un civil un petit complot pour mettre l'entreprise au pied du mur : j'étais alors responsable D'un Lac à l'autre. Je lui avais fait remarquer que, étant journaliste, je ne pouvais lui donner de conseils techniques. J'avais néanmoins précisé qu'en utilisant la méthode qu'il proposait, il y avait risque que l'employeur, se voyant abandonné par ses propres employés, réagisse en en fermant définitivement les portes.

Depuis que je lui avais adressé la parole et invité à prendre un café à mon domicile, tout en sachant pertinemment bien qui il était, il s'était rapidement considéré comme chez lui. Par deux fois, après lui avoir ouvert la porte, il était entrée sans me regarder, ni dire bonjour ni rien et s'était carrément dirigé aux toilettes pour pisser, et d'un pas lourd et décidé. Ça me déplaisait. À cette époque, frayant depuis près de trois ans dans l'underground policier, dont plus de deux à Montréal, je savais très bien où il voulait en venir : m'imposer graduellement son emprise psychologique.

Il lui était même arrivé de laver sa camionnette devant ma porte, alors qu'il demeure sur l'autre façade de l'édifice, au rez-de-chaussée tout comme moi, et qu'il aurait pu procéder devant son propre appart. Il avait rempli sa chaudière dans l'évier de ma cuisine et, le lavage terminé, y avait vidé son eau sale. Je lui avais donné un vieux chiffon pour qu'il fasse reluire sa carrosserie… Ç'a l'avait un peu surpris.

L'homme est assez impressionnant physiquement, et rit rarement. Il a la carrure d'un lutteur, pas celle de l'athlète tout en muscles, celle du gros routier trop bien nourri. Et marche les bras légèrement écartés, et pesamment, le haut du corps incliné comme s'il s'apprêtait à bondir sur vous. Au cours d'une de ses premières visites à mon domicile, il m'avait fait une petite démonstration de force.

J'étais assis sur une chaise droite de la cuisine, lui debout en face de moi, les avant-bras à demi repliés, approchant et éloignant l'une de l'autre ses mains entrouvertes, dans un mouvement ressemblant à une prise d'étranglement. À une autre occasion, il avait le crâne rasé et soulevait de temps en autre sa casquette pour que je vois bien l'allure féroce que ça lui donnait. Je lui avait signalé qu'en ajoutant des tatouages, il aurait l'air d'un vrai Hell's Angel. Ma remarque l'avait fait tiquer, un peu blessé même. Un tendre jouant au dur ?

Nos conversations étaient pour le moins déprimantes, car il se plaignait continuellement de sa situation de mis à pied, car il travaillait à la scierie. Du nombre de chèques de chômage qu'il lui restait à retirer avant de tomber sur le bien-être social, de sa camionnette qu'il devrait mettre sur des blocs parce qu'il n'avait plus les moyens de payer ses assurances, de l'obligation qu'il aurait d'aller chercher un job en Ontario si l'employeur ne le rappelait pas, des ragots circulant au sujet de la scierie, etc.

Pénible, à la longue, d'entrer dans son jeu, quand vous savez que le gars est un civil et qu'à chaque fois qu'il ouvre la bouche, c'est pour mentir. Dans une situation semblable, essayez donc aussi de remonter le morale de quelqu'un. Je m'y suis essayé, mais le coeur n'y était pas : pas aisée, l'hypocrisie, quand vous n'êtes pas doué pour la chose.

J'en étais venu à la conclusion qu'il me serinait les mêmes sornettes simplement pour m'écoeurer. C'était de la déstabilisation quotidienne et à deux volets. Brasser continuellement du noir pour que la personne ciblée en vienne à ne plus rien espérer de ce coin de pays, et à perdre peu à peu sa vision optimiste de la vie, peut-être aussi de la vie tout court. C'est-à-dire à se découvrir des bobos et les gratter jusqu'au sang. La saison était bien choisie, nous étions en hiver. Au Saguenay-Lac Saint-Jean, ils sont longs et froids, les tempêtes nombreuses, la neige abondante. Sans doute ignorait-il que je ne suis pas du genre à se gratter, et suis un nordique, adore l'hiver à la campagne.

Pensait-il vraiment que je ne pourrais jamais me libérer de son emprise psychologique, que je l'avais vu tisser, laborieusement, d'un café à l'autre, mensonge après mensonge ? Que, sachant qui il était, jamais au grand jamais je n'oserais refuser d'ouvrir ma porte à un représentant de l'ordre et du conformisme ? S'il le pensait, et je crois que c'était le cas, il s'est trompé pesamment. Le virage a été aussi brusque qu'inattendu. Ne jugeant pas nécessaire de lui signifier qu'il n'était plus le bienvenu chez moi, j'ai choisi de le lui faire sentir en ne répondant plus quand il sonnait à ma porte.

Pendant plus d'une semaine, il a donc sonné, certains jours à deux reprises. Puis, un bon matin, il a mis paquet, sonnant, frappant, secouant vigoureusement et longuement la porte, vociférant : « Voyons, tabarnark, y'é tu mort à matin ! » J'ai patienté, patienté... puis j'ai décidé de l'apostropher. J'étais chez moi, n'étais pas obligé de lui ouvrir, si je me comportais de la même façon en forçant sa porte, il ne l'accepterait. Après l'avoir un peu savonné, l'ai invité à entrer, lui ai offert un café, son dernier mais sans le lui dire. Dans les jours qui avaient suivi, il avait été plus poli, ne sonnait qu'une fois puis retournait à son appart. Peu à peu, les sonneries s'étaient espacées, il avait tout de même fallu une bonne semaine pour qu'elles cessent complètement.

Ne pouvant plus venir m'intimider chez moi, il a changé de tactique. Il a pris l'habitude d'amener son chien, un gentil petit toutou noir, faire son pipi-caca dans le secteur qui m'est alloué au lieu d'utiliser le sien. Il l'y amenait, souvent matin et soir, suffisamment proche de ma porte pour que je l'entende lui parler à voix basse, avec douceur : « Envoye ! envoye ! ( fais ton pipi-caca ) » et, le toutou, après avoir déposé son petit cadeau… « Viens-t-en là, viens-t-en, envoye ! envoye ! »

Il est arrivé une fois que son chien urine juste à côté de ma porte, dans le banc de neige. Au printemps 2000, il y avait dans mon secteur des excréments en différents endroits. Le civil a même poussé la note, pour bien s'assurer que j'en décoderais la signification, en plaçant trois petits tas trop bien alignés et à la même distance l'un de l'autre pour être l'effet du hasard. Au cours d'une guerre psychologique, pour atteindre la cible en plein front, la répression policière doit être bien visible.(Suite demain)

PS : Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.

News du vendredi 2 mai 2008--------------- 

L’AMC dénonce Taser pour avoir financé la majorité des études – Il est arrivé assez souvent que le fabriquant de ce pistolet électrique y fasse référence pour démontrer qu’il ne pouvait être lié aux décès survenu par la suite. Or, Radio-Canada rapporte que l’Association médicale canadienne (AMC), après avoir passé en revue les études scientifiques existantes, signale le besoin urgent d’études indépendantes et impartiales. L'AMC soutient également que Taser International a confronté de façon musclée les chercheurs et les médecins légistes qui se sont inquiétés des dangers de cette arme.

Selon Radio-Canada, plus de 300 personnes en Amérique du Nord, dont une vingtaine au Canada, sont morts après avoir été électrocutées par un pistolet Taser. Ces armes sont très populaires auprès des forces de l'ordre, qui affirment qu'elles permettent d'éviter des blessures aux suspects et aux policiers.

PS : Ainsi qu'on la vu dans mes ACTUALITÉS (Consultez mes Archives de décembre, le 22, 2007), le rapport favorisant l’utilisation du Taser a été pondu par les 11 membres du Sous-comité consultatif permanent en emploi de la force (SCCPEF), c'est-à-dire : 6 policiers (détenant de facto la majorité des voix : 6 sur 11), 3 fonctionnaires du ministère de la Sécurité publique, 1 employé de l'École de police à Nicolet et 1 employé du Centre anti-poison du Québec. À l'exception de ce dernier, les 10 autres sont liés à la loi et à l'ordre.

Aucun représentant d'organismes de l'extérieur : Collège des médecins du Québec, Barreau du Québec, Ligue des droits et libertés, etc. Les recommandations ont donc été élaborées entre membres d'une même famille. Le ministre québécois de la Sécurité publique, le libéral Jacques Dupuis, n'a fait preuve d'aucune transparence.

Il faudrait vérifier si, parmi les études consultées par le SCCPEF, il s’en trouvait qui avaient été financées par Taser International. Je suggère à des collègues journalistes de faire enquête, personnellement n’en ayant ni les moyens, ni les capacités. S’agit simplement d’une vérification, car je n’ai aucune info permettant d’affirmer que c’était le cas.

Vitrine sur le monde – Caricatures de Casal – 186
Cinémas du monde – 15
Héros national suisse – 14
Ils ont fui l’Irak - 14

«…t'es pas ben aimé à Lac Bouchette. Tu devrais sacrer le camp ailleurs»  – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Cherchait-on à m'évincer du mini quartier général de la Sûreté du Québec ? Aucun doute. Parce que après le scénario a connu des suites pour le moins inattendues. Vers la fin de juin 2002, sur le Chemin de l'écluse, j'aperçois, devant une petite maison située sur une rive du Lac-des-Commissaires, un amoncellement de vêtements usagés et d'objets divers. Le secteur, plus forestier que rural, est désert, vraiment pas l'endroit pour commercer. M'arrêtes, l'un des trois vendeurs, une aïeule, me signale que je fais beaucoup de vélo, le répète même. Tiens, tiens, les choses se précisent. Sous-entend-elle que je ne devrais plus circuler à vélo ? « Non, non, non ! », proteste-elle, le ton haut perché, feignant d'être surprise que j'ose lui prêter cette intention.

Je connais bien madame. À l'époque où j'étais responsable D'un Lac à l'autre, elle et deux de ses amies, également des aïeules, avaient participé une fois au pliage du journal,  c'est-à-dire plier en deux les photocopies recto-verso de 11x17 pouces pour faire un journal de 8½x11. Le travail avait été fait tout croche. J'y assistais et avais eu droit à leur regard glacial et méprisant. Elles avaient été recrutées par la réceptionniste-comptable. Le lendemain de sa parution, cette dernière m'avait signalé que des lecteurs s'en étaient plaints. Tactique policière connue, consistant à vérifier après coup si vous en avez été affecté, au point de vous mettre en rogne.

Ensuite, on m'informe que la petite maison est à louer, à un prix très abordable. Sans le leur dire, je souhaite éventuellement louer, acheter ou bâtir un petit chalet sur le bord de ce beau grand lac. La petite maison est tout à fait conforme à mon rêve. Mes interlocuteurs doivent bien le savoir, l'ayant déjà confié à quelques citoyens. Tout ce que vous dites et faites, dans ce petit village policier, tombent, et c'est imparable, dans l'oreille d'un civil ou d'un collabo. Signalons encore l'utilité des ren?eignements que la police emmagasine à votre sujet dans sa mégabanque informatisée… Histoire de rappeler au lecteur de quoi sont faits les renseignements cueillis ici et là et à quoi ils servent ou peuvent servir.

On me fait visiter les lieux. Le proprio, de passage seulement et devant retourner chez lui, en Abitibi, dans quelques jours, m'écrit ses nom et numéro de téléphone sur un bout de papier. Peu après, il me relance chez moi, veut connaître ma décision. J'explique que le moment est prématuré, que je suis lié à un bail, que je devrais verser l'équivalent de trois mois de loyer pour me libérer. Il me propose d'annoncer mon départ au proprio, de continuer d'y loger et, à l'échéance de ces trois mois, d'aménager ensuite dans sa petite maison, que son bail entrera en vigueur seulement à ce moment-là. Non, je ne suis pas prêt, l'an prochain peut-être. En profite pour lui demander de me rappeler le nom de l'aïeule, qui était présente à la vente de garage. Il me dit ne pas… la connaître.

Pas intéressé, cependant pour d'autres raisons que celle que je lui donne. Le secteur n'est pas pourvu d'aqueduc. Je serais donc dépendant du puit artésien d'un voisin, un Chevalier de Colomb collabo de la police, probablement même plus que collabo. En outre, comme le propriétaire ne demeure pas dans le secteur, il déléguerait ses responsabilités à une voisine qui habite pas loin de là, elle aussi une collabo. J'imagine sans peine que ces deux-là utiliseraient leur alibi respectif pour y venir faire un petit tour de temps à autre, s'informer de-ci, de-ça, soulever les couvercles de mes chaudrons pour voir ce que je mijote. Ce serait m'exposer aussi à des situations conflictuelles créées artificiellement pour m'empoisonner l'existence.

Autre épisode du scénario, un mois et demi plus tard, un collabo de la Sûreté du Québec, aux guidons d'un VTT, vient me provoquer sur mon espace de stationnement, à trois pieds de ma porte. Il a d'abord passé lentement. Habituellement quand un conducteur de VTT fait de même, je sors, lui indique qu'il est sur un terrain privé, pour éviter que d'autres empruntent éventuellement ce raccourci, avec le bruit et l'odeur de l'essence que cela implique : utiles, les renseignements accumulés à votre sujet. Me préparant à partir, m'en suis pas occupé. Le constatant, il a fait le tour de l'immeuble et s'est immobilisé quelques instants à une dizaine de pieds de mon appart, afin de me laisser le temps de réagir. Ensuite, il a amorcé son approche, défilant lentement devant ma porte.

Je ?ors, il se retourne aussitôt, s'arrête et lance, agressif, en relevant le menton : « Que c'est que tu veux, toé ? » Il coupe le moteur, répète sa question. J'ai envie de lui signaler qu'il n'habite pas l'immeuble, qu'il est sur un terrain privé, mais voyant qu'il cherche la provocation, rétorque que j'ai le droit de le regarder. « Ouais ! » cela dit sur le ton de celui un peu déçu de votre attitude pacifique. « Puis à part ça, enchaîne-t-il, t'es pas ben aimé à Lac Bouchette. Tu devrais sacrer le camp ailleurs. » « Ah ça… », que je riposte sans terminer ma phrase et en refermant la porte. Le moment ne me semblait pas bien choisi de lui expliquer que ceux qui ne m'aiment pas, au village, ce sont les flics en civil de la Sûreté du Québec et leurs collabos.

Quelques semaines après, une jeune femme, que j'aime bien, cherche à me convaincre d'emménager dans le village voisin, St-François-de-Salle. Elle se livre d'abord à une sortie en règle contre des citoyens de Lac Bouchette qui, s'indigne-t-elle, passent leur temps à déblatérer contre tout un chacun, qu'il n'y a pas moyen de faire quelque chose sans que ça se sache. Elle même, me confie-t-elle, est la cible de ragots. Bref, elle ne peut les supporter plus longtemps et a décidé de quitter la place. Ensuite, elle m'incite à faire de même, me ventant les qualités des résidents du village voisin, du bon monde, gentil, sociable. Tout le contraire de Lac Bouchette, m'assure-t-elle. Je repousse sa suggestion, sans lui en donner les vraies raisons.

L'année suivante, je reçois par la poste un carton publicitaire de la Corporation du Manoir Notre-Dame de Roberval, une résidence pour retraités, située sur le bord du lac St-Jean. On y mentionne que les personnes âgées y mènent une belle vie, qu'on se charge de leur ancien bail. C'était le 25 mars 2003, quelques jours avant le renouvellement automatique du mien. Le 1er juillet, j'entreprendrai ma cinquième année dans mon appart… dont l'édifice continue d'être le mini quartier général de la de civils de la Sûreté du Québec. Pas question de quitter cet appart. Ils ne me sortiront pas de là : j'y suis, j'y reste.(Suite demain)

PS : Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.

News du jeudi 1er mai 2008---------------

Les pays riches sont-ils en faillite ? – Les quatre vidéos que vous allez voir traitent de l’actuelle crise financière. Cependant, l’approche ne se limite pas au fait qu’on vendait des maisons à des gens qui n’avaient pas les moyens d’en acheter. On aborde une grande question : l’endettement généralisé des Américains.

Ainsi que l’expliquera l’un des intervenants, en parlant des USA : manque d’épargne liée à la consommation des ménages, déficit budgétaire public, déficit de la balance courante. On a donc une économie tout entière au sein de laquelle le gouvernement, le secteur privé et les ménages dépensent plus qu’ils ne gagnent. Il en résulte des situations socio-économiques particulièrement difficiles à vivre.

Vidéo 1 (durée 10:30) – L’endettement des pays, dont plusieurs créanciers habitent ailleurs. Une croissance à crédit. Bombe à retardement ?

Intervenants, entre autres : Desmond Mac Rae, journaliste économique ; Nouriel Roubini, prof, Univer. de New York ; Ken Rogoff, prof économie, Univer. Harvard ; Paul Krugman, économiste, Univer. Princeton+New York Times.

Vidéo 2 (11:36) – C’est la dépression de la dette. Naufrage économique et social. Avant les actions en bourse, dira l’un, on vivait bien. Maintenant, il faut augmenter le cours de l’action en bourses.

Intervenants, entre autres : Poney Knowles, étudiant, Univ. New York ; Georges Windau, employé Jeep Toledo.

Vidéo 3 (10:38) – Est-ce parce que la bourse est au sommet que tous les Américains s’enrichissent ? Les 0,1% d’Américains, dont Bill Gates, s’en sortent bien, mais quand est-il des autres ? Une crise de bons jobs. Ford et General Motors étaient les symboles des emplois rémunérateurs. Cette dernière était le plus gros employeur. Aujourd’hui, c’est Wal-Mart. Le niveau de vie n’est plus le même.

Intervenants, entre autres : Anu Sharma, Nasdaq ; Josef E. Stigutz, prix Nobel économie 2001 ; Mark Brenner, économiste, Labor Notes.

Vidéo 4 (13:45) – L’un des plus grands défis : comprendre l’ascension de la Chine, savoir comment y réagir.

Intervenants, entre autres : Jessica T. Mathiews, prés. Carmegie Endowment ; Wing Thye Woo, Univer. California ; Dan Rosen, prof. d’économie, Univer. Columbia ; Edward D. Lazowska, Univer. de Washington

Chaque jour du neuf  – 24 heures en images – 30
Pékin :
les sites olympiques – 16
Pékin :
autres préparatifs – 12
Caricatures – 181

Un civil : «Quand je suis à bout, je peux être très violent» – (Suite tome 1 de L'Étau Policier) Un mois s'écoule, puis c'est de nouveau la guéguerre par la bruit, je crie à tue-tête : « Si je ne dors pas, vous ne dormirez pas non plus ! » Je frappe fort sur les murs, fais tomber une chaise, ferme à répétition la porte de ma chambre avec fracas, leur gueule des insultes, les traite de fascistes, les accuse de me faire délibérément sursauter durant mon sommeil pour que je fasse un infarctus, de chercher à me tuer. J'entends quelqu'un me crier, à travers la cloison, des menaces. Je l'envoie carrément chier, à deux trois reprises. Les invite même à venir chez moi, pas pour se battre, pour se faire engueuler comme ça ne leur est jamais arrivé de leur vie.

Après quelques minutes de ce vacarme, je me calme, me contente de leur crier de temps à autre : « Allez, debout les gars, c'est l'heure de se lever. Tout le monde dehors, on va aller faire du jogging : une, deux, une, deux... ». Il doit être 2 ou 3h du matin. M'attendais à des réactions immédiates mais elles ne se manifesteront qu'en soirée.

Je déneige mon entrée. Le locataire d'un appart apparaît dans le décor, un quadragénaire bien barraqué. Il me reproche mon tapage de la nuit précédente, me menace : « Quand je suis à bout, je peux être très violent. » Ne me laisse pas impressionné, même si j'ai un peu peur, le gars a les yeux brumeux, nous sommes à l'arrière de l'édifice, invisibles aux voisins qui s'adonneraient à regarder à leur fenêtre. Je rétorque aussitôt : « Les menaces, ça ne marche pas avec moi. » Il baisse un peu le ton, me raconte en avoir touché un mot à un ami policier de la Sûreté du Québec qui lui a dit de l'appeler la prochaine fois, qu'il allait intervenir.

Je trouve qu'il en met trop, car je lis très bien la partie de poker en cours. En combattant le bruit par le bruit, j'ai trouvé la bonne parade pour réduire à tout le moins leurs activités nocturnes. En jouant à la victime, alors que lui et ses collègues sont de fait les tortionnaires, ils cherchent à me réduire au silence pour pouvoir continuer à me harceler la nuit. « Ça va faire, la police ! » que je me dis : « Es-tu un policier en civil ? » Il penche la tête sur le côté gauche, sans répondre. Je reformule la question, un court silence de plomb tombe entre nous. Lui demande de me regarder dans les yeux : « Si t'en étais un, me le dirais-tu ? » Il la penche encore, j'insiste pour qu'il me regarde dans les yeux. La question semble pas mal l'embêter, ne sait comment réagir. Puis réponds « Non ».

En profite pour lui dire que je ne suis pas antipolice, mais démocrate, que sans la police… Il ne me laisse pas finir : « Ce serait la jungle ! La jungle ! », cela dit d'un ton convaincu, appuyé de coups de tête et le haut du corps penché vers l'avant. Lui signale que je n'accepte pas les empiétements aux droits, sans plus élaborer, moment et lieu n'étant pas propices à une sortie en règle. Ensuite, l'échange bifurque sur la faune sauvage : ours polaire, ours noir, loup, renard… Pendant pas loin d'une heure. Me laisse l'impression d'un bon gars, finalement. Violent, je ne le pense pas, même si physiquement il a tout ce qu'il faut.

En mai, le bal reprend. Là, le bruit vient de l'appart du flic bien baraqué. M'habille en vitesse, sonne à sa porte, lui crie par sa fenêtre entrouverte « debout là-dedans », marche jusqu'à la façade de l'édifice, regarde par la baie vitrée de l'autre appart, n'y vois personne, reviens sur mes pas, le baraqué est devant sa porte, en slip, m'intercepte au passage d'un solide coup d'index à l'épaule, on se retrouve nez à nez, m'avertit, déterminé mais sans une once d'agressivité, que si je lui fais encore « une coche » du genre, il va me mettre son poing sur « l'aïeul » : référence à ce que j'avais dit au vieil harceleur ? Lui signale, la voix un peu blanche, qu'on était bien depuis quelque temps, les nuits étaient calmes, que s'est-il passé pour que la situation se dégrade ? Il me suggère d'en parler au proprio au lieu de réagir ainsi que je le fais, me rappelle son avertissement. S'écoulent quelques semaines, et je récidive, sans sortir de mon appart. Ils ont sans doute compris que je n'avais pas l'intention de les laisser faire. (Suite demain)

PS : Lisez au complet toutes les pages du tome 1. Vous apprendrez ainsi comment repérer des civils (hommes et femmes) et défendre pacifiquement vos droits et libertés. Un seul clic sur l’icone du livre, dans la colonne de droite, suffit pour avoir accès à toutes ces connaissances que j’ai accumulées pendant mon enquête de plus six ans : même après cette enquête, j’ai continué et continue toujours d’en apprendre. Aucune université de la planète ne peut vous offrir ce savoir. Je vous le transmets gratuitement, bénévolement.