News du mercredi 8 Septembre 2010---------------
■ Au
Cégep d'Ahuntskic, à Montréal, la technique policière est le
programme le plus populaire et l'électronique est en queue de liste
- (Suite tome
2
de L'Étau Policier) Septembre
2000, un an plus tard donc, nous en apprenions un peu plus. Le
journaliste Raymond Gervais de La Presse indiquait que «la
majorité»
des patrouilleurs de Jeunesse
au Soleil
sont des étudiants en techniques policières. (Raymond Gervais --
La Presse du 9 septembre 2000)
Pas
la
totalité.
Une majorité, c'est 50% + 1. Bien sûr, une majorité peut-être
plus généreuse. On ne dissertera pas des pages là-dessus. Retenons
simplement le fait que, contrairement
à ce que affirmait Serge
Meloche,
directeur-adjoint de la police de Montréal, le 10 juin 1999, les
membres de l'escouade
cycliste n'étaient plus tous, en ce mois de septembre 2000, «des
jeunes qui resteront
dans la police».
Combien seraient-ils à l'année suivante? Réponse : en mars 2001,
Jeunesse au Soleil annonçait être à la recherche
d'étudiants en techniques policières pour former sa brigade
estivale de patrouille à vélo. (La Presse du 11 mars 2001)
On
peut penser qu'un jour elle accomplira quelques exploits qui
feront la une de nos médias, nos grandes émissions télé en
parleront abondamment, inviteront de ses membres :
pourquoi pas une télésérie sur l'escouade, genre Métier policier?
Prévoir qu'éventuellement des Montréalais salueront de la
main de ses membres quand ils passeront dans leur rue, leur taperont
amicalement l'épaule quand ils s'arrêteront faire un brin de
causette.
Opération
dont pourtant l'objectif est assez clair. Créer un
lien de confiance avec des citoyens aux seules fins de les
infiltrer, de leur tirer les vers du nez. Tous ces
renseignements ensuite emmagasinés dans la mégabanque
policière. Et de procéder aux contrôles et nettoyage sociaux des
vitres cassées. Les premiers sur la liste seront probablement
ceux-là même qui les salueront, leur parlerons.
Au
Québec, serions-nous doués
en matière d'écorniflage et de délation? Semble bien, si l'on se
fit à ce qui suit... Selon une étude menée en 2001 par Jean
Trudelle,
professeur de physique au Cégep d'Ahuntskic, à Montréal, dans
cette institution le taux
de réussite moyen des 20 programmes de formation technique les plus
fréquentés au Québec n'est que de 26%
au bout de trois ans, et de 50%
au bout de cinq. (Silvia Galipeau --
La Presse du 12 janvier 2002) En technique policière,
par contre, ce taux... grimpe à 62,2%
en trois ans, et à 78,1%
en cinq. Alors qu'à l'autre bout de l'échelle, en électronique,
il atteint à peine les 13,4%
en trois ans et les 35,5%
en cinq.
Pourquoi
les étudiants en technique policière réussissent-ils mieux que les
autres? La question ne lui a pas été posée. Il aurait été
intéressant d'établir des comparaisons
avec d'autres provinces, d'autres pays. Notons que, en juillet 2006,
l'École
nationale de police
du Québec ne produisait pas suffisamment de diplômés pour répondre
à la demande des corps policiers. (Anabelle Nicoud et Jean-Paul
Charbonneau --
La Presse du 3 juillet 2006)
La pénurie
serait notamment attribuable à l'application de nouvelles lois et au
resserrement de la sécurité face à la menace terroriste... L'un
des rares
métiers où le chômage atteint le point zéro. (Suite demain)
■ Prescott
du RCM : «Voilà où mène la recherche du pouvoir pour le pouvoir
!»
- (Suite tome
1
de L'Étau Policier) A-t-on raison de s'alarmer? Oui,
sans hésitation. Tout ce que je relate dans ces pages le démontre
amplement. De plus, il est possible de déstabiliser
psychologiquement
un parti politique, cela dit sans
vouloir laisser entendre qu'un corps policier du Canada l'a déjà
fait. Examinons un cas.
À
l'automne 1998, lors de la campagne électorale tenue en vue d'élire
le maire et les conseillers de la Ville de Montréal,
il s'est passé quelque chose d'inquiétant
pour l'avenir de la démocratie. Outre le Rassemblement des citoyens
de Montréal (RCM), deux partis municipaux présentaient des
candidats : Équipe-Bourque/Vision
Montréal, parti du maire sortant Pierre
Bourque,
et Nouveau-Montréal,
parti de Jacques
Duchesneau,
ex-directeur de la police de l'île de Montréal, et responsable de
l'implantation, sur l'île de Montréal, au milieu des années 1990,
de la pseudo police communautaire. Décrivons brièvement le climat qui prévalait à l'époque.
En prévision des élections du premier novembre
1998, le RCM
tient son congrès de leadership au printemps de la même année.
Quelques mois auparavant, certains de ses membres avaient quitté
le parti pour adhérer à celui de l'ex-policier
Duchesneau.
Des rumeurs circulaient à l'effet que Thérèse
Daviau,
chef du RCM et avocate de profession, songeait à faire de même.
Dans ses propos, son ambivalence
transparaissait.
Finalement, ayant décidé de rester, elle sollicite
un autre mandat à la chefferie du RCM, participe au congrès
d'investiture et en sort victorieuse.
Peu après, elle démissionne
et quitte le parti. Le RCM est fortement
secoué, ses membres sous le choc.
Dans
les articles des quotidiens, leur désarrois est palpable. En mai, le
président du RCM, Abe
Limonchik,
déclare (Éric Trottier --
La Presse du 11 mai 1998) : «Ce qu'elle (Thérèse Daviau) a fait
est immoral.
Elle nous a fait dépenser des dizaines de milliers de dollars dans
des forums publics et dans un congrès d'investiture, tout en sachant
(sic) qu'elle allait abandonner le RCM aussitôt qu'elle serait
nommée chef de ce parti. C'est vraiment très grave.» Deux
jours après, Limonchik
tremble encore d'indignation devant «la magouille,
la manigance,
la manipulation
des esprits, l'accroc
inqualifiable à la démocratie». (Michèle Ouimet --
La Presse du 13 mai 1998)
Le
chef par intérim de ce qui subsiste alors du RCM, Michel
Prescott,
déclare de son côté que «la triste réalité, c'est que Jacques
Duchesneau
et Thérèse Daviau
ont conclu un pacte pour détourner et saborder
notre parti. Cela démontre de leur part un cynisme sans borne, un
piètre sens de l'éthique politique et un profond
mépris de la démocratie. Voilà où mène la recherche du pouvoir
pour le pouvoir!».
Quatre
jours après la déclaration de Prescott, le journaliste Éric
Trottier de La Presse, dans une allusion au tandem Daviau-Duchesneau,
écrit que plusieurs conseillers municipaux sortant qui se disaient
intéressés par la candidature de Duchesneau commencent à prendre
leurs
distances.
(Éric Trottier --
La Presse du 17 mai 1998)
Il
cite le conseiller indépendant Daniel
Boucher
: «Dans les quartiers, les gens sont inquiets,
se posent beaucoup de questions à propos de toutes ces histoires.»
Même son de cloche du côté du conseiller indépendant Vittorio
Caparelli
: «Les actes de certaines personnes nous font réfléchir. Pour moi,
le coup de Daviau, c'est quelque chose qui est inacceptable
en politique.» Signalons que ni Daviau ni Duchesneau n'ont
publiquement réagi
à tous ces commentaires. (Suite demain)
News du mardi 7 Septembre 2010---------------
■ Émission
d'aujourd'hui de "Démocraty Now"
– Les principales news internationales de ce mardi 7 septembre, en
anglais : vidéo (59:05). Visionnez les dans la colonne de droite de
ma page d'accueil : agrandissez l'écran. Du lundi au vendredi,
chaque jour et dans la même colonne de droite, des nouvelles
fraîches de cette émission réputée, lorsque disponible.
L'approche journalistique est vraiment très différente de celle des
médias traditionnels, rien à voir avec les téléjournaux
spectacles : en savoir plus sur "Démocraty
Now".
■ L'argent
fait-il le bonheur ?
– Le Time
rapporte dans sa livraison d'aujourd'hui une étude effectuée par
des scientifiques de l'Université de Princeton démontrant qu'il
nous attend lorsque notre revenu annuel franchit le seuil des 75
000$. Mais, car il y en a un, ça ne suffit pas parce qu'il y a des bonheurs qui ne sont pas à vendre.
■ Le
flash actu internationale de france24
– Au moment d'écrire cette ligne il est 7h16 du matin à Paris,
où on s'attend aujourd'hui à une manifestation monstre contre la réforme sur les
retraites : vidéo
(01:07).
■ Benda
Bilili
– Le nom d'un groupe de la République démocratique du Congo.
Composé de 4 chanteurs/guitaristes... handicapés, victime de la
polio, se déplaçant en chaise roulante. On dit qu'ils ont éduqué
et fait danser les enfants des rues de Kinshasa. Aujourd'hui, ils
donnent des concerts en Occident. Mieux encore, Benda Bilili est
aussi le titre d'un film, qui a été présenté cette année au
Festival de Cannes. La montée en puissance de 4 handicapés démunis
sur les écrans des cinémas demain le 8 septembre : la promo du film
(01:51) + reportage sur le groupe
(03:02) + à bord d'un yacht
(01:54), lors du Festival de Cannes en mai dernier.
■ Heureux-z-hasard,
des vols démontrent la nécessité de l'escouade cycliste de
l'organisme Jeunesse au Soleil -
(Suite tome
2
de L'Étau Policier) Onze jours après l'assermentation de l'escouade
cycliste de Stevens
et Kulczyk,
dirigeant de l'organisme Jeunesse
au soleil,
des médias nous démontraient déjà leur utilité, ainsi qu'en
témoignerait le fait suivant.
Un
résidant de la rue Esplanade, à Montréal, et non
identifié
-- faudra apprendre à identifier ces gens, à les photographier
aussi --, se serait fait voler
sa télé lors d'une vente de garage (vendre sur le trottoir),
rapporte La Presse. (La Presse du 21 juin 1999) Un de ses clients lui
aurait demandé la permission d'utiliser ses toilettes et en aurait
profité pour commettre son méfait.
Il
n'aurait pas osé alerter la police
pour ne pas attirer l'attention sur son activité commerciale, qui
est un peu l'équivalent d'un mini commerce. Il se serait contenté
d'en souffler un mot à... deux patrouilleurs de l'escouade cycliste
afin que ceux-ci avertissent les autres vendeurs de ne pas laisser
entrer des inconnus dans leur maison. S'il avait tant peur de la
police, pourquoi
alors en avoir parlé à ces cyclistes qui lui rapportent tout?
Le
Journal de Montréal nous fait progresser davantage dans la
compréhension de cette affaire. (Journal de Montréal du 21 juin
1999) À la suite de ce présumé vol, les 78
membres de
l'escouade de prévention «ont
entrepris une tournée de sensibilisation
auprès des citoyens qui tiennent des ventes de garages et qui sont
depuis peu la cible fréquente
de filous»,
y lit-on. L'auteur de cet article, non
signé,
l'affirme sans le démontrer. Il n'indique pas non plus de qui il
tient son info.
Compte
tenu du contexte de l'underground policier, où l'incroyable
n'est jamais exclu, on ne peut écarter l'hypothèse que ce vol n'ait
jamais
eu lieu, et qu'on ait utilisé cette astuce
pour mettre en branle une opération de relations
publiques visant à démontrer la nécessité de cette escouade, et
en faire accepter
la présence aux Montréalais. Alors qu'on sait que la police en
civil
est déjà sur les lieux, directement ou par collabos interposés.
La
rumeur
était lancée. On pouvait s'attendre à ce qu'elle s'amplifie. Notre
société était confrontée
à une nouvelle activité criminelle. Heureusement,
l'escouade qui, comme par hasard,
venait à peine d'être assermentée, s'adonnait justement, autre
heureux-z-hasard,
à passer par là. Désormais elle saura les en protéger. Son
intégration au sein de la population est de facto enclenchée.
Comme
le démontrerait encore cet autre
événement, survenu environ quinze jours plus tard, le 10 juillet.
Le contexte : la police est à la recherche
d'une femme de 25 ans, Joycelyn Quansah, disparue quelques jours plus
tôt. (La Presse du 10 juillet 1999) «Selon
un communiqué
publié par l'organisme Jeunesse
au Soleil,
dont les 24 (NDLR :
Ils sont 78 ou 24?) patrouilleurs
à vélo se sont joints aux recherche, Mme Quansah, lit-on
dans La Presse,
souffre d'une maladie qui requiert une médication immédiate.»
Que ces citoyens participent aux recherches, difficile
de retenir une bouffée d'émotion devant tant de compassion. Ce qui
inquiète, c'est la face cachée
des autres activités de l'escouade. (Suite demain)
■ Painchaud,
président du syndicat policier de Montréal : l'implication
politique des policiers ne pourra qu'apporter un atout de plus à la
démocratie -
(Suite tome
1
de L'Étau Policier) Peu après l'édito de Pratte (André Pratte --
La Presse du 9 octobre 2002), Georges
Painchaud,
président du syndicat des policiers de Montréal, réagissait
(Georges Painchaud --
La Presse du 10 octobre 2002) Des passages de sa lettre à La Presse
doivent être connus.
«(...)
La Fraternité des policiers de Montréal n'est pas contre
l'ADQ (NDLR : L'Action Démocratique du Québec, dont le chef
est Mario Dumont) (...) Nous ne croyons pas que voter ADQ, c'est
voter pour le désordre ; pas
contre,
à titre d'organisation syndicale, il nous est difficile de ne pas
être inquiets
face à des propos portant sur la remise en question du principe de
l'ancienneté, et ce, même si M. (Mario) Dumont parlait de la
fonction publique provinciale et non municipale, du moins pas encore!
«(
... ) C'est pourquoi, explique-t-il, nous avons décidé de rappeler
aux policiers et aux policières de Montréal, mais également du
Québec, qu'ils sont, avant
tout,
des citoyens à part entière de cette société québécoise et,
qu'à titre de citoyens responsables, ils ont, depuis 1997, le droit
de s'impliquer, en vertu des Chartes (sic), au sein du monde
politique. Les syndicats, qu'ils soient policiers
ou autres, font depuis
toujours
de la politique. Représentations en commission parlementaire,
manifestations publiques, déclarations en faveur ou non d'un parti
ou d'un candidat, ou même lors des négociations pour le
renouvellement d'une convention collective, ce sont des actions
politiques.»
Puis
Painchaud se fait rassurant.
«(...) N'ayez crainte, les "puissants"
syndicats policiers, comme certains s'amusent à nous qualifier, ne
veulent pas se poser comme un 5e
pouvoir.
Nous encourageons nos membres à s'intéresser à la politique et à
prendre leur carte de l'ADQ, du Parti Québécois ou du Parti Libéral
du Québec. Là n'est pas la question.
«Francis
Bacon
affirmait que le "vrai pouvoir, c'est la connaissance",
c'est le défi
que nous proposons à l'ensemble de la société québécoise.
L'implication
politique des policiers ne pourra qu'apporter un atout
de plus à la démocratie, et, du même coup, enrichira la mosaïque
politique québécoise. Nous ne parlons pas ici d'imprudence, M.
Pratte, mais d'audace!»
Une
couple de semaines après, Louis
Carette,
un lecteur de La Presse, commente l'édito de Pratte. (Louis Carette
--
La Presse du 28 octobre 2002) S'adressant à celui-ci, il écrit
«vous m'avez surpris lorsque j'ai lu (dans votre éditorial)
"L'imprudence de Painchaud", dans lequel vous dites :
"On ne peut nier le droit
des syndicats policiers de participer au débat public".
«Dans
mon esprit, explique Carette, les militaires
et les policiers,
dans un État démocratique, sont au service du maintien de l'ordre
et au service de la population. Je pense qu'il peut être dangereux
que les policiers se prononcent de quelque manière sur une situation
politique, quelle qu'elle soit. La police existe pour faire respecter
la loi --
pas
pour l'interpréter à son goût--,
faire les enquêtes et amener les criminels à la justice. De plus,
elle peut faire de la sensibilisation. Pour le reste, la police n'a
droit à aucune
tribune publique.» (Suite demain)
News du lundi 6 Septembre 2010---------------
■ Émission
d'aujourd'hui de "Démocraty Now"
– Les principales news internationales de ce lundi 6 septembre, en
anglais : vidéo (59:05). Visionnez les dans la colonne de droite de
ma page d'accueil : agrandissez l'écran. Du lundi au vendredi,
chaque jour et dans la même colonne de droite, des nouvelles
fraîches de cette émission réputée, lorsque disponible.
L'approche journalistique est vraiment très différente de celle des
médias traditionnels, rien à voir avec les téléjournaux
spectacles : en savoir plus sur "Démocraty
Now".
■ Montréal
: l'escouade cycliste de Stevens et Kulczyk
- (Suite tome
2
de L'Étau Policier) Revenons à l'espionnite généralisée
dans l'espace public, aux citoyens délateurs à
l'année longue...
À ce chapitre, il existe un cas fameux :
l'escouade cycliste de prévention de Jeunesse
au Soleil
composée de jeunes adultes idéologisés
à l'ordre et au conformisme.
Sid
Stevens
et Tommy
Kulczyk,
les deux piliers de l'organisme sans but lucratif, sont très
impliqués idéologiquement. Dans le cadre d'un programme de
prévention, qu'ils ont mis au point avec la police
de l'île de Montréal, ils fournissent à celle-ci de jeunes
cyclistes pour patrouiller
dans des parcs et des cours d'école en certains endroits du
territoire de la Ville de Montréal. On les a munis de cellulaires
et de walkies-talkies.
Leur mission consiste à lui rapporter tout comportement délinquant
ou «déviant».
La délinquance est un crime, la «déviance»
n'en est pas un, parce qu'il s'agit de comportements politiquement
incorrects,
entre autres.
En
9 juin 1999, ce corps policier a donné à l'escouade un caractère
officiel
et élargi
fonctions et territoires. Soixante-dix-huit
jeunes ont alors prêté serment. Désormais leurs activités de
surveillance sont étendues à 25 quartiers de la ville. (Cécile
Vandaele --
La Presse du 10 juin 1999) Ils portent une tenue vestimentaire
appropriée
à leurs nouvelles fonctions : la casquette et le tee-shirt bleu
marin, identifiés du sigle en lettres orangées de Jeunesse au
Soleil.
La
journaliste Cécile Vandaele de La Presse rapporte que, selon Serge
Meloche,
directeur adjoint de la police, ces jeunes ne sont pas des policiers,
mais «des
civils
plus vigilants que les autres».
Ils vont patrouiller, vérifier que tout se passe bien et alerteront
la police si besoin est. Meloche
ajoute qu'ils vont aussi créer
des liens avec la communauté. D'après lui, il s'agit de jeunes
recrutés «qui
resteront
dans la police»,
et, pour eux, participer à la patrouille d'été est une expérience
positive et concrète, ils sont dès aujourd'hui intégrés aux
équipes de police.
Les
propos de Meloche nécessitent vérification,
car il est loin d'être certain
que ce sont tous «des
jeunes qui resteront dans la police».
Politiquement, la police évite d'officialiser l'utilisation de
simples
citoyens dans des activités de patrouille, cela pourrait susciter
des réactions négatives, sinon agressives, de la part de ceux
n'appréciant pas la présence de ces écornifleurs.
Le
premier
pas consiste donc à faire croire qu'ils sont tous en techniques
policières. Le deuxième
consistera, un peu plus tard, quand les esprits seront mieux préparés
à la chose, à admettre officiellement qu'il s'en trouve peut-être
un
ou deux
qui sont de simples citoyens. Des gens généreux, voyez-vous,
sacrifiant bénévolement leurs moments de loisirs pour faire de la
prévention et protéger
les personnes âgées, protéger
les femmes, protéger
les jeunes, etc.
Comprenez? Petit à petit, ils seront deux ou trois,
puis trois ou quatre, et ainsi de suite. C'est de cette façon que,
avec le temps, la police fera accepter à la population une activité
inacceptable
au sein d'une société libre.
(Suite demain)
■ Éditorialiste
Pratte : il n'est absolument pas souhaitable que les syndicats
policiers mettent leur force, considérable, au service d'un agenda
politique
- (Suite tome
1
de L'Étau Policier) L'événement suivant confirme
l'intervention politique de la police. Il s'agit d'un cas probant,
bien que puisé dans un autre contexte.
Au début d'octobre 2002, le
président du syndicat des policiers de l'île de Montréal, Georges
Painchaud,
se permettait une déclaration particulièrement préoccupante
sur les ondes de Radio-Canada, ainsi qu'en témoigne du reste
l'éditorialiste de La Presse, André Pratte (André Pratte --
La Presse du 9 octobre 2002)
«La
Fraternité des policiers de Montréal a décidé de se mêler
de politique. On ne peut nier le droit des syndicats policiers de
participer au débat public. Seulement, ce droit doit être exercé
avec grande
prudence, écrit Pratte. (...) Les propos tenus ces jours-ci par le
président Painchaud
sont au contraire de nature à susciter les craintes les plus vives.
M. Painchaud croit que l'élection éventuelle d'un gouvernement de
l'ADQ (NDLR : L'Action Démocratique du Québec, dont le chef
est Mario Dumont : des sondages indiquaient qu'il avait des
chances de remporter les élections générales) pourrait susciter de
graves
tensions sociales.»
Et
l'éditorialiste de citer cette déclaration
que Painchaud avait faite à Radio-Canada : "Qui va être
sur la ligne de front pour protéger les institutions politiques,
protéger les décisions? Ce sont les policiers. Est-ce que les
policiers, à ce moment-là, ne deviennent pas de la chair
à canon?"
«Le
message est clair, d'enchaîner l'éditorialiste :
voter ADQ, c'est voter pour le désordre.
Venant de policiers, l'affirmation est troublante.
La police se fera-t-elle désormais gardienne
du statu quo politique? Quels moyens
les policiers prendront-ils pendant la campagne (électorale) pour
faire valoir leur conception
de l'ordre public?
Qu'arrivera-t-il si l'ADQ est portée au pouvoir?
Les policiers dénonceront-ils le gouvernement dont ils devront, en
même temps, faire respecter les lois? La leçon des premiers pas
politiques de la Fraternité est limpide,
conclut-il : il n'est absolument pas souhaitable que les
syndicats policiers mettent leur force, considérable
(sic), au service d'un agenda politique.» (Suite demain)
News du dimanche 5 Septembre 2010---------------
■ La
lapidation, preuve extrême de la logique de violence de l'islam
– Depuis des semaines, des Occidentaux tentent de sauver la vie de
l'Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtani condamnée à la lapidation
pour adultère. Selon son fils Sajjad Mohammad Ashtani, elle devra
recevoir préalablement 99 coups de fouet : signez
la pétition contre sa mise à mort (ce 5 septembre, 76 990 l'ont signée) + opinion
d'Abdennour Bidar, prof de philosophie en classes préparatoires à
l'Université Sophia-Antipolis, à Nice, France (la manchette de mon
article, je l'ai empruntée à ce prof) + infos
sur Bidar.
PS
:
Comment peut-on être cruel à ce point? Ça dépasse l'entendement.
■ Québec
: mardi, début de la consultation sur le droit de mourir dans la
dignité
– Une Commission spéciale a été créée à cet effet par le
Parlement de la province de Québec. Elle tiendra des audiences à
Montréal, Québec, Gatineau, St-Jérôme, Sherbrooke, Rimouski,
Trois-Rivières et Saguenay (texte).
PS
:
J'ai cherché en vain sur le web le site de la Commission. Si nos
élus veulent vraiment se rapprocher des citoyens, une consultation
de cette importance devrait en avoir un, n'est-ce-pas? Parce que
naviguer sur le site du parlement de Québec, ce n'est pas une partie
de plaisir. Un labyrinthe, avec sa vieille structure d'avant
l'avènement du web et qu'on a rapiécé en ajoutant partout des
hyperliens. Les habitués depuis des années y naviguent avec
aisance, pas les citoyens. Absence de transparence?
Une
monstrueuse masse d'infos de toutes sortes disponibles, mais où
sont-elles? Ai cherché, pas trouvé non plus les dates, adresses et
heures où elle siègera dans les villes indiquées. Ça
commence bien pour le citoyen désirant y assister ou déposer un
mémoire. Seule
trouvaille, celle-ci où on traite des commissions en général.
Allez-y
et essayez de trouver l'aiguille dans le tas de foin.
PS
:
Après d'autres recherches, j'ai trouvé
des dates, adresses et heures où siègera la Commission. Pour le citoyen ordinaire, ce n'est
pas d'accès facile. Je ne renie pas ce que j'ai écrit plus haut.
■ France,
xénophobie : des manifs dans 130 villes pour défendre les Roms -
Le nombre de manifestants est évalué entre 100 000 et plusieurs
dizaines de milliers (texte).
Sur une pancarte : "Aujourd'hui
les Roms, demain à qui le tour?".
Plusieurs
sites français en font état. Des
commentaires sur des forums ...
"Les
expulsions (des Roms), c'est absurde parce que (…) dans trois mois
ils auront le droit de revenir. C'est juste de l'enfumage pour qu'on
ne parle plus de Woerth et tant pis pour l'opinion internationale"
; "Ils
vont pas tarder à nous faire croire que c'est les Roms qui allaient
chercher les enveloppes de Bettencourt".
Cet
événement se passait hier samedi le 4. Depuis une couple de mois,
l'affaire Bettencourt-Woerth renvient régulièrement dans les médias
français. Ainsi la veille de la manif, vendredi le 3, à l'antenne
de RTL-fr.
Frédéric Lefebvre, porte-parole de Sarkozy (UMP),
essayait d'aborder d'autres sujets que celui pour lequel il avait été
invité par le journaliste Jean-Michel Aphatie : la lettre du
gestionnaire de la fortune de Bettencourt, au ministre Eric Woerth,
le remerciant d'être intervenu pour son attribution de la Légion
d'honneur. Une très bonne entrevue vidéo
(07:49) à visionner jusqu'à la fin + texte.
■ La
«justice
du peuple»
de l'avocat québécois Jean-Pierre Rancourt
- (Suite tome
2
de L'Étau Policier) Climat
malsain, d'une lourdeur sociétale inacceptable
et intolérable,
créé et entretenu par notre prétendue
police communautaire et ses réseaux d'espion, ses fanatiques. Il en
résulte aussi parfois des comportements nous rapprochant du lynchage
sur la place publique. Tolérer la diabolisation
d'un accusé avant
son procès, équivaut à accepter éventuellement l'agression
physique.
Encore un autre pas, et ce sera le vrai lynchage, le meurtre.
On
l'a vu, en mars 2000, quand un père a violemment
battu un citoyen accusé d'agression sexuelle sur son fils. (La
Presse du 8 avril 2000) Appelée sur les lieux, la police n'a pas
passé les menottes au père, mais
à sa victime,
qui a été hospitalisée quatre jours. Lors du procès, les membres
du jury ont acquitté
le père, sans tenir compte des directives de la juge.
Les
applaudissements
ont fusé dans la salle d'audience. Même l'avocat du père,
Jean-Pierre
Rancourt,
qui pense qu'on devrait peut-être «décriminaliser»
cette forme de vengeance, s'est réjoui,
à la suite de l'acquittement de son client, de ce qu'il appelé la
«justice
du peuple».
Le
chroniqueur Yves Boisvert de La Presse, qui avait dénoncé
le procédé dans l'une de ses chroniques antérieures, relate que
plusieurs lecteurs ont exprimé leur désaccord avec ses propos, en
particulier des pères qui s'identifiaient à cet homme en colère.
(Yves Boisvert --
La Presse du 31 mars 2000) L'un d'eux lui a même dit : «On
devrait lui envoyer de l'argent
et lui donner une médaille!»
Dans sa réplique, Boisvert n'en démord pas, continue
de défendre la justice comme principe : «Cela
veut dire refuser la loi du plus fort. Refuser le lynchage. Refuser
la loi du Far
West.»
Parmi
ceux qui ont protesté auprès du journaliste, se trouvait-il des
policiers
et policières?
Aujourd'hui, plus que jamais, l'intervention souterraine et anonyme
de la police est une donne
dont il faut tenir compte. Quand la meute, manipulée
par la police, se manifeste jusque dans les cours de justice, il y a
là de quoi s'inquiéter.
Des
histoires du genre, il risque d'y en avoir d'autres. Elles vont de
paire avec le concept de la pseudo
police communautaire. Quand on voit des collabos, incluant même des
élus
municipaux, participer
activement et clandestinement à des agressions
psychologiques montées par la police, il ne faut pas s'étonner que
certains passent à l'agression physique.
Les
pédophiles,
entre autres, la police les désigne pratiquement à la vindicte
populaire. Ce qui nous éloigne d'autant d'une administration sereine
de la justice. Et lorsque le citoyen est condamné, il arrive qu'il
soit battu
par des codétenus. J'ai lu, à quelques occasions, dans des articles
de journaux, des déclarations faites par des policiers à l'effet
que les détenus n'aiment
pas les pédophiles. Se dégageait l'impression que, donner une bonne
raclée à un pédophile, c'est
correct.
En
France, le phénomène prend parfois une ampleur inattendue. Roché
raconte qu'en mai 1993, à Lille, 200 jeunes, Beurs -- d'origine
maghrébine : algérienne, marocaine, tunisienne --
pour la plupart, s'en sont pris violemment à des dealers
(vendeurs de drogue) qui travaillaient ouvertement et impunément
dans leur quartier. (Sebastian Roché -- Le sentiment d'insécurité --
Éditions PUF) Les réactions n'ont pas été favorables à cette
façon de faire.
Pasqua,
le ministre de l'Intérieur, pourtant homme de droite,
a dit se méfier de la création de «sortes
de milices».
En France, tous les acteurs institutionnels, note Roché, craignent
l'autodéfense
et les milices. Il cite deux dirigeants d'organismes qu'il
n'identifie pas : «Cette initiative débouche sur des processus
d'autodéfense anarchiques»
; «Il
ne faut pas laisser les individus faire eux-mêmes la police
ou la justice.»
(Suite
demain)
■ La
police est plus puissante que la démocratie
- (Suite tome
1
de L'Étau Policier) Que
conclure de toutes ces péripéties? Que le pouvoir donne trop
de corde à la police. Soit par ignorance
des activités clandestines de sa police en civil ou parce que cela
l'arrange
bien.
Alors qu'au contraire elle a besoin d'être mise au pas par un
Conseil
de contrôle du genre de celui recommandé par la Commission
Poitras.
Un
Conseil de contrôle qui aurait dit aux directeurs
des corps policiers, "la loi fédérale antigang C-95
(alors en vigueur), c'est cette loi que nous voulons que vous
appliquiez. Et nous sévirons
contre tout policier, en uniforme ou en civil, qui fera de
l'agitation
politique sur la place publique en vue d'obtenir une loi plus sévère
que celle-là."
Il
n'est nullement exagéré d'accuser la police de faire de
l'agitation politique puisqu'en ameutant l'opinion publique, via
certains journalistes défenseurs de son orthodoxie,
elle la conditionne psychologiquement à la "nécessité"
d'avoir des lois plus dures. Simultanément, elle procède par
le bouche à oreille auprès des citoyens aussi, notre police en
civil étant infiltrée partout au sein de la Société
civile. Elle fait peur à tout le monde avec son maître mot panzer,
la prévention.
La
suite est l'enfance de l'art. "Appuyée" par la
population, qu'elle a soigneusement modelée comme de la bonne
pâte, elle peut alors extorquer aux élus tout ou une partie
de ce qu'elle demande. Les élus n'ont guère le choix, s'ils
veulent être réélus. Du chantage subliminal : "Vous
nous accordez ce que nous voulons sinon nous montons la population
contre vous". Cette police déguisée en citoyen effraie,
vraiment. Elle est plus puissante que la démocratie.
Le
lobbying
policier auprès des élus a aussi sérieusement besoin d'un
encadrement
législatif. Actuellement, tout indique que n'importe quel flic, en
uniforme ou déguisé en citoyen préoccupé (en civil), peut
approcher un élu, ou un candidat, pour le sensibiliser
à la nécessité d'adopter des lois plus répressives.
Ce
fut le cas lorsque la ministre McLellan,
a présenté son avant-projet de loi antigang C-24 qui eut accordé,
s'il avait été adopté tel quel, une immunité
beaucoup plus grande aux policiers en matière de responsabilité
pénale. (Gilles Toupin --
La Presse du 24 août 2000) Me Gilles
Trudeau,
porte-parole de l'Association des avocats de la défense de Montréal,
soutenait qu'il fallait en chercher
l'origine du côté «du lobby policier très fort qui a réussi à
avoir l'oreille de la ministre». (Rollande Parent, Presse canadienne
--
La Presse du 12 octobre 2000)
Cela se passait peu avant la tenue des
élections générales au Canada. Lorsque le parti libéral a été
reporté
au pouvoir, la ministre a adouci
le ton. Pourquoi était-elle plus répressive avant
le scrutin qu'après?
Pour se protéger de quoi ou de qui? (Suite
demain)
News du samedi 4 Septembre 2010---------------
■ Breaking
laws
– Vidéo de Tim Hahne
(01:13).
■ Guerre
psychologique de la police : tisser autour du citoyen un étroit
réseau de surveillance
- (Suite tome
2
de L'Étau Policier) Signalons
que la pédophilie est l'un des innombrables
stratagèmes que la police utilise pour maintenir son emprise
psychologique sur la population, faire en sorte que le citoyen se
sente un peu coupable en quelque part, même s'il n'a rien fait,
marche les fesses serrées et sur la pointe des pieds dans l'espace
public.
Devrait-on
parler plutôt d'une guerre
psychologique généralisée de la police à l'encontre de la Société
civile? Oui,
sans hésitation. Tisser autour du citoyen un étroit réseau
de surveillance. Il est secrètement épié et la délation
encouragée,
comme au temps de Vichy.
Quand vous découvrez ça, vous réalisez jusqu'à quel point les
relations sociales sont empoisonnées.
Prenons
un exemple puisé dans la France de la deuxième guerre mondiale. Il
s'agit d'illustrer ici ce qui se passe concrètement
quand notre police en civil fait en sorte que visages et portes se
ferment devant vous, ainsi que la pression qu'elle exerce pour
imposer son orthodoxie à des directeurs d'écoles et des
enseignants, notamment.
Giolitto,
dans son livre traitant du gouvernement de Vichy, raconte que les
citoyens étaient surveillés de près. (Pierre Giolitto --
Histoire de la jeunesse sous Vichy --
Éditions Perrin, 1991) Les enseignants
n'y échappaient pas non plus. Il rapporte le témoignage d'Émilie
Carles,
une enseignante qui n'était pas
trop enthousiaste
à l'obligation de resserrer l'étau policier dans sa classe. Plus
exactement à défendre et propager la doctrine du Maréchal Pétain
en matière d'enseignement. On l'en avait punie
en l'envoyant en pénitence
dans un village des Hautes-Alpes où elle avait été en butte à
l'hostilité
de ses habitants.
L'enseignante
Carles :
«Monestier
était un gros bourg et j'y étais venue pendant 3 ans lorsque
j'étais institutrice au Lauzet. En arrivant ce jour-là, je comptais
bien y retrouver d'anciennes amitiés.
Hélas! La nouvelle de mon déplacement d'office m'avait précédée
et elle avait creusé
un fossé entre mes anciennes relations et moi. Partout où nous
allions frapper nous ne trouvions que porte close...
Même ceux avec qui j'avais vraiment été liée, la postière,
le facteur,
me fuyaient et évitaient de me parler.
«Je
n'ai jamais
compris les raisons de cette attitude. Avec ce déplacement, ils
devaient s'imaginer que j'avais commis un crime de la pire
espèce, l'esprit de la collaboration
(sic) était
là qui pesait
sur les gens. C'était la peur,
la méfiance,
l'hypocrisie
qui régnaient.»
(Suite
demain)
■ Le
mégaprocès, l'équivalent de brancher le courant de la Baie-James
sur une prise ordinaire
- (Suite tome
1
de L'Étau Policier) Notons
qu'après la prise en charge du procès par le juge Béliveau,
six motards avouent
leur culpabilité, en novembre 2002. (Christiane Desjardins --
La Presse du 19 novembre 2002) Résultat de négociations entre les
deux parties, avocats de la Couronne et de la défense. «Un tiens
vaut mieux que deux tu l'auras», déclare Me Madeleine
Giauque,
avocate de la Couronne.
Un
proverbe qui en dit long sur la difficulté
de tenir, et surtout de mener à terme, un procès avec un grand
nombre d'accusés, signale la journaliste Christiane Desjardins de La
Presse. «Tout peut arriver. On n'a qu'à penser à ce qui est arrivé
cet été avec le juge Boilard»,
ajoute Me Giauque.
Septembre
2003, 9
autres
Hell's Angels passent également aux aveux,
les accusations sont de taille : complot pour meurtre,
gangstérisme et trafic de stupéfiants. (Mario Cloutier --
La Presse du 25 septembre 2003) Les peines sont cependant réduites,
de 10 et 15 ans de pénitencier. Trois autres motards subiront un
nouveau
procès pour meurtre. Nous en sommes au point final du mégaprocès.
En
milieu judiciaire, on en tire des leçons. D'après
le bâtonnier du Québec, Pierre
Gagnon,
la formule des superprocès a été instaurée «de façon précipitée
et improvisée».
(Nicolas Bérubé, Mario Cloutier et Marie-Claude Malboeuf -- La
Presse du 2 octobre 2003) «On crée un climat de surchauffe. (...)
C'est comme brancher directement le courant de la Baie-James (où se
trouve un barrage hydroélectrique) dans une prise ordinaire, comme
si c'était un simple grille-pain.»
En
Alberta,
province du Canada, un procès du genre a avorté.
(Joël-Denis Bellavance et Mario Cloutier --
La Presse des 24 et 25 septembre 2003) Tant dans cette province qu'au
Québec, au Manitoba et en Colombie-Britannique, on s'inquiète
du fait que cette nouvelle approche, à cause de sa lourdeur, tarde
parfois à donner des résultats. (Suite
demain)
News du vendredi 3 Septembre 2010---------------
■ "Nicolas Sarkozy, le
pouvoir et
la peur"
– Titre d'un livre de Marie-Ève Malouines publié aux Éditions
Stock, où elle traite notamment de son enfance. Chef du service
politique de France info (dont elle a été vice-présidente pendant
quelques années), l'auteure relate que le divorce de ses parents, à
l'âge de 4 ans, l'a marqué durablement. Il a développé une peur
de l'abandon et du manque d'argent. Le tout explique, selon elle, son
fonctionnement personnel et politique. La peur comme système de
gestion : vidéo
(06:00) + résumé
plus explicite du livre et photo de la page couverture.
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